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LESANNONCES DELASEINE

Jeudi 17 mars 2011 - Numéro 18 - 1,15 Euro - 92 e année

Frédéric Fèvre, Eric Négron, Dominique Lottin et Jean-Michel Bérard Tribunal de Grande Instance de Lille
Frédéric Fèvre, Eric Négron, Dominique Lottin et Jean-Michel Bérard
Tribunal de Grande Instance de Lille
Audience solennelle - 21 janvier 2011
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

RENTREE SOLENNELLE

Tribunal de Grande Instance de Lille

Beffroi de la justice du Nord par Frédéric Fèvre Indépendance au quotidien par Pierre Maitreau Humeur judiciaire par Eric Négron

2

4

5

VIE DU DROIT

Loi de modernisation des professions judiciaires ou juridiques

Convention préparatoire de l’ACE en coopération avec la commission des textes du CNB

7

JURISPRUDENCE

Collectif « Palestine ENS »

Conseil d’Etat - juge des référés - 7 mars 2011

8

AU FIL DES PAGES

Passion francophone par Abdou Diouf

9

VIE DU CHIFFRE

Cour des comptes

Les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne

10

ANNONCES LEGALES

14

ADJUDICATIONS

22

ECONOMIE

Oséo et les atouts du tissu économique français

24

L a Rentrée Solennelle du Tribunal de Grande Instance de Lille s’est déroulée le 21 janvier dernier en présence de nombreuses

personnalités de la famille judiciaire parmi

lesquelles Dominique Vonau, Premier Président de la Cour d’Appel de Toulouse, Henri-Charles Egret, Premier Président de la Cour d’Appel de Metz Daniel Trouvé, Président du Tribunal de Grande Instance de Rouen ainsi que Pierre Mauroy et Martine Aubry.

Cette audience fut marquée par l’installation d’Eric Négron à la tête de la juridiction lilloise. Il succède ainsi à Jean-Paul Roughol qui, après une prési- dence de deux années et demie, a été nommé

Premier Président de la Cour d’Appel de Caen. Le Premier Vice-Président Pierre Maitrau a évo- qué le riche parcours professionnel d’Eric Négron

qui a exercé en administration centrale, notam- ment à la mise en place d’une informatique natio- nale pour la justice, comme en juridiction en tant que directeur du Service Administratif Régional de la Cour d’Appel de Paris ou Président des Tribunaux de Grande Instance de Châteauroux et de Limoges. Le Procureur de la République, Frédéric Fèvre, a d’ailleurs rappelé que ces qualités d’« administra- teur aguerri » seront bien utiles pour diriger la

6 ème juridiction de France dont le ressort compte environ 1 200 000 habitants, dont le budget s’élève à 2 millions d’euros et où travaillent quotidienne-

ment 85 magistrats du Siège, 29 magistrats du Parquet, 202 fonctionnaires, plus de 900 avocats. Constatant que la justice, comme les autres ser- vices publics est « passée d’une logique de dépenses à une logique de résultats » et « élabore périodiquement de nouvelles stratégies de moder- nisation », le nouveau président a présenté son projet pour la juridiction lilloise fondé « sur le tryptique audit-plan d’action-rapport annuel d’ac- tivité et d’évaluation ». Il va mener au cours de ce premier semestre 2011 un audit de tous les services du Tribunal de Grande Instance mais aussi des trois Tribunaux d’Instance de Lille, Roubaix et Tourcoing et leurs juridictions de proximité, en renseignant les questionnaires éta- blis par l’Inspection Générale des Services Judiciaires. « Cette démarche participative » sera engagée sur la base de trois axes de travail : la struc- turation en services, la révision des modalités de fonctionnement des organes de concertation des personnels et la généralisation de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information. Le plan d’action ainsi déterminé pourrait faire l’objet d’une évaluation annuelle par l’établissement d’un rapport d’activité transmis au Chef de la Cour d’Appel, aux agents de la juridiction et à ses parte- naires. C’est donc dans la continuité qu’Eric Négron entend placer son action à la tête de la juridiction lilloise. Jean-René Tancrède

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des affaires juridiques, Groupe Essilor International 2010 Publicité : Légale et judiciaire : Didier

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des affaires juridiques, Groupe Essilor International 2010 Publicité : Légale et judiciaire : Didier Chotard

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Légale et judiciaire :

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avec suppléments culturels

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COMPOSITION DESANNONCES LÉGALES NORMES TYPOGRAPHIQUES

Surfaces consacrées aux titres, sous-titres, filets, paragraphes, alinéas

Titres : chacune des lignes constituant le titre principal de l’annonce sera composée en capitales (ou majuscules grasses) ; elle sera l’équivalent de deux lignes de corps 6 points Didot, soit arrondi à 4,5 mm. Les blancs d’interlignes séparant les lignes de titres n’excéderont pas l’équivalent d’une ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Sous-titres : chacune des lignes constituant le sous-titre de l’annonce sera composée en bas-de-casse (minuscules grasses) ; elle sera l’équivalent d’une ligne de corps 9 points Didot soit arrondi à 3,40 mm. Les blancs d’interlignes séparant les différentes lignes du sous-titre seront équivalents à 4 points soit 1,50 mm. Filets : chaque annonce est séparée de la précédente et de la suivante par un filet 1/4 gras. L’espace blanc compris entre le filet et le début de l’annonce sera l’équivalent d’une ligne de corps 6 points Didot soit 2,256 mm. Le même principe régira le blanc situé entre la dernière ligne de l’annonce et le filet séparatif. L’ensemble du sous-titre est séparé du titre et du corps de l’annonce par des filets maigres centrés. Le blanc placé avant et après le filet sera égal à une ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Paragraphes et Alinéas : le blanc séparatif nécessaire afin de marquer le début d’un paragraphe où d’un alinéa sera l’équivalent d’une ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Ces définitions typographiques ont été calculées pour une composition effectuée en corps 6 points Didot. Dans l’éventualité où l’éditeur retiendrait un corps supérieur, il conviendrait de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi.

de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi. Rentrée solennelle Frédéric Fèvre Photo

Rentrée solennelle

Frédéric Fèvre Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Frédéric Fèvre
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

Beffroi de la justice du Nord

par Frédéric Fèvre

(…)

C ette année notre audience solennelle de rentrée revêt une importance particulière avec l’arrivée de son nouveau président, Monsieur Eric

Négron. Monsieur le Président, je souhaite vous dire aujourd’hui combien je suis heureux de vous accueillir â la tête du 6 ème tribunal de France,

véritable beffroi de la Justice du Nord, pour reprendre une expression très juste, parue il y a

services de la juridiction seront relogés pendant

le chantier.

A cet égard je remercie Madame le Maire pour

l’aide qu’elle veut bien nous apporter dans le

traitement de ce dossier. Selon le ministère le déménagement interviendrait en 2013, année du début des travaux. Le nouveau palais pourrait ainsi être livré fin 2015 ou début 2016. Monsieur le Président, bienvenue dans cette juridiction attachante aux multiples facettes.

Je peux vous assurer qu’avant votre arrivée la

maison a été parfaitement tenue par votre Premier vice-président Pierre Maitrau, pour qui l’intérim n’a plus de secrets puisque c’était le

3 ème .

quelques mois dans un quotidien local.

Dès votre arrivée j’ai pu constater votre esprit

Je

laisserai à Monsieur le Premier vice-président

d’ouverture et votre volonté de prendre à bras

le

soin de rappeler quel fut votre riche parcours

le

corps sans délais tous les dossiers.

professionnels et me contenterai de souligner qu’il a été marqué par la direction de l’important

Vous pourrez naturellement compter sur mon aide et mon soutien, eu toute transparence et

Vous pourrez aussi vous appuyer sur une équipe

et

difficile Service administratif régional de la

dans le cadre d’une dyarchie harmonieuse,

cour d’appel de Paris. Au fin juriste il faut donc ajouter les qualités d’un administrateur aguerri, bien utiles pour

comme ce fut le cas avec votre prédécesseur.

de magistrats du siège de grande valeur.

diriger cette juridiction dont le budget est de

Je

sais que le traitement des affaires pénales

2 millions d’euros, où travaillent quotidienne-

 

ment plus de 400 personnes. C’est donc à une très grande échelle qu’il vous

faudra être tout à la fois, juge, chef d’entreprise, directeur du service des ressources humaines, directeur financier et maître d’œuvre pour les différents chantiers â venir.

exige de faire face à des flux importants et à des temps de réponse parfois très courts.

Connaissant les contraintes auxquels ils sont soumis par ailleurs, à travers le traitement des autres contentieux, je leur exprime ma gratitude pour leur disponibilité et leur conscience professionnelle.

A

ce propos, celui de la réhabilitation du Palais

Vous pourrez enfin compter sur celles et ceux

de

Justice se rapproche. C’est fort heureusement

dont on ne parle jamais, les personnels de greffe

devenu un chantier prioritaire du ministère de

placés sous l’autorité de la très compétente

la

Justice et la solution du partenariat public

directrice de greffe, Madame Marie-Josée

privé a été définitivement adoptée. La bonne nouvelle c’est que les travaux ne se feront pas en site occupé et que l’ensemble des

Rivaux, qui arrive à faire des miracles tous les jours malgré des effectifs qui ne cessent de diminuer. (…)

A bien des égards, l’année 2010 aura été une

année importante pour l’institution judiciaire.

En effet, le Conseil constitutionnel, la Cour européenne des droits de l’homme et la Cour de cassation ont tour à tour été amenés à se prononcer sur des sujets aussi importants que

la place de l’avocat en garde à vue ou le statut

du Parquet. S’agissant de la réforme de la garde à vue, la presse s’est faite largement l’écho du débat qui

a commencé à l’Assemblée nationale le 18

janvier et vient de s’achever.

Il appartiendra à la représentation nationale

de redéfinir rapidement le périmètre de l’in- tervention des avocats, le Conseil constitu- tionnel ayant fixé au 1 er juillet 2011 la date

limite de promulgation de la loi nouvelle. C’est une étape importante qui s’ouvre dans l’évolution de nos institutions, le respect des droits de la défense et des victimes étant l’un des piliers d’un Etat démocratique. (…)

S’agissant du statut du Parquet, qui ne serait pas une « autorité judiciaire », selon la Cour européenne des droits de l’homme et la Cour

de cassation, je souhaite dire l’attachement des

représentants du Ministère public à leur statut

de magistrat.

En effet, vous devez savoir, Mesdames et Messieurs, que dans le débat actuel certains

pensent que le magistrat du Parquet devrait perdre sa qualité de magistrat, pour ne devenir qu’un agent des poursuites, comme c’est le cas

en Allemagne.

Quelles que soient les réformes à intervenir, je pense que le procureur de la République, qui est en France un magistrat, doit le demeurer. Contrairement à une idée largement répandue,

le procureur de la République n’est pas et ne

saurait être assimilé à une simple partie poursuivante au procès pénal.

Il n’intervient pas au soutien d’un individu mais à celui de la société. Au-delà des intérêts particuliers, il la représente en son entier, défend l’ordre public et l’intérêt général. C’est ainsi le cas quand il se bat contre les violences faites aux femmes, le racisme ou l’antisémitisme. De même, le procureur n’agit pas au nom de l’Etat, ou du Gouvernement, mais au nom de la République, comme son nom l’indique, à qui nos concitoyens ont délégué leur souveraineté. Le magistrat du Parquet décide de l’opportunité de mettre en mouvement l’action publique.

Rentrée solennelle

établissements psychiatriques pour prévenir les internements arbitraires. C’est encore à ce titre que le magistrat du Parquet contrôle plus de 95% des enquêtes

pénales, lesquelles je le rappelle, ne donnent pas lieu à la saisine d’un juge d’instruction.

A cet égard, je remercie les magistrats du

Parquet, la police, la gendarmerie et la douane pour le travail effectué. Si la délinquance a

encore diminué en 2010, c’est bien grâce à eux. Comme vous l’avez toujours défendu, Monsieur

le procureur général Jean-Jacques Zirnhelt,

l’unité du corps est une force pour notre

Zirnhelt, l’unité du corps est une force pour notre “ Au-delà des querelles de juristes, je

Au-delà des querelles de juristes, je suis intimement persuadé que la qualité de magistrat du Parquet est un fondement de notre

démocratie. Frédéric Fèvre

Comme le disait le procureur général Viout :

« N’est-ce pas exercer une véritable fonction d’essence juridictionnelle, qui l’apparente au juge ? » Les magistrats, qu’ils soient du siège et du Parquet offrent la garantie d’un serment, d’une formation, d’une éthique partagés. C’est à ce titre que le magistrat du Parquet est le garant du respect des règles institutionnelles et des libertés individuelles. C’est à ce titre que le magistrat du Parquet autorise les contrôles d’identité, contrôle et prolonge les gardes à vue, surveille les

institution judiciaire. Je cite à nouveau le procureur général Viout : « Elle évite une fonctionnarisation rampante d’une magistrature du Ministère public séparée de la magistrature du siège ». Au-delà des querelles de juristes, je suis intimement persuadé que la qualité de magistrat du Parquet est un fondement de notre démocratie. Le Conseil constitutionnel ne s’y est pas trompé quand il a rappelé dans sa décision du 30 juillet 2010 que, je le cite : « L’autorité judiciaire comprend à la fois les magistrats du siège et du Parquet ». (…)

Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
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Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

3

Rentrée solennelle Pierre Maitreau Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35 Indépendance au

Rentrée solennelle

Pierre Maitreau Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Pierre Maitreau
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

Indépendance au quotidien

par Pierre Maitreau

M onsieur le Président Négron, Avant de m’adresser à vous et de vous présenter à nos invités, permettez-moi de m’associer à

l’hommage rendu par monsieur le procureur de la République à Monsieur Jean-Paul Roughol

qui a présidé durant deux années et demie aux destinées du tribunal de grande instance de Lille.

Sa présidence, bien que courte, vous l’avez noté

Monsieur le procureur marquera durablement

la juridiction au service de laquelle il a employé

ses remarquables talents d’administrateur. S’il fallait en donner l’illustration par un seul

exemple, je retiendrai l’empreinte qu’il a laissée par l’action menée en faveur du développement des nouvelles technologies appliquées au fonctionnement de la justice: numérisation des procédures, communication électronique, informatisation des données, visioconférence.

Il a fait entrer la juridiction dans l’ère des

nouvelles communications. Monsieur le président, Vous êtes né le 28 janvier 1961 à Limoges. Dans cette ville vous effectuerez vos études jusqu’à l’obtention de la licence en droit. Vous les poursuivrez à Paris où vous êtes inscrit à la faculté de Paris 2 en maîtrise en droit et en même temps à l’Institut des études politiques. Après l’obtention de ces diplômes en 1982 et

1983 vous passez le concours d’entrée à l’Ecole

nationale de la magistrature et êtes nommé auditeur de justice en janvier 1985.

A la sortie de l’Ecole vous êtes installé le 8 janvier

1988 en qualité de juge d’instruction au tribunal

de grande instance d’Auxerre. Deux années plus tard, le 26 janvier 1990 vous êtes nommé magistrat à l’Administration centrale de la justice et affecté comme chef du bureau des services informatiques à la sous- direction informatique de la DAGE. Vous êtes alors chargé de mission pour l’élaboration du plan de modernisation de la

justice puis chef de projet utilisateur du « système de référence justice ». De 1993 à 1998 vous travaillez à la mise en place d’une informatique nationale pour la justice. En 1998, vous devenez coordonnateur adjoint du SAR de Paris et participez au côté de Monsieur Henri-Charles Egret à la création de ce service. En 2000, vous succédez comme coordonnateur du SAR de Paris à Monsieur Egret qui est, lui, nommé président du tribunal de grande instance de Châlons-sur-Saône. Puis vient votre tour de repartir en juridiction, d’abord en 2003, comme président du tribunal

- plus de 900 avocats en exercice,

- population du ressort d’environ 1 200 000

habitants. Cette importance se mesure encore à l’activité du tribunal de grande instance et à celle des trois tribunaux d’instance de Lille, Roubaix et Tourcoing qui est retracée pour l’année 2010 dans les plaquettes qui ont été mises à la

disposition de chacun et auxquelles il est

renvoyé afin de ne pas trop allonger ces propos. De nombreux chantiers ont été ouverts qu’il va falloir conduire jusqu’à leur achèvement, parmi lesquels :

- Celui de la communication électronique pour

arriver à une dématérialisation des procédures.

- Celui de la réorganisation des compétences

des différentes chambres civiles pour la création des pôles de compétence. - Celui de la mise en place des réformes annoncées concernant la garde à vue ou encore

l’arrivée de jurés populaires dans les formations correctionnelles et le tribunal de l’application des peines.

- Celui de la restructuration du bâtiment du

palais de justice où nous nous trouvons dont les travaux doivent débuter au début de l’année

2013.

Le président Roughol dans son discours d’installation énonçait comme un devoir du président du tribunal, celui d’assurer aux magistrats leur indépendance au quotidien, indépendance matérielle avec des moyens suffisants et indépendance intellectuelle en veillant à ce que soit respectée leur totale liberté de juger dans le calme et la sérénité. Cette tâche qu’il s’assignait est devenue à la fois plus nécessaire et plus difficile à remplir dans un contexte où les critiques émises à l’encontre des juges fusent de tout côté et où les moyens sont de plus en plus comptés.

Cette indépendance au quotidien si elle est une disposition personnelle doit néanmoins continuer d’être garantie. Il en va de la qualité de la justice et de sa crédibilité. Pierre Maitreau

de grande instance de Châteauroux, ensuite en 2008 comme président du tribunal de grande instance de Limoges - un retour à vos sources, que vous quittez pour venir à Lille. Le tribunal de grande instance de Lille, juridiction la plus importante de la cour d’appel de Douai, est classé au 6 ème rang des tribunaux de grande instance de France. Sa position et son importance l’ont conduit à être choisi comme juridiction d’instruction régionale spécialisée avec compétence étendue aux ressorts des cours d’appel de Douai, Amiens, Reims et Rouen. Il est également compétent pour les mêmes ressorts notamment en matière de propriété intellectuelle et contentieux de la nationalité. L’importance de la juridiction de Lille se mesure également en quelques chiffres :

- 85 magistrats du siège,

- 29 magistrats du parquet,

- 202 fonctionnaires,

Cette indépendance au quotidien si elle est une disposition personnelle doit néanmoins continuer d’être garantie. Il en va de la qualité de la justice et de sa crédibilité. Vos compétences reconnues, fruit de l’expérience que vous avez acquise au travers des différentes fonctions que vous avez occupées d’abord à l’administration centrale, ensuite comme président de tribunaux vous désignent particulièrement pour conduire à bien ces chantiers. Les défis ne manqueront pas mais soyez assuré que pour les relever vous pouvez compter au sein de cette juridiction sur la collaboration confiante et dévouée de tous, magistrats et fonctionnaires. Monsieur le président vous avez déjà apprécié la beauté de la ville de Lille. Il vous reste à découvrir cette région du Nord- Pas-de-Calais souvent, à tort, décriée qui possède charmes et mérites. (…),

Eric Négron Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Eric Négron
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«Humeur» judiciaire

par Eric Négron

U ne émission de la radio nationale France Inter est intitulée « Service public » et le thème qui a été abordé le mardi 4 janvier 2011 était le suivant

« La modernisation de l’Etat, vraie ou fausse bonne idée ». Quel est ce pays étrange où les concepts de service public et d’Etat font l’objet de débats et d’échanges avec les auditeurs ? En sus de la devise républicaine liberté-égalité- fraternité notre Etat s’est construit autour de la défense de l’intérêt général, distinct des intérêts particuliers et partisans. Il est vrai que les citoyens français héritiers du programme du Conseil national de la résistance de 1944 sont très attachés aux valeurs du service public, en particulier celles de l’égalité de traitement des usagers que l’on réside dans le département du Nord ou celui de la Creuse et de la continuité du service public même confronté à des évènements climatiques ou à des conflits sociaux. Cette notion de service public a longtemps été étrangère aux tribunaux français, les magistrats refusant d’être assimilés aux autres administrations peuplées de fonctionnaires. L’émergence d’un service public judiciaire est très récente, son levier essentiel étant la création d’une administration judiciaire à partir de 1996 avec la structuration progressive des Services administratifs régionaux au niveau des cours d’appel. Peu à peu, les services judiciaires se sont rapprochés des autres administrations pour leurs modalités de fonctionnement et les magistrats ont aujourd’hui admis et intégrés qu’ils œuvraient dans le cadre d’un service public judiciaire. Comme les autres services publics, la Justice a

appliqué les règles de la loi organique relative aux lois de finances du 1 er août 2001 dite LOL

le 1 er janvier 2006 avec l’élaboration dc toute une série d’indicateurs de performance par type de contentieux civil et pénal. Comme les autres services publics, la Justice est passée d’une logique de dépenses à une logique de résultats avec un plan et un rapport annuel de performance soumis au Parlement. Comme les autres services publics, la Justice est confrontée à la prolifération des textes européens, législatifs et réglementaires, ce prurit textuel permanent justifiant la réflexion du vice- président du Conseil d’Etat : « Quand le droit bavarde, le citoyen ne lui prête qu’une oreille distraite ». Comme les autres services publics, la Justice a bâti son premier plan de modernisation en 1990 et depuis plus de 20 ans élabore périodiquement de nouvelles stratégies de modernisation. Les plus récentes avaient pour nom en 2003 les SMR (Stratégie ministérielle de réforme), la SMR Justice comportant 33 réformes dans le cadre de la mise en œuvre de la loi LOPJ (loi d’orientation et de programmation pour la justice) 2003-2007, le succès de cette SMR reposant sur deux piliers affichés comme tels :

- le développement d’une culture moderne de

gestion des juridictions,

- la mise à niveau des moyens nécessaires au

ministère de la justice pour accomplir sa mission. La LOPJ a atteint ces deux objectifs avec l’intégration par chaque magistrat et fonctionnaire de Justice de notions comme les ETPT (Equivalent temps plein travaillé) et la répartition desdits ETPT à l’intérieur du programme n°166 Justice judiciaire entre les

Rentrée solennelle

La question fondamentale posée aujourd’hui à l’institution judiciaire est celle non pas du montant de ses moyens de fonctionnement, mais celle de la répartition de ces dotations qui ne peut être distinguée de celle essentielle des champs d’intervention de l’autorité judiciaire. La RGPP (Révision générale des politiques publiques) a permis de revisiter un grand nombre des missions des services judiciaires qui à la grande différence des autres services publics n’ont pas été touchés par la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires, une nouvelle vague de non remplacement de 100 000 départs à la retraite étant programmée entre 2011 et 2013. La réforme de la carte judiciaire s’est achevée au 31 décembre 2010, le nombre de juridictions étant ramené de 1 206 à 819. Notre arrondissement n’a été impacté par cette réforme que par la fusion des conseils de prud’hommes d’Armentières et d’Haubourdin avec celui de Lille. Les magistrats et fonctionnaires de Justice ont depuis de nombreuses années l’habitude de ne pas attendre en victime expiatoire le flot de réformes législatives qui est annoncé dans et hors politique de RGPP. Ils sont de fait devenus des acteurs de ce changement permanent en anticipant ces transformations ou en s’y adaptant avec une rare capacité de contention face aux évènements. Les magistrats et fonctionnaires de Justice sont tout sauf des conservateurs et ils sont totalement étrangers à la réflexion du psychologue américain Abraham Maslow : « Si l’unique objet que vous possédez est un marteau, vous aurez tendance à considérer tout problème comme un clou ».

La question fondamentale posée aujourd’hui à l’institution judiciaire est celle non pas du montant de ses moyens de fonctionnement, mais celle de la répartition de ces dotations qui ne peut être distinguée de celle essentielle des champs d’intervention de l’autorité judiciaire. Eric Négron

actions n°1 Traitement et jugement des contentieux civils, n°2 Conduite de la politique pénale et jugements des affaires pénales, n°6 Soutien et n°8 Support à l’accès au droit et à la justice. L’effort budgétaire continu depuis plus de 10 ans en faveur de la Justice est confirmé malgré la crise économique et la contrainte gouvernementale de réduction des déficits publics, par le budget 2011 qui pour la première fois dépasse les 7 milliards d’euros pour un montant de 7 128 millions d’euros en augmentation de 4,15% par rapport à 2010. Sur ces 7 milliards, près de 3 milliards sont consacrés aux tribunaux (2 960 millions) avec la création de 399 emplois de greffiers, 2 812 millions à l’administration pénitentiaire et 758 millions à la protection judiciaire de la jeunesse. Cette priorité nationale financière pour la Justice est de nouveau affirmée par la loi du 28 décembre 2010 de programmation des finances publiques pour les années 2011 à 2014 avec un montant de crédits de paiement progressant de 7 100 millions d’euros en 2011 à 7 300 millions d’euros en 2012 et 2013.

Les personnels des services judiciaires ont toujours su faire face aux défis posés par le législateur, les moyens prévus par les études d’impact de la Chancellerie pouvant être absents ou en retard par rapport aux dates d’entrée en vigueur de ces textes. Cette philosophie judiciaire, cette « humeur » judiciaire a ses racines dans l’attachement profond des magistrats et fonctionnaires des greffes au bon fonctionnement de leurs juridictions, de leurs tribunaux piliers de la République qui ont montré toute leur utilité lors de l’état d’urgence ordonné dans notre pays à la fin de l’année 2005. La solidité de ces remparts républicains exige un travail collectif magistrats et fonctionnaires :

dans son rapport de décembre 2006 sur le renouveau du dialogue social dans les juridictions, Monsieur Serge Vallemont dont je salue la présence parmi nous, soulignait le sentiment de malaise général ressenti au sein des juridictions par l’ensemble des catégories professionnelles des services judiciaires avec une méconnaissance du travail et des fonctions

Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

avec une méconnaissance du travail et des fonctions Les Annonces de la Seine - jeudi 17

5

6 Rentrée solennelle de chacun et une séparation entre les magistrats et le greffe, avec

6

Rentrée solennelle

de chacun et une séparation entre les magistrats et le greffe, avec en exergue le réel malaise des greffiers en chef. La commission Vallemont avait proposé au niveau local deux mesures phares :

- La structuration des tribunaux de grande

instance en services, idée qui était déjà ressortie

des Entretiens de Vendôme impulsée par Madame Lebranchu, garde des Sceaux, suite au vaste mouvement de revendication mené en

2000 par les magistrats, les fonctionnaires de Justice et les avocats. Il avait été noté dans le Recueil des Entretiens de Vendôme que le concept de chambre est totalement dépassé et qu’il convient désormais de réfléchit en terme de service ou d’équipes.

- La révision des modalités de fonctionnement

des organes de concertation des personnels au sein des tribunaux, les assemblées générales(AG) étant des réunions formelles qui se sont progressivement « routinisées », les AG étant plus des lieux d’information que de dialogue. Un troisième axe majeur de travail doit se fonder sur la généralisation de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et en particulier de la communication électronique et de la numérisation. Toujours à la pointe du progrès, le tribunal de

grande instance de Lille utilise depuis longtemps la communication électronique pour la mise en état civile, et procède depuis des années à la numérisation des dossiers d’instruction. Néanmoins, il nous reste des terra incognita pour les NTIC : au cours de ce premier trimestre, la communication électronique sera étendue au contentieux des référés, les enrôlements devant désormais être réalisés par les avocats via leur RPVA (Réseau Privé virtuel Avocat). Sans être exhaustifs, d’autres champs d’expérimentation pourraient être retenus comme :

- la numérisation et la communication électronique des dossiers entre la Préfecture du Nord et le service du JLD,

- la transmission des dossiers à la chambre de

l’instruction sous format numérique,

- la numérisation des dossiers du milieu fermé

de l’application des peines, dossiers numériques communs aux services de l’application des peines et à l’administration pénitentiaire, mais également à la chambre de l’application des

peines. Sur la base de ces trois axes de travail, un audit de notre juridiction sera engagé au premier semestre 2011 en renseignant les questionnaires établis par l’Inspection générale des services judiciaires. Avec Monsieur le procureur de la République et Madame la directrice de greffe, je procéderai

à cet audit en visitant tous les services du

tribunal et en rencontrant tous les personnels. Cette démarche participative a pour objectif de décrire le fonctionnement actuel de notre juridiction, d’en lister les points forts et les points

à améliorer et d’établir un plan d’action à court, moyen et long terme qui sera présenté aux commissions restreintes et permanente, puis discuté lors des assemblées générales. Une fois son contenu arrêté, ce plan pourrait être mis en œuvre à compter du mois de septembre 2011 avec un échéancier et une évaluation qui pourrait correspondre à

rétablissement chaque année d’un rapport

d’activité du tribunal de grande instance de Lille, rapport qui serait transmis aux chefs de la cour d’appel, à tous les agents de la juridiction et à ses partenaires. Ce plan d’action du tribunal ne pourra être défini qu’en tenant compte des politiques judiciaires qui seront élaborés avec les magistrats et fonctionnaires, mais qui découleront aussi des évolutions législatives et réglementaires passées et à venir avec en particulier :

- la prise en charge par le tribunal de grande

instance de Lille à compter du 8 février 2011 de la gestion du contentieux des tutelles mineurs,

- suite à la décision du Conseil constitutionnel

du 30 juillet 2010 et des trois arrêts de la Cour

de cassation du 19 octobre 2010, la réforme de la garde à vue avec le souhait de pouvoir préparer l’entrée en vigueur de ce nouveau texte

au 1 er juillet 2011 en liaison avec les collègues du parquet, les avocats du barreau de Lille et les officiers de police judiciaire. Cette avancée importante pour l’exercice des droits de la défense ne doit pas être néanmoins une machine infernale tendant à empêcher ou à retarder la manifestation de la vérité. En lien avec cette réforme, on peut légitimement s’étonner de l’inertie des pouvoirs publics à réformer le statut de nos collègues du Ministère public en rappelant qu’au siècle dernier en 1997, la commission de réflexion sur la Justice présidée par Pierre Truche, Premier président de la Cour de cassation, avait proposé pour toutes les nominations à un poste du parquet un avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature. Cette réforme de la garde à vue pourrait également être l’occasion de mettre un arrêt à ce que le professeur Mireille Delmas- Marty qualifie de marginalisation progressive du juge dans notre système pénal, cet éminent juriste ajoutant que : « La crainte d’un parquet indépendant va de pair avec la méfiance à l’égard des juges ». Ce plan d’action de notre juridiction, il est évident qu’il devra être élaboré en associant nos principaux partenaires que sont :

- La Direction de la protection judiciaire de la

jeunesse qui est engagé depuis plusieurs années dans un vaste chantier de modernisation de ses méthodes de travail et de son organisation avec par exemple l’émergence récente de la nouvelle mesure judiciaire d’investigation éducative destinée à mieux éclairer le juge pour sa prise

de décision dans le domaine civil ou pénal. Une des pistes de travail avec la Protection judiciaire de la jeunesse pourrait être l’activation de la commission spécialisée pour la justice des mineurs créée dans chaque département par une circulaire ministérielle du 8 mars 2002 dans un but d’échanges d’information, de concertation et de coordination, cette commission pouvant être ouverte à l’inspection d’académie et aux services du Conseil général en charge de l’aide sociale à l’enfance.

- La Direction de l’administration pénitentaire

qui tout en pilotant dans le département du Nord d’importantes opérations immobilières, doit appliquer la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 et mettre en œuvre les règles pénitentiaires européennes avec comme leitmotiv la règle n°72.1 : « Les prisons doivent être gérées dans un cadre éthique soulignant

l’obligation dc traiter tous les détenus avec

humanité et de respecter la dignité inhérente à tout être humain ».

- Les professions judiciaires, que ce soit les

notaires, les huissiers de justice, mais avant tout les avocats avec un barreau de Lille comportant

près de 1 000 avocats qui a toujours été à la pointe de la défense des libertés publiques et des droits individuels. Monsieur le Bâtonnier Emmanuel Masson, notre premier contact a été franc, directe et chaleureux : je vous ai indiqué que le barreau de Lille avait toujours été une référence pour avoir initié dès 1992 un protocole de défense d’urgence et de qualité, protocole ayant pour objet :

. la défense pénale des personnes majeures et des personnes mineures, . l’assistance et la défense des personnes étrangères,

. l’assistance des parties civiles,

protocole cité en exemple dans toute la France

judiciaire et que j’ai essayé en vain d’étendre aux barreaux de mes précédentes juridictions castelroussine et limougeaude. (…) Cette stratégie fondée sur le tryptique audit- plan d’action-rapport annuel d’activité et d’évaluation concernera aussi les trois tribunaux d’instance de Lille, Roubaix et Tourcoing et leurs juridictions de proximité qui rendent des services inestimables pour la vie quotidienne de nos concitoyens, dont l’apport au maintien de la paix sociale est largement sous-estimé et qui méritera d’être valorisé. Je placerais mon action dans la continuité de celle menée par mon prédécesseur Jean-Paul Roughol dont je peux louer la qualité et la précision des informations qu’il m’a transmises sur le fonctionnement de l’arrondissement judiciaire de Lille. En particulier, Jean-Paul Roughol m’a longuement entretenu du projet immobilier concernant notre Palais de Justice en soulignant sa consommation énergétique fabuleuse et son potentiel calorifique hors norme qui justifient des travaux de réhabilitation de grande ampleur. Continuité pour les actions impulsées par le Conseil départemental de l’accès au droit du Nord créé en 1993 qui est un des plus dynamiques sur notre territoire national avec une politique ouverte et diversifiée qui bénéficie d’un soutien exceptionnel du Conseil général du Nord, et qui apporte une aide remarquable au travail des conciliateurs de justice du Nord qui reçoivent chaque année plus de 13 000 citoyens nordistes. Un des enjeux futurs du CDAD du Nord sera de créer des synergies entre les différentes structures qui sont ses bras armés de proximité comme les Maisons de Justice et du Droit, les Points d’accès au droit et les Antennes de justice. (…) En guise de conclusion, j’invite mes collègues juges à méditer sur les réflexions émanant de deux professeurs émérites :

- la première de François Terré qui estime que

« si le politique a besoin du judiciaire, il en est

viscéralement jaloux »,

- la seconde de Jean Foyer : « La psychologie du

peuple français et le régime politique qui exprime cette psychologie sont tels que la décision judiciaire ne sera point supportée si elle paraît émaner de l’arbitraire du juge et non de l’application de la loi générale ». (…)

2011-125

Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

Vie du droit

Vie du droit Loi de modernisation des professions juridiques ou judiciaires Convention préparatoire de l’Association

Loi de modernisation des professions juridiques ou judiciaires

Convention préparatoire de l’Association des Avocats Conseils d’Entreprises en coopération avec la Commission des Textes du Conseil National des Barreaux Paris, 15 mars 2011

William Feugère, Jean-Jacques Uettwiller et Andréanne Sacaze Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone :
William Feugère, Jean-Jacques Uettwiller et Andréanne Sacaze
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

L a loi de modernisation des professions judiciaires ou juridiques a été définitivement votée le 15 mars 2011, au moment même où l'ACE organisait une

convention préparatoire à la Convention nationale à la Maison du Barreau à Paris, sur le thème de l'acte d'avocat. Cette convention préparatoire,

présidée par William Feugère, réunissait près de 200 personnes autour d'un panel animé par Madame le Bâtonnier Andréanne Sacaze et Jean- Jacques Uettwiller, président d'honneur de l'ACE, et qui comprenait le Bâtonnier Pierre Berger, Jérôme Goy d'Aon, Jean-Pierre Chiffaut-Moliard, premier vice-président de l'ACE.

Les dispositions nouvelles introduites par la loi de modernisation dans la loi du 31 décembre 1971, sont au nombre de trois :

1. le contreseing de l'acte sous seing privé par

l'avocat atteste qu'il a pleinement éclairé la ou les

parties qu'il conseille sur les conséquences juridiques de l'acte.

2. L'acte contresigné par avocat fait pleine foi de

l'écriture et de la signature des parties.

3. L'acte contresigné par avocat est dispensé de

toute mention manuscrite. C'est en fait la reconnaissance par la loi d'une pratique séculaire, dont la juridique, la jurisprudence et le Règlement intérieur national ont peu à peu tracé les contours. Entre l'acte authentique et l'acte sous seing privé, il existait de facto jusqu'à présent et il existe maintenant de jure depuis le 15 mars 2011, une catégorie intermédiaire l'acte conçu, rédigé et reçu sous assistance juridique (maintenant l'acte d'avocat). C'est aussi et surtout un renforcement très important de la force probante de l'acte d'avocat et donc de la sécurité juridique pour les utilisateurs des prestations juridiques. Ce sera aussi l'occasion pour les avocats de revisiter les bonnes pratiques de la rédaction d'acte à la lumière des attentes qui ont entouré la loi de modernisation et des questions que posent les dispositions nouvelles. Ce sera le thème principal du congrès de l'ACE à Perpignan les 6 et 7 octobre 2011, avec la participation d'universitaires et d'intervenants de la sphère de l'entreprise.

Jean-René Tancrède

2011-126

REPERES

L ’Association des Avocats Conseils d’Entreprises, unique

syndicat représentatif du barreau d’affaires, première force d’innovation de la profession d’avocat, connaissance prise du vote le 15 mars 2011 en dernière lecture de la loi de modernisation des professions judiciaires et juridiques réglementées, Fait part de son immense satisfaction que l’acte d’avocat ait été définitivement adopté. L’ACE s’en félicite pour avoir été à l’origine de cette réforme, imaginée, développée et portée

par ses adhérents et élus, au sein des institutions

professionnel absolu, et refusant sans concession tout conflit

l’interprofessionnalité

offre complète, cohérente et structurée.

ardemment souhaitée par l’ACE, de la grande profession d’Avocat :

représentatives de la profession et auprès des pouvoirs publics. L’acte d’avocat, qui sera le thème du prochain congrès national de l’ACE les 6 et 7 octobre 2011 à Perpignan, est la reconnaissance naturelle de la compétence des avocats en matière de rédactions d’actes, de la particulière sécurité apportée par le conseil et l’assistance des seuls spécialistes du droit

d’intérêt. De même, la loi de modernisation comprend deux autres réformes nées des travaux de l’ACE:

capitalistique et les dispositions sur la patrimonialité des cabinets d’avocats. L’interprofessionnalité capitalistique permet de réunir les professionnels réglementés du droit et du chiffre, au bénéfice

Enfin, concernant la patrimonialité des cabinets d’avocats, les statuts de sociétés civiles professionnelles pourront désormais fixer les règles de détermination du prix des parts sociales, en excluant éventuellement de celui-ci la valeur du droit de présentation de la clientèle. L’ACE se félicite de cette avancée, tout en maintenant sa demande que cette disposition nouvelle soit étendue à toutes les

universelle en ses domaines et lieux d’intervention, composée de spécialistes à la compétence et la déontologie incontestées, œuvrant de façon complémentaire et constructive avec les autres professions, et bénéficiant de structures d’exercices modernes et pérennes.

William Feugère,

maîtrisant aussi bien le juridique

d’une complémentarité positive,

sociétés d’exercice.

Président national

que le judiciaire, professionnels indépendants, au secret

garantissant aux clients, entreprises et particuliers, une

Ces trois réformes sont des étapes essentielles dans la construction,

Source : Communiqué du 16 mars 2011

Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

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Jurisprudence Collectif « Palestine ENS » Conseil d’Etat - juge des référés - 7 mars

Jurisprudence

Collectif « Palestine ENS »

Conseil d’Etat - juge des référés - 7 mars 2011 - requête n°347171

Saisi en appel par la directrice de l’Ecole normale supérieure, le juge des référés du Conseil d’Etat a estimé qu’elle n’a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion en refusant de mettre une salle à la disposition du collectif « Palestine ENS » en vue d’organiser des réunions publiques promouvant le boycott des échanges scientifiques et économiques avec Israël.

Le Conseil d’Etat,

Considérant qu’aux termes de l’article L.521-2 du Code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale (…) » ; qu’au sens de ces dispositions, les libertés d’expression et de réunion des usagers du service public de l’enseignement supérieur constituent des libertés fondamentales ; Considérant qu’aux termes du décret du 26 août 1987 relatif à l’Ecole normale supérieure : « L’Ecole normale supérieure constitue un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. Son siège est à Paris. Elle est soumise aux dispositions de la loi n°84-52 du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur et aux textes pris pour son application sous réserve des dérogations prévues au présent décret. » ; qu’aux termes de l’article L.141-6 du Code de l’éducation, issu de la loi du 26 janvier 1984 : « le service public de l’enseignement supérieur est laïc et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions… » ; qu’aux termes de l’article L.811-1 du même code : « les usagers du service public de l’enseignement supérieur disposent de la liberté d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public. / Des locaux sont mis à leur disposition. Les conditions d’utilisation

de ces locaux sont définies, après consultation du conseil des études et de la vie universitaire, par le président ou le directeur de l’établissement et contrôlées par lui » ; qu’enfin aux termes de l’article 18 du règlement intérieur de l’Ecole normale supérieure, « lorsque des usagers, hors du cadre des fonctions de l’Ecole, souhaitent inviter dans les locaux de l’Ecole des personnes extérieures, sans lien avec l’activité de l’Ecole, à l’occasion notamment, d’une réunion ou d’une manifestation, l’accord préalable de la direction doit être demandé au moins une semaine avant la date d’une réunion se déroulant dans des conditions d’usage normal des locaux » ; Considérant qu’il résulte de l’ensemble de ces dispositions que l’Ecole normale supérieure, comme tout établissement d’enseignement supérieur, doit veiller à la fois à l’exercice des libertés d’expression et de réunion des usagers du service public de l’enseignement supérieur et au maintien de l’ordre dans les locaux comme à l’indépendance intellectuelle et scientifique de l’établissement, dans une perspective d’expression du pluralisme des opinions ; Considérant que par l’ordonnance attaquée du 26 février 2011 dont l’Ecole normale supérieure fait appel, le juge des référés du tribunal administratif de Paris, après avoir estimé que la condition d’urgence était satisfaite, a jugé que le refus de la directrice de l’Ecole de mettre à disposition du « collectif Palestine ENS » une salle de réunion les 8, 9 et 10 mars 2011 portait, dans les circonstances de l’espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion, a suspendu les effets de cette décision et enjoint à l’Ecole normale supérieure de réexaminer la demande de salle dans un délai de trois jours à compter de la notification de son ordonnance ; Considérant que, si les élèves de l’ENS ont droit à la liberté d’expression et de réunion dans l’enceinte de l’école, cette liberté ne saurait permettre des manifestations qui, par leur nature, iraient au-delà de la mission de

NOTE

P lusieurs élèves de l’Ecole normale supérieure (ENS) de

la rue d’Ulm, rassemblés au sein d’un collectif dénommé

« Palestine ENS », ont souhaité

s’associer à la campagne internationale « Israeli Apartheid Week », dont l’objet est de promouvoir le boycott des échanges scientifiques et économiques avec l’Etat d’Israël. Ils ont demandé à la

direction de l’ENS de mettre à leur disposition, les 8, 9 et 10 mars 2011, une salle de réunion en vue d’accueillir une série de manifestations destinées à se faire l’écho de cette campagne. Par une décision du 21 février 2011, la directrice de l’ENS a refusé d’accéder à cette demande. Plusieurs membres du collectif

« Palestine ENS » se sont alors

tournés vers la justice administrative. Ils ont demandé

au juge des référés du tribunal administratif de Paris, dans le cadre de la procédure dite de

« référé-liberté » prévue par

l’article L.521-2 du Code de

justice administrative, de suspendre les effets de la décision leur refusant la mise à disposition d’une salle et de

leur permettre de tenir la réunion projetée au sein de l’établissement. Les dispositions de cet article permettent au juge administratif, statuant en urgence et à titre conservatoire, d’ordonner toute mesure nécessaire à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle l’administration porte une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés du tribunal administratif de Paris s’est prononcé par une ordonnance du 26 février 2011. Faisant droit à la demande des membres du collectif « Palestine ENS », il a

ordonné la suspension des effets de la décision de la directrice de l’ENS et lui a enjoint de réexaminer, dans un délai de trois jours, la demande de mise à disposition d’une

salle dont elle avait été saisie. Toutefois, l’ENS a fait appel de

cette ordonnance devant le juge des référés du Conseil d’Etat. Celui-ci vient d’accueillir cet appel et de rejeter la demande présentée par les membres du collectif « Palestine ENS ». Dans son ordonnance, le juge des référés du Conseil d’Etat commence par confirmer que les libertés d’expression et de réunion des usagers du service public de l’enseignement supérieur constituent des libertés fondamentales au sens de l’article L.521-2 du Code de justice administrative. Il rappelle ensuite les termes de l’article L.141-6 du Code de l’éducation, selon lesquels le service public de l’enseignement supérieur est indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique et tend à l’objectivité du savoir. Il cite également l’article L.811-1 du même code, selon lequel la liberté d’expression des usagers de ce service public doit s’exercer dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux

activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public. Ce même article confie au président ou au directeur de l’établissement le soin de définir et de contrôler les conditions dans lesquelles ses locaux sont utilisés par les étudiants. Le juge des référés du Conseil d’Etat déduit de ces dispositions législatives que l’ENS, comme tout établissement d’enseignement supérieur, doit veiller à la fois à l’exercice des libertés d’expression et de réunion des usagers du service public de l’enseignement supérieur et au maintien de l’ordre dans ses locaux, comme à l’indépendance intellectuelle et scientifique de l’établissement, dans une perspective d’expression du pluralisme des opinions. En l’espèce, le juge des référés du Conseil d’Etat relève que la décision de la direction de l’ENS était motivée par le souhait d’éviter que l’établissement soit associé, dans l’opinion

publique, à une campagne politique internationale en faveur du boycott des échanges, notamment scientifiques, avec un Etat, ainsi que par les risques de troubles à l’ordre public et de contre- manifestations. Il relève également, d’une part, que les réunions projetées pouvaient se tenir dans tout autre lieu que l’ENS, d’autre part, que l’école avait proposé une solution alternative consistant à organiser dans ses locaux une journée d’études avec débat public et contradictoire sur le Proche-Orient. Dans ces conditions, le juge des référés du Conseil d’Etat juge que la décision de la directrice de l’ENS n’a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion des élèves. Il annule en conséquence l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris et rejette la demande présentée par les membres du collectif « Palestine ENS ».

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Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

Jurisprudence

l’école, perturberaient le déroulement des activités d’enseignement et de recherche, troubleraient le fonctionnement normal du service public ou risqueraient de porter atteinte à l’ordre public ; qu’il incombait à la

directrice de l’ENS, en vue de donner ou de refuser son « accord préalable »

à la mise à disposition d’une salle, de prendre toutes mesures nécessaires

pour à la fois veiller au respect des libertés dans l’établissement, assurer l’indépendance de l’école de toute emprise politique ou idéologique et maintenir l’ordre dans ses locaux, aux fins de concilier l’exercice de ces pouvoirs avec le respect des principes rappelés ci-dessus ; Considérant qu’en l’espèce, la salle est demandée en vue de tenir une série de réunions publiques, même si au cours de l’audience les organisateurs ont proposé de réserver les réunions aux « membres de la communauté normalienne », destinées à se faire l’écho de la campagne internationale « Israeli Apartheid Week » qui se déroulera au même moment dans plusieurs pays ; qu’en refusant la mise à disposition d’une salle en vue de l’accueil de telles manifestations, pour ne pas associer dans l’opinion publique son établissement à une campagne politique internationale en faveur du boycott des échanges scientifiques et économiques avec un Etat, la directrice de l’Ecole normale supérieure, qui a pris en compte à la fois la liberté de réunion et la prévention des risques de troubles à l’ordre public et de contre-manifestations, n’a pas, en l’état de l’instruction, porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion des élèves alors que les débats de ladite campagne internationale pouvaient se tenir dans tout autre lieu ayant vocation à accueillir ce type de réunion et que l’Ecole avait proposé une solution alternative sous forme de l’organisation dans ses locaux d’une journée d’études avec débat public et contradictoire sur le Proche Orient ;

Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que l’Ecole normale supérieure est fondée à soutenir que c’est à tort que, par l’ordonnance attaquée, le juge des référés du tribunal administratif de Paris s’est fondé sur le motif que le refus de mise à disposition d’une salle portait, dans les circonstances de l’espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion dans une institution vouée à la réflexion ; que l’école est par suite fondée à en demander l’annulation ainsi que le rejet de la demande des intéressés ; Considérant qu’il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce de faire application des dispositions de l’article L.761-1 du Code de justice administrative et de mettre à la charge de M. C., M. D., M. D., Mme K. et Mme L. la somme que demande l’Ecole normale supérieure ;

Ordonne :

Article 1 er : L’ordonnance en date du 26 février 2011 du juge des référés du tribunal administratif de Paris est annulée. Article 2 : La demande présentée par M. C., M. D., M. D., Mme K. et Mme L. devant le tribunal administratif de Paris est rejetée. Article 3 : Les conclusions de l’Ecole normale supérieure tendant à l’application des dispositions de l’article L.761-1 du Code de justice administrative sont rejetées. Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à l’Ecole normale supérieure, à M. C., M.D., M. D., Mme K., à Mme L. et à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

2011-127
2011-127

Au fil des pages

Passion francophone

par Abdou Diouf

Discours et interventions 2003-2010

N é le 7 septembre 1935 à Louga, élevé à Saint-Louis, diplômé de l’Ecole nationale de la France d’Outre-mer, Gouverneur de la région du Sine-

Saloum à vingt-cinq ans, Premier ministre dix ans plus tard, Abdou Diouf devient Président

de la République du Sénégal le 1er janvier1981,

à la suite de la démission du Président Senghor.

Il est reconduit dans ses fonctions lors des élections de 1983, 1988 et 1993 et cède sa place à Maître Abdoulaye Wade à la tête de l’Etat sénégalais, lors des élections de mars 2000. Succédant à Boutros Boutros-Ghali, il est élu, lors du Sommet de Beyrouth, en octobre 2002, secrétaire général de la Francophonie, une Francophonie qu’il a accompagnée dans toutes les étapes de son évolution, tant dans le cadre de ses responsabilités auprès de celui qui fut le père spirituel de cette communauté, - Léopold Sédar Senghor - qu’en qualité de chef de l’Etat d’un pays membre fondateur. C’est cette passion francophone qu’Abdou Diouf continue de

cette passion francophone qu’Abdou Diouf continue de cultiver en qualité de secrétaire général, quarante ans

cultiver en qualité de secrétaire général, quarante ans après la signature, le 20 mars 1970, du Traité de Niamey, acte constitutif de la Francophonie, C’est cette passion francophone qu’il s’attache à faire partager par le plus grand nombre, en faisant entendre, à travers ses interventions et ses discours, dont quelques-uns ont été rassemblés dans ce recueil, la voix de la Francophonie, la nature de ses engagements au service de la promotion de la langue française, de la diversité linguistique et culturelle, de la démocratie, des droits de l’Homme et de la paix, de l’éducation et du développement en même temps que ses ambitions pour l’avenir.

2011-128

306 pages - Etablissements Emile Bruylant S.A. Rue de la Régence 67 - 1000 BRUXELLES

Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

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Vie du chiffre Cour des comptes « Les prélèvements fiscaux et sociaux en France et

Vie du chiffre

Cour des comptes

« Les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne » Rapport public thématique - 4 mars 2011

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Le rapport public thématique portant sur «les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne »a été présenté le 4 mars dernier, par le Président de la Cour des comptes Didier Migaud, accompagné de ceux qui ont dirigé les travaux :

le Président de la formation inter-chambres Christian Babusiau et Jean-Marie Bertrand, rapporteur général. Il ainsi été procédé à une comparaison des principaux impôts et des politiques fiscales menées en France et en Allemagne depuis une dizaine d’années. Au terme de ce vaste travail de comparaison souhaité par le Président de la République, la Cour des comptes a formulé plusieurs orientations générales faisant apparaître la nécessité pour la France d’adopter une stratégie fiscale de moyen terme claire et cohérente avec sa stratégie en matière de finances publiques, « qui ne saurait se réduire au seul volet « dépenses » ». Il a ainsi été suggéré que celle-ci soit inscrite dans une loi de programmation des finances publiques

juridiquement contraignante à l’égard des lois de finances et des lois de financement de la Sécurité sociale et intégrant, s’agissant

Jean-René Tancrède

des comptes sociaux, le refus de principe de tout déficit.

Une stratégie fiscale de moyen terme

par Didier Migaud

(…)

E n toute rigueur, il fallait avant de comparer les dispositions fiscales, les resituer dans un cadre économique, financier et social plus large afin de

pouvoir analyser les interactions entre le système fiscal et cette toile de fond. Le chapitre premier du rapport est consacré à ce sujet. (…) Venons-en au diagnostic lui-même, qui fait apparaître certaines caractéristiques avec clarté :

Tout d’abord, pour les finances publiques, l’écart est manifeste : le déficit structurel de la France est supérieur de plus de trois points à celui de l’Allemagne. Ces trois points là sont plus importants et graves que ceux qui séparent les deux taux de prélèvements obligatoires, qui s’expliquent surtout par les périmètres différents des systèmes de protection sociale. Cette différence entre les deux déficits structurels date d’avant la crise économique :

l’Allemagne a profité de la période de croissance relativement forte qui a précédé la récession pour réduire son déficit public. En 2008, la France abordait la crise avec un déficit public de 3,3% du PIB, l’Allemagne avec un excédent de 0,1% du PIB. Cet écart structurel est à l’évidence une donnée qui contraint fortement la politique future de la France en matière de prélèvements. Seconde caractéristique : en matière de redistribution et d’inégalités, la comparaison n’est pas au désavantage de la France à la fois dans l’absolu et en dynamique. Ainsi, le taux de pauvreté relative a augmenté de moitié en Allemagne entre 2000 et 2009, alors qu’il diminuait de 20 % en France. Le diagnostic économique appelle de notre part discernement et lucidité.

Didier Migaud et Christian Babusiaux Photo © Emile Lombard
Didier Migaud et Christian Babusiaux
Photo © Emile Lombard

S’il est certain que la croissance potentielle allemande de long terme est réduite, étant donné que son vieillissement démographique très rapide pèsera davantage sur ses finances publiques et sa croissance, il n’en demeure pas moins qu’après le choc de la réunification, l’Allemagne s’est engagée résolument et de façon continue dans une politique de restauration de sa compétitivité dès la fin des années 1990. Cette stratégie, fondée sur un mélange de mesures fiscales, de restructuration du marché du travail et de modération salariale, paraît aujourd’hui avoir porté ses fruits. Qu’il s’agisse de balance commerciale, de chômage ou de croissance, de nombreux indicateurs sont aujourd’hui positifs pour l’Allemagne. Nos contacts avec nos interlocuteurs allemands nous ont montré toute l’importance qu’ils attachent à persévérer dans cette voie.

Pendant ce temps-là, notre industrie a perdu l’avantage « coût »- d’environ 10 % - qu’elle avait au début des années 2000, et nos parts de marché à l’exportation ont régressé très sensiblement : elles ont perdu trois points entre 2000 et 2009 pendant que l’Allemagne en gagnait trois. Le fait que les autres pays de la zone euro soient dans une situation voisine de la nôtre en termes d’évolution de la compétitivité coût n’enlève rien à ce constat, d’autant que nous sommes plus sensibles que d’autres pays à l’évolution de notre compétitivité coût vis-à-vis de l’Allemagne : nous sommes souvent concurrents à l’exportation et sur les marchés nationaux. Pendant longtemps, notre compétitivité coût a compensé en partie notre handicap en termes de compétitivité hors coût c’est-à-dire les insuffisances structurelles de l’offre industrielle française. La disparition de l’avantage coût est donc une donnée majeure

Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

Vie du chiffre

même si le niveau absolu des coûts est aujourd’hui comparable. Ce diagnostic est donc déjà l’occasion de faire apparaître deux lignes qui devront guider la politique de prélèvements future de la France. Je ne surprendrai personne ici en disant que cette politique fiscale doit avant tout contribuer à réduire les déficits, et à relever le potentiel de croissance à long terme de la France en améliorant la compétitivité du « site France ».

Si vous ouvrez le chapitre 2 du rapport, vous verrez ensuite que nous avons procédé à une analyse aussi précise que possible par grands blocs de prélèvements. Commençons par l’Impôt sur le revenu, la CSG et les cotisations. En Allemagne, l’IR est un peu plus progressif :

le taux marginal supérieur est de 45 % (porté à 47,5% du fait de la surtaxe de solidarité) contre 41% en France. Mais surtout son assiette est plus large, ce qui s’explique par le penchant français pour des niches fiscales nombreuses et coûteuses. La France a en revanche un prélèvement social que l’on peut estimer plus solidaire, ou du moins privilégiant davantage la justice fiscale : les prélèvements sur les revenus du travail sont plafonnés en Allemagne, un peu moins en France. Existe, en outre, la CSG qui concerne tous les revenus, y compris ceux du patrimoine et sans aucun plafond. Si l’on regarde l’impact global sur les revenus du travail et la progressivité de ces prélèvements, ils sont très proches entre les deux pays. On mesure cet impact par ce que l’on appelle le « coin socio-fiscal » ou « coin fiscalo-social » : il s’agit tout simplement de l’écart entre le coût salarial global pour l’employeur et ce qui reste au salarié après cotisations, CSG et IR. Cela nous montre bien qu’il faut avoir une approche d’ensemble si l’on veut que la comparaison ait un sens. On voit ainsi qu’en matière de redistribution, les deux pays n’utilisent pas les mêmes leviers : l’Allemagne a préservé un IR fort, qui y est le symbole de la

QUELQUES CHIFFRES

Taux de prélèvements obligatoires

(en % PIB)

T au x de prélè ve m en t s o b li gat oires (en

Source : données Eurostat pour les années 2000-2008 ; données nationales pour les années 2009-2011 (Rapport sur les prélèvements obligatoires joint au PLF 2011 pour la France ; Ministère des finances allemand, août 2010)

vre à titre obligatoire toute la population et est financée par tous les revenus alors que dans l’assurance maladie allemande, financée par les seuls salaires sous plafond, les 10 % de la population ayant les revenus les plus élevés peuvent ne pas s’affilier. En ce qui concerne l’imposition du patrimoine, nos pays ont fait des choix très différents. L’Allemagne a choisi de taxer principalement les revenus du patrimoine. La France a choisi de taxer tant la détention que les revenus et la transmission du patrimoine. Et en matière de taxation de la détention du patrimoine, le principal écart ne provient pas

on peut légitimement se demander si les taux sont fixés au bon niveau : le taux actuel de la tranche supérieure (1,8%) de l’ISF ( à l’époque l’IGF) est plus élevé qu’à sa création (1,5%) en 1982, alors même que le rendement nominal des placements financiers et l’inflation ont été divisés par près de quatre (16% en 1982 pour le taux des emprunts d’Etat contre 3,3% en 2010). La taxation des revenus du patrimoine est particulièrement complexe en France, parce qu’elle est le fruit d’une juxtaposition de multiples régimes spécifiques, et qu’il est loin d’être avéré que la fiscalité de l’épargne soit en cohérence avec les objectifs prioritaires du pays. Pour l’imposition sur les sociétés, les différences sont moindres, et les rapprochements plus facilement envisageables :

Le travail que nous avons entamé avec le ministère fédéral des finances allemand a per- mis d’identifier précisément une quinzaine de différences, en matière d’assiette. Mais en défi- nitive les résultats sont assez voisins. De fait, nous pensons qu’il y a de réelles possibilités de faire converger à terme les assiettes, même si le crédit d’impôt-recherche est une différence substantielle. Il nous paraît indispensable que le travail prometteur, que nous avons engagé avec le ministère fédéral des finances, se pour- suive maintenant directement au niveau des ministères concernés. La spécificité française tient d’ailleurs moins à l’imposition du résultat des sociétés qu’à l’im- portance des prélèvements qui, en amont, grèvent le résultat et qui n’ont pas d’équivalent en Allemagne. Ils représentent environ 58 milliards d’euros en 2008, dont 26 milliards assis sur la masse salariale. Il s’agit de la taxe sur les salaires, de la CET (contribution éco- nomique et territoriale), du versement trans- port, de la C3S, du versement au FNAL (Fonds national d’aide au logement) et des divers prélèvements s’ajoutant aux cotisations

S’il fallait résumer l’approche allemande de la fiscalité, je dirais - sans chercher pour autant à idéaliser - qu’ils préfèrent une politique fiscale plus lisible, plus prévisible, plus neutre et plus stable, ce qui présente bien des avantages pour les agents économiques. Didier Migaud

redistribution, mais elle taxe très peu, comme on le verra, la détention du patrimoine (0,46 % du PIB, contre 1,13 % du PIB pour la moyenne de l’OCDE) et a un prélèvement social clairement dégressif. Et si l’on s’attache aux effets redistributifs, il ne faut pas oublier non plus que les prestations sont importantes, et même plus importantes que les prélèvements en termes de redistribu- tion (2/3 pour les prestations et 1/3 pour les prélèvements). Le prochain rapport du CPO développera cette analyse. La comparaison en matière d’assurance-maladie est à cet égard éclairante : l’assurance maladie française cou-

de l’ISF (3,6 Md€ environ en 2010) mais bien des taxes foncières (33 Md€). La situation allemande est particulière : l’éva- luation du foncier qui, comme en France, se caractérise par un certain archaïsme, est à l’origine de la « suspension de l’imposition glo- bale de la fortune en Allemagne», consécutive à la décision de la Cour constitutionnelle. D’aucuns pensent que cette jurisprudence pourrait menacer également la solidité consti- tutionnelle des taxes foncières existantes. L’ISF, qui est assis sur la valeur vénale, repose lui sur des bases plus robustes. Il souffre cependant d’une assiette étroite. D’autre part,

souffre cependant d’une assiette étroite. D’autre part, Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars
Vie du chiffre de Sécurité sociale. Tous ces prélèvements, sauf la CET (contribution économique terri-

Vie du chiffre

de Sécurité sociale. Tous ces prélèvements, sauf la CET (contribution économique terri- toriale) récemment réformée, sont en outre « dynamiques ». Le débat sur les charges des entreprises doit donc sortir du seul champ traditionnel des cotisations de Sécurité sociale qui ont d’ailleurs été déjà considérablement allégées pour les bas salaires (pour un coût de plus de 30 Md€). Un inventaire précis, une analyse de la dynamique et de la pertinence de ces prélèvements dont certains sont assis sur les salaires seraient bien utiles. La Taxe sur la valeur ajoutée n’a pas évolué de la même manière de part et d’autre du Rhin. Si l’on prend pour base 1990, l’Allemagne a augmenté de 5 points son taux normal de TVA depuis 1990, essentiellement pour réduire les déficits et, pour une part plus faible, alléger les charges pesant sur le facteur travail. Dans le même temps, la France a augmenté son taux

d’un point. Même dans la période la plus récente, alors que l’Allemagne a augmenté son taux de trois points, la France a, par phases successives, baissé le produit de la TVA. Les exceptions au taux normal sont sensible- ment plus importantes en France, sans que le prélèvement de TVA y soit plus juste : appli- quer le taux réduit aux travaux de rénovation et à la restauration, deux consommations qui ne sont pas principalement le fait des ménages modestes, n’est pas à proprement parler une mesure de justice fiscale… Ainsi, si l’on se contentait d’un simple alignement, en France, sur le niveau (7% en Allemagne contre 5,5%) et le périmètre du taux réduit appliqués en Allemagne, la France disposerait d’une recette supplémentaire de 15 Md €. Les deux tiers de cette moindre recette proviennent des taux réduits sur les travaux dans les logements et dans la restauration, qui n’existent pas en Allemagne.

QUELQUES CHIFFRES

Taux d’imposition de la consommation (en % PIB)

Sources : données Eurostat

( e n % P I B ) Sources : données Eurostat Plus généralement, la France

Plus généralement, la France apparaît en la matière comme une sorte de singularité : les pays du Nord de l’Europe, et tout récemment le Royaume-Uni, qui a relevé son taux normal de 2,5 points pour un produit d’environ 15 Md€, sollicitent davantage la TVA et n’hésitent pas à la modifier. Enfin, dernier bloc fiscal que nous avons comparé, la fiscalité environnementale, qui dans les deux pays se situe à un niveau inférieur à celui constaté en Europe. Les politiques menées sont divergentes :

l’Allemagne a alourdi progressivement mais de manière continue la taxation des carburants alors que notre TICE - Taxe intérieure sur les consommations énergétiques (ex TIPP) a vu son rendement stagner. Quant à l’utilisation des véhicules particuliers, elle est moins taxée en France depuis la suppression de la « vignette » au début des années 2000.

Principaux enseignements

J’en viens maintenant aux principaux ensei- gnements, qui font l’objet du chapitre 3, que nous pouvons tirer de ce travail de comparai- son, qui a beaucoup mobilisé la Cour et dont je crois pouvoir souligner le caractère nova- teur. Il ne s’agit pas d’appliquer ou de copier un modèle, pas du tout, mais de réfléchir à la politique française de prélèvements, à ses finalités et à ses évolutions possibles, dont il revient naturellement au gouvernement et au Parlement de décider.

La première leçon que nous pouvons tirer de cet exercice comparatif porte sur les principes, sur la conception même de la politique fiscale.

L’Allemagne attache une priorité plus forte au rendement budgétaire, à la préservation de la recette, en un mot à l’équilibre de ses finances publiques. Elle préfère aussi des mesures fiscales qui soient neutres économiquement et ne distordent pas l’activité, alors que la France a souvent tendance à pratiquer une forme d’interventionnisme fiscal et à agir dans un même domaine à la fois par des dépenses budgétaires et des régimes fiscaux dérogatoires.

REPERES

La Cour des comptes suggère plusieurs orientations

L es travaux de la Cour ont mis en évidence quatre

orientations générales portant sur

la politique fiscale, tendant à :

recommandé notamment dans

publiques sans rapport direct

La comparaison a conduit

leurs récents rapports publics ;

avec l’entreprise ;

également à formuler deux

-

élaborer une stratégie fiscale

-

mobiliser à cette fin, en

orientations sur les travaux

de moyen terme, et ce faisant

particulier, les marges de

entre la France et l’Allemagne :

La comparaison réalisée a enfin confirmé le bien fondé d’orientations précédemment énoncées par la Cour et visant à

-

-

achever, entre les

l’approfondissement technique

assurer un pilotage plus

procéder à un réexamen

systématique du bien-fondé de chacun des prélèvements grevant, au-delà des cotisations

légales de sécurité sociale, les coûts de production des

fournir à l’ensemble des acteurs un cadre prévisible et suffisamment stable ;

dans le cadre de cette stratégie de moyen terme qui doit nécessairement viser à réduire

-

manoeuvre tirées de la réduction des niches fiscales et sociales, ainsi que de celles

mises en évidence en matière de taxation de la consommation et de fiscalité environnementale ;

administrations,

en matière d’assiette de l’impôt sur les sociétés, dans la perspective d’une harmonisation

cohérent des finances publiques. Ce pilotage exige que la stratégie d’ensemble qui aura été définie soit inscrite dans une loi de programmation des finances

entreprises, en portant une

-

analyser leurs conséquences

progressive ;

publiques juridiquement

attention particulière aux

les déficits et à améliorer la compétitivité :

redistributives et envisager, le

-

intégrer les orientations de

contraignante à l’égard des lois

Source : Cour des comptes

prélèvements assis sur les

-

engager un processus de

cas échéant, les dispositifs

politique fiscale dans la

de finances et des lois de

salaires ;

substitution progressive d’un

d’accompagnement nécessaires,

coordination des politiques

financement de la sécurité

-

amplifier la réduction des

en particulier par

économiques française et

sociale et intégrant, s’agissant

niches fiscales et sociales comme la Cour et le Conseil des prélèvements obligatoires l’ont

financement à caractère universel à un financement professionnel, assis sur les salaires, pour des politiques

l’aménagement de prestations sociales ou la progressivité des impositions.

allemande, dont le Conseil économique franco-allemand est le pivot naturel.

des comptes sociaux, le refus de principe de tout déficit.

Vie du chiffre

Le résultat de ces principes, c’est une fiscalité allemande qui fait moins de place aux exceptions et aux niches (IR, IS imposition des revenus du patrimoine). Toujours dans cette même logique, le gouvernement allemand vient d’ailleurs d’engager une démarche visant à délimiter de façon encore plus stricte le champ d’application du taux réduit de TVA. Le principe d’unité et d’intégration de la poli- tique des prélèvements est plus fort en Allemagne. Alors même qu’il s’agit d’un pays fédéral, la règle veut que les impôts soient par- tagés entre l’Etat, les Länder et les collectivités territoriales, et le pouvoir fiscal est partagé entre Bundestag et Bundesrat. En France, au contraire, l’autonomie des collectivités territo- riales se mesure traditionnellement au poids de leurs recettes fiscales propres, si bien que le pouvoir fiscal est juxtaposé entre l’Etat et les collectivités territoriales. En matière de finances sociales, l’Allemagne refuse de laisser la Sécurité sociale en situation durable de déficit : à défaut d’autre solution, les déficits sont compensés par le versement d’une subvention du budget général, alors qu’en France, nous maintenons une séparation de principe entre les comptes sociaux et les comptes de l’Etat et admettons un déficit permanent des comptes sociaux débouchant sur une dette croissante. S’il fallait résumer l’approche allemande de la fiscalité, je dirais - sans chercher pour autant à idéaliser - qu’ils préfèrent une politique fiscale plus lisible, plus prévisible, plus neutre et plus stable, ce qui présente bien des avantages pour les agents économiques.

Second point : quels enseignements concrets pouvons-nous tirer, en France, de ces éléments de comparaison ?

Au delà des débats en cours (sur la fiscalité du patrimoine, sur le rapprochement éventuel et délicat en termes d’assiette de l’IR et de la CSG),le rapport relève que si l’on s’en tient à la comparaison entre la France et l’Allemagne c’est, au-delà de la nécessaire réduction des niches fiscales et sociales, en matière de TVA et de fiscalité environnementale qu’existent les plus fortes marges de rapprochement.

Didier Migaud Photo © Emile Lombard
Didier
Migaud
Photo © Emile Lombard

Le rapport souligne aussi la nécessité d’inscrire durablement la politique fiscale dans une double perspective : la réduction des déficits et l’amélioration de la compétitivité et du potentiel de croissance de notre économie. Il mentionne enfin, s’agissant de ce deuxième objectif, la voie à explorer : engager un processus progressif de substitution d’un financement universel à un

QUELQUES CHIFFRES

Taux d’imposition du travail salarié

(en % PIB)

QUELQUES CHIFFRES T au x d ’imp osi t ion du t ravail salari é (en

Sources : données Eurostat

financement « professionnel » assis sur le facteur travail pour des politiques publiques sans lien direct avec l’entreprise : politique familiale, mais aussi de transport et de logement. C’est un débat vaste et sensible qui appelle expertises et concertations. La Cour ne prétend en aucune manière le clore mais elle est convaincue qu’il est nécessaire et qu’il n’est pas synonyme de renoncement aux préoccupations de justice qui, dans la situation actuelle, sont fortes et légitimes, et qui peuvent prendre la forme soit d’aménagements des prestations sociales, soit d’aménagements de la progressivité de l’impôt. En tout cas, la France a besoin d’une stratégie fiscale de moyen terme claire et cohérente avec sa stratégie en matière de finances publiques, qui ne saurait se réduire au seul volet « dépenses ». Pourquoi ne pas d’ailleurs à l’avenir inclure dans les lois de programmation des finances publiques ayant force contraignante des dispositions clé guidant la politique en matière de prélèvements fiscaux et sociaux et qui, s’agissant des déficits sociaux, reposent sur le refus des déficits ?

Troisième et dernier point : quelles leçons pour poursuivre la convergence fiscale entre les deux pays ?

La France et l’Allemagne ne sont, en aucun domaine, « des concurrents fiscaux ». La comparaison met inévitablement l’accent sur les différences, c’est la loi du genre. Cela ne saurait faire oublier que ce qui rapproche les deux pays est beaucoup plus important que ce qui les sépare dès lors qu’on élargit le champ de l’analyse et que l’on resitue le couple franco- allemand par rapport à la zone euro et a fortiori à l’Union européenne. Pour que la France et l’Allemagne continuent sur la route du rapprochement et de la convergence, le rapport suggère trois voies :

- tout d’abord, faire progresser la convergence au quotidien en identifiant puis en résolvant les

problèmes pratiques qui subsistent pour ceux qui exercent une activité dans les deux pays, en

particulier les chefs d’entreprise. On pourrait ainsi harmoniser les délais de déclaration fiscale ou les modalités d’évaluation des biens en cas de succession ou de transmission d’entreprises, qui sont aujourd’hui sources de complexité et de difficultés ;

- ensuite, parvenir à la définition d’éléments

d’assiette commune en matière d’IS. Les deux pays devraient pouvoir s’accorder sur l’essentiel voire la totalité de ces règles. Ce serait un pas important dans la perspective d’une assiette commune au niveau de l’Union européenne dont la Commission vient de relancer le projet. Le couple franco-allemand, dans ce domaine comme bien d’autres, peut avoir un rôle d’entraînement ;

- enfin, il faut veiller à mieux inclure les poli-

tiques fiscales dans la coordination écono- mique renforcée dont la France, l’Allemagne, et au-delà la zone euro, ont besoin. C’est le conseil économique franco-allemand qui pourrait naturellement en être le pivot. J’arrive au terme de ma présentation. J’espère vous avoir convaincus que nous avons besoin d’une stratégie fiscale de moyen terme. La Cour espère par ce rapport contribuer à éclairer le débat fiscal des mois et des années à venir, débat dont chacun mesure l’importance pour notre pays. (…)

2011-129

Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

mesure l’importance pour notre pays. (…) 2011-129 Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars

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Annonces judiciaires et légales PARIS CONSTITUTION Aux termes d’un acte sous seing privé, en date

Annonces judiciaires et légales

PARIS

CONSTITUTION

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 23 décembre 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

DIWANEE S.A.R.L.

Siège social :

111, avenue Victor Hugo

75784 PARIS CEDEX 16

Forme : Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle. Capital social : 3 000 Euros divisé en 3 000 parts d’un Euro. Objet : la société a pour objet tant en France qu’à l’Etranger :

- la communication interactive, les prestations de conseils en communication, les prestations de

services en matière de communication, - la production, la vente, la commercia- lisation et la distribution de programmes informatiques, la construction de sites internet et toutes prestations lièes ou complémentaires aux activités susmen- tionnées. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Gérance : Monsieur Guillaume DELBOS demeurant 42, rue Berthe 75018 PARIS. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1641

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 10 mars 2011, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

C B S T

Siège social :

98, avenue Niel

75017 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 10 000 Euros. Objet social : restauration de type rapide, vente de produits alimentaires. Durée de la société : 99 ans à compter de la date de l’immatriculation de la société au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance :

Monsieur Tom DANIAC demeurant 6, rue Cardinale 75006 PARIS. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du commerce et des sociétés de Paris. Pour avis

1644 La Gérance

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 14 mars 2011, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SCI TAZI

Siège social :

56, rue des Acacias

75017 PARIS

Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 30 000 Euros. Apports en numéraire : 30 000 Euros. Objet : l’acquisition, l’administration et la gestion par location ou autrement de tous immeubles et biens immobiliers. Durée : 99 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Monsieur Mehdi TAZI

demeurant 56, rue des Acacias 75017 PARIS. Clause d’agrément : les parts sociales sont librement cessibles entre Associés

et au profit des ascendants ou descendants du cédant, dans les autres cas elles sont soumises à agrément de la collectivité des Associés. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1657

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 8 mars 2011, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

DEMLIV1

Siège social :

88, boulevard Richard Lenoir

75011 PARIS

Forme : Société Civile Immobilière à capital variable. Capital social d’origine : 500 Euros. Capital minimum : 500 Euros. Capital maximum : 5 000 Euros. Objet social : gestion immobilière. Gérance : Monsieur Wilfrid ALEXANDRE demeurant 88, boulevard Richard Lenoir 75011 PARIS. Durée : 99 ans.

Clause d’agrément : les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société est soumise au préalable à agrément de la collectivité des Associés réunis en Assemblée Générale. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1706

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 1 er février 2011, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

GALERIE JULIEN BRUGEAS

Siège social :

71, rue Lepic

75018 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 1 500 Euros. Objet : vente d’originaux de bandes dessinées. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Julien BRUGEAS

demeurant 71, rue Lepic 75018 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1705

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 16 mars 2011, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

FAST AND FURIOUS FASHION

Siège social :

5, rue de Castiglione

75001 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 1 000 Euros. Objet : commerce de gros en textiles

et chaussures, lunettes, sacs, bijoux et accessoires. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Jean- Marc NILOVIC demeurant 9, square du Héron Cendré 94440 MAROLLES EN BRIE. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1672

Pour avis

EPRM

Société Civile au capital de 15 478 608 Euros Siège social :

5, boulevard de la Madeleine

75001 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 16 mars 2011, il a été constitué une société dont les principales

caractéristiques sont les suivantes :

Dénomination sociale :

EPRM

Siège social :

5, boulevard de la Madeleine

75001

Forme : Société Civile. Capital social : 15 478 608 Euros.

Objet social : La société a pour objet :

- l’acquisition et la gestion d’un

PARIS

portefeuille de tous titres ou valeurs

mobilières, et la prise de participations dans le capital de toutes sociétés françaises et étrangères constituées ou à constituer quels qu’en soient la forme et l’objet, par achat, souscription, apport, échange ou autrement ;

- le conseil, l’assistance et la

fourniture de toutes prestations stratégi- ques, commerciales, administratives, juridiques, financières, comptables ou autres, susceptibles de bénéficier aux sociétés dans lesquelles elle détient des intérêts ; et plus généralement toutes opérations

financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirecte- ment à cet objet et susceptibles d’en favo- riser la réalisation, à condition toutefois d’en respecter le caractère civil. Durée : 99 années à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Co-Gérance : ont été nommés statutai- rement en qualité de gérants pour une durée illimitée :

- Madame Monique PIVONT demeu-

rant 2, rue de l’Ecole de Mars 92200

NEUILLY SUR SEINE,

- Monsieur Robert PIVONT demeu-

rant 2, rue de l’Ecole de Mars 92200

NEUILLY SUR SEINE. Clause d’agrément : les parts sont librement cessibles entres Associés ; cession à des tiers étrangers à la société y compris au conjoint, aux ascendants ou aux descendants de l’Associé cédant qu’avec le consentement d’un ou plusieurs Associés représentant plus de la moitié des parts sociales. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1678

Pour avis

LES 888 BONS GARÇONS

Société Civile Immobilière au capital de 1 000 Euros Siège social :

22, rue Florian

75020 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 6 mars 2011, il a été constitué une société ayant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

LES 888 BONS GARÇONS

Siège social :

22, rue Florian

75020 PARIS

Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 1 000 Euros, divisé en 50 parts de 20 Euros chacune

Objet social : la propriété, la gestion, l’administration et la disposition de tous biens immobiliers en vue de les louer ou d’en disposer. Durée : 60 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés.

Co-Gérance :

- Monsieur Philippe MOUGIN demeu-

rant 22, rue Florian 75020 PARIS.

- Monsieur Emmanuel GOHET demeu-

rant 15, rue Henri Ribière 75019 PARIS. Cession des parts : les cessions à des tiers sont soumises à agrément. Immatriculation : la société sera imma-

triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1683

Pour avis

S.C.I. NANT 7.

Société Civile Immobilière au capital de 100 000 Euros Siège social :

113, rue de Rennes 75006 PARIS

Aux termes d’un acte reçu par Maître Christian LEFEBVRE, Notaire, Associé de la société "Christian LEFEBVRE,

Jacques BEGHAIN, Olivier BURTHE-

MIQUE, Florence GEMIGNANI et Charles-Edouard PESCHARD", Notaires, Associés d’une société Civile Professionnelle, titulaire d’un Office Notarial sise 14, rue Brunel 75017 PARIS en date à Paris du 25 février 2011, enregistré au Service des Impôts des Entreprises de Paris 17 ème , bordereau

2011/265, case 11, extrait 2172, il a été constitué une société civile, régie par les dispositions du Titre IX du Livre III du Code Civil, présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

S.C.I. NANT 7. Siège social :

113, rue de Rennes 75006 PARIS Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 100 000 Euros par apport en numéraire, divisé en 100 parts de 1 000 Euros, chacune. Objet : la société a pour objet :

- l’acquisition par voie d’achat ou

d’apport, la propriété, la mise en valeur,

la transformation, la construction,

l’aménagement, l’administration et la

location de tous biens et droits immobiliers, de tous biens et droits

pouvant constituer l’accessoire, l’annexe

ou le complément des biens et droits immobiliers en question et plus particuli- èrement des biens et droits immobiliers dépendant d’un immeuble sis à MEGEVE (Haute Savoie) - 74120 - 52, Impasse de Champlat, Résidence LE WARENS. Durée : 99 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés, sauf dissolution anticipée ou prorogation. Associés-Gérants :

- Monsieur Denis MILCENT

demeurant 113, rue de Rennes 75006

PARIS

- Madame Fanny ROLAND-

BILLECART demeurant 113, rue de Rennes 75006 PARIS.

Associés :

- Monsieur Nicolas MILCENT

demeurant 113, rue de Rennes 75006

PARIS

- Monsieur Louis MILCENT

demeurant 120 bis, rue d’Alésia 75014 PARIS,

- Madame Bertille MILCENT épouse

VIVIEN demeurant 17, rue de Sèvres 75006 PARIS,

- Monsieur Pierre-Eloi MILCENT

demeurant 113, rue de Rennes 75006 PARIS. Clauses d’agrément :

les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société est soumise à agrément de la collectivité des Associés réunie en Assemblée Générale. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1723

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales MODIFICATION LA COMPAGNIE DES ANGES Société à Responsabilité Limitée au capital de

MODIFICATION

LA COMPAGNIE DES ANGES

Société à Responsabilité Limitée au capital de 5 000 Euros Siège social :

143, rue Saint-Dominique

75007 PARIS

497 750 737 R.C.S. PARIS

Par décision du Gérant en date du

12 janvier 2011, il a été décidé de

transférer le siège social de la société

du :

143, rue Saint-Dominique 75007 PARIS au :

6, rue Eugène Manuel 75116 PARIS à compter du 1 er février 2011.

Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1636

Pour avis

DEMESEUL

Société à Responsabilité Limitée au capital de 10 000 Euros Siège social :

133, boulevard de Grenelle

75015 PARIS

489 779 108 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une délibération en date du 29 octobre 2010, l’Assemblée Générale a pris acte de la démission de Monsieur Patrick FRIGAUX, Co-Gérant

de la société à compter du 31 octobre à minuit. Monsieur Emmanuel LE GUEN demeure donc seul Gérant de la société. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

1655 Le représentant légal

FINANCIERE LORD BYRON SAS

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 4 500 000 Euros Siège social :

148, rue de l’Université

75007

PARIS

480 019 850 R.C.S. PARIS

Par décisions en date du 11 mars 2011, l’Associé Unique a nommé la société FINANCIERE LBO FRANCE, Société par Actions Simplifiée au capital de 37 000 Euros dont le siège social se situe au 148, rue de l’Université 75007 PARIS et immatriculée sous le numéro d’identification unique 480 016 534 R.C.S. PARIS, elle-même représentée par son Président, la société LBO FRANCE GESTION, Société par Actions Simplifiée au capital de 202 238 Euros ayant son siège social 148, rue de l’Université 75007 PARIS, immatriculée sous le numéro d’identification unique 418 354 502 R.C.S. PARIS, en qualité de Président pour une durée indéterminée, en remplacement de la société FRANÇOIS IV, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1668

Pour avis

CUTBACK PRODUCTIONS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 1 000 Euros Siège social :

40, rue d’Aboukir

75002 PARIS

499 043 610 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès-verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire du

14

mars 2011, il résulte que :

le capital a été augmenté de

14

000 Euros, pour être porté à 15 000

Euros, par incorporation de réserves. L’article 8 des statuts a été modifié en conséquence.

Ancienne mention :

Capital : 1 000 Euros. Nouvelle mention :

Capital : 15 000 Euros. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1680

Pour avis

DINETTO

Société par Actions Simplifiée au capital de 20 000 Euros porté à 44 000 Euros Siège social :

104, boulevard Arago

75014 PARIS

510 577 760 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du

15 décembre 2010, il a été décidé

d’augmenter le capital social d’une somme de 24 000 Euros, par apports en

numéraire, dont 15 500 Euros affectés à la réserve, pour le porter à 44 000 Euros. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Nouvelle mention :

Le capital social s’élève désormais à

44 000 Euros divisé en 22 000 parts

sociales.

de 2 Euros chacune. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1712

Pour avis

IMMOSAIQUE

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 2 837 900 Euros Siège social :

148, rue de l’Université

75007 PARIS

480 016 823 R.C.S. PARIS

Par décisions en date du 11 mars 2011, l’Associé Unique a nommé la société FINANCIERE LBO FRANCE, Société par Actions Simplifiée au capital de 37 000 Euros dont le siège social se situe au 148, rue de l’Université 75007 PARIS et immatriculée sous le numéro d’identification unique 480 016 534 R.C.S. PARIS, elle-même représentée par son Président, la société LBO FRANCE GESTION, Société par Actions Simplifiée au capital de 202 238 Euros ayant son siège social 148, rue de l’Université 75007 PARIS, immatriculée sous le numéro d’identification unique 418 354 502 R.C.S. PARIS, en qualité de Président pour une durée indéterminée, en remplacement de la société FRANÇOIS IV, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1666

Pour avis

SELARL BELLOUTI

Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée au capital de 7 500 Euros Siège social :

90, boulevard Saint-Germain

75005 PARIS

491 500 591 R.C.S. PARIS

L’Assemblée Générale du

30 décembre 2010 a décidé de transférer

le siège social du :

90, boulevard Saint Germain 75005 PARIS au :

3, rue Danton 75006 PARIS Les statuts ont été modifiés en

conséquence.

Mention en sera faite au registre du commerce et des sociétés de Paris.

1671

Pour avis

TEMENOS FRANCE SAS

Société par Actions Simplifiée au capital de 500 000 Euros Siège social :

29/31, rue Saint Augustin 75002 PARIS

429 678 576 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès-verbal de l’Assemblée Générale Mixte Ordinaire et Extraordinaire en date du 30 juin 2010, il a été décidé :

- de renouveler dans ses fonctions

d’Administrateur de la société, Madame Alexa GUENOUN, demeurant 80, rue Aristide Briand 92300 LEVALLOIS PERRET, jusqu’à l’issue de l’Assemblée Générale Annuelle de

2011 statuant sur les comptes de

l’exercice clos au 31 décembre 2010,

- de renouveler dans ses fonctions

d’Administrateur de la société, Monsieur Ariel BOUSSIBA demeurant 72, route de Florissant 1206 Genève (99140 SUISSE) jusqu’à l’issue de l’Assemblée Générale Annuelle de 2011

statuant sur les comptes de l’exercice

clos au 31 décembre 2010,

- de renouveler dans ses fonctions

d’Administrateur de la société, Monsieur Max CHUARD demeurant Majara 5, Appartement 604, Dubaï

Marina, Dubaï (99247 EMIRATS

ARABES UNIS) jusqu’à l’issue de l’Assemblée Générale Annuelle de 2011 statuant sur les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2010. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1690

Pour avis

ZALA TELECOM

Société par Actions Simplifiée au capital de 100 000 Euros Siège social :

147, avenue Charles de Gaulle 92200 NEUILLY SUR SEINE

453 033 607 NANTERRE

En date du 7 mars 2011, Monsieur Nouar HARZALLAH, Président, demeurant 212, parc Ben Omar ALGER (99352 ALGERIE) conformément aux dispositions prises par l’Assemblée Générale des actionnaires, tenue le 5 mars 2011, a décidé le transfert du siège social de la société ZALA TELECOM du :

147, avenue Charles de Gaulle 92200 NEUILLY SUR SEINE au :

90, avenue des Champs Elysées 75008 PARIS à compter du 3 janvier 2011. Il en résulte une modification corréla- tive de l’article 4 des statuts de ladite société ; ce faisant, la rédaction de l’article 4 desdits statuts s’établit comme suit à compter du même jour :

Le siège social a été fixé au 90, avenue des Champs Elysées 75008 PARIS. Il pourra être transféré dans tout autre endroit de la même ville par simple déci- sion du Président, et en tout autre lieu en

vertu d’une décision extraordinaire des Associés ». La société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris désormais compétent à son égard et radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre. Pour avis

1699 Le Président

des Sociétés de Nanterre. Pour avis 1699 Le Président PATMOS Société par Actions Simplifiée au capital

PATMOS

Société par Actions Simplifiée au capital de 330 000 Euros Siège social :

172, rue de l’Université

75007

PARIS

482 317 716 R.C.S. PARIS

L’Assemblée Générale, réunie le

10 mars 2011, a pris acte de la démission

de Monsieur Jean Loup DESROSIERS, de son poste de Président et a décidé de

nommer, Madame Louise DESROSIERS

demeurant 5, rue Charles François Dupuis 75003 PARIS en qualité de nouveau Président pour une durée de trois exercices devant se terminer à l’issue de l’Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2013.

Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

1702

Pour avis

FRANCHAUCHAT

Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L.

au capital de 1 000 Euros Siège social :

76, rue de Monceau

75008 PARIS

502 414 022 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une décision en date du

17 décembre 2010, l’Associé Unique a

nommé :

- DELOITTE & ASSOCIES, représen-

tée par Madame Laure SILVESTRE- SIAZ, 185, avenue Charles de Gaulle 92200 NEUILLY SUR SEINE, en qualité de Commissaire aux Comptes

Titulaire,

- BEAS sise 7-9, villa Houssay 92200

NEUILLY SUR SEINE, représentée par Madame Mireille BERTHELOT, en qualité de Commissaire aux Comptes Suppléant, pour une période de six exercices, prenant fin à la date d’approbation des comptes de l’exercice clos en 2016. Mention de cette modification en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1648

Pour avis

WHITECO

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 2 288 100 Euros Siège social :

148, rue de l’Université

75007 PARIS

480 016 674 R.C.S. PARIS

Par décisions en date du 18 février 2011, l’Associé Unique a nommé la société FINANCIERE LBO FRANCE, Société par Actions Simplifiée au capital de 37 000 Euros dont le siège social se situe au 148, rue de l’Université 75007 PARIS et immatriculée sous le numéro d’identification unique 480 016 534 R.C.S. PARIS, elle-même représentée par son Président, la société LBO FRANCE GESTION, Société par Actions Simplifiée au capital de 202 238 Euros ayant son siège social 148, rue de l’Université 75007 PARIS, immatriculée sous le numéro d’identification unique 418 354 502 R.C.S. PARIS, en qualité de Président pour une durée indéterminée, en remplacement de la société FRANÇOIS IV, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1665

Pour avis

du Commerce et des Sociétés de Paris. 1665 Pour avis Les Annonces de la Seine -

Les Annonces de la Seine - lundi 14 mars 2011 - numéro 17

Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

15

Annonces judiciaires et légales IMMONTIGNY Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 37 000

Annonces judiciaires et légales

IMMONTIGNY

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 37 000 Euros Siège social :

148, rue de l’Université

75007 PARIS

480 015 908 R.C.S. PARIS

Par décisions en date du 11 mars 2011, l’Associé Unique a nommé la société FINANCIERE LBO FRANCE, Société par Actions Simplifiée au capital de 37 000 Euros dont le siège social se situe au 148, rue de l’Université 75007 PARIS et immatriculée sous le numéro d’identification unique 480 016 534 R.C.S. PARIS, elle-même représentée par son Président, la société LBO FRANCE GESTION, Société par Actions Simplifiée au capital de 202 238 Euros ayant son siège social 148, rue de l’Université 75007 PARIS, immatriculée sous le numéro d’identification unique 418 354 502 R.C.S. PARIS, en qualité de Président pour une durée indéterminée, en remplacement de la société FRANÇOIS IV, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1667

Pour avis

MDC EXPERTS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social :

80, boulevard de Reuilly

75012 PARIS

512 817 511 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une délibération de l’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 28 février 2011, la collectivité des Associés de la société MDC EXPERTS, a décidé une réduction du capital social non motivée par des pertes pour un montant de 5 320 Euros qui intervient par voie d’annulation de 532 parts sociales numérotées de 267 à 798 émises par la société MDC EXPERTS sur les 800 parts sociales composant son capital social. Les oppositions, s’il y a lieu, devront être signifiées au siège social de la société par acte extra-judiciaire et portées devant le Tribunal de Commerce de Paris. Le procès-verbal de cette Assemblée Générale Extraordinaire sera déposé au Greffe du Tribunal de commerce de Paris à l’issue du présent avis.

Pour avis

1687

CUBEDESIGNERS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 12 000 Euros Siège social :

1, boulevard Henri IV

75004 PARIS

442 686 259 R.C.S. PARIS

Par décision de I’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 16 mars 2011, il a été décidé de transférer le siège social de la société du :

1, boulevard Henri IV 75004 PARIS au :

46, rue de la Clef 75005 PARIS à compter du 16 mars 2011. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1714

du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis 1714 SCI NAYT Société Civile Immobilière au

SCI NAYT

Société Civile Immobilière au capital de 91 500 Euros Siège social :

11, impasse des Oiseaux L’Hermitage

30800 SAINT GILLES

479 152 688 R.C.S. NIMES

Suivant délibération de l’Assemblée

Générale en date du 10 décembre 2010, il a été constaté le changement de siège social de la SCI NAYT dont la Gérante est Madame Gaël NAYT demeurant 77, rue de Richelieu 75002 PARIS. Ancien siège social :

11, impasse des Oiseaux L’Hermitage 30800 SAINT GILLES Nouveau siège social :

77, rue de Richelieu 75002 PARIS Les statuts ont été modifiés en conséquence. Le dépôt légal sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris désormais compétent à son égard et la société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Nîmes. Pour avis

1647 La Gérance

TEMENOS FRANCE SAS

Société par Actions Simplifiée au capital de 500 000 Euros Siège social :

29/31, rue Saint Augustin

75002 PARIS

429 678 576 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès-verbal du

Conseil d’Administration en date du

30 juin 2010, il a été décidé :

- de renouveler dans ses fonctions de

Présidente du Conseil d’Administration de la société, Madame Alexa GUENOUN demeurant au 80, rue Aristide Briand 92300 LEVALLOIS

PERRET, jusqu’à l’issue de l’Assemblée Générale Annuelle de 2011 statuant sur les comptes de l’exercice clos au

31 décembre 2010.

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1689

DIRECTION PROCOMARCHE

Société Anonyme

au capital de 38 112,25 Euros Siège social :

24, rue Auguste Chabrières

75015 PARIS

388 557 217 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une délibération en

Assemblée Générale Mixte du 26 juin 2001, les actionnaires de la société DIRECTION PROCOMARCHE, ont :

- décidé de ne pas renouveler les

mandats de Monsieur Yves PERARD et

Monsieur Patrick BOUYROUX,

Administrateurs sortants et de nommer en remplacement, en qualité de nouveaux Administrateurs :

. Monsieur Jean-Michel ROBERT, né

le 16 mai 1958 à ISSOUDUN (Indre)

domicilié chez INTERMARCHE,

83, rue Blaise Pascal 37000 TOURS,

 

.

Monsieur Roger BONIN, né le

19

décembre 1943 à MACON (Saône et

Loire) demeurant 53, rue Stephen Tichon

39300 CHAMPAGNOLE, le tout, à compter du même jour. Aux termes d’une délibération subséquente du Conseil

d’Administration, les Administrateurs

ont :

- pris acte de la démission de

Monsieur Yves PERARD de ses fonctions de Directeur Général et nommé en remplacement Monsieur Jean- Michel ROBERT, en qualité de nouveau

Directeur Général,

- pris acte de la démission de

Monsieur Bernard EGEA, de ses fonctions d’Administrateur et nommé en

remplacement Monsieur Bertrand JEANSON, né le 25 février 1949 à

PONT A MOUSSON (Meurthe et Moselle) demeurant 13, rue de l’Hôtel de Ville 51300 VITRY LE FRANCOIS, en qualité de nouvel Administrateur, le tout, à compter du 26 juin 2001. Mentions modificatives en seront

faites au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1701

SCI PAKS

Société Civile Immobilière

au capital de 12 195,92 Euros Siège social :

104, rue d’Aboukir

75002 PARIS

333 573 855 R.C.S. PARIS

Aux termes de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 16 mars 2011, enregistrée au Service des Impôts des

Entreprises de Paris 1 er , le 16 mars 2011, bordereau 2011/364, case 41, il a été :

1 º ) décidé le rachat par la société de 200 parts sociales détenues par un Associé, 2 º ) constaté l’annulation de ces 200 parts sociales, 3 º ) constaté que le capital social a été réduit de la somme de 3 048,98 Euros passant ainsi de 12 195,92 Euros à 9 146,94 Euros et divisé en 600 parts de 15,24 Euros chacune et décidé, 4 º ) décidé de modifier corrélativement les articles 6 et 7 des statuts Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1711

ECLECTIC STUDIO

Société par Actions Simplifiée

au capital de 24 340 Euros Siège social :

56, avenue Paul Doumer

75116 PARIS

527 554 075 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès verbal des

décisions du Président du 15 mars 2011,

il résulte que le siège social a été transféré du :

56, avenue Paul Doumer

75116 PARIS

au :

8, rue Charlot

75003 PARIS

à compter du même jour.

L’article 4 "Siège social" des statuts a

été modifié en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1718

S.E.L.A.R.L. MOREAU DIDIER

Société d’Exercice Libéral

à Responsabilité Limitée

au capital de 7 000 Euros Siège social :

91, boulevard Raspail

75006 PARIS

483 682 761 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une Assemblée

Générale Extraordinaire en date du

3 janvier 2011, il a été décidé de transférer le siège social du :

91, boulevard Raspail

75006 PARIS

au :

118-120, avenue de France

75013 PARIS

à compter du 1 er Janvier 2011.

Les statuts ont été modifiés en

conséquence.

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1728

du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis 1728 DISSOLUTION FRENCH TOUCH Société à Responsabilité

DISSOLUTION

FRENCH TOUCH

Société à Responsabilité Limitée au capital de 5 000 Euros Siège social :

12, rue Rougemont

75009 PARIS

492 540 786 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès-verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire du

30 décembre 2010, il résulte que les Associés ont décidé la dissolution antici- pée de la société à compter du même jour et sa mise en liquidation. L’Assemblée Générale susvisée a nommé en qualité de Liquidateur Monsieur Romain PERUSSEL demeu- rant 201, rue de Vaugirard 75015 PARIS, avec les pouvoirs les plus étendus pour réaliser les opérations de liquidation et parvenir à la clôture de celle-ci. Le siège de liquidation a été fixé au 12, rue Rougemont 75009 PARIS, adresse à laquelle toute correspondance devra être envoyée, et, actes et docu-

ments relatifs à la liquidation devront

être notifiés. Le dépôt des actes et pièces relatifs à la liquidation sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris. Pour avis

1681 Le Liquidateur

FRUIGUME

Société à Responsabilité Limitée au capital de 2 000 Euros Siège social :

30, rue des Morillons

75015 PARIS

507 603 793 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du

1 er mars 2011 les Associés ont :

- décidé la dissolution anticipée de la

société et sa mise en liquidation amiable,

- nommé en qualité de Liquidateur Monsieur Abdallah BEN MOULAY

demeurant 30, rue des Morillons 75015 PARIS,

- fixé le siège de liquidation au siège

de la société. La correspondance est à

adresser au siège de la société.

Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

1724

Pour avis

JEAN-FRANCOIS BOULET

Société Civile en Liquidation au capital de 2 000 Euros Siège social :

22, rue Chauchat

75009 PARIS

441 849 478 R.C.S. PARIS

L’Assemblée Générale Extraordinaire réunie le 31 décembre 2010 a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du même jour et sa mise en liquidation amiable sous le régime conventionnel dans les conditions prévues par les statuts et les délibérations de ladite Assemblée. Elle a nommé en qualité de Liquidateur, Monsieur Jean-François BOULET demeurant 27, rue Lepic 75018 PARIS, pour toute la durée de la liquidation, avec les pouvoirs les plus

étendus tels que déterminés par la loi et

les statuts pour procéder aux opérations de liquidation réaliser l’actif, acquitter le passif, et l’a autorisé à continuer les affaires en cours et à en engager de nouvelles pour les besoins de la liquidation. Le siège de la liquidation a été fixé aux siète social. C’est à cette adresse que la correspondance devra être envoyée et que les actes et documents concernant la liquidation devront être notifiés. Les actes et pièces relatifs à la liquida- tion seront déposés au Greffe du

16

Les Annonces de la Seine - jeudi 17 mars 2011 - numéro 18

Les Annonces de la Seine - lundi 14 mars 2011 - numéro 17

Tribunal de Commerce de Paris en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés.

Pour avis

1726 Le Liquidateur

CLÔTURE DE LIQUIDATION

CHEZ LE RUSSE

Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 622,45 Euros siège social :

4, rue Nicolo

75016

PARIS

340 574 383 R.C.S. PARIS

Aux termes d’un procès verbal de

l’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 1 er mars 2011, enregistré au Pôle Enregistrement de Paris 16 ème le 14 mars 2011, bordereau 2011/259, case 13, extrait 2 363, les comptes de clôture ont été approuvés, et quitus a été donné au liquidateur. La clôture des opérations de liquidation a été prononcée à compter du

31 décembre 2010.

La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1658 Le Liquidateur

FRENCH TOUCH

Société à Responsabilité Limitée au capital de 5 000 Euros Siège social :

12, rue Rougemont

75009 PARIS

492 540 786 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès-verbal de

l’Assemblée Générale Extraordinaire du

28 février 2011, il résulte que :

les Associés après avoir entendu le rapport du Liquidateur, ont :

- approuvé les comptes de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur

Monsieur Romain PERUSSEL demeurant 201, rue de Vaugirard 75015 PARIS et décharge ce dernier de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du même jour. Les comptes de liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris. Pour avis

1682 Le Liquidateur

TAILLANDIERS PHILATELIE

Société à Responsabilité Limitée en Liquidation au capital de 7 622,45 Euros Siège social :

65, rue de la Roquette

75011 PARIS

313 105 496 R.C.S. PARIS

Aux termes d’un procès verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire du

30 décembre 2010, les Associés après avoir entendu le rapport du Liquidateur, ont :

- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,

- donné quitus au Liquidateur, pour sa

gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation. La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

1717 Le Liquidateur

et des Sociétés de Paris. Pour avis 1717 Le Liquidateur Annonces judiciaires et légales FRUIGUME Société

Annonces judiciaires et légales

avis 1717 Le Liquidateur Annonces judiciaires et légales FRUIGUME Société à Responsabilité Limitée au capital de

FRUIGUME

Société à Responsabilité Limitée au capital de 2 000 Euros Siège social :

30, rue des Morillons

75015 PARIS

507 603 793 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une Assemblée Générale en date du 16 mars 2011, les Associés ont :

- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Abdallah BEN MOULAY, pour sa gestion et décharge de son

mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation à compter du jour de ladite Assemblée.

La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1725

JEAN-FRANCOIS BOULET

Société Civile en Liquidation au capital de 2 000 Euros Siège social :

22, rue Chauchat

75009 PARIS

441 849 478 R.C.S. PARIS

L’Assemblée Générale réunie le

31 décembre 2010, a :

- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Jean-François BOULET, pour

sa gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation à compter du jour de ladite

Assemblée.

Les comptes de liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris, en annexe au

Registre du Commerce et des Sociétés. Pour avis

1727 Le Liquidateur

TRANSFORMATION

SARL COFINTEC

Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social :

5, boulevard de la Madeleine

75001 PARIS

412 476 590 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une décision de l’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 15 mars 2011, il résulte que :

la société a été transformée en Société par Actions Simplifiée à compter du

15 mars 2011, sans création d’un être

moral nouveau. Cette transformation entraîne la

publication des mentions suivantes :

Capital social :

Le capital social est fixé à la somme de 8 000 Euros divisé en 100 actions d’une valeur nominale de 80 Euros. Forme :

La société, précédemment sous forme

de Société à Responsabilité Limitée, a

adopté celle de Société par Actions

Simplifiée.

Administration :

Madame Monique PIVONT, Gérante

de la société, a été désignée en qualité de Président. Monsieur Robert PIVONT demeurant 2, rue de l’Ecole de Mars 92200 NEUILLY SUR SEINE a été désigné aux fonctions de Directeur Général. Il n’a été apporté aucune modification à la durée ou à la date de l’exercice social. Quant à la dénomination sociale, il a été décidé de supprimer le sigle SARL devant COFINTEC. Pour l’objet social, l’expression :

"en application de l’article 12.3

bancaire du 24 janvier 1984" visée au

º

de la loi

4 ème paragraphe a été supprimée.

Admission aux Assemblées :

Chaque Associé a le droit de participer ou de se faire représenter aux Assemblées. Exercice du droit de vote :

Chaque action donne droit à une voix. Mention de ces modifications en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1677

D B V ET CIE

Société Anonyme à Conseil d’Administration au capital de 260 000 Euros Siège social :

16, place de la Madeleine 75008 PARIS 315 856 161 R.C.S. PARIS Aux termes d’une délibération en date

du 7 janvier 2011, l’Assemblée Générale Ordinaire a décidé de nommer en qualité de nouveaux Administrateurs pour une durée de six années :

- Monsieur Stéphane DELVECCHIO

demeurant 3, rue de Lille 92200

NEUILLY SUR SEINE, en remplace- ment de Monsieur Jean-Marie MELIN,

démissionnaire,

- Monsieur Laurent EL GHOUZZI

demeurant 160 rue Blomet 75015 PARIS, en remplacement de Madame

Anne-Marie CAUET, démissionnaire.

Suivant délibération du 7 janvier

2011, le Conseil d’Administration dans

sa nouvelle composition a décidé de

nommer :

- Monsieur Philippe ANDRE,

Président–Directeur Général

- Messieurs Stéphane DELVECCHIO

et Laurent EL GHOUZZI, Directeurs Généraux Délégués. Suivant délibération du Conseil d’Administration du 14 janvier 2011, il a été décidé de transférer le siège social du :

16, place de la Madeleine 75008 PARIS au :

13, rue Auber 75009 PARIS à compter du 14 mars 2011. Aux termes du procès-verbal de

l’Assemblée Générale Mixte du 31 janvier 2011, il a été décidé la transformation de la société en Société à Responsabilité Limitée à compter du même jour.

Cette transformation entraîne la

publication des mentions suivantes :

Forme :

Ancienne mention : Société Anonyme à Conseil d’Administration. Nouvelle mention : Société à Responsabilité Limitée. Dirigeants :

Anciennes mentions :

Président–Directeur Général et Administrateur : Monsieur Philippe ANDRE. Directeurs Généraux Délégués et Administrateurs : Monsieur Stéphane DELVECCHIO et Monsieur Laurent EL GHOUZZI. Nouvelles mentions :

Co-Gérants : Monsieur Philippe ANDRE, Monsieur Stéphane DELVECCHIO et MonsieurLaurent EL GHOUZZI. Commissaires aux Comptes :

Il est mis fin aux fonctions de Monsieur Pierre LAOT, Commissaire aux Comptes Titulaire, et de la société CARRIEU AUDIT et CONSEIL, Commissaire aux Comptes Suppléant. Les mentions antérieures relatives aux sociétés par actions sont frappées de caducité. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1710

YVELINES

CONSTITUTION

NE2C EXPERTISE

COMPTABLE ET CONSEILS

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 1 000 Euros Siège social :

23, route de la Celle Saint-Cloud 78380 BOUGIVAL Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Bougival du 23 février 2011, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

NE2C EXPERTISE COMPTABLE ET CONSEILS

Siège social :

23, route de la Celle Saint-Cloud

78380 BOUGIVAL

Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle.

Capital social : 1 000 Euros.

Objet : la société a pour objet l’exercice de la profession d’expert- comptable. Durée : 99 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation.

Président : Madame Nelly ETRAYEN

demeurant 23, route de la Celle

Saint-Cloud 78380 BOUGIVAL.

Transmission des actions :

Les actions ne peuvent être transférées entre Associés qu’avec l’agrément préala-

ble du Président de la société, lequel doit apprécier si le transfert envisagé est con- forme à l’intérêt social. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1642

Aux termes d’un acte sous seing privé en date au Vésinet du 15 mars 2011, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

PARKER IMMOBILIER

Siège social :

9, avenue Horace Vernet

78110 LE VESINET

Forme : Société Civile Immobilière. Capital : 1 000 Euros. Objet social : acquisition et gestion de biens immobiliers. Gérance : Madame Annie ROCHON demeurant 9, avenue Horace Vernet 78110 LE VESINET. Durée : 99 ans. Cessions de parts sociales : les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un

tiers de la société est soumise au préalable à agrément de la collectivité des Associés réunis en Assemblée Générale. Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1673

du Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis 1673 Les Annonces de la Seine -
Annonces judiciaires et légales MODIFICATION TREMBLAYLEC Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 500

Annonces judiciaires et légales

MODIFICATION

TREMBLAYLEC

Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 500 Euros Siège social :

7, rue Sainte Geneviève 78490 LE TREMBLAY SUR MAULDRE

453 985 913 R.C.S. VERSAILLES

Par décision du Gérant en date du 1 er janvier 2011 il a été décidé de transfé- rer le siège social de la société du :

7, rue Sainte Geneviève

78490 LE TREMBLAY

SUR MAULDRE

au :

1, rue du Dragon

78490

MERE

à compter du 1 er janvier 2011. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1649

SCI LES COUTURES

Société Civile Immobilière au capital de 1 500 Euros Siège social :

86, Grande Rue 78930 VERT

492 998 729 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes d’une délibération en date du 1 er mars 2011, la collectivité des

Associés de la société susvisée a décidé :

1) de transférer le siège social, à compter du 1 er mars 2011, du :

86, Grande Rue

78930 VERT

au :

3, rue de l’Echelle

78930 GUERVILLE

En conséquence de ceci l’article 4 des statuts a été modifié comme suit :

Article 4 "Siège social" :

Le siège social a été fixé : 3, rue de

l’Echelle 78930 GUERVILLE. 2) d’accepter la démission de Monsieur Dominique RAMBOUR en qualité de Co- Gérant , avec effet au 1 er mars 2011 En conséquence de ceci l’article 16 des statuts a été modifié comme suit :

Article 16 – "Gérance : nomination et durée des fonctions" :

Le Gérant de la société est Madame Christelle MURET-GARNIER demeurant 3, rue de l’Echelle 78930 GUERVILLE. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis

1651 La Gérance

PELICHET LYON

Société par Actions Simplifiées au capital de 40 000 Euros Siège social :

351, route de Givors 38670 CHASSE SUR RHONE 507 453 389 R.C.S. VIENNE

Aux termes d’une délibération en date du 31 janvier 2011, l’Assemblée Générale Extraordinaire a décidé :

- le transfert du siège social du :

351, route de Givors

38670 CHASSE SUR RHONE

à :

Hôtel d’Entreprises Camille Jenatzy Rue Edouard Branly

78260 ACHERES