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: A. Hammadi Ph : A. YacefPh

: A. Hammadi Ph : A. YacefPh Le Président kényan entame une visite d’État en Algérie l Le

Le Président kényan entame une visite d’État en Algérie

l Le Président Uhuru Kenyatta se recueille à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération

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6 Djoumada El-Aoual 1436 - Mercredi 25 Février 2015 - N°15370 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

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L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

ALGÉRIE - EAU Gaïd Salah rencontre le ministre émirati de la Défense à Dubaï P

ALGÉRIE - EAU

Gaïd Salah rencontre le ministre émirati de la Défense à Dubaï

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MESSAGE DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA, À L’OCCASION DU DOUBLE ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION DE L’UGTA ET DE LA NATIONALISATION DES HYDROCARBURES

« LA ConCRÉTiSATion Du PARACHèveMenT De L’inDÉPenDAnCe »

l Mobiliser les forces vives pour garantir la sécurité économique de l’Algérie l Diversifier l’économie
l Mobiliser les forces
vives pour garantir la
sécurité économique
de l’Algérie
l Diversifier
l’économie nationale
une priorité des
pouvoirs publics
l Fructifier les
hydrocarbures
conventionnels et
non conventionnels
ainsi que les énergies
renouvelables

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message aux travailleuses et travailleurs algériens, à l’occasion de la commémoration du double anniversaire du 24 février 1956 et du 24 février 1971, deux dates qui consacrent le souvenir de deux grands moments de notre histoire nationale, ceux du combat libérateur, et du processus d’affirmation de la souveraineté nationale.

PP. 3 & 4

DOUBLE ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION DE L’UGTA ET DE LA NATIONALISATION DES HYDROCARBURES

SellalàArzewetàHassiMessaoud: «Construire ensembleuneAlgériedémocratiqueetsociale»

SellalàArzewetàHassiMessaoud: «Construire ensembleuneAlgériedémocratiqueetsociale»

l M. Sellal :« L’Algérie exporte la paix et la sécurité aux pays voisins » l Sidi Saïd : « Les travailleurs et l’UGTA, djounoud de l’unité nationale, de la paix et de la stabilité sociale »

PP. 5 & 6

HOMMAGE ÀAMAR LASKRIAU FORUM DE LAMÉMOIRE D’ELMoudjAHid

HOMMAGE ÀAMAR LASKRIAU FORUM DE LAMÉMOIRE D’ ELMoudjAHid Le cinéaste engagé Le forum de la mémoire

Le cinéaste engagé

Le forum de la mémoire d’El Moudjahid a rendu hommage à cette grande figure du cinéma algérien connue tant pour son engagement pour la libération du pays, que pour l’épanouissement de l’activité cinématographique en Algérie.

P. 9

LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION À SAÏDA

en Algérie. P. 9 LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION À SAÏDA Rencontres de formation au profit

Rencontres de formation au profit des chargés d’information aux ministères de l’État

P. 8

MOSQUÉE D’ALGER

aux ministères de l’État P. 8 MOSQUÉE D’ALGER Tebboune insiste sur l’im- portance du respect des

Tebboune insiste sur l’im- portance du respect des délais de réalisation et des normes de qualité

P. 8

LA MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT À SÉTIF

de qualité P. 8 LA MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT À SÉTIF Les nouvelles filières de valorisation des

Les nouvelles filières de valorisation des déchets

P.

8

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2 EL MOUDJAHID MÉ T É O NuAGeux Au Nord, le temps sera froid et nuageux

EL MOUDJAHID

MÉ T É O NuAGeux Au Nord, le temps sera froid et nuageux sur les
MÉ T É O
NuAGeux
Au Nord, le temps sera froid et nuageux
sur les régions Est, avec averses de pluie
et/ou de grêle parfois orageuses en cours de
journée.
Sur les régions Centre et Ouest, temps par-
tiellement nuageux avec localement quelques
averses de pluie.
Chutes de neige sur les reliefs, notamment
de l’Est dépassant 900 mètres d’altitude.
Les vents seront modérés à assez forts no-
tamment près des côtes Est
avec de fortes rafales de vent sous orages.
La mer sera forte.
Sur les régions Sud, le temps sera froid et
nuageux sur le Nord Sahara, les Oasis et le
Sud-est avec quelques pluies locales.
Ailleurs, temps partiellement voilé.
Les vents seront modérés avec soulèvements
de sable locaux.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (14° - 10°),Annaba (11° - 11°), Bé-
char (16° - 6°), Biskra (16° - 7°), Constan-
tine (6° - 5°), Djelfa (7° - 2°), Ghardaïa
(15° - 7°), Oran (17° - 11°), Sétif (4° - 2°),
Tamanrasset (21°- 3°), Tlemcen (13 ° - 4°).

ACTIVITÉSDESPARTIS

AUJOURD’HUI ET DEMAIN À ORAN

FFS : séminaire

Le groupe parle- mentaire du FFS or- ganise un séminaire aujourd’hui et de- main à l’hôtel Lalla Mokhtara , 77, rue du 1 er Novembre, Hai Khemisti, Bir El Djir. L’ouverture des tra- vaux aura lieu cet après-midi à 13h.

des tra- vaux aura lieu cet après-midi à 13h. ANR : conférence nationale des présidents des

ANR :

conférence

nationale des

présidents des

bureaux de

wilaya

La conférence na- tionale des présidents des bureaux de wilaya de l’ANR, se tiendra ce samedi 28 février, à 12h, au siège central

********************************

SAMEDI 28 FÉVRIER À 12H

******************************** SAMEDI 28 FÉVRIER À 12H du parti. CE MATIN À 8H À L’INRE « La

du parti.

CE MATIN À 8H À L’INRE « La recherche en éducation » L’Institut na- tional
CE MATIN À 8H À L’INRE
« La recherche en éducation »
L’Institut na-
tional de la re-
cherche
en
éducation orga-
nise,
au-
jourd’hui
et
demain, un sé-
minaire sous le
thème : «La re-
cherche en
édu-
cation
perspectives et priorités pour la période 2015-2019». L’ou-
verture du séminaire sera présidée par le ministre de l’En-
:
seignemen
t supérieur et de la Recherche scientifique,
Mohamed Mebarki et la ministre de l’Education Nationale,
Nouria Benghabrit, ce matin à 8h, à l’INRE, El-Achour.
*********************************************
M. Kadi
à Constantine
Dans le
cadre du suivi des projets
du secteur, le ministre des Travaux
publics, Abdelkader Kadi, effectue
aujourd’hui, une visite de travail et
d’inspection dans la wilaya de
Constantine.
*********************************************
M. Necib
à Chlef et Ouargla
Le ministre des Ressources en eau,
Hocine Necib, effectuera demain une
visite de travail et d’inspection des
projets et infrastructures relevant de
son secteur dans la wilaya de Chlef et
samedi 28 février, dans la wilaya de
Ouargla.
*********************************************
M. Nouri à Ouargla
Le ministre de l’Agriculture et du
Développement Rural, M. Abdelwa-
hab Nouri,
vrier une
effectuera samedi 28 fé-
visite de travail et
d’inspection dans la wilaya d’Ouar-
gla.
*********************************************
M me Nouria Yamina
Zerhouni à Tipasa
La ministre du Tourisme et de
l’Artisanat, Nouria Yamina Zerhouni,
effectuera, demain, une visite de tra-
vail et d’inspection dans la wilaya de
Tipasa.
*********************************************
DEMAIN À 8H30 À L’HÔTEL EL-ABBAS-
SIDES PALM BEACH, ZÉRALDA
Cérémonie d’installation des enseignants
formé par le BIT
La mini
stre déléguée auprès
du ministre du Tourisme et de
l’Artisanat
, chargée de l’Artisa-
nat, M me Aïcha Tagabou, prési-
dera la cérémonie d’installation
des enseignants formés par le
Bureau International du Travail,
demain à 8h30 à l’hôtel El-Ab-
bassides Palm Beach, Zéralda.
*********************************************
LES 26 ET 27 FÉVRIER À OUARGLA
Célé
bration du 53 e anniversaire des
manifestations du 27 février
Sous le haut patronage du Pré-
sident de la République, M. Ab-
delaziz Bouteflika, et dans le
cadre de la commémoration du
60 e anniversaire du déclenche-
ment de la guerre de Libération,
le ministre des Moudjahidine,
Tayeb Zitouni, présidera la céré-
monie de commémoration du
53 e anniversaire des manifesta-
tions du 27 février dans la wilaya
d’Ouargla, les 26 et 27 février.
CET APRÈS-MIDI À 13H30 À LA DGSN Signature de renouvellement de l’accord entre la DGSN
CET APRÈS-MIDI À 13H30 À LA DGSN
Signature de renouvellement de
l’accord entre la DGSN et Mobilis
Le général major Abdelghani Hamel, Directeur Général de la
Sûreté Nationale et le Président -directeur général de l’entreprise
national de communication Mobilis signeront le renouvellement
de l’accord conclu entre la DGSN et Mobilis, cet après-midi à 13h.
CE MATIN AU LYCÉE MIXTE DE ZÉRALDA
Le rôle des étudiants durant
la guerre de Libération
Dans le cadre de son émission hebdomadaire «Rendez-vous
avec l’Histoire», le Musée national du moudjahid organise ce
matin à 10h au lycée mixte de Zéralda une conférence sur «Le rôle
des étudiants durant la guerre de Libération».

CE MATIN À 9H30 AU SIÈGE D’ALGEX

Les exportations des miels algériens

La Fédération nationale d’Api- culture en collabo- ration avec l’Agence nationale de la Promotion du Commerce Exté- rieur (ALGEX) or- ganise une conférence sur les exportations des miels algériens.

de la Promotion du Commerce Exté- rieur (ALGEX) or- ganise une conférence sur les exportations des

CE MATIN À 10H À L’ENSSP

« La guerre économique »

L’Ecole nationale supérieure de sciences politiques organise ce matin à 10h, une conférence sous le thème «La guerre écono- mique» qui sera animée par le D r Dahmane Madjid, directeur de la Bibliothèque nationale.

CE MATIN À 10H À RIADH EL-FETH Conférence sur le 2 e Salon de la
CE MATIN À 10H À RIADH EL-FETH
Conférence sur le 2 e Salon de la formation
continue
En prévision de la tenue de la seconde édition du Salon national
de la formation continue, une conférence de presse, animée par le
commissaire du Salon, M. Belkhiri, aura lieu ce matin à 10h à la
salle Mohamed-Zinet à Riadh El-Feth.
DEMAIN À 14H À L’INESG
Les bouleversements dans le
monde arabe
L’Institut national d’Etudes de straté-
gie globale organise, demain à 14h, une
conférence sur «Les bouleversements
dans le monde arabe et leurs répercus-
sions sur l’Algérie», animée par M. Bel-
himer Ammar.
AGENDA CULTUREL DEMAIN À 19H À LA SALLE IBN KHALDOUN La Jordanienne Macadi Nahhas en
AGENDA CULTUREL
DEMAIN À 19H À LA SALLE IBN KHALDOUN
La Jordanienne Macadi Nahhas
en concert
L’Agence algérienne
pour le rayonnement
culturel (AARC), en
partenariat avec l’éta-
blissement Arts et Cul-
ture, débute sa
programmation musi-
cale 2015, avec l’artiste
jordanienne Macadi
Nahhas, demain à 19h à
la salle Ibn Khaldoun.

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a t io n

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EL MOUDJAHID

ALGÉRIE - KENYA
ALGÉRIE - KENYA

Le Président kényan entame une visite d’État en Algérie

L e Président du Kenya, Uhuru Kenyatta, est arrivé hier à Alger, dans le cadre d'une visite d'Etat de trois jours en Algérie, à l'in- vitation du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

M. Kenyatta a été accueilli, à son arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediène, par le président du Conseil de la nation, Abdel- kader Bensalah, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane La- mamra, et le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel. Cette visite permettra aux deux Chefs d'Etat d'"examiner les voies et moyens de promouvoir davantage les relations de fraternité entre les peuples algérien et kenyan", a in- diqué lundi dernier un communiqué de la présidence de la République. Les deux Présidents se concerteront également sur des "questions in- ternationales d'intérêt commun, notamment la sécurité, la paix et l'in- tégration en Afrique". Il est souligné en outre que cette visite "qui intervient à un moment où les relations entre l'Algérie et le Kenya connaissent une dynamique qualitative nouvelle, sera l'occasion d'exa- miner les voies et moyens de promouvoir les échanges dans les diffé- rents domaines, y compris économiques et commerciaux, à la hauteur des potentialités des deux pays", a précisé la même source.

Ph. : A. Yacef
Ph. : A. Yacef

Le Président Uhuru Kenyatta se recueille à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération

Le Président du Kenya, Uhuru Kenyatta, s'est rendu hier au sanctuaire du martyr (Maqam Echa- hid) à Alger, où il s'est recueilli à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale. Ac- compagné du président du Conseil de la nation,Ab- delkader Bensalah, le président kenyan a déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle commémo-

rative des martyrs et observé une minute de si- lence à la mémoire des martyrs de la Révolution. M. Kenyatta, a ensuite visité le musée national du Moudjahid où il a reçu des explications sur les différentes étapes de l'histoire de l'Algérie, notam- ment la guerre de Libération nationale.

notam- ment la guerre de Libération nationale. MESSAGE DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA, À L’OCCASION DU DOUBLE

MESSAGE DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA, À L’OCCASION DU DOUBLE ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION DE L’UGTA ET DE LA NATIONALISATION DES HYDROCARBURES :

« La concrétisation du parachèvement de l’indépendance »

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message aux travail- leuses et travailleurs algériens à l'occasion de la commémoration du double anniver- saire du 24 février, dont voici le texte inté- gral :

« Monsieur le secrétaire général de l'Union Général des Travailleurs Algé- riens, Chères sœurs travailleuses, chers frères travailleurs, Mesdames, messieurs, En ce jour où nous commémorons deux glorieuses dates de notre histoire contempo- raine : le 24 février 1956 et le 24 février 1971, je tiens à célébrer, avec l'Union Gé- nérale des Travailleurs Algériens, ses diri- geants et l'ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur des hydrocarbures et ceux des autres secteurs d'activités de notre pays, le souvenir de ces deux grands mo- ments qui figurent en bonne place parmi les jalons du combat libérateur et du processus d'affirmation de la souveraineté nationale. Nous célébrons aujourd'hui le 59 e anni- versaire de la naissance d'un mouvement syndical authentiquement algérien, fruit d'une longue maturation, dans le sillage du mouvement national pour l'indépendance, de la conscience politique et sociale des travail- leuses et travailleurs algériens, face à l'op- pression politique et à l'exploitation économique du système colonial, conscience qui s'est pleinement affirmée au cours de la lutte pour le recouvrement de l'indépendance de notre pays. Nous célébrons, également, le 44 e anni- versaire de la nationalisation des hydrocar- bures, point d'orgue de la concrétisation du parachèvement de l'indépendance à travers

du parachèvement de l'indépendance à travers la conquête de la souveraineté économique. Annoncée

la conquête de la souveraineté économique. Annoncée solennellement le jour de l'an- niversaire de la création, en 1956, en pleine guerre de Libération nationale, de l'Union Générale des Travailleurs Algériens, cette nationalisation a exprimé l'exercice légitime d'une souveraineté nationale retrouvée grâce aux sacrifices de notre peuple et à l'engage- ment héroïque de ses couches laborieuses. Elle a constitué, depuis lors, un facteur majeur qui a permis de rattraper le retard économique généré par plus d'un siècle de domination coloniale et d'assurer un déve- loppement social conforme aux idéaux de la glorieuse Révolution du 1 er Novembre 1954. Nul ne peut contester la contribution dé- cisive de l'Union Générale des Travailleurs Algériens dans la mobilisation des travail- leurs lors de la lutte pour l'indépendance na-

tionale et dans le processus de recouvrement du droit de propriété sur les ressources natu- relles.

Mesdames, messieurs, La célébration du 24 février, cette année, intervient quelques semaines après la tenue, en janvier 2015, du 12 e congrès de l'UGTA qui a explicitement consacré sa vision fon- dée sur le recours privilégié à la concertation et au dialogue pour la résolution des pro- blèmes du monde du travail et pour la pro- motion du bien-être social des travailleurs et leur épanouissement. Elle s'est ainsi affir- mée en tant que force de proposition à tra- vers notamment son engagement sans faille en faveur de la réhabilitation de l'outil de production national et de la promotion et la protection de la production nationale,

conformément à la déclaration portant sur une nouvelle stratégie du développement in- dustriel de l'Algérie, signée en 2013, avec sept organisations patronales. En nous référant au bilan de la nationali- sation des hydrocarbures, en ce 44 e anniver- saire, nous ne pouvons qu'admettre qu'il est

largement positif plus de 430 découvertes de pétrole et de gaz ont été, depuis réalisées dont près des deux tiers par notre compagnie nationale. La production nationale d'hydro- carbures a plus que triplé. En matière de gaz naturel, le développement de la liquéfaction

à grande échelle a permis de porter la capa-

cité nationale à 25 fois celle de 1971. Paral-

lèlement, de grands projets de gazoducs transcontinentaux ont été réalisés. Avec des capacités modernes d'exportation significa- tive, notre pays dispose aujourd'hui des moyens lui permettant de conforter sa capa- cité de desservir de multiples marchés à tra- vers le monde. La priorité accordée à l'approvisionne- ment du marché national, pour les besoins

des citoyens et ceux de l'industrie, a pu trou- ver toute son expression dans l'électrification quasi totale du pays et dans le raccordement au réseau de distribution de gaz naturel qui

a atteint un taux de pénétration des plus im-

portants au monde. Ce sont les revenus tirés des ressources naturelles de notre pays qui ont rendu possi- ble une telle avancée. Le pétrole, le gaz conventionnel et de schiste, les énergies re- nouvelables sont des dons de Dieu. Il nous incombe de les fructifier et d'en tirer profit, pour nous et pour les générations futures, en veillant scrupuleusement à assurer la sauve- garde de la santé de la population et la pro-

tection de l'environnement. (Suite en page 4)

Mercredi 25 Février 2015

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EL MOUDJAHID

MESSAGE DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA, À L’OCCASION DU DOUBLE ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION DE L’UGTA ET DE LA NATIONALISATION DES HYDROCARBURES

« La concrétisation du parachèvement de l’indépendance »

( Suite de la page 3)

Aujourd'hui, nous pouvons en être fiers, l'Algérie a atteint et même dépassé les objectifs du millénaire des Nations unies en matière d'ac- cès à l'énergie, ainsi que d'autres domaines. Le niveau de la vie de l'Algérien moyen s'est sen- siblement amélioré, comme en attestent l'accès au logement, à l'électricité, au gaz et à l'eau po- table, et l'acquisition de biens durables et des produits de consommation courante. La valo- risation des hydrocarbures a permis de mettre en place un tissu industriel en passe d'être, au- jourd'hui, densifié et mieux intégré à travers la multiplication des petites et moyennes entre- prises fortes créatrices d'emplois. La diversification et la compétitivité de l'économie du pays ne cesseront pas de consti- tuer pour nous une priorité, pour exploiter tout le potentiel de croissance que recèlent plusieurs autres secteurs créateurs de richesse et d'em- plois, et renforcer la résilience de notre écono- mie notamment face à des chocs externes. En effet, nul n'est à l'abri de chocs externes, comme la chute des prix survenue sur le marché pétro- lier depuis le milieu de l'année 2014. Bien que le pays dispose de moyens et d'ou-

tils pour faire face à de telles situations, le gou- vernement a été instruit de prendre les mesures requises, pour en atténuer les effets, d'abord sur le processus de développement en cours et la croissance, et de réduire autant que possible les impacts sur les citoyens, notamment les couches sociales les plus exposées. Les secteurs de l'industrie, de la pétrochimie,

de l'agriculture, du tourisme et des nouvelles technologies de l'information et de la communi- cation doivent, dans ce contexte, être dynamisés. Il nous incombera de nous appuyer sur une gestion rigou- reuse et prudente de nos recettes d'exportation en orientant les dé- penses vers la réalisation des bases nécessaires au développe- ment durable de notre économie et en accélérant le rythme de

mise en œuvre et d'approfondis- sement des réformes. Les difficultés conjonctu- relles auxquelles nous sommes confrontés n'affectent en rien notre attachement permanent à la concrétisation de la justice sociale et de la solidarité nationale. Nous veillerons à poursuivre la mise en œuvre de la politique de promotion de l'emploi, notamment en direction des jeunes, à travers le maintien et le renforcement des dispositifs de promotion de l'emploi salarié et des dispositifs publics d'appui à la création d'activités. Les programmes de réalisation de loge- ments, toutes formules confondues, seront poursuivis à l'effet de permettre aux citoyens, notamment aux plus défavorisés, d'accéder à un logement et à des conditions de vie décentes et dignes. Il va sans dire que c'est la mobilisation de toutes nos forces vives, de l'ensemble des tra- vailleurs et des cadres qui nous permettra, en dépit des difficultés, de poursuivre notre marche vers le progrès et le développement. Cette exigence requiert cependant des travail-

sera qu'un pis-aller éphémère, et lorsque les

puits de pétrole se seront taris, la crise n'en sera que plus dure et plus cuisante. Nous n'avons d'autre moyen ou issue que de compter sur nos capacités propres, sur le labeur de nos travailleurs et la créativité de nos cer- veaux. Nous devons aller de l'avant, faire preuve d'une détermination résolue, d'une vo- lonté d'entreprendre inébranlable en vue de l'al- ternative aux hydrocarbures. Nous devons accorder davantage d'intérêt aux autres secteurs générateurs de richesse matérielle, culturelle ou spirituelle. Nous en sommes capables, nous le ferons, et nous réussirons avec l'aide d'Allah. Il me faut rappeler que les acquis sociaux, la réduction durable du niveau de chômage ainsi que les nombreuses réalisations socio-éco- nomiques n'ont pu être obtenus que grâce au ré- tablissement de la paix et à la stabilité qui ont prévalu tout au long de ces dernières années. Cette paix et cette stabilité, qui se nourris- sent des efforts de chaque citoyen, ont constitué le ciment qui a permis de raffermir et de conso- lider l'unité de la nation dans le cadre de la ré- conciliation nationale. Aussi, dois-je exhorter chaque citoyenne et citoyen, chaque travailleuse et travailleur, à œu- vrer à la préservation de la paix retrouvée et chèrement acquise sans laquelle aucun déve- loppement n'est possible. Je ne conclurai pas mon propos sans rendre un hommage mérité à l'ensemble des Algé- riennes et Algériens qui sont engagés, corps et âme, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé,

dans la bataille de construction de l'avenir économique du pays. Je ne recommanderai jamais assez de ne rien ménager pour obtenir et maintenir, pour tou- jours, une totale symbiose entre ces deux secteurs. L'avenir de notre pays en dépend. Je n'ai jamais douté et ne douterai jamais que toutes celles et tous ceux qui œuvrent pour sortir notre pays du sous-déve- loppement, sont capables de sauvegarder ses acquis et de pa- rachever sa construction. Le pa-

triotisme, la volonté qui les animent et leur sens de l'excellence guideront les efforts qu'ils continueront à déployer pour progresser, chaque jour, sur la voie de l'acqui- sition du savoir-faire, de la performance et de la productivité. La sauvegarde de la sécurité globale de notre pays, qui accapare tous nos efforts, sup- pose une mobilisation de l'ensemble de nos forces vives pour garantir notre sécurité éco- nomique. Je lance donc un appel solennel à toutes les Algériennes et à tous les Algériens pour qu'ensemble nous œuvrions à la poursuite de l'édification de notre pays et à sa préserva- tion des nuisances que génèrent les tentatives internes et externes visant à le déstabiliser. Convaincu que je suis que les travailleuses et travailleurs seront toujours à l'avant-garde, sur tous les fronts, je voudrais qu'ils sachent que je ne serai nulle part ailleurs qu'avec eux, parmi eux en première ligne.»

ailleurs qu'avec eux, parmi eux en première ligne.» leurs, de tous les travailleurs, de veiller à

leurs, de tous les travailleurs, de veiller à ce que la défense légitime et vigilante de leurs droits ne s'exerce point au détriment de l'observation effective et régulière de leurs devoirs et obliga- tions. Le développement n'a de sens que s'il contri- bue à améliorer les conditions de vie de la po- pulation à travers l'ensemble du territoire national, notamment de ceux qui

créent de la richesse, à savoir les travailleurs dans toute leur diver- sité. C'est l'accès du plus grand nombre à la prospérité qui conforte notre sécurité nationale dans un environnement régional et mondial fortement perturbé et porteur de menaces. Ce contexte, chargé de risques et d'incerti- tudes, nous commande impérati- vement de consolider la stabilité du pays par une vigilance accrue contre toute menace d'où qu'elle

vienne, notamment par la lutte contre le terrorisme et le crime transnational or- ganisé et la défense de notre économie natio- nale contre toute les formes de prédation et d'atteinte criminelles. L'UGTA apportera, aux côtés des autres forces vives de la nation, sans aucun doute, sa contribution pleine et entière dans la mobilisa- tion des capacités humaines et matérielles de la nation pour surmonter ces défis. Le Pacte na- tional économique et social de croissance constitue le cadre privilégié pour la conjugaison des efforts des partenaires, en vue d'une mobi- lisation de toutes les énergies pour promouvoir, dans un cadre consensuel, une croissance dura- ble génératrice d'emploi et de richesse reposant sur une plus forte contribution des secteurs pro- ductifs public et privé censés, à terme, de pren- dre le relais du Trésor public dans le financement des programmes de développe- ment.

Mesdames, messieurs, C'est dans les moments d'épreuve et de dif-

ficulté que les nations vivantes s'aguerrissent. Elles en tirent expérience et savoir-faire pour bâtir leur avenir et s'affirmer comme acteur in- contournable dans l'édification de la civilisation humaine et son évolution. L'Algérie a été éprou- vée par des crises et confrontée à des défis qui ont failli avoir raison des fondements même de son Etat, n'étaient la vigilance et la cohésion de son peuple ainsi que sa mansué-

tude et son indulgence, quand il

l'a fallu, pour sauvegarder l'unité de son peuple et garantir sa sé- curité et sa prospérité. Grâce à cette vigilance sous- tendue par un génie vif et un es- prit fécond, l'Algérie a su surmonter les malheurs et les épreuves et en faire un capital d'expérience d'avant-garde. Ce n'est sûrement pas par simple complaisance que les na- tions du monde entier, grandes et moins grandes, tiennent à être au fait de la Révolution algérienne,

à en étudier les batailles dans les

moindres détails, à se lier avec l'Algérie par des traités stratégiques de lutte contre le terrorisme venu frapper à leurs portes et à s'informer des mesures qui ont rendu possible la réconciliation

nationale, pour s'en inspirer. Il ne s'agit point de complaisance, mais d'une considération vouée

à l'Algérie, d'une reconnaissance de sa capacité

non seulement à surmonter les difficultés, mais également à leur apporter les solutions idoines. A cela s'ajoute le fait qu'elle soit devenue une référence en matière de médiation et de bons offices entre les nations, un pays auquel on re- court pour le règlement des conflits et dont la voie jouit d'autant d'audience que de respect dans les enceintes internationales. A l'heure actuelle, nous faisons face à une crise aussi grave que les crises passées, car elle menace notre économie, voire notre pain quo- tidien. La politique d'austérité ne sera point suf- fisante pour la juguler. Attendre patiemment que les prix reviennent à leur cours antérieur ne

« C'est l’accès du plus grand nombre à la prospérité qui conforte notre sécurité nationale dans un environnement régional et mondial fortement perturbé et porteur de menaces. »

« Cette paix et cette stabilité, qui se nourrissent des efforts de chaque citoyen, ont constitué le ciment qui a permis de raffermir et de consolider l'unité de la nation dans le cadre de la réconciliation nationale. »

Dans l’unité et la stabilité, les défis seront relevés

l Le Président de la République a adressé un important message à l’occasion de la célébration du 24 février,

double anniversaire de la création de l’UGTAet de la nationalisation des hydrocarbures, mettant en exergue toute la symbolique de ces deux dates qui ont vu le peuple algérien s’engager courageusement sur le chemin de la conquête de sa dignité et le recouvrement de sa souveraineté sur ses ressources naturelles sans laquelle il ne pouvait y avoir d’indépendance véritable. C’est dans le sillage de cette mobilisation des énergies et l’impulsion d’une dynamique de concertation entre les partenaires sociaux que la nation a pu engranger d’importants acquis et réalisations tant sur le plan de l’amélioration des conditions de vie des populations (accès à l’eau, à l’électricité et au gaz, logement) qu’en ce qui concerne l’émergence d’une base industrielle et d’un tissu de PME générateurs de richesses et d’emplois, a souligné le Chef de l’Etat. La conjoncture délicate que traverse actuellement le pays consécutivement à la chute des prix du pétrole et les défis qui doivent être relevés dont la nécessaire diversification de notre économie pour éviter que ne soient compromis les objectifs de développement et les aspirations légitimes des citoyens à un meilleur niveau de vie ont figuré également en bonne place dans le message du Président de la République.

La tonalité du message est pour un regard lucide et une prise de conscience face à une conjoncture particulièrement difficile. En ce moment nous faisons face à une crise aussi grave que les crises passées car elle menace notre économie, notre pain quotidien, dira le Chef de l’Etat qui précise que le gouvernement n’a pas tardé à prendre les mesures qui s’imposent pour faire face à la situation avec le souci de faire en sorte que soit poursuivi l’effort d’investissement et d’équipement du pays sans détérioration du niveau de vie des larges couches de la population dont il faut garantir le droit à l’accès au logement et la préservation des acquis en matière de santé, d’éducation, de formation, etc. Le Chef de l’Etat estime que le pays est aujourd’hui en mesure de relever les défis qu’impose la forte baisse de ses revenus d’exportation des hydrocarbures compte tenu des potentialités non négligeables dont il dispose dont le matelas financier appréciable en réserves de changes équivalent à trois années d’importations. La démarche engagée pour le renforcement des secteurs de l’industrie de la pétrochimie, l’agriculture, le tourisme, les nouvelles technologies de l’information et de la communication se consolide davantage à la faveur des partenariats avec de grandes sociétés de réputation mondiale qui apportent leur savoir-faire en matière de technologie et de

management dans une vision de partenariat gagnant-gagnant

comme en attestent les récents accords qui ont été conclus avec des groupes comme Renault, Daimler Benz, Massey

Fergusson

l’ensemble des acteurs qu’il s’agisse des cadres, des travailleurs tenus de relever les défis de la production et de l’innovation, du gouvernement, des syndicats et des opérateurs économiques dont le Président de la République a salué le sens patriotique qui s’est illustré dans la conclusion du pacte national économique et social, synonyme de mobilisation dans la stabilité du front social sans laquelle tout progrès est illusoire. La réussite dans ce formidable challenge qui interpelle toutes les forces vives de la nation est aussi au prix d’une vigilance dans la défense des intérêts du pays face aux manœuvres déstabilisatrices des ennemis a mis en garde le Chef de l’Etat qui n’a pas manqué de souligner la nécessité d’aborder les problèmes du pays dans la sérénité avec la volonté de bien faire en ne portant préjudice à quiconque. C’est le cas du débat sur l’exploitation des ressources énergétiques conventionnelles et non conventionnelles comme le gaz de schiste, dont le Président a insisté sur la nécessité de veiller à sauvegarder la santé de la population.

M. Brahim

Notre salut tient aussi à la contribution de

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EL MOUDJAHID

DOUBLE ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION DE L’UGTA ET DE LA NATIONALISATION DES HYDROCARBURES

Sellal à Arzew et à Hassi Messaoud : « Construire ensemble une Algérie démocratique et sociale »

Le Premier ministre a rappelé les différents acquis de l’Algérie, notamment sa victoire face au terrorisme. Un fléau que les pays du monde réunis n’arrivent pas à annihiler.

De notre envoyé spécial à Arzew et à Hassi Messaoud :

Fouad Irnatene

C’ est à partir d’arzew où a été célébré, hier, le double anni- versaire de la création de

l’UGTa et de la nationalisation des hy- drocarbures, que le Premier ministre a lancé un message fort de sens dans le- quel il a rappelé les lignes rouges à ne pas franchir. «aujourd’hui, il y a ceux

qui veulent déstabiliser l’algérie et son unité nationale, mais ils ne pourront ja- mais parvenir à leurs fins», a déclaré

M. abdelmalek Sellal, sous un tonnerre

d’applaudissements venant des quatre coins de la salle omnisports du 24 Fé- vrier, où il a improvisé un discours qui n’a pas manqué de plaire à l’assistance. S’adressant à ceux qui ont appelé les ci- toyens à sortir dans la rue, le chef de l’Exécutif dira, haut et fort, que cette tentative «ne peut aboutir». Ces propos rassurants ont été fortement applaudis.

M. Sellal rassure que l’algérie est «un

havre de paix, de stabilité et de sécurité au niveau du Sahel et dans l’ensemble de la région.» il a rappelé les tentatives de déstabilisation ne datent pas d’au- jourd’hui. Pendant la décennie noire, certaines parties ont «politisé l’islam et

semé la fitna.» Bilan de cette tragédie :

200 000 victimes, Toutefois, se félicite le Premier ministre, «la lutte du peuple conjuguée à la politique de la réconci- liation nationale initiée par le Président Bouteflika, ont permis de vaincre la horde terroriste». aux problèmes natio- naux, l’algérie a choisi la solution algé- rienne. aujourd’hui, le monde entier, dira M. Sellal, «lutte contre ce fléau transnational, sans trouver les solutions adéquates». La victoire arrachée par l’algérie au prix d’énormes sacrifices est, d’une part, le fruit d’une politique sage, et d’autre part, de la mobilisation de toute une population qui a farouche- ment résisté.

«Nul ne peut nous dicter nos choix politiques et économiques » abordant le volet socio-écono- mique, M. Sellal qui était accompagné d’un important panel de personnalités, notamment le secrétaire général de l’UGTa, M. abdelmadjid Sidi Saïd, les

général de l’UGTa, M. abdelmadjid Sidi Saïd, les ministres de l’Energie, du Travail et de la

ministres de l’Energie, du Travail et de la Sécurité sociale et de la Solidarité na- tionale, respectivement M. Youcef Yousfi, Mohamed El Ghazi, et M me Mounia Meslem, a fait savoir que si en 1962 il était question du rétablissement de la souveraineté nationale «grâce au combat héroïque du peuple et du sang des martyrs», en 1971, date de la natio- nalisation des hydrocarbures décidée par le défunt président Houari Boume- diene, «l’algérie a retrouvé sa stabilité économique». Le Premier ministre re- lève l’importance de ces dates histo- riques «qui doivent rester dans nos mémoires.» dans le même ordre d’idées, il dira que la nationalisation des hydrocarbures «est le seul acquis sans lequel l’algérie n’aurait pas connu la dynamique du dé- veloppement enregistrée aujourd’hui.» Citant le secteur de l’Habitat, à titre illustratif, M. Sellal a mis en exergue sa satisfaction de voir l’algérie se targuer d’être parmi les rares nations au monde à avoir distribué 324. 000 logements so- ciaux en une année (2014). Une initia- tive qui entre dans le cadre du soutien aux catégories sociales, et qui fera sou- ligner le fait, par M. Sellal, qu’«une en- veloppe financière de 60 milliards de dollars a été allouée à cet effet». Cette performance, et tant d’autres enregistrées dans divers domaines, tra- duisent «l’aboutissement de la dé- marche du Président Bouteflika à savoir construire une algérie démocratique et

sociale.» Les acquis sont nombreux, la volonté politique d’aller vers un meil- leur développement est de mise. Mais, cela ne peut suffire, dira M. Sellal. Le défi majeur est de «préserver, ensemble, l’unité nationale.» après l’indépendance, l’algérie, comme toutes les nations, a connu des hauts et des bas. En 2015, «notre pays a enregistré à ce jour, une bonne maîtrise de ses affaires et nul ne peut lui dicter les décisions, notamment politiques et économiques.» Passer à une vitesse supérieure passe inéluctablement par la préservation du triptyque : «unité nationale, souverai- neté nationale et travailleurs quel que soit le prix à payer.»

Gaz de schiste : « Le gouvernement a fait des prospectives, pas de l’ex- ploitation » d’autre part, le Premier ministre a rebondi sur la question de la chute des prix du pétrole sur le marché internatio- nal et ses répercussions sur l’algé-

rie. «Même si on a perdu 50% de nos

rentes, souligne M. Sellal, «on parvien- dra grâce, notamment à la politique sage

du Président, à surpasser ces difficul- tés». Et d’ajouter : «On a les moyens, il suffit d’affronter l’avenir avec intelli- gence», précisant que le «gouvernement

a mis en place un plan pour réussir da- vantage le développement économique

et créer les richesses sans distinction au-

cune entre les algériens». a propos de l’essor économique, le chef de l’Exécu- tif précise que le gouvernement n’a pas choisi la solution la plus facile. a contrario, « celui-ci a opté pour la plus

difficile, mais qui aura, sûrement, de bons résultats, notamment pour ce qui concerne l’option de trouver les meil- leures alternatives aux hydrocarbures.» Ne voulant pas se contenter des acquis réalisés, M. Sellal assure que le gouver- nement «changera sa vision écono- mique en apportant un appui certain aux entreprises et secteurs productifs et créateurs de richesses.» Par ailleurs, le Premier ministre a rassuré quant au dossier du gaz de schiste. «On ne pas ignorer une richesse qui renforcera l’économie nationale, mais on a fixé des conditions pour toute éventuelles exploitation», a-t-il indiqué. Tout en soulignant que «notre politique est bien claire : on investit, certes, dans les énergies traditionnelles tout en ayant une vision à long terme qui permettra au gouvernement de faire des prospectives sur la gaz de schiste ou le pétrole de schiste.» M. Sellal précise également que les études nécessitent du temps. Les premiers résultats des études prélimi- naires ont donné l’algérie comme 3 e plus grand pays mondial en termes de réserves en gaz de schiste. Mais, ajoute

M. Sellal, «l’exploitation ne se fera

qu’une fois que l’on confirme qu’il n’y

a aucun risque sur le citoyen ni sur l’en-

vironnement». Partant de là, Sellal, fort ovationné, a balayé d’un revers de la main toute «tentative de politiser» cette ressource.

Sidi Saïd : « Se jouer des sensibilités des jeunes est de l’infantilisme »

de son côté, abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’Union général

des travailleurs algériens a énergique- ment dénoncé les tentatives de déstabi- liser le pays en ayant recours à la rue. «C’est plus qu’une manipulation, c’est de l’infantilisme», a-t-il clamé devant un auditoire composé dans sa majorité, de travailleurs des zones industrielles d’arzew et d’Oran et qui lui était tota- lement acquise. aux parties concernées, le patron de la Centrale syndicale rap- pelle qu’«il est interdit de toucher à la stabilité du pays», précisant que la «vio- lence ne mène à rien». dans cette op- tique, et dans une ambiance syndicale qui lui est chère, il souligne que le 24 fé- vrier, date à forte charge historique, «ne doit en aucun cas être utilisée à des fins politiciennes.»ace propos, il relève que l’UGTa est «une force ouvrière qui a considérablement participé au rétablis- sement de la souveraineté nationale». Les travailleurs, ajoute-t-il, «sont les soldats de la République.» dans une rétrospective qui l’a mené jusqu’aux années 90, Sidi Saïd a affirmé que «si l’algérie a trouvé des solutions à ses problèmes, c’est en grande partie grâce à son Président». « Bouteflika est l’homme qui a essuyé nos larmes, l’homme qui ne sait jamais dire non pour le bien de l’algérie», dira le patron de l’UGTa. Et de dire «Le paiement de dettes par anticipation a redonné à l’éco- nomie nationale de sa valeur que de-

mander de plus ?» a-t-il clamé, sous un

tonnerre d’applaudissements. F. I.

SELLaL :

« Au lieu d’amplifier la polémique autour du gaz de schiste, parlez des grands acquis de l’Algérie »

arrivés à Hassi Messaoud, après leur passage dans la lo- calité industrielle d’arzew à Oran, le Premier ministre et le patron de la Centrale syndicale ont réaffirmé, au cours d’un deuxième meeting, «la nécessité de préserver l’unité natio- nale, ainsi que les lignes rouges à ne pas franchir». Pour M. Sellal, l’algérie est aujourd’hui forte et pourra régler tous ses problèmes. Néanmoins, «l’amour du pays qui est au fond de chacun de nous est la condition sine qua non pour arriver aux objectifs fixés». Le chef de l’Exécutif affirme que «l’al-

gérie est une et indivisible autant que le sort des algériens». Partant de là, il a rappelé une petite partie des sacrifices consentis et des combats menés par les populations du Sud, dont celles d’Ouargla pendant la Révolution, et pour éviter toute division de l’algérie. En outre, il a relevé la détermi- nation du gouvernement à assister davantage les hommes d’affaires qui participent à la création d’emplois, précisant que l’algérie «est fière de ses cadres». F. I.

« L’Algérie exporte la paix et la sécurité aux pays voisins »

"Havre de paix au milieu d'une mer agitée, l'algérie ex- porte paix et sécurité à ses voisins, et s'érige en pays qui prône le dialogue et honnit la violence", a déclaré M. Sellal, lors d'un meeting animé à la salle omnisports de Hassi Mes- saoud. "Forte de son peuple uni, d'une armée et de services de sécurité dignes de la défendre et d'assurer sa protection, l'algérie prend ses décisions en toute souveraineté, et nul ne peut s'arroger le droit de lui dicter ce qu'elle doit faire", a martelé le Premier ministre. Par ailleurs, M. Sellal a fustigé "les voix qui tentent de remettre en cause la compétence de certains cadres du secteur des hydrocarbures qui avaient

fourni des explications sur l'exploitation du gaz de schiste", précisant, dans ce sens, que "les cadres algériens sont pion- niers en la matière et leur compétence est reconnue au ni- veau mondial". "Certains sont allés jusqu'à dire que le gouvernement mettait en péril la santé des citoyens", a ajouté le Premier ministre, appelant les algériens "à faire confiance à leurs responsables qui veillent à assurer l'avenir du pays". S'exprimant sur l'avenir des régions du sud du pays, M. Sellal a indiqué que le découpage administratif les concernant "sera effectif dans quelques semaines".

Sidi Saïd :

« Les travailleurs et l’UGTA djounoud de l’unité nationale de la paix et de la stabilité sociale »

«Nous sommes fiers d’accompagner l’État, à sa tête le Président de la Ré- publique, M. abdelaziz Bouteflika, dans tous ses efforts déployés dans les dif- férents domaines socio-économiques, politiques et internationaux», a affirmé le SG de l’UGTa, ajoutant que «nous soutenons le Président qui a œuvré pour la prospérité des travailleurs et du pays». «Nous ne devons pas oublier les efforts déployés par le Président abdelaziz Bouteflika en faveur du développement des régions du Sud, notamment le mégaprojet de transfert des eaux d’in-Salah vers Tamanrasset», a-t-il souligné. M. Sidi Saïd a lancé, par ailleurs, à l’adresse de ceux qui, a-t-il dit, veulent exploiter la question de l’exploration du gaz de schiste dans le but de «déstabiliser le Sud», qu’«ils ne parviendront pas à leur fin», et que «nous ne leur permettrons jamais d’utiliser les jeunes pour porter atteinte à l’unité nationale».

Une date porteuse d’une destinée

l La dimension sociale de l’Etat par le maintien de sa poli- tique de soutien aux produits et son engagement sur le

front du développement économique et social, malgré l’effondrement des cours de l’or noir, a été réaffirmée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a présidé, hier, à Arzew, en présence du Secrétaire général de l'UGTA, Abdel- madjid Sidi Saïd et de plusieurs membres du gouvernement les cérémonies commémorant le double anniversaire de la natio- nalisation des hydrocarbures et de la création de l'Union géné- rale des travailleurs algériens. Une journée importante par sa place dans l’histoire du mouvement national (par rapport à la création de l’UGTA en pleine guerre de Libération ) et, égale- ment, par l’acte révolutionnaire des nationalisations (une fois l’indépendance acquise) qui «a permis de rattraper le retard économique généré par plus d'un siècle de domination coloniale et d'assurer un développement social conforme aux idéaux de la glorieuse Révolution du 1 er Novembre 1954» comme rappelé hier par le Président de la République dans son message adressé aux travailleurs en particulier, à la classe politique et

aux Algériens en général. Chaque peuple, chaque nation se forge une destinée à partir d’évènements et de dates fondatrices qui fonctionnent dans le temps comme un repère vers lequel toutes ses forces convergent. Parce que l’unité sacré a ceci de particulier : Elle s’impose à tous, au-delà des divisions ou des oppositions que la marche de l’histoire fait naître, épisodique- ment, dans le corps social. Existe-t-il à l’intérieur de nos fron- tières un Algérien qui ne se sent pas concerné par le 5 Juillet, le 1 er Novembre ou le 24 Février ? Il faut quitter le pays, traverser la Méditerranée pour déceler ces forces qui n’ont pas encore di- gérées ces dates émancipatrices. Des femmes et des hommes se sont sacrifiés pour ce pays. A l’instant ultime de leur existence, ces martyrs auraient ils renié leurs valeurs, leur serment pour ce pays sous prétexte qu’ils ne disposaient pas de l’ensemble des éléments politiques et militaires qui font l’histoire majes- tueuse d’un pays en quête de sa liberté ? Est-il politiquement justifiable, historiquement acceptable, socialement raisonnable, d’agir durant la commémoration de ces trois journées dans un sens qui va à l’encontre de la symbolique de ces dates ? Depuis

ce 24 février 1971, tous les 24 février suivant, jusqu’à hier sont à prendre comme un hommage de la nation à ceux qui n’ont pas été paralysé dans leurs actions par la peur du lendemain. La politique conjoncturelle qui se gargarise de tweet posté de l’autre côté de la mer ou de message de sympathie de «men- tors» au point de manquer de discernement pour opérer un dis- tinguo entre l’Algérie en tant que valeur sacrée et la démocratie en tant que pratique en construction a raté ,encore une fois, le rendez-vous de l’histoire. Faut-il rappeler que hier, il ne s’agis- sait pas d’hydrocarbures ou d’option gaz de schiste mais d’his- toire de celle qui a façonné ce pays, le nôtre. Autant la politique doit diviser, être plurielle autant l’histoire doit unir. «L'UGTA continuera de jouer son rôle de force économique et sociale pour la consolidation des valeurs républicaines, et rejettera toute tentative de déstabilisation économique, sociale et poli- tique», a déclaré M. Sidi Saïd, en précisant que «l'exploitation de la sensibilité des jeunes générations à des fins de déstabilisa- tion est inacceptable».

Mohamed Koursi

Mercredi 25 Février 2015

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EL MOUDJAHID

Vision économique, 51/49, réhabilitation du tissu industriel omc, 87-bis et dialogue social

Les vérités de Sidi Saïd

Avec sa franchise habituelle, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) est revenu hier sur les principales questions liées au monde du travail et à la sphère économique. Invité de la Chaîne III, le patron de la centrale syndicale, à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’UGTA, a répondu sans détour aux questions posées.

A la question (reproche ?) sur le fait que le discours de la centrale syndicale n’était plus orienté exclusivement vers

le public, mais englobe également le privé, «l’invité de la rédaction» tentera de clarifier la nouvelle vision économique en cours :

«aujourd’hui, il ne faut pas parler de confron- tation, mais de complémentarité. le secteur public, en complément avec le privé vont créer de la richesse.» Pour faire face aux agressions économiques et financières du monde extérieur, il faut, selon lui, «dévelop- per une économie nationale forte». «on ne parle pas de public ou de privé, mais de l’en- treprise algérienne. il faut asseoir une écono- mie nationale, à travers la réhabilitation du tissu industriel national, encourager le secteur privé producteur de richesse à aller de l’avant avec le secteur public. celui qui apporte la ri- chesse, qui donne de l’emploi et permet

d’améliorer le pouvoir d’achat est un élément

à accompagner et à encourager, parce qu’il

nous met dans des situations où nous pouvons satisfaire les différentes demandes des travail-

leurs et de leurs familles.» quant au rôle de

l’état, il estime que son intervention consiste

à «contrôler, réguler et réorienter», car, a-t-il

précisé, «il faut donner à l’entreprise, son au- torité, son acte de décision, tout en protégeant les gestionnaires, les sécuriser et les accom- pagner».

« Sauvegarder la règle 51/49 » À la question de savoir si d’autres entre-

prises seront privatisées dans le futur, sidi saïd se montre catégorique : «on ne parle plus de privatisation, le concept est totalement dé- passé.» avant de rappeler que «la loi de fi- nances complémentaire de 2009 a déterminé le concept de privatisation à travers le 51/49». une règle qui, de l’avis du patron de l’ugta, donne des résultats. «le 51/49 est un concept national qui commence à porter ses fruits», a-t-il indiqué. «c’est pourquoi il faut le «sauvegarder, l’améliorer et lui donner toutes ses assises. c’est un nouveau concept économique qui nous sied à merveille», a-t-il estimé. Pour lui, avec cette règle, «on s’éloigne des dogmes économiques privé-pu- blic, gauche-droite, mais on sauvegarde une dynamique économique nationale». il appelle

à l’implication de tous les acteurs, «car la

chose économique est la responsabilité des uns et des autres», a-t-il affirmé. Pour sidi saïd, ces acteurs doivent «mettre dans (leurs) démarches quotidiennes, la réhabilitation de l’industrie nationale, la confortation de l’éco- nomie nationale, la mise sur pied des instru- ments et d’une mécanique qui puissent effectivement se substituer à cette grande pro- blématique qui s’appelle les hydrocarbures». Pour le patron de l’ugta, les impacts du choc de la chute brutale des prix du pétrole sont limités du fait que le Président de la ré- publique a eu «l’intelligence» de payer la dette extérieure par anticipation. «imaginez que cette dette n’était pas payée ?» s’est-il in-

que cette dette n’était pas payée ?» s’est-il in- terrogé. «c’est une réalité qu’il faut rappeler,

terrogé. «c’est une réalité qu’il faut rappeler, a-t-il déclaré, tout comme celle de la réhabili- tation par le gouvernement et surtout par le Président de la république de tout un tissu de l’entreprise publique.» la question au- jourd’hui est, selon lui, «comment fructifier cet élan de relance et de réhabilitation écono- miques». il rappelle aussi que «le privé a éga- lement bénéficié de beaucoup d’assistance et de solidarité des pouvoirs publics».

« La vision se dégage » Pour le sg de l’ugta, il ne fait pas l’om- bre d’un doute que sur le plan économique, «la vision se dégage», avec la nécessité, pour tous les acteurs de cette dynamique collective, de s’impliquer dans la réhabilitation et la re- lance de l’économie et de la production natio- nales. «relancer l’industrie nationale, c’est mettre en relief la production nationale, mettre en relief la production nationale, c’est mettre fin aux importations qui sont aujourd’hui un fléau national», a-t-il affirmé. il faut, selon lui, réapprendre à consommer national. «c’est cela les défis que nous devons relever», a-t-il ajouté. il indique aussi l’existence aujourd’hui d’une volonté à l’intérieur de la tripartite pour «donner un élan aux gestionnaires, en les sé- curisant (ce qui est, de son avis, plus fort que dépénaliser l’acte de gestion), en les motivant et en les accompagnants», car, a-t-il indiqué, «l’économie nationale passe par ce triptyque». sidi saïd plaide aussi pour la revalorisation des salaires des gestionnaires. ils «doivent être motivés pour créer la richesse», a-t-il justifié. Pour ce qui est de la loi 87-bis, il di que son abrogation, qui est la résultante de l’écoute du Président de la république, signifie surtout qu’il a été mis fin à une des conditionnalités du Fmi posées en 1994 qui prévoyait le licen- ciement de 1 million de salariés, et plus parti- culièrement dans la Fonction publique. «avec le patronat, on a fait en sorte de faire reculer

cette conditionnalité et de trouver notre propre solution qui était le 87-bis», a révélé le patron de la centrale syndicale. il ajoute que l’abro- gation de la loi 87-bis, effective depuis le 1 er janvier 2015, s’appliquera à tous les salariés qui sont concernés, avec effet rétroactif. «le

plus important, c’est le principe, a-t-il indiqué. ce n’est plus une épée de damoclès suspendu au-dessus de la tête du monde du travail dans l’avancée de ses revalorisations salariales. il

y a une technicité au niveau de la Fonction pu- blique, au niveau des entreprise publique et

privées, car il y a les grilles des salaires, les conventions qu’il faut revoir. c’est toute une démarche qui se fait tranquillement, sans au- cune pression, du fait que les travailleurs sa- vent qu’elle soit appliquée en mars en avril, il

y

a une rétroactivité à partir de janvier 2015.

il

n’y a pas de souci alarmiste par rapport à

son application ; le plus important, c’est que 20 ans après la conditionnalité, l’épée de da- moclès du Fmi a été levée.» quant à savoir si les augmentations des salaires ne seront pas rattrapées par l’inflation, il répond qu’«il ne faut pas faire de comparaison entre l’inflation et l’augmentation des salaires». et d’ajouter «nous mettrons fin à ce processus d’inflation en nous mettant tous ensemble pour dévelop- per la production et la consommation natio- nales.» Pour sidi saïd, «aujourd’hui, nous importons l’inflation en important des pro- duits». d’où son appel à mettre fin à l’impor- tation des «produits qui portent préjudice à notre économie, et qui grève notre devise». Pour lui, la bataille d’aujourd’hui qui doit être menée, «c’est celle de la bataille nationale, de la consommation. c’est ce qui permettra de faire avancer le pouvoir d’achat et de créer beaucoup plus de postes d’emploi». il en vou- dra pour preuve, le secteur du textile qui peut, en étant en pole position dans la production nationale et de la consommation, créer pas moins de 500.000 emplois. quant au retour

de la licence d’importation, le patron de l’ugta rejette cette mesure en affirmant que «c’est une façon de protéger la production na- tionale, en interdisant définitivement le container». et à ceux qui mettent en avant les engagements de l’algérie à travers l’accord d’association avec l’union européenne ou l’adhésion à l’omc, il répond que «cette phi- losophie ne permet pas l’épanouissement de notre économie nationale». selon lui, «il y a un consensus général entre les différents par- tenaires de la tripartite pour travailler, agir en- semble, pour fructifier l’outil national de production». «l’importation, à un certain mo- ment, a-t-il affirmé, a dévoyé toute notre éco- nomie nationale», dont les produits peuvent rivaliser avec les produits étrangers. Pour ce qui est de l’adhésion à l’omc, il rappelle que «tous les pays nantis ne cessent de protéger leur production malgré leur adhésion à l’omc ou à l’ue». devant l’insistance de l’anima- trice sur les conséquences qui pourraient dé- couler de cet choix économique, il rétorque :

«il y a une volonté politique concernant l’outil de production, la consommation, le reste, c’est de l’habillage. Pour moi, l’omc n’est pas une préoccupation, et encore moins une urgence.» m. sidi saïd a plutôt préféré s’attarder sur l’outil, la production et la consommation na- tionaux. «c’est cela qui nous permettra de protéger notre économie nationale. l’omc est, pour moi, une institution qui gère le monde de l’activité commerciale selon les diktats des uns et des autres, qui sont les pays nantis.»

« Le dialogue transcende les difficultés » sur les avancées et autres acquis sociaux arrachés par l’ugta, il estime que le plus im- portant, c’est qu’aujourd’hui il y a une avan- cée fondamentale dans la relation entre les partenaires sociaux. cela veut dire que du stade de la confrontation, nous sommes passés au stade du dialogue. «le consensus et le dia- logue sont considérés comme des éléments cruciaux dans la recherche ou la quête des droits sociaux des travailleurs. ce qui a été réalisé n’est peut-être pas aussi important», dit-il, tout en insistant sur la volonté exprimée des partenaires au niveau gouvernemental, pa- tronal et même du Président de la république qui font qu’aujourd’hui, le concept de dia- logue est l’élément déclencheur de toute sa- tisfaction des revendications des salariés. «aujourd’hui, nous voulons dépasser le concept de violence, et aller vers le dialogue qui n’est pas seulement au niveau des parte- naires, mais aussi au niveau sociétal, partisan, de la société civile, familial», a-t-il déclaré. «le dialogue transcende toutes les contra- dictions et difficultés auxquelles nous sommes confrontés au quotidien ou de manière conjoncturel. le plus important est de dire que nous pouvons régler quand il y a une volonté de régler, quand il y a volonté d’aller vers l’autre, c’est le plus important», a-t-il conclu. Nadia K.

1956-1971

Un parcours riche en réalisations

deux dates, des parcours et une symbo- lique aux dimensions de la volonté politique du peuple algérien et de sa force de participa- tion dans la lutte pour la liberté, la paix, le pro- grès dans la stabilité. la commémoration des festivités de ce demi-siècle d’engagement, de lutte et de combat sur tous les fronts pour une algérie libre et indépendante est marquée par des réalisations économiques et sociales, des acquis et des progrès inscrits sur le fronton de la république et des fondamentaux de la dé- mocratie, de la pluralité politique et des liber- tés d’expression et d’opinion. in amenas, une commune de la wilaya d’illizi et une ville du grand sud algérien, riche en empreintes, im- prégnée de symboles et porteuse de grands projets de modernisation, a le privilège d’abri- ter officiellement les festivités de ce double anniversaire. elle participe des mêmes prin- cipes et fondements étant à l’origine des deux dates historiques, et en dépit de l’attaque des terroristes, le 16 janvier 2013, du site gazier de tiguentourine, situé à 45 km à l’ouest de la localité. le 24 février 1956 s’inscrit en let- tres d’or dans le registre de l’histoire contem-

poraine de l’algérie combattante. elle revêt le début du parcours historique d’une organisa- tion syndicale des travailleurs algériens née dans le feu de la guerre de libération contre l’occupation coloniale avec l’objectif claire- ment déclaré de mobiliser les travailleurs pour lutter contre le colonialisme et son injustice, en réponse à l’objectif stratégique de la révo- lution du 1 er novembre 1954 de se doter d’une organisation syndicale ayant pour mission de faire participer les travailleurs à la lutte libé- ratrice. elle prend de l’essor, de l’assurance et fortifie la mémoire collective de l’algérie combattante. la création de l’ugta, ce 24 fé- vrier 1956, a donc marqué un historique jalon du processus de lutte et de maturation de la conscience politique et sociale des travailleurs algériens aux prises avec l’oppression poli- tique et l’exploitation économique de la colo- nisation. le 24 février 1971 est une autre date déci- sive et un parcours historique, coïncidant avec le 15 e anniversaire de la création de l’ugta. elle revêt la symbolique d’une décision histo- rique lorsque du siège de la maison du Peuple,

siège de la centrale, le Président de la répu- blique, houari boumediène, a annoncé la na- tionalisation des richesses minières et pétrolières de l’algérie. un des autres mo- ments forts de symbiose totale au sein de la société. cette date ô combien porteuse d’es- poirs garde les stigmates de la lutte des algé- riennes et des algériens en étant le vocable des combats et des revendications. elle de- meure déterminante tant elle a constitué, en 1990, avec le 8 e congrès, ce tournant décisif dans l’histoire de l’ugta où les participants ont décidé de rompre avec toutes les tutelles, d’une part, face à la montée du péril intégriste pour constituer un autre rempart pour la dé- fense des fondements républicains de l’état, un socle de solidarité et de combat en faveur d’une société de tolérance et de liberté de pen- ser et de créer. l’ugta s’est affirmée comme une force sociale indépendante, tolérante et rassembleuse. À sa façon, elle a mis à la dis- position du combat démocratique, ses forces pour permettre à la société civile algérienne de se faire entendre et de garder surtout espoir. ce 24 février représente une autre symbo-

lique en tant que synergie des forces vives de la nation, face aux difficultés économiques et sociales, mais aussi face aux dangers qui me- nacent toujours le processus démocratique ap- paru depuis le début des années 1990, grâce à sa capacité de mobilisation et son pouvoir de proposition, durant ces quinze dernières an- nées dans le processus de renforcement du dé- veloppement économique et social, de la consolidation des performances pour bâtir une société avec davantage de justice sociale et de progrès dans un esprit de partenariat scellé, entre le gouvernement, l’union générale des travailleurs algériens et le patronat, par les en- gagements de la tripartie. elle demeure une force sociale constructive et un partenaire so- cial incontournable en ayant su, tout au long de son parcours, préserver les droits des tra- vailleurs dans les domaines des salaires, de la garantie de leurs droits lorsqu’ils sont au chô- mage et de la sauvegarde des emplois au sein des entreprises, grâce à des négociations bi- partites ou tripartites au niveau national, sec- toriel ou des entreprises. Houria Akram

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La caPitaLe céLèBre Le doUBLe anniversaire de La nationaLisation des hydrocarBUres et de La création de L’Ugta

Une commémoration hautement symbolique

La wilaya d’Alger a commémoré, hier, l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en 1971, par le défunt Président Houari Boumediène, et celui de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).

C ette commémoration haute- ment symbolique pour le pays au regard de sa charge histo-

rique, s’était déroulée sous l’égide du wali d’alger, abdelkader zoukh, en présence des directeurs et des cadres de l’administration de la wilaya ainsi que le président et les élus de l’as- semblée populaire wilaya (aPW), et le secrétaire national de l’Ugta, salah djenouhate. Le commencement de la célébration de ces deux dates importantes, ne s’est pas fait sans avoir une évocation émouvante de l’assassinat du syndicaliste abdelhak Benhamouda par le terrorisme en 1997. Par la suite, le wali d’alger, a déposé une gerbe de fleurs sur la

le wali d’alger, a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du martyr aissat-idir, une

tombe du martyr aissat-idir, une des figures les plus honorables du syndi- calisme au service de la révolution, et cela en signe de recueillement. Le wali a marqué sa présence à l’espla- nade du siège de l’union générale des travailleurs algériens en présence de sa délégation et les élus de l’aPW, par un petit discours improvisé sur le combat mené par ces deux illustres personnalités du monde syndical. dans le même cadre, il a honoré la mémoire de l’ex-secrétaire général de l’Ugta, abdelhak Benhamouda, par le dépôt d’une couronne de fleurs, en présence d’un grand rassemble- ment de citoyens et des cadres du syn- dicat national, à leur tête le secrétaire

national de l’Ugta, qui a défendu lors de son intervention, la nécessité de promouvoir la production natio- nale, réitérant un devoir d’unité des rangs et de la coordination entre les travailleurs dans les différents sec- teurs. dans ce cadre, le secrétaire natio- nal de l’Ugta a souligné l’impor- tance de commémorer ces deux anniversaires nationaux, à savoir la création de l’Ugtapar le chahidais- sat idir en 1956, et la nationalisation des hydrocarbures qui a été décrétée par l’ancien président de la répu- blique, houari Boumediene, qui coïn- cide avec le 24 Février de chaque année. Hichem Hamza

céLéBration dU doUBLe anniversaire dU 24 Février

TAJ fustige les partisans de la rue

Le président de tajamou’e amel Jazair assure que l’algérie n’est pas en «crise» et se porte «bien» en dépit des tentatives de déstabilisation dont elle «fait face» ces dernières années. s’exprimant à l’occasion de la célébration, hier, par taJ, du dou- ble anniversaire du 59 e anniversaire de la création de l’Ugta et des 44 années de la nationalisation des hy- drocarbures, deux événements coïncidant avec le 24 février, M. amar ghoul soutient avec conviction que notre pays est resté debout grâce à ses institutions, «fortes» et «légitimes», et surtout grâce à «l’unité» de son peuple et à la «cohésion» sociale. «on veut nous faire croire que nous sommes en crise. c’est absolument faux ! si on compare la situation qui prévaut dans de nombreux pays qui sont près de nous, on peut dire que l’al- gérie se porte à merveille. certes, il existe des insuffisances, des imper- fections ici et là. Mais admettons quand même que tout n’est pas noir. il faut reconnaître que des acquis importants ont été arrachés et ce n’est pas aujourd’hui qu’on va nous

arrachés et ce n’est pas aujourd’hui qu’on va nous les prendre. non, le peuple algérien qui

les prendre. non, le peuple algérien qui a combattu la France pendant 132 ans ne le permettra jamais, sur- tout lorsqu’il s’agit de la stabilité et de la sécurité de son pays», a-t-il expliqué, en faisant clairement al- lusion aux actions de marches et de rassemblements initiée dans le même temps par l’opposition pour dénoncer l’exploration du gaz de schiste. Le président de taJ a mis à pro- fit cette opportunité pour se démar- quer totalement de cette option de la rue qui ne génère que «désordre» et «chaos» et déplore le comporte- ment de ces partis qui font dans la «précipitation», en sachant d’avance que leurs initiatives sont vouées inévitablement à l’échec».

«Le peuple algérien ne se laissera pas faire par des aventuriers qui sous-traitent avec des forces oc- cultes dont le but est de déstabiliser notre pays. ce qu’ils entreprennent n’est pas politiquement intelligent», a-t-il affirmé non sans relever le rôle «majeur» que joue désormais l’algérie dans la région, permettant de régler des conflits et des crises complexes. «nous sommes deve- nus le leader de la région, et ça, nos ennemis ne sont pas prêts de le sup- porter», a-t-il soutenu, invitant à cette occasion les partis de l’oppo- sition à répondre à l’appel du prési- dent de la république dans le projet de la révision constitutionnelle. «c’est un espace plus démocratique et plus indiqué que de recourir à la rue. J’appelle ces partis à profiter de cet espace pour dialoguer, proposer les solutions et construire une algé- rie forte et démocratique. La constitution qui se prépare n’est pas faite sur mesure au président ou au régime. c’est un texte destiné à toutes les algériennes et à tous les algériens», a précisé M. amar ghoul

S. A. M.

FLn

Amar Saâdani met en garde contre les manœuvres ciblant la stabilité

Le secrétaire général du parti Front de libération nationale (FLn) et membre du comité national exécutif de l’Union gé- nérale des travailleurs algériens (Ugta), amar saâdani, a appelé, hier àannaba, à

«l’unité des rangs pour protéger l’algérie

et ses ressources» et mis en garde contre

«les manœuvres visant la stabilité du pays». M. saâdani qui représentait le se- crétaire général de l’Ugta, lors d’un meeting organisé au théâtre régional az-

zedine-Medjoubi à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hy- drocarbures et de la création de l’Ugta,

a soutenu que la «conjoncture régionale

difficile exige de tous de s’élever au-des- sus des divergences et de se mobiliser pour préserver le pays, ses acquis et sa souveraineté». il a souligné que «certains, négligeant ce qui se passe dans nombre de pays voi- sins, arabes et musulmans, continuent de lancer des appels contraires à l’unité na- tionale et à la stabilité du pays, s’interro- geant, dans ce contexte, sur l’appel lancé par l’opposition pour l’organisation d’une marche nationale de soutien aux habitants du sud sur la question de l’exploitation du gaz de schiste. Pour M. saâdani, «cer- tains veulent exploiter les habitants du

M. saâdani, «cer- tains veulent exploiter les habitants du sud algérien autour de cette question pour

sud algérien autour de cette question pour nuire à la stabilité de l’algérie», a-

t-il martelé, avant de mettre en garde

contre les «dangers» que représentent les comportements de certains partis poli- tiques qu’il a qualifié de «petits». il a éga- lement salué, en présence d’une assistance nombreuse, composée de syn- dicalistes et de militants du FLn, les me- sures prises par le Président de la république, abdelaziz Bouteflika, pour améliorer les conditions de vie des tra- vailleurs et préserver les emplois. il a aussi mis l’accent sur «l’importance du soutien de l’etat algérien en faveur de la relance du programme d’investissement au complexe sidérurgique d’el hadjar et de la protection des emplois et des acquis des travailleurs».

Marches anti-gaz de schiste

Un sit-in empêché à Alger

Les forces de l’ordre ont empêché hier quelques dizaines de personnes rassemblées devant la grande Poste à alger d’organiser un sit in, non autorisé, de soutien aux populations du sud, hostiles à l’exploi- tation du gaz de schiste, a constaté l’aPs sur place. des leaders de partis politiques et des personnalités dont les présidents du rassemblement pour la cul- ture et la démocratie (rcd), Mohsen Belabes, du Mouvement de la société pour la paix (MsP), ab- derezak Mokri, de Jil Jadid, sofiane djilali, de Fajr el djadid, tahar Benbaibeche, étaient présents à ce rassemblement. Les secrétaires généraux des Mou- vements el islah, Jahid younsi, et nahda, Moha- med douibi, les deux anciens chefs du gouvernementahmed Benbitour etali Benflis ainsi que le président de l’Union des forces démocra- tiques et sociales (UFds) noureddine Bahbouh comptaient également parmi les participants à ce mouvement de protestation. Les participants ont scandé des slogans appelant à l’arrêt immédiat de l’exploitation du gaz de schiste et au respect de la souveraineté et de l’unité

nationales. des échauffourées entre des jeunes et des agents des forces de l’ordre ont émaillé ce mou- vement de protestation aprés l’échec de cette ten- tative, les protestataires se sont dirigés vers le siège du bureau de wilaya du rcd, rue didouche Mou- rad, où des responsables des partis politiques et les personnalités initiateurs du mouvement de protes- tation ont réitéré, dans une conférence de presse, leur soutien aux populations du sud opposées au projet d’exploitation du gaz de schiste. Le Premier ministre, abdelmalek sellal avait réaffirmé mardi à arzew (oran) qu’il n’y avait pas d’exploitation de gaz de schiste mais que le projet en était seulement au stade de l’étude. «La question du gaz de schiste a bénéficié d’un large débat au niveau du gouvernement et du Par- lement et nous avons posé des conditions strictes pour l’exploitation de cette énergie», a indiqué M. sellal lors d’un meeting populaire à la salle du 24 Février, à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’Ugta.

Pt

Priver l’État de son droit d’explorer le gaz de schiste serait une « confiscation de ses prérogatives »

La secrétaire générale du parti des tra- vailleurs (Pt), Louisa hanoune, a estimé, hier à hassi-r’mel (Laghouat), qu’empê- cher l’etat d’explorer le gaz de schiste s’as- similerait à une «confiscation de ses attributions, missions et responsabilités de développement». s’exprimant lors d’un meeting tenu dans le cadre de la célébra- tion du double anniversaire de la nationa- lisation des hydrocarbures et de la création de l’Union générale des travailleurs algé- riens (Ugta), M me hanoune a affirmé que «le blocage de l’exploration de ce type d’énergie expose le pays au déficit et le conduira vers l’endettement extérieur». «est-ce la réalité du gaz de schiste, en elle même, qui pose problème, ou constituerait-

elle seulement l’élément déclencheur», s’est interrogée la sg du Pt, avant d’avan- cer que «la situation mérite d’être étudiée pour comprendre les préoccupations de la population d’in salah, notamment et trou- ver une issue à cette situation, à travers le dialogue et le débat rationnel et scienti- fique». Justifiant la position du Pt sur cette question, M me hanoune a déclaré «avoir défendu l’exploration du gaz de schiste après s’être assurée des garanties techno- logiques et écologiques avancées», car, a- t-elle expliqué, «cette exploration devra impulser le développement dans les wi- layas du sud, générer des milliers d’em- plois et créer d’importants instituts de formation spécialisés».

Participation mitigée dans plusieurs wilayas, sans écho dans d’autres villes

dans le sud algérien, la protestation anti-gaz de schiste, à laquelle a appelé la coordination nationale pour les libertés et la transition démo- cratique (cnLtd) a été vivace dans la daïra d'in salah, même si elle a un peu perdu de son intensité des premiers jours. La protestation de mardi a été marquée par une marche au chef lieu de wilaya de tamanrasset, à laquelle ont pris part quelque 200 personnes, notamment des étudiants. a ouargla, où un sit-in anti-gaz de schiste est maintenu symboliquement depuis quelques jours au niveau de la place souk el- hedjar, la protestation a drainé, sur le même site, une centaine de participants, dans la mati- née, venus exprimer pacifiquement leur oppo-

sition au projet. dans la wilaya de ghardaia, deux actions pacifiques de protestation et de soutien à la population d'in salah ont été orga- nisées hier, l'une à Métlili rassemblant quelque 500 personnes dans une marche à travers les ar- tères de la ville, et l'autre à el-Menea à travers un sit-in d'une vingtaine de personnes devant le siège de la commune, avant de se disperser dans le calme. Pour certaines wilayas, à l'instar d’adrar, la protestation devait se dérouler dans l’après- midi, après la prière d'el-asr. dans d'autres villes, à l'instar d'el-oued,tindouf, illizi, naâma ou el-Bayadh, aucune action de contes- tation n'a été enregistrée, a constaté l'aPs. a

tizi-ouzou, quelques centaines de personnes, notamment des militants du rassemblement pour la culture et la démocratie (rcd) et de ha- rakat Moujtamaa silm (hMs), ont pris part à une marche de protestation pacifique. La procession s'est ébranlée de l'université Mouloud Mammeri pour rejoindre le centre ville, où un rassemblement a été observé à hau- teur de la Maison de la culture. a Bejaia, plu- sieurs centaines de personnes ont pris part à une marche qui s'est ébranlée à partir du carrefour d'amriou, à hauteur de la Maison de la culture parcourant une distance de 2 km, avant de s'im- mobiliser devant le portail du siège de la wi- laya.

devant le siège de la wilaya, les organisa- teurs ont improvisé un rassemblement durant lequel une déclaration générale, appelant à l'abandon de l'exploitation de cette énergie. a Bouira, près d'une centaine de personnes, des militants et sympathisants de quelques par- tis politiques de l'opposition, ont tenu un sit-in pacifique devant le siège de la wilaya pour pro- tester contre le projet en présence d'un impor- tant dispositif sécuritaire. Les manifestants se sont par la suite disper- sés dans le calme et aucun incident grave n'a en- taché cette action de protestation. Par ailleurs, des sit-in ont été organisés à oran, Mostaganem et tlemcen.

Mercredi 25 Février 2015

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lA MInIsTre de l’enVIronneMenT À séTIF

Les nouvelles filières de valorisation des déchets

Dalila Boudjemaâ, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, qui a pris part, dans la matinée, aux festivités entrant dans le cadre de la célébration du double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures, a consacré une large part de son programme au volet environnemental qui constitue une des préoccupations majeures de son département ministériel.

L a ministre, accompagnée du wali Mohamed Bouderbali, du président de l’APW et de l’ensemble des autorités civiles et mili-

taires, s’est d’abord rendue au mémorial des Mar- tyrs où elle a déposé une gerbe de fleurs, avant de rejoindre la maison de la Culture Houari-Bou- mediène où elle assistera à une cérémonie mar- quant ce double anniversaire. la ministre, qui intervenait après le wali, n’a pas manqué de sou- ligner l’importance que revêt un tel événement et sa forte symbolique dans le recouvrement de la li- berté et l’indépendance de notre peuple, et le pa- rachèvement de sa souveraineté. elle met à profit cette grande rencontre pour souligner également les sacrifices des travailleurs depuis Aïssat Idir, et rend un vibrant hommage à tous les syndicalistes de l’ugTA, pour leur contri- bution à la guerre de libération nationale, faisant état du parcours glorieux de tous ceux qui ont ré- pondu à l’appel de la patrie, à l’instar d’Abdelhak Benhamouda, tombés en martyrs du devoir natio- nal. la ministre souligne les grands acquis de l’Algérie et la nécessité de les préserver et de les consolider pour les générations à venir. une céré- monie à l’issue de laquelle seront honorés le pré- sident et l’entraîneur de l’ess, pour avoir fait honneur à l’Algérie en remportant la supercoupe d’Afrique, de même que des travailleurs. Par ailleurs, la ministre n’a pas manqué de re- lever les avancées enregistrées en matière de ges- tion des déchets qui passe ainsi d’une approche «mono filière» à une approche plus globale favo- risant progressivement les filières de la valorisa- tion. une dynamique d’autant plus importante que les mécanismes mis en place par ce département

que les mécanismes mis en place par ce département ministériel et les pouvoirs publics locaux tendent

ministériel et les pouvoirs publics locaux tendent à donner au volet environnemental, la dimension qu’il mérite et ancrer dans les mentalités du ci- toyen le concept de l’écocitoyenneté, sachant que la préservation de l’environnement et la lutte contre a pollution sont l’affaire de tous. la ministre se rendra ensuite dans la com- mune de guedjel où elle procédera à l’inaugura- tion d’une unité de récupération et de recyclage de pneus usagés, à raison de 20 tonnes par jour. elle s’entretiendra longuement avec les initiateurs

de cette action, les encouragera et s’interrogera sur leur capacité à prendre en charge l’important gisement existant en Algérie et constitue un dan- ger pour l’environnement. la ministre annoncera aussi l’organisation prochaine de sessions de for- mation au profit de journalistes dans le domaine de l’environnement. dans la commune de sétif, la ministre procé- dera à la visite du chantier de réalisation d’une maison de l’environnement de la wilaya qui sera livrée au premier trimestre 2016, et accueillera

toutes les associations œuvrant dans ce domaine, de même que des classes pédagogiques, tout en rapprochant le citoyen de l’environnement. elle procédera ensuite à l’inauguration du nouveau siège de la direction de l’environnement. Ausiège de la wilaya où elle présidera une séance de travail, la ministre écoutera un exposé sur l’étude et la réalisation d’une unité de traite- ment et de valorisation de déchets par voie éner- gétique. Autant d’acquis important pour le secteur que consolidera l’exposé inhérent à la réalisation d’un troisième casier d’une capacité de 1,5 million de

m 3 au niveau du centre d’enfouissement technique

eCoseT, créé en 2011 et qui couvre 6 com- munes, à raison de 320 tonnes/jour de déchets mé- nagers et assimilés. un centre qui connaît, depuis sa création, une nette évolution par les actions de valorisation engagées à ce niveau et lui permettent aujourd’hui de s’étendre sur un dynamique de tri sélectif qui a trouvé le répondant nécessaire au- près de cités témoins, dans un premier temps, et que voici en voie de généralisation. l’intervention relative à la neutralisation de l’ancienne décharge de sidi Haïder, la politique de gestion des déchets hospitaliers et l’exposé du projet du parc citadin de la wilaya de sétif qui s’étale sur une superficie de 10 hectares à ouled saber n’en seront pas moins importants, affirmant au contraire les avancées enregistrées, cela avant que la ministre ne procède à la distribution de ma- tériel au profit de 7 clubs verts relevant d’établis- sements scolaires. F. Zoghbi

le MInIsTre de lA CoMMunICATIon À sAïdA

Rencontres de formation au profit des chargés d’information aux ministères de l’État

le ministère de la Commu- nication lancera, à partir de sa- medi prochain, des rencontres de formation au profit des char- gés d’information au niveau de tous les ministères de l’état, a annoncé, hier à saïda, le minis- tre de la Communication, Hamid grine. sept rencontres de formation aborderont les "rè- gles non écrites" de la commu- nication publique, a indiqué le ministre, lors de sa visite de tra- vail dans la wilaya, à l'occasion de la célébration du 7 e anniver- saire de la création de la radio régionale de saïda. lors d'un point de presse au siège de la radio de saïda, M. grine a indi- qué qu’il présentera une com- munication, lors de ces rencontres où il abordera son expé- rience de plus de 20 ans dans la presse et traitera des "règles non écrites" de la communication pu- blique. Ces règles définissent la manière dont doivent se comporter les chargés d’information au ni-

doivent se comporter les chargés d’information au ni- veau des ministères avec les jour- nalistes et

veau des ministères avec les jour- nalistes et qui exigent d'eux de ré- pondre une fois contacté par ces derniers ou de reporter cela avec tact ultérieurement s'ils ne peuvent répondre sur place, a-t-on expliqué. Par ailleurs, le ministre a indiqué que 2.200 cartes ont été remises à

des journalistes professionnels leur permettant l'accès aux sources d’information. M. grine a insisté, au passage, sur l’impor- tance de cette carte qui vise à or- ganiser la profession du journaliste et lui permettre d’élire un haut conseil de la presse écrite et un comité permanent de la carte du journaliste professionnel. lors de sa visite d’inspection dans la wilaya, qui a coïncidé avec le double anniversaire de la création de l’union générale des travailleurs algériens (ugTA), et de la nationalisation des hydro- carbures, le ministre a donné le coup d’envoi d’une marche des travailleurs qui a sillonné les dif- férentes artères de saïda depuis le centre-ville. Il a inspecté égale- ment les travaux d’installation de l’émetteur de diffusion radiopho- nique et télévisuelle au mont de sidi-Ahmed-Zeggaï (commune de saïda) qui permettra une couver- ture totale de la wilaya et l'élimina- tion de toutes les zones d’ombre.

Mosquée d’Alger

Tebboune insiste sur l’importance du respect des délais de réalisation et des normes de qualité

le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a in- sisté, hier, lors d'une réunion avec l'ambas- sadeur d'Allemagne à Alger, göotz lingenthal, sur l'importance du respect des délais de réalisation de la mosquée d'Alger, supervisée par le bureau d'études allemand "engel und Zimmermann", indique un com- muniqué du ministère. le ministre a mis l'accent, durant la rencontre à laquelle ont as- sisté les responsables du bureau d'études, sur l'importance du "respect des normes de qua- lité et des délais de réalisation, en coordina- tion avec les différentes parties concernées par le projet", précise le communiqué. M. Tebboune a saisi cette occasion pour saluer l'expérience allemande dans ce domaine, plaidant pour une plus grande présence des experts allemands en Algérie. Pour sa part, M. lingenthal a exprimé la disponibilité de son pays à assurer le transfert du savoir-faire allemand en Algérie, de manière "à hisser la coopération dans ce domaine au niveau des relations exceptionnelles entre les deux pays". la conception du projet de la mos- quée d'Alger a été assurée par le bureau

de la mos- quée d'Alger a été assurée par le bureau d'études allemand engel und Zimmermann,

d'études allemand engel und Zimmermann, alors que la réalisation a été confiée à l'en- treprise chinoise China state Construction engineering Corporation lTd (CsCeC), rappelle-t-on. Considérée comme l'une des plus grandes au monde, la mosquée d'Alger, qui devrait être réceptionnée en septembre 2016, sera un pôle à caractère religieux, cul- turel et scientifique.

Cour d’Alger

Le fonds de la pension alimentaire objet d’une journée d’étude

la cour d’Alger a abrité hier une journée d’étude consacrée à la loi portant création du fonds de la pension alimentaire. la loi portant création du fonds de pension ali- mentaire intervient pour "protéger l'enfant", d'au- tant qu'elle permet à la femme divorcée ayant la garde de ses enfants de bénéficier d'une pension dans un délai n'excédant pas 25 jours, à compter de la date de notification du divorce, a indiqué le directeur général des affaires judiciaires et juri- diques au ministère de la Justice, M. Mohamed Amara, hier, dans son intervention, lors d'une journée d'étude consacrée à la présentation des dispositions de cette loi. en effet, évoquant l'importance de la mise en œuvre de la loi portant création d'un fonds de pen- sion alimentaire pour garantir la protection des mineurs et des femmes ayant la garde de leurs en- fants, M. Amara a indiqué que "les redevances fi- nancières sont versées au bénéficiaire, en cas de non-exécution totale ou partielle de l'ordonnance ou du jugement fixant la pension alimentaire, en raison du refus du débiteur de payer, de son inca- pacité de le faire ou de la méconnaissance de son lieu de résidence". Cette ordonnance est notifiée, par voie du greffe, au créancier et au débiteur de la pension alimentaire, ainsi qu'aux services compétents, dans un délai maximum de quarante-huit (48) heures du prononcé de la décision.

le juge des affaires familiales statue par or- donnance gracieuse, dans un délai maximum de 3 jours, à compter de sa saisine, sur toute diffi- culté entravant le bénéfice des redevances finan- cières prévues par la présente loi. la loi fixe les dotations du budget de l'état, les montants des pensions alimentaires recouvrés des débiteurs, les taxes fiscales ou parafiscales, instituées conformément à la législation en vi- gueur au bénéfice du fonds de la pension alimen- taire, ainsi que les dons et legs. Cette loi permet à la femme ayant la garde des enfants de bénéficier d'une pension mensuelle versée par la direction de wilaya chargée de l'ac- tion sociale relevant du ministère de la solidarité nationale jusqu'à la déchéance du droit de garde ou sa cessation, ou la justification du paiement de la pension alimentaire par le débiteur. les services compétents du ministère des Fi- nances assurent le recouvrement des montants versés par le débiteur au fonds de pension alimen- taire.

« Le bénéfice de ces dispositions ne peut faire obstacle aux poursuites judiciaires du père pour infraction de non-paiement de la pension alimentaire » Cette journée qui s’est articulée autour de trois axes principaux — à savoir le rôle de la justice dans le bénéfice des redevances de pension ali-

mentaire et ceux de l’action sociale et de la soli- darité et des trésoriers des wilayas — s’est assi- gné, notamment, comme objectifs, la présentation de la nouvelle loi, mais aussi l’application unifiée de ce texte. Pour ce faire, les conférenciers — des représentants des ministères de la Justice, des Fi- nances, et de la solidarité nationale — ont expli- qué et détaillé le rôle de chacune de ces institutions lors de l’application de la loi n°15-01 du 4 janvier 2015 portant création d’un fonds de la pension alimentaire. Il convient de rappeler, dans ce contexte, que cette loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du Président de la répu- blique, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars dernier, et qui a instruit le gouvernement à créer un fonds spécial pour les femmes divorcées, en particulier, et les femmes exerçant le droit de garde de leurs enfants, en gé- néral. elle a pour objet de renforcer le cadre normatif national relatif à l’enfant et à la femme, et vise à renforcer les instruments nationaux en matière de pension alimentaire. le texte prévoit que la justice veille à la bonne application de ses dispositions, partant du fait de son rôle de protecteur des droits et des libertés et du fait que le fonds de la pension alimentaire, dont la ministre de la solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine est l’ordon-

nateur, intervient en cas de non-exécution des ju- gements relatifs à la pension alimentaire. Aussi, les services compétents du ministère des Finances sont chargés de procéder au recouvrement des sommes payées par le fonds, auprès des débiteurs de la pension alimentaire. À relever, cependant, la loi n°15-01 du 4 jan- vier 2015 portant création d’un fonds de la pen- sion alimentaire réprime toute fausse déclaration pour bénéficier de ses dispositions, et oblige toute personne ayant reçue indûment des contributions

financières de ce fonds à les restituer. le texte pré- voit également que le bénéfice de ces dispositions ne peut faire obstacle aux poursuites judiciaires du débiteur pour infraction de non-paiement de la pension alimentaire prévue et réprimée par le code pénal. ont notamment pris part à cette journée d’étude, des représentants des ministères de la Justice, des Finances, et de la solidarité nationale, ainsi que des invités des différents ministères et des médias. Il faut dire que cette rencontre, à la- quelle ont également participé les présidents des sections des affaires familiales, les procureurs de

la république et les chefs de greffes des tribunaux

relevant des cours d’Alger, de Tipasa, de Blida et de Boumerdès, a été suivie par vidéoconférence, par l’ensemble des présidents des sections des af- faires familiales de 40 cours du territoire national. Soraya Guemmouri

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a t io n

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EL MOUDJAHID

HoMMAGe àAMAr LASKrIAU ForUM de LAMéMoIre d’EL MOUDJAHID

Le cinéaste engagé

Certains titres de la presse nationale l’ont donné pour très malade et dans l’incapacité de marcher et de parler. Et pourtant, Amar Laskri était, hier, l’invité d’honneur du Forum de la Mémoire d’el Moudjahid, initié en coordination avec l’association Machaâl Echahid, qui lui a consacré un hommage, en reconnais- sance à son engagement pour la libération du pays et l’épanouissement du cinéma algérien.

S es amis, à l’image de Baya rachedi, Ghaouti Bendedouche, Krikèche, Noure- dine Chalouche, Hassen Benzerari,

Ahmed Bejaoui, rabah Laradji, Mohamed rabia… ont tous répondu à l’invitation. L’hommage a débuté par la projection d’un court-métrage, 26 minutes, signé Amar rabia, retraçant l’itinéraire de l’enfant terrible du 7 e art algérien. Avec pour fond, une musique chaouie, des artistes ont mis en avant le par- cours de l’enfant de Ain el Berda, qui s’est en- gagé dans les rangs de l’ALN, alors qu’il n’avait que 15 ans. Pour ceux qui ne le connaissent pas Amar Laskri, dont on dit qu’il porte bien son nom, car c’est un baroudeur, est né en 1942 à Aïn el-Berda (Annaba), il a re- joint la révolution algérienne à l'âge de 15 ans dans la Wilaya III. Son parcours scolaire, il l’a terminé au lycée saint-Augustin, car comme des centaines d’étudiants, il avait participé à la grève du 19 mai 1956. Car, lui aussi, il était convaincu, qu’en plein guerre de Libération, les étudiants ne pouvaient faire de meilleurs cadavres avec leur diplôme. Tout le monde s’accorde à dire que le nom de Amar Laskri, est gravé dans les annales du cinéma algérien. Auteur de plusieurs chefs-d'œuvre, à l'instar de Patrouille à l'Est, Les portes du silence et La

fleur de lotus. Baya rachedi dira de lui, qu’il est le père spirituel du cinéma
fleur de lotus. Baya rachedi dira de lui, qu’il
est le père spirituel du cinéma algérien. Les
œuvres parlent pour lui, dira de son côté, Kri-
kèche, qui a salué en l’homme son franc-par-
ler, et sa rigueur. Pour son ami le réalisateur
rabah Laradji, en présentant une rétrospective
de la vie de Amar, il dira, c’est un révolution-
naire, auréolé par son passé, qui a choisi le ci-
néma pour parler de la guerre de Libération ;
et la faire connaître, et pour que nul n’oublie
les atrocités qu’a vécues le peuple algérien
Ph. : A. Hammadi

sous l’occupation. Pour lui, le film Patrouille à l’Est reste un chef-d’œuvre, où l’on trouve toute la signification du slogan « Un seul héros

le peuple ».

Il a également mis en avant le talent de l’homme dans la direction des acteurs. Pour lui c’est quelque chose d’inné, et dans ce domaine Laskri était le meilleur. Pour sa part, l’artiste

Mohamed rabia, a révélé des aspects très mé- connu du grand public, comme par exemple, son activité syndicale, ou encore son militan- tisme politique au sein du FLN. Il dira aussi, que Amar Laskri, est membre fondateur de la Fondation Moufdi zakari et la Fondation du 8 mai 45. Il rappellera aussi, qu’après la disso-

lution des trois entreprises étatiques en charge

de la production cinématographique, son asso-

ciation « Lumières » a récupéré le matériel grâce auquel le cinéma algérien continue de tourner. Son association a sauvé quelque part

le cinéma algérien. Ceux qui ont vu le film Pa-

trouille à l’Est, gardent encore l’image de ce moudjahid-sentinelle qui criait à la vue de l’ennemi « Yaou alikoum leblendi ».

A notre tour de souhaiter un prompt rétablis-

sement à un des géants du cinéma algérien et de lui dire « Alik el Afia ». Nora Chergui

AHMed BedJAoUI, CrITIqUe de CINéMA :

« Il a apporté une vision authentique de la Révolution algérienne »

Un hommage rendu de son vivant à Amar Laskri. Un homme à deux vécus grandioses : le jeune moudjahid engagé et le grand cinéaste. Amar Laskri est un cinéaste qui s’est engagé très jeune dans la guerre de Libération nationale. C’est un grand moudjahid. C’est un homme qui s’est donné corps et âme pour la révolution algérienne, sans limite ni partage. Je me souviens de la découverte de son pre- mier court-métrage L’enfer à dix ans, un beau film qui m’a trop marqué. Il nous a permis de découvrir une em- preinte particulière avec une violence rentrée, un style très dépouillé, un tra- vail bien élaboré sur le noir et blanc. dans son premier film Patrouille à l’Est, on dit qu’il avait demandé la pel- licule de couleurs mais il n’a pu l’ob- tenir. on s’est aperçu par la suite que c’est un homme qui avait une histoire d’amour avec le noir et blanc qu’il a su utiliser. Cette démarche correspondait avec la force du regard qu’il avait, no- tamment ses personnages qui avaient des regards denses et forts, qui expri- maient le refus du colonialisme, le refus de l’injustice et de l’oppression. En votre qualité d’expert du sep- tième art, quelles sont les spécificités du cinéma d’Amar Laskri ? Le cinéma d’Amar Laskri est réa- liste. Il émane du réel, il ne relève nul- lement du fantasme. C’est un réalisateur qui regardait profondément le peuple algérien et il portait cette vi- sion à l’écran. Il est aussi l’un des ci- néastes principaux de la ruralité, le monde rural en toute sa splendeur, es- sentiellement le monde chaoui qu’il a

sa splendeur, es- sentiellement le monde chaoui qu’il a décrit de manière admirable. Il a su

décrit de manière admirable. Il a su montrer comment les gens vivaient le jour et la nuit au service de l’Armée de libération nationale (ALN). Parlez-nous de son exploration de la société algérienne et de sa mise en exergue de « Un seul héros, le peu- ple »… Laskri a montré le contact réel de la révolution algérienne avec la popula- tion dans toute sa dimension de nos us et coutumes. Les passages de cet homme du haut de la colline, qui com- munique, qui s’adresse au peuple et qui met en garde les moudjahidine, c’est quelque chose d’extraordinaire. Il a su utiliser la culture locale et la mettre au service de la culture nationale. Il était en même temps proche de sa région, mais en voyant ses films, ce sont des films nationaux, il n’y a pas une ombre de régionalisme dans son œuvre, c’est un homme qui a sillonné le pays dans son travail et qui appelle à la construc- tion du pays. Il avait une façon particulière, propre à lui de narrer la Révolution algérienne…

Il a l’Algérie au cœur, et il a raconté la révolution avec un style fort, im- pressionnant, avec un impact énorme de sobriété et de simplicité. Mais ce qui revient à chaque fois, c’est de savoir ca- drer un personnage avec les yeux et de démontrer la détermination pour une lutte de liberté quels que soient les sa- crifices qu’on doit consentir. Tous ses films sont marquants, notamment son premier court-métrage L’enfer à dix ans et Patrouille à l’Est qui ont apporté une vision authentique de la guerre de Li- bération nationale. Une vision loin des rêves hollywoodiens, loin des paillettes de Cannes, il ne prétendait pas aller à Cannes, il avait l’amour et la passion de l’art. Vous avez côtoyé Laskri des an- nées durant, que retenez-vous le plus de lui ? Amar Laskri est un ami de longue date, nous avons commencé à travailler ensemble à l'office national pour le commerce et l'industrie cinématogra- phique (oNCIC) dans les années 1960. C’est un homme réservé, hyper sensi- ble, il pouvait être affecté très facile- ment s’il n’y avait pas de considération. C’est un homme qui était au service des gens, extrêmement généreux, d’ailleurs il a tout donné à l’association « Lu- mières ». Il a essayé d’être un digne représen- tant de cette génération qui était à che- val entre la guerre de Libération national et la liberté retrouvée tout en s’engageant à la construction d’une Al- gérie nouvelle. Entretien réalisé par K. Bentounès

HASSAN BeNzerArI, CoMédIeN :

« L’étincelle de ma carrière cinématographique »

« Amar Laskri a été l’étincelle qui a démarré ma carrière cinématographique. il m’a donné la chance de jouer l’un de mes premiers rôles dans son œuvre d’excellence Patrouille à l’Est, en 1971. C’est un grand Monsieur sur le plan pa- triotique. Un moudjahid intègre d’une sincérité extraordinaire. Sa bonté té- moigne pour lui, il a toujours été très gé- néreux avec son prochain, et juste vis-à-vis de son équipe à commencer par les techniciens jusqu’aux figurants. Il se met à la place de tout le monde. C’est un excellant metteur en scène. Il incarne à la fois le réalisateur qui a une parfaite maîtrise technique de l’image et du son, ainsi qu’un cinéaste en verve, un

de l’image et du son, ainsi qu’un cinéaste en verve, un cultivé qui respire l’art et

cultivé qui respire l’art et la beauté. Il avait déploré le fait qu’on ne lui avait pas accordé le budget nécessaire pour réali- ser Patrouille à l’Est en pellicule cou- leurs. Mais en fait, la réussite du film a été en noir et blanc, c’est un chef-d’œu- vre du cinéma algérien qui marque notre glorieuse histoire révolutionnaire. Je pense aussi que ce film est un document de référence qui restera pour les jeunes Algériens et les générations futures afin de démontrer ce qui s’est passé de façon réelle et authentique. Nous l’avons tourné pendant six mois, il nous boostait, il donnait l’exemple et il en été un. » Propos recueillis par K. B.

AMINe zAoUI, éCrIvAIN :

« C’est une bibliothèque cinématographique »

Amar Laskri a conti- nué la révolution après l’indépendance sur le plan artistique en transmettant une fidèle image du ma- quis… Je pense qu’Amar Las-

kri est une bibliothèque ci-

n é m a t o g r a p h i q u e algérienne. Il résume en quelque sorte l’histoire du cinéma algérien pendant un demi-siècle. C’est le cinéaste qui a su faire le

lien, d’un point de vue so- ciologique, l’histoire de l’Algérie révolutionnaire à celle de l’Al- gérie nouvelle. Laskri est un intellectuel de terrain, il a toujours cru dans le cinéma actif, le cinéma qui véhicule un message.

C’est un homme qui respire le cinéma engagé, pas l’engagement nationaliste restreint, mais l’engagement qui est ouvert aux va- leurs humaines universelles. Il était toujours le cinéaste qui relie l’âme de l’histoire de l’Algérie lors de sa guerre de Libération avec ce qu’a donné l’humanité pour la liberté de l’être humain en général à l’instar de son film d’exception Fleurs de lotus sur

le vietnam.

En cinquante ans de carrière, Laskri a fait peu de films, mais ils étaient marquants pour la plupart. Quel était, selon vous, l’empreinte du cinéaste ? on ne peut pas faire la différence entre Laskri en tant qu’in- tellectuel et son cinéma engagé qui a littéralement marqué le grand écran algérien. Il est lui-même acteur dans son cinéma, il croit à son cinéma avec beaucoup de dévouement, il croit aux messages de ses films. Il a donné une empreinte artistique dans son style, celle du réaliste, un peu socialiste, mais ce réalisme est imprégné par le cinéma italien, américain et soviétique avec des valeurs typiquement algériennes. En tant qu’écrivain, que pensez-vous de l’œuvre d’Amar Laskri, notamment son exploration profonde des valeurs de la société rurale algérienne ? C’est un ami de longue date. C’est un homme passionné de littérature, il aime la vie. La force de Laskri c’est qu’il croit à la vie. Il est très intelligent. Il a filmé l’Algérie rurale, mais cette Algérie en voie de transformation, sur le point de se métamor- phoser en ville. on constate qu’il y a certes, le côté rural, mais aussi la ville prend une place importante dans son œuvre. Ce passage entre l’aspect rural et citadin est très important, ceci dit, Laskri a été le pont entre l’Algérien de campagne qui deviendra de plus en plus l’homme qui s’installe dans la cité mais sans re- noncer à ses racines. Pensez-vous qu’il est primordial d’immortaliser l’œuvre de Laskri, ce narrateur vivant de la Révolution algérienne ? Nous avons besoin de faire passer les films de Laskri dans les écoles primaires, les collèges, les lycées et les universités. C’est très important de voir des films comme El Moufid et Pa- trouille à l’Est, ce sont des leçons vivantes d’histoire. Actuelle- ment, les jeunes sont hélas un peu égarés en ce qui concerne la

culture historique. C’est la magie du septième art, avec le plaisir du grand écran, de voir de beaux paysages et de beaux plans qui étaient aussi le point fort du cinéaste. Les enfants et les jeunes ont besoin de voir ces films. C’est important pour la revalorisa- tion de notre patrimoine cinématographique, pour la mémoire de notre nation, et mettre en contact la nouvelle génération avec ce grand Monsieur et son œuvre. Entretien réalisé par Kader Bentounès

génération avec ce grand Monsieur et son œuvre. Entretien réalisé par Kader Bentounès Mercredi 25 Février

Mercredi 25 Février 2015

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EL MOUDJAHID

LA 16 e éDITION Du SIFTECH S’OuvRE à ALGER

Un grand potentiel à exploiter

Près d’une centaine d’entreprises participent à la 16 e édition du Salon international du futur technologique (SIFTECH) qui s’est ouvert, hier, au palais de la Culture Moufdi-Zakaria à Alger, avec la participation d’une centaine d’entreprises.

I nscrit cette année sous le slogan « Pour un avenir numérique par- tagé », le Salon, qui s’étale

jusqu’à jeudi prochain, propose une large variété de services, d’équipe- ment et de solutions relatifs aux tech- nologies de l’information et de la communication (TIC), a-t-on indiqué auprès de l’organisateur « Astein Expo ». Cette initiative vise aussi à faire connaître le potentiel national en matière des TIC et encourager les in- vestisseurs dans ce créneau, de faire découvrir les avancées de la re- cherche dans le domaine, a-t-on ajouté, précisant que le Salon « se veut résolument ancré dans l’actualité du numérique mais également pros- pectif sur les enjeux de demain. » L’édition 2015 a été choisie aussi comme porte d'entrée principale des investisseurs tunisiens en Algérie à travers l’organisation par la mission commerciale tunisienne à Alger le mercredi 25 février 2015 de rencon- tres professionnelles « B to B » tu-

niso-algériennes pour la filière des

TIC, a-t-on relevé. Plus de 20 entre- prises tunisiennes activant dans le do- maine des TIC prendront part à ce Salon dans le but d’identifier des op- portunités commerciales, d’échanges, de partenariats et d’in- vestissements croisés en Tunisie et en Algérie. Il s’agit de faciliter la conclusion de partenariats gagnant- gagnant entre les opérateurs natio- naux et étrangers du secteur et d’offrir aux visiteurs professionnels un contact direct avec les experts dé- légués par les opérateurs exposants. Par ailleurs, en marge du Salon, un cycle de conférences, dédiées cette année aux thèmes d’actualité «Data et Network Security», sera abordé par plusieurs experts algériens et étrangers venant d’universités in- ternationales. Trois nouveautés sont au programme de cette édition : le musée du Siftech, le concours des plus belles plumes, ainsi que l’appli- cation mobile du Siftech, sans oublier les ateliers (un espace pour la présen- tation des solutions et produits des

Ph . Wa fa
Ph . Wa fa

formation et de la communication sont considérées, aujourd’hui, comme un levier majeur de dévelop- pement économique et une compo-

sante essentielle de tout programme de développement socioéconomique. Le véritable avantage concurren- tiel durable réside, pour les entre- prises, dans leur capacité à maîtriser l’information en temps réel et en tout lieu pour construire et faire évoluer leurs bases de connaissances straté- giques. Les TIC sont devenues un outil indispensable au niveau des écoles, des domiciles et dans les industries grâce à deux facteurs importants : le portable et l’internet. Parmi les conférences qui vont décrypter les évolutions technologiques, on cite la gouvernance internet et vie privée, la certification électronique, « la lutte contre la cybercriminalité, une néces- sité vitale pour l’entreprise », et « notre vie, nos informations dans l’ère numérique ». Parmi les expo- sants figurent Alfatron, Algérie Télé- com, Condor, Divona Algérie, Enie, EMS courrier express et Ericsson. Salima Ettouahria

opérateurs), la Bourse de l’emploi (animée par Emploi Partner) et le tra- ditionnel trophée du « Meilleur stand du Salon ». Les Technologies de l’in-

ATM MOBILIS

Mise en service du premier « City Site » en Algérie

C’est sous l’égide du maire d’Alger Centre, M. Abdelhakim Bettache que l’opérateur natio- nal de la téléphonie mobile ATM Mobilis a mis en service deux "City Site" non seulement en Algérie mais à travers toute l’Afrique et ce en collaboration avec son partenaire technologique Ericsson. En effet, après avoir réalisé en exclusivité à travers le monde, le premier site haut débit de 63 Mo sur un réseau commercial, le leader de la téléphonie mobile ATM Mobilis et son par- tenaire technologique Ericsson, innovent et lan- cent encore une fois en exclusivité, deux "City Site" érigés, au niveau de la Grande-Poste, sous forme de panneau d’affichage digital, épousant parfaitement le tissu urbain de la ville. Les deux sites offrent en plus de la densifi- cation de la couverture réseau dans la zone, la

la densifi- cation de la couverture réseau dans la zone, la possibilité aux collectivités de communiquer

possibilité aux collectivités de communiquer avec les citoyens en exploitant l’écran digital.

« Nous sommes fiers d’être le premier opéra-

teur sur le continent africain à installer et mettre en service ce nouveau type d’antenne qui s’in- tègre parfaitement dans l’environnement ur- bain », a indiqué M. Saâd Damma, PDG d’ATM Mobilis. Dans une déclaration à El Moudjahid en marge de la cérémonie de lancement, qui s’est déroulée en grandes pompes au niveau de la Grande-Poste d’Alger, dans une ambiance ani- mée par des troupes folkloriques, le premier responsable de Mobilis a précisé que « par le biais de cette nouvelle technologie nous oc- troyons à nos clients prépayés de Mobtasim le premier espace 3G++ gratuit en Algérie et une connexion internet gratuite, à raison de 10 mi- nutes par jour. » M. Damma a affirmé qu’« en plus des services offerts aux abonnés, cette in-

novation donne à la collectivité locale l'oppor- tunité de communiquer avec les citoyens en ex- ploitant l'écran digital », « nous avons formés trois techniciens de l’APC pour pouvoir gérer cet écran et pouvoir le maintenir », a-t-il égale- ment indiqué. La cérémonie a été rehaussée par la présence du président de l'APC d'Alger Centre, M. Ab- delhakim Bettache, la directrice de marketing d'Ericsson, M me Clara, les cadres des deux en- treprises. Il y a lieu de noter que par le biais de ce lancement, ATM Mobilis confirme encore une fois son innovation, et son engagement à offrir aux Algériens les dernières technologies en matière de l’information et de la communi- cation, tout en veillant au respect de l’environ-

nement. Sihem Oubraham

NOuREDDINE MORCELI, RABAH MADJER ET HASSIBA BOuLMERkA

Les nouveaux ambassadeurs de l’opérateur téléphonique mobile Ooredoo

Lors d’une cérémonie organisée, hier, à l’au- ditorium de l’hôtel Sheraton, Club des Pins, Alger, le directeur général de Ooredoo, M. Jo- seph Ged, a déclaré que « les trois légendes sont les nouveaux ambassadeurs de l’opérateur mo- bile et participeront activement au développe- ment de la stratégie sportive de l’entreprise afin de continuer à assumer au mieux son rôle du 1 er partenaire du sport national.» Et d’ajouter :

« Les mots manquent pour décrire tout le res- pect et l’admiration que nous inspirent les par- cours des trois légendes. Chacun à sa façon, ils ont démontré que rien n’est impossible à l’image d’Ooredoo qui s’est imposé comme le

Ph . Wa fa
Ph . Wa fa

leader technologique des télécommunications. C’est avec beaucoup d’émotion et de fierté que nous accueillons ces trois champions d’excep- tion dans la grande famille Ooredoo pour œu- vrer avec eux au développement pérenne du sport en Algérie pour les jeunes talents du foot-

ball et des autres disciplines », a-t-il dit. D’autre part, le directeur général de Ooredoo, M. Ged,

a tenu à répondre à certaines critiques, notam-

ment celle de favoriser certains annonceurs à d’autres pour ses campagnes publicitaires, ce à quoi il a tenu à préciser qu’« aujourd’hui la pu- blicité n’est pas une obligation, c’est un acte commercial.» Et d’ajouter : « Nous sommes des

annonceurs libres de leurs choix et nous sommes les premiers à respecter les lignes édi-

toriales de toute la presse et des médias. Il y a un échange dans les deux sens. La liberté de la presse et des annonceurs est indissociable.» Il

y a lieu de rappeler que Joseph Ged a annoncé

cette semaine que le nombre de ses abonnés 3G

et de quatre millions. Ce chiffre doit être validé

par l’autorité de régulation (ARPT). Si ces chif- fres se confirment, Ooredoo détiendrait alors près de 50% du marché algérien de l’internet mobile. En effet, l’Algérie compte actuellement près de 8,5 millions d’abonnés à ce service. Wassila Benhamed

La route continue d’endeuil- ler, hier sur la route nationale n° 9 reliant Bejaia à Sétif, un ébou- lement de terre s’est produit à 13h45 a proximité du tunnel d’Aokas provoquant l’ensevelis- sement de quatre véhicules, un bus de marque Toyota de 30 places assurant la ligne Bejaia- Aokas, un mini-bus de marque Hyundai de 12 places reliant Aokas a Tichy et deux véhicules légers. Cette tragédie a causé la mort de six personnes (quatre hommes et deux femmes) et fait quinze blessés dont trois griève- ment, tous évacués vers l’hôpital d’Aokas par les soins de la Pro- tection civile de Bejaia qui a dé- ployé tous les moyens humains et matériels pour extraire les vic-

BéJAïA

Éboulement à Aokas : 6 morts et 15 blessés

vic- BéJAïA Éboulement à Aokas : 6 morts et 15 blessés times. Suite à cet accident,

times. Suite à cet accident, le ministre des Travaux publics s’est déplacé, hier soir, a Bejaia et s’est rendu sur les lieux de l’accident avant de s’en- quérir de l’état des blessés. Le ministre des Travaux publics s’est déplacé sur les lieux pour pré- senter les condoléances aux familles des victimes, s’enquérir de l’état des personnes blessées ainsi que des dis- positions à prendre pour le rétablisse- ment de la situation de la route. Il convient, par ailleurs, de préci- ser que grâce aux moyens matériels des directions des travaux publics et des entreprises activant dans le do- maine des travaux publics de la ré- gion, mobilisés à cet effet et en étroite collaboration avec les autorités lo- cales, la route touchée par cet ébou- lement, a été rouverte à la circulation. M. Laouer

TIARET

Collision entre un bus et un véhicule :

3 morts et 4 blessés

Trois personnes sont mortes et quatre au- tres ont été blessées à des degrés différents de gravité, dans une collision entre un bus de transport de voyageurs et un véhicule touris- tique, a-t-on appris auprès des services de la protection civile. L’accident s’est produit sur la route nationale (RN 40) reliant Mahdia à Hamadia causant la mort de trois passagers du véhicule dont une fillette de 12 ans et qua- tre blessés parmi les passagers du bus desser- vant la ligne Oran-Ain Sefra. Les agents de la protection civile ont transporté les blessés vers le service des ur- gences médicales de l’hôpital de Mahdia et les corps des morts à la morgue du même hô- pital. Les services de la gendarmerie nationale ont ouvert une enquête sur les causes de cet accident.

Mercredi 25 Février 2015

Eco no m ie

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EL MOUDJAHID

en visiTe D’insPeCTiOn Au PrOjeT Du lABOrATOire De COnTrôle Des PrODuiTs inDusTriels

Benyounès ne veut plus entendre parler de retard

L’acquisition d’un laboratoire de contrôle des produits industriels reste réellement nécessaire pour assurer un contrôle efficient des produits et garantir une meilleure protection du citoyen.

H élas, la réalisation de cette structure, lancée pourtant en 2008, situé à la nouvelle

ville de sidi Abdallah à Alger, n’a pas encore vu le jour. spécialisé dans les analyses physico-chi- miques et microbiologiques, pour veiller sur la conformité des diffé- rents produits industriels, aux normes, sa réalisation traîne en rai- son d’un grand retard enregistré, que rien ne justifie. lors de sa visite hier in situ, le ministre du Commerce, M. Amara Benyounès, n’a pas contenu sa co- lère devant les lenteurs caractéri- sant le déroulement des travaux relatifs à l’achèvement des travaux de ce laboratoire. il a souligné en des termes pré- cis : « On ne peut pas continuer comme ça. Ce n’est pas normal qu’on annonce à chaque fois le re- port de l’achèvement de ce pro- jet », soulignant : « Dans le contexte actuel le marché national

Ph : Billal
Ph : Billal

a exprimé le besoin d’une telle structure », a-t-il ajouté. s’adres- sant au directeur général du Centre algérien de contrôle de la qualité et

confirmé et en présence des mé- dias nationaux, notamment les journaux et les chaînes Tv que la réception de ce projet est prévue à la fin du mois d’avril, et nous l’avons annoncé au grand public et maintenant vous dites que sa ré- ception sera achevée au plus tard d’ici six mois ! » « vous ne trou- vez pas que ce report n’est pas du tout normal ?» s’interroge le mi- nistre. le Dg du C.A.C.Q.e. a affirmé que ce retard est dû à certains pro- blèmes techniques en assurant au ministre que ce projet sera achevé d’ici six mois. Au regard de l’im- portance de la mise en place de ce laboratoire, le ministre du Com- merce a insisté sur l’urgence de rattraper le retard et la réception de cet établissement, dans les meil- leurs délais. il y a lieu de rappeler que l’an- née dernière, le ministre a fait sa- voir que les textes réglementaires

sont clairs sur ce sujet, notamment pour ce qui est des amendes infli- gées pour retard dans la réalisa- tion, en indiquant également que chaque acteur concerné doit assu- mer ses responsabilités.» notons que le ministère du Commerce avait signé en 2012, un mémorandum cadre avec un labo- ratoire français portant sur l’ac- compagnement du lne dont les travaux avaient été lancés en 2008. le laboratoire national d’essais, devrait avoir 12 annexes spéciali- sées en analyses physico-chi- miques et microbiologiques pour le contrôle de la conformité des produits industriels, notamment, des matériaux de construction, l’électroménager, les jouets, le tex- tile, la maroquinerie, le matériel de cuisine, les pièces détachées auto- mobile, les lots scolaires, l’embal- lage, les détergents et les produits cosmétiques. Makhlouf Ait Ziane

de l’emballage (C.A.C.Q.e), M. Ait Moussa Abdenacer, le ministre a déclaré : « lors de ma visite en juillet dernier, vous avez

DiveCO

Clôture de la formation au profit de la filière agroalimentaire

Depuis son démarrage en 2013, le pro- gramme de coopération avec l’union euro- péenne portant sur l’appui à la diversification de l’économie « DiveCO », mis au profit du ministère de l’industrie et des Mines, aura per- mis d’exécuter un important programme de formation au profit des acteurs et intervenants dans la filière agroalimentaire, entre autres, les institutions du secteur, les bureaux d’études et d’hygiène, les laboratoires, les universités et les opérateurs économiques. le programme en question, consacré exclu- sivement au domaine de la qualité sanitaire des denrées alimentaires, s’est déroulé au ni- veau de certaines wilayas et a été consacré, à

travers ses interventions, à des thématiques concernant les domaines liés aux « bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication », « les plans de nettoyage et désinfection », « la dé- marche HACCP », les prélèvements et l’échantillonnage », la conception hygiénique des bâtiments », la labellisation », « la traça- bilité », etc. le programme adapté aux préoccupations de l’heure, a également donné lieu à l’émer- gence d’une technique de formation ouverte à distance (fOAD) qui a été mise au profit du Centre technique des industries agroalimen- taires, (CTiAA). Cette technique, la première du genre dans son domaine en Algérie, une

fois mise en ligne, devra permettre à per- sonnes intéressées par le secteur agroalimen- taire d’accéder à un apprentissage à travers le web, via une plateforme de télécommunica- tion par internet. « l’approche que nous avons mise en œuvre dans le cadre du programme DiveCO est une formation accompagnée par des tu- teurs et caractérisée par l’organisation d’échanges entre apprenants et tuteurs », pré- cisent les concepteurs du programme. A l’oc- casion de la clôture du processus de formation, une demi-journée de vulgarisation du procédé fOAD au profit du ministère concerné, se dé- roulera, demain, à l’inrAA.

il y a lieu de rappeler que la coopération entre notre pays et l’ue, a entamé une nou- velle phase dès 2014. etalée sur sept année, soit jusqu’en 2020, la coopération inscrite dans le cadre du programme (DiveCO - Commission européenne) devrait s’imprégner de plus grande visibilité et s’orienter vers des domaines prioritaires, avait souligné en février 2014, M. Michael Kohler, directeur pour le voisinage (DeviCO - Commission euro- péenne) lors d’une séminaire destiné à l’éva- luation de la coopération entre l’Algérie et lue.

D. Akila

POur un Meilleur TrAiTeMenT Des DeMAnDes eT Offres D’eMPlOi

L’ANEM lance un nouveau système d’information

un nouveau système d’information de l’Agence nationale de l’emploi (AneM) a été lancé en vue d’assurer un meilleur trai- tement des demandes et offres d’emploi, a annoncé lundi der- nier à Alger le directeur général de cette agence, Mohammed Tahar Chalal. « l’AneM a lancé dimanche dernier, un nouveau système d’information ‘‘Wassit’’ au niveau de ses agences à Blida qui sera généralisé progressivement aux autres wilayas du pays, en vue d’améliorer la prise en charge des jeunes demandeurs

d’emploi d’une part et répondre aux besoins des employeurs en matière de main-d’œuvre qualifiée d’autre part », a déclaré

M. Chalal lors d’une conférence-débat sur la promotion de

l’emploi et la lutte contre le chômage en Algérie. le même responsable a ajouté que ce système d’information

« vise également à assurer l’efficacité, la rapidité et la trans- parence » dans le traitement des demandes et offres d’emploi.

M. Chalal a souligné que des mesures ont été prises par les

pouvoirs publics pour notamment renforcer la concertation et le partenariat entre le secteur de l’emploi et le monde écono- mique « afin de répondre efficacement aux exigences du mar- ché de l’emploi. » Mettre en place un fichier national de l’emploi, promouvoir l’esprit d’entrepreneuriat chez les jeunes et mettre en place une cartographie locale sur les potentialités et spécificités du marché de l’emploi, figurent parmi les me- sures et perspectives dans le domaine de la promotion de l’em- ploi, a-t-il expliqué. Par ailleurs, le Dg de l’AneM a rappelé que le numéro vert (30 05) est à la disposition des jeunes de- mandeurs d’emploi pour prendre en charge leurs préoccupa- tions en matière d’emploi. M. Chalal a précisé, en outre, que la promotion de l’emploi des jeunes s’appuie sur deux méca- nismes, à savoir le développement de l’entrepreneuriat géré par les dispositifs d’emploi et la promotion de l’emploi salarié à travers l’AneM. il a relevé que les demandes d’emploi en- registrées en 2014 ont démontré que 19% des demandes sont issues des diplômés de la formation professionnelle et 21% de l’enseignement supérieur. Ces demandes d’emploi ont égale- ment démontré, selon M. Chalal, que 76% des demandeurs ont moins de 35 ans, 29% ont moins de 24 ans, alors que 78 % sont des primo-demandeurs.

Algérie - Tunisie

Un séminaire économique en avril à Tabarka

un séminaire dédié au développe- ment des échanges économiques et à la diversification du partenariat entre l’Algérie et la Tunisie sera organisé en avril prochain à Tabarka (Tunisie), a annoncé hier à Constantine le conseil- ler économique de la Chambre de commerce et d’industrie du nord- Ouest tunisien, Ahcène Bata. s’exprimant lors d’une rencontre organisée à la Chambre de commerce «rhumel» de Constantine (CCirC) pour évaluer les échanges commer- ciaux et économiques entre les deux pays, M. Bata a précisé que l’objectif de ce séminaire de deux jours est des- tiné à « diversifier et à dynamiser le partenariat », et à « consolider les liens commerciaux » entre Alger et Tunis. Préconisant la réalisation de « projets économiques-pilotes » bénéfiques aux

deux pays, le conseiller économique tunisien a insisté sur la « multiplication des efforts communs de prospection des opportunités d’affaires dans les différents secteurs économiques, à l’image de l’agriculture, des industries mécanique et électrique, du BTPH (bâtiment-travaux publics-hydrau- lique), de l’agroalimentaire, des maté- riaux de construction et des produits pharmaceutiques. la question de la création d’une « société mixte de transport de mar- chandises pour faciliter la commercia- lisation des produits dans l’optique de promouvoir l’investissement dans les deux pays » sera évoquée lors de la rencontre de Tabarka, a encore affirmé M. Bata. De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’indus- trie (CCi-rhumel), Djamel souissi, a

OrAn

Premier Salon national des micro-entreprises start-up

considéré que les secteurs porteurs et le potentiel des régions de Constantine et du nord-ouest tunisien ayant été « définis », il s’agit aujourd’hui de « passer à l’action pour développer toutes les opportunités qui se présen- tent ». Au regard du caractère « privilégié et fraternel » qui caractérise les rela- tions entre les deux pays, il est « es- sentiel d’encourager et de développer davantage les échanges commerciaux

( )

pour tirer le maximum de profits

réciproques », a encore estimé M. souissi. les deux parties ont recommandé l’organisation de sessions de forma- tion au profit des personnels des Chambres de commerce des deux pays.

le salon national de la micro-entreprise start-up s’est ouvert, hier à Oran, à l’initiative de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej). Cette première édi- tion devant s’étaler jusqu’à samedi prochain, est marquée par la participation de quelque 65 micro-entreprises acti- vant dans différents domaines, notamment la communica- tion, création de sites web, développement de programmes logiciels, solutions informatiques pour les entreprises, ainsi que les services sont autant de domaines de prédilection de ces entreprises. « Ce sont des micro-entreprises qui ne nécessitent pas beaucoup d’équipements, mais beaucoup d’idées. elles sont accompagnées et financées par l’Ansej. Ce salon permet un contact avec les jeunes que nous pouvons orien- ter vers des projets porteurs », a déclaré à l’APs le directeur de l’Ansej Oran, Abdallah nehila. le programme de ce salon comprend plusieurs activités, surtout des visites guidées pour les étudiants des universités

de l’Ouest, des conférences animées par des experts sur l’entrepreneuriat et l’impact des start-up sur l’économie du pays », a fait savoir ce responsable. « A travers ces conférences, il s’agit d’inculquer aux jeunes l’esprit d’entreprise et essayer de changer leurs men- talités et les orienter vers des projets utiles pour eux et pour le pays », a-t-il souligné. D’autre part, les organisateurs du salon indiquent qu’il est prévu, lors de cette manifestation, la signature d’une convention entre l’Ansej et l’université Oran2 de Belgaïd, ainsi qu’une autre convention entre l’Ansej et Algérie Té- lécom sur le développement des projets dans le domaine des TiC. il est également prévu la création d’une maison de l’en- trepreneuriat, selon la même source. A noter que le salon accueille une école de formation spécialisée dans les TiC qui anime un atelier de formation pour les jeunes, en pré- sence de plusieurs experts dans ce domaine.

Mercredi 25 février 2015

Mo nd e

15

EL MOUDJAHID

VIOLATIONS MAROCAINES DES DROITS DE L’HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL

Appel à l’ouverture d’une enquête urgente

Le gouvernement sahraoui a appelé la communauté internationale, à leur tête l'ONU, à "ouvrir une enquête urgente", pour mettre à nu les violations marocaines des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés, a déclaré avant-hier l'ambassadeur sahraoui à Alger, Brahim Ghali.

"L es Sahraouis ont tous vécu une semaine (la semaine dernière) sanglante et hor-

rifiante dans les territoires sahraouis occupés, en raison des violations des droits de l'Homme commises par les forces de l'ordre marocaines qui ont causé la mort du jeune Mohamed La- mine Haidalla et l'avortement à la ci- toyenne El-Moussaoui Lala qui a été enlevée et torturée", a affirmé M. Bra- him Ghali dans une déclaration à l'APS, mettant en avant "les cam- pagnes d'arrestations et les exactions dont sont victimes les détenus sah- raouis". "La communauté internatio- nale, en premier lieu l'Onu, sont appelées à ouvrir une enquête urgente sur les violations des droits de l'Homme commises par le régime ma- rocain dans les territoires sahraouis oc-

cupés", a ajouté M. Ghali. "L'omerta imposée par les différents acteurs de la commu- nauté internationale à l'égard de ces crimes et graves violations marocaines, constitue un crime contre l'humanité", a-t-il précisé. "Face à la grave escalade de la violence contre les citoyens sah- raouis dans les territoires occupés, le gouverne-

ment sahraoui insiste sur l'impératif d'élargir le mandat de la Minurso à la protection des droits de l'Homme et la publication de rapports sur la situation des droits de l'homme au Sahara occi-

sur la situation des droits de l'homme au Sahara occi- dental ainsi que la dénonciation du

dental ainsi que la dénonciation du pillage des ri- chesses sahraouies par les autorités d'occupation marocaines", a-t-il conclu.

La fondation Kennedy, pour l’introduction d’un mécanisme des droits de l’homme dans le mandat de la MINURSO Pour sa part, la Fondation Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'homme a appelé dans son dernier rapport, les Nations Unies à in- clure un mécanisme de surveillance des droits de

l'homme dans le mandat de sa mission chargée de l'organisation d'un référen- dum au Sahara occidental (Minurso), a indiqué l'Agence de presse sahraouie (SPS). "Les autorités marocaines conti- nuent de commettre de graves viola- tions des droits de l'Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires oc- cupés", souligne le rapport qui déplore "l'absence dans le mandat de la Mi- nurso d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme au Sahara Occi- dental". Le rapport a exhorté l'Onu à concrétiser cette démarche, précisant qu'il s'agit de la seule Mission onu- sienne de maintien de la paix qui n'in- clut pas un tel mécanisme. Le document fait état de près de 90 cas de violations des droits de l'homme, citant notamment "des arrestations arbi- traires, la violation du droit à la liberté

de rassemblement et de circulation pra- tiquées contre les Sahraouis dans les territoires occupés". La présidente de la fondation Robert

F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme, Kerry Kennedy, a appelé la commu- nauté internationale à mettre fin aux violations des droits de l'homme commises par le Maroc au Sahara occidental et plaidé pour "l'ouverture d'enquêtes" sur cette question. Elle a, en outre, déploré les conditions carcérales des prisonniers sahraouis.

DOUBLE ATTENTAT SUICIDE AU SUD DE DAMAS

4 morts et 13 blessés

Quatre personnes ont été tuées et 13 blessées lundi dans un double at- tentat suicide contre un check-point au sud de Damas, a rapporté l'agence officielle Sana. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)), l'explosion a visé un bar- rage routier de la milice pro-régime des Comités populaires, à l'entrée de localité de Sayeda Zeinab, à 10 km à l'est de Damas. Citant la police, l'agence Sana a indiqué qu'un "terro- riste, sorti d'une voiture civile a fait détonner sa ceinture d'explosifs au barrage al-Moustaqbal, près de l'en- trée de Sayeda Zeinab. Quelques ins- tants plus tard, un autre terroriste a fait exploser la voiture faisant quatre morts et 13 blessés". Lundi égale- ment, une roquette est tombée sur la prison d'Adra, au nord-est de Damas, faisant quatre morts et quinze blessés, a indiqué l'OSDH, sans préciser si les victimes sont des détenus, des gar- diens ou des visiteurs, ni l'origine du

des gar- diens ou des visiteurs, ni l'origine du tir. Enfin, six personnes ont été bles-

tir. Enfin, six personnes ont été bles- sées par des roquettes tirées par les re- belles, qui sont tombées sur plusieurs quartiers de Damas, selon l'OSDH.

90 personnes enlevées par Daech

Des éléments du groupe autopro- clamé "Etat islamique" (Daech) ont

enlevé 90 personnes dans l'attaque de deux villages sous contrôle des forces kurdes, a affirmé hier l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Lundi, l'EI a attaqué Tal Chamiram et Tal Hermoz, deux vil- lages assyriens de la province de Has- saké (nord-est de la Syrie) et ont enlevé 90 habitants", a indiqué le di- recteur de cette ONG Rami Abdel Rahmane. Les Unités de protection du peu- ple kurde (YPG), la principale milice kurde syrienne, mènent l'offensive dans la région et se sont emparées 24

villages

et

hameaux avec pour objectif de pren- dre la localité de Tal Hamis, au- jourd'hui aux mains de l'EI. L'YPG a également lancé une offensive dans la province de Raqa, fief de l'EI plus à l'ouest, et s'est emparé de 19 villages après avoir réussi à repousser l'EI de la ville frontalière de Kobané et des environs.

YÉMEN

Le Président revient officiellement sur sa démission

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a rendu public une missive adressée à l'Assemblée où il revient sur sa démission de

façon officielle après avoir échappé

à la surveillance de la milice chiite

qui l'avait assigné à résidence dans

la capitale, a indiqué hieri un de ses proches. "Je voudrais vous informer que j'ai retiré la démission que j'ai présentée à votre Parlement distin- gué", écrit M. Hadi dans une lettre adressée à l'assemblée. Le président

a appelé les députés à coopérer avec

lui pour "sauver ce qui peut encore être sauvé et normaliser la situation sécuritaire et économique dans toutes les provinces du pays", selon le texte. M. Hadi a également appelé les ministres du gouvernement dé- missionnaire à "se rendre immédia- tement à Aden pour se réunir", a ajouté Abd Rabbo. Le Premier ministre Khaled Bahah avait démissionné au même moment que le président et reste assigné à résidence à Sanaa, tout comme d'autres ministres et responsables gouvernementaux. Lundi, la milice chiite des Houthis avait exigé des mem- bres du gouvernement démissionnaire qu'ils gèrent les affaires courantes, sous peine d'être traduits en justice pour "trahison".

qu'ils gèrent les affaires courantes, sous peine d'être traduits en justice pour "trahison".

PALESTINE

Hausse de 40% des colonies en Cisjordanie en 2014

Les mises en chantier de constructions dans les colonies israé- liennes de Cisjordanie occupée ont augmenté de 40% en 2014, et les ap- pels d'offres pour de nouveaux loge- ments ont atteint leur niveau le plus élevé en dix ans, a indiqué la Paix Maintenant. Dans un rapport, cette ONG opposée à la colonisation pré- cise que la construction de 3.100 "unités de résidence" a débuté l'an dernier dans les colonies de Cisjor- danie, tandis que des appels d'offres pour 4.485 logements dans les colo- nies de Cisjordanie et à Al Qods-est occupée et annexée ont été lancés en 2014, soit "un chiffre record depuis au moins une décennie". Sur les 3.100 unités de résidence, 287 ont été érigées dans des colonies sauvages, c'est-à-dire n'ayant pas obtenu offi- ciellement toutes les autorisations des autorités civiles et militaires is- raéliennes. Selon la Paix Maintenant, le nom- bre de constructions dans les colo- nies de Cisjordanie a atteint une moyenne de 460 unités de résidences

par mois au cours du troisième gou- vernement dirigé par le Premier mi- nistre Benjamin Netanyahu, soit du 18 mars 2013 à janvier 2015. Durant cette période, 66 pro- grammes de construction ont été lan- cés pour 10.113 unités de résidence dans 41 colonies. "Tous ces chiffres prouvent que Benjamin Netanyahu fait tout pour multiplier les faits accomplis sur le terrain en vue de rendre impossible une solution à deux Etats israélien et palestinien", a affirmé à l'AFP Hagit Ofran, une dirigeante de la Paix Maintenant. Par ailleurs, un Palesti- nien a été tué durant la nuit de lundi à mardi par des tirs de soldats israé- liens dans le camp de réfugiés de Dheisheh près de Beit Lehm en Cis- jordanie, ont indiqué des sources mé- dicales palestiniennes. La victime, Jihad Al Jafari (19 ans) a été atteint par balles en plein cœur lors d'affron- tements avec des soldats israéliens dans le camp, ont précisé les mêmes sources.

R. I.

B R ÈVES

UKRAINE Les rebelles entament le retrait des armes lourdes

Les autorités de la république populaire autoproclamée de Do- netsk (DNR) ont commencé à reti- rer les armes lourdes de la ligne de contact avec l'armée ukrainienne, a annoncé hier le commandant ad- joint des forces de la DNR Edouard Bassourine. "Le retrait a été entamé à 9h00 heures de Mos- cou (06.00 UTC). Hier, 96 unités de matériel lourd seront retirées. Au total, le retrait prendra 12 jours, conformément aux ententes de Minsk", a indiqué le militaire, cité par l'agence officielle Ria Novosti. Selon cette source, les armes sont retirées depuis Debaltsevo, Gor- lovka, Donetsk et dans le sud de la région. Le 12 février à Minsk, les pays faisant partie du "format Nor- mandie" (Russie, Ukraine, France et Allemagne) ont signé un texte destiné à mettre un terme au conflit dans le Donbass. L'accord engage notamment l'armée ukrainienne à retirer ses armes lourdes de la ligne de confrontation actuelle et les in- surgés, de la ligne fixée dans les accords de Minsk de septembre

2014.

DIALOGUE EN LIBYE Le Parlement reconnu suspend sa participation

Le parlement libyen reconnu par la communauté internationale a décidé de "suspendre" sa partici- pation au dialogue sur l'avenir po- litique en Libye organisé sous l'égide de l'ONU, ont indiqué des députés. "La chambre des repré- sentants a voté aujourd'hui (lundi, ndlr) en faveur de la suspension de sa participation au dialogue et a convoqué la commission du dia- logue pour consultation", a an- noncé le député Issa Al Aribi cité par des médias. Une nouvelle réu- nion de dialogue sur l'avenir de la Libye doit être organisée prochai- nement au Maroc à l'invitation de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL). La Libye, en crise politique depuis la chute de l'ancien régime en 2011, est dirigée par deux gouverne- ments rivaux et deux Parlements parallèles qui se disputent le pou- voir. Des représentants des deux parlements ont tenu le 11 février à Ghadamès, dans le sud libyen, des discussions indirectes sous l'égide de l'Onu.

ONU Des drones pour la plupart de ses missions de maintien de la paix

L'Onu souhaite que la plupart de ses missions de maintien de la paix dans le monde soient dotées de drones pour mieux protéger les civils mais aussi ses Casques bleus. Cette recommandation s'inscrit dans un vaste programme de mo- dernisation détaillé dans un rapport d'experts de l'Onu. La Mission de l'Onu en Répu- blique démocratique du Congo est déjà dotée de plusieurs drones de surveillance pour suivre les mou- vements des groupes rebelles dans l'est du pays. "C'est un outil tech- nologique essentiel pour les mis- sions de terrain et la plupart des missions devraient en bénéficier", estime Jane Hotte Lule, qui a dirigé le groupe d'experts auteurs du rap- port. Celui-ci recommande aussi la création de Missions techniques spéciales chargées de renseigner le Conseil de sécurité sur les situa- tions de crise à l'aide d'images par satellites et d'autres outils mo- dernes de collecte de données en temps réel. "Le Conseil ne peut pas rester dans l'ignorance des circons- tances à partir desquelles il est amené à prendre des décisions", explique Jane Hotte Lule. "La technologie est si perfectionnée qu'il est impératif de la mettre au service du Conseil".

Mercredi 25 Février 2015

So cié t é

16

EL MOUDJAHID

CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Un accord universel avant la fin de l’année 2015

Hausse des températures, élévation du niveau de la mer, acidification des océans… quelles conséquences auront concrètement ces changements climatiques sur notre environnement ? Jusqu'à quel point l’homme est-il responsable de ces évolutions négatives ? Tout au long de l'histoire de notre Terre, celle-ci a connu des changements climatiques.

C es modifications du climat étaient toujours dus à des causes naturelles. Le changement climatique actuel est,

quant à lui, davantage la conséquence des activités de l'homme. Il a également des im- pacts importants au niveau mondial tant pour l'humanité que pour l'environnement. Les saisons les plus chaudes du siècle dernier se-

ront les saisons les plus froides du siècle pro- chain. Réchauffement de la planète, catastrophes naturelles, augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies torrentielles, les tempêtes et les sécheresses, élévation du niveau de la mer… Ce sont-là les prédictions affolantes des climatologues et météorologues pour les années à venir. C’est pour toutes ces raisons que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé les États membres de l'ONU à tout faire pour capitaliser sur les progrès accomplis en 2014 afin de finaliser un accord universel sur le changement cli- matique. «L'année 2015 correspond au temps de l'action sur la question du climat, qui culmi- nera à Paris en décembre», a déclaré, lundi dernier, M. Ban, à l'approche du prochain sommet sur le climat qui aura lieu en décem- bre prochain dans la capitale française. «C'est l'année où les États membres, lors d'un sommet spécial en septembre, adopte- ront un programme mondial de développe- ment, comprenant un ensemble d'objectifs universels», a-t-il ajouté, à l'occasion d'une réunion au siège des Nations unies à New York, dans le sillage de la 20 e Conférence des Parties à la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques qui s'est tenue à Lima en décembre 2014. M. Ban a appelé les États membres à saisir l'opportu- nité qui leur était offerte de prendre des «mesures décisives, inclusives et transfor- matives » en faveur de la construction d'un

"monde plus sûr et équitable

pour nous-

mêmes et ceux qui viendront après nous». Le secrétaire général de l’ONU s’est félicité

Le secrétaire général de l’ONU s’est félicité qu’en 2014, les pays se soient engagés à fi-

qu’en 2014, les pays se soient engagés à fi- nancer les 10 milliards de dollars néces- saires pour la capitalisation initiale du Fonds vert pour le climat. J'exhorte tous les pays qui se sont engagés à s'acquitter de leur contribution dès que possible, afin que le Fonds soit pleinement opérationnel avant Paris et en état de financer les projets prio- ritaires », a encore dit M. Ban. «Ces avan- cées majeures en 2014 ont ouvert la voie aux succès de 2015. Notre défi est maintenant clair : finaliser un accord universel signifi- catif sur le changement climatique», a-t-il ajouté, précisant que les pays développés doivent désormais définir une trajectoire claire pour atteindre l'objectif de mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020. L’Algérie échappera-t-elle à ces prévisions alarmantes ? La situation de l'Algérie est des plus précaires du fait que le GIEC (instance des Nations unies regroupant plus de 2.500 chercheurs qui étudient les changements cli- matiques) prévoit, pour le nord de l'Afrique, des épisodes violents de pluies, de froid,

mais aussi, une sécheresse qui sera de plus en plus structurelle. Le plus dramatique dans tout cela, c'est qu'aucune des variétés agri- coles qui poussent aujourd'hui dans les champs n'est adaptée aux conditions qui se- ront les nôtres dans 50 ou 60 ans, si nous ne trouvons pas une solution pour permettre à l'agriculture de s'adapter aux changements climatiques.

Des projets-pilotes en Algérie «Les changement intervenus dans la stra- tosphère sont à l’origine d’une réduction du couvert végétal en Algérie. L’impact négatif du changement climatique au niveau des zones arides et semi-arides est flagrant, au vu du recul du taux des précipitations estimé à 17%, dans le centre et l’est du pays, et de 27% à l’ouest», estime le responsable du dé- partement de l’élevage animal au Haut- Commissariat au développement de la steppe (HCDS), M. Brouri Lakhdar. Le changement climatique dans certaines ré- gions au climat froid a eu un impact consi-

dérable sur le rendement des surfaces pasto- rales, dont le rendement à l’hectare ne dé- passe plus les 70 unités fourragères, contre 140 unités, durant les années 1970 du siècle dernier, a ajouté ce responsable, estimant à 50% le taux de recul du stock des fourrages au niveau de ces surfaces. Cet ingénieur de formation a estimé que le recul des surfaces d’armoise et la perte de surfaces d’alfa dans le sud-ouest du pays ont eu un impact direct sur le changement des méthodes d’élevage animal dans ces zones, où les éleveurs s’appuient désormais sur d’autres types d’aliments de bétail, à l’exem- ple de l’orge, qui est soutenu par l’État. Le HCDS œuvre actuellement à la réha- bilitation de près de 3 millions d’hectares de parcours sur une surface globale de 7 mil- lions d’hectares. Par ailleurs, et afin de remédier un tant soit peu à ces conséquences, l’Algérie a ins- crit la lutte contre les changements clima- tiques dans ses programmes de développement, à travers la mise à niveau de son cadre institutionnel et législatif, et le lan- cement de projets-pilotes. Rappelons que l’Algérie fait partie des rares pays qui ont réalisé un projet de capture et de stockage du carbone dans les formations géologiques à Aïn-Salah, dans le Grand Sud. D’un autre côté, des efforts sont particu- lièrement axés sur la réalisation d’actions de plantation, de protection et de multiplication des points d’eau, en vue de la préservation de la ressource animale dans ces régions, es- timée à plus de 21 millions de têtes, et constituant une source de revenu pour une population globale de 7 millions d’âmes. Parmi les actions urgentes que l’Algérie doit mener est de renforcer la campagne de pré- vention et de sensibilisation à l’économie de l’eau, ce précieux liquide avec des gestes forts et tout au long de l’année à travers l’en- semble des moyens de communication. Farida Larbi

SÉTIF

Un mort et 12 blessés dans 10 accidents provoqués par le verglas

Les plaques de verglas qui sont constituées sur le réseau routier de la wilaya de Sétif ont provoqué, au cours des dernières 24 heures, dix accidents qui ont fait un mort et 12 blessés, a indiqué lundi la Protection civile. L’accident mortel s’est produit vers 5h30 sur l’autoroute Est-Ouest à hauteur de l’aire de repos des Babors, située dans la daïra d’Aïn Arnat, lorsqu’un homme de 55 ans a été fauché par un camion au mo- ment où il était descendu de voiture pour constater les dommages subis après une collision avec un autre vé- hicule à cause du verglas , a précisé le chargé de com- munication à la direction de la Protection civile, le

capitaine Ahmed Lamamra. 9 autres accidents, également dus au verglas, se sont produits en divers points de la wilaya de Sétif, faisant une douzaine de blessés, selon la même source qui a signalé que les services de la Protection civile ont dû intervenir à 102 reprises durant les dernières 24 h pour évacuer des malades et secourir des blessés dont les victimes de ces accidents. Des appels à la prudence sont lancés par la protec- tion à l’adresse des usagers de la route, d’autant que les températures négatives prévues la nuit prochaine devraient favoriser l’apparition de verglas.

ACCIDENTS DE LA ROUTE

Deux morts et un blessé grave au sud d’El-Bayadh

Deux personnes ont trouvé la mort et une troisième a été griève- ment blessée dans un accident de la circulation survenu dans la nuit de lundi à mardi au sud de la wi- laya d’El-Bayadh, a-t-on appris au- près de la Protection civile. L’accident s’est produit sur la route reliant El-Benoud (El-Bayadh) à Tinerkouk (Adrar), suite au déra- page d’un véhicule léger, causant la mort sur le coup de deux de ses occupants (21 et 25 ans) et de graves blessures à leur accompa- gnateur, a précisé la même source. Les corps des victimes ont été dé- posés à la morgue de l’hôpital de Labiodh-Sidi-Cheikh et le blessé évacué aux urgences du même éta- blissement, tandis qu’une enquête a été ouverte par les services de la Gendarmerie nationale pour déter- miner les circonstances exactes de l’accident. Il y a lieu de rappeler

que durant la pé- riode du 15 au 21 février 2015, trente-six per- sonnes sont mortes et 115.7 autres ont été blessées dans 1.009 accidents de la circulation survenus à tra- vers le pays, a in- diqué, hier, la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wi- laya de Msila avec 6 personnes dé- cédées et 52 autres blessées qui ont été secourues et évacuées vers les structures hospitalières suite à 33 accidents de la route, a-t-on dé- ploré. Par ailleurs, les secours de la Protection civile ont effectué 813 interventions pour procéder à l'ex-

ont effectué 813 interventions pour procéder à l'ex- tinction de 478 incendies urbains, industriels et incendies

tinction de 478 incendies urbains, industriels et incendies divers, a-t- on ajouté. La même source a fait savoir en outre, que 4. 842 inter- ventions ont été effectuées durant la même période, pour la couver- ture de 4.398 opérations diverses et l'assistance aux personnes en danger.

INTEMPÉRIES

Plusieursroutescoupéesàla

circulationsuiteàdeschutesdeneige

circulationsuiteàdeschutesdeneige Plusieurs routes restaient fer- mées à la circulation

Plusieurs routes restaient fer- mées à la circulation automobile

dans quatre wilayas du nord du pays, suite à des chutes de neige, a indiqué hier la Gendarmerie natio- nale dans un point de situation. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, la RN 15 reliant Tizi Ouzou à Bouira est fermée à la circulation au Col de Tirourda, commune d’Iferhounène, de même que la RN

33 et la RN 30 reliant Tizi Ouzou à

Bouira. Dans la wilaya de Blida, la

même situation est observée sur le CW 64 reliant Chréa à Chebli, au lieu dit Mankouche, commune de Bougara. Dans la wilaya de

Bouira, la RN 15 reliant Bouira à Tizi Ouzou est fermée à la circula- tion au col de Tirourda, commune d’Aghbalou, de même que la RN

30 reliant Bouira à Tizi Ouzou, au

lieu dit Tizi N’Koulen, commune de Saharidj et la RN 33 reliant Bouira à Tizi Ouzou, à Tikjda,

commune d'El-Asnam.

Le CW 06 reliant Aït-Laâziz à Boghni (Tizi Ouzou), est égale- ment fermée au niveau du PK 10, dans la circonscription d'Aït-Laâ- ziz. Dans la wilaya de Béjaïa, la RN 12 reliant Béjaïa à Tizi Ouzou de- meure coupée à hauteur du village Aghoulad, commune d'Adekar, tout comme la RN 26 A reliant Bé- jaïa à Tizi Ouzou, au col de Chel- lata, et la RN 106 entre Béjaïa et Bordj Bou-Arréridj, sur une dis- tance de 12 km dans la circonscrip- tion communale de Boudjellil. En outre, sont coupés à la circulation, le CW 07 reliant Tazmalt à Béni- Mellikeche, à hauteur du village Aguntour, commune de Béni-Mel- likeche, le CW 15 reliant Béjaïa à Bouira, dans les circonscriptions communales de Béni-Mellikeche et Sidi-Ayad, ainsi que le CW.159 reliant Chellata à Ouzellaguène, à hauteur du village Allma, com- mune de Chellata.

Cult ure

17

EL MOUDJAHID

L’ASSOCIATION « FANTASIA» ORGANISE DES ACTIVITÉS ARTISTIQUES DANS LACAPITALE

Un authentique patrimoine culturel

L’animation culturelle battait son plein hier à Alger au milieu d’un important dispositif de sécurité. Les artères de la ville remplies de passants vaquant à leurs occupations pendant que quelques badauds s’immobilisaient dans chaque recoin du centre-ville pour contempler, l’air médusé, les musiciens habillés en tenue traditionnelle algéroise, avec serwal et larges chéchias rouges, exécuter des pas de danses aux sons tonitruants de la zorna qui rappellent la musique des fanfares militaires d’un autre temps.

L es festivités ont pris le point de départ aux environs de la wilaya avec un impression- nant spectacle de cavaliers juchés sur leurs

chevaux. La manifestation organisée dans le cadre de la semaine culturelle historique initiée par Ma- chaâl Echahid qui célèbre depuis le 10 février la journée nationale du chahid en organisant des fes- tivités dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, s’est déplacée dans la capitale pour une manifes- tation haute en couleurs du drapeau algérien. Tan- dis que qu’aux alentours de la Grande Poste fusaient les barouds des fusils provoquant l’éton- nement et l’enthousiasme de la foule, les klaxons des voitures tonnaient à l’unisson pour cause d’en- combrement général de la circulation que pei- naient à contrôler les policiers de la route. Il faut rappeler ici que la fantasia marquée par un ensem- ble de troupes participantes avec le défilé de plus d’une centaine de cavaliers du Hodna, est un évé- nement artistique qui replonge le spectateur dans un lointain passé où dans les pays du Maghreb en particulier, la population organisait des spectacles équestres traditionnels simulant les assauts mili- taires à travers des jeux populaires. La fantasia est aussi appelée «jeu de poudre» ou «jeu de che- vaux», elle est accompagnée de chants folklo- riques et ponctuée de salves de baroud et les musiciens à cette occasion rarissime donnent sou-

Ph : T. Rouabah
Ph : T. Rouabah

vent la pleine mesure de leur talent au cours de ce spectacle qui séduit chaque les yeux d’un public qui acclame avec force la troupe. Elle constitue un

retour aux sources du combat qui se déroulait dans les étendues désertiques par des chefs guerriers qui exaltaient l’ardeur défensive des cavaliers. De

telles manifestations artistiques qui nous font re- vivre l’espace d’une parade un passé ancestral sont toujours l’occasion de célébrer une date historique et font actuellement partie des spectacles gran- dioses présentés lors de la venue officielle d’un chef d’État. C’est dire leur l’importance aujourd’hui, puisqu’elles servent sur un autre plan que la com- mémoration d’un événement à faire découvrir aux jeunes toutes la richesse et l’authenticité du patri- moine culturel de leur pays. Par ailleurs, il faudrait noter le caractère exceptionnel de leur déroule- ment dans la capitale qui festoyait hier dans chaque coin de rue avec des haut-parleurs qui dif- fusaient des chants patriotiques particulièrement à l’intersection du boulevard Mohamed V et du Tun- nel des facultés où les gens s’attroupaient pour re- garder avec curiosité les danses d’un autre âge et les tours de chants qui ont mis une ambiance chaude dans la capitale. Si l’événement peut passer pour certains jeunes tournés vers la modernité et la musique aux sons électriques comme anachronique ou dépassé, il n’en demeure pas moins qu’il conserve à ce jour son caractère original qui rappelle la splendeur d’une culture ancestrale faite de panache et de fierté toute guerrière. L. Graba

CONFÉRENCE-DÉBAT DU PHILOSOPHE FRANÇAIS ETIENNE BALIBAR

Les frontières algéro-françaises entre rapports historiques et enjeux stratégiques

Les relations historiques, géopoli- tiques, culturelles et sociales entre l’Algé- rie et la France ont été samedi dernier, au cœur d’une conférence-débat animée par le philosophe français Etienne Balibar, à l’institut français d’Alger. «Algérie, France : Quelle(s) frontière(s) ?», tel est l’intitulé de cette conférence suivie par un public venu nombreux qui a duré un peu plus de deux heures et demi. Après une présentation de l’œuvre, de la pensée et la lecture de quelques extraits des écrits du conférencier par Seloua Luste Boulbina, chercheuse associée à l'Université de Paris VII, le conférencier s’est dit très heureux de se retrouver à Alger, la ville dans la- quelle il a décroché son premier poste à l’université d’Alger entre 1965 et 1967. Le philosophe a estime de prime abord que l’objectif de la conférence est l’instaura- tion d’un débat pour une réflexion com- mune afin de trouver une forme de dialogue sur ce que révèle le cas de la fron- tière franco-algérienne. Il ajoute que cette frontière, dans sa profondeur historique en même temps que dans la tension, parfois douloureuse, ali- mente des rapports sociaux et des subjec- tivités qu’elle recouvre aujourd’hui :

«Faut-il parler d’une frontière même sur- déterminée par de multiples fonctions et enjeux de pouvoir, massivement intériori- sée par les sujets nationaux ? Ou bien faut- il renverser délibérément le point de vue, en essayant de penser une multiplicité de frontières ? », s’est-il interrogé. Le conférencier s’est longuement étalé sur les problèmes sociaux, à caractère communautaire en France, notamment le problème de l’émigration, l’intégration, le rassemblement, et le terrorisme. En sus de la mer Méditerranée qui constitue la frontière géographique entre l’Algérie et la France, L’orateur a distingué trois niveaux de frontière franco-algé- rienne. «En premier lieu on distingue les frontières géopolitique des deux pays qui

Ph : Cheurfi Y.
Ph : Cheurfi Y.

cielle en Algérie quoique l’Algérie est un pays francophone par excellence. Par ail- leurs la langue arabe est extrêmement puissante en France, c’est la langue fami- liale d’une grande partie de la population française, et force est de dire que la France n’a pas pu ou n’a pas voulu créer sur cette base son Royaume arabe qui aurait pour- tant procurer des moyens fondamentaux de la reconnaissance de son histoire, de sa dette coloniale et de son multi culturalisme potentiel pour l’ouverture sur le sud médi- terranéen», a-t-il encore noté. Le troisième niveau relevant dee fron- tière franco-algérienne est d’ordre démo- graphique, économique et social, où le professeur émérite a évoqué les théma- tiques de l’immigration et de l’apartheid français comme le qualifiait si bien le pre- mier ministre Manuel Valls. Etienne Balibar a conclu par définir les frontières algéro-françaises comme «mar- quées dans leurs substances par des phé- nomènes de domination tendanciellement politisées, de façon inévitablement conflic- tuelle, mais aussi, ouverte dans certains cas et qui ne sont pas immédiatement ressai- sies par une politique collective», a-t-il conclu.

Kader Bentounès

sont séparées par la mer et le désert. La mer Méditerranée avec des postes de po- lice qui contrôlent l’immigration, et le dé- sert au sud algérien et au nord du Mali et du Niger où l’armée française assure la sé- curité de ces deux pays contre le danger du terrorisme qui menace toute la région du Sahel et le sud algérien», a-t-il noté. Le deuxième des frontières est selon le confé- rencier d’ordre culturel. Il rappelle dans ce contexte que l’Al- gérie et la France «sont extrêmement atta- chés à leur souveraineté. Philosophiquement parlant, l’Algérie et la France sont deux pays différents, et non pas une seule nation, ce qui a été la pre- mière cause d’une longue et féroce guerre ». Et d’ajouter «l’interpénétration cultu- relle, démographique et sociale des deux nations, et des deux populations est telle- ment profonde que chacune d’entre elle est déjà présente d’une certaine façon à l’in- térieur de l’autre», a-t-il fait remarquer. Sur le plan linguistique, le conférencier a relevé que l’Algérie et le France sont deux pays différents, chacun avec sa pro- pre langue, à savoir deux ensembles mul- tilingues dans les faits avec le puissant phénomène de dénégation et de refoule- ment : «La langue française n’est pas offi-

CONSTANTINE

Le dernier accès au pont Salah-Bey réceptionné en juin 2015

Le dernier accès au pont Salah-Bey (transrhumel de Constan- tine) depuis la cité Ziadia sera ouvert à la circulation «d’ici à juin 2015», a-t-on indiqué lundi dernier à la direction des Travaux pu- blics (DTP). Prévue initialement avant l’ouverture de la manifes- tation «Constantine capitale de la culture arabe», soit en avril prochain, la réception de ce tronçon routier de près de 2 km a été retardée à la suite des intempéries qui affectent la région à inter- valles réguliers depuis le début d’année, a expliqué la même source, faisant part de «la mise en place d’un dispositif permanent d’intervention chargé de poursuivre les travaux à chaque fois que la météo le permet ». Ce futur axe destiné à relier le centre de Constantine au quartier populaire de Ziadia, via la cité des Castors, sur les hauteurs d’El

Mansourah, améliorera «notablement» les conditions de déplace- ment des automobilistes qui pourront faire le trajet entre Ziadia et la partie ouest de la ville (El Fedj, Djenane Ezzitoun et le boule- vard de la Soummam) en seulement cinq minutes, a-t-on affirmé à la DTP. L’accès Ziadia-Pont Salah Bey «consacrera la rentabilité de ce pont géant inauguré en juillet 2014», a-t-on estimé de même source, mettant l’accent sur l’importance de cette voie dans la configuration du nouveau plan de circulation de la ville de Constantine. Le pont Salah-Bey, aux lignes futuristes, réalisé par une entreprise brésilienne avec des techniques de pointe, devra être ultérieurement relié à l’autoroute Est-Ouest et à l’aéroport inter- national Mohamed-Boudiaf, a-t-on rappelé.

CLÔTURE DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE POÉSIEARABE CLASSIQUE

Déclamations poétiques de « haute volée » appréciées par le public à Biskra

La clôture du 1 er Festival cul-

turel international de poésie arabe classique a été marquée, lundi soir

à Biskra, par des déclamations

poétiques de «haute volée», parti- culièrement appréciées par le pu- blic présent à la salle El Fikr oual Adab. L’un des passages les plus re- marqués fut celui de la poétesse al- gérienne Rabea El Adawiya Badri qui s’était distinguée, l’année der- nière, lors du concours national «Ali-Maâchi» des jeunes créa- teurs. Elle a déclamé, lors de la clôture du festival de Biskra, son texte El maout takbourou fiki ya Ghaza (la mort te grandit ô, Ghaza), suscitant une grande émo- tion dans la salle. La scène du festival a accueilli, tout au long de ma manifestation, de nombreux poètes algériens dont Abdelmadjid Gherib, Miloud Khi- zar, Mohamed-Amine Bahri, Laz-

har Adjiri ou encore Ahmed Ab- delkrim, aux côtés de poètes de pays arabes comme Samy Ahmed

et Suzanne Ali (Syrie), Ali Cheni- nat (Jordanie), Ibrahim Al Djari- fani (Arabie Saoudite) et Arafat Al Dik (Palestine). La cérémonie de clôture qui s’est poursuivie jusqu’à une heure tardive de la nuit, a donné lieu à la remise d’attestations d’honneur et du «trophée du festival» qu’avait également reçu, à titre d’hom- mage, le 18 février dernier à l’ou- verture de la manifestation, le poète biskri Abou El Kacem Khe- mar. Tous les participants avaient auparavant été conviés à des ran- données touristiques dans des oasis des Ziban, sur le tombeau du compagnon du Prophète, Okba Bnou Nafaâ El Fihri, dans la com- mune éponyme, et sur les pitto- resques gorges d’El Kantara.

15 e SALON NATIONAL

DE LA PHOTOGRAPHIE

36 professionnels du 8 e art y prennent part à El-Oued

36 professionnels du 8 e art y prennent part à El-Oued Trente-six photographes professionnels, venus d’une

Trente-six photographes professionnels, venus d’une vingtaine de wilayas du pays, prennent part à la 15 e édition du Salon national de la photographie, ouverte hier à El-Oued. Cette manifestation culturelle de trois jours, qu’abrite la maison de la culture «Mohamed Lamine Lamoudi» (partie organisatrice), prévoit

l’exposition de plus de 120 œuvres artistiques reflétant la beauté de pay- sages de différentes régions du pays, constituant un potentiel touristique inestimable faisant la fierté de l’Algérie, ont indiqué les organisateurs. Le programme de cet évènement culturel prévoit aussi la mise sur pied de deux ateliers concernant l’initiation à la photographie et ses mé- canismes, encadrés par des professionnels de la photo. Les participants

à cette manifestation ont été retenus par le jury sur la base de critères

axés sur les éléments de la scène photographiée, l’éclairage et le cadrage, selon la même source.

Mercredi 25 Février 2015

Vie pratique

29

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaire des prières de la journée du mercredi 6 Djoumada El Aoula 1436
Vie religieuse
Horaire des prières de la journée du mercredi 6 Djoumada El Aoula
1436 correspondant au 25 février 2015 :
- Dohr … 13h01
- Asr 16h11
- Maghreb
18h41
- Icha…………………20h00
Jeudi 7 Djoumada El Aoula 1436
correspondant au 26 février 2015
- Fedjr 05h58
- Chourouq
07h24
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ANEP 205904 du 25/02/2015

CONDOLEANCES

Les

Membres

du

Directoire et l'ensemble du

personnel

de

la

SGP/ERGTHY

(Travaux

Hydrauliques),

très

affectés par le décès du

frère

de

Monsieur

LAROUI Chikh,

lui

présentent ainsi qu'à toute sa famille leurs sincères

condoléances

et

les

assurent

en

cette

douloureuse circonstance

de

leur

profonde

sympathie.

 

Que

Dieu

le

Tout

Puissant

accorde

au

défunt

Sa

Sainte

Miséricorde et l'accueille

en Son Vaste. «A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 309435 du 25/02/2015

 

Demandes d’emploi

 
     

Homme,

45

ans

d’expérience,

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mécanique

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lourds,

cherche emploi. Tél. : 0554 68.57.58

 

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J.F. 25 ans, titulaire d’une licence en commerce international cherche emploi. Tél.: 0665.53.77.86

 

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retraité, sérieux, ponctuel, cherche

un emploi comme chauffeur léger, chez famille ou privé accepte déplacement. Tél. : 021.53.12.91

 

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J.H., 28 ans technicien en topographie, 05 ans d’expérience, maîtrise Auto-Cad et Covadis, Appareils SOKKIA et Leica, cherche emploi dans le domaine, accepte le

déplacement. Tél.: 0663.59.92.99

 

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Architecte, expérience 4 ans, cherche emploi en études, chantiers ou autres. Libre. Tél. : 0552.05.00.31

 

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climatisation, 03 ans d’exp. comme opérateur, cherche emploi dans une entreprise étatique ou privée. Tél. : 0559.61.97.63

 

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d’expérience comme agent polyvalent montage climatiseur + plomberie + électricité + montage de faux plafonds, cherche emploi. Tél. : 0770 24.42.59

 

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administratif. Tél. : 0552.49.01.04

 

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J. H., 27 ans, habitant Alger, licencié en droit + CAPA avocat + 3 ans d’expérience désire travailler dans son domaine ou autres. Tél. : 0552.49.01.04

 

El Moudjahid/Pub du 25/02/2015

 

Mercredi 25 Février 2015

Sp o rt s

30

EL MOUDJAHID

L’ÉQUIPE NATIONALE A’ EN STAGE AU CTN LE 3 MARS

Christian Gourcuff ne veut pas s’intéresser uniquement à l’EN A

Ce sont d’ailleurs les reproches que certains n’ont pas manqué de lui faire. Pourtant, il avait déjà effectué des stages à Sidi Moussa avec des joueurs appelés communément du cru. Il est certain que le Breton avait chargé Neghiz, son entraîneur adjoint, de superviser les joueurs locaux en vue de les sélectionner plus tard en équipe fanion.

I l faut seulement qu’ils confirment leur im- mense talent. Nombreux sont ceux qui pen- sent que ces joueurs méritent leur place,

surtout que lors des matches officiels, ils se dé- foncent sur le terrain sans compter en donnant le meilleur d’eux-mêmes. On avait constaté cela lors des éliminatoires du Mondial-2014 au Bré- sil. L’incorporation du défenseur usmiste, Khoualed, a été une grande réussite, notamment lors du match aller des éliminatoires du Mondial à Ouagadougo contre le Burkina Faso (3 à 2). L’arrière droit des Rouge et Noir, malgré le fait qu’il manquait encore d’expérience, a fourni une partie pleine où il avait fait souffrir ses oppo- sants. Globalement, il a été accrédité d’une su- perbe partie, à l’instar du joueur de la JSK, Essaïd Belkalem. Ces deux éléments opérant en championnat national, même si aujourd’hui Bel- kalem évolue en Turquie avec Trabsonsport, ont tiré leur épingle du jeu, et ce en dépit de l’adver- sité et de la concurrence. Toujours est-il, le football local a toujours produit de grands joueurs. On est tous d’accord pour dire qu’il y a encore aujourd’hui des jeunes pétris de grandes qualités dans nos champion- nats nationaux. Le succès retentissant de l’ESS, sur le plan africain, lui qui a réussi à dominer la grande équipe d’Al Ahly, une véritable école de football, prouve la véracité des dires de ceux qui défendent l’option locale. Une équipe qui pra- tique un football académique, basé sur une très bonne maîtrise de balle et une technique hors pair. Par conséquent, le joueur local a prouvé qu’il peut être au diapason des attentes de tout un peuple et des les exaucer sur le terrain. C’est un peu la leçon à retenir de la double consécra- tion sétifienne. Christian Gourcuff, en homme averti, ne veut pas tourner le dos aux talents lo-

en homme averti, ne veut pas tourner le dos aux talents lo- caux. Car, faut-il le

caux. Car, faut-il le rappeler, ils existent en quantité suffisante. Il suffit seulement aller les chercher là où ils se trouvent, sur les différents terrains, même dans des paliers inférieurs. C’est un peu dans cette optique que Gourcuff veut les voir pour en avoir le cœur net et aussi avoir une idée claire et précise sur le niveau des uns et des autres. Le meilleur moyen pour ne léser per- sonne, c’est de les essayer et de les voir à l’œu- vre. Gourcuff donc va organiser, les 3 ou 4 mars prochain, un stage à Sidi Moussa avec les joueurs du cru. Il a ainsi sélectionné 20 joueurs. Il a donné un peu le primat aux joueurs de l’ESS, qui ont laissé une très bonne impression devant les Égyptiens d’Al Ahly. Il a basé son équipe sur l’ossature de l’ESS, mais aussi de l’USMA, Puis, il a ramené des joueurs de la plupart des équipes comme la JSK, l’USMH, le MCA, le

CRB. Asselah, le gardien belouizdadi qui est en superforme actuellement, a refait son apparition. Les Eulmis Derrardja et Chenihi ont retrouvé leur place, eux qui constituent la force de frappe de leur équipe, le MCEE. Toutefois, Abbès, un excellent joueur, n’a pas été rappelé, cette fois- ci. C’est dommage ! Toujours est-il, le Moulou- déen Hachoud peut valoir bien des satisfactions au coach national par ses coup francs impecca- bles. Ce stage de courte durée entre le sélection- neur national et les joueurs locaux ne peut que faire baisser la tension entre les locaux et ceux en provenance de France ou d’autres champion- nats européens. Il est clair que Gourcuff peut trouver des solutions assez importantes pour ren- forcer les postes où il estime qu’il y a des manques au sein de l’EN A. Hamid Gharbi

 

Liste des joueurs retenus :

 

1.

ABID MOHAMED LAMINE (USM EL

HARRACH) 2. AIT OUAMER HAMZA HARRACH)

(USM EL

3.ASELAH MALIK (CR BELOUIZDAD)

4.

BELAILI YOUCEF (USM ALGER)

 

5.BENAYADA HOUCINE (ASM ORAN)

6.

BENLAMIRI EL HADI (ES SETIF)

7.BENLAMRI DJAMEL (JS KABYLIE)

8.BOUDEBOUDA BRAHIM ALGER)

(USM

9.

BOUSSMAHA NABIL (JS SAOURA)

10.

CHAFAI FAROUK (USM ALGER)

11.CHENNIHI

IBRAHIM

(MC

EL

EULMA) 12.DEMOU ABDELGHANI (ES SETIF)

13.

DERRARDJA WALID (MC EL

EULMA)

 

14. DJAHNIT AKRAM (ES SETIF)

 

15. FERHAT MALEK (MO BEJAIA)

16.

HACHOUD

ABDERRAHMANE

(MC

ALGER)

 

17. KHEDAIRIA SOFIANE (ES SETIF)

18. NEKACHE MOHAMED HICHAM

(MC

ORAN)

 

19.

SAMEUR ABDELHAKIM

(CS

CONSTANTINE)

20.

ZITI MOHAMED KHOUTHIR

(JS

KABYLIE)

 

Deschamps : « Je ne vais pas sélectionner Fekir pour l’empêcher d’aller en sélection d’Algérie »

Nabil Fekir continue à faire parler de lui. Quand ce n'est pas lui qui se prononce sur son avenir international, c'est les autres qui le font à sa place. Alors que le week-end dernier, son père s'est plaint du fait que "la FAF ne fait rien pour convaincre Nabil de jouer pour l'Algérie", c'est au tour de Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, de dire ce qu'il pense du meneur de jeu de l'Olympique Lyon- nais. Dans Luis Attaque, sur RMC, DD a dressé un tableau flatteur du Franco-Algérien. «Nabil joue beau- coup cette saison. Il est performant. Il est dans un registre différent. C’est un potentiel intéressant. (…) Évi- demment que je le suis. Je le regarde. Il est dans un registre différent, avec des qualités propres, bien spéci- fiques. Il est redoutablement effi- cace", a t-il dit. Est-ce une réponse à l'appel du pied lancé dans l'Equipe de samedi par Fekir ? Deschamps dit non. "Si les deux l’appellent, il faudra que je choisisse. Il a la liberté de pouvoir

il faudra que je choisisse. Il a la liberté de pouvoir prévu il y a quelque

prévu il y a quelque temps avec son père, mais ceci reste improbable, vu le no comment qu'impose la FAF à ce sujet. Un sujet qui ne semble pas cap- tiver tout le monde en France. "Le manège autour de son choix de sélec- tion commence à me fatiguer. Il hé- site. Depuis combien de temps ? Et pendant combien de temps il va en- core hésiter ? Ça ressemble presque à un chantage. Si Deschamps ne m’appelle pas vite, je vais en Algérie. On a le droit de ne pas aimer la façon dont ce choix est en train de se faire ?" écrit par exemple dans une tribune, le célèbre journaliste Daniel Riolo. Le jeune joueur de 20 ans aurait sans doute aimé éviter toute cette po- lémique, surtout qu'il fait l'objet de- puis le week-end de sondages dans les médias français. Sur France Foot- ball, par exemple, 59% des votants son contres sa sélection en équipe de France. Bonjour la polémique ! Amar Benrabah

choisir, je ne vais pas la lui enlever. Si je ne l’appelle pas, il ira ailleurs, mais si je l’appelle, il pourra aussi aller ailleurs ! Je ne vais pas sélec- tionner Nabil pour l’empêcher d’aller avec une autre nation. Si je le prends, c’est que je suis convaincu qu’il peut nous apporter quelque chose", a t-il

dit. Nabil Fekir pourrait être appelé pour le match France-Brésil, fin mars, mais aussi par l'Algérie pour le tournoi du Qatar, comme ceci était

PORTUGAL

Sixième but de Brahimi en championnat cette saison

L'international algérien, Yacine Brahimi, a inscrit son sixième but cette saison en championnat de pre- mière division de football au Portugal lors de la victoire de son équipe le FC Porto sur le terrain de Boavista (2- 0), lundi soir en clôture de la 22 e jour- née. Brahimi, entré après l'heure du jeu alors que le score était de parité (0- 0), s'est impliqué d'abord dans le pre- mier but signé par le Colombien Jackson Martinez, avant de se char- ger lui-même de faire le break à quelques minutes de la fin de la partie au prix d'un joli tir à ras de terre des 20 mètres. Il s'agit aussi de sa deuxième réalisation de suite dans le championnat portugais. La semaine dernière, il avait offert la victoire aux ''Dragons'', lors de la réception de Vi- toria Guimaraes. Arrivé à Porto l'été

de Vi- toria Guimaraes. Arrivé à Porto l'été dernier en provenance de Granada (Div 1, Espagne),

dernier en provenance de Granada (Div 1, Espagne), le milieu offensif de 25 ans compte aussi 4 buts en Ligue des champions d'Europe, une compétition dans laquelle son équipe a de grandes chances de passer. Mais,

en championnat local, Porto est tou- jours deuxième au classement dis- tancé de quatre unités par le leader et son rival de toujours Benfica, vain- queur lui aussi à l'extérieur face à Moreirense (3-1).

UNION DE PHILADELPHIE (USA)

John McCarthy, nouveau concurrent pour Rais M’bolhi

Union de Philadelphie, qui évo- lue au Major League Soccer (MLS), a engagé le gardien de but John McCarthy, désigné meilleur portier du championnat de division 2 américaine en 2014, rapporte le site officiel du club. L'arrivée de John McCarthy (22 ans), qui a évo- lué la saison dernière à Rochester Rhinos, constitue une concurrence de taille pour le portier international algérien, Rais M'bolhi. Le gardien de but algérien qui avait été utilisé d'une manière irrégulière, pour sa première saison avec l'Union de Philadelphie, devra batailler dur pour arracher sa place au sein de l'équipe. M'bolhi (28 ans) avait rejoint la franchise américaine en août 2014, en provenance du CSKA Sofia (Bulgarie), pour un contrat de trois ans. Il venait de prendre part avec l'équipe nationale à la Coupe d'Afrique des nations CAN-2015 disputée en Guinée équatoriale. Engagée dans la conférence Est, l'Union de Philadelphie, qui avait échoué à passer à la phase des play-offs la saison dernière, entame le nouvel exercice le 7 mars prochain à domicile face à Colombus Crew SC.

le 7 mars prochain à domicile face à Colombus Crew SC. CAN-2017 Mahama Ayariga, ministre ghanéen

CAN-2017

Mahama Ayariga, ministre ghanéen des Sports : « Nous sommes favoris pour abriter la compétition »

Le ministre ghanéen des Sports, Mahama Ayariga, s'est dit confiant quant aux chances de son pays d'abri- ter la 31 e Coupe d'Afrique des nations CAN-2017, estimant que le Ghana a présenté un "dossier solide" à la Confédération africaine de football (CAF). "Nous sommes allés très loin dans notre lobbying. Si vous me de- mandez qui sont les véritables préten- dants pour organiser la CAN-2017, je dirai le Ghana. D'autres pays ont un dossier solide, mais clairement le Ghana a également présenté un dos- sier solide", a affirmé le premier res- ponsable du département ministériel, cité par les médias locaux. Avec le re- trait officiel de l'Égypte, la course pour l'organisation de la CAN-2017 va se limiter à l'Algérie, le Gabon et le Ghana. La CAF dévoilera le pays hôte de la CAN-2017 le 8 avril pro- chain, à l'issue de la réunion de son

le 8 avril pro- chain, à l'issue de la réunion de son bureau exécutif. Le Ghana

bureau exécutif. Le Ghana avait déjà organisé la compétition à quatre re- prises, en 1963, 1978, 2000 (conjoin- tement avec le Nigeria) et en 2008. Le Gabon avait co-organisé l'événe- ment une seule fois en 2012 avec la Guinée équatoriale, alors que l'Algé- rie avait accueilli la CAN en 1990, à l'occasion de sa 17 e édition.

Sp o rt s

31

EL MOUDJAHID

LIGUE 1-MOBILIS (MATCH AVANCÉ DE LA 21 e JOURNÉE)

USMA 2 - CSC 0

Le plus fort a gagné

Devant un chaleureux et nombreux public usmiste, venu comme d’habitude prêter main-forte à son équipe, l’USM Alger n’a pas fait dans la dentelle en recevant sur son terrain du stade Omar-Hamadi, une décevante équipe du CS Constantine, méconnaissable depuis quelques matches déjà.

L es Constantinois traversent une période difficile avec un en- chaînement de résultats négatifs

qui font craindre le pire aux Sanafirs pour la suite de la compétition, à dé-

faut d’un réveil prochain. En atten- dant, le Chabab de Constantine continu à dégringoler au classement et ce n’est pas cette autre défaite qui ar- rangera les choses. La présence d’une petite poignée insignifiante de fans du CSC pour as- sister à ce match contrairement à la coutume, avec le déplacement d’un nombre important de Sanafir à Alger pour soutenir leur équipe, témoigne de la crise de résultats que celle-ci tra- verse actuellement. De l’autre côté, on

a vu une bonne équipe usmiste, alerte, avec des joueurs bien en jambes, qui

déroulait pendant le match à sa guise, au grand bonheur de ses incondition- nels. Après avoir manquer tour à tour trois belles occasions d’ouvrir la marque par l’entremise de Kouadio (4’), Belaïli (5’), puis Andria (25’), les Rouge et Noir parviennent à scorer par Benmoussa qui prend à défaut la dé- fense adverse et Si-Mohammed qu’il bat dans un angle fermé (30’). Deux minutes ne s’étaient pas encore écou- lées, que l’excellent Belaïli se joue de l’arrière-garde du CSC, pour aller bat- tre de près Si-Mohamed (32’), don- nant le coup de grâce aux camarades de Boucherit. Pour preuve, la réaction de ces derniers fut très timide face à un onze usmiste survolté. Une sorte

d’impuissance manifeste constaté chez le CSC face à plus fort que lui,

Ph : T. Rouabah
Ph : T. Rouabah

même si en seconde période, il était quelque peu plus entreprenant. L’USMA a dominé et s’est logique- ment imposée rajoutant grâce à cette victoire, trois autres précieux points à son escarcelle, qui la place en bonne position d’attente pour la course au titre. L’équipe de Soustara engagée sur tous les fronts cette saison est bien partie pour tenter d’accaparer ne se- rait-ce qu’un seul nouveau titre cette saison pour enrichir davantage son palmarès et apporter du bonheur à ses supporters, toujours plus exigeants. Le CSC doit absolument se reprendre au risque de vivre une fin de saison diffi- cile, au moment où on l’attendait à jouer les premiers rôles… Mohamed-Amine Azzouz

ASMO 2 - MCA 1

Le premier quart d’heure fatal au Doyen

En match avancé de la 21 e journée, le Mouloudia d’Alger, toujours dans une situation

délicate, s’est incliné au stade Zabana (Oran) face

à l’ASMO (2-1), dans une rencontre de niveau

assez moyen.Avec un schéma purement offensif (varié entre le 4-3-3 et le 4-2-3-1), les poulains du

coach Benchadli sont vite rentrés dans le vif du sujet. Adoptant un pressing haut, avec un bloc médian assez compact, les Asémites qui se sont distingués par un jeu fluide et très élaboré, se sont rapidement montrés dangereux. 5’, Djamouni parvient à tromper Chaouchi d’un tir à de terre. Il ouvre ainsi la marque face à une défense, pour le

moins, statique. 11’, Bentiba profite, lui aussi, de la passivité de la charnière centrale des visiteurs pour doubler la mise. Pris de vitesse, les joueurs du MCA ont mis du temps à réagir. La disposition tactique de base (4-4-2) choisie par l’entraîneur, et qui favorise plutôt la prudence, n’a pas permis aux camarades de Karaoui de peser sur l’arrière-garde de l’ASM Oran. Faute d’un jeu aéré, les Mouloudéens ont surtout tenté, sans efficacité, de passer par l’axe. Il a fallu avoir recours aux tirs lointains et aux balles arrêtées pour tenter de réduire le score. 20’,

le shoot de Gharbi est dévié en corner par Khaladi. 33’, le coup franc de Hachoud rase le poteau gauche du portier de l’ASMO. 40’, Mendouga, idéalement placé dans la surface, manque complètement le cadre. Dans les arrêts de jeu de la première période, Hachoud, d’un coup direct, oblige le portier adverse à se coucher pour repousser le cuir. En seconde période, malgré le repli des coéquipiers de Benayada, les joueurs du Mouloudia n’ont pas réussi à imposer leur rythme. En manque d’inspiration, ils ont surtout favorisé les individualités. Ainsi, Djalit (49’) se faufile dans

la défense oranaise avant de tromper la vigilance de Khaladi d’un tir à l’entrée de la surface. Deux minutes plus tard, il tente à nouveau sa chance, de la même position, mais cette fois le gardien de but repousse le cuir. Le jeu s’est par la suite équilibré, avec de timides tentatives infructueuses de part et d’autres, jusqu’au coup de sifflet final de M. Abid-Charef. Si l’ASMO a fait ce qu’il fallait pour empocher les trois points de la partie, on peut dire que le MCA, visiblement dans un jour sans, mérite amplement sa défaite, aussi. R. M.

NAHUSSEIN DEY

L’ère de Meziane Ighil commence

Le nouvel entraîneur du NAHussein Dey (Ligue 1 al- gérienne de football) Meziane Ighil, a entamé lundi der- nier ses fonctions en dirigeant sa première séance d'entraînement, 48 heures après la qualification du club pour les quarts de finale de la Coupe d'Algérie face au

DRB Tadjenant (2-1, a.p.). Il s'agit d'un retour au bercail pour Meziane Ighil, qui avait déjà dirigé la barre tech- nique du Nasria par le passé. Il avait également présidé aux destinées du club pour une courte période au début des années 2000. Le nouveau coach des "Sang et Or" qui

a succédé au Belge Hugo Broos, limogé, s'est vu assigner

l'objectif de mener l'équipe vers le maintien en Ligue 1. "Nous serons tous derrière Meziane Ighil pour mener à bien sa mission qui consiste à sauver le club de la relé-

gation. C'est un entraîneur qui connaît assez bien la mai- son du Nasria pour avoir déjà dirigé l'équipe par le passé", avait indiqué à l'APS le président de section du NAHD, Kamel Saoudi. Le staff technique de Meziane Ighil sera composé de Bourezag comme adjoint, alors que Boumaâchouk s'occupera du poste d'entraîneur des gar- diens de but. Youcef Bouzidi, qui avait assuré l'intérim après le départ d'Hugo Broos, retrou- vera son poste initial, en tant que directeur technique sportif (DTS). Meziane Ighil avait débuté la saison avec l'ASO Chlef, avant de démissionner suite aux mauvais résultats concé-

dés par l'équipe. A l'issue de la 20 e journée du championnat, le NAHD pointe à la 14 e place au classement de la Ligue 1 avec 21 points. Meziane Ighil effectuera son baptême du feu sur le banc, samedi, à l'occasion de la réception du MC Oran, dans le cadre de la 21 e journée.

DIVISION RÉGIONALEANNABA

Un joueur sauvagement agressé

blessure à la bouche ayant nécessité la pose de cinq points de suture. "Des membres de notre staff ont également été victimes de l'agression orchestrée par des joueurs du camp adverse après avoir mal digéré le match nul à domicile", a ajouté Amar Had- dad. Selon l'entraîneur de l'ORB Guellaat Bousbaa, son joueur sera éloigné des ter- rains pour une durée de 45 jours et a passé une visite médicale approfondie chez le mé- decin légiste hier. A l'issue de la 17 e journée du championnat de la Ligue régionale d'Annaba, disputée samedi, l'ORB Guellaat Bousbaa occupe la 5 e place du classement avec 30 points, alors que le CRB Héliopolis est 3 e avec 33 unités.

alors que le CRB Héliopolis est 3 e avec 33 unités. Le joueur l'ORB Guellaat Bousbaa

Le joueur l'ORB Guellaat Bousbaa (Ligue régionale d'Annaba) Karim Chi- haoui, sera éloigné des terrains pour 45 jours après avoir été "sauvagement agressé" par les joueurs du CRB Héliopolis, à l'issue de la rencontre opposant les deux équipes (1-1), a indiqué à l'APS son entraîneur Amar Haddad. "Le joueur Chihaoui (28 ans) a été vic- time d'une agression de la part de deux joueurs du CRB Héliopolis à l'issue du match. Son état de santé et maintenant sta- ble lui permettant de quitter l'hôpital de

Guelma où il a été admis en soins intensifs",

a déclaré Amar Haddad, précisant que son

joueur a eu quatre dents cassés, outre une

JUDO JO-2020

La double championne olympique japonaise Tanimoto en visite à Alger

La judoka japonaise Ayumi Tanimoto, double championne olympique en 2004 et 2008 chez les moins de 63 kilos, sera bientôt en visite à Alger, et dirigera les 27 et 28 février deux séances d'entraînement au profit de jeunes athlètes locaux, a indiqué lundi l'ambassade du Japon à Alger. Les deux entraînements, programmés au Dojo de Bou- zaréah (sur les hauteurs de la capitale) seront réservés à des judokas appartenant à la catégorie "junior", en vue de les motiver pour participer aux jeux Olympiques de Tokyo-2020. Tanimoto (34 ans) sera accompagnée de sa sœur, Ikumi, judoka égale- ment, et qui l'assistera dans la direction de ces deux entraînements. Outre ses deux titres olympiques, à Athènes (2004) et Pékin (2008), Ayumi Tanimoto a récolté le ver- meil dans d'autres compétitions, notamment, aux championnats du monde de 2002.

MATCHAMICAL

Double confrontation (ESS - Ahly du Caire) :

le premier match se jouera à Sétif

L'Entente de Sétif (Ligue 1 al- gérienne de football), disputera une double confrontation amicale face au Ahly du Caire, dont la première aura lieu à Sétif, a affirmé le prési- dent de l'ESS Hassan Hammar qui indique que les dates de ces deux rendez-vous seront fixées ultérieu- rement. "Je me suis entendu avec le président du Ahly, Mahmoud Tahar, pour programmer deux matchs amicaux entre les deux équipes, le premier se jouera à Sétif alors que le second au Caire", a in- diqué le premier responsable de

l'ESS dimanche soir à la radio na- tionale. L'ESS a remporté samedi la Supercoupe d'Afrique des clubs, en battant au stade Mustapha- Tchaker de Blida, Al-Ahly du Caire (1-1, aux tab 6-

Tchaker de Blida, Al-Ahly du Caire (1-1, aux tab 6- 5). La programmation de ces deux

5). La programmation de ces deux matchs amicaux, s'inscrit dans le cadre du contrat de jume- lage qui sera signé prochaine- ment entre les deux clubs. "Dans deux à trois semaines, nous allons fixer les grandes lignes de ce contrat de partenariat", a-t-il pré- cisé. Il s'agit du deuxième accord de partenariat signé entre les deux parties algérienne et égyp- tienne en football. Il y a quelques mois, la JS Kabylie (Ligue 1 al- gérienne) avait conclu un accord en ce sens avec l'autre club phare

de la capitale égyptienne, le Za- malek. Un accord traduit par le déplacement au Caire du club kabyle en septembre dernier où il a affronté en amical son homologue du Zamalek.

COUPE DE LACONFÉDÉRATION

ASO Chlef - Horoya AC en seizième de finale

La formation algérienne de l'ASO Chlef affron- tera l'équipe guinéenne de Horoya AC de Conakry en seizièmes de finale de la Coupe de la Confédé- ration africaine de football. Le match aller aura lieu entre le 13 et le 15 mars tandis que la manche retour se déroulera les 3, 4 ou 5 avril prochain. Horoya AC de Conakry s'est qualifié pour les seizièmes de finale de la Coupe de la Confédération après son nul 3 à 3 face à l'équipe libérienne Fassell FC en match retour du tour préliminaire, dimanche à Bamako. A l'aller Horoya AC l'avait emporté 1 à 0. Les deux matches ont été délocalisés à Bamako, au Mali, en raison de l'épidémie Ebola qui sévit en Guinée et

en raison de l'épidémie Ebola qui sévit en Guinée et au Liberia. De son côté, l'ASO

au Liberia. De son côté, l'ASO Chlef a validé son billet pour les seizièmes de finale au détriment de la formation sierra-léonaise de Kamboi Eagles (2- 0 ; 0-1).

CHAMPIONNATARABEDESNATIONSFILLESDESU17(MATCHDECLASSEMENT)

L’Algérie termine à la quatrième place

La sélection algérienne féminine des moins de 17 ans de football s'est inclinée face à son homo- logue palestinienne sur le score de 3 à 0, lundi à Doha, en match de classement pour la troisième place du championnat arabe des Nations 2015 de cette catégorie. C'est la seconde défaite de l'équipe algérienne face au même adversaire après celle es- suyée lors du premier tour de la compétition sur le score de 3 à 2. L'entraîneur-adjointe, Naïma Laoudi, a estimé que son équipe "a réalisé une bonne première mi-temps mais n'est pas parvenue à concrétiser ses occasions de buts. C'est une bonne expérience pour nos joueuses qui ont parti- cipé a leur premier tournoi officiel", a-t-elle dit. L'équipe algérienne s'est inclinée en demi-finale face à son homologue libanaise sur le score de 1 à 0. Le championnat arabe des nations 2015 des U-

de 1 à 0. Le championnat arabe des nations 2015 des U- 17 regroupe six équipes

17 regroupe six équipes : Qatar (pays hôte), Dji- bouti, Liban, Algérie, Irak et Palestine. Match de classement Algérie - Palestine 0-3 Finale : Djibouti - Liban

Mercredi 25 Février 2015

D E R N I E R E S MON N A IE PÉTROLE L'euro
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MON N A IE PÉTROLE L'euro à 1.120$ Le Brent à 57.16 dollars
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ALGÉRIE - ÉMIRATSARABES UNIS

Gaïd Salah rencontre le ministre émirati de la Défense à Dubaï

L e Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, Vice-mi-

nistre de la Défense Natio- nale, Chef d’état-major de l’Armée Nationale Popu- laire, a rencontré, hier le Vice-président de l’État, Pré- sident du Conseil des Minis- tres, Gouverneur de Dubaï et Ministre de la Défense émirati, Cheikh Mohamed Ben Rached Al Maktoum, indique un communiqué du ministère de la Défense na- tionale (MDN). "Dans le cadre de sa visite aux ÉmiratsArabes Unis, en sa qualité de représentant de Son Excellence Monsieur le Pré- sident de la République, le Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’État-major de l’Armée Nationale Populaire, a ren- contré aujourd’hui 24 février 2015, Cheikh Mohamed Ben Rached Al

aujourd’hui 24 février 2015, Cheikh Mohamed Ben Rached Al Maktoum, Vice-président de l’État, Président du Conseil

Maktoum, Vice-président de l’État, Président du Conseil des Ministres, Gouverneur de Dubaï et Ministre de la Défense", est-il précisé de même source. Lors de cette audience, le Général Ahmed Gaïd Salah a trans- mis à Cheikh Mohamed Ben Rached Al Maktoum, "les salutations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des

LE PRÉSIDENT DE L’APN :

Forces Armées, Ministre de la Défense Nationale, Abdelaziz Bouteflika, et ses sincères sou- haits de réussite", tout en ex- primant "la volonté des deux pays et leur détermination à consolider les liens de coopé- ration, notamment dans le do- maine militaire qui a été fortement renforcé afin de concrétiser les objectifs straté- giques d’intérêt commun es- comptés par les hauts responsables des deux pays frères", ajoute le communiqué. "Monsieur le Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’État- major de l’Armée Nationale Popu- laire a également parcouru certains stands du Salon International de Dé- fense +IDEX 2015+, à l’instar de ceux des Émirats Arabes Unis, de la République Populaire de Chine et de la Fédération de Russie", conclut-on de même source.

« La culture amazighe, facteur de consolidation et de consécration de l’unité nationale »

Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, a affirmé, hier, lors de l'audience qu'il a accordée à une délégation du Haut- Commissariat à l'amazighité (HCA) au siège de l'APN, que la culture amazighe représentait, par "son authenticité, un fac- teur de consolidation et de consécration de l'unité nationale", indique un communiqué de la chambre basse du Parlement. M. Ould Khelifa a précisé, lors de cette ren- contre empreinte d'un climat "convivial", que la culture amazighe représentait, par

"son authenticité, un facteur de consolida- tion et de consécration de l'unité nationale, eu égard à ses valeurs unificatrices". Il a dans ce sens mis l'accent sur l'importance d'aborder l'identité nationale "loin des diffé-

l'identité nationale "loin des diffé- rends politiques". Le président de l'APN a salué

rends politiques". Le président de l'APN a salué les efforts consentis par le HCA en faveur de la promotion de la langue amazighe sur l'ensemble du territoire national, estimant que le rattachement du HCA à la présidence de la Répu- blique reflétait "l'intention réelle de l'État de vulgariser la langue amazighe". À cette occasion, M. Ould Khelifa a exhorté les membres de la délégation à "lancer une réflexion sur la création d'une académie de la langue amazighe, pour contribuer à l'unification des dia-

lectes". La délégation est composée du secrétaire général du HCA, Si Hachemi Assad, et des membres représentant les wilayas d'Alger, Tamanrasset, Ghardaïa, Béchar, Tébessa, Béjaïa et Tizi Ouzou.

COOPÉRATION SÉCURITAIREALGÉRO-ESPAGNOLE

M. Hamel rencontre M. Ignacio Cosido Gutiérrez

Le Directeur général de la Sû- reté nationale, le général major Abdelghani Hamel, a examiné, hierà Alger, avec son homologue espagnol, Ignacio Cosido Gutiér- rez, les moyens d'élargir les rela- tions de coopération bilatérale en vue de promouvoir l'action de la police dans les deux pays. Les deux parties ont souligné la néces- sité de "renforcer les domaines de coopération pour mieux appréhen-

der les enjeux et défis régionaux et internationaux, et faire de la police un vrai service public fondé sur les principes des droits de l'homme et de l'État de droit, en réponse aux be-

l'homme et de l'État de droit, en réponse aux be- soins sécuritaires de la société dans

soins sécuritaires de la société dans l'intérêt des deux pays", a indiqué un communiqué de la Direction géné- rale de la Sûreté nationale (DGSN).

La rencontre a porté, par ailleurs, sur les principaux axes de coopé- ration entre les polices des deux pays, liés, notamment à "l'échange d'expériences, la for- mation, les moyens de lutte contre le crime organisé sous toutes ses formes et la lutte contre le trafic de drogue". Le DG de la Sûreté nationale, le général major Abdelghani Hamel, a été décoré, lundi, de la Médaille d'Argent du

Mérite Policier du ministère es- pagnol de l'Intérieur, "en reconnais- sance de ses efforts pour la consolidation de la coopération entre les Polices des deux pays".

DEUXIÈME SESSION DE LAPLATE-FORME DE DURBAN

L’Algérie co-préside la 8 e partie avec les États-Unis

Les travaux de la huitième partie de la deuxième ses- sion de la plateforme de Durban pour une action renfor- cée (ADP 2.8) se sont déroulés à Genève, au titre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Cette session a été marquée par la prise de fonction de la nouvelle co-prési- dence d’Ahmed Djoghlaf (Algérie) et de Daniel Reifsyn- der (États-Unis), qui ont affiché leur volonté de travailler dans la "transparence" et la "confiance" avec les diffé- rentes parties et à respecter le mandat confié à l'ADP afin de garantir, jusqu'à la réunion de Paris Climat 2015, un processus de négociations entièrement dirigé par les par- ties de manière "ouverte" et "inclusive", a précisé la même source. Cette réunion a permis aux co-présidents algérien et américain de relever un premier défi, à savoir transformer l'annexe de la décision de Lima, portant sur les éléments du nouveau régime climatique post-2020,

en un projet de texte officiel et définitif appelé "le texte de Genève", qui sera la base du cycle de la négociation lors des trois prochaines sessions, prévues à Bonn en juin, août-septembre et octobre prochains, a ajouté la même source. Au cours de cette session, les pays développés et en développement ont réitéré leurs visions et leurs positions par rapport au nouvel accord climatique. Alors que les premiers veulent un régime centré sur la réduction des gaz à effet de serre et "contraignant" pour toutes les par- ties, sans pour autant garantir les moyens de sa mise en œuvre, les seconds plaident pour un accord "juste" et "équilibré" qui prend en charge tous les éléments de la question des changements climatiques, sur la base des principes et des dispositions de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques, notamment les respon- sabilités communes mais différenciées et les capacités respectives des Parties, a-t-on relevé.

MDN

Seize contrebandiers africains interceptés au sud du pays

«Dans le cadre de la sécurisa- tion des frontières et de la lutte contre la contrebande et le crime or- ganisé, deux détachements de l’ANP, relevant respectivement des secteurs opérationnels de Tamanras-

set et d’In Guezzam (6 e Région mi- litaire), ont intercepté, hier 23 fé- vrier 2015, seize (16) contrebandiers de différentes natio- nalités africaines», lit-on dans le communiqué. 1 camion, 13 tonnes

de denrées alimentaires, 1.000 litres de carburants et une somme d’ar- gent estimée à 59.000 CFA ont éga- lement été saisis, lors de ces opérations, a précisé la même source.

FÊTE NATIONALE DE L’ESTONIE

Le Président Bouteflika félicite son homologue Toomas Hendrik

Le Président de la République, Ab- delaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations au Président de la Répu- blique d'Estonie, Toomas Hendrik Ilves,

à l'occasion de la fête nationale de son pays. "Il m'est particulièrement agréa- ble, au moment où votre pays célèbre sa fête nationale, de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes chaleu- reuses félicitations", a écrit le Président Bouteflika dans son message. "Je saisis cette heureuse opportunité pour vous

réitérer ma détermination à œuvrer avec vous au renforcement des relations d'amitié et de coopération qui lient nos deux pays", a ajouté le Chef de l'État.

des relations d'amitié et de coopération qui lient nos deux pays", a ajouté le Chef de

ONU

M. Messahel reçoit le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye

Le ministre délégué, chargé des Affaires maghrébines et afri- caines, Abdelkader Messahel, a reçu, hier àAlger, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Bernardino Leone, dans le cadre des consultations permanentes entre l'Algérie et les Nations unies sur la Libye. "C'est une rencontre qui entre dans le cadre des consultations permanentes entre l'Algérie et les Nations unies, au cours de laquelle nous avons évo- qué la situation en Libye et les der- niers développements dans ce pays", a indiqué M. Messahel dans une dé- claration à la presse, à l'issue de l'au- dience accordée à M. Leon. Le ministre a rappelé, à ce propos, la position de l'Algérie qui consiste, a- t-il dit, à encourager et à œuvrer en faveur d'une "solution pacifique et politique sur la base d'un dialogue inclusif interlibyen, d'où sont exclus les groupes terroristes". En ce sens, l'Algérie a réaffirmé, par la voix de M. Messahel, son soutien au proces- sus des Nations unies et à la mission de M. Benradino pour une solution

unies et à la mission de M. Benradino pour une solution pacifique dans ce pays. "Nous

pacifique dans ce pays. "Nous res- tons optimistes quant à une solution politique à même de résoudre la crise libyenne par la négociation", a réaffirmé M. Messahel, mettant ainsi l'accent sur le rôle de l'ONU, de l'Algérie, des pays voisins et des différentes parties libyennes, dispo- sées à aller vers une solution poli- tique sur la base de la négociation et du dialogue. De son côté, le repré- sentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye a mis l'accent sur les relations "privi- légiées" entre l'Algérie et l'ONU, soulignant à cet effet que l'Algérie demeure un "acteur fondamental et incontournable dans la région".

ATELIER RÉGIONALSUR LALUTTE ANTITERRORISTE

Une délégation du Conseil de la nation à Rome

Un atelier régional regroupant des parlementaires autour du thème du contrôle extérieur sur les services concernés par l'application de la loi et les autres services sécuritaires en matière de lutte antiterroriste se tiendra les 26 et 27 février à Rome (Italie), a indiqué hier un communiqué du Conseil de la nation. La rencontre, précise le communiqué, vise la création d'un forum pour l'échange des informations et pratiques entre parlemen- taires en matière de lutte antiterroriste et la sensibilisation de ces derniers à l'importance de ce contrôle pour la préservation des droits de l'homme et l'État de droit. L'Algérie sera représentée à cet atelier, organisé par l'UE, en coordination avec la Direction exécutive de la commission chargée de la lutte antiterroriste relevant de l'ONU et l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM), par une délégation parlementaire conduite par l'ob- servateur parlementaire du Conseil de la nation et vice-président de l'APM, Si Youcef Mokhtar.

ALGÉRIE - TURQUIE

Le président du Conseil constitutionnel en visite officielle en Turquie

Le président du Conseil consti- tutionnel, Mourad Medelci, effec- tuera aujourd’hui une visite officielle à la République de Tur- quie, à l'invitation du président de la Cour constitutionnelle turque, a

indiqué hier un communiqué du Conseil. Un mémorandum de coo- pération entre les institutions consti- tutionnelles des deux pays sera signé à l'occasion de cette visite, précise la même source.

D IP LOMA TIE

Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d’Algérie en Indonésie

Le gouvernement de la République d'Indonésie a donné son agrément

à la nomination de M. Abdelkader Aziria, en qualité d'ambassadeur ex-

traordinaire et plénipotentiaire de la République algérienne démocratique et populaire auprès de la République d'Indonésie, a indiqué hier le minis- tère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d’Algérie auprès du Mozambique

Le gouvernement de la République du Mozambique a donné son agré- ment à la nomination de M. Medkour Tayeb, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République algérienne démocra- tique et populaire auprès de la République du Mozambique, a indiqué hier le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.