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Isolation thermique à température ambiante. Classification des isolants

par Catherine LANGLAIS

et

Ingénieur civil des mines Directrice générale, Saint-Gobain Recherche Ancien Chef de Service à ISOVER Saint-Gobain Centre de recherches industrielles de Rantigny

Sorïn KLARSFELD

Docteur de l’Université de Paris Ancien chef de laboratoire à Saint-Gobain Recherche

1.

Définitions et domaine d’application

C 3 370 - 2

1.1

Définitions

— 2

1.2

Domaine d’application

— 3

2.

Caractérisation morphologique des isolants

3

2.1

Description du problème

3

2.2

Classification des matériaux poreux et des isolants

4

2.3

Caractéristiques morphologiques des isolants

5

Notations et symboles

10

Pour en savoir plus

Doc. C 3 374

D epuis les années 1970, tous les pays industrialisés poursuivent une poli- tique d’économie d’énergie, ce qui a provoqué un développement consi-

dérable du secteur de l’isolation thermique. Ce développement s’est manifesté avec vigueur dans le domaine de la normalisation internationale (ISO, CEN) et nationale (AFNOR), ce qui a favorisé l’élaboration de nombreuses réglementations, de plus en plus rigoureuses, et la mise en place de la certifi- cation ACERMI en France. Le domaine de la recherche fondamentale et industrielle a subi aussi, et en parallèle, une croissance importante pour une meilleure compréhension des phénomènes physiques de base, une amélioration des isolants existants, une recherche de nouveaux isolants et de nouvelles applications. Enfin, les moyens métrologiques pour une caractérisation plus précise et plus large des maté- riaux isolants (propriétés thermophysiques et mécaniques, résistances au feu et au vieillissement, etc.) ont été améliorés afin de leur assurer une garantie qualité. À une isolation thermique, on peut associer un matériau, un produit ou un système isolant. Cet article sera consacré en priorité aux matériaux isolants, à leur fonctionnement et à leur caractérisation thermophysique.

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ISOLATION THERMIQUE À TEMPÉRATURE AMBIANTE. CLASSIFICATION DES ISOLANTS

1. Définitions et domaine d’application

1.1 Définitions

Les termes ci-après mentionnés ont été repris d’après les normes

ISO, CEN, NF références [1] à [20].

Isolation thermique : terme générique utilisé pour décrire le

processus de réduction du transfert de chaleur au travers d’un sys-

tème, ou pour décrire le composant ou système qui est performant pour cette fonction.

L’isolation thermique peut être réalisée à l’aide d’un matériau, d’un produit ou d’un système isolant.

Matériau isolant thermique : substance ou mélange de sub-

stances dont les propriétés d’isolation résultent de sa nature chi-

mique et/ou de sa structure physique.

Produit isolant thermique : matériau d’isolation thermique prêt

à l’emploi y compris parements ou enduits.

Système d’isolation thermique : association de deux ou plu-

sieurs composants dont l’un au moins est un produit ou un matériau

isolant. La performance du système est la performance de l’ensemble.

Isolant thermique : matériau, produit ou système qui réduit par

sa présence le transfert de chaleur à travers la paroi sur, ou dans,

laquelle il est placé. Il est caractérisé par sa résistance thermique

(exprimée en m 2 · K · W 1 )

Des limites quantitatives ne peuvent être établies qu’à condition de définir les applications. Par convention, on considère qu’un matériau, produit ou système destiné au secteur du bâtiment, peut être défini comme isolant thermique si le rapport de son épaisseur

à sa résistance thermique est au plus égal à 0,065 W · m 1 · K 1 et si sa résistance thermique est au moins égale à 0,5 m 2 · K · W 1 (ces valeurs sont considérées à la température de 10 o C et sur des matériaux en état sec).

Résistance thermique, R (m 2 · K · W 1 ) : quotient de la diffé-

rence de la température sur la densité de flux thermique en régime stationnaire :

T 1 T 2

(1)

)/|

en régime stationnaire : T 1 – T 2 (1) ) /| q | R =

q

|

R

=

(

Pour une couche plane à laquelle le concept de conductivité ther- mique peut s’appliquer, et lorsque cette propriété est constante en fonction de la température ou varie linéairement avec elle :

(2)

épaisseur, λ (W · m 1 · K 1 ) conductivité thermique. Au paragraphe 1 de l’article [BE 9859] cette grandeur sera notée λ *.

avec

R = d/λ

d (m)

Conductance thermique, Λ (W · m 2 · K 1 ) : inverse de la résis-

tance thermique dans des conditions de densité de flux thermique uniforme :

(3)

Conductivité thermique, λ (W · m 1 · K 1 ) : quantité définie par

Λ = 1/R

la relation :

1 ) : quantité définie par Λ = 1/ R la relation : q = –

q

= – λT

(4)

Si le matériau est anisotrope, la relation (4) devient :

Si le matériau est anisotrope, la relation (4) devient : q = = – λ ⋅

q =

=

λ T

(5)

R (d) ∆R P ∆d d = d °° d Zone A Zone B Radiativité
R (d)
∆R
P
∆d
d = d °°
d
Zone A
Zone B
Radiativité λ
Conductivité en phase gazeuse et solide λ c
Transmissivité thermique λ t = λ c + λ r
Facteur de transfert
r
Zone A (d < d ) :

d/R n’est pas constant ;

λ t

(d < d ) : ∆ d / ∆ R n’est pas constant ; λ t

ne peut pas être mesuré ; n’est pas une propriété intrinsèque du matériau et dépend des conditions expérimentales

Zone B ( d > d ) : (d > d ) :

d/R est constant ;

λ t

est une propriété intrinsèque du matériau indépendante des conditions expérimentales

Figure 1 – Résistance thermique en fonction de l’épaisseur (d’après [7])

 

=

λ

représente un tenseur de second ordre :

=

λ

=

λ xx λ xy λ xz λ yx λ yy λ yz λ zx λ
λ xx λ xy λ xz
λ yx
λ yy
λ yz
λ zx
λ zy
λ zz

(6)

et chaque composante de la forme :

λ zx λ zy λ zz (6) et chaque composante de la forme : q exprimée

q exprimée par la loi de Fourier sera de

q x

=

λ xx

--------- T x +

λ xy

T

---------

y

+

λ xz

T

---------

z

(7)

Dans le cas des matériaux présentant une anisotropie simple

=

(matériaux stratifiés), la matrice

λ se réduit à :

=

λ

=

λ x

0

=

0 0

0 λ y

λ x

0

0

λ z

(8)

Cette notion n’a de sens que lorsque la valeur de la conductivité thermique est indépendante des dimensions géométriques de l’échantillon et des propriétés des surfaces qui le limitent [6].

Si la résistance thermique mesurée ne varie pas linéairement avec l’épaisseur (figure 1) et si la conductivité thermique dépend des conditions de mesure, la norme [7] prévoit l’introduction des

termes suivants [24] (dans lesquels on suppose que le transfert de chaleur est unidirectionnel).

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ISOLATION THERMIQUE À TEMPÉRATURE AMBIANTE. CLASSIFICATION DES ISOLANTS

Facteur de transfert : il caractérise un produit isolant en

fonction du transfert de chaleur par conduction et rayonnement combinés. Il dépend des conditions expérimentales et est exprimé de la manière suivante :

(9)

Il peut être dérivé de la valeur mesurée de q, d et T avec une

plaque chaude gardée ; il s’agit d’une caractéristique de matériau

uniquement lorsque

Radiativité : elle caractérise un matériau isolant en fonction du

transfert de chaleur par rayonnement uniquement : elle est expri-

mée de la manière suivante :

(10)

( ∆d/R r

=

q d/T

=

d/R

d »

d

λ

r

=

(figure 1).

)

d

>

d

R r peut être considéré comme une résistance thermique due au seul transfert de chaleur par rayonnement.

Elle peut être dérivée des valeurs mesurées de q, d et T, sous vide, lorsque le transfert de chaleur par conduction dans la matrice solide est négligeable.

Conductivité en phase gazeuse et solide : elle caractérise un

matériau isolant en fonction du seul transfert de chaleur par conduction : comme dans le cas de λ r elle est exprimée de la manière suivante :

(11)

( ∆d/R c

λ c

=

) d

>

d

R c peut être considéré comme une résistance thermique due au seul transfert de chaleur par conduction.

En général, λ c est calculé à partir d’un modèle théorique.

Transmissivité thermique : elle caractérise un matériau isolant

en fonction du transfert de chaleur par conduction et rayonnement combinés ; elle est indépendante des conditions exprérimentales et est exprimée de la manière suivante :

(12)

λ t

= (∆d/R) d

> d

R est la résistance thermique due au transfert de chaleur par conduction et rayonnement combinés.

Conformément aux définitions précédentes, la transmissivité thermique peut également être exprimée de la manière suivante :

(13)

La transmissivité thermique peut être considérée comme étant la limite atteinte par le facteur de transfert dans des couches épaisses où d > d .

λ t = λ c + λ r

Cette grandeur est parfois appelée conductivité thermique appa- rente, équivalente ou effective.

La dénomination de conductivité thermique équivalente (notée λ*) sera réservée par la suite (§ 1 de l’article [BE 9859] en particulier) au cas du transfert de chaleur dans un milieu poreux à deux phases, en absence de transfert par rayonnement et convection naturelle (§ 2). Le terme de conductivité thermique

ou λ*) sera utilisé dans le cas où le trans-

fert de chaleur se fait par plusieurs modes de transfert :

conduction, convection et rayonnement.

apparente (notée

λ ap

1.2 Domaine d’application

Les isolants thermiques faisant l’objet de cet article sont utilisés à des températures situées autour de la température ambiante, domaine que nous situerons conventionnellement entre – 20 et 80 o C. Les secteurs d’application de l’isolation thermique peuvent être très divers : le bâtiment, l’industrie, l’isolation des routes, la confection des vêtements, etc. Le secteur privilégié reste néanmoins

le bâtiment (neuf et réhabilitation) : l’enveloppe et les installations afférentes, le conditionnement de l’air, le chauffage.

Le domaine d’application peut s’étendre facilement à la réfrigé- ration et à la cryogénie (basses et très basses températures), ainsi qu’à l’industrie (hautes et très hautes températures), les lois de fonctionnement des isolants restant les mêmes. Cette extension dépend uniquement de la nature des isolants en relation avec leur température limite d’emploi.

2. Caractérisation

morphologique des isolants

2.1 Description du problème

Le rôle d’un isolant thermique, matériau, produit ou système, s’exprime par l’inégalité :

(14)

(T 1 et T 2 sont, respectivement, les températures face chaude et face froide).

L’inégalité (14) indique que, pour une température moyenne

( T 1 T 2

)/R

=

q < q 0
q
<
q
0
[ T = ( + )/2] , il faut limiter la densité des flux thermiques
[
T = (
+
)/2] , il faut limiter la densité des flux thermiques
q
T 1
T 2
à travers l’isolation à une valeur maximale admissible,
q 0
, impo-

sée par le cahier des charges ou la réglementation. Pour obtenir des densités de flux thermiques très faibles pour des différences de tem- pératures élevées, il faut que la résistance thermique de l’isolant, R, soit aussi élevée que possible. Pour une couche plane à laquelle le concept de conductivité thermique s’applique, on peut écrire :

(15)

ce qui indique que la faible déperdition calorifique serait assurée à épaisseur donnée par des matériaux de faible conductivité ther- mique. Si l’on examine les matériaux homogènes disponibles, depuis les matières solides (métaux et diélectriques) jusqu’aux gaz en passant par les liquides, on constate, dans le tableau 1, que les conductivités thermiques extrêmes se trouvent dans un rapport de l’ordre de 10 4 :1.

se trouvent dans un rapport de l’ordre de 10 4 :1. q = ∆ T /

q

=

T/R =

λT

(0)

Tableau 1 – Conductivités thermiques des différents matériaux homogènes à 20 o C (en W · m 1 · K 1 )

Métaux

(10 1 à 10 2 )

Argent

420

Cuivre

370

Fer

67

Antimoine

19

Diélectriques

(1 à 10 1 )

Glace

2,1

Silice

12,6 à 6,7 0,8 à 1,0

Verre

Liquides

(10 1 )

Eau

0,6

Huile

0,1

Gaz Air Dioxyde de carbone Fréon

(10 2 )

0,024

0,014

0,007

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À TEMPÉRATURE AMBIANTE. CLASSIFICATION DES ISOLANTS Figure 2 – Matériaux fibreux (laine de verre) On

Figure 2 – Matériaux fibreux (laine de verre)

On remarque la situation privilégiée des gaz, en particulier celle de l’air qui, à la pression atmosphérique, est la substance usuelle dont la conductivité thermique est la plus faible. Le recours à l’air pour l’isolation thermique d’un système est donc une démarche naturelle, démarche dont la mise en pratique se heurte néanmoins à deux difficultés : la première est la facilité avec laquelle des mouvements de convection naturelle peuvent se développer au sein d’un volume d’air en présence d’une différence de tempéra- ture, accroissant sensiblement le transfert thermique global à tra- vers ce volume ; la seconde est associée à la transparence de l’air au rayonnement thermique. Ces deux difficultés montrent nette- ment l’intérêt d’une structure isolante poreuse, bénéficiant globa- lement de la faible conductivité thermique de l’air, qui y serait en proportion volumique importante, et dont la phase solide, très dis- persée, jouerait le rôle d’écrans du rayonnement et entraverait le développement éventuel de mouvements thermoconvectifs.

La structure poreuse mentionnée ou le milieu poreux est un corps hétérogène, formé de deux phases dispersées, la matrice solide finement divisée et le fluide interstitiel, un gaz.

Dans la majorité des cas, les isolants thermiques sont des milieux poreux obtenus par voie industrielle et le gaz interstitiel est l’air ambiant. L’air peut être remplacé par d’autres gaz surtout dans le cas des isolants cellulaires obtenus par l’expansion de matériaux organiques ou minéraux.

2.2 Classification des matériaux poreux et des isolants

Le lecteur pourra se reporter à la référence [8].

Au point de vue de la morphologie de leur matrice solide, les milieux poreux et les isolants peuvent être classés en trois grandes catégories.

Milieux fibreux (figure 2)

Exemple : laines minérales (verre, roche, oxydes métalliques, etc.), fibres organiques (carbone, matières plastiques, cellulose, etc.).

Milieux cellulaires (figure 3)

Exemple : verre expansé, matières plastiques alvéolaires, maté- riaux microporeux, etc.

Milieux pulvérulents ou granulaires (figure 4)

Exemple : silicate de calcium, perlite, etc.

a organique : polystyrène macroporeux b minéral microporeux (nanomatériau) : aérogel monolithique, image obtenue à
a
a

organique : polystyrène macroporeux

a organique : polystyrène macroporeux b minéral microporeux (nanomatériau) : aérogel monolithique, image obtenue à
b
b

minéral microporeux (nanomatériau) : aérogel monolithique, image obtenue à l’aide d’un microscope à force atomique (Laboratoire Saint-Gobain/CNRS Aubervilliers)

Figure 3 – Matériau cellulaire

On peut encore classer les milieux poreux et les isolants selon d’autres critères que la forme de la phase solide.

Milieux poreux consolidés : milieux poreux constitués d’une

phase solide continue avec des cavités reliées entre elles de telle façon que la phase gazeuse soit également continue.

Exemple : grains et fibres liés, plastiques alvéolaires.

Milieux poreux non consolidés

Exemple : grains ou fibres non liés.

Milieux poreux à cellules ouvertes

Exemple : l’éponge expansés alvéolaires.

naturelle,

grains

ou

Milieux poreux à cellules fermées

certains

plastiques

Exemple : verre cellulaire, certains plastiques expansés alvéolaires comme le polyuréthane ou le polystyrène.

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À TEMPÉRATURE AMBIANTE. CLASSIFICATION DES ISOLANTS Figure 4 – Matériau granulaire (vermiculite) Vue

Figure 4 – Matériau granulaire (vermiculite)

Vue macroscopique L Vue microscopique s r 0 P g V (P, ) volume élémentaire
Vue macroscopique
L
Vue microscopique
s
r 0
P
g
V (P,
) volume élémentaire
r 0
représentatif (VER)
L
échelle macroscopique
échelle microscopique
s
phase solide
g
phase gazeuse

Figure 5 – Définition du milieu poreux (d’après [22])

2.3 Caractéristiques morphologiques des isolants

On pourra se reporter aux références [21] [22] [23].

2.3.1 Porosité

2.3.1.1 Définitions de base et grandeurs associées

2.3.1.1.1 Choix d’une échelle de mesure

Les propriétés locales d’un milieu poreux dépendent du choix de l’échelle de mesure :

— l’échelle microscopique, associe une propriété à l’échelle d’un pore ou d’une particule ; — l’échelle macroscopique, associe une propriété à l’échelle d’un ensemble de pores ou particules (figure 5).

Domaine des effets microscopiques Domaine de définition macroscopique du milieu poreux ξ Zone de ξ
Domaine des effets
microscopiques
Domaine de définition
macroscopique du milieu poreux
ξ
Zone de
ξ (P ) = 1
P
g
définition
du VER
Milieu poreux
hétérogène
Milieu poreux
homogène
C
BA
ξ (P ) = 0
P
g
0
r
r
m
r 0
r M
P
g
le point P se trouve dans la phase gazeuse
P
g
le point P ne se trouve pas dans la phase gazeuse

Figure 6 – Définition de la porosité locale et du volume élémentaire représentatif

2.3.1.1.2 Volume élémentaire représentatif (VER)

Il s’agit du volume délimité par une sphère de rayon r et de cen- tre P, contenant un ensemble de pores ou particules, suffisamment petit à l’échelle de l’observation pour que l’on puisse l’associer à un point, mais en même temps suffisamment grand par rapport aux dimensions des pores ou particules pour en contenir un grand nom- bre et permettre le calcul de moyennes macroscopiques locales, représentatives.

2.3.1.1.3 Porosité globale

Elle se définit par le rapport du volume de gaz interstitiel (cavité entre particules, cellules, etc.) au volume total du milieu :

(16)

Si la matrice solide est constituée d’un matériau homogène, la

porosité peut être calculée par la formule :

(17)

ξ = (V V s )/V = V g /V

ξ = 1 – [(ρ ρ g )/(ρ s ρ g ) 1 – (ρ/ρ s ) si ρ

ρ g

ξ est une grandeur sans dimensions comprise entre 0 et 1 :

ξ = 0

ξ V s = 0.

si V = V s ,

si V = V g ,

V g = 0 ;

= 1

2.3.1.1.4 Porosité locale

La figure 6 représente la variation de la porosité à l’intérieur de la sphère de centre P et de rayon r, avec r . On distingue trois zones dans la variation de ξ (P, r ).

Par définition, la porosité locale en P sera celle qui correspond au palier situé entre r m et r M , où la porosité est constante, c’est-à-dire :

(P)

ξ (P )

=

(

r

m

lim

r

<

r 0

r 0

<

r

M

ξ (P, r )

)

(18)

Le sphère de rayon r 0 nous fixe ainsi l’échelle à laquelle nous devons examiner le milieu poreux pour avoir une information macroscopique, définissant ainsi le volume élémentaire représen- tatif (VER).

2.3.1.1.5 Milieu poreux homogène

Il se définit comme un milieu poreux pour lequel la porosité locale est indépendante du point considéré, c’est-à-dire :

(19)

ξ (P ) = ξ

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D’une façon plus générale, un milieu poreux est considéré homogène si les valeurs de toutes les grandeurs physiques le caractérisant sont indépendantes du point considéré.

2.3.1.1.6 Grandeur macroscopique moyenne

Il s’agit de la grandeur < A > correspondant à la moyenne de la valeur locale A ( P ) effectuée à l’intérieur du VER :

avec

A

V i

<A>

=

1

------

V

i

A (P ) dV

V i

scalaire ou vecteur,

le VER,

(20)

i phase gazeuse (i = g ), solide (i = s ) ou les deux phases à la fois (i = g + s).

Tous les paramètres physiques ou thermiques associés au milieu poreux en relation avec les transferts de chaleur et de masse seront définis de cette manière.

Exemples de grandeurs macroscopiques moyennes

Température du gaz interstitiel :

<T g >

=

------- T g (P ) dV g

V g

1

V g

Température de la matrice solide :

<T s >

=

1

-------

V

s

T s (P ) dV s

V s

Température du milieu poreux :

avec V = V s + V g

Dans

la

isolants :

plupart

<T>

des

1

----

= V

cas

T (P ) dV

V

rencontrés

dans

<T g > <T s > <T >

Vitesse du gaz interstitiel :

1

--------

=

<vg >

V g

vg (P ) dV g

V g

Vitesse de filtration :

1 ----- < v > = vg (P ) dV g V
1
-----
< v >
=
vg (P ) dV g
V
 

(21)

(22)

(23)

l’utilisation

des

(24)

(25)

C’est la vitesse qu’aurait le gaz interstitiel si la matrice solide

n’existait pas (V =

vitesse (macroscopique moyenne locale) du gaz interstitiel est :

V g

). La relation entre la vitesse de filtration et la

> = ξ vg
>
=
ξ vg

< v

Pression du gaz interstitiel :

(26)

< p g >

=

1

-------- p g (P ) dV g

V

g

V g

(27)

Nota : par la suite, pour des raisons de simplification, la notation < > pour désigner les grandeurs macroscopiques moyennes sera abandonnée.

1,00 ρ = 8 kg · m –3 ξ = 0,997 0,99 0,98 ρ ξ
1,00
ρ = 8 kg · m –3
ξ = 0,997
0,99
0,98
ρ
ξ = 1 --
0,97
ρ s
(ρ s = 2 500 kg · m –3 )
0,96
0,95
0,94
0,93
0,92
0 20
40
60
80 100 120 140 160 180 200
Masse volumique ρ (kg · m –3 )
Porosité
ξ

Figure 7 – Variation de la porosité en fonction de la masse volumique pour un isolant en fibres de verre

2.3.1.1.7 Milieu continu fictif

Cette hypothèse permet d’assimiler un milieu poreux, hétérogène

et discontinu à un milieu continu unique, caractérisé en chaque

point par des grandeurs macroscopiques moyennes. Elle est envi-

sageable grâce au passage de l’échelle du pore à celle d’un milieu

poreux homogène à l’aide du VER. L’intérêt de cette hypothèse d’uti- lisation générale est de permettre l’application des lois de la physique des milieux continus pour la description des phénomènes

ayant lieu dans les milieux poreux (milieux discontinus) et, en

particulier, pour les études des écoulements des fluides et du trans-

fert de chaleur.

L’hypothèse du milieu continu fictif unique permet d’introduire des grandeurs thermophysiques équivalentes associées au milieu poreux, définies comme des grandeurs macroscopiques moyennes.

Exemple : conductivité thermique équivalente (λ *), capacité ther-

thermique équivalente ( λ *), capacité ther- mique volumique équivalente à pression constante ( ρ c

mique volumique équivalente à pression constante (ρ c p ) *.

2.3.1.2 Porosités de différents types de matériaux

Dans le tableau 2 sont présentés les ordres de grandeurs des porosités de différents types de matériaux. La figure 7 présente un exemple de corrélation entre la porosité et la masse volumique (apparente). On peut remarquer que les isolants thermiques légers, couramment utilisés (les laines minérales et les plastiques alvéo- laires), sont des matériaux de très haute porosité (ξ > 0,9).

2.3.2 Surface volumique

2.3.2.1 Définitions et grandeurs associées

2.3.2.1.1 Surface volumique S v (m 1 )

Elle se définit par le rapport de l’aire de l’interface solide-gaz au volume total :

(28)

L’aire de l’interface solide-gaz peut aussi être rapportée au volume de la matrice solide :

(29)

S v = A sg /V

S V s

= A sg /V S

et nous avons la relation :

S V

= (1 ξ ) S V s

La surface volumique exprime le degré de division de la matrice solide et représente la finesse de l’isolant, propriété morpholo- gique directement liée aux performances des matériaux isolants.

(0)

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ISOLATION THERMIQUE À TEMPÉRATURE AMBIANTE. CLASSIFICATION DES ISOLANTS

Tableau 2 – Caractéristiques morphologiques de quelques matériaux poreux (d’après [23])

 
   

Surface volumique S V

 

Perméabilité K

Matériau

Porosité

 

(m

1 )

(m

2 )

Ardoise (en poudre)

0,56 à 0,66

7 × 10 5 à 8,9 × 10 5

4,9 × 10 14 à 1,2 × 10 13

Brique

0,12 à 0,34

 

4,8 × 10 15 à 2,2 × 10 13

Catalyseur granulaire

0,45

 

5,6 × 10 7

 

Charbon

0,02 à 0,12

   

Béton standard

0,02 à 0,07

   

Béton bitumineux

     

10 13 à 2,3 × 10 11

Cuivre (en poudre)

0,09 à 0,34

 

3,3 × 10 10 à 1,5 × 10 9

Liège (en plaque)

   

2,4 × 10 11 à 5,1 × 10 11

Fibre de verre

0,88 à 0,93

56

× 10 3 à 77 × 10 3

 

Feutre

   

8,3 × 10 10 à 1,2 × 10 9

Cuir

0,56 à 0,59

1,2 × 10 6 à 1,6 × 10 6

9,5 × 10 14 à 1,2 × 10 13

Calcaire (dolomite)

0,04 à 0,10

 

2

× 10 15 à 4,5 × 10 14

Sable

0,37 à 0,50

15

× 10 3 à 22 × 10 3

2

× 10 11 à 1,8 × 10 10

Grès

0,08 à 0,38

 

5

× 10 16 à 3 × 10 12

Silice (en poudre)

0,37 à 0,49

6,8 × 10 5 à 8,9 × 10 5

1,3 × 10 14 à 5,1 × 10 14

Sol

0,43 à 0,54

 

2,9 × 10 13 à 1,4 × 10 11

Lit de billes sphériques

0,36 à 0,43

   

2.3.2.1.2 Surface massique S m (m 2 · kg 1 )

Elle se définit par le rapport de l’aire de l’interface solide-gaz à la masse du milieu poreux (ou matrice solide) :

S m = A sg /M s

Entre S m , d’une part, et respectivement S V et nous avons les relations :

S m

=

S

V

/ρ

=

S V s /ρ s

S V s

(30)

, d’autre part,

(31)

2.3.2.1.3 Perméabilité K (m 2 )

Cette grandeur est définie par la loi de Darcy qui exprime la vitesse de filtration de l’écoulement en régime laminaire d’un fluide, liquide ou gaz à travers un milieu poreux à cellules ouvertes :

K

v

(

=

-----

µ

p

ρ

g

g )

Pour un gaz en écoulement

– ----- µ ∇ p – ρ g g ) Pour un gaz en écoulement ρ

ρ g g p

(32)

et la loi de Darcy peut

s’écrire en négligeant ce terme. Dans un milieu poreux isotrope, K est un scalaire, mais dans le cas plus général d’un milieu aniso- trope, K est un tenseur de deuxième ordre :

=

K

=

K xx

K yx

K zx

K xy

K yy

K zy

K xz

K yz

K zz

(33)

et chaque composante de la vitesse de filtration la loi de Darcy sera de la forme :

v exprimée par

p

---------

z

(34)

de la forme : ∂ v exprimée par p --------- z ∂ (34) = – -----

=

-----

µ

K xx

1

v x

p

--------- +

x

K xy

p

--------- +

y

K xz

Pour les isolants fibreux, milieux poreux stratifiés, les composan-

(x et y définissant le plan de stra-

tification) et K z , ce qui exprime que l’isolant est isotrope dans les

plans de stratification mais anisotrope dans les trois dimensions. La perméabilité est une grandeur qui dépend de tous les para- mètres morphologiques du milieu poreux : porosité, surface volu- mique, rangement et forme de cellules ou particules. Cette grandeur, facilement mesurable à l’aide des écoulements d’air sec, permet l’accès à des caractéristiques morphologiques importantes [surface volumique (finesse), facteur d’anisotropie] pour caracté- riser un milieu poreux. La perméabilité est un paramètre indispensable pour décrire le

transfert de chaleur en présence de mouvements de convection

naturelle ou forcée dans les isolants.

tes de la perméabilité sont K x =

K y

2.3.2.1.4 Loi de Kozeny-Carman

(modèle du rayon hydraulique) Elle exprime la perméabilité d’un milieu poreux représenté par un faisceau de capillaires, d’ondulations périodiques, à travers lequel l’écoulement du fluide se fait d’après la loi de Poiseuille :

avec

τ

K

=

3

ξ

1

--------------------- ----------

τ

(1 ξ) 2

2

S V

tortuosité ou facteur de structure.

(35)

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C 3 370 7

ISOLATION THERMIQUE À TEMPÉRATURE AMBIANTE. CLASSIFICATION DES ISOLANTS

40 000 30 000 A sg 4 = S Vs = ∆ V s p
40
000
30
000
A
sg
4
=
S Vs =
V s
p
20
000
(m --1 = 10 3 · cm --1 )
10
000
0
0
5
10
15
2
3
Surface volumique S
(cm
/cm
)
Vs

Diamètre équivalent p (µm)

Figure 8 – Variation de la surface volumique en fonction du diamètre moyen équivalent

Pour un milieu poreux non consolidé constitué de particules identiques simples :

avec

d p

k 0

K

=

2

d p

3

ξ

---------------- ---------------------

36

k 0

(1 ξ) 2

dimension caractéristique des particules, constante de Kozeny (3,6 < k 0 < 5).

(36)

Pour des sphères de diamètres d p , le facteur de structure k 0 est 4,8.

La fonction K (k 0 , S V ) telle qu’elle est définie par la loi de Kozeny-Carman s’applique mal au milieu poreux de haute porosité. Des études plus récentes prenant en considération l’écoulement du fluide autour des particules (modèle de la traînée) proposent d’autres fonctions pour exprimer K et permettent de mettre en évi- dence la variation de k 0 avec ξ et la forme des particules [21].

2.3.2.2 Surfaces volumiques et perméabilités des différents types de matériaux

Dans le tableau 2 sont donnés des ordres de grandeurs de S V et K de différents matériaux poreux courants.

La figure 8 représente la variation de la surface volumique d’un

isolant fibreux (laine de verre) en fonction du diamètre équivalent

p des fibres. La surface volumique

spectre de diamètres déterminés par des mesures au microscope, constitue uniquement une estimation pour donner un ordre de grandeur des surfaces volumiques atteintes actuellement avec les technologies de fibrage.

, calculée à partir du

S V s

(

p

)

est le diamètre équivalent d’un isolant fictif constitué de

fibres monodiamètres de même surface volumique S Vs que celle de l’isolant réel de spectre de diamètres d i . Nous avons la relation :

p

 

A sg

d

n i

pi

i

a

d p

---------

= -------- 4

S V s

-----------

==

--------------------------------

=

4

q

d p

V s

1

2

 

p

 

-----

 

4

n i d pi

 

avec

a

d

d

p

i

n i

p diamètre moyen arithmétique,

q diamètre moyen quadratique, longueur totale des fibres,

nombre de fibres de la classe d i .

K V (m 2 ) 2 1 x 10 --8 F = 6,6 (6g) 5
K V (m 2 )
2
1 x 10 --8
F = 6,6 (6g)
5
4
3
2
1 x 10 --9
F = 2,8 (3g)
F = 3,6 (3g)
5
4
3
F = 3,8 (5g)
2 x 10 --10
5
10
20
50
100
200
ρ (kg · m –3 )
a
perméabilité verticale
K H (m 2 )
2
1 x 10 --8
F = 6,6 (6g)
5
4
3
2
F = 3,6 (3g)
1 x 10 --9
F = 2,8 (3g)
5
4
F = 3,8 (5g)
3
2 x 10 --10
5
10
20
50
100
200
ρ (kg · m –3 )
b
perméabilité horizontale

Figure 9 – Perméabilité à l’air de différents isolants fibreux

C 3 370 8

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ISOLATION THERMIQUE À TEMPÉRATURE AMBIANTE. CLASSIFICATION DES ISOLANTS

P V

P H = P V a structure isotrope
P H = P V
a
structure isotrope

P H

P V
P V

structure anisotrope

P H

P V

b P V
b
P V

structure anisotrope

P H c
P H
c

Figure 10 – Organisation de la phase solide d’un matériau poreux

Les figures 9a et 9b représentent des perméabilités de laines de verre mesurées en fonction de la masse volumique pour différentes finesses (surfaces volumiques) des fibres et selon les directions per- pendiculaires (V ) et parallèles (H ) aux plans de stratification [25].

L’indice de finesse micronaire Sheffield noté par F accompa- gné par la masse de l’échantillon [exemple : F = 3,0 (5 g)] est une mesure conventionnelle de perméabilité à l’air, sous diffé- rence de pression p, constante ; le débit d’air mesuré à travers le matériau (sous forme de touffe de fibres sans rangement pri- vilégié) dépend de sa surface volumique (spectre de diamètre). C’est une des méthodes courantes de contrôle des laines de verre sur les lignes de fabrication. Une autre mesure conven- tionnelle, équivalente, est celle de l’indice de finesse Fasonaire qui repose sur le même principe, avec cette fois un débit imposé et mesure de la différence de pression p [exemple : FAS 250 (5 g)]. Cet indice de finesse est utilisé pour le contrôle de fabri- cation des laines de roche. Plus le diamètre de la fibre est fin, plus l’indice micronaire (le débit) pour une masse de fibres données diminue et inversement pour l’indice Fasonaire (la dif- férence de pression).

K V K H
K V
K H

K H

Figure 11 – Anisotropie géométrique et en perméabilité

d’un isolant fibreux

2.3.3 Facteur d’anisotropie

Milieu poreux isotrope : milieu dont les propriétés physiques ne

dépendent pas de la direction selon laquelle elles sont mesurées

(figure 10a ).

Milieu poreux anisotrope : milieu dont les propriétés physiques

dépendent de la direction selon laquelle elles sont mesurées

(figure 10b et 10c).

L’anisotropie est due à la structure géométrique du milieu :

forme des pores, orientation des particules, etc. Les isolants fibreux constituent un exemple typique de matériau anisotrope. Leur anisotropie est due au rangement privilégié des fibres dans des plans de stratification (figure 11 ).

Facteur d’anisotropie : rapport des valeurs correspondant à la

propriété P quand elle est mesurée selon deux directions perpendi- culaires.

Exemple : facteur d’anisotropie en perméabilité à l’air (figure 9) :

FA = K H /K V

(m 2 ) perméabilité horizontale (écoulement parallèle aux plans de stratification) (figure 9b), (m 2 ) perméabilité verticale (écoulement perpendiculaire

aux plans de stratification) (figure 9a ). Un autre exemple peut être constitué par le facteur d’anisotropie en diamètre moyen de particule ou cellule mesuré dans deux plans per- pendiculaires. Pour les isolants fibreux courants, FA 2.

avec

K H

K V

 

Notations et symboles

 

Symbole

Unité

Définition

Symbole

Unité

Définition

 

A

 

allongement ou rapport de forme

c

p

J · kg 1 · K 1

capacité thermique massique à pression constante

A

D

facteur d’absorption totale hémisphérique

d

m

épaisseur

A

sg

m

2

aire de l’interface solide-gaz

d

p

m

diamètre (de particule, fibre ou pore)

   

a

b

ν

facteur de rétrodiffusion

d

p

m

diamètre moyen arithmétique

 

mol · m 3

d

q

diamètre moyen quadratique

 

C

i

concentration molaire du gaz i

p

m

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ISOLATION THERMIQUE À TEMPÉRATURE AMBIANTE. CLASSIFICATION DES ISOLANTS

 

Notations et symboles

 

Symbole

 

Unité

Définition

 

Symbole

 

Unité

 

Définition

 
         

2

 
 

d

*

 

m

épaisseur de l’isolant à partir de laquelle la variation de R avec d est linéaire

K

c

 

m

perméabilité à l’air conventionnelle

D

i

 

m

2 · s –1

coefficient de diffusion apparente

=

 

2

tenseur perméabilité à l’air

 
   

du gaz i à travers le matériau

K

 

m

 

D

i

 

m

2 · s 1

coefficient de diffusion intrinsèque du gaz i à travers la paroi d’une cellule

K

H

m

2

perméabilité à l’air horizontale (écoulement parallèle aux plans de stratification)

 

D T

m 2 · s –1 · K –1

diffusivité massique non isotherme en phase liquide due au gradient de température

K

V

 

m

2

perméabilité à l’air verticale (écoulement perpendiculaire aux plans de stratification)

D

Tv

m 2 · s 1 · K 1

diffusivité massique non isotherme en phase vapeur due au gradient de température

K

m · s 1

conductivité hydraulique

 

D

θ

 

m

2 · s –1

diffusivité massique isotherme en phase liquide due au gradient en teneur en eau

K

H

kg

· m 3

facteur de proportionnalité dans *

H

 
       

la relation

λ

H

=

λ sec

+

K

w

 

D

θv

 

m

2 · s 1

diffusivité massique isotherme en phase vapeur due au gradient en teneur en eau

Kn

nombre de Knudsen

 

e

N

 

m

épaisseur nominale

 

m

longueur, hauteur

 

F

 

indice de finesse

 

L

 

J · kg 1

chaleur latente ou enthalpie de vaporisation

 

Fo

nombre de Fourier

L

g

 

m

libre parcours moyen des molécules d’un gaz

F

facteur géométrique (décrivant la morphologie d’un matériau alvéolaire)

L

J

· m 2 · sr 1

luminance monochromatique,

 

g

ν

 

directionnelle

 

0

 
 

FA

facteur d’anisotropie

L

ν

J

· m –2 · sr –1

luminance monochromatique

du rayonnement noir dans le vide

 

g

 

m · s 2

accélération gravitationnelle

M

s

 

kg

masse de la matrice solide

 

g

v , g

kg

· m 2 · s 1

densité de flux de masse des phases

n

ν

 

indice de réfraction monochromatique de la matrice solide

   

vapeur (v ) et liquide (

)

 

h = h cv + h r

W

· m 2 · K 1

coefficient de transfert thermique superficiel

Nu*

nombre de Nusselt de filtration

 
 

h

cv

W

· m 2 · K 1

coefficient de transfert thermique superficiel convectif

p

g

 

Pa

pression du gaz interstitiel

 

h

r

W

· m 2 · K 1

coefficient de transfert thermique superficiel radiatif

p

i

Pa

pression partielle du gaz i fonction angulaire de diffusion (depuis

         
         

une direction de vecteur unitaire

i

vers une direction de vecteur unitaire

unitaire ∆ i vers une direction de vecteur unitaire ∆ ) h v , h  

)

h

v , h

 

J

· kg 1

enthalpies massiques des phases

Pe*

nombre de Péclet de filtration

 
   

vapeur (v ) et liquide (

)

 
 

k

 

J · K 1

constante de Boltzmann (k = 1,380662 · 10 23 J · K 1 )

q

 

W

· m 2

densité de flux thermique

 

k

0

 

constante de Kozeny

q

c

W

· m 2

densité de flux de conduction

 

K

 

m

2

perméabilité à l’air (selon la loi de Darcy)

q

r

W

· m 2

densité de flux de rayonnement

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Notations et symboles

 

Symbole

 

Unité

 

Définition

Symbole

Unité

Définition

 

R

m

2 · K · W 1

résistance thermique

α

 

angle d’inclinaison par rapport au plan horizontal

R

c

m

2 · K · W 1

résistance thermique de conduction

β

K

–1

coefficient d’expansion thermique du gaz interstitiel

R

r

m

2 · K · W 1

résistance thermique de rayonnement

β

ν

m

–1

coefficient d’extinction monochromatique

Ra*

 

nombre de Rayleigh de filtration

β

m 2 · kg 1

coefficient d’extinction massique, moyen

 

S

 

m

2

surface (aire)

p

m

diamètre équivalent

S

i

 

solubilité du gaz i dans la matrice solide d’un matériau alvéolaire

ε

ν

facteur d’émission monochromatique

S

V

 

m

–1

surface volumique rapportée

ε

p

facteur d’émission (total hémisphérique) d’une paroi ou revêtement d’une paroi

   

à

l’unité de volume de milieu poreux

S V s

 

m

–1

surface volumique rapportée

ε

E

facteur d’émission (total hémisphérique) des surfaces environnantes d’une paroi

 

à

l’unité de volume de matrice solide

S

m

 

m 2 · kg 1

surface massique

η

efficacité thermique d’un système d’isolation ou installation

s

m

abscisse curviligne

θ

m 3 · m –3

teneur en eau liquide volumique

t

s

temps

κ

ν

m

–1

coefficient d’absorption monochromatique

T

K, o C

température

λ W

· m 1 · K 1

conductivité thermique, conductivité thermique utile

T

T

g

s

K, o C

K, o C

température du gaz interstitiel

température de la matrice solide

λ W

λ

c

= · m 1 · K 1

· m 1 · K 1

W

tenseur conductivité thermique

conductivité thermique de conduction en phase gazeuse et solide

D

 

λ

· m 1 · K 1

radiativité conductivité thermique de rayonnement

T

facteur de transmission totale hémisphérique

r

*

W

W

· m –1 · K –1

facteur de transfert

λ

c

W

· m 1 · K 1

conductivité thermique de conduction

d’un milieu poreux

· m –2 · K –1

λ

*

r

W

· m 1 · K 1

 

U

W

coefficient de transmission thermique surfacique (coefficient U )