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Si Mohand (Mohand-ou-m'hand at Hamadouche — 1845-1906). II nat dans une famitle kabyle relativement aisée, que ruine sa participation a insurrection de 1871. Le jeune Mohand échappe de peu au sort de son pere, fusillé. De ce jour commencent ses errances. Curieux de tout et de tous, marié ou eélibataire, on ne sait trop, mais amateur, selon Mouloud Feraoun, « de kif et d’absinthe », ce vagabond caustique, charmeur et inspiré seme de courts potmes, les isefra ou isfras, qui connaissent un immense succ’s. Ciseleur trés noncha- lant du quotidien, des aléas de l'amour (qui 5 latonique 2), la légende s'empare de ce potte sans liens qui savait trouver en Dieu son refuge naturel. ‘Traduction du kabyle par Mouloud Mammeri, présen- tation par Tassadit Yacine, Coletion sri par Claude Michel Cluny aoe lt | 109905! ito omar 35 FF. 9 M782 72 Si Mohand Choix, traduction du kabyle Far Mouloud Mammeri. Présentation par Tassadit Yacine. MOULOUD MAMMERI ‘Mouloud Mammeries néen 1917 Taouric Mimoun (en haute Kabyii) Ile fir d'un asanarmurier déenteur de ls sagese Jabyleancienne. Entre 1949. 1962 Mouloud Mammeriensigne les lems Fancases en Algérie et au Maroc, Mouloud Mamet se {aie remarquer par la partion de [a cline ube, son premie roman, quisera svi de eis autres Ls Som dune, L Opium tke bln, et ls Traverse Paallement 2 la fiction Mouloud ‘Mammer se contacted la echerche dansle domaine delalangue et Iaculeureberbére. ext nom en 1969, Diecut d'un Cente A Ehudes ede Recherches snthspologiqce ot cthnogeaphicget ‘Ngee. En 1984. avec lesouten de rere Hourdic, derelecente 'Exader Amatigh + Dars. On lui doit plusieurs ouvrages sur tuleare bebe, les Lf de Si Mohan ox Mand, Pde Kabyle ‘cies, [Abell de Grare, Tajrrmt n Tnaght. ee ‘Mouloud Mammeri également diigé deux sevues de repom, Libyeaen Algérie et Au en France. Meuloud Mami déctde 21 1989 rurle route FOr, ‘TASSADIT YACINE Tassie Yacne, Maire de conférence 4 "Ecole des havc feades en sciences sociales. Collabortrice de Mouloud Marne tlleest membre fondatear dels Rene Aualesd Centre d'Etudes ‘Amazigh, qu'elle continue de dig “On lu doie de nombres ouvage sul culere beret Pobie erbire etideti, Tel ou Vemour chant on hale, Ait Menguelle chante. Las volar de fou. Elimenes dune anihepolgie sale ‘ular de Agi (ORPHEE, COLLECTION DIRIGEE PAR CLAUDE MICHEL CLUNY Destine Série 136, Cobee Pain 127, Dal Palgen, Guanabars et eure pode 128, Jan Kockanowal, La Vie gull occas 129, Mauss Chappan, Of der mora sii de Tend compa 9, rg ted rn ee TaD Jerénal, Sates ie fe 2 dcteo a 1B zs Crue er OB spot 13 Sein he 3 era apres. 1B rater nee ee entre teh ringer ce tS a IB aad die Sy ere ik enh ea ree te tite a at raat 1 ene a nop i Keeani owlgee Me Me ic lm vac es i Sede as pipes ee is Berio Car Sh te eee Be eR ee eT. pe 18 Fie acnin ye percents a eid Puch, dene pre. Bieta le Cer aroma Inman aloo ata, Tet ans prbmes a aaa ae ee ox Le Dre ecm amen BIR wrens, Le Neer Gin ae fl fi Tsao pre 8 bere Fo Ee ee Ed fo Sigur Fon, Poe hme dd Pega Unc cd por sistant Sl me, Vigil Tle dpb Heard Sin Bene Gann, Ac duno Phlip akin, On srs z Deke Mars yr spre Lsticsr tiene remeicie vivement Chatls Jit, quis ncié» ‘conracretunvolumesSiMohandainsiqueJamaled-DinBencheikh pourson tts amicl soutien © La Découverte pour la aduction. @ ELA La Difféence, 1994, pour la preface et les textes SI MOHAND: ISEFRA ORPHEE / LA DIFFERENCE er A = en pS tema Masem PREFACE par TassaditYacine Mohand-ou-mvhand (Mohand fs de M'hand) compte pats pote qu incrent pane raion pose Fete: pote et conn ow eno de Si Meokaed aa doe hu nant eect OE tues Nom commun en ce que In pate Si précedant Mobandextd'un wage courant, pique car ce nom afin pat designer un bade dune epoque éserminée: a Kabyle Eatin du XIX sec, Quelsvnt le conditions wcalesquionfeore Yer ence d'un pote rel que Si Maand? eucon compare ce pote dels radon ore berbtrea um pote sppataant tune Gisaion ere quel sec ovina ou cde? Wea eee eee vépimse parle Le pobet ale etl cso TenbLbE au pote de tation cite efferent del Erroitment He 3 sn adore et par cence un ea ezpresionprivlge, vie un cxute son groupe et Gp wexepa forte es d'un pote de tradition ene dépendancdeson groupe ce deris pe prot en tai, Son cue pes 4 Tocaton, tte pufdiement crete eappeceratet Cog cet ment concrvable pour un pote de eadton ore, Sar toms pet ence seu de importance apt on dts, mais on ne yout gite imagine 1 découverte pon ‘mortem comane dats ation fei. Avs etl ine ee eae lt eee ated temps que poe de Fane celle de Son sud modes de ception et de mémorisation; car le travail de censure, de filtrage, de codification a éré réalisé au moment de la conception du podme. ‘Marqué par le stcle, Si Mohand retraduit les angoisses, les ddhoirer et lee dsillusions der hommes de con temp. ast en effet né 4 une époque charnitre et décisive de histoire nationale. Ila vu le jour vers 1845 4 Icherdiouen (Titi Rached). Drorigine sociale plutée aisée, le jeune Mohand et destiné aux érudes:lalectureera l'écriturede Ja langue sacrée, 'arabe, angue du Coran, lest socialement situd du cdté des membres privileges, voire des dls, de son roupe. Dane sa petite enfance, Mohand ese donc favorisé parle sort, puisque la socieé dans laquelle il vivait n'ait pas tneore affecde par Vordre colonial qui avait déja gagné la plus grande parce du nord de ’Algérie. ‘Crest seulemenc vers 1857 que toute Ia Kabylie sera ‘ccupée pa les troupes du général Randon. Le cadre général de Ia ribu de Si Mohand ne sera gutre épargné. C'est en effet,un peu plus tard, en 1871, avec la cfldbre insurrection ‘iu cheikh Aheddad et de ElMokrani, que les structures de son village ede sa famille scront sericusernent ebranlés. Le séquestre qui va fapper nombre de familles (dont la sienne), les bannissements, les exécutions sommaires opt. rent un bouleversement généralsé de sa socé Mohand, comme son pbee, devair aussi tre exécuté, Un officer de Iarmée le sauvera in extremiscariljugeat sa mort sans importance. Le village de Mohand a &é encitrement rast ot ses habitants disséminés dans d'autes villages de Kabyie. Certaines famille émigrent vers les grandes vlls : Bone ou Tunis; ces le cs d'une partie de la famille du te. Son five vest rendu 4 Tunis avec, de surcroft, une partie de héveage familial. ‘Marqué par la mort et lex le podte est désormais seul ‘Aussi esl chargé symboliquement d'étre le représentancde sa famille, desa généaloge, de sa pattie, ce qui constitue une lourde responsabilité. Sanssoutien moral ni matériel, Mohand nvadhérers pat au schéma classique, Ilva #'en dloigner a ‘maximum. Ayant &&€ désigné pour les fonctions de cere (ale) i nusera point de ce prestige pour sintégrer dans la socie, cri lui est impossible déSormais de se fixer en un cendroit Jadis dais clere ‘Au solxante sourates(..] Puis enduraicoutes lee peines Parcourus tous les lieux dexil ‘Abordai 8 toutes le villes Maintenane car cetait écrit dans mon destin Je-subis la mistre, la boisson (.J.» (potme 12, p.29) Pout par une dangequte, celled une patie, amours sles out inagiaien Motard et ornne rede & eg ela mab Mais ert pale seul re fap par Ietor: nad un de ss terme prvge) pluses det amie compagnons vient dala meine condion Pout tout Pasue gui rete, cet el pat du hamenu pour le villge colonial Bild) ou pour les grands vies (imilnin) Bone, Tani, Ce passage dun univers ute, pourlepote, este passaged tamartl pay vile ou Ae tadder (qui sigue aus le vlog natal) au bad le village decolonisation). I oppose également Ui (le put Tauthentgue, fe wert) & suf sauvage). Ce nl te cent appli par Pordre dominant suture, om Peupe, Moband i veprend A on compte pour dgnet toute une fore tcisle qu, comme es planes et woute {power hors ds cadres haute Exp aciaton de termes gupermetde conta comment Mohand ng Ie viaon du monde du lone, na a fnd ner ru cle ou acre wuts le soles er rapport ce Force ongie de ous doinabon; Cee mustion dc- Ail perpe der neraut ela rane dase traionnelle Iles: pine pve dan ls bidoils tes anda vile esa Il peut tou de tie chide vie dan a maga, ce Gu x impute a vilge Telp. Cone pottonxcaonplain pout nde cee: iments es de cle Ce mode dee, qu Fiat des sens, tout en Je rapposhan eur fecsnement, ore linpration, Les dein, compa es rel cle sot tjous en gute Shine pate Mask pure de Mobandcxcecieateotoce fiat, Neseale ps nosalge du id chad du foyer Fonielquil ve quant au gr de venvres? 4 Du temps que als enfant Sans parile était ma beaueé Mon péce ravailat pour moi ‘Nous possédions de bonnes teres 4 Chamlal Erd'autres en montagne Cait pensaisje la fortune Maintenane que je prends appui sur la férule ‘Mon bonheur penche Las Oi est le eemps d'antan.» (podme 4, p. 25) 1, Dans langue hal, on Signe pac ahaa plante non gel Leteine ahacadappligue ila mas ouesquemeat importante der fares lon a pelepion marsoutigue)eremole abaement out xg estuvge incu. 10 CCherche-cildgegner affection d'autrui ou cherche-til ‘en éloigner afin de donner sens, existence &sasouffrance, 4 ses déboires? Si Mohand étant le fils de la bohtme, de aventure, le fils de « Héls », comment peutilimaginer un seul instant épouser les cadres trots d'une socieé en la quelle se reconnait & peine et qu'il fait? «On m'a surnommé légaré Moi qui ai psalmodié ls lesres Er apprit les soixante sourates Mon nom était olebre ‘Chaque jour jentrais dans les rangs des prieurs tant depuis longtemps clere Maintenant que je suis adonné aux files Vide d'argent Voué aux careserala boson. »(potme 3.9.25) Dans un autre potme, il délare ‘Au temps de ma droite chance Je passais mes jours 3 eéctet le Koran CCherchant le sens de chaque terme Maintenant que me voila perdu Jepache sciemment Jess la Voie... ec Is Fis.» (potme 10, p. 123, Edition Maspero, 1969) Ia fuie sans doute pour mieux la voi, mieux sentir le poids desa tyrannie, dese injustices. La distance ne permet- elle pas ic proximit, naissance dela potsie? Naissance d'un mode autre de vivre er de penser, alapeé des comportements favortés par le nouvel ordre économi~ que, soca, politique a Lesaller et retour, la prolétarsation généralse des Algé- riens arabes et kabyles, apparition des boisons aleooises, Ia consommation de deogue (haschisch, cocaine) témoic nent d'un mal ui ronge séieusement a vocieé algérienne dans son ensemble. 1a brisure du deatn singuler de Mohand vest que le rnin un destin cll lt abi : ‘Ausi comprendra-ton que, loin de s'accrocher aux lois traditionnelles, vidées de leur substance, Moband sen écar- tera volonters par son mode de ve mais aussi parce qui va fuireson iden, s survie sociale: la pode. ‘stun potte hors du commun, ilne peut done tre que spécifique. Si Mohand ne va pas représener Ia faille At Hamadouche, il ne va pas non plus fonder un foyer, il va transgreset es gles sociales: détour nécessaire pour enteer én possi. Il va prolonger Ia mémoire collective ancienne dans sa dimension berbére et méditerranéenne. Par Si Mohand, nous pénétrons en effer de plain-pied dans la tradition grecque ancienne dans laquelle le pote ait appelé emiourgo. TL drat censé déteir, perpétuer la mémoire du groupe, forger ses rgles et ravaller au rappel de ses valeurs, de ses sites et de ses mythes. Nous retouvons dais on réperoire nombre de potmes consacrés Ala perte de valeurs ancien- nes, en somme, au changement socal pergu comme une invesion de Fordre symbolique Si Mohand sinscrit sans conteste dans cete tradition. Un pote ext celui qui se consacre 4 son art. Il ext comme prédestiné3 marquerle site, lalitcérature maghrébine dans son expresion betbére. Le signes d'lection sone nombreux cetconnus de wus :les songs, les épreuves, les pactes avec les puissances cess. Le candidat 3 pobsic ou Ala divination doje sulvre un 2 ew peétipl inicatique au cours duguel i est lu, Mohand es ic désigné par un ange qui lui enjoine de choisir entre conce- ‘oirla poésic ou lade, Mohand lui dit alors: « Compote et ‘moi e parlerai.» Depuis cete rencontre avec l'ange au bord da puisard, le potte est devenu intarissable. Te potie cst dome qu rates gu ee ipreasen stage pancalaationalie sociale. Aussie pote doit il obéir cette voix intérieure qui est a la fois singulitre et collective Singultreen ce qu'elle ext unique et possdde ici un corps et, un esprit (celui du podte), elle est plurielle car elle est la ‘raduction de Vimaginaice social en son enter qui reconnalt, ‘en lui le porte-parole des voix de Vautre cbié du rideau (entender le monde invisible). ‘Cette sortie hors de si ext vécue comme extraordinaire et comme un signe lection ‘Aussi le podte se permetil de repenser le monde, eat il incarne présisément a perception du cosmos, Tl est ce philosophe qui rappelle la bonne conduite des hommes, les régles qui jadis fondaient léquilibre de la soci. ‘Crestpourquoi, dion, Mohand est désigné pour devenir potte de amour et male del asf. ‘Comment concilier asf (de éclarer, lucider, dir, interpréer) et amour ? Ces dewx termes sont ala fis conct liables et anithécques car "amour ne peut se dire (prendre forme ?) que dans et par la potsie; et si fon n'évoque amour que dans la poésie ces qu’assurément il n'a pas droit de cité dans Is société ou bien la marge laisse par le code est si mince (car stricement réglementée) qu'on peut dire qu'il et inexztane Lafiwincame un gente :leercet heptasyllabique. Avec ‘Si Mohand, I'aseru va prendre le devant de la scene sur tous Jee auirer genres qui prbecstaient «ler siguidin (genre Ai 13 fan, noble) es clon (genre Wer, sigue). Pour compren- dela elation die ente Var et Si Mohand, i serait ineéesan de voir sil soc kabyle 'antan nwa pas Tate cana ic gene) pour die amour dans ses diver tes formes (entimentl, étigue, légiime). L'a Pe cer ces arson earn tipater pele po ton eretion, Mohand (comme homme et comme cee) ‘output esbomesIestle pote dela rl quil dice {qiltansgres yperboliqument, comme let le chante dE Tarsour, des vine dous, ds skool ce des drogucs. I est Alone pore-prae de ceux qui sont pls en dchon del toed ten ele. Ase Ph chan Gigs), gente jac apprécié par les jas, ls berger, et socket aoe dnl ees, ne peugutre convenirau pote Li chant) stun pobme cour Hest cna 4Tamour ‘Asiustion isl, expresion renowvel, Les conventions, les fins de Viel ne peavent pls satire tne exmence dsriente sant pore datache aro lera Les ve de Mohand contratement AI il aowent expe sion elective) wont chaner ks sentiment ex pus ind duck, F pls coupes dtoterelerencr soci ste qu'une posi purementsymboliqu, clarion des wleurs de Fait (ef), que le pote nein jamais So seni {Thomme ree (compris pars sents, on re) e pred posaice le, mais pls encore les condiins conte de fon existence Mohand ignore presque es ges du jeu car les temps anciens sone desormals mors ee nowveaux pat encorents,Axtison dicoursn’ex pa seulement dint i fst scandal et meme lasphtmatie ‘On pet considéer que le candale, est a transgresion sss: publiquement Anil pe ee consider corame Pbousement nécusire des contradictions dunesocde Wises soclemant sept mime Yon fa embann de 14 Ignore. I est done pate intgrante de Ia cule il et Yetception qui confirme I rgle; en revanche lighu :mohandien ex undef permanent. est désordreoutan- Ger. Mas cest sans doute parla eration poEsique que on peut davanagecomprendte homme, Mehand el fois (i petes charg de cenmetine ras dew cure malt Tincohérence des homanesepouse 8 reelerleuthypoct- sie. Memes le pote semble bousculer les les socal, i ren demeure par moins ql reste irméme dansleslimites fu dicble. On le voit dans Futlisation plethoriqe de la inéiaphore, Ceraines méaphores en vennent & onsite Tesence méme dea posi Lamour et d'aborddértsout cei forme elipique pore lecteur étranger mais parte tment chive pour nude kabyle Exquisesprédss mais ama achevés, sex descriptions sont ts suggexve. La femme, son corps ne son malt ives au public dans cur nude total Il proctde pa ettes touches comme pour gurder au corps de a femme fut le tmysttre les, laste, Comme see un pinceau de pinte te pote ve levidenu sur une parila pl enfouie I plas cachde, mas sans amas aller au bout de son uve. Car liver le tableau dans son intgealie, cert aust oer le charm (er), la sve, Lex corps des femmes sont beau Certs mais demeurentinccessibles, ison pour poser $a suggestion ls créson. Aas le pote use le méte pore djardin au point den hirelasubsance mémedeson Hperoire Ges noni chicement suggrés par Si Moband sont vécus comme une extéme licence voire une vengeance Iymbolique de route une cast sociale,C'esten eet ate ‘touteune case d'ge une catégoiroiale conte ordre des ancens cx Forde en viguur (ordre colonial) que let eerie 15 Le prockdé ext si courant cher auteur, les métaphores sépéttives as point de devenir obsédantes que le leceut Sncerogesut leur signification profonde Quel ext le Hen ui existe entre Ia ferme et le jardin (ubhir,lgnan). Mamaneri a radu avec nson lejnan par den ramenant tee 4 inna, en aabe «para ‘a femme aimée peut avoir un nom, un visage, une adreise. Cesontautantd elements qui montent quel auteur ‘inspire destuations elles, vécues par lui ou relates par ses proche. «Lalionne rugivet hurla Devane cous les Ait Abbas Quand elle appre que j'aais décampé Ella sourcil arqués Cheveuejurqu't I cinture Seins iments.» (potme 122, p.67) Dans cette pots personnelle, marquée du sceau de a vie du poite, beaucoup se reconnaissent ca il ext de partout et dde mule par. I et, comme ila &é dis, Si Mohand file de ‘Mihand : ren de plus commun mais est en méme temps lui, Cest-ddirequ'ln’apas besoin denom ethnique (Mohand des At.) Inet pase chantre dun groupe déterminé mais 4 la limite de divers groupes quels que soient les Ages, les régions et parfois Is langue. Il ui est arrivé de composer des vers en arabe pour ses amis bénois. Car la voix de Mohand, Cet arinocrate déchu, est en fait une voix révolée, nostalgi que, tour 8 tour résigné, furieuse, heureuse, mais jamais ‘otalement, sous Vapparence de ne dire qu'une déliction singuldre. Cette voix contaic 4 tous la miste des affects déchirés,frustets, La voix de Mohand n’étai pat seulement Fiddle résonance, elle portaiten elle une autre perception de 16 f, autre, que personne ne pouvait, ne savait définis, ni méme imaginer, mais que le verbe du pote suggérait, annoncait. (Car Si Mohand 4 I fois dane et hore de toute foi et de toute loi, sentat comme les prophétes les bouleversements de la soctit ex leurs conséquences aur le destin des hommes, Devane'impasse généraliste, devant 'impossbilité pourlui de exprimer aucrement que dans et par a poésie, Mohand choisit (ot a-til été choisi?) la dimension la plus refoulée dans la société: lamour. On y découvre certes Ia vision traditionnelle, les quétes multiples, les interdits ; mais, Moband va au-dela il outepass les limites, i} conduit son audioire (paysan en tout cas) vers des lieux inconnus que Yon ne pourrait, ne saurai imaginer: les lupanars des gran- es ville, & Béne, rue Sidi Ramdane 4 Alger rs, une cohérence i recrée, elle était grosse d'un ordre Mon coeur bat des alles Et voudeaicramier devenu En un jour traverse la mer Vers les files de oie veeues Dans leurs alcéves chaulées (ioe eee Cari qulimporte qu'elle se parent n'y apas de doure Fades sont les plaisie dc.» (potme 100, p. 235, Edition Maspero, 1969) Méme si cst Pamour sous son aspect négaif il repeé- sente néanmoins un exutore, un lieu extraordinaire qui permet, au moins, aux consommateurs réel ou virtuels de Isis libre coure & leurs phantasmes. Dans le village, la paston amoureuse dae encore morlemens dangers, 7 Lemythe at planté au corur de la socit. lly acncore peu de temps, le groupe choise la plus belle jeune fle du village pour offi au Dieu de la pluie (on fiancé). Elle devaitsedévétrdans un oued secets offi symboliquement A lui, Ceci pour souligner importance des mythes et des ritesqui thmentle fax vita des hommes, L'amour comme phénoméne essentel de reproduction (et asi de concilia- tion et réconciliation des indvidus ou des groupes en cas adverse) ne peut que se ealisee par le bias du rite. Car aller fencontre de la norme, cest opérer une révolution ‘costrique. C'est de cela quil s'gie sans doute:révolution ‘osmigue peu-étre mais syrbolique cetainement, Mohand foule le monde, ses valeur, et surtout les hommes qui pronent une gratuite virlié Si Mohand comme homme et comme pottene peut que insurgr contre cette injustice planétaire qui est au corur de chaque homme, quelle que sits religion, son ethnic. On peut wor le pottesindigner contre les Kabyls, es Arabes, Jes musulmans, les juifs t..parfois les femmes. Padre dun groupe au dépar, Si Mohand ext devenu le potte maghrébin Universe, Clest en fait grce a sa déviance, ayjoued’hui Taagement récupéré, que la culture berbre (de Kabylie) a puavoir ss letes de noble. Les hommes deletes — dex médiateurs comme Boulifs, fn du XIX" tele, Mouloud Feraoun, en 1957, et plus récemment encore Mouloud Mammeri,en 1969 — ont pu brandir cet étendard comme ous se convainere et convainere le monde de la culture Savante que les peuples dits sans éeriture avaient une litéra- ture rigoureusement éaborée. Cette voie est atuelement ppourtuivie par de jeunes posts. A celle de Si Mohand STajoutent d'aucres voix qui ont leur place dans la pose universell. Tenerife, e 4 200 1993. 18 ISEFRA BISMILLEH, 1 Bismilleh ar nebal asefru ar Elleh ad ith ard inadi deg Iwedyat Wis islan ard a-t-yaru Willan d Ifahem yezra ¢ ‘Anhell Bebb’ a tent ihdu yers ala ndaau fad baadent adrim nekfa t. ‘Vie Boulifa (I"ve): ‘Tikkele ad heb ae (Cesc fas jevaisentamer le potme) 20 PRELUDE 1 ‘Au nom de Dieu je vais entamer le potme Puisse-cil acre bon Er sen aller errant dans les plaines Quiconque I'aura entendu I'écrica Ine 'oubliera plus Lespric sagace en comprendra le sens De grice mon Dieu guide-les * dans la voie Cast coi que jimplore Quielesaillent loin de moi ymlacseoacmeneere 1. Ce pronom (ftminin pluie en berb&e) dsigne les fles en sfodc 2 A ka ittasssan lefjer Vous qui guettez l'aube* s tuallit d daker A prier et chanter Dieu aayentsi abrid a nterrey ‘Aider-moi Cette fois je suis au plus mal Seep dtm Mon ct os bere fr ddire ur menu Je vin et dalcools et a Jesuis entre la vie et la mort 2 ‘Win gesdey ad iy" isser ingn divexeer Ceux done j'ai sollicicé assistance tezwar si tagmat nney Se sont sécusés Atas aya ay nesber ‘Acommencer par mes frdres Febaa snin akter Atebaa lyerba tls ay Iya bens cmp guje patente Amalah a kra nkerrer Jeme suis adonné alexi ec Vexil ma ruin€ iruh deg-gerzer ice Seema Las cout ce que j'ai ecopié ‘Au corrent Sen est allé Jai égaré jusqu’d la premitre sourate? — 1 Ce pote pase por ssicescand composé pat Mohan 2. Dales eles ornigus enignement comport ener ee oa eee tellement a copie Tappretiaage cla palmate ds Live sie ane La mtmoite out un grand le, cla pour ne par eublie So tlvehedlegher Ee ee poche Féquermene & der crete de écation. iehivit ake yer Vatintes Boul (41): abe le pote dun jane homme ¢Adni mais jute cee es Toot ce que el pad eopie uid age dane ved Maan ware elie mie ee 2 B ‘Semman i medden a imetluf nek heggay lehruf sarmi yp sottia izeb {sm iw yer medden maaruf tazalit d ssfut deg zik bbwdey d ttaleb ‘Tura mi tebaay sut lhut ikfa yi umesrut liy di lkarta d coerb. 4 Af asmi liy d acawrar zzin iw yulrar ixeddem d baba felli Nekseb tiyezza n Camlal nerna idurar auddey d ssab‘irkwelli Tura mi senndey s uffal zzchy iw imal yahetrah yef zikenni. 4 (On ma surmomme Iégaré Moi qui ai psalmodié les lettres Er appris les soixante sourates Mon nom eat ftbre 5 CChaque jouer jentrais dans les rangs des prieurs Ezant depuis longeemps clere Maincenant je suis adonné aux filles Vide d'argent Voue aux cartes et & la boisson. 4 Du cemps que j'éais enfant Sans parelle était ma beauté ‘Mon pete trvaillait pour moi Nous possédions les bonnes terres de Chamlal Ec d'autres en montagne Céait pensais-e la forcane Maintenanc que je prends app sur fae? Mon bonheur penche Las Ob ext le temps d'antan 1 Cham vale infrieure da Sebaou, a Test de T-Ounoy, 2. Expression proveriale La ig de férle ext pu résitance. 25 Lommer am zik tella ttrka nezga d netiwekl kutha yegga d limara s yef zzin nebbyi dderka diwiz ay nefka rnaaceq deg zhu a tullas Tura mi tbeddel ssekka ur infaa lebka ssber ittabaa t layas. 7 Annay a Hebb’ amek akka hhesley di ecobka a Lich anida tifrat Zikenni mi nesaa vieika nedha d nettwekka enum z2hu d ixalat ‘Tura neyli ger imerrka tekta din lena ‘sean iyi di layat, 26 6 Jas lorsque j'éais riche Jemesentais aye Lelpassé de chacun slest-ce pas lisse sa marque Pour la beauté j'ai souffert andu des louis d'or Jalmais passionnément le plaisir des filles La monnaie maintenant a changé Mais 3 quoi bon les larmes ‘Apres [attente vient la résignation 7 Las Seigneur pourquoi suis-e ainsi Pris das le es ii est mon Dieu la délivrance Du temps que j ais fortuné Je mesencasetayé ; Javais coutume de me divertr avec les files Maintenant parmi des hommes pourris Je suis “Svors vivant. 2 Lert i ida ve i ‘ura deg nnesxa ty ddunit am laaziby Asm’ akken achhuy s rrxa Imesruf yeqwa ‘mekkul Igiha stly abbib Tura mi d ai s lela aammdey Iwesxa yak ma yliyulae lab, 2 Zikeuni nek dl ttaleh tn settin hizeh i tedwal iaga ukerras Di lemhaven nettaattib nuday 6 akw ley el Taj ede fellas ‘Tura mi di rras vekteb s Ihif uma ecerb ‘vin iwten Rebh’ s-t-igas 8 J’aipréludé & mon potme en kh" Je lai transerit ‘Ce monde en verté est transtoire ‘Du temps que les plasirs me codtaient pew Que j'avais argent sans comprer Eh cout liew j'avais des amis Masitenan wile fa payer cher Ex supporter I opprobre Je peux neste pas tomber sans honte. 2 Jadis fais cere ‘Aux sobeante sourates? Favais toujours Pencrier prés de mes cahiets Puls j'endurai couces les peines Parcourus cous les lieux d'exil Abordai a routes les vlles Maintenanc car €était éetic dans mon destin Jesubis la mistre, la boisson Mais & qui me blime Dieu enverra les mémes maux. 1 Let de'alphaber arabe. ; , 2 Les ves dex oes koraniques poussaien plus ou moins loin apprentsoge det 60 chapites ours) du Koran. Si Mohand, la le posted tou enter 29 3 Ata wul iw isnehtit Sggul ur ibnit, Urizdiy deg Cerdiwen ‘Asmi yella zzman d laali t rmkul aznig nuy it lehdur iw ttaaddayen Tura tettel iyi Adunit, lemayen w egw iftarq ay zzhu. 15 Reedey k a Ifshem thessis, nadya nethewwis asmi Ilan leglub sfan Kul yiwen ittissin theq is iteddu 5 Iqis ~2}femmih i wi yerfan Tura ul iw la yettinsis Bk ban ies ‘ahelrah aaddan wussan, 30 3 Mon ccrur ahane Exsans craince de parjre fait serment Qui mhabitera plus Icherfiouen! ‘Au temps des jours heureux Ten parcourais toutes les sues Ma parole y avait exédic Maincenant la vies est saisie de moi Mes peines sont innombrables Cemest fait J'ai perdu are des plist, 5 Esprit enséécout-moi jet pie ater jus’ la asad Da temps que les const tient pus ‘Chacun saait sa juste pare Ec mesurait a démarche (On pardonnait ala coltre Mon coeur maintenant dégoutte On a enseveli mon nom Las ec mes jours sont passés «+ Rached, exc nf Mchand. 1. Hames du vilage °* 31 16 Lgern agi d nnages iggo-y-ay nerxes ‘eullas ja'zzadent fellay Zik asmi ly d Mares ‘cei netwennes atas di medden i shefdey Tura mi t-tagwnif taakes aaher iw yettes Imehina igder a § kemmley Recdey-k a Ifahem hesses di thedra ekyes Tehlak iw hed m’ a-s-t-mley Ddunit isiab lamer ines irebhen yenhes xirella bbwidak ssney Abiad teccege as times leg letbah yuyes syur Rebb'ay as d frey!, 1 Version Yusef efi Variance Boulfa(98) V-Lgem a yebdas igecs 3+ daymila chin flzy > -ustyd nerwennes 18 Hed mt ad at aber 32 Ce stele ingrat Ala fin malic Er chaque jour augmente mes peines Jadisj rais chevalier Pourvu de forcune Je montras a voie& beaucoup Maintenance le destin mest contraire Ermon bonheur ses endormi Sans doute irai-je jusqu’au bout de lépreuve Esprit avisé 6coute-moi je en conjure Ne tiens pas de propos inconsidérés Car mon mal 3 personne je ne puis le dire Apre esta loi dela vie ‘Las heureux sont jaloux de leur bonheur Dlus d'un en tout eas de ceux que je connais Ex d'autres mangent le feu Ex désesperent dre heurewx Car cest de Dieu que leur vient le manque ! ‘Variants Boulfa 08) 1 Cesitele commence me ser 3 Au pone que je sus devens objet deride 3 Jeai pr 8 Jen écouter personne 33 18 ‘Aqliy’ am gider amerrz hesiey deg-gwagu aadey imetti 3 laayad Asm! iferr iw ighuzzu sewwaey d amenzu s wallug zegrey agwemmad 18 Aig blessé me voici Empéce dane la brume Voué aux larmes et aux cris Du temps que planaient mes ailes Jéiais le premier a partir ‘Avoler par-dela les mers A kra itauzzun iddulla ikkes ancy zhu Saints qui donnez prestige et discrédic haz neyben-t iyuzad! Je répugne aux platsrs Depuis qu'd coups de bee {les cogs attaquent les faucons ! 1. La gmbolique animale enonnlle ding des eptes nobis ion emg: re uc Te lr soen uel fr ves Oblast chrogaand {Bi lehibou bua Le sepen tem ct oryinede re perdi (asda) septic beste pigenn(y aha) tendo aa par eclence Foi gun chage de tot lems, pte gue tn ol noe les ovals ot Feo. severe eee lepte rab dees vr ~[.e dite de Paige Blea ext classique dans la pods edie tionnlle. Voici un sana lpand ‘Sain de aig Bese ‘Ay am gidec ame “Me voici tel Taig Blesé iepywtendeg-gvalrven it “Touché a ile Armaten i ffen en Ser iter emvlés sone pats inawilewkiswallen ; Tsui des yeux leur ace ya eg cage Suis au corr compausant ent ad dda |i Envoyes rede & von cer 34 35 19 Aglay g Igern rbaatac ikfa wis-tiettac a lhadeq them jnessis Iebeb w illan d amaac la ihedder ssettac dd lasel yeyba yisem is Qqwien yer zzna bbwarrac ikfa ddin wlac ‘chan tidma s tteryis. 2 Ddenya { medden tfusel di lethem yetnessel~ zewamel beddlen tiki Kra bbw’ illan d lasel di lyaba yehmel aaryan talab' ur tei Iigern shat yee degenesgum nebiel imi nger ageddam ney 19 Nous sommes au quattorzitme sitcle’ Le treizitme a prs fin Esprit avisé écoute et comprends-moi Les métdques ont prospéré Ts parlent haut Er des nobles le nom s'est perdu On #adonne maintenant 'amour des gargons On ese sans foi ni loi Tae On va attifé comme une ill. 2 Le monde pour tous a explosé Gestune yet bien éable Les canailles ont changé de conduite. Tous les hommes bien nés Dans les foréts se sont perdus ‘Nas sans nul vétement de laine, Ans Dieu ail value siele is englués dans 'inquiéeude ‘Achague pas nous butons. 1. Le XIV? stele de give «commence le 12 novembre 1882, 37 1 Pour fl 26 Naap fell a Bentumi dlwaad yettf iyi ia yefey keg d aassas Yir ceywel ula iwimi yit itiyimi akridi itebo it leflas Lqumm agi yeswehm i igguxxu 3 Yin in a-ff-ddun fellas. 33 ‘Atas ay-guyen Imitaq daub idalleq 4d fbih iaga yet ini Ur-k-ineg ur-k-idatteg asst sag Rebbi yelha deg csweyl is ‘Ay abnin issedharen theq fel ma neste amcum a ¢d yas wass i. 38 26 Ben Touri assiste-moi Le destin s'est saisi de moi Mais tu velles sur mes déficiences ‘A quoi bon un travail qui n'en est pas un Micux vaut chémer a A force d'acheter& crédit on se suine Effayance cette pénération Superbe en parole Mais qui ¢acheve, situ tombes. 33 Beaucoup qui ont adhéré & une confiérie* Ruissellenc de péchés Lots méme que le chapelet ne quitte point leur cou Ils ne te tuent ni ne te sauvent “Toutes leurs vannes fuient Er Dieu soccupe de régler leur sore Dieu de bonté qui fait éclater Ia justice Sans méme que aie besoin d’ouvrir la bouche Fais que du méchant le jour arrive. Au piles du XDC side, sans dowte comme contecoup 3 occupation angie, les confers eligewser ont conn vn te sin de fveur Celle des Rahmaaya en particulier a joue un tle ‘zentiel dans le souléverent de 1871 39 7 La tamen ddenya Ia tdum dd mefrur} nnjum ieerni thug i tavat D Ibaz izeggwiren i lqum yelfey d ameybun hhat tra seddu tesdat ‘Aklan issiriden aksum ' zzbel hacakum fyen ds llebsa n Igat ‘VARIANTE DDunit ad m lehmum netiat ur tetdum G ikerri therrz it tayat Lbaz izeggwiren i Iqum hat deg-wnezgum. daklan a-grefden tacdat D ifassen igeggren aksumn d ifert hacakum qqwien ar lebsa n Iqat. 40 37 Ne te fie pas au monde il ne dure pas I pat lege som ese ea Java la chevee insulter le bier Le faucon qui allat en téte des foules ‘Aujourd'hui pauvre here Fs devenu la proie des batcues Des bouchers? qui lavaient la viande De sa bouse sauf votre respect Sortent maintenant vécus richement. VARIANTE Le monde est lieu de scandales Encore quril ne dure pas Jy aivu la chévre encornet le béliee Le faucon qui alla en téte des foules Exc dans lafflction Les bouchers maintenant ont du crédit Les mains qi débitient a viande csauf vor respect nageaient dans les tripes Maimenancshabilenctichement. 1. La profession de boucher ic deride et exerede presque uni- .qoemens pr des hommes de stant dininé (hl veut die ne meine emp noi eslave e bouche) 4 39 iigern agi yesserhab dig reten fend tefiecm's Winebabelteh $ lmehna nnsen ay neab @ yray iw igab iuman I dderya ni Gfiy eo nettaleb mid Uuday m eah array 43 Ddenya m bu yedrimen lat Sheyyiden tinid a medden yeyra D iheayciyen ay-gendellen sitmurt a yaben wa d adsekriw wa ibusa 2 39. Cesitele épouvante Qui fait le bonheur des chiens Et qui vous a brisés enfants dela bohtme Dees feéquentera blanchi mes cheveux aré ma raison Ghininsumommé Fis de Hels Je renonce A ce que je convoitais Poisque eJuifex erine ‘Tane pis pour ma raison tant pis. 4B Le potte entendait appeler Si Hamou un homme gui lave fit aucune ude pour mértercetitre de « Si» réservt sx clr, I dit Le monde est & ceux qui ont 'argent ‘On leur donne du Monsieur Tout comme si c'éait des clercs* Les hachaichis? ont é¢ ails Bannis de ce pays Lun dans larmée l'autre en prison 1. On fit précédet le nom de coux quizont verde dans cin cxrcen parculierthtologipis de Is porrewde «Si (Mone 2’ Le moc veut die rout Is fois fumeur de hachich et bohéme noble et desineeessé 43 Tura ddenya bbuudayen Ja ttemhawaden taken ay dura s xemsa, 55 A kra iferzen id yet-fas kulei tezmerm as refdet a ssyadi lyemma D ddeny’ i-graben f lsas ahem yesia-y-as adrar yeyli d wa yet W" innumen laaz itwakkes as theddel fellas ‘if Imut tudert am ta 56 Helkey ur telli ssebba nuday laulama ur ully ddwa yursen ‘Tekeka fell leywlaba ssi tmurt m baba rewlen laibad iy-issnen ‘Nfiy d yer tmurt Flyerba mm’ atrum a ttelba, Jaaqul isenteqgiden. er Le monde maintenant appartient aux Juifs Qui vone senjuivane l'un Vautre Er nous prétent de argent cing cents pour cent. 35 Puissances qui distinguez du jour la nuit Vous pouvez rout Messeigneurs disiper la brume Le monde est ébranlé jusqu'en ses fondations Lesage 'entend bien [Les montagnes sécroulenc lune sur autre “Tel qui avait coutume d'etre honoré ne est plus Son tor ext bouleversé Micux vaut la mort que la vie que nous vivons. 56 Jesuis malade sans raison Jai consuleé les savants Sans trouver reméde aupres d'eux Jesus cra Du pays de mes pees Ceux qui me connaissaient ont fui Jerme suis exilé en terre érangire . Cleres pieurerez-vous Esprits qui saisissez tout 45 61 “Tiki bbwebrid * a } nensex dadar iw yenlex cecib deg-gudem iw ihrog It] ger wallen iw ifsex s ssekra ndewwex ul iw iby’ ad ifelleq S kra bbwi gy d imwessex tura yetnellex iffey d issen ad isewweq Y ttaafan yelbey amesmar Kulel yur Rebbi mextup ssa yetnub ssa ihedder iowxessar Yugi wol iw ad itub ad fuken Hayub alarmi d dadday Sancar akenni yi ay a. 46. 4 I faut que j'écrive mon dernier voyage [Favs le pied enfle La barbe toute brilée de cheveux gris Le soleil palissat devant mes yeux. ‘Assommés par livrese mon ccrur était prés d'éclater “Tous ceux que j'avaislasséssouillons Etaient maintenant pleins d'arrogance Ils avaient appris 4 commander. n Jailes membres tout meurtsis Me voici comme Job Plus sec qu'un clou® Dieu a tout prédestin€ Un jour il vous asisce Ec un jour il contemple vos ealamités Mon coeur rebelle au tepentir Refusait d oublier ses vices Tusqu’a ce que jeux passé Saint-Charles? 1. Vane : "Thc mon dt 2. Ssie Char: village de gion de Stk Philppevil 4g D zher iw ay meg Mon dein pride Poa las uy ime pousse i partir chaque jour isem iw ur than laqrar Ero no OupLep ae en Eee ane i De Philippeville au Khroubs must Lupa P Ihiy herdan yet-dar En pays bédouin J'ai parcouru & pied les routes, ‘Ala dallam Iyuyub ay-geeran leqlub Seul celui qui voit les choses cachées ‘gga yi ujajih'n nnar, | Liedans les carurs J'eais brblé de flamme et de feu. 7B 3B Ferhen akw medden staid ean tase oe nekwni nessikid -veqber wul di lemhani Aged thubbed a Lewbid pana tua CCeux que ta simes mon Diew Then ive lemaani Yon ae live xcs Isen ont compris tous le sens Fadmiras le spectacle Le cour gonflé affliction Ma d nek zzehr iw di Iqid agli deg-gir brid nectag anwali Thenn ‘Moi mon bonheur dans les fers Apris la voie mauvaise Jelangis de voir le henné! 1 Vente de ba 3 ee 1. Variante de la troisitme strophe : wicked Risser aah ferme Theres PUGH Jia pris la voie mauvaise Eee misjoutes épeuve du hit 48 49 i) Grey d nnehta s iyec aglay nedderwee tet Ichram motteamnid Albaad izha yetfeheee yeddil di Igec inl di Ikeswa d ajdid Lamgi am nekwni ibec Henk i nferree ai Igawa ay negea laid, 7 Laid d ttlata ay nnan Melba veyras widak thabbed a ebbi Abaad veqga § deg-wexxam iaagged s lewqam ‘ma yerna jjwag Haali Nekwni di Sidi Remdan 50 5 Je soupire oppressé Me voici cout dément Péchane seiemment ‘Tal se perd dans les plaisirs Aeciecan reece Prenant chaque fois des habits neufs ‘Mais sur moi Diew a craché Ex cest aflalé sur un banc ‘Au café que je passe I'Aid. 7 Laid cest mardi disent Les doctes cleres ‘Aimés de coi mon Diew Tal en sa maison Passe une féte heureuse Surtout sila une femme agréable Ex moi rue Sidi Ramdane Je péchais sciemment En me noyant dans labsinthe 51 p Qesdey di laid nn’ acn-nss seg-gul sebbeby as tamurt ad-d-nzuy isem is Gezmey limin dayen xlas Nebsa htaley a8 diy d akw yetra cceyw is Ziy ur iktib udassos ttwarzey a nnas uur yemiii hed ay is, 80 Laid tamweqgrant tebbwed ¢ w"izhan issard d ‘w’issan tahbibt a-t-yafer Ma d nek ul iw indet idrimen vlahed fri w ipleb Iaawancey Tailek ¢ Bala. geres d Saadiyy” AiiMbend septezzud deg laawacer 52 79. Javais décidé de venir & la derniare féte Ma résolution étac ferme Tallis visite le pays Jen avais fait le serment définii Je métais procuré des vétements Faic coutes les emplettes jusqu’a la dernitre Mais els n’étaient pas les voeux des saints Hommes ils mont ligote Nil vest maitre de sa volonté 80 Voici venue la grande fete! Les heureux prennent des habits nets Quia une amie échange avec elle le baiser du pardon Molla blessure de mon cru etrouverte Je sai pas d'argent Fe meslatmescoulent [plus abondantes que les sources Baloua’ de gre fappe Fais que de Sadia Ait Si Mhand Un jour de féte le corur cuse. 1 Thy a deux Aisa pvte qui eld le jedne du Ramadan, et deux mois et dix jour plus trl grande, ol 'n commémore le ‘netfce Abraham en égorgeant un mouton. 2 Manel dt Te sen tuniv seoure nla colline de ee nom ‘qui domine Ta-Ousou. 3 84 Laid tdadd’ am-madu kullee yeffuku yas Bebb iqgimen Albaad icedha seksw ad veg ad irwu aad imyafar d ihbiben Magei am bu dadussu di Tyerba yetru idaggeden ger ibermilen Ay atma widak nettu emmektid negra a'adeny" ay gesneb wien Kul taswaat nekwni ndaau ‘yer tmurt annerzu Gadssas ay d isawlen 85 Lefrag iyleb ayen illan Ay ul a-keyurgan ‘wissen a lehbab m'annemilil Lyiba tdul ur nuksan ur tei d ussan ma ruy a medden akk’ ahlil 54 84 Eile est passée comme le vent 'Aid Tout a une fin Et Dieu seul survivra “Tel privé de couscous Reve d'en manger 32 faim Er d!échanger avec ses amis le baiser du pardon Ce n'est pas comme le maudic qui Dans et peace ‘ Er paste la te au milieu des tonneaux Fedees un instant oubligs Je me ressouviens de vous et je pleure Mais la nécessité m'a contraine ‘A chaque instant je fis des veeux Pour recourner au pays Oi les saints me rappellent. 85 La séparation est le pire des maux Mon cazur que d'épreuves Vattendent ‘Qui sait amis si nous nous reverrons ‘Mon absence longue malgeé moi Nese compte plus en jours ‘Aussi hommes et-ce 4 raison que je pleare 55 Iyeblan Ixiq d wurfan Flxater iw 2gan yor Rebbi nerga ttawil, 86 Tebaay itij s wallen iw ver latha n tmurt iw ‘yer lyerb inadda isufer “mek are yeabo later vn inbiben tw Bei fined dTeamber A Rebb’ ili di laawn iw dd amebaun wul iw lyerb’ ay f irman d ssber. 88 Tgru wul maadup yak sas acgaaddan fellas ijreh m’ara d iffekkir “Acgdur Lleh g Imebna s nefnaji Kullas ssaddat kbir u ssyir Siwelt ay d neby’ a-n-nas hyerba atas iyaly yisem iw ur vehdir. 56 Souci ennuis coltres Hantent mon cozur De Dieu jattends lentremise. 86 Je suivais des yeux le soleil En route vers mon pays Il poussat vers POccilent sa course Comment mon ceeur connaitati Ia joie Ja lise [bas mes amis Parfums de muse et d’ambre Assiste mon Diew Mon cczur endeuillé Envoie-Iui la patience comme reméde A ex ‘Mon ceeus pleute ec c'est raison r’est-ce pas Wetane su ; ‘Qui saigne chaque fois qu'l se ressouvient Qui Dieu n'a-til pas éprouvé Nous nous plaignons a Lui chaque jour Ex aux saints grands et petits Rappelez-moi je veux revenic ‘Trop longue a été mon absence Mon som perdu vert oubhe 7 S leqlam aru tibratin ‘yer wanda ff ehbab akw Ma tan igad ifethin ard ay destin Yeleu wl tere tase VARIANTE, A baz di lhedra thessin ‘huz legnab i sin ee alld seg Ikweyyas ‘Teiled i wearar axin awi tibratia mkul ahbib bku yas Ma Han leqlub ithinnin ard ay d tmektin, ageic lyerba thekm as. 58 3 Ramier mon frére que je téprouve Balance les deux ailes Ex prends le chemin du pays doi je viens. ‘Tiens la plume adresse des lettres Lio sont Les amis avec qui jallas Siilen est qui one quelque pudeur ‘Quis se souviennent de mon ‘Cazur en larmes de mon ame blessée, VARIANTE Faucon écoute bien mon message Avant de déployer tes deux ailes Sois de ceux qui comprennent Par-deld la montagne Emporte mes lettres Exraconte & chaque ami Sil ext encore des coeurs qui sattendrissent Quils se souviennent de moi Enfant prédestin€ lexi. 59 99, Ata wul iw ittembebbar SiIkif d lexmer aay Thiy leby’ i beater iw Usiy d agli d atiyyar 2 Ifahmin lehrar hired d ayrib di tmurt iw Asm lity baadey lagrar ur bbwiy iar tura yenguga wul iw. oz Wehmey acu dig a id ikkren tura e i thegser i-y-fhibbin Mi nekker annebdu Iqessa ina mage’ akka awi-y-ay d af tehd ‘Audden ur ay hwint ara tid immden swaswa gant ul wd amudin Mi luaay trekb i therna amzun d Yzayla Yuyen tannum) t-temgin, 99 Mon coeur est cout agicé De kif et de vin . ‘Tan je me suis accondé tous ls plaisirs Me voici tel Ioiseau de passage (Ceeuts perspicaces ec bien nés Exranger dans mon propre pays. Du temps que j'€ais loin perdu Mainclone men ott Sane 102 Exonnance la génération Diaujourd'hut Qui ne m'aime que pour ses plaisrs Dis que je commence un pot me On medit Non CChante-nous les filles Ils me croient insensible A.celles qui onc bien pousse ‘Quoiqu’ellesaienc causé mes maux. Dis que je lui! adressas la parole {ma langue devenaie reve Ani abitedesomme Hableude hs tion dope 1. Ge pronom (éminin singulir dans le ere berber) dese Ia file qe le pote pourut de ses wrx. a 107 Laamer ur inegqes ur iggad a Lguher urfagwad seg ul im kkes ttexmim Ay ahnin ay ajewwad | fettah lubab, leq yet tuzyint Iyim Tageict atta deg Ihisaby bezzaf tennaatal ‘a ceix Muhend-tt-Lhusin, 109 Ataya wal iw inuj am lebher yetmuj ref tin dazizen fel tezweg yer wedrar tuli 62. 107 lbp gu le ot enbe rn sin pos dircantel or ps troop do temo oc, Eke wit Cou pn mh fat ppc bd, ut die poo Pio. Les années imparts n’augmentent ni ne diminuent Niaie point peur Eldjouher Chasse de ton corur toute inguiétude i ouvres ls voies Dissipe la brame pour la belle fille Dieu noble et bon Te lagéhenne Et par top éprouvée Gibith ohard-ow-Bhocne 109 ‘Mon coeur lamente Houleux comme la mer Pourla fille de moi aimée Dabhiatige d'asphoddle Poussée dans les prés S'est mariée Elle sen est allée dans la montagne! 1 Lavillage de Mohand ex dans lane de pidmone qui fanque au nad inert de Fore National 63 Ma ttura rrebl is iggug titre yf tru tegga aznig d Ixal ng UL yehlek udem iw idaat fa lwaad mm iy" ittel lac igad iy" iefan Win tufid ad itkwellet nnuday {id st ttert Leqhayel akw akken lian Indel w illan d ldaret iheggan Ibert hefden ttuba vider Ttewtey am-zrem s iyet Mi | Seggmey taaw) i yer tterf ay wehmey acuyet Imehna teywai bbwadan ‘Tebaaj thejt’ a f nettet nek Auddey atw: nnettat tebya dW (Ore est partie la caravane Dela colombe haut perchée cla rue derritre elle est reste vide. 14 Le cocur malade le visage maigri Jesuis prisonnier du destin Nal ne se souvient plus de ce que ji été Le premier venu a le pouvoir Jai parcouru de part en part Te pays kabyle cout enter Eclipsés sont les sages Quiront étudié tous les éerits Ex les chiens ont appris la dévotion (On ma comme le expen frappé la tee Me seras-je fourvoyé Satan sans doute s'est joué de moi Sitdt redressé mon état de nouveau penche Ex je me demande éronné Pourquoi les épreuves les nuits longus. Jai poursuivi la perdrx' str de 'atteindre Er ala fin 'amadouer Cestun homme riche qu'elle veut. 1 La ferme sie. 65 ug. Aly’ am zerzur newgel ibuza yi cedef in a Hebb! sgtaden ur nuksan Aacgey di zzin laalit ur yugad Rebbi ay cabey nek d amezzyan Lhiy agris d lyali ur iban fell anda ddiy zewamel quan 12 ‘Tasedda iraaden tuywas zdat At-Aabbas mis nnan medden nerhel M timmi taakef am leqwas amzur ar ammas tibbucin is d ifetel Melt iy’ anida thara s ard r2vy fellas ma dreqey as ad aigel. 1 Changement de rime ate chex i Mohan. 66 118 Me voici comme I'écourneau cloué Par des liens trop lourds Dieu Ya voulu Je n'y puis rien Lamour d'une beauté sans égale Mais sans pitié Mia faic les cheveux blancs malgré ma jeunesse Jiai marché dans le gel et la nit Sans qu'aucune lueur luise pour moi \ ‘Oi que jaille pullulent les vauriens. 122 Lalionne rugit et hurla Devant cous les Ait-Abbas ‘Quand elle appr que javais décampé Elle a sourcils aqués CCheveux jusqu’a Ia ceinture Seins pimentés (Oi est sa demeute dites-moi ue je my rende is Semi Rie ae tie ali o7 123, Nek idem a tuzyint lefee ‘yerreb ney cerreq Ixediia ssgem ay'd elke Afwad im fellam yebreq ire ce Iu iw deg veka ‘Yak tura yedher nefreq nezga d ndawweq bettu cubay t d azekka, 124 Ataya Idagel iw yesleb @ Imehna w testab ‘tiy Iaib nhemmeg F tusyint aug’ anjaned fray yeddebaed bal nezga @ tdawweq Irtab win ur njerreb lefraq ay gesiab iwi dazizen s latceq. 68 123, Belle fille quittons-nous toi et moi Prends vers Foust ou prends verses De toi es venue la trahison Mon coeur pour toi bralait Mes os se félaient En toi mon amour érat enté Notre dissentiment est maintenant évident Jen sus rout stupéfait La séparation est amtre comme la tombe. 124 Mon esprit est tout égaré Mapeine rude Vaile défaut d’ere passionné Je ne puis me séparer de mon aimée Ma raison assommée Se trouve ainsi prisonnitie ‘Heureux qui n'a pas ¢prouvé [alee peibed lealeatde Quilon aime d'amour. 125 Lherf iw idda £ ssad ak Rebb' iwessa d Ww iaegen di zzin merhum ‘Nek akw t-tadzizt nemsebda si lqum abessad usrey am yitbir aksum Tura mi-y-uyey lurad Baty ised awley Ia ttabiay ayrum, 136 Zaly lenan Keulei yella dges zerrber-t id Xedmey-t stmul selles Inded rremman 4 ifires kul tejra Ta ttes ay-gziden degs a lemkul ‘Tura mi d nnejm is yadkes d aybubsta s ikes berka rriy tadimt i wul 70 125 Mon potme prélude en $ Dieu r'2-til pas promis Sa gedce aux amants Mon aimée et moi nous avons tompu ‘Accause de ce sitcle jaloux Ex me voici comme un pigeon décharné Maincenant je me s Jai renoncé aux Exje cours apres le pain 136 [Fava planeé jardin ombreux Pourvu de tout Clos et cultivé avec soin Grenades et poires s'y mélaient Chaque arbre y état irrigué Gombien de doux fruits prssaent Maincenant que le destin mest contraire Une bécasse sen repait ‘Asa Jai secllé mon coeur d'une dale a 138 i legnan d amezzyan terga bbwaman reget od lancet Rriy as lesdud qwan rnlaten isegman’ iger d theb d afrari Ibbwa d ad jahden d zzehr ay saan, stafirelieh @ Rebbi 139 Zain tegman s Ixetvar leawar iekkren yilsawen Laaneb lehmerbwaamey eux am amber lehbeq d Iwerd mlalen ‘Yak nedder ywerzif Mamer alarmi nehder ksan as imeksawen, 138 [avai jacin de jones planes Le long du can: Ex jattendais quil edt grandi J'y menai l'eau de barrages abondants Les pousses en vinrent drues Les Feuits sy pressaient mari... Ce fut pour le bonheur des chiens Servis par leur chance Picié mon Diew. 139 Jaavais plancé jardin exq Empli de coutes les fears ‘Que les langues peuvent évoquer Raisin rouge éches d'ambre ‘A coed du basilicla rose Niai-je pas assez longtemps vécu ous voir de mes yeux Les bergers y mener leurs troupeau. B 46 Wi gente dager Ish ul ay nee ards avanti area D liaceq i-gezzelgen leryah Jamel day njah ur iksan hed lewqama ‘Tebiay rray iw isa di Imehnat yenseh larmi d yegwra deg nndama. 1st A sseltan bab Likwelfa daay k s ceurafa siBalw’ ar Ssi Hend Wedris Igad ixedamen s ssa iheddren di Ibadna kul ssid s visem is ‘Agcic d Ifahem yeyra i lwadd iwetfa terred as d imeddukal is 74 146 Quicongue me blame iso sans pan fa blessure est intime Et pour cela je madonne aux plaisrs par dei La passion a gauchi ma volonté Ce nest pas que je sois pervers Nolrvale mazite dese venus Jai suivi ma raison Elle s'est égarée S'est enfoncée dans les épreuves ‘Avant de fiir dans le repent. 151 Mae gui va ous fiance Jeinvogue par les chorfa! Depuls Baloua jusq’s Oudris? Par les saints aux actes purs ‘Associ aux divins secrets “Appeléschacun par son nom ‘A.enfant intelligent instruit Fiddle ala promesse Rends ses compagnons 1 Ploril de chésif.dezcendane du Prophie 2 Sidi Ahamed Oudri, sine des IMloulen-Oumsou, ence le cal de Chel et eelui de Toure, 5 Ata wul iw yetfata immuyben verfa thar meskin deg lamer is Busan tarravt necera meceden Ihelfa i Ay gxeddem Lieh g ecan is Texled tirect d ukwerfa KR’ ay f vufa uheayei deg-gwawal i, 166 Ibek wal grb nemmu pay fal gut ekbwn ssbb" ay nella Di yir awal nesmuzgut sr dege nesnunnat * armictvuval dalla Ad ruhey ad beddley tamurt a Itahmin efut amkan jraguy yexla 76 ‘Mon cerur sans cesse tressalle [Ex chagrin icicé Este pauvre pressé de rendre 'ame nacondamné es is de chal De pat tavolonté mon Dies Malés sont le grain et V'ivraie Ainsi le proclame Exson dit le hachatchi'. 166 Malade est mon cceur et ai mangué mourir ‘Toute nouriture mest amére suffi d'un rien. Jentendais propos malveillants Ex les ruminais Comme un Boulet en mon vente Je vas partir et changer de pays Hommes sages souvenci-vous ‘Vide était le lieu de mon atten. 1, Gs potme a composé lor de la détetion en Cane de i ‘ellacer andes wong de Mohand,condamné poor snir tad un soldat quid aa eruvé devan sa pore. 7 176 Auhdey tikli d lemselmin at wachal d ddin ‘widak ur nesai Imedheh yer lar ay sdan tismin yisey tethin. Ay uliw berka k leyseb Mi terlid hed ur k issin medden akw d Ikarain. Kk’ axirilha wjerreb, 190 Qessam agi d bu tuts ‘yeni d yestufa as tinid nyiy baba 5 Albaad zzin d ssifa ijud leblawa kulhed iffka-y-as ayla s Nek ky’ gga d akwerfa isers it g Iqaa inna vi ddem it ney anef as, 78 176 Jele jure je ne fréquenteri plus les Musulmans Hs ont eat de fois Er pas de principes Ils rivalisent dans lopprobre Ils ont honte de la vereu ‘Cesse mon cocur de ten indigner [Nal ne te connaie quand cu rombes “Tous les hommes sont faux ; Mais tant mieux toute expétience est util 190 Dieu qui se plait & poindre Ne s‘occupe plus que de moi ‘Accroite que je lui ai tué son pere Llun a teint éclatant beauré Noblesse et urbanité CChacun selon son lo ‘Amoi ila gardé I'ivraie Ifa pose & terre r Ex puis m’a dit Prends ou laisse. 191 Aw’ ifrun ard idderyel ‘Mi jemday tennyel ‘wehmey ans’ iy’ id dakes Qessam agi d zzamel Kulyum d abellel ddayem nefnaji yures tka i w-ur-nelli d lefhel issager qwrenfel Nekwni di Ikur’ ay nettes! 199 ‘A Lleh kee d arezzaq isidiren ineq hkul yiwen idac di tmurt is Albiad tefkid as lerzaq ikul gina ixerreq tasekkurt deg-gwexxam is Albaad terri-¢ i lemeaq zzelt w ladceq yusa dd lyayeb rray is, 1. Boulfa (152) donne une vemion qui suppose ttre une ve ance dun potmedeSiMoband: 5 mip cya 7° Albaad ily. Ikamel i eng dancin nek yetka yi dd anager 20 191 Ah pleurer jusqu’3 en perdi la vue Mon vases Ot empl verse Je nesais d’oit me vient le tort Ce Dieu est un étre abject Je implore chaque jour ‘Chaque jour je me plains lui Heomble|esfripoiles Les gave de parfum de girofle! Be mole pate la nut dane une écure? 199 ‘Mon Dieu tu es le dispensateur des richesses Tuhaisvive et mourit “Tu permets & chacun de vivre en son pays ‘Af'un cu as donné les biens En cout lieu foisonnant Ex dans sa maison la ferme aimée Tuas condamné l'autre ala détresse Ala mistre ec4 l'amour Tia as égaré sa raison, 1. Les ous de girofle tel quel (agga a real ou réduitsen pice (x), ron fore prsés des femmes qui en metient en par ‘alee dans leus collie (aaa n ss). 2 Vatianes Boulifa (152) 5 -JeVaendss mae fait long, 7- Alun acotde tous Lexbene en ve ‘Ano ds donné pazcimonieusement 81 205 Pdunit 2 d imeylug laabd akw mehquq uuiae winna yethennan ‘Albaad iketb it merzuq inewelli mesdug, Limelc yu d kul ssuq la ifer es eer: Tutu akk" ay d nnn, 207 Lethama win mi fifa teyleb ttrika baad meskin d igellll Bab is ibbwi Ibarakko ineader § ssta uur ixeddae ur itheyyil ‘Mace’ am in tebbwi Ihave la ddin la Imilla mi iaabb’ ad as tmil 2 205 Ce monde esc une geble Od chacun est justiciable (O4 mul ne jouit dun bonheur tranquille Lun promis opulence Ererédiplein Virsans méme avoir un jardinet Lange parcourant les marchés ‘Acchacun a donne sa juste pare Aisi dsenc les lives 207 Micux vau avoir reg ineligence ie la fortune ri 3 Diautts pauvres deux en sone dépourvus homme intelligent est béni I pale en cute vee Une trahit ni ne ruse Un autre exclave de sa fantaisie Nani religion ni princi Ses projets croulent aussit6s que dressés, 33. 217 ‘A Qessam a bu themrit tend i 5 tssit Derka ke thba tura ‘Lukan d coraf nated it Ay gebra nefk it Tengett iyi ger amma ‘A Rebbi w iwten jerreb it ‘i tullas herre shedy iti wu: 219 Annay a Bebb’ ar k nid ‘agli am in tenyid yi iyi dad s raha ‘Ssura w tefquddur d nnfid irkeb iyi ly Lhem ittel i seg ddbiha She ay ul ul’ ay tinid 4 anuba bbwiyid kknu ataaddi Imehna. 84 217 Dieu d’affliction Ta mas tnd de hoisson ‘Assez maintenant de te jouer de moi Si Cait affaire de justice je 'auras entreprise Quel qu’en fat le cose Car tu m’asfrusteé parmi les homies Quiconque me blime mon Dieu éprouve-le Priverte de filles Mets-lui douleur cuisante au coeur, 219 espe mon Dia Je suis comme celui qui tu as envoyé le mort Encore ati sur moi lavantage du repos Mon corps comme cite dégoutte Toutchargé dampens Les malheurs me prennent ala gorge Tais-toi mon coeur tu n'as rien die Crest maintenant le tour des autres lie que passe I'épreuve. 85 25 Lukan d rray ur itif ad aahdoy Hat sbeslen iqewwaden Kul tamort ibda-t s Ihif isserbeh lewsif igwrad willan d Ifahem A Rebbi sefd ay thit cin yaned anil tara nue igeliten. 26 Maggi djjib ay niab yaa s sellah tLingwnif | eden fellay Asmi yi d hubben leryahy refden ay lemlab mekkul leblad ssnen ay D zzman i-y-iggan aefdelr welleh ma neggeh fannesber i lwaad ma yuden a7 Kra yewten degney lasmah ai yaya ssbeb ad Yeblu 3 leblak nny ae 25 Sima raison n'éxait point égarée auras jré de renoncer ur Galvaude par les proxenttes, En cout lieu Diew a fait des partages affligeants Wa fsiclebonheurdelesve Ec jeté au rebuc Ite de esprit Efface mon Dieu notre mistee Tay estenu ‘Cees maintenant le rour des malheuteux, 226 Ce nest pas que je sols perdu Saints patrons Ce sont les temps qui ont changé pour moi Lorsque les vents métaient favorables Jiétais choyé de I'ite Bren tout pays renommé Le sitcle nla condamné la hone fais par Dieu qu’imporce je prendrai en patience mon destin malade. ‘A qui me blame point de pardon Unmatn vied (Ot il soufirira de mon mal meme 87 Ma n nckwni tur’ annerbelt alas ay nejrel bbwden Iebdud fellaney. 228 Tehwayeg nelsa eg 2ik inu d tale fn settin hizeb Iketba w di lmadersa ‘Tura imi neab nyelled s cerab la nxelled atnaared a Sidi Musa. 233 Laayub (ragun tewser a llahem a-k-nender wi mezziyen ad ifares 88 Quant & moi maintenant je vais éce heureux ‘Trop longtemps j'ai écéblessé Le terme de mes épreuves est échu, 228 ‘Mon cccur sur soi-méme s'picoie Tulesais mon Dieu Les habits que je porte sont usés Jadis ais lere ‘Aux solxante sourates Técudiais dans les medersas Maintenane vieux et dévoyé Jarrose de vin mes repas Sidi Mousa! secours-moi 233 Les cares attendent la vieillesse* Sage que je tavise Profite des plasirs tanc que tu es jeune 1. Sidi Mousa sane done lesancuaire se uouve Tinebday, vi lage de a région de Sidi Aich. On y trouve une école koranique renommée, 2. Expresion provebiale courane a9 ha ‘ddunit tewaar ‘win fitbaan ad as tamest Antelb Reb’ ad ay vesser laaffu iyelter Frehma deg-wfus ines 234 A kra issehlan sidaa Ggub stupas tdub sehlut i ula d nekkini Daay k s at hel Iqurub iyran di lkutub frilek a Lleh dawi yi ver ecib hedfen d laayub Sura w tdub faa inek a sidi Rebbi 1. Vinee: sir ggel kame, 90 Broce ee digemement Apre est le monde marque quiconque sadonne 3 De Dieu j'invoque l'asistance don la miséricorde I cient en sa main la Grice. 234 Puissances qui aver. guéri Job Ex son corps meurtsi Guérissez-moi aussi Je Cimplore par ceux qui sont proches de Toi Eoncéudigleslives ‘Mon Dieu de grace sauve-moi Les tares fondent sur ma vieillesse Ex mon corps xt morfondy Selgneur Dieu que’Ta volonté soit faite, Vara Petvienee avant quelle nee oui or 235 Ad awen hkuy a iehham yeylid felli ttlam TMldey magei d Joledeb ‘Agliy’ am yisy’ agugam ‘mt adguzit leklam 2 Sidi Said-ucTaleb Nea wr neat acca ‘dia ger Lislam Ten Leta 236 W' ibyan Rebb’ a t iwehhed i Muhend-u-Mbend ‘meskin Haw} pray is Legere che walle is Wagila ssfer iqerb d adwin ulahed Siw’ asebsi d arfiq is 235 Sages que je vous instruise Les téndbres ont fondu sur moi Jevous le ds en vérté Je suis comme le vautour muet Dont sont noués les mots Sidi Said ou Taleb! Je rai poine de logis en ma viellese Je suis au rebut pares musulmans ‘Amis la volonté de Dieu est la plus forte. 236 Qui veut méditer Diew Regarde le pauvre Mohand-ou-m{hand Dont est dévoyée la raison I avait écudié le Koran Tavaic psalmodié 1 ac jadisvigoureux. Erle voila qui ne peut plus que lever les paupitres Le depart ext proche je crois De provisions poine Er pour seul compagnon sa pipe 1. Marabou des environs de Michelet. 93 237 Abrid a ngaad if i rrwah lehbab annemsamah tamurt @ njerreb if! merra yer Tunes neby’ anserreh anzur ssellah dssaddat Lhurawat Igru wul tasa tejreh ters d yef coch anettef Ikuraj tamara A lbudala d ssevyah fa ssaddat lemlah nedhey yesswen deg tmurs D kra yethubbun leryah Fait ay legnah beddlet fellay unala 1, Vane sina Oe pate a be, 2. Variant Thur (et) 94 Pe a 237 Cexte fois c'est décidé je vais partir ‘Amis pardonnons-nous" Jai tout apps de ce pays Je veux faire route vers Tunis Y visicer le lieux saints Br les sanctuaires Houraoua? Mon carur pleure mon ame est blessée Le mal a atteint le chairs vives ‘Aggrand-peine je tiens ferme Possédés de Diew et vagabonds Saints vertuewx Jen appelle vous par tous pays Puissances qui faites souffler les vents Libérez nos ailes Faites-nous neuves conditions 1. Quand un hommese touredansun ra oblique de rove vera mort i est d'uage qu solicit le pardon des urvivant et gel leur acconde leven 2, Teemeinconaa pat ailleurs. La legon peut ee incorrect. La variant huruf,intfodute suns doute pare quel premite éait incomprehensible, est gute satshiante, 95 29 239 alii la shumsuser ee ee ay abv rere ‘Auuais-je bu sans snlen rendre compte Laagel iw ur-t-mlikey Je ne suis plus maitee de ma raison agliyi ddrewcey Me voici tout fou sin ade ad ere ei Vener me ous Ma d nek abrid’ ad ruhey ‘wis m’ ad d uyaley ww illan d ahbib isemmeh i. Cette fois je men vais partic Ex qui sat si je eviendrai ‘Mes amis paidonnez-moi 246 246 Si Tedmayt s At-Buxalfa ‘supa w tekla Ja zzuyurey g imaniwe Entre Tadmait et Boukhalfa Mes forces étaient épuisées Irekb iyi yee nerta Jenne faisas plus que me trainer iy ttata agi harey di tdarer iw Jétouffsis de colere Et repu de souffrances Ziyemma tirga mxalfa I me tardait de rendre lame alfahmin necta Ghiy-d'd ayrib di tmart iv. Mais vrai les reves sinterprétent & rebours? Sages il m‘en souvient T'éais devenu étranger dans mon propre pays. Voir n° 237, note. 2. Tiga maf, exprestion conse llsion tla croyae veut quion doiveintrpete les reves en prenant le contaie leur sens apparent 7 250 ‘A sseltan deg Aamrawa 2 Sidi Balwa 2 mol ssengaq muhab D amudin fekt iyi ddwa yurek ay d nenwa Ay ahnin deg nettalab Fak fell tit d ccira tebbw' iyi zzehwa si tempi alarmi neab. 253 i Aadni armi d Larbaa trekb if Ixelaa d nek i-gnudan fellas Aly sy d's a cr smekkul iy as ‘Tamurt agi d Ibidaa {yen akw si ceraa abrid a qdaay layas', 1. Varnes Feraoun (Veg, 10) SsNeqger di gue rmenkied i at 98 250 Prince du pays Amraoua Sidi Baloua Al'&endard redoutable Jesuis malade apporte-moi reméde ‘Aoi compatistanc vont ma ft Ex mes veeux Guétis-moi du kif et dela cocaine Vai écé liveé aux plaisirs Depuis mes jeunes ans jusqu’s la viellesse. 253 Entre Adni et Larbaa® Jai &é ssi d’épouvante ‘Mais je 'avais bien cherché Je venais humble Eca terre soumis A.chacun de dire mon sort Mais ce pays d’hérétiques Esc sorti dela Voie Cette fois’ai fini d'espérer? 1. Amraoua. Ensemble de ribus maken installs parle Tare autour de Tak Ourou, Le nom fini par désigner la eegion mime Welles occupens. 2 Larbs-nae licen : For-National 3. Variants Fertoun 55 Planeé rere ‘Achacun je aco 9. 254 254 Ce pays de vendeurs de verroterie! sc célebre parmi les rribus sawn En amont de Larba ‘Tamurt yeznuzen aaqque enayet di laarue Sl Larbas terred Alken kesben akerruc rnnefga d lekrac Taligen d Teerriden Leurs champs sont de chénes Ex leur viande des tripes? Les gens d'Ikhelidjen et d'Icheriden? S kea bbw’ lan d akehloe ‘ura s kalabue ‘Tous les noirauds de jadis ‘man itabaniyen Maintenant portent fx PAT ids Er turbans fleuris srmlenlcliewtiie Les marchands de benjoin et fards ‘ralen sey SIeneaEty, ’ Désormais inspirenc la terreur Ils possédent des magasins. 255 ; 255 ‘Ato wal iv inet Le coeur sercé Gi sster a iach Je me hate vers Mieli ad aaddiy syinni , “Michelet oi je dois passer ‘Tamurt a tiy theddel irogeyeapcier Dbwin 5 zzwanie! Tlest devenu la proie des gredins ‘widak kerhey zikenni De ceux que jadis 'abhorrais Beaucoup de Kabyles de Haute Kabyle émigrsent dans la Plaine comme colporteue de mene marchandie. 2: Le gand de chene eles trier tone nowtstucs de pave 3. Dear vilages urls crte qui cli Foe National & Michelet 100 ‘ 101 Tamdsie tea af Lebel teqqel as def Ifa zea d Teja 263 Wehmey ayagi d nelha tebaad Larbia adu Llehbab rectag it Lexbar sived it i vemma mad mmim yenfa yer tmurt taberranit. 264 Aqlay-nebbwed d yer Tunes aly d ahewwes éaylelleh a ssalhin n tmurt Seg-wyebbar aqlay numes ssura tergages si daggu rag iqut ‘agwlim a-gezdin tyes yumm" annettes ‘waalellen attifrir tagut. 102 Er au preux Fexistence est ardue Er apre comme le piment Ise gave de coltre et de désespoir. 263 Me voici parvenu & La Calle Pris dela frontigze ‘Toutes mes provisions sone épuisées [admire tout ce que ai marché Dead hae Falla nostalgie de mes amis ‘Ama mize porte a nouvelle Que son fils est exilé En terre écrangére. 264 Me voici parvenu 4 Tunis Repu d'errances Salut 8 vous saints du pays [ale comps cour sul de pousine Ets las qu'il répugne 3 toute nourtiure ‘Ma peau colle sur mes os Je sartive pas & dormir Mais grice & Dieu ce mal comme brume passera, 103 266 Lhert act-refdey memhus saben vir legnus lil w"illan d laali W" ur nesai cagmat mexsus am bu yiwen ulus maadur ur yesai Iwali! Yir tagmay am kalitus ma ywerzif messus mbaaid a-gerra tli. 1 Wiante, qui semble plutSt une bonne imitation 1 Agliy 3lhmin mewsus I damenbur ihala w mazal eli ‘Aca wal yeshumsus Fmchaal hae torddiid hed abogi 104 an gl 266 A Tunis, Si Moband et accueil sams ex:2s de tendree ‘par Akl, son re, qui pourtan roe pas ui refuse Uaspita line Akl ext evens un citadin de Tunis. Si Mohand ne voit pas sa femme gus d'ileur: demande ce gue eva-nu pred et vem faire 8 Tunis. Un ir, le pode refsant le diner guion lui tervait ‘cul rend au caf, oom letrouve fumant ox pipe de kif va bes lorscomporer det podmes qui ont de writable satires, [es fis placardr, manseres en caractres arabe, au coos toate lt ‘colonic habyle de Tunis peut les voir Jevais le composer bien net Iya foison de male engeance t peu d'honnétes gens Qui nla point de frdves exe démuni fest comme le manchot Privé d'appui le malheureux' Les mauvaisfrdres sont comme leucalypeus esc haut mais sans fruit a Et son ombre porte au loin? 1 Varianve 1 Sages me voici démuni En ce sé jalour “Mon sore nes pon esoce emit Mon coeur murmuse Mine pat un mal ‘Avant tol ingprouvé, 2. Comparé aux arbres des fords kabyls,Peucalypma et un See a re ea fetes acconlent leur aide des hommes qu’sucun en de paenté relied exe, 105 268 ‘Taudded 4 rr mi thay asebsi tehsebm i g-gwid immuten Ggulley ur nege’ imensi rnedha d netqissi fa 'wen nin’ lehdur nessen Usa igebba yet Ikursi auddey n At-Qasi ziyemma d Aali Ggirjen Lemhibba yidwen texsi Ma kan ma twasi Ia keg la gia briy awen. 106 te 268 “Ta croyais que c éait par déraison Que je m’adonnais au kif Et vos yeux j ais more Si je refusai votre diner Crest que je pestis Les mots que jallais vous dire Lun de vous étae ass sur une chaise (dan sa longue robe! Je le prenais pour un Ait-Kaci® Er craic Ali d'Irjen? Entre vous et moi morte est roure tendresse Irrévocablement Ex cant mon fitre que toi je vous répudie, 1. La gebba ruisionne ext un habidectain, 2. Noble famile de Tams, nommée en Ksbyfie. 5. Si és de noble race, on appellert cu nom de famille ct non de cli de oa vilage 107 270 W" ibyan Reb” a t iwehhe i Si Mub-u-Mhend yahefrah deg zik ines Iyra leqwran ijewwed Slai XU ighed ‘maatbaren di zzin ines Ziyemma Rebbi ijerred dexxwan akw d ceerh Iki ay d Iqut ines. A k iniy awal hess ed Reb" akk’ a-gierred magei d Ifehm ay nxus Ssney ayen ur issin hed uray d naiwed rnenaum areffed Imexsus Umney s Rebbi wahed tagmat ulahed fanmnerwe) qhiel annimsus* 1. Varntes, 10- Wibyan addi yes ad 35 Lemayen ats mags drut 16- Yi wisinen Rebbiwahed 108 ont 270 Qui veut méditer Diew Regarde Mohand-ou-mvhand Hélas en son temps jadis I avait écudié le Koran M'avait psalmodié Il écaic versé dans Sidi Khelil ® On s'émerveillai de sa beaucé Mais Dieu lui avai destiné Tabac et vin Er kif pour sa nousricure Ecoute que je te dise Cat Dies qui fa veuks Ernon mon impradence Jen sais plus que quiconque Aqui bon rourreice Jiavais coucume de secouris indigent Seul existe le Dieu Un ees ma foi il ny a point de frtres Fuyons avant de perdre tout se? 1. Khalil Ibnow Ishak, popuaitements Sidi Khel. Juri con: culte murulman, le pl fre des exes du rie male. Son tried Mokhtar (abrepé) consist a base et souvent a ma ‘ite des érdes juridiques dans les pays du Maghreb. Morten 1365 cv aclon auc, en 1374, 2 Variance 10 Qui vet entendre mentende 11> Mesépreuves one innombrbles 12> Micax vaut procimer le Dies un 109 272 Aal-Elieh aqlay annas ‘ma irad uiassas ‘ma t-Tunes tura theddel La d ttasen d imurdas aacr’ ay d aterras syut Reb’ ay d ikka ddel Ahia Imut briy ad d as quan yir legnas ‘Aaraben ran d Leqbayel Lezzayer annerzu fellas tamdint Likweyyas dinna i-getban lefhel. 7 A Ibaz ilik d ageyyas yel Ttahem Whu ya Cebab iheggan iqqar Mkul abbib xaf in’ as ittel iyi tilam deg-gwas tapwibt [daz tennemdar Maza qday las la tgiddiy annas Kulyiwen as hkuy lexbar. 110. 22 Je vais sl plate Dieu revenir Si les saints le veulent Car Tunis a changé Les gens y entrent 3 moitié morts Tien faue dix pour faire un homme De Dieu leur vient la déchéance Mort je veux que tu viennes “Tant abonde male engeance DiArabes & qui se joignent les Kabyles Jentreai dans Alger Laville des hommes nobles seule se voient les preux. 273 Faucon pese ces mots Ecal'avise' dis Tatar du jeune clere ‘A tous les amis dis comme La nuit a fondu sur moi en plein jour jetant aux quatre vents mon me aimée. Garena ps pr poi Concer & chacun mon aventure 1. Le pote fit allusion 4 on fide Mm 24 yettef iyi lwad d amessas mektub deg ras Iweqt agi d ayedday ‘Si Tunes nek d aterras abrid s ulassas di Sschra blad Igifar Bennuy yethuddu F llsas Elleh yextar as sera dabpbey d axessar, 275 A Mahem kulei mebdud mage’ ak’ ay naud réiy-am-gujil tabburt Yendef wul izri w iru d yekker degs dud Takulwa istadda tatsut Mi tebla Imehna tezau d sebhank a Imaabud tamara ibellad iqut Ay at rrkua d ssugud Fait ay leqyud ecdey kwen argaz tamestut 112 274 Insipide le Destin qui sestsasi de moi mab d Gai rc our ton font que ce temps serait de traitise Je suis venu a pied de Tunis par des chemins gardés A travers le Sahara pays des déserts Je consteusais, il détuisait jusqu’aux fondations* ‘mais Dieu lui réserve ses coups ‘Mes preuves sen sont allées en pure perte. 275 Sage tout a & prédesting Mon attentes & trompée Me voielomphelin guettantprés dela porte Mon coeur de nouveau blessé a fondu en larmes I grouille de vers ‘Alors que chacun a vécu son printemps ‘Mon mal & peine apaisé ressuscite Gloite 8 Tot Dieu adore Je nvavale plus que contraint Prieurs prosternés et soumis Brisex mes fers Jien appelle& vous hommes et femmes 1. Le pote allusion son fe. 113 Nusa dd inebgi meqaud aula d mubud wal | wen hniy metbut ‘Arm ncab imi w thud ay nexda Ihudud lukan axir day nemmut, 276 ‘A Rebbi deg nessutur dawi d Imedrur Ladceg u Igella Limesrut yi Leqwran kul ssdup tallay tthur ism iw ar medden madrul ‘Tura imi neab neqqur lay reggmen ladrar wehcey iyi d fell xu. 114 ls ee TS Jesuis venu en invité Ecjai couvé un lic’ Je vous le dis en verte Ia fala es cheveue pis ela bouche entée our que je passe les bornes Mieux valait la mort, 276 Dieu 2 qui vont nos requétes Guerisle deshere “Tout ensemble amoureux et démuni Jai €udié le Koran ligne ligne Je fasais la pritre du Dohor ‘Mon nom était parcout répandu Maincenane que je suis blanchi et desséché Jrssuie Vinsulte des gredins Jesuis eseulé 'épouvance a fondu sur moi ic peusde fe du debut de Taprts-idi qufon peut emer au soit pout la joindre 3 celles qu viennent plus rd us 279 Ddenya anruh lagrar d ageic ney d amyar lamer r -Rehbs sebhann Aen dineg ad indeggar a3 veg akw leqrar ne ur eieg bed ts tra 1W" isan ke ad vege meqgar ifren deg Ixetyar ig feawan is aan! a yerna 282 ‘Limehna w ur tefnaawad ur zmiren laabad ad kksen ecedde (ell Lehlak iw simmal yezzad ani day augad hhulfay i ssura w teyli D zzehr iw ay d ahessad rebhen akw laabad nek yug’ ad ii diwali 116 a 279 Nous devons quitter le monde sans y liser de trace Falla volomé de Dieu glo a Lai Touteequll acre pea eee ‘Que Lui importe que quelqu’un pleure Situ as quelque chose au moins jouis-en ‘Choiss le plus exquis ‘Tu ne prolongeras pas d'un seul jour ta vie. 282 Indicible ese ma peine Ex nul re ne peut Meenlever de courment Mon mal chaque jour empite Aucaitje peur Jesens tout mon corps abartu Un destin jaloux me poursuic ‘Tout le monde et heureax Mais Diew ne veut point {rourner ses regards vers moi 17 283, Ata wal iw yetregrig at igern aw) Russe ant gujil abbure Atndared a Si ahaya mmi sn ssi teddud ar tifnr tagut, Ay helkey lehlak d uswid Kulyum yegzegaid abrid a Bubay Imut. 285 Helkey lehlak d amgennin kulyum yesmegnin mi hliy teznu d tiyta Dawa s ttelb’ ur t sa ‘nuday timdinin steqsay ddkur u nnta Abrid a heggit timedtin bel ad awen ‘Muhend af tizi 18 ne ve 7: en A 283, Mon coeur dle Sur cesicle rors Done oxphelin je garde la porte Lion Ali? assiste-moi Homme de noble race Prie que se dissipe ma brume Jesouffte d’un mal noir Qui chaque jour empire Cate fob fat terrut de mou. 285 [gsouffie dn mal enace Qui chaque jour se propage Brapres chaque ep remucite Les cleresa'en ont pas le eméde Jai parcouru toutes les vlles Tnterrogé hommes et femmes Cette fois prépatez les dalles Avane qu'on ne vous dise Mohand est su le point de mouri. {Al gendee du Peophte, és des lgendesislamiques. 119 286 a ‘A ceix Muhend-u-Lhusin fnusa da k nissia| rnedmaa si Igiha k ewit Cheikh Mohand-ou-El Hocine Jesuis venu te connate Gar jattends quelque aide de toi A baz izedyen tehsin ihube ik wepain Faucon qui hantes le manoir amkan ik hed ur t ibbwid Tae aimé de Dey ets Bon Ata hauteur nul n'atteint er ssfer egg sawin iliw d omutie | | ture voyage pear le viatique ‘Mon cerur soutfre Ce pays va changer d’hommes' 1. Varian Fenoun (Voyage 13) 3 ul iw ize i id 1. Varianve Fenioun (Voyage, 13) 37 Le eouble sisi mon cxur 5g ak wisn 5 ee faut pair 2 ikem iyi wyeid Lefinid ext enten moi 7 a maddat egg awin 7 Sains prepare le watigue Siskin ouraller de autre eet du col Tamura zedjenwiyd Dans ce paye autres vont venie 120 121 SIMOHAND, Si Mohand, fil de M'hand at Hamadouche est nf vers 1845 4 Icheiouen (Haute Kabyle. I apparent 3 une famille relative ‘ment ance. Si Mohand ext destin€ 8 Ia leeuce eerie de langue sacée le Koran Idevaicatuter les fonctions de ale, En 1871, sec ls grande insurrection de El-Mokrani et du cheh Aheddad, une partie de famille sera exécutée, dot le pre de “Mohand, Mohand échappera au manscre gece 3 intervention dun milaire qui jugeat s mor inure Le vllge du june home ex incendie. Hes contrane ds lore de vivre lv & ui sméme.Pote, Si Mohand vic dans Vetrance juaqu's «4 mor en 1906 123 ORIFNTATION RIRITOGRAPHIQUE [A Hanotceu, Pade popubie dela Kabylie du Djurdjre Pais lenprimerie impale 6, 1867 Bellacem Hen Sera, Coursd lane bebe, Ager, Jourdan él, 1887, pp. 3773407 = « Chansons et poss LRnn,« Deux chansons kabyles su insurrection de 1871», Rewue acting, 187.31, pp. 95471 Rene Basset, LTavrrcionalgérinne de 1871 dans le chanson papal ables Lowa, Its 6d, 1892, 60 p. ‘Si Said Boulf, Recwild pede kab, Alpe, Jordan 6, 1904 E Layer, Par monserparasc Potie popuaiehabyes Rowen, Laine a 1913. Hens Basset, Bei srl irate des Bers Ages, Carbone, 1920, ‘Jean Ambouche, Chant berbie de Kabyi, Tunis, Monaro taps 1939. Eile Dermenghem, Ls Potie habe de Si Mouh ou Mokand et le sgh, Documencs algiens se culture, 1991, 0° 57. ‘Mouloud Feraoun, La Ligende de Si Mohand, Algerie, septembre 1958. “Movloud Fersoun, Let Podmes de Si Mohand, Pai, Eliions de Minuic 4, 1960, Pere Saignac, Poli pepe de Kabyle, Pave, F. Maspero 4, 1984 M. Taos Ambouche, Le Grain mapigue, Pats, F. Maspero éd, 1966 Mouloud Marnmer, Les lef pobmes de Si Moband-ou- Mand, Pais, F. Maspero é, 1969 125 TABLE i Leaman) Prifce, pe Tassadit Yacne. lsefra io Notice biographique ‘Orientation bibliographique ACHEVE DIMPRIMER [EN AVRIL 1994 [SUR LES PRESSES DE |LIMPRIMERIE DU LION 90700 CHATENOIS LES FORGES: DEPOT LEGAL *2-TRIMESTRE 1994 ISBN: 2.7291-0990-0 ISSN 0993-8672,

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