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- QUATRIEME © INTERNATIONALE — Reeue Théorique des Comités Francals de la 1V® Internationale — SOMMAIRE. if 1. — Introduction. 2+ — Bareaucratie Sovictique et Parti Stalinien. s 5. — Stalinisme et Fascisme. 3 +e |. — Par quel bout commencer ? (de Lénine). 5. — Conclusion de la @onférence d’Alarme de la 1V® Internationale. “QUATRIEME INTERNATIONALE” EPUIS Juin 1940, les “Comité Frangais de la IV" Internatio D nale” n'ont pas cessé d’éditer un matériel qui, si modeste fat- il, affirmait la volonté des trotskystes frangais de pours la tache trés dure qui est la leur et celle de toutes les sections de la IV® Internationale : CONSTRUIRE LE PARTI REVOLU- TIONNAIRE QUI MENERA A LA VICTOIRE LE PROLETA- RIAT OUVRIER ET PAYSAN. La Vérité, organe central des “Comités Francais", ronéotée, puis imprimée, n'a pas cessé de paraitre depuis l'exode, Son rile est de faire le point, péridiquement, et de préciser les tiches quotidieones du pro- Iétariat e€ du parti face & chaque événement important. Les “ Comiiés Francais” ont édité deux brochures sur 'U.R.S.S. L'une, ronéotée, dés lc début de la guerre germano-soviétique, qui prévoyait les désastres subis par I'Armée Rouge et appelait les travailleurs & aider I'Etat ouvrier en danger ; l'autre, imprimée, qui faisait le point aprés ces dé- sastres et montrait la voie du salut, celle de Lénine, celle d'an appel avx travailleurs du monde entier ct aux travailleurs allemands en Si nous éditons aujourd’h ine revue théorique, c'est que nous avons senti qu'il fallait & notre organisation une arme de propagande et d’éélaircissement politique plus profond que La Vérité. Quatriéme Inter- nationale sera, pour nos camarades, un bon instrument d’éducation et de discussion. Elle sera 'instrument de l'organisation des travailleurs dans les “groupes ouvriers’. Sh tache idéologique esseaticlle reste de montrer qu'il n'y a qu'une issue réelle au chaos actuel, c'est la révolution prolétariense mondiale, Ia construction des Etats-Unis Socialistes du Monde. Pour cela, il lui faudra combattre impitoyablement le chauvinisme stalino- gaulliste, aussi bien que le “collaborationniame” fasciste et bonapartiste. Notre tache est rude, mais elle yaut la peine qu'on lui sacrilie tout, Le résultat final, la libération du monde da joug capitaliste, est celui que tout ouvrier conscient, tout intelleetuel éclairé, doit souhaiter de toutes ses forces, car, en dehors de cela, il ne reste A l’humanité qua envisager le retour progressif vers la barbaric, la misére, les épidéinies, les ténebres. * QUATRIEME INTERNATIONALE". BS ae eS INTERNATIONALE meee BUREAUCRATIE oe ee fi SOVIETIQUE - ET PARTI STALINIEN Liapparition et le développement d'une bureaucratic toule pulssante en U.R.S-S- est un phéxomine d'une fextréme, importance et, semble-t-il, en contradiction avec les prévi-iona des mattres du socialisme scientifique, Engels et Lénine, ce dernier en particulier dans: L'Etat et la: Revolution, avsient préva que la dictature da. prolétariat Heal sersit non seulement les conditions nécessaires au dé- périssement de Etat, ma's aussi celles de In disparition de fa burenucratic. Ainsi, Lénine éerivait, 4 In veille de In Révolutign d’Octobre :* Une fois machine burseueratique de I'Blat actuel démolie, nous sommes en présence d'un mécanisme admirablement perfectionné (Lénine = pris ici comme. exemple administration des Postes), débar- fesse du” parasite”, et que les travailleurs unis peuvent fort bien faire fonct'onner eux-m&mes en embauchant des techniciens, dea contremaltres, des, compt bles et en int leur travail &-tows, comme celui de tous les fonc- fionnaires "publics", en général, d'un salaire ouvrier. Voila la tiche concrite, pratique, immédi.tement réali- le a V'éxard de tous les trusts, qui affranchira les tra- wailleurs de exploitation .. » (L'Etat etla Révolation . Un peu plus loin, Lénine derivait encore: « Toute la. vie # économique org nisfe comme la poste, les techniciens, « les surveillants, les comptables, fous les fonctionnsires ¢e- © cevant un traitement ne dépassant pas le, salaire d'un © ouvrer, sous le contrdle et In direct'on du prolétariat © armé: voila notre but i Voild Etat, voila Ia « base économique quill nous faut. » Pour 1 énine, do: Tavénement du prolétar'at au pouvoir signifiait le dispar de tout parasit'sme bureaucratique, de tous les, privileges dont jouissent les fonetionnaires publics ; aussi, dans le meme ouvrage, il éerit: € Réduisons les fonctionnsires au © role de simples exécutants de nos volontés, responsables, & amovibles, au rble de “contremaitres” et de “comptables © modestement rétribués, » En d'autres termes, la classe ouvridre au pouvoir devait exercer Ia plénitude de sa souve- Taineté, elle devait tre “tout” et Ja bureaucratic “rien”, longue évolution, c'est exactement le contraire qui ‘ett pro- duit, Crest la bureaueratie qui a, exereé, et. qui exerce, en ULR.SSS., le pouvoir politique, c'est elle qui jouit de privi- Rees inouts, fen tant qu'elle ne représente qulune petite trice, a fait disparaltre toute démocratic soviétique, transformant ainsi le, parti commu- niste en ce partiunique, dictatorial et “monolithique'” qu est Te pert atalinien. Il'y a Ia, encore une fos, un phinoméne social d'une importance extréme et qui doit nous amener A ir si, sur ce point capital, le marsisme demande b étre révisé. Four pouvoir répondre a In question, il faut exam'n: montée politique de la bureaueratie d'une facon concréte, Clest-idire dans son aspect Als(orique, faute de quot Ton Fixque de tomber dans I métaphysique. La montée de In bureaucratic ‘Au lendemsin de la prise du pouvoir par les Soviets, la plupart des metures préconisées par Lénine sont rapide- ment appliquées, en part gué un maximum de traitement pour les fonctioanaites publics. Né Guresucratie se met & eroitre en nombre et Lénine doit, & aintes reprises, poser le probléme de la lutte contre ta bi retuer ‘Ainsi; dans un discours prononcé par | 25 Novembre 192 , il déclare que la question de In lutte contre Ia bureaucratic se pose 1 Moscou avec une acuité particuligre, « les camarades ayant ici effaire non seulement Saux Luremucrates de Ia ville elle-méme, mais aussi & ceux « du pays entier, par suite de la présence des institutions «© mise a ordre du jour, non sur le plan de la critique « pour Is critique, mais sur celui des indications protiques. * Crest alors quest développé I'Inspeet'on Ouvritre et Pey- senne cui devait permetire aux ouvrlers ef aux pavsans eux-mémes de lutter contre le b En fait, Pinspection Ouvriére et Paysanne ma rien donné, en rai- son, comme le relevait Lénine Iui-méme, de la aftuation économique des ouvriers migue déterminée par le faible développement technique et la faible productivité du travail en Russie. Aussi bien, |i Jutte contre la bures tie n'est pas revenue au prolét ef aus paysams pauvres, comme il avait été prévu, mais au Parti lui-méme, Trotsky écrit 2 ce sujet : € Dans les pre- 4 mniers temps du régime sovidtique, le Parti servit de con tion des tray: weuvre des travailleurs tre-poids & la bureaueratie. Elle administrait I'Etat, le Parti la contrdlait. Veillant avec zéle & ce que |'in¢galité ne passat pas les limites du nécessnire, le Parti était tou- « jours en hatte ouverte ou voilée avec Ia bureaucratic. » (La Revelation trahle, p. 313 Il y aveit la situat malsaine, car le Parti lui- méme comprend sa Lureaueratie, et celle-ci tend sponta rent & ae confondre avee celle de l'administration ” pub! que, S'il était logique que’ le Parti luttat contre la bur crate, le rBle décisit dans cette lutte aurait dQ revenir au prolétariat ; c'est le fait que le proletariat n'a pas rempli Eette tAche qui demande A &tre expliquée. Les factears ohjcctifu Tout d'abord. a joué un facteur historique, comme, le relive encore Trotsky : « La tureaucratic soviétique s'est © élevée au-dessus d'une classe, qui sortait & peine de Ie « misire et des tintbres et n'avait pas de traditions de ‘< commandement et de domination. » (ma - 281), Le classe Ja ‘Mais ceci n'rurait pas encore .2té si nfavait pas jou8 un autre f cteur, dont nous avons ded dit un mot, a savoir : la situation économique des ouoriers et des pay-* sens. C'est parce que le niveau de vie du prolétariat ruste Gtait extrdmement brs. i c'est parce que In journde de tra- vail ion des moyens de production, Gevait rester presque aussi longue qu'avant (afin que soient ouverts les besoins élémentaires des masses, ainsi que ceux de industrial ‘et de la défense) que la classe ouvriere y ll--méme digectemen ive, qu'elle n'a pas et constamment d'indépendance. Dune facon plus précise, l'on peut dire aue le dévelop- pement de la bureautrat lig au faible développement de {a production en Russie, faible développement qui a ‘rendu nécessaire, de In part des ouvriers, un travail acharné, Jes détournant ainsi, dans une large mesure, de leurs tiches politiques. Ce phénoméne est In conséauence du fait que In révolution proléte: 1 éclaté di dans un pays économiquement les plus a: : retard économiaue, cette faible productivité du tre ‘a engendié une Cendance constante en U«R-S.S- A fa re- constitution d'une classe d'exploiteurs, tendanee freinde ‘par lexistenee de la propriété collective, mais qui a quand iméme doon€ naissence & cette couche privilegiée qu'est Ix bureaucratic, Il est bon de se rappeler ici ce gu'Engels Gcrivait dane “ L’Anti-Dahring ” : « La divition de la 20- © cigté en une classe exploitrice et une classe exploitée, en tune classe égnaate et une classe opprimée, a été [a con- Séquence nécessaire du faible développement de la pro- daction dans le passé. Tant que le travail total dela so ciété ne fournit qu'un rendement de tide peu supérieur ft strict nécetsaire pour assurer l'existence de tous, tant ‘que le travail réclame par contéqvent tovt ow presque tont le temps de la grande majorité des membres de Ia société, celle-ci se divise nécessairement en classes, A eOté de cette grande majorité exclusivement vouge A Ia cotvée du travail, se constitue une classe libérée du tr vail directement produetif et qui se charge det affaires communes de Ia. 20% irection du travail, couyerne- ment, justice, sciences, arts, etc... 9 (tome IIL, p. 48-49). Crest parce que (In révolution, russe restant isolée) l'ex tence d'une couche “spécialisée” dans le maniement des fajres “publiques” a été, dans une certaine mesure, nécex- asnire, que la bureaucratic s'est ainsi développée et affermie. Ellle's'est, en outre, étendue quantifativement, en rsizon du faible nioran culturel de la bureaucratic elle-méme, de I eapacité des bureaucrates ; 1A of un bureaucrate ourait suf, dans un pays comme la France, il en fallait, au contrairc, plusieurs en U.R-S.S- Le réle du Perti Ceci étant posé, il reste que le ale du Parti devsit tre, ‘contre la burenucratie, comme illl'a itdu vivant de Lénine, et de sorienter vers Ia révoluti mondiale, celle-ci représentant non seulement la fache ex elle du proléteriat qui a pris le pouvoir dans un pays, wussi une arme contre l'emprise bureaucratique C'est Ia quiapparait le réle histor Ja fraction stalinienne dans le Parti, Comme écrit Trotsky: # Le rdle historique “de Is fraction etalinionne fut de faire cesser cette dunlité © fentre le Parti et In bureaueratie) en subordonnant le Parti a ses propres bureaux et en foigant fusionner les « bureaux du Parti et de I'Etat. Ainsi s'est eréé le régime « totalitaire actucl. » (ouvrage cité, p. 313-514), Fn d’sutres termes, le rdle de la fraction sta * été de supprimer Tindépendance du: Parti pat bureaucratic, de supprimer sinsi ce qui, dans les circons~ tances objecilves données, Cest-L-dire en. présence d'une activité politique réduite du prolétariat soviétique, était le seal obstacle de In domination de la bureaucr.tie. Principsux aspects historiqnes: Ce processus lui-méme » été long et compliqué, il n'a pu se dérouler jusqu'au bout que dans la tutte contre l'oppo- sition de gruche, litte qui s'est terminge a Tavantsge du Stalinisme pour des raisons qu'il faut bien svoir en vue. Du temps de! énine, déji, avait da ttre adoptie Ia Nou- velle Politique Economique ou NE®, afin de reconstituer Te plus rapidement possible, en utilisant méme les efforts de l'économie pride, les forces prodvictives de la tussie des Eoviets, forces gui avaient été terriblement ébranlées par la guerre impéri:Fste et la guerre civile Aprés la mort de Lénine, la Nep, du fait de ta vassinité de ta Sureaucratle flleeméme, donna liew A une véritable renaissance da eap'- talisme, & la. ronsissance d'une véritsble: bourgeoisie (les ‘emant), ceci en particulier dans les cxmpsanes. La frace stalinienns utilisa préciaément cette, circonstance, elle S‘appuya sur cette bourgeoisie Cet notamment sur fe chan IV" INTERNATIONALE des A. partir de ce moment, le Parti, oui était déja un parti tage @ la famine, exercé par tes Koulaks) pour mener une polltique antloudriéce et sequérir ainsi Ia plus, grande ind: pendance possible 4 lézard du prolctariat. C'est elors que se réalisa V'entrée massive des bureaucrates dans le Parti, Creat alore que la lutte contre lopponiti suche attel- gnit son maximum et se termina par son exclusion du Parti. ‘Le stalinisme, expression politique des intéréts de ta bu- reaucratie soviétique. ext fe résultet de l'évolution éeono- migue et sociale dans un Etat ouvrier, soumis de toutes parts} la pression de entourage impérialiste, Mais le pbé- nomtne atalinien, en dépit de son ceractire spécifaue, offre d'incontestables analogies avéc le phénomane Lasciste- Ces anslogies demandent & etre anslysées- unique ‘car, au cours de la guerre civile, il avait été nécos~ satire de dissoudre les autres partis soviétiques), se transforme de plus en plus en un parti monolithique, au sein duquel toutes discussions ont été interdites. Mais I’évolution ne s'arr@te pas Ia. L“opposition de gauche avait été éerasée en 1927 ; en 1928, il apparut que ses pre visions étaient exactes, que le développement du capital privé en Russie commencait & prendre des proportions dan ‘gerewser, risquant ainsi de faire tomber effectivement !'Etat ‘ouvrier sour la dépendance ducapitalirme, rour le liquider : alore que se place le grand “tournant & gauche" de {a bu touruant qui révale d'eilleurs que [a bureaueratie, jesure od elle tire ses revenus de In propriété coll reste un instrument de défense . trialinition ra tion du Fasciame et stalinisme, conséquences retard de la révolution mondiale Le fascisme est la conséquence dit retard de Ja révolu- tion prolétarieane dans des pays impérialistes, c'est-a-dire ‘mira pour le socialfsme. West te résultat dels contradiction entve un niveau trés élevé de Ia produce tivité dis trovail et le maintien de U'appropriation privée des moyens de production ; ilest le résultat de l'efort, de plus ‘en plus conscient, pour L afin de les mai ‘effort qui nécessite Ia création de tout un appe i pays", le staliniame avi, hi erie aisée et Jes nepmans, [étariat, eachant qu'il obties ‘eune concession, ‘que la bureaucratic, en opérant ce tourn: Topdre mal, remplit une tiche bis malgré tout, on facteur objectif de progrés. A Timpérisliame, Le fase’sme est, en Fen avant dans la woie de la militar afinde preparer l'expans on impérialiste, expansion destinée tlie-méme A ofrir un nouvea champ d'act on aux forces productives et aux expiteus qui s'accumulent et povr les auels le marché national est désormais un cadre trop étrott, = Le staliniame, de son e8té, est aussi Ia conatquence du fit que In révolut'on prolétarienne n'a pas écleté dans les pays économiquement plus avaneés que TU.R.S.S., car Cost en ra'son de ce retard de la révolution mondiale’ que Ton aer'ste au développement économigue-d'un pays dans lequel les raprorts de propriété sont, pour ainsi dire, en vance sur les forces productives ; d'un pays dans leauel la propriste cat collect'visée, alors que sa faible base écono- migue con:tainment Ie fendance 4 l'apparition dune classe de propristaires privés. Le bureaucratic, qui a interct A maintenie la propriété collective car elle en pro- fite), représente, a lo fo's, un obstacle a la réalisation de ett tendance ct une des formes sous leaquelles elle peut se manifester, étant donné que la propristé eollective empache Drécisiment qu'spparaisse, sans rupture, une nouvelle classe exploiteuse. Mais, & certsins égards, les analogies entre fascisme et stalinieme sont plas profondes encore : Fasciame et stalinisme ont tous. deux été engendrés ar le recul du mouvement auorler. recul provoqué en Allle~ magne, notamment, par les trahisons des directions ouvridres, aliniennes et sacial-démocrates, provoaué en U.R.S.S. par le shénomine classique de reflux des masses au lende- fisin de ln période proprement révolutionnaire, reflux ag revi dilleure par !a rolitiqus entiouvridre du staliniame. De mime aur le rect! du.mouvernent ouvrier a permis la tnalesence de ces deur chénomnes, de mme le mécontente- ent dex messes et leor intervention dans In guerre doit amener leur efondrement. En llemagne, le dernier discours d'Hitler prouve que les masses, bien que sana doute encore fortement xoumises, sur le plan du sentiment national, au régime, en ra'son de Sex victoires militares, sedétachent de lui sur le plan soctal : z Gok lee sonombrables promesses d'un avenir meilleur que eotient ce discoure En U-R.S-S., la guerre remet au ~~ remier clan les masses ouvrizres et paysannes ; elle oblige Er stalinisme a leur rendve lex armes, 4 faire eppel & leur initiative ¢ dans cette mesure, deja, la guerre-entraine un ‘sGibliseement des positions de Ix ‘bureaucratic, Mais les fo tons de cet afaiblisvement sont bien plus profondes en- fondait aon pouvoir sur Tidée fausee, fité d'un développement indépen- | guerre ‘ent désormais, eae des masses que /UFE.S.S» ne pours 22 sSia'sant apzel la révolut “, Ceste inte dle domination Banas. Totter entre Le ptolétariat et pole we paysannetie. bate, & Ie fois bureaueratique et “plébsien nt des prolétaires encore peu censcients ov det sent de privildges particulier) entier doit étre soumis 4, he deraier pax dans cette at caractérisé par Ia ‘Constitution stalinienne™, aui parachave le récime bona- G66 en liguldant définitioement leg soviete ! mes cr€&s par cette constitution n'ont plus ue le noin de commun rouges) et en aatitution ep évente a portance exiréme — une tentative de la bureaucratfe de se défendre conire elle-mtme, de letter contre: +n propre inettie, contre ler plus pstemeux de ses membres en ee 100" ates populeires, L"exp€ ievce nr povvait 7 mais le fait qu'elle mettant aux ‘enne at fa bu- esoin de ce pre cade, vr Patzallon des copitalis ‘a abouti i ce phénomdce paradoxal “socialisie’”. Ph€aoméne purement tran- sitoire, auscité par la stebilisaticn relative de le tituation de VU.8.$-S. duns un entowage ixpérialiste phénoméne A diapsraltce avec la guerre elle méwe : avec la ‘qui détru' tenant fer illusions réactios msicer - "avec la sucrre qui dé- de In dominstion de d'une bureaueratis et a2 politiqu- a celle de cette b cls euerte aul povese au pouvoir, en U.R.S 7 3 Stalinisme et Fascisme. A-direen:charsant la bureauer ‘au prolétariat en armes, seul ca ie pour redonner le pouvoir able de faire appel au pro Fescisme et teliniame développent tous deux Jes memes mustifications qui correszondent 4 une certaine base objec~ tive. ts Tous deux parlent du socfalisme. alors cue ni un ni fre ne tendent vera lu:. Tous deux présentent leur “so- sme” comme pouvant éye une réalisetion nationale. ‘elte nécessits ob se trouvent fascisme ct stalinisme de trom= per lee masses, en employant une phrascologie socialite, est simplement le reflet du fait que l'économie, & [échelle mron- diale, est mtire pour le socislisme ; les nutres formes d'éco- nomie ne parviennent, de plus en plus, ase maintenir qu'en se donnant le visage du socialisme. Cette mystifcation re- pose sur des bases objectives bien déterminées = en Union Soviétique, elle repose sur la propriété collective elle-mame, Sur le sysitme de planification, ensemble étant présenté comme constituant déji. le socialisme, alors qu'il n'y = [a que des prémisses. En Allemagne, cette mitme mystification repose sur I issante de I'Etat dans Ia vie ynomigue, sur les limitations constantes aprortées aux ihertés'” des propriétnires. privés (limitations qui, en fait, favorisent le capital financier et In militarisation de l'éeono- rie), sur des embryons de planifications économiques, et. C'est précisiment parce qu'une telle mystifiation est pro fondément contraire a Ia vérité que stalinisme et fascisme sont obligés d'imposer un régime dictatorial, sont_obligés de s'onposer & toute libert# de pensie et d'expression, ear In liberes de propagande aurait vite fait de révéler’ aux masses l'ampleur de la mystifieation dont elles sont les vic~ times: dol le lourd apparel de répression policitre qui ex ractérize cos régimes, dod, aussi, leur fragilité dés que cet ppareil ne peut pat fonctionner en toute effcacité, ce qui ‘st précisément le cas en temps de guerre. Fascisme et stalinisme, enfin, sont tous deux une der- titre expression d'une idéologie petite-bourgeolse qui aureit i Vinkiwence politique de cette couche soc'ale. La croyance cen [a possibilité d'un so-ialisme national est une croyance seseatillement petiechourepite cul arrive au premic je lay! bourgeoisie cease d'etre In couche la plus nombreuse de société et doit abandonner définitivement le théstre de I' toire (od elle n'est plus représentée, de facon défermée, que par Is bure.ueratie). Et ce n'est pas par basard. Les der- hitres décades ont &t6 caractérisées, tant en U-R.S-S. quien Allem.ene, par la prolétarisation de larges masses petites-bourgeo'ses +: cette prolétarisation a été la const uence, en Allemagne, de l'infation et de la crise éono- mique, en U- de Ia révolution et, surtout, de Ia politique d'industrialis tion ct de collectivisation (qui a de paysans qui, hi certsine mesure, leur manitre de penser antérieure ‘continent. notamment, a croire 4-un prost’s possible duns tun cadre nationa', alors que le développement des forces jonal dost étre sban~ productives est tel que ce esdre elles continuent & croire & la toute puissance poli- Hue d'une “elite bureaucratic) ou d'un homme (le “Chef”, Fuhrer ow V« ‘est précisément Ie nécessité oi se trouvent fascisme et sialin'sme de maintenir cette idéo- logie pet'te-tourgeoise, pour se maintenir eux-mémes, qui explique nombre de leurs-mesures et, en premier lieu, In structure donnée eux orgrnisations du psrti, qui doivent « river A grouper ces petits-Lourgeois prolétaris/s, ces. ple béiens, afin-de les riunir, de conserver leur idéologie comme én “sere chaude”, afin de s'appuyer aur eux, sur ces der nlers représentants idéologiques de Ia petite-bourgeoisie gui se meurt. Crest cette ncecssité, aussi, cui explique les ten- tatives const.mment faites en vue d'entretenir, au sein du prolétariat, une couche priviléeiée (bureaucrates du Front Gu Travail, bureauerates syndicaux ou stakhanovistes 1) fax Clement influencables par cette idéologie t evident ‘que cer tentatives sont youdes A T'échec et que le jour ol les petitebourgeois prolétarisés se résorberont dans la masse. Vv: INTERNATIONALE oa fay proche que la guerre, voisins et comme deux phénoménes se conditionnent lun scl ot po ft re ren ps Heer ccudnantesament satcet rialiste constante qui a pesé sur !'U.R.S.S. I's obligé ‘le: me apparisient ainsi comme méme A militarier son d-onomic et & sacriier le develo leux inoménes symétrigt ‘engendrés tel le ment de la production des objets de consommetion eines oe A, ate ara Ie bane objective dium orogeos callerel Gunlement nécseaire a socialisme et dans leauel Is petite-Lourgeoisie ayant dépéri renversement de la bureaucratic) a la production de guerre. eette grande niveleuse d'hommes, exercera plus profondé- ment ses ravages. Le fascisme et Ie sta Ta révolution mondiale, dans un monde déja mor pour le ‘se survit encore momentanément & elle-méme, dans l'idéo- Togie de In bureaueratie et des. couches prolétariennes les moins évoluées. Mais si fascisme et stalinisme sont tous Tun et l'autre, a retarder cette révo- Fascisme et atalini«me, freins & Ia révolution mondiale atele sei pee eee lective (ans la mesure ob cette défense ne risque pas Le fascisme joue ce role de “frein” de l'histoire dans Ia porter atteinte A ses propres pri ment le eas ai elle devait faire appel a la réyolution mon- le — et crest précisément pourquoi elle est également sn- bout et logtaue= mesure of il parvient lui-méme & limiter le développement des forces productioes (Il faut dis ajouter que cette tendance A limiter le déveloprement des Capable de mener cette défense forces productives, tendance inhérente au fascisme, est com ment), pensée, dans une large mesure, par le nisme et le mi i contraire, de pousser la prod mum), Ii a joué aussi ce role de frein dans Ia mesure ob, le la pro sur le plan de la poli eéssion constante sur 'U.R.S.S., permett paraissant comme la médiatrice nécessaire entre I'Etat ou- vvricr et l'impérialisme. Le atalinisme joue ce réle de “frei quill protige les intérats maté qu'il lui accorde une part croigsante dans le revenu national soviétique, ce qui compromet l'secumulation il manceuvre consciz intér@ts généraux de la bureaucr ‘ment contre le prolétariat mondi leversant Is base économique de I'Etat ouvrier qui alors, ouvrier, détruirait fa base objective de la puissance traire, un Sous cet angle, bureaucratic soviétique et bureaucratie des pays fascistes’ apparaissent comme deux phénoménes 7 LENINE Par quel bout commencer Si_nous reproduisons ce texte de Lénine qui date de La latte contre le ees qui ee Uheure présente lus de ravages da ings hitlériens, est de nouveau a Uordre ju jour Dans La Vérité ef dans Quatridme later Honalé, nous nows sommes | Furcés et erins de montrer qu'il y a autre chos : ppeul-étre, mais qui porlera’ des mats qui ménera Maj 1901, c'est que nous le jugeons trés actuel par nombre de ses cdtés. Actuel parce qu'il fixe une ligne de conduite aux révolutionnaires (en (901, les sociaux- démocrates) dana une périede de mOrissem eonditions révolutionnatres. Actuel ausal parce at définit une position des marxistes vis moins Hame, position qui est sans appel, au moins pour ceux ruts autrement plus abondani ‘qui combattent sous le drapeau de Marx, Engels, a victoire du prolétariat. Lénine et Trotsku. Depuis ces derniaves années, fa quest’on “Que faice? "sol ‘impose avec une force ilidre aux socisux-démocrates qui mi ment, sue In t8me, le plan concret de tra tion,” eseentielle pour un et des modalités de sonaction militent Hl faut de réalisation, et tou Opposition= deux Ia conséquence du retard de la révolution mondiale, entre fascieme et stalinixme en méme temps, des Pourtant, ces deux phénoménes sont, La hureaucratie des pays phénoménes entidrement opposé foscistes représente une dernidre barridre élevée pour la pro- teetion de Ia propriété privée ; la bureaucratic sovictique ivement amenée a défendre In propriété col- que l'expansion- | ‘oppos'tion précédente s'exprime encore dans cette autre risme, propres a l'impérialisme, exigent, a le renversement de la bureaucrat ité du trayail au maxi- pose une réoalution snciale, car son exi été privée; ta weet, par Fascisme et stalinisme apy conséquent, le développement des forces productives. I joue phénoménes tranaitoires, nés ce r6le de frein, d'sutre part, en fant que protégeant les diale ; comme deux phénoménes exprimsnt, & des degrés isme social ; comme deux phé- dont fe succés, en hou nomtnes donc qui né préfigurent en aucune facon la future eons- ancidté socialiste. La bureaucratic, dans les deux cas, loin accroissant la productivité du travail dans de représenter un phénoméne d’avenir, représente, auc diférents, des faits de para passé qui s'est amplifié en se survivant, et qui, & Mhumanité que des peripectives de * héroique."” solution et suscite encore entre nous de sérieux différends, stent une inconstsnce et des hi Tne s'agit lus de la route a prendre (comme en sée regrettables. D'une part, la tendance |, mais pratiquement que devons-nous faire, et com> veut tronquer et rétrécir le role de lorganisati ite cho'sie ? Ce qui est en jeu, crest le sys- I'agitation politiques, est encore loin d’étre morte. D'eutre youer, cette ques- port, continue A porter Ia téte haute I'éclectisme sans prin- etre cipts, qui s'adapte_B toute nouvelle orientation et est ineae sans _pable de distinguer les hesoins du moment des buts essen~ iéges, — ce qui serait pri des pays fascistes sup- dis que le renversement di bureaucratic sovistique suppose seulement une régolutton ws ee politique, car elle n'exige aucune transformation du régime ‘aoviétique de renforcer sa propre domination, en ap- de la propriété. iu retard de la révolution mon- les rangs ouoriers économique’, au a ‘cette tendance niche au” botchéié Diélo” (La Cause Ouoriere). “ration de principes, le retentissent ai “retentissant: "Un tournant de lhittoire”, confirme-etillustre ‘gelte carnctéristique. Hier encore, nous coguétions avec ~“Téconomisme”, nous nous indignions de la condamnstion eatézorique portée contre In “Radolchaia Myal” (La Pen- ade Ouvriére), nous “éduleorions” ikhanov de la lutte contre | ‘voila déja citant In phrase de Liebknecht nt en 24 heures, i! faut, = ec de tactique® : i de combat” pour attaquer de front, pour donner,|'as- A Tabsolutiame; d'une large agitetion politique et ré lutionnsire (voyex quelle énergie, et révolut onnaire, et poli- gue 1) dans les masses, “d'un ee tefon dans la rue", Nous pourrions, certes, exprimer notre satisfaction de voir le Rabotchéié Diéta s‘sss'miler si vite le, programme for- mulé par noasdans l= premier numéro de I'Iskra : constituer un parti solidement organisé, ement & cenlever des concessions de détail, mi resse méme de l'shsolutieme. Malheureusement, l'absence A giter notre plaisic. Le nom de Liebtnecht est, il va de soi, invoguer & tort. En 24 heures, on pet ch.nger de t ctique sue quelque point spécial, sur un détail queleonque de la structure du perti. our chinger, je ne d'rai pas en 24 heures, mais on 24 mois, ses idées sur l'utilité générale, permanente et ab solue d'une org. nisation de combat et d'une egitation ;o! figue dans les manses, i! faut étre dénué de tout princ| directeur. I! serait, ridicule d'invoauer les divers'tés des ‘constances, la différence des périodes : la constitution d'une que sont oblix: ns nimporte quelle circonstsnce "erise, pacfique”, . porte quelle période de “'déclin de lesprit révolu- tionnaire”. Bien plus, c'est précisément dans ces circons~ tances et dans ces périodes qu‘elles sont plus nécessaires, car, au moment de I'evplosion de la con’ tard pour créer une organisat'on : elle at afin de déployer du coup toute son act'vite. “ Changer de tactique en 24 heures”! Mais pour changer, il faut d'ahord ‘savoir une tactique. Sans une organisation solide, experte A Ie Tate poltique en toutes combines ct ie incipes et i varlablement suivi, qui, seul, mérite 'e nom de tact _ Voyer en effet: on nous avoue que “Ut notre parti un_probléme le In terreur, Hier, ce qui éta ment né était le probleme de Forganisation et de Vagitation politioues, aujourd'hui, c'est celui de lx terreur. Wrest-il pas singulier d'entendre des gens, oublieux de leurs entécédents, parler de changement radical en tactique ? Heureusement, le Rabotchéié Digio a tort. Le probl*me de'la erreur n'est pas dy tout nouvear, i nous sufira de Fappeler en peu de mots les idées social-démocratie rise. En principe, nous n'ayons jams enié, nous ne pouvons pas ren‘er la terreu de guerre, qui peut étre utile et mms ind’ certain moment du combat, en présence d'un certain étyt de I'armée et de eertaines conditions. Mais le fait ext qu'on ous prévente nulourd'’hui Ia terreur, nan point comme une . Is ‘opération entre benicoup d'autres, étroitement rattachée, di iadaptée & tout systtmede combat d'une armée, mais comme tun moyen d’attaque isolée, indSpendant de toute armée, et ‘se auffisant a lui-m&me. En''absence dorzan‘sation centrale, et avec des organisations locales faibles, il ne saurait, en effet, en @tre autrement, £t c'est bien pourquoi, nous le dé- clarons catégoriquement : dans les circonstsnces données, la ferreur est une arme inopportune, inovérante, elle détourne Tes soldats les. plus actifs de leur tiche véritable et la plus iimportante cour le mouvement, elle désorganise, non pas les forces gouvernementales, mis les forces révolutionnaires. Souyener-vous des derniers événements: sous nos yeux, les ouvriers et le “bes peuple” dos yilles se ment en foule au combat, et les révolvtionnaires n'ont pas |'état-major néces- ite 2 dirigeants ct d'organissteurs | Si les révolutionnsi- ‘nergiques sen vont dans Ia terrour, ne risquons- ous ‘pas daffaiblir lee unités combattantes, les souls élé eee cord Canaan ree ete rae Jes organisateurs révolutionnaires et ces foules ert d’hommes mécontents, protestant ¢t préts su combat, mais fribles précisément parce qu'isolés ? Or c'est cette liaison ao et le gage unique de notre succ?s. Loin de nous Iidée le re‘user toute importance & des coups hérolques isolés, fais notre davoir est de arévonir de toute motte inérgs terreur auquel tant de gens au point d'y.voir notre arme jamais un acte de guerre comme les guére que comme méthode — entre autres — d'assaut décisif. Pouvons-nous, au moment actuel, conseilles cet id Dielo, v'siblement pense que oui Formez vos colonne: assaut! *. Mais c'est encore 1a un 28!e mal 4 propos. Le gros de nce forces est formé de volontaires ct d'insuraés. Pour une armée permanente nous n’avons que auclques petite détachements, et encore ils ne sont pas mobilisés, ont pos de liaisons entre eux. ne sont pas instruits aac former en colonnes, sens parler de colonnes d'assaut. Dans ces conditions, tout homme capable d’enviseger l'ensemble de la lutte en cours, sans s'en laisser distraice & chaque “tournant™ de Uhistoire, doit comprendre que noire mot dordre, 4 |"heure actuelle, ne sourait étre “A Massaut |", mais bien“ Entreprenons le si?ge de la forteress= ennemie!" En d'autres termes, l'obiectif imméd'at de notre parti nz sera pas d'appeler d®s maintenant & Iattaque les forces dont il dispose ; ill devra, au contraire, inciter 4 mettre suc pied une organ‘sation rivolutionnaire capable de grouper toutes les forces existantes et de conduire, non pas nomina- Jement, mais en fait; le mouvement re une Orgs nisation toujours préte 3 soutenir n'importe quelle protesta- ton ou explosioet & en roster pour multiplier t endur- cir Varmée de la lutte finale. La Iecon de Février et de Mars est si éloquente qu'on ne rencontre guare aujourd'hui d'objections de principe & cette conclusion. Seulement, ceque I'heure présente réclame de nous, ce ne sont pas des principes, mais une soluti pratique, Il ne suffit pas de se faire une fdée du genre ds ganisation qui est suet du trayail pour lequel elle est nécessaire, il faut établir un plan aui_germette de commen- cer Ala construire de tous les eBtés & Ia fo's. Vu Turgence et importance dela chose, nous nous décidons, pour notre Dart, a ofrir & Tttent’on des camarades une esquissse de plan, qui sera dévelorpée plus en détail dans une brochure en préparation (Que fa re 2), A notre avis, le point de dé- part de notre activité, le premier pas concret vers la eréation de lorganiset’on désirée, le fil conducteur enfin qui ncus permettra de faire progresser sans cesse, en profondeur et en Targeur, cette organ sation, c'est In for nal politique pour toute la Russie. Avant tout, un journal. Sans cela, toute propagende, toute agitation sys- Uématique fiddle aux princices et emtrassant les divers as- vets dela vie et impowsible Et eat pourt nt 18 Ie but pal et constant de la soci ie en général, et cela davintage encore su‘ourd'hui, 0} un certain intérat pour Ia politique et pour le socialisme stest éveillé dans des mi- Fux trds étendus de ts population. Jama's encore on n'avait Ns ae es ra ta be plier # Iragmentaire par V'sct'on personnelle, les Tracts, len brochures €dtées sue place, en un mot par tie itstion généralisée et régulidre dont la presse périodique est I'arme ind spensable. On reut le dire sans eragération, fréquence et Ia sté de parut’on (et de difusion) mesure In plus ecate du deur. de so~ ale et es.entielle de il noes faut un journal de toute la Russie. thous nTarrivons pas ef tant cue nous natriverons pas & uni= fice l'action que nous prétendons exercer sur le peuple ct aur le gouvernsment par la vole de Ia rrease, ce sera une utopie de penser coordonner d's ees modes d'action phis complexes, plus diffrriles et irs plus décisi’s. » ¢ dont notre moivement souffre le Flus, dans le doctrine et dana 33 pratique, en matire organisation, c'est la dispersion, c'est que l'énorme majorité des meen cure: ont & PES are fetalement shires per dev besoanes urement locales qui réd it a Ie fois leur Jears-efforts, leur accouturance et leur actitude 4 la conse piration. C'est dans cette dispersion gu’il nows faut eher- ‘Gher tes racines les plus erofondes de‘cette in-onstance 4 horizon. l'envergure de de_ces hésitations dont nous avons parlé plus haut. Le pre- tier pas pour cchapper a ce défaut, pour transformer plu- de sicurs mouyements locaux en un seul mouvement pantusse tre la fondation d'un journal de toute la Rus fin, il nous faut absolumentun journe! politique. Sans jour- nal politique, dans I'Europe moderne, pas de mouvement qui puisse mériter Ja qualification de politique. Sans cel impossible de venir a bout de notre tiche: co les éléments do mécontentement et de protestation politique pour en [éeonder le mouvement révolutionnaire du proléia- Fiat, Nous avons fait le premier pas, mous avono éveillé dans In classe ouvritre la passion des révélations “économiques touchant la vie des fabriques. Nous devons faire le pas st vant: évciller dans tous les éléments un peu conscients de la population In passion des révelations politiques ; ne nous inquiétons ‘yas si les yoix accusatrices en politique sont en- core si faiblee, si rares, si timides. La ease n‘en est nulle ment dens une fvsignation générale & Le cause, c'est que les hommes capables d posés A accuser n'ont pas de tribune du haut de laquelle ils puissent parler, pes d'auditoires écoutant aviderament ct encourageant les orateurs, et qu’ils ne voient nulle part dans le peuple de force a laquelle il yaille fe peine peines contre le gouvernement “ tout-pulssant”, Mais, dis maintenant, tout cela, change avec une rapidité fontestique. Cette force existe: c'est le prolétariat révolutionnaire, II a déjA prouvé qu'il est prét, non seulement & entendre et & soutenir un appel a la lutte politique, mais encore & se ie- ter hardiment dans fa. mélée. Nous avons aujourd'hui le moyen, et le devoir, d'offrir au peuple tout entier une tri- bune pour accuser le gouvernement. teariste : cette tribune, c¢ sera un journal social-démocrate. Notre clase ouvridre rurte, & Ia diférence dex autres classes ct extégories de Ia société russe, manifeste an intértt soutenu pour Is inces politiques et. prétente eon seulement dans les moments de parti ‘ne énorme demande de publications rence de cette demande massive, dela for- ncée de dirigeants révolutionnaires ex- du dearé de conversation atleint par In cl ailrise des quartic i bourgs fondation d'un iouraal agitateur il ext aussi un organiaateur collect c¢ deraier point de vue, on peut la comparer A l'échal 1 €levé autour d'un hitiment en ecastryatic Jes contours de I'édifice, fa les consttusteurs, permet/ant de répartir plus aisément I eer l'ensemble des résultats obtenus par Avec side du journal et & propos du aera d’elle-méme une organisation perma- ‘occupera pas seulement de chores locales, général et régulier, habituant sex mem suivre aitentivement les événemeats pelitiquer, & ape leur importance et Ieur influence sur les diversea ss de la population, a trouver pour !e patti réro- 1V" INTERNATIONALE En- déj Sa letionssire des/oiodes exmsconles de ceaction en Geneion es Evénements. Les utcestités techniques — le leurci- ture au jourval de matériaux, ea bonne diffasion — obligeat U avoir tout un réseau d'egents locaux au setvice don il et meme patti, d'agents en relation: personnelles ler uns avec les autres, connaissant la situation générale, rexere cant 4 exécuter tégulidrement les diversce fonctions fisg- imentaires d'un travail pautuae, e1xsyant leurs forces dans de telles ou tlies actions tdvolutionnaites. voteemment pour embratser tout le pays ; sufhsamment lenge et diverse pour réaliser-une division du travail, stricte et détsillée : wufivai ment ferme pour pouvoir, en toutes eitconstances, & tous Jes “tournants'", en face de toutes les surprites, poursvivie sant écart sa besogne propre ; sulisamment souple pour sa voir, d'une In Bataille & découvert centre un ‘ati & rassemblé tostes sed forces sur un seul point, et, d sutre part, profiter de la ladraue:da_cet ennai et omber eat tes 8 Feadro a moment od il la tiche telalivement facile de soutenir lex étudiante qui manifestent dans les rues des grandes viller 1). Demain se prétentera peut-étce une tache plus malaiée, comme celle de soutenir le mou région. Aprés.dems prendre une ps fevers exploiter Ja tention pelitique qu's vemmement pars campagne conire les zemstvor. Demain, nous devrons excourager l'iedignation Populaire contre jes abus de tel ou tel Bachi-bouzouk off- iel et conttibuer pac le boscottage. ler campatnes de les manifestations, ete... Pour arrivet & ce deere de an faut Factvte permanente d'une i nous groupons noe fexces dans un jour. former a l'ccovre et sortie da tneore les plus exper recteurs politiques du patti-aptes & lancer In miaute voulue Je mot d'ardre de la lutte finale st & conduice le combat. En conclusion, deux mote pour Griter un malentendy pot sible, Nous avons parlé tout le temps d'une préparation syaématique, méthodique, mais dour ‘avons aillement voulu dire par li que I'absolutisme me pouvsit tember que par suite d'un sidge en ragle ou d'un asanut organié. Co serait raisonner en stupide doctrisaire, Il est parfaitement pouible, au contraire, et histeriguement c'est chore jnfini- vraisemblable, qu'il tombe sous le chee d'une explosicn spostanée ou d'use de ces crmplications yprévucs oui mesacent constammest de tous cStée. Mais ila'ent pasun parti Gi pug, sane tombet dace Vaventoviome, vtaley a cooduite au; des exalosiens ot des compli ‘bypothetiaves News devons pourvuivre notre jin, accomplir sans relache notre lebeur systématique, €t meine nous compterens vur lieattends, plus sour sucene actoviste car les (ska 3" 4, Mat 1900). (1) Aa début de 1901, le mourement commesct comme ve parmi les éediaots de Kier, se rfpercuta i ‘St-Pétersbecra, Kharkor, Moscou. Dane cette dernidre tille, des milliers d'ouvricrs ue joigairest aux Gtudisnts pendant lex manifestations des 23 et 26 4vrier. Ss En opposition @ la 1" et a la LIV Internationales, la IV" Internationale édifie sa politique, non pas sur les for- tunes militaires des Etats capitalisies, mats sur ia trans formation dela guerre impérialiste en guerre clvile des ou- riers contre les capitalistes, sur le renversement des classes gouvernementales de fous les pays, suirla revolution socia liste mandiale. Les défaites sur le front, ta destruction des eabifaux nationaux, lex occupations de territoires, la ruine des Elats indiciduels ne reorésentent de ce point de cue ‘que des episodes traglanes dans la vole qui méne a la rex eanstraction de lo société moderne. Indépendemment du-rours de ta guerre, nous remplissons notre (ache fondamentale ; nous expliquons aux outrle Toppasition irrécanciliable de leurs intéréis et des inicréts (Conclusion dx Manifeste publié par Ia du capttalisme arsoiffé de sang, mows mobiilvons fer explot- ts contre !"impériaiisme = nous tresailioas 2 I'union des ouvriers de tous lex povs, delligévants ef mentres : nous op- pelons dla fraterntaation des ousriers et des soidals dans chaque pays ainsi ou'avec la fraternisatian des soldals avec les soldat: da <été oppest da front : nous mobilisons lea femmes et les jeunes contre la guerre, nous powrsalcons lune préparation constante, persiatante, ‘nfatigatle, de la técolation dans les usines, dane les manafactores, {es cillages, dans les cosernes, eu front et sur la fotte Tel est noire programme. Proléaires du monde ! Il n'y a pas d'autre vole que celle de l'anion sour le drapeau de ta LV" Internationale. Conférence d’Alarme de la IV* Internationale, qui s'est tenue, en Mai 1940, quelque part dans I'hémisphére occidental),