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EL TARF : DES RENFORTS MILITAIRES À LA FRONTIÈRE

P. 5

Le Quotidien

Edition Nationale d'Information

D'ORAN

APN

LES FEMMES DIVISENT TOUJOURS

P. 3

Ph.: APS
Ph.: APS
O R A N APN LES FEMMES DIVISENT TOUJOURS P. 3 Ph.: APS L’ambassadeur d’Argentine, Ernesto

L’ambassadeur d’Argentine,

Ernesto Gondra, au

Le Quotidien D'ORAN Edition Nationale d'Information
Le Quotidien
D'ORAN
Edition Nationale d'Information

«LES OPPORTUNITÉS D’INVESTISSEMENT EN ALGÉRIE NE SONT PAS ASSEZ CONNUES CHEZ NOUS»

P. 4

EN ALGÉRIE NE SONT PAS ASSEZ CONNUES CHEZ NOUS» P. 4 P. 11 à 14 UneUneUneUneUne
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Notre supplément
DU AUTOUR
PPPPPararararar NourielNourielNourielNourielNouriel RoubiniRoubiniRoubiniRoubiniRoubini
MONDE
Président de Roubini Global Economics
Avec de
la
collaboration
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PPPPPararararar PeterPeterPeterPeterPeter SutherlandSutherlandSutherlandSutherlandSutherland
Est le représentant spécial des Nations
unies du Secrétaire général pour
les migrations internationales
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PPPPPararararar RRRRRachelachelachelachelachel Finn*Finn*Finn*Finn*Finn*
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*Est analyste de recherche principal
à Trilateral Research
**Est Managing Partner à Trilateral Research
LaLaLaLaLa stratégiestratégiestratégiestratégiestratégie chinoisechinoisechinoisechinoisechinoise enenenenen AsieAsieAsieAsieAsie
dududududu SudSudSudSudSud ::::: uneuneuneuneune mainmainmainmainmain dedededede ferferferferfer
dansdansdansdansdans ununununun gantgantgantgantgant dedededede soiesoiesoiesoiesoie
pppppararararar BrBrBrBrBrahmaahmaahmaahmaahma ChellaneyChellaneyChellaneyChellaneyChellaney
Professeur d'études stratégiques au
Centre
de recherche politique à New Delhi
LaLaLaLaLa réalisationréalisationréalisationréalisationréalisation dududududu rêverêverêverêverêve indienindienindienindienindien
PPPPPararararar JimJimJimJimJim O’NeillO’NeillO’NeillO’NeillO’Neill
Ex-président de Goldman Sachs
Asset Management
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PPPPPararararar HHHHHowardowardowardowardoward DDDDDaaaaaviesviesviesviesvies
Ancien président de l’Autorité britannique
des services financiers, sous-gouverneur
de la Banque d’Angleterre
LeLeLeLeLe paradoxeparadoxeparadoxeparadoxeparadoxe dedededede
lalalalala prprprprproductionoductionoductionoductionoduction modernemodernemodernemodernemoderne
PPPPPararararar J.J.J.J.J. BrBrBrBrBradadadadadfofofofofordrdrdrdrd DDDDDeLongeLongeLongeLongeLong
Ancien Secrétaire adjoint
du Trésor américain

Education

LA RENCONTRE DE LA DERNIÈRE CHANCE

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Education LA RENCONTRE DE LA DERNIÈRE CHANCE P. 2 Mostaganem Un pêcheur noyé et un autre

Mostaganem

Un pêcheur noyé et un autre porté disparu

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Mostaganem Un pêcheur noyé et un autre porté disparu P. 5 SAMEDI 07 MARS 2015 -

SAMEDI 07 MARS 2015 - 16 JOUMADA EL OULA 1436 - N° 6167 - PRIX ALGÉRIE : 20 DA - ISSN 1111-2166

02

Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

E VENEMENT

Education

La rencontre de la dernière chance

M. Aziza

L es rencontres qui devaient réu-

nir, dès aujourd’hui, les respon

sables du département de

Mme Nouria Benghebrit et les syn- dicats du secteur, permettront-elles de désamorcer la crise du secteur de l’éducation et mettre fin au feuille- ton des grèves ? Le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secon- daire et technique (CNAPESTE) a affirmé par la voix de son porte-pa- role, Messaoud Boudiba, que le mi- nistère de l’éducation doit saisir l’oc- casion pour trouver des solutions aux revendications en suspens, et éviter, de ce fait, le pourrissement. Il rappelle que les adhérents à son syndicat sont aujourd’hui, à la troi- sième semaine de grève, et que dans le cas où ces rencontres n’apportent pas de solutions concrètes «nous en- tamerons automatiquement notre quatrième semaine de grève» a-t-il averti, à la veille de la rencontre bila- térale qui devrait réunir son syndicat avec la tutelle, aujourd’hui samedi. Le chargé de la communication du CNAPEST espère que cette rencon- tre sera utile car selon, Messaoud Boudiba, il est de tradition que ces rencontres se font juste pour dire que les portes du dialogue sont ouvertes. Ce qu’il faut retenir est le fait, qu’au bout de trois semaines de grève, le Cnapest ne compte pas faire marche

arrière et reste attaché à sa plate-for- me de revendications. Même son de cloche, chez l’intersyn-

dicale qui compte reprendre le che- min de la protestation, en recondui- sant les grèves cycliques de trois jours,

à compter du 10 mars prochain.

Pour Meziane Meriane du SNAPEST, la balle est dans le camp de la tutelle et

le ministère, a tout intérêt de trouver des solutions pour « éviter un conflit social de plus ». Le coordinateur du Syndicat national autonome des pro- fesseurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), souhaite que

ces rencontres avec la ministre aboutis- sent à des résultats, car dans le cas con- traire, la grève sera la solution. La question qui se pose aujourd’hui est : que proposera Benghebrit à ses syndicats cette fois ci, ayant proposé dans les rencontres précédentes «un pacte de stabilité» qui a été rejeté, par l’intersyndicale sous prétexte que le contenu du pacte n’a pas été clarifié. Les organisations syndicales autono- mes, Snapest, Cnapest, Unpef, Snte, Satef, Snapap, SNAPEP et le CLA, restent attachés à leurs revendications

à commencer par le statut des ensei-

gnants qui a trop traîné. Cette revendication ayant «besoin de temps», et certaines points ne s’ins- crivant pas dans «les prérogatives de Mme la ministre», quelle seront donc les arguments de Benghebrit pour convaincre ces syndicats ? La ques- tion reste entière.

Tunisie

Suppression de la taxe de sortie pour les Maghrébins

Suppression de la taxe de sortie pour les Maghrébins L e Parlement tunisien a approuvé hier

L e Parlement tunisien a approuvé hier la suppression pour les visi-

teurs des pays du Maghreb d’une taxe de sortie du territoire tunisien, impo- sée en octobre 2014 et contestée par le Sud qui vit largement de divers tra- fics avec la Libye. Parmi les 145 dé- putés présents (sur un nombre total de 217), 140 ont voté pour la sup- pression de cette taxe, a précisé l’As- semblée des représentants du peuple (ARP) sur sa page officielle Facebook. Sont concernés par l’exemption les ressortissants des pays de l’Union du Maghreb arabe (l’Algérie, la Libye, le Maroc et la Mauritanie). En octobre 2014, l’ancien gouver- nement de Mehdi Jomaa a imposé une taxe de «solidarité» de 30 dinars (13,91 euros) pour les étrangers quit- tant le territoire tunisien. Elle visait à renflouer les caisses de l’Etat. Avant cela, seuls les Tunisiens et les étran- gers résidents en Tunisie devaient

s’acquitter d’une taxe de 60 dinars. Cette mesure était dès le départ vive- ment contestée par les habitants du Sud notamment de la ville de Ben Guerdane, près du poste-frontière de Ras Jedir, qui vivent principalement du commerce informel et de la con- trebande de carburant libyen. D’autant que les Algériens avaient été exemptés de payer cet impôt. La suppression de cette taxe était d’ailleurs parmi les revendications des protestataires lors des heurts qui ont opposé pendant plusieurs jours poli- ciers et manifestants dans le Sud tuni- sien en février. Quelque 1,7 million de Libyens se sont rendus en Tunisie en 2014. Selon un rapport publié en dé- cembre 2013 par la Banque mondia- le, le commerce informel, qu’il soit avec la Libye à l’est ou l’Algérie à l’ouest, coûte à la Tunisie chaque année au moins 1,2 milliard de dinars, soit un peu moins de 600 millions d’euros.

Algérie-Qatar

Le Complexe sidérurgique de Bellara, bientôt en chantier

U n contrat portant réalisation du Complexe sidérurgique de Bel-

lara, dans le cadre d’un partenariat algéro-qatari, a été signé, jeudi, à Jijel, au cours d’une cérémonie pré- sidée par le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchoua-

reb. Les documents ont été signés par MM. Hasnaoui Chiboub, prési- dent du Conseil d’administration d’ ‘Algerian Qatar Solb’ (AQS) et Gian- Pietro Benedetti, président du grou- pe industriel italien ‘Danieli’, char- gé de la construction du complexe. La cérémonie de signature s’est déroulée, au siège de la wilaya, en présence, également, du wali de Jijel, Ali Bedrici, du président-di- recteur général d’AQS, Abou-El Aï- naïn, de nombreux responsables civils et militaires et des cadres du secteur de l’Industrie et des Mines. «Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a tenu sa pro- messe et respecté ses engagements quant à ce grand projet», a déclaré

M. Bouchouareb, se félicitant de

«voir ce projet, dont on parle, de-

puis une quarantaine d’années, émerger, enfin». Le ministre a évo- qué les «effets positifs de l’entrée en production de cet ensemble in- dustriel, devant produire, annuel- lement, dans une première phase, 2 millions de tonnes d’acier pour doubler sa production, à l’horizon 2019, au titre d’une seconde pha-

se». S’agissant de l’impact sur l’En-

vironnement, M. Bouchouareb a rappelé que l’Algérie a opté pour «une technologie moderne prenant, sérieusement, en considération tous les aspects liés à ce volet». Le ministre a affirmé que ce com- plexe, destiné à «répondre aux be-

Ph.: APS
Ph.: APS

soins du pays, en matière de pro- duits sidérurgiques», ambitionne même d’exporter le surplus. «L’im- portation impacte nos ressources de manière importante et nous sommes engagés dans une course contre la montre», a ajouté M. Bouchouareb, avant d’annoncer que le Complexe de Bellara «fera de Jijel une nouvel- le plate-forme industrielle, après celle d’El Hadjar (Annaba)». A propos du gisement de Gara Djebilet, il a révélé qu’il était «en cours de relance, pour fournir la matière première aux futures usi- nes de Bellara». Le ministre a, éga- lement, révélé que la 1 re pierre de ce complexe sera symboliquement posée, lundi prochain. Le Comple- xe de Bellara, situé sur le territoire de la commune d’El Milia, occu- pera une assiette de 216 ha (sur

un total de 532 ha) et sera doté de 2 aciéries et de 3 laminoirs, a indi- qué, à l’APS, M. Hasnaoui Chi- boub, précisant que le montant du projet à réaliser au bout d’un délai contractuel de 20 mois s’élève à 2 milliards de dollars US. Ce com- plexe, à réaliser en partenariat en- tre le groupe algérien Sider, qui dé- tiendra 51 % des parts, et son ho- mologue qatari ‘Qatar Steel’ (49%), permettra, également, de créer 3.000 emplois directs et indi- rects. Il s’agit du plus important projet d’investissement, entre l’Al- gérie et le Qatar, a-t-on indiqué. Peu après son arrivée à Jijel, la délégation ministérielle s’était ren- due au port de Djendjen, avant de visiter, dans l’après-midi, le site de Bellara, devant abriter le futur com- plexe sidérurgique.

Bellara, devant abriter le futur com- plexe sidérurgique. Kharroubi Habib L ’intervention militaire in ternationale
Bellara, devant abriter le futur com- plexe sidérurgique. Kharroubi Habib L ’intervention militaire in ternationale

Kharroubi Habib

L ’intervention militaire in

ternationale de 2011 en

Libye a été une «énorme

erreur de la part de la

Aveu en demi-teinte

de l’OTAN

reur» : qu’on devrait le pren- dre pour un acte de contrition sincère par ceux qui l’ont or- donné et clore ce faisant le dossier d’accusation contre eux de crime historique commis

ayant entraîné des milliers de morts civils et la destruction to- tale et durable d’un pays ? Que non. Il doit au contraire être exploité pour exiger que ceux qui ont lancé l’OTAN dans cette opération qui plus qu’une erreur a été un crime prémédité en toute connaissance de cause de ses conséquences soient déférés devant la justice internationale pour crime de guerre et contre l’humanité. L’ont sait qu’un tel procès ne se fera jamais, les puissances en cause étant celles qui régen- tent l’ordre international y opposeront leur ar- rogant veto. Mais il serait de l’honneur passa- blement terni de la Cour pénale international de reconnaître que quoique l’intervention mili- taire de l’OTAN en Libye relève par ses consé- quences de ses compétences, elle ne s’en saisi- ra pas parce que les injonctions de ces puissan- ces ont force de loi. Il ne semble pas par ailleurs que certains Etats membres de l’OTAN considè- rent le fait que l’intervention de leur organisa- tion en Libye a été une «énorme erreur» va les dissuader de s’engager dans une autre opéra- tion similaire dans ce pays. Il n’y a qu’à voir comment tout en se décla- rant acquis désormais à l’option d’une solu- tion politique négociée entre les Libyens eux- mêmes à la crise de leur pays, ils œuvrent en sous-main à convaincre de celle d’une solution militaire pour laquelle ils sont disponibles à fournir leur concours. L’aveu du haut responsa- ble de l’OTAN est de toute façon ravageur pour ces «faiseurs d’opinion» en Algérie ayant fustigé le pouvoir en place pour avoir refusé de faire sien l’argumentaire dont les pays de l’OTAN se sont servis pour justifier l’intervention.

communauté internationale». Ce

jugement n’a pas émané mercre-

di dernier de la bouche d’un pro-

kadhafiste s’échinant à défendre

la mémoire et le régime défunt de l’ex-guide de la

Jamahiriya, mais d’un haut responsable de l’OTAN, organisation ayant planifié et mené l’opération. Qu’il soit clair que l’aveu a été fait au nom de cette organisation et non à titre individuel par

le haut responsable en question qui aurait eu

l’esprit taraudé de remords au constat des ef- froyables conséquences qu’a eues l’intervention militaire de l’OTAN sur le peuple libyen et son pays. Il y a lieu tout d’abord de faire constater

que l’aveu ne fait pas porter la responsabilité de «l’énorme erreur» à l’OTAN mais à la «commu- nauté internationale». En la mettant sur le dos de cette «communauté internationale», le haut responsable de l’OTAN a tenté subitement d’en exonérer l’organisation à laquelle il appartient.

A

moins que pour lui le concept de communau-

internationale n’englobe que les Etats mem-

bres du traité de l’Atlantique Nord. L’erreur énorme qu’il a confessée l’a d’autant été que justement elle a été anticipée et dénon- cée par la majorité de la communauté interna- tionale dont la composante n’est pas limitée aux membres de l’OTAN. C’est en présence d’une délégation algérienne dont le pays a fermement contesté et dénoncé l’intervention militaire in- ternationale en Libye en mettant en garde con- tre le pernicieux et dramatique enchaînement

destructeur qu’elle allait provoquer pour ce pays

et l’ensemble des régions dans lesquelles la Li-

bye a place, que le représentant de l’OTAN s’est

laissé aller au «parler vrai». Que faut-il déduire de l’aveu publiquement for- mulé que l’intervention a été une «énorme er-

Tirage du N°6166

   

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E VENEMENT

Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

03

APN

Les femmes divisent toujours

Hasard de calendrier ou pas, le projet de loi amendant et complétant l’ordonnance N°66-156 portant Code pénal relatif aux violences faites aux femmes, a été adopté, à l’issue de vifs débats, jeudi à l’APN, à la veille de la célébration de la Journée internationale de la femme.

Yazid Alilat

U ne loi qui criminalise en fait et durcit les sanctions contre tout

acte de violence, physique ou non, contre la femme. En dé- pit d’une vive opposition, dont celle de l’Alliance de l’Algérie Verte, le projet de loi est quand même passé «comme une let-

tre à la poste». Il aura fallu pour cela que le ministre de la justi- ce lui même descende dans l’arène pour défendre l’adop- tion de ce projet de loi, qui fait partie en fait de l’arsenal juri- dique des réformes dans le secteur de la justice. En séan- ce plénière, avec la présence de 284 membres du parle- ment, le vote a été marqué d’abord par l’abstention des représentants à l’APN du PT, ensuite par l’absence de ceux de l’Alliance de l’Algérie Ver- te, qui, faut-il le souligner, a demandé le retrait de ce pro- jet de loi des travaux de la ses- sion de printemps du parle- ment, estimant que ce projet «va à l’encontre des principes et de la culture de la société algérienne». Les partis du MSP, El Islah, Enahda et El Adala, qui forment l»’AAV», ont en fait boycotté le vote du projet de loi, estimant qu’il est contraire «aux préceptes de la Charia», et risque de «disloquer la fa- mille algérienne». Les débats lors du vote ont été très hou- leux, mais le projet de loi est passé sans encombre. Adopté

à la majorité des voix, la nou-

velle mouture comprend no- tamment un article portant sur la protection de l’épouse «des coups et des blessures volontaires, provoquant un état d’invalidité ou causant l’amputation, la perte d’un membre, une invalidité per- manente ou la mort de la vic- time», avec des sanctions en fonction du préjudice. Pour autant, selon le texte de loi, le pardon de la victime met fin à toute poursuite judiciaire, sauf

dans certains cas. La même loi, qui doit ensui- te passer par le Conseil de la Nation pour sa validation, cri- minalise dans un autre de ses articles «toute forme d’agres- sion, de violence verbale, psy- chologique ou maltraitance» contre la femme, en particu-

lier en cas de récidive. L’arti- cle 330 du code pénal relatif

à l’abandon de famille a été

amendé pour protéger l’épou- se contre la perte de ses biens et ressources financières. Quant aux dispositions relati- ves à la protection de la fem- me contre la violence sexuel- le, la nouvelle loi prévoit un nouvel article criminalisant toute agression attentant à l’in- tégrité sexuelle de la victime avec l’amendement de l’arti- cle 341 bis en vue d’alourdir la peine prévue pour harcèle-

ment sexuel. En outre, un autre article de cette loi por- te sur la criminalisation et la lutte contre le harcèlement des femmes dans les lieux publics, avec une peine plus lourde si la victime est mi- neure. A l’issue de l’adoption de ce texte de loi, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, a souligné que «l’Etat algérien est déterminé à poursuivre les réformes engagées dans le secteur de la Justice».

LES «POUR» ET LES «CONTRE»

«En dépit de la divergence de vues, il existe toutefois un consensus sur la nécessité de promulguer une loi pour pro- téger la femme, conformément à la stratégie adoptée par le gouvernement», a expliqué M. Louh, selon lequel le texte de loi va combler un vide juridi- que en matière de lois allant dans le sens de la protection de la femme contre certains» fléaux sociaux passés sous si- lence». Selon M. Louh, cette loi «n’a pas été élaborée sous la pression». «L’Algérie est sou- veraine dans cette décision qui n’est pas dictée par des pres- sions internes ou externes», a- t-il affirmé. Mais, avant la séan- ce de vote, ce projet de loi a provoqué de vifs débats à l’APN. En particulier l’inter- vention du député de l’Allian- ce de l’Algérie Verte, Moha- med Daoui, pour qui les fem-

mes étaient responsables des violences qu’elles subissent en raison de leur accoutrement et de leur «maquillage». Pour le représentant de l’AAV au Par- lement, les femmes algérien- nes doivent faire preuve de «pudeur» et éviter ainsi les vio- lences et le harcèlement sexuel. Des propos qui ont provoqué de vives réactions des partis de la majorité, alors que le PT et le FFS, qui ont botté en touche en s’abstenant de voter, estiment qu’il faut tout simplement abroger le code de la famille. De son côté, l’ONG Amnesty International (AI) estime insuffisantes les dis- positions de cette loi, et se dé- clare même «alarmée par une clause (du projet de loi) qui prévoit l’arrêt des poursuites judiciaires en cas de pardon de la victime». «AI» appelle «au rejet catégorique d’une telle

disposition», qui selon elle «peut permettre à des auteurs de violences de genre d’échap- per à des poursuites judiciai- res». D’autre part, Amnesty rappelle «l’urgence pour l’Al- gérie d’adopter une approche globale pour lutter de manière adéquate contre les violences liées au genre, y compris les violences sexuelles. Jusqu’à maintenant, l’approche des autorités est restée sélective, fragmentaire et symbolique».

Ph.: APS
Ph.: APS
restée sélective, fragmentaire et symbolique». Ph.: APS Moncef Wafi F aut-il se réjouir de l’adop- tion

Moncef Wafi

F aut-il se réjouir de l’adop- tion de la loi criminalisant les violences contre les femmes ou se désoler

Cogner sa meuf, c’est plus halal !

mois à deux ans de prison pour les plus insistants. Les détrac- teurs de cette loi préviennent qu’elle va à l’encontre des va-

leurs de l’Islam accusant le gou- vernement de vouloir copier les « koufars». Les isla- mistes de l’hémicycle croyant que ne plus battre sa femme sans en payer les conséquences est une mena- ce contre l’unité de la famille. Pourtant, l’Islam n’a jamais encouragé le passage à tabac de la mère de ses enfants. D’autres voix ont décidé, dans ce cas-là, d’une réciprocité dans la loi obligeant les femmes à se voi-

ler et à ne plus s’exhiber dans les lieux publics. Pour eux, elle est la source principale des harcèlements et qu’il est préférable ou de la «tchadoriser» ou de l’en- fermer à double tour dans la maison. Un autre député

a eu la géniale idée de proposer l’extra-conjugale au

mariage pour ne pas courir le risque de se retrouver

devant la justice. Comprendre que frapper sa moitié conjugale est quelque chose de naturel qui ne doit

pas être criminalisé. Mais ce qui peut paraître parfait ne l’est pas puisqu’en Algérie on ne fait pas les cho- ses comme partout dans le monde. Une clause limite

a été introduite dans le texte de loi puisque la notion

de pardon peut mettre fin aux poursuites judiciaires. Quand on connaît l’environnement familial des épou- ses, surtout avec enfants et sans ressources, on se dit que cette loi ne peut pas leur servir à quoi que ce soit. Ainsi, si une femme se présente avec deux yeux pochés, les lèvres fendues, le maquillage re- fait et des côtes cassées et qu’elle absout son mari, ce dernier peut repartir libre de lisser sa mousta- che de chat. Même si le bilan médical est lourd, la sentence est allégée si sa femme consent à lui par- donner. Alors messieurs, battez vos femmes mais of- frez-leur une fleur ou une bague en plaqué or, sinon menacez-les de répudiation et de la rue avec bagages et enfants. Mieux encore, prenez des maîtresses, si ce n’est déjà fait, aucune loi ne les protège, elles, et co- gnez dessus autant que vous pouvez, c’est toujours halal pour le moment. Entre 100 et 200 femmes meu- rent chaque année de violences familiales, selon des statistiques parues dans la presse.

quant à cette levée de boucliers des conservateurs qui estiment que le Parlement n’a rien à faire dans une chambre à coucher ? La ques- tion ne devant même pas être posée puisque frapper une femme, même si c’est la vôtre, est interdit déjà par principe. La loi venant après, si on décide de la- ver son linge sale dans le commissariat du coin. Pour une fois, les députés algériens ont fait preuve de dis- cernement et de bon sens en votant cette loi, même si, ou parce qu’elle a été adoubée par le gouverne- ment, c’est selon. Le cas contraire, on n’aurait certai- nement continué à cogner sur les nanas en toute im- punité. Cette loi vient donc mettre fin au statut de punching-ball de la femme mariée et préserver son argent de l’avidité de Monsieur qui, lui, a le statut de Dieu Le Père dans l’organigramme familial tradition- nel, lire les familles arabo-musulmanes. Le texte, une première pour le souligner et l’applaudir, pénalise également le harcèlement dans les lieux publics et celui moral sous le toit conjugal. Ainsi, la femme al- gérienne peut décemment déambuler dans les rues, devenues à force d’impunité de véritables jungles ur- baines, sans risquer de se voir agresser par le geste et la parole par une faune d’inadaptés lâchés dans la nature. La drague étant une chose, le harcèlement une autre, cette loi doit protéger la femme de ces immon- dices textuelles qui contaminent notre environnement sonore. Il est plus qu’urgent que la rue et les lieux publics retrouvent un semblant de sérénité pour le bien de tous. Case prison, la loi adoptée envoie qui- conque passe ses nerfs sur sa femme derrière les bar- reaux. Et si on a la main plus ou moins lourde et qu’on refasse le portrait à son épouse sans passer par le chirurgien esthétique, on a droit entre 1 à 20 ans de prison. C’est à vous de choisir. Et si le coup de poing est fatal, c’est la réclusion à perpétuité. Quant à vou- loir s’accaparer de son argent contre sa volonté parce que simplement on est l’homme de la famille et qu’on partage le même lit, un article de cette loi prévoit six

La soeur de Larbi Ben M’hidi appelle la France à reconnaître ses crimes

D rifa Hassani Ben M’hidi, soeur du martyr Larbi Ben M’hidi, a appe-

lé, jeudi à Alger, la France à «reconnaî- tre ses crimes de guerre et à présenter ses excuses à l’Algérie». Dans une dé- claration à l’APS, lors de la célébration, par le Musée du Moudjahid, du 58ème anniversaire de la mort de cette gran- de figure de la Révolution, Mme Ben M’hidi, qui a insisté sur «la reconnais- sance par la France de ses crimes de guerre commis contre les Algériens», a appelé la France à «présenter ses ex- cuses à l’Algérie», ajoutant que les Al- gériens «ne pardonneront jamais à la France, tant qu’elle ne présentera pas ses excuses». Mme Ben M’hidi s’est déclarée toutefois contre le «principe d’indemnisation», soulignant en revan- che que si l’indemnisation était dans l’intérêt de l’Etat algérien elle ne s’y

opposerait pas. Elle a indiqué, dans le même contexte, que l’Histoire doit être écrite par des Algériens, car si cette écriture est l’oeuvre de Français, elle serait sans doute fausse. L’ennemi n’écrira jamais l’Histoire correctement», a-t-elle souligné. Mme Ben M’hidi a appelé, par ailleurs, à la réhabilitation «morale et matérielle» de tous les mar- tyrs en vue de préserver «la dignité des Algériens», a-t-elle soutenu. Evoquant le parcours de son frère, Mme Ben M’hidi a rappelé que ce dernier était un nationaliste avéré, ayant adhéré très jeune au Mouvement national. Elle a rappelé à cette occasion la rencontre dans la maison familiale à Constantine entre son frère et Mohamed Boudiaf, ajoutant que Larbi, de par sa percep- tion de visionnaire, était convaincu de la lutte armée pour le recouvrement de

la liberté. Né en 1923 au douar Koua- hi (Ain M’lila), Larbi Ben M’hidi adhè- re en 1940 au Parti du peuple algérien (PPA), puis participe en 1947 à la créa- tion de l’Organisation spéciale (OS) avant d’être désigné, en 1952, respon- sable politico-militaire de l’Oranie. Concernant la polémique suscitée par les Français sur sa mort, l’ensei- gnant d’Histoire, Bachir Madani, a in- diqué que la thèse du suicide n’était qu’un mensonge, chose qui a été con- firmée par le général de l’armée fran- çaise Paul Aussaresses. Il a rappelé que Larbi Ben M’hidi a été arrêté par les parachutistes français le 23 février 1957, après avoir participé aux premiè- res opérations de la bataille d’Alger, avant qu’il ne soit torturé puis assassi- né sur ordre du général Aussaresses, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.

04

Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

E NTRETIEN

L’ambassadeur d’Argentine, Ernesto Gondra, au

Le Quotidien

Edition Nationale d'Information

D'ORAN

«Les opportunités d’investissement en Algérie ne sont pas assez connues chez nous»

en Algérie ne sont pas assez connues chez nous» Durant la réunion, tenue entre le Directeur

Durant la réunion, tenue entre le Directeur général de l’Agence spa- tiale algérienne, M. Oussedik, et moi-même, les thèmes qui pour- raient intéresser l’Algérie ont été définis. Il s’agit, notamment, des images radar et hyper-spectrales, étant donné qu’elles seraient utilisées dans le cadre des prospections pé- trolières, minières, marines et halieu- tiques, tout comme il pourrait être envisagé que des fonctionnaires de l’Agence spatiale algérienne pourront faire partie de la délégation.

Q. O.: Les entreprises de votre

pays affichent une certaine « frilosité » pour ce qui est d’investir, ici, en Algérie. Si c’est le cas, pourquoi et com- ment voyez-vous le climat des affaires en Algérie ?

E. G. Ce n’est pas seulement l’Ar-

gentine. Vous ne trouverez aucun pays d’Amérique latine qui a des investissements importants, ici, en Algérie. Il y a différentes rasions et chaque pays à ses propres raisons.

Il faut savoir aussi que l’Algérie n’a pas d’investissements chez nous. Ce n’est pas une question de

réciprocité. Nous sommes membre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et vous, aussi, vous êtes en train de négocier vo- tre entrée. Je pense que votre ac- cession à l’OMC nous permettra de travailler ensemble, à travers cette institution. Je sais qu’il existe des pays comme la France ou l’Espa- gne qui travaillent beaucoup avec l’Algérie et qui on investi, mais il ne faut pas perdre de vue que ces pays sont en face de vous sur le pourtour méditerranéen. L’aspect géographique peut être une explication logique au manque de présence des entreprises de l’Ar- gentine en Algérie et vice-versa.

Il y a, aussi, autre chose. C’est le fait que les opportunités d’investis- sement, en Algérie, ne sont pas con- nues chez nous.

Q. O.: Malgré la visite d’Etat

effectuée par la présidente de l’Argentine, en 2008, on a l’impression que les rela-

tions économiques entre les deux pays n’ont pas encore décollées. Pourquoi ?

pas parce que nous ne voulons pas nous exprimer ou communiquer. La réalité c’est que nous ne som- mes pas nombreux et nous avons beaucoup de travail. Maintenant nous avons avec nous Cecilia Sil- berberg (chef de mission adjoint à l’ambassade) et nous avons enga- gé un plan de communication en-

vers la presse. Auparavant nous étions trois éléments et nous fai- sions de l’économie, de la politique

et

de la culture. Vous êtes là, c’est

la

preuve que nous communiquons

avec la presse.

Q. O.: Quand on évoque l’Ar-

gentine, les Algériens pensent directement à Messi ou Mara- dona. Mise à part la politique et l’économie, existe-t-il des échanges culturels et sportifs pour développer, un peu l’as- pect purement humain de la re- lation entre les deux pays ?

E. G.: Il y’a eu un protocole

d’accord culturel signé en 2008. Je crois que maintenant il est temps de concrétiser ce qui est écrit sur ce protocole d’accord. Mais d’autre part c’est ce que nous faisons. Il y a eu la visite d’une troupe argentine qui a par-

ticipé au Festival de danse, ici en Algérie, et une troupe folklorique

a participé à l’animation de la

Foire internationale d’Alger (FIA).

L’ambassadeur de la république d’Argentine s’exprime, pour la première fois, sur un média algérien. Il revient, dans cet entretien, sur les relations entre son pays et l’Algérie. Selon lui, l’Algérie est un exemple pour d’autres pays, en matière de lutte contre le terrorisme, mais aussi pour sa médiation pour trouver des solutions pacifiques aux conflits, dans la région.

Entretien réalisé par Zahir Mehdaoui

Q. O.: Les relations diploma- tiques entre l’Algérie et l’Ar- gentine remontent à 1964. Cependant peu d’informa- tions filtrent, en matière de coopération entre les deux pays. Pouvez-vous nous dresser un tableau exhaustif de cette relation ? Ernesto Gondra : Comme vous venez de le dire on a établi les rela- tions diplomatiques, en 1964, mais l’Argentine était l’un des premiers pays à reconnaître l’indépendance de l’Algérie, en 1962. Depuis cette date notre relation est restée inin- terrompue. L’Argentine a maintenu son ambassade, en Algérie, même lors de la ‘décennie noire’ qu’a vé- cue votre pays. Il y avait des am- bassades qui avaient fermé mais nous, nous sommes restés. Les re- lations diplomatiques entre nos deux pays sont vraiment excellen- tes. Je vous avoue, aussi, que j’ai remarqué que les Algériens portent une vraie sympathie envers les Ar- gentins et je vous dis, franchement,

que chez nous, c’est pareil. Quand j’étais à la fac, j’ai vu le film « La Bataille d’Alger ». C’est un film que les Argentins ont vu et aimé. Cela

a permis, par ailleurs, à nos conci-

toyens de mieux comprendre ce qui s’est passé ici, en Algérie, lors de la guerre de Libération nationale. L’Al- gérie a arraché son indépendance, exactement comme l’Argentine. Vous avez fait votre guerre d’indé- pendance au 20 ème siècle et nous,

nous l’avons fait au 19 ème siècle con- tre le Pouvoir colonial espagnol. Nous avons, également, contribué

à la libération de plusieurs peuples

d’Amérique latine, notamment, le Chili et la Confédération Bolivien- ne-Péruvienne. Après notre indépendance, il y a lieu de souligner, également, que plusieurs pays, d’Amérique du Sud ont suivi notre démarche et se sont

libérés du joug colonial. C’est une chose historique. Ceci dit, j’aimerai dire, aussi, qu’il existe des similitudes entre nos deux peuples. Nous sommes tous les deux méditerranéens car 90% des Argentins sont d’origines espagno- le et italienne. En fait, notre pays est un pays issu de l’immigration comme presque toute l’Amérique. Entre l’Algérie et l’Argentine, il existe beaucoup de choses en com- mun, en dépit de la géographie qui nous sépare. En 2014, les deux pays ont célébré les 50 ans des relations diplomatiques interrompues. L’Algérie est la première destina- tion des exportations argentines, en Afrique, ainsi, l’Argentine apporte

à l’Algérie, dans le cadre de la coo-

pération Sud-Sud, l’assistance dans plusieurs domaines tels que la san- té, l’administration, la pisciculture, la communication et l’agriculture. Justement en matière de coopéra- tion, il existe une très longue rela- tion commerciale entre nos deux pays. Selon des statistiques algé-

riennes, l’Argentine est le huitième partenaire commercial de l’Algérie. Plus de la moitié du commerce de l’Algérie, avec toute l’Amérique la- tine, en incluant le Mexique et Cuba, vient de l’Argentine. C’est énorme. Il y a des produits, com- me le lait en poudre, le maïs, le soja…etc. Cela vous donne une idée sur la dimension du commer- ce entre les deux pays. Il faut souligner, également, que du point de vue politique interna-

tionale, l’Algérie et l’Argentine tra- vaillent côte à côte. En 2008, notre présidente est ve- nue, ici, à Alger et notre ministre des Affaires étrangères était, égale- ment, venu l’année dernière, en Algérie. Cette année, nous allons tenir en Argentine, une réunion de

la Commission mixte et l’Algérie va

dépêcher un ministre pour présider

la délégation algérienne. Notre re-

lation est excellente et elle est ma- térialisée à travers des faits. Pour ce qui est des questions ré- gionales, je tiens à vous dire que nous avons les mêmes points de vue que l’Algérie, notamment la question libyenne, qui nécessite des solutions pacifiques et politiques, loin de l’intervention militaire. C’est juste un exemple des choses impor- tantes que nous partageons, tota-

lement, avec l’Algérie. Personnellement je suis très im- pressionné par la lutte que l’Algé- rie a livrée contre le terrorisme. On sait que vous étiez isolés mais vous avez pu vaincre le terrorisme et vous avez gagné.

Il n’existe pas beaucoup de pays qui ont pu réaliser un tel exploit. Plusieurs pays ont, finalement, compris, même tardivement, ce qui

s’est réellement passé, ici, en Algé- rie, lors de la ‘décennie noire’.

Q. O.: En 2008, un protoco-

le d’accord sur le développe-

ment du nucléaire civil est

signé entre l’Algérie et l’Ar- gentine. Qu’en est-il juste- ment de cet accord ?

E. G.: Je voudrais d’abord vous

dire que durant les années 1980, l’Argentine a déjà construit, ici, en

Algérie un réacteur nucléaire expé- rimental. Après 2008, comme vous venez de le dire, on a signé un ac- cord qui concerne l’utilisation pa- cifique et civile du nucléaire. Durant l’année 2012, la Société d’État ‘INVAP’ a conclu un accord avec le Centre de Recherche nu- cléaire de Draria (CRND), ce der- nier compte plusieurs projets, no- tamment, la réalisation d’un labo- ratoire de développement de radio-

isotope et radio pharmaceutique. Plusieurs ingénieurs et techniciens sont, par ailleurs, en Argentine pour

y être formés. Notre relation, dans

ce domaine est continuelle. Mieux,

l’Argentine cherche à approfondir la coopération spatiale et des Télé- communications, que cette derniè-

re soit en mode géostationnaire (pour

les Télécommunications) ou d’obser- vation de la Terre (radar, haute réso- lution, multi spectral, etc.).

E.

G.: Je crois que c’est une faus-

Nous avons, par ailleurs, clôturé

se impression. Nos relations ont

la

semaine dernière, des séances

déjà décollé. Il y a un nombre im- portant d’accords signés entre nos deux pays. De nombreux accords

dédiées au Cinéma argentin, à la cinémathèque d’Alger.

sont déjà appliqués, sur le terrain.

Q.

O.: Enfin, dernière ques-

Si vous regardez les chiffres du

tion. Comment voyez-vous le

commerce entre l’Algérie et l’Argen- tine, de 2008 à ce jour, ils ont pres- que doublé. Les exportations argen- tines vers l’Algérie ont atteint 1,934 milliard de dollars, durant l’année

rôle joué par l’Algérie sur les plans régional, continen- tal et international, notam- ment la question de la lutte contre le terrorisme ?

2014. L’Algérie continue d’être la

E.

G.: L’Algérie est un exemple

principale destination et la porte des exportations argentines vers le con-

pour d’autres pays. L’Algérie essaie toujours de trouver des solutions

tinent africain, étant donné que l’Al- gérie représente, à elle seule, 34% des exportations vers l’Afrique.

pacifiques, des solutions négociées. L’Algérie ne cherche pas les hostili- tés, elle a toujours cherché la paix.

Les exportations argentines vers

Il

existe des preuves concrètes sur

l’Algérie ont été supérieures à celles des pays européens non-membres de l’OCDE, à celles des pays du Ma- ghreb ainsi que les pays africains. Notre coopération est, en outre, im- mense dans tous les domaines.

ce que j’avance. Ce que fait l’Al- gérie avec la Tunisie et la Libye, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Je voudrais aussi sou- ligner l’excellente relation avec la

Tunisie. Quand vous aidez vos voisins à lutter contre le terroris-

et

de la sécurisation de la région.

Q.

O.: Est-ce qu’il existe une

me, en l’aidant sur plusieurs plans

communauté algérienne en Ar- gentine ? Si c’est le cas, com- bien sont-ils, ces Algériens ré- sidant dans votre pays et dans

(formation, renseignements… etc), cela dénote de l’engagement de votre pays en faveur de la paix

quels secteurs travaillent-ils ?

Il

y a aussi le conflit malien. C’est

E. G.: Non ils ne sont pas nom-

breux. Ce n’est pas comme la communauté syrienne ou libanai- se. Il y a une cinquantaine d’Ar- gentins ici en Algérie. Je pense que c’est presque le même chif- fre, pour ce qui est des Algériens vivant en Argentine. Je n’ai pas de chiffre précis mais on ne peut pas parler de « communauté » al- gérienne en Argentine. En fait, nous n’avons pas de grande com- munauté d’origine d’Afrique du Nord, dans notre pays.

Q. O.: L’ambassade d’Argenti-

ne est l’une des rares ambas- sades, ici en Algérie, qui ne communique pas ou ne com- munique pas assez. Existe-t-il une raison à cela ? E. G.: Je vais essayer de vous donner une explication. Ce n’est

grâce à la médiation du ministre des Affaires étrangères algérien et l’engagement de l’Algérie, qu’un accord de paix a été paraphé entre les différentes factions armées et le gouvernement malien. C’est vrai- ment un exemple à suivre pour trouver des solutions pacifiques à d’autres problèmes, en Afrique, notamment la Libye. Vous avez démontré, au monde, qu’on peut

régler les conflits par les voies paci- fiques et politiques. Concernant, justement, tous ces problèmes dans la région, l’Argen- tine appuie les efforts des Nations unies, de son Secrétaire général et de M. Ross, pour ce qui est du con- flit au Sahara Occidental. Pour ce qui est de ce dernier point (Saha-

ra Occidental), nous sommes pour

une solution juste et durable sous

l’égide des Nations unies.

E VENEMENT

Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

05

Soupçonnés d’être des passeurs

Deux Algériens arrêtés en Espagne

El-Houari Dilmi

L a police nationale espagnole

a arrêté deux Algériens soup

çonnés d’être des passeurs,

après l’interception, près d’Almeria en décembre 2014, d’une embar- cation avec 24 immigrés clandestins, dont deux mineurs, à bord, rappor- tent des médias de la péninsule ibé- rique. Les deux ressortissants algé- riens, arrêtés après deux mois d’en- quête, menée par la police espagno- le, sont soupçonnés d’appartenir à une organisation criminelle. L’embarcation, utilisée par les pas- seurs, avait été repérée par le servi- ce maritime provincial à neuf miles nautiques de Mojacar, sur la rive sud de la péninsule ibérique, toujours selon les médias espagnols, ajoutant que le bateau intercepté a été em- mené jusqu’au port d’Almeria, où les immigrants clandestins ont été remis aux fonctionnaires de la poli- ce nationale et des représentants de la Croix-Rouge. L’un des Algériens arrêté est soupçonné d’avoir orga- nisé le voyage depuis Oran vers Al- meria, avec 24 immigrés clandes- tins à bord, 23 Algériens, dont deux enfants, et un Syrien, contre des sommes d’argent allant de 500 à 800 euros pour chaque passager. Le bateau pneumatique, renfor- cé avec une plaque d’aluminium

pour plus de rigidité, a été intercep- té à neuf miles nautiques de Moja- car (Almeria) à la fin de l’année écoulée. L’un des deux ressortissants

algériens arrêté a déjà été identifié dans une enquête en 2013, pour son implication présumée dans un ré- seau de passeurs à partir des côtes algériennes, selon la Garde natio- nale espagnole. Les 23 Algériens, arrêtés en décembre, ont été placés en détention à Murcie, au sud de l’Espagne. Dans de précédentes tra- versées, les passeurs, soupçonnés d’être des Algériens, faisaient cou- ler les pneumatiques en pleine mer, une fois repérés par les gardes-cô- tes espagnols, afin d’éliminer tout indice sur le lieu d’achat du bateau qui pourrait conduire à la localisa- tion de ses membres. Selon la poli- ce de ce pays, cinq actes, liés au tra- fic d’immigrés clandestins, ont été enregistrés entre début 2013 et fin 2014. La police espagnole avait ar- rêté début février, à Almeria et Mur- cie (sud-est de l’Espagne), dix (10) Algériens accusés d’avoir fait payer des dizaines de leurs compatriotes pour rejoindre l’Espagne au prix de périlleuses traversées en mer, qui ont fait au moins deux morts. Chacun des candidats devait payer la som- me de 600 euros pour pouvoir em- barquer vers la côte espagnole, se- lon la police espagnole. Les mis en cause ont été arrêtés par les services de sécurité après la mort d’un clandestin qui s’est jeté dans l’eau en tentant de s’échapper au feu allumé en haute mer par qua- tre des passeurs pour attirer l’atten- tion des services de sauvetage ma- ritimes, selon la même source.

El Tarf

Des renforts militaires à la frontière

A. Ouelaa

U ne présence renforcée des for ces de l’ANP est constatée, ces

jours-ci, le long de la bande fronta-

lière avec la Tunisie. Il y a 3 jours,

2 terroristes ont été abattus par les

forces de sécurité tunisiennes, dans la région de Kasserine, avait annon- cé une source de la Défense de ce pays. Samedi dernier, sur le terri- toire tunisien et non loin des limites de la commune frontalière d’El Ayoun, dans la wilaya d’El Tarf, un

échange de coups de feu a été en- tendu entre un groupe terroriste et les forces de sécurité tunisiennes. Une situation qui explique que les grou- pes terroristes qui se retranchent dans le périmètre de Gafsa, Kasserine et

Djendouba sont aux abois et cher- cheraient à faire une incursion ou une brèche là où ils trouveraient un peu de répit, face à la traque dont ils font l’objet, de l’autre côté de la frontière. Alors que du côté algérien, toute la bande frontalière reste sous haute surveillance.

Frontière libyenne

Une grande quantité d’armes saisie en Tunisie

L es forces de l’ordre tunisiennes ont découvert, à la frontière

avec la Libye, une cache contenant une importante quantité d’armes de

types RPG et kalachnikov, a indiqué, hier, vendredi le ministère de l’In- térieur. La Garde nationale a arrêté

2 véhicules, dans la région fronta-

lière de Ben Guerdane (sud-est), dans lesquels elle a découvert 3 fu- sils d’assaut, puis « une traque » l’a amenée vers une cache contenant « une grande quantité d’armes de types kalachnikov, roquettes RPG, grenades et munitions », a affirmé le porte-parole Mohamed Ali Aroui, sur la page Facebook du ministère. M. Aroui a indiqué, à l’AFP que ces

armes « proviennent de Libye » et « étaient destinées aux régions montagneuses » de Tunisie, à la

frontière avec l’Algérie, où les for- ces armées tentent, depuis plus de

2 ans de démanteler un maquis dji-

hadiste. Parmi les armes saisies, les forces de l’ordre ont dénombré 30

roquettes, 20 grenades et 30.000 cartouches de fusils d’assaut, selon le porte-parole. Deux hommes, de nationalité tunisienne, sont recher- chés, dans le cadre de l’enquête. La frontière libyenne est un haut lieu de trafics, en tous genres, notam-

ment de carburant, de produits manufacturés et alimentaires. Et le chaos dans lequel est plongé la Li- bye, depuis le conflit qui a conduit à la chute du régime de Kadhafi, a, également, favorisé la contrebande d’armes, le long de la poreuse fron- tière avec la Tunisie et l’Algérie. Le conflit, entre milices libyennes et l’émergence du groupe djihadiste ‘Etat islamique’ (Daech), cette an- née, en Libye, inquiètent les autori- tés tunisiennes qui craignent de voir le conflit s’étendre. « Le terrorisme se nourrit de la contrebande et la contrebande cohabite avec le terro-

risme », a martelé, cette semaine, le ministre de l’Intérieur Naja Ghar- salli, « cela doit prendre fin ».

Le bilan s’alourdit

50 morts dans un naufrage de migrants, au large de l’Italie

L e chavirement, mardi, d’un navire de migrants, alors

qu’il était secouru, au large de la

Sicile, a fait au moins 50 morts, selon un nouveau bilan rendu public, jeudi, par l’Organisation internationale pour les migra- tions (OIM). Les gardes-côtes ita- liens ont sauvé 127 migrants et repêché 10 corps, au moment du drame, survenu lorsque les oc- cupants du bateau se sont préci- pités pour être secourus, en plei- ne mer. Le premier bilan faisait donc état d’au moins 10 morts. Mais, selon les survivants qui ont été interrogés, au moins 40 personnes étaient tombées à la mer, avant l’arrivée des secours,

a déclaré, à l’AFP le porte-paro-

le de l’OIM, Flavio di Giacomo.

« Nous avons fait la liste des pro- ches et des amis des survivants qui étaient à bord, et il y en a,

au moins, 40 qui manquent »,

a-t-il dit. « Certains étaient des enfants, mais nous ne savons pas

combien, exactement », a-t-il ajouté. Il y avait 27 enfants et 51 femmes parmi les migrants se- courus, mardi. M. di Giacomo a souligné que ces derniers chiffres portaient à plus de 400, le nombre des mi- grants morts en mer entre l’Afri- que du Nord et l’Italie, depuis le début de l’année. En janvier et février, quelque 7.882 migrants ont débarqué sur

les côtes italiennes, selon les chif-

fres officiels du ministère italien

de l’Intérieur, soit une hausse de

plus de 43% par rapport aux 2

premiers mois de l’an dernier,

déjà une année de forte hausse

de ce nombre. En 2014, plus de

165.000 migrants ont débarqué

sur les côtes italiennes. La situa-

Mostaganem

Un pêcheur noyé et un autre porté disparu

Les deux pêcheurs (30 ans), qui étaient à bord d’une petite embarcation, remontaient un filet de pêche lorsque l’embar- cation a chaviré, heurtant la tête de l’un d’eux, selon le lieu- tenant, Mohamed Ourari. Les éléments de la Protection

tion, de plus en plus, chaotique, en Libye, provoque une aug- mentation des départs de clandestins, hommes, fem- mes, enfants, mineurs non ac- compagnés, souvent arrivés en Libye d’Erythrée et d’Afri- que sub-saharienne, dans l’espoir de trouver paix et sécurité en Europe. La Commission européenne a annoncé, le 19 février, sa déci- sion de prolonger ‘Triton’, l’opé- ration européenne de surveillan- ce, en Méditerranée, jusqu’à la fin de l’année 2015 et l’alloca- tion de 13,7 millions d’euros à l’Italie pour l’aider à gérer les milliers de migrants et deman- deurs d’asile, ayant débarqué sur son sol. A la fin du mois de fé- vrier, plus de 67.000 migrants se trouvaient dans des centres d’ac- cueil pour réfugiés, en Italie.

civile ont repêché le corps du pêcheur noyé et poursuivent les recherches pour trouver le deuxième, ajoute la même source. Le corps de la première victime a été trans- féré à la morgue de l’hôpital Che-Guevara de Mostaganem.

U n pêcheur s’est noyé, jeudi, et un autre est porté dis-

paru près de la plage de Sidi Mejdoub, à Mostaganem, a-t- on appris, hier, auprès du chargé de l’information à la di- rection de wilaya de la Protec- tion civile.

Rétablissement partiel de l’eau courante à Béjaïa

L’ANP à la rescousse

L ’alimentation en eau potable d’une partie de la ville de Bé-

jaïa, interrompue depuis six jours à cause d’une crue de l’oued Agrioun, a été rétablie jeudi, a annoncé l’Algérienne des Eaux. La distribution du précieux liqui- de a repris dans une partie de Béjaïa après que les équipes de maintenance de l’Algérien- ne des Eaux eurent réussi à réparer la canalisation assu- rant, depuis la source bleue (30 km à l’Est du chef-lieu de wilaya), l’alimentation en eau d’une partie de la ville. La répa- ration de cette «casse» va per- mettre un rétablissement «immi- nent», mais en partie de la situa- tion, notamment en permettant un apport d’eau de l’ordre de 35.000 m 3 , dont le volume est jugé en état d’alléger substantiel- lement la pénurie d’eau dans la ville, d’autant plus qu’un pro- gramme de distribution est mis en place pour assurer une répar- tition rotative et équitable à tra- vers tous les quartiers.

«Cette production, en plus des

quatre forages en service actuel- lement, va permettre d’alimen-

ter tous les quartiers 2 jours sur

3", assure la même source, qui souligne qu’un effort «considéra- ble» est engagé sur le flanc ouest pour réparer également l’autre conduite, autrement plus importante, en prove-

nance du barrage de Tichy- haft (Seddouk) et qui a fait aussi

les frais d’une crue analogue de

l’oued Soummam, qui en a bri-

sé tout un pan.

«C’est une opération compli-

quée, rendue difficile à cause de

la profondeur du lit de l’oued et

par la force des courants qui le caractérisent», souligne-t-on, ex- pliquant qu’une digue, à base

d’enrochement, est en train d’être installée au milieu de la rivière, pour briser le débit de l’écoulement de ses eaux et sa déviation à quelque 100 mètres de la canalisation.

L’intensité de la crue, interve-

nue vendredi dernier, a non seu-

lement brisé la canalisation mais

a cassé également une partie

d’un pont traversant l’oued et endommagé près de 100 mètres de chaussée, rendant obsolète la liaison entre l’agglomération d’Amizour et Smaoun, coupées depuis subitement l’une de l’autre, a-t-on constaté. Les dégâts sont impression- nants, d’autant que l’eau conti- nue à éroder la terre ferme, for- tement imbibée et soumise à de larges fissurations, a-t-on égale- ment constaté.

Depuis mercredi, d’importants moyens ont été dépêchés vers les lieux de l’incident pour réparer

la partie brisée. Un détachement

de l’ANP est également arrivé sur

place pour prêter main-forte, en procédant notamment à la dé- viation de l’oued de son cours normal et permettre ainsi aux agents de maintenance d’inter- venir sur la conduite, localisée sous le lit de l’oued à près de 3 mètres de profondeur, selon la direction de l’hydraulique.

Tamanrasset

Huit Nigériens arrêtés

nationale populaire relevant du secteur opérationnel d’El Oued/ 4 ème Région militaire a appréhen-

dé dans la matinée du 06 mars

2015, dans la zone de Taleb Lar-

H uit ressortissants nigériens ont été appréhendés à Ta-

manrasset, une quantité de 1000 litres de carburant ainsi que 24,5 kilogrammes de drogue ont été saisis jeudi et vendredi à El-Oued et Ghardaïa par des détache- ments de l’Armée nationale po- pulaire (ANP), a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). «Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la contrebande et le crime organi- sé, un détachement de l’Armée

mée à 24,5 kilogrammes», est-il ajouté de même source. «D’autre part, et au niveau de la 6 ème Ré- gion militaire, un autre déta- chement et en coordination

avec les éléments de la Gen-

darmerie nationale et des Gardes-frontières, lors d’une pa- trouille de reconnaissance, a ap- préhendé huit personnes de na- tionalité nigérienne et a saisi un

véhicule tout-terrain, une moto- cyclette, 500 kilogrammes de ci- ment et un téléphone portable», conclut le MDN.

bi,

trois véhicules et une quanti-

de carburant estimée à 1000

litres», a précisé le MDN.

«Un autre détachement relevant

du secteur opérationnel de Ghar-

daïa a, par ailleurs, saisi le jeu-

di 05 mars 2015 dans la ré-

gion d’El Meniaa, suite à l’ex- ploitation de renseignements, une quantité de drogue esti-

06

Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

CENTRE & EST

ANNABA

d'Oran Samedi 07 mars 2015 C ENTRE & E ST ANNABA Des intempéries, des mécontentements et

Des intempéries, des mécontentements et des mesures

Tayeb Zgaoula

L e wali, les membres de

l’exécutif élus et chefs

d’entreprises concernés,

viennent de se réunir pour pas- ser en revue tous les points noirs touchant la situation du secteur de l’Energie après les intempé- ries, marquées par des mécon- tentements, dans certaines cités et dans les communes de la

wilaya. A ce sujet, selon des di- recteurs de l’exécutif et les mai- res, des propositions ont été fai- tes afin de solutionner les pro- blèmes qui entravent le secteur de l’Energie et d’améliorer, ain- si, les prestations de service, en matière d’énergie dans la wi- laya et d’en finir avec les lenteurs des opérations avec la contri- bution d’autres secteurs et APC où chaque partie se jette la res-

ponsabilité, en raison d’un man- que de concertation, de coordi- nation dit-on. Un constat partagé par toutes les parties, estime le chef de l’exécu- tif. On croit savoir que toutes les contraintes ont été soulevées et débattues, au cours de cette réu- nion, pour régler les problèmes et formuler les alternatives capa- bles d’améliorer les choses, se- lon des participants.

HAMAM BÉNI SALAH

les choses, se- lon des participants. HAMAM BÉNI SALAH La mairie bloquée, un élu suspendu A.

La mairie bloquée, un élu suspendu

A. Ouelaa

L ’élu du conseil communal de la commune de Hamam Béni

Salah, daira de Bouhadjar, dans la wilaya d’El Tarf, s’est vu noti-

fié sa suspension, jeudi dernier, par le wali. Cet élu, a été à l’origine, la semaine dernière, de la ferme- ture du siège de l’APC dont il a, tout simplement, cadenassé le portail d’entrée, suscitant la

colère des usagers de l’APC. Cet élu, poussé par son excès de colère, est allé, par la suite, stationner son véhicule à l’en- trée de ce siège, fustigeant au passage les autres membres de ce conseil communal. Pour mettre fin à cette situation, il a fallu l’intervention de la Gen- darmerie qui a embarqué l’élu dont les motivations réelles de son acte seraient le rejet d’une régularisation du dossier d’un

proche, dans le cadre de loi 08/ 15. Enfin, s’agissant de ces fa- meuses régularisations, les commissions ont été, à maintes fois, averties par le wali sur le trai- tement de ces dossiers qui doit être transparent et conforme aux critères régissant ces cas de figure et que toutes constructions illici- tes seront démolies comme ce fut le cas dans les communes d’Echatt, El Kala, Besbes, en at- tendant le reste.

TÉBESSA

El Kala, Besbes, en at- tendant le reste. TÉBESSA Une commission pour l’entretien des écoles Ali

Une commission pour l’entretien des écoles

Ali Chabana

L a direction de l’Education de la wilaya de Tébessa a mis en

place, dernièrement, une commis- sion de supervision de l’état des

établissements éducatifs, en par- ticulier les écoles du cycle primai- re. Ladite commission a pour mis- sion le suivi et la préparation de rapports détaillés sur la réalité de près de 400 structures éducatives,

à travers la nature de la problé-

matique exposée pour chacune d’elles. La cellule de communica- tion, à la direction de l’Education, partie prenante dans cette inves- tigation, a, ainsi, parcouru les 28

communes de la wilaya, dans cet- te opération de recensement et s’est réunie avec les P/APC et les chefs de daïra, pour l’évaluation de tous les problèmes qui se po- sent à chaque établissement :

chauffage, restauration scolaire, transport scolaire ou encore pour ce qui est de l’encadrement ad- ministratif et pédagogique, ainsi que la prise en compte des solu- tions préposées. L’objectif de cet-

te opération, grandeur nature, se- lon ses initiateurs est de permet- tre aux apprenants de bénéficier de bonnes conditions de scolari- sation. Certains inspecteurs de l’Enseignement et directeurs des

Démantèlement d’un réseau de trafic de kif

L es éléments de la Gendar- merie nationale ont déman-

telé un réseau de trafiquants de drogue, de cinq personnes dont deux ressortissants tunisiens. En effet et suite à des informa- tions recueillies par les services de la gendarmerie, selon lesquel- les une personne résident à Oum Ali, localité frontalière située au sud de Tébessa, celle-ci détenait une quantité de stupéfiants. La perquisition du domicile d’un des mis en cause et la fouille de l’habitation, a permis la récupé- ration de deux colis, d’un poids total de 40,410 kg de kif traité. La drogue découverte était dis-

simulée et répartie dans plu- sieurs endroits, lave-linge, ar- moire, à l’intérieur d’un traver- sin et dans un thermos. Outre cette quantité, les gendarmes ont mis la main également sur 90 gr de kif, dans une deuxième rési- dence de la même personne. L’audition de cette dernière a abouti à identifier les autres élé- ments du groupe dont un trafi- quant tunisien qui lui aussi a été appréhendé, a-t-on précisé. Au moment où les recherches se sont poursuivies pour retrou- ver le reste du réseau, a-t-on ajouté de même source.

A. C.

écoles, ont vu dans cette initiati- ve, une occasion de mettre le doigt, d’une manière pragmati- que et directe, sur la réalité des établissements. Ces derniers sont parfois dé- laissés, faute de moyens et d’éloignement, en particulier, ceux situés dans les communes rurales difficiles d’accès. Les ser- vices de l’Education comptent ini- tier, dans l’avenir, une opération identique qui touchera, cette fois- ci, les CEM et les lycées.

Campagne de don de sang

L a cafeteria située en face du siè ge de la Sûreté de la wilaya de

Tébessa s’est transformée à l’occa- sion de la campagne de don de sang, opération initiée par la DGSN, en un centre temporaire où les donneurs parmi les forces de police se sont succédés les uns les autres pour donner de leur sang. Les cadres et agents de la police de tous les services n’ont pas été ava- res et ont manifesté une fois enco- re, leur proximité et leurs préoccu- pations d’être au service du citoyen,

pas seulement en matière de sécu- rité, mais en exprimant d’une façon tangible leur solidarité, en offrant ces quelques gouttes de sang si ra- res et si précieuses dans nos hôpi- taux. La campagne dans son dé- but a permis tout de même la col- lecte de 200 poches. A. C.

SOUK AHRAS

tout de même la col- lecte de 200 poches. A. C. SOUK AHRAS D’autres hectares pour

D’autres hectares pour la culture de la pomme de terre

L a superficie réservée à la culture de pomme de terre a

été portée, pour la saison agricole

en cours, dans la wilaya de Souk Ahras, de 1.100 à 1.300 ha, a-t- on appris auprès de la direction

des Services agricoles (DSA). Pas moins de 700 ha de cette surface appartiennent au périmètre irrigué Sedrata-Bir Bouhouche-Zouabi, tandis que le reste est réparti sur les communes de Taoura, Henanacha, M’daourouch, Merahna, Tifache, Regouba et Ouled Driss, a précisé,

du soutien technique, Mohamed- Kamel Hamza. Afin d’assurer le bon déroulement du programme de plantation de semences de pomme de terre, 114.000 q d’engrais ont été distribués aux agriculteurs, selon la même source, qui a fait part d’une production prévisionnelle de 390.000 q, pour un rendement moyen de plus de 300 q/ha. Les

fortes précipitations, enregistrées dans la région, l’augmentation de la surface ensemencée et les facilitations accordées par l’Etat pour l’acquisition de matériels d’irrigation, devraient permettre d’atteindre la récolte envisagée :

ce qui contribuera à la baisse des prix de ce tubercule, proposé au marché local, à 100 DA/kg, a fait savoir la même source.

Horaires des prières pour Alger et ses environs

16 Joumada el oula 1436

prières pour Alger et ses environs 16 Joumada el oula 1436 à l’APS, le chef du

à

l’APS, le chef du service de

El Fedjr

Dohr

Assar

Maghreb

Icha

l’organisation de la production et

05h46

12h59

16h17

18h51

20h09

BLIDA

et 05h46 12h59 16h17 18h51 20h09 BLIDA Saisie de faux billets de banque, une arrestation Tahar

Saisie de faux billets de banque, une arrestation

Tahar Mansour

A u cours d’une patrouille de rou- tine, l’attention des policiers dé-

pendant de la Sûreté de daïra d’Ouled Yaich a été attirée par le comportement suspect d’un véhicu- le de marque Peugeot 307, à bord duquel se trouvait un ressortissant subsaharien. A la vue des policiers qui s’approchaient de lui pour un éventuel contrôle, le suspect tenta de fuir mais il fut, vite, rejoint par les policiers qui n’eurent aucun mal à le maîtriser. La fouille du véhicule per-

mit aux policiers de découvrir la som- me de 1.550 euros ainsi que des feuilles de papier découpées à la taille de billets de banque recouvertes d’un produit de couleur verte et une bou- teille contenant un liquide servant à la falsification des billets de banque. Les recherches menées, aussitôt après, permirent d’établir que la voiture appartenait à une agence de location de voitures. Le mis en cause a été présenté auprès du pro- cureur de la République près le tri- bunal de Blida qui l’a placé en dé- tention préventive.

Détention de psychotropes et d’armes blanches, deux arrestations

A gissant sur information, parve nue à leur service, concernant

deux individus qui s’adonneraient au commerce de stupéfiants, dans la com- mune de Ouled Yaiche, les policiers, dépendant de la Sûreté de daïra de cette commune, initièrent une enquê- te approfondie et discrète qui leur a permis d’identifier, très rapidement, les deux suspects. Il s’agissait de deux frè- res, selon les résultats des recherches, et une perquisition fut menée à leur domicile. Dans la chambre du premier mis en cause, les policiers découvri- rent une quantité de comprimés de psychotropes de différentes marques dont certains appelés par les toxico- manes ‘Saroukh’ (Fusée) et qui cau- se des dégâts à leur santé.

Ils y découvrirent aussi 3 mor- ceaux de kif traité, la somme de 52 millions de centimes, provenant du commerce illicite de la drogue, 3 grands couteaux, 1 couteau de taille moyenne, 1 hache et 2 cou- teaux servant à découper le kif. Dans la chambre du deuxième frè- re, les policiers mirent la main sur 37 comprimés de psychotropes de dif- férentes marques, 29 seringues en plastique et du liquide ayant un effet psychotrope. Les deux mis, en cause ont été présentés devant le procureur de la République, près le tribunal de Blida qui les plaça en détention préventive, sous les chefs d’incul- pation de détention de stupéfiants et d’armes blanches. T. M.

EL-AFROUN

de stupéfiants et d’armes blanches. T. M. EL-AFROUN La cité Beni Mouimen fait peau neuve L

La cité Beni Mouimen fait peau neuve

L a cité Beni Mouimen, dans la commune d’El Afroun, à l’ouest

de Blida, a bénéficié d’une envelop- pe de 214 millions de DA, pour l’amé- nagement de ses divers réseaux et la réalisation de nouveaux projets, a-t- on appris des services de la wilaya. L’opération financée, conjointement, sur budget de wilaya (84 millions de DA) et celui du ministère de l’Habitat (130 millions de DA), est destinée à l’amélioration du cadre de vie des ha- bitants de cette cité populaire, estimés à 400 familles, a-t-on ajouté de même source. Les travaux d’aménagement, ayant fait, récemment, l’objet d’une vi- site d’inspection du wali, Mohamed Ouchene, consistent, entre autres, en la réhabilitation de divers réseaux, dont 8.350 m² de routes et 750 m de réseaux d’assainissement, 582 m de réseaux AEP et 2.220 m de réseaux d’électricité, en plus de la réalisation

d’un parking pour véhicules. Sur pla- ce, le wali a indiqué qu’une étude avait été réalisée, en concertation avec les citoyens, en vue de déterminer les priorités dans cette cité, avant le lan- cement des travaux en question, dont le taux d’avancement est estimé à 30%. M. Ouchene a insisté auprès des responsables locaux sur la nécessité de poursuivre cette démarche de concer- tation avec les citoyens, par la créa- tion d’un comité chargé du suivi de toutes les étapes de réalisation des pro- jets, jusqu’à leur concrétisation sur le terrain. Les responsables de l’OPGI ont été instruits, par la même occa- sion, du lancement de la réalisation de 80 logements publics locatifs, sur un site qui abritait des constructions pré- caires, dont les occupants ont été re- logés, outre la réalisation d’un com- plexe sportif de proximité, un stade et d’une polyclinique.

MÉDÉA

de proximité, un stade et d’une polyclinique. MÉDÉA Hommage au commandant Si Lakhdar Rabah Benaouda C

Hommage au commandant Si Lakhdar

Rabah Benaouda

C omme chaque année, le 05 mars, la petite commune rurale de

Djouab, dans la daïra de Souaghi, 81 km au sud-est de Médéa, avait, en cette matinée pluvieuse et glaciale de jeudi dernier, rendez-vous avec l’his- toire, à travers la commémoration du

57 ème anniversaire de la mort, au champ d’honneur, d’un illustre héros de la guerre de Libération nationale, en la personne du Chahid comman- dant Saïd-Rabah Mokrani dit ‘Si Lakhdar’ (1936-1958), tombé, les ar- mes à la main, alors qu’il n’avait pas encore 22 ans. Un recueillement, au pied de la stèle, érigée à l’entrée du cimetière de chouhadas de Djouab, plus précisément au lieu-dit ‘Djebel Boulegroun’, à la mémoire du Cha- hid commandant ‘Si Lakhdar’ Mokra- ni et de tous les chouhada . Né le 06 novembre 1936 à Lakhda-

ria, dans l’actuelle wilaya de Bouira, le jeune Saïd-Rabah Mokrani, après des études primaires et un passage au centre de formation professionnelle, pour l’apprentissage du métier de maçon, rejoindra, à 18 ans, les rangs du FLN. Il sera, ainsi, chargé par le FLN, d’organiser des cellules de la Ré- volution dans les régions de Lakhda- ria et Aïn Bessem. En 1955, il devien- dra le premier chef militaire de cette zone et créera avec «Ali Khodja », un commando de choc qui allait s’illus- trer au cours de nombreuses grandes batailles victorieuses dont ont été le théâtre, entre autres, Khemis El-Khe- chna, Bordj El-Bahri, Tablat, Bouira, Lakhdaria (ex-Palestro)… Promu ca- pitaine puis commandant de l’Armée de Libération nationale (ALN), dans cette wilaya IV historique, Saïd-Rabah Mokrani dit ‘Si Lakhdar’, est décédé le 05 mars 1958, rejoignant les autres chouhada qui l’ont précédé.

C ONSTANTINE

Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

07

Hygiène

Le paiement de 32 entrepreneurs compromis

A. Mallem

L es 32 jeunes entrepreneurs

qui ont activé durant tou-

te l’année 2014 dans le

secteur de l’hygiène pour le compte de l’APC de Constantine sont en plein désarroi parce qu’ils n’ont pas été payés pour le tra- vail qu’ils ont effectué durant l’an- née passée. A la fin de la semai-

ne passée, ces derniers ont fait le

pied de grue successivement de- vant le cabinet du wali, ensuite devant le bureau du chef de la

daïra sans obtenir de réponse à leur problème. Et en fin de par- cours, les autorités qu’ils ont con- tactées les ont renvoyés devant le président de l’APC, en leur signi- fiant que celui-ci est le seul con- cerné par leur dossier. Malheu- reusement, ils n’étaient pas au bout de leurs peines puisque M. Rihani, le président de l’APC de Constantine, avec qui ils ont réussi à prendre langue mercre-

di en fin d’après-midi, leur a fait

savoir que le paiement de leurs traites se heurte à un problème d’ordre réglementaire et procé-

dural qui le dépasse et qui a été soulevé par le trésorier de la commune. Ce qui a ajouté un plus au désespoir des entrepre- neurs en les faisant douter des intentions des autorités. « Nous avons l’impression que tout le monde nous mène en ba- teau, nous ont-ils confié sur le parvis de l’hôtel de ville peu après leur rencontre avec le pre- mier magistrat de la commune. Il est évident maintenant, ont-ils ajouté, qu’on cherche délibéré- ment à se débarrasser de nous ». Et pour justifier leurs craintes, ils nous ont révélé qu’une derniè- re délibération de l’APC a con- fié le travail de l’assainissement dans le centre de la ville des ponts à l’entreprise publique communale de travaux pour un contrat de 32 milliards de cen- times. « Ce qui explique que l’APC ne soit pas pressée de nous renouveler les contrats de prestations de services. Et enco-

re moins de nous payer pour le travail d’une année que nous avons accompli », pensent-ils. Contacté jeudi, le président de

l’assemblée populaire communa- le de Constantine nous a confir- mé avoir rencontré les jeunes entrepreneurs et leur avoir expli- qué le problème qui retarde en- core leur paiement. « Il s’agit d’une lacune dans la réglemen- tation en matière des finances, a- t-il dit. L’administration de l’APC a fait son travail en établissant les procédures de paiement et le dos- sier a été remis au trésorier pour règlement. Mais, ajoute le maire, il semble que ce dernier s’est heurté à une difficulté majeure d’ordre réglementaire et procédu- ral et pour éviter de se trouver en porte-à-faux avec la réglemen- tation financière, le trésorier de la commune a saisi sa tutelle au ni- veau du ministère des Finances pour demander de lui indiquer la démarche à suivre. Et ce fonction- naire attend la réponse pour la semaine prochaine. Nous avons donc invité les intéressés à patien- ter encore », dira encore notre interlocuteur. A propos du renou- vellement des contrats de ces en- treprises, le P/APC a assuré qu’ils seront reconduits sans problème.

Un programme de l’UE pour les dinandiers

A. El Abci

L es artisans dinandiers de Cons- tantine bénéficieront, à partir

de cette année et pour trois ans (2015-2017), d’un programme de formation, d’accompagnement et d’aide, financé par l’Union euro- péenne (UE) et supervisé par l’ONU et le ministère de l’Indus- trie et des Mines, dont des repré- sentants ont fait le déplacement, jeudi dernier, à la ‘ville des ponts’, pour en donner le coup d’envoi. A cet effet, une rencontre a été organisée à ‘Dar El Imam’, en présence des cadres de la Cham- bre des Arts et Métiers (CAM) et de nombreux artisans de la ville. L’objectif du programme, selon le directeur de la CAM, M. Benarab, est la promotion des industries traditionnelles de sept pays du sud de la Méditerranée, à l’instar de l’Algérie où les wilayas de Batna et Constantine ont été sé- lectionnées, pour, respective- ment la joaillerie et les bijoux,

pour la première, et la dinande- rie, pour la seconde. Pour Mohamed Gouidmi, expert conseiller auprès du Bureau de l’ONU, à Alger, « ce programme a été initié pour le développement de groupements d’industries tradi- tionnelles innovantes, visant l’ac- compagnement et l’aide des arti- sans pour développer leurs pro- duits, concernant la fabrication, l’exportation, l’organisation de sa- lons, etc. ». La durée du program- me est de trois ans (2015-2017), soulignera-t-il, et un diagnostic de l’état des lieux sera fait, dès ce mois de mars (difficultés du métier, re- lations entre les dinandiers). Après cette opération, il sera fait appel à un désigner international (italien), pour établir un autre diagnostic concernant le dessin et ce, pour apporter des améliorations. Et d’affirmer que d’autres désigner réputés sont, aussi, programmés. Le même responsable annonce, dans ce sillage, que la première réunion, regroupant les dinandiers

de la ville, est prévue pour ce mois d’avril, alors qu’à partir du mois de juin et jusqu’à octobre 2015 seront répertoriées toutes les ac- tions à mener, en matière de for- mation, d’organisation de voyages et d’études, de tenue de salons, etc. A la fin de ce programme d’ac- tions, en 2017, ajoutera-t-il, « nous reverrons le gouvernement algérien pour examiner la possibi- lité d’élargir ce programme à d’autres régions et à d’autres in- dustries traditionnelles ». Pour le représentant du minis- tère de l’Industrie, M. Teleili, « tous les dinandiers, avec ou sans carte d’artisan, sont concer- nés par cette opération », et « le financement de celle-ci, qui est de 5,6 millions d’euros, est à répartir sur les sept pays du sud de la Mé- diterranée retenus. Les aides ne seront pas de nature financière mais auront trait à des formations, apprentissages, accompagnements divers et aussi d’équipements pour améliorer le produit ».

«Les femmes racontent le silence»

O n célèbre la journée inter- nationale de la femme, se-

lon les aspirations des unes et des autres. Pour WAHA, l’association d’aide aux malades du cancer, le contexte incite à un choix tout désigné, offrir la parole aux fem- mes qui souffrent en silence.

« Les femmes racontent le silen-

ce », le thème de la rencontre organisée aujourd’hui par WAHA au centre culturel M’ha- med Yazid porte, selon le com- muniqué publié dans le cadre de cette manifestation, sur « des témoignages de nom- breuses femmes, dans l’isole- ment, dans la souffrance, qui prendront la parole et parleront publiquement de leur vécu quotidien », pour la première fois pour certaines d’entre elles. « Il y en a parmi ces femmes qui se sont forgées en poétes-

ses pour adoucir et oublier leurs souffrances », tiennent à souli- gner des membres de WAHA. On apprendra dans ce sillage que des invités de marque sont attendus à ce rendez-vous, dont le docteur F.C. Bouzida, médecin à l’INSP et assistante du Pr Zitouni

dans l’élaboration du Plan can- cer, le Pr Houria Haouichat, chef de service au HCA et chargée de diriger un groupe pour rédiger un plan d’action national de l’article 12 de la convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, l’écrivaine Leila Hammoutène ainsi que des universitaires, des médecins, des avocats, des ensei- gnants, des députés et autres re- présentants du mouvement asso- ciatif. La rencontre est initiée dans l’espoir de soulager quelque peu la douleur de ces femmes qui souffrent en silence.

Par ailleurs, on apprendra que l’association WAHA a édité au mois de février dernier une bro- chure qui a comme titre « Pour les malades du cancer, conseils

alimentaires et recettes ». « Cer- tes, l’information disponible dans différents médias est riche, mais elle véhicule parfois des mythes, de fausses interpréta- tions, des croyances et des théories farfelues. Nous devons donc demeurer prudents et très vigilants face à ceux qui propo- sent des diètes magiques et des formules secrètes promettant de guérir le cancer. Avec cette bro- chure, nous attirons l’attention des malades et de leurs proches sur les principes simples d’une bonne alimentation adaptée à l’état du patient », est-il indi- qué par le comité de rédaction

de WAHA.

A. Z.

Marché des frères Bettou

Les commerçants proposent de prendre en charge les réparations

C ’est probablement ce lundi que seront connus la date de lan-

nus de leurs craintes de voir les tra- vaux de restauration confiés à la

cement, le programme et les entre-

mairie prendre beaucoup de temps

prises qui prendront en charge les travaux de restauration du marché des frères Bettou, avons-nous ap- pris jeudi matin auprès des respon- sables du bureau du syndicat des commerçants, l’UGCAA, de Cons- tantine. Selon M. Bouhenguel, coordinateur du bureau de wilaya

tout en les privant de la seule res- source qui fait vivre leurs familles nombreuses. « Quelque 200 com- merçants sont maintenant réduits au chômage, nous ont-ils expliqué, et il faut compter un nombre dou- ble de membres de leurs familles qui tiraient leur seule subsistance de

de

cette organisation, les commer-

cette place marchande. Et nous

çants, qui ont été fortement pénali- sés par le sinistre qui a touché ce

avons entendu les responsables de l’APC nous parler d’une refonte

marché, attendent avec impatien-

complète du marché, selon des stan-

ce

les décisions qui seront prises à

dards modernes. Ce qui suppose

ce propos par les autorités de la wilaya et de la commune. « Si dans la mesure où les délais rete- nus pour les travaux dépassent trois mois, les commerçants proposeront de les prendre en charge eux-mê- mes, et à leurs frais, notamment

que les travaux prendront énormé- ment de temps et nous savons per- tinemment ce que cela veux dire dans la bouche des élus : on avance souvent de tels prétextes pour justifier, à priori, les retards dans les travaux ». Méfiants, les

pour la réfection des stands et lo- caux qui ont été touchés par l’in- cendie qui s’est produit dans la nuit du 26 au 27 février passé. A char-

commerçants du marché Bettou ont donc proposé de prendre en charge eux-mêmes la réfection des stands et des locaux endom-

ge

pour la mairie de réparer la par-

magés par l’incendie. « Pour fai-

tie de la toiture qui a été détruite

re vite, ont-ils déclaré, à charge

par cet incendie », nous a expli- qué en effet le responsable de l’Ugcaa au sortir d’une réunion,

pour la mairie de refaire la partie de la toiture qui a été détruite ». Et d’argumenter que la ville s’ap-

tenue jeudi dernier, avec le vice- président de l’APC de Constanti-

prête à accueillir un évènement de dimension internationale qui va

ne

et le délégué du secteur urbain

s’ouvrir dans un mois dans les murs

de

Sidi Rached, chargé de mener

de la ville qui sera élue à l’occasion

l’opération de restauration, séan-

capitale de la culture arabe. « Et

ce

de travail à laquelle ont assisté

peut-on concevoir qu’un marché de

les commerçants concernés. Et le représentant de la commune a été chargé de transmettre la proposi- tion des commerçants au chef de cabinet du wali qui préside la com- mission instituée dans ce cadre. C’est manifestement la position exprimée par un groupe de com- merçants que nous avons rencon- trés jeudi matin aux abords de ce marché, lesquels nous ont entrete-

l’importance de celui des frères Bet- tou qui, de surcroît, se trouve situé en plein centre-ville, soit fermé, ceci sans compter le préjudice causé aux riverains ? », s’interroge-t-on. Et ces arguments semblent avoir con- vaincu les responsables du syndicat des commerçants qui ont fait leurs ces revendications et ils plaident pour la solution qu’ils préconisent. A. M.

Hôpital psychiatrique de Djebel Ouahch

Syndicat et direction trouvent un terrain d’entente

A. Z.

C ’est le dénouement du conflit entre les syndicalistes du Sna-

pap et la direction de l’hôpital psy- chiatrique de Djebel Ouahch. Les deux parties qui se sont rencontrées avant-hier, en présence du directeur

de la santé, de l’inspecteur du tra-

vail et du représentant de la wilaya, « sont arrivées à un accord pour régler définitivement les problè- mes » qui enveniment les rapports entre le partenaire social et la di- rection, a-t-on appris, hier, auprès

du chargé de la communication au

niveau du CHUC, M. Aziz Kaabou- che. Ce dernier affirmera qu’ « à

l’issue de cette réunion, tenue jeu-

di dernier, les grévistes ont immé-

diatement repris le travail ».

Pour rappel, le Snapap qui a lan-

cé un mot d’ordre de grève de trois

jours, à partir du lundi 2 mars, a

insisté à la veille de cette rencontre

de conciliation sur la satisfaction des

revendications des travailleurs, por-

tant essentiellement sur des ques- tions salariales. « Il faut que toutes les parties s’engagent officiellement en signant le procès-verbal de con- ciliation qui doit être avalisé et doit porter le cachet de l’inspection du travail et de la DSP, en tant que garants de l’application des déci- sions prises », avait considéré M. Belmili lors d’une rencontre mer- credi dernier. Le syndicaliste ajou- tera que les représentants des tra- vailleurs vont exiger la fixation d’un délai pour l’application des décisions qui seront arrêtées, dé- lai qui devra être respecté par tou- tes les parties. « C’est à ces seules conditions que l’option de la grève cyclique que les travailleurs ont

adoptée à l’unanimité en assemblée générale sera annulée », avait-il laissé entendre.

Pour le grand bien des pension- naires de l’hôpital psychiatrique, le spectre de la grève a été finale- ment éloigné grâce au dialogue et à la concertation.

ment éloigné grâce au dialogue et à la concertation. Horaires des prières pour Constantine et ses

Horaires des prières pour Constantine et ses environs

16 joumada el oula 1436

El Fedjr

Dohr

Assar

Maghreb

Icha

05h46

12h59

16h17

18h51

20h09

08

Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

O RAN IE

TLEMCEN

Quotidien d'Oran Samedi 07 mars 2015 O RAN IE TLEMCEN «Le patient en AVC, c’est l’urgence

«Le patient en AVC, c’est l’urgence de l’urgence»

Khaled Boumediene

L orsque les cellules nerveuses sont

privées d’oxygène, ne serait-ce que

pendant quelques minutes, elles

meurent et ne se régénéreront pas. Aussi,

plus les délais entre l’accident vasculaire cérébral (AVC) et la prise en charge mé- dicale sont courts, plus le risque de sé- quelle grave s’amenuise. Mercredi soir, une équipe pluridisciplinaire, composée de 20 médecins spécialistes en neurolo- gie, cardiologie et de psychologues, s’est attelée sur l’important thème de la thrombolyse pour la prise en charge de l’AVC. ‘’L’accident vasculaire cérébral est causé par une diminution voire un arrêt brutal du débit sanguin dans les branches du réseau vasculaire en liaison avec le vaisseau, en général une artère, subissant une rupture de sa paroi, c’est

le cas d’une hémorragie cérébrale, ou

un blocage partiel ou total par un caillot, c’est le cas d’un infarctus cérébral. Pour

la prise en charge de l’accident vascu-

laire cérébral, le temps qui passe est un redoutable ennemi. Pour nous en tant que professionnels, on a une fenêtre thé-

rapeutique de quatre heures trente à partir de l’apparition des premiers symp- tômes», explique le Pr Djaouad Bouche- nak Khelladi, chef du service de neuro- logie de l’hôpital Damerdji Tidjani de Tlemcen, Henri Duffaut d’Avignon. Et d’ajouter : ‘’Il existe deux types d’AVC : l’infarctus cérébral par obstruction d’un vaisseau sanguin (80 % de l’ensemble des AVC), et l’hémorragie cérébrale pro- voquant un saignement dans le cerveau (représentant 20 % des cas). Les AVC sont donc classés en accidents ischémi- ques et en accidents hémorragiques. Si on arrive à détruire rapidement le caillot, le patient ne va pas garder les séquelles neurologiques. De même, la durée de séjour à l’hôpital sera écour- tée. L’équipe médicale essaie de détailler le dispositif de prise en charge des per- sonnes victimes d’AVC, depuis l’appel

du service d’aide médicale urgente ou SAMU, jusqu’à l’admission du patient à notre service de neurologie, en pas-

sant par les urgences médicales du CHU. Nous enregistrons 100 à 150 AVC par mois. Certains malades nous parviennent même des wilayas de Nâama, El Bayadh

et Aïn Témouchent. Notre service de neu- rologie dispose de 18 lits pour les patients qui peuvent bénéficier d’une injection vi- sant à désobstruer l’artère cérébrale. Une petite unité neuro-vasculaire de 2 lits exis- te, pour l’instant, au niveau des urgences médicales du CHU pour la thrombolyse. Le patient est prioritaire et passe avant tout le monde. On disposera de 12 autres lits dans le futur hôpital de Chetouane. Il faut souligner que cette maladie pose vrai- ment un problème de gestion, car la prise en charge est hyper urgente. Nous exhor- tons toutes les familles et l’entourage des malades de contacter le plus rapidement possible le SAMU, dès que les signes d’alerte sont identifiés par le patient’’. Cette équipe médicale envisage de lan- cer une vaste campagne de sensibilisation de la population pour la détection rapide des signes avant-coureurs de cette patho- logie qui peut s’avérer mortelle ou très invalidante si les patients ne sont pas pris en charge à temps. Selon Pr Bouchenak, les signes sont notamment une déviation de la bouche, un trouble de la parole, ou une perte de la force et de la sensibilité d’un côté du corps.

MAGHNIA

force et de la sensibilité d’un côté du corps. MAGHNIA 700 milliards pour le dédoublement de

700 milliards pour le dédoublement de la route vers Marsat Ben M’hidi

Saïd B.

C ’est une enveloppe de l’ordre de 700 milliards qui est actuellement mobili-

sée par la wilaya pour la réalisation du dédoublement de la route reliant Marsat Ben M’hidi à Maghnia. Cette infrastruc-

ture de haut niveau est composée de 4 lots, des ouvrages d’art et des échangeurs. Se sont les entreprises nationales qui ont

la charge de réaliser ce « monstre » rou-

tier qui, après sa réalisation, donnera un autre visage à la wilaya. Lors de son der- nier passage dans la région, le wali de

Tlemcen a carrément tancé les responsa- bles du projet pour achever cet ouvrage dans les délais. La particularité de ce projet réside en effet dans la réalisation de deux échan- geurs d’évitement localisés dans les com- munes de Bab el Assa et Marsat Ben M’hi- di. Ces axes routiers permettront d’éviter l’ancienne route devenue obsolète du fait de sa sur utilisation. Pour le directeur des

Travaux publics de la wilaya, Mr Radjaa Mohamed, ce projet réduira grandement les risques des accidents de la circulation trop élevés dans la région et accompagnera

grandement les efforts de la wilaya dans l’important programme que connaîtra la région, notamment en matière agricole, avec la création d’un nouveau périmètre irrigué de 4000 ha à Maghnia et les in- vestissements en matière d’aide à la région pour en faire un important bassin laitier. Dans ce cadre, il convient de noter qu’un projet de réalisation d’une route sur la façade côtière entre Honaine et Marsat Ben M’hidi est en cours, ce qui va per- mettre à la wilaya de Tlemcen de se posi- tionner dans la cour de la grande métro- pole touristique du pays.

CHLEF

la cour de la grande métro- pole touristique du pays. CHLEF Les nouvelles technologies et la

Les nouvelles technologies et la communication en question

Abbad Miloud

L a salle de conférences de la bibliothè- que centrale de l’université Hassiba Benbouali a abrité, les 3 et 4 mars, la deuxième conférence internationale sur les nouvelles technologies et la commu- nication, organisée par la faculté des sciences et le département informatique de cette même université. Les deux ob- jectifs essentiels de cette manifestation étaient de permettre aux chercheurs dans

le domaine de présenter leurs travaux et

de les situer dans le contexte de la recher-

che scientifique dans le monde, d’une part, et d’autre part, de tisser des liens et explorer les possibilités d’établir des échanges, voire des partenariats au sens scientifique du terme. L’ouverture a été faite par le doyen de la faculté des sciences. Après avoir souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants et annoncé l’ouverture of- ficielle des travaux de cette conférence,

il a mis en exergue l’importance fonda-

mentale de la communication dans plu-

sieurs domaines. L’ouverture s’est faite en présence de doyens de facultés, des vice-recteurs, des enseignants, des étu- diants et d’autres invités. Durant ces deux jours, des animateurs venus de plusieurs établissements universitaires du pays, parmi lesquels Sidi Bel Abbès, Bordj Bou Arreridj, Guelma, Alger, Oran, Annaba, Tlemcen, en plus des en- seignants – chercheurs de l’université de Chlef. De l’étranger, une chercheuse est venue de Tunisie. Ils ont animé pas

moins de trente-et-une conférences plé- nières et communications, suivies de longs et fructueux débats. Parmi ces communi- cations, nous pouvons citer : « ingénie- rie de la connaissance », « proposition d’un protocole de communication dans un réseau hybride pour améliorer la sé- curité routière », « extraction des rela- tions de causalité dans le domaine médi- cal », « simuler pour évaluer = quelle méthode choisir ? », « intégration d’un module morpho-lexical à partir du systè-

me Nooj dans une plateforme d’analyse de textes en arabe standard », etc.

A l’issue de ces deux jours, quatre recommandations ont été lues par M. Loukam Mourad, enseignant – cher- cheur à l’université de Chlef, avant d’être approuvées à l’unanimité par les participants. Nous reproduisons ci-des- sous ces communications : « mainte- nir la périodicité biannuelle de la con- férence pour permettre de suivre la maturité et/ou l’aboutissement des pro- jets », « multiplier les axes thématiques de la conférence en impliquant les élec- troniciens et les physiciens à l’avenir », « approfondir les multiples contacts qui ont eu lieu pendant la conférence pour les traduire en échanges d’expériences, voire des partenariats entre les différen- tes institutions de recherche en Algé- rie », « inviter les différentes instances concernées à mettre à profit les avan- cées techniques présentées à la confé- rence pour entreprendre une mise à jour des programmes de formation des dif- férents cursus pour les mettre en adé- quation avec ce qui se fait de récent dans les différentes disciplines ».

TÉNÈS

de récent dans les différentes disciplines ». TÉNÈS 30 Kg de kif échouent sur la plage

30 Kg de kif échouent sur la plage d’Oued-Gseb

Bencherki Otsmane

U n sac en plastique contenant 30 kilo grammes de kif traité a été récupéré,

jeudi dernier, par les gendarmes, à Té- nès. Cette quantité de drogue rejetée par

la mer à Oued-Gseb, localité située à en-

viron 5 km à l’ouest de la ville de Ténès,

a été découverte par des enfants qui

jouaient sur cette plage. Selon nos in- formations, cette drogue était répartie par paquets d’un kilogramme, le tout bien enveloppé dans un sac en plasti- que. Aussitôt avisés, les gendarmes de

la compagnie de la Gendarmerie de Té-

nès se sont déplacés sur les lieux et ont

récupéré la drogue. Il faut signaler qu’as- sez fréquemment, des sacs contenant du kif traité, généralement d’un poids de 30 kg, provenant de l’Ouest du pays, échouent sur la côte chélifienne qui, faut- il le rappeler, représente le 1/10 du littoral

algérien, soit 120 km. Les axes routiers devenant étroitement surveillés par les dif-

férents services de sécurité, les narcotrafi- quants semblent trouver la parade et uti- lisent de plus en plus la voie maritime pour acheminer leurs cargaisons de drogue vers l’Europe ou le centre du pays. Toutefois, il est important de noter que si quelquefois,

les services de sécurité arrivent à intercep- ter à temps ces drogues, soit grâce à leur

système d’information et d’investigation, soit au degré de maturité et de responsa- bilité dont font preuve les personnes qui découvrent ces paquets de drogue et les remettent aux services de sécurité, il est à craindre que d’autres quantités ne tombent entre des mains malintentionnées qui n’hé- siteront pas à alimenter le marché local en kif. Par ailleurs, nous avons appris que cette découverte a été suivie immédiatement par des patrouilles en mer effectuées par la Marine nationale pour tenter d’intercepter d’éventuels autres colis, d’autant plus que le vent qui souffle ces derniers temps sur la côte est favorable à l’échouage de la drogue sur le littoral.

TIARET

à l’échouage de la drogue sur le littoral. TIARET Le retour du haïk… El-Houari Dilmi A

Le retour du haïk…

El-Houari Dilmi

A l’appel de l’association féminine de défense et

de promotion de la femme « Volonté-Avenir », une marche des femmes, toutes de haïk vêtues, a été orga- nisée ce jeudi, au beau mi- lieu d’une ambiance haute en couleurs, et emplie d’une bonne dose de nos- talgie. En effet, correspon- dant avec la célébration de la Journée internationale de la Femme, l’association, présidée par l’infatigable Reguieg Amel, a eu cette idée géniale d’organiser cette marche, pas comme les autres, pour appeler au retour du haïk et réhabili- ter cet habit traditionnel, partie intégrante du patri- moine culturel algérien. Belles comme des déesses et flanquées de paniers en osier –tout un symbole-, les femmes, de tous âges, of- frant un somptueux spec- tacle, ont battu le pavé du siège de l’association, à la maison des ligues et des associations, contigüe à la maison de la presse, jus- qu’au mausolée de Sidi Khaled, sur les hauteurs de la ville, le tout sous le re- gard admiratif des ba- dauds. Se faufilant de ma- nière gracieuse dans les rues de la ville, les belles silhouettes blanches ont été une véritable attraction de toute la ville, les automobi- listes comme les piétons s’empressant de tirer leurs appareils téléphoniques portables pour immortali- ser l’évènement. Sublimant la beauté de la femme, le haïk, cette étoffe symbole de pudeur et de noblesse, même s’il a perdu sa place de choix dans la garde-robe de la femme algérienne, « tient toujours une grande place dans notre société » se réjouit Fatima, militante d’une association féminine locale. Victime de la révo- lution du « new look », cet habit traditionnel, sous ses différents modèles et for- mes, symbole de la pu-

deur, mais également de l’élégance féminine, tente de résister au temps, sur- tout « avec cet envie irré- sistible de retourner aux tra- ditions de nos grand’mères, qui nous ont laissé des sou- venirs indélébiles avec leur façon de s’habiller, si loin de la mode d’aujourd’hui

» témoigne, avec une poin-

te de nostalgie, Kheïra, qui nous dit avoir décidé de

porter le haïk pour « re- nouer avec ce passé si beau et qui nous manque tant » soupire-t-elle. Selon les di- res des uns et des autres, le haïk serait apparu en Algé- rie avec l’arrivée des Anda- lous au Maghreb, au 16ème siècle. D’autres veu- lent bien croire qu’il a été introduit à Alger avec l’ar- rivée des Turcs, eu égard à sa présence dans d’autres régions du pays. Selon les différentes mé- thodes de tissage (de laine ou de soie ou d’un mélan- ge des deux matières), et appellations de cet habit d’une région à une autre, haïk «lmrema» d’Alger, haïk «laâchaâchi» de Tlemcen, le haïk kabyle, la « Melaya

» constantinoise ou la «Mla-

hfa» portée au sud du pays, cet habit, venu d’un autre temps, fut même un moyen de résistance lors de la ré- volution nationale, car il fut utilisé par les femmes algé- riennes pour échapper au contrôle des militaires fran- çais, afin de transporter des armes et d’organiser des opérations kamikazes dans les villes. Sous un soleil printanier, au mausolée de Sidi Khaled, le saint tutélai- re de l’antique Tingartia, les femmes, dans leurs belles silhouettes blanches, ont eu droit à déguster des mets traditionnels comme la « tekneta » ou le « kaâbouch ». D’autres ont préféré al- lumer des cierges et autres bougies pour faire des in- vocations, le tout dans une ambiance de kermesse, avec ce beau voyage à tra- vers le temps, offert par les femmes tiarétiennes.

NÂAMA

1 227 postes de formation pour 57 spécialités

NÂAMA 1 227 postes de formation pour 57 spécialités M. S. Laradji L a rentrée professionnelle,

M. S. Laradji

L a rentrée professionnelle, dont le coup d’envoi a

été donné par le chef d’exé- cutif de la wilaya et la déléga- tion d’accompagnement au niveau du CFPA Hassiba Ben Bouali, en présence des ca- dres du secteur et des stagiai- res à prédominance féminine, propose, cette année, d’après les statistiques affichées, une offre de 1 227 postes pour 57 spécialités réparties à travers huit modes de formation al- lant du résidentiel aux cours du soir, en passant par l’ap- prentissage, la formation qua- lifiante et celle destinée à la femme au foyer. Selon les sta- tistiques de la D.E.F, le sec- teur de la formation profes- sionnelle enregistre cette an- née quelques 1 577 nouveaux inscrits, dont 627 dans l’ap- prentissage, 462 en formation qualifiante et 403 stagiaires en mode résidentiel, avec 198 élèves inscrits en cours du soir. Concernant la formation con- tinue, les statistiques affichées

font état de 85 stagiaires. Se- lon les responsables des ser- vices des effectifs, le secteur connaît un engouement cer- tain de la part des jeunes, surtout les recalés du systè- me scolaire en quête de for- mation pour leur insertion dans le monde du travail. En témoigne le taux d’inscrip- tion ayant atteint cette an- née 129 %, ramenant ainsi l’effectif total au niveau de la wilaya à 5 104 stagiaires. A noter que pour l’année 2015, deux protocoles d’ac- cord ont été signés dans le cadre de la formation, le pre- mier entre l’institut spécialisé de la formation professionnel- le et le centre universitaire de Nâama pour, notamment, l’exploitation à titre expéri- mental de la ferme agricole pilote de l’I.N.S.F.P, et le se- cond entre l’office national d’assainissement et l’I.N.S.F.P dans le domaine des traite- ments des eaux, spécialité nouvellement inscrite dans le programme de formation de cet établissement.

O RAN

Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

09

Des mal-logés manifestent à Mers El Kebir

Une route barrée et beaucoup de désagréments

Des troubles ont caractérisé la matinée du jeudi, l’essentiel de l’ambiance de la municipalité de Mers El Kébir, constituant la porte d’accès à la daïra d’Aïn El Turck.

Rachid Boutlélis

E n effet, dès 8 heures, des mani

festants en colère, dont plusieurs

brandissaient des banderoles dé-

nonçant leur marginalisation, ont barré la RN 2 à l’aide de poubelles, de blocs de pierres et d’une diversité d’autres ob- jets hétéroclites, bloquant ainsi cet im- portant axe routier dans les deux sens. Des familles, dont certaines étaient même accompagnées de leur progéni- ture, se sont carrément installées au beau milieu de la chaussée dans le but évi- dent d’entraver la circulation routière et de susciter ainsi l’attention des autori- tés locales sur leur marginalisation dans les distributions de quotas de logements dans cette région côtière. Il s’agit en fait de 60 familles, ayant élu domicile, plus de trois décennies auparavant, dans des habitations précaires, constituant un ha- meau, s’étendant sur le lit d’une rivière desséchée, communément appelée « Oued Bastien », surplombant la station- service située à la sortie de Mers El Ké- bir, qui sont sorties de l’anonymat à la faveur de cette brusque levée de boucliers. En fait, c’est au niveau de cette zone que la manifestation a subi- tement éclaté et a failli basculer vers l’ir- réparable n’était-ce la prompte interven- tion des forces de l’ordre public. Des

prompte interven- tion des forces de l’ordre public. Des renforts de police ont été aussitôt ap-

renforts de police ont été aussitôt ap- pelés à la rescousse pour parer à toute fâcheuse éventualité. Il importe de no- ter que le dialogue a primé dans cette situation. Le chef de daïra et le chef de sûreté de daïra n’ont pas hésité à aller au-devant des manifestants, qui ont réclamé la présence du wali, pour né- gocier une solution à même d’apaiser les esprits surchauffés. Ce n’est qu’aux environs de 12 heu- res que les pourparlers, qui ont été ju- dicieusement engagés par les autorités locales, ont abouti et ce, avec la réqui- sition de deux autobus pour transpor- ter les familles vers la wilaya d’Oran où leurs représentants ont été reçus par le wali. Selon des déclarations des repré- sentants de ces familles, le chef de l’exé- cutif se serait engagé à prendre leurs doléances en considération dans le pro- gramme spécial de relogement. Notons

également qu’en raison de ces troubles, la circulation routière a été très pertur- bée sur cet axe routier. Les usagers, no- tamment ceux venant dans le sens Oran - Mers El Kébir, qui se sont retrouvés subitement bloqués à mi-chemin des lieux de la manifestation, ont durement enduré le calvaire pendant toute la matinée du jeudi. Un embouteillage monstre s’est formé sur la petite route tapissée de nids-de-poule et autres cre- vasses, une déviation improvisée à l’en- trée de ladite municipalité, pour rallier le tronçon routier de la corniche supé- rieure. Dans le souci d’éviter les mêmes désagréments aux usagers d’Aïn El Turck, les forces de police ont dressé un barrage à hauteur du rond-point « Les Dauphins », porte d’accès du chef-lieu de la daïra, et ce, afin de dévier la cir- culation routière vers la route de la cor- niche supérieure.

Suite à l’implication du ministère des Travaux publics

Les travailleurs de la SERA mettent fin à leur grève

Salah C.

L a grève ouverte entamée le 18 fé vrier par le personnel de la Société

des entreprises des routes et aéroports (SERA) à l’appel de la section syndicale UGTA a pris fin mercredi. Cette déci- sion a été prise suite à la désignation d’un nouveau DG à la tête de l’entreprise qui

s’est réuni le même jour, et ce en pré- sence de représentants de la tutelle mi- nistérielle qui ont été dépêchés à Oran pour trouver une solution au conflit qui a opposé le collectif des travailleurs et la SGP Sintra qui a, selon le syndicat, tout fait pour maintenir l’ancien directeur général par intérim, en dépit du refus du personnel qui a dénoncé à plusieurs re- prises sa gestion. Le nouveau conseil d’administration a, selon le procès-ver- bal de la réunion du mercredi, mis fin à l’intérim de l’ancien directeur dans le but

de préserver l’outil de production de l’en- treprise. L’installation du nouveau pre- mier gestionnaire, en la personne de Mustapha Mohamed Bensafi, a été ac- ceptée à l’unanimité par les membres du conseil d’administration. Selon un cadre de l’entreprise, la décision a été chaleu- reusement accueillie par les grévistes qui ont décidé immédiatement après cette réunion de mettre fin à leur mouvement de protestation et tous les travailleurs ont repris du service. Pour la genèse de ce conflit aux incidences négatives pour l’entreprise ayant à sa charge plusieurs projets, une pétition signée par les ca- dres de l’entreprise en janvier dernier et adressée à la SGP Sintra lui demandant de mettre fin aux fonctions de l’ex-di- recteur général intérimaire dans le but de maintenir l’activité. Cette tutelle a ré- pondu favorablement en demandant au conseil d’administration de désigner un

autre gestionnaire en la personne de Miloud Bouzid, un cadre de l’entreprise. Cependant, cette désignation ne sem- ble pas avoir été acceptée par la SGP qui procède à la dissolution du conseil d’administration en question et la dési- gnation d’un autre et dans la foulée le blocage des avoirs et comptes de l’en- treprise. Le conseil d’administration nou- vellement installé décide de réintégrer l’ancien DG par intérim et annule la pré- cédente résolution. Ce sont les deux décisions qui ont fait réagir les membres de la section syndi- cale qui, auparavant, avaient déposé un préavis de grève à titre préventif et qui a été mis à exécution le 18 février. Durant la grève, les tractations se sont poursui- vies avant que le ministère des Travaux publics ne se saisisse du dossier et réus- sit à trouver la solution salutaire qui a permis le retour à la normale.

la solution salutaire qui a permis le retour à la normale. Par El-Guellil Birthday Arrivée au
Par El-Guellil Birthday
Par El-Guellil
Birthday

Arrivée au niveau de Otchimine, la blon- de infirmière lui dit:

- Ce n’est pas la peine d’insister, Allah

ghaleb! sa dentition l’a trahi depuis belle lurette. Il peut patienter, le beghrir va arri-

Devant le plateau, El Hadj El Mor-

kanti répondit poliment:

- Non merci, ma fille, je viens de manger.

Voyant le manège, Aïcha negracha ne rate pas l’occasion:

- Les gens qui ont des feuilles préfèrent

les mille-feuilles, benti, tu perds ton temps L’avocat, voulant placer la barre plus haut, demanda à Otchimine de faire un petit dis- cours, à l’occasion. Celui-ci se lève, sans se faire prier, et les commentaires aussi ne se font pas prier:

ver

- Ça y est, ça commence la politique.

- Rana maghmoumine, ne nous fais pas pleurer

Solennel, Otchimine racla sa voix et dit:

- Joyeux anniversaire. C’est un nou-

veau pas vers le début de la fin. Et cha-

que pas que vous fêtez, vous rappro- che de la dernière fête. Ni cadeau, ni fleurs ni pièce montée…

- Koul

- Kelbek

- Zouj ou damma! Ils n’étaient pas dérangés par tout ce qui se passait autour d’eux. «Happy birthday to you». Les youyous, en chœur, fusaient de toutes parts. La con- cierge, grosse et ronde comme un «zéro», dansait ; elle s’était serrée la taille à l’aide d’un châle, de loin on dirait un «8». Otchi- mine, le béret sur la tête, souriait du coin de la bouche. Zogha, l’infirmière, suivait le rythme, en mâchant son chewing-gum. On avait interdit la piste à la journaliste, à cau- se de ses talons aiguilles. Aïcha negracha lui avait conseillé de porter une «changla», si elle voulait être de la fête. « Des tongs pour un tango ». Daouia offrait des bois- sons à tout le monde. - Tiens, mon fils, un verre de thé, ton es- tomac en a vraiment besoin. La jeune mariée, bent echambitte, ser- vait des gâteaux qu’elle avait préparés.

Gdyel et Béthioua

Une entreprise chinoise pour la réalisation de 1.800 logements

K. Assia

U ne entreprise chinoise char gée des travaux de réalisa-

tion de 800 logements RHP à Sidi Benyebka, dans la daïra de Gdyel, a été installée la semaine dernière par l’Office de promo- tion et de gestion immobilière, OPGI, d’Oran. Ce projet inscrit en 2006 vise à lutter contre l’ha- bitat précaire de sorte que des directives ont été données pour activer la cadence des travaux. Une commission de daïra a été désignée pour effectuer un der- nier recensement de toutes les habitations illicites situées dans le périmètre de cette localité. Cette opération sera menée conformé- ment aux instructions des respon- sables locaux de sorte qu’il sera question de vérifier si ces familles ont été recensées pour bénéficier de logements sociaux. La même entreprise a été également rete- nue pour lancer le chantier des 1.000 logements LPL de Chehaï- ria dans la daïra de Béthioua. La wilaya d’Oran a bénéficié d’un programme de 6.000 loge- ments dans le cadre de la résorp- tion de l’habitat précaire au pro- fit des habitants des Planteurs.

Lors de la visite du Premier mi- nistre, un quota supplémentaire

de 5.000 logements a été retenu

pour la capitale de l‘ouest du pays. Il s’inscrit dans le cadre du

renforcement du plan de la wi- laya pour la résorption de l’habi- tat précaire. Les services de la

wilaya ont prévu la distribution de quelque 1.250 logements de type sociaux locatifs au terme de l’an- née 2015. Avec le dernier relo- gement de 1.152 familles bénéfi- ciaires de décisions de pré-affec- tation dans les localités de Gdyel

et Oued Tlélat, l’Office de promo-

tion et de gestion immobilière vient de dresser son premier bi- lan pour l’année en cours. Pas moins de 3.271 unités ont été attribuées, depuis le début de l’année à ce jour. Ce quota sera revu à la hausse, compte tenu des prochaines attributions prévues, avant la fin de l’année, par les services de la wilaya d’Oran. En effet, des directives ont été données par M. Abdel- ghani Zaâlane, wali d’Oran, pour activer la cadence des travaux et surtout achever les programmes de logements sociaux au profit des détenteurs de décisions de pré-affectations.

Festival maghrébin du théâtre d’Adrar

La troupe «Les Anges de la scène» d’Oran remporte le Palmier d’Or

P oursuivant sur sa lancée, la jeune troupe théâtrale «Les

Anges de la scène» d’Oran vient de se distinguer une nouvelle fois sur les planches de la scène de la Maison de la Culture d’Adrar grâce à sa dernière pro- duction «El Wahl» (Le bourbier). Le Palmier d’Or, une distinction recompensant la meilleure œuvre théatrale (Meilleure scé- nographie et meilleur texte), a été décerné à cette jeune trou- pe à la tombée de rideau des Journées maghrébines du théâtre d’Adrar organisées par l’association culturelle des arts dramatiques d’Adrar durant la dernière semaine de février. Cette manifestation, qui a été hébergée par la Maison de la Culture, s’est déroulée dans une atmosphère très joviale et chaleureuse avec plus d’une centaine de participants, dont des représentants de pays ma- ghrébins. «El Wahl», campée par des comédiens huppés, est une tragi-comédie écrite par Mohamed Belkeroui et mise en scène par Youcef Gouasmi. La pièce qui, signalons-le, a eu un franc succès lors des pré- cédentes représentations,

s’ouvre sur un espace presque commun, où l’on découvre avec une certaine simplicité,

mais avec beaucoups d’atten- tion, la vie d’un jeune qui ne désarme pas devant la multitiu-

de de désagréments, qui se bat,

lutte, qui résiste à la trahison du temps… On rit, puis on médite

sur le sens de la vie, on s’accro- che à chaque passage aux moin- dres gestes, pour rester concen- tré et suivre sur la même caden-

ce toutes les pages de la satire.

On y découvre la beauté du spectacle mais aussi l’aisance des jeunes comédiens. «El Wahl», pour rappel, qui

a déjà obtenu le prix de la

meilleure scénographie au Fes- tival du théâtre de Tissemssilt, a

décroché le Prix de la meilleure interprétation de troupe à la 14ème édition des Journées nationales du théâtre de Ouar- gla tout comme elle reçu le 2ème Prix au 47ème Festival national du théâtre amateur de Mostaganem. Selon les mem- bres de la troupe, cette éniè- me distinction ne fera qu’en- courager les comédiens à aller de l’avant, pour honorer le théâtre et la ville d’Oran.

Bethioua

Découverte d’un corps sans vie

L e corps sans vie d’un hom me âgé de 36 ans a été dé-

couvert dans la localité de Ara-

ba commune de Bethioua. L’homme est mort par strangu- lation. La victime a été décou-

verte dans sa chambre, avec un foulard autour du cou. La dépouille mortelle a été déposée à la morgue de l’hô- pital d’Oran. Une enquête a été ouverte. J. B.

ILSILSILSILSILS NOUSNOUSNOUSNOUSNOUS ONTONTONTONTONT QUITTESQUITTESQUITTESQUITTESQUITTES HIERHIERHIERHIERHIER

AMOUR Kheïra, 91 ans, rue Rouis-Rayah Aek

DAOUDI Keltouma, 76 ans, Savignon

DARMECH Messaoud, 81 ans, El-Kerma

BENDIFALLAH Yettou, 85 ans, Maraval

Horaires des prières pour Oran et ses environs

16 joumada el oula 1436

El Fedjr

Dohr

Assar

Maghreb

Icha

06h03

13h14

16h34

19h07

20h24

16 joumada el oula 1436 El Fedjr Dohr Assar Maghreb Icha 06h03 13h14 16h34 19h07 20h24

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Le Quotidien d'Oran

Samedi 07 mars 2015

O RAN

13 e Salon du bien-être

Le cosmétique «made in Algeria» peine à se faire… une beauté

Ph.: B. H. Karim
Ph.: B. H. Karim

Mokhtaria Bensaâd

F ortement demandés par les consomma-

teurs, les produits cosmétiques sont de

venus un effet de mode dans lequel la gen-

te féminine s’identifie plus à travers les marques utilisées et le prix payé. Tout est question de marketing sur ce marché déjà acquis aux fabri- cants étrangers et peu accessible aux produc- teurs nationaux. Face à la publicité agressive sur les produits importés et l’influence des mé- dias sur le fashion, le produit « made in Alge- ria » est souvent dénigré et délaissé par une clientèle conditionnée au produit étranger. Sur ce peu d’intérêt, fabricants algériens et consom- mateurs rencontrés à la 13 e édition du Salon international forme et beauté, organisé par Kri- zalid’Or et ouvert jeudi au Centre des conven- tions d’Oran (CCO) et ce, jusqu’au 9 mars, ont donné leurs points de vue, chacun selon son expérience et son regard sur l’évolution de ce marché qui fait une ascension en beauté. Pour les consommateurs, les produits locaux ne sont pas visibles sur le marché. Leur vente est timi- de et manque de publicité. Amina Nour, âgée de 45 ans, n’a aucune notion sur les produits locaux en vente dans les magasins cosmétiques. Fidèle à une marque étrangère de shampoing qui, dit-elle, « me convient parfaitement », ne veut même pas tenter l’expérience avec un shampoing fabriqué localement. «Je n’ai pas de connaissance sur les produits fabriqués locale- ment et je ne fais aucun effort pour m’informer sur les gammes mises sur le marché. Je reste fidèle aux marques étrangères même si j’ai eu un bon écho sur les marques nationales », nous explique cette mère de famille. Pour Chahinè- ze, âgée de 46 ans, cadre dans une entreprise privée, ses informations sur les produits cosmé- tiques made in Algeria sont très maigres, voire nulles. Ces produits sont rejetés de prime abord sans même les expérimenter. « Je n’ai pas con- fiance sur la qualité du produit. Du coup, je me rabats sur les produits étrangers des grandes marques, car c’est de ma peau et de mon bien- être qu’il s’agit et pour cela, je mets le prix et je suis très exigeante sur la qualité ». Interrogée si elle tenterait l’expérience si une amie lui re- commande un produit. Chahinèze ne voit pas d’inconvénients du moment qu’il a donné un bon résultat sur une personne de confiance.

LES FABRICANTS DES PRODUITS COSMÉTIQUES LOCAUX DANS LE DÉSARROI Face à ce dénigrement et méconnaissance du produit local, certains fabricants algé- riens sont dans le désarroi vu la rude con-

currence avec les produits importés, l’écono- mie informelle et la contrefaçon. Mme Fatiha Merrah, chimiste dans la SARL Rozana, une entreprise de fabrication de pro- duits capillaires, installée depuis 10 ans à Al- ger, estime que « investir dans le cosmétique est une aventure pas facile et risquée. La preuve. « Plusieurs opérateurs économi- ques qui se sont lancés dans ce créneau ont vite mis la clé sous le paillasson tellement la con- currence est rude ». Elle nous confie qu’« avec l’ouverture du marché, ce n’est pas facile de placer une marque algérienne. De plus, le pro- duit algérien est dénigré par le consommateur même si sur le plan qualité et efficacité, il est irréprochable. Le problème réside dans le prix

du produit car c’est ancré dans les mentalités

qu’un produit pas cher est de qualité inférieu-

re. Alors que ce n’est pas vrai. De l’autre côté,

le consommateur est souvent arnaqué par les produits importés ». Même constat pour deux autres fabricants al- gériens. M. Chabouni Abdelaziz, responsable du marketing à Univer cosmétique, exprime lui aussi la difficulté d’investir dans ce créneau avec toutes les marques étrangères qui existent sur le marché. Depuis une année que le grou- pe active dans les produits cosmétiques, le plus grand problème à surmonter était ce rejet par le consommateur du produit algé- rien sans même l’expérimenter. Tout notre travail s’est donc focalisé sur la réhabilita- tion du made in Algeria par une communica- tion du bouche à oreille ». Pour sa part, M. Zergui Abdelhamid, gérant de l’entreprise Splendid, spécialisée dans les produits cosmétiques et parfumeries, s’est mon- tré plus pessimiste sur l’évolution du marché. Il considère que le fabricant algérien n’est pas assez protégé contre l’invasion du produit étran- ger. « En tant que fabricant et exportateur, nous n’avons pas beaucoup d’avantages par rapport aux importateurs qui emploient moins de per- sonnel et gagnent plus alors que nous payons les mêmes taxes et droits de douane. Malgré l’existence d’une association de fabricants des produits cosmétiques, nous n’arrivons pas à fai- re entendre notre voix».

LE MANNEQUINAT, UNE SPÉCIALITÉ EN VOGUE EN ALGÉRIE Bien que pas assez connu, le créneau est de plus en plus investi par les jeunes très intéressés par le monde des fashions. M.

Mehaoudi Mohamed, gérant d’une agence de mannequins ADA Dream Agency, active dans ce créneau depuis l’âge de 15 ans à Oran. Il a commencé dans un ballet avant de créer une association culturelle et artistique puis une agen- ce de mannequins. En tant que jeune passion- né par le monde du mannequinat, il considère que ce créneau est en quête de professionna- lisme pour se développer et devenir une activi- té reconnue. D’après l’expérience qu’il a vé- cue dans ce domaine, le gérant de ADA ouvre une brèche sur la conception du mannequinat en Algérie et les difficultés de créer une agence de mannequins. Il explique que « la société n’est pas encore préparée pour accepter cette

activité comme toutes les autres activités. Il exis- te encore des parents qui sont réticents lorsque le sujet est abordé et qui n’autorisent pas leurs enfants à devenir mannequins ou miss beauté. Ce n’est qu’après discussion qu’ils acceptent l’idée. Ce n’est pas gagné à l’avance ». Sur la création d’agences, il dira en résumé que « ce n’est pas toujours facile de monter une agence tant que les mentalités ne changent pas ». Comment se fait le recrutement des mannequins ? Le gérant explique que « le re- crutement se fait sur la base de critères fixés et qui répondent aux normes internationales. Les candidats sélectionnés au casting sont recrutés sur contrat de six mois et payés au cachet. Pour les jeunes de moins de 18 ans, ils ne sont ac- ceptés que sur la base d’une autorisation pa- ternelle ». Quant à l’évolution de ce créneau,

M. Mehaoudi dira sans hésiter que « le man-

nequinat a de beaux jours devant lui ».

Maternité du CHU d’Oran

Deux résidents et trois internes suspendus

Salah C.

S elon le chargé de communication du CHU d’Oran, deux résidents et trois internes qui

assuraient la garde au niveau du service de gynécologie obstétrique durant la nuit de mardi à mercredi ont été suspendus par la direction générale de l’hôpital. La même sour- ce précise que cette décision survient à la sui- te d’une plainte déposée par un citoyen qui accompagnait sa femme sur le point d’accou- cher. Cette dernière s’est vu refuser l’admissi- on et les 5 praticiens avaient orienté la mala- de vers une maternité de l’Est de la ville du fait qu’elle est résidente à Sidi Benyebka, une localité de l’Est de la wilaya. N’étant pas con- vaincu et considérant que cette attitude est inacceptable, le citoyen en question a appro-

ché le directeur des gardes qui a, en premier lieu, permis à la future maman d’être hospi- talisée à la maternité du CHUO et a établi un rapport sur cet incident. Le lendemain, la di- rection générale a été saisie de ce cas et a décidé de suspendre à titre conservatoire les 5 futurs praticiens et cette décision n’a pas été altérée, même suite à une action de pro- testation organisée par les internes et les rési- dents dans une tentative de faire revenir la DG sur cette décision. Le chargé de commu- nication ajoute que le premier gestionnaire de l’hôpital a répondu aux contestataires que cette mesure est irrévocable et qu’elle s’inspi- re par la réglementation en vigueur. Enfin, si- gnalons qu’une enquête a été ouverte pour élucider cette affaire. Le procureur de la Ré- publique a été saisi du dossier.

Commercialisation de psychotropes, vols, agressions…

Cinq individus neutralisés

K. Assia

L es éléments de la brigade de recherches et d’intervention de la Sûreté de la wilaya

d’Oran sont parvenus à mettre la main sur un dealer âgé de 30 ans. Le mis en cause utilisait son commerce de fruits et légumes à Gambet-

ta pour s’adonner à la commercialisation des

psychotropes. Un plan minutieusement étudié

a été mis en place afin d’arrêter ce dealer et

récupérer par là même 270 comprimés psy- chotropes, des morceaux de résine de canna- bis et plus de 5.000 DA provenant de la vente des stupéfiants. Il sera présenté au tribunal, une fois les investigations ficelées. Toujours dans

le cadre de la lutte contre la criminalité, un in- dividu activement recherché pour différentes affaires de vols, CBV et agressions au niveau du quartier des Planteurs a été arrêté. Par ailleurs, les éléments de la police judiciaire de la 7 ème Sûreté Urbaine ont neutralisé une ban- de de malfaiteurs composée de trois individus âgés entre 32 et 61 ans. Une perquisition or- donnée par le procureur de la République a permis aux enquêteurs de saisir de la résine de cannabis, des comprimés psychotropes et un important lot d’armes blanches dont deux armes de boucher, une épée et des couteaux. Les mis en cause seront présentés à l’issue de l’achèvement de l’enquête.

Haï Kara 2 (Es-Sénia) Un jeune mortellement poignardé par sa voisine

H aï Karra 2 à Es-Sénia a été le théâtre d’un crime ayant coûté la vie à un jeune homme de 26 ans. Le drame s’est produit, jeudi soir, lorsqu’une dispute éclata entre la victime et sa

voisine. Cette dernière, âgée de 35 ans, a pris un couteau et assena un coup à son antagoniste. La victime est décédée sur place. La dépouille du défunt a été déposée au niveau de la morgue

d’Oran, et une enquête a été ouverte par les services de police pour déterminer les circonstan-

ces exactes de ce drame.

J. B.

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a été ouverte par les services de police pour déterminer les circonstan- ces exactes de ce

POUR

Le Quotidien

Edition Nationale d'Information

D'ORAN

Samedi 07 11 mars 2015
Samedi 07
11
mars 2015

Une voie négative vers la croissance ?

07 11 mars 2015 Une voie négative vers la croissance ? NEW YORK – La politique

NEW YORK – La politique monétaire s’est faite de moins en moins

conventionnelle ces six dernières années, les banques centrales appliquant politiques de taux d’intérêt zéro, assouplissement quantitatif, assouplissement du crédit, pilotage des anticipations, ou encore intervention sans limite sur les taux de change. Nous en arrivons toutefois aujourd’hui à utiliser l’outil politique le plus inconventionnel de tous – celui des taux d’intérêt nominaux négatifs.

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Président de Roubini Global Economics*

Président de Roubini Global Economics* c es taux sont actuellement dominants dans la zone euro, en

c es taux sont actuellement dominants dans la zone euro, en Suisse, au Danemark et en Suède. Et les taux directeurs à court ter-

me ne sont pas les seuls à être aujourd’hui négatifs en termes nominaux : environ 3 000 mil- liards $ d’actifs en Europe et au Japon, accompagnés d’échéances pouvant aller jusqu’à dix ans (dans le cas des obligations gouvernementales suisses), présen- tent à l’heure actuelle des taux d’intérêt négatifs. Cela peut a priori sembler absurde : qui pour- rait bien vouloir prêter une somme en échange d’un rendement nominal négatif, alors même qu’il pourrait se contenter de conserver ces liquidités, et ainsi être sûr de ne pas se retrouver perdant en termes nominaux ? En réalité, cela fait bien longtemps que les inves- tisseurs acceptent des rendements réels négatifs (ajus- tés à l’inflation). Lorsque vous détenez un compte chèques ou un compte courant à taux d’intérêt zéro auprès de votre banque – comme la plupart des gens dans les pays développés – le rendement réel est né- gatif (rendement nominal zéro auquel il faut ôter l’in- flation) : dans un an, vos soldes de liquidité vous permettront d’acheter moins de produits qu’aujourd’hui. Et si vous songez aux frais que de nombreuses banques associent à ces comptes, le ren- dement nominal effectif était en réalité déjà négatif avant même que les banques centrales ne s’orientent vers les taux nominaux négatifs.

A utrement dit, ces taux nominaux négatifs ne font que rendre votre rendement plus négatif qu’il

ne l’était déjà. Les investisseurs peuvent être ame- nés à accepter des rendements négatifs en raison du côté pratique associé au fait de détenir des sol- des de liquidité. C’est pourquoi, en un sens, les taux d’intérêt nominaux négatifs ne constituent en rien une nouveauté. Par ailleurs, si la déflation venait à s’installer dans la zone euro et en d’autres régions du monde, un ren- dement nominal négatif pourrait bien se retrouver associé à un rendement réel positif. C’est ce qu’il se passe au Japon depuis 20 ans, en présence d’une dé-

flation persistante et de taux d’intérêt proches de zéro sur un grand nombre d’actifs.

D’aucuns pourront encore penser qu’il y aurait une logique supérieure à détenir directement des liqui- dités plutôt qu’une actif présentant un rendement négatif. Or, le fait de détenir des liquidités peut se révéler risqué, comme les épargnants grecs – préoc- cupés par la sureté de leurs dépôts bancaires – l’ont appris après avoir choisi de dissimuler leurs espèces dans leur matelas ou à l’intérieur des murs : le nom- bre de cambriolages à main armée a en effet connu une hausse considérable, tandis que certains billets étaient dévorés par les rongeurs. Ainsi, si vous tenez compte des coûts associés au fait de mettre votre ar- gent en sécurité – et des avantages que représente le tirage de chèques – il peut y avoir une logique à ac- cepter un rendement négatif.

A u-delà des épargnants, les banques détenant des liquidités dont le volume dépasse les réserves

requises n’ont d’autre choix que d’accepter les taux d’intérêt négatifs imposés par les banques centrales ; en effet, elles ne seraient pas en mesure de détenir, de gérer et de transférer ces réserves excédentaires si celles-ci se présentaient sous forme d’espèces, plu- tôt que dans un compte à rendement négatif auprès de la banque centrale. Bien entendu, ceci n’est valide qu’aussi longtemps que le taux d’intérêt nominal est excessivement négatif ; à défaut, le fait de repasser à des liquidités – malgré les coûts du stockage et de la sécurité – commence à devenir plus logique. Mais pourquoi les investisseurs accepteraient-ils un rendement nominal négatif sur trois, cinq, voire dix ans ? En Suisse et au Danemark, les investisseurs ont intérêt à s’exposer à une monnaie dont il est prévu qu’elle s’apprécie en termes nominaux. Si vous aviez détenu des actifs en francs suisses présentant un ren- dement nominal négatif juste avant que la banque centrale du pays ait abandonné son ancrage à l’euro, au milieu du mois de janvier, vous auriez pu réaliser un rendement de 20 % du jour au lendemain ; ainsi le rendement nominal négatif représente-t-il parfois un faible prix à payer pour un important gain poten- tiel en capitaux.

E t pourtant, des rendements d’obligations négatifs existent aussi dans des pays et régions au sein

desquels la monnaie se déprécie, et où il est proba- ble qu’elle continue de se déprécier, comme en Alle- magne, dans certaines régions majeures de la zone

euro, ou encore au Japon. Ainsi, comment expliquer que certains investisseurs détiennent de tels actifs ? Nombre d’investisseurs à long terme, comme les compagnies d’assurance et les fonds de pension, n’ont pas le choix à cet égard, dans la mesure où ils sont contraints de détenir des obligations plus sûres. Bien entendu, les rendements négatifs viennent quelque peu chambouler leurs bilans : un régime de pen- sion défini a besoin de rendements positifs pour équilibrer les comptes, et, lorsque la plupart de ces actifs génèrent un rendement nominal négatif, de tels résultats deviennent de plus en plus difficiles à atteindre. Mais compte tenu des dettes à long terme de ces investisseurs (sinistres et prestations), leur mandat consiste à investir principalement dans des obligations, qui s’avèrent moins risquées que des actions ou autres actifs volatiles. Même si leurs rendements nominaux se révèlent négatifs, il leur faut privilégier la sécurité.

P ar ailleurs, dans les contextes de réduction du ris que, lorsque les investisseurs montrent une aver-

sion au risque, ou lorsque des titres et autres actifs risqués font l’objet d’une incertitude du marché et/ ou du crédit, il peut être plus judicieux de détenir des obligations à rendement négatif que des actifs plus risqués et plus volatiles. Naturellement, les rendements réels et nominaux négatifs ont tendance au fil du temps à conduire les épargnants à moins économiser et à dépenser davan- tage. Et c’est là précisément l’objectif des taux d’in- térêt négatifs : dans un monde au sein duquel l’offre dépasse la demande, et où des épargnes trop nom- breuses pourchassent de trop rares investissements productifs, le taux d’intérêt d’équilibre se révèle fai- ble, si ce n’est négatif. En effet, si les économies dé- veloppées venaient à souffrir d’une stagnation sécu- laire, un monde de taux d’intérêt négatifs sur les obli- gations à court et long terme pourrait bien devenir la nouvelle norme.

A fin d’éviter cela, il est nécessaire que les banques centrales et les autorités budgétaires poursui-

vent des politiques consistant à amorcer la croissan- ce et à induire une inflation positive. Paradoxalement, ceci implique une période de taux d’intérêt négatifs, afin que les épargnants dépensent plus et économi- sent moins. Mais ceci exige également une relance budgétaire, et notamment des investissements pu- blics dans des projets d’infrastructure productifs, générateurs de rendements plus élevés que les obli- gations utilisées pour les financer. Plus ces politiques seront repoussées, et plus longtemps nous serons voués à habiter un monde paradoxal de taux d’inté- rêt nominaux négatifs.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

nominaux négatifs. Traduit de l’anglais par Martin Morel *Professeur d’économie à la Stern School of Busi-

*Professeur d’économie à la Stern School of Busi- ness de l’Université de New York.

Samedi 07 12 AUTOUR DU MONDE mars 2015 La chance de la migration vers l'Europe
Samedi 07
12
AUTOUR DU MONDE
mars 2015
La chance
de la migration vers l'Europe
POUR
Le Quotidien
D'ORAN
Edition Nationale d'Information
LONDRES -
L'année passée, plus de 4
000 hommes, femmes et enfants ont perdu
la vie en tentant de traverser la mer
Méditerranée pour passer d'Afrique en
Europe. Leur mort tragique n'a en rien
ralenti la marée humaine plus nombreuse
chaque semaine et les passeurs de la côte
deviennent de plus en plus effrontés et
cruels. Depuis le début de cette année
seulement, des milliers de migrants ont
été sauvés des eaux glaciales.
PPPPPararararar PeterPeterPeterPeterPeter
SutherlandSutherlandSutherlandSutherlandSutherland
Est le représentant spécial des
Nations unies du Secrétaire
général pour les migrations
internationales.

d ans ce contexte (et dans celui de la peur semée par les atten- tats terroristes à Paris et Co- penhague), l'Union européen- ne a prévu de fixer un nouvel

agenda, tout particulièrement important, sur les migrations. Lorsque les commis- saires européens se réunissent pour dé- battre sur la manière de procéder, ils doi- vent résister à la tentation de choisir des solutions à court terme de réaction ins- tinctive et développer plutôt un plan véri- tablement créatif et global d'action au plan national et international. La dernière fois où l'Europe a fait face à tel un moment décisif sur la migration re- monte à 2011, quand le Printemps arabe a déclenché un flot de nouveaux arrivants qui fuyaient la violence et le chaos en Afri- que du Nord. Mais l'occasion de mesures courageuses (la création d'un Plan Mars- hall pour la Méditerranée en vue de cana- liser des investissements dans l'intégration des immigrants), est passée sans que per- sonne ne la saisisse. Au lieu de cela, l'UE a fait un peu de bricolage bureaucratique dans son système d'asile et s'est épuisée dans des débats sur de faux problèmes, comme les «abus sur les allocations» par

les migrants. En 2014, le financement d'ur- gence de l'Union européenne pour les mi- grations et le droit d'asile s'élevait seulement à 25 millions d'euros (28 millions de dol- lars), un effort collectif pathétique, bien que complété par des fonds provenant d'États membres. L'automne dernier, l'audacieu- se opération italienne de sauvetage en mer Mare Nostrum, qui a sauvé plusieurs mil- liers de vies, a été remplacée par une ini- tiative bien moindre de l'UE, qui a lutté pour mener à bien sa mission.

P our aggraver encore le problème, il existe un déséquilibre dans l'engage-

ment et la compassion au sein de l'Union européenne elle-même. La Suède et l'Al- lemagne ont accueilli la majorité des de- mandeurs d'asile de Syrie et d'ailleurs, alors que la plupart autres États membres en ont admis peu ou aucun. Le Royau- me-Uni, par exemple, a offert seulement 90 places de réinstallation à des réfugiés syriens l'an dernier. (En revanche, la Tur- quie, le Liban et la Jordanie dépensent des milliards de dollars pour accueillir près de quatre millions de réfugiés.) La Grèce, l'Italie et Malte sont les pre- miers pays touchés par l'impact de l'ac- cueil des nouveaux arrivants, avec tous

les frais financiers, sociaux et politiques que cela implique. Ainsi la tragédie en cours dans la région de la Méditerranée impose une lourde contrainte à la soli- darité de l'UE.

C ontinuer à ne rien faire ne fera pas disparaître le problème. Cela ne bé-

néficiera pas non plus aux dirigeants euro- péens lors de leurs prochaines élections nationales. " Sévir contre les trafiquants ", la solution qui convient à de nombreux membres de l'Union européenne, deman- dera plusieurs années avant d'avoir un impact, compte tenu de l'instabilité de plu- sieurs gouvernements d'Afrique du Nord. En attendant, une plus grande déstabilisa- tion du Moyen-Orient (une perspective très réelle), pourrait compromettre la sécurité de dizaines de millions de personnes qui, en vertu du droit international, auraient le droit légitime de demander asile.

I l faut trouver une meilleure approche, plus active. La réponse immédiate né-

cessaire est gourmande en ressources mais opérationnellement viable : une robuste opération en mer de toute l'UE avec un mandat explicite de sauvetage. Quand les demandeurs d'asile atteignent

les côtes européennes, l'UE doit prendre la responsabilité financière et administrative collective de les prendre en charge et de les accueillir, quel que soit leur lieu de débar- quement. Et elle doit étendre davantage la portée de sa solidarité quand il s'agit de Syriens, en distribuant équitablement la res- ponsabilité de les accueillir dans l'ensemble de tous les États membres.

D e même, afin d'alléger les bateaux des passeurs, l'UE doit s'engager à

réinstaller beaucoup plus que les 30 000

réfugiés syriens qu'elle s'est engagée à accueillir jusqu'à présent. Un chiffre plus proche de 250 000 au moins sem- ble juste, étant donné les millions de personnes réfugiées au Liban, en Tur- quie et en Jordanie.

E n outre, les ministres des Affaires étran gères doivent intensifier les pourpar-

lers avec les pays africains afin de mettre en place de nouveaux moyens juridiques

sûrs pour les personnes qui risquent de vouloir traverser la Méditerranée. Ces me- sures pourraient par conséquent s'étendre à des visas humanitaires, de travail et de regroupement familial, dont les demandes devraient être traitées à l'étranger. L'UE

doit envisager des objectifs à plus long terme, comme la création d'un marché commun méditerranéen afin de permet- tre aux économies nord-africaines de croî- tre, pour finalement transformer la région en une destination pour migrants, plutôt qu'en zone de transit.

P lus important encore, l'Europe doit se renforcer de l'intérieur. Le continent a

désespérément besoin d'une approche ra- dicalement différente de la diversité. Les pays de l'UE ont deux options : soit faire une vaine tentative de revenir aux modè- les périmés de l'État mono-ethnique, soit accepter la diversité avec la prise de cons- cience que leurs cultures nationales non seulement vont survivre, mais encore prospérer.

A gir en ce sens ne compromettra en aucune manière les valeurs européen-

nes fondamentales. Mais cela nécessitera de s'engager à respecter tous ceux qui adoptent ces valeurs, quelle que soit leur race ou leur religion. Certains voient la Méditerranée comme le point faible de l'Europe. Mais c'est l'échec à bâtir des so- ciétés stables et diversifiées qui est le véri- table talon d'Achille du continent.

Le jour du drone

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DDDDDaaaaavidvidvidvidvid WrightWrightWrightWrightWright Est analyste de recherche principal à Trilateral Research*

Est analyste de recherche principal à Trilateral Research*

Est Managing Partner à Trilateral Research**

Research* Est Managing Partner à Trilateral Research** a lors que les décideurs politiques aux États- Unis

a lors que les décideurs politiques aux États- Unis et en Europe se sont engagés à ouvrir l’espace aérien civil aux drones non-mili- taires, l’avion sans pilote va devenir de plus

en plus fréquent. Il est donc crucial que les défis sans précédent qu’il présente pour les libertés civiles et la vie privée soient rapidement identifiés et solutionnés. Tout d’abord, les drones sont en train de changer de façon significative la façon dont les données sont collectées. Jusqu’à présent, la plupart des drones ci- vils ont été équipés uniquement avec des caméras haute résolution, offrant aux policiers, équipes de recherche et de sauvetage, journalistes, cinéastes et inspecteurs agricoles et d’infrastructure une vue d’en- semble de leur environnement. Mais cela est sur le point de changer. Les fabricants font des expérien- ces avec des drones qui peuvent recueillir des ima- ges thermiques, fournir des services de télécommu- nications, prendre des mesures environnementales et même lire et analyser des données biométriques. En outre, certains opérateurs se sont intéressés à la collecte de « big data », en utilisant une gamme de capteurs différents en même temps. En même temps, les drones deviennent plus petits,

LONDRES –

Les drones, semble-t-il, ont soudainement envahi le monde. Ils étaient

au cœur de l’intrigue de thrillers télévisés américains comme 24 et Homeland, ont été présentés comme une option de livraison possible par le géant de la distribution en ligne Amazon.com, sont intervenus dans les zones sinistrées en Haïti et aux Philippines, et ont survolé de manière menaçante les centrales nucléaires françaises. Cette technologie autrefois secrète est devenue quasiment omniprésente.

ce qui leur permet de s’infiltrer dans des espaces qui seraient normalement inaccessibles. Ils peuvent re- garder au travers des fenêtres, voler dans les bâtiments et s’asseoir dans un coin ou d’autres petits espaces sans être détectés. Leur taille et leur silence signifient qu’ils peuvent être utilisés pour de la surveillance dis- crète, soulevant des inquiétudes concernant les pos- sibilités d’espionnage industriel, de sabotage et de terrorisme. Le prochain drone qui survolera une cen- trale nucléaire française pourrait être trop petit pour être remarqué.

L e prix des drones est lui aussi en chute libre. Un modèle de base peut être d’ores et déjà déployé

pour à peine quelques centaines de dollars. Les ex- ploitants commerciaux, qui veulent maintenir de bon- nes relations avec la clientèle, ont un intérêt à utiliser les drones de manière responsable. Or, les particu- liers sont susceptibles d’avoir moins de scrupules à les utiliser pour espionner les voisins, les membres de la famille ou le grand public.

I l faut agir. Cependant, bien que les implications pour la vie privée de petits drones omniprésents, à

bas prix, équipés pour recueillir un large éventail de données, soient évidentes, la réponse appropriée ne l’est pas. Les interdire purement et simplement prive-

rait la société des nombreux avantages que les dro- nes ont à offrir, depuis leur utilisation pour des tâ- ches dangereuses, sales ou abrutissantes, jusqu’à leurs faible coûts d’exploitation et de maintenance par rapport aux avions habités.

U tiliser des drones pour la pulvérisation des cul tures, la surveillance de la pollution, ou la plu-

part des opérations de recherche et de sauvetage ne suscitera probablement pas de graves préoccupa- tions. Mais ce n’est évidemment pas le cas d’autres applications, notamment par la police, des journa- listes et des citoyens privés. Etant donné la grande variété d’applications potentielles de la technologie, il est presque impossible de les réguler au moyen de la seule législation. Au lieu de cela, les parties inté- ressées à tous les niveaux doivent évaluer l’impact potentiel sur la vie privée, la protection des don- nées, et l’éthique au cas par cas.

L es opérateurs de drones bien intentionnés doi vent examiner attentivement la façon dont leurs

activités pourraient violer la vie privée et enfreindre des libertés civiles, et ils devraient prendre des me- sures pour minimiser ces effets, en utilisant – au maxi- mum de leurs capacités – les outils existants, tels que les évaluations d’impact sur la vie privée. Les auto-

rités de protection des données, les organisations de la société civile et les agents de protection de la vie privée dans les entreprises et les organismes publics devraient publier des lignes directrices sur l’utilisation de drones, comme ils l’ont fait pour d’autres techno- logies existantes et émergentes. Les lignes directrices régissant l’utilisation des télévisions en circuit fermé pourraient servir de bon point de départ – mais doi- vent être complétées pour tenir compte des différents types de données qu’un drone peut recueillir.

L es fabricants de drones doivent jouer leur rôle éga lement, y compris en fournissant des orientations

pour aider les utilisateurs – en particulier les citoyens privés – à exploiter leurs produits dans les limites de la loi. Des numéros de série devraient être prévus, de sorte à ce que les drones soient traçables. Les autori- tés civiles devraient compléter ces efforts en réfléchis- sant comment la législation existante dans les domai- nes de la vie privée, de la protection des données, de l’intrusion et du harcèlement pourraient être utilisée pour poursuivre les opérateurs qui enfreignent les droits de l’homme. Enfin, les compagnies d’assuran- ce peuvent fournir les bonnes incitations en explo- rant le potentiel de marché découlant de la responsa- bilité en cas de mauvaise utilisation ou d’accidents. Le défi est à la fois urgent et complexe. Les droits des citoyens doivent être protégés avant que le mar- ché, et les drones eux-mêmes, ne décolle vraiment. Traduit de l’anglais par Timothée Demont

*Consulting, où elle mène

des recherches

sur la vie privée, la protection des données et les questions éthiques pertinentes aux nouvelles technologies. **Consulting et l’auteur de Surveillance in Europe.

AUTOUR DU MONDE Samedi 07 mars 2015 13 La stratégie chinoise en Asie du Sud
AUTOUR DU MONDE
Samedi
07 mars 2015
13
La stratégie chinoise en Asie du Sud :
une main de fer dans un gant de soie
POUR
Le Quotidien
NEW-DELHI –
Depuis des années, la Chine cherche à entourer l'Asie du Sud d'un "collier de perles" : un ensemble de
D'ORAN
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bases navales s'étendant de sa côte est au Moyen-Orient destiné à accroître son influence géopolitique et ses accès maritimes. Il n'est pas étonnant que cette stratégie inquiète l'Inde et d'autres pays.

cette stratégie inquiète l'Inde et d'autres pays. pppppararararar BrBrBrBrBrahmaahmaahmaahmaahma

pppppararararar BrBrBrBrBrahmaahmaahmaahmaahma

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ChellaneyChellaneyChellaneyChellaneyChellaney Professeur d'études stratégiques au Centre de
Professeur d'études stratégiques au Centre de recherche politique à New Delhi*
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n éanmoins la Chine tente

de cacher sa stratégie en

proclamant qu'elle veut

créer une Route maritime de la soie du 21° siècle pour faciliter le com- merce et améliorer les échanges cul- turels. Mais cette rhétorique amica- le ne parvient pas à apaiser l'inquié- tude en Asie et au-delà, car la Chi- ne donne l'impression de vouloir do- miner toute la région. Cette inquiétude est parfaitement fondée. Cette nouvelle Route de la soie est conçue pour faire de l'Em- pire du Milieu le centre d'un nou- vel ordre en Asie et dans la région de l'Océan indien. La Chine tente de redessiner la carte géostratégique de l'Asie en essayant d'établir sa domi- nation le long des grandes voies ma- ritimes et en déclenchant des con- flits territoriaux et maritimes avec plusieurs de ses voisins. Le fait que l'Armée populaire de libé- ration (APL) conduise le débat sur le sujet ne fait que souligner la dimen- sion stratégique de cette Route mari-

time de la soie. Selon le général Ji Mingkui de l'université de la Défen- se nationale de l'APL, cette initiati- ve permettra à la Chine de "forger une nouvelle image" et de "gagner de l'influence", notamment compte tenu de la "perte d'élan" du "pivot" américain vers l'Asie. Pourtant les experts de l'APL n'appré- cient pas la comparaison de cette ini- tiative avec la "stratégie du collier de perles". Ils la comparent aux expédi- tions de Zheng He au 15° siècle. Zheng He était un eunuque chinois nommé amiral qui a dirigé une flot- te d'immenses jonques en bois vers l'Afrique. Selon Sun Sijing, un mem- bre de la Commission militaire cen- trale, Zheng a suivi l'ancienne Rou- te de la soie sans chercher à s'em- parer d'un seul pouce de territoire ou à établir une quelconque "hégé- monie maritime". Pourtant l'Histoi- re atteste qu'il a eut recours à la force pour contrôler les points d'étrangle- ment des voies maritimes, par exem- ple en exécutant des dirigeants locaux. En réalité, il n'y a guère de différence entre la Route maritime de la soie et le "collier de perles". Bien que la Chi- ne adopte ostensiblement une tactique pacifique pour avancer son projet, son objectif premier n'est pas une coopé- ration mutuellement bénéfique, mais sa suprématie stratégique. La Route de la soie fait partie intégrante du "rêve chinois" du président Xi Jinping qui

suppose la restauration de la gloire et du statut passé de la Chine. Cette dernière, notamment sous la di- rection de Xi, a intensifié la coopéra- tion en matière de sécurité avec ses voisins et accru leur dépendance éco- nomique à son égard en leur four- nissant une aide, en investissant, ainsi que par le recours à d'autres leviers économiques. La création récente par la Chine de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures pour développer la nouvelle Route de la soie et les 40 mil- liards de dollars du fonds qui lui sont consacrées traduisent cette politique.

L a Chine construit déjà des ports, des voies de chemin de fer, des

routes et des pipelines dans les pays situés sur la partie littorale de la Rou- te de la soie. Il ne s'agit pas seulement pour elle de faciliter l'importation de mi- néraux et l'exportation de ses biens ma- nufacturés, mais d'avancer ses pions sur le plan militaire. Ainsi elle a conclu un accord à hauteur de plusieurs milliards de dollars avec le Pakistan pour cons- truire une base navale à Gwadar à l'embouchure du détroit d'Ormuz. Elle fait cela en raison de la position stra- tégique de ce port, plutôt que de son potentiel commercial qui est limité. Par deux fois l'automne dernier des sous-marins d'attaque chinois ont fait escale au Sri Lanka dans le port de Colombo où des entreprises nationa-

les chinoises ont construit un nouveau terminal pour containers d'un mon- tant de 500 millions d'euros dont ils sont propriétaires majoritaires. La Chine vient de se lancer dans un pro- jet de construction tentaculaire de 1,4 milliards de dollars : un complexe portuaire de la taille de Monaco sur des terres gagnées sur la mer à Colom- bo, une ville-port qui deviendra une étape majeure sur la Route de la soie. Tout en présentant la Chine comme une grande puissance bienveillante, Zhou Bo, un membre honoraire de l'Académie de science militaire de l'APL, reconnaît que les méga-projets chinois "vont changer fondamentale- ment le paysage politique et économi- que de l'Océan indien". Cette déclara- tion est importante, car le futur ordre asiatique dépendra de plus en plus de la situation dans l'Océan indien où la Chi- ne s'attaque à la prééminence de longue date de l'Inde - et de moins en moins de celle en Asie de l'Est où le Japon est décidé à s'opposer à la montée en puissance de l'Empire du Milieu. L'Inde est soupçonneuse face au com- portement de la Chine. Mais cette der- nière avance assez prudemment pour parvenir à son but sans effaroucher sa proie. Un universitaire américain, John Garver, décrit parfaitement cette stratégie au moyen d'une fable chinoi- se : une grenouille placée dans une casserolle d'eau tiéde pour y être cuisinée se sent parfaitement à

l'aise. Elle ne remarque pas que la température de l'eau augmente peu à peu, jusqu'au moment où il est trop tard - elle est ébouillantée. Considéré dans cette perspective, il n'est pas surprenant que l'Empire du Milieu ait invité l'Inde à se joindre à son projet de Route de la soie. Il cher- che non seulement à assoupir la mé- fiance de son voisin, mais aussi à frei- ner le rapprochement stratégique de l'Inde avec les USA et le Japon.

L a nouvelle Route de la soie com- bine des objectifs économiques, di-

plomatiques, énergétiques et sécuritai- res. Il s'agit pour la Chine de créer un ensemble de plus en plus étendu d'ins- tallations portuaires pour stimuler ses échanges commerciaux, favoriser sa pénétration stratégique et accroître le rôle de sa flotte de sous-marins de plus en plus nombreux et modernes. Elle vise ainsi à modeler un ordre asiatique fondé non sur un équilibre des pouvoirs avec les USA, mais sur sa propre hégémonie. Seul le concert des démocraties pour- ra déjouer cette stratégie. Traduit de l’anglais par Patrice Horovitz

stratégie. Traduit de l’anglais par Patrice Horovitz * Il a écrit plusieurs livres : Asian Juggernaut,

* Il a écrit plusieurs livres :

Asian Juggernaut, Water: Asia’s New Battleground et Water, Peace, and War: Confronting the Global Water Crisis.

La réalisation du rêve indien

NEW DELHI –

Il n’arrive pas souvent que je doive porter deux

chapeaux à la fois. C’est pourtant ce qui m’est arrivé le mois dernier, lors d’un séjour de quelques jours à New Delhi.

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Ex-président de Goldman Sachs Asset Management et président du comité d’examen sur la résistance antimicrobienne

j ’étais principalement en Inde en tant que président actuel du comité d’examen sur la résistance antimicrobienne (RAM) au nom du premier ministre britannique. Mais ma visite coïncidait avec la présentation du bud-

get de l’Inde pour l’exercice 2015-2016, le premier

sous la gouverne du premier ministre, Narendra Modi. Vu mon intérêt et mon expérience du sujet, j’ai trouvé mon compte dans cette présentation. Selon les derniers chiffres révisés du PIB, l’éco- nomie de l’Inde vient de renouer avec la croissance – en termes réels – à un niveau légèrement supérieur à celle de la Chine. Il y a plus de dix ans, j’étudiais déjà les économies du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) et un élément ressortait chaque fois de l’analyse : à un certain point dans la prochaine décennie, l’Inde finirait par croître plus rapide- ment que la Chine et elle continuera de le faire pendant des douzaines d’années. Le raisonnement est simple. Le cadre démogra- phique de l’Inde est considérablement plus fa- vorable que celui de la Chine et la taille et la crois- sance des effectifs d’un pays est l’un des princi- paux facteurs déterminant les résultats écono- miques à long terme – l’autre étant la producti- vité. D'ici 2030, le taux de croissance démogra- phique de l’Inde grossira les rangs de la popula- tion active d’un montant équivalant à la force de travail des quatre plus grandes économies de l’Europe continentale réunies. Le taux d’urbani- sation de l’Inde est moindre qu’en Chine et elle en est encore aux premiers stades ; ce qui lui permettra de profiter des forces vertueuses qui accompagnent normalement le processus. Il y a un hic cependant. Pour ce qui est de la productivité, l’Inde est à la traîne. À moins qu’el-

productivité, l’Inde est à la traîne. À moins qu’el- le ne trouve des façons d’améliorer son

le ne trouve des façons d’améliorer son bilan de productivité, le profil démographique du pays pourrait devenir un fardeau et non un atout. À cet égard, le premier budget annuel du gou- vernement Modi n’avait rien de très audacieux. Par contre si l’Inde parvient à instaurer un cer- tain nombre d’initiatives, l’économie devrait connaître un élan réel. En fait, le trait principal du budget loge à l’enseigne des engagements d’investissement dans les infrastructures du sec- teur public, quitte à faire passer le déficit de l’an- née prochaine de 3,6 % à 3,9 % du PIB. Depuis plusieurs années, je fais valoir le fait que l’Inde devrait accentuer les investissements, il est donc normal que je trouve ce changement encourageant. Le budget comporte également d’autres mesures utiles, comme la réduction du taux d’imposition des sociétés et les initiatives pour améliorer le cadre des affaires.

M es visites à titre de président du comité d’examen sur la résistance antimicrobien-

ne m’ont également permis de constater des si- gnes encourageants. Dans mon livre The Growth Map (Cartographie de la croissance), je décris une inoubliable première visite à Gurgaon, une municipalité proche de Delhi qui sert de pôle financier et industriel à la région. Gurgaon accueille un grand nombre de sociétés technologiques de haute voltige et lors de ce voyage j’ai rendu visite à l’un des chefs de file indiens du domaine du diagnostic, SRL Diagnostic, qui met au point des outils suscepti- bles d’optimiser l’utilisation des antibiotiques. La dernière fois que j’ai fait le trajet entre l’hôtel Oberoi de New Delhi et la ville de Gurgaon, j’ai dû patienter deux heures et demie pour une dis- tance de 30 km. Même si une nouvelle autorou- te était en construction, la route était encombrée de véhicules et de bêtes. La circulation était en conséquence très chaotique et il était impossible d’effectuer des travaux de voirie. Je me suis toujours dit que la prochaine fois que je ferai le voyage, je passerais, d’une façon ou d’une autre, exactement par le même chemin. Je suis ravi de pouvoir dire qu’il faut maintenant

Je suis ravi de pouvoir dire qu’il faut maintenant moins d’une heure pour se rendre à

moins d’une heure pour se rendre à destination et que l’expérience était beaucoup moins stres- sante. En plus, la navette de l’hôtel qui m’y con- duisait permettait de se brancher gratuitement sur le réseau sans-fil – une première que je n’ai jamais vue ailleurs dans le monde.

I l est probablement trop tôt pour affirmer que l’Inde occupera bientôt la troisième place au

classement mondial des économies, derrière la Chi- ne et les États-Unis. Or, vu le climat plus propice pour les investissements en Inde, ce moment pour- rait bien arriver assez rapidement. D’ici 2017, l’Inde pourrait bien doubler l’Italie et le Brésil pour deve- nir la septième économie du monde; d’ici 2020, il est fort probable qu’elle supplantera la France et le Royaume-Uni au cinquième rang.

Toutefois, pour dépasser l’Allemagne et le Japon, il faudra prendre des mesures plus audacieuses, surtout en ce qui concerne l’éducation, la santé et les politiques économiques. L’Inde devra considérable- ment améliorer son système d’éducation, du secon- daire à l'université. Des progrès de même ordre de- vront également être enregistrés dans les infras- tructures sanitaires (sans parler de la mise en œuvre des recommandations de mon analyse des moyens de lutte contre la RAM). Ces développements, ainsi qu’un cadre plus sta- ble des politiques monétaires et budgétaires, pour- raient mener au genre de croissance à deux chif- fres que la Chine a connue ces trois dernières dé- cennies. Il n’en tient qu’aux responsables politi- ques de l’Inde de réaliser cet objectif ambitieux. Traduit de l’anglais par Pierre Castegnier

14 Samedi 07 mars 2015 AUTOUR DU MONDE L’Europe et la chimère de l’union des
14 Samedi 07
mars 2015
AUTOUR DU MONDE
L’Europe et la chimère de l’union
des marchés de capitaux
POUR
Le Quotidien
D'ORAN
LONDRES –
La survie de l’euro est aujourd’hui à nouveau en question, la Grèce exigeant l’annulation
Edition Nationale d'Information

de sa dette et la fin de l’austérité – sans quoi les choses pourraient mal tourner. En dépit d’une union monétaire européenne menacée, et bien que l’union bancaire demeure à un stade précoce de développement, voici pourtant que la Commission européenne, chaque jour plus créative, s’embarque dans une nouvelle aventure, aspirant à une soi-disant « union des marchés de capitaux. »

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DDDDDaaaaaviesviesviesviesvies Ancien président de l’Autorité britannique des services

Ancien président de l’Autorité britannique des services financiers, sous-gouverneur de la Banque d’Angleterre.*

financiers, sous-gouverneur de la Banque d’Angleterre.* e terme « soi-disant » est en effet ici appro-

e terme « soi-disant » est en effet ici appro- prié, dans la mesure où ce projet, bien que sa définition demeure pour l’heure tout à fait vague, n’a certainement pas pour ob- jectif de créer un marché de capitaux uni- que en Europe. La compétence des diri-

geants de l’Union européenne ne saurait en effet leur autoriser la formulation d’une telle ambition, dans la mesure où celle-ci exigerait l’élaboration d’un nou- veau traité – une boîte de Pandore que nul n’est prêt à ouvrir, d’autant plus que les électeurs européens ne semblent pas d’humeur à conférer encore davan- tage de pouvoir à Bruxelles. Cette affaire de l’union des marchés de capitaux a en réalité débuté comme un slogan, inventé par l’un des proches du président de la Commission euro- péenne Jean-Claude Juncker. Le nouveau commissai- re européen aux services financiers, le Lord britanni- que Jonathan Hill, se retrouve ainsi chargé d’une tâ- che peu enviable consistant à étoffer concrètement le projet. Sur ce sujet, la ronde de consultation du « li- vre vert » de la Commission a produit davantage d’in- terrogations que de réponses.

l

G roupes de réflexion, lobbies et autres régula teurs nationaux n’ont pas tardé à tenter d’in-

fluencer les efforts de Hill, et à s’attaquer à la moin-

dre initiative susceptible d’affecter leurs intérêts. La Banque d’Angleterre a fait valoir qu’il ne saurait être procédé à aucune réplication de l’octroi via l’Union bancaire de nouveaux pouvoirs à la Banque centrale européenne au détriment des banques centrales na- tionales. L’union des marchés de capitaux n’exigeant « aucun changement institutionnel, » affirme la BOE, aucun super-régulateur ne saurait être créé.

L a Commission a pour l’heure accepté cette con

clusion, bien que l’un des collaborateurs de Hill

ait suggéré que « tôt ou tard… certaines problémati- ques de supervision [seraient] vouées à émerger. » En réalité, la création d’une version européenne de la Commission américaine des valeurs mobilières constitue un objectif de longue date de l’eurocratie bruxelloise – susceptible d’être atteint un jour, mais peu réaliste pour l’heure. Mais avant de nous plonger dans les problémati- ques institutionnelles – sujet favori des vétérans de l’UE – il convient de songer au problème que l’union des marchés de capitaux est censée résoudre. À cet égard, un important consensus s’observe. La plupart des régulateurs et des acteurs du mar- ché s’entendent sur le caractère défaillant des mar- chés financiers de l’Europe. Les actifs bancaires attei- gnant près de 300 % du PIB à l’échelle de l’UE, contre 70 % aux États-Unis, d’importantes opportunités d’économies existent qui demeurent non exploitées.

P ar ailleurs, les entreprises européennes perçoi vent une part excessive de 80 % de leur finance-

ment auprès des banques, et moins de 20 % en pro- venance des marchés de capitaux (ces proportions étant globalement inverses aux États-Unis). La néces- sité de redresser ce déséquilibre s’est faite de plus en plus évidente avec l’apparition de la dernière crise

financière, les efforts des banques consistant à rebâ- tir leur base de capital (et à satisfaire à des contrain- tes réglementaires plus strictes) ayant abouti à un rationnement du crédit. L’assouplissement des con- traintes pesant sur la croissance de la production per- mettrait d’améliorer la résilience de l’économie euro- péenne, d’encourager la prise de risque, et de pro- mouvoir le dynamisme.

L ’objectif global de l’union des marchés de ca pitaux est par conséquent relativement simple.

En revanche, le chemin à accomplir dans cette direc- tion ne l’est pas – principalement dans la mesure où le recours excessif de l’Europe à la finance bancaire puise sa source dans des facteurs structurels et cul- turels. Or, il est peu probable que les remèdes jusqu’à présent suggérés par la Commission – encouragement au financement participatif, ou standardisation des modalités de titrisation – favorisent effectivement une croissance rapide de la finance non bancaire. La promotion d’un marché paneuropéen du place- ment privé pourrait favoriser la démarche, de même qu’une harmonisation des normes régissant les obli- gations foncières. Ces deux stratégies se heurteraient toutefois à d’importants obstacles juridiques.

E n effet, si la modeste démarche initiale de Hill apparaît inoffensive (et sa mise en œuvre urgen-

te souhaitable), toute mesure significative au-delà des

mots est vouée à rencontrer des obstacles majeurs. À titre d’exemple, l’harmonisation des régimes d’insol- vabilité à l’échelle du continent ainsi que la réduc- tion des mécanismes fiscaux incitant à privilégier la dette par rapport aux capitaux – et bien que ces dé- marches apparaissent tout à fait logiques – viennent frapper au cœur même de ce qu’il reste de souverai- neté aux États membres, et seront par conséquent ex-

trêmement difficiles à faire valoir. Plusieurs autres idées proposées par Hill, telles que l’assouplissement des normes régissant le capital concernant les inves- tissements à long terme, viennent contrarier ces mê- mes standards européens de solvabilité qui seront mis en œuvre l’an prochain concernant les assureurs et les fonds de pension.

P lusieurs autres vieux canassons ont été sortis de l’écurie pour un nouveau tour de manège. Les

démarches consistant à utiliser des prospectus et exemptions « rationalisées » issues de normes comp- tables régissant les petites entreprises ont déjà été employées par le passé sur le plan individuel des États – et elles ont échoué. L’assouplissement des normes en faveur des émetteurs vient éroder la protection des investisseurs, et des signaux existent selon lesquels une réglementation laxiste sur les nouvelles émissions pourrait bien réduire la demande des investisseurs, élevant le coût de la finance. À moins que l’humeur politique ne change radica- lement en Europe – ce qui est peu probable – il est irréaliste de s’attendre à ce que l’union des marchés de capitaux se révèle même pour fraction aussi trans- formatrice que l’a été l’Union bancaire. Elle ne pro- duira tout au plus qu’une perturbation minime, dans le cadre de laquelle une poignée de vaches sacrées nationales seront envoyées à l’abattoir.

C e qui avait débuté comme un slogan pourrait bien se révéler utile. Il est toutefois extrêmement

peu probable que quelque union des marchés de ca- pitaux vienne rompre la relation d’amour que l’Euro- pe entretient avec ses banques. L’essentiel de l’impact sur la structure du marché ne pourra que provenir de contraintes de capital sans cesse accrues, qui rendront plus coûteux le crédit bancaire, et encourageront les emprunteurs à chercher ailleurs. Traduit de l’anglais par Martin Morel

chercher ailleurs. Traduit de l’anglais par Martin Morel *Directeur de la London School of Economics, est

*Directeur de la London School of Economics, est professeur à Sciences Po Paris.

Le paradoxe de la production moderne

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DDDDDeLongeLongeLongeLongeLong Ancien Secrétaire adjoint du Trésor américain* e reste

Ancien Secrétaire adjoint du Trésor américain*

Ancien Secrétaire adjoint du Trésor américain* e reste d’entre nous consacrons notre temps à planifier

e reste d’entre nous consacrons notre temps à planifier ce qu’il

s’agit d’accomplir, à décider de l’endroit où installer les pro- duits conçus, à fournir des services aux personnes, à discuter les uns avec les autres, ainsi qu’à assurer un suivi des tâches accomplies afin de déterminer ce qu’il s’agira d’entreprendre pour la suite. Et pourtant, malgré notre capacité évidente à pro-

duire plus que ce dont nous avons besoin, les riches ne semblent pas courir les rues. L’un des plus grands paradoxes de notre époque réside en effet en ce que les ménages du monde ouvrier et de la classe moyenne continuent d’éprouver des difficultés à l’ère d’une profusion pourtant sans précédent. Nous autres citoyens des pays développés jouissons de bien plus qu’il nous faut pour satisfaire nos besoins essentiels. Nous possédons suffi- samment de liaisons carbone-hydrogène à rompre pour nous fournir des calories, assez de vitamines et d’autres nutriments pour nous main- tenir en bonne santé, pour la plupart d’entre nous un toit au-dessus de nos têtes, des vêtements pour nous maintenir au chaud, assez de capi- taux pour demeurer à tout le moins potentiellement productifs, et de quoi nous divertir grâce à l’entertainment. Enfin, nous produisons tout ceci en une moyenne de moins de deux heures de travail quotidien en dehors du foyer.

l

J ohn Maynard Keynes était très proche de la vérité lorsqu’il prédit en 1930 que « le problème économique, le combat pour la subsistance »

de la race humaine serait probablement « résolu, ou du moins en voie de l’être, dans les cent prochaines années. » Il faudra sans doute une génération supplémentaire pour que les robots aient totalement envahi la fabrication, la cuisine et le secteur du bâtiment ; les pays en voie de développement apparaissant en outre en retard de 50 ans. Keynes aurait toutefois mis en plein dans le mille s’il avait adressé son essai aux arriè- re-arrière-arrière-arrière-petits-enfants de ses lecteurs. Rares sont pourtant les signes qui indiqueraient que les Américains de la classe ouvrière et moyenne vivent aujourd’hui une existence meilleure qu’il y a 35 ans. Plus étrange encore, la croissance de la pro- ductivité est loin de s’envoler, comme l’on aurait pu s’y attendre ; elle connaît en réalité un ralentissement, selon les recherches de John Fer- nald et Bing Wang, économistes au Département de recherche écono- mique de la banque de la Réserve fédérale de San Francisco. Quant aux perspectives de croissance, elles se révèlent encore plus sombres, à l’heure où l’innovation se heurte à de forts vents contraires. L’une des manières de réconcilier les évolutions du marché du travail avec notre expérience de vie et les statistiques de ce genre consiste à relever que la majorité des biens que nous produisons se

à relever que la majorité des biens que nous produisons se BERKELEY – Aux États-Unis, seuls

BERKELEY – Aux États-Unis, seuls trois employés sur dix sont nécessaires pour produire et délivrer

les biens que nous consommons. Tout ce que nous extrayons, cultivons, concevons, fabriquons, produisons et transportons – jusqu’à la simple préparation d’une tasse de café au bar, servie ensuite à la table du client – n’est effectué que par environ 30 % de la main-d’œuvre du pays.

que par environ 30 % de la main-d’œuvre du pays. distingue radicalement de ce que nous

distingue radicalement de ce que nous concevions autrefois. Dans la majeure partie de l’histoire humaine, l’essentiel de ce que nous produisions ne pouvait être aisément partagé, ou utilisé sans per- mission. Ces produits correspondaient à ce que les économistes appellent les biens « rivaux » et « exclusifs. » Le terme de bien « rival » signifie que deux personnes ne peuvent utiliser le même produit en même temps. Un bien « exclusif » si- gnifie que le propriétaire de ce bien est facilement en mesure d’em- pêcher qu’autrui ne l’utilise. Ces deux caractéristiques placent un pouvoir de négociation considérable entre les mains de ceux qui contrôlent la production et la distribution, et pour lesquels l’envi- ronnement idéal est celui d’une économie de marché fondée sur la propriété privée. L’argent circule ainsi naturellement en direction du lieu où l’utilité et la valeur sont fournies – le suivi de ces flux pou- vant être effectués facilement dans les comptes nationaux.

O r, la majeure partie de ce que nous produisons à l’ère de l’informa tion n’est ni rival, ni exclusif – ce qui vient considérablement chan-

ger la donne. La conception des biens produits à l’ère du numérique peut difficilement faire l’objet de mécanismes incitatifs, leur distribu- tion n’est pas facilement monétisable, et nous manquons d’outils nous permettant de procéder aisément à un suivi dans les comptes nationaux. Le résultat n’est autre que l’émergence d’une divergence croissante en- tre d’une part ce que les individus sont prêts à payer pour un service

donné et, d’autre part, la croissance telle qu’elle se mesure dans les sta- tistiques nationales. Autrement dit, nous produisons et consommons bien davantage que ce que suggèrent nos indicateurs économiques – tandis que les créateurs de la plupart de ces produits ne sont pas rému- nérés comme ils le devraient.

C eci génère un ensemble unique de problématiques. Afin que les travailleurs d’aujourd’hui et de demain soient en mesure de palper

les bienfaits de l’ère de l’information, il va nous falloir reconcevoir no- tre système économique afin de stimuler la création de ces nouveaux types de biens. Outre le développement de mécanismes destinés à ap- préhender ce nouveau type de richesses, il nous incombe d’établir des canaux permettant à la demande relative à un produit de contribuer à la rémunération de son créateur. Ce n’est qu’à condition de trouver les moyens de conférer une valeur véritable aux biens que nous produisons que nous serons en mesure de pérenniser une société de classe moyenne, plutôt qu’une société de techno- ploutocrates imposant leur pouvoir aux sujets du secteur des services.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

des services. Traduit de l’anglais par Martin Morel *Professeur d’économie à l’Université de Californie

*Professeur d’économie à l’Université de Californie de Berkeley, et chercheur associé au National Bureau of Economic Research.

FENETRES

Le Quotidien d'Oran

15

Samedi 07 mars 2015

AIR ALGÉRIE

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07h00

Oran - Alger 11h20 Oran - Alger 15h10 Oran - Alger 18h00 Oran - Alger 22h30

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Oran - Alger Oran - Alger

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13h10

Oran - Alger 15h55 Oran - Alger 19h05 Oran - Alger 21h15

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Alger - Oran Alger - Oran Alger - Oran Alger - Oran Adrar - Oran Constantine - Oran Tindouf (j+1) - Oran

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INTERNATIONAL

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Oran - Paris-Orly Oran - Barcelone Oran - Toulouse Oran - Marseille Oran - Lyon Oran - (Paris-CDG) Oran - Alicante Oran - Djeddah

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08h50

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Paris-Orly - Oran Barcelone - Oran Toulouse - Oran Marseille - Oran Lyon - Oran Paris (CDG) - Oran Alicante - Oran Djeddah(j+1) - Oran

14h10

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12h50

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09h45
10h30
ALGÉRIE ALGÉRIE FERRIES Mars Mars DÉPART ARRIVÉE ORAN / ALICANTE Mar 10 - 18h00 Dim
ALGÉRIE ALGÉRIE
FERRIES
Mars Mars
DÉPART
ARRIVÉE
ORAN / ALICANTE
Mar 10 - 18h00
Dim 15 - 18h00
Jeu 19 - 18h00
Mer 11 - 07h00
Lun 16 - 07h00
Ven 20 - 07h00
Jeu 26 - 18h00
Ven 27 - 07h00
ALICANTE / ORAN
Mer 11 - 19h00
Lun 16 - 19h00
Ven 20 - 19h00
Jeu 12 - 07h00
Mar 17 - 07h00
Sam 17 - 07h00
Ven 27 - 19h00
Sam 28 - 07h00
ORAN / MARSEILLE
Ven 06 - 12h00
Dim 22 - 12h00
Sam 07 - 14h00
Lun 23 - 14h00
MARSEILLE / ORAN
Lun 09- 12h00
Mar 24 - 12h00
Mar 10 - 14h00
Mer 25 - 14h00

THÉÂTRE RÉGIONAL D’ORAN

Samedi 07mars à 16h au T.R.O

Samedi 07mars à 16h au T.R.O A l’occasion de la Journée de la Femme Concert de

A l’occasion de la Journée de la Femme

Concert de musique Spécial Femme

(Rayonnement des arts)