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Récits de guerre : souvenirs du capitaine Parquin Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Récits de guerre : souvenirs du capitaine Parquin Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Récits de guerre :

souvenirs du capitaine Parquin

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Parquin, Denis-Charles (1786-1845). Récits de guerre : souvenirs du capitaine Parquin. 1892. 1/ Les contenus
Parquin, Denis-Charles (1786-1845). Récits de guerre : souvenirs du capitaine Parquin. 1892. 1/ Les contenus

Parquin, Denis-Charles (1786-1845). Récits de guerre : souvenirs du capitaine Parquin. 1892.

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F.

RÉCITS

SOUVENIRS

>

CAPITAINE

DE

MYRBACH,

H.

DUPRAY,

INTRODUCTION

DE

DU

1803-1814

GUERRE

PARQUIN

DESSINS PAR

WALKER,

PAR

FRÉDÉRIC

L.

BOUSSOD,

PARIS

VALADON

Im primeurs-Editeurs

&

SERGENT,

MASSON

CIE

Copyright 1892 by Soussod, Valadon and Co.

MARIUS

ROY

r

RECITS

SOUVENIIIS

DE

DE

GUERRE

PARQUIN

F.

RÉCITS

SOUVENIRS

CAPITAINE

DE

MYRBACH,

H.

DUPRAY,

INTRODUCTION

DE

DU

1803-1814.

GUERRE

PAROUIN

DESSINS PAR

WALKER,

PAR

FRÉDÉRIC

L.

BOUSSOD,

PARIS

VALADON

Im primeurs-Editeurs

&

SERGENT,

MASSON

CIE

Copyright 1892 by Boussod, Valadon and Co.

MARIUS

ROY

INTRODUCTION

t

 

Le

public

français

a

accueilli

avec

empressement

la publication

 

récente

de

mémoires

sur

la

période

de

la

Révolution

et

de l'Empire

qui

lui

ont

appris

ce

qu'étaient

et

ce

que

valaient,

dans

l'intimité

de

leur

vie,

les hommes

auxquels

la

France

a

du

de résister

vingt-deux

 

années

à l'Europe

coalisée

et

de

faire

triom-

pher,

malgré

tout,

même

malgré

les désastres

de

1814

et

de

1815,

les principes

de

la Révolution.

Des

récits

sans

apprêt,

sans

rhétorique,

qui

avaient

cette

qualité

suprême

d'émaner

de témoins

oculaires

 

et

actifs

ont

secoué

d'un

grand

et légitime

enthousiasme

 

toutes

les

classes

de

la

nation,

même

les

moins

occupées

d'ordinaire

 

des

choses

militaires.

Il y

a eu

dans

la

vie

intellectuelle

de

la

France,

une

heure

-

et

qu'elle

soit

bénie!

où l'histoire

des

ancêtres

soldats

a occupé

toutes

les

pensées

de préférence

à

ce

qu'on

nomme

la littérature

et

les hommes

et

les

femmes

de

France,

laissant

de

côté

les

romans

malsains

qui

défigurent

 

la

face

auguste

de

la

Patrie,

ont

lu

avec

recueillement,

avec

admiration,

avec

passion

ce

que,

il

y

a

bientôt

un

siècle,

leurs

pères

ont

fait

pour

l'honneur

 

du

Drapeau.

Cette

heure

a

été

bonne :

plusieurs

s'y

sont

reposés

et

en

ont

repris

espérance.

Si,

plus

tard,

il

s'est

retrouvé

des

romanciers

pour

venir

insulter

de

nouveau

l'armée

dans

des

livres

dont

nos

ennemis

d'hier

réfutent

eux-mêmes

 

les calomnieux

mensonges;

s'il

s'est

 

rencontré

un

public,

amateur

de scandale

et

d'obscénité,

pour

acheter

et

lire

ces inventions

infâmes,

il n'importe

 

: Dans

ce

noir

qui

nous

couvrait,

nous

savons

où

trouver

maintenant

la

petite

porte

d'azur.

Par

elle passera,

avec

un

bruit

toute

la phalange

ceux

 

du

fond

de

la

tombe,

viennent,

d'ailes,

aux

hommes

de

ce

temps,

des guerriers, de l'honneur

parler

 

qui,

et

du

sacrifice,

du

devoir

accompli,

du

mépris

de

la

mort,

des

sublimes

inanités

pour

lesquelles

les

soldats

donnent

leur

vie

et

qui

demeurent

inaccessibles

 

à

ceux-là

Il

INTRODUCTION

qui

toutes

font

les

métier

classes

D'où tenaient-ils

de déshonorer,

de

la

nation.

leur

force

l'une

sublime,

après

l'autre,

ces hommes

du

sous

début

prétexte

du

de

siècle?

littérature,

Étaient-ils

était-il

voir

coup

et leur

 

plus

forts

que

nous

mieux

trempés ?

A

un

âge

l'on

ans,

à

seize

ans,

de

la

vie

civilisée

plus

en

rapidité

été

un

avaient

forme

pour

leur

métier

plus

plus

leurs

siasme

ans,

grands,

cœurs

ne sommes,

sûr,

à

le

corps

qu'ils

de

eux.

les

vigoureux,

d'enthou-

à

quatorze

cette

embrassaient

soldats,

leur

sûr,

coup

à

s'indignerait

présent

à

avait

n'étaient

singulièrement

point

dans

avec

pour

aguerri

A

tempérament

à

quinze

rude

les mollesses

instinct

ce

la

par

de

implique

qui

com-

:

les

des

mort

orages

pour

vocation,

Ils

étaient

école,

ils avaient

acquis

bativité

s'était

développé

rapidité

du

coup d'œil,

faits

invincibles,

ç'a

de

la

Révolution,

la craindre,

non

par

quelque

obéissance

ils

ou

les gymnases

toutes

rapidité

de

d'agilité

plein

état

vu

qu'il

suivre

que

soleil,

les

du

activités

geste.

Grandis

trop

C'était

au

qu'il

Mais

milieu

de

la décision,

d'âme

trop

lui

souvent

plût

une

particulier.

et

près

passer

par

goût,

étaient

d'affecter.

carrière,

soldats.

qu'ils

venus

à l'armée,

par

la

tentation

comme

le

fer

vient

de récompenses,

à l'aimant,

mais

parce

non

que

par

l'ambition

seulement

être

d'une

décoration,

soldat,

porter

et

a

un uniforme

qui

de

est

de hussard

ou

de chasseur,

hardie,

de l'équipée

point

de

de France

peu

qui,

aller

en

guerre,

les

risquer

sa

tout

ce

peau,

de l'aventure

pour

folle,

longues,

:

attirait

invinciblement.

nulle

intrigue.

Ils

aiment,

un

père,

eux

bien

plus

au

n'ont

point

 

fondent

 

qui

savent

et

les

coups

de

au

feu

comme

ordre,

à

ce

point

égalisées,

 
 

Qui

a

vu

ces

en

a

gardé

Mais

du

moins

raconter

leur

lâcheté

des

tout

Point

bien

mère,

les

lendemain

part

sœurs.

et

à

où

la

que

les

devant

y

eux,

coin

vues

se

ont

quelque

des

en

un

Mais

ils

Là,

surtout

sont

restés

façon

des

le

rien

toute

pain

et

de

la

vie,

rangs

les

vil

intelligences

soi

eût

pour

jadis,

des

la

une

et

du

soldats

famille

sentent

premier

et

coups

au

et

qui

n'y

les

si

qu'ils

chez

une

écrivent

du

régiment

qu'ailleurs.

grades

rares,

ceux

franchi

coup,

temps

plaisirs,

sous - officiers,

des

de

amitiés

fusil

ont

a

mis

fortunes

passé

plan.

amitiés

mettre

paladins

les

ne

légendaires,

les

en partage,

amitiés

sabre,

l'acier

consolantes

des

et

sup-

se rencontre,

demeurent

et

larges

portées,

passer

si quelque

en

sont

même

boulet

oublies,

mises

les infirmités

même

amitiés-là

lâches

s'ils

si généreuses

en

eu

sereines,

certes

de

Péblouissement.

ces

et

Qu'il

auraient-ils

lâches

plupart

ce temps-là,

quelque

honte

-

INTRODUCTION

de

braves

gens

se fussent

et

que

si elle

se monnaie

jusqu'à

tenter

furent

LES BRAVES,

leur

façon

de

se

rendre

m

que

ne

doute

de

il

les

y

a

ont,

s'il

s'en

étaient

cette

gloire

vont

encore

les

actes

de

diminuer,

quatre-vingts

Pourtant,

et

de

était

bonne

foi,

possible

après

ils n'avaient

un

quart

fait

gloire,

e s t f u g i t i v e

est fugitive

que rarement

ceux

c'est

ans,

qui

leur

parmi

conçu

que

de

point

leur

Leurs

chargés

de

apprendre

successeurs

elle

apologie,

se paye.

mais

de

de

ils révoquent

les amoindrir

ceux

qui

militaires,

Ils

se

des

tissu

sont

en

et

ils s'efforcent

complices

ces

furent,

plusieurs

demandé

les auxiliaires

tous

des

tout

siècle

y

ajouté

de l'Étranger.

ont

ont

et

lu

fait

réel,

ceux

doutes

fût

ne

les

qui

et

vrai

mémoires

des réserves.

si l'imagination

si,

témoins

écrivant

écrivant

bien

comme

riche,

des

avait

pas emportés, si l'on

déjà enfin considérer

au

des broderies,

pouvait

matériaux

de l'histoire

plutôt

et

de

ces

récits

l'incroyable chanson

raison

les

noms

un

ils

abondait

Roland

et dont

personnels

chaque

page

du

les

semblait

Consulat

récits

arrachée

Parquin.

été

d'une

nouvelle

avoir

de

ailleurs;

des annales

tort

que

ils auraient

l'Empire.

j'ai

noms

Ils peuvent

amené

pour

que

parce

en

près

du capitaine

En assimilant

de chacun

qui

l'édition

a son

des hommes

importance

à

cite le mémorialiste,

qu"il

1842,

prouve

la

à reconnaître

de l'auteur.

:

fait

la scrupuleuse

des

sincérité

sont

Dans

ont

originale

un

son

publiée

peu

plupart

défigurés

conservé

correspondant,

les noms

mais

leur

j'ai

ces

orthographe

retrouvé

états

de

souvent

n'a

un

pu

est singulièrement

états

de

services

relatent

les

plus

ample,

entre

les

noms

à

trouve

fantaisiste.

tous

En rétablissant

que

véritables,

les

de

les officiers

d'éclat

plus

les

donc

a

et soldats

Parquin

incroyable

point

eus,

cite

et

Parquin en donnant

en

services

actions

que

détail

les avoir

les

se

rapporte,

encore.

plus

mains ;

étrange,

Ces documents,

il

il ne

Parquin

mal

or,

car

seule

n'eût

qu'il

point

a suivie :

orthographié

si

sa

dessein ;

ainsi

c'est

entièrement

sa mémoire

mémoire

d'accord

avec

la

de

vérité

faits

pour

dont

lui

tout

seul

ce

qui

a été

est vérifiable,

témoin?

comment

le tromperait-elle

Il

y

a mieux :

un document

qui

de

commandement

à certains

en démontre

par

Parquin

faits

presque

l'authenticité.

insignifiants

Pour

n'en

à Œdenburg,

et

le

en

citer

passage

soi,

qu'un

lorsqu'il

correspond

exemple,

par

cette

s'agit

souvent

la prise

ville

des

chevau-légers

de

la Garde,

se trouvent

confirmés

par

une

lettre

de Napoléon

publiée

dans la correspondance

sous

le

15,390.

Tome

XIX.

P.

142.

IV

INTRODUCTION

N'est-ce

point

assez?

Un

témoin,

presque

centenaire

aujourd'hui,

doyen

de

l'armée

française

et

sans

doute

des

armées

de l'Europe,

se

lèvera

encore

pour

affir-

mer

ce

qu'a

fait

à

ses

côtés

son

compagnon

d'armes

et

son

ami :

c'est

le

capitaine

Soufflot

qui,

le

12

avril

1812,

à Mondego,

enleva

comme

Parquin,

un

drapeau

aux

Portugais

et

qui,

plein

encore

de

vie

et

de

la

gaieté

robuste

du

20e chasseurs,

racontait

l'an

dernier

encore

à

ses

jeunes

amis

de

la Sabretache

les

hauts

faits

de

son

camarade.

 

Enfin

les

états

de

services

de l'auteur

donnent

aux

faits

qu'il

raconte

une

authenticité

absolue

puisqu'ils

y correspondent

 

avec

une

précision

sans

égale

et

qu'ils

sont accompagnés

 

de certificats

émanant

des

généraux

sous

les

ordres

desquels

Parquin

a

servi

et

où

se trouvent

 

affirmés

les principaux

traits

qu'il

raconte.

Ces

états

de

services

qui

valent

la

plus

ample

des

biographies,

les

voici

dans

leur

sécheresse

officielle

:

 

GARDE

MUNICIPALE

 

DE

PARIS

 

SERVICES

DE

M.

 

PARQUIN

(DENIS-CHARLES),

CHEF

DE BATAILLON

 

Néà Paris (Département de la Seine) le 20 décembre 1786, fils de Jean-Baptiste et de Louise Mare

*

y

GRADES

CORPS

SUCCESSIFSDANSLENUELSILASERVI

SUCCr.SSIFSDAKSLL'QUELSILASERVI

DATES

CAMPAGNESDANSCHAQUEGRADE

GtNEnAUXENCHEF

GËNÉIIAUXENCHEF

OBSERVATIONS

TITRES

-

DÈLACESSATlOJl

DESPROMOTIONS DUSERVICEANNÉESARMEES

ACHAQUEGRADE DANSCHAQUECORPS

14

ACTIONSD'ÉCI.AT

ACTIONSD'ÉCI.AT

QUILESCOMMANDAIENT.OUSERVICESSIGNALÉS ETDECORATIONS

-

Enrôlévolontaire20»rég. dechasseurs4clieval fer NivôseanXI janvier 1803.

Brigadier

Fourrier. ,

Maréchaldeslogis

Sous-Lientenaut

Lieutenant 13'Chasseursà cheval

1" del'u-garde, Rég. de Chasseursà cheval ,

Capitaine

25octobre1803. AnXIII( AqXII1

Côtesdel'Océan. GénéralAUITereau.Blesséd'uncoupdefeuet de5

L'Empereur.

coups delanceet

nierà ia batailled'Eylaule

8

181i.

fait prison- 0avrill813.

Officier

19 juin1831.

Légionnaire

Id

Id. ,

Id.

Id

2 octobre1803. brumaireanXII 1" mai1804. AnXIV GrandeArmée.

1ermai1806. 2février1809. 1806IPrusseet 1807 Pologne. MaréchalAugereau

1808

2 février1809. 30 avril1809 1809

1810

27février1813. 1811(

1812)

1812

j

1814 (

1M3

:

Allemagne. Autriche.

Espagne

Saxeet

Prusse,

France.

GénéralLasalle. Oudinot.

ComteD'Erlou,

1801.

Bnliesséd'un

Blesséd uncoupcoupdedefenfeua la fi-à la fi-

.,

,

,

gureà la batailledeCiudad-

Rodrigo, en Espagne,le5 mai

30 avril 1809.

Blesséd'uncoupde sabreau

etPrt,,g.l. Marécf.a7dued~ Raguse.

et Portug°al. MaréchalducdeRa°^use Blessé dun coup de sabre an

poignetdroità la bataillede

27février1813

21décembre1813.

19 juin 1814.

mars1816.

6

1erJanvierlh24.

27aoùt1831.

VEmpereur. Blesséd'uncoupdebaïonnette,

à la bataillede

et n'ayant

Hanau,le

que

Suivantcertificatdu 29 ducdeReggio,lemaréchalse trouvant septembre1813. engagé devant maréchal Leip- sickdansun gros decuiras-

sonépéepourdéfense,a dû

en partie sonsalutà la bra-

voure et au dévouementde

A prisun M.Ch. Parquin. drapeau Certificaiduduc à l'ennemien deRaguse;

~*"~

Salamanque,le27juillet1812.

Id.

10mars1813. 21décembre1813. 1815 Waterloo.

jIoRégimentmêmearme

Id Il*Cuirassiert.

Soldedecongé

Id Chasseurs àchevalduCantal.,

Id.

M.

Id.

, Trait: de réforme.

duDoubs.

Chef d'Escadron

-

Gendarmerie du Bas-Rhin

I" novembre1831.

,

31décembre1815.

18 septembre 1830. siers autrichiens

ChefdeBataillon, nant-colonel.Gatde rangdelieute- -. municipale deParis

Rayéle le f5 15décembreetmisennonactivitéparretrait décembreetmisennonactivitéparretrait d'emploi d'emploi le8 le8 décembre décembre1836. 1812.

Nul

récit,

si éloquent

qu'il

soit,

ne vaudrait

cette

simple

énumération

de

dates ;

on

ne pourrait

ici,

en

les

amplifiant,

que résumer

les mémoires

qui

peut

raconter

Parquin.

diquer

comme

en

il

Passé

de cuirassiers,

peu

en

le

de

avait

mots

le

quelle

projet,

19

juin

il prit

1814,

part

en

Néanmoins,

a

été

sa

la seconde

à partir

de

vie,

partie

puisque

de

lors

de la réorganisation

1815

aux

admirables

la

Restauration

par

malheur

ses

Souvenirs.

de

charges

l'armée,

que

et

c'est

Parquin

il convient

il

n'a

point

seul

d'in-

écrit

au

11 e régiment

le régiment

fournit

INTRODUCTION

(Brigade

dans

chasseurs

compter

devait

sur

 

v

 

corps

Keller-

au

5e régiment

de

Les

adversaires

du

sans

doute

initié

à

à Paris

et

en

province

déféré

à

la

cour

des

Lhéritier,

aux

Quatre-Bras

et

mànn.)

Au

licenciement,

chasseurs

à

cheval,

drapeau

blanc

croyaient

la

grande

conspiration

en

août

1820;

il

fut

à Waterloo.

Guiton,

la

division

 

il

rentre

alors

dénommés

pouvoir

militaire

en

tous

qui

cavalerie

lui

du

légère,

Cantal.

et l'avaient

à

le

la

fois

procès

éclater

cas impliqué

dans

Pairs,

révélé

rogé

sinon

comme

les

par

projets

le chancelier

du

complice

colonel

Dambray,

direct,

Maziau,

Parquin

au

moins

présenté

répondit

comme

comme

:

« Le

le

coupable

chef

colonel

du

ne

de

n'avoir

complot.

m'a

rien

pas

Inter-

confié,

mais

l'eût-il

fait,

n'attendez

pas

de

moi

que

par

une déclaration

quelconque

je

fasse

porter

étaient

déclara

profondes

sur l'échafaud

si peu

Parquin

avait

appuyés

hors

jetées

la

tête

d'un

de

mes

anciens

camarades

».

Les

de preuves

de

cause.

On

que,

avait

dans

la nation

et

sans

même

en délibérer,

la

intérêt

dans

à

ne

l'armée

point

la

montrer

haine

contre

griefs

cour

quelles

allégués

des

Pairs

racines

les Bourbons

et

dans

pas

neuf

quelles

ramifications

la conspiration

avait

poussées

à

la

les états-majors,

moins

en

réforme

dans

tous

l'ancien

Parquin,

blessures,

qui

se

perdait

vit

en

ainsi

butte

les régiments.

capitaine

aux

Le ministre

chasseurs

de

un

à

état

toutes

acquis

par

les tracasseries

dix-huit

de

Chambre

des

députés,

 

de

la Guerre

n'en

mit

la

Garde.

années

de

service

et

la

police,

et

se

trouva

bientôt

obligé

de

se retirer

de

en Suisse.

de

curieux

Il

la

y épousa

reine

en

1822,

Mademoiselle

ancienne

Cochelet

Cochelet,

lectrice,

sa

a laissé,

on ,

Elle

mo-

d' Are-

remarquable

s'installa

:

la

les

Il

l'ancienne

compagne

le

sait,

était

et

son

compagne

d'exil,

pension

Hortense,

son

années

sa commensale

les

plus

distinguée

fut toujours

à Arenemberg.

sur

Mademoiselle

les mémoires

nature

les dernières

avait

de

reçu

son

appelée

de l'Empire.

d'une

et intelligente,

à

petite

une éducation

Parquin

dévouement

la hauteur

propriété

e</