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LTE (réseaux mobiles)

LTE (réseaux mobiles) Pour les articles homonymes, voir LTE . Le LTE ( Long Term Evolution

Pour les articles homonymes, voir LTE. Le LTE (Long Term Evolution) est une évolution des

. Le LTE ( Long Term Evolution ) est une évolution des Pays équipés mi 2014

Pays équipés mi 2014 de réseaux mobiles LTE : réseaux commer- ciaux en rouge, réseaux en cours de déploiement en bleu foncé, réseaux en test en bleu clair.

La norme LTE, définie par le consortium 3GPP [1] , a d'abord été considérée comme une norme de troisième génération « 3.9G » (car proche de la 4G), spécifiée dans le cadre des technologies IMT-2000, car dans les « ver- sions 8 et 9 » de la norme, elle ne satisfaisait pas toutes les spécifications techniques imposées pour les normes 4G par l'Union internationale des télécommunications (UIT). La norme LTE n'est pas figée, le consortium 3GPP la fait évoluer en permanence (en général une nouvelle version tous les 12 à 18 mois [1] ).

En octobre 2010, l'UIT a reconnu la technologie LTE- Advanced (évolution de LTE définie par le 3GPP à par- tir de sa release 10) comme une technologie 4G à part entière [2],[3] ; puis, il a accordé en décembre 2010, aux normes LTE et WiMAX définies avant les spécifica- tions « IMT-Advanced » et qui ne satisfaisaient pas complètement à ses prérequis, la possibilité commerciale d'être considérées comme des technologies « 4G », du fait d'une amélioration sensible des performances com- parées à celles des premiers systèmes « 3G » : UMTS et CDMA2000 [4] .

Les réseaux mobiles LTE sont commercialisés sous l’ap- pellation « 4G » par les opérateurs de nombreux pays, par exemple : Proximus, Base, VOO Mobile et Mobistar en Belgique, Swisscom en Suisse, Verizon et AT&T aux États-Unis, Vidéotron, Rogers Communications et Fido Solutions au Canada, Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free Mobile en France…

Le LTE utilise des bandes de fréquences hertziennes d’une largeur pouvant varier de 1,4 MHz à 20 MHz

dans une plage de fréquences théorique de 450 MHz à 3,8 GHz, permettant ainsi d'obtenir (pour une bande 20 MHz) un débit binaire théorique pouvant atteindre 300 Mbit/s en « liaison descendante » (downlink, vers le mo- bile) ; la « vraie 4G [5] », appelée LTE Advanced [1] offrira un débit descendant pouvant atteindre 1 Gbit/s ; ce débit nécessitera l’utilisation de bandes de fréquences de 2×100 MHz de largeur qui sont définies dans les versions 10 et 11 (3GPP release 10 et 11) de la norme LTE Advanced [1] .

1 Caractéristiques principales

S1 enodeb X2 MME P-GW / S-GW / enodeb UEs enodeb EUTRAN Packet Evolved Core
S1
enodeb
X2
MME P-GW / S-GW /
enodeb
UEs
enodeb
EUTRAN
Packet Evolved Core

Architecture de l’accès radio (eUTRAN) d’un réseau LTE.

1.1 Architecture du réseau LTE

Les réseaux LTE sont des réseaux cellulaires constitués de milliers de cellules radio qui utilisent les mêmes fré- quences hertziennes, y compris dans les cellules radio mi- toyennes, grâce aux codages radio OFDMA (de la base vers le terminal) et SC-FDMA (du terminal vers la base). Ceci permet d’affecter à chaque cellule une largeur spec- trale plus importante qu'en 3G, variant de 3 à 20 MHz et donc d'avoir une bande passante plus importante et plus de débit dans chaque cellule.

Le réseau est constitué de deux parties : une partie radio (eUTRAN) et un cœur de réseau « EPC » (Evolved Packet Core).

1

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1 CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES

1.1.1 La partie radio eUTRAN

La partie radio du réseau, appelée « eUTRAN » est sim- plifiée, comparée à celle des réseaux 2G (GERAN) et 3G (UTRAN), par l’intégration dans les stations de base « eNode B » des fonctions de contrôle qui étaient aupa- ravant implémentées dans les RNC (Radio Network Con- troller) des réseaux 3G UMTS.

La partie radio d’un réseau LTE (voir dessin) se compose donc des eNode B, d’antennes locales ou distantes, de liai- sons en fibres optiques vers les antennes distantes (liens CPRI) et des liaisons IP reliant les eNode B entre eux (liens X2) et avec le cœur de réseau (liens S1) via un ré- seau de backhaul.

1.1.2 Le cœur de réseau EPC

Le cœur de réseau appelé « EPC » (Evolved Packet Core) utilise des technologies « full IP », c'est-à-dire basées sur les protocoles Internet pour la signalisation, le transport de la voix et des données. Ce cœur de réseau permet l’in- terconnexion via des routeurs avec les eNodeB distants, les réseaux des autres opérateurs mobiles, les réseaux de téléphonie fixe et le réseau Internet.

L’utilisation du protocole IP de bout-en bout dans le cœur de réseau permet des temps de latence réduits pour l’accès internet et les appels vocaux LTE.

1.2 Principales différences entre normes LTE et 3G UMTS

Les normes LTE, définies par le consortium 3GPP [6] sont dérivées des normes UMTS, mais apportent de nom- breuses modifications et améliorations, notamment :

les

un débit descendant théorique allant jusqu'à 326,4 Mbit/s crête (300 Mbit/s utiles) en mode MIMO 4×4 ;

un débit montant théorique allant jusqu'à 86,4 Mbit/s crête (75 Mbit/s utiles) ;

cinq classes de terminaux LTE ont été définies, elles supportent des débits allant de 10 Mbit/s (catégorie 1), jusqu’au débit maximal descendant prévu par la norme LTE (300 Mbit/s pour la catégorie 5). Tous les terminaux LTE doivent être compatibles avec les largeurs de bandes de fréquence allant de 1,4 à 20 MHz ;

un débit de données trois à quatre fois plus important que celui de l'UMTS/HSPA [1] ;

une efficacité spectrale (nombre de bits transmis par seconde par hertz) trois fois plus élevée que la ver- sion de l'UMTS appelée HSPA ;

un temps de latence RTT (Round Trip Time) proche de 10 ms (contre 70 à 200 ms en HSPA et UMTS) ;

l’utilisation du codage OFDMA pour la liaison des- cendante et du SC-FDMA pour la liaison montante (au lieu du W-CDMA en UMTS) ;

des performances et des débits radios améliorés par l’utilisation de la technologie multi-antennes MIMO du côté équipement terrestre (eNodeB) et du côté terminal (en réception uniquement) ;

l'utilisation de codes correcteur d'erreur de type « Turbo codes » associés aux algorithmes de retrans- mission HARQ ;

la possibilité d'utiliser une bande de fréquence al- louée à un opérateur variant de 1,4 MHz à 20 MHz, permet une plus grande souplesse (par rapport à la largeur spectrale fixe de 5 MHz de l'UMTS / W- CDMA) ;

une large gamme de bandes de fréquences hert- ziennes supportées, y compris celles historiquement attribuées au GSM et à l’UMTS et de nouvelles bandes spectrales notamment autour de 800 MHz et de 2,6 GHz : 39 bandes sont normalisées par le 3GPP (dont 27 en LTE FDD et 11 en TDD [7] ). La possibilité d'utiliser des sous-bandes de fréquences non-contiguës ;

la contrepartie du grand nombre de bandes de fré- quences prévues par la norme est la quasi impossi- bilité pour un terminal de prendre en charge simul- tanément toutes les fréquences normalisées ; il y a donc des risques importants d'incompatibilité entre terminaux mobiles et réseaux nationaux ;

la prise en charge de plus de 200 terminaux actifs simultanément dans chaque cellule ;

un bon support des terminaux en mouvement rapide. De bonnes performances ont été enregistrées jusqu'à 350 km/h, voire jusqu'à 500 km/h, en fonction des bandes de fréquence utilisées.

Contrairement aux normes 3G HSPA et HSPA+, qui uti- lisent la même couverture radio que l’UMTS, le LTE né- cessite des fréquences radio et des antennes qui lui sont propres mais qui peuvent être colocalisées avec celles d’un réseau 2G ou 3G.

1.3 La voix sur LTE

Article détaillé : VoLTE.

Les premiers réseaux et terminaux LTE disponibles en 2012 / 2014 ne pouvaient transmettre que des données sur le réseau radio (comme les protocoles GPRS et Edge réservés au transfert de données sur les réseaux GSM).

1.5

Performances recherchées et calendrier prévisionnel

3

Les opérateurs mobiles qui proposent des accès 4G LTE réutilisent alors leur réseau 2G ou 3G (CDMA ou UMTS) pour prendre en charge les appels vocaux de leurs abonnés via une procédure appelée « CSFB » (Circuit Switch Fall- Back) : le terminal mobile « coupe » provisoirement la connexion au réseau radio 4G LTE, le temps de l'appel vocal sur le réseau 3G.

Une nouvelle norme est en cours de déploiement :

« VoLTE » (Voice Over LTE) [8] qui supporte nativement la voix, en mode voix sur IP, sur le réseau LTE, à condi- tion d'utiliser des smartphones compatibles. Elle permet des appels plus rapides et apporte aussi une meilleure qualité vocale grâce à l'utilisation de codecs large bande AMR-WB (Adaptive Multi-Rate Wideband). Sa mise en oeuvre a commencé fin 2014 sur les réseaux des princi- paux opérateurs mobiles nord-américains [9] et est prévue en France en 2015 [10] .

1.4 Débits théoriques et débits réels

Le débit réel de données observé par l’utilisateur d’un réseau LTE peut être très fortement réduit par rapport aux débits binaires théoriques annoncés et définis par la norme LTE. Les principaux facteurs ayant une influence sur le débit effectif sont les suivants :

le nombre d’utilisateurs actifs se partageant la bande passante au sein d’une cellule (surface radiante d'une antenne) LTE ; plus il y a d’abonnés en communica- tion, moins chacun a de débit unitaire ;

la largeur de la bande de fréquence attribuée à l’opérateur du réseau. Le débit utile global est pro- portionnel à cette largeur de bande qui peut varier de 1,4 MHz à 20 MHz en LTE et jusqu'à 100 MHz en LTE Advanced ;

les types d’antennes utilisés, coté terminal et coté réseau (antenne relais) : le débit binaire maximal de 300 Mbit/s suppose des antennes MIMO 4×4 (qua- druples) aux 2 extrémités de la liaison radio LTE (cas de figure peu réaliste pour un téléphone mobile ou un smartphone à cause de leur petite taille). À no- ter : le LTE Advanced permet d'atteindre et même dépasser les 300 Mbit/s avec seulement une antenne double MIMO 2×2 ;

la distance entre le terminal et la (ou les) antenne(s) relais (le débit est très inférieur en périphérie de cel- lules radio à cause des interférences avec les cellules adjacentes) et les conditions de réception radio : in- terférences, bruit, échos liés aux réflexions sur les immeubles… ;

la position fixe (statique) ou « en mouvement » du terminal de l’abonné ; le débit utile est réduit pour un terminal en mouvement ;

la capacité en débit et le nombre maximum d'utilisateurs simultanés permis par la station de base (eNode B) et le débit des liens cuivres ou op- tiques reliant cette station au cœur de réseau (réseau de backhaul).

Le type et la catégorie du terminal influent aussi sur le débit maximum possible ; par exemple un terminal LTE (UE « User Equipment » en anglais) de catégorie 1, ne supporte qu’un débit binaire de 10 Mbit/s alors qu’un autre de catégorie 3 supportera 100 Mbit/s (voir tableau ci-dessous). En contrepartie, plus la catégorie du termi- nal est élevée, plus le terminal sera complexe (coûteux) et moins son autonomie sera grande (à niveau technologique égal et capacité de batterie égale).

1.5 Performances recherchées et calen- drier prévisionnel

Avec le LTE et la 4G, les industriels et les opérateurs proposent en France en 2013, des débits réels moyens descendants mesurés aux alentours de 30 Mbit/s et des débits montants moyens compris entre 6 et 8 Mbit/s [11] , avec de fortes variations qui s’expliquent par les raisons données au chapitre précédent. Avec les futures généra- tions de terminaux (catégories 4, 5 et +), les opérateurs visent en 2014 un débit crête atteignant 150 Mbit/s (ter- minaux catégorie 4) et 300 Mbit/s et plus à moyen terme via le « Carrier aggregation » (agrégation de porteuses) permis par l'évolution LTE Advanced. Le débit théorique maximal de la technologie LTE Advanced est supérieur à 1 Gbit/s.

2 Normes et fréquences

2.1 Normes 3GPP

La standardisation par le 3GPP de la 1 re version de la norme LTE s’est achevée au début 2008 (3GPP ver- sion/rel 8 [1] ) et la disponibilité des premiers équipements pour tester la norme LTE a eu lieu en 2009. En 2009 et 2010, plusieurs opérateurs nord-américains qui utilisaient la norme CDMA2000 ont décidé de passer à la norme LTE dès que les équipements seraient disponibles, aban- donnant ainsi leur technologie historique : le CDMA, ce qui a offert la perspective de créer sur la base du LTE une norme mondiale de communications mobiles.

Le but du LTE est de permettre l'utilisation du haut-débit mobile, en utilisant l'expérience acquise dans les réseaux 3G afin de permettre une évolution rapide et avec une compatibilité ascendante des terminaux vers les vrais ré- seaux de quatrième génération 4G « LTE Advanced », dont l'objectif est d'atteindre des débits encore plus éle- vés (> 1 Gbit/s).

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2 NORMES ET FRÉQUENCES

Deux variantes exclusives de la norme LTE ont été dé- finies au niveau radio : le FDD (Frequency Division Du- plexing) qui utilise 2 bandes de fréquences distinctes pour l'émission (upload) et la réception (download) et le TDD (Time-Division Duplex) qui utilise une seule bande de fré- quences avec des ressources dynamiquement allouées à l'émission ou à la réception des données (multiplexage temporel) [12] .

La variante TDD a l’avantage de s’adapter facilement à des débits upload / download déséquilibrés, ce qui est souvent le cas pour le trafic des smartphones utilisés pour consulter Internet ou pour visualiser des vidéos [13] ; l'ensemble des sous-porteuses définies par la modulation OFDMA peuvent être utilisées pour émettre et recevoir avec une répartition de la bande passante entre les débits montants et descendants qui est définie par l'opérateur mobile. Cette variante nécessite une synchronisation plus précise de tous les constituants du réseau, y compris les terminaux mobiles. La Chine a choisi de privilégier cette variante [13] .

La variante FDD a été la première commercialisée (plus de 90 % du marché en 2013), elle est plus la simple à mettre en oeuvre dans les antennes relais et les terminaux LTE ; les bandes de fréquences émission et réception y sont séparées d’au minimum 30 MHz [14] ; elle implique des contraintes de synchronisation moins sévères entre les terminaux mobiles et les stations de base car les termi- naux utilisent en émission une bande de fréquence diffé- rente de celle de l'antenne-relais. Début 2014, les smart- phones les plus récents sont compatibles avec les 2 va- riantes : FDD et TDD. L’Europe (via la CEPT) et la France ont choisi au début des années 2010 pour les ré- seaux européens la variante FDD et les bandes de fré- quences associées.

2.2 Fréquences utilisées

Les bandes de fréquences hertziennes prévues par les normes 3GPP pour le LTE et le LTE Advanced sont très nombreuses (plus de 30) et s’étalent de 600 MHz à 3,8 GHz. Celles situées dans la zone des 800 et 900 MHz sont utilisables sur tout le territoire et particulièrement dans les zones rurales car elles ont une plus grande por- tée que les ondes radio de fréquences plus élevées. Le rayon de couverture de chaque cellule est variable, al- lant de quelques centaines de mètres (débits optimaux en zones urbaines) jusqu'à 30 à 50 km (zones rurales).

Dans l'Union européenne, les discussions sur l'utilisation de la bande de fréquence des 800 MHz qui était aupara- vant utilisée pour la télévision analogique UHF (canaux 61-69), ont abouti à l’affectation de ces bandes spectrales aux réseaux mobiles 4G LTE. Ces canaux sont dispo- nibles en France depuis début 2012, suite à la libération de ce que l'on appelle le « dividende numérique », obtenu par le passage à la TV numérique (TNT) de tous les États membres européens.

Dans les villes et zones urbaines, les bandes hertziennes affectées, au LTE ont des fréquences plus élevées (entre 2,5 et 2,7 GHz en France et au sein de l'UE). Dans ce cas, la taille de la cellule radio (zone de couverture) sera de quelques kilomètres ou moins (small cells).

Pour pouvoir utiliser les bandes des 900 et 1 800 MHz, il est nécessaire d’effectuer un « réaménagement » du spectre en libérant des canaux initialement attribués au GSM (2G) et à l'UMTS (3G). Dans de nombreux pays européens, certains opérateurs ont déjà réutilisé une par- tie de la bande de fréquence des 1 800 MHz pour le LTE ; cette bande de fréquence est la plus utilisée dans les ré- seaux 4G/LTE européens fin 2012 [15] .

En France, l’autorisation d’utiliser une partie de cette bande de fréquence des 1 800 MHz a été accordée à Bouygues Telecom par l’Arcep le 14 février 2013 avec une date de mise en service fixée au 1 er octobre 2013 [16] . Cette bande de fréquence aura donc pendant quelques an- nées une utilisation mixte 2G (GSM) et LTE. Bouygues Telecom a, par exemple, commencé par attribuer 10 MHz duplex de sa bande de fréquence des 1800 MHz au LTE, puis à partir d’avril 2014 il a, dans certaines zones géographiques, élargi à 15 MHz la part affectée au LTE (au détriment du GSM) [17] .

2.3 Attribution des fréquences en France

2.3.1 Bande des 800 MHz

Bande LTE n o 20 FDD [12],[7] . Cette bande de fréquence est dédiée au LTE et au LTE Advanced [18] .

2.3.2 Bande des 1800 MHz

Bande LTE n o 3 FDD [12],[7] . Cette bande de fréquence a une utilisation mixte 2G (GSM) et LTE [19] .

Du 1 er octobre 2013 jusqu'au 24 mai 2016 En France métropolitaine, Bouygues Telecom bénéficie de- puis fin 2013 d'une largeur de bande de 21,6 MHz duplex (avec quelques exceptions locales [20] ), à partager entre GSM et LTE. Depuis le 1 er janvier 2015, Free Mobile bénéficie d'une largeur de bande de 5 MHz duplex (avec quelques exceptions locales) [21],[22] .

Depuis le 13 novembre 2014 et jusqu'au 30 juin 2015, la société Free Mobile est autorisée à utiliser 5 MHz duplex dans la bande de fréquence des 1 800 MHz couplée (agré- gée) avec les fréquences qu'il possède dans la bande des 2 600 MHz pour un réseau expérimental utilisant la techno- logie LTE Advanced. L’expérimentation technique, sans but commercial, est localisée dans la commune du Petit Quevilly [23] .

5

À partir du 25 mai 2016 Dans toute la France métro- politaine, la bande de fréquence de Bouygues Telecom sera réduite à 20 MHz duplex utilisables pour ses réseaux GSM ou LTE ; Free Mobile bénéficiera d'une largeur de bande minimale de 5 MHz duplex ; SFR et Orange n'ont pas encore (fin 2014) demandé à l'Arcep de pouvoir uti- liser ces fréquences pour leurs réseaux 4G / LTE.

2.3.3 Bande des 2600 MHz

Bande LTE n o 7 FDD [12],[7] . Cette bande de fréquence est dédiée au LTE et au LTE Advanced [24],[25],[26],[27] .

On peut noter que l'Arcep dans ses décisions du 22 dé- cembre 2011 [18] et du 17 janvier 2012 accorde un droit d'itinérance dans la bande des 800 MHz à l’opérateur Free Mobile sur le réseau 4G de SFR, car l'appel d'offre de l'ARCEP prévoyait ce droit pour l'opérateur ayant obtenu une autorisation d’utilisation de fréquences dans la bande des 2 600 MHz et pas dans celle des 800 MHz.

2.4 Avantages et inconvénients des di- verses bandes de fréquences

La plus grande disponibilité des fréquences hautes (ex :

2 600 MHz) a permis d’attribuer à chaque opérateur mo- bile des bandes de fréquences plus larges (15 ou 20 MHz duplex en France) ; ces bandes supportent plus de sous- porteuses (voir article OFDMA) et permettent donc des débits plus importants comparé à la bande de fréquence des 800 MHz qui en France est découpée en sous bandes de 10 MHz duplex par opérateur.

Par contre, les fréquences basses ont une plus grande por- tée (une meilleure propagation dans l’atmosphère) et per- mettent donc de couvrir des zones de plus grande surface car l’atténuation des ondes radio entre 2 antennes décroît avec la longueur d’onde ; une fréquence plus basse (donc une longueur d'onde supérieure) permet aux opérateurs d’atteindre plus d’abonnés avec un même nombre d’an- tennes.

3 Caractéristiques des terminaux

Les terminaux LTE (appelés User Equipment dans les spécifications 3GPP) peuvent être des téléphones (smartphones), des tablettes, des clés-modems USB ou tout autre type d’équipements fixes ou mobiles (GPS, or- dinateur, écran vidéo…).

Le 3GPP et l'ETSI dans les normes release 8 (version 8), ont défini 5 classes de terminaux LTE correspondant aux débits maximaux (montant et descendant) que doit sup- porter l’équipement et au type d’antenne qu’il intègre [28] . Tout terminal, quelle que soit sa catégorie, doit être ca- pable de s’adapter aux 6 largeurs spectrales allant de 1,4 à

20 MHz, définies par le 3GPP. Les débits de données lis- tés dans le tableau supposent une largeur de bande de 20 MHz par sens de transmission (mode FDD) et des condi- tions de transmission radio optimales.

Les débits sont proportionnels à la largeur de la bande de fréquence attribuée à chaque opérateur mobile ; par exemple, en France, les largeurs de bandes attribuées dans la bande des 800 MHz sont de 10 MHz duplex, ce qui divise par 2 le débit crête pour chacune des catégories de terminaux lorsqu'ils sont utilisés dans cette bande de fréquence.

De nouvelles catégories de terminaux LTE ont été définies par les normes 3GPP release 10 et 11 (LTE Advanced), elles sont décrites dans l'article LTE Advanced.

4 Technologies 3G et 4G concur- rentes ou complémentaires

Le HSPA et le HSPA+ (3.5G et 3.75G) qui consti- tuent une évolution naturelle (peu coûteuse) des réseaux 3G UMTS existants, mais qui sont dotés de débits crêtes plus faibles (42 Mbit/s en HSPA+ « Dual Carrier » en 2014).

Le WiMAX, qui a acquis le 18 octobre 2007 le statut de standard international ITU comme norme IMT- 2000 (3G). Les détenteurs d'une licence 3G pour- raient donc, en théorie, déployer du WiMAX en sus ou à la place de l'UMTS, mais l’incompatibilité tech- nique entre ces 2 normes et entre les terminaux mo- biles associés, rend peu probable cette cohabitation.

Le WiMAX mobile (IEEE 802.16e) a com- mencé son déploiement en 2009 chez quelques opérateurs (KT, SK Telecom en Corée, Sprint aux États-Unis), cependant le débit maximal offert de plus de 150 Mbit/s pour le LTE contre 70 Mbit/s pour le WiMAX ainsi qu'une accessibilité supérieure (100 km en zone ru- rale) et le très faible nombre de terminaux Wi- MAX (smartphones) disponibles expliquent la domination commerciale du LTE depuis 2011.

Le WiMAX et ses évolutions sont des antago- nistes forts des technologies LTE ; la disponi- bilité des technologies UMTS HSPA+ et LTE, réduit considérablement les chances de succès de déploiement du WiMAX à grande échelle, en particulier dans le domaine de l'Internet et du haut-débit mobile. Le WiMax restera donc probablement limité, au marché de la boucle locale radio (BLR).

Le LTE Advanced, dont les travaux de normalisation au sein du 3GPP ont abouti, en 2011 et 2013, aux normes 3GPP release 10 et release 11 [29] , est une

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5 TESTS PUIS COMMERCIALISATION

évolution du LTE qui le fait passer en « vraie 4G ». Ces évolutions apportent et apporteront les bénéfices suivants :

des débits plus élevés sur les liens montants et descendants du réseau, grâce à l’agréga- tion de porteuses (en anglais : Carrier aggre- gation [30] );

des performances radios accrues au niveau d'une cellule pour servir plus de terminaux, grâce aux évolutions de la technologie MIMO ;

la possibilité de déployer des relais radio à coût plus faible qui viendront étendre la couverture d'une cellule ;

une plus grande souplesse en termes de capa- cité de trafic et de nombre de terminaux sup- portés par le réseau.

moins d'interférences entre 2 cellules radio mi- toyennes.

De nombreux équipementiers (Alcatel-Lucent, Ericsson, Nokia Siemens Networks, Huawei…), opérateurs télé- coms (Verizon, AT&T, Orange, Vodafone, T-Mobile, NTT-DoCoMo, China Mobile…) et fabricants de puces électronique (Qualcomm, Samsung), ont travaillé et tra- vaillent ensemble au sein du 3GPP pour développer la standardisation des réseaux et des terminaux LTE (Long Term Evolution) et LTE Advanced.

5 Tests puis commercialisation

La société britannique Vodafone avait annoncé en 2009 avoir achevé dans ses laboratoires des évaluations de pro- duits LTE destinés à la plupart des pays européens où elle opère.

L’opérateur japonais NTT DoCoMo a commencé la com- mercialisation du LTE dès la fin 2009 au Japon, il avait plus de 6 millions d'abonnés LTE en octobre 2012.

Le 15 décembre 2009, TeliaSonera débute, en Suède et en Norvège, la commercialisation d'offres proposant des équipements et terminaux LTE, en continuant avec des extensions vers les autres pays densément peuplés du Nord de l'Europe. Pour le soutien technique de la dernière technologie de troisième génération, TeliaSonera s’est ap- puyé sur Ericsson (Stockholm) et Huawei (Oslo), tandis que les dispositifs de réception (USB) (clés LTE) sont fournis par Samsung.

Aux États-Unis, la société Verizon Wireless a lancé une première offre commerciale LTE fin 2010 qui avait attiré, à la fin du 3 e trimestre 2012, plus de 16 millions d’abonnés (1 er réseau mondial LTE) [31] , puis 47,9 millions d’abon- nés début 2014 [32] . Les trois autres plus gros opérateurs mobile américains (AT&T, Sprint et T-Mobile US) ont aussi lancé une offre LTE entre fin 2011 et mi 2012.

ont aussi lancé une offre LTE entre fin 2011 et mi 2012. Modem USB LTE. Une

Modem USB LTE.

Une étude d'utilisation des terminaux LTE en environne- ment réel sur les réseaux d'AT&T et de Verizon a montré fin 2011 des débits réels plutôt élevés, de 10 à 40 Mbit/s (crête) en réception (download) [33] et jusqu’à 10 Mbit/s en émission (upload).

En France, Orange et Bouygues Telecom ont annoncé le 22 mars 2012 leur intention de commercialiser une offre LTE pour début 2013 et l'ouverture de réseaux pi- lotes dès juin 2012 (respectivement à Marseille [34] et à Lyon [35] ). SFR a aussi annoncé fin mars 2012 prévoir le déploiement, dès 2012, de deux réseaux LTE à Lyon et à

Montpellier [36] . Free Mobile arrive sur le marché du LTE

le 3 décembre 2013 [37] . A la fin du 2 e trimestre 2014, la

France avait 3,7 millions d’abonnés LTE [38] .

En Belgique, la 4G/LTE a été lancée par Belgacom le 5 novembre 2012 avec, pour commencer, la couverture de 258 villes et communes belges [39] .

Le LTE avait conquis à la fin du 2 e trimestre 2012, 27 mil- lions d’abonnés dans le monde dont plus de 15 millions en Amérique du Nord [40] ; puis 58 millions d’abonnés dans

le monde fin 2012 [41] dont environ la moitié en Amérique

du Nord. Le nombre d’abonnés à des réseaux LTE dans le monde

a dépassé 250 millions fin mars 2014 [32] , dont plus de

7

100 millions en Amérique du Nord et 16 millions en

Europe [42] . 244 opérateurs dans le monde commercia- lisent une offre LTE en décembre 2013 [43] dont près de

100 réseaux en Europe [32] .

6 Notes et références

[1]

(en) 3GPP Standards update, slides 7, 13 et 15[PDF] ETSI - 3GPP, février 2011.

[3] (en) ITU-T confers 4G status to 3GPP LTE, 3GPP.org, le 20 octobre 2010.

[6] (en) normes LTE EUTRA, 3gpp.org, février 2012.

2013.

[8]

[9]

(en) How to Enable Verizon Voice Over LTE (VoLTE) on the iPhone 6 tekrevue.com, le 21 septembre 2014

[12] (en) Fréquences LTE radio-electronics.com, consulté en septembre 2012.

[13]

(en) FDD-LTE versus TDD-LTE, 4gsource.net, juin 2012.

2012.

[17]

[18]

2013.

[20] Dans les zones très denses, Bouygues Telecom bénéficie temporairement d'une largeur de bande de 23,8 MHz du-

plex : à Lyon jusqu'au 1 er janvier 2015, à Marseille-Aix jusqu'au 1 er avril 2015 et à Nice et Paris jusqu'au 1 er juillet

2015.

[21] Sauf dans les zones très denses, à Marseille-Aix jusqu'au 1 er avril 2015 et à Nice et Paris jusqu'au 1 er juillet 2015.

[22]

[PDF] Décision n° 2014-1542 de l'Arcep Arcep, le 16 dé- cembre 2014

[23] [PDF] Décision n° 2014-1362 de l'ARCEP Arcep, en date du 13 novembre 2014.

[24]

[26]

2011.

[29]

[30] (en) LTE Resources - Carrier Aggregation, artizanet- works.com.

[32] Le nombre de lignes LTE a franchi les 250 millions sili- con.fr, le 18 septembre 2014

[33]

(en) AT&T, Verizon LTE nets offer similar data download, computerworld.com, décembre 2011.

8

7 VOIR AUSSI

[34] Orange prépare la 4G, itexpresso.fr, le 22 mars 2012.

Bouygues Telecom et Orange sortent du bois dans le LTE, Le journal des télécoms - 22 mars 2012.

[36] SFR déploie sa 4G LTE à Lyon et Montpellier, Silicon.fr - 30 mars 2012.

[38] 4G LTE : 3,7 millions de clients en France igen.fr, le 5 juillet 2014

[40] (en) Statistiques WCDMA et LTE – 27 millions d’abon- nés LTE mi 2012, Global mobile Suppliers Association, décembre 2012.

[41] [(en) [http://www.fiercemobileit.com/press-releases/

[37]

[35]

7.2 Liens externes

(en) Global mobile Suppliers Association Asso- ciation regroupant les principaux fournisseurs d'équipements GSM, UMTS et LTE.

fournisseurs d'équipements GSM, UMTS et LTE. • Portail des télécommunications

estimated-103-million-4g-lte-mobile-devices-shipped-2012

58 millions d’abonnés LTE dans le monde fin 2012 et 103 millions de terminaux 4G LTE vendus en 2012], Fiercemobileit.com, 5 janvier 2013.

7 Voir aussi

7.1 Articles connexes

4G

EDGE (Enhanced Data Rates for GSM Evolution)

eNode B

eUTRAN

GSM (Global System for Mobile Communications)

GPRS (General Packet Radio Service)

HSPA+

OFDMA

SC-FDMA

UMTS (Universal Mobile Telecommunications Sys- tem)

VoLTE

WiMAX

9

8 Sources, contributeurs et licences du texte et de l’image

8.1 Texte

LTE (réseaux mobiles) Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/LTE%20(r%C3%A9seaux%20mobiles)?oldid=111799667 Contributeurs :

Robbot, Nguyenld, Yanik Crépeau, Meodudlye, Smily, Bibi Saint-Pol, Leag, Koko90, BrightRaven, Stéphane33, Gzen92, RobotQuistnix, Loveless, ChloeD, Pautard, Gloran, Linan, Greenski, En passant, Beatrin, Laurent Nguyen, Nono64, TXiKiBoT, VirtualSlide, VolkovBot, Aintneo, Ptbotgourou, AlleborgoBot, Mudares, MystBot, Byrialbot, Mkaczor2000, Vlaam, Dhatier, Bub’s, FitzSai, DumZiBoT, Michco, Alexbot, Mro, ZetudBot, Kwiil, Bub’s wikibot, EdBever, EjsBot, Kligon5, LaaknorBot, SpBot, MER-C, Luckas-bot, Amirobot, Micbot, ABACA, GrouchoBot, Carbone14, Billinghurst, MauritsBot, Aadri, ArthurBot, Xqbot, RibotBOT, JackBot, D'ohBot, Coyote du 57, To- beBot, RedBot, GrrrrBot, TjBot, Lughaus, Esnico30, EmausBot, Casablanca1950, Kilith, ZéroBot, Innovation tv, WikitanvirBot, Chuis- pastonBot, Fred du 68, Dimorphoteca, Marcoluciano, MerlIwBot, Utilisateur disparu, Ffirmin, OrlodrimBot, AvocatoBot, MerveillePédia, Aloussert, Cvdr, Matwachich, Herbert44, Samueleveille, Fratom91, Yehuda00, Addbot, Decaen et Anonyme : 82

8.2 Images

Fichier:3GPP_Long_Term_Evolution_Country_Map.svg Source : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9b/3GPP_ Long_Term_Evolution_Country_Map.svg Licence : CC0 Contributeurs :

Data : LTE World Map and LTE Evolution Report, p.30-32. (registration required) Artiste d’origine : Frank Bennett / Orionist

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Everaldo Coelho and YellowIcon

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Fichier:Samsung_4G_LTE_modem-4.jpg Source : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/de/Samsung_ 4G_LTE_modem-4.jpg Licence : CC BY-SA 3.0 Contributeurs : Travail personnel Artiste d’origine : Prolineserver (<a href='//commons.wikimedia.org/wiki/User_talk:Prolineserver' title='User talk:Prolineserver'>talk</a>)

8.3 Licence du contenu