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Zehani Archives/Liberté

MISE EN ŒUVRE DU PLAN NATIONAL CANCER 2015-2019

Le P r Zitouni appelle à “l’implication de tous les professionnels” P.9

COUPE D’ALGÉRIE : ASMO 2 - MOB 2 (LE MOB QUALIFIÉ AUX TAB 5-6)

À Zabana, le MO Béjaïa est chez lui ! P.23

TAB 5-6) À Zabana, le MO Béjaïa est chez lui ! P.23 ILS ONT PARTICIPÉ AU

ILS ONT PARTICIPÉ AU FORUM DE CRANS-MONTANA À DAKHLA

Le Mali et la Guinée violent le boycott prôné par l’UA P.17

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

Actu-Alger SON INAUGURATION EST PRÉVUE À LA FIN JUIN

Aménagement d’une zone de

transport à

Tafourah

P.10
P.10

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 6869 DIMANCHE 15 MARS 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

OUVERTURE CE MATIN DU PROCÈS SONATRACH 1

Chakib Khelil, le grand absent P.2

EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE

Le "non" massif

d'Ouargla P.3 APS
d'Ouargla P.3
APS
DE SCHISTE Le "non" massif d'Ouargla P.3 APS LA MINISTRE DE L’ÉDUCATION LORS D’UN POINT DE

LA MINISTRE DE L’ÉDUCATION LORS D’UN POINT DE PRESSE

APS
APS

“Les grèves structurelles mettent l’école en danger” P4

grèves structurelles mettent l’école en danger” P4 ILS ESTIMENT QUE LEURS ENFANTS SONT “PRIS EN OTAGE

ILS ESTIMENT QUE LEURS ENFANTS SONT “PRIS EN OTAGE PAR LE CNAPESTE”

Les parents d’élèves interpellent le chef de l’État et le Premier ministre P.4

IL A VISITÉ, EN COMPAGNIE D’ISSAD REBRAB, LE COMPLEXE DE CEVITAL À BÉJAÏA Arnaud Montebourg
IL A VISITÉ, EN COMPAGNIE D’ISSAD REBRAB,
LE COMPLEXE DE CEVITAL À BÉJAÏA
Arnaud Montebourg appuie
l’idée de la “co-localisation”P.7
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D. R.

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L’actualité en question

Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

OUVERTURE CE MATIN DU PROCÈS SONATRACH 1

Chakib Khelil, le grand absent

Cinq ans après le déclenchement de l’affaire, le procès Sonatrach 1 s’ouvre aujourd’hui au tribunal criminel près la cour d’Alger avec la forte probabilité de son report à une date ultérieure. Voilà ce à quoi a abouti l’enquête judiciaire contenue dans un arrêt de renvoi dont le procès ne sortira en aucun cas.

L e dossier judiciaire Sonatrach 1 pèse lourd. Près de 300 pages, mais il ne contient pas un mot au sujet de l’ex-ministre de l’Énergie, Cha- kib Khelil. La justice ne l’a pas au- ditionné, en dépit des nombreuses

requêtes de la défense. L’affaire tourne autour de

trois transactions qualifiées par l’enquête judiciai- re de douteuses. Ce sont

des marchés de gré à gré accordés à la socié-

té italienne Saipem Contracting pour la réalisation du lot 3 du gazo- duc GK3, au bureau d’études CAD pour le réamé- nagement du siège de Ghermoul, et à l’entrepri- se allemande Contel-Funkwerk pour l’équipe- ment de 123 infrastructures de Sonatrach en ma- tériel de télésurveillance et de système anti-intru- sion. Au banc des accusés, l’ex-P-DG de Sonatrach, Mohamed Meziane, ses deux fils, dix cadres di- rigeants de l’entreprise dont quatre vice-prési- dents, l’ancien P-DG du CPA, Maghaoui, le pa- tron de Contel Algérie, et la directrice du bureau d’études CAD. Contel Algérie, Contel Funkwerk et Saipem Algérie sont aussi poursuivis en tant que personnes morales. Les chefs d’inculpation varient, selon les cas, d’as- sociation de malfaiteurs, corruption, violation de la réglementation des marchés, perception d’in- dus avantages, augmentation injustifiée des prix et blanchiment d’argent. Le projet de la réalisation du lot 3 du gazoduc GK3 a été accordé à Saipem Algérie Contracting pour un montant de 586 millions de dollars, sans frais de matière première, qui étaient, selon les termes du contrat, à la charge de Sonatrach. L’offre initiale de Saipem était de l’ordre de 680 millions de dollars. Elle est, de ce fait, supé- rieure de 20% par rapport au budget initial de ce projet et de 40% par rapport au prix du marché national et international. Une différence de l’ordre de 6 milliards de dinars, de l’aveu même de Mohamed Meziane. Le projet GK 3 lot 3 est 5 fois plus coûteux que le projet GPL/222, dont le contrat a pris en charge la matière première et les équipements. Alors, pourquoi avoir retenu l’offre de Saipem ? La justice pense que ce marché a été octroyé à Sai- pem parce que le fils de l’ex-P-DG de Sonatra- ch, Réda Meziane, en détention actuellement, tra- vaillait depuis 2006 comme conseiller auprès du patron de Saipem Algérie, contre une rémuné- ration de 140 000 DA. Une première négociation autour de 40% de réduction du coût de ce pro- jet a été entamée en 2009. Un cadre de Sonatra- ch a indiqué qu’en cas de réduction de 25%, le coût du contrat atteindra les 516 millions de dol- lars pour la mise en place de canalisations sur 350 km sur les tronçons Mila-Constantine, Skikda-Annaba et El-Tarf. Au mois d’avril 2009, l’ex-ministre de l’Énergie donne instruction pour faire baisser ce pourcentage à 12,5%. Mais la négociation se stabilise finalement autour de 15% de baisse, soit 586 millions de dollars. C’est ainsi que Mohamed Meziane a tranché en tournant le dos à la proposition du cadre de Sonatrach, Yahia Messoud, d’obtenir au moins 40% de réduction ou se tourner vers un groupe- ment d’entreprises algériennes. Interrogé sur ce point, la réponse de l’ex-P-DG de Sonatrach, Mohamed Meziane, laisse perplexe. Il affirme que dans le cadre du marché GK3, Sonatrach avait reçu beaucoup d’offres, mais se retrouvait au final avec deux ou trois soumission- naires. Dans les cas qui se sont posés de cette ma- nière, l’entreprise ne procédait pas à un autre ap- pel d’offres, en raison soit de la complexité du marché, soit du caractère urgent du projet. “Souvent, c’était le ministre lui-même qui nous ins- truisait de ne pas refaire la procédure d’avis d’appel d’offres et de continuer avec les soumission- naires qui restaient”, lâche-t-il.

Par :

NISSA HAMMADI

Archives ZehaniLiberté
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Des documents prouvent que Khelil a été informé de toutes les transactions La justice soupçonne, également, le fils de Mo- hamed Meziane d’être intervenu par la suite au profit de Saipem qui avait des redevances de l’ordre de 28 millions d’euros pour retard dans les travaux. Lors de leurs auditions, les représen- tants de Saipem ont justifié le coût élevé du pro- jet GK3 par le fait qu’il soit la partie la plus diffi- cile à réaliser, étant donné que 95% de la distan- ce se décline en forêts, montagnes et ponctuée de passages de chemins de fer, en plus des conditions sécuritaires qui, forcément, augmentent les dé- penses. Dire aujourd’hui que l’offre de Saipem était exagérée ne repose, malheureusement, sur aucune expertise technique. Le deuxième dossier sur lequel s’est particuliè- rement penchée la justice, concerne cinq transac- tions d’un coût de plus de 11 milliards de dinars (1 100 milliards de centimes) pour l’achat et l’ins- tallation d’équipement de télésurveillance et système anti-intrusion. Ce groupe a été introduit en Algérie, en 2004, et aurait obtenu ces marchés grâce au lien qu’il avait avec Mohamed Mezia- ne à travers l’un de ses deux fils, “en contrepar- tie de privilèges obtenus aux dépens de Sonatra- ch”, note l’enquête judiciaire. Selon l’arrêt de renvoi, El-Smaïl Djaffer, princi- pal actionnaire de la Sarl Contel Algérie, avait de- mandé à son camarade de lycée, Réda Meziane, de l’introduire auprès des responsables de Sona- trach, notamment son père. Après une premiè- re rencontre à trois, une deuxième aura lieu le 28 novembre 2004, dans le cadre d’une réunion res- treinte du conseil exécutif de Sonatrach. La Sarl Contel Algérie obtient un premier mar- ché d’un montant de 1,97 milliard de dinars en 2006 auprès de Sonatrach, dans le cadre d’un pro- jet-pilote retenu par la compagnie pour équiper en matériel de télésurveillance et système anti- intrusion les sites de Hassi-Messouad et de Ouargla. Selon l’instruction, s’apercevant que la Sarl Contel Algérie n’avait pas la compétence né- cessaire pour mener à bien tous les projets d’équipement en télésurveillance, Mohamed Meziane et le vice-président de Sonatrach, Bel-

Chakib Khelil a été ministre de l’Énergie entre 1999 et 2010.

gacem Boumedienne, lui proposent de s’associer avec la société allemande Funkwerk et de créer une nouvelle société de droit algérien. La Sarl Contel Funkwerk Algérie sera détenue à 27% par Contel et 73% par la société allemande Funkwerk. Les représentants de la société allemande Funk- werk révèlent avoir été contactés vers la fin 2005 par Contel pour servir de sous-traitants à

la société qui était sur le point d’obtenir des mar- chés de Sonatrach. Un deuxième contrat est si- gné en avril 2007, d’une valeur de 41 milliards, durant la même période, un autre de près de

6 milliards de centimes et un troisième en 2008

de l’ordre de 300 milliards de centimes. Des documents prouvent que l’ex-ministre de l’Énergie a bien été informé en leur temps de toutes ces transactions, mais le juge d’instruction pense que l’ancien P-DG de Sonatrach lui a ca- ché le lien que son fils avait avec cette société, tout en mettant en avant le caractère urgent de ces pro- jets. Après l’explosion qui s’est produite en 2005

à la raffinerie de Skikda, Chakib Khelil avait, en effet, selon le dossier judiciaire, dans trois direc- tives successives, insisté sur le caractère urgent de ces installations pour sécuriser toutes les in- frastructures relevant de Sonatrach. Aussi, l’offre de Contel était de 40% plus élevée que celles de Serpe et VSAT Martec qui ont soumissionné aux côtés de Siemens. Siemens s’est retiré à la derniè- re minute de la course, laissant la cinquième par- tie du projet en rade. 123 infrastructures de So- natrach devaient être équipées avec ce genre de matériel. L’enquête judiciaire a révélé que l’ex- P-DG de Sonatrach et son adjoint Boumedien-

ne avaient partagé le projet en cinq parties. La plus importante avait été accordée à Contel Funkwerk bien avant l’ouverture des plis. Ce qui est contrai- re à la réglementation. La justice conclut vite que la surfacturation a servi au paiement de pots-de- vin et commissions à la famille Meziane et El- Smaïl Djaffer, ainsi qu’à Maghaoui Hachemi, an- cien P-DG du CPA et conseiller de la société Contel, et son fils Yazid, au moins pour les trois premiers contrats. Funkwerk aurait versé plus de

4 millions d’euros de commissions et pots-de-vin pour les cinq contrats.

Les éléments à charge révélés par les commissions rogatoires Mais lors de leurs auditions en tant que témoins, certains cadres de Sonatrach ont insisté sur le ca- ractère hautement performant et haut de gam- me du matériel fourni, doté d’un système infra- rouge et anti-explosion et reposant sur des poutres porteuses de caméras capables de résis- ter à des vents de 180 km/h. Ce qui justifie, se- lon eux, amplement son prix. Mohamed Mezia- ne confie au juge qu’il savait que son fils était ac- tionnaire au sein de l’entreprise Contel Funkwerk Algérie, mais affirme ne lui avoir donné aucun privilège, à part l’entrevue de 2004. Mais les commissions rogatoires dépêchées à l’étranger sont revenues avec des éléments à charge. El-Smaïl Djaffer, P-DG de Contel Algé- rie, a acheté à l’épouse de Meziane un apparte- ment à Paris d’une valeur de 650 000 euros pour lui permettre un hébergement fixe pendant les soins qu’elle effectuait en France. La somme de 650 000 euros avait été versée par Funkwerk sur le compte d’El-Smaïl domicilié à la Société Gé- nérale. El-Smaïl aurait, à son tour, donné cet ar- gent à l’épouse de Meziane contre une reconnais- sance de dette. La société Funkwerk a expliqué qu’il s’agissait d’un prêt accordé à El-Smaïl sans en connaître la destination finale. Durant la pé- riode de négociation de contrat, Contel Algérie a cédé 200 actions de l’entreprise, sans contrepar- tie financière, à l’un de leurs fils. Cela sans compter les virements sous forme de crédits et de contrats de consulting sur une période de deux ans, au profit, selon le dossier judiciaire, d’El- Smaïl Djaffer, Mohamed Meziane, l’ex-P-DG de la CPA Maghaoui et son fils Yazid. Des virements atteignant jusqu'à 30 000 euros. Le marché de réfection du siège de Sonatrach à Ghermoul a été lui aussi accordé selon la formu- le de gré à gré au bureau d’études CAD sur au- torisation de Mohamed Meziane et Mohamed Sanhadji, directeur exécutif des activités centrales de l’entreprise Sonatrach. Pour la partie travaux, le contrat a été signé avec la société allemande OMTech pour un coût de 64 675 000 euros pour uniquement le réaménagement du siège. La jus- tice a estimé que cette somme permettait la construction entière d’un autre siège. Le juge d’instruction pense que l’offre de la société alle- mande est surfacturée par rapport à l’offre de la société espagnole OHL de l’ordre de 48 millions d’euros, même s’il reconnaît que cette dernière n’a pas proposé la même qualité des travaux. Le bureau d’études CAD avait déjà obtenu plusieurs marchés avec BRC et par la suite Sonatrach. Sa directrice, Nouria Meliani, aurait joué la carte de sa proximité avec Réda Hamech, l’ancien direc- teur de cabinet du P-DG de Sonatrach et hom- me de confiance de Chakib Khelil, pour faire prospérer son affaire. Deux transferts de fonds du compte de la direc- trice du bureau d’études ont été effectués vers ceux de Réda Hamech et son épouse domiciliés en France. Les états de mouvement des comptes de la directrice de CAD, transmis dans le cadre de la commission rogatoire, font état, par ailleurs, de nombreux virements en devises, surtout entre 2008 et fin 2009, que la prévenue n’aurait pas pu justifier. La justice soupçonne la directri- ce du bureau d’études CAD de faire dans “le blan- chiment d’argent vu l’importance des montants” virés et des biens immobiliers acquis à l’étranger. Enfin, Mohamed Meziane n’a cessé pendant les cinq ans qu’aura duré l’instruction de répéter que tous les contrats, pour lesquels il est poursuivi, ont été traités et étudiés par le comité exécutif et les commissions des marchés. Il soutient qu’il n’a fait qu’appliquer la procédure interne qui est la R15. Bizarrement et dans de nombreuses étapes de l’enquête, la justice lui reproche justement de ne pas avoir respecté cette procédure.

N. H.

LIBERTE

Dimanche 15 mars 2015

L’actualité en question

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EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE

Le “non” massif d’Ouargla

Des personnalités de l’opposition ont pu gagner la région pour se joindre à la protestation qui a drainé une foule nombreuse.

I ls étaient des milliers de per- sonnes à avoir répondu, hier, positivement, à l’appel lancé par le Comité populaire contre le gaz de schiste, en coordination avec les mili-

tants du Comité national pour la dé- fense des droits des chômeurs pour une manifestation populaire anti- schiste. Sur leurs grandes banderoles où l’on pouvait lire des slogans anti- gaz de schiste et sous un soleil brûlant, femmes, hommes et enfants se sont massivement rassemblés à la place d’El-Nasr, face du siège de l’APC d’Ouargla dès 9h. Malgré l’important dispositif sécuri- taire déployé avec des policiers en te- nue anti-émeute et en civil qui ont cer- né les lieux, les manifestants ont envahi toute la place et les bâtiments avoisi- nants. Venus des quatre coins du pays, ils ont tenu à exprimer sur pla- ce leur soutien et leur solidarité avec les mouvements de protestation des habitants d’In-Salah et surtout récla- mer “l’arrêt immédiat” des opérations d’exploration du gaz de schiste en cours, dans le Sud. Les protestataires portaient des ban- deroles et scandaient des slogans hos- tiles au projet de l’exploitation du gaz de schiste. Mais un des mots d’ordre sort du lot, en l’occurrence “Ni Sud ni Nord, l’Algérie dans nos cœurs”. Les militants associatifs auxquels se sont joints pour la circonstance des hommes politiques, des cadres ou de simples citoyens ont tenu à affirmer que la revendication qu’ils portent est celle de tous les Algériens. “Il n’y a pas de mains étrangères qui manipulent ces mouvements, tous ceux qui disent cela sont des menteurs et des traîtres”, pestent des manifestants que

nous avons interrogés. Des slogans vi- sant directement le président Boute- flika et le Premier ministre ont, éga- lement, été scandés par la foule, en- flammant la place à chaque interven- tion. “Les gens du Sud ont longtemps souffert de discrimination et de mar- ginalisation. Il est temps que cela chan- ge !”, ont, pour leur part, martelé les personnalités politiques qui ont mar- qué de leur présence la manifestation, en soutien à la manifestation. C’est le cas de certaines figures de l’op- position, celles notamment issues de la Coordination nationale pour les li- bertés et la transition démocratique (CNLTD). Mohamed Douibi, le secrétaire géné- ral d’Ennahda, le président du parti El- Fedjr el-Jadid, Tahar Benbaïbeche, Djilali Soufiane, président de Jil Jadid, Ahmed Adimi, docteur en sciences po- litiques et colonel à la retraite et le pré- sident du RCD, Mohcine Belabbas ont tenu à apporter leur soutien absolu aux habitants du Sud, notamment ceux d’In-Salah. Nouredine Bahbouh, l’ex-ministre de l’Agriculture et président de l'Union des forces démocratiques et sociales (UFDS) a, de son côté, appelé, lors de son intervention, l’État à répondre po- sitivement aux revendications des ci- toyens de la région. “J’appelle le gou- vernement à écouter et à respecter l’avis du peuple. Le peuple c’est la for- ce”, a-t-il indiqué. Avant de se disperser dans le calme, les manifestants ont tenu à affirmer que leur mouvement d’opposition se pour- suivra jusqu’à l’annulation de l’ex- ploration du gaz de schiste dans tout le Sud algérien.

CHAHINEZ G.

BÉJAÏA

Marche contre la cherté de la vie

D es dizaines de citoyens ont marché, hier, dans les rues de Béjaïa contre la cherté de la

vie. Une marche initiée par l’Association pour la défense et l’in- formation du consommateur (Adic) de Béjaïa. Les manifestants ont battu le pavé de l’esplanade de la maison de la cultu- re Taous-Amrouche vers le siège de la wilaya. À la tête de la marche, une banderole géante brandie par deux manifestants et sur laquelle on pou- vait lire “Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère”. Derrière, en petits carrés de manifestants, des pancartes ont été également brandies par ces derniers. “Là où les hommes sont condamnés, les droits de l’Homme sont violés”, “Non à la vie chère”, “Les riches ont de la nourriture, les pauvres ont de l’appétit”, “Où est la DCP ?” sont autant de slogans transcrits sur ces pancartes brandies par les mar- cheurs. Le président de l’Adic, Anis Adjelia, invite tout au long de la marche, à l’ai- de d’un mégaphone, le public à re- joindre la manifestation pour dé- noncer cette flambée des prix sans précédent et en leur déclarant que “tout le monde est concerné”.

Devant le siège de la wilaya, une pri- se de parole est improvisée et les ani- mateurs se sont relayés au mégapho- ne pour interpeller les pouvoirs pu- blics sur la dégradation du pouvoir d’achat. “Même les produits subven- tionnés, tels que le lait et le pain, par l’État non pas été épargnés par cette flambée des prix”, a signalé Anis Ad- jelia. “Le lait pasteurisé en sachet est vendu, parfois, à 40 DA et est de mauvaise qualité. La baguette de pain est cédée à 15 DA”, relève-t-il encore. Dans la foulée, l’intervenant dénonce l’inertie et le laisser-aller de la Direction de contrôle des prix (DCP). Il est vrai que ces derniers mois, les prix des fruits et légumes donnent le tournis notam- ment au chef-lieu de wilaya où les prix sont excessivement élevés compara- tivement à l’arrière-pays. “Notre wi- laya est devenue une référence en ma- tière de cherté. Des augmentations de prix exagérées et insupportables qui n’ont aucune raison d’être. Nous dé- nonçons ces comportements mercan- tilistes et l’absence totale des autorités compétentes”, lit-on dans la déclara- tion de l’Adic appelant à cette mani- festation.

L. OUBIRA

APS
APS

Des milliers de personnes ont marché, hier, à Ouargla contre l’exploitation du gaz de schiste.

LA MANIFESTATION A ÉTÉ PONCTUÉE PAR UN SIT-IN AU CENTRE-VILLE

Un millier de personnes dans les rues d’In-Salah

U ne marche a été organisée hier à travers la ville d’In-Salah (750 km au nord de Tamanrasset), pour protester pacifiquement contre le projet

d’exploration du gaz de schiste dans la région, a rapporté l’APS. La marche, qui regroupait un millier de personnes de différentes franges de la société, s’est ébranlée de la place jouxtant le siège de la daïra d’In-Salah, avant d’emprunter diverses artères de la ville et les quartiers Akbou, Ksar Mourabitoune et Feguiguira, pour revenir au point de départ. Les marcheurs brandissaient l’emblème national et des banderoles sur lesquelles étaient écrits des mots d'ordre contre le projet

d’exploitation du gaz de schiste. Plusieurs slogans tels que “Pas d’abdication jusqu’à l’obtention de l’arrêt du projet de gaz de schiste”, “Si nous perdons l’eau, nous perdons la vie”, “Il existe d’autres alternatives, pourquoi insister sur le gaz de schiste ?” et “Nous restons toujours opposés au projet de gaz de schiste” — protestant contre l’exploration de cette énergie non conventionnelle — ont été scandés lors de cette marche pacifique. Au terme de cette marche qui a duré près d’une heure, les protestataires se sont dispersés dans le calme. Quelques-uns ont repris position sur la place jouxtant le siège de la daïra.

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Maturité

Le sang-froid et la détermination des manifestants

d’Ouargla, hier, pousseront, peut-être, les décideurs à revoir leur copie et à compter, à l’avenir, avec ces autres voix, pour éviter des confrontations inutiles pour un pays déjà quasiment à l’arrêt.“

L e grand rassemblement d’Ouargla a eu lieu et a réuni des centaines de personnes dont des personnalités de la classe politique et de la société civile. Tout s’est passé dans le calme, preuve, s’il en faut, de

la maturité des citoyens qui ne cherchent qu’à préserver leur environ- nement. Cette manifestation a aussi permis au mouvement antigaz de schiste d’In- Salah, qui s’étale dans la durée, de se voir accompagné par une partie de la classe politique et la majorité des citoyens. Le Sud n’est plus seul à se battre. Le mouvement continue de gagner en sympathie au-delà de la région di- rectement concernée et le problème d’extraction ou non de cette éner- gie est devenu national. D’où la nécessité d’ouvrir un véritable débat au niveau des institutions habilitées comme les deux Chambres du Parle- ment, le Conseil de l’énergie, les universités… et d’aller à un référendum, s’il le faut. Il appartient au pouvoir de changer d’attitude en laissant de côté son en- têtement à décider en conclave ou en conseil restreint des questions qui concernent tous les citoyens. Le sang-froid et la détermination des ma- nifestants d’Ouargla, hier, pousseront, peut-être, les décideurs à revoir leur copie et à compter, à l’avenir, avec ces autres voix pour éviter des confrontations inutiles pour un pays déjà quasiment à l’arrêt. Une chose est sûre : une opposition se construit sur un minimum de ga- ranties certes, mais elle existe pour faire face à un pouvoir encore puis-

sant mais pas invulnérable. Pour preuve de cet éclatement au sein du pouvoir, la position équivoque du Parti des travailleurs, considéré pourtant comme un des soutiens du président de la République. Ce retrait en douce du PT de la sphère du pou- voir, tout en n’adhérant pas à la CNLTD, dévoile un marasme politique inédit. n

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L’actualité en question

Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

LA MINISTRE DE L’ÉDUCATION LORS D’UN POINT DE PRESSE

“Les grèves structurelles mettent l’école en danger”

Pour M me Benghebrit, le Cnapeste est en situation d’exercice abusif du droit de grève et considère certaines de ses revendications “hors la loi”.

L ors d’une conférence de presse, or- ganisée hier après-midi au siège du ministère de l’Éducation nationa- le, M me Benghebrit a adressé un message aux élèves pour qu’ils ne perdent pas leur “confiance et mo-

tivation”. La ministre les assure, ainsi que leurs parents, qu’il est encore temps de rattraper les re- tards causés par la grève. Ces rattrapages seront organisés par les établissements eux-mêmes, en fonction des besoins spécifiques de chacun. Des consignes ont été données aux directions de l’éducation dans chaque wilaya afin que les équipes dirigeantes prennent en charge les re- tards. Divers moyens ont été mis à leur disposition, no- tamment des supports numériques. “Dès au- jourd’hui, toutes les directions de l’éducation re- cevront des CD, élaborés par l’Office national de l’enseignement et de la formation à distance (Onefd), contenant la totalité des programmes de terminale. Ils ont pour consignes de les dupliquer et d’en faire parvenir une copie à chaque élève”, explique M me Benghabrit. Les élèves bénéficieront, également, d’un mot de passe donnant accès à la plateforme de l’Onefd sur Internet. “Cette plateforme permet aux élèves de s’entraîner et d’être évalués”, précise la ministre. Les directions de l’éducation ont également la possibilité de recourir à un encadrement péda- gogique extérieur. “Toutes les ressources seront mobilisées : retraités, parents d’élèves, étudiants en fin de cycle et professeurs de l’École normale su-

périeure (ENS)”, indique M me Benghebrit, qui annonce, en outre, “mettre à leur disposition les financements nécessaires pour accompagner ce processus”. Se ba- sant sur les éva- luations menées par les inspec- teurs au cours des 1 er et 2 e tri- mestres, le mi- nistère estime le taux national d’avancement des programmes autour de 70% à 75%. “Au cours des années pré- cédentes, à la même période, ce taux atteignait à peine les 55%”, annonce la mi-

nistre. Selon elle, cette avancée résulte des dispositions gouver- nementales prises en faveur des enseignants et d’un fonctionnement de l’école aux standards pé- dagogiques internationaux. Même si la grève dure

APS
APS

La ministre de l’Éducation, Mme Benghebrit, hier après-midi, lors d’une conférence de presse.

depuis le 16 février dernier, M me Benghebrit éva- lue le rattrapage à “dix jours de cours”, car, ex- plique-t-elle, “cette période comprenait la tenue des compositions et des conseils de classe”.

ILS ESTIMENT QUE LEURS ENFANTS SONT “PRIS EN OTAGE PAR LE CNAPESTE”

Les parents d’élèves interpellent le chef de l’État et le Premier ministre

E n réaction à la décision du syndicat Cnapeste de pour- suivre le mouvement de grè-

ve initié le 16 février dernier, l’As- sociation nationale des parents d’élèves (ANPE) a tenu, hier, au centre culturel Hassani de Bouza- réah à Alger, une assemblée géné- rale extraordinaire afin de voter les actions à entreprendre. Les repré- sentants de l’association des wi- layas ont chacun exposé leurs pro- positions. Après un vote à main le- vée, l’ANPE a décidé de rédiger une requête qui sera adressée à la pré- sidence de la République ainsi qu’à la chefferie du gouvernement, dès lundi matin. Estimant leurs en- fants “pris en otage par le Cnapeste”, les parents d’élèves réclament l’in- tervention du premier magistrat du pays afin que les conditions

d’exercice du droit de grève soient mieux précisées par la loi. “Il y a 8 millions d’élèves, si on ajoute leurs parents, cela fait au total 25 millions d’Algériens, soit les deux tiers de la population qui est prise en otage par les enseignants du Cnapeste”, s’in- digne le coordinateur de la section d’Alger de l’ANPE. “Nous deman- dons l’intervention du Premier mi- nistre”, conclut-il. Parmi les pré- sents, nombreux étaient les parents d’élèves exerçant la profession d’en- seignant. Il était donc difficile pour eux de plaider pour des mesures en faveur du sabotage de la grève. Néanmoins, la défense des droits syndicaux a laissé place à la préser- vation de l’intérêt des élèves, no- tamment ceux en classes d’examen. “Utiliser les élèves pour faire plier la tutelle n’est pas acceptable”, a esti-

mé le représentant de l’ANPE à Oum El-Bouaghi. Citant l’article 43 de la loi 90-02, le président de l’as- sociation va plus loin en suggérant que ce dernier “devrait comprendre l’éducation nationale parmi les sec- teurs stratégiques où le recours à la grève est soumis à des conditions”. Les revendications présentées par le Cnapeste ont également fait débat parmi les parents d’élèves. “La pro- motion automatique et la retraite après 25 ans de service sont des re- vendications déraisonnables”, a es- timé Khaled Ahmed, président de l’ANPE. “Nous sommes aussi des cadres dans la fonction publique ou dans le privé et nous devons ré- pondre à des conditions précises pour atteindre un poste supérieur. Pourquoi doit-on faire une exception pour les enseignants ?”, questionne

un parent d’élève. Pour l’ANPE, “les syndicats doivent privilégier d’autres moyens de protestation qui ne met- tent pas en péril l’avenir des enfants”. De même, ils estiment que “la tutelle doit répondre clairement et rapide- ment aux doléances des enseignants afin d’éviter des situations de pour- rissement”. L’ANPE appelle égale- ment les syndicats et le ministère à les inclure davantage dans les né- gociations. “Les parents d’élèves doivent, au minimum, jouer le rôle d’observateurs lorsqu’un conflit op- pose la tutelle aux enseignants”, ont-ils proposé. Enfin, les représentants des parents d’élèves n’excluent pas d’organiser une journée nationale de protesta- tion, si un terme n’est pas mis à cet- te grève.

A. H.

ENFANTS TRISOMIQUES

Rééducation précoce fondamentale

L’ éducation précoce est fondamentale pour l’avenir des enfants trisomiques, ont souligné, hier à Oran, les participants

à une journée d’études scientifiques sur la pri- se en charge pluridisciplinaire de ce type de ma- lades. “L’éducation précoce, favorisant l’émergence du langage chez les enfants porteurs de la trisomie 21, est primordiale dès l’annonce du diagnostic. Les résultats de la prise en charge sont meilleurs et leur avenir est assuré sur le plan de la scolarisation et de l’insertion dans le monde du travail”, a indi- qué une doctorante en orthophonie, maître as- sistante à l’université d’Oran, Torkia Bouakkaz, lors de cette rencontre scientifique organisée à l’Institut de développement des ressources hu- maines (IDRH) d’Oran. Pour sa part, une orthophoniste du CHU Mus- tapha-Pacha d’Alger, Nafissa Chamek, a estimé qu’une équipe pluridisciplinaire formée de psy-

chomotriciens, d'ergothérapeutes, de kinésithé- rapeutes et de psychologues est nécessaire pour dresser un projet thérapeutique éducatif pour l’enfant trisomique. Cette spécialiste a plaidé pour un suivi médical spécialisé et un protocole édu- catif conçu spécialement pour ces enfants défi- cients pour maintenir les compétences acquises. “Tout enfant trisomique doit bénéficier d’une sur- veillance médicale spécialisée, proposée pour chaque tranche d’âge, tels que le suivi dentaire et bucco-facial, le suivi de la santé orale”, a soute- nu la spécialiste, membre de l’association Tria d’Alger, estimant impérative l’association des pa- rents avec les thérapeutes, notamment pour l’accompagnement et le développement cogni- tif de leurs enfants trisomiques en vue de leur in- sertion sociale. Le président de l’association culturelle Les amis de Tin Hinane, Hassan Boubekri, a appelé, de son côté, à la conjugaison des efforts des parents, des

thérapeutes et des éducateurs afin d’assurer aux enfants atteints de trisomie 21 un épanouissement au sein de leur famille et au niveau des différents cercles de la société. Il a recommandé le ban- nissement du qualificatif de “Mongolien” et sa mauvaise transcription en langue arabe “El- Maghoul”, un sens chargé, selon lui, de préjugés et de subjectivité, en le remplaçant tout simple- ment par : trisomique. “Ce qualificatif traduit un nouveau regard porteur d’espoir”, a-t-il dit. Les débats, relayés par un panel de compétences, ont porté sur des questions liées à la prise en char- ge précoce des enfants trisomiques par les parents et les associations, aux méthodes pédagogiques enseignées, à l’optimisation des dispositifs de pri- se en charge de ce handicap, ainsi qu’aux in- fluences des facteurs environnementaux, fami- liaux et sociaux, et enfin, aux méthodes péda- gogiques chez l’enfant inadapté.

R. N./APS

“La négociation syndicale obéit à des règles” Tout en dénonçant les effets dévastateurs de ces grèves, qu’elle qualifie de “structurelles”, la mi- nistre annonce sa volonté d’aller vers un usage plus fréquent de l’enseignement à distance et à l’aide de supports numériques. “Il se pourrait bien que ces grèves à répétition nous amènent à pri- vilégier l’innovation pédagogique avec un plus grand appui sur le numérique”, a-t-elle affirmé. À la question de savoir s’il ne s’agit pas de me- sures qui vont à l’encontre des droits syndicaux, la ministre répond par la négative. “Nous ne rem- plaçons pas les enseignants grévistes, mais nous n’allons pas nous laisser faire”, prévient-elle. S’agissant des revendications pour lesquelles le Cnapeste a décidé de poursuivre la grève, à sa- voir : la promotion automatique et la retraite après 25 ans de service, M me Benghebrit relève leur non-conformité avec la législation. “Le Cnapes- te est en situation d’exercice abusif du droit de grè- ve. La grève ouverte est illégale et nous prendrons les mesures qui s’imposent”, affirme-t-elle. Outre les ponctions sur salaires déjà opérées, M me Benghebrit annonce donc que la prime de ren- dement sera retirée aux enseignants grévistes. “Notre objectif est que les enseignants se remettent au travail, c’est pourquoi, nous allons leur faire parvenir l’ensemble des procès-verbaux signés jusque-là, et je suis sûre qu’après une lecture at- tentive, beaucoup vont retrouver confiance en la tutelle”, estime-t-elle. “Nous faisons de très gros efforts mais, en face, nous avons trop d’exi- gences”, dit-elle, avant d’ajouter que “les syndi- cats devraient être formés car la négociation syndicale obéit à des règles qu’il faut respecter”. De plus, la ministre revient sur la nécessité d’adopter “une charte éthique de la profession” et appelle tous les intervenants à prendre leurs res- ponsabilités face au devenir de l’école. “L’avenir de l’école ne peut être hypothéqué pour leur fai- re plaisir”, conclut-elle.

AMINA HADJIAT

CARRIÈRE PROFESSIONNELLE DES UNIVERSITAIRES

Le Cnes appelle la tutelle à respecter ses engagements

n Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) a appelé la tutelle à “accélérer” la concrétisation des engagements relatifs aux revendications soulevées et à intervenir pour trouver des solutions aux problèmes en suspens dans le secteur. Les revendications du syndicat portent sur la nécessité du respect des propositions du Cnes issues du document de travail commun sur la carrière professionnelle des enseignants universitaires, selon un communiqué rendu public à l'issue d'une réunion tenue récemment. Le Cnes appelle également à la suppression de toutes les mesures “arbitraires” relatives aux conditions de promotion hypothéquant la carrière professionnelle de plus de 40 000 enseignants à cause de l'absence d’une “vision claire valorisant l’expérience pédagogique et la recherche scientifique”. Il a été fait état dans ce contexte de la création d'une commission pour l'enrichissement d'un document spécial en vue de parachever le travail dans les “plus brefs délais” tout en convenant d'élargir la commission nationale chargée de la carrière professionnelle aux membres du Conseil national qui s'est réuni du 12 au 14 mars avec le ministère de tutelle. Le Cnes a réaffirmé, à l'occasion, son attachement à des négociations “sérieuses” autour du dossier des salaires et des primes eu égard aux inégalités constatées par rapport aux autres secteurs de la fonction publique du fait de la politique salariale adoptée par les autorités publiques, a souligné le communiqué. Parmi les revendications socioprofessionnelles soulevées, l'octroi d'un quota conséquent de logements et la réactivation des crédits pour l'acquisition de logements au profit des enseignants.

R. N./APS

LIBERTE Dimanche 15 mars 2015

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR M.-C. LACHICHI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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LOGEMENTS D’ASTREINTE DANS LE SECTEUR DE L’ÉDUCATION

Les indus occupants sommés de vider les lieux

Le wali d’Alger a décidé de passer à l’action s’agissant des ex-fonctionnaires de l’éducation à la retraite qui occupent encore les logements au sein des écoles (primaire, moyen, secondaire). Ces derniers, qui ont, par ailleurs, bénéficié d’autres logements dans le cadre des coopératives, du logement social et autres formules, sont tenus de remettre les clés sous peine d’expulsion. Le wali d’Alger n’écarte pas le recours à la force publique. Il se trouve que certains de ces indus occupants continuent d’habiter des résidences d’astreinte, tout en louant, par ailleurs, leurs logements.

tout en louant, par ailleurs, leurs logements. LA PRATIQUE EST EN PLEIN ESSOR L'hypnose médicale a

LA PRATIQUE EST EN PLEIN ESSOR

L'hypnose médicale a le vent en poupe en Algérie

n Après la prouesse chirurgicale du D r Kamel Daoudi de Tizi Ouzou qui a réussi à opérer une jeune femme d’un goitre multi-nodulaire sous hypnose, voilà qu’on apprend par un lecteur que l'hypnose médicale est pratiquée depuis trois ans déjà à l'hôpital central des armées Mohamed- Séghir-Nekkache, et ce, au service d'imagerie médicale. Une conférence sur l’hypno-sophrolo- gie est, d’ailleurs, prévue au sein de cet établissement le 9 avril prochain.

À LA GRANDE SATISFACTION DES ÉCRIVAINS AURESSIENS Anzar, une maison d’édition pour les auteurs amazighophones
À LA GRANDE SATISFACTION DES ÉCRIVAINS AURESSIENS
Anzar, une maison d’édition pour les auteurs
amazighophones
prendre en charge
leurs écrits en
langue amazighe,
c’est enfin chose fai-
te. La maison d’édi-
tion Anzar (arc en
ciel en tamazight)
vient de voir le jour
en offrant la possi-
bilité à toute une
nouvelle génération
d’auteurs d’être édi-
tée en tamazight, en
plus du français et
de l’arabe. À ce su-
jet, le réseau Awal
n Depuis longtemps, les auteurs auressiens
d’expression berbérophone souhaitaient le
lancement d’une maison d’édition apte à
qui regroupe l’As-
sociation des auteurs auressiens tient à ex-
primer sa grande satisfaction devant cette
nouvelle opportunité de publication.

DANS LA PERSPECTIVE DES NÉGOCIATIONS AVEC LES PRÊTEURS

La famille Rothschild a racheté la majeure partie de la dette souveraine de l’Ukraine

n La majeure partie de la dette souveraine de l’Ukraine a été rachetée par le fonds d’investis- sement américain Franklin-Templton pour le compte de la famille américaine Rothschild, se- lon une information de l'agence Bloomberg. Ainsi, le groupe Rothschild a proposé la création d’un groupe de détenteurs des titres de l’Ukraine. Sur ce chapitre, le groupe français Rothschild & Cie a exprimé sa volonté de devenir un médiateur dans les négociations entre le ministère des Finances de l’Ukraine et les créanciers pour restructurer la dette du pays.

LES DISTRIBUTEURS AUTOMATIQUES DE BILLETS NE SONT PAS FONCTIONNELS

À quoi servent les DAB à Oum El-Bouaghi ?

PAS FONCTIONNELS À quoi servent les DAB à Oum El-Bouaghi ? n Alors que les structures

n Alors que les structures bancaires et postales du chef-lieu de la wilaya d’Oum El-Bouaghi sont dotées de près d'une dizaine de distributeurs automatiques de billets (DAB), censés atténuer la tension sur les guichets des structures en question, notamment lors des virements des salaires, ces équipements sont aujourd’hui loin de jouer le rôle qui leur est assigné. Loin s’en faut ! Ces DAB demeurent non seulement souvent non fonctionnels, mais quand ils marchent, la plupart sont alors dépourvus de billets de banque. Et cela se passe dans une ville qui comporte, notons-le, plus de 80 000 habitants !

UNE POLÉMIQUE NAISSANTE AUTOUR D’UN PRIX LITTÉRAIRE

Prix Assia-Djebar : l’Anep fait cavalier seul

Prix Assia-Djebar : l’Anep fait cavalier seul n Selon des sources proches du commissariat du Salon

n Selon des sources proches du commissariat du Salon in- ternational du livre d’Alger (Sila), une journée-hommage sera consacrée lors de la pro- chaine édition à la défunte Assia Djebar. Seulement voilà, la décision unilatérale de l’Anep de créer un prix litté-

raire national au nom de la cé- lèbre romancière algérienne et qui sera remis précisément à cette occasion a été prise sans aucune consultation, ni des éditeurs nationaux ni même du commissaire du Sila qui aurait appris l’information par les médias.

UNE RAIE PORTANT COMME INSCRIPTIONS LE NOM D’ALLAH ET DE SON PROPHÈTE

Pêche miraculeuse à Béni-Saf

n Un vendeur de poisson à Béni-Saf dans la wilaya d’Aïn Témouchent n’en croyait pas ses yeux lorsqu’il découvrit, mercredi dernier, une raie portant, comme le montre clairement la photo, les ins- criptions en arabe du nom d’Allah et de son Prophète Mohamed (QSSSL) greffés sur les ailes pectorales de la face ventrale. Le poisson a été déposé à l’école de formation technique de la pêche de Béni-Saf pour les analyses d’usage.

Le poisson a été déposé à l’école de formation technique de la pêche de Béni-Saf pour

ARRÊT SUR IMAGE

(Ph. R. N.)
(Ph. R. N.)

VU À TAMANRASSET

Rachid Nekkaz arrive trop tard !

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L’actualité en question

Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

ELLE INTERPELLE PUBLIQUEMENT SAÏD BOUTEFLIKA

Louisa Hanoune en apesanteur politique ?

Louisa Hanoune, qui a déjà maille à partir avec le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, et le président du FCE, Ali Haddad, ose le reproche public à Saïd Bouteflika.

D e proche en proche, la perspec- tive de la redéfinition des équi- libres au sommet de l’État aidant certainement la secrétaire géné- rale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a fini

par rompre avec sa sempiternelle allusion lors- qu’il lui tient d’aborder des questions politiques épineuses. Elle s’est, en effet, départie pour la pre- mière fois de la prudence coutumière pour citer nommément Saïd Bouteflika, conseiller spécial et frère cadet du président de la République, com- me portant une responsabilité dans “la dérive politique et économique”. Le fait est d’autant plus remarquable que la pa- tronne du Parti des travailleurs a, jusqu’ici, tou- jours pris le soin méticuleux de mettre le chef de l’État et sa fratrie hors de portée de sa diatribe. Au plus fort de ses attaques contre les deux an- ciens ministres de l’Énergie et de l’Industrie et de la Promotion des investissements, respectivement Chakib Khelil et Abdelhamid Temmar, Louisa Hanoune, on s’en souvient, se tortillait dans cet exercice de funambule qui consiste à accabler deux membres de l’Exécutif tout en préservant celui qui les a nommés, en l’occurrence le pré- sident Bouteflika, dont ces derniers sont, de sur- croît, réputés être très proches. Ce n’est guère le cas à présent, puisque Louisa Hanoune, qui a déjà maille à partir avec le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, et avec le président du FCE, Ali Haddad, ose le reproche public à Saïd Bou- teflika. “L’histoire jugera Saïd Bouteflika, conseiller

D. R.
D. R.

spécial et frère du président de la République, s’il n’intervient pas pour mettre fin à la dérive poli- tique et économique. Car au vu de sa fonction de conseiller et de frère du Président, il sait au nom de qui agissent certains…”, a-t-elle clamé, jeudi, dans son propos liminaire à la réunion du bureau politique de son parti. Nul doute que la secrétaire générale du Parti des travailleurs qui, depuis quelque temps, se plaît à s’illustrer dans un rôle de sentinelle économique et de vigile politique,

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs.

a raison de croire en la capacité d’influence de

Saïd Bouteflika sur la décision présidentielle. Seu- lement, l’interpellation de jeudi est éligible à d’autres lectures. Celle qui se rapporterait à une interférence de Saïd Bouteflika dans la fonction présidentielle ne manquerait pas de pertinence, surtout dans les circonstances actuelles de l’exer- cice du pouvoir par Abdelaziz Bouteflika.

Il va falloir percer le secret de cette sortie sur-

prenante de Louisa Hanoune dont l’audace, ce

coup-ci, a de quoi rendre jaloux les plus témé- raires d’entre les opposants politiques qui met- taient l’accent sur la nuance quand ils évo- quaient le rôle véritable du frère cadet du Prési- dent dans l’équation complexe du pouvoir. En fai- sant porter à Saïd Bouteflika la responsabilité his- torique de ce qui survient comme dérive politique et économique dans le pays, la secrétaire géné- rale du Parti des travailleurs, outre qu’elle l’ex- trait de l’ombre, lui reconnaît, d’une certaine fa- çon, une implication dans l’accomplissement de la charge présidentielle. La lecture est autorisée. Aurait-elle alors commis une imprudence politique, aux yeux évidemment du Président Bouteflika ? Assurément, tant est que l’interpellation non seulement renforce le dou- te sur la capacité du chef de l’État à assumer plei- nement ses charges, mais aussi expose son cadet. Car l’interpellation en question suggère que Bouteflika n’est pas suffisamment lucide pour sa- voir tout ce qui se fait en son nom. Pour rappel, outre le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, Louisa Hanoune a en ligne de mire le président du FCE, Ali Haddad, mais aussi le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb. Or, il se trouve que ce trio forme le cercle concentrique le plus proche de Saïd Bouteflika. Par déduction logique, on comprendrait vite que Louisa Hanoune est en situation d’apesanteur po- litique, les évolutions l’ayant éloignée de la pré- sidence de la République. Serait-elle déjà soumise à de nouvelles aimantations ?

SOFIANE AÏT IFLIS

INSTANCE NATIONALE DE PRÉPARATION DU CONGRÈS CONSTITUTIF DE TALAIOU EL-HOURIET

Ahmed Adhimi, porte-parole, et Ahmed Attaf, coordinateur des commissions

C’ est à Ahmed Adhimi qu’est revenu d’officier en tant que porte-parole de l’Instance na-

tionale de préparation du congrès constitutif de Talaiou El-Houriet, dont la cérémonie d’installation a eu lieu hier sous la présidence de l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis.

Ahmed Adhimi aura à charge de constituer également un pool de com- municateurs spécialisés en vue de constituer une cellule de communi- cation active et performante. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Ah- med Attaf, a été désigné coordinateur des travaux des 8 commissions com- posant cette instance. Les commissions en question auront

à charge de préparer les projets inhé- rents au programme du parti, à son

statut, à son règlement intérieur, à ses résolutions et aux déclarations spéci- fiques que le congrès constitutif aura

à adopter, à ses politiques de com-

munications, à son organique, à sa lo- gistique et enfin à son organisation protocolaire. Chacune des commis- sions sera présidée par un membre fondateur du parti. Ainsi, l’ancien ministre de la Justice, Abdelkader Sallat, chapeautera la commission qui se chargera du programme du parti. Cette commission est elle-même sub- divisée en quatre sous-commis- sions chargées des aspects politiques, économiques, sociaux et éducatifs du programme du parti. Ces sous-commissions seront ani- mées respectivement par Haider Ben- drihem, Mohamed Dhif, Aziz De- rouaz et Malik Bentoumi. La com- mission chargée du règlement inté-

rieur, démembrée, elle, en trois sous- commissions, est présidée par Azouz Nasri. Les commissions chargées du projet de statuts, ainsi que des décla- rations et résolutions sont respective-

ment présidées par Khaled Dhina et

Abdelkader Taffar. La commission résolution se subdivise en trois sous- commissions, celle chargée de la dé- claration finale présidée par Ahmed Adhimi, celle chargée de la résolution de politique générale présidée par Sa- lim Kelala et celle chargée de la réso- lution économique et sociale présidée par Souhil Guessoum. La commission chargée des politiques de communi- cation revient à Fayçal Hardi. Elle aussi se subdivise en quatre sous- commissions. L’organique revient à Abdelkader Saadi, secondé par Youcef Benaïcha. Enfin, les commissions lo- gistiques et l’organisation protoco- laire sont confiées à Saïd Aouak et Ne- cer Bousseta. Rappelons que le parti Talaiou El-Houriet connaît déjà une structuration provisoire à travers les 48 wilayas du pays. Il dispose au total de 60 bureaux provisoires, Alger dispo- sant particulièrement de 13 circons- criptions. Les présidents des bureaux

ELLE SERA ORGANISÉE PAR SON PARTI SAMEDI PROCHAIN

Ghoul annonce une conférence économique et sociale

Le président du parti Tajamou Amal Jazaïr (Taj), Amar Ghoul, a annoncé hier à Alger que sa formation organisera samedi prochain une conférence économique et sociale qui traitera de plusieurs questions dont la sécurité énergétique en Algérie. Avant la session ordinaire du bureau politique du parti, M. Ghoul a indiqué que cette rencontre se proposait de dégager des propositions concrètes pour des solutions aux problèmes qui se posent au plan socio-économique. Elle portera, selon le responsable, sur 7 axes dont le principal est celui de la sécurité énergétique du pays. La diversification de l'économie nationale hors hydrocarbures et la mise en place de mécanismes pour le développement des secteurs de l'agriculture, du tourisme et des services figurent parmi les thèmes

retenus pour la conférence, a ajouté M. Ghoul, précisant qu'elle n'était pas d'ordre politique. Par ailleurs, le président de Taj a appelé la classe politique à la “sagesse et à la retenue et à faire prévaloir la voie du dialogue” pour le règlement des problèmes qui se posent et à éviter d’“enflammer la rue”. Il a mis en garde contre le recours aux sit-in et marches de protestation qui peuvent, a-t-il dit, “donner lieu à des dérapages qui compromettent la stabilité et la sécurité de l'Algérie”. Au plan international, il a salué les efforts diplomatiques de l'Algérie qui ont favorisé une sortie de crise au Mali et ses démarches visant à réunir les parties libyennes autour d'un dialogue.

R. N./APS

provisoires se sont réunis, hier après- midi, avec le président du parti Ali Benflis. Le parti Talaiou El-Houriet de- vra tenir son congrès constitutif la pre- mière semaine de juin prochain. La prochaine échéance à laquelle il s’as- treindra sera la tenue de quatre congrès régionaux au mois d’avril. Dans son al- locution à l’occasion de l’installation de l’Instance de préparation du

congrès, Ali Benflis a recommandé que les femmes et les jeunes soient repré- sentés de manière appréciable (30%). La recommandation ne s’est pas véri- fiée s’agissant des présidences des commissions et des sous-commis- sions de l’instance. Dans le lot, une seu- le sous-commission est présidée par une femme, M me Saliha Lardjane.

S. A. I.

SYNDICAT NATIONAL DES MAGISTRATS

Plus d’indépendance et plus d’assurance pour les juges

Le Syndicat national des magistrats a tenu, hier à Sidi-Fredj, sa session ordinaire où il était question, outre les bilans moral et financier, de faire le point sur les revendications et les attentes des magistrats en cette période précise. Une session qui a été marquée par la présence du ministre des Moudjahidine, du secrétaire général de l’ONM, ainsi que des cadres du ministère de la Justice. Lors de son allocution d’ouverture, le président du SNM, Djamel Laïdouni, a rappelé que la mission de son syndicat autonome était de garantir une indépendance effective de l’autorité judiciaire ainsi que la défense des intérêts socioprofessionnels des juges. Tout en appelant au renforcement de l’autorité judiciaire, M. Laïdouni avouera que les juges se demandent aujourd’hui où se situe leur place dans la société. Même s’il reconnaît que le secteur de la justice a connu des réformes et des évolutions notables, le président du SNM estime que cela n’est pas suffisant, au regard de l’évolution de la société et de la montée en flèche de la criminalité. Il réitérera la revendication de son syndicat quant à la nécessité de prendre en charge ses doléances, notamment la révision du système indemnitaire et la question du logement de fonction, en vue, dira-t-il, de mettre les juges à l’abri de toute tentation. Djamel Laïdouni rendra hommage aux magistrats assassinés durant la décennie noire (47), tout en fustigeant, “ceux qui étaient logés à cette époque dans des hôtels 5 étoiles et qui veulent nous donner aujourd’hui des leçons en matière de droits de l’Homme”. Il appellera les pouvoirs publics à poursuivre les réformes dans le secteur de la justice, en vue de consacrer l’autorité du juge, mais aussi de mieux redistribuer la carte judiciaire.

A. B.

LIBERTE

Dimanche 15 mars 2015

L’actualité en question

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IL A VISITÉ, EN COMPAGNIE D’ISSAD REBRAB, LE COMPLEXE DE CEVITAL À BÉJAÏA

Arnaud Montebourg appuie l’idée de la “co-localisation”

L’ancien ministre avoue ne pas mesurer l’ampleur des équipements du complexe de Béjaïa qui sont aux normes internationales.

L’ ancien ministre du Redressement pro- ductif dans le premier gouvernement Valls, Arnaud Montebourg, a visité, hier, le com-

plexe Cevital de Béjaïa. Il a répondu, d’une part, à une invitation du patron

de Cevital, Issad Rebrab, avec lequel il

a tissé des liens amicaux, et, d’autre

part, a constaté de visu l’importance des investissements. “J’avoue que je n’ai pas mesuré l’importance de ces équi- pements”, a confessé Montebourg en

visitant les raffineries de sucre, d’hui-

le et d’autres unités. Investissement qui

est l’une des clés de la croissance atteint

par le groupe, y compris à l’interna- tional. En témoignent les récentes ac- quisitions faites par le groupe d’Issad Rebrab, à savoir Oxxo et Fagor-Brandt.

À travers ces deux acquisitions, qui ont

été réalisées alors qu’il était ministre de

l’Économie et du Redressement pro- ductif, Arnaud Montebourg entend les

poursuivre en tant que citoyen français

— puisque sans mandat électif et la po-

litique il n’y pense pas pour le moment

— dans le cadre d’un processus d’al-

liance industrielle, résumée dans ce qu’il appelle la “co-localisation”, un ter- me très récent – il a été lancé pour la première fois au début du quinquen- nat de François Hollande. Il s’agit concrètement de sous-traitance de produits à haute valeur ajoutée, des- tinés aux marchés algérien, voire maghrébin et français, européen aus- si, en y ajoutant la formation d'une main-d'œuvre qualifiée et acquise à la cause de l'entreprise. L’ancien ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Nu-

AFP
AFP
Louiza/Liberté
Louiza/Liberté

L’ancien ministre français Arnaud Montebourg a été hier l’hôte d’Issad Rebrab.

mérique a expliqué que la co-locali- sation reposait sur le partage de la chaî- ne des valeurs et un partenariat plus équilibré et où les deux côtés de la Mé- diterranée partent gagnants. Elle fa- vorisera aussi l’intégration écono- mique par la production, comme ce fut le cas en Allemagne avec ses pays voisins : la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie, la Pologne. Lesquels pays ne sont pas dans la zone, a expliqué M. Montebourg. Pour la France et les pays, qui ont pour partage la Médi- terranée, c’est le Maghreb. “C'est donc

dans un esprit ‘gagnant-gagnant’, a ajouté le patron de Cevital, Issad Re- brab, que se base ce type de ‘partena- riat’.” En effet, la co- localisation, poursuit Arnaud Montebourg, produit des effets de compensation, qui ont un impact positif sur l'emploi et la com- pétitivité de l'entreprise commandi- taire. Quant au pays exécutant, le bé- néfice le plus important réside dans la formation, la professionnalisation de la main-d’œuvre et l'enclenchement d'une remontée des filières indus- trielles. Arnaud Montebourg, qui est

en Algérie à l’invitation du Premier mi- nistre, Abdelmalek Sellal, a été aussi l’hôte du FCE où il a rencontré “beau- coup de chefs d’entreprise” avec lesquels il compte poursuivre le processus d’alliance industrielle, entamé avec l’élection de François Hollande à la présidence de la République, et qui s’est concrétisé avec les deux acquisitions du groupe Cevital en France. Le premier groupe algérien privé avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros a sau- vé de la faillite la société Oxxo, an- cienne filiale de Lapeyrie et leader

français des portes et fenêtres en PVC pour le logement collectif. Une socié- té située en Saône-et-Loire, la région natale et ancien fief d’Arnaud Mon- tebourg, qui était en redressement judiciaire ; la puissance financière du

groupe Cevital a fini par convaincre le tribunal de commerce de Mâcon. “Et grâce au groupe Cevital, quelque

288 emplois ont été sauvegardés ; nous

sommes passés à 300”, a affirmé M. Rebrab. “Et avec les investisse- ments, le groupe a investi 12 millions d’euros dans la modernisation de l’usi- ne Cluny. On atteindra aisément les 400 employés. C’est important, a expliqué le patron de Cevital, d’avoir deux uni- tés : on créera une grande unité en Al- gérie avec une capacité de production de 2,1 millions de fenêtres blindées dont plus de 50% sont destinées à l’ex- portation ; en France, la capacité est de

210 000. Et avec ce volume, on va payer

23% moins cher la matière première. Notre idée, c’est garder la même acti- vité de l’unité de Cluny, augmenter ses parts de marché et son chiffre d’af- faires.” L’achat de Fagor-Brandt ré- pond à la même démarche straté- gique pour le groupe Cevital, a affirmé Issad Rebrab. “On a acheté un label de renommée mondiale, des brevets et des millions de produits/an”, dont une grande partie — le patron de Cevital parle de 90% — sera destinée à l’ex- portation. Le groupe a acquis pour cela 201 hectares dont 50 de superficie couverte. Et à la clé, quelque 7 000 postes d’emplois directs. Jeudi, l’hôte du groupe Cevital a visi- té l’usine de Larba qui produit du ver- re-plat.

M. OUYOUGOUTE

L’INITIATIVE VISE À PROMOUVOIR L’ENTREPRENEURIAT DANS LE DOMAINE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Condor lance la Start-up Academy

A près Blida, Chlef et Boumerdès, c’est au tour d’Alger d’abriter une session de formation pour un grand nombre d’étu-

diants universitaires dans le cadre du program- me “Start-up Academy” lancé par Condor Elec- tronics en février dernier. Hier, lors du point de presse organisé à l’École supérieure algérienne des affaires (ESAA) par Sa- mir Benaskeur, directeur ICT à Condor, il a été question de la pertinence d’encourager les jeunes talents algériens à faire aboutir leurs idées ou leurs projets. “Les obstacles en général ne sont pas seu- lement d’ordre financier”, selon l’orateur qui n’a pas manqué d’évoquer “une certaine mécon- naissance des concepts en vogue” et la voie à suivre

pour “allier innovation et business”. D’où la né- cessité et la pertinence d’avoir une formation de qualité dans le domaine en guise de soubasse- ments à obtenir les résultats escomptés. C’est d’ailleurs dans cette optique que le groupe Ben- hamadi, à travers sa marque Condor, entend contribuer à promouvoir l’entrepreneuriat dans le domaine des nouvelles technologies à travers différentes initiatives dont celles menées avec les universités algériennes et autres écoles supé- rieures. “Avec le programme Start-up Academy, nous rajoutons du tonus et une meilleure concré- tisation au partenariat avec les universités algé- riennes amorcé par Condor depuis déjà un bon moment avec les universités algériennes”, préci-

se le cadre de Condor, notant que “la formation a déjà concerné plus de 900 étudiants sur les 1 400 inscrits”. La formation en question se décline en trois vo- lets distincts à savoir le “Codelab” qui consiste à suivre de workshop interactif (sur les applications mobiles et service 3G) assurés par des dévelop- peurs chevronnés. On retrouve aussi le “business lab” qui comprend une série de conférences animées par des inter- venants issus des sphères entrepreneuriales, technologiques et managériales. Le Livelab, quant à lui, s’accomplit à travers des sessions de formation en live streaming animées par des experts nationaux et internationaux et

aborde des questions inhérentes à l’entrepre- neuriat et au développement mobile. “Le pro- gramme de formation se fait selon les nouvelles technologies de Google pour assurer la qualité de la connaissance dispensée”, a assuré M. Benaskeur annonçant, au passage, la compétition “Algeria NextGen Cup 2015” qui aura lieu en mai prochain à Bordj Bou-Arréridj. L’occasion de marquer la clôture de la tournée “Start-up Academy” et de permettre aux dix équipes finalistes de présenter leurs projets. Les trois premiers auront la chance de se faire ac- compagner par Condor qui les aidera à concré- tiser leurs idées et d’aller plus loin.

NABILA SAÏDOUN

LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE À MASCARA

“Le développement du secteur nécessite la disponibilité d’une main-d’œuvre appropriée”

É couter, constater, dialoguer et re- cueillir les propositions dans l’optique de promouvoir le dé-

veloppement du secteur de l’agricul- ture dans la wilaya de Mascara dont elle tire sa vocation, telles ont été les

priorités autour desquelles a gravité la visite, hier, d’Abdelouahab Nouri, ministre de l’Agriculture et du Déve- loppement, dans la wilaya de Masca- ra. À Mohammadia, le ministre a eu

droit à une exposition du secteur où il est recommandé d’introduire les nou- velles techniques afin d’améliorer les surfaces utiles et de les augmenter à 2 millions d’hectares. M. Nouri a souligné l’absence de la main-d’œuvre constatée dans le sec- teur, entraînant l’inquiétude des agri- culteurs. “Le développement du secteur nécessite la disponibilité d’une main- d’œuvre appropriée. Or, selon certains

échos qui me sont parvenus, il y a pé- nurie en la matière”, a-t-il reconnu. Sur un tout autre registre, il évoquera la possibilité de délivrer aux agricul- teurs leurs actes de jouissance et de combler ainsi le vide juridique relevé jusque-là. L’oléiculture a été au centre des débats à Sig où le ministre a visité une ex- ploitation agricole et un verger qui s’étend sur 9 hectares exploités par des

agriculteurs privés. Entre ces deux communes, la délégation a fait escale à Bouhenni afin de prendre connais- sance des dispositions mises en place pour le projet de reboisement de 100 hectares. C’est un tout autre gen- re d’activité qui a été présenté dans la commune d’Aïn Fékan au ministre, puisqu’il s’agit d’un projet de déve- loppement rural qui se distingue par l’élevage ovin-bovin, pistes et vergers

oléicoles sur 3 hectares. Non loin de là, la délégation a visité le projet de trans- fert d’eau du barrage Ouizert vers le périmètre de Ghriss pour l’irrigation de centaines d’hectares. Lors du point de presse qu’il a animé, le ministre a exhorté les agriculteurs à redoubler d’efforts pour “une modernisation et une harmonisation des activités pour un meilleur rendement”.

A. BENMECHTA

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L’actualité en question

Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

C’EST L’ULTIME SOLUTION POUR FAIRE FACE À LA CHUTE DES PRIX DU PÉTROLE

Diversification économique, c’est maintenant ou jamais !

Avant que les conséquences ne deviennent encore plus rudes, voire dramatiques, un changement de cap dans la façon de mener la politique économique du pays s’impose urgemment…

J usqu’à la fin des années 1970, les hydro- carbures, avantagés par un niveau des prix considérable, faisaient le bonheur de l’Al- gérie. Le pays, n’ayant pas pris en comp- te sérieusement la volatilité des cours qui risquaient de suivre une tendance bais-

sière instantanée, s’engouffrait, à brûle-pour-

point, dans une situation de cessation de paiement qui l’a contraint à

recourir précipi- tamment au Fonds

monétaire inter- national (FMI). La chute brutale du brut de pé- trole pendant les années 1980 a bouleversé tou-

te une nation et ébranlé ses fondements. Cette le-

çon devrait, en principe, échauder l’État. Les pou- voirs publics devraient tirer les enseignements né- cessaires pour ne plus s’affaler de nouveau dans cette spirale infernale. Ne voilà-t-il pas que tren- te années plus tard, l’Algérie se retrouve, en termes de stratégie, au point de départ. Trois dé- cennies après, l’Algérie se cherche encore un mo- dèle économique à même de l’extirper du “joug” pétrolier. Elle n’a pu concrétiser son indépendance

vis-à-vis des revenus issus de la vente de ses hy- drocarbures. Le système rentier a opéré un véri- table ancrage au sein des institutions publiques et dans les cerveaux de leurs dirigeants. La dépendance financière vis-à-vis du seul sec- teur des hydrocarbures a toujours été l’option éco- nomique prônée par le pays qui demeure indu- bitablement exposé au risque structurel lié à l'in- stabilité des prix fixés par le marché internatio-

nal. Si le pétrole a servi jadis pour la félicité de tout le pays, il devient désormais, avec cette vertigi- neuse dégringolade des cours, la boîte de Pan- dore… Plusieurs décennies plus tard, on conti- nue de ressasser le même slogan générique, à sa- voir “nécessité de diversifier l’économie”, sans la moindre mise en œuvre effective sur le terrain. La diversification économique n’a réellement pas dépassé le stade du discours officiel. Avant que les conséquences ne deviennent encore plus rudes, voire dramatiques, un changement de cap dans la façon de mener la politique économique du pays s’impose urgemment. Il fallait, de prime abord… “garder une poire pour la soif”. Certes, l’Algérie a, à ce propos, pris quelques devants avec

le paiement de la dette extérieure, le renflouement

du FRR (Fonds de régulation des recettes) et le placement des réserves de changes… Or cette prospective s’est avérée éphémère, superficielle et insuffisante. Elle ne peut, de ce fait, constituer sempiternellement ce bouclier protecteur contre l’impact négatif de la baisse des cours pétroliers sur l’économie nationale.

Par :

BADREDDINE KHRIS

Bien négocier le virage de la transition éco- nomique Et les prémices d’une difficulté à atteindre l’ob-

jectif de croissance, escompté par le gouvernement

à 7% d’ici à la fin de l’actuel quinquennat, se font déjà sentir. Croyant dur comme fer que sa stra- tégie sera payante d’ici à 2019, le gouvernement

a pris des vessies pour des lanternes. On serait

tenté de connaître le vrai sens du terme “diversi- fication” dans le jargon de l’économie. On peut imaginer, dans ce sens, l’Algérie comme cette en- treprise qui est contrainte de diversifier ses acti- vités. Outre l’exploitation d’autres opportunités et la répartition des risques, une diversification a pour objectif une compensation d’une baisse de rentabilité des activités traditionnelles de cette so- ciété et une préparation à une reconversion. Il peut s’agir également d'une ouverture à des ac- tivités, à des marchés ou à des territoires nouveaux par rapport à ce qu'il est pratiqué jusque-là. Le risque encouru, en revanche, est l'éparpillement des moyens et la difficulté de maîtriser plusieurs métiers à la fois. C'est la raison pour laquelle, d’ailleurs, elle (la di- versification) est souvent accomplie avec pré- caution, par petites touches, sans mettre en œuvre des investissements trop importants au dé- marrage. Face à cette chute des prix du brent qui

Liberté
Liberté

Les structures chargées de l’aména- gement touristique

seront également appuyées dans le cadre de ce programme. Il faut reconnaître qu’en dépit de ses potentialités, le secteur n’attire plus un nombre considérable de tou- ristes. Les ressources qu’il a générées en 2011 n’ont pas dépassé 250 millions de dollars,

soit une contribution au produit intérieur brut (PIB) évaluée à environ 1% seulement durant les 5 dernières années. L’Algérie est classée pays méditerranéen le plus faible en termes d’activité touristique à cause de l’absence d’une politique sectorielle.”

a induit par ricochet celle des recettes pétrolières, l’Algérie a arrêté des stratégies qui visent à dé- velopper les autres secteurs en exploitant au maxi- mum leurs potentialités. Des programmes ayant pour objectif principal de diversifier l’économie nationale, de la libérer des hydrocarbures et de la rendre plus performante ont été définis pré- cédemment. On peut citer le programme de diversification de l'économie (Diveco1), qui devrait appuyer la stra- tégie nationale de diversification dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie agroalimentaire et du tourisme. Diveco1 résulte d’une convention de financement signée le 30 décembre 2009 entre l’Algérie et l’Union européenne, dans le cadre de l’Instrument européen de voisinage et de par- tenariat (Ievp), successeur de Meda. Ses presta- tions consistent en un appui à l'administration al- gérienne dans la mise en œuvre d’un program- me visant à améliorer les performances écono- miques en termes de compétitivité, création d’emplois, exportations… Les activités portent sur le renforcement de la capacité des institutions en charge du suivi de ces secteurs, des organisations professionnelles, la création, le renforcement de

La chute des prix du pétrole a des conséquences fâcheuses sur l’économie nationale.

centres techniques et de pôles d’excellence et la définition d’une stratégie de marketing touris- tique. Les objectifs spécifiques de ce programme sont pour l’agriculture de diversifier et d’aug- menter les productions dans un but à la fois d’ex- portation et de substitution aux importations.

Diveco : les résultats tardent à venir Pour l’industrie agroalimentaire, il est question de contribuer à une meilleure intégration avec la production agricole nationale et de réduire les contraintes qui limitent le développement du sec- teur. En ce qui concerne le tourisme, Diveco1 veut promouvoir l’image Algérie à destination des pays émetteurs et développer le tourisme national. Le travail se fait à travers la mise à disposition d'une équipe d’experts au programme sectoriel, formant une unité d’appui (Uap) et d’une assistance tech- nique court terme spécialisée. Conscient des dé- fis relatifs à la sécurité alimentaire et compte tenu de la démographie, l’Exécutif a placé le secteur agricole au centre des politiques de développe- ment économique du pays. L’agriculture exige l'or- ganisation de formations de formateurs sur les techniques agricoles, la gestion des structures agri- coles et la maîtrise des circuits de commerciali- sation, y compris l'importation. La tutelle doit in- suffler une nouvelle dynamique au secteur et consolider sa gouvernance des filières agricoles et agroalimentaires. L’assistance des experts de l’UE est sollicitée pour le renforcement des ca- pacités humaines et la fourniture d’outils néces- saires à tous les acteurs, à même de rendre plus efficientes leurs actions. Diveco est bénéfique pour le pays dans le sens où il permet d’encourager l’in- tersectorialité entre les divers segments de l’éco- nomie nationale dont la complémentarité est de- venue indispensable. L’industrie agroalimentai- re puise en effet ses ressources de l’agriculture, et le tourisme ne doit pas négliger le monde agri- cole et rural qui peut faire de l’Algérie une des- tination touristique attirante pour une certaine catégorie de touristes. Les zones rurales doivent bénéficier de cet appui européen, d’autant plus qu’elles peuvent accueillir des productions éligibles

à la labellisation. Sur ces territoires, l’agricultu- re biologique peut connaître des jours meilleurs et contribuera à créer plus de postes d’emplois et

à améliorer davantage les revenus des agriculteurs

et des éleveurs. Ce qui va faciliter la stabilité des populations qui y résident.

Agriculture, tourisme, industrie…, ces atouts dont dispose le pays L’enjeu financier, à l’horizon 2025, entre le tou- risme et l’agriculture peut être évalué à plus de 5 milliards de dollars, estiment des experts. Cela est réalisable grâce à l’augmentation atten- due du nombre de touristes – 2 millions pour l’an- née en cours –, d’une part, à la réduction des im- portations surtout de poudre de lait et céréales, à la croissance des exportations de produits agricoles et agroalimentaires, d’autre part. Le sec- teur touristique peut exploiter Diveco1 pour ren- forcer les capacités institutionnelles du ministè- re de l’Artisanat en matière d’information, de qua- lité et de supervision. Le département souhaite, par le biais de Diveco, consolider la promotion de l’image touristique du pays pour les tourismes domestique et international. Les structures chargées de l’aménagement tou- ristique seront également appuyées dans le cadre de ce programme. Il faut reconnaître qu’en dépit de ses potentialités, le secteur n’attire plus un nombre considérable de touristes. Les ressources qu’il a générées en 2011 n’ont pas dépassé 250 mil- lions de dollars, soit une contribution au produit intérieur brut (PIB) évaluée à environ 1% seule- ment durant les 5 dernières années. L’Algérie est classée pays méditerranéen le plus faible en termes d’activité touristique à cause de l’absence d’une politique sectorielle, la déficien- ce des infrastructures d’accueil et les conditions sécuritaires. Notre pays traîne aussi une mauvaise réputation à la fois de plus gros importateur dans la zone Meda avec un total de 20% de l’ensemble des importations et le plus faible exportateur de produits agroalimentaires, soit 0,15% des ex- portations totales et 6,1% en dehors des hydro- carbures. Au sein des pays développés, faut-il le souligner, plus de 75% de la production agrico- le suit un processus de transformation lancé par des industriels spécialisés, alors qu’en Algérie ce taux demeure encore faible. D’où l’objectif de por- ter la contribution des industries agroalimentaires (IAA) au PIB industriel de 54 à 60%. Cela se fera entre autres par la mise à niveau des PME/PMI activant dans le secteur et la création de centres techniques industriels. Les IAA ont be- soin, avouent les experts, de mise à niveau tech- nologique, de promotion, d’innovation et de com- pétences.

B. K.

LIBERTE

Dimanche 15 mars 2015

L’actualité en question

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MISE EN ŒUVRE DU PLAN NATIONAL CANCER 2015-2019

Le P r Zitouni appelle à “l’implication de tous les professionnels”

“Il faut que les professionnels exploitent cette carte qu’ils ont désormais entre les mains”, a préconisé, pour sa part, le P r Kamel Bouzid, chef de service oncologie du CPMC, qui se félicite de l’existence, désormais, d’un plan national cancer.

V éritable

révolution

dans le système na- tional de santé pu- blique que celle que vient d’engager, du moins théoriquement,

le professeur Messaoud Zitouni (spé- cialiste en gastroentérologie), à travers l’élaboration, avec la contribution de nombreux experts et professionnels de la santé, du premier plan national cancer, (PNC 2015-2019). Une ré- volution en ce sens que ce plan, inti- tulé “Nouvelle vision centrée sur le ma- lade”, ne néglige pas le moindre vo- let lié à la prise en charge de cette ma- ladie assimilée, de nos jours, à un “vé- ritable fléau moderne”. Une révolution que le P r Zitouni voulait “jeter dans le milieu professionnel de la santé qui s’en emparera”. Le PNC consiste en une feuille de route très élaborée à mettre en œuvre progressivement sur un premier échéancier de 5 ans (2015-

2019).

Une semaine après sa présentation de- vant les représentants du mouve- ment associatif activant dans ce do- maine, le PNC a été soumis, hier à Al- ger, à l’appréciation des professionnels appelés à le suivre et à l’appliquer sur le terrain. Fruit de deux longues an- nées de travail et de concertation avec quelque 130 contributeurs entre professeurs et experts spécialisés, et après deux rapports préliminaires établis respectivement en juin et oc- tobre 2013, le PNC a été remis hier aux professionnels sous forme d’un livre grand format de près de 200 pages. Il englobe 8 axes principaux :

“l’amélioration de la prévention contre les facteurs de risque” ; “l’amélioration du diagnostic du cancer” ; “l’organi- sation de l’orientation, de l’accompa-

Drouari Archives//Liberté
Drouari Archives//Liberté

gnement et du suivi du patient” ; “l’amélioration du dépistage de cer- tains cancers” ; “la redynamisation du traitement” ; “le développement du sys- tème d’information et de la commu- nication sur les cancers” ; “le renfor- cement de la formation et de la re- cherche sur les cancers” ; “le renforce- ment des capacités du financement de la prise en charge des cancers”. Ces axes, explique dans son exposé détaillé M. Zitouni qui a eu le quitus du Pré- sident Bouteflika pour veiller per- sonnellement sur la préparation de ce

Le P r Zitouni, chef de service oncologie du CPMC à l’hôpital Mustapha-Pacha.

plan cancer, “ont été hiérarchisés se- lon un ordre prioritaire avec pour chaque axe une cible principale ou fo- cus”.En gros, le PNC 2015-2019, lit- on dans le préambule, “vise à ras- sembler et à organiser, face à ce fléau qu’est le cancer, les moyens de lutte pour réduire à terme la morbidité et la mortalité” provoquées par cette ma- ladie qui ravage de plus en plus bien des pans de la société. En 2012, les estimations de l’OMS an- ticipaient sur une augmentation sub- stantielle de “19,3 millions de nou-

veaux cas à l’horizon 2025”, essen- tiellement dans les pays en dévelop- pement. Les raisons principales avan- cées sont la croissance démogra- phique et le vieillissement de la po- pulation mondiale. Pour endiguer cette situation pour le moins alar- mante, un plan national cancer s’avè- re ainsi plus que nécessaire. D’où l’insistance du P r Zitouni sur la nécessité de traduire ce plan théorique sur le terrain de la réalité à même d’éviter l’hécatombe dans les années à venir. “Il faut que les professionnels

exploitent cette carte qu’ils ont désor- mais entre les mains”, a préconisé, pour sa part, le P r Kamel Bouzid, chef de service oncologie du CPMC, qui se félicite de l’existence, désormais, d’un plan national cancer. Remédier à la si- tuation très critique qui affecte les structures sanitaires du pays, du res- te insuffisantes, constitue, du coup, le cheval de bataille de ce plan cancer en- trant dans le cadre de la stratégie glo- bale réformiste du système national de santé. La nouvelle loi sur la santé, en cours d’élaboration, est très at- tendue à ce titre, vu qu’elle facilitera la mise en œuvre de ce plan. Un pro- blème majeur est néanmoins appré- hendé par les professionnels : la bu- reaucratie ! Comment contourner les pratiques bureaucratiques affectant plus que jamais le secteur ? Comment concilier l’administration et les pro- fessionnels de la santé ? Le P r Zitouni s’est montré sensible à ces questions soulevées par des in- tervenants lors des débats. Recon- naissant que c’est un “problème très profond” de tous les systèmes de san- té de par le monde, l’homme de confiance de Bouteflika suggère, à ce titre, d’“œuvrer à trouver des com- promis entre l’administration et les professionnels”. Il insiste sur l’im- portance de conjuguer l’éthique de “conviction” et celle de “responsabili- té”, non sans rappeler que “l’absence de concertation entraîne un manque à gagner en termes de traitement des malades, de la prestation de services, ainsi qu’en termes économiques”. Il ap- pelle, de ce fait, à privilégier le “tra- vail en équipe”. Ce volet consiste, d’ailleurs, en l’une des recomman- dations phare contenues dans le plan cancer.

SELON L’ASSOCIATION NATIONALE DES RHUMATOLOGUES

Deux millions d’Algériens atteints de polyarthrite

L e 13 e congrès national de l’Association des rhumatologues algériens privés (Arap) s’est déroulé à l’hôtel Renaissance de

Tlemcen, durant deux jours, vendredi et same- di, avec la participation d’environ 200 spécialistes et médecins généralistes issus des secteurs pu- blic et privé. Le président de l’Arap, Laoufi Ameur, a déclaré en ouverture des travaux que “cette rencontre scientifique figure au program- me de la formation continue, de la connaissan- ce des nouveautés dans les démarches diagnos- tiques, d’exploration, de conduites thérapeu- tiques médicales et interventionnelles”. Et d’ajou-

ter : “Ce congrès permet aussi à la jeune généra- tion hospitalière ainsi qu’aux rhumatologues privés de s’exprimer pour mettre en valeur leur perception des problèmes de l’heure et d’échan- ger leur point de vue concernant la pathologie rhu- matismale.” Une équipe de médecins français a également pris part à ce colloque marqué par la présenta- tion de nombreuses communications en rapport avec les recherches et avancées thérapeutiques en matière de pathologie rhumatismale. Les ateliers organisés à cette occasion ont abor- dé plusieurs thèmes dont l’échographie, l’examen

clinique et les techniques d’infiltration de l’épau- le, l’éducation thérapeutique et le patient rhu- matologique chronique, les infiltrations du ra- chis lombaire, la prise en charge de la lombos- ciatique commune, le pied diabétique, les prin- cipes de la thérapie manuelle, les formes aty- piques de la tuberculose ostéo-articulaire. On es- time qu’il y a en Algérie deux millions de per- sonnes qui seraient atteintes de la polyarthrite. Pour leur prise en charge, il existe seulement dix centres de rhumatologie, à savoir 6 à Alger et une unité dans chacune des villes d’Oran, Constan- tine, Batna et Tizi Ouzou.

Les autres wilayas en sont dépourvues. Selon Ladjouz Razig, présidente de la ligue algérien- ne anti-rhumatismes “ces maladies rhumatis- males sont nombreuses et toujours aussi dou- loureuses que handicapantes d’où la nécessité d’un diagnostic précoce pour une meilleure prise en charge de cette maladie jugée grave, car elle en- traîne de nombreuses complications, dont des dé- formations au niveau de plusieurs parties du corps”. Le prochain congrès de l’Arap aura lieu à Alger.

A. BEREZEL

JOURNÉE NATIONALE DES HANDICAPÉS

“La mobilité spatiale handicape davantage les personnes à mobilité réduite”

L ’accessibilité spatiale des per- sonnes handicapées a été au centre des débats, hier, lors d’une

conférence organisée par l’Agence de développement social, à l’occa- sion de la Journée nationale des per- sonnes handicapées. L’accessibilité spatiale est une pro- blématique sociale et citoyenne. Lors de la rencontre, un panel d’experts a développé les différentes situations qui mettent les personnes à mobilité ré- duite (PMR) dans des situations de handicap. À cet effet, Atika Mameri,

présidente de la Fédération algérien-

priées pour leur assurer, sur la base de

ne des personnes handicapées (FAPH) a axé sa présentation sur “l’accessibi-

l’égalité avec les autres, l’accès à l’en- vironnement physique, aux transports,

lité spatiale, les architectes et l’archi-

à

l’information et à la communication,

tecture face à la réglementation PMR”.

y

compris aux systèmes et technologies

Durant son exposé la présidente de la FAPH a tenu à rappeler l’article 9 de la convention internationale concer- nant l’accessibilité aux personnes handicapées. “Afin de permettre aux personnes handicapées de vivre de fa- çon indépendante et de participer plei- nement à tous les aspects de la vie, les États prennent des mesures appro-

de l’information et de la communica- tion, et aux autres équipements et services ouverts ou fournis au public, tant dans les zones urbaines que ru- rales”, prévoit cette convention que l’Algérie a ratifiée en 2009. Pour la pre- mière responsable de la fédération, la difficulté des PMR n’est pas le handi- cap en lui-même, mais le fait de se

trouver en situation de handicap. “Le handicap est une limitation des habi- tudes de vie soumises à l’interaction

entre les facteurs personnels et les fac-

teurs environnementaux”, souligne-t- elle. Selon M me Mameri, les facteurs exté- rieurs mettraient la personne à mo- bilité réduite en difficulté encore plus. Elle donne, pour exemple, les diffé- rents “obstacles” auxquels un handi- capé fait face. “Des obstacles auxquels correspond un facteur environnemen- tal qui entrave la réalisation des ha-

bitudes de vie (en interaction avec les facteurs personnels)”, précise M me Ma- meri. La présidente de la fédération a, par ailleurs, insisté sur le fait que “le handicap n’est pas un état figé mais évolutif”. Pour elle, le handicap est une notion relative qui est variable en fonction du contexte et de l’environnement. C’est un état qui peut être modifié grâce à la réduction des déficiences et au dé- veloppement des aptitudes ainsi qu’à l’adaptation de l’environnement.

D. S.

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Actu-Alger

Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

ILS EXIGENT LE DÉPART DE L’ACTUEL DIRECTEUR GÉNÉRAL

Les travailleurs de la SCHPM menacent de débrayer

L’activité équine au Caroubier et

dans les autres hippodromes risque d’être sérieusement perturbée. Les travailleurs de la Société des courses hippiques et du pari mutuel (SCHPM) menacent d’entamer une grève générale à partir du dimanche 22 mars. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, la coordination du syndicat de la SCHPM, affiliée à l’UGTA, annonce qu’un préavis de grève illimitée des travailleurs est déposé auprès des autorités compétentes. Les travailleurs exigent principalement le départ du directeur général de la Société des courses hippiques et du pari mutuel. Selon les termes de la déclaration de la coordination, les travailleurs reviennent à la charge parce que “l’actuelle direction n’a pas appliqué les clauses contenues dans l’accord n°1302, signé le 16 novembre 2014”. Les travailleurs tirent la sonnette d’alarme avant que leur société “ne se retrouve en situation de faillite, puisque l’actuelle direction excelle toujours dans l’abus d’autorité, et ne mesure pas les conséquences néfastes qui découleraient d’une telle gestion”. Plus loin, le syndicat UGTA de la SCHPM énumère les cas d’abus d’autorité du DG : “Retard dans le paiement des salaires, l’abrogation des primes acquises, la suspension des syndicalistes, promulgation de décisions de mutation des travailleurs.” Face à cette situation, les travailleurs interpellent, une nouvelle fois, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour intervenir et mettre un terme à la gestion chaotique de l’actuelle direction. Rappelons que les hippodromes de la SCHPM au niveau national ont chômé déjà pendant 67 jours (du 14 septembre à la fin novembre 2014), parce que les éleveurs de chevaux refusaient d’engager leurs étalons dans des courses, faute de paiement des arriérés de dotation.

H. H.

SIDI MOUSSA

36 millions de dinars pour la réhabilitation des écoles

L’APC de Sidi Moussa vient de

dégager un montant de 36 millions de dinars pour la réhabilitation de 13 écoles primaires, a-t-on appris de source locale. Cette opération tant souhaitée par les parents d’élèves entre dans le cadre du programme de rénovation inscrit pour cette année. Les travaux qui seront bientôt entamés consistent à effectuer des travaux d’extension dans certains établissements surchargés, l’étanchéité, le revêtement, la réfection des sanitaires et la peinture. Parmi ces établissements figurent l’école des garçons Brahim- Toumi, l’école des filles Mehdi-Laïd, l’école Si-Kadour d’Ouled Allel, école Raïs 1 et 2 et bien d’autres.

NASSER ZERROUKI

UNE ENVELOPPE DE 7 MILLIARDS LUI A ÉTÉ ALLOUÉE

Réalisation d’un centre de loisirs familial à Mohammadia

Un centre d’attractions et de

loisirs familial sera réalisé à Mohammadia, au jardin public jouxtant la ligne du tramway. Alors que le jardin était à l’abandon depuis des années et devenu mal fréquenté et dangereux, l’APC de Mohammadia a pris la décision de le transformer en un centre d’attractions et de loisirs familial, doté d’un manège pour enfants et d’autres commodités pour les familles. L’enveloppe financière dégagée par les pouvoirs publics pour ce projet est estimée à plus de 7 milliards de centimes. L’étude du projet est achevée et bientôt les travaux seront lancés.

N. Z.

SON INAUGURATION EST PRÉVUE À LA FIN JUIN

Aménagement d’une zone de transport à Tafourah

Cette zone, qui regroupera deux gares routières communicantes, viendra en fait fluidifier la circulation des autocars vers l’ouest ou l’est de la capitale, à partir du port d’Alger.

D. R.
D. R.

Ce projet regroupe deux gares routières communicantes qui permettront d’accueillir 220 000 voyageurs/jour et une moyenne de 700 bus/jour.

E n attendant que la direction des trans-

ports élabore un nouveau plan de cir- culation pour Alger-Centre, un pro- gramme d’amélioration de la circulation et de stationnement des bus de voya- geurs est mis en branle. Ce programme

lancé par l’Établissement de gestion de la circulation et du transport urbain consiste en l’aménagement des gares routières de Tafourah et du 2-Mai. Le chan- tier en question, chapeauté par le directeur général de l’EGCTU, M. Saïdani, permettra de créer carré- ment une nouvelle zone de transport urbain et sub- urbain au cœur de la capitale. Cette zone permettra de fluidifier la circulation des autocars vers l’ouest ou l’est de la capitale, à partir du port d’Alger. Il s’agit en fait d’un emplacement qui regroupe deux gares routières communicantes. La première station ur- baine accueillera les voyageurs venant de l’est et la seconde ceux venant de l’ouest d’Alger. La station urbaine de Tafourah abritant les bus allant à l’ouest d’Alger sera aménagée au niveau du parking de la rue Jawaharlal-Nehru (ex-Béziers). Cette nouvelle gare sera installée parallèlement à la station existante déjà et réservée uniquement aux autocars assurant les lignes de transport de l’est d’Alger. Ces travaux d’aménagement s’inscrivent dans le grand pro- gramme d’aménagement de la capitale et sont fi-

nancés sur le budget de la wilaya d’Alger. Ce projet qui sera livré en juin prochain mettra fin à l’anarchie qui a toujours caractérisée le secteur du transport ur- bain et suburbain. Le directeur général de l’EGCTU,

M. Saïdani, nous précisera que cette zone devra par-

ticiper à l’amélioration des conditions de voyage des citoyens. Le promoteur du projet estimera qu’au-delà de la réorganisation du transport, cette nouvelle sta- tion scindée en deux gares contribuera à la fluidité de la circulation du côté du port, réputé pour ses bou- chons interminables, de ou vers la route de l’ALN (ex-Moutonnière). En un mot, ces deux gares contribueront à atténuer, un tant soit peu, l’en- combrement qui congestionne, tout au long de la journée, cette partie sensible de la capitale. La capacité d’accueil de la station est, dira-t-il, de 220 000 voyageurs/jour. Ces deux gares accueilleront une moyenne de 700 bus/jour. Cette nouvelle organisa- tion des départs et des arrivées de bus mettra fin à la corvée des voyageurs venant de l’est désirant par-

tir à l’ouest d’Alger, puisque le voyageur devait fai- re une trotte de près de 1 km pour prendre le bus al- lant vers Bou Ismaïl. Les deux nouvelles gares seront parallèles et reliées par un pont qui s’étend sur 100

m. En matière d’équipement, les promoteurs du pro-

jet se lancent le défi de mettre cette zone au diapa-

son de ce qui se fait dans les grandes métropoles du

monde. Ces deux gares seront dotées, précisera-t-il, d’un système automatique de fonctionnement. L’accès des bus sera automatique. Des équipements nécessaires au bon fonctionnement sont également en voie de réalisation, des abribus, les toilettes pu-

bliques, les snacks, une salle de prière

de “ces stations n’auront plus à se plaindre des conditions d’attente dans cette zone de transport. Nous avons conçu ce dont a besoin le simple voyageur dans une gare”, soulignera M. Saïdani. Il faut ajouter qu’Al- ger compte pas moins de 20 stations urbaines. D’autre part, l’EGCTU gère également 16 parkings dont la capacité d’accueil est de 8000 places. Ces par- kings sont ouverts notamment dans les grands centres urbains et dans la zone d’affaires de Bab Ez- zouar. Cinq nouveaux parkings sont en cours de réa- lisation à Sidi Yahia, Châteauneuf, Hydra et à El-Ma- dania. Leur capacité sera de l’ordre de 4200 places. “Après l’informatisation de l’accès, les parkings sont gérés par des femmes caissières formées par l’EGCTU. à titre de deuxième étape, ces parkings seront dotés de système de paiement automatique et un nouveau système intelligent de paiement”, indiquera M. Saï- dani, qui rappellera que l’EGCTU s’occupe égale- ment, outre la gestion des fourrières, de la gestion de la circulation automobile.

Les usagers

HANAFI H.

MOHAMMADIA

Une famille d’enseignants à la rue

L a famille Mouloud a été expul- sée ce 4 mars du logement de fonction qu’elle occupait de-

puis le mois d’octobre 1984 au lycée Mohamed-Hadjeres sis au 2, rue de Biskra à Mohammadia (ex-Lavigerie):

“C’est la récompense offerte ainsi à mon père Mohand-Saïd au terme d’une carrière de 40 ans de bons et loyaux ser- vices dans l’éducation nationale”, a dé- claré Djazira, la fille de l’infortuné chef de famille Mouloud Mohand-Saïd qui exerçait en sa qualité de cadre sur- veillant général aux côtés de sa défunte

épouse, qui faisait également partie de

la famille de l’éducation nationale :

“L’expulsion qui a requis la force pu- blique fut ordonnée par le représentant de la direction de l’éducation de la wi- laya d’Alger qui était accompagné du directeur de l’établissement ainsi que des représentants de l’APC de Mo- hammadia et de la wilaya déléguée à la circonscription administrative de Dar-El-Beïda.” C’est ainsi qu’en un court laps de temps, la vie de la famille Mouloud vira au cauchemar après 31 ans d’une heureuse existence : “Mon père fut mis en demeure d’évacuer le lo- gement d’astreinte au terme d’un dé- lai d’une semaine.” Bien entendu, tous les recours qu’avait entrepris le

chef de famille auprès des services so- ciaux de l’APC et de son ancien em- ployeur furent vains. Et “c’est au len- demain de la célébration de ses 78 ans, que mon père Mohand-Saïd fut évacué du logement que nous occupions depuis 31 ans. C’est triste”, a ajouté Djazira qui souffre d’une sclérose en plaques qui l’a contrainte à l’invalidité après qu’elle eut exercée en qualité de sur- veillante-adjointe à l’éducation à Bordj-El-Kiffan. “À la lecture du fichier national du logement, mon père est pré- tendument propriétaire d’un apparte- ment F2 à la cité du Gué-Soleil d’El- Biar qu’il avait cédé à mon frère, qui

à son tour, l’avait cédé à son épouse. Et depuis, le litige est pendant au niveau de la justice qui a reconnu que mon père fut tout simplement délesté de son bien”, a tenu à préciser notre interlo- cutrice qui nous désigne le tas d’af- faires entassé dans la cour du logement qu’elle occupait avec son père et sa bel- le-mère qui est aussi cadre économe dans l’éducation nationale depuis 38 ans. Quoi qu’il en soit, la famille Mouloud est aujourd’hui “SDF” et at- tend ardemment un geste des autori- tés compétentes pour retrouver la quiétude d’un foyer.

LOUHAL NOURREDDINE

LIBERTE

Dimanche 15 mars 2015

L’Algérie profonde

11

PROJET D’HÔPITAL À BOUZEGUÈNE (TIZI OUZOU)

Où est passée la promesse du ministre de la Santé ?

L’établissement n’est finalement même pas inscrit, comme il a été annoncé à l’APW de Tizi Ouzou, lors de la session réservée à la santé publique.

L ’espoir des habitants de Bouzeguène (60 km à l’est de Tizi Ouzou) de voir enfin le projet d’hô- pital se réaliser s’évapo- re. Annoncé en grande

pompe en septembre 2014, lors de la visite du ministre de la Santé à Tizi Ouzou, cet Établissement public hospitalier (EPH) de 60 lits devrait voir le jour au même titre que ceux qui sont accordés au profit des daï- ras des Ouacifs, Ouaguenoune, Maâtkas, Béni Douala, Timizart et Mekla. L’hôpital de Bouzeguène n’est finalement même pas inscrit, comme il a été annoncé à l’APW de Tizi Ouzou, lors de la session réser- vée à la santé publique. Il est même peu probable qu’il voie le jour, selon certaines informations parvenues à Bouzeguène. Après avoir enduré un véritable cal- vaire depuis de longues années, ca- ractérisé par un déficit énorme en matière d'infrastructures hospita- lières constaté dans la daïra de Bou- zeguène, les habitants se sont vite ré- signés, mais gardent tout de même un espoir aussi minime soit-il de le voir se réaliser un jour. De leur côté, les élus de Bouzeguène affirment que l’hôpital n’est pas en- core inscrit, et un tel projet aura sus- cité de nombreuses interrogations et fait couler beaucoup d’encre depuis quelque temps déjà. À Bouzeguène, la fièvre s’est emparée des habitants par secteurs géographiques inter- posés, car tout un chacun veut le voir édifié dans sa région. Des réunions sont organisées dans les communes et les villages, et des communiqués anonymes sont affichés dans les chefs-lieux de commune et de daïra en proposant au ministre des terrains même privés et familiaux pour ac-

D. R.
D. R.

cueillir cet hôpital. Cela nous rappelle les querelles villageoises d’antan, où une banale affaire de mur mitoyen pouvait prendre des proportions d’affaire d’État. Pourtant, il s’agit d’une affaire sérieuse qui concerne un Établissement public hospitalier (EPH), d’une autorisation-pro- gramme de quelque 1,5 milliard de dinars qui sera d’une grande utilité publique pour toute la région. Tou- jours est-il que de nombreuses voix

Marche des citoyens à Bouzeguène le 26 avril 2012.

se sont déjà élevées dans la région pour dénoncer cette immense pa- gaille qui est engendrée par des an- nées de rancœur et de tribalisme re- grettable qui ont toujours entravé le développement local de toute la daï- ra de Bouzeguène. Une chose est sûre, la grande victi- me de cette guerre des tranchées n’est autre que ce malade, à la santé en dé- clin, qui doit encore se déplacer à des centaines de kilomètres pour déni-

cher un lit d’hôpital. Tout cela pour conclure qu’en matière de prise en charge médicale dans la daïra de Bouzeguène, le bout du tunnel est en- core loin de donner des lueurs d’es- poir aux habitants de la région.

KAMEL NATH OUKACI

SIDI M'HAMED (M’SILA)

L’annexe administrative de l’APC incendiée

Le siège de l’annexe administrative de l’APC de Sidi M’hamed, à 133 km du chef-lieu de la wilaya de M’sila, a été incendié, vendredi dernier, par des jeunes après une bagarre qui a éclaté entre des partisans et anti-P/APC, a-t-on appris de sources locales du village de Sidi M’hamed. Les protestataires ont pris d’assaut les locaux pour y mettre le feu et détruire des documents officiels. Même les poubelles ont été incendiées par ces jeunes manifestants. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité pour déterminer les causes et identifier les casseurs.

C. BOUARISSA

HAMMAM DALAÂ

Arrestation d’une bande d’escrocs

S uite à une plainte qui a été déposée par un gérant de commerce de ciment, faisant état d'une escro- querie dont il a été victime, la brigade de gendar-

merie de Hammam Dalâa, à 30 km du chef-lieu de la wi- laya de M’sila, a ouvert une enquête à l'issue de laquel- le trois personnes ont été interpellées. Il s'agit de transporteurs de marchandises utilisant de fausses déclarations et des renseignements d’autres commerçants (numéro de registre du commerce, carte fiscale et autres documents). Munis de ces documents, ils achètent le ciment et le plâtre de l’usine de ciment de Hammam Dalâa aux noms de ces clients, mais la mar-

chandise est transférée vers une autre destination. Les gendarmes ont réussi à saisir 40 t de ciment ainsi qu’un autre chargement de 40 t de plâtre appartenant, sur les documents, à des commerçants de Tamanrasset et Tiaret, mais détournés vers des commerçants de Ham- mam Dalâa et d’El-M’hir (Bordj Bou-Arréridj). Présentés devant le magistrat instructeur près le tribunal de Hammam Dalâa, deux des transporteurs ont été placés sous mandat de dépôt et le troisième sous contrôle ju- diciaire pour escroquerie et détournement de mar- chandises vers une autre destination sans aucune raison.

C. BOUARISSA

UN PROGRAMME A ÉTÉ LANCÉ À TRAVERS LES 48 WILAYAS

La DGSN plaide pour des cités propres et vertes

L a Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a lancé, le week-end passé, une opé- ration intitulée “Prix de la cité de police la

plus propre”. Le coup d’envoi a été donné jeudi dernier dans la capitale par la Sûreté de la wilaya d’Alger, où des cadres de cette institution ont sillonné les 13 wilayas déléguées avec au pro- gramme les relevés d’hygiène, du cadre de vie, des espaces verts, la plantation des arbres et autres as- pects liés à l’environnement. Selon notre source, les 13 Sûretés de daïra d’Al- ger ont institué des commissions composées de cadres pour superviser cette opération. “Il s’agit d’un programme dédié aux cités où évolue le po-

licier au quotidien et à son cadre de vie. Cette an- née, on a orienté l’action vers les indices environ- nementaux de ces cités très entretenues par leurs habitants. Dans notre circonscription, on a enga- gé un programme à travers les cinq cités de police pour sensibiliser les habitants, mais aussi les éco- liers”, a indiqué le chef de la sûreté de la daïra de Draria, Ramdane Louni. Avec le concours de la Di- rection générale des forêts (DGF), les Epic d’Al- ger et les services d’hygiène communaux, la cité 40-Logements (Boudjemâa-Temim de Draria) a été désignée “cité la plus verte”, avec tant de plan- tations et d’entretien au quotidien. Un prix sera décerné demain aux représentants de ladite cité

en présence des responsables de la sûreté de la daï- ra de Draria. En parallèle, des visites guidées se- ront organisées au profit des élèves, alors que des expositions seront organisées dans d’autres sites pour inciter chaque citoyen à planter un arbre. Dans l’après-midi, la Cellule d’écoute et de l’ac- tion préventive (Ceap) de Draria organisera des circuits pédagogiques au profit des enfants qui, eux aussi, seront récompensés. Selon Farid Nissas, res- ponsable de la Ceap de Draria, ces enfants, ac- compagnés de leurs parents, auront droit à des cours d’initiation sur l’importance des espaces verts et des plantations.

FARID B.

des espaces verts et des plantations. FARID B. BRÈVES du Centre TABLAT (MÉDÉA) 600 m de

BRÈVES du Centre

TABLAT (MÉDÉA)

600 m de câbles électriques récupérés

Alertés par un appel téléphonique des

agents de la Société de distribution d’électricité et du gaz de la circonscription de Tablat sur le vol de câbles électriques sur la ligne d’alimentation située entre les agglomérations de Tablat et Deux-Bassins, 100 km à l’est du chef-lieu de wilaya, les gendarmes de la compagnie de Tablat ont rapidement mis en place un dispositif de contrôle à travers toutes les voies d’accès automobile de la zone. Mettant à profit une information faisant état de la présence d’un véhicule suspect à l’endroit indiqué, les enquêteurs se sont rendus sur les lieux et procédé à des vérifications qui ont permis de découvrir les lots de câbles volés et l’arrestation des membres de la bande de malfaiteurs. Au nombre de 3 (S. H., 34 ans, S. A., 28 ans, et K. Y., 27 ans), les mis en cause ont été confondus par le procureur de la République près le tribunal de Tablat, qui a ordonné leur détention pour détention d’armes blanches, vol et constitution d’une bande de malfaiteurs.

M. EL BEY

CNSLT DE TIKJDA (BOUIRA)

Un riche programme en l’honneur de la femme

Dans le cadre de la célébration de la

Journée internationale de la femme, le Centre national des sports et loisirs de Tikjda (CNSLT) a tracé un riche programme pour honorer la femme. Ainsi, plusieurs activités culturelles étaient au menu, dont une exposition des objets traditionnels et des outils fabriqués traditionnellement à partir de l’argile. Un autre rayon a été consacré uniquement à la robe kabyle et aux bijoux en argent. Cette manifestation culturelle a été agrémentée d’une exposition de livres qui retracent la vie des grandes figures de la culture amazighe. Pour clore cette manifestation, une soirée artistique, dédiée à la femme, a été organisée. C’est l’étoile montante de la chanson kabyle, Nesrine, qui a ouvert le bal, berçant

l’assistance, formée en grande partie de la gent féminine, par l’interprétation des chansons d’Idir, telles Essendou, Ajradh (les criquets) et Ayema (ma mère) de la célèbre chanteuse Karima. La troupe théâtrale Ouled Eblad de la ville de Bouira

a présenté deux sketches mettant en

exergue les difficultés que rencontre la jeunesse algérienne au quotidien. Un défilé de mode assuré par des jeunes filles habillées en tenue kabyle était également au menu. Du côté de la direction du CNSLT, on promet l’organisation prochaine de plusieurs soirées artistiques au profit des familles durant les week-ends.

A. DEBBACHE

RN33 RELIANT BOUIRA À TIKJDA

Deux morts dans un accident de la circulation

Deux morts, tel est le bilan d’un

tragique accident de la circulation survenu vendredi dernier aux environs de

15h sur la RN33 reliant Bouira à Tikjda. Les deux victimes, A. D., 28 ans, et son neveu K. A., 25 ans, originaires de la commune d’Ahl El-Ksar, étaient à bord d’un véhicule de tourisme de marque Peugeot 505. Selon nos sources, dans un virage dangereux, le conducteur a perdu le contrôle du véhicule qui a fait des tonneaux. Le chauffeur décède sur le coup et son neveu succombe

à ses blessures lors de son transfert à

l’hôpital de Bouira. Les gendarmes de la brigade d’El-Esnam ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Par ailleurs, un enfant de 4 ans est tombé avant-hier dans un puits, en fin de journée, au village de Chouiriat (commune de Mesdour, 45 km au sud-est de la ville de Bouira). Selon nos sources, le bébé, G. A., jouait à proximité du puits situé non loin du domicile familial avant de faire une chute à l’intérieur. Ses parents accoururent pour le secourir. Il a été retiré du puits en vie. Arrivé à l’hôpital de Mesdour, l’enfant décéda.

A. DEBBACHE

12 L’Algérie profonde Dimanche 15 mars 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est QUATRE ACCIDENTS DE TRAVAIL

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L’Algérie profonde

Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Dimanche 15 mars 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est QUATRE ACCIDENTS DE TRAVAIL ENREGISTRÉS

BRÈVES de l’Est

QUATRE ACCIDENTS DE TRAVAIL ENREGISTRÉS EN FÉVRIER

ArcelorMittal renforce la sécurité sur son site à Annaba

ArcelorMittal Algérie a enregistré, durant le mois de février dernier, quatre accidents avec arrêt de travail, apprend-on auprès de la cellule de communication du complexe sidérurgique d’El- Hadjar. Ces accidents sont survenus dans les unités HF (1), LAF (1) et LRB (2), pour des raisons liées au manque de vigilance et non-observation stricte des standards FPS. Le taux de fréquence du mois de février 2015 est de 4 ; le cumul de l’année en cours est de 3,5 pour un objectif de 0,9. Ces mauvais résultats enregistrés les deux premiers mois de l’année ont poussé la direction des opérations à réagir en regroupant l’ensemble des chefs de division et leurs staffs, en vue de partager la situation actuelle en matière de sécurité et analyser les accidents survenus, chercher l’adhésion des managers et faire ressortir le besoin de changer concrètement en agissant sur les comportements, relever le niveau d’exigence en matière de sécurité et enfin s’engager individuellement par écrit, pour se consacrer à la sécurité du personnel. Par ailleurs, la même source signale les performances attendues en matière de sécurité pour l’année 2015 tablant, entre autres, sur l’amélioration du taux de fréquence et des conditions de travail et la culture de sécurité.

BADIS B.

BATNA

Un jeune homme tué à coup de fusil

Victime d’un coup de fusil l’ayant atteint à la poitrine, un homme d’une trentaine d’années a rendu l’âme, vendredi dernier, après deux jours de souffrances au Centre hospitalier universitaire Benflis-Touhami de Batna. Tous deux originaires de la commune de Chemmora, commune située à 54 km au nord-est du chef-lieu de wilaya, le jeune homme et son assassin présumé, un cinquantenaire, auraient été en conflit pour des raisons non encore déterminées. Ces raisons font actuellement l’objet d’une enquête diligentée par les services de la Gendarmerie nationale. Ces derniers, après avoir arrêté l’auteur supposé du crime, s’apprêtent à le présenter, au cours de cette semaine, devant le procureur de la République près le tribunal de Sériana. Par ailleurs, deux repris de justice viennent d’être appréhendés par les mêmes services. Ils sont accusés du meurtre perpétré, lundi dernier, contre un homme de 25 ans à Oued Ettaga. La voiture du jeune homme sauvagement égorgé, une Peugeot 207, volée par les assaillants, a été retrouvée embourbée à quelques centaines de mètres du lieu du crime.

LALDJA MESSAOUDI

KHENCHELA

Une arme à feu saisie

Les éléments de la brigade de recherche et d’investigation (BRI) de Khenchela ont arrêté, à la fin de la semaine écoulée, un individu pour détention illégale d'arme à feu, selon une source digne de foi, suite à des informations recueillies par les services de sécurité, selon lesquelles une personne résidant à Aïn Mimoune, située dans la région montagneuse de la commune de Tamza, circulait avec une arme à feu sans autorisation, précise-t-on. Le mis en cause a été placé en détention provisoire jusqu’à sa présentation devant la justice, prévue en ce début de semaine.

M. ZAIM

IL S'EST TIRÉ UNE BALLE DANS LA TÊTE

Un jeune policier tente de se suicider au CHU de Sétif

Le corps d’un agent de l’ordre âgé de 26 ans, chargé de la surveillance des détenus hospitalisés au CHU Saâdna-Abdennour de Sétif, a été découvert, hier vers 12 heures, gisant dans une mare de sang. Selon des sources au fait du dossier, le policier à tenté de se donner la mort en se tirant une balle dans la tête avec son arme de service. Entre la vie et la mort, le jeune homme a été évacué vers le service de neurochirurgie où il a subi une intervention chirurgicale. Son pronostic vital est engagé, nous ont révélé des sources médicales. Par ailleurs, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé autour du service et du bloc opératoire. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances du drame.

F. SENOUSSAOUI

RÉCEMMENT RÉHABILITÉ PAR L'APC DE GUELMA

Le square des frères Boulmokh dans un état lamentable

Des citoyens s'étonnent que ce square, qui a nécessité une enveloppe de plu- sieurs centaines de millions de centimes, commence à péricliter.

D. R.
D. R.

Les citoyens interpellent les élus locaux afin qu’ils prennent les mesures nécessaires pour préserver le square des frères Boulmoukh.

S is face au siège de la wilaya, le squa- re des frères Boulmoukh avait béné- ficié l'année dernière d'une opéra- tion de réhabilitation à la faveur du PCD, programme communal de développement, initié par les élus de

Guelma. En effet, cet espace a été longtemps décrié par la population qui estimait, à juste titre, qu'il était devenu le refuge des délinquants qui s'abritaient sous un feuillage luxuriant pour s'adonner aux agressions et à la consommation de drogues et boissons alcoolisées. Ce jardin public était totalement à l'abandon, au grand dam des citoyens à la recherche de lieux de dé- tente, notamment les personnes âgées livrées à elles-mêmes. Sur instruction du wali, les lo- cataires de l'hôtel de ville ont lancé un appel d'offres, et une entreprise locale avait décro- ché le marché et entamé les travaux qui durè-

rent plusieurs mois. Des ouvriers s'attelèrent à élaguer les arbres de différentes essences, à débarrasser des tonnes de branchages, et cela contribua à aérer et à oxygéner ce square qui étouffait. Le carrelage dégradé fut remplacé, des marches ont été édifiées pour permettre l'ac- cès en maints endroits, un bassin abritant un jet d'eau a été réalisé ainsi que des bancs pu- blics en fer forgé. Cependant, pour des raisons inexpliquées, les initiateurs de ce projet délais- sèrent ce square censé renaître de ses cendres, puisque les espaces verts furent négligés mal- heureusement. Des citoyens s'étonnent que ce square, qui a nécessité une enveloppe de plu- sieurs centaines de millions de centimes, commence à péricliter ! Ils estiment qu'il est indispensable de lui affecter des jardiniers, des balayeurs et des gardiens car l'hygiène fait to- talement défaut. Des rigoles d'eaux boueuses

UNIVERSITÉ LARBI-BEN-M'HIDI D'OUM EL- BOUAGHI

Les bourses d'étude en Allemagne en débat

L’ université Larbi-Ben- M'hidi d'Oum El- Bouaghi a abrité, jeudi

dernier, une journée d'infor- mation sur les possibilités d'octroi de bourses d'études en Allemagne et à l'Universi- té panafricaine, aussi bien pour les étudiants que pour les chercheurs. Susanne Wahl, directrice de la coopération et du développement, explique- ra que la GIZ (Coopération allemande au développe- ment), mandatée par le gou- vernement allemand, travaille en Algérie avec le ministère de l'Environnement et le mi- nistère de l'Industrie. Anna Kolska, lectrice de l'Office allemand des échanges uni-

versitaires (DAAD), précise- ra de son côté : “Nous offrons des bourses et des conseils pour les étudiants qui se ren- dent en Allemagne, en général des bourses d'excellence, avec des critères académiques, et la recherche se fait en langues al- lemande ou anglaise”. Quant au P r Hadef, de l'université d'Oum El- Bouaghi, il inter- viendra sur les opportunités de bourses de recherche de la fondation Alexander von Humboldt, destinée aux cher- cheurs de haut niveau. Enfin, une intervention du D r Abbes Sebihi, expert conseiller GIZ à l'institut de l'Université pan- africaine pour les sciences de l'eau et de l'énergie, im-

planté à Tlemcen, sur les pos- sibilités d'inscription et d'ob- tention d'une bourse. Pour rappel, l'Université panafricai- ne, une institution de l'Union africaine, a été créée avec l'Allemagne et compte cinq instituts répartis à travers l'Afrique dont celui de Tlem- cen. Gérée par l'Allemagne, elle accueille des étudiants africains de différents natio- nalités, selon des quotas, avec des bourses allemandes. En 2013, il y avait 86 étudiants et chercheurs algériens en Alle- magne et 12 étudiants alle- mands sont venus en Algérie étudier les sciences islamiques et l'arabe.

B. NACER

stagnent à plusieurs endroits et pénalisent les piétons qui veulent aspirer à des moments de détente. Des déchets hétéroclites, bouteilles en plastique, restes de repas, pots de yaourt, épluchures de fruits, feuilles mortes, brindilles, canettes, mégots et autres jonchent ce jardin public qui devient repoussant. D'autre part, le jet d'eau est à l'arrêt depuis des mois, et aucu- ne mesure salutaire n'a été entreprise. Des ci- toyens saisissent cette opportunité pour inter- peller les élus locaux qui doivent réagir en pre- nant les mesures nécessaires afin de préserver ce square des frères Boulmoukh, qui est dans un état déplorable. Il faut que les autorités lo- cales s'impliquent pour mettre un terme à ce laisser-aller déshonorant pour enfin offrir aux Guelmis des deux sexes un espace harmo- nieux, sain, reposant et attirant.

HAMID BAALI

MILA

L’énergie solaire comme alternative

La wilaya de Mila recèle des potentialités non négligeables pour la production de l’énergie photovoltaïque compte tenu de son climat et de l’étendue de son territoire et la variété de ses reliefs. Des études récentes ont, en effet, prouvé que cette wilaya de l’intérieur du pays possède des atouts indéniables pour la production de l’énergie. Ces études démontrent que Mila pourrait produire, chaque jour, un volume d’énergie photovoltaïque équivalent à 4 900 Watt au mètre carré, ce qui a été considéré comme très encourageant. Ces indices ont fait réagir le wali, qui a indiqué, récemment, qu’“il sera dégagé à cette fin 70 hectares de terres dans les deux communes de Oued Seguen, au sud de la wilaya, et de Tassadane, au nord-ouest”. Signalons que les panneaux solaires ont fait leur apparition depuis des années sur le territoire de la wilaya de Mila, où ils sont utilisés notamment dans l’éclairage public au niveau de certains points routiers et l’électrification d’habitations situées en milieu montagneux.

KAMEL B.

LIBERTE

Dimanche 15 mars 2015

L’Algérie profonde

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CHIALI-LALAOUI FATIMA ZOHRA HONORÉE À L’UNIVERSITÉ ORAN 2

Hommage à la plus jeune professeure en science du langage

L’hommage n’a revêtu que le cachet protocolaire propre à la circonstance, éludant de rappeler le parcours exceptionnel de celle qui insiste sur cette “valorisation scienti- fique” qui peut être un émulateur dans la vie de l’étudiant.

U n hommage sous le sceau de la symbo- lique a été rendu, à l'occasion du 8 mars, à la plus jeune pro- fesseure en science

du langage et en analyse du dis- cours de l’université d’Oran. Invitée, jeudi dernier, par le recteur Ben Meziane Bencherki et Lakhdar Bar- ka, doyen de la faculté des langues étrangères - Oran 2 - Belgaïd, à être honorée par la communauté uni- versitaire, à l’occasion de la Journée de la femme, Chiali-Lalaoui Fatima Zohra estime que l’occasion devrait être plutôt consacrée davantage à une rencontre entre étudiants et ensei- gnants et rappeler le parcours uni- versitaire de la personne choisie, “histoire de motiver les étudiants qui peuvent s’imprégner d’une progression verticale à mettre à l’actif de l’uni- versité algérienne”. Pourtant, l’hommage n’a revêtu que le cachet protocolaire propre à la cir- constance, éludant de rappeler un parcours exceptionnel de celle qui in- siste sur cette “valorisation scienti- fique” qui peut être un émulateur dans la vie de l’étudiant. À travers cette parenthèse ouverte pour simplement “rappeler et dyna- miser”, notre professeure cherche à remettre dans le contexte scientifique tout hommage rendu à une femme. Lalaoui Fatima Zohra est la premiè- re professeure du département de français à Oran, directrice du labo- ratoire de création d’outils pédago- giques en langues étrangères LOAPL, professeure invitée à l’université du Franche-Comté et membre associé de Modyco-CNRS depuis plus d'une dizaine d'années. En 2001, elle est l’initiatrice de la mise en place de la formation en analyse du et des dis-

D.R.
D.R.

Lalaoui Fatima Zohra est la première professeure du département de français à Oran

cours avec les outils lexico-métriques les plus récents, dont le projet de la Banque nationale des textes et dis- cours algériens, BnTa, projet agréé par le ministère de l'Enseignement et de la Recherche scientifique. Elle a publié plusieurs ouvrages,

dont La circularité comme principe es- thétique de l’écriture romanesque (PUF 2011), Calcul et principe itéra- tif (PUFC 2013), ou encore le Guide de sémiotique appliquée (OPU 2014), en plus d’autres articles dans des re- vues spécialisées avec indicateur de

pertinence. Cet hommage, même circonstanciel, est le bienvenu pour mettre en lumière le dynamisme et le rayonnement scientifique dont fait preuve M me Chiali Lalaoui Fatima Zohra.

S. O.

AÏN TÉMOUCHENT

Premier café non-fumeurs à El-Malah

L’initiative a tendance à être encouragée et

généralisée à travers toutes les communes de la wilaya de Aïn Témouchent dans l’espoir qu’elle fasse boule de neige dans d’autres wilayas. En effet, le jeune Radji Abderrezak vient de lancer une expérience, la première du genre, avec l’ouverture d’un café exclusivement réservé aux non-fumeurs à El-Malah, dans la wilaya d’Aïn Témouchent. “C’est une idée qui a germé après longue réflexion. Je savais que sa concrétisation n’était pas de tout repos, mais tenter l’aventure représentait pour moi un véritable défi’’, dira Abderrezak. Désormais, ce café est destiné exclusivement aux non-fumeurs et à tous les sportifs de la ville. Les nombreux clients du café n’ont pas caché leur satisfaction en applaudissant cette bonne initiative qui est à encourager. Rappelons que, tout dernièrement, le ministère de l’Intérieur a pris une série de mesures visant à interdire de fumer dans les bus et les taxis, en coordination avec les opérateurs de transport. Cette mesure, qui a été bien accueillie par les Témouchentois, est entrée en

vigueur dans sa phase de sensibilisation avant celle de la répression comme l’a précisé Djedid Lakhdar, chef d’inspection à la direction local des transports.

M. LARADJ

SÛRETÉ DE WILAYA DE CHLEF

Des arrestations et des saisies en série

L es éléments de police ju- diciaire de plusieurs sû- retés urbaines et de proxi-

mité de Chlef ont procédé, au courant de la semaine dernière,

à une série d’arrestations de

voleurs et de trafiquants de

drogue, notamment à Chlef et

à Ténès, au nord-est du chef-

lieu de la wilaya. C’est ainsi que suite à de nom- breuses plaintes déposées au- près de la 5 e sûreté urbaine de Chlef qu’un voleur de télé- phones portables a été arrêté. Selon des sources de la cellule de communication de la sûreté de la wilaya, le mis en cause, âgé de 19 ans, originaire des environs de la ville de Chlef et repris de justice, sévissait des mois durant dans des endroits publics et à des heures d’affluence, provo- quant ainsi une grande panique

chez les habitués des lieux en question. Pour leur part, les éléments de police judiciaire de la sûreté de wilaya ont ap- préhendé, durant la même pé-

riode, un sexagénaire sous le coup de 11 mandats d’arrêt lancés à son encontre par le tri-

bunal de Chlef. Accusé d’avoir émis un chèque sans provision, il n’a pas ré- pondu aux convocations de la justice et demeurait en cavale jusqu’au jour de son arrestation. Quant aux éléments de police judiciaire de la sûreté de daïra de Ténès, ils ont arrêté un pré- sumé dealer. Âgé de 26 ans et repris de jus- tice, il avait en sa possession, au moment de son arrestation, outre quelques comprimés de psychotropes de différentes marques, 17 petits morceaux de

kif traité en forme de bâtonnets sur le point d’être écoulés. Les enquêteurs ont également dé- couvert chez lui 9 150 DA re- présentant la recette de son deal. Toujours à Ténès, les po- liciers de la première sûreté urbaine ont effectué, il y a quelques jours, une descente au quartier El-Azme, non loin du centre-ville. Cette opération a permis de démanteler un lieu de débauche qui servait également de commerce d’alcool. Au total, 1 000 bouteilles de boissons alcoolisées de différentes marques y ont été saisies avec l’arrestation du propriétaire des lieux, un repris de justice âgé de 33 ans. Soulignons, enfin, que tous les mis en cause arrêtés ont été pla- cés sous mandat de dépôt.

AHMED CHENAOUI

ont été pla- cés sous mandat de dépôt. AHMED CHENAOUI BRÈVES de l’Ouest BÉCHAR Saisie de

BRÈVES de l’Ouest

BÉCHAR

Saisie de produits alimentaires

Les éléments de la brigade des

Douanes de Bordj Badji Mokhtar, relevant de la direction régionale de Béchar, en collaboration avec ceux de l'ANP et des gardes-frontières (GGF), ont saisi ces derniers jours 2000 kg de sucre, 8000 litres d’huile de table et 5000 paquets de biscuits. Selon le communiqué de la cellule de communication de la douane, la marchandise saisie était à bord d'un camion de marque Renault CBH. Lors de cette opération, deux motos de marque Sanili ont été saisies par les éléments des forces combinées. Une plainte a été déposée contre X et une enquête a été ouverte par les mêmes services. L'amende encourue est estimée à 1,2 milliard de centimes.

R. ROUKBI

SECTEUR DE L’ÉDUCATION À MOSTAGANEM

200 nouveaux postes d’enseignants à pourvoir

La direction de l’éducation de la wilaya

de Mostaganem prévoit l’ouverture de 200 nouveaux postes budgétaires au titre de la prochaine rentrée scolaire 2015/2016. À compter de cette semaine, les candidats intéressés, titulaires de licences ou de masters, devront entamer les formalités de recrutement, en déposant auprès de la direction concernée les dossiers administratifs requis. Des dossiers à déposer pour la participation au concours de sélection constitués d’une demande manuscrite et de photocopies des diplômes à faire valoir et de la carte nationale d’identité. Les épreuves de sélection des candidats se dérouleront à la fin du mois de mars 2015. Le recrutement, destiné à combler la vacance des sorties en retraite et de pourvoir à l’encadrement des nouveaux établissements à ouvrir, concerne les trois paliers de l’enseignement général, le plus gros contingent devant bénéficier au cycle primaire. Les résultats du test de sélection des candidats postulants seront communiqués dès le mois d’avril 2015. Au titre de l’année scolaire courante, plus de 500 nouveaux enseignants ont été recrutés afin de combler le déficit qu’accuse le secteur de l’éducation dans la wilaya de Mostaganem.

M. OULD TATA

SIDI BEL-ABBÈS

Le siège administratif du CET de Telagh incendié

Plus d’une centaine de citoyens,

notamment des jeunes du quartier Guétena de la ville de Telagh (50 km au sud du chef-lieu de wilaya), sont montés au créneau, vendredi dernier, pour dénoncer la proximité du centre d’enfouissement technique situé à quelques encablures dudit quartier. Depuis jeudi dernier, une fumée nauséabonde empoisonne l’atmosphère. Selon les témoignages des riverains, il s’agit de poulets avariés qui ont été incinérés la veille. L'occupation des alentours du CET a commencé aux alentours de midi, pour reprendre juste après la prière du vendredi. Lors de cette action, les manifestants ont incendié le siège administratif du CET et endommagé l’incinérateur. Ils ont également perturbé la circulation, en utilisant des troncs d'arbres, brûlé des pneus pour attirer l'attention des responsables locaux sur les dangers que représente, selon eux, ce centre d'enfouissement technique. Les éléments de la Gendarmerie nationale ont été dépêchés sur les lieux accompagnés des autorités locales pour convaincre les protestataires de libérer la voie.

A. BOUSMAHA

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Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

14 Publicité Dimanche 15 mars 2015 LIBERTE F.627 + F.553

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Dimanche 15 mars 2015

Culture

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LA 10 e ÉDITION EST PRÉVUE DU 20 AU 29 MARS PROCHAINS

L’Algérie au Fifog avec neuf productions

Le grand poète Adonis est le président d’honneur de l’édition 2015, qui célébrera l’Amour. Une bonne centaine de films sera projetée, dont neuf films algériens (quatre courts métrages, deux longs métrages de fiction, et trois documentaires). Côté jury, on retrouve le poète Kamel Hamadi ainsi que la chanteuse et réalisatrice Djura.

L a 10 e édition du Festival international du film orien- tal de Genève (Fifog) aura lieu du 20 au 29 mars dans quelque 20 lieux en Suisse romande et en France voi-

sine. Quelque 100 films seront projetés lors de cette édition, qui sera également marquée par la présence d’une soixan- taine d’invités, et qui verra se tenir, outre les projections, des débats, des colloques, des conférences, une expo- sitions, des programmes scolaires et di- vers ateliers d’animation et de forma- tion. Organisé par l’association Festi- val international du film oriental de Ge- nève, en collaboration avec des parte- naires nationaux et internationaux œuvrant pour la diversité culturelle, la promotion du cinéma et l’intégration des étrangers en Suisse, cette rencontre cinématographique “a pour but de pré- senter un autre visage de l’Orient et de

consolider les liens culturels entre celui-

ci et l’Occident en promouvant le ciné-

ma, la diversité et le dialogue culturel.

À travers des films de jeunes réalisateurs,

des tables rondes, des rencontres et des débats sur les thématiques des films pro- jetés, ce festival espère ainsi participer au dialogue entre Orient et Occident, loin des idées préconçues”, notent les orga- nisateurs dans la présentation du Fifog sur le dossier de presse. Pour ses dix ans, le Fifog “va célébrer l’Amour sous toutes ses coutures”, “une occasion de vi- siter cette thématique, très présente dans le cinéma oriental, mais traitée dif- féremment selon les auteurs, les temps

et les espaces”. En outre, le Fifog est or-

ganisé en sept sections (l’Orient dans tous ses états — principale section du

festival —, Voix et visons de femmes, Regards croisés : Suisse-Orient, Orient- express : les courts en disent long, FI- FON-FAN : le festival des enfants, Migrations et intégrations, les Cinémas des peuples minorés). Concernant la participation algérienne, on retrouve l’Oranais de Lyes Salem dans la com- pétition longs métrages, et Cinéma Chkoupi de Bahia Allouache dans la section Prix Mohamed Bayoumi, une certaine image (un prix décerné par un jury de journalistes). Les documentaires 10 949 femmes de Nassima Guessoum, Chroniques équivoques de Lamine Amar Khodja, et El Oued, El Oued d’Abdenour Zahzah seront en compé- tition documentaire. Dans la compéti- tion internationale des courts mé- trages, concourent Regards de Nored- dine Kebaïli et le Beau-frère de Hasse- ne Belaïd. À cela s’ajoutent les projec- tions des courts métrages coproduits par l’Algérie, Koceila et Yidir de Tahar

Houchi (des coproductions). Le jury longs métrages est présidé par le réali-

sateur syrien Mohamed Malas, et com- posé, entre autres, du poète, auteur et compositeur Kamel Hamadi et de la chanteuse et réalisatrice Djura. Il est à noter, enfin, qu’un hommage à la gran- de comédienne égyptienne Faten Ha- mama, disparue le 17 janvier 2015, sera organisé, et ce à travers la projection du film Nos plus beaux jours de Helmy Ha- lim. Une fiction dans laquelle elle a par- tagé l’affiche avec Omar Sharif et Ab- delhalim Hafez. De plus, une exposition intitulée “Neswa d’Orient” de femmes

artistes d’Arabie saoudite sera organi- sée du 19 au 29 mars prochains.

SARA KHARFI

sera organi- sée du 19 au 29 mars prochains. SARA KHARFI LE CONCOURS EST OUVERT JUSQU’AU

LE CONCOURS EST OUVERT JUSQU’AU 30 AVRIL

Lancement du Grand Prix Aïcha-Haddad

L’ Établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger a lancé, le 1 er mars 2015, le concours de peinture annuel, le “Grand Prix Aïcha-

Haddad”, qui se poursuivra jusqu’au 30 avril 2015. La neuvième édition de ce concours d’arts plastiques est ouverte à tous les artistes désirant décrocher le prix institué en l’honneur et en hommage à la regrettée plasticienne Aïcha Haddad, disparue en 2005. Les participants au concours doivent soumettre

deux œuvres au maximum, à l’huile, l’acrylique ou l’aquarelle. Les dimensions et le thème relèvent du

choix et de l’inspiration du participant. Il est à rap- peler que le dépôt des œuvres doit se faire chaque jours sauf le vendredi, de 10h à 16h au service des ex- positions et concours au centre culturel Mustapha- Kateb (5, rue Didouche-Mourad, Alger). Pour plus d’informations contacter le 0560 923 706. Par ailleurs, l’Établissement Arts et Culture organi- se également, jusqu’au 25 mars, le concours de la meilleure poésie. Ouvert à tous les auteurs et à toutes les langues en usa- ge en Algérie (arabe classique et dialectal, tamazight,

français), ce concours en est à sa 13 e édition. Les par- ticipants doivent envoyer trois œuvres inédites en cinq exemplaires chacune, ainsi que l’œuvre en CD, ac- compagnées d’une fiche de renseignements et de la photocopie de la carte nationale d’identité, et ce à l’É- tablissement Arts et Culture, Bibliothèque multi- média-jeunesse/ 38-40, rue Didouche-Mourad, Al- ger. Les œuvres des candidats seront soumises à un jury composé de poètes et d’hommes de lettres.

R. C.

LORS DE LA JOURNÉE COMMÉMORATIVE À ORAN

Annonce de la réédition prochaine du corpus théâtral de Abdelkader Alloula

U ne nouvelle édition des textes du regretté dramaturge Abdelkader Alloula (1939-1994) verra bien-

tôt le jour, a-t-on appris jeudi dernier à Oran lors d'une journée commémo-

rative de la 21 e année de l’assassinat de l'illustre figure du 4 e art algérien. Cette initiative a pour objectif de “mieux fai-

re connaître l'œuvre et le parcours de Al-

loula”, a précisé la veuve du dramatur- ge, Raja Alloula, au cours de l'homma- ge tenu au théâtre régional Abdelkader- Alloula (TRO). Le corpus textuel en voie d'édition sera publié en format de poche, ce qui favorisera l'accessibilité du contenu à un maximum de lecteurs, a

expliqué M me Alloula, également prési- dente de la Fondation éponyme basée

à Oran. La première édition de l'œuvre

complète de l'auteur de la célèbre trilogie Legoual (Les dires), Lejouad (Les gé- néreux) et Lithem (Le voile), remonte

à 2010 à l'initiative des ayants droit, avec le soutien du ministère de la Culture. La

retranscription du legs de Alloula a pris forme dans trois volumineux tomes de plus de 400 pages chacun, comprenant aussi des illustrations photo, des en- tretiens et autres commentaires en an- nexes. Une exposition de photos et documents, une projection de film do- cumentaire et une nouvelle pièce théâ-

trale intitulée Hajret Essabr étaient au programme de la journée commémo-

rative animée au TRO en présence d'un public nombreux. Adaptée par Mourad Senouci du roman de l'Afghan Atiq Brahimi, Hajret Essabr (pierre de

patience) est mise en scène par l'artis- te française Guillemette Grobon qui a, à son actif, plusieurs rôles à l'écran et nombre de collaborations bénévoles en Algérie pour la formation des jeunes co- médiens. L'œuvre a pour trame de fond les confessions d'une femme au chevet de son mari agonisant, rôle campé par la comédienne algérienne Adila Bendimerad, récompensée à

l'échelle internationale pour ses pres- tations au théâtre comme au cinéma, dont son rôle dans le film Le Repenti de Merzak Allouache. La présentation de la nouvelle pièce au TRO donne le ton à une tournée nationale qui mènera la troupe artistique successivement à Chlef (21 mars), à Tizi Ouzou (27 et 28 mars) et à l'Institut supérieur des mé- tiers des arts du spectacle de Bordj El- Kiffan (Ismas, Alger, 31 mars). Une par- ticipation hors concours est aussi pré- vue le 5 avril prochain à Sidi Bel-Abbès, dans le cadre du Festival régional du théâtre professionnel.

APS

cadre du Festival régional du théâtre professionnel. APS SORTIR Hommage ■ Hommage à Assia Djebar, samedi
cadre du Festival régional du théâtre professionnel. APS SORTIR Hommage ■ Hommage à Assia Djebar, samedi

SORTIR

du Festival régional du théâtre professionnel. APS SORTIR Hommage ■ Hommage à Assia Djebar, samedi 21

Hommage

Hommage à Assia Djebar,

samedi 21 mars à 15h à l’Institut français d’Alger. Au programme :

lecture d’un choix de textes d’Assia Djebar par Véronique Beucler, agrégée de lettres et écrivaine, professeure au Lycée international Alexandre-Dumas ; table ronde sur “Assia Djebar, écrivaine francophone”, modérée par Amina Bekkat, professeure de littérature à Alger 2, avec Danièle Sallenave, membre de l’Académie française, Khadidja Benammar, professeure de littérature à Mostaganem et auteure de La fiction réhabilitée par l’histoire : le quatuor d’Assia Djebar, Amel Chaouati, présidente du Cercle des amis d’Assia Djebar ; projection du film-interview d’Assia Djebar par Mireille Calle Gruber. Entrée sur carte d’invitation. Réservation :

lafetedelafrancophonie.alger@if

-algerie.com

Concert

Concert de l’Orchestre

symphonique national dirigé par le maestro Amine Kouider, ce soir à 19h au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi.

Théâtre

Représentation de la pièce

Handicapés mais…, produite par le Théâtre national algérien et mise en scène par Djamel Guermi et Abbas Mohamed Islam, mardi 17 mars à 15h, mercredi 18 mars à 18h et samedi 21 mars à 16h au Théâtre national algérien Mahieddine- Bachtarzi.

Rencontres

“Cervantès, le captif de Hassan

le Vénitien” est l’intitulée d’une conférence qui sera animée, mardi 17 mars à 18h au Centre d’études diocésain – les Glycines (5, chemin Slimane-Hocine, Alger), par Mohamed Mounir Salah (université Alger 2).

Rencontre avec les poétesses

Faïza Melikchi, Zineb Melizi et Zohra Nedri, mardi 17 mars à 14h au complexe culturel Abdelouaheb-Selim de Chenoua (Tipasa).

Expositions

Du 15 au 31 mars au cercle

Frantz-Fanon (Riadh El-Feth),

exposition de l’artiste Ghazi Youcef.

Jusqu’au 26 mars à la galerie

Sacré Art (126, rue Didouche- Mourad, Sacré-Cœur. Entre le

musée du Bardo et le parc de la Liberté), exposition de Linda Bougherara intitulée “Dialogue avec la création”.

Jusqu’au 31 mars à l’espace des

activités culturelles Bachir- Mentouri (rue Bachir-Mentouri, Alger), exposition d’une collection de voitures en miniatures, présentée par Oussaïd Mohamed et organisée par l’Établissement Arts et

Culture de la wilaya d’Alger en partenariat avec Dzaïr Cast.

Jusqu’au 29 mars (10h-18h) à la

galerie Baya du palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger,

exposition collective de peinture intitulée “Portraits de la femme algérienne”.

Jusqu’au 27 mars au Centre

culturel algérien (171, rue de la

Croix Nivert. 75015, Paris, France), exposition de calligraphie de Abdelkarim Benbelkacem.

Jusqu’au 27 mars au Centre

culturel algérien (171, rue de la Croix Nivert. 75015, Paris, France), exposition de Badia Maïdat.

Jusqu’au 26 mars à l’Institut

français d’Alger, exposition de l’artiste photographe El-Hadi Hamdikène.

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Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

ANEP N°312 615 Liberté du 15/03/2015
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LIBERTE

Dimanche 15 mars 2015

L’internationale

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ILS ONT PARTICIPÉ AU FORUM CRANS-MONTANA À DAKHLA

Le Mali et la Guinée violent le boycott prôné par l’UA

En dépit de l’appel officiel au boycott de cette manifestation par l’Union africaine, consacrée pourtant au continent sous le thème “Afrique, coopération régionale et coopération Sud-Sud”, le Mali et la Guinée y ont été représentés par leurs Premiers ministres.

AFP
AFP
AFP
AFP

Les Premiers ministres guinéen et malien Mohamed Saïd Fofana et Modibo Keïta.

L es Premiers ministres guinéen et malien, Mohamed Saïd Fofana et Modibo Keïta, ont été les seuls par- ticipants du continent africain au Forum de Crans-Montana, qui s’est ouvert vendredi dernier dans la vil-

le de Dakhla, au Sahara Occidental, une ex-co- lonie espagnole, occupée par le Maroc depuis

1975. Et pourtant, l’Union africaine avait officiel- lement appelé lors de son dernier sommet au boy- cott de cette 25 e édition du Forum Crans-Mon- tana, consacrée au thème “Afrique, coopération ré- gionale et coopération Sud-Sud”. Outre l’appel au boycott de l’UA, la participation malienne laisse perplexe quand on sait que les re- lations entre Alger et Bamako sont au beau fixe,

notamment après les efforts algériens pour la si- gnature de l’accord de paix intermalien. Il aurait été plus logique que le Mali soutienne la position algérienne, faite sienne par l’Union africaine, dans le conflit du Sahara Occidental. Mais le constat est là, Bamako préfère faire plai- sir à Rabat plutôt que de respecter les résolutions de l’Union africaine dans ce cadre. À en croire l’agence de presse officielle marocai- ne MAP, cette rencontre, qui s’est achevée hier, s’est déroulée en présence de “800 participants” de 112 pays. Outre ces deux personnalités africaines, l’on citera la présence de l’ancien chef du gouverne- ment espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, et l’ex-ministre français Philippe Dous- te-Blazy. À propos de la participation de l’ex-chef de l’exécutif espagnol, le ministre des Affaires étran- gères ibérique, Jose Manuel Garcia-Margallo, a souligné dans une déclaration rapportée par le journal El Pais que le déplacement qu'effectue Jose Luis Rodriguez Zapatero, dans la ville occupée de Dakhla, est à “titre personnel et ne représente pas la position du gouvernement espagnol”. Le chef de la diplomatie espagnole a même jugé l'organisation par le Maroc de ce forum dans la ville occupée de Dakhla d’“illégal, en vertu droit international”, car estimant qu’il est “en contra- diction avec les efforts de la communauté interna- tionale pour résoudre le conflit au Sahara”, tout en rappelant que “l’Union africaine l'avait interdit”. Il a également rappelé la position de l’Espagne sur

DES MILLIARDS PROMIS À L'ÉGYPTE PAR LES MONARCHIES DU GOLFE

L’Égypte confortée dans son rôle-clé contre les terroristes dans la région

L a pluie de milliards promise à l'Égypte par les monarchies du Golfe à l'occasion de la confé-

rence internationale de Charm el- Cheikh conforte le président Abdel Fattah al-Sissi, qui se veut le fer de lance des pays arabes dans la lutte contre les djihadistes. M. Sissi, qui a destitué en juillet 2013 le président islamiste élu Mohamed Morsi et est accusé par les organisations de dé- fense des droits de l'homme de ré- primer dans le sang toute opposi- tion, est l'un des principaux chefs d'État de la région à réclamer la créa- tion d'une force arabe commune pour combattre notamment le grou- pe État islamique (EI), une option que va étudier la Ligue arabe lors de son sommet fin mars. Le sujet est

d'une importance fondamentale car la coalition internationale se contente pour l'heure de bombarder l'EI en Irak et en Syrie, et les seules actions au sol sont le fait de l'armée irakienne avec des milices alliées et des forces kurdes en Syrie. Le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a ré- cemment souligné “le besoin pres- sant d'une force arabe” au moment où l'EI étend son influence en Libye et dans le Sinaï égyptien, tout en multipliant les atrocités en Irak et en Syrie. La puissante armée égyptienne pourrait constituer l'épine dorsale d'une force arabe. Fin février, M. Sis- si a indiqué que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït et la Jordanie pourraient s'impliquer

dans une telle initiative. L'Égypte est le plus peuplé et le mieux armé des pays arabes, et M. Sissi a lancé le 16 février ses avions de combat contre des positions de l'EI en Libye voisi-

ne. Vendredi, à l'ouverture de la

conférence économique interna- tionale sur “l'Avenir de l'Égypte” à

Charm el-Cheikh, station balnéai- re du Sinaï, l'Arabie saoudite, les

Emirats arabes unis et le Koweït, qui ont déjà déversé des milliards sur l'Égypte depuis la destitution de

M. Morsi, ont créé la surprise en

promettant 12 milliards de dollars d'aides ou d'investissements cumu- lés, dont trois milliards en dépôts à la Banque centrale. Oman a rajou- té 500 millions. “Je pense que le mes- sage est clair : la plus grande partie

du monde soutient le gouvernement engagé à construire la nouvelle Égyp- te”, a commenté pour l'AFP Ashraf al-Arabi, le ministre égyptien de la Planification. Car l'enjeu de cette conférence reste avant tout politique, M. Sissi souhaitant se poser en pré- sident fort qui a su rétablir la sécu- rité et la stabilité du pays. “Le sou- tien des pays du Golfe est construit sur le fait que le gouvernement égyp- tien s'est opposé au mouvement des Frères musulmans, dont est issu M. Morsi”, analyse Moustafa Kamel al-Sayyed, professeur de sciences politiques à l'université du Caire, soulignant que, comme l'Égypte, les pays du Golfe considèrent la confré- rie de “terroriste”.

R.I/AGENCES

DES ÉLECTIONS GÉNÉRALES À HAUT RISQUE SONT PRÉVUES EN MAI ET JUIN

Le troisième mandat du président divise le Burundi

À deux mois des élections législatives et à trois mois de la présidentielle, les tensions ne cessent de croître au Burundi, suite no-

tamment à la décision du président Pierre Nku- runziza, au pouvoir depuis 2005, de briguer un troisième mandat. à l'approche de ces élections, le chef de l'État multiplie les avertissements à l'adresse de l’opposition qui le somme de passer la main : arrestation d'un journaliste, limogeage du chef des services secrets, exclusion des “fron- deurs” de son parti Cette montée de tension a fait réagir la commu- nauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé, dans ce sens, vendredi dernier, les acteurs politiques burundais à “apaiser” les tensions à l'approche d'élections générales à haut risque prévues en mai et juin dans ce petit pays d'Afrique des Grands Lacs à l'histoire récente marquée par une longue

guerre civile (1993-2006). Une délégation du Conseil de sécurité, composée des ambassa- deurs français François Delattre, américain Sa- mantha Power et angolais Ismaël Martins, était vendredi dernier à Bujumbura. “Le Burundi a fait au cours des dernières années des progrès impor-

en surmontant les défis hérités de la guer-

demeure malgré tout fra-

re civile, mais la paix (

tants (

)

)

gile”, a averti François Delattre devant la presse.

) c'est que la question

du troisième mandat divise profondément la so-

ciété burundaise”, a renchéri Samantha Power. “Il

est clair que c'est une question (

déstabilisatrice”, a-t-elle ajouté, appelant tous les acteurs “à prendre leurs décisions sur la base de ce qui est bon pour la population du Burundi et pour la paix”. M. Nkurunziza, 51 ans, n'a jamais caché sa volonté de rempiler, mais il n'a pas en-

) qui peut être très

“Ce que nous avons vu (

core annoncé sa décision : c'est son parti, le

CNDD-FDD, lui-même de plus en plus divisé sur la question, qui doit trancher. Mais l'opposition burundaise et une partie de la société civile ju- gent un troisième mandat inconstitutionnel, puisque la loi fondamentale du pays prévoit que le chef de l'état “est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois”. L’église catholique burundaise a estimé, quant à elle, que “toute personne élue” à la tête du Burun- di “ne peut aller au-delà deux mandats de cinq ans chacun”. Le camp présidentiel réfute cette thèse, arguant que Pierre Nkurunziza avait été élu par le Parle- ment en 2005, donc son premier mandat ne doit pas être comptabilisé. Le 5 mars, l'Union euro- péenne a estimé qu'une nouvelle candidature de Pierre Nkurunziza pourrait présenter des “risques”.

AMAR R.

ce conflit, qui plaide pour “une solution juste, du- rable et mutuellement acceptable” du conflit, prévoyant l'autodétermination du peuple sah- raoui. Il y a lieu de rappeler que le Front Polisa- rio avait mis en garde le mois dernier contre le maintien à Dakhla, ville située à quelque 300 km de la frontière mauritanienne, de ce forum inter- national. “Les décisions et autorisations accordées à l'ONG Forum de Crans-Montana par les auto- rités marocaines sur le territoire du Sahara Occi- dental sont nulles et non avenues, hormis celles qui relèvent du régime de l'occupation militaire, tel que défini par le droit international humanitaire cou- tumier”, avait affirmé dans un communiqué le se- crétaire général du Polisario, Mohamed Abdela- ziz.

MERZAK TIGRINE

LIBYE

Le dialogue entre Parlements rivaux reprendra jeudi au Maroc

Le dialogue entre Parlements rivaux

libyens, qui vise à arracher un accord sur un gouvernement d'unité nationale, reprendra jeudi prochain au Maroc, a indiqué vendredi dernier le médiateur de l'ONU. Après un premier round la semaine passée à Skhirat, station balnéaire proche de la capitale marocaine Rabat, ce dialogue devait initialement reprendre mercredi dernier, mais la délégation du Parlement internationalement reconnu de Tobrouk demandait depuis deux jours son report. Après 48 heures d'incertitudes, l'ONU a accédé à cette demande, évoquant la nécessité de laisser “plus de temps” aux délégations. “La mission onusienne a décidé de donner quelques jours pour préparer cette phase décisive des négociations. On a convoqué les parties au Maroc pour jeudi et on leur a demandé de bien préparer leurs mandats”, a dit M. Leon devant la presse. “Nous voulons que les parties soient prêtes

pour aborder toutes les questions (

une nouvelle équipe qui va compléter la

délégation de Tobrouk. Elles seront ici jeudi

prochain (

de la négociation”, a-t-il ajouté. L'émissaire de l'ONU a prévenu que ce dialogue constituait “l'unique solution pour la Libye”. “Il n'y pas de solution militaire”, tandis que “la situation s'aggrave sur le terrain”, a-t-il clamé.

) Il y a

)

pour aborder cette phase critique

R. I./AGENCES

PRÉPARATION DE L'ASSAUT FINAL CONTRE TIKRIT

Les forces irakiennes s’apprêtent à déloger Daech

Les forces irakiennes se préparaient hier à lancer l'assaut contre les derniers djihadistes du groupe terroriste Daech retranchés à Tikrit, qui va être reprise dans “dans les trois prochains jours”, selon un commandant. Outre Tikrit, l'attention de la communauté internationale est tournée vers la Syrie, où le sanglant conflit entre, dimanche, dans sa cinquième année sans perspective de fin. Le directeur de la CIA a clairement souligné que les États-Unis ne voulaient pas d'un effondrement du régime de Damas car il laisserait le champ libre aux djihadistes, également très actifs dans ce pays. La bataille de Tikrit pourrait prendre fin “dans 72 heures”, le temps nécessaire pour chasser les djihadistes de cette ville, à 160 km au nord de Bagdad, que l'EI contrôle depuis juin 2014, a affirmé hier le porte-parole des Unités de mobilisation populaire, Karim al-Nouri. Ce large groupe de milices, composées essentiellement de chiites, joue un rôle clé dans l'offensive lancée il y a deux semaines pour reprendre Tikrit, à laquelle participent des milliers d'hommes de l'armée, de la police et de tribus.

R.I/AGENCES

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Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

NIF n°414007000180002 - Tél./Fax : 021 48 83 27 AVIS D’ANNULATION D’ATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHÉ

NIF n°414007000180002 - Tél./Fax : 021 48 83 27

AVIS D’ANNULATION D’ATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHÉ

Conformément à l’article 44 du décret présidentiel 10-236 du 07/10/2010 modifié et complété, portant réglementation des marchés publics, l’Agence Nationale des Activités Minières informe l’ensemble des soumissionnaires à l’appel d’offres national n°02/ANAM/2014 relatif à l’acquisition de véhicules que l’attribution provisoire du marché parue dans la presse nationale El Moudjahid, Liberté, Ennahar, Echourouk El Youmi les 03/04 et 05/03/2015 est annulée.

ANEP N°206 149 Liberté du 15/03/2015

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE GROUPE INDUSTRIEL SAIDAL RW n°11 Dar El Beïda, Alger Tél.

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE GROUPE INDUSTRIEL SAIDAL RW n°11 Dar El Beïda, Alger Tél. : 021 50 58 18 - Fax : 021 50 85 73

NOTICE OF INFRUTUOSITE

The Group Saidal informe all bidders participated in the call for expression of interest for selection of a general com- pany specialized in the production of an insulin production plant in cartridge based in Constantine, published in natio- nal newspapers and BOMOP dated 20/10/2014, was decla- red insuccessful.

ANEP N°206 138 Liberté du 15/03/2015

DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BELOUIZDAD AVIS DE COUPURE PROGRAMMÉE Interruption de la fourniture de l’énergie

DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BELOUIZDAD

AVIS DE COUPURE PROGRAMMÉE

Interruption de la fourniture de l’énergie électrique pour travaux

La Direction de distribution de Belouizdad informe son aimable clien- tèle qu’une coupure de l’alimentation est programmée le 16/03/2015 de 09h00 à 16h30. Cette coupure concernera la commune d’Alger- Centre et touchera les quartiers suivants :

• Ziroud Youcef en partie

Pour plus d’informations, la Direction de distribution met au service de son aimable clientèle les numéros suivants :

021 67 24 52 / 021 67 91 62 / 021 68 55 00 / 021 67 59 77 à 80

ANEP N°312 875 Liberté du 15/03/2015

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consolider son réseau, la Direction de la distribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessite- ront l’interruption de fourniture d’électricité les journées des 16 et 18/03/2015 entre 09h00 et 16h00, au niveau de la commune de Bougara. Localités concernées :

- DOMAINE MOKDAD

- DOMAINE MANSOUR

- DOMAINE BOUGUELEF

- DOMAINE AOUICHA

- FORAGE APC BOUGARA

- DOMAINE BENKALEM

Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 41 02 62 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°312 803 Liberté du 15/03/2015

Direction de la Distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la Distribution Blida Division exploitation électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consoli- der son réseau, la Direction de la distribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’élec- tricité les journées des 16 et 18/03/2015 entre 09h00 et 16h00 au niveau de la commune de Ouled Slama.

Localités concernées :

- OULED SLAMA BAS - FORAGE ADE APC OULED SLAMA - LABAZIZ

- DOMAINE SAIDOUNE - DOMAINE AZOUNI

- DOMAINE BERKANE - MESBAH - MAOUCHE MOSTAPHA - SAYAH MOHAMED - SAYAH ABEDGHANI

Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant : 025 20 75 61 La Direction de la Distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°312 804 Liberté du 15/03/2015

NIF n°414007000180002 AVIS D’INFRUCTUOSITÉ AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL OUVERT N°02/ANAM/2014 L’Agence

NIF n°414007000180002

AVIS D’INFRUCTUOSITÉ AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL OUVERT N°02/ANAM/2014

L’Agence Nationale des Activités Minières informe l’en- semble des soumissionnaires ayant retiré le cahier des charges et participé à l’appel d’offres national n°02/ANAM/2014 portant sur l’acquisition de véhicules lot n°01 qu’il est déclaré infructueux.

ANEP N°206 148 Liberté du 15/03/2015

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE GROUPE INDUSTRIEL SAIDAL RW n°11 Dar El Beïda, Alger Tél.

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE GROUPE INDUSTRIEL SAIDAL RW n°11 Dar El Beïda, Alger Tél. : 021 50 58 18 - Fax : 021 50 85 73

AVIS D’INFRUCTUOSITÉ

Le Groupe SAIDAL informe l’ensemble des soumission- naires ayant participé à l’appel à la manifestation d’intérêt pour la sélection d’une entreprise générale spécialisée dans la réalisation d’une usine de production d’insuline en car- touche implantée à Constantine, publié dans les quotidiens nationaux et le BOMOP en date du 20/10/2014, est déclaré infructueux.

ANEP N°206 138 Liberté du 15/03/2015

DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BELOUIZDAD AVIS DE COUPURE PROGRAMMÉE Interruption de la fourniture de l’énergie

DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BELOUIZDAD

AVIS DE COUPURE PROGRAMMÉE

Interruption de la fourniture de l’énergie électrique pour travaux

La Direction de distribution de Belouizdad informe son aimable clientèle qu’une coupure de l’alimentation est programmée le 17/03/2015 de 09h00 à 16h00. Cette coupure concernera la commune d’El Biar et touchera les quartiers suivants :

• Chemin Cheikh Bachir

• Chemin Poirson

• Rue El Mouiz Ibnou Badis

• Rue Ali Bedjaoui

• Rue Yahia El Mazouni

• Résidence d’Irak

• Résidence du Mali

Pour plus d’informations, la Direction de distribution met au service de son aimable clientèle les numéros suivants :

021 67 24 52 / 021 67 91 62 / 021 68 55 00 / 021 67 59 77 à 80

ANEP N°311 560 Liberté du 15/03/2015

Etablissement public hôtelier sis dans la wilaya d’Alger recrute

01 - Chef de division finance comptabilité

• 5 ans d’expérience dans un poste similaire

• Diplôme universitaire dans la filière

02 - Assistant(e) de direction

• 5 ans d’expérience dans un poste similaire

• Diplôme universitaire

• Maîtrise des rédactions et écrits administratifs

03 - Chef de site (dans la restauration des collectivités)

• 5 ans d’expérience dans un poste similaire (ou intendant)

• Diplôme universitaire dans la filière (hôtelière)

04 - Chef de site approvisionnement

• 5 ans d’expérience dans un poste similaire

• Diplôme universitaire dans la filière

05 - Chef de service technique

• 5 ans d’expérience dans un poste similaire

• Diplôme universitaire dans la filière

06 - Cuisinier qualifié

• 5 ans d’expérience

• Diplôme dans la filière

Envoyer CV détaillé avec photo et lettre de motivation sur la boîte e-mail belhadjadj@yahoo.fr ou par fax au 023 20 91 14

0523

LIBERTE

Dimanche 15 mars 2015

Contribution

19

La femme algérienne face au harcèlement moral

Dans un premier temps, cette violence n’atteint pas l’intégrité physique de la victime, mais peu à peu elle empiète sur son psychique. Une douleur vécue, jusqu’à il y a peu, dans le silence ou endormie à coup d’antidépresseurs ; une douleur qui peut provoquer des cancers de toutes sortes ou des dépressions.

N ous vivons dans une société

‘désérotisée’, c’est-à-dire peu axée sur l’échange verbal, l’élan, la parole mais massi- vement sur la maîtrise”, nous dira le docteur Yves Prigent. On parle beau- coup de violences phy-

siques faites aux

femmes mais à ce jour nous n’avons pas entendu parler de violences mo- rales, et c’est le sujet que je voudrais aborder dans cet écrit à l’occasion de la célébration de la Jour- née internationale de la femme.

Que signifie la recrudescence de ces brutalités qui ne disent pas leur nom ? Pour se protéger, il faut en comprendre les mécanismes.

Par : D r MALIKA

REBAI MAAMRI *

Qu’est-ce que le harcèlement ? Le terme même de “harceler” renvoie à une mul- titude de définitions. Les termes originaires sont “herser” puis “herceler”, signifiant “l’action de soumettre quelqu’un sans répit à des petites attaques réitérées, à des assauts renouvelés”. Le harcèlement est en effet une forme de mal- traitance. Elle peut être morale ou physique, et vise à détruire psychologiquement et/ou physi- quement. Le harcèlement est une arme pour ce- lui qu’on désigne en psychanalyse comme étant un pervers narcissique. Quel est l’objectif ? Af- fecter, voire détruire l’identité de l’individu. De manières répétitives et insistantes, le harceleur fait subir à sa victime des humiliations de personne. Il existe plusieurs formes de harcèlements, tout aussi violentes, telles que le harcèlement sexuel, le harcèlement des rues et enfin le harcèlement psychologique. Et c’est sur cette dernière forme que nous allons nous pencher.

Le harcèlement moral au travail Ce phénomène touche tous les secteurs et tous les postes. Le code du travail définit le harcèle- ment moral comme étant “des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter at- teinte aux droits du salarié au travail et à sa di- gnité, d’altérer sa santé physique ou de compro- mettre son avenir professionnel”. Dans un premier temps, cette violence n’atteint pas l’intégrité physique de la victime, mais peu à peu elle empiète sur son psychique. Une dou- leur vécue jusqu’à il y a peu dans le silence ou en- dormie à coup d’antidépresseurs ; une douleur qui peut provoquer des cancers de toutes sortes ou des dépressions. Cette douleur a été réveillée il y a quelques années par des psychanalystes tels que Christophe Dejours, Marie-France Hiri- goyen, Christiane Olivier ou la comportemen- taliste Isabelle Nazare-Aga. C’est avec des ou- vrages tels que Le Harcèlement moral, L’Ogre in- térieur, Les Manipulateurs sont parmi nous que la notion de harcèlement moral est en effet ap- parue sur le devant de la scène publique. Marie- France Hirigoyen définit cette violence comme une “conduite abusive qui se manifeste notamment par des comportements, des paroles, des gestes, des actes pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne.” La thérapeute note chez les har- celeurs un fonctionnement en miroir : l’autre, nié dans son individualité, est le reflet par lequel

D. R.
D. R.

Le harcèlement moral peut parfois s’avérer plus destructeur que le harcèlement physique.

ils se sentent exister. Ils projettent sur lui/elle les failles qu’ils refusent d’admettre en eux et se nour- rissent en se valorisant à ses dépens. À cette pa- thologie s’ajoute aujourd’hui une recrudescen- ce des pathologies du narcissisme –de l’image et de l’estime de soi– cette capacité fondamentale à s’évaluer et à s’aimer. En traçant le profil du harceleur, M.F. Hirigoyen précise que ce genre de personne paraît au pre- mier abord charmant, plutôt jovial puis il devient condescendant, et affiche des airs de supériori- té et devient de plus en plus dominateur. Ses armes favorites : isoler, disqualifier, refuser la communication, brimer. Inutile de le raisonner car il ne se remet jamais en question. “Il n’éprou- ve pas la moindre culpabilité : faire souffrir ne le fait pas souffrir, au contraire. Il est incapable d’em- pathie, incapable même d’identifier la souffran- ce de l’autre, puisque l’autre n’existe pas pour lui. Il nie son intégrité et son humanité. Son talent :

taper là où ça fait mal et se faire passer lui-même pour victime de la prétendue malveillance de son bouc émissaire”. À savoir : lorsque la victime dé- cide de se soustraire à ses assauts, le pervers, com- me le nomme la psychanalyste, peut faire preu- ve d’une gentillesse inattendue. Sinon, privé de sa substance vitale, il se cherche au plus vite une nouvelle proie. Au même titre que la toxicoma- nie ou la délinquance, cette violence insidieuse pourrait donc être interprétée, selon les théra- peutes, comme la marque d’une époque où le

“moi” de l’individu est fragilisé, déstructuré par l’absence de repères éducatifs ou de valeurs morales. Résultat : on confond autorité et auto- ritarisme, pouvoir et emprise. Pour être un “battant”, on croit qu’il faut “battre” les autres.

À la guerre comme à la guerre ! Les femmes sont deux fois plus souvent vic- times du harcèlement moral que les hommes. En général, les femmes qui n’ont pas l’habitude de se montrer agressives se font plus facilement pié- ger. Les réactions qui font suite au harcèlement dif- fèrent aussi entre les hommes et les femmes. Alors que ces dernières sont animées de sentiments de rage, de colère et de tristesse et tentent de se dé- fendre, les hommes ont tendance à cacher à leur entourage familial ou à leurs amis les effets du harcèlement. En Algérie, bien que ce phénomè- ne soit très répandu, il n’en demeure pas moins tabou. Quelle est la femme algérienne, intellectuelle ou non, qui à un moment ou un autre n’a pas été une victime potentielle de violence psychologique, de cette violence insidieuse, certes “discrète”, mais répétée, systématique, quotidienne, voire chro- nique ? Quelle est la femme algérienne qui n’a pas vécu cette pression constante au bureau ? Quel- le est la femme algérienne qui n’a pas vécu cet- te angoisse permanente, car elle ne sait pas quand ni où l’agression va la toucher ? En effet,

En traçant le profil du harceleur, M.F.

Hirigoyen précise que ce genre de personne paraît au premier abord charmant, plutôt jovial puis il devient condescendant, et affiche des airs de supériorité et devient de plus en plus dominateur. Ses armes favorites : isoler, disqualifier, refuser la communication, brimer. Inutile de le raisonner car il ne se remet jamais en question.

les agresseurs, qui “cherchent à se grandir en ra- baissant les autres”, on n’en rencontre pas seu- lement dans les familles, au sein des couples, il y en a aussi dans la vie professionnelle. Certains responsables font régner une atmo- sphère délétère. Dans certaines institutions, une forme inédite de violence se pratique au quoti- dien. Ses fers de lance : faire craquer la femme pour qu’elle parte, ou mettre au placard les élé- ments féminins compétents pour promouvoir la nouvelle politique de l’institution.

Comment procède le harceleur ? On distingue plusieurs cas de figure : il deman- de à sa victime d’accomplir un travail mais il ne l’utilise pas. Ou bien il lui confie des tâches dé- valorisantes sans lien avec son poste. Il lui don- ne de moins en moins de travail, des dossiers de plus en plus minces, de moins en moins impor- tants. Il lui sabote sa carrière ; il lui donne un em- ploi du temps bien concocté de manière à ce qu’elle ne puisse pas permuter avec un/une col- lègue. Il peut charger des agents de la suivre par- tout et d’écouter ses conversations. On lui fait des ponctions sur salaire ou prime non justifiées. La harcelée ne fait plus l’objet d’aucu- ne reconnaissance. On oublie de la convoquer à certaines réunions ; on ne l’invite plus aux conférences. Mais si elle s’y présente, on l’accepte. Le but recherché est de lui faire perdre confiance, voire même de la convaincre de son incompétence. Ce sont sou- vent des personnes qui s’investissent énormément dans leur travail, intellectuellement ou physi- quement, mais surtout affectivement, qui de- viennent les cibles par excellence. S’il est important de prendre en compte l’agres- sivité au travail, il est tout aussi indispensable de réfléchir sur la condition de la femme algérien- ne qui, de par son parcours et de par sa contri- bution au développement de l’Algérie, mériterait que l’on établisse des lois pour punir les harce- leurs.

D r M.R.-M.

(*) Enseignante-chercheure

Publicité

que l’on établisse des lois pour punir les harce- leurs. D r M.R.-M. (*) Enseignante-chercheure Publicité

C0166

20

Des

Gens

& des Faits

Dimanche 15 mars 2015

LIBERTE

Vous écrivez des histoires et aimeriez les faire publier. Envoyez-les nous à l’adresse suivante : libertehistoires@gmail.com. Si après sélection, elles retiennent l’attention de la rédaction, elles seront publiées.

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE

Récit de Adila Katia

L’inaccessible

23 e partie

Quatrième chapitre : la fuite

Résumé : Maria n’avait pas revu Yahia. Elle était rentrée à Annaba. La chance lui sourit. Elle part à Oran, le temps d’un mois d’essai. Le poste est à elle. Elle retourne chercher Salem qu’elle a confié à Samira. Elle range leurs affaires, prête à partir. Un coup de fil la surprend. Yahia est à Annaba, il veut à tout prix lui parler…

-Maria, il faut qu’on se voit, la priait Yahia. Nous avons beaucoup de choses

à nous dire !

-Tu aurais été à Alger, j’aurais refusé

de te voir mais puisque tu te trouves

à Annaba, je te ferais cette faveur, lui

répliqua la jeune femme tout en re- gardant l’heure. Il restait une heure et demie avant l’ar- rivée du taxi qui allait l’emmener avec son fils à la gare. -Si tu veux, proposa-t-elle, nous dé- jeunerons ensemble. -Mais ne me fais pas le coup de la der- nière fois, la prévient-il car où que tu sois, je te retrouverais ! Cette mise en garde sonna étrange- ment dans l’oreille de Maria. Mais elle savait qu’il ne pourrait pas la retrou- ver à Oran vu que personne à Alger ne savait où elle irait. À part Samira et sa famille… Et comme personne ne les connaissait, elle pourra partir le cœur tranquille.

-Alors, c’est d’accord pour le déjeu- ner ? relança-t-elle.

-Bien sûr ! L’instant suivant, ils se fixaient rendez- vous dans un restaurant fort connu.

Quand Yahia raccrocha, Maria appe- la Dalila. Personne d’autre ne lui au- rait donné son numéro de téléphone puisque personne d’autre ne l’avait… Dalila s’expliqua. -Souad lui a apporté des photos de Sa- lem et ils m’ont harcelée au point où j’ai choisi de donner ton numéro… je n’ai rien dit, je te jure… je n’aurais pas la force de te parler si je t’avais trahie… -Il va s’installer à Annaba ? -Oui… enfin, je crois, lui dit Dalila. Est-ce que tu as pu régler tes pro- blèmes ? -Oui. -Et où iras-tu ? s’enquit Dalila. -J’en fais un secret… il ne faut pas m’en vouloir… ce qui est sûr, c’est que tu auras de mes nouvelles !

-Est-ce que tu iras voir Yahia aujour- d’hui ? voulut-elle savoir. -Nous allons déjeuner… Dalila, il faut que je te quitte, j’ai encore à fai- re avant de le rejoindre ! -Embrasse Salem, lui demanda Dali- la. Et bonne chance Maria ! La jeune femme raccrocha et alla ter- miner ce qu’elle avait commencé, ha- biller son fils qui se tenait très sage. -Papa doit se douter de quelque cho- se, murmura-t-elle contre son oreille quand elle le serra contre elle. Mais il ne pourra pas me poser des questions ! Elle vit comme un signe du destin quand le taxieur arriva plus tôt que prévu. Elle devait partir et ne pas le voir. Le taxieur l’aida à prendre leurs affaires personnelles. La demi-heure suivante, Maria et son fils avaient quitté l’appartement et étaient en rou- te vers Oran. Yahia attendit long- temps ce jour-là. Et quand il prit contact avec Dalila, il apprit qu’elle de- vait partir quelque part. Il lui fit part de son intention de la retrouver vu qu’il doutait que Maria lui cachait quelque chose et il était presque sûr et certain que l’enfant qu’avait vu Souad sur les photos était son fils… Mais ni Dalila ni Yahia ne purent sa- voir où elle se trouvait. Elle écrivait ré- gulièrement à Samira et appelait de temps à autre Dalila sans toutefois lui dire où elle vivait depuis son départ d’Annaba.

Dessin/Mokrane Rahim
Dessin/Mokrane Rahim

-Maria, j’ai une bonne nouvelle ! Je fré- quente quelqu’un depuis trois mois et

il m’a parlé mariage hier, lui confie-t- elle, très émue. J’ai accepté ! -Mes félicitations ma chérie !

-Je voudrais t’inviter à mon mariage ! Comme tu le sais, je ne suis plus tou-

te jeune ! Nous allons nous marier ra-

pidement et sans fanfare ! -Oui, tu as raison ! Ne perdez pas de temps ! Soyez heureux ! leur souhai- te Maria.

-Mais tu viendras ! s’affole Dalila. J’ai besoin de toi, de tes conseils ! Je tiens

à

ta présence…C’est impensable que

je

me marie sans toi ! Amène Salem !

-Je ne te promets rien ! murmure Maria. Il y a si longtemps que je n’ai

pas mis les pieds à Alger ! Je ne veux pas faire de mauvaises rencontres ! Elle ne veut pas prononcer le prénom de son ancien amour. -Vous risquez de l’inviter, poursuit-

elle. Je ne me sens pas la force de le voir, de lui parler… Dalila sent que son amie est malheu- reuse. Elle voudrait savoir pourquoi, et la presse de questions. Maria rac- croche brusquement. Elle en a gros sur le cœur, et les regrets la rongent…

(À SUIVRE)

A. K.

adilaliberte@yahoo.fr VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : Malika tente par des propos
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : Malika tente par des propos
Dessin/Amouri
Dessin/Amouri

Résumé : Malika tente par des propos apaisants d’alléger la tension qu’elle sentait chez sa belle-sœur. Peine perdue. Mordjana était outrée. Samir les rejoint. Il est sidéré par le comportement de son père. Même le jour de son mariage il n’a pas pu s’empêcher de se rendre dans un bar et de se griser avec son beau-père. Mordjana avait vraiment honte.

Elle pense à sa mère au bled, à ses jeunes sœurs et frères, et à Maroua. Était-elle arrivée à la maison ? Elle en

doutait… C’est son frère Laïd qui de- vait conduire, car son père était trop ivre pour le faire… Laïd était très pru-

29 e partie

Récit de Yasmina Hanane

Mordjana

dent sur la route, et conduisait à vitesse modérée… Elle jette un coup d’œil à la pendule de la cuisine et note qu’il était presque vingt-deux heures. Samir toussote, et elle se rappelle de sa présence à ses côtés :

-Je pensais à ma famille, lance-t-elle comme pour se justifier. -Elle te manque déjà ? -Un peu… Je ne suis pas habituée à les quitter. Hormis quelques courts sé- jours chez ma sœur Maroua ou chez mes grands-parents, je n’ai pratique- ment jamais quitté la maison et les lieux de mon enfance. -Ce qui fait que maintenant tu te sens perdue et dépaysée parmi nous… -Pourquoi dis-tu cela Samir ? -Je résume ton état d’âme… Voilà tout… Elle baisse la tête et se remet à touiller son thé. Un silence pesant régna sur les lieux. Chacun méditait sur son sort. Aïssa avait engendré une situation qui n’était pas en faveur de sa famille… Quelqu’un trébuche au seuil de la porte. Mordjana relève la tête et Samir se lève pour aller au-devant de son père. Ma- lika pince le bras de sa belle-sœur et lui chuchote :

-Ne prends surtout pas ses dires au sé- rieux… Quand il est dans cet état, il peut débiter n’importe quoi. -Tu oublies trop vite Malika… Tu sais bien que je connais ce comportement puisque c’est le même cas pour mon père. Samir aide son père à s’installer sur une chaise.

Mordjana se lève pour le saluer. Il

avance sa tête vers elle, et lui indique de son index son front :

-Tu dois m’embrasser là… Aïssa n’ai- me pas les embrassades sur les joues. Hein… Tu as compris ? Mordjana s’approche de son beau-père

et l’embrasse à l’endroit indiqué. Puis,

comme s’il vient de se rappeler quelque chose, le vieil homme la re- garde intensément avant de lancer d’une voix chevrotante :

-Tu… Tu n’es pas ma fille ! Qui es-tu, toi ? Malgré elle, Mordjana rougit. Cet homme était encore un étranger pour

elle, et ses manières l’intimidaient. Elle lance un regard interrogateur à son mari, qui hoche la tête silencieuse- ment. -Je suis… Je suis Mordjana… Ta bel- le-fille…

Il lève une main puis la laisse retom-

ber sur sa poitrine :

Mordjana ! Un joli prénom… Ah ! ça

y est, je me rappelle… Tu es la fille

d’Ahmed… Et maintenant tu es la femme de Samir… Ah ! ah ! ah ! Je t’ai gagnée lors d’une partie de poker… -Papa ! Veux-tu un peu de thé ? C’était Malika qui était venue au se- cours de sa belle-sœur. Les propos de son père ne pouvaient la laisser de marbre et elle avait re- marqué tout de suite les larmes qui brillaient dans les yeux de Mordjana. Samir prend la main de sa femme et

la serre dans la sienne en lui murmu-

rant :

-Ne le prends pas au sérieux… Il ne sait pas ce qu’il a fait, et c’est dans ses

moments troubles qu’il se rappelle des choses passées. Lorsqu’il reprendra ses esprits, il va se fondre en excuses…

Il ne changera ja-

mais ! La jeune femme se cache derrière son mari, et ce dernier la pousse vers la sor-

tie :

-Je te retrouverais plus tard dans notre chambre. Mordjana se faufile jusqu'à la porte de la cuisine, et sortit dans la cour. Elle al- lait contourner une colonne, lorsque sa belle-mère surgit devant-elle :

-Ah ! c’est toi… Où cours-tu comme ça comme une forcenée ? Mordjana se fige. Évidemment, c’était la journée des retrouvailles, se dit-elle. -Euh…. Je ne courrais pas… Je me rendais… Je… -Oui… J’ai compris, tu voulais te rendre dans ta chambre… Mais ton air

contrarié ne me plaît pas… Que se passe-t-il ? Le courant ne passe pas entre Samir et toi ?

C’est toujours ainsi

-Euh… Non… C’est juste que nous étions dans la cuisine, et que… Elle déglutit, puis remarquant que sa belle-mère la dévisageait curieuse- ment, elle se tut. -Alors que se passe-t-il ?, insiste Has-

na.

-Rien… Heu… Ammi Aïssa est venu et il… Hasna hoche la tête d’un air entendu :

-Ah ! il s’est enfin réveillé celui-là

?

(À SUIVRE)

Y. H.

y_hananedz@yahoo.fr VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

LIBERTE

Dimanche 15 mars 2015

Jeux

21

Sudoku

N° 1914 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille de 9 cases sur 9, divisée

7

       

1

8

9

 

elle-même en 9 blocs de 3 cases sur 3. Le but du jeu est de la remplir entièrement avec des chiffres allant de 1 à 9 de manière que :

 

2

1

         

4

 
 

4

   

8

     

3

   

4

7

         

chaque ligne contienne tous les chiffres

-

       

1

4

   

6

de 1 à 9 ;

-

chaque colonne

9

8

 

3

     

1

5

contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

4

2

 

6

 

8

7

   

chaque bloc de 3X3 contienne tous les chiffres de 1 à 9.

-

 
     

4

   

3

   
   

3

   

9

   

4

Cette grille est de niveau moyen : elle contient déjà 30 chiffres.

 
 

Solution Sudoku n° 1913

 

Proverbes

 
 

arabes

4

6

 

3

8

 

7

9

1

2

5

7

1

 

9

2

 

6

5

4

8

3

Les cimetières sont pleins de gens irrempla- çables.

2

5

 

8

1

 

3

4

6

9

7

8

7

 

6

3

 

1

2

9

5

4

Lorsque tu vins au monde, tout

1

9

 

4

6

 

5

8

3

7

2

le monde était content et tu pleurais. Vis de telle sorte que lorsque tu mourras, tous pleureront et tu

3

2

 

5

4

 

9

7

8

1

6

9

3

 

1

5

 

2

6

7

4

8

6

8

 

2

7

 

4

1

5

3

9

seras heureux.

5

4

 

7

9

 

8

3

2

6

1

Mots croisés

N°5326 : PAR FOUAD K.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
HORIZONTALEMENT -
I
-
Bastingage.
II - Mouettes - Mince

cours. III - Initiales princières - Consonne double - Sélectionné. IV - Pierres précieuses - Fin de participe. V - Sous-arbisseau des montagnes. VI - Creuser. VII - Capitale balte - Opération commerciale. VIII - Article - Femme de lettres française. IX - Tours de piste - Bradype - Note. X - Débris de bouteille - Direction générale.

VERTICALEMENT - 1- Pomelo. 2 - Nid de rapace - Frottée

d’huile. 3 - Note - Série de mailles sur une même ligne. 4 - Copies d’un document. 5 - Attend avec confiance - Cours espagnol. 6 - Démonstratif - Favorisé. 7 - Camp médiéval -

Cardinal. 8 - Mauvaise odeur qui persiste. 9 - Implorée - Pourcentage. 10 - Transpires - Œuf de pou.

Solution mots croisés n° 5325

I

II

III

IV

V

VI

VII

VIII

IX

X

1

2

3

4

5