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Sur les pas du bien-aimé Mohammed (BP sur lui)

Episode 7 : Début de la Da‘wa (invitation) à L’Islam.

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Début de la Da‘wa à L’Islam :

Le Messager (BP sur lui) avait reçu la mission de communiquer l’Islam à la Terre entière. Comment allait-il
procéder ? N’allez surtout pas penser que l’Islam avait commencé à se propager par une invitation au jeûne
et à la prière et quelques bonnes paroles. Le Messager (BP sur lui) n’a jamais eu, non plus, une attitude
agressive ou provocante, il n’a jamais cassé une des trois cent soixante statues qui trônaient au-dessus de la
Ka‘ba. Il mit au point un plan d’action qui lui prit quatre années, lui permit de faire un pas après l’autre avec
des réussites et des échecs alternés. Les échecs ne doivent pas faire peur, ils donnent plus d’expérience.

Le Prophète (BP sur lui) voulut tout d’abord former son était major avec des hommes qui allaient l’aider à
communiquer son message à l’humanité. Il savait que pour défendre la vérité, il aurait besoin d’hommes
énergiques, positifs, de noble morale, qui sauront réunir les gens autour d’eux : ceux qui allaient former le
tronc de l’arbre qui devait donner les fruits. En trois ans, il en avait réuni deux cents. Des hommes comme
ceux dont nous avons besoin de nos jours puisque nous vivons des temps difficiles comme ceux de
l’apparition de l’Islam : des jeunes gens qui réussissent leurs études, savent se donner et aident à la
renaissance de la Umma. Des hommes, des femmes et des jeunes filles qui possèdent le pouvoir de laisser
une empreinte dans leur entourage ou mieux, dans leurs nations, qui aspirent au voisinage du Prophète (BP
sur lui) au Paradis comme les bienheureux qui ont eu la chance d’être élus par lui pour être ses
compagnons.

Dans le secret :

Les historiens ont l’habitude de désigner cette époque de la Sira (biographie) du Prophète (BP sur lui)
comme celle de l’invitation secrète tandis qu’elle a plutôt été silencieuse et individuelle. Le Messager
choisissait soigneusement ses compagnons, les prenait dans toutes les classes de la société et toutes les
tribus. C’étaient des esclaves, des notables, des commerçants, des gens riches ou pauvres. L’essentiel était
de faire pénétrer l’Islam dans tous les cercles et de trouver les hommes sérieux et capables de porter la
responsabilité et de se dépenser pour la cause.

Naturellement, la première personne à embrasser l’Islam après le Messager fut Khadîdja. Voyez-vous
comment l’Islam connaît l’importance et la valeur de la femme ? Ensuite ce fut le tour de Ali, le jeune cousin
du Prophète qui vivait chez lui, et Zaïd son esclave affranchi.

Le premier choisi hors du foyer du Prophète fut Abou Bakr, son ami de toujours. Le Messager (BP sur lui) dit
plus tard, se rappelant ce moment : “Je n’ai jamais présenté l’Islam à quelqu’un sans le voir hésiter un
moment, à part Abou Bakr qui l’accepta à l’instant .” Il n’avait pas toutes les connaissances religieuses que
nous possédons de nos jours, le Coran n’ayant pas encore été entièrement révélé, mais sa loyauté pour la
cause le rendait remarquablement positif. Il a chéri le message et en a porté la responsabilité sur ses
épaules. Ceux qui m’écoutent ne se demandent-ils pas ce qu’ils ont fait pour l’Islam ? Si leur foi et leur
pratique du culte sont parfaites, cette énergie spirituelle devra les pousser à s'empresser pour le bien de la
Umma et de l’humanité.

Notons que la sourate ‘Al-Mouzzamil’ (L’Enveloppé) qui a été révélée au Prophète (BP sur lui) pour lui donner
une charge spirituelle a été suivie par ‘Al-Mouddathir’ (Le Revêtu d’un manteau) pour l’inciter à l’action.

Ainsi, une semaine après sa conversion, Abou Bakr avait amené à l’Islam six de ses amis, des hommes
exceptionnels à qui le Paradis fut annoncé de leur vivant. Il s’agit de Sa‘d ibn Abi Waqqâs, Talha ibn
‘Abdillâh, Az-Zoubaïr ibn al-‘Awwâm, ‘Othmân ibn ‘Affân, Abou ‘Obaïda ibn al-Djarrâh et ‘Abderrahmân ibn
‘Awf. Des hommes de noble morale, avec un esprit d’entreprise, positifs et sincères dans leur défense de la
vérité. Talha et Az-Zoubaïr avaient juste quinze ans mais étaient dotés des plus belles qualités viriles. Le
Messager disait : “Si la foi de la Umma entière et la foi de Abou Bakr sont pesées, la balance penchera du
côté de celle de Abou Bakr.”
En cinq ou six mois, vingt-sept hommes et dix-huit femmes de ce calibre, d’une moyenne d’âge de vingt-cinq
ans et issus de seize tribus différentes, avaient embrassé l’Islam. Il y en avait un de chaque famille. Le
Messager (BP sur lui) s’infiltrait dans toute la société pour en choisir les meilleurs éléments. Parmi eux
étaient Khadîdja, âgée de soixante ans, Soumayya âgée de cinquante-cinq ans, ‘Abdir-Rahmân ibn ‘Awf âgé
de trente-cinq ans, mais la moyenne d’âge générale était de vingt-cinq. Il y avait parmi eux des riches et des
pauvres contrairement à l’idée acquise que le Messager n’avait autour de lui que des gens pauvres. Bilâl et
‘Ammâr étaient des esclaves, ‘Abdir-Rahân ibnAwf et ‘Othmân ibn‘Affân de riches commerçants.

Tout le bien du monde doit être mis au compte de ces quarante-cinq premiers Musulmans qui ont porté la
responsabilité de l’Islam sur leurs épaules. Nous ne pourrons jamais avoir assez de reconnaissance pour eux.
Nous avons besoin de ce genre de personnes pour bâtir notre renaissance : des jeunes hommes et femmes
positifs avec un esprit d’entreprise, qui réussissent leurs études, deviennent médecins, avocats,
commerçants, établissent des associations caritatives, des compagnies commerciales, des fabriques… pour y
contribuer. Je leur dis que s’ils veulent que leur religion, accusée à tort de terrorisme, soit une miséricorde
pour l’humanité, se répande et recouvre le monde de ses bienfaits, ils doivent faire comme le Prophète (BP
sur lui) et s’infiltrer dans la société. Ils ne pourront pas bâtir de renaissance sans être actifs et prendre leurs
concitoyens par la main. C’est pour cela que je donne l’exemple des ces premiers Musulmans, ces nobles
Compagnons. Nous devons agir parce que notre situation actuelle devient véritablement de plus en plus
difficile.

J’ai été ému en lisant hier le message que m’a envoyé une jeune fille qui disait avoir appris six langues
étrangères pour pouvoir traduire la Sira du Prophète (BP sur lui). Egalement celui d’un jeune homme qui
disait étudier la médecine dans l’intention de servir la Umma.
Le Prophète (BP sur lui) avait ainsi réussi à réunir avec lui, en plus des dix personnes de son foyer, des
hommes comme Sa‘d ibn Abi Waqqâs qui disait “Un de ces jours j’ai été le quart de l’Islam” pour expliquer
qu’il a été le quatrième homme à embrasser cette religion. C’était la première partie du plan du Messager
(BP sur lui) en vue de sa mission ...

A cette occasion, je voudrais rappeler aux jeunes qui m’écoutent de ne jamais manquer une occasion de
faire le bien ou de s’unir à ceux qui en font. Al-Ach‘ath ibn Qaïs était entrain de faire une transaction
commerciale avec Al-‘Abbâs, l’oncle du Messager (BP sur lui) à Mena pendant la saison du pèlerinage, quand
il vit un homme sortir d’une tente et commencer à prier. Un moment après, une femme et un jeune garçon
vinrent le rejoindre et l’imitèrent. Al-Ach‘ath demanda à Al-‘Abbâs qui ils étaient et ce dernier, pas encore
musulman, répondit que c’étaient son neveu, sa femme et un autre jeune neveu qui pratiquaient une
nouvelle religion et il ajouta : "Mohammad prétend être un prophète qui possédera un jour le Royaume des
Perses et des Romains". Il lui proposa de les lui présenter mais l’homme se détourna et reprit ses
pourparlers avec Al-‘Abbâs. Il deviendra musulman vingt ans plus tard et racontera comment il regrettait
amèrement d’avoir manqué cette occasion d’être un des premiers Musulmans.

Les gens de Qoraïche ne savaient encore rien. Ils sentaient que quelque chose se passait mais ne s’en
inquiétaient pas encore. Après trois ans, et sans aucun accident, cent personnes des meilleures avaient
embrassé l’Islam. Le plan du Prophète avait parfaitement réussi, sans confrontations, et il devait commencer
à en exécuter le second point, c’est à dire rendre sa Da‘wa publique.

Da’wa publique :

Suite à cette phase de prédication clandestine, le Prophète (BP sur lui) reçut l’ordre de commencer une
nouvelle phase de Da’wa proclamée et en public.

Cet ordre attire notre attention sur un point d'importance majeure. Pour que n'importe quel plan réussisse, il
faut non seulement qu'il soit bien arrangé et organisé à l'avance mais il doit également se réaliser par
phases graduelles. C'est exactement ce que faisait notre Prophète : il avait un plan précis, il passait d'une
étape à l'autre et mettait ainsi Qoraïche dans une position de quelqu'un qui ne peut et ne fait que réagir.

C'est ainsi que de nos jours sont organisés les plans : devant un adversaire, il faut toujours avoir l'initiative
et détenir un plan précis sinon nos actions ne seront que de pures réactions à ce que l'autre fait. Et la Sirah
attire notre attention sur le fait que 14 siècles auparavant, le Prophète était conscient que pour atteindre un
objectif, il devait établir un plan pour contrôler les mouvements des autres.

Les deux versets coraniques qui ordonnaient au Prophète d'annoncer sa Da’wa étaient les suivants :
« Expose donc clairement ce qu'on t'a commandé et détourne-toi des associateurs » (TSC[i], ‘Al-
Hijr’: 94) et « Et avertis les gens qui te sont les plus proches » (TSC, ‘Ach-Chou`arâ' (LES POETES):
214).

Le Prophète voyait qu'au début de cette deuxième phase, les nouveaux convertis appartenaient à seize
tribus de Qoraïche et représentaient un petit échantillon de celle-ci. Cependant, il trouvait que les gens qui
lui étaient les plus proches étaient encore mécréants. C'est pour cette raison qu'il décida de commencer par
eux.

Pour ce faire, il invita quarante-cinq membres de sa famille chez lui avec l'intention de leur parler de son
message et de les inviter à l'Islam. Mais, une fois sa famille rassemblée chez lui et avant qu'il ne leur parle
de son message, Abou Lahab lui cria: "Sache que nous ne pouvons pas te défendre contre tous les Arabes et
sache que tu apportes à ta famille le plus grand malheur jamais apporté par un fils à sa famille!"

Ce qui doit attirer notre attention dans cette histoire c'est la réaction du Prophète. Il ne polémiqua point
avec Abou Lahab, son oncle, mais invita ses invités à partir s’ils le souhaitaient.

C'est une situation où l'on peut voir la tolérance du Prophète et dire à tout le monde que l'image que vous
voyez du musulman, un être toujours en colère et qui est en constante altercation avec tous ceux qui
s'opposent à lui, n'est pas l'image du vrai musulman. Cette image n'était pas du tout celle du prophète (BP
sur lui). D'abord, il évitait de se battre avec ceux qui essayaient de le provoquer et ensuite son message
était un message de tolérance et de clémence. C'est pour cette raison qu'il était impossible qu'il commence
cette Da’wa par une querelle avec un membre de sa famille.

Mais, posons-nous la question suivante et essayons d'y répondre: Pourquoi Abou Lahab avait-il cette attitude
envers le Prophète ? N'aimait-il pas son neveu ? En effet, Abou Lahab ne haïssait pas son neveu, au
contraire, lors de la naissance de Mohammad (BP sur lui), il était parmi les premiers à avoir exprimé leur
grande joie à cette naissance. Ses deux fils faillirent même épouser deux filles du Prophète.

En réalité, cette attitude peut être comprise à la lumière de l’inquiétude qu'éprouvait Abou Lahab pour ses
intérêts économiques. Se trouvant membre de la famille du Prophète, Abou Lahab risquait de voir Qoraïche
se retourner contre lui. C'est pour cette raison qu'Abou Lahab trouvait qu'il fallait qu'il annonce en public son
animosité envers Mohammad.

En choisissant de se comporter de cette manière, Abou Lahab ne faisait, en fait, que mettre de côté la Vérité
et choisir ses propres intérêts économiques. C'est un choix que beaucoup de gens font de nos jours et qui
risque de ravager et de détruire leur vie future.

Après cet incident, le Prophète (BP sur lui) ne se désespéra pas et décida d'inviter de nouveau trente
membres de sa famille dont Abou Lahab. Et, pendant que les hommes et les femmes de la famille
mangeaient (remarquons que le Prophète n'excluait pas les femmes des réunions familiales et qu'il ne
pratiquait contre elles aucun genre de discrimination), le Prophète (BP sur lui) commença à dire son mot :
"Louange à Allah, je le loue, je demande son assistance, je crois en Lui, j'ai confiance en sa puissance et
j'atteste qu'il n'existe aucune divinité à l'exception d'Allah. Sachez que si j'allais décider de mentir, ce ne
serait pas à vous que je le ferai et sachez que si j'allais décider de tromper les gens, ce ne serait pas avec
vous que je le ferai. Allah m'a envoyé à vous en particulier et aux gens en général. Je jure par Allah que
votre mort sera comme votre sommeil et que votre résurrection sera comme votre réveil et qu'ensuite il y
aura ou bien le paradis ou bien l'enfer. Ô Banou Hâchem, ô Banou Abdel Muttaleb, ô Banou 'Abbass, ô
Safeyya tante du Prophète, ô Fatema fille du Prophète, accomplissez de bonnes œuvres parce que je ne
pourrai pas vous défendre si Allah décide de vous châtier".

Alors que Abou Taleb, fidèle au testament de Abdel Muttaleb, promit au noble Prophète de le défendre
jusqu'à la mort, Abou Lahab enjoignit à tous d’empêcher le Prophète de suivre son chemin.
Cette histoire attire notre attention sur une attitude que le Prophète adoptait toujours et que nous, en tant
que musulmans, devons aussi élire : c’est celle d'avoir confiance en Allah et aussi de chercher à faire des
alliances avec les gens pour garantir un soutien au message. Ce n'est pas du tout contradictoire. Nos devons
avoir confiance en Allah et faire en même temps ce qu’il nous revient de faire.

Mais, malheureusement, et une fois le mot du Prophète fini, personne ne le rejoignit, à l'exception, d'un
adolescent de treize ans : Ali Ibn Taleb.

Que cela attire notre attention sur la façon dont le Prophète se comportait avec les jeunes et les
adolescents. Normalement, dans une situation comme celle-ci, le Prophète aurait aimé que les grandes
personnalités de sa famille se convertissent et non un jeune garçon comme Ali. Toutefois le Prophète ne se
mit point en colère mais montra du respect pour le choix de Ali. C'est cet exemple que nous voulons voir
entre les pères et leurs fils adolescents: le respect mutuel.

Cependant, le Prophète, tout en appelant sa famille à l'Islam, n'oublia pas que son message était aussi
destiné à toute l'humanité. C'est pour cette raison qu'un jour, il décida de monter sur la montagne d'As-Safa
et d'appeler toutes les tribus arabes à se regrouper pour entendre ce qu'il voulait leur annoncer.

Toutes les tribus arabes envoyèrent leurs délégués qui se mirent à écouter le message du Prophète. Il dit : "
Ô Bani Abd Manâf, Ô Bani Abdel Muttaleb, Ô Bani Fahr, Ô Bani 'ady,… si je vous disais qu'une armée risque
de vous attaquer par derrière cette montagne, me croirez-vous ?" Il répondirent: "On ne t'a jamais vu
mentir". Le Prophète dit : "Je vous annonce donc que je suis le messager d'Allah pour vous avertir d'un
châtiment douloureux ".

Abou Lahab lui répondit rudement : "Damné sois-tu! Est-ce pour cette raison que tu nous a rassemblés ?"
Alors descendirent les versets coraniques suivants, accablant Abou Lahab : « Que périssent les deux
mains d'Abou-Lahab et que lui-même périsse. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu'il a acquis.
Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes, de même sa femme, la porteuse de bois, à son cou,
une corde de fibres. » (TSC, ‘Al-Masad’ (LES FIBRES) : 1-5.)

Si les versets furent si sévères, c’est parce que Abou Lahab a été le premier à attaquer si rudement le
Prophète alors qu’il lui était proche et donc supposé le défendre au lieu de l'attaquer et d’assister ses
ennemis à lui nuire.

Ce que fit Abou Lahab était extrêmement dangereux. Il fut le premier à introduire un vice à Qoraïche et aida
les gens à le pratiquer : un comportement très dangereux car à chaque fois qu'une personne commet ce
vice, Abou Lahab en est châtié davantage.

Nous disons donc que Abou Lahab incita Qoraïche à abandonner son attitude de neutralité et décider à
attaquer physiquement Mohammad (BP sur lui) et ses compagnons alors que le Prophète, par sa Da’wa, ne
faisait que prédire et leur raconter les rétributions d'Allah pour les croyants. Il leur disait : "Dites qu'il n'y a
aucune divinité qu'Allah et vous réussirez", "Dites qu'il n'y a aucune divinité qu'Allah et vous entrerez au
paradis", "Dites qu'il n'y a aucune divinité qu'Allah ; vous dominerez les arabes et les persans vous seront
reconnaissants".

Cependant, la campagne de Qoraïche contre le Prophète commença par répandre le scepticisme autour de
son message, la moquerie et le préjudice aussi bien physique que psychologique.

En exemple de la campagne de scepticisme, nous pouvons citer comment les chefs de Qoraïche essayèrent
de faire circuler une rumeur selon laquelle Mohammad (BP sur lui) serait un magicien. Ils se rassemblèrent
chez Al-Walîd Ibn Al-Moghîra et décidèrent qu'il fallait dire que Mohammad était un fou mais Al-Walîd leur
répliqua : "Nous connaissons les fous mais ce que Mohammad dit n'est pas de la folie". Ils pensèrent à dire
qu’il était magicien mais Al-Walîd leur dit : "Nous connaissons les magiciens mais ce que Mohammad fait
n'est pas de la magie". Ils décidèrent donc de dire que Mohammad serait un poète mais Al-Walîd leur
répondit : "Nous connaissons les poètes mais ce que Mohammad dit n'est pas de la poésie". Ils décidèrent
donc de dire que Mohammad est un prêtre mais Al-Walîd leur dit : "Non, ce n'est pas un prêtre, son discours
a une certaine douceur et jouit d'une grande élégance. Son début est fructueux et sa fin est riche. Il domine
et rien ne peut le dominer".

Les chefs de Qoraïche s'étonnèrent et lui demandèrent: "As-tu cru à son message?" Il répondit : "Non.
Comment Allah a-t-Il révélé son message à lui alors que je suis le chef de Qoraïche ? Dites que c'est un
magicien !"

Cette résistance valut à l’homme les versets coraniques qui dirent à son sujet : « Laisse-Moi avec celui
que J'ai créé seul, et à qui J'ai donné des biens étendus, et des enfants qui lui tiennent toujours
compagnie, Pour qui aussi J'ai aplani toutes difficultés. Cependant, il convoite [de Moi] que Je
lui donne davantage. Pas du tout! Car il reniait nos versets (le Coran) avec entêtement. Je vais
le contraindre à gravir une pente. Il a réfléchi. Et il a décidé. Qu'il périsse! Comme il a décidé! »
(TSC, ‘Al-Mouddaththir’ (LE REVETU D'UN MANTEAU) : 11-19.)

Conclusion

Sachez que si un groupe de personnes décidait d'agiter toute la poussière de la planète entière avec
l'intention de brouiller la clarté du ciel, ils ne réussiront point ! C'est exactement ce qui s’applique au cas du
Prophète (BP sur lui) : tous ses ennemis n'essayaient que de bouleverser les esprits avec leurs rumeurs et la
réalité atteste qu'ils n'ont jamais réussi et qu'ils ne réussiront jamais à réaliser leur objectif.

[i] TSC: Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus
connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa
lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.