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LESANNONCES DELASEINE

Jeudi 26 août 2010 - Numéro 43 - 1,15 Euro - 91 e année

Ecole Nationale de la Magistrature Promotion 2010 - Bordeaux - 24 août 2010 © ENM
Ecole Nationale de la Magistrature
Promotion 2010 - Bordeaux - 24 août 2010
© ENM

VIE DU DROIT

Ecole Nationale de la Magistrature

Début du cycle d’études pour la promotion 2010 des auditeurs de justice Le défi d’une justice rénovée

par Jean-Marie Bockel

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Lieu unique de savoir

par Jean-François Thony

4

JURISPRUDENCE

Gardes à vue jugées inconstitutionnelles

Conseil constitutionnel - 30 juillet 2010 Décision n° 2010-14/22 QPC

5

Assistance effective d’un avocat en garde à vue

Communiqué du Conseil National des Barreaux

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ANNONCES LEGALES

9

ADJUDICATIONS

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JRT SERVICES

Domiciliations commerciales

01 42 60 36 35

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J ean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Justice et des Libertés a rencontré les auditeurs de justice issus du recrutement

2010 à l’Ecole Nationale de la Magistrature de Bordeaux le 24 août dernier.

Cette promotion 2010 est la première à avoir réussi les nouvelles épreuves du concours et la deuxième

à bénéficier de l’organisation en pôle d’enseigne- ments mise en place par la réforme en profondeur qu’a connu l’Ecole à l’occasion de son cinquantième anniversaire. Diversification des épreuves d’admissibilité du

concours d’entrée, restructuration de l’encadre- ment pédagogique, réhabilitation des stages exté-

rieurs, création d’un département de la recherche, rénovation de la formation continue comptent parmi les mesures destinées à faire de l’Ecole Nationale de la Magistrature une Ecole recrutant et formant des magistrats capables de prendre davan- tage en compte la dimension humaine des dossiers. S’est ainsi ouvert à Bordeaux pour les 127 auditeurs de justice de la promotion 2010 un cycle de 21 semaines d’études qui fait suite à une période de 6 mois passés au sein d’un cabinet d’avocats. Jean- François Thony, directeur de l’Ecole Nationale de la Magistrature a souligné que le déroulement de ce stage, « en début de scolarité est un moyen unique de voir, avec des yeux d’observateur, ce qui marche bien et ce qui marche moins bien dans la justice. » A l’is-

sue de cette période d’études bordelaise, les futurs magistrats repartiront en stage dans les différentes juridictions françaises auprès de leurs pairs pen- dant près d’une année. Signe incontestable du rayonnement international de l’Ecole Nationale de la Magistrature, 58 audi- teurs étrangers de huit nationalités différentes vien- nent compléter cette année les rangs de la promo- tion 2010. Aux 9 auditeurs venus du Togo, du Qatar, de Mauritanie, d’Azerbaïdjan et d’Egypte qui rejoignent la promotion pour 16 mois, s’ajoutent 20 auditeurs haïtiens reçus au concours d'admis- sion pour le recrutement de la première promotion de magistrats de l'Ecole de la Magistrature Haïtienne depuis sa réouverture officielle en mars 2009. Pour la première fois également, 28 auditeurs congolais suivent leur formation initiale en France, l’Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature du Congo Brazzaville n’étant pas en capacité de former l’ensemble de la promotion. Pour le Secrétaire d’Etat Jean-Marie Bockel, « l’un des grands défis de la Justice sera de démontrer qu’elle n’est pas ignorante du monde dans lequel elle s’exerce et sur lequel elle agit. » En conclusion de son propos, il a adressé un message de confiance à la promotion 2010 : « Votre tâche est immense. En qualité de magistrats, vous serez les garants du pacte social et devrez apaiser les tourments qui traversent nos sociétés modernes. » Jean-René Tancrède

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des affaires juridiques, Groupe Essilor International 2009 Publicité : Légale et judiciaire : Didier

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de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi. Vie du droit Jean-Marie Bockel

Vie du droit

le rapport entre les blancs et le corps choisi. Vie du droit Jean-Marie Bockel Le défi
Jean-Marie Bockel
Jean-Marie
Bockel

Le défi d’une justice rénovée

par Jean-Marie Bockel

J e suis particulièrement heureux d’être parmi vous aujourd'hui alors que s'ouvre cette nouvelle session de l'Ecole nationale de la magistrature.

Je tiens à saluer tout particulièrement Jean-

François Thony, votre directeur, ainsi que l’ensemble des membres de l’équipe enseignante et de soutien qui contribuent à l’excellence de la formation que vous recevrez. Ils ont su relever le défi de la modernisation de l’ENM en en faisant une grande Ecole d’application. Les changements que vous avez expérimentés contribuent j’en suis convaincu à mieux adapter l’Ecole aux attentes formulées par les justiciables dans le sens d’une justice de qualité. Cette réforme s’inscrit dans une démarche d’ensemble qui vise avec la mise en place d’une véritable politique de gestion des ressources humaines à poursuivre le processus de modernisation de la justice. Je retiendrais trois axes essentiels de cette réforme :

1. Un concours recentré sur les fonctions du magistrat, le cœur de métier et les besoins du

corps judiciaire. 2. Un concours prenant davantage en compte la personnalité des candidats. 3. Un concours qui promeut l’égalité des chances et la diversité des auditeurs de justice. Cette initiative marque une volonté affirmée quant à l’amélioration de la diversité du corps judiciaire avec la création de trois classes préparatoires (Bordeaux, Paris et Douai) et par l’élargissement de la composition du jury, sensibilisé à la conduite des entretiens et aux techniques de l’évaluation y compris sur le plan psychologique. Enfin, au titre de la réforme de la scolarité, je

veux souligner l’importance du stage que les auditeurs de justice effectuent au sein d’un cabinet d’avocat. En portant la durée de ce stage de sept semaines à six mois, la réforme favorise ainsi une meilleure approche de la relation avec la profession d’avocat indispensable pour une meilleure connaissance réciproque et l’élaboration d’une culture professionnelle partagée. Vous êtes ainsi placés aux premières lignes de la modernisation de notre justice, vous en serez demain dans vos juridictions les acteurs, les pédagogues. Vous vous battrez pour rendre une justice de qualité en phase avec les évolutions et les attentes de la société. Pourtant, un tel combat, vous le savez tous ne peut faire l’économie d’une réflexion sur le contenu de cette vocation. C’est la question du sens, elle n’est ni moderne, ni ancienne, elle est simplement celle que vous devez vous poser en tant qu’auditeur de justice ici et maintenant.

Qu'est-ce qu'être magistrat ?

La Justice est l'exercice d'une vertu, d'un principe moral qui exige la reconnaissance de la loi et le respect du droit et de l'équité, vous allez devenir les représentants et garants de la Justice française. Le philosophe américain Dworkin explique très bien le rôle qui va être le vôtre : « Le juge ne doit pas se contenter d’établir qui aura quoi, mais aussi qui a bien agi, qui a fait face à ses responsabilités de citoyen. […] Une action en justice comporte inévitablement une dimension morale ». Le juge porte une grande responsa- bilité sur les épaules en contribuant à morali- ser la société par ses décisions. Il donne un sens à la loi. Il ne règle pas des dossiers, il accompagne les hommes et les aide à dénouer un conflit qui les oppose. L’illustration la plus flagrante est celle du procès pénal, avec la culpabilité ou l’innocence d’un être humain risquant la prison. Mais les décisions de droit civil ou de droit commercial ont tout autant de poids dans la société. Les gens lésés dans leur droit peuvent souffrir dans leur amour propre. Voir le menteur gagner sur la victime ne permet ni la paix intérieure ni la paix sociale. Citons encore Dworkin : « Si ce jugement est injuste, alors la collectivité a infligé un préjudice moral à un de ses membres en jetant sur lui […] l’anathème du hors-la-loi. » L’homme condamné est mis au ban de la société, il devient asocial. Et c'est un risque pour la société tout entière. Vous allez donc endosser la robe du magistrat avec toutes les responsabilités qui en découlent.

Qu'est-ce qu'un bon magistrat ?

Le magistrat doit toujours avoir présent à l'esprit la lourde charge qui est la sienne. Il doit détenir certaines qualités incontournables : la déontologie, la probité, la légalité, l'intégrité, l'écoute de l’autre, la discrétion, la réserve, le discernement. Son éthique doit être irréprochable. Il doit être exemplaire et s'appuyer sur de bonnes pratiques. Le magistrat doit toujours faire attention à autrui, à sa façon d’annoncer la décision, à l'intelligibilité de la peine, comme à sa nécessité

et à sa proportionnalité. Il doit prendre en compte des situations évolutives. Il doit savoir prendre du recul sans pour autant tomber dans une solitude où il s’abimerait. Le doute sera à la fois sa force et sa faiblesse. Le doute est en permanence présent, ce qui permet au magistrat d'avancer et de ne pas se conforter dans une assurance qui en réalité n'existe pas. Chaque cas est particulier. Chaque cas doit être étudié comme le premier. Vous devez savoir être impartial tout en restant humain. Vos décisions seront appréciées des justiciables et de vos pairs à l’aune des critères d’indépendance, de qualité et de célérité. Ces premières années vont être décisives, elles vous ébranleront parfois bouleverseront vos perceptions pour vous permettre, par la suite, d'être le bon magistrat dont toute société démocratique a besoin.

Quel est le rôle du magistrat dans la société ?

Nous l'avons déjà dit, le magistrat rend tout d'abord la Justice. L'Etat se matérialise au travers d'une Justice de qualité. Souvenez-vous toujours que vous jugerez au nom des Français, c'est-à- dire au nom du peuple souverain. Il ne s’agit pas là d’une formule sans conséquence. L’Etat de droit tire sa légitimité du peuple souverain et a des comptes à lui rendre.

En tranchant des litiges, vous allez sans doute éprouver le contraste entre la réalité de la fonction et les aspirations qui vous animaient lors du concours. Tenez bon et n’ayez pas peur, c’est la conscience de ce décalage qui sera votre force propulsive. En effet, dès votre prise de fonctions, vous allez devoir faire face à la violence sociale, à une réalité souvent douloureuse à laquelle vous n'étiez pas forcément préparés. Vous allez être confrontés à toutes sortes d'affaires délicates tant au civil (assistance éducative, expulsion locative, tutelle) qu’au pénal. Vous devez toujours garder à l'esprit que vous ne réglez pas de simples dossiers mais que vous avez un impact direct sur la vie des gens. Vous allez également être les acteurs d’une justice moderne qui se caractérise par la nécessaire spécialisation du juge pour répondre à celle de ses interlocuteurs et à la complexité croissante du droit. Trancher un contentieux en matière de propriété littéraire et artistique, comprendre des mécanismes boursiers et financiers complexes, apprécier un contentieux lié à l’utilisation de nouvelles technologies va requérir de votre part professionnalisme, formation continue et humilité. Le magistrat donne aussi un sens à la loi. Il le fait dans le respect de la hiérarchie des normes, en revenant sans cesse aux droits fondamentaux, au bloc de constitutionalité. Son rôle de garant de la Constitution se voit renforcer par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 et par la place qu’il occupe dans

Vie du droit

2008 et par la place qu’il occupe dans Vie du droit le mécanisme de la question

le mécanisme de la question préjudicielle de

constitutionnalité.

Le magistrat doit rester indépendant pour le bon fonctionnement de la Justice, ne devant pas se laisser dicter sa décision par d'autres institutions ou l'opinion publique. Il doit être habité par le souci de neutralité et le rejet du dogmatisme et de la démagogie. Cependant le dialogue avec les instances politiques demeure nécessaire. Les juges ne doivent pas avoir de lien de subordination avec

le politique. En revanche, les magistrats et les

décideurs publics s’ils veulent renforcer notre système démocratique doivent s'entendre, se parler, communiquer. Une magistrature rénovée devra relever le défi de

l’ouverture de la Justice vers le monde extérieur :

qu’il s’agisse des professionnels du droit, du monde de l’université, de l’économie ou de la haute- administration et ses homologues européens.

A mon sens, l’un des grands défis de la Justice sera

de démontrer qu’elle n’est pas ignorante du monde

dans lequel elle s’exerce et sur lequel elle agit.

Votre tâche est immense. En qualité de

magistrats, vous serez les garants du pacte social

et devrez apaiser les tourments qui traversent

nos sociétés modernes.

Je vous souhaite de réussir votre scolarité, de

garder intacte votre motivation et votre envie

de rendre justice et de faire le droit pour le bien de la République.

Je forme des vœux pour que vous parveniez à

relever le défi d’une Justice rénovée dont notre pays a besoin.

Le doute est en permanence présent, ce qui permet au magistrat d'avancer et de ne pas se conforter dans une assurance qui en réalité n'existe pas. Jean-Marie Bockel

© ENM
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Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro 43

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Vie du droit Jean-François Thony © ENM Lieu unique de savoir par Jean-François Thony C

Vie du droit

Jean-François Thony © ENM
Jean-François Thony
© ENM

Lieu unique de savoir

par Jean-François Thony

C ’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous vous accueillons aujourd’hui à l’Ecole nationale de la magistrature ; fiers de l’intérêt que

vous portez à notre école, et fiers de vous présenter une institution qui est pour nous et pour l’ensemble des magistrats un lieu unique de savoir et d’échanges sur les pratiques judiciaires. Cette école, vous le savez, a subi ces dernières années une cure de rajeunissement, un « lifting » pour ses cinquante ans que l’on a fêtés en 2009. La pédagogie comme les modalités du concours ont été repensé pour les adapter aux besoins de la Justice d’aujourd’hui et de demain. La promotion 2010 présente aujourd’hui est la deuxième à bénéficier de la nouvelle organisation en pôle d’enseignements placés sous l’autorité morale de grands noms et de grands serviteurs de l’Etat français et étrangers :

Pierre Mazeaud, Jean-Olivier Viout, Claire Fabre, Jean-Pierre Berthet, Renaud Denoix de Saint Marc, Boris Cyrulnik, Antonio Vitorino, Anne-Marie Frison-Roche. Elle est aussi la première promotion à avoir réussi les nouvelles épreuves du concours. Ces nouvelles épreuves nous permettent, et leur permettent également, d’être rassurés sur le fait que s’ils sont là aujourd’hui, c’est parce qu’ils présentent toutes

aujourd’hui, c’est parce qu’ils présentent toutes les compétences que l’on attend d’un futur magistrat,

les compétences que l’on attend d’un futur magistrat, et pas seulement les connaissances juridiques comme par le passé qui à elles seules, ne suffisent pas à faire un bon magistrat. Les auditeurs qui sont présents aujourd’hui commencent le cœur de leur scolarité, c'est-à-

dire la période d’études à Bordeaux. Ils revien- nent d’un stage dans un cabinet d’avocat qui a duré un peu moins de six mois, pendant les- quels ils ont porté un regard sur la Justice qu’ils vont bientôt rendre, au travers des yeux des justiciables et de leurs conseils. Le placement de cette phase de formation en début de sco- larité est un moyen unique de voir, avec des yeux d’observateur, ce qui marche bien et ce qui marche moins bien dans la Justice. Cette expérience va maintenant être décortiquée, disséquée, au cours de la période d’études qui durera jusqu’en mars prochain. Il leur revien-

dra ensuite de mettre en pratique ces ensei- gnements lors du stage juridictionnel qui les mènera jusqu’à la fin de la scolarité. L’Ecole nationale de la magistrature est une institution dont la réputation internationale est inégalée. Elle est en effet historiquement l’une des premières institutions dans le monde dédiée à la formation des magistrats, et elle a acquis une expérience et un savoir-faire qui a toujours été remis en question au cours des nombreuses réformes de son histoire qui l’ont forcée à ne jamais s’endormir sur ses lauriers. C’est ce qui fait sa force et sa renommée. Elle accueillera cette année, d’une manière un peu exceptionnelle il est vrai, une soixantaine d’auditeurs étrangers. Certain sont déjà présents parmi nous dans cette salle, et notamment un collègue du Togo et un autre d’Azerbaïdjan. Sa force, c’est aussi la qualité de son équipe pédagogique, que je tiens à saluer à cette occasion pour son dévouement et son sens de l’importante mission qui est la sienne. Plus qu’une mission, c’est une vraie passion qui les anime, partagée par l’équipe de direction, ainsi que par tous les personnels de l’Ecole, à Bordeaux comme à Paris qui vivent leur mission comme une aventure. […] Vous avez pu remarquer, Monsieur le ministre, que la cour de l’Ecole est en chantier ; j’aurais préféré, pour vous accueillir, que tout soit tiré au cordeau. Mais finalement, cette cour n’est- elle pas quelque part l’image d’une école qui, en permanence, rénove, repense, peaufine pour atteindre l’excellence qui l’anime.

2010-360

L’Ecole Nationale de la Magistrature a acquis une expérience et un savoir-faire qui a toujours été remis en question au cours des nombreuses réformes de son histoire qui l’ont forcée à ne jamais s’endormir sur ses lauriers. C’est ce qui fait sa force et sa

renommée. Jean-François Thony

Jean-François Thony et Jean-Marie Bockel © ENM
Jean-François Thony
et Jean-Marie Bockel
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Jurisprudence

Jurisprudence Gardes à vue jugées inconstitutionnelles Conseil constitutionnel - 30 juillet 2010 - décision n°

Gardes à vue jugées inconstitutionnelles

Conseil constitutionnel - 30 juillet 2010 - décision n° 2010-14/22 QPC

Le Conseil constitutionnel a été saisi les 1 er et 11 juin 2010 par la Cour de cassation, dans les conditions prévues à l'article 61-1 de la Constitution, de questions prioritaires de constitutionnalité posées par M. Daniel W. et 35 autres requérants. Le Conseil a jugé que les articles 62, 63, 63-1, 63-4, alinéas 1 er à 6, et 77 du Code de procédure pénale concernant le régime de droit commun de la garde à vue sont contraires à la Constitution. Le conseil a décidé de “reporter au 1 er juillet 2011 la date de cette abrogation afin de permettre au législateur de remédier à cette inconstitutionnalité” en précisant que “les mesures prises avant cette date en application des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne peuvent être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité”.

Le Conseil constitutionnel,

1. Considérant que les questions prioritaires de constitutionnalité portent

sur les mêmes dispositions ; qu'il y a lieu, par suite, de les joindre pour

statuer par une seule décision ;

2. Considérant qu'aux termes de l'article 62 du Code de procédure pénale :

« L'officier de police judiciaire peut appeler et entendre toutes les

personnes susceptibles de fournir des renseignements sur les faits ou sur les objets et documents saisis.

« Les personnes convoquées par lui sont tenues de comparaître. L'officier

de police judiciaire peut contraindre à comparaître par la force publique les personnes visées à l'article 61. Il peut également contraindre à comparaître par la force publique, avec l'autorisation préalable du procureur de la République, les personnes qui n'ont pas répondu à une convocation à comparaître ou dont on peut craindre qu'elles ne répondent pas à une telle convocation.

« Il dresse un procès-verbal de leurs déclarations. Les personnes entendues

procèdent elles-mêmes à sa lecture, peuvent y faire consigner leurs observations et y apposent leur signature. Si elles déclarent ne savoir lire,

lecture leur en est faite par l'officier de police judiciaire préalablement à la signature. Au cas de refus de signer le procès-verbal, mention en est faite sur celui-ci.

« Les agents de police judiciaire désignés à l'article 20 peuvent également

entendre, sous le contrôle d'un officier de police judiciaire, toutes personnes susceptibles de fournir des renseignements sur les faits en cause. Ils dressent à cet effet, dans les formes prescrites par le présent

code, des procès-verbaux qu'ils transmettent à l'officier de police judiciaire qu'ils secondent.

« Les personnes à l'encontre desquelles il n'existe aucune raison plausible de soupçonner qu'elles ont commis ou tenté de commettre une infraction ne peuvent être retenues que le temps strictement nécessaire à leur audition » ;

3. Considérant qu'aux termes de l'article 63 de ce même code : « L'officier

de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, placer en garde à vue toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Il en informe dès le début de la garde à vue le procureur de la République.

« La personne gardée à vue ne peut être retenue plus de vingt-quatre

heures. Toutefois, la garde à vue peut être prolongée pour un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus, sur autorisation écrite du procureur

de la République. Ce magistrat peut subordonner cette autorisation à la présentation préalable de la personne gardée à vue.

« Sur instructions du procureur de la République, les personnes à

l'encontre desquelles les éléments recueillis sont de nature à motiver

l'exercice de poursuites sont, à l'issue de la garde à vue, soit remises en liberté, soit déférées devant ce magistrat.

« Pour l'application du présent article, les ressorts des tribunaux de grande instance de Paris, Nanterre, Bobigny et Créteil constituent un seul et même ressort » ;

4. Considérant qu'aux termes de son article 63-1 : « Toute personne placée en garde à vue est immédiatement informée par un officier de police

judiciaire, ou, sous le contrôle de celui-ci, par un agent de police judiciaire, de la nature de l'infraction sur laquelle porte l'enquête, des droits mentionnés aux articles 63-2, 63-3 et 63-4 ainsi que des dispositions relatives à la durée de la garde à vue prévues par l'article 63.

« Mention de cet avis est portée au procès-verbal et émargée par la

personne gardée à vue ; en cas de refus d'émargement, il en est fait mention.

« Les informations mentionnées au premier alinéa doivent être

communiquées à la personne gardée à vue dans une langue qu'elle comprend, le cas échéant au moyen de formulaires écrits.

« Si cette personne est atteinte de surdité et qu'elle ne sait ni lire ni écrire,

elle doit être assistée par un interprète en langue des signes ou par toute personne qualifiée maîtrisant un langage ou une méthode permettant de communiquer avec des sourds. Il peut également être recouru à tout dispositif technique permettant de communiquer avec une personne atteinte de surdité.

« Si la personne est remise en liberté à l'issue de la garde à vue sans

qu'aucune décision n'ait été prise par le procureur de la République sur l'action publique, les dispositions de l'article 77-2 sont portées à sa connaissance.

« Sauf en cas de circonstance insurmontable, les diligences résultant pour les enquêteurs de la communication des droits mentionnés aux articles

63-2 et 63-3 doivent intervenir au plus tard dans un délai de trois heures

à compter du moment où la personne a été placée en garde à vue » ;

5. Considérant qu'aux termes de son article 63-4 : « Dès le début de la

garde à vue, la personne peut demander à s'entretenir avec un avocat. Si elle n'est pas en mesure d'en désigner un ou si l'avocat choisi ne peut être contacté, elle peut demander qu'il lui en soit commis un d'office par le bâtonnier.

« Le bâtonnier est informé de cette demande par tous moyens et sans délai.

« L'avocat désigné peut communiquer avec la personne gardée à vue

dans des conditions qui garantissent la confidentialité de l'entretien. Il

est informé par l'officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui- ci, par un agent de police judiciaire de la nature et de la date présumée de l'infraction sur laquelle porte l'enquête.

« A l'issue de l'entretien dont la durée ne peut excéder trente minutes,

l'avocat présente, le cas échéant, des observations écrites qui sont jointes

à la procédure.

« L'avocat ne peut faire état de cet entretien auprès de quiconque pendant la durée de la garde à vue.

« Lorsque la garde à vue fait l'objet d'une prolongation, la personne peut également demander à s'entretenir avec un avocat dès le début de la prolongation, dans les conditions et selon les modalités prévues aux alinéas précédents.

« Si la personne est gardée à vue pour une infraction mentionnée aux 4°,

6°, 7°, 8° et 15° de l'article 706-73, l'entretien avec un avocat ne peut intervenir qu'à l'issue d'un délai de quarante-huit heures. Si elle est gardée

Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro 43

5

6 Jurisprudence à vue pour une infraction mentionnée aux 3° et 11° du même article,

6

Jurisprudence

à vue pour une infraction mentionnée aux 3° et 11° du même article,

l'entretien avec un avocat ne peut intervenir qu'à l'issue d'un délai de

soixante-douze heures. Le procureur de la République est avisé de la qualification des faits retenue par les enquêteurs dès qu'il est informé par ces derniers du placement en garde à vue » ; 6. Considérant qu'aux termes de son article 77 : « L'officier de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, garder à sa disposition toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Il en informe dès le début de la garde à vue le procureur de la République. La personne gardée à vue ne peut être retenue plus de vingt- quatre heures.

« Le procureur de la République peut, avant l'expiration du délai de vingt-

quatre heures, prolonger la garde à vue d'un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus. Cette prolongation ne peut être accordée qu'après

présentation préalable de la personne à ce magistrat. Toutefois, elle peut,

à titre exceptionnel, être accordée par décision écrite et motivée sans

présentation préalable de la personne. Si l'enquête est suivie dans un autre

ressort que celui du siège du procureur de la République saisi des faits, la prolongation peut être accordée par le procureur de la République du lieu d'exécution de la mesure.

« Sur instructions du procureur de la République saisi des faits, les

personnes à l'encontre desquelles les éléments recueillis sont de nature

à motiver l'exercice de poursuites sont, à l'issue de la garde à vue, soit

remises en liberté, soit déférées devant ce magistrat.

« Pour l'application du présent article, les ressorts des tribunaux de grande

instance de Paris, Nanterre, Bobigny et Créteil constituent un seul et même ressort.

« Les dispositions des articles 63-1, 63-2, 63-3, 63-4, 64, 64-1 et 65 sont

applicables aux gardes à vue exécutées dans le cadre du présent chapitre » ;

7. Considérant qu'aux termes de son article 706-73 : « La procédure applicable à l'enquête, la poursuite, l'instruction et le jugement des crimes et des délits suivants est celle prévue par le présent code, sous réserve des dispositions du présent titre :

« 1°) Crime de meurtre commis en bande organisée prévu par le 8° de

l'article 221-4 du Code pénal ;

« 2°) Crime de tortures et d'actes de barbarie commis en bande organisée

prévu par l'article 222-4 du Code pénal ;

« 3°) Crimes et délits de trafic de stupéfiants prévus par les articles 222-34

à 222-40 du Code pénal ;

« 4°) Crimes et délits d'enlèvement et de séquestration commis en bande organisée prévus par l'article 224-5-2 du Code pénal ;

« 5°) Crimes et délits aggravés de traite des êtres humains prévus par les articles 225-4-2 à 225-4-7 du Code pénal ;

« 6°) Crimes et délits aggravés de proxénétisme prévus par les articles 225-7 à 225-12 du Code pénal ;

« 7°) Crime de vol commis en bande organisée prévu par l'article 311-9

du Code pénal ;

« 8°) Crimes aggravés d'extorsion prévus par les articles 312-6 et 312-7

du Code pénal ;

« 9°) Crime de destruction, dégradation et détérioration d'un bien commis en bande organisée prévu par l'article 322-8 du Code pénal ;

« 10°) Crimes en matière de fausse monnaie prévus par les articles 442-1 et 442-2 du Code pénal ;

« 11°) Crimes et délits constituant des actes de terrorisme prévus par les articles 421-1 à 421-6 du Code pénal ;

« 12°) Délits en matière d'armes et de produits explosifs commis en bande

organisée, prévus par les articles L. 2339-2, L. 2339-8, L. 2339 10, L. 2341-4,

L. 2353-4 et L. 2353-5 du Code de la défense ;

« 13°) Délits d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d'un étranger en France commis en bande organisée prévus par le quatrième alinéa du I de l'article 21 de l'ordonnance n°45-2658 du 2 novembre 1945 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France ;

« 14°) Délits de blanchiment prévus par les articles 324-1 et 324-2 du

Code pénal, ou de recel prévus par les articles 321-1 et 321-2 du même code, du produit, des revenus, des choses provenant des infractions

mentionnées aux 1° à 13° ;

« 15°) Délits d'association de malfaiteurs prévus par l'article 450-1 du

Code pénal, lorsqu'ils ont pour objet la préparation de l'une des infractions

mentionnées aux 1° à 14°;

« 16°) Délit de non-justification de ressources correspondant au train de

vie, prévu par l'article 321-6-1 du Code pénal, lorsqu'il est en relation avec l'une des infractions mentionnées aux 1° à 15°.

« Pour les infractions visées aux 3°, 6° et 11°, sont applicables, sauf précision

contraire, les dispositions du présent titre ainsi que celles des titres XV,

XVI et XVII » ;

8. Considérant que les requérants font valoir, en premier lieu, que les conditions matérielles dans lesquelles la garde à vue se déroule

méconnaîtraient la dignité de la personne ; 9. Considérant qu'ils soutiennent, en deuxième lieu, que le pouvoir donné

à l'officier de police judiciaire de placer une personne en garde à vue

méconnaîtrait le principe selon lequel l'autorité judiciaire est gardienne de la liberté individuelle ; que le procureur de la République ne serait pas

une autorité judiciaire indépendante ; qu'il ne serait informé qu'après la

décision de placement en garde à vue ; qu'il a le pouvoir de la prolonger et que cette décision peut être prise sans présentation de la personne

gardée à vue ;

10. Considérant qu'ils estiment, en troisième lieu, que le pouvoir donné

à l'officier de police judiciaire de placer en garde à vue toute personne à

l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction constitue un pouvoir arbitraire qui méconnaît le principe résultant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789

qui prohibe toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer d'une personne mise en cause ;

11. Considérant que les requérants font valoir, en quatrième lieu, que la

personne gardée à vue n'a droit qu'à un entretien initial de trente minutes

avec un avocat et non à l'assistance de ce dernier ; que l'avocat n'a pas

accès aux pièces de la procédure et n'assiste pas aux interrogatoires ; que la personne gardée à vue ne reçoit pas notification de son droit de garder le silence ; que, dès lors, le régime de la garde à vue méconnaîtrait les droits de la défense, les exigences d'une procédure juste et équitable, la présomption d'innocence et l'égalité devant la loi et la justice ; qu'en outre, le fait que, dans les enquêtes visant certaines infractions, le droit de s'entretenir avec un avocat soit reporté à la quarante-huitième ou à la soixante-douzième heure de garde à vue méconnaîtrait les mêmes exigences ;

- Sur les articles 63-4, alinéa 7, et 706-73 du Code de procédure pénale :

12. Considérant qu'il résulte des dispositions combinées du troisième

alinéa de l'article 23-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée et du troisième alinéa de son article 23-5 que le Conseil constitutionnel ne

peut être saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité relative à

une disposition qui a déjà été déclarée conforme à la Constitution dans

les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel, sauf changement des circonstances ;

13. Considérant que le Conseil constitutionnel a été saisi, en application

du deuxième alinéa de l'article 61 de la Constitution, de la loi du 9 mars 2004 susvisée ; que les requérants contestaient notamment la conformité

à la Constitution des dispositions de ses articles 1 er et 14 ; que, dans les

considérants 2 et suivants de sa décision du 2 mars 2004 susvisée, le Conseil constitutionnel a spécialement examiné l'article 1 er qui « insère

dans le livre IV du Code de procédure pénale un titre XXV intitulé : " De

la procédure applicable à la criminalité et à la délinquance organisées " » et comportait l'article 706-73 du Code de procédure pénale ; qu'en particulier, dans les considérants 21 et suivants de cette même décision, il a examiné les dispositions relatives à la garde à vue en matière de criminalité et de délinquance organisées et, parmi celles-ci, le paragraphe I de l'article 14 dont résulte le septième alinéa de l'article 63-4 du Code de procédure pénale ; que l'article 2 du dispositif de cette décision a déclaré les articles 1 er et 14 conformes à la Constitution ; que, par suite, le septième alinéa de l'article 63-4 et l'article 706-73 du Code de procédure pénale ont déjà été déclarés conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel ; qu'en l'absence de changement des circonstances, depuis la décision du 2 mars 2004 susvisée, en matière de lutte contre la délinquance et la criminalité organisées, il n'y a pas lieu, pour le Conseil constitutionnel, de procéder à un nouvel examen de ces dispositions ;

- Sur les articles 62, 63, 63-1, 63-4, alinéas 1 er à 6, et 77 du Code de procédure pénale :

14. Considérant que, dans sa décision susvisée du 11 août 1993, le Conseil

constitutionnel n'a pas spécialement examiné les articles 63, 63 1, 63-4

et 77 du Code de procédure pénale ; que, toutefois, il a déclaré conformes

à la Constitution les modifications apportées à ces articles par les

Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro 43

dispositions alors soumises à son examen ; que ces dispositions étaient relatives aux conditions de placement d'une personne en garde à vue et

à la prolongation de cette mesure, au contrôle de celle-ci par le procureur de la République et au droit de la personne gardée à vue d'avoir un entretien de trente minutes avec un avocat ; que, postérieurement à la loi susvisée du 24 août 1993, ces articles du Code de procédure pénale ont été modifiés à plusieurs reprises ; que les dispositions contestées assurent, en comparaison de celles qui ont été examinées par le Conseil dans sa décision du 11 août 1993, un encadrement renforcé du recours

à la garde à vue et une meilleure protection des droits des personnes qui en font l'objet ;

15. Considérant toutefois que, depuis 1993, certaines modifications des

règles de la procédure pénale ainsi que des changements dans les conditions de sa mise en oeuvre ont conduit à un recours de plus en plus fréquent à la garde à vue et modifié l'équilibre des pouvoirs et des droits fixés par le Code de procédure pénale ;

16. Considérant qu'ainsi la proportion des procédures soumises à

l'instruction préparatoire n'a cessé de diminuer et représente moins de

3% des jugements et ordonnances rendus sur l'action publique en matière correctionnelle ; que, postérieurement à la loi du 24 août 1993, la pratique du traitement dit « en temps réel » des procédures pénales a été généralisée ; que cette pratique conduit à ce que la décision du ministère public sur l'action publique est prise sur le rapport de l'officier de police judiciaire avant qu'il soit mis fin à la garde à vue ; que, si ces nouvelles modalités de mise en œuvre de l'action publique ont permis une réponse pénale plus rapide et plus diversifiée conformément à l'objectif de bonne administration de la justice, il n'en résulte pas moins que, même dans des procédures portant sur des faits complexes ou particulièrement graves, une personne est désormais le plus souvent jugée sur la base des seuls éléments de preuve rassemblés avant l'expiration de sa garde à vue, en particulier sur les aveux qu'elle a pu faire pendant celle-ci ; que la garde

à vue est ainsi souvent devenue la phase principale de constitution du

dossier de la procédure en vue du jugement de la personne mise en cause ;

17. Considérant, en outre, que, dans sa rédaction résultant des lois du

28 juillet 1978 et 18 novembre 1985 susvisées, l'article 16 du Code de procédure pénale fixait une liste restreinte de personnes ayant la qualité d'officier de police judiciaire, seules habilitées à décider du placement d'une personne en garde à vue ; que cet article a été modifié par l'article 2 de la loi du 1 er février 1994, l'article 53 de la loi du 8 février 1995, l'article 20 de la loi du 22 juillet 1996, la loi du 18 novembre 1998, l'article 8 de la loi du 18 mars 2003 et l'article 16 de la loi du 23 janvier 2006 susvisées ; que

Jurisprudence

de la loi du 23 janvier 2006 susvisées ; que Jurisprudence ces modifications ont conduit à

ces modifications ont conduit à une réduction des exigences conditionnant l'attribution de la qualité d'officier de police judiciaire aux fonctionnaires de la police nationale et aux militaires de la gendarmerie nationale ; que, entre 1993 et 2009, le nombre de ces fonctionnaires civils et militaires ayant la qualité d'officier de police judiciaire est passé de 25 000 à 53 000 ;

18. Considérant que ces évolutions ont contribué à banaliser le recours

à la garde à vue, y compris pour des infractions mineures ; qu'elles ont renforcé l'importance de la phase d'enquête policière dans la constitution des éléments sur le fondement desquels une personne mise en cause est jugée ; que plus de 790 000 mesures de garde à vue ont été décidées en 2009 ; que ces modifications des circonstances de droit et de fait justifient un réexamen de la constitutionnalité des dispositions contestées ;

. En ce qui concerne le grief tiré de l'atteinte à la dignité de la personne :

19. Considérant que le Préambule de la Constitution de 1946 a réaffirmé

que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance,

possède des droits inaliénables et sacrés ; que la sauvegarde de la dignité de la personne contre toute forme d'asservissement et de dégradation est au nombre de ces droits et constitue un principe à valeur constitutionnelle ;

20. Considérant qu'il appartient aux autorités judiciaires et aux autorités

de police judiciaire compétentes de veiller à ce que la garde à vue soit, en toutes circonstances, mise en œuvre dans le respect de la dignité de la personne ; qu'il appartient, en outre, aux autorités judiciaires compétentes, dans le cadre des pouvoirs qui leur sont reconnus par le Code de procédure pénale et, le cas échéant, sur le fondement des infractions pénales prévues à cette fin, de prévenir et de réprimer les agissements portant atteinte à la dignité de la personne gardée à vue et d'ordonner la réparation des préjudices subis ; que la méconnaissance éventuelle de cette exigence dans l'application des dispositions législatives précitées n'a pas, en elle-même, pour effet d'entacher ces dispositions d'inconstitutionnalité ; que, par suite, s'il est loisible au législateur de les modifier, les dispositions soumises à l'examen du Conseil constitutionnel ne portent pas atteinte à la dignité de la personne ;

. En ce qui concerne les autres griefs :

21. Considérant qu'aux termes de l'article 7 de la Déclaration de 1789 :

« Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires,

NOTE

I. Sur le régime de la garde à vue en matière de criminalité et de délinquance organisées, de terrorisme et de trafic de

stupéfiants

alinéa 7, et article 706-73 du CPP. Les articles 63-4, alinéa 7, et 706-73 du CPP, issus de la loi du 9 mars 2004, mettent en place un régime particulier de garde à vue pour la criminalité et la délinquance organisées. La durée totale de la garde à vue peut notamment être portée jusqu'à 96 heures. Le Conseil constitutionnel a rappelé qu'il avait jugé ces dispositions conformes à la Constitution à l'occasion de l'examen de la loi du 9 mars 2004 par la décision n° 2004- 492 DC du 2 mars 2004. En l'absence de changement des circonstances depuis cette décision, et en application de l'article 23-2 de l'ordonnance organique du 7 novembre 1958, il ne peut donc être posé de QPC sur ces dispositions « déjà déclarées conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil ».

: articles 63-4,

Dans sa décision n°2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010, le Conseil a donc jugé qu'il n'y avait pas lieu pour lui de procéder à un nouvel examen de ces dispositions.

II. Sur le régime de droit commun de la garde à vue :

articles 62, 63, 63-1, 63-4, alinéas 1 er à 6, et 77 du CPP. Dans sa décision n°93-326 DC du 11 août 1993, le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution les modifications apportées aux articles 63, 63-1, 63-4 et 77 du CPP alors soumises à son examen. Toutefois, depuis lors, une évolution des règles et des pratiques a contribué à un recours accru à la garde à vue, y compris pour des infractions mineures. La proportion des procédures soumises à une instruction préparatoire représente désormais moins de 3% des dossiers. Dans le cadre du traitement dit « en temps réel » des procédures pénales, une personne est aujourd'hui le plus souvent jugée sur la base des seuls éléments de preuve

rassemblés avant l'expiration de sa garde à vue. Celle-ci est devenue la phase principale de constitution du dossier de la procédure en vue du jugement de la personne mise en cause. Enfin, le nombre des officiers de police judiciaire est passé de 25 000 à 53 000. Ces modifications des circonstances de droit et de fait ont contribué à ce que plus de 790 000 gardes à vue aient été décidées en 2009. Elles justifient que le Conseil constitutionnel procède à un réexamen de la constitutionnalité des articles 62, 63, 63-1, 64-4, alinéas 1 er à 6, et 77 du CPP. La garde à vue demeure une mesure de contrainte nécessaire à certaines opérations de police judiciaire. Toutefois les évolutions depuis 1993 doivent être accompagnées des garanties appropriées encadrant le recours à la garde à vue et assurant la protection des droits de la défense. Or toute personne suspectée d'avoir commis une infraction peut être placée en garde à vue par

un officier de police judiciaire pendant 24 heures renouvelables, quelle que soit la gravité des faits. L'intéressé ne bénéficie pas de l'assistance effective d'un avocat. Il en va ainsi sans considération des circonstances susceptibles de justifier cette restriction pour conserver les preuves ou assurer la protection des personnes alors que, au demeurant, l'intéressé ne reçoit pas même la notification de son droit à garder le silence. Le Conseil constitutionnel a jugé que, compte tenu des évolutions survenues depuis près de vingt ans, les dispositions attaquées n'instituent pas les garanties appropriées à l'utilisation qui est faite de la garde à vue. La conciliation entre, d'une part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infraction et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties ne peut plus être regardée comme proportionnée. Le Conseil a donc jugé que les articles 62, 63, 63-1, 63-4, alinéas 1 er à 6, et

77 du Code de procédure

pénale sont contraires à la Constitution. L'abrogation immédiate de ces dispositions aurait méconnu les objectifs de prévention des

atteintes à l'ordre public et de recherche des auteurs d'infraction et aurait entrainé des conséquences manifestement excessives. Par ailleurs le Conseil ne dispose pas d'un pouvoir général d'appréciation de même nature que celui du Parlement. Comme pour la décristallisation des pensions (n°2010-1 QPC du

28 mai 2010), il a donc reporté

dans le temps les effets de la déclaration d'inconstitutionnalité au 1 er juillet 2011 avec, comme conséquence, que les mesures prises avant cette date ne pourront être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité. Ce délai, durant lequel les règles en vigueur continuent à s'appliquer, doit permettre au Parlement de choisir les modifications de la procédure pénale de nature à remédier à l'inconstitutionnalité constatée.

Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro 43

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Jurisprudence doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la

Jurisprudence

doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance » ; qu'aux termes

de son article 9 : « Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi » ; que son article 16 dispose : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution » ;

22. Considérant qu'en vertu de l'article 34 de la Constitution, la loi fixe

les règles concernant la procédure pénale ; qu'aux termes de son article 66 :

« Nul ne peut être arbitrairement détenu. ° L'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi” » ;

23. Considérant que le législateur tient de l'article 34 de la Constitution

l'obligation de fixer lui-même le champ d'application de la loi pénale ;

que, s'agissant de la procédure pénale, cette exigence s'impose notamment pour éviter une rigueur non nécessaire lors de la recherche des auteurs d'infractions ;

24. Considérant, en outre, qu'il incombe au législateur d'assurer la

conciliation entre, d'une part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions, toutes deux nécessaires à la sauvegarde de droits et de principes de valeur constitutionnelle, et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties ; qu'au nombre

de celles-ci figurent le respect des droits de la défense, qui découle de l'article 16 de la Déclaration de 1789, et la liberté individuelle que l'article 66 de la Constitution place sous la protection de l'autorité judiciaire ;

25. Considérant qu'en elles-mêmes, les évolutions rappelées ci-dessus

ne méconnaissent aucune exigence constitutionnelle ; que la garde à vue

demeure une mesure de contrainte nécessaire à certaines opérations de

police judiciaire ; que, toutefois, ces évolutions doivent être accompagnées des garanties appropriées encadrant le recours à la garde à vue ainsi que son déroulement et assurant la protection des droits de la défense ;

26. Considérant que l'autorité judiciaire comprend à la fois les magistrats

du siège et du parquet ; que l'intervention d'un magistrat du siège est requise pour la prolongation de la garde à vue au-delà de quarante-huit heures ; qu'avant la fin de cette période, le déroulement de la garde à vue est placé sous le contrôle du procureur de la République qui peut décider, le cas échéant, de sa prolongation de vingt-quatre heures ; qu'il résulte des articles 63 et 77 du Code de procédure pénale que le procureur de la République est informé dès le début de la garde à vue ; qu'il peut ordonner à tout moment que la personne gardée à vue soit présentée devant lui ou remise en liberté ; qu'il lui appartient d'apprécier si le maintien de la personne en garde à vue et, le cas échéant, la prolongation de cette mesure sont nécessaires à l'enquête et proportionnés à la gravité des faits que la personne est suspectée d'avoir commis ; que, par suite, le

grief tiré de la méconnaissance de l'article 66 de la Constitution doit être écarté ;

27. Considérant cependant, d'une part, qu'en vertu des articles 63 et 77

du Code de procédure pénale, toute personne suspectée d'avoir commis une infraction peut être placée en garde à vue par un officier de police judiciaire pendant une durée de vingt-quatre heures quelle que soit la gravité des faits qui motivent une telle mesure ; que toute garde à vue peut faire l'objet d'une prolongation de vingt-quatre heures sans que cette

faculté soit réservée à des infractions présentant une certaine gravité ;

28. Considérant, d'autre part, que les dispositions combinées des articles

62 et 63 du même code autorisent l'interrogatoire d'une personne gardée

à vue ; que son article 63-4 ne permet pas à la personne ainsi interrogée,

alors qu'elle est retenue contre sa volonté, de bénéficier de l'assistance effective d'un avocat ; qu'une telle restriction aux droits de la défense est

imposée de façon générale, sans considération des circonstances particulières susceptibles de la justifier, pour rassembler ou conserver les preuves ou assurer la protection des personnes ; qu'au demeurant, la personne gardée à vue ne reçoit pas la notification de son droit de garder le silence ;

29. Considérant que, dans ces conditions, les articles 62, 63, 63-1, 63-4,

alinéas 1 er à 6, et 77 du Code de procédure pénale n'instituent pas les garanties appropriées à l'utilisation qui est faite de la garde à vue compte tenu des évolutions précédemment rappelées ; qu'ainsi, la conciliation entre, d'une part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties ne peut plus être regardée comme équilibrée ; que, par suite, ces dispositions méconnaissent les articles 9 et 16 de la Déclaration de 1789 et doivent être déclarées contraires à la Constitution ;

- Sur les effets de la déclaration d’inconstitutionnalité :

30. Considérant, d'une part, que le Conseil constitutionnel ne dispose

pas d'un pouvoir général d'appréciation de même nature que celui du Parlement ; qu'il ne lui appartient pas d'indiquer les modifications des règles de procédure pénale qui doivent être choisies pour qu'il soit remédié

à l'inconstitutionnalité constatée ; que, d'autre part, si, en principe, une

déclaration d'inconstitutionnalité doit bénéficier à la partie qui a présenté la question prioritaire de constitutionnalité, l'abrogation immédiate des dispositions contestées méconnaîtrait les objectifs de prévention des atteintes à l'ordre public et de recherche des auteurs d'infractions et entraînerait des conséquences manifestement excessives ; qu'il y a lieu, dès lors, de reporter au 1 er juillet 2011 la date de cette abrogation afin de permettre au législateur de remédier à cette inconstitutionnalité ; que les mesures prises avant cette date en application des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne peuvent être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité,

Décide :

Article 1 er .- Les articles 62, 63, 63-1 et 77 du Code de procédure pénale et les alinéas 1 er à 6 de son article 63-4 sont contraires à la Constitution. Article 2.- La déclaration d'inconstitutionnalité de l'article 1 er prend effet le 1 er juillet 2011 dans les conditions fixées au considérant 30. Article 3.- Il n'y a pas lieu, pour le Conseil constitutionnel, de statuer sur l'article 706-73 du Code de procédure pénale et le septième alinéa de son article 63-4. Article 4.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l'article 23-11 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 29 juillet 2010, où siégeaient : M. Jean-Louis Debré, président, MM. Jacques Barrot, Guy Canivet, Michel Charasse, Renaud Denoix de Saint-Marc, Mme Jacqueline de Guillenchmidt, MM. Hubert Haenel et Pierre Steinmetz.

2010-361

REPÈRES

Assistance effective dun avocat en garde à vue

Le Conseil National des Barreaux se félicite de la décision du Conseil constitutionnel

L e Conseil National des

abrogation à compter du

Salduz et Dayanan.

er

Barreaux, représentant la

1 er

juillet 2011.

profession d’avocat, prend connaissance avec satisfaction de la décision du Conseil constitutionnel du 30 juillet 2010 déclarant inconstitutionnel le régime de la garde à vue de droit commun (articles 62, 63, 63-1 et 63-4 al. 1 à 6 du Code de procédure pénale), tout en reportant son

Le Conseil constitutionnel impose l’assistance effective d’un avocat en garde à vue. Il a ainsi fait prévaloir les principes constitutionnels des droits de la défense et de la présomption d’innocence, également rappelés récemment par la Cour Européenne des Droits de l’Homme dans ses décisions

Tout comme le Conseil National des Barreaux, le Conseil constitutionnel constate que la garde à vue est devenue la phase principale de constitution de la procédure, contribuant à banaliser le recours à cette mesure utilisée sans considération de la gravité des infractions présumées. Alors même que l’abrogation ne

prendra effet que le 1 juillet 2011, il importe que le gouvernement et le parlement tirent le plus rapidement possible les conséquences de cette décision afin de mettre un terme à des pratiques contraires à la Constitution. Par ailleurs, du fait des nouvelles missions qui vont incomber aux avocats, un développement conséquent et

rapide de l’aide juridictionnelle est désormais indispensable afin de permettre à tous les justiciables l’accès effectif aux droits de la défense.

Paris, le 30 juillet 2010

2010-362

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Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro 43

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales PARIS CONSTITUTION Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à

PARIS

CONSTITUTION

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 22 juillet 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SCI LA DEFENSE 77

Siège social :

15, rue d’Odessa

75014 PARIS

Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 2 000 Euros.

Objet : l’acquisition de tous immeubles ou droits immobiliers ; la propriété, l’administration et la gestion des immeubles et biens sociaux par tous moyens et notamment par bail ou location. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Brahim OULD HOCINE demeurant 15, rue d’Odessa

75014 PARIS.

Clauses d’agrément pour les cessions de parts :

Les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société

est soumise à agrément de la collectivité des Associés réunie en Assemblée Générale. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4400

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 30 juillet 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

ROSTAND IMMOBILIER

Siège social :

82, rue de Varenne

75007 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 15 000 Euros.

Objet : l’administration de tous syndicats de copropriété en qualité de syndic, et de toutes sociétés et associa- tions en qualité de gérant ; la gestion en qualité de mandataire de tous immeubles bâtis ou non, antérieurs ou postérieurs à la loi du 1 er septembre 1984 Durée : 99 ans. Gérance : aux termes d’un acte séparé en date du 11 août 2010, Monsieur Benoît Marie Bruno ROSTAND demeurant 82, rue de Varenne 75007 PARIS a été nommé en qualité de Gérant de la société pour une durée indéterminée. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4401

Rectificatif à l’insertion 4087 du 5 août 2010 pour SAS 81-91 RUE

FALGUIERE, lire :

société PREDICA, PREVOYANCE DIALOGUE DU CREDIT

AGRICOLE, 50-56, rue de la Procession

75015 PARIS, identifiée sous le numéro

unique 334 028 123 RCS PARIS, repré- sentée par Monsieur Emeric SERVIN demeurant 13, rue Remilly 78000

VERSAILLES, dûment habilité suivant

pouvoir, a été désignée statutairement en qualité de Président pour une durée

illimitée

Pour avis

4464

Président : la

(et non :

PREDICA

).

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 19 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

NAOS PORTAGE

Siège social :

24, rue Taine

75012 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 1 000 Euros. Objet : l’activité d’agence commerciale, le conseil et les services

aux entreprises, la formation professionnelle, l’hébergement salarial et plus généralement toutes activités se rapportant à l’objet social. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Aldric VAN GAVER demeurant 24, rue Taine 75012 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4397

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 16 juillet 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

MAG FACTORY

Siège social :

55, rue du Château d’Eau

75010 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée.

Capital social : 1 000 Euros. Objet : l’édition de presse périodique. Durée : 99 ans. Gérance : aux termes d’un acte séparé en date du 16 juillet 2010, Monsieur François-Xavier BASSE demeurant 55, rue du Château d’Eau 75010 PARIS a été nommé en qualité de Gérant de la société. Immatriculation : au Registre du Com- merce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4445

MOON STREET

Société par Actions Simplifiée au capital de 1 000 Euros Siège social :

30, rue Mazarine 75006 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 22 juillet 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

MOON STREET

Siège social :

30, rue Mazarine

75006 PARIS

Forme : Société par Actions Simplifiée. Capital social : 1 000 Euros, divisé en 1 000 actions d’un Euro chacune. Objet : création et commercialisation de produits alimentaires. Durée : 99 ans. Président : Monsieur Patrick Mickaël BENICHOU demeurant 30, rue Mazarine 75006 PARIS. Admission aux Assemblées :

Chaque Associé a le droit de participer aux décisions collectives par lui-même ou par son mandataire. Exercice du droit de vote :

Chaque action donne droit à une voix. Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel au capital qu’elles

représentent.

Transmission des actions :

Les actions ne peuvent être transférées entre Associés qu’avec l’agrément préala- ble du Président de la société, lequel doit apprécier si le transfert envisagé est con- forme à l’intérêt social.

Les actions ne peuvent être transférées à des tiers étrangers à la société qu’avec l’agrément préalable de la collectivité des Associés statuant dans les conditions prévues aux statuts. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4431

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 2 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

KUROS CONSEIL

Siège social :

77, rue de Gergovie

75014 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 2 000 Euros. Objet :

- la conception de solutions managéria-

les, la maîtrise d’oeuvre de leur déploie-

ment auprès d’entreprises, notamment par le coaching opérationnel des diri- geants et de l’encadrement, en vue de permettre aux entreprises d’améliorer leurs performances et leurs résultats,

- le conseil dans le domaine de l’Inter- net et du e-commerce,

- la conception et le développement de logiciels et de sites Internet,

- la vente par correspondance et le e-commerce,

- la création et la production de

contenus multimédia,

- le conseil en communication,

- la participation de la société, par tous

moyens, directement ou indirectement, dans toutes opérations pouvant se ratta- cher à son objet par voie de création de sociétés nouvelles, d’apport, de souscrip- tion ou d’achat de titres ou droits sociaux, de fusion ou autrement, de créa- tion, d’acquisition, de location, de prise en location-gérance de tous fonds de

commerce ou établissements ; la prise, l’acquisition, l’exploitation ou la cession

de tous procédés et brevets concernant

ces activités,

- l’acquisition, la détention et la

gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières et de biens immobiliers. Et, plus généralement, toutes opéra- tions, de quelque nature qu’elles soient, juridiques, économiques et financières, civiles et commerciales, se rattachant à l’objet sus-indiqué ou à tous autres objets similaires ou connexes. Durée : 99 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Gérant : Monsieur Kenji ADANIYA demeurant 77, rue de Gergovie 75014 PARIS. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des

Sociétés de Paris.

Pour avis

4415

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 18 juin 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SCI 2 WEISS

Siège social :

5, rue Furtado Heine

75014 PARIS

Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 10 000 Euros. Objet : l’acquisition, l’administration, la location de biens immobiliers ou mobiliers dont elle viendrait à être propriétaire. Durée : 99 ans.

Co-Gérants :

- Monsieur Alain Maurice WEISS

demeurant 5, rue Furtado Heine 75014 PARIS,

- Madame Anne Catherine WEISS,

née GUDKOW demeurant 5, rue Furtado Heine 75014 PARIS. Clauses d’agrément pour les cessions de parts :

Les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé.

Toute cession à un tiers de la société

est soumise à agrément de la collectivité des Associés réunie en Assemblée Générale. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4394

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 20 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

MBSA FORMATION ET CONSEIL

Siège social :

30, rue Jacques Louvel Tessier

75010 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : un Euro.

Objet : formation, édition et conseil. Durée : 99 ans. Gérance : Mademoiselle Marie BOUNY demeurant 30, rue Jacques

Louvel Tessier 75010 PARIS.

Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

4436

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé,

en date à Paris du 22 août 2010,

il a été constitué une société présen-

tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

AMB CONSULTING

Siège social :

34, rue Mélingue

75019 PARIS

Forme : Société à Responsabilité

Limitée.

Capital social

minimum : 5 000 Euros. initial : 5 000 Euros. maximum : 50 000 Euros.

Objet : conseil, coaching et formation. Durée : 99 ans. Gérance : Madame Martine BESSE demeurant 75019 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4433

Pour avis

SOLADORE 163

Société en Nom Collectif au capital de 1 000 Euros Siège social :

69, rue Jouffroy d’Abbans 75017 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 29 juillet 2010, il a été constitué une société présen-

tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SOLADORE 163

Siège social :

69, rue Jouffroy d’Abbans

75017 PARIS

Forme : Société en Nom Collectif.

Capital social : 1 000 Euros. Objet :

- la prise à bail de toitures et la

location des toitures ainsi prises à bail,

- l’installation et l’exploitation, de panneaux solaires et de centrales photovoltaïques,

- la production et la vente d’électricité Durée : 99 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Gérance :

- La société SOLADORE GESTION,

Société à Responsabilité Limitée au capital de 1 000 Euros dont le siège social est situé 69, rue Jouffroy

Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro 43

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Annonces judiciaires et légales d’Abbans 75017 PARIS, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés

Annonces judiciaires et légales

d’Abbans 75017 PARIS, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 514 199 256. Associés en nom :

- La société PITCHINVEST, Société à

Responsabilité Limitée au capital de

1 000 Euros dont le siège social est situé 69, rue Jouffroy d’Abbans 75017 PARIS, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 508 202 272,

- La société SOLADORE GESTION,

Société à Responsabilité Limitée au capital de 1 000 Euros dont le siège social est situé 69, rue Jouffroy d’Abbans 75017 PARIS, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 514 199 256. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des

Sociétés de Paris.

4458

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 20 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

LUC GAIGNARD PARIS

Siège social :

13, rue du Bouloi

75001 PARIS

Forme : Société par Actions Simplifiée. Capital social : 18 000 Euros. Objet : toutes activités dans le domaine du commerce des fleurs, plantes, décorations florales et autres. Durée : 80 ans. Président : Monsieur Luc GAIGNARD demeurant 137, rue du Château 75014 PARIS. Cession des actions : Les actions de la

société ne peuvent être cédées y compris entre actionnaires qu’après agrément préalable donné par décision collective. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4448

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 20 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

CDMB

Siège social :

38, avenue Jean Moulin

75014 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 500 Euros. Objet : marchand de biens immobiliers. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Gérance : Monsieur Christophe DINAND demeurant 38, avenue Jean Moulin 75014 PARIS. Immatriculation : la société sera imma-

triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4414

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Prévelles du 30 juillet 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

IMPULSO EVENT

Siège social :

49, rue de Ponthieu Lot 41

75008 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 600 Euros divisé en 60 parts de 10 Euros. Objet : organisation d’évènements et

actions commmerciales en communica- tion, marketing. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du

Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Gérance : Madame Marguerite PHILIBERT demeurant PREVELLES 72110 LA CHENILLERE a été nommée statutairement Gérante pour une durée indéterminée.

Immatriculation : la société sera imma-

triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4407

Pour avis

GRANITIC GAMES

Société par Actions Simplifiée au capital de 10 000 Euros Siège social :

43, rue du Moulin Vert

75014

PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 28 juillet 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

GRANITIC GAMES

Siège social :

43, rue du Moulin Vert

75014 PARIS

Forme : Société par Actions Simplifiée. Capital social : 10 000 Euros, divisé en 10 000 actions d’un Euro chacune. Objet : développement, édition, distribution de jeux vidéo, de logiciels, pour tout support y compris internet ; création, production et réalisation audiovisuelles ; conseil en développement ; vente de tous biens ou services y compris via internet. Durée : 99 ans. Président : Madame Anne DEVOUASSOUX demeurant 43, rue du Moulin Vert 75014 PARIS a été nom-

mée pour une durée indéterminée.

Admission aux Assemblées :

Chaque Associé a le droit de participer aux décisions collectives par lui-même ou par son mandataire. Exercice du droit de vote :

Chaque action donne droit à une voix. Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel au capital qu’elles représentent. Transmission des actions :

Les actions ne peuvent être transférées entre Associés qu’avec l’agrément préala- ble du Président de la société, lequel doit apprécier si le transfert envisagé est conforme à l’intérêt social. Les actions ne peuvent être transférées à des tiers étrangers à la société qu’avec l’agrément préalable de la collectivité des Associés statuant dans les conditions prévues aux statuts. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4443

Pour avis

PONYTAIL

Société par Actions Simplifiée au capital de 10 000 Euros Siège social :

34, rue Meslay

75003 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 16 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

PONYTAIL

Siège social :

34, rue Meslay

75003

PARIS

Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Capital social : 10 000 Euros, divisé en 10 000 actions d’un Euro chacune. Objet : activités des agences de publicité.

Durée : 99 ans à compter de son imma-

triculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Président : Monsieur Joann AMELINE demeurant 34, rue Meslay 75003 PARIS a été nommé pour une durée indéterminée. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4396

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 18 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

OPEN CLAP

Siège social :

51, rue de la Glacière

75013

Forme : Société à Responsabilité

PARIS

Limitée. Capital social : 1 000 Euros.

Objet : production, diffusion, édition de films audiovisuels pour les entreprises et tout consulting y afférent. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Christophe DACHY demeurant 51, rue de la Glacière 75013 PARIS. Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

4432

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 24 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

STAN SCOOT

Siège social :

6, rue Lacroix

75017 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée.

Capital social : 2010 Euros. Objet : réparation, l’achat et la vente, et la négociation de motocycles. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Gérance : Monsieur Julien GORSSE demeurant 1, rue du Docteur Heulin 75017 PARIS. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4457

Pour avis

MODIFICATION

ALLEGRO COMPUTING

Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. au capital de 5 000 Euros Siège social :

27 bis, rue Miollis 75015 PARIS 519 843 973 R.C.S. PARIS

Par décision du Gérant en date du 23 août 2010, il a été décidé de transférer

le siège social de la société au :

32, avenue Foch

06000 NICE

à compter du même jour. Les statuts ont été modifiés en conséquence. La société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de

Nice désormais compétent à son égard et radiée du Registre du Commerce et des

Sociétés de Paris.

4444

Pour avis

ITALIE GESTION

D’ACTIFS (IGA)

Société Anonyme au capital de 120 000 Euros Siège social :

45, rue Vivienne

75002 PARIS

424 426 393 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès verbal de l’Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire du 30 avril 2002, les statuts ont été mis en harmonie avec les dispositions de la loi N.R.E. 2001-420 du 15 mai 2001. En conséquence les articles 15, 18, 19, 20, 21 et 22 des statuts de la société ITALIE GESTION D’ACTIFS (IGA) ont été modifiés. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4472

Pour avis

PHOSPHORE & SENS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social :

16, rue de la Fontaine au Roi

75011 PARIS

452 776 081 R.C.S. PARIS

Par délibération du 30 juin 2009, l’Assemblée Générale Mixte, statuant dans le cadre des dispositions de l’article L. 223-42 du nouveau Code de Commerce a décidé de ne pas prononcer

la dissolution anticipée de la société bien que l’actif net soit devenu inférieur à la moitié du capital social. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4466

Pour avis

GLS GLOBAL LEGAL

Société d’Exercice Libéral à Responsabi- lité Limitée au capital de 30 000 Euros Siège social :

4, rue du Commandant Rivière

75008 PARIS

504 437 799 R.C.S. PARIS

Par décision de I’Associé Unique en date du 18 août 2010, il a été décidé de transférer le siège social du :

4, rue du Commandant Rivière 75008 PARIS au :

16, boulevard Saint-Germain 75005 PARIS à compter du 1 er septembre 2010. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4399

Pour avis

S.C.M. ATELIER DRUINOT

Société Civile au capital de 6 000 Euros Siège social :

8 impasse Druinot

75012 PARIS

480 255 603 R.C.S. PARIS

Aux termes d’u procès verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 27 mars 2009, il a été décidé de :

- nommer en qualité d’Associés-

Co-Gérants, à compter du 30 mars 2009 et pour une durée indéterminée :

Madame Nadine SALABERT demeu- rant 33, rue Crozatier 75012 PARIS, en remplacement de Monsieur Robin GIRAUD, démissionnaire. Madame Pauline MERCIER demeu- rant 1 bis, Passage de la Bonne Graine 75011 PARIS, Monsieur Fabrice ANTORE demeu- rant 8, rue Rouvet 75019 PARIS.

- réduire le capital social d’une somme

de 3 000 Euros, pour le ramener de 6 000

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Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro 43

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro
Annonces judiciaires et légales Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro
Annonces judiciaires et légales 1 2 Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales 1 2 Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales ces et petits travaux. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Pierre

ces et petits travaux. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Pierre HEBERT demeurant 73, rue du Professeur Emile Sergent 78680 EPÔNE. Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

4424

Pour avis

Aux termes d’un acte reçu par Maître Jean-François LEGRAND, Notaire Associé à Thoiry (Yvelines), le 6 août 2010, enregistré au Service des Impôts des Entreprises de Mantes la Jolie Est, le 20 août 2010, Bordereau 2010/926, Case 1,

il a été constitué une société civile pré-

sentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SCI DE CLEVES

Siège social :

15, rue de Bergette

78100 SAINT GERMAIN

EN LAYE Forme : Société Civile. Capital social : 1 000Euros. Le capital social est constitué en totalité par des apports en numéraire. Objet : l’acquisition, l’administration et l’exploitation par bail, location ou autrement, de tous les immeubles bâtis ou non bâtis, dont la société pourrait de- venir propriétaire par voie d’acquisition, d’apport, d’échange ou autrement.

A titre accessoire, la propriété et la

gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières par voie d’achat, d’échange,

d’apport, de souscription de parts, d’actions, obligations et de tous titres en général.

Et plus généralement, toutes

opérations pouvant se rattacher directe- ment ou indirectement à l’objet ci-dessus défini, pourvu que ces opérations ne modifient pas le caractère civil de la société. Durée : 99 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés, sauf dissolution anticipée ou prorogation. Gérance : Madame Christine Lucienne ESNAULT, acheteur demeurant Résidence Vendôme, 9, rue Emmanuel Chabrier 78330 FONTENAY LE FLEURY. Clauses d’agrément pour les cessions de parts :

les statuts stipulent une clause d’agré- ment du cessionnaire de parts sociales par les Associés statuant et réunis en Assemblée Générale Extraordinaire. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

4465

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Chavenay du 24 août 2010,

il a été constitué une société présen-

tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SHARE 2 S.A.R.L.

Siège social :

10, rue de la Mairie

78450 CHAVENAY

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 100 Euros. Objet : offrir des services de conseil à l’industrie hôtelière, en particulier dans le domaine de la commercialisation, la distribution et la gestion de revenus. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Toby MARCH demeurant 10, rue de la Mairie 78450 CHAVENAY.

Immatriculation : au Registre du Com- merce et des Sociétés de Versailles.

4456

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Rosny-sur-Seine du 16 août

2010,

il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

BUREAU D’ETUDES MOBILE DU MANTOIS

Sigle :

BE2M

Siège social :

28, rue André Chapart

78710 ROSNY SUR SEINE

Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 10 000 Euros. Objet : Objet social : études recherches et développements industriels

en mécatronique, conception et réalisation de systèmes d’information orientés NTIC, intégration de systèmes à composantes techniques humaines organisationnelles et économiques. Durée : 99 ans Gérance : Monsieur Laurent HOARAU demeurant 28, rue André Chapart 78710 ROSNY SUR SEINE. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

4427

MODIFICATION

DELPH ORCHID

Société à Responsabilité Limitée

au capital de 7 622 Euros Siège social :

7, avenue de Sceaux 78000 VERSAILLES 447 500 778 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes d’une décision en date du

1 er juillet 2010, l’Associé Unique a

- pris acte de la démission de

Monsieur Guillaume CHARPENTIER et

a nommé en qualité de nouveau Gérant, Madame Ghislaine BACHARD demeu- rant 7, avenue de Sceaux 78000 VERSAILLES, pour une durée illimitée.

- décidé d’étendre l’objet social aux

activités d’achat, vente, élaboration, distribution de produits de bien-être, de relaxation, cosmétiques, et accessoires ; la mise au point techniques relatives au

bien-être, à la relaxation, à la méditation, aux massages de bien-être ; le massage de bien-être, la relaxation, la méditation, l’organisation de tous stages dans le domaine du bien-être et de la méditation, ainsi que toute formation. L’article 11 des statuts a été modifié en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

4411

Pour avis

FCC DUCK HOLDING

Société Civile au capital de 2 000 Euros Siège social :

3, allée des Genets 78860 SAINT NOM LA BRETECHE 498 897 305 .C.S. VERSAILLES

Aux termes du procès verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 25 mars 2010, il a été décidé d’augmenter le capital social d’une somme de 684 000 Euros, en numéraire,

pour être porté de 2 000 Euros à 686 000 Euros. L’article 7 des statuts a été modifié en conséquence. Mention sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

4434

Pour avis

TOMECANIC BENETIERE SA

Société Anonyme au capital de 692 307 Euros Siège social :

27, avenue Charles de Gaulle 78410 AUBERGENVILLE

698 205 051 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes du procès-verbal de

l’Assemblée Générale ordinaire du

22 Juin 2010, les Associés ont décidé de

nommer Monsieur Dominique PERIER domicilié 26-28, rue Marius Aufan 92300 LEVALLOIS PERRET, en qualité de Commissaire aux Comptes suppléant, en remplacement de Monsieur Jean-Michel NEVEUX démissionnaire, pour la durée restant à courir du mandat de son prédécesseur soit jusqu’à l’Assem-

blée Générale Ordinaire appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le

31 décembre 2011. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis

4422 Le Conseil d’Administration.

MORRY FRANCE

Société par Actions Simplifiée au capital de 8 235 000 Euros Siège social :

Golf de Feucherolles Sainte Gemme 78810 FEUCHEROLLES

349 532 978 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes de l’Assemblée Générale

Ordinaire du 10 juin 2010, il a été décidé de nommer :

- Monsieur Michinari MORISHITA,

de nationalité japonaise, demeurant 1-1-15 Okamoto Setagaya-Ku - TOKYO (99217 JAPON), en qualité de Directeur Général, pour une durée indéterminée

- Monsieur Kenji FUJII, de nationalité

japonaise, demeurant 83, boulevard des

Etats-Unis 78110 LE VESINET, en

qualité de Directeur Général, pour une

durée indéterminée.

- la société CADERAS MARTIN,

Société Anonyme, ayant son siège social 76, rue de Monceau 75008 PARIS, imma- triculée au Registre du Commerce et des

Sociétés de Paris sous le numéro

312 665 318, en qualité de Commissaire

aux Comptes titulaire, pour une durée de six exercices.

- Monsieur Antoine GAUBERT

demeurant 39, rue Balard 75015 PARIS,

en qualité de Commissaire aux Comptes suppléant, pour une durée de six exercices. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

4438

SENCILLO

Société par Actions Simplifiée au capital de 125 000 Euros Siège social :

16, rue Grange Dame Rose 78140 VELIZY VILLACOUBLAY

487 568 446 R.C.S. VERSAILLES

Par délibération du 30 juin 2010,

l’Assemblée Générale Mixte, statuant dans le cadre des dispositions de l’article L. 225-248 du Code de Commerce, a décidé de ne pas prononcer la dissolution anticipée de la société bien que l’actif net soit devenu inférieur à la moitié du capital social. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

4476

Pour avis

du Commerce et des Sociétés de Versailles. 4476 Pour avis CLÔTURE DE LIQUIDATION ECAP Société à

CLÔTURE DE LIQUIDATION

ECAP

Société à Responsabilité Limitée

au capital de 7 622,45 Euros Siège social :

Le Technoparc - Espace Cristal 22, rue Gustave Eiffel 78300 POISSY 387 731 284 R.C.S. VERSAILLES Aux termes du procès verbal de

l’Assemblée Générale Extraordinaire du 20 août 2010, il a été :

- approuvé les comptes de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur de sa

gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du même jour.

Les actes et pièces relatifs à la

liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Versailles en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés.

Pour avis

4451

REQUÊTE EN VUE D'UN CHANGEMENT DE NOM

Arnaud GRENIER

demeurant

151, rue du Président Roosevelt

78100 SAINT GERMAIN EN LAYE

Monsieur Arnaud GRENIER, né le

22 octobre 1989 à Saint Germain en

Laye, dépose une requête auprès du Garde des Sceaux à l’effet de substituer

à son nom patronymique celui de :

MANNOURY

Pour avis

4473

Anne-Sophie GRENIER

demeurant

151, rue du Président Roosevelt

78100 SAINT GERMAIN EN LAYE

Mademoiselle Anne-Sophie GRENIER, née le 24 août 1986 à Poissy, dépose une requête auprès du

Garde des Sceaux à l’effet de substituer

à son nom patronymique celui de :

MANNOURY

4474

Pour avis

HAUTS DE SEINE

CONSTITUTION

Maitre Michel MOUCHTOURIS Notaires Associé 103, avenue Charles de Gaulle 92200 NEUILLY SUR SEINE Par acte reçu par Maitre Michel MOUCHTOURIS, le 28 juin 2010, enre- gistré au Service des Impôts des Entrepri- ses de Neuilly-sur-Seine, le 15 juillet 2010, bordereau 2010/455, case 1, extrait 7520, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

MARIADA

Siège social :

1, rue du Général Cordonnier 92200 NEUILLY SUR SEINE Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 7 800 000 Euros, entièrement libéré. Objet : propriété, administration, gestion, location de tous biens immobiliers. Durée : 99 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés, sauf dissolution anticipée ou prorogation.

Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010 - numéro 43

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Annonces judiciaires et légales 1 4 Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales 1 4 Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août 2010

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales SEINE-ST-DENIS CONSTITUTION SCI SORTELHA Société Civile Immobilière au capital de 1

SEINE-ST-DENIS

CONSTITUTION

SCI SORTELHA

Société Civile Immobilière au capital de 1 000 Euros Siège social :

25, avenue des Peupliers 93420 VILLEPINTE Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Villepinte du 21 juillet 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SCI SORTELHA Siège social :

25, avenue des Peupliers

93420 VILLEPINTE

Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 1 000 Euros. Objet : acquisition, aménagement, gestion, administration, exploitation de tous immeubles et biens immobiliers. Durée : 99 ans à compter de son imma- triculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Gérant : Mademoiselle Valérie ROBERTO demeurant 25, avenue des Peupliers 93420 VILLEPINTE. Cessions de parts : les parts sociales sont librement cessibles entre Associés. Toute autre cession est soumise au préala- ble à l’agrément de la collectivité des Associés. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. Pour avis

4416 La Gérance

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Aubervilliers du 23 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

LA RENAISSANCE

Siège social :

104, rue Danielle Casanova

93300 AUBERVILLIERS

Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 1 000 Euros. Objet : achat, vente et location de biens immobiliers. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Khalèd HAOUAS demeurant 11, Allée des Nonnais 49170 SOUCELLES. Clauses d’agrément pour les cessions de parts :

Les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société

est soumise à agrément de la collectivité des Associés réunie en Assemblée Générale. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny.

4452

Pour avis

MODIFICATION

PLEIN REGIME

Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social :

20, rue Louis Ampère 93330 NEUILLY SUR MARNE 491 964 185 R.C.S. BOBIGNY Par décision de l’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 1 er juillet 2010, il a été décidé de transférer le siège social :

20, rue Louis Ampère 93330 NEUILLY SUR MARNE

au :

3, Impasse du Presbytère Place de l’Eglise Saint Henri 13016 MARSEILLE à compter du même jour. Les statuts ont été modifiés en conséquence.

La société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Marseille et radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny.

4398

Pour avis

SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE HAPIM

Société Civile Immobilière

au capital de 7 622,45 Euros Siège social :

39, avenue Galliéni

93130 NOISY LE SEC

418 829 941 C.S. BOBIGNY

Aux termes d’une délibération en date du 30 avril 2010, la collectivité des Associés a nommé Monsieur Philippe BARBEROUSSE demeurant 66, boulevard Saint-Ange 66420 LE BARCARES, en qualité de Gérant de la

société pour une durée illimitée, en rem- placement de Monsieur Charles Henri BARBEROUSSE décédé et de Madame Suzanne BARBEROUSSE, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny.

4421

Pour avis

SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE BARIM

Société Civile Immobilière

au capital de 328 926,62 Euros Siège social :

39, avenue Galliéni

93130 NOISY LE SEC

333 622 678 BOBIGNY

Aux termes d’une délibération en date du 30 avril 2010, la collectivité des Associés a nommé Monsieur Philippe BARBEROUSSE demeurant 66, boulevard Saint-Ange 66420 LE BARCARES, en qualité de Gérant de la

société pour une durée illimitée, en rem- placement de Monsieur Charles Henri BARBEROUSSE décédé. Cette nomination intervient conformé- ment à l’article 47 des statuts prévoyant que Monsieur Philippe BARBEROUSSE soit nommé Gérant de la société en cas d’empêchement de Monsieur Charles Henri BARBEROUSSE. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny.

4420

Pour avis

SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE CEPIM

Société Civile Immobilière au capital de 7 622,45 Euros Siège social :

39, avenue Galliéni

93130 NOISY LE SEC

397 972 977 R.C.S. BOBIGNY

Aux termes d’une délibération en date du 30 avril 2010, la collectivité des Associés a nommé Monsieur Philippe

BARBEROUSSE demeurant 66, boulevard Saint-Ange 66420 LE BARCARES, en qualité de Gérant de la société pour une durée illimitée, en rem- placement de Monsieur Charles Henri BARBEROUSSE décédé et de Madame Suzanne BARBEROUSSE, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny.

4418

Pour avis

SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE BESIM

Société Civile Immobilière au capital de 15 244,90 Euros Siège social :

29-31, avenue Galliéni 93130 NOISY LE SEC 405 233 594 BOBIGNY

Aux termes d’une délibération en date du 30 avril 2010, la collectivité des Associés a nommé Monsieur Philippe BARBEROUSSE demeurant

66, boulevard Saint-Ange 66420 LE BARCARES, en qualité de Gérant de la société pour une durée illimitée, en rem- placement de Monsieur Charles Henri BARBEROUSSE décédé. Cette nomination intervient conformé- ment à l’article 47 des statuts prévoyant que Monsieur Philippe BARBEROUSSE soit nommé Gérant de la société en cas d’empêchement de Monsieur Charles Henri BARBEROUSSE. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny.

4419

Pour avis

BAXI

Société Anonyme au capital de 48 402 499 Euros Siège social :

157, avenue Charles Floquet 93150 LE BLANC MESNIL

602 041 675 R.C.S BOBIGNY

Aux termes du procès verbal de

l’Assemblée Générale Ordinaire en date du 30 juin 2010, il a été décidé :

- de ne pas renouveler les mandats des

Commissaires aux Comptes titulaire, la société PRICEWATERHOUSECOO-

PERS AUDIT et suppléant, Monsieur

Pierre COLL, venant à expiration à

l’issue de ladite Assemblée.

- de nommer, en leur remplacement,

en qualité de Commissaire aux Comptes titulaire, le cabinet DELOITTE &

ASSOCIES domicilié 5, Allée Helsinki 67300 SCHILTIGHEIM et suppléant, la société BEAS domiciliée 7-9, Villa Houssay 92524 NEUILLY SUR SEINE

CEDEX, pour une durée de six exerci- ces, soit jusqu’à l’Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2015. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny.

4412

Pour avis

AQUATHERMIQUE ASSISTANCE DU BÂTIMENT

Société à Responsabilité Limitée au capital de 6 000 Euros Siège social :

7, Allée Berthelot Etage 2 Porte 4

93290

TREMBLAY EN FRANCE

510

474 752 R.C.S. BOBIGNY

Par décision de I’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 16 août 2010, il a été décidé de transférer le siège social du :

7, Allée Berthelot Etage 2 Porte 4 93290 TREMBLAY EN FRANCE au :

19, avenue du Bois

77290 MITRY MORY

à compter du 1 er septembre 2010.

Les statuts ont été modifiés en conséquence. La société sera immatriculée au

Registre du Commerce et des Sociétés de Meaux et radiée du Registre du Com- merce et des Sociétés de Bobigny.

4406

Pour avis

ADJUDICATION

VENTE AUX ENCHERES PUBLIQUES

Au plus offrant et dernier enchéris- seur, En l’audience du Juge de l’Exécution du Tribunal de Grande Instance de Bobigny, 173, avenue Paul Vaillant Couturier, salle ordinaire desdites audiences, à 13 heures 30.

EN UN SEUL LOT

UN STUDIO et UNE CAVE

Sis à :

LA COURNEUVE (Seine Saint Denis) 25, avenue Victor Hugo

L’adjudication aura lieu le mardi 28 septembre 2010 à 13 heures 30.

Cette vente a lieu aux requête, poursuites et diligences du CREDIT FONCIER DE FRANCE, Société Anonyme à Directoire et Conseil de

Surveillance, au capital de 638 458 925 Euros, immatriculée sous le numéro

542 029 848 au Registre du Commerce

et des Sociétés de Paris, dont le siège

social est 19, rue des Capucines 75001 PARIS, agissant poursuites et diligences

de son Président Directeur Général domi-

cilié en cette qualité audit siège, ayant pour Avocat la SCP HOCQUARD

& ASSOCIES, et pour la validité Maître

Brigitte MARSIGNY, Avocat au Barreau de la Seine Saint-Denis.

DESIGNATION

VENDRE :

DES

BIENS

A

Les biens et droits dépendant d’un

immeuble sis à LA COURNEUVE (93), 25, avenue Victor Hugo, cadastré section

X numéro 32 pour une contenance de

202 M 2 et plus précisément les lots de

copropriété suivants :

LOT NUMERO DEUX (2) :

Au rez-de-chaussée du Bâtiment A,

UN STUDIO situé deuxième porte à gauche sur rue et comprenant, suivant procès-verbal de description du

12 novembre 2009 de Maître Gérard

MICHON, Huissier de Justice Associé à Bagnolet : une entrée, une salle d’eau avec bac à douche, lavabo, WC, une cuisine, une pièce principale ; le tout d’une superficie "Loi Carrez" de 23,22

M 2 ; étant observé que le lot numéro 2 inclut une partie des anciennes parties communes, à savoir les anciens WC com-

muns et une partie du hall, ainsi que cela

résulte du procès-verbal de Maître

Gérard MICHON en date du

12 novembre 2009,

Et les 64/1 000 èmes des parties communes du bâtiment A, Et les 57/1 000 èmes des parties communes générales ;

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Annonces judiciaires et légales 1 6 Les Annonces de la Seine - jeudi 26 août

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