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Zehani/Liberté
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M me NADIA LABIDI, MINISTRE DE LA CULTURE, HIER, AU FORUM DE “LIBERTÉ”

“Constantine sera la capitale de l’Algérie culturelle” P.2

sera la capitale de l’Algérie culturelle” P.2 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER EN PRÉVISION

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

EN PRÉVISION DE LEUR RAPATRIEMENT

Rafle policière à Oran contre les migrants subsahariens P.4

LIBERTE

MATCH AMICAL :

ALGÉRIE 4 - OMAN 1

Trop facile… ! P.23

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 6883 MARDI 31 MARS 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LE CHEF DU GOUVERNEMENT A ANNONCÉ HIER UNE LFC POUR PARER À LA CHUTE DES
LE CHEF DU GOUVERNEMENT A ANNONCÉ HIER
UNE LFC POUR PARER À LA CHUTE DES PRIX DU PÉTROLE
Le plan anticrise
de Sellal P .3
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DES PRIX DU PÉTROLE Le plan anticrise de Sellal P .3 APS UNE GRÈVE DES PNC

UNE GRÈVE DES PNC A PARALYSÉ L’AÉROPORT D’ALGER HIER

La direction d’Air Algérie cède sur toute la ligne P.4

direction d’Air Algérie cède sur toute la ligne P . 4 IL A ANIMÉ HIER UN

IL A ANIMÉ HIER UN POINT DE PRESSE AU CENTRE FAMILIAL DE BEN AKNOUN

Le directeur de la Casnos en avocat de “l’acte de cotiser” P.8

de la Casnos en avocat de “l’acte de cotiser” P.8 LE P r YAHIA ZOUBIR EXPLIQUE

LE P r YAHIA ZOUBIR EXPLIQUE LA SITUATION EN LIBYE

“Le danger est réel et vient surtout des groupes djihadistes qui sont bien armés” P.18

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surtout des groupes djihadistes qui sont bien armés” P.18 Publicité F.814 ANEP n°314 957 Liberté du

F.814

surtout des groupes djihadistes qui sont bien armés” P.18 Publicité F.814 ANEP n°314 957 Liberté du

ANEP n°314 957 Liberté du 31/03/2015

surtout des groupes djihadistes qui sont bien armés” P.18 Publicité F.814 ANEP n°314 957 Liberté du

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L’actualité en question

Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

M me NADIA LABIDI, MINISTRE DE LA CULTURE, HIER, AU FORUM DE “LIBERTÉ”

“Constantine sera la capitale de l’Algérie culturelle”

Si l’on avait accepté le principe de l’alternance, il aurait fallu attendre… 22 ans, comme les 22 pays arabes pour recevoir de nouveau en Algérie cette manifestation. Enfin, “le fait du prince” en a décidé autrement.

E n se proclamant “proche du milieu journalistique”, la ministre de la Culture a d’emblée souhaité que le Forum de Liberté constitue “une rencontre d’échanges” au lieu d’une simple séance de questions-réponses.

À ce sujet, elle ne tarira pas d’éloges à l’endroit de la presse dont l’apport est, selon elle, “extra-

ordinaire”. Elle avoue même y puiser : “Beaucoup d’idées”. “La presse

nous aide à nous mettre en éveil et à attirer notre attention notam- ment sur la situation des artistes. Il s’agit d’un tra- vail permanent. C’est pourquoi, nous envisa- geons en sa faveur de nouveaux dispositifs d’ac- cès à l’information. De même que nous voulons as-

seoir cette collaboration avec le ministère de la Communication à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de presse.” Attendue de pied ferme par les journalistes au su- jet notamment de la manifestation “Constanti- ne, capitale de la culture arabe” qui avant même sa tenue défraye déjà la chronique, la ministre sau- ra, et de manière subtile, désamorcer la bombe. Elle y veillera notamment en anticipant quelques questions. Comme celle ayant trait “au combien ça coûte ?” “Se préoccuper du coût n’est pas un ta- bou. On doit pouvoir en discuter. C’est d’ailleurs une chose tout à fait naturelle, voire légitime. Aus- si, nous veillerons, pour notre part, non seulement à ne pas dépasser le budget alloué, mais nous gar-

Par :

MOHAMED-CHÉRIF

LACHICHI

Zehani/Liberté
Zehani/Liberté

derons aussi un œil vigilant quant à une utilisa- tion rationnelle des deniers publics ainsi qu’un res- pect absolu des règles et des procédures en vigueur.”

M

me Nadia Labidi, ministre de la Culture, hier, au Forum de “Liberté”

Elle prendra l’exemple de l’édition. “Pour le livre, nous nous sommes aperçus que le budget consacré avait été dépassé par la commission. Dès lors, il faut surseoir à éditer un certain nombre de titres. Et ce n’est pas par mesure d’austérité mais par rigueur budgétaire.” La ministre de la Culture, une cinéaste de pro- fession, ne répugne pas à l’orthodoxie financiè- re. Et c’est tant mieux. “Nous avons besoin de transparence !”, n’hésite-t-elle pas à clamer. La mi- nistre indique même que des mécanismes de contrôle ont été mis en place et s’appliqueront à “tous les événements” qu’organisera son minis- tère. Sur ce registre, Nadia Labidi entend impli- quer les experts, les universitaires et les profes- sionnels dans le processus décisionnel et dans la gestion des fonds. “Il faut rompre avec les commissions maison car c’est trop lourd et cela peut créer parfois des dysfonctionnements”, assè- ne-t-elle. “S’agit-il donc d’une rupture ?”, lui de- mande alors sans détour une consœur plutôt avertie. Avec son ton mesuré et non moins diplo- matique, la ministre rétorque que c’est au contraire dans la continuité du programme du gouvernement qui prône, rappelle-t-elle, “la dé- mocratie participative” et “la bonne gouvernan- ce” dans les affaires publiques. Sur ce registre, la ministre de la Culture veut donner un prolonge- ment aux rencontres qu’elle a eues l’été dernier avec les acteurs du monde de la culture et des arts. C’est pourquoi, elle entend organiser les assises ou les états généraux de la culture en Algérie, un événement au cours duquel “un document sera proposé au débat”. Si l’on s’en tient à ses décla-

rations, la politique culturelle, selon Nadia Labi- di, doit être élaborée par le “dialogue” avec les ar- tistes et la prise en compte de leurs propositions. Qui s’en plaindrait d’ailleurs ! Aussi, sans verser,

à aucun moment, dans la langue de bois, Nadia

Labidi tentera toutefois de resituer l’enjeu, du moins celui qui lui incombe. Pour elle, la véritable gageure est surtout d’instituer “le fait culturel” ou du moins “laisser quelque chose après la manifes- tation”. Le défi est d’impulser, selon elle, “une dy- namique culturelle et une création artistique” qui puissent survivre après le baisser de rideau de l’événement.

Le Président a dit… Faute d’existence en Algérie de véritables indus- tries culturelles et d’un tissu économique adéquat, il est à parier que la ministre aura fort à faire pour exploiter de manière efficiente les nouvelles réalisations. Pour cela, M me Nadia Labidi s’engage résolument

à réhabiliter et à renforcer les prérogatives des di-

recteurs de wilaya qui, à leur tour, veilleront à ras-

sembler non seulement les activités, mais également les artistes. “Il s’agit de définir une car- te artistique de la wilaya avec ses potentialités écono- miques et touristiques ain- si que ses associations.” Elle appelle de tous ses vœux à cette “synergie”. La mi- nistre parle d’accompa- gner la société et de créer une culture de proximité. D’après elle, le ministère “gère seulement le secteur et non pas la culture. Et com- me l’on ne va pas se substi- tuer aux artistes et aux créateurs, on essaye donc de mettre en place les moyens et les infrastructures”. Interrogée sur le boycott prêté à certains artistes amazighophones, à l’ima- ge des chanteurs Idir ou encore Allaoua, la ministre a vite minimisé cette pré- tendue abstention en ten- tant de rassembler les

troupes. “Constantine, ca- pitale de la culture arabe ne sera pas boycottée. Nous venons de rencontrer Takfarinas qui a confirmé sa participation. Enfin, je crois qu’il ne faut pas surréagir ni extrapoler à partir de certaines déclarations. Cette manifestation est ouverte à tous les Algériens. Constantine sera la capitale de l’Al- gérie culturelle. Il faut rester ensemble pour réus- sir cette manifestation !”, martèle-t-elle, optimis- te en relevant une grande mobilisation des ar- tistes. D’après elle, la spécificité berbère de l’Al- gérie va se refléter tout au long du programme

culturel. “Il n’y a jamais eu de décision d’autori- té d’exclure notre passé et présent amazighs. Il s’agit de notre ADN ! Le cachet algérien, c’est précisé- ment le patrimoine amazigh qu’on va promouvoir à cette occasion.” D’après elle, “Constantine, l’ancienne Cirta, ca- pitale de Massinissa, est le cadre idoine à même de répondre de la double dimension amazighe et arabo-musulmane” de la ville des Ponts dont la topographie est unique au monde. Cela dit, l’appellation même de “Constantine, capitale de la culture arabe” semble poser un problème

à un intervenant. L’opération ayant été inscrite

à l’actif de l’Alesco, un organisme dépendant de

la Ligue arabe, le sort était jeté. Il faut dire que cette question de privilégier une identité au dé- triment d’une autre n’a pas manqué d’être sou- levée. L’hôte de Liberté tentera de lever le “mal- entendu” en remontant notamment à la genèse. “Le concept, capitale de la culture arabe ou euro- péenne ou autres est né à la suite d’une conféren- ce de l’Unesco. Le 26 décembre 2012, le président de la République a décidé de doter Constantine d’infrastructures culturelles. Il a donné également instruction à mon prédécesseur de faire entériner par l’Alesco (Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences, ndlr) une proposition por- tant précisément sur cette manifestation, Constan- tine, capitale de la culture arabe”. Sur ce point pré- cis, il y a lieu de rappeler que c’est la deuxième fois en moins de dix ans que l’Algérie accueille sur son sol cette manifestation et ce, après “Al- ger, capitale de la culture arabe” en 2007. Or, si l’on avait accepté le principe de l’alternan- ce, il aurait fallu attendre… 22 ans, comme les 22 pays arabes, pour recevoir de nouveau en Al- gérie ladite manifestation. Difficile donc pour la ministre qui, notons-le, s’en est acquittée, néan- moins avec brio, de justifier a posteriori une dé- cision qui relève des pouvoirs régaliens du chef de l’État. Le “fait du prince” a décidé qu’il en soit ainsi. Il reste seulement à savoir si cet événement, qui intervient à l’heure même où certains pays arabes guerroient entre eux dans la Péninsule… arabique, a encore un sens.

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où certains pays arabes guerroient entre eux dans la Péninsule… arabique, a encore un sens. Publicité

M-.C. L.

F.815

LIBERTE

Mardi 31 mars 2015

L’actualité en question

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LE CHEF DU GOUVERNEMENT A ANNONCÉ HIER UNE LFC POUR PARER À LA CHUTE DES PRIX DU PÉTROLE

Le plan anticrise de Sellal

Ce plan s’articule en gros autour de la maîtrise du commerce extérieur, avec comme axe prioritaire la lutte contre la corruption et la fraude dans le financement des importations.

L e gouvernement va recou- rir prochainement à une loi de finances complé- mentaire pour l’année en cours. L’Exécutif, de la bouche du Premier mi-

nistre, Abdelmalek Sellal, procédera dans les mois qui viennent à l’élabo- ration de la LFC pour 2015. M. Sellal en a fait l’annonce hier au cours de son intervention à l’inauguration de la conférence nationale sur le commer- ce extérieur. Le texte contiendra es- sentiellement des mesures qui traitent des questions économiques, notam- ment celles relatives à une meilleure maîtrise du commerce extérieur. Le texte va, en réalité, apporter les cor- rectifs sur le plan économique, deve- nus primordiaux suite aux effets de la chute drastique des prix du pétrole. À travers cette loi, l’État tentera de ren- forcer, entre autre objectifs, la lutte contre la corruption et la fraude constatée dans le financement des importations. Abdelmalek Sellal relève la désorga- nisation et l'anarchie qui caractérise le monde de l’import-export. Il a saisi l’opportunité de la tenue de cette ren- contre pour aborder quelques sujets dont il n’est certainement pas fier. Il si- tue d’emblée le contexte peu favorable lié à la baisse vertigineuse des cours du brut de pétrole à laquelle fait face l’économie nationale ces derniers mois. “Il va falloir affronter la situation avec des prix qui avoisineraient les 40, 50, 60 ou 70 dollars le baril”, indique- t-il. Le gouvernement étudie toutes les hypothèses possibles et analyse tous les scénarios imaginables qui peuvent se produire avec cette dégringolade des cours de l’or noir. Une nouvelle don- ne sur le marché marquée aussi par une hausse considérable des impor- tations qui ont atteint 58,3 milliards de dollars en 2014, alors que les expor- tations ont avoisiné les 63 milliards de dollars. Ce qui a engendré le recul de l'excédent de la balance commerciale à près de 4 milliards de dollars. Cependant, les exportations hors Hy- drocarbures ne couvrent que 25% de la valeur des importations. “Il faut ra- tionnaliser, vaille que vaille, les im- portations”, avertit Abdelmalek Sellal. Le Premier ministre souligne qu’un montant qui avoisine les 3 700 mil- liards de dinars, soit à peu près 40 mil- liards de dollars, ne passe pas par le cir- cuit bancaire. Cette liquidité circule ainsi entre les ménages et les opéra- teurs…

Près de 40 milliards de dollars circulent en dehors des banques À cette catégorie d’investisseurs, il demande d’investir en utilisant leur propres fonds, sans apporter plus de précisions à ce propos. En termes plus clairs, tout cet argent doit être re- couvré pour en faire profiter l’écono- mie nationale. Les banques disposent, également, af- firme-t-il, de liquidités évaluées à 2 324 milliards de dinars, soit l’équivalent de 25 milliards de dollars, à même de fi- nancer les projets d’investissements. Face à ces comportements frauduleux de certains opérateurs indélicats du commerce extérieur, marqués par du trafic dans le crédit documentaire, les prête-noms, la tricherie sur les produits introduits sur le marché national…, Sellal promet d’utiliser la force de la loi. “Cette fraude, cette spéculation, nous les combattrons avec force tel que le sti- pulent les lois de la République”, lan- ce-t-il avec fermeté. L’autre point qu’il a jugé utile d’abor- der est la diversification de l’économie

APS
APS

Amara Benyounès et Abdelmalek Sellal, hier, à l’inauguration de la conférence nationale sur le commerce extérieur.

en consacrant son indépendance ef- fective vis-à-vis des hydrocarbures. Car, argue-t-il, la “pérennité d’une économie passe impérativement par la production, l’œuvre des hommes”. Tous les accords signés avec les organismes internationaux seront, relève-t-il,

maintenus et respectés, mais avec une meilleure protection des intérêts du pays. “L’OMC on y va, mais à notre rythme. Car, si l’on décide d’y aller ra- pidement sans préserver les intérêts du pays, l’on risque de rencontrer de sé- rieux problèmes. L’on doit protéger, dans ce sens, tout ce qui risque de tou- cher à l’économie nationale”, explique-

t-il. L’Algérie, avoue-t-il, peut devenir

un pays émergent d’autant plus qu’el- le dispose de tous les atouts requis dont un savoir-faire, des ressources hu- maines qualifiées, une stabilité ma- croéconomique… “Nous devons at- teindre progressivement cet objectif”, es- time-t-il. Pour M. Sellal, le dévelop- pement économique doit se faire avec l’entreprise algérienne et des parte-

nariats sans, toutefois, négliger l’aspect social réservé régulièrement aux algé- riens. Si le maintien des subventions est confirmé par le Premier ministre, leur maîtrise et leur rationalisation de- meurent, néanmoins, de mise. À cet- te entreprise nationale, le premier chef de l’Exécutif accorde, selon ses dires, beaucoup d’attention. L’État va, indique-t-il, lui apporter soutien et accompagnement, surtout pour celle qui crée des richesses et des postes d’emploi. Des instructions données aux banques afin qu’elles octroient des crédits pour peu que ces prêts soient orientés vers l’investissement et non aux importations au détriment des in- térêts de l’État.

M. Sellal a demandé aux banques

d'accomplir leur rôle dans l'encadre- ment et la promotion du commerce extérieur en privilégiant le financement des investissements productifs avec un meilleur contrôle des importations qu’elles ont financées. L’État doit, dé- clare-t-il, aider les Algériens qui veu- lent exporter ou importer. “Ces im- portations doivent répondre, en re- vanche, aux besoins nationaux, desti- nées à la production”, nuance-t-il. Il est

grand temps, estime M. Sellal, de “créer une classe d’exportateurs et d’importateurs professionnels suivant

le produit, la branche d’activité et le pays de provenance ou de destina- tion”.

“Il faut créer une classe d’exportateurs et d’importateurs professionnels” Cette suggestion que résume cette phrase a permis à Abdelmalek Sellal de rappeler le projet de loi sur les licences d'importation, qui sera soumis au Parlement durant la session actuelle de printemps. Pour lui, soutient-t-il, le texte ne signifie guère un retour au monopole du commerce extérieur pratiqué durant les années 1970 et 1980. Sur un autre registre, le Premier ministre juge que la reprise prochai- ne du crédit à la consommation des- tiné à la production nationale contri-

buera à la réduction des importations et à une maîtrise plus efficiente du commerce extérieur. Le même constat est établi par son ministre du Com- merce, Amara Benyounès. “Après près de deux décennies d’ouverture écono- mique, les échanges commerciaux de notre pays demeurent marqués par une faible diversité des exportations constituées des hydrocarbures à hauteur de 96% et par un accroissement expo- nentiel des importations”, déplore-t-il. Traiter de la problématique du com- merce extérieur dans une perspective de diversification des exportations non pétrolières, c’est, selon lui, mettre en exergue les préoccupations liées à la disponibilité d’une offre exportable en quantité et en qualité. Il faut, ajoute-t-il, une cohérence entre

les politiques sectorielles et celles du commerce extérieur. L’autre souci d’Amara Benyounès est la capacité du pays à réduire l’impact de la chute des prix du pétrole sur les équilibres fi- nanciers extérieurs. Le ministre du Commerce soulève, en outre, le pro- blème de l’efficacité des institutions de gouvernance et de contrôle du com- merce extérieur et des flux financiers. Le ministre conclura son intervention par cette interrogation : “Dispose-t-on aujourd’hui d’une structure d’évalua- tion du commerce extérieur suffisam- ment compétente et de capacités d’ana- lyse à tous les niveaux dans ce domai- ne ?” Par ailleurs, la diplomatie éco- nomique doit être, selon le ministre des Affaires étrangères, Ramtane La- mamra, présent à cette conférence, une des composantes de la stratégie na- tionale du commerce extérieur. Le ministre souhaite une réorientation du commerce extérieur à destination des pays émergents et en voie de déve- loppement. Il exhorte les opérateurs à exporter vers les pays de l’Afrique subsaharienne qui ne constituent que 0,15% du total des exportations algériennes. Et pour mieux illustrer les aspirations du gou- vernement en matière de commerce extérieur et de l’après-pétrole, les or- ganisateurs ont invité le P-DG du groupe Cevital, M. Issad Rebrab, à ex- poser sa riche expérience dans les ex- portations. Sa phrase “pour exporter, il faut d’abord produire” résume tou- te la problématique qu’affrontent ac- tuellement les pouvoirs publics et qu’il faut résoudre au préalable. L’homme qui a fait passer l’Algérie de stade d’importateur à exportateur dans plusieurs domaines conseille les opérateurs à bien étudier leurs projets d’exportation et les avantages com- paratifs, à investir dans les équipe- ments de dernière génération et les res- sources humaines, réduire les coûts de la logistique tout en optant pour un meilleure choix du lieu de l’investis- sement.

BADREDDINE KHRIS

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Plan d’urgence

L’échec d’une

gouvernance

est patent et beaucoup de dirigeants portent la responsabilité de tout ce gâchis et ce temps perdu.”

V ive la chute du baril ! semble dire le Premier ministre. C’est une “opportunité précieuse” pour, enfin, penser à placer à l’international autre chose que les hydrocarbures. Mais pour arriver à cet objectif qui ne

relève point d’un mirage, et que ses prédécesseurs ont avancé avant lui, il faut commencer par réformer les instruments et les mécanismes qui le sous- tendent. Une réforme profonde des banques et des établissements financiers est plus que nécessaire ; indispensable pour une mise à niveau aux normes interna- tionales avec un calcul dans la prise de risques et une propension à accorder des crédits à des investissements productifs. Décréter même avec la force de la loi l’instauration obligatoire du chèque com- me mode de paiement pour assurer une traçabilité de toutes les transactions. Déclarer la guerre au marché informel et accepter de livrer la guerre aux lob- bies de tout genre qui se sont approprié et partagé le marché des importations. De véritables travaux d’Hercule attendent l’Exécutif qui doit faire accompa- gner son projet par une volonté politique de l’État, au plus haut niveau. Le pou- voir a, en face de lui, une population qui ne cesse de s’agrandir avec des re- vendications de plus en plus pressantes comme l’autosuffisance alimentai- re, l’accès au marché du travail notamment. Finalement, c’est parce qu’il y a le danger d’un impact pesant sur les équilibres financiers depuis la chute des prix du pétrole que l’on s’intéresse à l’expor- tation. Le peu de production nationale qui avait existé, comme le textile et le cuir, par

exemple, a été bradé quand il n’a pas été étouffé avec préméditation. L’échec d’une gouvernance est patent et beaucoup de dirigeants portent la res- ponsabilité de tout ce gâchis et ce temps perdu. La LFC, cuvée 2015, sera donc le réceptacle où seront portées des décisions qui viendront améliorer la qualité du climat des affaires, d’une part, et faciliter leur aboutissement, d’autre part, en dehors de toute entrave bureaucratique ou politique des investissements productifs.

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L’actualité en question

Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

UNE GRÈVE DES PNC A PARALYSÉ L’AÉROPORT D’ALGER HIER

La direction d’Air Algérie cède sur toute la ligne

La direction d’Air Algérie s’est engagée à transformer immédiatement les CDD en CDI et de recruter 400 PNC permanents dès le mois d’avril et 250 saisonniers durant l’été. Elle a accepté aussi d’élaborer une nouvelle classification salariale pour les PNC.

L a grève du personnel na- vigant et commercial d’Air Algérie, déclenchée hier aux aurores par le syndicat SNPNCA et qui a paraly- sé l’aéroport internatio-

nal d’Alger, a pris fin à 15h, après de laborieuses négociations entre les deux parties en conflit. La direction d’Air Al- gérie, qui devait donner une réponse diligente sur une série de revendica- tions ayant déjà fait l’objet d’un pré- avis de grève qui a expiré jeudi, a ac- cédé, au final, aux doléances du syn- dicat.

Le président-directeur général de la compagnie aérienne nationale, Mo- hamed-Salah Boultif, en mission à l’étranger, a instruit les négociateurs d’Air Algérie de satisfaire de suite les revendications qui peuvent l’être. Se- lon le président du SNPNCA, Karim Ourrad, joint hier par téléphone, la di- rection d’Air Algérie a répondu favo- rablement aux trois principales re- vendications du personnel navigant et commercial, à savoir la réduction de la charge du travail, la promotion des contrats à durée déterminée (CDD) en contrats à durée indéterminée (CDI) et les revalorisations salariales. “Le

Zitari Archives/Liberté
Zitari Archives/Liberté

La grève des PNC a cloué les avions au sol jusqu’à 15h hier.

P-DG a donné consigne pour une exé- cution immédiate des engagements pris”, a tenu à souligner notre inter- locuteur qui s’est réjoui donc de ce que la direction d’Air Algérie ait décidé de promouvoir l’ensemble des CDD en CDI au courant du mois d’avril, ain-

si que de recruter, durant le même mois, 400 PNC, lesquels seront renforcés durant la haute saison par 250 saisonniers. S’agissant de la question de la reclas- sification salariale, la direction d’Air Algérie et le syndicat des PNC ont

convenu de travailler en commission de hiérarchisation dès le 4 avril pro- chain. Le président du SNPNCA a ras- suré quant à un classement des PNC en seconde position en termes de sa- laires de la compagnie. Le mouvement de grève des PNC a fortement affecté le programme des vols d’Air Algérie. Des milliers de voyageurs, non aver-

tis du débrayage, ont vu leurs nerfs mis

à rude épreuve. Surtout qu’ils ne sa-

vaient pas à quelle source d’informa- tion s’abreuver. “Je devais prendre le vol de 7h30 en partance pour Paris. Je suis encore là, sans savoir quand la grève

cessera. Mes enfants et moi commen- çons déjà à stresser”, s’est écriée une jeune mère de famille qui devait prendre un vol du matin, mais qui n’avait pas encore embarqué à 13h. L’annonce, deux heures plus tard, de la reprise des vols s’est accompagnée d’un immense ouf de soulagement de passagers qui avaient craint que le dé- brayage ne dure plus longtemps. D’au- tant que l’information relative à la mis- sion le jour même de Mohamed-Salah Boultif à l’étranger s’était répandue dans les halls de l’aéroport. Ce dernier se trouvait en effet en France dans la cadre d’une opération d’acquisition

d’avions pour le renforcement de la flotte d’Air Algérie. Dans un communiqué rendu public hier, la direction d’Air Algérie a évo- qué, pour sa part, une grève sans pré- avis ayant provoqué des perturba- tions sur le programme de vols initial. Elle a aussi confirmé l’aboutissement des négociations avec le syndicat. “Des discussions avec les parties compé-

tentes ont été entamées et ont débouché sur la suspension du mouvement de grè- ve et la reprise du travail vers 15h. Air Algérie tient à signaler que seulement 17% des vols se sont effectués, ce qui a causé la perturbation d’une bonne partie du trafic”, a noté le communi- qué d’Air Algérie. Pour rappel, le personnel navigant commercial a dénoncé des conditions professionnelles intenables, notam- ment les réquisitions pour nécessité de service, lesquelles ont été exagérées au point de générer, selon des sources proches du syndicat, un cumul de congés non consommés de centaines de mois. Il a dénoncé aussi la longévité (5 ans) de contrats à durée déterminée (CDD) et, enfin, le non-respect du ra- tio international en matière salariale.

SOFIANE AÏT IFLIS

EN PRÉVISION DE LEUR RAPATRIEMENT

Rafle policière à Oran contre les migrants subsahariens

P lusieurs quartiers du centre-ville d’Oran et sa périphérie ont été, hier matin, le théâtre d’une vaste opération des services de po-

lice appuyés par leurs collègues de la Gendar- merie, ciblant à nouveau les migrants subsaha- riens, toutes nationalités confondues. Officiel- lement, c’est la seconde rafle, après celle menée le 24 décembre 2014, entrant dans le cadre du “ra- patriement” des Nigériens et ce, conformément “à la demande des autorités du Niger”. Alors que 200 Nigériens, des femmes et des en- fants majoritairement, avaient été reconduits dans leur pays, un mois après leurs arrestations, cer- tains pères de famille, originaires de Zinder au Niger, seraient revenus en Algérie, nous dit-on.

Et c'est pour cette raison que les forces de sécu- rité ont investi les hôtels de M'dina J'dida alors qu'au niveau du rond-point dit Bouchikhi, à Bir el-Djir, de véritables courses poursuites se sont engagées entre policiers, parfois en civil, et des dizaines de migrants clandestins qui tentaient de fuir ou de semer leurs poursuivants en em- pruntant les ruelles des quartiers limitrophes. Ce rond-point est connu pour être le lieu de ras- semblement de dizaines de travailleurs journa- liers, manœuvres, porteurs, algériens mais sur- tout migrants subsahariens en situation régulière ou irrégulière. Les employeurs occasionnels, que ce soient des particuliers ou des entreprises du bâtiment, sa-

vent qu’ils y trouveront une main-d’œuvre bon marché. C’est donc tout naturellement que les po- liciers ont investi, vers 7 heures du matin, cette place arrêtant et embarquant tous les migrants qu’ils attrapaient. Comme pour la première opération, l’ensemble des migrants arrêtés - plus d’une cinquantaine - dont deux femmes, a été acheminé vers le centre de l’enfance assistée relevant de la direction de l’action sociale, où se trouvaient le Croissant-Rouge, des médecins et des employés de la DAS. Pendant plusieurs heures, les migrants de diverses nationalités, ni- gériennes, camerounaises, maliennes, guinéennes et libériennes, y ont été retenus pour un contrô- le d’identité. Tous ceux qui pouvaient prouver

leur nationalité autre que nigérienne, ont fini par être relâchés. Sur place, nous en avons rencon- tré plusieurs qui nous ont expliqué avoir été pho- tographiés, avoir fait l’objet d’un contrôle d’iden- tité et d’un relevé d’empreintes. Parmi nos in- terlocuteurs, deux jeunes Maliens qui n’ont pas 18 ans, ont encore le visage marqué par la peur. Cela fait trois jours qu’ils sont à Oran. Un autre, plus âgé, qui se dit être Guinéen, se trou- ve à Oran depuis 8 mois. Tous, sans exception, redoutent, plus que tout, ces rafles et tous nous disent, avant de s’en retourner à pied, qu’ils ne sont que de passage à Oran le temps de pouvoir se payer la prochaine traversée vers l’Espagne.

D. LOUKIL

INFORMATION DE PROXIMITÉ

Un bureau de l’Entreprise nationale de télévision à Laghouat

U n bureau de l’Entreprise na- tionale de télévision sera ouvert dans la wilaya de Laghouat en

2017 pour consacrer l’information de proximité, a annoncé, hier à Laghouat, le ministre de la Communication, Hamid Grine. S’exprimant lors d’un point de presse au siège de la radio ré-

gionale de Laghouat, M. Grine a in- diqué que cette structure, inscrite au titre de la “consécration de l’informa-

tion de proximité, figure parmi une sé- rie de projets du secteur, actuellement en phase des études techniques, et de- vant voir le jour d’ici à 2017 dans cet- te wilaya”. Le ministre a, en outre, fait savoir que le taux de couverture radiophonique atteindra, en 2016, près de 98% du ter- ritoire de la wilaya de Laghouat, avec la mise en service dernièrement de la station terrestre de diffusion numé-

rique d’Aflou (110 km de Laghouat). Concernant l’information de proxi- mité, M. Grine a mis l’accent sur l’im- portance de ce mode d’information et son rôle central dans la sensibilisation du citoyen sur les programmes de développement qui leur sont destinés, avant de faire état, dans ce sens, d’une “stratégie visant à ancrer l’importance de ce rôle”. Le ministre a annoncé, par ailleurs, l’existence d’une étude en

ÉDUCATION À BÉJAÏA

Les corps communs protestent

cours pour la création, par cinq jour- naux publics, d’une société nationale de messagerie de la presse visant à mettre fin aux difficultés rencontrées dans la distribution de la presse na- tionale, ainsi que la réalisation pro- chaine d’imprimeries de presse dans

les wilayas de Tamanrasset, Illizi et Tindouf. Il a fait part, sur un autre re- gistre, de l’élaboration d’une stratégie

à double dimension, l’une visant à

stopper la réception, au niveau de certaines wilayas frontalières, des pro- grammes de radios étrangères, et l’autre la possibilité pour les auditeurs de capter, là où ils se trouvent, les ra- dios de leur choix. Tout en appelant à faire preuve de pro- fessionnalisme dans la pratique jour- nalistique, loin de la diffamation et de l’insulte, et dans l’intérêt du dévelop-

pement.

L es corps communs et ouvriers profes- sionnels du secteur de l’éducation à Béjaïa, affiliés à l’UGTA, sont mécontents. Ils ont

organisé, hier matin, un rassemblement devant le siège de l’union de wilaya (UGTA) pour at- tirer l’attention de leur tutelle sur l’état de précarité dans lequel ils se débattent et expri- mer leur colère quant à la non-satisfaction de plusieurs revendications qu’ils ont maintes fois réitérées.

Des revendications qui s’articulent notam- ment autour de la révision du statut particulier des corps communs et ouvriers professionnels, de l’augmentation des salaires en fonction du pouvoir d’achat, leur intégration dans le statut particulier de l’éducation, le versement de toutes les primes dont a bénéficié le corps de l’éducation et l’intégration des contractuels dans le secteur. Selon un membre du syndicat des corps communs et ouvriers professionnels

de l’éducation à Béjaïa, “outre les augmentations de salaires qui ont été en deçà des attentes des tra- vailleurs et ouvriers des corps communs, l’abro- gation de l’article 87 bis n’a été d’aucun secours puisque beaucoup ne bénéficieront pas de ma- jorations sur leur salaire”. Les protestataires, qui estiment que l’action d’hier est un rappel à l’UGTA pour dire que les promesses qui leur ont été faites pour la prise en charge de leurs revendications n’ont pas été

tenues, n’écartent pas d’aller vers d’autres formes d’actions protestation. “Nous allons demander à l’UGTA d’assumer ses res- ponsabilités avant de décider d’autres actions pour les jours à venir”, a-t-on indiqué. “Notre déception est si grande que nous n’avons même pas attendu la reprise des classes pour prendre le chemin de la protesta”, estime un syn- dicaliste.

H. KABIR

LIBERTE Mardi 31 mars 2015

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR M.-C. LACHICHI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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UN REGAIN D’INTÉRÊT À ENCOURAGER

Rush des vacanciers dans le Sud

D’INTÉRÊT À ENCOURAGER Rush des vacanciers dans le Sud ■ Une fois n’est pas coutume. À

Une fois n’est pas coutume. À en croire les

échos qui nous parviennent de plusieurs éta- blissements touristiques et agences de voyages, de nombreuses familles algériennes ont préféré

passer leurs vacances scolaires de printemps dans le sud du pays. Un regain d’intérêt pour notre vaste pays qui est très certainement à en- courager.

AVEC UNE ZONE D’ACTIVITÉS ET DE DÉPÔT À L’ABANDON

Pourquoi refuse-t-on l’investissement à Oum El-Bouaghi ?

Alors que l’on ne cesse de parler de réhabilitation et de requalification de zones industrielles, à coups de millions de dinars pour leur permettre d'accueillir d'éventuels et non moins réels investisseurs à même d’impulser une nouvelle dynamique économique dans la wilaya, l’état des

voies d’accès à la zone d'ac- tivités et de dépôt (ZAD) d’Oum El-Bouaghi ne pro- met guère d’entrevoir une telle perspective. La wilaya restera encore longtemps, semble-t-il, tributaire de sa vocation agricole et céréa- lière, elle-même toujours dépendante de la clémence du ciel.

tributaire de sa vocation agricole et céréa- lière, elle-même toujours dépendante de la clémence du ciel.

THÈME D’UNE COMMUNICATION AUJOURD’HUI

La bataille pour la restitution des œuvres d’art du musée des Beaux-Arts d’Alger

Andrew Bellisari, un

doctorant en histoire à Harvard University aux États-Unis, va présenter, aujourd’hui à 18h, au Centre d'études diocé- sain Les Glycines, à Al- ger, une communication sous le titre “L’art de la décolonisation ou la ba- taille pour la restitution des œuvres d’art du mu- sée des Beaux-Arts d’Al- ger” qui va remonter à mai 1962 lorsque les ad- ministrateurs français du musée des Beaux-Arts d’Alger commandent le

transfert, sous escorte militaire, de près de 300 œuvres d’art vers la métropole à des- tination du musée du Louvre. Parmi ces toiles, des chefs-d’œuvre de la peinture française : Monet, Renoir, Pissarro, Degas et De- lacroix. Cependant cette collection n’appartenait plus à la Fran- ce. En effet, en vertu des accords d’Évian, la collection rapatriée en France était devenue la propriété officielle de l’État algérien.

devenue la propriété officielle de l’État algérien. SAFINEZ BOUSBIA S’ESTIME LÉSÉE DANS SES DROITS

SAFINEZ BOUSBIA S’ESTIME LÉSÉE DANS SES DROITS D’AUTEUR

La

réalisatrice

d’“El-

Gusto”

s’insurge

En sa qualité de réalisatrice et de détentrice des droits de propriété intellectuelle sur le film El Gusto, Safinez Bousbia s’insurge devant le fait que certaines chaînes de télévision algériennes et étrangères diffusent, sans son autorisation, des extraits de son œuvre. Ce qui constitue une infraction et une violation de la loi, passibles de sanctions pénales.

entendeur

À bon

UNE INITIATIVE QUI EN APPELLE D’AUTRES

Création d’un collectif pour un moratoire contre le gaz de schiste

Des militants antigaz de schiste se sont constitués, hier, à Alger, en un collec- tif national pour un mora- toire contre le gaz de schis- te en Algérie. Ce collectif a pour vocation de militer contre le pétrole et le gaz de schiste en sensibilisant no- tamment contre les risques environnementaux que fait courir leur exploitation.

APRÈS L’ATTAQUE DU MUSÉE DU BARDO

Des artistes américains renoncent à se produire en Tunisie

Des artistes américains renoncent à se produire en Tunisie ■ Coup dur pour notre ami Mourad

Coup dur pour notre ami Mourad Mathari, l’organisa- teur de “Jazz à Carthage” qui vient de signaler la défection de plusieurs artistes améri- cains à cette manifestation qui devait s’ouvrir le 8 avril prochain à Tunis. Parmi les têtes d’affiche qui ont renoncé à faire le dépla- cement tunisien, on peut citer notamment le bassiste Stanley Clarke ou encore le guitariste John Scofield. Loin de se lais- ser abattre, le producteur de

spectacles tunisien envisage, d’ores et déjà, un plan B en clamant à qui veut l’entendre la célèbre citation “The show must go on !” (le spectacle doit continuer). À rappeler, enfin, que la Tu- nisie est une terre de prédi- lection pour le jazz auquel elle avait inspiré le fameux “Night in Tunisia” de Dizzy Gillespie, un standard im- mortel !

UN MATÉRIEL PÉDAGOGIQUE QUI PERMET DE REPRODUIRE DES SITUATIONS ET DES ENVIRONNEMENTS DE SOINS

Un simulateur pour la faculté de médecine de Sétif

L’université Ferhat-Abbès de Sétif vient d’acquérir un simulateur en sciences médi- cales pour les travaux pratiques des étudiants en médecine. L’annonce en a été faite di- manche par le directeur, le P r Djenane, lors de son allocution d’inauguration du 12 e cours international sur le diabète et les maladies métaboliques qui se déroule depuis le 27 mars, et ce, jusqu’au 2 avril à Sétif. Il est à noter que ce matériel pédagogique permet de reproduire des situations et des environnements de soins pour enseigner des procédures diagnos- tiques et thérapeutiques et permettre de répéter des processus et des situations cliniques ou des prises de décision par les étudiants.

ARRÊT SUR IMAGE

(Ph. Rachid B.)
(Ph. Rachid B.)

VU À ANNABA

Après les lois de la République, les règles de l’urbanisme bafouées

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L’actualité en question

Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

IL A ACCUSÉ BOUTEFLIKA DE VOULOIR GAGNER DU TEMPS AVEC LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION

Ali Fawzi Rebaïne : “La situation du pays est préoccupante”

Lors d’une conférence de presse, animée, hier, au siège de sa formation à Alger, Ali Fawzi Rebaïne, chef d’Ahd 54, n’y est pas allé de main morte pour fustiger le pouvoir de Bouteflika qu’il accuse de tous les maux.

D ’emblée, M. Rebaïne a estimé que la situation dans le pays “est plus que préoccupante”, accusant les te- nants du pouvoir d’avoir fait de l’Algérie “un pays de voleurs et de corrompus”.

La sortie du chef d’Ahd 54 se veut aussi un bilan d’une tournée nationale qui l’a conduit vers les Hauts-Plateaux et dans le Sud, notamment. “À In- Salah, les gens achètent de l’eau”, a-t-il dit pour donner une image de la situation générale du pays, appuyant ses dires par “cette crise de carburant qui perdure” à proximité des champs pétroliers et ga- ziers. “Le pouvoir n’a fait que consommer l’argent des Algériens sans rien produire”, appuie-t-il en- core, précisant que “selon les chiffres révélés, ils ont consommé 900 milliards de dollars en 15 ans, mais sans résultat”. Les griefs de l’ancien candidat à la présidentielle contre l’actuel locataire d’El-Mou- radia ne se résument pas uniquement à cet aspect. Ali Fawzi Rebaïne accuse encore Bouteflika d’ins- trumentaliser la justice pour préserver ses mi- nistres. Il cite les affaires de corruption, comme So- natrach et Khalifa. “Nous savons que le verdict touchera uniquement les plus faibles, mais jamais les vrais respon- sables”, a-t-il dit, plaidant “pour une réelle indé- pendance de la justice”, en procédant, a-t-il ajou-

té, “à la mise sur place de plusieurs syndicats de juges et surtout déchoir le chef de l’État de sa qualité de premier magistrat du pays”. “La justice est aux ordres”, a-t-il encore asséné, in- diquant qu’“il est difficile de faire confiance à un régime qui a fait de cette institution un instrument pour se protéger et protéger les voleurs”. Sur un autre sujet, il a indiqué que “le gaz de schiste est une vraie menace”. De ce fait, renchérit-il, “il est judicieux d’arrêter toute exploration”. “Nous sommes contre son exploitation et tout débat sur le sujet doit éma- ner de la société et non pas d’entreprises et autres multinationales.” Interrogé sur le projet de la ré- vision constitutionnelle, le chef d’Ahd 54 a esti- mé que le problème de l’Algérie réside dans l’ab- sence de volonté politique pour trouver des so- lutions, et non pas “dans des manœuvres pour ga- gner du temps”. Concernant la lettre de Boutefli- ka à l’occasion du 19 Mars, M. Rebaïne s’est dit “choqué” par les propos tenus dans la missive, rap- pelant que “Bouteflika est malade et ne dispose pas de toutes ses facultés”. Une manière d’accuser “des proches du chef de l’État” d’agir en son nom. “Après la lecture de cette lettre de menaces, on s’attendait à ce que Bouteflika décrète un état de siège pour pro- céder à l’arrestation de tous ceux qui ne sont pas avec le pouvoir”, a ironisé le chef d’Ahd 54.

MOHAMED MOULOUDJ

Zehani/Archives Liberté
Zehani/Archives Liberté

STATUT DU MAGISTRAT

Aïdouni plaide pour plus d’indépendance

L président du Syndicat national des ma-

gistrats, Djamel Aïdouni, a appelé, hier, à

e

la

révision de la législation relative aux ma-

gistrats qui, a-t-il soutenu, “accuse des lacunes et des carences”. Le magistrat, qui était l'invité du Forum de la Radio nationale, a indiqué que les réformes du secteur de la justice initiées de- puis l'an 2000, notamment pour ce qui est de la révision des lois, “ont été opérées dans la préci- pitation, d'où les carences enregistrées quant à l'application”. Il a appelé, à cet égard, à réviser la législation relative au corps des magistrats afin d'insuffler une dynamique à l'action de la jus- tice. Le responsable est revenu sur le statut des magistrats et les dispositions de la Constitution portant sur l'indépendance de la justice qui né- cessitent, selon lui, un amendement de manière à favoriser la consolidation de l'indépendance de la justice et du magistrat conformément aux normes mondiales consacrées par la charte des Nations unies et mises en œuvre par les pays dé-

veloppés. Il a appelé à la révision de la Consti- tution de sorte qu'elle permette au magistrat de

saisir le Conseil supérieur de la magistrature lorsqu'il est sujet à des pressions dans le cadre de ses fonctions. “Le renforcement de l'indé- pendance de la justice et la séparation du pou- voir judiciaire par rapport aux autres est de na- ture à conforter l'État de droit”, a-t-il soutenu. Le syndicat des magistrats veut qu’à la faveur de la prochaine révision constitutionnelle soit reconsidérée la composante du Conseil supé- rieur de la magistrature, actuellement présidé par le président de la République, afin de dy- namiser cette instance et lui conférer davanta- ge d'indépendance vis-à-vis de l'instance exé- cutive, a fait savoir M. Aïdouni. À une question sur l'interférence du pouvoir exécutif dans le tra- vail des magistrats, il a répondu par la négati- ve. Le statut de la magistrature dans tout État est le baromètre de l'indépendance de son corps judiciaire, a-t-il fait valoir, préconisant

dans le même ordre d'idées l'autonomie finan- cière et la révision du système d'indemnisation des magistrats pour éviter qu'ils ne succombent à la corruption et à d'autres attraits financiers. Par ailleurs, le magistrat a suggéré la révision des textes de loi pour faciliter le recours du ci- toyen à la justice, notamment pour ce qui est des frais judiciaires. Il a souligné la nécessité de trou- ver des mécanismes afin de limiter le recours à l'appel et au pourvoi en cassation devant la Cour suprême et le Conseil d'État, notamment en ma- tière civile. M. Aïdouni est revenu sur les affaires de corruption faisant remarquer que la situation n'était pas nouvelle. Les tribunaux ont déjà eu à traiter pareils dossiers, a-t-il dit, ap- pelant à soutenir les magistrats dans leurs efforts pour juguler ce fléau. Il a, en outre, mis en avant le caractère obligatoire de la formation pour l'amélioration des compétences du ma- gistrat. Le magistrat, qui refuse la formation, en- court des mesures disciplinaires, a-t-il laissé en-

tendre. Pour ce qui est de la détention préven- tive, le magistrat a indiqué que seuls 11% des prévenus en Algérie étaient en détention pré- ventive. Ceux qui ont été condamnés ou ont in- troduit des recours contre les décisions de justice ne sont pas considérés en détention pré- ventive au yeux de la loi, a-t-il expliqué. La loi dote les magistrats d'un pouvoir discrétionnaire pour reconduire la détention préventive selon les affaires et peines en découlant, a renchéri M. Aïdouni. “La marge d'erreur dans l'appréciation et l'action du juge est minime contrairement à ce que d'aucuns veulent faire accroire”, a affir- mé le magistrat qui a dit s'opposer, ainsi que la plupart des magistrats du syndicat national, à l'abolition de la peine de mort. Il a considéré que la question devait être examinée dans le cadre d'un débat objectif et serein avec la participa- tion des tous les acteurs de la société.

R. N./APS

INTERVENTION ARABE AU YÉMEN

Le silence gêné des Frères musulmans

D. R.
D. R.

Intervention militaire de l’Arabie Saoudite au Yémen.

S i les salafistes se rangent der- rière leur maître à penser et ap- puient l’offensive militaire,

considérant les chiites comme leur principal ennemi dans la région, avant même Israël, les Frères mu- sulmans, en revanche, sont assis entre deux chaises : soutenir l’of- fensive militaire arabe et, par là même, soutenir le président Al-Sis- si, qui considère cette guerre com- me une guerre sainte. Au moment où les principaux prê- cheurs saoudiens, à l’instar du Chei- kh El-Arifi, appellent ouvertement à lutter contre ce qu’ils considèrent comme une expansion chiite dans la région, qui serait manipulée par l’Iran, les relais salafistes, notam- ment en Égypte, font la promotion de cette “guerre sainte” et consacrent la chasse aux chiites comme action prioritaire. D’autres prêcheurs, à l’image d’Al-Qaradaoui, se sentent gênés, d’autant plus qu’ils ne veu- lent pas paraître soutenir le prési-

dent égyptien, estimant que “cette guerre n’a aucun sens” en affir- mant que “l’Arabie saoudite, tout comme elle avait soutenu Al-Qaïda, avant de se retourner contre elle, a soutenu les Houthis avant de se re- tourner contre eux”. Ces affirma- tions sont en complète contradic- tion avec le communiqué publié par l’union des Frères musulmans, pré- sidée par Al-Qaradaoui himself, lequel soutient clairement l’offen- sive militaire au Yémen, considé- rant les Houthis comme des enne- mis manipulés par l’Iran. En Algé- rie, les islamistes adoptent un si- lence gênant, d’autant plus que la position officielle a été fidèle aux principes défendus depuis toujours par la diplomatie algérienne. Les salafistes brillent par leur si- lence, même s’ils ne cachent pas leur soutien à l’offensive conduite par les Saoudiens, alors que les Frères mu- sulmans préfèrent s’asseoir entre deux chaises. Selon le secrétaire

national des affaires politiques et économiques au MSP, Farouk Ti- four, son mouvement soutient cet- te offensive, tout en espérant que cette dernière contribuera à res- taurer la légalité au Yémen et tout en appelant la coalition arabe à ne pas abandonner ce pays juste après la fin des hostilités militaires, com- me elle l’a fait par le passé. Les autres responsables politiques de la mouvance islamiste gardent le silence. Seul à prêcher ouverte- ment le soutien à l’offensive arabe, l’ancien journaliste, devenu très actif depuis son implication dans le conflit syrien. Anouar Malek sou- tient ouvertement l’initiative saou- dienne et critique la position offi- cielle algérienne, estimant que cel- le-ci affaiblirait davantage la place de l’Algérie au sein de la Ligue arabe, et accusant Alger de dé- fendre la position iranienne dans ce conflit.

A. B.

LIBERTE

Mardi 31 mars 2015

L’actualité en question

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LA BANQUE D’ALGÉRIE POURSUIT LA RÉSORPTION DE L’EXCÈS DE LIQUIDITÉS SUR LE MARCHÉ MONÉTAIRE

Faut-il s’attendre à une accélération de l’inflation cette année ?

La Banque d’Algérie poursuit son action de résorption de l’excès de liquidités sur le marché monétaire par la mise en œuvre des instruments indirects de la politique monétaire.

“L e montant absorbé au titre de la re- prise de liquidités par appels d’offres a atteint 1 200 mil- liards de dinars, à

fin janvier 2015, contre un objectif de 1 350 milliards de dinars à fin dé- cembre 2014, soit un recul de 150 milliards de dinars”, annonce la Banque d’Algérie. Les encours des re- prises de liquidités à 7 jours, 3 mois et 6 mois s’élèvent respectivement à 846 milliards de dinars, 275 milliards de dinars et 79 milliards de dinars. La facilité de dépôt souscrite par les banques a enregistré un recul impor- tant de près de 374 milliards de dinars, passant de 469 milliards de dinars à fin décembre 2014 à 95 milliards de di- nars à fin janvier 2015. Durant cette période, le marché monétaire inter- bancaire continue d’être marqué par des demandes exprimées sur le seg- ment des opérations au jour le jour et à terme. L’encours sur ce marché a at- teint 159,4 milliards de dinars à fin janvier 2015 contre 96,5 milliards de dinars à fin décembre 2014, soit une hausse de près de 63 milliards de di- nars. Par ailleurs, l’activité du marché des valeurs d’État a enregistré une ten- dance baissière de 16 milliards de dinars. “L’encours des valeurs d’État, émis par voie d’adjudication sur le marché monétaire, a atteint 775 mil- liards de dinars à fin décembre 2014

Liberte
Liberte

L’inflation s’est établie à 2,92% à décembre 2014 contre 3,26% à décembre 2013, en légère baisse de 0,34 point, selon la Banque d’Algérie.

contre 759 milliards de dinars à fin jan- vier 2015”, relève la Banque d’Algérie. Les taux d’intérêt et les taux de ren- dement annuels moyens pour les dif- férentes catégories des titres de l’État ont varié de 0,33% à 0,37% pour les bons du Trésor à court terme (BTC) 13 et 26 semaines, de 1,44% à 1,78% pour les bons du Trésor assimilables

3 mois et 6 mois et de la facilité de dé- pôt à 24 heures rémunéré par la Banque d’Algérie restent fixés res- pectivement à 0,75%, 1,25%, 1,50% et 0,30%. Les taux d’intérêts au marché monétaire interbancaire se sont né- gociés durant cette période dans une fourchette comprise entre 0,34375% et 2,50% pour des maturités allant de

24 heures à 91 jours. La Banque d’Al- gérie, dans le cadre de la préservation de la stabilité monétaire, résorbe de manière effective l’excès de liquidités sur le marché monétaire et contribue ainsi au contrôle de l’inflation, au moyen d’instruments de politique monétaire appropriés (reprises de li- quidité, facilité de dépôts à 24 heures et réserves obligatoires). Dans son dernier rapport sur les ten- dances monétaires et financières au cours du 4 e trimestre, la Banque d’Al- gérie relève que l’année 2014 s’est dis- tinguée par la poursuite du processus de désinflation, entamé en février 2013 après le “pic” d’inflation de l’an- née 2012. En moyenne annuelle, l’inflation s’est établie à 2,92% à décembre 2014 contre 3,26% à décembre 2013, en lé- gère baisse de 0,34 point. En dépit de ce repli, la reprise de l’inflation est ma- nifeste au 2 e semestre 2014 où la dy- namique des prix à la consommation a été haussière à partir de septembre ; enregistrant ainsi au mois d’août 2014 son plus bas niveau (1,45%, en moyen- ne annuelle) depuis octobre 2006. Faut-il s’attendre à une accélération de l’inflation ? Selon l’Office national des statistiques (ONS), au mois de fé- vrier 2015 et par rapport au même mois de l’année 2014, la croissance des prix à la consommation a été de 5,6%.

MEZIANE RABHI

(BTA) 1 à 5 ans et de 2,40% à 3,82% pour les obligations assimilables du Trésor (OAT) 7 ans à 15 ans en fin de période. La Banque d’Algérie annonce qu’elle maintient son rythme et ses conditions d’intervention sur le marché moné- taire. Les taux appliqués aux opéra- tions de reprise de liquidité à 7 jours,

TÉLÉCOMMUNICATIONS

Les Italiens prospectent le marché algérien

L e rail, les autoroutes, le métro, le taxi, l’aé- rien, le maritime, la santé, l’agriculture, l’ali- mentation… et la liste est bien longue pour

ce qui est des domaines dans lesquels l’apport des nouvelles technologies est déterminant. En fait, c’est tout notre quotidien qui en dépend. On par- le alors de Smart-Cities (villes intelligentes) ou de Smart-Building, et c’est loin d’être de la science

fiction. On y est déjà, et c’est appelé à se déve- lopper davantage pour aborder enfin l’interaction “homme-machine” et son impact aussi bien sur la vie de tous les jours que sur l’économie d’un pays. Toutes ces questions ont été abordées, hier, lors d’une conférence technico-scientifique organisée à l’ambassade d’Italie à l’initiative du groupe Marconi, un pôle italien des appareils de radiocommunication Guglielmo-Marconi. D’où, d’ailleurs, la pertinence du thème de la présen- tation hautement technique du P r Stefano Maci de l’université de Sienne portant sur “Les nouvelles

frontières des télécommunications”. L’occasion aus- si pour Domenico Zanini, président du pôle Mar- coni, d’affirmer l’intérêt du groupe italien d’étendre ses activités dans la région Nord- Afrique dont l’Algérie avec des possibilités d’in- vestissements dans tout le Maghreb. M. Zanini propose, en ce sens, le savoir-faire industriel de son groupe qui dispose d’un grand centre de re- cherche et développement à même de constituer une plate-forme idéale pour d’éventuels parte- nariats avec l’Algérie, notamment sur les plans production et formation. À la question de savoir si le groupe italien compte s’installer officiellement en Algérie et négocier ses contrats sans passer par des intermédiaires, le patron du pôle Marconi ex- plique : “Nous ne sommes pas des intégrateurs de systèmes, mais des fabriquants de composants, et dans ce cas, l’Algérie aura besoin de tiers pour uti- liser nos produits et nos inventions qui sont toutes brevetées. Mais il existe des pistes de travail inté-

ressantes à explorer et même de l’importation di- recte.” Et de poursuivre : “Nous sommes déjà pré- sents en Algérie, mais à travers plusieurs grandes marques, à l’image de Siemens, et nous souhaitons une coopération directe et plus accrue.” Des pos- sibilités, en effet, énormes qui peuvent intéresser l’Algérie au vu de l’intervention de M me Anna Magdalena Barszcz, chargée du Business Deve- lopment du pôle Marconi qui a présenté le riche portfolio du groupe à travers ses filiales, à savoir :

Tedap, LEA Unisiena, Telsa, RAC et LEA.

Futur technologique : les limites de l’in- teraction homme-machine Lors de son intervention, le P r Stefano Maci de l’université de Sienne a abordé “les nouvelles fron- tières des télécommunications”, présentant un fu- tur technologique avec un monde plutôt auto- matisé. Il est alors question de l’interaction homme-machine et tous ces domaines où les té-

lécommunications occupent une place de choix. C’est le recours inéluctable pour s’assurer la sû- reté et la sécurité des personnes et des données (Data). Il est question alors de domotique, de ro- botique, de mécatronique, etc. qui font d’ailleurs l’objet de recherches approfondies avec de grands challenges, mais jamais avec l’idée de remplacer l’homme. Un monde qui peut paraître à mille lieues de la réalité algérienne ? “Pas tant que ça”, soutient le professeur, qui ne conseille pas for- cément “de sauter les étapes pour rattraper le re- tard” et conseille “le partenariat et la formation auprès des spécialistes”. L’Algérie est investie ac- tuellement sur de grands chantiers, notamment, et aura à opter pour des choix stratégiques et dé- terminants pour son avenir. Le pays devra in- évitablement commencer par des choses à la fois simples et compliquées, comme l’amélioration de son plan de circulation…

NABILA SAÏDOUN

MARKETING TOURISTIQUE

On a un beau pays, il faut savoir le vendre

I nvité à la 6 e journée du Marketing tou- ristique organisé par la RH Interna- tional Communication à l’hôtel El-Au-

rassi d’Alger, le représentant de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Hocine Ambes, dans son intervention, face aux professionnels du secteur, a relevé l’im- portance du marketing pour développer le secteur touristique en Algérie. “Nous sommes présents ici aux côtés de plu- sieurs cadres de la communication pro- motionnelle pour présenter l’attractivité de l’Algérie et pour dire que la jonction avec les professionnels du secteur est essentiel- le pour faire valoir nos valeurs dans le do- maine.” Et d’ajouter : “Il faut savoir que la destination de demain ne peut pas fai- re sa promotion avec les outils d’hier, c’est d’ailleurs le slogan sur lequel nous in- sistons, donc les outils d’aujourd’hui en ma-

tière de promotion et de publicité, ce sont d’abord et avant tout Internet et les diffé- rents réseaux sociaux, nous sommes tenus alors d’investir ces espaces pour faire la pro- motion de la destination Algérie.” Pour cela, le représentant du ministère re- commande de ne pas se contenter des an- ciennes méthodes. “Nous ne pouvons plus nous satisfaire uniquement des dépliants ou des bannières même si ces outils conti- nuent à avoir leur efficacité auprès d’une certaine catégorie du public”, a-t-il déclaré. L’association des deux vecteurs, la com- munication et le marketing au tourisme restent primordiaux pour Hocine Ambes. “Aujourd’hui, tout le monde est unanime pour dire que l’industrie du tou- risme est d’une importance capitale dans l’économie mondiale, et l’Algérie ne peut

pas rester en marge de toute cette riches- se qui est à sa portée, il suffit d’être à la hau- teur des moyens de notre politique. Au- jourd’hui, nous ne pouvons pas dire que nous avons le plus beau pays du monde, il faut le promouvoir d’une manière intelli- gente et efficace puisqu’il s’agit d’un do- maine où la concurrence est féroce par rapport à d’autres pays et pour y arriver justement, il faut s’associer aux profes- sionnels du marketing et que cette com- plémentarité marketing et tourisme se fait d’une manière moderne”, dira-t-il. Et d’ajouter que le but de la présence du mi- nistère du secteur dans ce genre de ren- contres l’est surtout pour “écouter et ac- compagner les professionnels du tourisme et du marketing afin de développer la destination Algérie”.

AHMED IFTICEN

Mobilis au salon Siaha-2015

Mobilis réitère sa traditionnelle participation au Salon international du tourisme, des voyages et des transports, salon Siaha, pour sa 6 e édition, qui se tient du 1 er au 4 avril 2015 au nouveau Centre des conventions le Méridien, à Oran.Le salon Siaha est devenu le rendez-vous incontournable des professionnels du tourisme, un espace de rencontres et de partenariat, d’échanges et de convivialité annuel dont l’objectif premier est la promotion de la destination Algérie tant auprès des nationaux mais aussi des internationaux. Le salon a pour principal objectif de promouvoir le tourisme et la culture touristique en Algérie et regroupera durant 4 jours tous les professionnels activant dans le secteur du tourisme, qui exposeront leurs prestations et leurs services tout en mettant la lumière sur les dernières dispositions prises pour la promotion du produit touristique algérien.Mobilis, acteur incontournable dans le paysage des TIC, détenteur du plus grand réseau 3G en Algérie, marquera sa participation à travers son équipe Marché entreprises, qui exposera ses offres et ses solutions Corporate adaptées aux besoins de ce segment d’activité. Une occasion pour l’opérateur national de faire découvrir aux professionnels et aux visiteurs du stand Mobilis l’étendue de la couverture de son réseau surtout pour le tourisme du Sud, ainsi que les pays couverts par le roaming Mobilis, auprès de plus de 320 opérateurs à travers le monde.

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L’actualité en question

Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

IL A ANIMÉ HIER UN POINT DE PRESSE AU CENTRE FAMILIAL DE BEN AKNOUN

Le directeur de la Casnos en avocat de “l’acte de cotiser”

Si le DG de la Casnos insiste tant sur la nécessité de se déclarer et de cotiser, c’est parce que l’organisme qu’il dirige est depuis longtemps boudé par ses potentiels assurés.

P our Chawki Acheuk- Youcef, refuser de s’ac- quitter de ses cotisa- tions sociales revient à se priver, ainsi que ses proches, du “filet so-

cial” qu’offrent les différents orga- nismes de Sécurité sociale. C’est, en substance, le message qu’il a martelé, hier, lors d’une conférence de presse tenue au Centre familial de la Cnas à Ben Aknoun (Alger). “Il est im- portant que chaque Algérien soit cou- vert contre les risques de la vie”, sou- ligne-t-il. Si le DG de la Casnos insis- te tant sur la nécessité de se déclarer et de cotiser, c’est parce que l’organisme qu’il dirige est depuis longtemps bou- dé par ses potentiels assurés. “Tout le monde connaît la Cnas, mais beaucoup de gens ignorent l’existence de la Cas- nos”, relève-t-il. Mais il y a aussi ceux qui feignent d’ignorer son existence… Or, s’assurer est une obligation léga- le, même lorsqu’on n’est pas salarié. En effet, la Casnos est l’assureur des commerçants, des artisans, des agri- culteurs, ou encore des professions li- bérales : les médecins, les avocats, les architectes… “Le champs des adhérents

D. R.
D. R.

Chawki Acheuk-Youcef, DG de la Casnos.

est très large. Le potentiel dépasse de loin les trois millions d’assurés, sans compter leurs ayants-droit (les proches également couverts par l’assurance, ndlr)”, annonce M. Acheuk-Youcef. Mais, en réalité, “seuls 600 000 assurés payent régulièrement leurs cotisations à la Casnos”, indique-t-il. Ce chiffre donne une idée du nombre de contre- venants à l’obligation de s’assurer. “Les gens sous-estiment l’importance de s’assurer. Combien de familles se re-

trouvent sans aucune ressource en cas d’évènement grave ?”, questionne-t-il. Les professionnels qui doivent s’as- surer à la Casnos sont appelés à le fai- re “au plus vite”. M. Acheuk-Youcef préfère commencer par “une impor- tante campagne de sensibilisation”. Hier, une opération “portes ouvertes” a, d’ailleurs, été initiée dans l’en- semble des agences et antennes de wi- laya. Mais, très bientôt, “des mesures coercitives seront prises”. “Nul n’est cen-

sé ignorer la loi”, prévient le DG de la Casnos. “Les concernés recevront des mises en demeure et des contentieux se- ront engagés si les contrevenants ne se soumettent pas à l’obligation de s’as- surer”, précise-t-il. En contrepartie, le DG de la Casnos promet certains aménagements : “Il faudra mettre en place des échéanciers, mais aussi as- souplir les délais de règlement des co- tisations.” Il cite, à titre d’exemple, les agriculteurs qui verront, sans doute, le délai de règlement de leurs cotisations allongé au troisième trimestre. Ce dé- lai est actuellement fixé, pour tous, au 30 avril de chaque année.

Un décret en attente de promulgation La Casnos se lance dans un profond processus de modernisation. Le cadre légal permettant de l’appliquer a été consigné dans un décret qui, selon le DG, “est en attente de validation et sera promulgué d’ici à trois mois”. D’ores et déjà, un arrêté ministériel permet- tant de passer d’une direction régionale à des directions de wilaya entrera en application dans la semaine en cours. “Le rapprochement et la proximité

avec les assurés règlent de nombreux problèmes”, affirme M. Acheuk-You- cef. À ce sujet, le DG de la Casnos avoue que les actuelles structures et conditions d’accueil ne sont pas au ni- veau. Il promet des améliorations grâ- ce à “un important programme de formation des personnels, notamment en matière d’accueil des assurés”. Il s’agit, également, d’alléger les pro- cédures et de réduire le poids de la bu- reaucratie. “Il est inadmissible de devoir se déplacer pour chaque papier ou renseignement”, estime le DG de la Casnos. Un effort d’informatisation est consenti. “La Casnos a un nouveau site Web, un compte YouTube et une page Facebook interactive. Certains docu- ments pourront être demandés à dis- tance”, annonce-t-il. De même, ce décret permettra de mettre en place le système “Chifa” ainsi que des mu- tuelles, notamment pour “la retraite complémentaire”. Enfin, M. Acheuk-Youcef rappelle que “la cotisation est proportionnelle à la retraite”. D’où l’importance de dé- clarer ses vrais revenus…

AMINA HADJIAT

LE GROUPE EXCALIBUR FORMULE OFFICIELLEMENT UNE OFFRE DE SERVICE

Les projets du plan cancer intéressent les Britanniques

D écidément, le plan national cancer (PNC 2015-2019), lancé sous le contrôle du P r Messaoud Zitouni, attise la convoiti-

se des plus grandes firmes internationales spé-

cialisées dans les domaines inhérents, soit à la réa- lisation des infrastructures, à l’installation des équipements et aux nouvelles technologies, soit

à la recherche scientifique et au développement

des techniques et des processus de traitement de la maladie. C’est le cas, notamment, du groupe britannique Excalibur qui formule désormais une offre de service quasi-officielle aux autorités al- gériennes. Une offre quasi officielle en ce sens qu’elle est adressée, à présent, aux propositionnels de la san- té, lesquels ont été conviés, hier à Alger, à un col- loque organisé par les responsables de cette fir- me britannique, justement sur le PNC algérien sous le parrainage de son promoteur, en l’oc-

currence le P r Zitouni. L’offre de service des An- glais était ainsi emballée de débats scientifiques sur le cancer, qualifié de maladie la plus com- pliquée et la plus complexe du monde aujour-

d’hui. Tenue à l’hôtel El-Aurassi, cette ren- contre a vu, bien entendu, la participation d’éminents professeurs des deux pays, à leur tête Chris Evans, professeur en médecine et fonda- teur scientifique d’une vingtaine d’entreprises de biotechnologie de pointe relevant du groupe an- glais, et le P r Zitouni, spécialisé en chirurgie gé- nérale et personnellement chargé, par le prési- dent Bouteflika, du suivi et du contrôle du PNC. Après un exposé sur le savoir-faire bri- tannique dans le domaine de la cancérologie en général, le P r C. Evans a clairement signifié que l’objectif de la société anglaise est de mettre au service de l’Algérie “toutes ses compétences et son savoir-faire”. “Notre objectif est, bien sûr, de ra- mener, avec notre vision et notre approche, tou- te notre compétence en cancérologie que nous avons développée et développons toujours et constamment. Aussi, nous sommes très intéressés par les compétences algériennes et la volonté qu’elles affichent”, a-t-il ajouté, allusion faite au plan cancer algérien dont l’ambition de lancer de nouvelles structures avec tous les équipements

requis, en vue d’améliorer la prise en charge des patients, est clairement affichée à travers les grands axes définis dans le PNC 2015-2019. Pour ce chercheur anglais, le PNC (algérien) devrait “embarquer toutes les expériences existantes au monde”, et ce, dans les domaines complémen- taires de la prévention, du dépistage et du dia- gnostic, ainsi que de tous les processus de trai- tement du cancer. Pour réussir ce plan cancer, il recommande à l’Algérie de toujours opter pour le “meilleur” de ce qui existe dans le domaine de par le monde. “Il ne faut pas lésiner sur les moyens pour réussir un véritable plan cancer. Si vous comptez entrer dans le monde brave, vous n’al- lez pas attendre 20 ans car vous êtes riches, et du coup, vous devez toujours chercher le meilleur et ne jamais vous contenter du moins cher (…)”, conseille-t-il, indirectement, aux autorités algé- riennes. Le P r C. Evans n’ignore pas qu’un plan cancer nécessite un financement conséquent et un suivi rigoureux. D’où sa volonté affichée pour accompagner les professionnels algériens, no- tamment dans les domaines sensibles de la for-

12 e COURS INTERNATIONAL DE FORMATION CONTINUE SUR LE DIABÈTE À SÉTIF

70% des amputations évitées avec une bonne éducation thérapeutique

L e 12 e cours international de formation continue sur le diabète, les maladies méta-

boliques et facteurs de risque cardio- vasculaires a été ouvert, avant-hier,

à l’Institut national supérieur de for-

mation paramédicale de Sétif. En ef- fet, cette 12 e édition à laquelle ont adhéré plus d’une centaine de mé-

decins généralistes de 46 wilayas du pays, ainsi qu'une vingtaine d'om- nipraticiens étrangers venus du Congo, du Bénin, de Mauritanie, du Maroc, de Palestine, de Côte d'Ivoi- re, du Sénégal et de Tunisie, a pour objectif l'actualisation de leurs connaissances pour une meilleure prise en charge du diabète de type 2. Selon le coordinateur du cours, le P r Rachid Malek, chef du service de médecine interne du CHU Saâdna- Abdenour, cette manifestation

scientifique, qui a gagné en notoriété grâce à la qualité des formateurs et des thèmes abordés, connaît un grand engouement. “Nous n’avons pas pu répondre à toutes les de-

mandes. Il y a plus de 220 demandes qui n'ont pas été satisfaites car la na- ture des travaux en ateliers nécessi- te de réduire le nombre de collègues au maximum. C'est une preuve que la qualité des cours dispensés par les intervenants nationaux et étran- gers est bonne. Cela nous encoura- ge, énormément, à améliorer d'une année à une autre les interventions”, explique le président de la Société al- gérienne de médecine interne, Ra- chid Malek. Il est à noter que l'état des lieux du diabète sucré en Algé- rie laisse apparaître que la préva- lence est actuellement entre 10 à 12%, soit entre 3 à 4 millions de dia-

bétiques contre 8,8% en 1998. Des chiffres qui suscitent d’être étudiés et exploités. Le P r Malek plaide pour une dé- dramatisation du diabète tout en fo- calisant l’attention sur le travail in- hérent à la sensibilisation. Pour étayer ses propos, il indique à Liberté que la prise en charge des diabé- tiques en Algérie a beaucoup évo- lué. “Certes, l’Algérie figure parmi les pays où la prévalence est importan- te par rapport à d'autres pays qui sont proches de nous, cependant, la disponibilité des médicaments et l’amélioration des soins ont été dé- terminants durant ces dernières an- nées qui ont, sans aucun doute, di- minué le taux des complications dues au diabète. Je peux dire qu’avec une bonne éducation thérapeutique, on peut éviter plus de 70% des am-

putations”, dira notre interlocu- teur qui avance d'emblée que la formation des généralistes est un vo- let important dans la sensibilisation et la prévention. “En attendant la mise en place, prochainement, par le ministère de la Santé, d’un plan national de lutte contre le diabète et les maladies non transmissibles, nous devons multiplier les efforts pour mieux prendre en charge les malades. Cela ne peut se réaliser qu'avec une formation de qualité”, a renchéri le premier responsable de la formation qui a tenu à préciser que la prévalence du diabète né- cessite de bien former les médecins dans les régions les plus reculées du pays et du continent afin de mieux prendre en charge les diabétiques et, du coup, réduire la facture.

F. SENOUSSAOUI

mation et de la recherche scientifique. Deux axes inéluctables, dit-il, si l’on veut garantir l’efficacité d’un système sanitaire d’un pays. “Nous sommes prêts à vous aider à réaliser des la- boratoires de recherche de référence et à assurer la formation des professionnels ici même en Al- gérie”, a-t-il promis. Un message qui semble être bien saisi par les professionnels algériens, à leur tête le professeur Zitouni dont l’intérêt est ef- fectivement de tirer au maximum profit des ex- périences ayant déjà fait leur preuve dans les pays développés. “Cette rencontre est conçue pour don- ner une résonance internationale au PNC, et les professionnels de santé que nous sommes devons évidemment nous inspirer de la stratégie et de l’ex- pertise pédagogiques des confrères expérimentés du monde entier”, s’est-il félicité. M. Zitouni n’a pas manqué de relever à cette occasion qu’il a été engagé par le président de la République pour agir “en toute indépendance”, réaffirmant que l’objectif essentiel du PNC est l’amélioration de la prise en charge des patients. Un pari qu’il compte réussir, à condition que ce plan soit accompagné d’un financement par l’État à la hauteur des exigences estimées à en- viron “200 milliards de dinars” sur l’échéancier des cinq ans à venir. Soit entre 40 et 50 milliards de dinars par an.

FARID ABDELADIM

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LIBERTE

Mardi 31 mars 2015

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DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BOLOGHINE Division techniques électricité Adresse : 3, rue Saïd Toufdit, Bologhine

DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BOLOGHINE

Division techniques électricité Adresse : 3, rue Saïd Toufdit, Bologhine Tél. : 021 70 93 27 - 021 70 93 37 - Fax : 021 70 83 99

La Direction de distribution de Bologhine informe sa clientèle que la distribu- tion de l’énergie électrique sera perturbée pour la journée du 01/04/2015 de 9h à 14h dans les quartiers/communes suivant(e)s :

• MARCHE RUE MUSTAPHA SIFI BOLOGHINE

• CITE 500 LOGTS SOUIDANIA

• DJENANE NOUAR LOUZ

Motif : Travaux sur réseau électrique Pour plus d’informations, la Direction de distribution de Bologhine met au service de son aimable clientèle les numéros suivants :

021 70.91.91 - 021 70.93.93 - 021 70.95.95

ANEP N° 315 793 Liberté du 31/03/2015

ANEP N° 206 313 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 206 313 Liberté du 31/03/2015
AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL RESTREINT N°03/2015 ANEP N° 206 342 Liberté du 31/03/2015
AVIS D’APPEL D’OFFRES
NATIONAL RESTREINT
N°03/2015
ANEP N° 206 342 Liberté du 31/03/2015
Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consolider son réseau, la Direction de la dis- tribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’électricité la journée du 01/04/2015 de 09h00 et 19h00, au niveau de la commune de Ouled Aïche. Localités concernées :

CITÉ 1000 LOGTS OULED AICHE EN PARTIE Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 20 75 61 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°315 434 Liberté du 31/03/2015

OPPOSITION

Madame Bentchikou Nassyma, actionnaire important (37 %) de la Société «Bentchikou Tabacs Algérie» porte à la connaissance de tout notaire, toutes administrations et tous organismes financiers, qu’elle s’oppose en vertu des règles de droit à la décision prise par l’assemblée générale extraordinaire de la société BTA réunie le 05/03/2015 au siège de la société, sis 21 et 23, rue Colonel Mohamed Chabani, Alger à 8h30, de procé- der à la liquidation de la société désignant Monsieur Bachsaiss Omar liquidateur. Madame Bentchikou rappelle que le tribu- nal d’Alger compétent est saisi pour la dési- gnation d’un administrateur judiciaire jus- qu’à solution du litige qui l’oppose au conseil d’administration composé par Thierry Parisot, Philippe Bodson, Eddy Doby Parisot et Amine Bentchikou. Pour avis, Nassyma Bentchikou

BR8297

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consolider son réseau, la Direction de la dis- tribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’électricité la journée du 01/04/2015 entre 09h00 et 16h30, au niveau de la commune de Boufarik. Localités concernées :

SIDI AYAD - SOUK ALI - DOMAINE DJEBAR Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 41 02 62 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°315 838 Liberté du 31/03/2015

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L’Algérie profonde

Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

10 L’Algérie profonde Mardi 31 mars 2015 LIBERTE BRÈVE du Centre JOURNÉE D’INFORMATION À OUARGLA Le

BRÈVE du Centre

JOURNÉE D’INFORMATION À OUARGLA

Le contrôle des transactions publiques au menu

C’est sous le thème “Gestionnaire

et contrôle des procédures dans les transactions publiques et la prévention de la corruption”, que la direction de la santé et de la population de Ouargla a organisé avant-hier, une journée d’information et d’orientation dans la salle de conférences de l'Institut national de la formation paramédicale. Malgré l’importance du sujet, la conférence a connu une très faible présence, venant la plupart de la daïra de Touggourt. Ont pris part à cette conférence un représentant du secteur de la Justice, un représentant du ministère des Finances, notamment du budget et de comptabilité, ainsi que des représentants des gestionnaires du bureau des offres publiques, de l’Union des entrepreneurs et un représentant du syndicat des architectes. Une modification des anciennes directives notamment le code et les lois types pour la passation des marchés publics, des procédures de recevabilité des offres publiques et l’attribution de voie de recours sont les principaux sujets évoqués lors de cette conférence. Les participants ont rappelé les différents obstacles que rencontrent les entrepreneurs depuis les procédures de recevabilité jusqu'au financement. Une révision complète doit impérativement être adoptée, selon la majorité des intervenants, des entrepreneurs pour la plupart. Pour une bonne gestion des appels d’offres et dans le cadre d’une stratégie de lutte anti- corruption, une réforme profonde de certaines lois judiciaires, des règles, les clauses et spécifications techniques, cahiers des charges des marchés et contrats, semble également être indispensable et cela dans le but d’éviter les erreurs et les failles et surtout le gaspillage de l'argent public. Cela conduit, également, selon les intervenants, vers des contrats publics plus performants et assure la loyauté dans les transactions et la concurrence, l’égalité des actionnaires et la transparence des marchés publics.

G. CHAHINEZ

DARGUINA (BÉJAÏA)

Des citoyens ferment les sièges de l’APC et de la daïra

Pas moins de 14 familles issues du

quartier de Lota Ouzemmour dans la commune de Darguina ont procédé hier matin à la fermeture des sièges de l’APC et de la daïra. Une action de protestation à travers laquelle elles ont remis sur le tapis le problème d’un glissement de terrain qui menace leurs habitations. En effet, les intempéries du début du mois en cours ont provoqué un glissement de terrain lequel a affecté plusieurs habitations dudit quartier. Pour remédier au problème, les autorités locales ont sollicité le CTC pour faire un constat des lieux et trouver une solution mais le retour des pluies en fin de semaine a aggravé la situation et des infiltrations d’eau ont été signalées dans plusieurs demeures du quartier. Ce qui a provoqué l’ire des habitants en attente toujours d’une solution urgente.

H. KABIR

M'SILA

Saisie de 36 quintaux de kif traité

Les éléments de la sûreté de wilaya

de M'sila ont saisi hier, à bord d'un camion, sur la route qui contourne la ville de M'sila, la quantité de 36 quintaux de kif traité. Le chauffeur a réussi à prendre la fuite en abandonnant le camion et la marchandise. Une enquête a été ouverte pour identifier le chauffeur et la provenance ainsi que la destination de la marchandise.

C. B.

OUZELLAGUEN (BÉJAÏA)

Le village Maghnoune célèbre Amenzu n'tefsut

L’école primaire Aït Braham Essaïd du même village a vécu, le week-end dernier, au ryth- me d'intenses festivités célébrant la fête d'Aderyis qui annonce l’arrivée du printemps chez la population kabyle, à l'instar des autres régions berbérophones.

C élébrer l'avènement du premier jour du printemps (Amenzu n'tafsut) en vue de perpétuer ce rituel ances- tral kabyle appelé communément Tamaghra Uderyis (fête du thapsia), tel est l'objectif principal de l’asso-

ciation culturelle Tiregwa n tmusni du village Maghnoune relevant de la commune d'Ouzella- guen, qui a tenu à marquer à sa manière cet évé- nement historique qui tient ses origines dans les traditions séculaires du monde amazigh que

constituait l'ensemble du Nord africain. Ainsi, l'éco-

le primaire Aït-Braham-Essaïd du même village a

vécu, le week-end dernier, au rythme d'intenses fes- tivités célébrant la fête d'Aderyis qui annonce l’ar- rivée du printemps chez la population kabyle, à l'instar des autres régions berbérophones. Les or- ganisateurs de cet événement festif ont préparé pour la circonstance un repas spécial, le fameux cous- cous aux œufs durs, servi avec un mélange de lé- gumes (Tamekfoult Uderyis). Un savoureux plat traditionnel agrémenté d'huile d'olive et cuit dans les racines de cette plante méditerranéenne (thap- sia) aux vertus médicinales bien connues. Mettant en exergue ses vertus thérapeutiques, le président de l’association organisatrice, Ahmed Aït El Djou- di, expliquera que cette espèce tire son nom d'une légende selon laquelle le fils de Sheshonq, un prince libyen d'origine berbère, tomba gravement malade et la seule chance qui lui restait est de voir

une célèbre guérisseuse qui prodiguait des soins à base de plantes médicinales. Cette dernière, une fois

à son chevet, lui prescrivait un traitement compo- sé de cette fameuse plante appelée “Aderyis

(thapsia), tout en affirmant : “Soit il survivra grâ- ce à elle (Ad yiddir yas), soit il succombera à sa ma- ladie”. D'où l'origine de cette appellation, ajoute- ra notre interlocuteur. À noter que les hôtes de Maghnoune, venus de plusieurs localités de la ré- gion, ont été accueillis dans l'une des deux salles de classe transformées, à cette occasion, en salles

à manger. Ces nombreux convives ont eu le plai-

sir de déguster ce régal dans une ambiance festi- ve. Ils ont également eu à visiter l'exposition pho- tos et assister au concours de dessin pour enfants,

D. R.
D. R.

L’association culturelle Tiregwa n tmusni du village Maghnoune a tenu à marquer cet événement.

organisés dans la cour du même établissement sco- laire. Des femmes âgées s'y sont mises à étaler leur savoir-faire en matière de tissage traditionnel, un métier aussi millénaire connu sous l'appellation “Azetta”. Ces vieilles femmes qui voudraient bien transmettre le flambeau aux jeunes générations, dé- plorent que cette activité artisanale qui fait partie également du patrimoine culturel berbère, soit en

voie de disparition. Enfin, il faut noter que le pro- gramme de cette manifestation culturelle comprend aussi une randonnée pédestre en haute mon- tagne d'Ouzellaguen, où on a cueilli les racines de cette plante médicinale, des représentations théâ- trales, des récitals poétiques, un spectacle dédié à la chorale

K. OUHNIA

SUITE AUX ÉVÈNEMENTS DE DRAA-EL-BAROUD (TOUGGOURT)

Un tournoi inter-quartiers pour la réconciliation

I nitié par la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Ouargla en collaboration avec l’association des vétérans de la daïra de Toug-

gourt, un tournoi inter-quartiers pour la réconci- liation a été organisé, dernièrement, au stade municipal de Zaouïa Labidia dans la daïra de Toug- gourt avec la participation d’un parterre d’associa- tions à caractère sportif dont l’association des vé- térans du quartier de Draâ El-Baroud. Le slogan choisi pour ce tournoi de football est : ‘‘Le pardon et la fraternité’’. Selon M.Madjouri Abdelhamid, président de l’association des vétérans de Toug- gourt, cette initiative vise à venir au bout de la ran- cune entre les habitants des différents quartiers de la ville de Touggourt. Cette rancune est découlée des évènements sanglants de Draâ El-Baroud survenus le 28 novembre de l’année dernière et qui ont coûté la vie à 4 protestataires lors des affron- tements avec la police. Pour y parvenir, les orga-

nisateurs ont formé une seule équipe des deux quartiers en mésentente pour disputer ce tournoi auquel ont pris part plusieurs équipes de la ville de Touggourt, de Draâ El-Baroud, de Djelfa (origine du arch Ouled Naïl), du quartier 5 Juillet dont les habitants majoritairement du arch Ouled Naïl et l’association des joueurs vétérans de Ouargla. “Notre objectif est de réunir les jeunes de nos quartiers sur un seul terrain surtout après les évè- nements douloureux qui ont semé la discorde et la rancune au sein de la société touggourtaise. Nous voulons par cette compétition sportive rapprocher nos jeunes. Dieu merci, ce tournoi s’est déroulé dans de bonnes conditions et nous avons réussi à récon- cilier nos jeunes venus des différents quartiers sous une atmosphère caractérisée par le sentiment de fra- ternité, d’amitié et surtout de regret sur tout ce qui s’est passé lors de cet incident douloureux”, nous a déclaré Abderazak Benarif, cadre à la direction de

la jeunesse et des sports de la wilaya de Ouargla. Les représentants du quartier de Draâ El-Baroud, eux, aussi ont apprécié ce geste significatif et ont montré leur bonne volonté de pardonner. “En dé- pit de la gravité de l’incident du mois de novembre de l’année dernière qui a endeuillé notre quartier, nous sommes prêts à pardonner pour sauvegarder l’unité de notre pays. Si nous avons répondu affir- mativement à l’invitation, c’est pour essayer de cal- mer les esprits et remettre les choses dans l’ordre”, nous a dit Lakhdhar Gasmi, président du comité du quartier de Draâ El-Baroud. Il est à rappeler que dans la même optique une campagne de boisement pour la réconciliation a été menée bien avant ce tournoi. Lors de cette campagne chaque citoyen du quartier de Draâ El-Baroud a planté un arbre avec un policier. Enfin, ce tournoi s’est achevé par la re- mise de prix symboliques aux équipes participantes.

AMMAR DAFEUR

CONCOURS “WSIS PROJECT PRIZES 2015” À MÉDÉA

Un projet innovant présélectionné par l’UIT

U n projet baptisé “CtrIF” consistant à conver- tir un modèle d’écriture braille en caractè- re latin, mis au point par M. Abderahim

Bourouis, jeune chercheur chez Algérie Télécom,

a été présélectionné par l’Union internationale des

télécoms pour participer au prestigieux concours mondial “Project Prizes 2015”. Selon un commu- niqué des services d’Algérie Télécom, “la compé- tition consacrée aux TIC est organisée chaque an-

née dans le cadre du Forum du sommet mondial sur la société de l’Information”. Le concours récompen- se les 18 meilleurs projets TIC, répartis dans 18 ca- tégories, qui favorisent l’édification de la société de l’information, est-il indiqué. M. Abderahim Bou- rouis participe au concours avec “une application mobile innovante qui utilise des techniques de traitement d'image pour convertir un modèle d’écri- ture braille en caractère latin. Cette solution permet-

tra aux personnes non voyantes de faire des re- cherches par mots-clés sur des ouvrages ou docu- ments en braille. Ainsi, l’application est une inno- vation qui facilitera la recherche et la lecture aux non-voyants. Pour Algérie Télécom, la participation de Bourouis à cette compétition scientifique est une fierté aussi bien pour l’entreprise que pour l’Algé- rie”.

M. EL BEY

LIBERTE Mardi 31 mars 2015 L’Algérie profonde 11 LA SONNETTE D’ALARME TIRÉE À L’EXTRÊME NORD-EST

LIBERTE

Mardi 31 mars 2015

L’Algérie profonde

11

LA SONNETTE D’ALARME TIRÉE À L’EXTRÊME NORD-EST DU PAYS

Des zones maritimes “protégées” violées

Ce littoral fait déjà l’objet, et ce, depuis des années déjà, d’une surexploitation sauva- ge et anarchique et où les multiples récifs de corail dont il dispose sont la cible de filières internationales de pirates.

D. R.
D. R.

Censé être préservé en période de reproduction, le littoral est massacré par des marins-pêcheurs sans foi ni loi.

L e littoral de l’extrême nord-est du pays, allant de cap Rosa d’El-Kala dans la wilaya d’El-Tarf, au large de celui de Bougaroun de Collo, dans la wilaya de Skikda, en passant par le rivage de Annaba, suscite, aujourd’hui plus

que jamais, les inquiétudes, car certains marins pêcheurs sans foi ni loi, qualifiés de véritable pré- dateurs ont jeté leur dévolu sur ce plan d’eau. Ain- si, des golfes maritimes et zones rocheuses, dont dispose cette partie du littoral algérien, censés être protégés en période de reproduction naturelle chez les poissons, sont systématiquement violés, au grand jour, apprend-on de source proche du secteur. Selon certaines indiscrétions, c’est prati- quement la totalité des zones maritimes “cuiras- sées” de ce littoral, long d’environ 300 km qui fait l’objet d’un massacre. En effet, beaucoup de ma- rins pêcheurs, opérant au large de ces côtes ma- ritimes, semblent défier la loi et continuent de por- ter de graves préjudices à la faune et à la flore. Ce littoral fait déjà l’objet, et ce, depuis des années déjà, d’une surexploitation sauvage et anarchique où les multiples récifs de corail dont il dispose sont

la cible de filières internationales de pirates. Comble de l’ironie, en cette période (mars- avril) où la pêche est formellement interdite dans certaines zones dites de “reproduction”, des ma- rins pêcheurs participent pleinement et sans cesse au massacre des richesses halieutiques. De l’avis de tout le monde, cette situation est due aux agissements criminels de certains patrons pê- cheurs, qui opèrent tout près des côtes avec des méthodes interdites même dans les pays les plus reculés de la planète, entre autres, à la traîne, avec des filets double poches, dites “9,2”, ou encore à l’aide de celle appelées “invisibles” et en semi- pé- lagique. Les petits métiers et les chalutiers ont une grande responsabilité dans cette situation. Appe- lés à larguer leurs filets à plus de 500 mètres du rivage, les propriétaires de ces embarcations ac- tivent souvent au vu et su des autorités concer- nées, à moins de 10 mètres seulement du rivage. Approchés à ce sujet, beaucoup de ceux qui opè- rent au niveau de cette façade maritime ont tenu à reconnaître que l’activité halieutique se fait d’une façon anarchique et surtout contraire aux normes et lois internationales. Par ailleurs, des pê-

cheurs amateurs à la ligne qui fréquentent à lon- gueur d’année ces rivages tirent la sonnette d’alarme sur une catastrophe écologique an- noncée, en raison, également, des jets à la mer par des camions et tracteurs, des amas de déchets pol- luants et autres matériaux de construction. À ces pratiques criminelles qui sont sévèrement répri- mées par les lois de la République, il faut ajouter que des tonnes de déchets toxiques à partir des ports et des oueds sont déversées quotidienne- ment en mer. À l’exemple de celui de l’oued Sey- bouse qui déverse d’importantes quantités de dé- chets toxiques, qui ont transformé la cité de Sidi- Salem, dans l’estuaire, en véritable dépotoir, sur- tout lorsqu’on sait que la totalité des eaux rési- duelles de l’oued Seybouse, d’un bassin de 6 400 km², vont à la mer sans être épurées. “Célèbre pour ses richesses halieutiques, surtout en poisson blanc, le littoral de l’extrême nord-est du pays, risquerait une catastrophe programmée si des solutions ne ve- naient pas rapidement mettre un terme à cette si- tuation”, estiment dans ce cadre des profession- nels en la matière.

BADIS B.

TÉBESSA

Plan d’urgence pour une consommation rationalisée de l’eau

La distribution de l'eau ne cesse de susciter des remous au sein de la population dans la wilaya de Tébessa. Les effets négatifs d'une sècheresse endémique, le tarissement des sources souterraines et la vétusté du réseau AEP sont les causes évoquées. Les 2/3 des forages, soit 16 puits, ont tari, une perte estimée à 60% de la capacité totale. En effet, selon Sanaa Cherif, chef de service exploitation à l'ADE, la commune de Tébessa enregistre un déficit de 55 000 m3 /jour. Aussi, pour répondre à la demande, les services concernés ont eu recours au barrage de Aïn Dalia de Souk Ahras, avec l'acheminement de 25 000 m3/jour. Par ailleurs, le wali a révélé lors de la célébration de la Journée de l’eau, l'existence d'un programme de réalisation de 25 nouveaux forages et de 02 puits albiens. En effet, selon le chef de l'exécutif, il y a lieu de penser à une stratégie et à un plan d'action et éviter une surexploitation inconsidérée de cette denrée vitale, à savoir le renouvellement des réserves d'eau dont une partie se perdait dans les oueds, et ce, avec la mise en place d'un programme d'envergure pour la rénovation de l'AEP. Il s’agit entre autres, du projet d’Oued Mellegue en construction et celui de Safsaf El-Ouesra.

DJAMEL SAADALLAH

SÉMINAIRE DES CLUBS DE RECHERCHES HISTORIQUES À BATNA

Le lycée Soummam de Jijel décroche la 2 e place

L e club de recherches historiques du lycée Bouraoui-Amar du centre-vil- le de Jijel, appelé communément

“Soummam”, a été classé deuxième lors du huitième Séminaire national des re- cherches d’histoires qui s’est déroulé il a quelques jours à Batna sous le slogan “60 ans de fidélité aux martyrs”. Encadrés par leur enseignante d’histoire Mlle Sihem Benzaid, les élèves du lycée en question ont effectué une recherche sur la bataille qui s’est déroulée en 1954 entre les moud- jahidine et les soldats de l’armée françai- se à Sidi Maârouf à l’extrême-est de la wi- laya de Jijel, plus précisément à la mine

de Boulahmam où d’importantes pertes humaines ont été enregistrées à cette époque-là. La bataille s’est soldée par la victoire des combattants algériens. Pour rappel, le club en question a remporté, l’année passée, le premier prix dans un concours similaire où la vie de l’écrivain locale, feu Salah Bousseloua, a été retra- cée. Par ailleurs, le but de ce séminaire qui se voulait scientifique et culturel à la fois, est de créer un lien entre les générations qui ont participé à la guerre de Libération nationale et les générations à venir, ont indiqué les organisateurs.

MOULOUD SAOU

à venir, ont indiqué les organisateurs. MOULOUD SAOU BRÈVES de l’Est OUM EL-BOUAGHI Une tentative de

BRÈVES de l’Est

OUM EL-BOUAGHI

Une tentative de vol avorté grâce au numéro vert

Une tentative de vol d’un camion transportant du matériel électronique a avorté, avant-hier, grâce à un appel au numéro vert des services de la sûreté de la wilaya d’Oum El- Bouaghi et qui a également permis à ces derniers d’interpeller l’un des voleurs. Selon des sources concordantes, ce dernier a simulé un accident de la circulation avec son véhicule de type Mazda bâchée, à la sortie ouest de la ville de Meskiana, afin que le camion s’arrête avant de menacer son propriétaire à l’arme blanche. Mais la tentative de vol a vite avorté grâce à l’intervention des policiers qui ont neutralisé le conducteur de la Mazda. Ses complices ont cependant réussi à prendre la fuite. Un avis de recherche a été lancé à leur encontre.

K. MESSAD

ILS AVAIENT ATTAQUÉ UN CHAUFFEUR DE TAXI À L'ARME BLANCHE

Deux agresseurs écroués à Khenchela

Le procureur de la République près le tribunal de Kaïs, dans la wilaya de Khenchela a ordonné, avant-hier, l'incarcération de deux individus pour agression physique et vol d'autrui, selon une source bien informée. Les faits remontent à jeudi dernier quand un chauffeur de taxi originaire de la wilaya d'Oum El-Bouaghi a été agressé sauvagement par deux clients qui étaient à bord de son taxi. Les deux mis en cause ont réussi à s'emparer de la voiture après avoir tabassé la victime la laissant pour morte, avant de prendre la fuite, a-t- on indiqué de même source. Alertés via le numéro vert 10-55, les éléments de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Khenchela sont intervenus immédiatement en vue de porter secours à la victime. Les recherches déclenchées par les services de sécurité ont abouti à la récupération de la voiture et l'arrestation des malfaiteurs.

M. ZAIM

TÉBESSA

Le crime de la cité El Mizab élucidé

Les enquêteurs de la BRI relevant de la sûreté de wilaya de Tébessa sont parvenus, avant-hier, à élucider l'affaire du crime odieux dont a été victime un père de famille assassiné à coups de sabre à l’intérieur de sa maison dans la cité El Mizeb dans la ville de Tébessa. En effet, après une semaine d’investigations, l'auteur principal du meurtre a été appréhendé au quartier El djorf. Ce dernier qui est vite passé aux aveux, a dénoncé son complice lequel s’est introduit avec lui, dans la nuit du 25 mars, à l'intérieur de la maison de la victime pour la cambrioler. Mais le pire est survenu lorsque cette dernière les surprendra. Une rixe sanglante éclata entre les protagonistes et qui coûtera la vie au propriétaire de la maison. Les deux prévenus ont été placés en détention préventive.

HAFID MAALEM

SKIKDA

Un mur de soutènement menace les habitants

Les habitants de la rue Ali-Abdennour jusqu’aux environs de la mosquée Sid Ali El-Adib, au centre-ville de Skikda, interpellent les autorités locales pour le confortement du mur de soutènement de la rue de la Mosquée qui mène vers l’artère principale Didouche-Mourad. En effet, ce mur constitue un véritable danger public car il menace de s’effondrer à tout moment d’autant qu’il mène vers un espace commercial comprenant des dizaines de boutiques de vêtements, donc très fréquenté par les citoyens.

A. BOUKARINE

12

L’Algérie profonde

Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

12 L’Algérie profonde Mardi 31 mars 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest AÏN TEMOUCHENT Un dealer écroué

BRÈVES

de l’Ouest

AÏN TEMOUCHENT

Un dealer écroué à Terga

Les policiers de la Sûreté extra-

muros de la localité côtière de Terga, dans la wilaya de Aïn Témouchent, ont arrêté AD. AK., 30 ans, suite à une information faisant état de son trafic de drogue. L’enquête a permis de le neutraliser à l’intérieur d’une boulangerie abandonnée au centre de la ville de Terga et qu’il exploitait à des fins de deal. Arrêté, les policiers ont découvert sur lui 38 g de kif en plus d’un flacon de psychotrope en liquide de marque Isobutyl. Il a été placé sous mandat de dépôt.

M. LARADJ

RELIZANE

Prolifération des clandestins à la cité 1026-Logements

Un groupe de citoyens riverains de

l’arrêt d’autobus situé à la cité 1026- Logements sise à Bormadia ont pris attache avec notre rédaction afin de crier leur ras-le-bol face à la prolifération des taxis clandestins. Ces derniers ont, en effet, jeté leur dévolu sur une portion de la rue située le long des habitations, dérangeant la quiétude des riverains, dès les premières heures de la journée. “Ce phénomène a commencé aux premiers temps de la livraison de la cité, il y a de cela huit ans. Nous avons laissé faire parce qu’il faut bien que tout le monde vive, et qu’ils n’étaient à l’époque qu’une dizaine de clandestins à activer près de nos habitations. Mais au fil du temps leur nombre a augmenté de façon effarante, dépassant plusieurs dizaines de véhicules garés sous nos fenêtres. Ce créneau est tellement porteur que certains, flairant le filon, se déplacent même quotidiennement de wilayas limitrophes, telles Chlef ou Mostaganem pour faire le taxi clandestin à Bormadia. Malgré un dépôt de plainte auprès de la Sûreté urbaine locale, rien n’arrive à endiguer ce phénomène. Sans doute faudrait-il multiplier les rondes de police le long de cette station improvisée ou encore mieux durcir les pénalités pour dissuader ces transporteurs illicites”, concluent nos sources.

M. SEGHIER

La

lente agonie des palmiers

de Sellal

Transplantés depuis plus d’une

année le long des grands boulevards des principales communautés urbaines de la wilaya de Relizane, notamment à l’occasion de la visite du Premier ministre Abdelmalek Sellal, des centaines de palmiers, acquis à prix d’or, ont lentement dépéri avant de rendre l’âme, faute de soins appropriés, sans doute. Ils avaient alimenté la chronique locale, qui avait glosé, à l’époque, durant de longs mois, sur le coût de leur acquisition. Au fil du temps, ces palmacées se sont desséchés et se sont mués en totems dressant leurs sinistres troncs morts, tel un témoignage à charge contre la bêtise et la gabegie ambiante. Certains palmiers vermoulus, fragilisés par les intempéries ont été brisés net sous la poussée des rafales de vent, alors que les autres risquent de s’effondrer à tout moment sur la chaussée, menaçant l’intégrité physique des riverains et des automobilistes. Nos responsables

locaux seraient-ils des nostalgiques impénitents du Grand-sud au point que la moindre opération d’embellissement du milieu urbain passerait par la transplantation de palmiers ? Pourtant, selon le commun des citoyens, le simple bon sens préconise que les types d’arbres d’ornementation convenant de par leur rusticité au biotope relizanais demeurent sans conteste la faux- poivrier et le ficus.

M. S.

TRIBUNAL CRIMINEL DE SIDI BEL-ABBÈS

20 ans de réclusion pour trafic de drogue

Appelé à la barre, L. F., a d’emblée nié les faits en déclarant que c’est un certain Hadj de Maghnia qui a dissimulé, à son insu, la marchandise prohibée dans le coffre arrière et que D. A., n’a rien à voir dans cette affaire.

D. R.
D. R.

D imanche dernier, et à l’entame de la première session criminelle de 2015, le tribunal criminel près la cour de Sidi Bel-Abbès a condamné L. F., 32 ans, à 20 ans de réclusion pour les chefs d’inculpation de détention,

transport et trafic de stupéfiants au sein d’une ban- de criminelle organisée alors que sa complice D. A., âgée de 27 ans a été acquittée. La genèse de cette affaire, dont le procès a été ren- voyé lors de l’audience du 27 avril 2014 en raison de l’absence du principal accusé, L. F., alors en fui- te, remonte à la nuit du 7 avril 2014. Des éléments des Douanes algériennes de Ben Badis, en faction

sur l'autoroute Est-Ouest, à hauteur de l’échangeur menant à Sidi Ali Boussidi ont essayé d’intercepter un véhicule de marque Renault Symbol en prove- nance de Maghnia, mais le conducteur refusera d’ob- tempérer aux injonctions des tuniques grises, pré- férant fuir à pied, en laissant sa compagne, D. A., seule dans la voiture. En procédant à la fouille du véhicule, les douaniers sont tombés sur 10 kg de kif traité soigneusement dissimulés à l'intérieur du coffre arrière, ainsi que sur la carte d’identité de L. F. Ce dernier, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé contre lui, a été im- pliqué dans une autre affaire de contrebande de 100 kg de kif traité et incarcéré à la maison d’arrêt

En fuite depuis le 7 avril 2014, l’inculpé a été arrêté et enfin jugé.

d’Oran, ce qui a permis de le transférer au centre de rééducation de Sidi Bel-Abbès pour son jugement.

Appelé à la barre, L. F., a d’emblée nié les faits en déclarant que c’est un certain Hadj de Maghnia qui

a dissimulé, à son insu, la marchandise prohibée

dans le coffre arrière et que D. A. n’a rien à avoir dans cette affaire. Quant à la présumée complice, elle a maintenu ses mêmes déclarations faites lors des différentes étapes

de l’instruction, à savoir qu’elle ignorait tout de cet- te affaire. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis la réclusion à perpétuité

à l’encontre des deux mis en cause.

A. BOUSMAHA

HAY CHEGGA À CHLEF

Le moulin de toutes les discordes

L es habitants de hay Chegga à quelques kilomètres au nord- est du chef-lieu de la com-

mune de Chlef, ne veulent plus du moulin à céréales pour la nourri- ture des volailles et des ovins dans leur localité. Ils réclament pour la énième fois son transfert ailleurs. Jouxtant leurs habitations, cet établisse- ment qui appartient à un particu- lier a toujours été source de désa- gréments pour eux depuis sa réa- lisation il y a plusieurs années. Selon les représentants des habi- tants du quartier, ce moulin est à l’origine des odeurs fétides exha- lées. “L’air que nous respirons est de-

venu insupportable. Plusieurs d’entre nous, pour ne pas dire tout le mon- de, sont devenus asthmatiques en particulier les enfants et les per- sonnes âgées, compte tenu des gaz qui s’échappent de cet établisse- ment”, ajoutent les mêmes repré- sentants qui soulignent, dans la foulée, qu’ils sont plus de 8 000 ha- bitants à vivre cette situation. D’après leurs mêmes témoignages, l’activité au sein de cette usine, si- tuée, de surcroît, non loin d’une école primaire, est intense et ne s’interrompt pas. Nous interpellons, pour la énième fois, les autorités compétentes pour mettre fin à cette situation en trans-

férant ce moulin” insistent encore nos interlocuteurs. De leur côté, les responsables du moulin incriminé attestent que leur établissement fonctionne, depuis des années, conformément aux lois et règles qui régissent l’environnement dans le strict respect de la vie humaine et de la nature en général. “Notre entreprise active depuis sa création conformément aux normes nationales et même internationales en la matière”, soulignent-ils avant de préciser que ce moulin fait tra- vailler 200 chefs de familles dont 120 sont originaires de cette même localité.

AHMED CHENAOUI

MASCARA

Un homicide élucidé

Les éléments de la brigade criminelle de la Sûreté de wilaya de Mascara sont parvenus à élucider une affaire d’homicide survenue il y a quelques jours. Les faits remontent à l’après-midi du 23 mars vers 16 h, lorsque les services de police ont reçu un appel indiquant qu’un individu venait d’être victime de coups de poignard dans un domicile au lieudit Elargoub. La victime a été transférée à l’hôpital de la ville mais a rendu l’âme en cours de route. L’enquête a permis d’arrêter M. S., 24 ans, le propriétaire du domicile qui avait entretemps détruit les preuves. Les opérations de recherches ont abouti à son arrestation dans une zone isolée de la wilaya de Mascara. Il reconnaîtra le meurtre ainsi que l’agression des deux jeunes filles qui se trouvaient dans le domicile au moment des faits. Tous les protagonistes de cette affaire ont été placés en détention préventive.

A. BENMECHTA

LIBERTE

Mardi 31 mars 2015

Culture

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UNE RENCONTRE À TLEMCEN EN LA MÉMOIRE DE JACQUELINE GUERROUDJ

Pensée pour une grande militante

Une rencontre a été organisée samedi dernier au palais de la culture Abdelkrim-Dali de Tlemcen devant une assistance composée d’anciens élèves et de compagnons de lutte de cette militante et ancienne institutrice de la ville de Tlemcen, disparue le 18 janvier dernier.

L’ Association des élèves de l’EPS du collège de Slane, du lycée Bendjer- zeb, des Medersas de Tlemcen plus connu sous le sigle de l’Ecolymet que préside M. Abderrahim Mesli a tenu, par devoir de mémoire, à

rendre un vibrant hommage à titre posthume à Jac- queline Guerroudj, une moudjahida décédée le 18 janvier dernier à l’âge de 95 ans et inhumée au ci- metière d’El-Alia. À cet effet, une rencontre a été organisée samedi der- nier au palais de la culture Abdelkrim-Dali de Tlemcen devant une assistance composée d’an- ciens élèves et de compagnons de lutte de cette mi- litante et ancienne institutrice de la ville de Tlem- cen. Lors de son intervention, l’historien Mohamed Korso a qualifié Jacqueline Guerroudj de combat- tante emblématique. L’assistance a eu droit à plusieurs témoignages et des hommages rendus à cette moudjahida de première heure à l’image de Mekkaoui Hamza, l’actuel P/APC de la localité de Aïn Fezza et ancien élève de la re- grettée, de Zoulikha Bekkadour, l’une de ses com- pagnons de lutte, Zahia Khelfallah, professeur Ra- bah Amrane qui remémorèrent dans un style his- torique, la vie de la combattante Jacqueline Guer- roudj. Cette rencontre était donc de véritables re- trouvailles des membres de l’association Ecolymet qui ont eu à cœur de fêter un tel évènement cultu- rel et historique à la fois, et de débattre à la faveur d’un riche programme un pan de l’histoire de la ré- volution algérienne ponctué par une reconnaissance à juste titre du combat mené par Jacqueline Guer- roudj cette femme combattante véritable algérien- ne qui a turbiné sans relâche pour l’indépendance de l’Algérie. Selon Benallal Mohamed adhérent de l’Ecolymet, Jac- queline Guerroudj est née à Rouen en France en 1919, de famille française, elle fit des études de droit

1919, de famille française, elle fit des études de droit Jacqueline Guerroudj est décédée le 18

Jacqueline Guerroudj est décédée le 18 janvier dernier à l’âge de 95 ans.

et de philo, en 1942 elle a fut internée par les nazis avant d’atterrir à Tlemcen en qualité d’institutrice à Chetouane (Negrier) ensuite à Aïn Fezza avant de rejoindre le front en 1955. En 1951, elle épouse Ab- delkader Guerroudji dit «Djillali», collègue de mé- tier et tous deux avec la même idéologie, sont mi- litants du parti communiste algérien. Jacqueline fai- sait parti du parti FLN en tant qu’agent de liaison

dans les commandos de l’ALN. Arrêtée et condam- née à mort en 1957, comme elle avait échappé à la déportation nazie en 1942. Après 1962, Jacqueli- ne poursuit une carrière de bibliothécaire à la faculté d’Alger. Jacqueline Guerroudj a publié Des douars et des prisons, un ouvrage qu’elle a publié en 1993 et qui se veut un témoignage sur sa vie d'enseignante.

M. LARADJ

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ORIENTAL DE GENÈVE

Deux films algériens primés

DU FILM ORIENTAL DE GENÈVE Deux films algériens primés D eux films algériens ont été primés

D eux films algériens ont été primés par le dixième Fes- tival international du film

oriental de Genève (FIFOG, 20-29 mars), ont annoncé dimanche les organisateurs de cette manifesta- tion cinématographique annuelle. Il s’agit des films L’Oranais (2014) de Lyès Salem qui a obtenu le Prix spécial du Jury métrage pour “le dé- bat qu’il provoque dans la société actuelle” et Cinéma Chkoupi(2013) de Bahia Allouache auquel a été dé- cerné le Prix une certaine image “parce qu’il raconte la vie urbaine et créative mais confrontée a ses dif- ficultés, la vie telle qu’elle peut être ici, la-bas, comme ailleurs”. Le Fifog d’or du Festival été attri- bué à What’s the time in your world de l’Iranien Safi Yazdanian, à travers lequel le Jury long mé-

trage, composé notamment de chanteuse algérienne Djura du groupe algérien installé en France “Djurdjura” et de son compatrio- te le chanteur-compositeur Ka- mel Hamadi “a voulu primer le re- gard poétique et complexe posé, sur la société iranienne, sur les re- lations et sur la mémoire”. Quant au Fifog d’or du court mé- trage, il a été remis au film L’hom- me au chien du Marocain Kamal Lazraq pour “primer l’amour, le rapprochement humain engendré, par le chien, la découverte de l’or- ganisation d’une société nocturne ainsi que l’image et les acteurs”. Présidé, à titre honorifique, par le célèbre poète syrien Ali Ahmed Saïd Esber alias Adonis, le Festival qui a célébré cette année son dixiè- me anniversaire a été dédié à la Tu-

nisie, suite aux attentats terro- ristes dont elle été victime. Plus de 100 films entre longs mé- trages de fiction, courts métrages et documentaires étaient à l’affiche du Fifog-2015 dont neuf films al- gériens, inscrits dans différentes ca- tégories dont six en compétition of- ficielle. Des débats, des colloques, des conférences portant sur plu- sieurs thématiques notamment sur “L’orient dans tous ses états”, “Voix et visions de femmes”, “Re- gards croisés : Suisse-Orient”, “Mi- grations et intégrations, les cinémas et cultures minorées” étaient au programme de la manifestation qui se prolongera par la projection de plusieurs films pendant le mois d’avril.

APS

ALGE’RIRE COMEDY

Un concours pour encourager les talents

Broshnig Events en partenariat avec le ministère de la Culture, organise la deuxième édition Alge’Rire Comedy, qui aura lieu cette année à Alger du 13 au 16 mai 2015 au Palais de la culture Moufdi-Zakaria. Ce rendez-vous fera vibrer la ville d'un grand éclat de rire ! Il accueillera des artistes de renommés à l’image du comte de Bouderbala ou d’Olivier de Benoist. Les talents algériens seront à l’honneur. Ce sera en fait une occasion également

de promouvoir de jeunes humoristes algériens, de différentes régions du pays. Pour ce faire, un grand concours national du rire et de la comédie le National Alge’Rire sera lancé à partir du 1er avril. Les organisateurs ont d’ailleurs organisés une conférence de presse avant-hier pour donner les grandes lignes de ce concours. Parrainés par Kamal Abdat, les rieurs de partout en Algérie vont s’affronter du 1er au 25 avril 2015 à coup de vidéos de sketchs –one man show, stand up mais

aussi des pièces de théâtres comiques-. Ils tenteront ainsi leur chance d’être sélectionnés pour le grand casting National Alge’Rire qui se déroulera à la fin du mois d’avril au niveau du Palais de la culture. Ce concours national sera qualificatif pour la grande finale qui aura lieu pendant le Alge’Rire Comedy. Les gagnants seront sélectionnés par un jury de professionnels de la comédie, présidé par Hichem Mesbah.

professionnels de la comédie, présidé par Hichem Mesbah. SORTIR Cinéma ■ Jusqu’au 31 mars (sauf le
professionnels de la comédie, présidé par Hichem Mesbah. SORTIR Cinéma ■ Jusqu’au 31 mars (sauf le

SORTIR

de la comédie, présidé par Hichem Mesbah. SORTIR Cinéma ■ Jusqu’au 31 mars (sauf le 29)

Cinéma

Jusqu’au 31 mars (sauf le 29) à la

salle El-Mouggar, projection Keddach Ethabni de Fatma Zohra Zamoum, à raison de 3 séances par jour : 14h, 17h et 20h.

Rencontres

“L’art de la décolonisation. La

bataille pour la restitution des œuvres d’art du Musée des beaux-

arts d’Alger, 1962-1970”, est l’intitulé d’une conférence qui sera animée, ce soir à 18h au Centre d’études diocésain, les Glycines (5, chemin Slimane-Hocine, Alger).

L’historien Daho Djerbal et le

chercheur Tewfik Hamel, spécialiste en histoire militaire- étude de défense, animeront un café littéraire autour du numéro 31 de la revue Naqd portant sur la nouvelle donne géostratégique Maghreb/Machrek, Sahara/Sahel, samedi 4 avril à 14h au Théâtre régional Malek-Bouguermouh de Béjaïa.

Concerts

Concert de Nancy Vieira, en

hommage à Cesaria Evora, jeudi 2

avril à 19h à la salle Ibn Zeydoun (Riadh El-Feth). Prix du billet :

600 DA.

Concert de Mustapha Belahcen,

vendredi 3 avril à 20h à la salle Ibn Khaldoun (12, rue Docteur Saâdane, Alger).

Expositions

Vernissage de l’exposition de

peinture “1 posture” de l’artiste

Mustapha Nedjaï, jeudi 2 avril à 17h à la galerie Baya du palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger.

Du 4 au 18 avril à la galerie d’art

Dar El-Kenz (lot Bouchaoui 2 n° 325, face à la forêt Bouchaoui), exposition collective d’aquarelle (avec Bourdine Moussa, Dahel Djanet, Djeffal Adlane, Ferdjallah, Khadidja, Khelifi Mustapha, Kouadria Feriel, Oulhaci Mohamed, Rossi Catherine, Saadoun Yasmine, Saidat Blkacem, Sellal Zohra, Talbi Rachid, Zoulid Safia).

Jusqu’au 1 er avril à l’espace des

activités culturelles Rachid- Kouache (Trois-Horloges, Bab El-Oued, Alger), expo-vente de livres, “le Carrefour du livre”, organisée par l’Etablissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger, en

collaboration avec la librairie Média Soft.

Jusqu’au 29 avril à la Dar

Abdellatif (chemin Kechkar-Omar, El-Hamma, Alger), exposition intitulée “Offrande au pays du

Cèdre” de l’artiste Djahida Houadef. Cette exposition organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et l’association Musaika.

Jusqu’au 16 avril à la galerie

Asselah-Hocine (39, 41, rue Asselah- Hocine, Alger), exposition de l’artiste peintre Amel Benghezala.

Jusqu’au 4 avril à la galerie Aïcha-

Haddad (84, rue Didouche-Mourad, Alger), exposition de peinture intitulée “Tandem” des artistes Boussaïd Meziane et Boussaïd Mekideche Hayet.

Jusqu’au 31 mars au cercle Frantz-

Fanon (Oref), exposition de l’artiste Ghazi Youcef.

Jusqu’au 31 mars à l’espace des

activités culturelles Bachir-

Mentouri (rue Bachir-Mentouri, Alger), exposition d’une collection de voitures en miniatures, présentée par Oussaïd Mohamed, et organisée par l’Etablissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger en partenariat avec Dzair des Cast.

Jusqu’au 31 mars au complexe

culturel Abdelouaheb-Selim de Chenoua (Tipasa), exposition collective d’artistes plasticiennes, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

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Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

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Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

ANEP N° 315 720 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 720 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 731 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 731 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 730 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 730 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 728 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 728 Liberté du 31/03/2015

LIBERTE

Mardi 31 mars 2015

Publicité

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Annonce recherche distributeurs Pour asseoir son réseau de Distribution au niveau national, La SARL Ibrahim

Annonce recherche distributeurs

Pour asseoir son réseau de Distribution au niveau national, La SARL Ibrahim & fils Ifri recherche dans le cadre de son développement

des Distributeurs pour les régions de Aïn Defla – Djelfa – Laghouat – Ghardaïa – Tizi-Ouzou (Azazga) – Bechar et Biskra, remplissant les conditions ci-après :

• Profil :

Expérience probante dans la distribution de produits

alimentaires ;

Possédant un dépôt conforme aux normes (+ de 1000 m²) ;

Des moyens de livraison adaptés à l’activité.

• Avantages :

Commercialisation d’une gamme de qualité en PET

et Verre.

Marges et gains attractifs.

Le dépôt de dossiers de candidatures se fera à l’adresse mail :

dcm@ifri-dz.com ou par fax au : 034 35 17 59

F.805

ENTREPRISE DE PRESSE recrute

UN CHEF DE DÉPARTEMENT RH ET MOYENS GÉNÉRAUX

Profil recherché :

• Niveau d’études supérieur, spécialité management RH

• Expérience dans le domaine

• Maîtrise de la législation du travail

• Maîtrise de la gestion des moyens généraux

• Spécialiste dans la gestion des salaires

• Utiliser et maîtriser la terminologie spécifique à la GRH

• Maîtrise de l’outil informatique et des logiciels de gestion

• Maîtrise des techniques de communication

• Demeurant dans la wilaya d’Alger.

Avantages du poste :

• Environnement de travail agréable

• Possibilité d’évolution et de développement

Envoyer CV au 021 31 09 09 ou par email

contactdrh2015@yahoo.com

• Salaire motivant

G

ANEP N° 315 873Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 873Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 478 Liberté du 31/03/2015
ANEP N° 315 478 Liberté du 31/03/2015
Groupe scolaire privé Les Glycines recrute pour la rentrée 2015/2016 - éducatrices en maternelle, institutrices

Groupe scolaire privé

Les Glycines

recrute pour la rentrée

2015/2016

- éducatrices en maternelle, institutrices en français et en arabe, professeurs de collège et de lycée toutes matières, bilingues et expérimentés (ayant bonne expérience du baccalauréat national) - personnel de cuisine, de gardiennage, de ménage, chauffeur permis B et transport

- personnels d’administration, infographe, surveillant général, directeur des études, conseillers pédagogiques Se présenter ou déposer CV et lettre de motiva- tion à partir du 5 Avril 2015 au siège situé au 96, Parc Miremont à Bouzaréah (Tél.secrétariat : 0770110218/021 93 71 92) ou au 16, quartier Les Vergers à Birkhadem (Tél. Secrétariat : 021543162 - 021543137 - 0770110323) ou au Lycée de Chéraga, Lotissement Quaouch, N°36 Villa 17 (à proximité du centre commercial El Qods) (Tél. Secrétariat : 021341858 / 021342147 /07.82.20.76.33 / 07.70.71.37.89) E-Mail : groupe_scolaire_glycines@yahoo.fr

0523

Direction de la Distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la Distribution Blida Division exploitation électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consolider son réseau, la Direction de la distribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’élec- tricité les journées des 30/03/2015 et 01/04/2015 entre 09h00 et 16h00 au niveau de la commune de Ouled Slama. Localités concernées :

OULED SLAMA BAS - FORAGE ADE APC OULED SLAMA - LABAZIZ - DOMAINE SAI- DOUNE - DOMAINE AZOUNI - DOMAINE BERKANE - MESBAH - MAOUCHE MOSTAPHA - SAYAH MOHA- MED - SAYAH ABEDGHANI Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 20 75 61 La Direction de la Distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°315 318 Liberté du 31/03/2015

F.826
F.826
18 Entretien Mardi 31 mars 2015 LIBERTE LE P r YAHIA ZOUBIR EXPLIQUE LA SITUATION

18

Entretien

Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

LE P r YAHIA ZOUBIR EXPLIQUE LA SITUATION EN LIBYE

“Le danger est réel et vient surtout des groupes djihadistes qui sont bien armés”

Parfait connaisseur de la situation sécuritaire au Sahel, le professeur Yahia Zoubir, enseignant en relations internationales et directeur de recherche en géopolitique à Kedge Business School, à Marseille (France), s’exprime sur les conséquences de la crise libyenne sur l’Algérie et

les autres pays maghrébins. Le spécialiste estime que dans la conjoncture actuelle, la meilleure posture pour l’Algérie “est de ne pas paraître comme partie prenante dans la crise qui secoue la Libye, mais de servir de facilitateur ou de médiateur du dialogue inter-libyen”.

Liberté : Depuis l’assassinat de Kadhafi, la Libye est livrée au chaos. Comment en est-elle arrivée là? Quelles sont les forces en présence ? P r Yahia Zoubir : La Libye n’a jamais bâti un État

au sens moderne du terme ; avant la chute de Kadhafi, il n’exis-

tait presque pas d’ins- titutions formelles. Les comités révolutionnaires et les autres entités servaient d’instruments de contrôle de la population : ils étaient destinés à mu- seler toute opposition au pouvoir autoritaire. Le centre du pouvoir s’articulait autour du guide su- prême, c’est-à-dire, Kadhafi lui-même. Ce dernier a su jouer sur le système tribal, dans le- quel sa propre tribu, la “Kadhadfha”, bien que mi- noritaire, a joué le rôle de balancier. Avec sa chu- te, tout l’édifice qu’il avait mis en place s’est alors effondré comme un jeu de cartes. L'intervention de l’OTAN a donc détruit le peu d’État qui existait. Mais, cette intervention a aussi fait ressurgir les rivalités tribales, ainsi que les velléités régio- nales/régionalistes. À cela s’est greffé le problème des milices dites révolutionnaires, ainsi que celui des groupes islamistes. Tous ces groupes ont ob- tenu des armes, acquises dans les stocks de l’armée libyenne, mais aussi celles parachutées par les forces d’intervention qui ont soutenu la rébellion libyenne.

Entretien réalisé par :

HAFIDA AMEYAR

On a bien compris que la situation qui prévaut dans ce pays constitue une menace pour l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb. Où se situe exactement le danger ? C’est vrai, le danger est réel et vient surtout des groupes djihadistes qui sont superbement bien ar- més. La Libye d’aujourd’hui est un “État failli” com- me l’était l’Afghanistan, dans les années 1990, ou la Somalie. La menace pour l’Algérie et même pour la Tunisie, qui est le maillon faible dans la région, provient des groupes armés, tels Aqmi, Ansar al Shari’a, Daesh, le groupe Mourabitoune qui a menacé l’opération contre le site gazier d’In Amé- nas, en janvier 2013, et bien entendu des groupes obscurs créés et/ou manipulés par des services de renseignement de pays ayant des intérêts parti- culiers. Il faut aussi ajouter les trafics en tout gen- re, drogue, armes, etc., qui se font aux frontières. Il ne faut pas sous-estimer non plus le fait qu’une telle situation ne fera qu’encourager l’immigration clandestine sub-saharienne et, éventuellement, le flux de réfugiés vers la Tunisie et l’Algérie.

Dans ce cas, comment l’Algérie doit-elle se protéger et protéger ses frontières ?

Tant que les régimes en place n’entreprennent pas

des réformes politiques et économiques tangibles, les dangers internes de tous ces pays ouvriront la voie à une plus grande coordination entre les groupes terroristes transnationaux. Je dis cela notamment, parce que l’accord au Mali reste fragile et si des réformes ne sont pas effectuées immédiatement, Aqmi et éventuellement Daesh, renforceront leur présence au nord du pays et menaceront la région du Sud algérien.

D. R.
D. R.

La meilleure option pour l’Algérie doit être une ap- proche offensive/défensive… D’ailleurs, nous nous sommes déjà exprimés, mon confrère Djallil Lounnas et moi, sur ce sujet, dernièrement (*). Donc, comme je disais, la meilleure option pour notre pays doit être une approche à la fois offensive et défensive, qui prendrait en compte les réalités de la Libye d’aujourd’hui, mais aussi la nécessité de stabiliser ce pays, à travers un large dialogue entre les factions représentatives, en prenant en considération, dans le même temps, un possible échec de ce dialogue. Une intervention massive ne règlera rien, mais vu les menaces diverses et très graves qui pèsent sur elle, l'Algérie doit, en revanche, être en mesure d’intervenir, de manière très ciblée et limitée, par exemple, s’il y a un risque d’attaque imminente contre notre pays… Intervenir de ma- nière ciblée et limitée, sans pour autant que cela soit une intervention massive et de longue durée. Il faut bien comprendre que ce type d'interventions ciblées servirait tout simplement à défendre le ter- ritoire national contre toute attaque et non pas à stabiliser la Libye ou à servir de sous-traitant à l’Oc- cident, qui en cherche un. Il est quasi certain que la stabilisation de la Libye ne peut se faire par le biais d'une intervention militaire massive. Les in- terventions en Afghanistan, en Irak et en Libye (an- née 2011), en sont la preuve irréfutable.

Professeur Yahia Zoubir, vous êtes de ceux qui n’écartent pas l’éventualité d’une intervention militaire en Libye, notamment après l’assassi- nat, en février dernier, de 21 coptes égyptiens dans ce pays. S’agira-t-il, d’après vous, d’une inter- vention du Caire ou de la communauté inter- nationale ? La situation en Libye est si grave qu’une inter- vention militaire devient de plus en plus plausible, voire même impérative. Une intervention inter- nationale sous l’égide des Nations unies, de l’OTAN ou d’une coalition internationale ad hoc est conce- vable, mais faut-il que cette intervention ne soit pas basée sur des arrière-pensées, pour servir d’ali- bi à des intérêts propres à certains Etats. L’Egyp-

te est certes impliquée en Libye, mais il est im- probable qu’elle s'engage seule militairement, car les risques et les coûts pour les autorités égyptiennes seraient énormes. Cependant, il est possible que l’Egypte décide autrement, afin de ser- vir de sous-traitant pour les Saoudiens, les Emiratis et l’Occident, pour asseoir le régime d’Al-Sissi, grâ- ce à des investissements financiers conséquents. C’est ce qu’on avait fait faire à Saddam Hussein contre l’Iran en 1980…

Dans le cas d’une intervention militaire en Libye, n’y aurait-il pas de risque d’embrase- ment au Maghreb ou dans certains pays maghrébins, comme le Mali, qui sont proches des frontières algériennes ? Un embrasement de la région n'est pas à écarter en cas d'intervention ; mais cela dépendra du type d’intervention, de son succès ou de son échec et, surtout, de la réaction des milices libyennes, toutes tendances confondues. A mon avis, ce scé- nario est difficile à envisager, car il ne semble pas que les puissances étrangères à la région soient vraiment disposées à intervenir militairement en Libye, du moins à l’heure actuelle. Mais, ce qui est certain, c’est que si les Etats de la région ne pren- nent pas les mesures adéquates pour combattre le terrorisme interne, sans complaisance aucune, pour défendre leurs frontières en coopération avec leurs voisins, la situation ne fera que s’ag- graver. De plus, tant que les régimes en place n’en- treprennent pas des réformes politiques et éco- nomiques tangibles, les dangers internes de tous ces pays ouvriront la voie à une plus grande co- ordination entre les groupes terroristes transna- tionaux. Je dis cela notamment, parce que l’accord au Mali reste fragile et si des réformes ne sont pas effectuées immédiatement, Aqmi et éventuelle- ment Daesh, renforceront leur présence au nord du pays et menaceront la région du Sud algérien.

Dans la conjoncture actuelle, quelle est, selon vous, la meilleure attitude à adopter par notre pays ?

La Libye d’aujourd’hui est un “État failli” comme l’était

l’Afghanistan, dans les années 1990, ou la Somalie. La menace pour l’Algérie et même pour la Tunisie, qui est le maillon faible dans la région, provient des groupes armés, tels Aqmi, Ansar al Shari’a, Daesh, le groupe Mourabitoune qui a menacé l’opération contre le site gazier d’In Aménas, en janvier 2013, et bien entendu des groupes obscurs créés et/ou manipulés par des services de renseignement de pays ayant des intérêts particuliers.

Dans la conjoncture actuelle, la meilleure postu- re pour l’Algérie est de ne pas paraître comme par- tie prenante dans la crise qui secoue la Libye, mais de servir de facilitateur ou de médiateur du dia- logue inter-libyen, malgré les obstacles posés par l’Egypte et l’Arabie Saoudite. L’Algérie doit être un facilitateur qui protège avant tout ses intérêts na- tionaux. La protection des frontières est incon- testablement la priorité de l’Etat algérien qui doit, cependant, continuer à coopérer avec l’en- semble des acteurs patriotiques, internes et ex- ternes, impliqués dans cette situation, pour dégager un consensus commun, c’est-à-dire, la stabilité de la Libye et celle de la région du Maghreb.

H. A.

(*) Yahia Zoubir & Djallil Lounnas, “L'Algérie face à la crise libyenne : quels dangers et quelles options pour la sécurité nationale ?”, in Le Quotidien d’Oran du 21 mars 2015.

LIBERTE

Mardi 31 mars 2015

PAGE ANIMÉE PAR FARID BELGACEM

liberteauto2011@yahoo.fr

Auto

19

EXCLUSIF
EXCLUSIF

MAINTIEN DES REMISES APRÈS LE SALON D’ALGER

Les clients retardataires retiennent leur souffle

Le Salon de l’automobile d’Alger de 2014 est passé par là. Les clients retardataires s’interrogent si les concessionnaires feront un effort pour maintenir les remises pour s’offrir une voiture.

O n l’avait annoncé sur ces co- lonnes et à la question de savoir si les exposants au 18 e Salon in- ternational de l’automobile d’Al- ger (Siaa-2015) maintiendraient leurs offres, la réponse est oui.

Oui, au grand bonheur de ceux qui n’avaient pas l’opportunité de se rendre dans un showroom ou

à la Safex pour acquérir un vé-

hicule. L’info qu’on avait dans les coulisses s’est vérifiée d’el- le-même. Et pour cause, au moins 10 conces- sionnaires auraient décidé de lancer des cam- pagnes de communication en direction des clients pour les attirer dans leurs succursales et leurs showrooms. Ces campagnes débuteront cet- te semaine et prendront fin mi-avril, à défaut cer- tains concessionnaires maintiendraient les prix d’avant le salon. Autrement dit, ils n’opteront pas pour une augmentation des prix malgré les difficultés liées aux prix d’importation. Il faut dire que le Salon de l’automobile d’Alger de 2014 est passé par là. En effet, il faut rappeler que la pre- mière chute des ventes a été enregistrée en 2014, suivie d’un portefeuille sur les commandes en baisse dès le mois de mai, avant que les conces- sionnaires ne tirent la sonnette d’alarme et ré- duisent les importations. D’autres avaient car- rément opté pour un déstockage massif alors que certaines concurrences déloyales faisant ravage, ils ont fait du dumping pour faire valoir leurs parts de marché. Mais bon ! Le fait est là, et le

Par : FARID BELGACEM

Siaa-2015 a sanctionné les concessionnaires qui n’ont rien investi et qui continuent de flouer leurs clients avec des cercueils à roulettes. Une chose est sûre, selon des sources concordantes, les re- mises seront maintenues le temps de faire une halte face à la chute du dinar et la montée du dol- lar. La parade consiste alors à faire valoir certains modèles qui ont fait leurs preuves lors du salon et de les accompagner de mesures incitatives. Re- levons aussi que des dizaines de clients ont été dé- çus à travers les réseaux des concessionnaires, pas tous évidemment, où ils découvrent des prix hors salon durant la période allant du 18 au 28 mars. D’autres, a-t-on confirmé auprès des clients, ont baissé rideau avec ce subterfuge de “fermeture pour travaux” pour ne pas baisser les tarifs et te- nir le client en haleine. D’ailleurs, on a vu défi- ler des clients au Salon d’Alger depuis Taman- rasset, Ouargla, Batna, Sétif, Tlemcen ou enco- re Tizi Ouzou et Médéa. Est-ce normal alors que les concessionnaires ont déboursé des sommes faramineuses sur la communication pour que leur publicité soit finalement qualifiée de menson- gère ? Reste à savoir qui seront ces concession- naires qui accompagneront leurs clients fidèles durant cette courte période de “récupération” pour s’offrir une voiture. Après tout, on assiste à un double scénario kafkaïen : celui des années d’or où le client faisait face à la non-disponibi- lité du produit sur une période allant de 3 à 24 mois et celui des augmentations des prix au nom d’une inflation qui ne fait que commencer.

F. B.

D. R.
D. R.

NOUVELLE MONDEO

Ford Fusion à la conquête de son segment !

D. R.
D. R.

C ’est fait, la marque américaine en Algérie, à savoir Ford re- présentée par le groupe Else-

com Motors, a lancé sa toute nouvel- le Mondeo au 18 e Salon de l’automo- bile d’Alger (SIAA-2015). Selon les premiers éléments de présentation de la marque, la nouvelle routière, dé- sormais connue sous l’appellation Ford Fusion, a été rebaptisée à l’amé- ricaine en Algérie avec cette démons- tration d’un savoir-faire en matière de routières statutaires. Ainsi, en plus des attributs que l’on connaît aux an- ciennes Mondeo dont elle hérite l’ADN, cette nouvelle Fusion ajoute la dotation technologique. À commen- cer par ce panneau d’instrumentation en LCD qui accueille le conducteur à l’ouverture des portes. Une véritable vi- trine technologique à laquelle s’ajou- te un design très abouti, racé et respi- rant la nouvelle identité Ford. Selon le

communiqué de Ford Elsecom, ce nouveau-né sera décliné en Algérie en deux versions qu’Elsecom Motors commercialisera. D’abord une ver- sion en essence avec un bloc moteur de 1,5L Ecoboost à 160 Ch, ensuite une version en diesel TDCI avec un bloc moteur de 2,0L à 150 Ch. Aussi, deux motorisations en finition Titanium qui reçoivent en dotation une légère dif- férence puisque le modèle essence re- çoit, de série, le démarrage sans clé, ABS, EBD (Répartiteur de freina- ge), EBA (Aide au freinage d’urgence) avec allumage automatique des feux de détresse, ESP avec fonction du bloca- ge du différentiel par les freins, assis- tance au démarrage en côte. Elle est aussi équipée d’appuie-têtes actifs avant et arrière, d’un système de dé- tection de pression des pneus, une an- tenne FM intégrée à la lunette arrière, d’un allumage automatique des feux,

un détecteur de pluie, alarme péri- métrique et volumétrique, de l’air conditionné automatique tri-zone, capteur de détection de la qualité de l’air, un système anti-démarrage élec- tronique, des airbags frontaux, laté- raux, rideaux, genoux ainsi que d’autres équipements qui font d’elle une voiture de rêve. Selon le même do- cument, la version TDCI à 150 Ch re- prend les mêmes équipements, comp- tez en moins les sièges électriques et la suspension sport. En revanche, les jantes passent à 18 pouces et adoptent un cuir intégral, feux de route direc- tionnels intelligents à LED et toit ou- vrant. La Ford Fusion, animée du 1,5 Ecoboost essence à 160 Ch est affichée à 3 100 000 DA (TTC) et la version 2,0 TDCI à 150 Ch est au prix de 3 400 000 DA (TTC).

F. BELGACEM

DEUX NOUVEAUTÉS CHEZ CIMA MOTORS

Les équipements des Zotye T-600 Deluxe et de Brilliance H320 Deluxe

L e concessionnaire multimarques Cima Motors vient de révéler les équipements de ses deux nouveautés, à savoir Zotye T600

Deluxe et Brilliance H320 Deluxe. Selon un com- muniqué rendu public, Zotye T600 Deluxe em- barque, sous le capot, un bloc moteur 1,5L à 160 Ch à 5500 tr/mn pour un couple maxi de 250 Nm à 2400 tr/mn. Le bloc Euro IV est associé à une boîte manuelle à 5 rapports et une consomma- tion mixte 7,9l/100/km. Long de 4,63 m et re- posant sur un empattement de 2,80 m, soit les di- mensions du Tiguan long produit en Chine par Volkswagen, le T-600 s’inspire stylistiquement, mais ajoute des éléments d’Audi Q5. Il est no- tamment équipé du double airbag, dont deux air- bags latéraux, alarme antivol, jantes en alliage 17 pouces, 4 vitres électriques, verrouillage centra- lisé, colonne de direction inclinable, 6 haut-par- leurs, radio/USB/AUX/CD MP3, climatisation

automatique bizone, sécurité enfant, rétroviseurs extérieurs à réglage électrique, sellerie tissue, aide au stationnement A/AR, feux du jour à LED, barres de toit, projecteurs xénon, régulateur de vitesse, démarrage sans clef, Bluetooth, volant multifonctions en cuir, éclairage ambiant, ABS, EBD, ESC, BA et ouverture des portes à distan- ce. Quant à Brilliance H320 Deluxe, elle est dé- clinée en motorisation Euro IV à 16 soupapes, avec un bloc moteur de 1,5 VVT développant 105 Ch accouplé à une BVM à 5 rapports, pour un couple maxi de 143 Nm à 4000 tr/mn, en plus d’une consommation mixte de 6,3l/100km. Longue de 4210 mm, large de 1755 mm, haute de 1460 mm avec un empattement de 2580 mm, Brilliance H320 Deluxe décline aussi un volume du coffre de 320 litres. Côté équipements, elle em- barque des jantes en alliage de 15 pouces, 4 vitres électriques, verrouillage centralisé, colonne de di-

D. R.
D. R.

rection inclinable, 6 haut-parleurs, radio/USB/AUX/CD MP3, climatisation ma- nuelle, sécurité enfant, rétroviseurs extérieurs à réglage électrique, sellerie tissu, ABS et EBD, or- dinateur de bord, aide au stationnement AV/AR, projecteurs antibrouillard, ouverture des portes à distance, double airbags frontaux et toit ouvrant

électrique. Contacté par nos soins, Cima Motors a indiqué à Liberté-auto que ses deux nouveau- tés “viennent renforcer une gamme déjà rafraîchie avec un rapport qualité/prix/équipements très étu- diés pour les clients”. Quant aux tarifs, ils seront communiqués ultérieurement par Cima Motors.

FARID B.

20

Des

Gens

& des Faits

Mardi 31 mars 2015

LIBERTE

Vous écrivez des histoires et aimeriez les faire publier. Envoyez-les nous à l’adresse suivante : libertehistoires@gmail.com. Si après sélection, elles retiennent l’attention de la rédaction, elles seront publiées.

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE

Récit de Adila Katia

L’inaccessible

35 e partie

Cinquieme chapitre : Malgré elle…

Résumé : Maria passe une mauvaise nuit, à tout remettre en question. Le matin, elle décide de ne pas partir au boulot. Le téléphone sonne aussitôt qu’elle l’a branché. Dahmane continue son harcèlement, lui rappelant qu’elle n’a personne pour la protéger. Maria a si peur qu’elle appelle la police…

-Allez regarder par la fenêtre, lui dit l’opératrice. La voiture devrait être de- vant votre bâtiment ! Ne raccrochez pas ! Allez voir ! Maria pose le combiné et va à la fenêtre de la cuisine. Elle tire le rideau. Elle aperçoit la voiture de police garée en face. Deux policiers en sortent et se di- rigent vers leur cage d’escalier. La jeune femme est soulagée. Elle s’empresse d’aller à la porte, prê-

te à ouvrir dès qu’ils seraient à son pa- lier. Maria ouvre avant qu’ils ne frap- pent. Mais il n’y a qu’un officier de po- lice sur le seuil de sa porte.

- Bonjour ! Vous êtes bien Maria

“X” ?

- Oui, souffle-t-elle.

- Je peux entrer ? Ou voulez-vous

qu’on discute ici ?

- Non, non, répond-elle en s’effaçant pour le laisser entrer.

Elle laisse la porte entrouverte puis le précède au salon. Elle reprend le télé- phone. L’opératrice est toujours en ligne.

- Ils sont là… merci !

Maria raccroche puis se tourne vers l’officier.

- Vous avez appelé parce qu’on vous

harcèle ? Depuis quand ? Est-ce que vous le connaissez ?

- Oui, on travaille ensemble…

Il a sorti un calepin. Il pose des ques- tions précises auxquelles elle répond. Elle remarque qu’il ne prend pas note.

- Vous le croyez capable d’attenter à

votre personne ? Vous a-t-il agres-

sé ?A-t-il tenté de vous toucher ?

- Non mais il… Il a dit que je n’y

échapperais pas, murmure-t-elle. Il sait que je suis seule, sans famille… J’ai peur pour moi, pour mon bébé !

- Et votre mari ?

Maria secoue la tête.

- Je vis seule.

- Il ne vient pas voir son fils ?l’inter-

roge l’officier en fronçant les sourcils.

- Non…C’est mon enfant. Il n’a pas de

père… L’officier toussote.

- Et le vôtre? Votre famille ? poursuit-

il avant de faire la moue. Ne me dites pas que vous êtes sans famille ! - On peut dire comme ça… Mon

père nous a abandonnés ! Ma mère et ma sœur sont mortes depuis long- temps, confie-t-elle. Je me suis instal-

lée ici, depuis une année ! Je n’ai jamais eu de problèmes avec les voisins, avec les gens du quartier ! Cet imbécile de Dahmane n’accepte pas que je me re- fuse à lui !

- Il a dû voir un signe d’encourage-

ment, non ? S’il est remonté contre vous, c’est que peut-être vous l’avez

mené en bateau ? Maria devient blê-

me de rage. Elle s’efforce à ne pas crier après lui.

- Je vous ai appelé parce que j’ai peur

de lui ! Et vous me parlez comme si j’étais coupable d’une mauvaise conduite !

Sachez que je n’ai rien fait, pour me re- trouver dans cette situation ! Un cri aigu retentit dans la pièce du fond. Sa-

lem est en train de hurler.

- C’est mon fils, dit-elle en passant de- vant l’officier, pour se rendre dans la chambre. Salem !

- Mamaaaaaaaa !Mamaaaa !

Salem est debout dans son lit, tendant

les bras vers elle. Ses joues dégoulinent

de larmes. Elle le prend et le sert contre son

cœur, tout en tentant de le réconfor- ter avec des mots d’amour qu’elle murmure à son oreille. Elle ne sup-

porte pas de voir son fils pleurer. Sa- lem renifle contre son épaule, encore secoué par les sanglots.

- C’est pour lui que j’ai peur ! dit-elle

à l’officier. S’il m’arrive malheur, il se retrouvera seul !

- Ne vous inquiétez pas ! Cela n’arri-

Dessin/Mokrane Rahim
Dessin/Mokrane Rahim

vera pas, répond-il, visiblement ému. Je m’excuse si je vous ai donné l’im- pression que je doutais de vous ! Une fois que vous l’aurez calmé, vous

me donnerez tous les renseignements, pour vite le retrouver !

Je vous jure qu’après notre visite, s’il

a un peu de cervelle, il n’osera plus

vous approcher !

(À SUIVRE)

A. K.

adilaliberte@yahoo.fr VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : Pris dans les dédales d’une
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : Pris dans les dédales d’une
Dessin/Amouri
Dessin/Amouri

Résumé : Pris dans les dédales d’une vérité mal assimilée, Samir avoue à sa femme qu’il voulait la protéger elle-même, car elle était, tout comme lui, victime des manigances de leurs pères respectifs. Un peu rassurée, Mordjana le quitte pour enfiler un chandail, alors que Hasna fait irruption dans la cuisine, et reproche à son fils son attachement à son épouse. Samir lui répond qu’elle devrait en être heureuse.

Récit de Yasmina Hanane

41 e partie

Mordjana

Elle hoche la tête et soupire :

- Je l’aurais été, si ce n’était les cir- constances de cette union biscornue. J’ai tant rêvé de célébrer grandiose- ment ton mariage… Hélas, ton père a faussé tous les calculs.

- Peut-être pas tout… Mordjana me

plaît. Je ne me plains pas trop de

notre union. Cela aurait pu être pire.

- Et Ilhem ? Tu l’as déjà oubliée.

Il se tait et un pli barre anxieusement son front. Ilhem. Il l’avait aimée. Ils avaient fait tant de

projets ensemble… Il soupire et déglutit :

- Je ne pourrais pas l’oublier aussi fa-

cilement, tu le sais bien… Mais que pourrais-je faire maintenant que je suis marié. J’ai tenté de lui expliquer sub- tilement ma situation mais elle ne vou-

lait rien comprendre. Elle m’a jeté sa bague au visage et s’est enfuie. Elle ne répond même plus à mes coups de fil.

envolés par la bénédiction de mon

cher papa.

Il se verse un grand verre d’eau et le boit d’une seule traite.

- Je tente malgré tout de faire contre

mauvaise fortune bon cœur… Mord-

jana me plaît… Elle aussi est victime d’une situation qui n’est pas à son avantage… Je tente de lui faciliter la

vie…Elle est intelligente et s’habitue- ra rapidement à nous et à notre style de vie. Hasna observe son fils à la dérobée, alors qu’elle réchauffait le dîner. Il ne semblait pas trop malheureux, mais

elle ressentait sa détresse. Samir était quelqu’un de sensé. Il avait toujours fait face avec tact à des situations qui pour quelqu’un de son âge auraient paru insurmontables.

Elle dresse la table et dépose la corbeille de pain :

- Tu dois avoir faim… Nous allons dî- ner tous ensemble… Appelle donc ta

-

Mais cela va de soi mon fils… Que

femme.

peux-tu encore lui raconter après lui

ser, n’oublie pas que cela fait plus de

-

Elle arrive…

avoir dit que tu ne pouvais pas l’épou-

cinq ans que vous êtes ensemble !

Il prend un morceau de pain et se met à l’émietter nerveusement. Hasna sus- pend son geste :

- Je sais… Je la comprends amplement.

Je voulais tant qu’on reste amis. Elle fi- nira bien elle aussi par se marier et fon-

der une famille…

- Je l’espère bien pour elle… Cepen-

dant un premier amour ne s’enterre

pas aussi facilement. Vous étiez si unis depuis de longues années. - Oui… Et si heureux d’être en-

Hélas, tous nos projets se sont

semble

- Ne joue pas avec le pain mon fils…

Les gens ont payé de leur vie le tribut d’une ration de cet aliment de base…

- Désolé maman… je suis un peu

nerveux ce soir.

- Je le sais. Je l’ai compris à ton air

J’aimerais tant que tu te

confies à moi.

anxieux

- Je n’ai rien à te confier ma chère ma- man… Je me sens triste voilà tout,

Mordjana n’y est pour rien… J’aime-

rais que tu sois un peu plus indulgente avec elle.

- Tiens, tu prends déjà sa défense ?

Qu’a-t-elle donc raconté sur mon compte ?

- Pas grand-chose. Elle voulait t’aider

dans tes besognes.

- C’est fait, elle a nettoyé la cour, et fait

les lits de tes frères. Dans l’après- midi, je l’ai surprise à arroser les plantes… C’est une femme qui doit

avoir la main verte. Je l’ai reconnu à sa manière de regarder les boutures…

- Alors que lui reproches-tu maman ?

Hasna hausse les épaules :

- Ce n’est pas la femme que je voulais

pour toi…

- Tu disais la même chose au sujet d’Il-

hem au début de nos fiançailles.

- Certes, mais j’ai fini par l’apprécier…

Elle au moins est instruite, et partageait

tes ambitions.

- Mordjana aussi est instruite. Elle n’a pas eu la chance de terminer ses

études, mais je vais l’exhorter à suivre une bonne formation.

- Quoi ?

- Mordjana va suivre une formation

maman…Elle décrochera un diplôme

et pourra même travailler si elle le sou-

haite.

Hasna demeure muette de stupeur.

- Qu’est-ce qui ne va pas maman ?

(À SUIVRE)

Y.

H.

y_hananedz@yahoo.fr

VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

LIBERTE

Mardi 31 mars 2015

Jeux

21

Sudoku

N° 1928 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille de 9 cases sur 9, divisée elle-

   

6

2

7

     

5

même en 9 blocs de 3 cases sur 3. Le but du jeu est de la remplir entièrement avec des chiffres allant de 1 à 9 de manière que :

 
       

4

1

 

2

 

2

 

9

           

1

 

5

 

6

 

9

   

chaque ligne contienne tous les chiffres

-

 

6

 

7

 

5

8

 

1

de 1 à 9 ;

 

-

chaque colonne

 

7

           

6

contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

 
         

9

1

   

-

chaque bloc de 3X3

5

     

8

 

4

3

9

contienne tous les chiffres de 1 à 9.

 

8

       

4

5

   

Cette grille est de niveau moyen : elle contient déjà 30 chiffres.

 

Solution Sudoku n° 1927

 
                 

Proverbes

 

7

8

 

5

4

 

1

2

6

3

9

français

9

2

 

6

8

 

5

3

1

4

7

“Bonne semence fait bon grain -Et bons arbres portent beaux fruits.”

3

4

 

1

9

 

7

6

2

8

5

8

7

 

4

6

 

3

9

5

1

2

6

5

 

9

1

 

2

4

8

7

3

“Bonne terre,

                     

mauvais

1

3

2

5

8

7

4

9

6

chemins.”

4

6

 

7

2

 

9

8

3

5

1

“Bonnes sont les dents qui retiennent la langue.”

5

9

 

8

3

 

6

1

7

2

4

2

1

 

3

7

 

4

5

9

6

8

 

Mots croisés

N°5340 : PAR FOUAD K.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1 2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X

HORIZONTALEMENT - I - Augmentation. II - Compréhensif - III - Adverbe - Article - Conifère. IV - Dentiers. V - Forum des nations - Note - Risqua. VI - Pièce tiède des thermes romains. VII - Composé chimique - Voyelle double. VIII - Molybdène - Fruit. IX - Guêpe - En forme d’œuf. X - Vedette - Cigarillos.

VERTICALEMENT - 1- Instruments de laborantin. 2 - Lanceur européen - Hors de combat. 3 - Personnel - Langue indienne du Brésil - Possessif. 4 - Félin d’Asie - Vêtement de pluie. 5 - Pouffé - Fiole lestée. 6 - Étage géologique. 7 - Ancienne pièce d’argent - Métro parisien. 8 - C’est-à-dire - Monarque - Chevalier travesti. 9 - Échappatoire - Sied. 10 - Vaisseau - Affables.

Solution mots croisés n° 5339

I

II

III

IV

V

VI

VII

VIII

IX

X

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

P

O

L

Y

S

T

Y

L

E

S

O

B

E

S

E

 

U

E

L

E

L

E

U

 

C

L

A

I

E

S

L

I

R

E

 

A

N

 

C

 

U

S

 

O

U

R

 

O

T

E

T

S

U

N

A

M

I

 

I

N

I

A

S

I

 

I

M

P

O

T

O

N

E

S

T

E

P

 

N

I

N

T

 

M

A

R

I

N

 

T

S

E

M

E

S

 

E

P

I

E

Par

A. Ouabdeslam

MOTS FLÉCHÉS N° 435

s Éloge ——————————— Malversation s s Appelèrent Ville de Gendarme (ph) fouilles s s s
s
Éloge
———————————
Malversation
s
s
Appelèrent
Ville de
Gendarme
(ph)
fouilles
s
s
s
Néodyme
———————————
Vallée
engloutie
———————————
Énigmatiques
Pronom relatif
Recueil
———————————
plaisant
Loucher
———————————
———————————
Préposition
Conjonction
s
Bas
———————————
Fête de la
Nativité
Demi-mouche
Sureau
Prêtre (ph)
———————————
Société
———————————
Vases
Pronom
abrégée
Défunt
personnel
Ladre
Matière
———————————
Consonnes
colorante
Varech
rouge
———————————
Appâts
s
Ville
d’Allemagne
———————————
Jeux de quilles
s
s
s
Pacifique
Consonnes
———————————
Tourmenté
———————————
Champion
Tue
s
Sodium
Fleuve africain
———————————
———————————
Tranquille
L’autre moi
s
s
s
———————————
———————————
Astatine
Essai
s
Allure
Pusillanime
———————————
———————————
Jupe de
Actinium
danseuse
s
ss
s
Avaler
Personnel
Lac de Russie
———————————
sans mâcher
———————————
———————————
Exhale
Protecteur
s
Navire
———————————
À la mode
s
Bouteille
d’Italie
———————————
Poètes
———————————
Deux à Rome
Avant l‘UA
Sodium
Affluent
———————————
du Missouri
Roi slave
Ruisseau
———————————
———————————
Tellement
Sélénium
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
ss
s
s
s
ss
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s

L’HOROSCOPE

de Mehdi

BÉLIER (21 mars - 20 avril)

BÉLIER

(21 mars - 20 avril)

AUJOURD’HUI Vous avez besoin de nouvelles éner- gies pour être au mieux de votre forme. Vous aurez des idées nou- velles. Suivez votre inspiration. Laissez-la vous mener dans une nou- velle aventure ou à un endroit que vous n'avez jamais vu avant.

TAUREAU (21 avril - 21 mai)

TAUREAU

(21 avril - 21 mai)

Des nouvelles intéressantes vous obligent à réfléchir sérieusement à la question posée. Votre opinion sur ce sujet délicat pourrait choquer. Pensez à modérer vos affirmations pour éviter tout conflit.

GÉMEAUX (22 mai - 21 juin)

GÉMEAUX

(22 mai - 21 juin)

Vous allez connaître une agréable nouvelle. Vous prenez le relais et vous vous mettez en quatre pour répandre autour de vous cette annonce qui donnera beaucoup de plaisir à tous ceux qui veulent bien l'entendre.

CANCER (22 juin- 22 juillet)

CANCER

(22 juin- 22 juillet)

Vous ressentirez le besoin de faire une pause. Vous pourrez profiter d'une occasion agréable pour respi- rer un peu et faire le point. Après cet entracte mérité, une activité débor- dante vous permet de com