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11 Djoumada El-Thani 1436 - Mercredi 1 er Avril 2015 - N°15400 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

VISITE D’ÉTAT DU PRÉSIDENT SUD-AFRICAIN JACOB ZUMA

Le Président Bouteflika reçoit le Président Jacob Zuma

l Le Président sud-africain se recueille à la mémoire des martyrs de la Révolution l
l
Le Président sud-africain se recueille à la mémoire des martyrs de la Révolution
l
M. Jacob Zuma reçoit M. Sellal
l
Ouverture de la 6 e session de la Haute commission de coopération algéro-sud-africaine
l
Rencontre économique algéro-sud-africaine : nouvelle impulsion à la coopération bilatérale
l
Ramtane Lamamra : « Nos relations doivent refléter les principes et objectifs du Nepad »
l
Signature d’un mémorandum d’entente sur les consultations politiques
l
Perspectives prometteuses à la coopération bilatérale

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu, hier à Alger, son homologue sud-africain, Jacob Zuma, qui a entamé lundi dernier une visite d'État de trois jours, à l'invitation du Président Bouteflika. Les entretiens entre le Président Abdelaziz Bouteflika et son homologue sud-africain ont été élargis aux délégations des deux pays qui ambitionnent de construire un partenariat stratégique permettant le renforcement d’une coopération à la hauteur des aspirations des deux peuples.

PP. 3-4

ADOPTION DE LA STRATÉGIE COMMUNE DE L’EAU DES PAYS DU DIALOGUE 5+5

Ph. Wafa
Ph. Wafa

« Une approche commune face aux défis liés à l’accès à l’eau dans la région »

«L’adoption de la stratégie commune de l’eau en Méditerranée occidentale, qui constitue une approche commune face aux défis liés à l’accès à l’eau dans la région, est une étape qualitative dans les relations entre les pays de la région euromaghrébine», a indiqué le ministre des Ressources en eau, M. Hocine Necib.

P. 6

LE MINISTRE SAHRAOUI DES AE, À PROPOS DE LA DERNIÈRE DÉCISION DE L’UA :

Ph. A. Yacef
Ph. A. Yacef

« Une décision historique et déterminante »

Appel unanime au Conseil de sécurité des Nations unies pour le règlement du conflit

P. 6

CONFÉRENCE SUR LE COMMERCE EXTÉRIEUR

du conflit P. 6 CONFÉRENCE SUR LE COMMERCE EXTÉRIEUR L’intégration régionale une des pistes pour diversifier

L’intégration régionale une des pistes pour diversifier les exportations algériennes

P.

5

HAMID GRINE À GHARDAÏA :

« Les organes de presse doiventcontribuer à la modernisation du champmédiatique»

doiventcontribuer à la modernisation du champmédiatique» P. 7 CONSEIL NATIONAL DE L’ÉTHIQUE DES SCIENCES DE LA

P. 7

CONSEIL NATIONAL DE L’ÉTHIQUE DES SCIENCES DE LA SANTÉ

La relance de la greffe d’organes au menu de la réunion

La relance de la greffe d’organes au menu de la réunion P. 7 TRANSPORT FERROVIAIRE Accord

P. 7

TRANSPORT FERROVIAIRE

Accord de partenariat entre la SNTF et la société autrichienne KAPSCH

Ph. Louisa
Ph. Louisa

P. 6

TRAVAUX PUBLICS

Lancement en 2015 des travaux de l’autoroute Khemis Meliana- Tissemsilt-Tiaret

P. 7

de l’autoroute Khemis Meliana- Tissemsilt-Tiaret P. 7 Quotidien national d’information — 20, rue de la

2

2 EL MOUDJAHID MÉTÉO eNSOLeILLé Au Nord, brume et nuages bas en début de matinée près

EL MOUDJAHID

MÉTÉO eNSOLeILLé Au Nord, brume et nuages bas en début de matinée près des côtes
MÉTÉO
eNSOLeILLé
Au Nord, brume et nuages bas en début
de matinée près des côtes et dans les val-
lées, puis temps généralement ensoleillé en
cours de journée.
Les températures maximales varieront
en général de 20°c/28°c.
Les vents seront faibles.
Sur les régions Sud, le temps sera géné-
ralement ensoleillé.
Les températures maximales varieront
en général de 25°C à 30°C, avec des pics
de 34°c vers l'Extrême Sud.
Les vents seront faibles.
Températures (maximales-mini-
males) prévues aujourd’hui :
Alger (21 - 9°), Annaba (18°- 11°), Bé-
char (31° - 17°), Biskra (32° - 16°),
Constantine
(18° - 6°), Djelfa (25° - 8°), Ghardaïa
(31° - 17°), Oran (26° - 11°), Sétif (19° -
4°), Tamanrasset (26°- 12°), Tlemcen
(27° - 11°).

DEMAIN À 9H30 AU CRASC

« La sociologie des intellectuels : bilan et perspectives »

Une conférence intitulée «La sociologie des intellectuels : bilan et perspectives» sera animée par Gisèle Sapiro, directrice de re- cherche au CNRS, et directrice d’études à l’EHESS.

AGENDA CULTUREL

M. Kadi à Souk-Ahras et Tébessa Le ministre des Tra- vaux publics, M. Abdelka- der
M. Kadi à Souk-Ahras et Tébessa
Le
ministre des Tra-
vaux publics, M. Abdelka-
der Kadi, effectuera, du
samedi 4 au lundi 6 avril,
une visite de travail et
d’inspection au projet stra-
tégique de l’autoroute Est-
Ouest
et qui concerne tous
les tronçons autoroutiers
sur un linéaire de 1.216
km, touchant 15 wilayas de
Tlemcen à Annaba. Cette
visite concernera aussi les wilayas de Souk-Ahras et
de Tébessa.
****************************************
M me Zerhouni à Oran
La ministre du Tourisme
et de l’Artisanat, M me Nouria
Yamina Zerhouni, effectuera
demain une visite de travail
et d’inspection dans la wi-
laya d’Oran.

DEMAIN À 8H À ALGER

Zoukh en visite d’inspection

Le wali d’Alger, Abdelka- der Zoukh, effectuera, demain à partir de 8h, une visite de tra- vail des projets de logements publics locatifs (LPL) et des lo- gements inscrit dans le cadre de la résorption de l’habitat pré- caire, situés sur le territoire de sept communes de la wilaya.

dans le cadre de la résorption de l’habitat pré- caire, situés sur le territoire de sept

SAMEDI 4 AVRIL À 14H À ORAN

IQRAA :

célébration de la Journée de savoir

14H À ORAN IQRAA : célébration de la Journée de savoir Dans le cadre des activités

Dans le cadre des activités de l’Association algérienne d’al- phabétisation IQRAA, le bureau de wilaya d’Oran célèbre la Journée du savoir (Youm El-

Ilm), samedi 4 avril à partir de 14h, à l’hôtel Eden Phœnix d’Oran.

AUJOURD’HUI AU SIÈGE DE L’ONA

« À la découverte du monde caché de l’assainissement »

L’Office national de l’assainissement lance, pour la dexième année consécutive, son opération de sen- sibilisation sur le thème «À la découverte du monde caché de l’assainissement». Le coup d’envoi sera donné aujourd’hui, depuis le siège de la direction gé- nérale de l’Office, et une visite guidée des réseaux d’assainissement dans la wilaya d’Alger, au profit des journalistes, aura lieu le même jour.

DEMAIN À 9H AU CACI

« L’IFU, les obligations comptables et le contrôle fiscal »

La Chambre algérienne de commerce et d’indus- trie organise, demain, à partir de 9h, une journée d’information animée par un économiste financier et expert judiciaire agréé, sur le thème : «L’IFU, les obligations comptables et le contrôle fiscal», au ni- veau de son siège, sis au palais consulaire.

JOURNÉE MAGHRÉBINE DU DON DE SANG

Appel au don

La Fédération al- gérienne des donneurs de sang, en collabora- tion avec le ministère des Affaires reli- gieuses et des Wakfs, et l’Agence nationale du sang, lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé, afin d’offrir un peu de son sang. Le matériel de pré- lèvement est un matériel à usage unique et stérilisé.

afin d’offrir un peu de son sang. Le matériel de pré- lèvement est un matériel à
CE MATIN À 10H AU CFP AÏSSAT-IDIR – EL-HARRACH La femme algérienne dans le système
CE MATIN À 10H
AU CFP AÏSSAT-IDIR – EL-HARRACH
La femme algérienne dans le système
de télécommunication durant la Révolution
Dans le cadre de son émission rendez-vous avec l’histoire, le musée na-
tional du Moudjahid organise, ce matin à 10h, au centre de formation pro-
fessionnelle
et d’apprentissage Aïssat-Idir,
une
conférence
sur
«La
formation de la femme algérienne dans le système de télécommunica-
tion durant la guerre de Libération».

AUJOURD’HUI AU CENTRE DES CONVENTIONS D’ORAN

6 e édition du SIAHA

AU CENTRE DES CONVENTIONS D’ORAN 6 e édition du SIAHA ASTRA Communica- tion, agence de commu-

ASTRA Communica- tion, agence de commu- nication événementielle, organise le 6 e Salon in- ternational du tourisme, des voyages et des trans- ports, jusqu’ au 4 avril, au centre des Conven-

tions d’Oran, sous le par- rainage de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, en partenariat officiel

avec l’Office national du tourisme algérien, l’ONT et Air Algérie.

national du tourisme algérien, l’ONT et Air Algérie. CE MATIN À 10H À LA SALLE MO-

CE MATIN À 10H À LA SALLE MO- HAMED ZINET – RIADH EL-FETH

Conférence de presse sur la 9 e édition du Salon de l’emploi

À l’occasion de la tenue de la 9 e édition du Salon national de l’emploi et du recrutement, le commis- saire du Salon, D r Belkhiri, animera une conférence de presse, ce matin à 10h à la salle Mohamed-Zinet.

MERCREDI 8 AVRIL À 9H30 AU CONSEIL DE LA NATION Conférence sur la cause palestinienne
MERCREDI 8 AVRIL À 9H30 AU CONSEIL DE LA NATION
Conférence sur la cause
palestinienne
Dans le cadre de la visite officielle
en Algérie du président de l’Assemblée
populaire
nationale palestinienne, M.
Salim Zeghnoun, le Conseil de la nation
organise, mercredi 8 avril à 9h30, une
conférence sur «La cause palestinienne
et les défis à relever».

CE MATIN À 10H30 À LA SALLE IBN-KHALDOUN

Projection du film long métrage Lotfi

SALLE IBN-KHALDOUN Projection du film long métrage Lotfi Une projection «spéciale presse» du film long métrage

Une projection «spéciale presse» du film long métrage Lotfi, produit par le ministère des Moudjahidine et réalisé

par Ahmed Rachedi, sera suivie d’un débat.

CET APRÈS-MIDI À 14H À LA LIBRAIRIE DAR EL-HIKMA

Rencontre littéraire avec le poète Bouzid Harzallah

Rencontre littéraire avec le poète Bouzid Harzallah La maison d’édition Dar El-Hikma or- ganise une ren-

La maison d’édition Dar El-Hikma or- ganise une ren- contre littéraire et vente-dédi- cace du poète Bouzid Harzal- lah autour de son nouvel ou- vrage.

DEMAIN À 17H À LA GALERIE BAYA DU PALAIS DE LA CULTURE

Vernissage de l’exposition de peinture

DE LA CULTURE Vernissage de l’exposition de peinture La galerie Baya du palais de la Cul-

La galerie Baya du palais de la Cul- ture Moufdi-Zakaria abritera, demain à 17h, le vernissage de l’exposition de

peinture intitulée «Une posture», de l’artiste Mustapha Nedjai.

DEMAIN À 19H À LA SALLE IBN ZEYDOUN

Nancy Vieira en concert

L’Agence a l g é r i e n n e pour le rayon- nement cultu- rel (AARC) organise un concert de mu- sique avec l’ar- tiste Nancy Vieira, demain à la salle Ibn Zeydoun à par- tir de 19h.

Vieira, demain à la salle Ibn Zeydoun à par- tir de 19h. SAMEDI 4 AVRIL À

SAMEDI 4 AVRIL À 14H AU CINÉMA EL-KHAYYAM

HCI : café littéraire

Le Haut- Commissariat à l’amazi- ghité orga- nise, samedi 4 avril à 14h, au cinéma El- Khayyam, un café littéraire avec l’artiste Zayen qui présentera en exclusivité son nouvel album, Uccen d’umeksa-le chacal et le berger.

LES 7 ET 8 AVRIL À 11H

Portes ouvertes sur l’Institut culturel italien

À 11H Portes ouvertes sur l’Institut culturel italien Des portes ouvertes sur l’Institut culturel italien auront
À 11H Portes ouvertes sur l’Institut culturel italien Des portes ouvertes sur l’Institut culturel italien auront

Des portes ouvertes sur l’Institut culturel italien auront lieu les 7 et 8 avril à partir de 11h, autour des activi- tés de l’institut culturel.

Mercredi 1

er

Avril 2015

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EL MOUDJAHID

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VISITE D’ÉTAT DU PRÉSIDENT SUD-AFRICAIN JACOB ZUMA

Le Président Bouteflika reçoit le Président Jacob Zuma

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu, hier à Alger, son homo- logue sud-africain, Jacob Zuma. Le Prési- dent sud-africain a entamé lundi dernier une visite d'Etat de trois jours en Algérie, à l'in- vitation du Président Bouteflika.

en Algérie, à l'in- vitation du Président Bouteflika. Les entretiens entre les Présidents Bouteflika et Zuma

Les entretiens entre les Présidents Bouteflika et Zuma élargis aux délégations des deux pays

Les entretiens entre le Prési- dent de la République, Abdelaziz Bouteflika, et son homologue d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, ont été élargis, hier à Alger, aux délégations des deux pays. Les entretiens se sont dérou- lés en présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre d’Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, le général de

Ph : A. Hammadi
Ph : A. Hammadi

corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Dé- fense nationale, chef d'état- major de l'Armée nationale populaire (ANP), le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messa- hel. Le Président sud-africain avait entamé lundi dernier une visite d'Etat de trois jours en Al- gérie, à l'invitation du Président Bouteflika.

Le Président sud-africain se recueille à la mémoire des martyrs de la Révolution

Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah

Le Président de la République de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, s'est rendu hier au Sanctuaire du Martyr (Maqam Echahid) à Alger, où il s'est recueilli à la mé- moire des martyrs de la guerre de Libération. Accom- pagné du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, le président sud-africain a déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle commémorative et observé une minute de silence à la mémoire des martyrs de la Révolution. M. Zuma a visité le musée national du Moudjahid où des explications lui ont été fournies sur les différentes étapes historiques qu'a traversées l'Algérie, notamment la guerre de Libération nationale. Il a, ensuite, signé le registre d'or. A cette occasion, un cadeau symbolique du musée national du Moudjahid a été remis au Prési- dent Zuma. Le Président sud-africain est arrivé aupa- ravant à Alger pour une visite d'Etat de trois jours, à l'invitation du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

M. Bensalah s’entretient avec le Président sud-africain

Le Président du Conseil de la na- tion, Abdelkader Bensalah, s’est en- tretenu hier avec le Président sud-afri- cain, Jacob Zuma. L’entretien a eu lieu à la résidence Djenane El-Mi- thak, en présence du ministre des Affaires étran- gères, Ramtane

Lamamra, et du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Mes- sahel. Le Président sud-africain avait entamé, lundi dernier, une visite d’État de trois jours en Algérie, à l’invitation du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. M. Jacob Zuma reçoit M. Sellal Le Président sud-africain,

M. Jacob Zuma reçoit M. Sellal

Le Président sud-africain, Jacob Zuma, a reçu hier à Alger, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui lui a rendu une visite de courtoisie. L'audience s'est déroulée à la résidence d'Etat de Ze- ralda, en présence des ministres des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, de l’Industrie et des Mines, Abdesse- lam Bouchouareb, du Commerce, Amara Benyounès, et du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et afri- caines, Abdelkader Messahel. Du côté sud-africain a assisté la ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana Masha- bane. Le président sud-africain, Jacob Zuma, avait entamé lundi dernier une visite d'Etat de trois jours en Algérie, à l'invitation du Président de la République, Abdelaziz Bou- teflika. Cette visite constituera "une nouvelle étape dans le raffermissement des relations traditionnelles de fraternité et de solidarité qui unissent les peuples algériens et sud- africain depuis l'époque de la lutte contre l'apartheid", a in- diqué la présidence de la République dans un communiqué. Les entretiens entre les deux Chefs d'Etat "permettront d'approfondir la concertation entre l'Algérie et l'Afrique du Sud sur des questions régionales et internationales d'intérêt commun, parmi lesquelles la paix et la sécurité en Afrique,

Ph : A. Yacef
Ph : A. Yacef

ainsi que la progression du NEPAD et de l'intégration éco- nomique africaine". Le séjour du Président Zuma à Alger "verra également la réunion de la 6 e session de la Haute commission binationale de coopération algéro-sud-afri- caine, qui donnera une impulsion nouvelle à la coopération multisectorielle ainsi qu'aux échanges entre les deux pays", a souligné le communiqué.

RENCONTRE ÉCONOMIQUE ALGÉRO-SUD-AFRICAINE

Nouvelle impulsion à la coopération bilatérale

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a affirmé que le partenariat industriel

entre l’Algérie et l’Afrique du Sud est

« stratégique » comme l’est la relation

politique entre les deux Etats. Il a re- levé que « ce partenariat industriel entre les deux pays a besoin de promo- teurs qui y croient pour le promouvoir » en souhaitant qu’ils soient « une source d’inspiration » pour beaucoup de chefs d’entreprises des deux pays. Il a annoncé que le mois de novembre prochain verra l’organisation du pre- mier forum économique « Alger-

Afrique » en Algérie, dédié à toutes les entreprises africaines. « Nous serons des accompagnateurs autant qu’insti- tutionnels », a-t-il annoncé lors de la tenue de la rencontre économique al- géro-sud-africaine, hier, à l’hôtel She- raton. Le niveau actuel des échanges et d’investissements entre l’Algérie et l’Afrique du Sud « est loin d’atteindre le véritable potentiel », bien que des progrès appréciables aient été réalisés.

« Les défis du développement nous

imposent dès aujourd’hui de donner une impulsion nouvelle à la coopéra- tion multisectorielle ainsi qu’aux échanges », ajoutant : « Nous devons redoubler d’efforts et d’initiatives pour

conférer à ce partenariat la portée et la dimension qu’il mérite », précise-t-il en soulignant toutefois que les com- plémentarités entre les deux pays exis-

tent et elles ne demandent qu’à être explorées. Selon le ministre, les en- treprises algériennes et sud-africaines peuvent engager des partenariats in- dustriels et des investissements dans tous les secteurs de l’activité indus- triel, à l’instar, des mines, l’agro-ali- mentaire, l’électrique-électronique, l’automobile, le textile, l’industrie pharmaceutique, les TIC, le bâtiment, les travaux publics, l’hydraulique, ainsi que l’énergie qui offrent d’in- nombrables opportunités. Il a mis l’accent sur le secteur des mines où l’Afrique du Sud capitalise une longue expérience et que c’est une priorité pour l’Algérie qui est disposée à « dis- cuter dans un esprit gagnant-gagnant » aussi bien des volets de renforcement des capacités techniques dont la for- mation et le transfert de savoir-faire que l’acquisition de données et de l’en-

cadrement des projets.

Identifier des initiatives structurantes A cet effet, le ministre a annoncé qu’un workshop consacré au domaine

Ph : A. Hammadi
Ph : A. Hammadi

minier permettra de promouvoir cet échange et d’identifier les actions prio- ritaires structurantes d’une collabora- tion qui a reçu l’acquiescement du président sud-africain Jacob Zuma, hier matin. Il sera organisé à la fin du mois de mai jusqu’au mois d’août en Afrique du Sud. Pour que ce partenariat soit solide, le ministre, a souligné que les déci- deurs institutionnels « doivent favori- ser » les conditions d’émergences. « Il est de la plus haute importance

que les agences en charge de la promo- tion de l’investissement dans les deux pays puissent entretenir des contacts permanents et réguliers afin d’encou- rager les flux d’affaires et saisir en leur temps les opportunités qui se présen- tent » en souhaitant toutefois que l’Al- gérie puisse bénéficier de l’expérience sud-africaine en matière de normalisa- tion et de qualité à travers les conven- tions déjà existantes entre l’IANOR et le bureau sud-africain de la normalisa- tion (SABS) et l’institut sud-africain

de la qualité (SAQI). Il a affiché la vo- lonté de l’Algérie de développer une coopération technique dans le domaine de la qualité des métaux précieux, de l’innovation, de la métrologie et de l’accréditation, ainsi que dans la for- mation des ressources humaines, cla- rifiant l’intérêt que porte l’Algérie au développement de la PME qu’elle en- courage. « Notre stratégie est ambitieuse et vise à faciliter le développement des PME, les aider aussi à partir à la conquête de nouveaux marchés », sou- ligne-t-il en ajoutant que le dialogue entre ces agences dans les deux pays est aussi « une démarche à promouvoir ». « Les PME algériennes et sud-afri- caines peuvent produire des synergies pour s’imposer en Afrique et partout ailleurs où des opportunités les appel- lent ». Le ministre a également souligné que le sens de la relation algéro-sud- africaine, est d’être « porteuse de pro- jets ». « Nous avons la vocation à être un moteur pour l’Afrique toute entière » précise-t-il en ajoutant que le nou- veau partenariat pour le développe- ment de l’Afrique (NEPAD) témoigne

de cette volonté. Kafia Ait Allouache

Mercredi 1 er Avril 2015

N

4

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EL MOUDJAHID

VISITe D’ÉTAT DU PRÉSIDeNT SUD-AFRICAIN JACOB ZUMA

Ouverture de la 6 e session de la Haute commission de coopération algéro-sud-africaine

Les travaux de la 6 e ses- sion de la Haute commis- sion bilatérale de coopération algéro-sud- africaine ont débuté, hier à Alger, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères, Ramtane La- mamra, et de son homo- logue sud-africaine, Maite Nkoana Mashabane. Dans une allocution à l’ouverture des travaux, M. Lamamra a affirmé que cette session permettra de consolider da- vantage la coopération, no- tamment économique, entre les deux pays. "Ce matin, nous nous réunissons pour confirmer les décisions qui ont été

déjà prises lors de la ren- contre de préparation (tenue en ce mois de mars à Pretoria) de cette 6 e Commission", a-t-il rappelé. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence, du côté algérien, du ministre du Commerce, Amara Benyounès, du ministre de l’Habitat, de l’Urba- nisme, de la Ville, Abdelmadjid Teboune, de la mi- nistre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Zahra Der- douri, du ministre de l’Agriculture et du Dévelop- pement rural, Abdelwaheb Nouri, et du ministre de

Dévelop- pement rural, Abdelwaheb Nouri, et du ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb. La

l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb. La partie sud-africaine était représentée, quant à elle, par le ministre de l’Habitat, L. Sisulu, le mi- nistre des Télécommunications et de la Poste, S. Cwele, le ministre de l’Agriculture, de la Forêt et de la Pêche, S Zokwana, le secrétaire du départe- ment de la Défense, S. Gulube. Des entretiens, en tête-à-tête, seront tenus en marge des travaux de la Commission entre les ministres algériens et leurs homologues sud-africains.

Pour la construction d’un partenariat stratégique

L’Algérie et l’Afrique du Sud ambition- nent de construire un partenariat stratégique permettant le renforcement de leur coopération dans différents domaines, notamment écono-

mique, ont affirmé, hier à Alger, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et son homologue sud-africaine, Maite Nkoana Mas- habane. S’exprimant lors des travaux de la 6 e session de la Haute commission bilatérale de coopération algéro-sud-africaine, M. Lamamra

a indiqué que les deux pays "ambitionnent de

construire un partenariat stratégique à la hau- teur des aspirations de leurs deux peuples". Re- levant l’"excellence" des relations politiques

entre les deux pays, unis par une histoire et des valeurs communes, le chef de la diplomatie al- gérienne a affirmé que l’Algérie et l’Afrique du Sud étaient "bien équipées" en matière de ressources humaines et naturelles, pour avan- cer ensemble vers un "avenir prospère". M. Lamamra a expliqué que les travaux de

la 6 e session de la Haute commission bilatérale

de coopération algéro-sud-africaine, coïnci- dant avec la visite d’État que mène le Prési- dent de la République d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, en Algérie, constituait une opportunité pour identifier les voies et moyens de consoli- der la coopération bilatérale, notamment dans le domaine économique. Le ministre a fait savoir que des tête-à-tête regrouperont, en marge des travaux de la Com- mission, des ministres algériens des secteurs du commerce, de l’industrie, de la poste et technologies de l’information et de la commu-

nication, de l’agriculture et de l’habitat, avec leurs homologues sud-africains. Le but de ces rencontres consiste à identifier des projets concrets permettant de contribuer à la construction du partenariat stratégique sou- haité. De son côté, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères et de la Coopération a fait part de la disposition de son pays à œuvrer au renforcement de la coopération avec l’Algérie dans divers secteurs. "Nous sommes ici pour renforcer davantage les liens entre les deux pays, et accompagner le Président Jacob Zuma, en visite d’État à Alger, et également être té- moin de la signature des accords de coopéra- tion entre nos deux pays", a-t-elle indiqué. M me Mashabane a estimé que les accords exis- tant entre les deux pays nécessitaient d’être mis en œuvre et redynamisés dans le but de les rendre plus rentables. Pour la chef de la diplomatie sud-africaine, les relations économiques et culturelles entre son pays et l’Algérie doivent être au même ni- veau que leurs relations politiques, qui sont "très avancées", a-t-elle recommandé. "C’est pourquoi, a-t-elle ajouté, nous sommes en train de discuter et de finaliser plusieurs accords, notamment dans les secteurs du commerce, de l’investissement, des mines, de l’agriculture, de la pêche et des télécommunications". La mi- nistre a, par ailleurs, indiqué que l’Algérie et l’Afrique du Sud "continuaient leurs discus- sions sur la sécurité africaine, en préparation du prochain sommet de l’Union africaine".

RAMTANe LAMAMRA ReNCONTRe SON HOMOLOGUe SUD-AFRICAINe, MAITe NkOANA :

« Nos relations doivent refléter les principes et objectifs du Nepad »

«Les accords existant entre les deux pays né- cessitent d’être mis en œuvre et redynamisés dans le but de les rendre plus rentables.» La Sixième session de la Haute commission binationale de coopération algéro-sud-africaine, tenue hier à l’hôtel Sheraton, «est ancrée dans la relation commune et les valeurs entre les deux pays, et intervient au moment où nous avons be- soin de concertation», a déclaré Ramtane La- mamra, lors d’une réunion avec son homologue Maite Nkoana. Pour le chef de la diplomatie algérienne, la re- lation entre les deux nations est d’abord histo- rique. Il cite la formation militaire qu’a reçue feu Nelson Mandela au sein de l’Armée de Libéra- tion nationale, ainsi que le rôle joué par le Prési- dent de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, alors président de la 29 e Assemblée générale de l’ONU, en arrivant à faire aboutir sa demande d’exclure les représentants de l’Apartheid.

Après l’indépendance de l’Afrique de Sud et la victoire de la démocratie, dit M. Lamamra, les deux pays «ont joué un rôle important au sein de l’Union africaine ou du mouvement des non-ali- gnés, partagent les points de vue concernant les questions de solidarité et de libération, et sont plus engagés en faveur du panafricanisme». À ce titre, le chef de la diplomatie algérienne annonce la tenue de deux évènements phares en Afrique de Sud : le sommet de l’Union africaine, en juin, et la conférence de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui, avant fin 2015. Relevant l’excellence des relations politiques entre les deux pays, M. Lamamra a affirmé que l’Algérie et l’Afrique du Sud sont «bien équi- pées» en matière de ressources humaines et na- turelles, pour avancer ensemble vers un avenir prospère. Compte tenu de ces nombreux points de convergence, le MAe algérien précise qu’il est grand temps pour que les relations bilatérales

algéro-sud-africaines «reflètent les principes et objectifs du Nepad, sachant que les deux pays sont dépositaires d’une histoire commune et fi- gurent parmi les économies les plus importantes du continent. Les relations bilatérales sont pro- metteuses stratégiquement». Sur le plan interna- tional, M. Lamamra fait part de la nécessité de «reconstruire les relations Nord-Sud». Il met en relief l’appel des deux Présidents, MM. Boute- flika et Zuma, à faire de cette 6 e session de la Haute commission binationale de coopération al- géro-sud-africaine, «un repère de création d’un partenariat durable». Le MAe algérien indique qu’«on doit être les vrais constructeurs de cet avenir». Jusqu’à présent, «trente-trois accords existent entre les deux pays, et on compte les re- voir pour les augmenter lors de cette session, tan- dis que d’autres seront programmés à l’avenir». De son côté, Maite Nkoana a, de prime abord, affirmé que cette session va permettre de «ren-

forcer les liens historiques et stratégiques exis- tants. Les accords entre les deux pays nécessitent d’être mis en œuvre et redynamisés dans le but de les rendre plus rentables». Pour la chef de la diplomatie sud-africaine, les relations économiques et culturelles entre son pays et l’Algérie doivent être au même niveau que leurs relations politiques, qui sont «très avan- cées». «C’est pourquoi, a-t-elle ajouté, nous sommes en train de discuter et de finaliser plu- sieurs accords, notamment dans les secteurs du commerce, de l’investissement, des mines, de l’agriculture, de la pêche et des télécommunica- tions.» La ministre a, par ailleurs, indiqué que l’Al- gérie et l’Afrique du Sud «continuent leurs dis- cussions sur la sécurité africaine, en préparation du prochain sommet de l’Union africaine». Fouad Irnatene

Signature d’un mémorandum d’entente sur les consultations politiques

L’Algérie et l’Afrique du Sud ont signé, hier à Alger, un mémorandum d’entente portant, notamment, sur les consultations politiques. Le mémorandum d’entente a été signé, côté algérien, par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et côté sud-africain, par la ministre des Relations internationales et de la Coopération, Maite Nkoana Mashabane. Ce mémorandum porte sur les consultations politiques entre les deux pays et sur le procès-verbal de la 6 e session de la Haute commission bilatérale de coopération algéro-sud-africaine. M. Lamamra a indiqué à la presse, au terme de cette signature, que les deux pays «sont en train d’élargir et de renforcer les accords déjà conclus pour ouvrir de nouveaux horizons à leur coopération, à travers une variété de secteurs». Cette session sera suivie d’«interactions entre les ministres et les hauts res- ponsables des deux pays pour booster leur coopération, qui devrait se hisser, dans un futur proche, au niveau du partenariat stratégique, conformément aux instructions don- nées, en ce sens, par les Chefs d’État des deux pays», a-t-il ajouté. De son côté, M me Nkoana Mashabane a indiqué que ce mémorandum devrait «accélérer les consultations diplomatiques régulières» entres les deux pays, soulignant qu’un comité conjoint al- géro-sud-africain, sur le commerce et l’investissement, sera mis en place pour accélérer la coopération économique.

M. Benyounès, pour le renforcement des relations commerciales entre l’Algérie et l’Afrique du Sud

"Il faut renforcer la relation entre les hommes d’affaires des deux pays pour trouver des opportunités d’investissement", a affirmé M. Benyounès, dans une déclaration à l’APS, en marge de la 6 e session de la Haute commission bilatérale de coopération al- géro-sud-africaine."Ces derniers temps, nous avons constaté, malheureusement, l’ab- sence de Sud-Africains à la Foire internationale d’Alger. Nous les avons invités pour qu’ils reprennent leurs stands et nous avons aussi invité les opérateurs algériens à s’in- troduire dans le marché sud-africain", a ajouté le ministre. Interrogé sur l’existence d’obstacles entravant de la coopération algéro-sud-africaine, M. Benyounès a mis en avant la difficulté liée au transport, en raison de la distance séparant les deux pays et l’absence d’une ligne aérienne entre les deux pays. Il a indiqué que le problème du trans- port entre l’Algérie et l’Afrique du Sud a été relevé par les deux parties qui "réclament l’ouverture d’une ligne aérienne dans les plus brefs délais". S’agissant des attentes de l’Algérie de sa coopération avec l’Afrique du Sud, le ministre a fait savoir que l’Algérie, dans le cadre de sa politique de partenariat, souhaitait attirer les investisseurs sud-afri- cains pour créer plus d’emplois et renforcer la production nationale. L’Algérie aspire également exporter sa production vers ce pays partenaire, a-t-il précisé, ajoutant avoir reçu une offre de produits à exporter (vers l’Afrique du Sud ), principalement dans les domaines de l’agroalimentaire et de l’électronique.

Perspectives prometteuses à la coopération bilatérale

Des entretiens en tête-à-tête re- groupant, hier à Alger, des ministres algériens et leurs homologues sud- africains ont permis de dégager des "perspectives prometteuses" pour la coopération algéro-sud-africaine dans divers domaines. Organisés en marge des travaux de la 6 e session de la Haute commis- sion bilatérale de coopération algéro- sud-africaine, ces entretiens ont regroupé, du côté algérien, le minis- tre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, la ministre de la Poste et des Technolo- gies de l’information et de la com- munication, Zohra Derdouri, le ministre de l’Agriculture et du Déve- loppement rural, Abdelouahab Nouri, et le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchoua- reb. Du côté sud-africain, le ministre de l’Habitat, L. Sisulu, le ministre des Télécommunications et de la Poste, S. Cwele, le ministre de l’Agriculture, de la Forêt et de la Pêche, S Zokwana, le secrétaire du département de la Défense, S. Gu- lube, ont pris part à ces entretiens. Au sortir de son entretien avec son homologue sud-africain, M. Bou- chouareb s’est félicité de la création d’un comité algéro-sud-africain vi- sant à encourager les investissements dans les deux pays. Il a, par ailleurs, annoncé l’organisation prochaine- ment d’un workshop sur la promo- tion de l’investissement algéro-sud-africain et la réalisation d’une cimenterie en Algérie dans le cadre du partenariat avec l’Afrique

du Sud. Concernant le secteur des mines, M. Bouchouareb a affirmé que la coopération algéro-sud-afri- caine dans ce domaine connaîtra, prochainement, un renforcement, précisant que "les sites des mines sont localisés, les cartes établies et les intérêts communs identifiés". De son côté, M. Nouri, a indiqué que l’entretien avec son homologue sud- africain a permis de convenir de la redynamisation de trois ou quatre accords signés entre les deux pays au début des années 2000, dans le cadre de la coopération pour une sécurité alimentaire. Les deux ministres, al- gérien et sud-africain, de l’Agricul- ture ont, à cette occasion, convenu de renforcer leur coopération, par l’échange d’expériences et de visites, dans des domaines comme la bio- technologie, l’agroalimentaire, la pêche, l’élevage bovin. Pour sa part, le ministre de l’Habitat, l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Teboune, a qualifié d’"excellentes" ses discus- sions avec son vis-à-vis sud-afri- caine qui ont porté, notamment, sur l’expérience de l’Algérie dans l’éra- dication des bidonvilles. L’Algérie et l’Afrique du Sud s’attelleront, a-t-il dit, à consolider leur coopération dans le bâtiment par la mise en place, dans un premier lieu, d’un cadre ju- ridique, relevant l’absence d’un ac- cord entre les deux pays dans ce domaine. M. Teboune a saisi l’op- portunité pour inviter les entreprises sud-africaines du bâtiment à prendre part aux efforts consentis par l’Algé- rie pour l’éradication de la crise de

logement. Le tête-à-tête entre M me Derdouri et le ministre sud-africain des Télécommunications et de la Poste, S. Cwele, a permis notam- ment d’exprimer le désire de l’Afrique du Sud de bénéficier de l’expérience algérienne dans le do- maine du déploiement du réseau pos- tier. Selon M me Derdouri, les deux pays sont pour un partenariat dans le développement du contenu internet par l’encouragement de la création de start-up susceptibles de constituer un levier pour la numérisation en Al- gérie et en Afrique du sud. Le renfor- cement de la coopération dans le domaine de cyber-sécurité, le lance- ment de "roaming" pour la télépho- nie mobile, et la création de "points d’échange" permettant de réduire le coût d’internet, figurent également parmi les points essentiels qu’elle a abordés avec son homologue sud- africain. "Sachant que les coûts d’in- ternet (dans le continent) sont les plus chers au monde, d’autres pays africains pourront rejoindre ces points d’échange algéro-africains", a-t-elle soutenu. L’Algérie et l’Afrique du Sud aspirent également à un renforcement de leur coopéra- tion dans le domaine de la recherche spatiale, a ajouté M me Derdouri. S’agissant de la coopération al- géro-sud-africaine dans le domaine politique et de défense, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane La- mamra, a affirmé que les deux pays, soutenus par une histoire et des va- leurs communes, œuvraient à la ren- forcer davantage

Mercredi 1 er Avril 2015

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CommerCe extérieur

La nécessité d’une vision claire soulignée avec insistance

Des conventions de coopération et d’assistance ont été signées avec le CCI, IAMM, l’UE et prochainement avec le PNUD.

U ne stratégie nationale de promotion du commerce ex- térieur, le renforcement des

instruments d’appui à la promotion du commerce extérieur et, l’amélio- ration de l’environnement de l’acte d’exporter sont les principaux axes qui ont constitué l’assise aux recom- mandations restituées, hier, en plé- nière, par les ateliers mis en place en marge de la conférence. lesquelles recommandations sont censées orienter la stratégie envisagée en matière de régulation et de réorga- nisation du commerce extérieur et de cadrage de l’acte d’exporter. une reconfiguration qui demeure tribu- taire de changement de mentalité et de comportement, mais beaucoup plus, d’une vision claire de la dé- marche préconisée dans le cadre de cette nouvelle orientation. une né- cessité d’ailleurs soulignée, aussi bien par les experts que les chefs d’entreprises lors des interventions qui ont marqué la deuxième journée de la conférence. le président du Cnes qui a inauguré la séance a indiqué que « le changement de régime de crois- sance orienté sur la diversification économique, hors hydrocarbures, dégageant une valeur ajoutée dé- pend étroitement du développement de l’élément humain.» m. moha- med seghir Babès s’est prononcé en faveur d’un « hub » pour canaliser le savoir-faire. Aussi, le président du Cnes a affirmé que l’Algérie « a les ingrédients pour occuper une po- sition géostratégique, en Afrique », et devenir « une plateforme incon- tournable des échanges dans la ré- gion euro-med ». le président de l’Agence nationale de promotion des exportations (Anexal) a, pour sa part, mis en avant les contraintes ad- ministratives et financières au déve- loppement des exportations hors hydrocarbures tout en plaidant pour « une approche modulaire concer- nant les exportations ». m. Ali Bey

modulaire concer- nant les exportations ». m. Ali Bey nasri pointera, ainsi, du doigt la ré-

nasri pointera, ainsi, du doigt la ré-

glementation relative au change qui pénalise l’exportateur au titre du dé- lais de rapatriement des recettes d’exportation. en fait, dans bien des cas « l’exportateur ne peut faire va- loir sa bonne foi devant le juge ».

« il faut extraire de la loi le délai de rapatriement comme étant une infra- ction aux règles de changes car les incidents de paiement existent de par le monde. » le président de l’Anexal plai- dera, par conséquent, la nécessité de rassurer l’exportateur. m. Ali Bey nasri dira également ce besoin,

« d’aller vers les pré-requis à com-

mencer par la dépénalisation de l’acte d’exporter. » Dans le même ordre d’idées, il a déploré le retard enregistré dans l'installation du Conseil national consultatif de la promotion de l'exportation et les blocages résultant de la réglementa- tion encadrant le régime douanier de l'admission temporaire ainsi que l'obligation de solliciter un accord préalable de la Banque d'Algérie.

m. Abderrahmane Benkhalfa, ex- pert, a abordé le thème inhérent au « développement des instruments de financement adaptés pour accompa- gner les entreprises exportatrices » pour dire l’importance « de l’aspect financier de l’acte d’exporter qui

reste essentiel » étant donné que le premier risque frontal pour l’expor- tateur réside dans le risque », a-t-il souligné. « Aussi, le préfinancement doit être financé, sur une période courte ou moyenne », de même qu’il faille « mobiliser les créances nées sur l’étranger ». Au registre des pro- positions, l’intervenant a également

suggéré que « les banques s’organi- sent pour offrir à leurs clients l’ori- gine du contrat de crédit à moyen terme », et que les crédits de pros- pection soient couverts par les banques. » m. Abderrahmane Ben- khalfa a insisté, par la même occa- sion, sur l’intérêt à ce que « la relation banque/Cagex soit huilée », dans le sens que la « banque doit re- layer la Cagex par des crédits de tré- sorerie ». la gestion et la couverture

du risque lié au change est l’autre aspect sur lequel insistera l’interve- nant. en définitive, la banque doit « accompagner, l’exportateur, l’écouter, l’orienter, l’informer et le conseiller », indiquera m. Abderrah- mane Benkhalfa qui dira la nécessité de réviser la loi pénalisant le man- quement au rapatriement des pro- duits de l’exportation. l’intervention du directeur géné- ral de la Compagnie algérienne d'as- surance et de garantie des exportations (Cagex), m. Djilali ta- kiret, ne sortira pas de ce contexte puisqu’il a mentionné les contraintes qui découragent les opé- rateurs économiques à aller vers les marchés internationaux, notamment celles résultant de la législation des changes qui malgré l’existence d’une assurance qui garantit le rapa- triement des fonds à la faveur de l’ordonnance 96-06, sera suivie d’une autre ordonnance n°96-22, la- quelle sanctionne l’exportateur qui ne rapatrie pas ses fonds dans les dé- lais, de peines de prisons, d’amendes lourdes et d’interdiction d’export. une véritable contradic- tion entre deux ordonnances est re- levée à ce niveau par ce responsable.

Optimiser l’offre exportable la conclusion tirée des analyses et constats présentés lors de la conférence nationale sur le com- merce extérieur est que l’Algérie ne s’est pas dotée d’une vision stratégie à l’export, un facteur supplémen- taire qui concourt à la vulnérabilité et à la fragilité des équilibres macro- économiques du pays étant mono- exportateur et à économie essentiellement dominée par les hy- drocarbures. le constat ressort que toutes les mesures prises jusque-là pour contribuer à la diversification et la promotion de notre économie hors hydrocarbures n’ont pas eu les effets escomptés. les experts réunis

à cette conférence, qui devra mettre en place les rudiments d’une réelle politique d’exportation, ont été una- nimes à dire la nécessité d’identi- fier, comme première action, les filières à fort potentiel à l’export à même de cibler les projets d’inves- tissements à engager, en priorité, et en définitive, optimiser l’offre ex- portable, en quantité et en qualité, les normes étant une exigence pre- mière pour placer les produits natio- naux sur les marchés extérieurs, notamment dans l’ue qui reste in- transigeante sur ce point. les ex- perts ont également souligné l’importance de la gouvernance éco- nomique, l’amélioration de la com- pétitivité des entreprises à travers la mise à niveau et le développement humain. Aussi, les propositions sont al- lées vers l’introduction de mesures de facilitation au profit des entre- prises projetées dans l’exportation. la législation n’a pas été en reste puisqu’elle fera l’objet de proposi- tions de révision à tous les niveaux d’intervention (banques, douanes, administration) pour faciliter les opérations d’export. A ce titre, le rôle des banques a été particulière- ment évoqué tant elles constituent l’interface entre l’exportateur et le marché extérieur, et un acteur ac- compagnateur indispensable pour l’aboutissement des actions d’ex- portation. Des préoccupations que le ministre s’est engagé à prendre en charge en annonçant que la nouvelle stratégie du commerce extérieur devra tirer son ancrage de la cohé- rence entre les politiques secto- rielles et celle du commerce extérieur. Aussi, les conventions de coopération et d’assistance signées avec le CCi, iAmm et l’ue (P3A) et prochainement avec le PnuD de- vraient concourir à améliorer le volet technique inhérent à l’acte d’exporter. D. Akila

ConférenCe sur le CommerCe extérieur

L’intégration régionale, une des pistes pour diversifier les exportations algériennes

Des représentants d'organisa- tions internationale et régionale spécialisées ont considéré, hier à Alger, que la diversification des ex- portations algériennes doit passer par l'intégration régionale maghré- bine, arabe et africaine. intervenant à la Conférence na- tionale sur le commerce extérieur, un représentant du Programme des nations unies pour le développe- ment (PnuD), Khalifa tounakti, a estimé que l’intégration de l’Algé- rie dans ces trois zones régionales, où les échanges commerciaux du pays restent très réduits, représente

un atout pour développer le poten- tiel économique non exploitable de l’Algérie. Pour cet expert, cette op- tion permet de contourner le pro- blème de la difficulté d’exportation vers le marché européen qui est, a- t-il avoué, "exigeant" et "très concurrentiel". néanmoins, a re- levé le représentant de cette agence de l'onu, le succès de cette vision est tributaire non seulement du dé- veloppement des infrastructures et structures logistiques mais aussi de l’engagement de "profondes ré- formes" permettant de fructifier les avantages compétitifs du pays.

il a aussi préconisé de promou- voir la coopération économique à travers la conclusion d’accords bi- latéraux régionaux favorisant no- tamment l’exportation. De son côté, l’expert de la Banque africaine du développe- ment (BAD), Hervé lohoues, a noté que la diversification du com- merce extérieur, qui constitue une priorité pour l’Algérie, est en ligne avec la stratégie de cette banque du continent tracée pour la période 2013-2022. Cette stratégie, a-t-il expliqué, mise sur l’intégration économique africaine comme un

véritable levier de développement pour les pays de la région grâce au potentiel de leurs complémentari- tés. selon lui, cette intégration peut permettre à l’Algérie de jouer un rôle d’intermédiaire entre l’Afrique et l’europe grâce à sa position géo- graphique stratégique. A rappeler que la nécessité de s’orienter vers le marché africain a été implicitement évoquée par le ministre des Affaires étrangères, ramtane lamamra, qui avait plaidé, lundi, lors de son interven- tion à cette conférence, pour un re- déploiement du commerce

extérieur de l’Algérie vers les pays émergents et en voie de développe- ment pour pouvoir "réaliser le po- tentiel propre de l’Algérie". D’autres intervenants ont plaidé, hier, pour le développement des instruments de financement adaptés pour accompagner les entreprises exportatrices en introduisant de nouveaux produits financiers desti- nés à accompagner l'activité d'ex- portation. ils ont également appelé à l'installation des guichets à l’ex- portation au niveau des banques et établissements financiers pour ac- compagner les exportateurs.

La feuille de route du gouvernement

l L’idée directrice qui ressort du discours du Premier ministre, M.

Abdelmalek Sellal, lors de cette conférence nationale sur le commerce extérieur se veut une définition des rè- gles du jeu, une identification des ac- tions à engager pour la diversification des exportations hors hydrocarbures et une meilleure présentation de l’offre. En clair, une mobilisation de toutes les po- tentialités du pays pour la promotion de la production nationale et la relance réelle et effective d’une économie géné- ratrice de richesses et créatrice d’em- plois. Le ton est donné pour la remise à niveau du tissu industriel et la motiva- tion des opérateurs privés pour s’inté- grer, grâce aux formules de partenariat,

dans ce vaste et immense marché mon- dial soumis exclusivement aux paramè- tres de la rigueur et de l’efficacité, de la qualité et de la productivité, de la concurrence et de la compétitivité. Une prise de conscience certaine est relevée au niveau du gouvernement qui œuvre à l’assainissement de l’environnement d’affaires en brisant tous les tabous par l’amélioration des conditions de dévelop- pement de l’entreprise nationale pu- blique ou privée. L’organisation de cette manifestation économique intervient à la suite d’actes accomplis par le départe- ment de l’industrie et des mines au profit des opérateurs aujourd’hui plus que ja- mais persuadés de l’ effort de redresse- ment, convaincus de la volonté politique

affichée par le Président de la Répu- blique quant à la reprise impérative d’un appareil économique jusque-là ca- ractérisé par la faiblesse de la diversité des structures de production et d’expor- tation et de l’intégration aux chaînes de valeur mondiale d’une part, et dépen- dant en majorité des ressources des hy- drocarbures. Accords de partenariat, développement de plusieurs types d’in- dustrie particulièrement dans l’automo- bile et la sidérurgie, extension et création de nouvelles zones industrielles, une vé- ritable course contre la montre est livrée pour rendre une économie nationale compétitive et attractive au plan interna- tional dans la perspective de valoriser, voire de percevoir une notion d’exporta-

tion. Les ambitions manifestées pour oc- cuper le marché africain et arabe inci- tent à l’optimisme et interpellent le commun des acteurs et partenaires à œu- vrer dans le sens de cette stratégie natio- nale qui a le mérite de se consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire à la force du tra- vail et à l’esprit d’innovation, d’imagina- tion et de créativité des opérateurs nationaux balayant, de facto, le pli de la dépendance d’un secteur pétrolier au ca- ractère précaire et révocable. De grands défis sont à relever à la suite de la tenue de cette conférence dont les résolutions constitueront une feuille de route ou un carnet de bord à suivre pour arriver à destination…

A. Bellaha

mercredi 1 er Avril 2015

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EL MOUDJAHID

aDopTion De La sTraTéGie CoMMUne De L’eaU Des pays DU DiaLoGUe 5+5

« Une approche commune face aux défis liés à l’accès à l’eau dans la région »

«L’adoption de la stratégie commune de l’eau en Méditerranée occidentale, qui constitue une approche commune face aux défis liés à l’accès à l’eau dans la région, est une étape qualitative dans les relations entre les pays de la région euromaghrébine», a indiqué le ministre des Ressources en eau, M. Hocine Necib.

L a stratégie commune de l’eau en Méditerranée occidentale a été adoptée par les ministres en

charge de l’eau dans les pays membres du dialogue 5+5 qui regroupe l’algérie, le Maroc, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye de la rive sud, et l’espagne, la france , l’italie, le portugal et Malte de la rive sud, réunis hier à alger. Cette stratégie a été adoptée par l’ensemble des dix pays présents à la conférence ministérielle de Dialogue 5+5, sous la co-présidence du ministre des ressources en eau, M. Hocine necib, et la ministre espagnole de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement, M me isabel Garcia

Tejerina, marquant ainsi le lancement effectif du dialogue euromaghrébin dans le domaine de l’eau. M. necib, qui s’exprimait à cette occasion, a indiqué que «l’adoption de cette stratégie est le résultat d’un pro- cessus inclusif et consensuel à travers un échange d’expériences, un partage d’informations, une concertation et une identification des préoccupations com- munes». selon le ministre, «cette stra- tégie régionale de l’eau devra permettre de développer une approche commune et de favoriser l’accès à l’eau et à l’as- sainissement dans le cadre d’une ges- tion durable et intégrée de cette

ressource pour les pays de la partie oc- cidentale de la Méditerranée». selon lui, «cette approche est deve- nue impérative compte tenu de son im- pact certain et sensible sur le développement durable et l’assurance d’une ressource suffisante pour les gé- nérations futures», ajoutant que «cette ressource demeure menacée, notam- ment par la pollution, la désertification et aussi par l’impact significatif des changements climatiques sur l’environ- nement». M. necib a fait savoir par ail- leurs que la prochaine réunion du nouveau mécanisme de dialogue euro- maghrébin sera consacrée à l’élabora- tion d’un plan d’action pour la mise en œuvre des objectifs fixés par la straté- gie. «il s’agit d’un nouvel instrument de coopération sous-régionale pour le dé- veloppement durable, fondée sur la concertation et l’échange des expé- riences», a-t-il souligné, rappelant, au passage, que la première réunion minis- térielle dédiée au dialogue méditerra- néen dans le secteur de l’eau a eu lieu en 1990 à alger.

Une ressource qui demeure menacée par la pollution il a également relevé que l’algérie, qui subit également les effets des chan- gements climatiques, a inscrit la problé-

Ph. Wafa
Ph. Wafa

matique des ressources hydriques comme priorité nationale avec un im- portant effort en termes d’investisse- ments publics destinés à assurer la sécurité hydrique du pays. ainsi, la po- litique publique de l'algérie, destinée à améliorer l’accès à l’eau et à l’assainis- sement, a permis, notamment, de porter le taux de raccordement des popula- tions en eau à 98%, l’extension des su- perficies irrigables à 1,136 million d’hectares et le renforcement des capa- cités d’assainissement avec un parc na- tional composé de 185 unités

d’épuration des eaux usées et un taux de raccordement au réseau public d’as- sainissement de 90%. outre leur impact environnemental, ces unités d’épuration, dont la capacité installée globale avoisine 1,1 milliard de m 3 /an d’eaux usées traitées, consti- tue une opportunité pour leur réutilisa- tion dans le domaine de l’agriculture, a poursuivi le ministre devant ses homo- logues des pays membres du 5+5. M me isabel Garcia Tejerina a fait savoir que «la stratégie commune de l’eau pour la sous-région a mis un accent particulier

sur la nécessité de la mise en place d’un système de gestion intégré en vue d’une meilleure prise en charge de la de- mande en eau, tout en incluant le volet environnemental». en effet, selon elle, «il s'agit aussi de définir les projets na- tionaux prioritaires en matière d’accès aux ressources hydriques et à l’assainis- sement». en outre, les participants à cette conférence ont affiché, hier, leur soutien pour la mise en œuvre d’une ap- proche commune pour le développe- ment de l’accès à l’eau et à l’assainissement au niveau de la partie occidentale de la Méditerranée. Une telle approche devra constituer une référence essentielle pour la conduite de toutes les politiques natio- nales du secteur et de faire face aux en- jeux environnementaux et climatiques de la sous région, ont-ils affirmé. Les représentants des organismes régionaux de coopération, à savoir l’UMa, l’Ue, L’UMp, et le fao, ont fait part de leur disponibilité pour accompagner ce nou- veau mécanisme de dialogue, notam- ment à travers l’expertise. il est à rappeler enfin, que le Dialogue «5+5 eau» a été officiellement lancée à l’oc- casion du premier forum économique du Dialogue 5+5 tenu en octobre 2013

à Barcelone. Salima Ettouahria

Le MinisTre saHraoUi Des ae, à propos De La Dernière DéCision De L’Ua :

« Une décision historique et déterminante »

Le ministre sahraoui des affaires étrangères, M. Mohamed salem ould salek, a qualifié la dernière décision sur la situation au sahara occidental, adop- tée à l’unanimité, le 28 mars 2015, d’«historique» et de «déterminante» pour l’avenir et le devenir de son peuple. s’exprimant lors d’une conférence de presse animée hier au siège de l’ambassade la ré- publique arabe sahraouie démocratique (rasD) à alger, M. Mohamed salem ould salek a également souligné que la décision africaine traduit «le sens de responsabilité» et également «la préoccupation» sur la situation qui prévaut actuellement. Le ministre sahraoui des ae, et après avoir rap- pelé les plus importantes décisions adoptées par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (Ua), en sa 496 e réunion, a déclaré que «la plus im- portante conclusion résultant de cette décision porte en fait sur la détermination effective de l’Ua à libé- rer la dernière colonie au niveau du continent et sa défense constante des principes constituant l’assise de la charte fondatrice de l’Union, en particulier le droit des peuples à l’autodétermination et le respect des frontières héritées au lendemain de l’indépen- dance. Ce sont là fondements de la préservation de la paix et de la stabilité et des conditions sine qua non pour le développement, la construction et la so- lidarité, affirme le chef de la diplomatie. en outre, il a indiqué que «le gouvernement sah- raoui et le front polisario saluent les efforts de l’Ua. Des efforts continus tout au long de plusieurs décen- nies, cohérents avec la légalité internationale et conformes à l’avis consultatif de la Cour internatio-

Ph. Billal
Ph. Billal

nale de justice sur la question de décolonisation du sahara occidental». Le gouvernement sahraoui et le front polisario affichent également leur entière dis- position à une coopération positive. ils ont aussi réi- téré l’attachement de la partie sahraouie au référendum d’autodétermination. enfin, un appel est lancé au Conseil de sécurité de l’onU aux fins d’être à l’écoute de la voix africaine traduite par l’Ua et son Conseil de paix et de sécurité. pour rap- pel, le Conseil de paix et de sécurité (Cps) de l'Union africaine (Ua) a demandé au Conseil de sé- curité des nations unies (onU) de «tout mettre en œuvre pour hâter le processus de décolonisation du sahara occidental», a indiqué, le 28 mars dernier, un communiqué de cette organisation continentale. Le Cps a demandé au Conseil de sécurité de l'onU de

«tout mettre en œuvre pour assurer l'exécution ra- pide et effective des décisions pertinentes de l'onU et de l'oUa/Ua, devant conduire rapidement à l'or- ganisation d'un référendum d'autodétermination pour le peuple du sahara occidental», au terme d'une réunion, vendredi dernier, au cours de laquelle il a examiné le rapport de la présidente de la Commis- sion de l'Ua, nkosazana Dlamini-Zuma, sur l'évo- lution du processus de paix au sahara occidental.

Appel unanime au Conseil de sécurité des Nations unies pour le règlement du conflit Le Conseil a, dans ce sens, entendu une commu- nication de l'envoyé spécial de l'Ua pour le sahara occidental, l'ancien président mozambicain, Joaquim Chissano. Un rapport qui a porté sur les résultats de ses consultations engagées avec les cinq pays mem- bres permanents du Conseil de sécurité, l'espagne et les nations unies. au terme des débats, le Conseil a adopté une dé- cision par laquelle il a, notamment, noté avec une «profonde préoccupation», que quatre décennies après le début du conflit au sahara occidental, «tous les efforts visant à trouver une solution ont jusqu'à présent échoué à atteindre les résultats escomptés», et que «l'impasse actuelle exacerbe les tensions dans les territoires du sahara occidental». en conséquence, le Cps a réaffirmé la «nécessité et l'urgence d'efforts renouvelés en vue de sortir de cette impasse». il a renouvelé son soutien aux appels du Conseil de sécurité, pour «des négociations di- rectes, sans conditions préalables et de bonne foi,

entre le royaume du Maroc et le front polisario». Le Conseil a en outre exhorté le Conseil de sé- curité de l'onU à prendre «les mesures nécessaires en vue de doter la Mission des nations unies pour l'organisation d'un référendum au sahara occidental (MinUrso) d'un mandat de protection des droits de l'homme dans les territoires du sahara occiden- tal». Le Cps a, également, condamné «l'exploita- tion illégale» des ressources naturelles du territoire du sahara occidental, et appelé, à cet égard, à un boycott «global» des produits des compagnies opé- rant dans le territoire du sahara occidental. en prévision de la prochaine réunion du Conseil de sécurité de l'onU, prévue en avril prochain sur la situation au sahara occidental, le Conseil a invité la présidente de la Commission à dépêcher l'envoyé spécial, Joaquim Chissano, à new york en vue d'ex- poser la position de l'Ua sur la question du sahara occidental. Dans le même temps, le Conseil a ap- pelé la communauté internationale à apporter son «plein» appui aux efforts visant à surmonter «l'im- passe actuelle». Le Conseil a également décidé de rester activement saisi de la question. Lors de cette conférence de presse, le ministre sahraoui des affaires étrangères a lancé un appel au Conseil de sécurité des nations unies (onU) aux fins qu’il puisse tout mettre en œuvre pour assurer l'application des résolutions internationales ; des ré- solutions devant conduire rapidement à l'organisa- tion d'un référendum d'autodétermination pour le peuple du sahara occidental. Soraya Guemmouri

TransporT ferroviaire

Un accord de partenariat signé entre la SNTF et la société autrichienne KAPSCH

Un accord de partenariat a été signé hier entre la société nationale des trans- ports ferroviaires (snTf) et la société autrichienne KapsCH pour la création d’une société mixte spécialisée dans le domaine de gestion et d’exploitation des réseaux de télécommunication du che- min de fer (GsM-raiL). La cérémonie s’est déroulée au siège de la direction générale de la sTnf à alger, en présence du ministre des Transports, M. amar Ghoul, et l’ambas- sadeur d'autriche en algérie, M me fran- ziska Honsowitz friessnigg. M. amar Ghoul a exprimé, à cette occasion, sa pleine satisfaction quant à la signature de cette convention de partenariat, en in- diquant que celle-ci entre dans le cadre du programme lancé par le président de la république pour le développement du secteur ferroviaire. il a rappelé qu’à l’horizon 2025, «l’algérie sera dotée d’un réseau ferré moderne et performant de plus de 12.500 km en mesure de répondre aux besoins du marché national et de soute- nir la dynamique du développement du secteur économique algérien». Le ministre a précisé que «cet accord aura différents impacts, notamment la

modernisation des voies ferrées, et les procédures de gestion et management de la société et de garantir la disponibi- lité du réseau GsM rail pour assurer la sécurité de la circulation ferroviaire et des prestations de qualité, ainsi que le transfert des compétences techniques et du savoir-faire». «on ne peut dévelop- per l’économie nationale et avoir une importante croissance, ainsi que l’élar- gissent de l’investissement en algérie», a-t-il dit, «sans l’orientation du trans- port de marchandises industrielle et agri- cole vers la voie ferrée». «Le programme du président de la répu- blique ne prévoit pas seulement de réa- liser des grandes lignes nouvelles, mais également la modernisation des an- ciennes lignes», tout en annonçant qu’«à l’avenir, toutes les lignes seront dédou- blées et électrifiées». De son côté, M me franziska Honsowitz friessnigg a sou- ligné que les relations bilatérales entre l’algérie et l’autriche sont «historiques, traditionnelles et entretenues avec un sentiment d'amitié et de respect mutuel». elle a également insisté sur «la volonté mutuelle de développer et de consolider la coopération excellente qui existe entre les deux pays dans les différents do-

Ph. Louisa
Ph. Louisa

maines, notamment économique», avant d’exprimer son souhait «d'approfondir et d'élargir le partenariat qui unit l’al- gérie et l’autriche». Le pDG de la so- ciété autrichienne, Kari Kapsch, a pour sa part indiqué que «ce partenariat est basé essentiellement sur le transfert d'expertise et du savoir-faire. il va per- mettre à l'algérie de se doter d'un sys- tème de télécommunications qui augmentera le niveau de sécurité sur le réseau ferroviaire». Dans un document dont une copie nous a été remise, la nou-

velle entreprise mixte sera détenue à 51% par rail Télécom spa (filiale de la snTf), et à 49% par Kapsch Carrier Com aG. elle sera chargée de garantir la disponibilité du réseau Global system for Mobil Communication railways (GsM-r) pour assurer la sécurité des circulations ferroviaires et des presta- tions de qualité. La même source pré- cise que «le GsM-r est un réseau de télécommunication numérique permet- tant la communication entre les régula- teurs des circulations ferroviaires et les

conducteurs des trains. il est bâti sur une norme commune à la plupart des ges- tionnaires d'infrastructures ferroviaires dans le monde. La société algéro-autri- chienne procédera, dans une première phase, à l'installation des équipements de GsM-r sur 3.000 km réparties sur 12 lignes ferroviaires à travers le territoire national». il y a lieu de noter que, après la si- gnature de cet accord, le ministre a ef- fectué une visite au niveau des salles de contrôle, de supervision et de surveil- lance du réseau ferroviaire au siège de rail Télécom spa, qui abritera les lo- caux de la nouvelle société mixte. il s'est également rendu au centre de main- tenance du Caroubier de la snTf, et au siège de l'entreprise suisse stadler, où il a assisté aux différentes opérations de maintenance, de nettoyage et de remi- sage des rames automotrices électriques. rappelant que la facture de mainte- nance du réseau ferroviaire avoisine un milliard de Da, il a indiqué que «les ac- tivités de ce centre seront élargies à tous les domaines de maintenance, et cela en le dotant d'équipements et de systèmes de dernière génération». Makhlouf Ait Ziane

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EL MOUDJAHID

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HAMID GRINE À GHARDAÏA :

« Les organes de presse doivent contribuer à la modernisation du champ médiatique par la formation »

Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a appelé, hier depuis Ghardaïa, les organes de presse à contribuer, dans une approche globale, à une véritable modernisation du champ médiatique fondée sur la formation continue des journalistes et la promotion de la liberté d’expression.

S’ exprimant lors d’un point de presse, à l’issue de sa visite de travail dans cette wilaya, le ministre a exhorté les jour-

nalistes à se former et à veiller à l’éthique et au respect de la profession, à travers «un compor- tement responsable», pour un meilleur enca- drement de la pratique journalistique. «La formation continue des professionnels leur per- met d’être à la page des nouveautés technolo- giques et d’améliorer leurs conditions sociales», a-t-il souligné, avant d’appeler à assurer une «formation de qualité» aux jeunes journalistes qui exercent dans les différents médias, écrits et audiovisuels. Parlant de l’audiovisuel, M. Grine a estimé que le secteur médiatique, qui a connu un «essor considérable», est appelé à «s’orienter vers une presse de proximité, et à opérer sa mue selon une approche basée, outre sur le développement technologique, sur le ren- forcement de sa ressource humaine compé- tente». Pour ce qui est de la couverture radiopho- nique et télévisuelle, le ministre a souligné le besoin impératif d’élargir cette dernière à l’en- semble du territoire national, notamment dans les zones frontalières dans l’extrême sud, à la date butoir de fin de l’année 2016.

sud, à la date butoir de fin de l’année 2016. Tout en rappelant le rôle de

Tout en rappelant le rôle de la presse dans le processus de démocratisation et de développe- ment, ainsi que les aspects du progrès des mé- dias en Algérie, le ministre de la

Communication a cité le lancement de plusieurs titres de la presse écrite, ainsi que la multipli- cation des chaînes de télévision privées qui as- sument, en complémentarité avec le secteur public, leur mission en matière d’information et de garantie de la pluralité médiatique. M. Grine a entamé sa visite par l’inspection du cen- tre de l’entreprise de Télédiffusion algérienne (TDA) au quartier Bouhraoua (Ghardaïa) qui assure la diffusion de 4 chaînes de radio natio- nale (1, 2, 3 et Jil FM) et de la radio locale de Ghardaïa. Pour ce qui est du réseau de la télé- vision numérique terrestre (TNT), à partir de ce Centre de télédiffusion, le début de l’instal- lation des équipements sera entamé en juillet prochain 2015, ont assuré au ministre, les res- ponsables de TDA. La délégation ministérielle a, ensuite, visité la radio de Ghardaïa qui a bénéficié du système d’échanges multimédia pas satellite (MENOS), permettant des échanges entre les radios algé- riennes et/ou avec les radios membres de l’Union des radios arabes (ASBU). Le ministre a, par ailleurs, mis en exergue l’importance de la modernisation des moyens d’émission et de diffusion pour enrayer les zones d’ombre et permettre à tous les citoyens

algériens, à travers l’ensemble du territoire na- tional, de capter les ondes des radios et des chaînes de TV nationales. Il a également mis l’accent sur l’information de proximité qui, a-t-il dit, constitue un relais entre le citoyen et les autorités locales. Dans le studio de Radio-Ghardaïa, M. Grine a réaffirmé la nécessité de la formation continue des jour- nalistes afin d’être plus performants et profes- sionnels dans l’accomplissement de leurs missions. Au terme de sa visite de travail dans la wi- laya de Ghardaïa, le ministre a procédé, au siège de la wilaya, à la distribution des prix, à l’occa- sion de la clôture de la 47 e édition de la Fête du tapis. S’exprimant à cette occasion, M. Grine a indiqué que la fête du tapis constitue un «évé- nement porteur pour l’artisanat et le tourisme dans la région de Ghardaïa qui renoue avec la quiétude, la convivialité et le développement durable». Lors de sa visite de travail, le ministre était accompagné des directeurs généraux de l’agence Algérie Presse Service, Abdelhamid Kacha, de la télévision nationale, Toufik Khel- ladi, de la radio nationale, Chaâbane Lounakel, et de l’entreprise TDA, Abdelmalek Houyou.

CONSEIL NATIONAL DE L’ÉTHIQUE DES SCIENCES DE LA SANTÉ

La relance de la greffe d’organes au menu de la réunion du Conseil de l’éthique des sciences de la santé

La contribution à l’élaboration des textes règlementaires devant ren- forcer la relance de la greffe d’or- ganes, l’expertise en matière d’essais cliniques, ainsi que la réflexion autour des questions primordiales dans le do- maine de la bioéthique, ont été au cen- tre de la réunion du Conseil national de l’éthique des sciences de la santé, tenue hier sous la présidence du mi- nistre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelma- lek Boudiaf. «La réunion des condi- tions juridiques idoines devant encadrer la relance effective et dura- ble du prélèvement d’organes et de tissus à partir des patients en état de

mort encéphalique a constitué l’essen- tiel des débats des membres du conseil, dont les interventions ont été guidées par le double souci de respec- ter les droits consacrés du malade et de protéger l’intervention du prati- cien», indique un communiqué du mi- nistère de la Santé. «À la demande du ministre, le conseil devra présenter une série de propositions adossées au corpus légis-

latif et règlementaire actuel régissant

la notion de mort encéphalique et de

consentement du donneur de manière

à offrir rapidement un cadre régle-

mentaire clair permettant la relance rapide de la greffe à partir de don-

permettant la relance rapide de la greffe à partir de don- neurs en état de mort

neurs en état de mort encéphalique», a-t-on souligné. Le conseil fera également des «propositions concernant les condi- tions d’établissement de la liste éthique nationale des demandeurs d’organes, de manière à protéger le prélèvement et la greffe de toute pra- tique non éthique». Il devra, en outre, s’atteler à «éla- borer des propositions concernant la teneur des textes règlementaires à pu- blier une fois la nouvelle loi sanitaire promulguée». Le conseil est appelé aussi à «statuer en matière d’essais cliniques. La demande qui a été faite par M. Boudiaf s’appuie notamment

sur la nécessité d’accompagner l’aug- mentation, de plus en plus importante, des demandes d’essais cliniques, y copris dans le domaine des médica- ments innovants issus de la biotech- nologie». En outre, le ministre a invité le conseil à «se pencher sur les questions de bioéthique appelées à interpeller la société dans tous les domaines liés au développement des sciences de la vie». Le conseil, présidé par le P r Sa- laheddine Bourezak, a tenu, hier, sa troisième réunion depuis sa relance en début de l’année en cours, après plu- sieurs années d’inactivité, rappelle la même source.

LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS :

« Lancement en 2015 des travaux de l’autoroute Khemis Meliana-Tissemsilt-Tiaret »

Les travaux de l'autoroute Khemis Meliana-Tissemsilt-Tiaret seront lan- cés cette année, a annoncé, hier à Tis- semsilt, le ministre des Travaux publics, Abdelkader Kadi. L'étude de réalisation de ce projet, qui contri- buera au désenclavement de la wi- laya de Tissemsilt et à son raccordement à l’autoroute Est- Ouest, est à "sa phase finale", a indi- qué le ministre, en marge d'une visite de travail dans la wilaya. M. Kadi a accordé au bureau canadien chargé de l’étude avec son homologue algérien, un délai pour trouver des solutions

aux problèmes rencontrés, insistant sur la nécessité de prendre en consi- dération la réalisation de structures de

services, le long de cette voie. Il a an- noncé, lors d’un point de presse, que

la wilaya a bénéficié d’un "important

programme" d’aménagement, de confortement et de rénovation du ré-

seau de routes nationales, de wilaya

et communales.

Le ministre a également indiqué que la wilaya de Tissemsilt sera tra- versée par trois autoroutes, à savoir celles de Relizane-Tiaret-Tissemsilt, et de Khemis Meliana-Tissemsilt-

Relizane-Tiaret-Tissemsilt, et de Khemis Meliana-Tissemsilt- Tiaret, et l’autoroute des Hauts Pla- teaux, devant

Tiaret, et l’autoroute des Hauts Pla- teaux, devant conférer une grande dy- namique économique à la région. Il s’est enquis, lors de cette visite, du taux d’avancement des projets de maintenance de la route nationale (RN 14) sur une distance de 13 kilo- mètres, de revêtement de 23 km du chemin de wilaya (CW 19) et de la réalisation d’une voie d’évitement au chef-lieu de wilaya (10 km) et d’un échangeur sur le chemin menant vers la commune d’Ouled Bessam. M. Kadi a, en outre, visité des projets de confortement du CW15 sur une lon-

gueur de 22 km en direction de la ville de Béni Chaïb, du chemin re- liant la RN14 et le CW14 traversant la localité d’Ouatouat (commune de Tissemsilt) et du CW25 avec la réali- sation d’un ouvrage d’art entre Sidi Slimane (Tissemsilt) et Bathia (Aïn Defla). Il a, à cette occasion, mis en ser- vice une maison de cantonnement dans la commune de Youssoufia, et de deux ouvrages d’art à Meghila. Il a aussi visité la maison cantonnière du chef-lieu de wilaya.

PÊCHE

Un décret sur les plans d’aménagement et de gestion des pêcheries sera promulgué début 2016

Un décret sur les plans d’aména- gement et de gestion des pêcheries sera promulgué début 2016, a an- noncé, hier à Oran, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi. L'opération de préparation des plans d’aménage- ment a été lancée dernièrement et concerne toutes les wilayas du litto- ral, a indiqué le ministre, lors du forum du journal Ouest Tribune. L'objectif principal de ces plans d’aménagement est de différencier les espaces de pêche et de mettre en place les règles nécessaires quant à leur gestion et les relations entre les

flottilles et les ressources, a expliqué M. Ferroukhi, soulignant que ces pratiques "ont maintenant leur an- crage dans la nouvelle loi sur la pêche

et l’aquaculture", adoptée récemment

par les deux chambres (APN et

Conseil de la nation). Évaluant sa vi- site de travail hier à Oran, le ministre

a fait savoir que des "progrès nota-

bles" ont été réalisés dans le secteur, en raison des nombreuses facilita- tions et mesures incitatives accor- dées, notamment en aquaculture. "Il

y a aujourd’hui beaucoup d’incita-

tions et de facilitations, ainsi qu’une certaine flexibilité dans le lancement

ainsi qu’une certaine flexibilité dans le lancement et la conduite des projets", a souligné M. Ferroukhi,

et la conduite des projets", a souligné M. Ferroukhi, rappelant que le Salon

international de la pêche et de l’aquaculture (SIPA) a permis la ma- turation et la concrétisation de cer- tains projets. "Je considère que c’est grâce au SIPA que certains projets d’aquaculture ont été réalisés. Le Salon augmente la plateforme du par- tenariat, et permet, par la suite, un suivi des projets. Le SIPA permet également de me- surer les évolutions faites dans le sec- teur", a déclaré le ministre. M. Ferroukhi a également souligné que "bien produire permet d’éviter l’im- portation et de se tourner vers l’ex- portation, un atout de plus dans la

diversification des ressources et des exportations", affirmant que "pro- duire à bas prix est devenu un chal- lenge". Néanmoins, le ministre a souligné que beaucoup reste encore à faire dans le secteur, citant, dans ce contexte, l’exemple du développe- ment de l’aquaculture saharienne qui, peu à peu, fait son chemin, ainsi que 30 autres projets qui sont sur le point d’être lancés. Le ministre a souligné également que 600 projets seront lan- cés durant l’actuel plan quinquennal

(2014-2019).

Mercredi 1 er Avril 2015

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EL MOUDJAHID

école de police d’aïn Benian

Sortie de la 27 e promotion des agents de police

Les rangs de la Sûreté nationale viennent d’être renforcés de 638 nouveaux éléments, dont 46 femmes, qui ont bénéficié de deux années de formation de haut niveau, tant sur le plan pédagogique que sur le plan théorique, avec au final un volume horaire de 1.295 heures dispensées.

A cet effet, l’inspecteur général de la dGsn, le contrôleur de police, mohamed tahar ha-

chichi, a présidé, hier à l’ecole de po- lice d’ain-Benian (alger), la cérémonie de sortie de la 27 e promo-

tion des agents de police dont plus d’un tiers est d’un niveau universi- taire. six stagiaires sont même licenciés, tandis que 111 ont un niveau de 1 re année universitaire, 73 de 2 e année universitaire, 34 ont un niveau uni- versitaire de 3 e année et 7 éléments sont de 4 e année universitaire. Quant aux 407 agents restants, ils ont suivi un cursus d’enseignement secon- daire. soulignons à cette occasion que la formation suivie par ces stagiaires a été scindée en trois volets. il y a d’abord la formation de base, dans la- quelle les stagiaires ont été soumis à 678 heures d’efforts et d’abnégation, avec notamment 74 heures d’activités physiques et sportives et 74 heures d’autodéfense. les techniques de lutte contre la criminalité violente ont

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

été étudiées à hauteur de 54 heures, durant ce cursus, contre 38 heures consacrées aux techniques d’inter- vention et 11 heures aux différents types d’explosifs. cependant, le tir et le maniement des armes a été le mo- dule qui a le plus accaparé les sta- giaires dans la mesure où la formation des agents de police lui a consacré 168 heures d’entraînement,

ce qui est tout de même conséquent, devant par exemple les 27 heures consacrées aux télécommunications ou aux 10 heures d’études sur le se- courisme. d’autres matières, non moins importantes, ont été dispensées aux futurs policiers, à l’instar de celles concernant la déontologie et l’éthique de la profession, la rédac- tion administrative ou encore la topo-

graphie. concernant le volet de la

formation professionnelle, le cursus

a porté plus particulièrement sur le

maintien de l’ordre (234 heures), la

circulation et la sécurité routières (54 heures) mais aussi sur d’autres mo- dules tels que les procédures poli- cières, les procédures pénales, les renseignements généraux ainsi que la police de proximité. au total, la formation profession- nelle s’est étalée sur un volume ho- raire de 489 heures. il y a lieu de signaler que les agents de police ont eu à faire connaissance avec les techniques de

la rédaction générale en s’imprégnant

notamment des langues française et anglaise (16 heures chacune), tout comme l’informatique (37 heures), le code pénal (11 heures) et les libertés générales (11 heures). au total, ce sont 128 heures qui ont été consa- crées à ce type de cursus. pour revenir à la cérémonie d’hier, la promotion sortante a été baptisée du nom du lieutenant de police ab- delkader Bouslimani, assassiné par

les hordes terroristes en compagnie d’un de ses collègues, en janvier

1994, il était alors âgé de 36 ans. cette promotion a eu à faire connais- sance avec les rudiments de l’ensei- gnement de base et d’une formation professionnelle de « qualité », pour

paraphraser le directeur de l’école qui

a rappelé aux nouveaux policiers,

dans son allocution, les missions

« nobles » qu’ils ont à exécuter, en

l’occurrence « veiller sur les citoyens

et leurs biens », et « appliquer les lois

en vigueur ». s’ensuivit ensuite la tradition- nelle passation de l’emblème national

entre les deux promotions avant que cette cérémonie, à laquelle ont été conviés les parents des éléments sor- tants, ait été ponctuée par des exhibi- tions de sports de combat et des exercices de simulation d’une qualité irréprochable. cette rencontre a été clôturée, comme il est d’usage, par une parade générale de l’ensemble des éléments de la promotion sor- tante.

S. A. M.

affaires de « l’autoroute est-ouest » et de « sonatrach 1 »

Reprise des procès les 19 avril et 7 juin prochains

les procès des affaires de l’‘‘autoroute est- ouest’’ et de ‘‘sonatrach 1’’ sont respectivement programmés par le tribunal criminel d’alger pour le 19 avril et le 7 juin prochains, a-t-on appris hier au tribunal d’alger. le tribunal criminel d’alger a enrôlé ces deux affaires dans la session criminelle 2015, a-t-on constaté sur le tableau d’affichage à la cour d’alger. le premier procès, celui de l’affaire dite ‘‘autoroute est-ouest’’, est prévu le 19 avril prochain. il sera dirigé par le président du tribunal hellali tayeb, avec comme conseillers-assesseurs hama- douche ahmed et hadj mihoub sidi moussa. le second procès, celui de l’affaire dite ‘‘sonatrach1’’, programmé pour le 7 juin prochain, aura comme président reggad mohamed, alors que les asses- seurs-conseillers sont Bouhamidi nadia et man- souri hakim. ces deux procès ont été reportés par le tribunal criminel d’alger lors de la précédente session criminelle pour absence d’avocats de cer- tains prévenus dans le premier procès et de témoins pour l’affaire ‘‘sonatrach1’’.

le procès de l’affaire dite de l’autoroute est- ouest a été reporté mercredi dernier à la prochaine session criminelle du fait de l’absence au tribunal de l’avocat du principal accusé dans cette affaire, medjdoub chani. celui-ci a refusé que le tribunal lui désigne un avocat d’office. l’affaire porte sur des faits de corruption et octroi de commissions dans la passation de marchés publics pour la réali- sation du projet autoroutier ‘‘est-ouest’’ sur 1.216 km. les avocats de la défense ont, par ail- leurs, obtenu gain de cause dans le report du procès de l’affaire ‘‘sonatrach1’’, en basant leur argumen- taire sur l’absence de témoins à cette audience. l’absence de témoins importants dans ce pro- cès, dans lequel sont impliquées 19 personnes, dont l’ex-pdG du groupe mohamed meziane, a été dé- cisive dans la décision de report à la prochaine ses- sion criminelle du tribunal d’alger. les avocats de la défense avaient réclamé, rappelle-t-on, la pré- sence de 38 témoins absents sur les 108 témoins de ce procès. ils ont estimé que le procès ne pouvait se tenir en l’absence des témoins dans cette affaire.

affaire el Khalifa BanK

385 témoins convoqués le 4 mai prochain au tribunal criminel près la cour de Blida

au total 385 témoins seront convoqués, le 4 mai prochain, au tribunal criminel près la cour de Blida dans le cadre du procès de l’affaire el Khalifa Bank, a appris hier l'aps de sources judiciaires. 133 autres personnes, entre victimes et partie civile, seront également convoquées au procès qui sera présidé par le juge antar menouar, a-t-on ajouté de même source, précisant que les délibérations se tiendront à la salle 01 dudit tribunal criminel. le même juge avait présidé le dernier procès en cassation, tenu le 2 avril 2013. les ac- cusés seront jugés notamment pour les chefs d’inculpation de "constitution d’une asso- ciation de malfaiteurs", "vol qualifié", "es- croquerie", "abus de confiance" et "falsification de documents officiels". le ministre de la justice, garde des sceaux, tayeb louh, avait indiqué récem- ment que l’enquête concernant l’affaire Khalifa se poursuivait "conformément aux procédures judiciaires en vigueur, ainsi que dans le cadre de la coopération internatio-

nale dans le domaine". le premier procès, tenu en mars 2007, abrité par le même tri- bunal, s’est achevé par la prononciation de peines allant d’une année à 20 ans de prison, et la relaxation d’une cinquantaine de per- sonnes, parmi les 94 prévenus jugés en com- parution. dix autres accusés avaient été condamnés par contumace, dont le principal accusé dans cette affaire, abdelmoumène rafik Khelifa, condamné à la prison à per- pétuité. la justice avait été saisie de cette affaire après que la Banque d’algérie eut constaté un découvert de 3,2 milliards de da dans "la caisse principale d'el Khalifa Bank", qui fut la première banque privée en algérie. l'ancien homme d'affaires, rafik abdel- moumene Khelifa, qui s'est réfugié en Grande-Bretagne depuis 2003 et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, a été ex- tradé fin 2013 vers l'algérie, "conformé- ment aux procédures légales et aux dispositions de la convention judiciaire" entre l'algérie et le royaume-uni.

Grève du personnel naviGant commercial d’air alGérie

Retour progressif à la normale

la compagnie nationale air algérie a annoncé hier que suite au mouvement de grève observé par le per- sonnel navigant commercial lundi dernier et qui a causé de grandes perturbations "sur le programme de vol, la situation est en train de rentrer dans l'ordre "au fur et à mesure". "etant donné que l'arrêt de travail a duré toute la journée, certains vols ont été annulés et

d'autres reportés, permettant vers 15h30 hier de rat- traper quelques retards", a précisé la compagnie dans un communiqué. air algérie informe que pour la jour- née d’hier les passagers voyageant essentiellement vers la france ont été embarqués sur les vols program- més "selon disponibilité avant de retrouver une situa- tion normale" pour la journée d’aujourd’hui.

tlemcen

la compagnie rappelle que "toutes ces perturba- tions sont dues au fait que les avions libérés hier en fin de journée ont pu couvrir seulement cinq vols, sur la totalité et que cela a eu pour conséquence de retar- der le programme de vols initial".

Découverte d’ossements de 22 chahids à Azaïza : quatre chouhada identifiés

Quatre chouhada ont été identifiés parmi les osse- ments de 22 chahids découverts en février dernier dans une grotte à azaïza dans la commune de amieur, a-t- on appris hier auprès du directeur de wilaya des moud- jahidine. les recherches, menées par une commission d’experts conduite par un médecin légiste, ont permis de regrouper les ossements des quatre chouhada iden- tifiés, a indiqué Boumaaraf djemai, ajoutant que l’opé-

ration se poursuit pour identifier les autres chahids et leur réinhumation le 20 avril prochain, à l’occasion de la commémoration du 58 e anniversaire de la bataille de fellaoucene. la grotte où ont été découverts les osse- ments, ayant trois issues, avait servi en 1958 à une réu- nion de 24 moudjahidine qui furent encerclés par les forces coloniales qui avaient utilisé avec barbarie un gaz toxique. assiégés, 22 moudjahidine périrent et

Béjaïa

deux seulement purent s'évader. la grotte fut décou- verte par une délégation de représentants d'instances concernées dont la direction de moudjahidine, la daira, la commune et de membres de la famille révolution- naire, qui s'est déplacée sur site pour confirmer la vé- racité des témoignages de moudjahidine de la région sur cet ignoble massacre. une équipe de spécialistes compétente a été chargée de déterrer les ossements.

5.000 logements AADL seront réalisés à Oued Ghir faute de terrains dans les autres communes

"en raison d’un problème accru de foncier dans les autres communes, tout le programme sera réalisé à oued-Ghir", a indiqué le directeur du logement de la wilaya, mohamed Bendou. les projets en question étaient initialement destinés notamment aux communes de tifra, el-Kseur, amizour, mais les autorités locales ont été contraintes de les implanter à oued-Ghir, a ex- pliqué le même responsable.

la réalisation d’un lot de 2.000 logements a déjà été entamée et le chantier devrait être achevé dans un délai de 28 mois. une enveloppe de près de 6 milliards da a été engagée pour ce projet, a-t-il précisé. le site dans son ensemble est destinataire d’un autre programme conséquent de l’ordre de 12.000 lo- gements, au titre à la fois du logement public locatif (lpl) et du logement public aidé (lpa), confiés à des

entreprises chinoises, arrivées déjà au stade des super- structures, a-t-il ajouté. un autre programme, prévu initialement dans le site de sidi-Bouderham, à la sortie ouest de Bejaia, a été entièrement délocalisé vers oued-Ghir, devenu par la force des choses, une destination de prédilection pour l’implantation des projets de logement.

Gendarmerie

nationale

Démantèlement d’une bande spécialisée dans le trafic de cocaïne

une bande spécialisée dans le trafic de cocaïne a été dé- mantelée par la police judi- ciaire relevant de la gendarmerie nationale qui a ar- rêté 13 individus et saisi 1 kg de cocaïne, a indiqué lundi der- nier un communiqué des ser- vices de la gendarmerie nationale. cette bande "activait à travers les wilayas de tipasa, Blida, relizane, mostaganem et saïda", précise la même source. l'opération s'est soldée par l'arrestation de "13 per- sonnes, la saisie d'un kilo de cocaïne, de 5 véhicules utili- taires et d’un taxi", selon la même source. les prévenus ont été présentés devant le pro- cureur de la république près le tribunal d'el-affroun qui les a placés en détention préventive.

N

EL MOUDJAHID

ation

9

3 e RENCONTRE D’AFFAIRES ET DE PARTENARIAT « PACEIM »

Sept projets innovants signés

Sept projets innovants rattachés aux domaines de l’agriculture, de l’industrie, de l’ingénierie industrielle, des TIC, de l’industrie pharmaceutique et de la télémédecine ont été signés, hier, dans le cadre du Programme d’Aide à la Création d’Entreprises Innovantes en Méditerranée (PACEIM). C’est ce qu’a déclaré, hier à Alger, la directrice de l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique.

M me Djamila Halliche, en marge de la 3 e rencontre d’affaires et de par- tenariat (PACEIM), organisée à

l’université des Sciences et de la Technolo- gie Houari-Boumediène, a indiqué que « le PACEIM a pour objectifs de promouvoir l’insertion socioéconomique des diplômés issus des diasporas scientifiques et tech- niques par la création d’entreprises à forte valeur ajoutée. Il a été mis en œuvre dans

l’optique de contribuer au développement des territoires, de dynamiser le tissu entre- preneurial, d’accroître l’innovation et d’ac- compagner la création d’entreprises innovantes à haut potentiel de croissance dans les pays du bassin sud-méditerranéen.» Elle a expliqué que « le fonds national de

la recherche finance à 50% les projets issus

du concours PACEIM.» M me Halliche a souligné qu’« en accom- pagnant ce groupe d’entrepreneurs innova- teurs, l’ANVREDET a l’ambition de renforcer les liens entre la Recherche/Déve-

loppement et le monde économique en valo- risant et favorisant les actions entrepreneuriales de notre diaspora sur le sol algérien.» La représentante de la Caisse na- tionale d'assurance chômage, M me Salima Moulahcen, a de son côté déclaré que « la Caisse a financé de plus de 110.000 micro- entreprises pour un nombre d’emplois prévu au démarrage, de plus de 219.000 em- ployés.» Aussi dans le cadre de ses réalisations,

M me Moulahcen a expliqué que « la Caisse

nationale de chômage (CNAC) a participé à

la mise en place de partenariats, au renfor-

cement des équipes chargées de l’accompa-

au renfor- cement des équipes chargées de l’accompa- gnement, la mise en œuvre de plusieurs pro-

gnement, la mise en œuvre de plusieurs pro- grammes de formation en direction des char- gés de la gestion technique et administrative du dispositif et à la prise en charge de la for- mation des promoteurs.» Selon elle, les promoteurs détenteurs de la notification de l’accord bancaire bénéfi- cient d’une formation à la gestion d’entre- prise prise en charge par les conseillers animateurs formés dans le domaine. Plus de 15.000 promoteurs ont bénéficié de forma- tion à l’initiation aux techniques de gestion de l’entreprise. « Les crédits bancaires ac- cordés dans le cadre du dispositif de soutien à la création d’activité sont bonifiés à 100% et le Trésor public prend en charge, au profit des banques, les taux d’intérêts applicables

par ces dernières », a-t-elle indiqué. S’agis- sant des avantages fiscaux, la représentante de la CNAC a souligné qu’« elle porte sur l’exemption du droit de mutation à titre oné- reux pour les acquisitions immobilières ef- fectives dans le cadre de la création d’une activité industrielle, l’exemption des droits d’enregistrement des actes constitutifs des sociétés.» Au titre de l’exploitation elle a déclaré que « l’exonération de la taxe foncière sur les constructions et additions de construc- tions pour une période de trois ans, six ans ou dix ans selon l’implantation du projet, à compter de sa date de sa mise en exploita- tion ; l’exonération totale de l’Impôt Forfai- taire unique, pour une période de trois ans,

six ans ou dix ans, selon l’implantation du projet, à compter de sa date de mise en ex- ploitation.» Il s’agit, selon elle, d’abattement sur l’im- pôt forfaitaire unique à l’issue de la période d’exonération, pendant les trois premières années d’imposition, à savoir un abattement de 70% pour la 1 re année d’imposition, un abattement de 50% pour la 2 e année d’impo- sition et un abattement de 25% pour la 3 e année d’imposition. En ce qui concerne les perspectives de la caisse, M me Moulahcen a indiqué que « la CNAC compte renforcer le suivi post-créa- tion afin d’assurer la pérennité des micro-en- treprises créées, orienter et accompagner les promoteurs pour la création d’activités dans les secteurs porteurs et créateurs de richesses et mettre en place des stratégies visant la qualité de service au profit des usagers.» Il y a lieu de noter que le Programme d’Aide à la Création d’Entreprises Inno- vantes en Méditerranée (PACEIM) est un programme de coopération multilatérale entre le ministère français des Affaires étran- gères et l’Institut de Recherche pour le Dé- veloppement (IRD) ainsi que quatre pays de la rive sud de la Méditerranée, dont l’Algé- rie, Maroc, Tunisie et Liban. Initié en 2012, ce programme est destiné aux diasporas scientifiques et techniques ayant suivi une formation supérieure en France et qui souhaitent valoriser leur savoir- faire leur parcours scientifique et acadé- mique par la création d’une entreprise à vocation technologique dans leurs pays

dorigine. Wassila Benhamed

ExERCICE DE L’ACTIVITé DE CONCESSIONNAIRE AuTOMOBILE

Signature de l’arrêté fixant les cahiers des charges

L’arrêté ministériel fixant les cahiers des charges relatifs aux conditions et modalités d’exercice de l'activité des concessionnaires de véhicules neufs a été signé par le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a indi- qué hier un communiqué de ce mi- nistère. Venu en application des dispositions du décret exécutif de février 2015 relatif à cette activité, cet arrêté définit les cahiers des charges à respecter pour la déli- vrance des agréments d’exercice des activités de concessionnaires de véhicules automobiles, remorques,

semi-remorques et engins roulants neufs. Ainsi, les véhicules particu- liers, les camionnettes, les camions et tracteurs routiers, les remorques et semi-remorques, les autocars, les autobus, les engins roulants et les motocycles doivent répondre aux normes de sécurité prévues par ces cahiers des charges. Ces normes portent essentielle- ment sur l'obligation d'équipement du système antiblocage des roues (ABS), d'un dispositif limiteur de vitesse et/ou régulateur de vitesse et des airbags frontaux (conducteur et passager) et latéraux.

L'arrêté précise que les véhi- cules de transport de personnes de plus de 9 places destinés au trans- port interurbain (autocars) doivent être équipés d'un dispositif limiteur de vitesse ou système de bridage de la vitesse à 100 km/h. Quant aux autobus, ils doivent être dotés d'un système de bridage de la vitesse à 80 km/h. Les commandes de véhi- cules dont la date de domiciliation bancaire était établie avant la date de signature de cet arrêté ne sont pas concernées par cette disposition relative aux équipements de sécu- rité. Toutefois, les véhicules auto-

mobiles neufs concernés par cette mesure "doivent être introduits sur le territoire national au plus tard six mois après la publication de l’ar- rêté". La refonte du dispositif régis- sant l’activité des concessionnaires automobiles neufs "fait suite aux in- suffisances relevées sur le terrain et à la nécessité de rechercher des re- tombées industrielles pour un mar- ché en expansion et par référence aux pratiques internationales en vi- gueur dans l’industrie automobile", note le communiqué. Outre les as- pects sécurité, "les nouvelles exi- gences viennent renforcer les droits

du consommateur, instaurer des dis- positifs conformes aux normes de sécurité pour les usagers de la route et une régulation du marché à tra- vers une plus grande transparence dans l’intérêt des consommateurs et de l’économie". Les droits des consommateurs sont réitérés et ren- forcés en introduisant des pénalités en cas de manquement des conces- sionnaires à leurs obligations lé- gales et contractuelles tout en responsabilisant le concessionnaire des actes des distributeurs et reven- deurs de son réseau, ajoute le minis- tère.

FORuM SOCIAL MONDIAL

L’ambition de faire de 2015 « l’année des mobilisations des mouvements sociaux »

Réitérant leur détermination à

défendre les causes justes, les mou- vements sociaux ayant participé au FSM 2015 de Tunis ont mis en exergue « le droit à la souveraineté

et à l’autodétermination des peu-

ples, exigeant des réparations pour tous les peuples du monde victimes de colonialisme ». Les mouve- ments sociaux, qui se sont réunis lors d’une assemblée des mouve- ments sociaux du Forum social mondial 2015 à Tunis, ont convenu de s’unir pour l’élaboration d’un agenda commun de luttes contre le capitalisme, l’impérialisme, le pa- triarcat, le racisme et toutes les formes de discrimination et d’op- pression. Dans une déclaration rendue publique à l’issue des travaux du FSM 2015, ces mouvements ont précisé avoir « une histoire et un travail communs qui ont permis des avancées, avec l’espoir de réa- liser la victoire contre le système dominant et concrétiser plusieurs alternatives pour un développe-

ment socialement juste et respec- tueux de la nature. » Dans cette optique, ils ont af- firmé que « les politiques néolibé-

rales affectent lourdement à la fois

les pays du Sud et les pays du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les délo- gements, l’endettement et les iné- galités sociales ». Ces politiques, « renforcent le conservatisme et le

la

vie des femmes. Elles nous impo- sent l’économie verte comme fausse solution à la crise environ- nementale et alimentaire, ce qui non seulement aggrave le pro- blème, mais débouche sur la mar- chandisation, la privatisation et la financiarisation de la vie et de la nature ». Dans le même ordre d’idée, ils affirment que « les peuples ne sont pas responsables de cette crise et ne doivent pas en payer le prix, et qu’il n’y a pas d’issue possible au sein du système capitaliste ». L’As- semblée des mouvements so-

contrôle sur

». L’As- semblée des mouvements so- contrôle sur ciaux du FSM 2015 soutient, en outre, «

ciaux du FSM 2015 soutient, en

outre, « l’appel à la journée d’ac- tion internationale contre les traités de libre-échange, prévue le 18 avril

2015 » et appelle à « une grande

mobilisation sur le climat au mois

de décembre 2015, à Paris, en marge de la COP21 ». Dans cette optique l’AMS du

FSM 2015 ambitionne de faire de

2015 « l’année des mobilisations

des mouvements sociaux partout dans le monde pour la justice cli-

matique ». Par ailleurs, l’AMS du FSM 2015 s’engage à lutter contre la violence envers les femmes qui, selon ses responsables, « est exer- cée régulièrement dans les terri- toires occupés militairement, mais aussi, disent-ils « contre la vio- lence dont souffrent les femmes. Aussi, « nous appelons à soutenir les actions de la 4 e marche mon- diale des femmes, entre mars et oc- tobre 2015 ». Par ailleurs, les

concepteurs de la déclaration finale estiment que « pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires », l’AMS « dé- nonce le faux discours de défense des droits humains et des combats aux intégrismes, qui sont souvent utilisés pour justifier les interventions militaires… Nous dé- fendons le droit à la souveraineté et à l’auto-détermination des peu- ples…Nous dénonçons l’installa- tion des bases militaires étrangères pour fomenter des conflits, contrô- ler et piller les ressources natu- relles et promouvoir des dictatures en divers endroits du monde ». Ils exigent, cependant, « des répara- tions pour tous les peuples du monde victimes de colonialisme ». Enfin, l’AMS appelle à renfor- cer la solidarité avec les peuples du monde qui luttent au quotidien contre l’impérialisme, le colonia- lisme, l’exploitation, le patriarcat, le racisme et l’injustice. Sihem O.

Mercredi 1 er Avril 2015

Reportage

12

EL MOUDJAHID

SIDI BEL-ABBÈS

L’ENIE, fleuron de l’industrie électronique

Après de longues années d’incertitude et d’appréhension, aux répercussions évidentes sur la vie de la cité de la Mekkerra et de sa population, le complexe industriel retrouve des couleurs.

Par : Abbes Bellaha

U ne fierté pour les habitants certaine- ment, car il fut cet élément d’instaura- tion d’un tissu industriel, un outil de

promotion sociale et un espace de formation pour des milliers de jeunes. Il a été aussi ce moyen d’émancipation de la femme de l’Al- gérie profonde pour briser tous les tabous et enraciner la culture de l’égalité. Sur les 6.000 ouvriers de l’époque, en effet, pas moins de 2.000 opératrices et cadres participaient acti- vement à l’activité d’une production qui se voulait multiple et complémentaire. Circuits imprimés, condensateurs, tubes ca- thodiques et autres, la gamme de production

ne laissait point oisif un collectif qui s’est gra- duellement familiarisé avec cette haute tech- nologie de pointe pour maîtriser son processus. Même les zones du sud de la wi-

laya furent «contaminées» par l’introduc-

tion de cette technologie de pointe, puisque dans le cadre d’un redéploiement et d’une reconfiguration du complexe, deux unités, dans l’audio et les antennes, devaient voir

le jour, respectivement à Telagh et à Ras El-

Ma. Faut-il encore rappeler les répercus- sions et incidences de cette mutation industrielle dans la promotion des autres secteurs, notamment la santé, puisque la première société de médecine du travail a été créée à Sidi Bel-Abbès… C’est dire toute la dynamique provoquée par cette en- treprise qui conditionnait la vie socio-éco- nomique de la région. «Sidi Bel-Abbès a la

chance d’avoir ce grand complexe pour connaître, tôt ou tard, une certaine dimension. Elle demeure ce passage obligé pour le déve- loppement de la filière électronique», ne ces- sait de répéter son premier directeur général,

il y plus de 35 ans. Une telle impression, qui

restait confortée par un travail de recherche

et d’innovation perpétuellement soutenu, était

convaincante au vu des résultats enregistrés, des nouveaux produits mis au point et de l’évolution de l’esprit d’entreprise détecté dans l’analyse, le comportement et l’attitude de ses cadres. Un esprit d’entreprise à travers l’initiation de projets futuristes dont on citera la création de l’unité des panneaux solaires, en 1984 déjà, et la conception des premiers proto- types. Autrefois Sonelec, la restructuration de l’entreprise dont le siège a été transféré à Sidi Bel-Abbès est intervenue, à point nommé, pour assurer une autonomie et attribuer plus de prérogatives et de liberté d’action aux ges- tionnaires, en prise avec la réalité et les contraintes des unités de production et d’un marché mondial constamment en évolution. La mesure de la décentralisation a permis une meilleure maîtrise de l’outil de production et une diversification de la gamme des produits électroniques grand public, avec ce souci constant de perfectionner le taux d’intégra- tion. Un départ en fanfare de cette entreprise,

qui accélérait au fil du temps, en imposant une présence grâce à la fiabilité de ses pro- duits et à la création d’un réseau national de maintenance dans toutes les régions du pays. S’il est vrai que la crise économique de 1986

a quelque peu ralenti sa cadence, il n’em-

pêche que les changements opérés depuis 1988 ont secoué les fondements de cette en- treprise, après notamment le départ de ses premiers promoteurs. Des mouvements ayant favorisé une instabilité pour s’écarter des

principaux objectifs de la rentabilité et de la performance… Des secousses et des turbu- lences au gré des contextes pour brouiller l’image et douter de la performance avérée d’un écran conçu et développé par un collectif qui s’est spécialisé dans cette technologie de pointe, pour acquérir un savoir-faire en la ma- tière et exceller dans la mise au point du tube cathodique, l’ENIE a subi malgré elle les ef- fets d’une mutation économique nationale, ar- rivant difficilement à faire face à une ouverture où la concurrence demeure peu loyale. D’une restructuration à une autre, ré- duisant son champ d’action, des arrêts de tra- vail et des grèves à caractère répétitif pour revendiquer la préservation d’un outil indus-

triel

d’une vision et d’un véritable plan de charge,

tout semblait être perdu en l’absence

GAMME DES PRODUITS FABRIQUÉS tiées, mais - LED SMART TV série 712 - LED SMART
GAMME
DES PRODUITS
FABRIQUÉS
tiées, mais
- LED SMART TV série 712
- LED SMART TV série 33 D
assez timide-
- LED TV série 83
ment, dans la
- LED TV série 91(32 et 39
pouces)
mesure où il
fallait tout re-
- LED TV série 33 L33D
(32 et 42 pouces)
voir et s’ins-
crire dans le
- Tablette E-PAD 8 pouces
temps pour la
- Tablette ENIE (10 pouces)
reconfigura-
- Barres de son
tion du com-

puisqu’on se contentait d’actes de montage de téléviseurs balayant de facto tout un proces-

sus de conception et de recherche, de fabrica- tion et de production, d’adaptation et de mise

à niveau aux normes internationales. Des gestionnaires se sont succédé sans trouver les formes de relance pour abandon-

ner la bataille et tourner le dos à cette entre- prise devenue une véritable problématique. Et

à chaque échéance électorale, le devenir de ce

géant de l’électronique était soulevé pour constituer souvent un enjeu pour le forma- tions politiques qui exploitaient cette situation de précarité pour convaincre ces centaines de travailleurs en attente d’une bouée de sauve-

tage ou d’une issue. Le Président de la Répu- blique avait lors de la Foire internationale tenue à Alger, visité le stand de l’ENIE pour relever la performance des produits du com- plexe de Sidi Bel-Abbès et situer ses capaci- tés de maîtrise de cette haute technologie de pointe. Un véritable acte de marketing comme pour inciter le responsable du dépar- tement industriel et des gestionnaires de l’ENIE à revoir la copie et à œuvrer dans le sens de la réhabilitation de ce complexe. Ce clin d’œil s’assimilait, en fait, à un message fort pour la reprise et la relance, la remise à niveau et l’adaptation des unités aux exi- gences du progrès et de l’évolution de la fi- lière… Un défi semblait être lancé, surtout que l’héritage était lourd à travers les dettes cumulées, se chiffrant à des centaines de mil- liards de dinars. Toujours est-il qu’une lueur d’espoir se dégageait à l’horizon pour motiver un collectif, mobiliser des cadres et soulager une population locale accrochée, à son tour, aux battements de ce complexe. Des tenta- tives de reconquête d’un marché furent ini-

plexe, la définition des perspectives à atteindre et l’élaboration d’une stratégie durable et soumise aux impératifs de l’évolution de la filière et d’un progrès technologique. La tendance au changement et à l’adaptation n’excluait nullement l’effort consenti dans le domaine du montage de nouveaux téléviseurs haut de gamme pour entretenir une activité, en dépit de tous les aléas et les contraintes d’un marché désormais inondé et peu conforme aux règles de la commercialité. Un véritable combat est livré par les gestion- naires qui tentaient de se maintenir et de s’ac- quitter des charges d’une masse salariale, nonobstant le départ des centaines d’ouvriers dans le cadre de la restructuration organique. Un combat relayé, le plus souvent, par une re- cherche des voies et moyens à mettre en œuvre dans le cadre du CPE pour le redres- sement de la situation, la réhabilitation du complexe et la modernisation des équipe- ments. Aussi entretenue soit-elle, une telle cadence ne suffisait pas pour arriver à une destination, au vu de la défaillance structurelle et finan- cière de l’entreprise. Une situation de préca- rité menaçant l’existence même de ce complexe, se limitant à un montage de pro- duits pour perdre tous les repères d’innova- tion et de recherche. Une précarité ayant soulevé des interrogations multiples, rendant la gestion problématique et entretenant une certaine psychose où s’entremêlaient les sen-

timents d’incertitude et de crainte.

2011, l’année de tous les espoirs… Si de tels sentiments manifestés par tout un collectif des travailleurs demeurent légitimes, les préoccupations des pouvoirs publics convergeaient également pour reprendre le dossier de l’ENIE et d’explorer son contenu,

avant d’annoncer un plan de développement et fixer les axes stratégiques qui s’articulaient autour, principalement, de la reconquête des parts de marché de l’EGP, de la promotion de nouvelles activités à forte valeur ajoutée. En d’autres termes, il s’agissait d’adapter le pro- duit à la demande du marché, de lancer le LCD, le LED et le PCP, de se lancer sur les produits professionnels et sous-ensembles, notamment les cartes, les modems, les moni- tors et les régulateurs, et de se spécialiser dans les solutions énergétiques à base de panneaux photovoltaïques, et produire au compte de partenaires. Une enveloppe, de l’ordre de 14,240 de milliards de dinars, fut accordée par l’État pour la réhabilitation de l’infrastructure et l’acquisition de nouveaux équipements desti- nés à augmenter la production et à lancer de nouvelles gammes de produits dans les seg- ments de l’intégration électronique, de la so- lution photovoltaïque, de la calibration et de l’étalonnage, de la recherche et du dévelop- pement, de l’informatique, du circuit im- primé, de l’affichage à base de LED et de la télésurveillance… De concert avec le SGP, un planning fut élaboré pour l’exécution de ce plan de charge qui a, en effet, mobilisé tout un collectif, constamment accroché à l’évolution du chan- tier. L’usine de l’intégration électronique, qui a été mise en service en février dernier, s’as- simile à un coup d’envoi, donné de par sa consistance et sa modernité, sa base et son champ d’action demeurant conforme à la pre- mière vocation de l’entreprise. Ses objectifs tablent sur la fabrication de 1.000.000 de cartes électroniques/an, l’assemblage de 300.000 produits finis/an en téléviseurs LCD, LED et PDP, en monitors, décodeurs, appa- reils audio/vidéo et onduleurs avec une inté- gration de toutes les pièces plastiques et polystyrènes afférentes. On compte, en revanche, réceptionner, le mois de mai prochain, celle de la fabrication des panneaux photovoltaïques dont la produc- tion en cellules est destinée, dans une deuxième phase, aux utilisateurs nationaux grâce à une partenariat technologique et in- dustriel avec un leader dans le domaine. L’au- tre champ visé par l’ENIE, et à des coûts compétitifs, concerne les applications profes- sionnelles, communautaires et d’électrifica- tion. Pour les unités d’étalonnage et de recherche, le rendez-vous est donné au mois de septembre prochain. C’est dire tout le rythme soutenu pour honorer un engagement et s’acquitter d’une mission devenue une rai- son d’être pour les gestionnaires. Des réu- nions d’évaluation, des cycles de formation des nouvelles recrues et des visites régulières de chantiers, une véritable course contre la montre est livrée pour relever le défi et s’ins- crire dans le sillage de cette option indus- trielle et imposer un savoir faire national. Un processus de modernisation est déclen- ché pour exiger, en plus d’une abnégation et d’un dévouement de tout le collectif, une sta- bilité et une sérénité garantissant le bon fonc- tionnement de cette entreprise qui revient de loin sans doute, mais pas sûr, au vu de l’im- portance des crédits accordés quant à sa réha- bilitation…

A. B.

Le pari à gagner

l Un programme de modernisation des équipements, de nou- velles unités créées et un plan de développement pour la pro-

motion de la gamme des produits de l’ENIE… En fait, tout un processus est déclenché à la faveur de la nouvelle stratégie in- dustrielle qui repose fondamentalement sur la dynamisation de l’in- vestissement, la motivation des opérateurs et l’encouragement de la production nationale. Des groupes ont été érigés pour accompa- gner un redéploiement et assurer le suivi des recommandations de cette approche qui se veut une relance pour générer des richesses et créer des emplois, surtout en cette phase si singularisée par une chute des prix des hydrocarbures, avec l’ensemble des incidences sur le pays. Des milliers de milliards ont été injectés dans la pers- pective de réhabiliter cet outil de fabrication et de le rendre com- pétitif sur un marché désormais ouvert à la concurrence, même si la boîté en question dispose d’un certain nombre d’atouts à faire valoir pour imposer une présence et constituer le premier pôle élec-

tronique du pays. Grâce à un savoir-faire, à un capital expérience et à un réseau très étendu de commercialisation et de maintenance, l’ENIE pourrait jouer le rôle de locomotive dans cette filière pour assurer une mission de support dans cette forte dynamique indus- trielle. Et les discussions engagées avec quelques opérateurs étran- gers et nationaux, au titre du partenariat ou de la sous-traitance, confortent une telle impression et affirment les aptitudes et capa- cités de cette entreprise. Dans les domaines des circuits imprimés, des cartes électroniques, de la photovoltaïque, de la calibration et de l’étalonnage, de l’informatique, de la télésurveillance, le champ d’action s’est élargi, tout en veillant à une spécialisation de l’activité et en se conformant à la vocation première de l’entreprise. En somme, l’État, par la volonté politique de son premier responsable, a mis tous les moyens pour permettre à cette entreprise de se redé- ployer, de s’équiper et de se moderniser pour faire face aux exi- gences d’une économie nationale, désormais soumise aux

lll

Mercredi 1 er Avril 2015

Reportage

13

EL MOUDJAHID

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ENIE, M. DJAMEL BEKARA, À EL MOUDJAHID :

« Être au diapason de la stratégie industrielle »

M. Djamel Bekara, directeur général de l’ENIE, ingénieur de formation, est à la tête du complexe industriel depuis trois années. Il semble être déterminé à atteindre l’ensemble des objectifs assignés au titre du plan de développement.

P our le gestionnaire, c’est là un défi à re- lever pour la préservation de cet outil de production et l’intérêt également

d’une région dont la population s’est identi- fiée au mouvement de ses ouvriers .Un effort singulier est consenti par ce gestionnaire et ses collaborateurs, dans la tentative d’accom- pagner ce programme d’investissement pour la modernisation de l’entreprise. Une feuille de route, reposant sur l’optimalisation et la rationalisation, guide l’action de redéploie- ment. Il ne s’agit désormais plus d’occulter les paramètres de la compétitivité et de la performance, sachant que le marché est sou- mis à une rude concurrence. Et de tels enjeux sont parfaitement assimilés pour que l’ap- proche obéisse, plus que jamais, à la rationa- lité. Dans cet entretien, il nous livre ses impressions… Après des années d’attente et d’incerti- tude, le coup d’envoi est donné à travers la mise en service récente de l’unité d’intégra- tion électronique pour une réelle relance de l’activité du complexe. La couleur est-elle annoncée ? Certainement. Toute une stratégie au carac- tère impératif est mise en œuvre pour s’im- poser sur le marché et faire face à la concurrence. En fonction de la spécificité de notre usine, spécialisée dans la production des produits électroniques professionnels ou grand public, nous nous sommes concentrés sur cette vocation pour parfaire notre expé- rience, assurer une compétitivité et s’inscrire dans la durée. Il ne faut pas perdre de vue que, dans le cadre de l’approche globale de l’industrie nationale, notre complexe consti- tue désormais cette base électronique appelée à garantir des prestations au profit des opé- rateurs et à développer sa gamme de produits. C’est pour cette raison d’ailleurs que la no- tion de recherche figure dans l’agenda de nos priorités, à travers la création de laboratoires et le développement d’un esprit d’innovation. Sur ce registre, il y a lieu de préciser qu’un programme de collaboration avec la direction générale de la recherche scientifique du mi- nistère de l’Enseignement supérieur est de mise pour la promotion des projets et l’en- couragement de l’initiative.

À ce propos, peut-on connaître les pers- pectives de ce plan de développement et de modernisation ? Il serait utile, d’abord, de mettre en relief l’effort de l’État, traduit par l’effacement de la dette qui avoisinait les 24 milliards de di-

de la dette qui avoisinait les 24 milliards de di- nars, sans compter l’injection de 15

nars, sans compter l’injection de 15 autres milliards, alloués pour la mise à niveau et la modernisation de l’outil de production. Une somme conséquente, frôlant les 400 millions de dinars, est consacré au chapitre de la for- mation. C’est dire toute l’attention accordée à ce complexe dont les perspectives s’articu- lent autour de la promotion, de l’intégration électronique, de la solution photovoltaïque, de la calibration et de l’étalonnage, de la re- cherche et du développement, de l’informa- tique, du circuit imprimé, de la vidéo surveillance… À notre actif, on a enregistré déjà une no- tification officielle des organismes compé- tents d’accréditation pour la certification Iso version 2008, relative au système de mana- gement de la qualité. Graduellement, mais sûrement, l’ENIE renoue avec ses repères et reste confortée par l’intérêt qui lui est ac- cordé par le ministre de l’Industrie et de sa place dans l’échiquier économique. Un échi- quier reposant fondamentalement sur la pro- motion de la production nationale et la motivation des opérateurs. Le mois de février dernier a été caractérisé par la réception de l’unité de l’intégration économique, alors que mai prochain, on inaugurera celle de la photovoltaïque et de la calibration. Septembre, le rendez-vous est donné pour la livraison de l’unité de re- cherche et de développement. Cet axe ne doit nullement dissimuler l’autre tendance de dé- veloppement des faisceaux de cables, de la caméra de surveillance et l’affichage à base de LED dans le souci de conquérir un mar- ché, et de se placer en précurseur dans l’acti- vité…

Des ambitions sont affichées. Ainsi, il est envisagé un recrutement massif au cours de l’exécution de tout cet investissement. Peut-on savoir les contours de cette opéra- tion tant attendue par les jeunes universi- taires notamment ? Évidemment, il va y avoir du recrutement, mais il sera rationnel et obéira aux paramè- tres du niveau intellectuel et de la compé- tence. En clair, une bonne gestion du volet des ressources humaines pour se conformer aux normes de la rentabilité et de l’efficacité. La priorité sera accordée systématiquement aux jeunes universitaires et ingénieurs. Déjà, on assiste, avec la mise en service de cette unité de l’intégration électronique, à un rajeunissement de l’effectif pour justement enraciner une nouvelle culture et lever le ni- veau de production. Bref, on est à l’écoute avec, toutefois, ce souci constant de créer une richesse et d’influer sur notre environnement.

Beaucoup a été dit sur le partenariat de l’ENIE avec des opérateurs nationaux et étrangers, et le développement de la sous- traitance. Peut-on avoir plus de précisions à ce sujet ? Il est évident qu’on ne peut évoluer sans un partenariat, aux intérêts mutuels bien en- tendu, pour acquérir un savoir-faire et perfec- tionner notre système de gestion et de production. Notre ambition est toutefois de réaliser des contrats avec des partenaires de renommée internationale pour la crédibilité de notre image de marque. À ce propos, il y a des discussions qui sont engagées avec quelques firmes … Au cha- pitre de la sous-traitance, il est indispensable

de s’inscrire dans l’esprit de la stratégie na- tionale de l’industrie qui s’est concentré sur le rôle du complexe dans le domaine de l’électronique dans l’assurance des presta- tions de service. Quelques projets sont en voie de matura- tion et dont je citerai la confection des cartes électroniques au profit de Renault, la confec- tion de relais avec un opérateur allemand et la fabrication de produits domestiques avec quelques importateurs. Nous sommes en pleine mutation pour ré- habiliter une activité et constituer ce passage obligé dans la filière.

Justement, le ministre de l’Industrie et des Mines a, lors de sa visite à Sidi Bel-Abbès, situé l’importance de la filière de l’électro- nique dans cette grande stratégie conçue pour la promotion de la production natio- nale, et relevé le rôle de l’ENIE dans cette nouvelle dynamique. Êtes-vous sur la même longueur d’onde ? C’est là le défi à relever incontestablement. Nous avons, aujourd’hui, tous les moyens pour atteindre nos objectifs et attribuer une authentique signification à ce pôle de l’élec- tronique. Un savoir-faire et une détermination, tout semble concourir à de meilleurs résultats, surtout que ce complexe se caractérise par une flexibilité pour une diversification et une prise en charge des besoins nationaux en la matière. Peut-être que nous avons besoin d’une sé- rénité et d’une stabilité pour accompagner cette mutation. Et là je m’adresse à tout le collectif pour faire preuve de responsabilité et de maturité dans la perspective de rentabi- liser cet effort d’investissement et de préser- ver cet outil de production.

Un dernier mot ? Je dois dire que la locomotive a été mise sur rails pour parcourir de longues distances et voyager dans le monde de la technologie de pointe tout en se familiarisant avec les in- novations et les découvertes, grâce à une science évoluant à une vitesse vertigineuse. Une science au service de l’épanouissement et du développement… Je remercie, enfin, le journal El Moudjahid qui m’a offert l’occasion de passer en revue les étapes d’investissement pour la moderni- sation de notre entreprise. Propos recueillis par A. B.

Un pôle électronique d’excellence

La vocation première de la wi- laya qui est l’agriculture, avec évi- demment ses riches plaines, ses montagnes, ses forets et sa steppe, n’a guère empêché l’industrie de réaliser une véritable percée pour lui attribuer de nouveaux atouts et lui accorder une certaine dimension au

lll

plan régional. L’implantation dans les années 1970 de l’ENIE et du PMA, c’est-à-dire l’électronique et le machinisme agricole a métamor- phosé cette région, même si autre- fois des traditions dans les domaines des chemins de fer et la transforma- tion agricole étaient fortement enra-

paramètres de l’efficacité, de la rigueur et de la rentabilité. Le pari à tenir par les gestionnaires réside dans la valorisation de tout cet inves- tissement, en veillant à l’observation des notions de performance et de compétitivité. Effectivement, si des années durant une certaine concen- tration et des gestionnaires et du collectif des travailleurs sur des re- vendications autour de la nécessité de l’élaboration d’un plan de charge et de la préservation de l’emploi, des revendications appuyées par des arrêts de travail et des grèves de faim parfois, il y a au- jourd’hui une sensible amélioration pour se permettre tous les espoirs. Il reste que la balle est dans le camp de ces gestionnaires et de ces tra- vailleurs sommés de s’entendre sur l’essentiel, c’est-à-dire de contri- buer à l’instauration d’une stabilité et d’une sérénité, et de participer à un véritable décollage de cette entreprise. Le message du ministre de l’Industrie et des Mines, lors de sa récente visite, à l’adresse des re- présentants du syndicat fut d’une grande clarté pour interpeller tout un collectif : «Remboursez les dettes et le reste est à vous…» A. B.

cinées pour, entre autres, promou- voir un esprit syndical et une ten- dance ouvrière. Ce n’est guère fortuit, d’ailleurs, si la première Assemblée commu- nale communiste en Algérie, durant la période coloniale, a été Sidi Bel- Abbès de par cette forte concentra- tion de cheminots. Bref, des réflexes, aussi timides soient-ils, ont été réconciliés avec la mise en service de ces deux impo- sants complexes dont l’activité a bouleversé les comportements et les attitudes d’une population locale. Une population ayant pris connaissance, même superficielle- ment, de deux systèmes de gestion et de production jugés les plus per- formants au monde, allemand et américain, puisque ils avaient la charge de réaliser ces deux com- plexes, PMA et ENIE, à la formule clé en main. Mais, c’est au niveau de l’ENIE que l’expérience était très riche, compte tenu de la nouveauté et de la spécificité de l’activité, car il s’agit d’une technologie de pointe pour donner une allure industrielle à cette

région et mettre en évidence sa po- sition géographique, carrefour de transit de l’ouest du pays. Une posi- tion davantage valorisée par les nou- veaux projets structurants, à savoir une extension des lignes de chemins de fer menant jusqu’au Grand Sud et le tramway, sans compter la mu- tation d’une université disposant au- jourd’hui de deux pôles. La relance de l’ENIE intervient à point nommé pour, non seulement créer de l’emploi et générer des ri- chesses, mais encore pour apposer définitivement le sceau de la quali- fication de pôle électronique. Un pôle en croissance si l’on s’appuie encore sur ce vaste pro- gramme d’investissement de l’ANP dans le développement de la télé- communication à proximité des uni- tés de cette entreprise comme pour assurer une certaine complémenta- rité dans cette activité dont l’exploi- tation de ses divers et multiples créneaux pourrait garantir une crois- sance. C’est de cette exploitation sans doute qu’il s’agit aujourd’hui, grâce au partenariat et à la sous-traitance.

La réflexion est d’ores et déjà enga- gée par le ministère et les gestion- naires que les spécialistes de la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’En- seignement supérieur à l’effet de réaliser cette optimalisation des res- sources humaines et d’atteindre cette performance dans la fabrica- tion et la qualité du produit. Un salon national de l’électro- nique sera organisé la fin de ce se- mestre pour explorer les voies de rendements et mettre en application les formules arrêtées dans le traite- ment et la recherche… À la faveur d’une nouvelle ap- proche et d’une volonté politique également, la fiabilité tant désirée s'esquisse et prend forme et pour re- nouer avec une activité électronique et pour aussi employer cette haute technologie de pointe et de précision au service de l’industrie nationale. La cité de la Mekkerra aura l’in- signe honneur de conduire de la lo- comotive…

A. B.

Mercredi 1 er Avril 2015

Monde

15

EL MOUDJAHID

YÉMEN

Violents bombardements sur la capitale

La capitale yéménite, Sanaa, a subi, hier avant l'aube, les raids aériens les plus violents depuis le début des bombardements de la coalition arabe, menée par l'Arabie saoudite qui a encore dénoncé le soutien de l'Iran aux rebelles chiites Houthis.

C es raids d'une extrême vio- lence se sont concentrés sur des positions de la Garde répu-

blicaine, corps d'armée resté fidèle à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, au- jourd'hui allié aux Houthis. Des habi- tants ont fait état de raids nocturnes très violents. "Nous avons vécu les raids les plus violents depuis le début de l'opération", a déclaré, à l'AFP, Assem El-Sabri. Outre Sanaa, les raids aériens, qui se sont poursuivis jusqu'à 06H30 (03H30 GMT), ont touché des sites de la Garde républi- caine et des positions de la DCA dans plusieurs régions du Yémen, selon des habitants. L'objectif de la coalition, qui comprend une dizaine de pays arabes, est de dégrader et de détruire les infrastructures militaires des re- belles Houthis et de leurs alliés. Le porte-parole saoudien de la coalition, le général Ahmed Assiri, a implicite- ment admis la responsabilité de la co- alition dans le raid qui a fait au moins 40 morts et 200 blessés, lundi dernier, dans un camp de déplacés, El-Maz- rak, au nord-ouest du Yémen. "La coalition a été visée par des miliciens depuis une zone résiden- tielle et l'aviation de la coalition a dû répliquer" en direction de la source des tirs, a-t-il dit, en réponse à une question sur une frappe contre le camp. Par ailleurs, La coalition militaire arabe, a annoncé, lundi dernier, avoir

coalition militaire arabe, a annoncé, lundi dernier, avoir pris le contrôle total des ports yémé- nites

pris le contrôle total des ports yémé- nites dans le cadre de l'opération "Tempête décisive", menée contre les rebelles Houthis, a rapporté la chaîne de télévision Al Arabiya. Le brigadier Ahmed El-Asiri, porte-parole de

l'opération, a déclaré, lors de la confé- rence de presse quotidienne, que la coalition de dix pays, conduite par l'Arabie saoudite, avait mené une opé- ration maritime qui avait permis de sécuriser les ports yéménites, où l'en-

semble des navires, à l'entrée et à la sortie, sont examinés. Il a également déclaré que les Houthis avaient lancé un missile ba- listique à l'encontre d'un centre saou- dien situé à proximité de la frontière,

Le roi Salmane appelle les partis politiques yéménites à participer à des négociations
Le roi Salmane appelle les partis politiques yéménites à participer à des négociations

Le roi Salmane appelle les partis politiques yéménites à participer à des négociations

Le roi Salmane appelle les partis politiques yéménites à participer à des négociations

Le roi Salmane Ben Abdel Aziz, d'Arabie saoudite, a appelé les partis politiques yéménites à participer à des négociations et s'est déclaré prêt à les accueillir, "à se rencontrer sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG)", a rapporté l'agence de presse saou- dienne.

sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG)", a rapporté l'agence de presse saou- dienne.
Tout en présidant le cabinet saoudien, le roi a dé- claré que les partis politiques

Tout en présidant le cabinet saoudien, le roi a dé- claré que les partis politiques souhaitant préserver la sécurité et la stabilité du Yémen pourraient se rappro- cher afin de soutenir la légitimité du Yémen, de resti- tuer les armes à l'État et d'éviter que la menace sécuritaire ne se propage dans les États voisins.

mais qu'il n'avait pas atteint son ob-

jectif. 40 morts dans le Sud Dans le Sud, au moins 40 per- sonnes, en majorité des civils, ont péri dans de nombreuses attaques et vio- lences, selon diverses sources. Près de Lahej, une cimenterie a été touchée par des obus d'origine indéterminée, faisant 20 morts parmi des ouvriers, a indiqué un responsable de cette unité industrielle. Selon un bilan de source médicale, 13 autres personnes ont péri dans la nuit à Aden par des tirs d'obus : six civils et sept supplétifs de l'ar- mée, favorables au président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Ara- bie saoudite. Là aussi, les origines des tirs n'ont pas été précisées, alors que la confusion règne dans la ville du Sud où des rebelles se sont infiltrés. Un autre obus, à l'origine indétermi- née, a touché de nuit une maison à Zinjibar, de la province d'Abyane, tuant trois civils, selon des habitants. À Chabwa, autre province du Sud, quatre civils ont été tués dans la nuit dans une attaque de drone qui aurait manqué sa cible, a indiqué une source militaire. À Baihan, dans la même province, quatre rebelles et trois membres d'une tribu locale sont morts, lundi après-midi, dans des raids de la coalition. Les trois derniers ont été atteints par erreur, selon des sources tribales. M. T. et agences

ACCORD DE PAIX AU MALI

L’ONU ne peut pas attendre indéfiniment le paraphe du document par la CMA

Le chef de la Mission de l'ONU au Mali (MINUSMA), Mongi Hamdi, a déclaré, lundi dernier, que son organisation "ne peut pas attendre indéfiniment" le paraphe de l'accord de paix d'Alger par la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Pour le paraphe du document par la CMA, "on ne peut pas donner de délai, mais on ne peut pas attendre indéfiniment", a affirmé à la presse, à sa sortie d'audience avec le Pre- mier ministre malien, Modibo Keïta. La CMA avait demandé un délai pour consulter sa base. M. Hamdi a estimé devant la presse "qu'il n'y a pas d'autre alternative (pour la CMA) que de s'engager dans cet accord". "On continue de travailler pour convaincre nos frères de la CMA pour qu'ils s'inscrivent dans la logique de paix, dans la logique de l'accord qui a été paraphé", a-t-il indiqué. Cet accord, a-t-il ajouté, "répond à beau- coup de revendications des uns et des au- tres. Comme tout le monde le sait, cet

des uns et des au- tres. Comme tout le monde le sait, cet accord est le

accord est le résultat d'une solution de com- promis et toute solution de compromis ne peut être parfaite". Toutefois, a-t-il conclu, "l'accord pourrait être utilisé comme une base pour la mise en place d'une paix dura- ble, crédible et juste pour tous les Maliens et toutes les Maliennes, pour tout le monde". Les parties maliennes au dialogue

SITUATION EN SYRIE

pour le règlement de la crise dans la région nord du Mali ont paraphé, le 1 er mars dernier à Alger, un accord de paix et de réconcilia- tion sous la supervision de la médiation in- ternationale, conduite par l'Algérie, en tant que chef de file. Le document a été paraphé par le représentant du gouvernement ma- lien, les mouvements politico-militaires du nord du Mali engagés dans la plateforme d'Alger (le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA, dissident), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordina- tion des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) et par l'équipe de la médiation conduite par l'Algérie. Cepen- dant, la CMA, regroupant le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), a demandé "une pause" pour consulter leur base militante avant de parapher le document.

El-Assad : « Damas, Téhéran et Moscou ont la même vision »

Le président syrien, Bachar El- Assad, a estimé, lundi dernier, que son pays, l'Iran et la Russie avaient "la même vision" au sujet de la situation dans son pays, où sévit un conflit depuis quatre ans. Dans un entretien enregistré, la semaine dernière, à Damas et déjà diffusé en partie par la chaîne américaine CBS, le président syrien a justifié l'inté-

rêt porté par la Russie et l'Iran à son pays : "Ils veulent un équi- libre dans ce monde. Ce n'est pas seulement au sujet de la Syrie. Je suis un petit pays". La Russie et l'Iran "veulent (pour la Syrie) la stabilité et une solution

La Syrie, l'Iran et

politique. "(

la Russie ont la même vision au sujet de ce conflit", a indiqué, sans détailler, le président, selon de nouveaux extraits rendus pu- blics, lundi, avant leur diffusion sur PBS, une autre chaîne amé-

)

ricaine. La Russie dispose d'une base militaire dans le port de Tartous (220 km au nord-ouest de Damas). Créée par un accord soviéto-syrien de 1971, elle sert actuellement de point de ravi- taillement technique de la ma- rine russe, selon Moscou, qui déploie régulièrement des na- vires de guerre en Méditerranée orientale, depuis le début de la guerre en Syrie, il y a quatre ans. Vendredi dernier, Bachar El- Assad s'est dit favorable à une plus large présence militaire russe dans ses ports, selon l'agence officielle syrienne Sana.

Début de la conférence internationale des donateurs pour aider la Syrie L'émir du Koweït a fait, hier, une promesse de dons d'un demi-milliard de dollars à l'ou-

verture, dans la capitale koweï- tienne, de la conférence des do- nateurs pour la Syrie, qualifiant la situation dans ce pays de "plus grande catastrophe huma- nitaire de l'histoire moderne". "J'ai le plaisir de vous annoncer un engagement à hauteur de 500 millions de dollars du gouverne- ment du Koweït et du secteur privé pour soutenir les efforts humanitaires en Syrie", a dé- claré l'émir Sabah El-Ahmad El- Sabah. La conférence internationale des donateurs pour aider la Syrie s'est ouverte, hier à Koweït, avec l'objectif de rassembler au total 8,4 milliards de dollars en faveur de la popu- lation syrienne qui continue de subir les affres de la guerre. Les Nations unies, dont le secrétaire général Ban Ki-Moon préside ce rendez-vous annuel à Koweït, avaient appelé, la veille, la com-

munauté internationale à se mo- biliser pour venir en aide aux Syriens confrontés à un conflit meurtrier, qui fait rage depuis plus de quatre ans. Pour cette troisième conférence internationale à laquelle partici- pent, notamment, quelque 78 pays et près d'une quarantaine d'organisations internationales, des ONG ont déjà rassemblé plus de 480 millions de dollars. La chef des opérations humani- taires de l'ONU, Valerie Amos, a affirmé, récemment, que la si- tuation s'était encore dégradée en Syrie, où plus de 215.000 personnes ont péri depuis mars 2011, dont 76.000 en 2014, l'an- née la plus meurtrière. Près d'un Syrien sur deux a été déplacé par le conflit, ce qui constitue un record mondial inégalé depuis 20 ans, selon l'ONU.

LUTTE CONTRE L’EI

Les forces irakiennes reprennent le siège provincial à Tikrit

Les forces de sécurité irakiennes ont repris le siège du conseil provincial à Tikrit, près d'un mois après le lancement de leur offensive sur cette ville du nord de l'Irak, tenue par le groupe État islamique, ont rapporté, hier, des respon- sables. "Les forces irakiennes ont nettoyé le complexe gouvernemental à Tikrit", a indiqué, notamment, un général de l'armée, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. En Syrie, au moins trente personnes ont été tuées, hier, par des éléments de l'organisation autoproclamée "État islamique" dans une attaque contre un vil- lage de la province de Hama, a indiqué l'Ob- servatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Au moins, une trentaine de personnes ont été tuées, dont des femmes et des enfants, dans l'attaque menée par des éléments de l'EI contre le village mixte de Majoubé, où cohabi- tent des sunnites, des alaouites et des ismaé- lites. Les victimes ont été exécutées par balles, brûlées ou décapitées, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

ESPIONNAGE POLITIQUE AU PÉROU

Le gouvernement renversé par le Parlement

Le parlement péruvien a voté, dans la nuit de lundi à mardi, la censure de la Première mi- nistre, Ana Jara, provoquant la chute de l'en- semble du gouvernement, après des révélations sur l'espionnage de députés, journalistes, hommes d'affaires et citoyens ordinaires par les services de renseignement. C'est la première fois depuis 1968 que le Congrès péruvien cen- sure un chef de gouvernement. Cette affaire est la plus grave que doit affronter le président Ol- lanta Humala qui va devoir nommer, pour la septième fois, un nouveau Premier ministre à moins d'un an de la fin de son mandat. Au pou- voir depuis quatre ans, le président Humala ne dispose pas de majorité au parlement. La cen- sure, qui entraîne la chute de l'ensemble du gouvernement, a été votée par 72 voix pour, 42 contre et deux abstentions. Le choix du nou- veau Premier ministre devra être confirmé par le parlement. En cas d'échec, le président peut dissoudre le Congrès et convoquer des élec- tions législatives.

Société

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EL MOUDJAHID

UN RECORD À ALGER

La sardine à 800 DA

Savez-vous d’où vient l’expression «être serrés comme des sardines» ? Il paraît qu’à l’époque, l’huile dans laquelle on conservait les sardines était plus chère que les sardines elles-mêmes. Donc, on avait intérêt à bien tasser ce petit poisson qu’on disait «du pauvre». Aujourd’hui, ce poisson bleu est devenu inaccessible.

D ans certains marchés de la capitale, no- tamment à Aïn Benian, à l’ouest d’Alger, qui dispose pourtant d’un port de pêche,

la sardine a été proposée au prix de 700 DA. Le prix a varié entre 600 et 800 DA, dans quelques

autres marchés de la capitale. «la sardine est su- bitement devenue très chère, on dirait du ca- viar» nous dira un citoyen revenu bredouille du marché de Bab el Oued, «pourquoi ne pas boy- cotter, comme ça elle pourrira dans les cageots, ça poussera les vendeurs à afficher des prix rai- sonnables, c’est quoi cette spéculation que per- sonne ne contrôle et cette loi que la majorité de vendeurs font semblant d’ignorer» martèle-t-il avec colère. La sardine a battu tous les records dans une ville côtière comme Alger. «Ce sont les proprié- taires des chalutiers qui contrôlent les prix. Si le casier est vendu cher, nous sommes obligés de le revendre cher, en plus sa commercialisa- tion sur le quai se fait aux enchères de bouche

à oreille, c’est la loi des marins pêcheurs, nous n’avons pas le choix», nous dira un marchand

a la pêcherie d’Alger. De leur côté, les consom-

mateurs sont indignés quant à cette situation qui les prive de ce poisson devenu un luxe. «C’est honteux de voir le prix de la sardine en hausse

! Il y a quelques années, les familles aux

bourses moyennes n’achetaient la sardine que lorsqu’il n’y avait plus rien à manger, mainte- nant seuls les riches peuvent se l’offrir», dira avec amertume une mère de famille rencontrée au marché de Bab el Oued. «C'est du jamais vu ! Avant, on nourrissait de sardines les chats et aujourd'hui on ne peut même pas rêver de les voir dans nos assiettes», renchérit une autre

de les voir dans nos assiettes», renchérit une autre consommatrice. Les marins pêcheurs quant à eux

consommatrice. Les marins pêcheurs quant à eux justifient ces prix exorbitants par la rareté de la sardine sur la côte bleu. Et par la vétusté des chalutiers «le poisson d’une manière géné- rale se fait rare. Parfois nous mettons le cap vers le nord en naviguant plusieurs kilomètres sans rien rapporter dans nos filets. En plus, sa com- mercialisation est soumise à la loi de l’offre et de la demande, on n’y peut rien si les petites bourses n’arrivent pas à se l’offrir», dira un marin rencontré au port de bouharoun. Face à cet «affolement» du prix du plus populaire pois- son bleu devenu un produit de luxe. L’Associa-

tion de protection et d'orientation des consom- mateurs (Apoce) sonne encore une fois l'alarme, en lançant une campagne de boycott de la sardine. Cette campagne se présente plus sous la forme d'une solidarité de la part des ci- toyens aisés, que comme une action de boycott. Le but est de rendre plus accessible ce produit que beaucoup d'Algériens ne peuvent se per- mettre car cédée a 800 DA le kg. L'Apoce, qui lancera officiellement le boycott sur le territoire national à partir du 15 avril, et ce, durant une semaine, estime que le marché du poisson est à revoir, à réguler. L'état de ce marché, selon elle,

évolue dans l'anarchie et l'association ne semble guère convaincue par les déclarations de cer- tains pêcheurs, qui affirment que la hausse des prix de la sardine, entre autres, est due à la baisse de l'offre aux dépens de la demande. L’association vise à réunir un maximum de sou- tien des consommateurs «en solidarité avec les ménages qui boudent, faute de pouvoir d’achat, les produits de la mer depuis des années». «Avec cette initiative, nous voulons attirer l’attention des responsables du secteur pour qu’ils se penchent sérieusement sur cette anar- chie qui pénalise le consommateur algérien. Nous estimons que l’Algérien est aujourd’hui dans son droit de demander des comptes sur les résultats des politiques engagées pour dévelop- per le secteur de la pêche, qui n’arrive pas en- core à couvrir les besoins locaux», estime M. Mustapha Zebdi, président de cette association. «Il est indispensable d’agir pour sensibiliser la minorité qui continue à acheter ce poisson qui se fait de plus en plus rare sur le marché. Nous avons constaté que les pères de famille de dif- férents horizons sociaux adhèrent à notre mou- vement», soutient M. Zebdi, en annonçant qu’une évaluation de cette action sera faite pour avoir une idée de l’impact de cette campagne. Cette initiative se veut, selon ses initiateurs, un moyen de «participer à lever le voile sur la réa- lité du marché du poisson en Algérie. Avec un littoral de plus de 1.200 km et plusieurs fonds de soutien aux métiers de la pêche, les Algé- riens sont loin d’atteindre le ratio de consom- mation conseillé par l’Organisation mondiale

de la santé». Farida Larbi

JOURNÉE MAGHRÉBINE DU DON DE SANG

Unis pour une même action

MAGHRÉBINE DU DON DE SANG Unis pour une même action Pour sa part, la Direction générale

Pour sa part, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) avait lancée dernièrement, une campagne de sensibili- sation et de collecte de sang à partir de son siège. Une action qui

La multiplication de campagnes de sensibilisation au don de sang demeure une nécessité, pour subvenir aux besoins crois- sants exprimés dans le pays. Ce constat a été établi par la fédé- ration algérienne des donneurs de sang qui a lancé un appel de solidarité à l'ensemble de la population, à la veille de la Journée magrébine du don de sang, célébrée le 30 mars de chaque année. Placée cette année sous le slogan «Unis pour la même ac- tion», la journée maghrébine du don de sang a été marquée en Algérie, par l'organisation de plusieurs manifestations, de col- lectes de sang et de sensibilisation à travers le territoire national. Cette année encore, la célébration de la journée maghrébine du don de sang vient pour rappeler l’importance de la solidarité des citoyens avec ceux qui sont dans le besoin et l’intérêt de mul- tiplier les efforts pour «inculquer» la culture du don de sang, un geste banal pour beaucoup de personnes mais qui peut sauver des vies humaines. Pour tenter d'instaurer une culture du don de sang dans la société, la sensibilisation doit être de mise et pour ce faire, divers partenaires s’attèle à cette approche, comme le ministère de l'Education nationale, le ministère des Affaires re- ligieuses et des Wakfs, la Télévision et la Radio algériennes, les opérateurs de téléphonie mobile.

a suscité un fort engouement auprès des différents éléments la

Sûreté nationale venus nombreux participer à cette opération hu- manitaire. Cette louable initiative qui est entrée dans sa huitième année

se poursuivra à travers des opérations similaires en avril, en juin

et en décembre. Par ailleurs, plusieurs structures sanitaire et as-

sociations organisent, au longueur d’année des opérations simi- laires dans le but de lancer un appel à la solidarité et à la générosité des citoyens en les sensibilisant davantage quant à l’importance du don de sang. Selon l’Agence nationale de sang (ANS), l’objectif de la mul- tiplication des campagnes de sensibilisation en direction de la

population est de garantir un approvisionnement sûr, régulier et durable en produits sanguins labiles. En 2014, 508.941 dons de sang ont été enregistrés à travers l’ensemble du territoire national avec un taux médian du nombre de dons de sang de 13,66 pour 1.000 habitants, dépassant large- ment le taux fixé par l’Organisation mondiale de la santé. Cela

a permis d’obtenir 717.367 produits sanguins labiles et 6.017 de concentrés plaquettaires d’aphérèses Kamélia H.

VALORISATION ET RECYCLAGE DES DÉCHETS

Un créneau délaissé

Si des efforts considérables ont été consentis pour la gestion et le traitement des déchets ménagers et spéciaux, ce n’est point le cas pour le recyclage, en Algérie qui, mis à part quelques expé- riences timides, ici et là, demeure à la traîne. En effet, cet aspect, en dépit de son importance ne bénéficie toujours pas de l’intérêt qui devait lui être accordé. La ré- cupération est le parent pauvre des diffé- rents plans et programmes de protection de l’environnement. La valorisation des déchets est loin de figurer parmi les prio- rités des pouvoirs publics, pourtant l’Al- gérie consomme annuellement près de 600.000 tonnes de papier. Aujourd’hui, le rejet de cette option est visible dans nos rues et nos cités inon- dées de bouteilles en plastique, de tickets de bus ou encore le très «envahissant» gobelet en papier, qui porte un coup dur au décor de la ville. En fait, la valorisation des déchets n’est pas encore entrée dans les mœurs de la famille qui continue à bouder la séparation des déchets et les bacs, instal- lés dans certains quartiers pour le verre, le papier et même le pain. Le citoyen af- fiche peu d’intérêt à cette opération d’ini-

tiation à la question environnementale à laquelle il tourne carrément le dos. Il faut dire que la quantité de déchets recyclée, actuellement ne dépasse guère les 760.000 tonnes sur 13,5 millions de tonnes stockés, par an alors que ce cré- neau est sous d’autres cieux, s’érige en véritable industrie qui draine des millions de dollars. Il existe en Algérie, 16 entreprises, versées dans le recyclage des déchets et

la plupart de celles-ci, sont créées dans le cadre des dispositions d’aide à la création d’emplois. En fait, le retard accusé dans ce do- maine, est imputé à l’absence de la no- tion «écolo» chez nos investisseurs qui préfèrent souvent d’autres segments, rap- porteurs, à court terme. La valorisation des déchets passe aussi par la récupération qui peut être un secteur non seulement salutaire pour le cadre de vie mais aussi pourvoyeur d’emplois. Pour rappel, le ministère de l’aména- gement du territoire prévoit d’atteindre, un taux de 50 % de déchets ménagers re- cyclés, à moyen terme, contre 14 %, en

Samia D.

2014.

TOUGGOURT

Saisie de 7 q de cannabis

Les jours se passent et se res- semblent pour les narcotrafi- quants lesquels, ne lésinent pas sur les moyens pour faire écouler le cannabis. Redoublant en effet d’inspiration et d’imagination, ils n’hésitent plus désormais à re- courir à des idées insoupçonnées pour parvenir à leurs fins. Mais c’était sans compter sur la vigi- lance des services de sécurité qui s’adaptent tant bien que mal avec les nouveaux procédés et autres subterfuges. C’est le cas récemment avec les gendarmes de la section de re- cherches d’El-Oued qui ont réussi à mettre en échec les plans d’un réseau qui a chargé deux in- dividus de transporter une impor- tante cargaison. Cela s’est passé dans la wilaya d’Ouargla, ap- prend-on auprès de la cellule de communication de la gendarme- rie nationale. Agissant en effet sur rensei- gnements et en vertu d'une auto- risation d’extension de

compétence, les gendarmes, as-

sistés par leurs collègues des bri- gades de la compagnie

territoriale de Touggourt (Ouar- gla), ont interpellé sur la RN 03

à hauteur de la cité El-Rimal, sise au centre-ville de Touggourt, deux personnes à bord d’un ca- mion de marque Renault, en pos- session de près de 7 quintaux de kif traité, dissimulés sous un chargement de bouteilles d’eau minérale. Quelques jours auparavant,

un grand coup de filet a été réussi

à Bordj Bou Arreridj par la Gen-

darmerie nationale qui est parve- nue à démanteler un gros réseau de narcotrafiquants dont les ten- tacules s’étendaient sur plusieurs wilayas de l’Est du pays. Au final, on compte plus de 13 tonnes de cannabis saisis et l’arrestation de 9 individus. Des saisies qui viennent s’ajouter aux importantes quantités récupérées ces derniers jours aussi bien par la GN que par les éléments de l’Armée nationale populaire via ses détachements qui assurent la sécurité de nos frontières dans le Sud et l’Extrême sud du pays.

Ainsi, et en l’espace de 48 heures, les forces de l’ANP ont

saisi la semaine passée près de 30 quintaux de la même substance

tandis que les gardes frontières de la gendarmerie nationale ont récupéré de leur coté 28 quintaux dans le tracé frontalier ouest, soit les frontières marocaines des- quelles, est introduite la quasi- majorité du cannabis en Algérie. Il convient de rappeler que le bilan définitif du trafic de drogue pour l’année 2014, porte sur la

saisie de 182 tonnes de résine de cannabis contre 210 tonnes en 2013, soit une baisse de 13%, selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicoma- nie (ONLCDT). Au total, on compte 15.448 arrestations dont figurent 183 personnes de nationalités étran- gères, notamment les Nigériens et les Maliens. S’agissant des drogues dures, les services de sé- curité ont récupéré 1,2 kg de co- caïne, 339 grammes d’héroïne et surtout plus d’un million de com- primés de psychotropes de diffé- rentes marques. S. A. M.

Culture

17

EL MOUDJAHID

L’ASSOCIATION NOUR MEKKERA DE SIDI BEL-ABBÈS

Une feuille de route pour préserver le patrimoine culturel

L’acte de constitution du répertoire culturel de la région «El-Fen Oua Rai Fi Bel-Abbès… » (l’Art et le Raï à Bel-Abbès…), le couplet articulé avec une certaine fierté par le chanteur Kada du groupe Raïna Raï dans le fameux tube Ya Zina a été longtemps repris par les amateurs de ce genre musical, mais souvent sans aucune méditation sur son interprétation ou autre exploration quant à l’identification et la définition de cette locution qui évoque effectivement le riche patrimoine d’une région singularisée par la force de l’expression de ses guwwels et poètes populaires, à l’image du chantre de Beni Amer, Mostefa Ben Brahim ou de Ben Harrat.

S i l’œuvre du premier a été le sujet de thèse du professeur Azza Abdelkader, le second n’a relativement pas suscité la curiosité

des hommes de lettres ou des spécialistes du pa- trimoine populaire pour que ses qacidate soient seulement interprétées par des cheikhs, à l’ins- tar de Madani, Abdelmoula, Djillali Ain Tedlès et autres. Une défaillance ou une négligence, une omission ou un manque d’intérêt pour valoriser au mieux ce patrimoine autrefois relevant d’une authenticité des tribus conditionnées à propos et guidée à la fois par l’observation des valeurs de la solidarité et de l’union, de l’hospitalité, de la loyauté, de la fidélité et de l’orgueil. Des va- leurs qui inspiraient les poètes et les artistes du terroir et les amenaient à se conformer aux tra- ditions de la région dans leur création. Et loua- ble demeure l’initiative de l’association « Nour Mekkera » qui s’est investie depuis quelques semaines dans la recherche et l’exploration de ce patrimoine dans la perspective de faire cette rétrospective et de mettre à jour un répertoire. Une initiative qui mérite le soutien pédagogique du moins de la faculté des sciences humaines de l’université Djillali Liabès. « On a entamé un travail qui va nécessiter des efforts sûrement et exiger une persévérance. Cependant, on est déterminé à aller jusqu’au bout pour sa maté- rialisation aux grands effets sur une génération montante… », nous confie le chanteur Moha- med El Abbassi qui est le président de cette as- sociation… Sur la base d’une feuille de route esquissée furtivement, le premier regard est fixé

de route esquissée furtivement, le premier regard est fixé sur la poésie populaire et son interprétation

sur la poésie populaire et son interprétation par des cheikhs de renom tels que Madani, Abdel- moula, Djillali. L’itinéraire des poètes Mostefa Ben Brahim, Benharat, Ould Ezzine, Belhadri, Bekkaddour est passé en revue pour être relayé par des témoignages de spécialistes et de fans de cet art populaire dont on citera M. Zouhri Ahmed et sa passion pour l’œuvre du barde de l’Oranais, Mostefa Ben Brahim. Cette fixation préliminaire renvoie souvent ses auteurs à une époque pour relater avec nostalgie les faits de ces halkate de la grande place d’El Graba et se verser dans des contes sans fin. L’opportunité est vite saisie pour aborder le début artistique de ces cheikhs qui ont dans leur

majorité appris dès leur jeune âge le Coran avant d’interpréter les quacidate de poètes. Une certaine concentration est observée sur le parcours de Cheikh El Madani qui, aux côtés de Hamada, a fait entendre cette voix de la chanson bédouine, évocatrice d’une originalité et d’une complicité avec la terre et le cheval comme pour manifester un attachement aux re- pères et aux spécificités d’une nation encore sous domination coloniale. En fait, Cheikh El Madani, qui est mort en décembre 1954, a ba- lisé la voie pour permette aux jeunes de l’époque de promouvoir leur talent et d’expri- mer leurs sensations avant d’assister à l’émer- gence du phénomène du rai dont le précurseur

fut sans doute la fille des monts de Tessala, en l’occurrence Cheikha Remiti. Remiti d’abord, Habiba ensuite pour que des femmes chan- teuses de Rai se succèdent jusqu’à Cheikha Djenia et donnent de la résonance à ce genre musical quelque peu modernisé par l’introduc- tion d’instruments nouveaux par Les frères Zar- gui et le groupe Raïna Raï. Ceci sans compter la part de contribution dans l’enrichissement de ce patrimoine des Frères Saïm, Dziri Abdelka- der, Hmidouche, Ghaouti Amir, Souna et autres. De telles données ont favorisé également la promotion du 4 e art et stimulé l’innovation du regretté Saïm El Hadj dans la composition de poèmes et de pièces théâtrales. Faut-il préciser que les poèmes de cet homme de culture ont été non seulement interprétés par des chanteurs al- gériens tels que Ahmed Wahbi et son fameux tube Fat Elifat mais encore maghrébins notam- ment Abdelwaheb Doukali dans son interpréta- tion sur le racisme Montparnasse. Énormément de matières et un riche patri- moine à explorer et à valoriser sans doute pour la mémoire collective et l’authenticité d’une culture algérienne diverse et variée certes mais indubitablement des mêmes racines… L’association en question dont le nom évoque la lumière ou plus exactement la lueur, mérite tous les encouragements de par la no- blesse de sa mission dans l’écriture d’une partie de l’histoire de cette région de l’Algérie pro- fonde

A. Bellaha

PARUTION : CONTRIBUTIONS CLIMATIQUES TEMPORAIRES DE KAMAL DJEMOUAI

Les efforts de réductions de gaz à effet de serre

DJEMOUAI Les efforts de réductions de gaz à effet de serre Presque toutes les popula- tions

Presque toutes les popula- tions des pays du monde se se- ront posé des questions et auront remarqué depuis plu- sieurs décades, à travers la re- crudescence des catastrophes naturelles, la multiplication des tremblements de terre, les désas- tres et sinistres causés par les Tsunami dans différentes régions de la planète qui semble malme- née par un climat changeant, at- teignant des points extrêmes de bouleversements, et surtout une élévation de la température de- puis certains endroits du globe terrestre réputés pour leur climat tempéré jusqu’au pôle Nord qui subi la fonte des glaces. Si ces phénomènes nouveaux liés à une atmosphère terrestre qui commence à montrer ses failles en se dégradant à cause de la pollution am- biante dans les pays développés à forte industria- lisation et dont la résultante néfaste pour les habitants de cette bonne vieille Terre, est l’émis- sion de gaz à effet de serre, ne sont pas toujours concordants et liés les uns aux autres de l’avis des spécialistes, force est de constater un changement climatique qui interpelle aujourd’hui toutes les nations du monde afin de prendre les mesures adéquates et légales pour empêcher l’aggravation d’une donnée dont les incidences pourraient avoir des conséquences dramatiques sur la planète et la santé des populations. Dans cette optique l’ou- vrage qui vient de nous parvenir à la rédaction, est une première contribution au traitement de cette question cruciale et d’actualité par un Algé- rien, ingénieur agronome qui par le biais de cette publication apporte un éclairage pertinent sur les éléments devant être pris en charge dans ce cadre ainsi que dans un futur passage à un nouveau ré- gime climatique dont l’Algérie en tant que pays émergent pourrait être directement concernée :

« La notion de temps pour un climat qui change est d’une grande importance. Celui-ci évolue et engendre, régulièrement et depuis au moins la fin du 19 e siècle à nos jours, des évolutions, des si- tuations, des stratégies et politiques, des déci- sions, des notions, des réactions et même des alliances nouvelles, soient-elles locales, régio- nales ou à un degré moindre globales », avertit l’auteur dans son introduction, car le texte du do- cument pourrait couvrir un moyen terme du pro- cessus climatique entre négociations et activités gouvernementales ou intergouvernementales al-

lant jusqu’en 2030, au plus, au sens de ce qu’il appelle une contri- bution climatique dans le sens scientifique de l’expression, une contribution attendue en termes d’engagements fermes par les pays développés ou des efforts volontaires pour les pays en voie de développement, puisque dans un avenir proche l’objectif des émissions de gaz à effet de serre est de réduire et stabiliser les émissions à un niveau mainte- nant l’augmentation des tempé- ratures à moins de 2°C à l’horizons 2050 : « Cette mo- deste contribution pourrait être mise à l’actif de l’Algérie dans le cadre de ses en- gagements, vis-à-vis de l’Article 6 de la Conven- tion Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques, portant sur l’Education, l’Informa- tion, la Communication et la Sensibilisation du public sur les questions climatiques d’une part mais aussi de faire comprendre à tout lecteur et là toute lectrice, quel que soit son niveau, son pro- fil et ses responsabilités, certaines notions clima- tiques avec un perception d’un pays en développement qui se caractérise par des vulné- rabilités économiques, sociales, environnemen- tales et écologiques des plus sensibles face au changement climatique, je citerais bien sûr l’Al- gérie », poursuit l’auteur qui ajoute plus loin : « L’Adaptation aux changements climatiques est effectivement la priorité pour l’Algérie et les pays en développement. Elle l’est même devenue pour certains pays développés, qui, eux aussi, n’échap- pent pas aux catastrophes et extrêmes climatiques que vit, de plus en plus intensément la planète, ces dernières années, même disposant de plus de moyens et de technologies. » Pour rappel l’auteur est titulaire d’un magistère en évaluation environ- nementale et spécialiste des changements clima- tiques. Ayant pris part et négocié au nom de l’Algérie et de l’Afrique diverses questions du processus de la Convention Cadre des Nations unies depuis 2004, il active à ce jour en tant que cadre au niveau du ministère chargé de l’Envi- ronnement dans ce domaine et coopère avec des instances internationales. Lynda Graba

Parution : Contributions climatiques tem- poraires de Kamal Djemouai Les efforts de réductions de gaz à effet de serre

PORTRAIT

ISMAHANE MENNOUR

Une créatrice de talent

Derrière son tempérament calme et son regard perçant se cache une créatrice de talent. Elle est hantée par le

démon de l’écriture littéraire et le récit théâtral et est atta- chée aux choses de la vie. Sa formation d’avocate ne l’em- pêche pas d’intégrer l’univers théâtrale, artistique et culturel. C’est d’Ismahane Mennour qu’il s’agit. L’artiste née qu’a enfantée l’antique Cirta, présente au quatrième fes- tival national culturel pour la production théâtrale féminine sur une invitation de Sakina Mekkiou (Sonia) commissaire de l’évènement. Douée, elle ne connaît pas de recul et ne reconnaît pas d’obstacles dans le monde de la créativité. Singulière dans sa vision des choses du vécu quotidien. Elle

a décroché plusieurs prix en guise de reconnaissance de ses

écrits dont celui de la troisième distinction au concours de l’instance arabe pour le théâtre, qui s’est tenu en janvier 2014, à Rabat (Maroc), sur un texte Al Tariak, destiné aux enfants. Ismahane a com- mencé à écrire frénétiquement, dès son jeune âge et ne compte pas s’arrêter en si bon

chemin pour l’écriture théâtrale. La jeune créatrice a réussi une nouvelle expérience dans l’écriture de conte et a récolté le prix littéraire « Abdelhamid Ben Badis » en 2012

à Constantine et le prix d’encouragement dans le concours « Ali Maachi », sur un conte

intitulé Oua-ad Errouh, ce qui a poussé Ismahane à reconnaître que c’est une écrivaine chanceuse surtout après avoir accaparé le prix d’excellence international, l’an dernier, en Egypte, sur son recueil de contes intitulé Akniaa Sakita (Masques tombés). Avec un sens mûr et une ouverture d’esprit, Ismahane traite de tous les sujets de la vie. Son métier d’avocate s’avère un atout supplémentaire pour cerner tous les domaines de l’écriture et essentiellement l’écriture théâtrale pour enfants. B. Guetmi

l’écriture théâtrale pour enfants. B. Guetmi CONSEIL NATIONAL DES ARTS ET LETTRES Un millier de cartes

CONSEIL NATIONAL DES ARTS ET LETTRES

Un millier de cartes d’artistes distribuées depuis 2012

Mille cartes d’artistes ont été distribuées à travers le pays, depuis l’installation du Conseil national des arts et des lettres (CNAL) en 2012, a indiqué, à Bechar, le pré- sident de cette instance. « Cette carte démon- tre la considération que porte l’État aux artistes qui disposent aussi, désormais, d’un statut qui leur ouvre des portes dont la prin- cipale, à savoir le droit à la sécurité sociale, est d’être reconnus en qualité de membres ac- tifs de la société », a précisé M. Abdelkader Bendaâmache, lors d’une rencontre organisée lundi soir avec les artistes de cette wilaya. Cette rencontre, initiée à la maison de la culture « Kadi Mohamed », a permis au pré- sident du CNAL de mettre en exergue aussi les principaux dispositifs contenu dans le dé- cret relatif au statut de l’artiste, premier outil juridique du genre depuis l’indépendance de l’Algérie et qui « permet enfin à l’artiste de s’émanciper en lui permettant d’avoir une existence juridique », a-t-il souligné. La pro-

mulgation de cet instrument juridique et la mise en place du CNAL « l’intérêt porté par l’État à cette catégorie d’artistes et de créa- teurs à travers le pays », a-t-il expliqué. Le président du CNAL a, par ailleurs, estimé « nécessaire » l’adhésion de l’ensemble des artistes et des gens des spectacles à sa struc- ture, pour que le secteur puisse disposer à l’avenir d’une véritable nomenclature des ar- tistes dans le pays. Un débat s’est instauré par la suite, ou plusieurs questions liées aux contraintes ren- contrées par les artistes de la wilaya de Be- char, notamment l’absence d’une antenne locale de l’Office national des droits d’au- teurs et voisins (ONDA), ont été débattus par l’assistance. Cette dernière a accueilli favo- rablement la mise en place de la carte d’ar- tistes ou déjà 512 dossiers ont été déposés au niveau de la direction locale de la culture, selon les responsables de cette direction.

Mercredi 1 er Avril 2015

Vie pratique

29

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mercredi 11 Djoumada Ethani 1436 correspondant
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mercredi 11 Djoumada Ethani
1436 correspondant au 1 er avril 2015 :
- Dohr
12h52
- Asr 16h26
- Maghreb
19h13
- Icha…………………20h33
Jeudi 12 Djoumada Ethani 1436
correspondant au 2 avril 2015
- Fedjr 05h05
- Chourouq
06h33
Remerciements
La famille Farouk Zoghbi, les familles
parentes et alliées, profondément touchées
par les nombreux témoignages de sympathie
qui leur sont parvenus à la suite du décès de
leur cher père Cherif Zoghbi, survenu le 16
mars 2015, prient tous ceux qui, par leur
présence ou leurs messages, se sont
associés à leur deuil, de trouver ici
l’expression de leurs remerciements émus et
de leur profonde sympathie.

El Moudjahid/Pub du 01/04/2015

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
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Remerciements

La famille FAROUKHI, parents et alliés, dans l’impossibilité de répondre individuellement aux personnes qui les ont soutenus lors du décès de leur chère et regrettée FAROUKHI Fatima née Amara, survenu le 21 mars 2015, les prient de trouver ici l’expression de leurs plus sincères remerciements suite à leur présence et à leurs manifestations de sympathie à leur égard dans ces moments difficiles. Que Dieu accueille notre mère dans Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 01/04/2015

mère dans Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.» El Moudjahid/

Condoléances

Condoléances
Le Ministre des Affaires étrangères, le Ministre Délégué chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, le

Le Ministre des Affaires étrangères, le Ministre Délégué chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, le Secrétaire Général et l’ensemble du personnel du Ministère des Affaires Etrangères, très affectés par le décès de M. GAOUAR Abdelmadjid, frère de leur collègue M. GAOUAR Sidi Mohamed, lui présentent ainsi qu’aux membres de sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde compassion. Ils prient Dieu Le Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde.

«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 316064 du 01/04/2015

Pensée

Cela fait une année que nous a quittés, notre chère et regrettée KACI BAHDJA, épouse TITOUCHE KAMEL. Ses enfants, son mari, ses sœurs, ses frères, ses cousines et ses cousins demandent à tous ceux qui l’ont aimée et connue d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire. Nous ne t’oublierons jamais. Allah Yerahmek. Repose en paix “Nehabek Ya Mama”.

El Moudjahid/Pub du 01/04/2015

Condoléances

Le Directeur Général, le Directeur Général Adjoint ainsi que l’ensemble du personnel de l’Imprimerie Officielle très touchés par le décès de la mère de M. DRIDI Fayçal, employé à l’Imprimerie Officielle, présentent leurs sincères condoléances à ce dernier et l’assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur profonde sympathie. Qu’Allah Tout-Puissant accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 01/04/2015

Condoléances

Condoléances
Le président-directeur général du Groupe COSIDER, les présidents-directeurs généraux des Filiales du Groupe, les

Le président-directeur général du Groupe COSIDER, les présidents-directeurs généraux des Filiales du Groupe, les cadres dirigeants, et l’ensemble du personnel très affectés par le décès du père de M. BOUAISSA Salah, Directeur général de la filiale COSIDER Alrem présentent leurs sincères condoléances à sa famille et l’assurent en

cette

pénible

circonstance de leur profonde compassion. Que Dieu Le Tout- Puissant accueille le défunt en Son

circonstance de leur profonde compassion. Que Dieu Le Tout- Puissant accueille le défunt en Son Vaste Paradis et lui accorde Sa Miséricorde.

« A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. »

« A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. »

El Moudjahid/Pub

ANEP 316030 du 01/04/2015

Condoléances

Le Président-Directeur Général, les Directeurs Centraux ainsi que l'ensemble du personnel de FRIGOMEDIT, profondément touchés par le décès de la mère de Monsieur BENBOUCETTA Zineddine, Président-Directeur Général de la filiale MAG ORAN, présentent à sa famille leurs sincères condoléances les plus attristées et l'assurent de leur profonde sympathie. Que Dieu Le Tout-Puissant accorde à la défunte Sa Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 206428 du 01/04/2015

Condoléances

h i d / P u b ANEP 206428 du 01/04/2015 Condoléances Le Président-Directeur Général d’ATM

Le Président-Directeur Général d’ATM Mobilis, ainsi que l’ensemble du personnel y exerçant, très affectés par le décès du père de notre collègue M. FENDES Rabah, de la Direction des Ressources Humaines d’ATM Mobilis, lui présentent ainsi qu’à sa famille leurs condoléances les plus attristées et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 316202 du 01/04/2015

SOCIETE DE GESTION DES PARTICIPATIONS DE L’ETAT ETUDES ET REALISATIONS DES GRANDS TRAVAUX HYDRAULIQUES SGP

SOCIETE DE GESTION DES PARTICIPATIONS DE L’ETAT ETUDES ET REALISATIONS DES GRANDS TRAVAUX HYDRAULIQUES SGP / ERGTHY ENTREPRISE NATIONALE DE REALISATION GENERALE DES TRAVAUX HYDRAULIQUES EPE / GTH / SPA CAPITAL SOCIAL : 2.000.000.000 DA (N.I.F : 099923036275478)

CAPITAL SOCIAL : 2.000.000.000 DA (N.I.F : 099923036275478) Adresse : Tél. : 038.43.60.78 DIRECTION GENERALE

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Rectification de délai de remise des offres de l’avis d’appel d’offres national et international ouvert n°04/GTH/DG/2015

L’Entreprise Nationale de Réalisation Générale des Travaux Hydrauliques GTH informe l’ensemble des soumissionnaires intéressés par l’avis d’appel d’offres national et interantional ouvert n°04/GTH/DF/2015 que la durée de préparation des offres est fixée à trente (30) jours au lieu de soixante (60) jours.

El Moudjahid/Pub

ANEP 23300194 du 01/04/2015

GROUPE IMETAL Groupe Industriel Bâtimetal EPE MARTIMETAL Spa au capital de 600.000.000 DA N° RC : 16/00 - 1008716B14 N° Fiscal : 001416100871606 N° TIN : 0025518

- 1008716B14 N° Fiscal : 001416100871606 N° TIN : 0025518 Objet : Avis de prorogation de

Objet :

Avis de prorogation de délai de l'avis d'appel d'offres national restreint

La Commission des marchés informe que l'avis d'appel d'offres national restreint n°002/2015 paru en date du 02/03/2015 dans le journal L'EXPRESSION et dans EL MOUDJAHID le 03/03/2015 (1 re publication) relatif à : « Fourniture et réalisation d'un service de restauration type cantine» est prorogé jusqu'au 20/04/2015 à 12h00. Les entreprises soumissionnaires sont invitées à assister à la séance d’ouverture des plis qui aura lieu le 20/04/2015 à 13h00 au siège de l'EPE MARTIMETAL, Spa sise au Parc Miremont Chevalley - BD F N° 156 BOUZREAH, Alger, Algérie.

El Moudjahid/Pub

ANEP 206422 du 01/04/2015

Mercredi 1 er Avril 2015

Sports

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EL MOUDJAHID

S ports 30 EL MOUDJAHID MATCH AMICAL INTERNATIONAL Les Verts finissent leur stage qatari en apothéose
S ports 30 EL MOUDJAHID MATCH AMICAL INTERNATIONAL Les Verts finissent leur stage qatari en apothéose
S ports 30 EL MOUDJAHID MATCH AMICAL INTERNATIONAL Les Verts finissent leur stage qatari en apothéose

MATCH AMICAL INTERNATIONAL

Les Verts finissent leur stage qatari en apothéose

Cette trêve internationale avait été propice pour jouer des matches amicaux ou les éliminatoires de l’Euro-2016 pour les nations européennes. En ce qui concerne l’Algérie, on a ainsi pu jouer deux matche amicaux contre deux équipes du Golfe : le Qatar et Oman. Il faut dire que le résultat dans son ensemble fut assez mitigé, notamment pour la première sortie des Verts. Face au Qatar, on avait l’impression que nos joueurs étaient à l’arrêt tellement que rien n’avait marché ou presque.

C ette petite prestation inaugu- rale avait été un «véritable bide», aux yeux des spécia-

listes. Elle n’avait pas pu tempérer les ardeurs des supporters algériens. Pourtant, il y avait une assez forte «colonie» algérienne sur les gradins du stade Hamed-Benjassem de La- kahwiya. Ils se sont «époumonés» pour soutenir leurs préférés, mais sur le terrain, on n’avait rien vu. Du coup, la «grogne» n’a pas manqué de faire son apparition. Et dans les «alcôves», les critiques n’ont pas manqué à l’égard aussi bien des joueurs que du sélectionneur natio- nal, Christian Gourcuff. Il était alors obligé de chercher de nouvelles va- riantes, changer ce qui doit l’être pour présenter un nouveau groupe plus motivé et qui veut vraiment réussir à «sauver la face» après la défaite devant le Qatar (1 à 0) que personne n’attendait. Face à Oman du Français Leguen, on avait été cu- rieux de voir comment allaient se comporter les nouveaux joueurs que Gourcuff a mis dans le bain. C’est le cas du joueur eulmi, Brahim Che- nihi. C’est une agréable surprise ! Ce joueur a tiré son «épingle du jeu» et évolué presque comme un «vieux briscard». Pour un timide hors du terrain, on avait vu un vrai «gué- pard». C’est de bon augure pour les autres joueurs évoluant dans le championnat national. Zeffane a aussi apporté une certaine solidité sur le côté droit de la défense. Au ni- veau de l’axe, Gourcuff, qui a souf- fert de ce compartiment de jeu, avait mis une paire pour le moins inédite avec Halliche et Mandi. Ces deux éléments ont apporté une certaine

et Mandi. Ces deux éléments ont apporté une certaine assurance à une défense qui nous avait

assurance à une défense qui nous avait habitués jusque-là à sa «per- missivité». Ce qui l’avait rendu, aux yeux des spécialistes, comme le point faible de l’équipe algérienne. Belfodil, qui a été aligné d’entrée, a laissé cette fois-ci une très bonne impression en marquant deux buts et aussi en étant un danger constant sur la défense adverse. Certes, il n’a pas encore la vitesse et la rapidité qu’il faut, mais il a une présence qui ne fait que faire frémir de peur les défenses adverses. Le retour de Fe- ghouli, le joueur de Valence, a donné un meilleur équilibre à l’équipe lui permettant de mettre sous le boisseau, cette équipe natio- nale d’Oman, qui est loin d’être fai- ble, comme n’ont pas manqué de l’affirmer certains. Certes, Oman

n’est pas le Brésil, mais elle reste un ensemble respectable qui possède une très bonne assise et un groupe capable de se transcender. Il y a lieu de reconnaître, suite à cette deuxième sortie algérienne à Doha dans cette virée au Qatar en amical, que les observateurs ont re- pris leur souffle. En effet, on est passé ainsi, dans un laps de temps très court, de l’inquiétude à l’eupho- rie, même s’il ne s’agit que d’un match amical. Néanmoins, il peut donner au sélectionneur national, une certaine idée sur les forces et faiblesses de son groupe. On ne peut passer en revue un effectif qu’en match amical. On n’attendra pas le match offi- ciel pour le faire. Ce sera auquel cas trop tard pour un coach du fait qu’il

risque tout simplement de se faire débarquer à tout moment. C'est-à- dire qu’il contribuera, par son laxisme, à fragiliser le groupe qui verra alors son capital confiance pé- ricliter à vue d’œil. C’est pour cela que la réaction énergique de nos capés face à Oman

a été unanimement bien appréciée,

même si rien n’a été parfait comme

le fait que Brahimi n’est pas encore

celui que tout le monde connaît. Ce joueur semble se chercher au sein du groupe. Toutefois, et eu égard à son immense talent, il est capable de

revenir à tout moment à son meil- leur niveau et faire plaisir à tous ses fans, surtout qu’il s’agit d’un char- mant garçon qui mérite toute notre confiance. Il est un véritable bijou.

Il faudra être seulement patient avec

lui. Mahrez n’a pas joué comme ti- tulaire, mais, en entrant, il a montré qu’il reste très utile avec ses bons centres au «cordeau» à l’adresse des attaquants. Slimani, qui a joué comme remplaçant, a fait preuve de beaucoup de débauche d’énergie dès qu’il est rentré à la 59’, à la place de Brahimi. Il a tout fait pour inscrire au moins un but, mais il s’est fait, à chaque fois, prendre au piège du hors-jeu. Sa grande envie de marquer lui a joué un mauvais tour. Toutefois, dans l’ensemble, on a été les témoins d’une assez bonne prestation des Verts, puisque les joueurs ont fait montre d’une très bonne générosité dans le jeu. Fe- ghouli, auteur d’un joli doublé avec Belfodil, ont prouvé que si nos capés veulent jouer, personne ne peut les arrêter, devenant alors une grande machine qui agit comme un rouleau compresseur dévastant tout sur son passage. Après cette nette victoire sur le score de 4 à 1, il y a lieu d’être optimistes, mais sans trop bomber le torse. Il faudra rester humble et ne pas toiser l’adversaire de haut. En football, tout peut chan- ger en un temps record. En outre, il

ne faut pas s’arrêter lorsqu’on mène par un large score, et se dire que les

jeux sont faits et qu’il faut s’arrêter là. Bien au contraire, il faut jouer en professionnel à fond. Le but que nous avions encaissé est venu au moment d’une «baisse de régime», pour ne pas dire nonchalance qui nous avait valu un but qu’on aurait pu éviter. Il faudra être encore plus appliqués lors des prochaines sorties

des Verts. Hamid Gharbi

TUNISIE

La FTF annonce le « règlement » de son conflit avec la CAF

La Fédération tunisienne

» de son conflit avec la CAF La Fédération tunisienne de football (FTF) a assuré que

de football (FTF) a assuré que son conflit avec la Confédération africaine de football (CAF), né de l'éli- mination controversée de la Tunisie en quart de finale de la Coupe d'Afrique des na- tions CAN-2015, était "réglé", et qu'elle participe- rait aux qualifications pour la CAN-2017. "Les choses ne sont pas officialisées en- core, mais suite à ma ren- contre avec Issa Hayatou (le président de la CAF, ndlr), pour moi, le litige est définitivement réglé", a affirmé le vice-président de la FTF, Maher Snoussi, indiquant que le recours tunisien au Tribunal arbitral du sport (TAS) contre la CAF allait être retiré lundi ou mardi. Les deux hommes se sont rencontrés à Dakar, à la mi-mars, pour négocier une solution à ce litige. L'instance africaine avait en effet donné à la Tunisie jusqu'au 31 mars pour présenter des excuses après ses accusations de partialité lors de la CAN-2015, faute de quoi les Aigles de Carthage seraient exclus de la prochaine compétition continentale. "Il va falloir que le prochain comité exécutif de la CAF lève la sanction d'élimination de la CAN-2017", a souligné M. Snoussi, "mais je suis tout à fait rassuré étant donné que la Tunisie est parmi les équipes pour le tirage au sort" des quali- fications qui doit avoir lieu en avril. La Tunisie a été éliminée en quart de finale de la CAN-2015 par la Guinée équatoriale, pays hôte, notamment à la suite d'un penalty liti- gieux dans les dernières minutes du temps réglementaire. La FTF avait alors accusé l'ins- tance dirigeante du foot africain d'avoir favorisé le pays d'accueil de la compétition.

ARGENTINE

Un 3 e supporteur meurt dans des affrontements en 2015

Un supporteur de l'Union Santa Fe (D1 argentine) a trouvé la mort après des af- frontements avec des barrabravas (ultras) de Colon, le rival historique de l'Union, de- venant la 3 e victime de l'année, ont an- noncé les services médicaux et la police. Le supporteur de 32 ans, qui a succombé à sa blessure par balles, est la troisième vic- time des violences dans le football argentin cette année. Deux supporteurs de Colon

ont aussi été hospitalisés. Les incidents ont éclaté après la victoire de Santa Fe 1-0 de- vant Vélez Sarsfield en Championnat. Colon, tenu en échec vendredi à Rosario (1-1), occupe la 27e place (sur 30 clubs) alors que Santa Fe est dixième. L'ONG Sauvons le football a dénombré 16 morts en 2014 et 12 en 2013 dans des violences entre supporteurs ultra en Argen- tine.

COUPE ARABE DE HANDBALL DES VAINQUEURS DE COUPE (DAMES)

6 e ET DERNIÈRE JOURNÉE

El-Biar bat El-Ahly du Caire (22-21) et prend la 2 e place

La formation algérienne du HBC El-Biar s'est imposée face aux Égyptiennes du Ahly du Caire (22-21), en match comp- tant pour la 6 e et dernière jour- née de la coupe arabe des clubs vainqueurs de coupes (dames) de handball, disputé à Agadir (Maroc). Grâce à cette victoire, les Algériennes terminent à la deuxième place au classement final, avec 8 points, derrière leurs compatriotes du GS Pétro- liers, sacrées championnes, au terme de la 5e journée. Pour son dernier match du tournoi, le GSP s'est baladé face aux Marocaines du Raja d'Aga- dir (40-10). Cette 3 e édition de la coupe arabe des clubs vain- queurs de coupes dames s'est dis- putée en mini-championnat (matchs aller-retour).

RÉSULTATS DE LA 6 e ET DERNIÈRE JOURNÉE :

GS Pétroliers - Raja Agadir

40-10

HBC El-Biar - Ahly du Caire

22-21

Classement

 

Pts

J

1 . GS Pétroliers

10

6

2. HBC El-Biar

8

6

3. Al-Ahly

6

6

4. Raja Agadir

0

6

COUPE D’ALGÉRIE JUNIOR DE BOXE

Plus de 120 pugilistes en course pour les titres à Oran

Plus de 120 pugilistes en course pour les titres à Oran Plus de 120 pugilistes re-

Plus de 120 pugilistes re- présentant 28 ligues prennent part à la phase finale de la coupe d'Algérie de boxe (ju- niors garçons), prévue du 31 mars au 4 avril au palais des sports Hamou-Boutlélis d'Oran. Organisée par la ligue oranaise de boxe, sous l'égide de la Fédération algé- rienne de boxe (FAB), cette compétition regroupe des pu- gilistes issus des phases de wilaya et régionale. La mati- née de la première journée (mardi 31mars) sera consa- crée à la séance de pesée des participants et à la visite mé- dicale, alors que les combats éliminatoires sont program- més pour les journées d’hier, aujourd’hui et demain. Quant aux demi-finales et finale, elles se tiendront le 3 et le 4

avril. Cette compétition revêt

une grande importance pour le staff technique de la sélec-

tion algérienne (juniors-gar- çons) conduit par Mourad Ouhib, appelé à évaluer les boxeurs et détecter les boxeuses susceptibles de dé- fendre les couleurs natio- nales au championnat du monde de cette catégorie en 2016. "Ce championnat revêt une grande importance, no- tamment pour l'entraîneur de l'équipe nationale junior qui aura l'occasion de dénicher les boxeurs susceptibles de renforcer cette équipe qui aura les mondiaux comme principal objectif, l'année prochaine", a déclaré à l'APS, le directeur technique national, Mourad Meziane. La phase finale de la coupe d'Algérie juniors intervient après celle des cadets (gar- çons), organisée du 20 au 25 mars à Naâma, avec la parti- cipation de 150 pugilistes re- présentant 27 ligues.

Sports

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EL MOUDJAHID

LIGUE 1-MOBILIS

Le MCA, meilleure équipe de la phase retour

Le MCA, à tête reposée, peut être considéré comme l’équipe qui a presque joué contre elle-même. En effet, il été le cancre de la Ligue 1-Mobilis, lors de la phase aller, en se classant à la dernière loge, avec seulement 11 points.

C ’était vraiment une phase aller à mettre aux oubliettes, surtout que personne n’a été « tendre » avec le MCA comme si

tout le monde voulait que ce club authentique

rétrograde en division inférieure. Certains, alors que la phase retour n’avait même pas com- mencé, ont affirmé que le MCA rétrogradera en Ligue 2 eu égard au grand retard accusé par cette équipe, mais aussi par ce qu’elle ne gagne même pas à domicile. Néanmoins, le coach du MCA, Artur Jorge, qui n’a pas échappé à la cri- tique lui aussi, demeurait par contre optimiste du fait qu’il connaît assez bien son groupe. De plus avec Valdo, qui a un très bon contact avec les joueurs, l’ambiance est devenue meilleure. Ce qui n’était pas le cas précédemment. Dès le début de la phase retour, à la faveur de la très bonne préparation en Espagne et plus précisément à Benidorm, les Mouloudéens af- fichent leurs ambitions. Face à El Eulma, au stade de Bologhine, le MCA l’emporte sur le large score de 4 à 0. Ce qui ne lui était pas arrivé jusqu’ici. Puis

il y eut le nul contre l’ASO (0 à 0), une équipe

menacée de relégation. Les hommes d’Artur Jorge ont fourni un match de premier plan,

même si l’efficacité n’était pas au bout. Toute- fois, ceux qui suivent de plus près le déroule- ment de notre championnat national constatent que le MCA n’est pas celui des quinze premiers matches du championnat national de Ligue 1. Il

y a du répondant et surtout l’envie de bien faire

afin de s’en sortir pour remettre le club sur les

« bons rails ». En recevant le NAHD dans le

derby du Centre, malgré un très bon match des Nahdistes de Broos, le MC Alger enregistre son deuxième succès sur le score de 1 à 0. A Béchar, dans un match émaillé de heurts et aussi des es- carmouches qui ont éclaté dans les vestiaires, avant et pendant la seconde mi-temps, les Vert

vestiaires, avant et pendant la seconde mi-temps, les Vert et Rouge se sont inclinés devant la

et Rouge se sont inclinés devant la JS Saoura sur le score de 2 à 1. Une défaite qui a été vite oubliée. Au cours de la 19 e journée devant le

leader béjaoui, le MC Alger était confronté au leader, le MOB. Jouant un match plein, ils fini- ront par l’emporter malgré le fait que les Bé-

jaouis avaient raté un penalty par Hamzaoui. La remontée de l’équipe devient alors irrésistible. Et le MCA de journée en journée est parvenu à s’extirper de la « zone rouge ». Sans les relater tous, il y a lieu aujourd’hui de dire que le MCA s’est transcendé en n’étant plus relégable. Il a réussi une remontée pour le moins spectacu- laire. Sa dernière victoire au stade du 1 er -No- vembre de Tizi Ouzou, devant la JSK, sur le score de 2 à 1 l’a encore conforté dans ses convictions de lorgner les hauteurs. Il faut dire qu’il a mérité ce qu’il est en train de faire. C’est la seule équipe durant cette phase retour à gla- ner six victoires et deux nuls (ASO, MCO). Ce qui lui a permis de comptabiliser 19 pts, se clas- sant comme la première équipe de cette phase retour. La série en cours, surtout que le MCA va re- cevoir trois fois de suite. Toutefois, comme il s’agit de derbys, il est évident que rien ne sera facile pour la troupe à Artur Jorge. Face au CRB, l’USMH et l’USMA, le MCA devra continuer à jouer avec la même hargne. Ce qui lui a donné une meilleure avance sur ses adver- saires. Du coup, les fans du MCA sont devenus plus optimistes, même si les fans du MCA ont l’impression que leur équipe fétiche est en train d’être la cible de certains qui ne manquent au- cune occasion pour infliger un huis clos ou des avertissements aux « cadres » de l’équipe. En dépit de cela, les joueurs du MCA sont motivés à 100% pour atteindre l’objectif du club : le maintien. Toutefois, si le MCA négocie positi- vement ses derbys, il pourra alors prétendre jouer les premiers rôles du fait que l’écart sur les équipes de tête est vraiment très minime. Il peut fondre comme du beurre d’une journée à une autre. Ce serait, auquel cas, quelque chose de grandiose. On en n’est pas encore là. Hamid Gharbi

JSK : ALORS QUE LA REPRISE A ÉTÉ REPORTÉE À AUJOURD’HUI

Wallemme reste et se dit prêt à relever le défi

Wallemme reste et se dit prêt à relever le défi Pas de changement d'entraîneur en vue

Pas de changement d'entraîneur en vue à la JSK. Alors que des ru- meurs font état du dé- part de Jean-Guy au lendemain de la défaite face au MCA (1-2), le technicien a appelé ses dirigeants pour leur faire savoir qu'il restait toujours en poste. Il semblerait que c'est le départ de l'ancien coach de l'USMBA en France pour décom- presser après une se- maine difficile qui a ouvert une brèche à cette rumeur. Il est vrai que Jean- Guy Wallemme n'est pas du tout à l'aise dans son poste d'entraîneur de la JSK en raison de la pression de plus en plus grandissante de la rue qui fait suite à la série de mauvais résul- tats concédés depuis qu'il est là. Qu'à cela ne tienne, Jean-Guy Wal- lemme a eu une discus- sion avec le manager

de la JSK ce lundi matin au téléphone au cours de laquelle il l'a rassuré sur son engage- ment total avec la JSK. «Je ne suis pas le genre d'entraîneur qui aban- donne à mi-chemin. Je reste en poste, parce que j'ai un défi à rele- ver», lui a-t-il assuré. Jean-Guy Wal- lemme est attendu ce mercerdi après-midi à Tizi-Ouzou. Alors que l'entraînement de la re- prise était prévu pour ce mardi, la direction du club a finalement décidé de le reporter de vingt-quatre heures le temps qu'arrive l'entraî- neur en chef, bien que celui-ci eut demandé à ses assistants d'assurer l'intérim en son ab- sence. Tous les joueurs ont été informés au té- léphone du report dans la soirée de lundi. Par ailleurs, une réunion entre le prési- dent Moh-Chérif Han-

nachi et son entraîneur est prévue mercredi soir ou au plus tard jeudi. Le président de la

JSK, qui se remet petit

à petit de son malaise

de samedi dans les ves- tiaires, va sans doute presser Wallemme à trouver des solutions à la situation de la JSK

qui n'est pas à l'abri de la relégation si par mal- heur la série de mau- vais résultats venait à perdurer. En outre, la direction du club a dé- cidé d'organiser un mini-stage de quelques jours à Bouira en prévi- sion du match face à l'Entente de Sétif qui risque de se révéler dé- cisif pour la suite de la saison des Canaris. Par cette décision, le club kabyle cherche surtout

à mettre les joueurs à

l'abri de toute pression

inutile. Amar Benrabah

LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE (16 es DE FINALE RETOUR)

L’USM Alger à Dakar avec 14 joueurs

L'USM Alger (Ligue 1 algérienne de football), s'est envolée lundi der- nier pour Dakar (Sénégal), avec 14 joueurs seulement, en vue de son match retour face à l'AS Pikine ven- dredi aux 16 es de finale de la Ligue des champions d'Afrique, a appris l'APS auprès du club algérois. Ainsi, les Beldjilali, Bouazza, et Boudebouda sont restés à Alger pour soigner leurs blessures et vont rejoin- dre le groupe à Dakar aujourd’hui, alors que les deux internationaux, Be- laili et Chafai, retenus pour le stage de l'équipe nationale à Doha (Qatar), ont rallié Dakar hier mardi, précise la même source. Lors du match aller, disputé le 15 mars au stade Omar-Hamadi d'Alger, l'USMA a atomisé l'AS Pikine sur le score de 5 à 1. L'USMA s'est vu reporter son match à domicile face au MCE Eulma, comptant pour la 24 e journée,

la

à une date ultérieure en raison de

24 e journée, la à une date ultérieure en raison de présence au sein de son

présence au sein de son effectif de trois internationaux, en l'occurrence

Belaili, Chafai, ainsi que le Malgache Andria.

COUPE DE LA CAF : ASO CHLEF - HOROYA

Les Guinéens en stage au Maroc avant de rallier l’Algérie

L'équipe de Horoya Conakry de Guinée se trouve depuis quelques jours au Maroc pour un stage de cinq jours à El Jedida, en prévision de son match retour contre l'ASO Chlef (Algérie), prévu vendredi prochain à Chlef pour le compte des 16 es de finale de la coupe de la Confédération africaine de football, rapporte le site de la formation guinéenne. La délégation s'est déplacée en deux contingents dont 17 joueurs qui étaient dans le premier vol. Le reste devrait les rejoindre dans les heures à venir. Sur place, l'entraîneur en chef du Horoya, Antonio Souaré, a programmé huit séances d’entraînement, d'une moyenne d'une à deux fois par jour, durant le séjour de l'équipe et des exercices technico-tactiques vont meubler le reste du temps.

«Ce programme s’inscrit en droite ligne de l’adaptation et de l’endurance en prévision du match difficile et crucial du 3 avril en

Algérie», a indiqué l'entraîneur en chef du club. Afin de permettre au Horoya AC de préparer dans de meilleures conditions le match contre l'ASO Chlef, la Fédération guinéenne de football (Feguifoot) avait reporté le classico contre l'AS Kaloum, comptant pour la 8 e journée du championnat de Ligue 1 Nimba Mining. Au match aller joué à Bamako, le Horoya AC avait battu l'ASO Chlef (1-0).

La Ligue 1-Mobilis à l’arrêt jusqu'au 14 avril

Le championnat de Ligue 1 Mobilis de football sera à l'arrêt pendant les deux prochaines semaines, ne reprenant ses droits que le 14 avril, avec le déroulement de quatre matchs avancés de la 25 e journée, a annoncé la Ligue du football professionnel (LFP) sur son site officiel. Il s'agit de : ES Sétif - JS Kabylie, NA Hussein Dey - MC El Eulma, USM Bel Abbès-USM Alger

et ASO Chlef - MC Oran, programmés pour le mardi 14 avril à

des horaires qui restent à déterminer. Les quatre matchs restants, JS Saoura - CS Constantine, MC Alger - CR Belouizdad, MO Béjaïa - USM El Harrach, ASM Oran - RC Arbaâ auront lieu, quant à eux, le vendredi 17 avril suivant la programmation de la LFP. Cette trêve sera néanmoins mise à profit pour le déroulement de matchs en retard (championnat), ainsi que les demi-finales de la Coupe d'Algérie

2015.

Le match en retard CSC-NAHD se jouera le vendredi 3 avril pour le

compte de la 24 e journée, puis USMA-MCEE le vendredi 10 avril pour la mise à jour de la même journée. La trêve sera entrecoupée également par les demi-finales de la Coupe d'Algérie : ES Sétif -MO Béjaïa et RC Arbaâ-ASO Chlef, programmées respectivement les 10 et 11 avril prochain.

Mercredi 1 er Avril 2015

MONNAIE L'euro à 1.048$
MONNAIE
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PÉTROLE Le Brent à 54.58 dollars
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FORCE ARABE CONJOINTE

Tous les amendements proposés par l’Algérie acceptés

L e ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a indiqué

mardi que les amendements proposés par l'Algérie concernant la proposition de création d'une force arabe conjointe au 26 e Sommet arabe à Sharm El Cheikh (Egypte) ont été acceptés par tous les membres et permis son adoption par consensus. «La position de l'Algérie (à ce sujet) a été exprimée et appuyée par des mande- ments» qui ont «tous été ac-

ceptés», rendant le texte plus réaliste, plus responsable et plus compatible avec les réa- lités du monde arabe contemporain», a précisé M. Lamamra sur les ondes de Radio Algérie internationale.

A cet effet, M. Lamamra a

ajouté que «puisqu'elle a été dûment présentée comme un moyen de renforcer la sécu- rité arabe commune et puisqu'elle a été également démarchée par le pays comme devant être l'un des résultats marquant du 26 e sommet qui a coïncidé avec

le 70 e anniversaire de la fon-

dation de la ligue des Etats

arabes». L'Algérie, a-t-il dit «a travaillé avec nos frères égyptiens comme avec d'au- tres pays à faire en sorte que

la proposition devienne réa-

liste, professionnellement et techniquement comparable à ce qu'est la Capacité afri- caine de réponse immédiate aux crises (CARIC) au ni- veau de l'Union africaine et soit une initiative qui fait

l'objet à ce stade d'un accord

de principe, puisqu'une étude

ce stade d'un accord de principe, puisqu'une étude plus approfondie a été déci- déea. Ces amendements

plus approfondie a été déci-

déea. Ces amendements ont aussi permis de «souder le consensus des parties arabes sur cette question et donc de contribuer au succès» du der- nier Sommet arabe, a-t-il dit. La Force arabe conjointe est une idée «lancée il y a quelque mois déjà par le pré- sident égyptien, Abdel Fatah

el Sissi, c'est à dire indépen- damment de la situation qui s'est développée depuis lors, au Yémen ou de la situation en Libye ou ailleurs», a ajouté le chef de la diploma-

tie algérienne. «D'après notre compréhension, il s'agit en ce qui concerne la ligue arabe de se doter d'un instrument de lutte contre le terrorisme, qui serait un peu l'équivalent de la CARIC» qui a été créée par l'Union africaine, a en- core indiqué M. Lamamra.

«La même philosophie s'ap-

plique c'est-à-dire, qu'il s'agit d'une participation sur une base volontaire et non obli- gatoire, et que chacun des pays invité ou qui se pro- nonce en faveur de la forma- tion de cette capacité, de cette force, déterminera lui même les modalités et les conditions de sa contribution et de sa participation», a-t-il expliqué. Il a ajouté que cette étude plus approfondie qui sera menée par un groupe de haut niveau composé d'ex- perts militaires et civils sous la supervision des chefs d'Etat majors des forces Ar- mées des pays arabes. Les conclusions seront remises au Conseil de défense arabe commune composé des mi- nistres de la Défense et des ministres des Affaires étran- gères qui eux même feraient parvenir au prochain Som- met leurs conclusions et re-

ACCORD DE PAIX AU MALI

commandations. Il s'agit donc, selon M. Lamamra, «véritablement d'une dimen- sion institutionnelle à séparer complètement de la conjonc- ture dans les pays arabes, si l'on veut en avoir une com- préhension correcte dépouil- lée des interprétations qui sont malheureusement très abondantes en ce moment notamment dans les mé- dias». Concernant la situa- tion au Yémen, M. Lamamra a indiqué que l'Algérie «croit fermement» aux solutions pacifiques et aux solutions politiques aux crises qui af- fectent nombre de pays arabes et pays africains frères. «Nous souhaitons ar- demment que le temps du dialogue arrive le plutôt pos- sible et que les yéménites soient mis une fois de plus devant leurs responsabilités pour pouvoir bâtir sur les ac- quis du dialogue en question et faire avancer la réconcilia- tion, faire avancer la conso- lidation des constitutions démocratiques yéménites et faire sortir le Yémen de cette épreuve avec une nation yé- ménite plus soudée, plus at- tachée à son unité nationale et à son intégrité territo- riale». A propos des Algé- riens qui se trouvent au Yémen, le ministre a indiqué que «notre ambassade est en contact avec nos compa- triotes, et des dispositions sont activement prises en vue de permettre à ceux qui sou- haitent rentrer au pays de pouvoir le faire avec l'aide de l'Etat algérien».

L’UA appelle la CMA à parapher et à signer le document « sans autre retard »

L'Union africaine a appelé la Coor- dination des mouvements de l'Azawad (CMA) à parapher et à signer «sans autre retard» l'accord de paix et de la ré- conciliation d'Alger du 1 er mars, souli- gnant que sa signature et sa mise en œuvre permettront de régler durable- ment la crise que connaît le Nord du Mali. «Je lance un appel pressant à la CMA pour qu'elle agisse dans l'intérêt supérieur des populations qu'elle af- firme représenter, ainsi que du Mali, en paraphant et en signant sans autre retard l'Accord d'Alger», a indiqué la prési- dente de la Commission de l'UA, Zuma Nkosazana-Dlamini, dans un rapport, sanctionnant les travaux de la 496 e réu- nion du Conseil de paix et de sécurité de l'UA tenue récemment à Addis Abéba. «Sa signature et sa mise en oeuvre diligente et effective permettront de ré- gler durablement la crise que connaît le Nord du Mali, de stabiliser cette région et d'en accélérer le développement socio-économique, en même temps qu'elles faciliteront une lutte plus réso- lue contre le fléau du terrorisme et de la criminalité transnationale organisée au

Mali et dans la région du Sahel», a-t-elle ajouté. Il ressort des observations faites par M me Zuma que l'Accord d'Alger «constitue non seulement une avancée importante sur la voie de la restauration durable de la paix, de la stabilité et de la réconciliation nationale au Mali mais aussi, un compromis équilibré prenant en compte les préoccupations légitimes de toutes les parties, dans le respect scrupuleux de l'unité, de l'intégrité ter- ritoriale et de la souveraineté du Mali». «Dans un communiqué publié le 1 er mars 2015, j'ai félicité le gouvernement malien et la Plateforme pour l'esprit de responsabilité dont ils ont fait preuve et pour leur volonté d'œuvrer à une sortie de crise définitive», a-t-elle dit. En outre, elle a estimé que «la com- munauté internationale doit continuer d'agir de concert pour amener la CMA à souscrire rapidement au texte négocié à Alger, de signifier clairement que le temps de la négociation est clos et de se tenir prête, le cas échéant, à prendre les mesures qu'appellerait la situation». Enfin, elle a fait savoir que la sécurité du Mali est inséparable de celle de l'en- semble du Sahel, invitant la classe poli-

SKIKDA

Cent deux déplacés nigériens en cours de rapatriement

tique, ainsi que la société civile ma- lienne, d'apporter leurs concours à la réalisation des objectifs de l'Accord. Les parties maliennes au dialogue pour le règlement de la crise dans la région nord du Mali ont paraphé le 1 er mars dernier à Alger, un accord de paix et de réconciliation sous la supervision de la médiation internationale, conduite par l'Algérie. Le document a été paraphé par le re- présentant du gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du nord du Mali engagés dans la plateforme d'Alger (le Mouvement arabe de l'Aza- wad (MAA, dissident), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) et par l'équipe de la médiation conduite par l'Algérie. Cependant, la CMA re- groupant le Mouvement national de li- bération de l'azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'azawad (MAA) a demandé «une pause» pour consulter leur base mili- tante avant de parapher le document.

Cent deux déplacés nigériens, re- groupés en familles, ont été transférés

pour leur hébergement et leur restaura- tion, a souligné la même source. Une

décembre 2014, vers les centres d’ac- cueil de Tamanrasset avant d’être rapa-

hier, vers la ville de Sétif d’où ils seront transportés vers le Sud du pays dans le cadre de leur rapatriement à la demande

couverture médicale et psychologique a également été assurée par les services de wilaya à ces personnes déplacées à

triés. Le gouvernement nigérien avait présenté une demande de rapatriement de ses ressortissants entrés clandestine-

de

l’Etat nigérien, a-t-on appris auprès

qui des vêtements ont été fournis, a-t-on

ment en Algérie, une demande acceptée

de

la direction de l’action sociale. Ces

précisé à la DAS. Trois autocars et une

par le gouvernement algérien.

familles qui étaient éparpillées dans plu- sieurs localités de la wilaya de Skikda, ont été regroupées au siège du Crois- sant-Rouge algérien (CRA) où toutes les conditions ont été mises en place

escorte sécuritaire ont été mobilisés pour le transport des ces déplacés vers la ville de Sétif, a ajouté la même source. Pas moins de 2.536 ressortis- sants nigériens ont été acheminés depuis

L’Algérie avait affirmé que toutes les dispositions avaient été prises pour le retour des déplacés nigériens dans leur pays dans «un cadre fraternel et de respect total de leur dignité».

ALGÉRIE - FAO

Examen de la coopération dans la pêche et l’aquaculture

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques Sid Ahmed Ferroukhi s’est entretenu avec le sous-directeur général, et représentant régional pour le Proche Orient de l’Organisation des Nations unies pour l’alimenta- tion et l’agriculture (FAO), Abdes- salam Ould Ahmed, a indiqué hier, un communiqué du ministère. La rencontre a porté sur l’évaluation de la coopération entre l’Algérie et l’organisation onusienne, ainsi que les perspectives de coo- pération entre le ministère de la Pêche et la FAO, précise le do- cument. Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant aux actions de coopération menées, notamment en matière d’appui technique de la FAO pour le développement de l’aquaculture et de la pêche artisanale ainsi que pour la conception de la stratégie sectorielle de développement. Les discussions ont porté égale- ment sur l’initiative de la FAO pour la promotion du concept de croissance bleue et l’implémentation de ses principes dans la stratégie sectorielle de développement «Aquapêche bleue 2020». Selon la même source, les deux hommes ont évoqué les directives volontaires de la FAO pour le développement de la pêche artisanale, vu les retombées de cette activité en termes d’impacts socioéconomiques et environnementaux positifs. Sa- luant «la position avancée de l’Algérie concernant les sujets de la promotion de la croissance bleue et de la pêche artisanale prônés par la FAO», M. Ould Ahmed a exprimé l’intention de l’organisation d’approfondir ces thématiques pour lesquelles la coopération avec l’Algérie devrait constituer un modèle de réussite, a-t-on ajouté. Pour sa part, M. Ferroukhi a fait part des principaux événements qui seront organisés en Algérie par le secteur, à savoir le Salon international de la Pêche et de l’Aqua- culture prévu en octobre prochain, et la Conférence régionale sur la pêche artisanale en Méditerranée et en Mer noire prévue le premier semestre de l’année prochaine.

RÉUNION DU GROUPE INTERNATIONAL DE CONTACT SUR LA LIBYE

RÉUNION DU GROUPE INTERNATIONAL DE CONTACT SUR LA LIBYE Le SG du MAE à Niamey L’Algérie

Le SG du MAE à Niamey

L’Algérie sera représentée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Abdelha- mid Senouci Bereksi, aux travaux de la troisième réunion du groupe international de contact sur la Libye qui aura lieu aujourd’hui à Niamey, a indiqué hier un commu- niqué du ministère des Affaires étrangères. L’Algérie avait participé aux

précédentes réunions du groupe international de contact sur la Libye, tenues à Addis Abeba, res- pectivement le 3 décembre 2014 et le 28 janvier 2015, en marge du sommet de l’Union africaine. Le groupe international de contact sur la Libye est une en- ceinte de concertations multilatérales sur la crise libyenne qui regroupe, sous l’égide de l’Union africaine, notamment les pays voisins de la Libye (Algérie, Tunisie, Egypte, Niger, Soudan et Tchad), les pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la ligue des Etats arabes et l’Organisation de la coo- pération islamique.

arabes et l’Organisation de la coo- pération islamique. DIPLOMATIE Agrément à la nomination du nouvel

DIPLOMATIE

Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d’Arménie auprès de l’Algérie

Le gouvernement algérien a donné son agrément à la no- mination de M. Armen Melkonian en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Armé- nie auprès de la République algérienne démocratique et po- pulaire, avec une résidence au Caire, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

ENTV

Décès de la journaliste Fatma Nemir

Fatma Nemir, journaliste à la Télévision algérienne, est dé- cédée hier à l'âge de 42 ans des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de l'ENTV. La défunte a rejoint la Télévision algérienne en 1995 où elle a travaillé dans plusieurs rédactions, dont l'économique et le reportage. Elle a également travaillé à la rédaction des journaux télévisés.

CONDOLÉANCES

M. HAMID GRINE, ministre de la Communication, attristé par le décès de Fatma NEMIR, journaliste à la Télévision nationale, présente à sa famille, ainsi qu’à l’ensemble de ses collègues de l’EPTV, ses sincères condoléances, et les assure, en cette douloureuse circonstance, de sa compassion et de sa sympathie. Puisse Allah Tout-Puissant accueillir la défunte en Son vaste paradis. « À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons. »