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BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

EXAMEN BLANC DU 12/01/2010

MATHÉMATIQUES

SÉRIE L

D URÉE DE LÉPREUVE : 3 heures

Les calculatrices sont autorisées

L’attention des candidats est attirée sur le fait que la qualité de la rédac tion, la clarté et la précision des raisonnements entrent pour une part importante dans l’appréciation des copies.

Exercice n°1 (6 points) :

Pour tout entier naturel n , on pose : A( n ) = n 2 n + 2007. Le but de l’exercice est d’étudier la divisibilité des entiers A( n ) par 2 et par 3.

Cet exercice est composé de deux questions indépendantes.

1.

2.

a. Donner la décomposition en produit de facteurs premiers du nombre A(1) égal à

2007.

b. Soit n un entier naturel. Démontrer que : « Si n est divisible par 3, alors A( n ) est divisible par 3 ».

c. La réciproque de cette dernière affirmation est-elle vraie ? Justifier.

a. Vérifier que, quel que soit l’entier naturel n , on a :

( n + 1) 2 ( n + 1) + 2007 = ( n 2 n + 2007) + 2 n .

b. On considère un entier naturel n quelconque. Démontrer que : « Si A( n ) est impair, alors A( n + 1) est impair ».

c. L’affirmation suivante est-elle vraie ou fausse ? Justifier.

« Il existe au moins un entier naturel n tel que A( n ) soit divisible par 2 ».

Exercice n°2 (5 points) :

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On considère la suite ( u n ) géométrique de premier terme u 0 = 2 et de raison 3.

1. Montrer que u 5 = 486.

a.

b.

On considère l’agorithme suivant :

Entrée

: a un entier naturel.

Initialisation :

L liste vide Affecter la valeur a à x .

Traitement

:

Tant que x > 0 ; Effectuer la division euclidienne de x par 7 ; Affecter son reste à r et son quotient à q ; Mettre la valeur de r au début de la liste L ; Affecter q à x .

Sortie

: Afficher les élements de la liste L.

Faire fonctionner cet algorithme pour a = 486. On reproduira sur la copie un ta- bleau analogue à celui donné ci-dessous et on le complétera :

 

r

q

L

x

Initialisation

   

vide

486

Fin étape 1

       

Fin étape 2

       

.

.

.

       

.

.

.

       

.

.

.

       

2. On a divisé le terme u 10 de la suite ( u n ) par un certain entier. On obtient le quotient Q dont l’écriture décimale est Q = 14, 72727272727272 écriture dans laquelle les chiffres 7 et 2 se répètent à l’infini.

On note ( v n ) la suite géométrique de premier terme 0, 72 et de raison 0, 01.

a. Calculer v 0 + v 1 + v 2 .

b. On pose S n = v 0 + v 1 + v 2 +

+ v n n est un entier naturel non nul.

Calculer S n . En déduire lim

n→+∞ S n .

c. En déduire une écriture de

où les chiffres 7 et 2 se répètent à l’infini

sous la forme du quotient de deux entiers.

d. Quel est le nombre par lequel on a divisé u 10 ?

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Exercice n°3 (4 points) :

Dans cet exercice, toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse, sera prise en compte dans l’évaluation. On considère la fonction f définie par :

f ( x ) = ( x + 2)e x pour tout x de l’intervalle [3 ; 3].

On note C la courbe représentative de f dans un repère orthogonal. On a utilisé une calculatrice et défini la fenêtre graphique en choi sissant 3 comme valeur minimale et 3 comme valeur maximale pour les abscisses. On obtient à l’écran un dessin de C . Sont donnés ci-dessous un tableau de variations de f partiellement complété et une capture de l’écran.

x

3

?

3

f

?

?

?

f ? ?
 

?

x − 3 ? 3 f ? ?   ? En exploitant les informations dont on

En exploitant les informations dont on dispose sur la fonction f , indiquer pour chacune des cinq propositions suivantes si elle est vraie ou si elle est faus se. Toutes les réponses doivent être justifiées.

1. « Le point B 1 ; 3 e est situé sur la courbe représentative C de la fonction f ».

2. « Il existe un nombre réel de l’intervalle [ 3 ; 3] qui a une image par f strictement infé- rieure à 0. »

3. « Tous les nombres réels de l’intervalle [3 ; 3] ont une image par f strictement négative ».

4. « Tous les nombres réels de l’intervalle [2 ; 1] ont une image par f strictement posi- tive ».

5. « La fonction dérivée f de f est définie par :

f ( x ) =− e x pour tout x de l’intervalle [3 ; 3] ».

Exercice n°4 (5 points) :

Une municipalité décide de regrouper tous les ouvrages de trois petites bibliothèques de quartier en un même lieu et de créer une bibliothèque municipale. On c onvient de noter b 1 , b 2 et b 3 ces trois bibliothèques de quartier. Le stock de b 1 constituera ainsi 50 % de l’ensemble des ouvrages réunis dans la biblio- thèque municipale, celui de b 2 constituera 30 % de cet ensemble et celui de b 3 constituera 20 % de cet ensemble.

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Un examen minutieux du stock révèle que :

12 % des ouvrages provenant de b 1 sont en mauvais état ;

10 % des ouvrages provenant de b 2 sont en mauvais état ;

15 % des ouvrages provenant de b 3 sont en mauvais état.

On prélève au hasard un ouvrage dans le stock de la bibliothèque muni cipale et on note sa provenance et son état. On appelle les événements suivants :

B

1 l’évènement : « L’ouvrage prélevé provient de la bibliothèque b 1 » ;

B

2 l’évènement : « L’ouvrage prélevé provient de la bibliothèque b 2 » ;

B

3 l’évènement : « L’ouvrage prélevé provient de la bibliothèque b 3 » ;

E

l’évènement : « L’ouvrage prélevé est en bon état » et E son contraire.

1. Donner la valeur de p (B 1 ), probabilité de l’évènement B 1 , ainsi que celle de P B 1 (E), pro- babilité de l’évènement E sachant que l’événement B 1 est réalisé.

2. Reproduire sur la copie l’arbre de probabilité ci-dessous et le complé ter par les sept probabilités manquantes (aucune justification n’est attendue).

manquantes (aucune justification n’est attendue). B B B 1 2 3 0,1 0,15 E E E

B

B

B

1

2

3

(aucune justification n’est attendue). B B B 1 2 3 0,1 0,15 E E E E
(aucune justification n’est attendue). B B B 1 2 3 0,1 0,15 E E E E
0,1
0,1
(aucune justification n’est attendue). B B B 1 2 3 0,1 0,15 E E E E
0,15
0,15

E

E

E

E

E

E

3. Montrer que p (B 1 E) = 0, 44. Calculer p (B 2 E) et p (B 3 E).

a.

b.

En déduire que la probabilité qu’un ouvrage prélevé au hasard soit en bon état est égale à 0, 88.

4. Les événements B 1 et E sont-ils indépendants ?

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BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

Éléments de correction

Exercice n°1 :

1.

a. A(1) = 1 2 1 + 2007 = 2007 = 3 × 669 = 3 × 3 × 223. 223 étant un nombre premier, la décomposition en produit de facteur premier de 223 est 3 2 × 223

b. Si n est un entier naturel multiple de 3 :

 
 

alors il existe un entier naturel p tel que n = 3 p . Donc A( n ) = (3 p ) 2 3 p + 2007 = 3(3 p 2 p + 669). Comme 3 p 2 p + 669 est un entier, A( n ) est donc un multiple de

3.

Ainsi Si n est un entier naturel multiple de 3 alors A( n ) est divisible par 3.

 

c. A(4) = 4 2 4 + 2007 = 16 4 + 2007 = 12 + 2007 = 3(4 + 669) = 3 × 673 donc A(4) est un multiple de 3 alors que 4 n’est pas un multiple de 3. Ce contre-exemple prouve que la réciproque de l’affirmation considérée est fausse.

2.

a. Pour tout entier

naturel n , ( n + 1) 2 ( n + 1) + 2007 = n 2

+ 2 n + 1 n 1 + 2007 =

( n 2 n + 2007) + 2 n

b. Si A( n ) est impair :

alors il existe un entier naturel p , tel que A( n ) = 2 p + 1. D’après la question pré-

cédente, pour tout entier n , A( n + 1) = A( n ) + 2 n . Donc 2( p + n ) + 1 donc A( n + 1) est impair.

A( n + 1) = 2 p + 1 + 2 n =

c. Démontrons par récurrence que pour tout entier naturel n , A( n ) est impair :

– A(0) = 2007, donc A(0) est impair.

– D’après la question la propriété "A( n ) est impair" est héréditaire.

Donc par principe de récurrence, pour tout entier naturel n , A( n ) est impair. Ainsi

l’affirmation est fausse.

Exercice n°2 :

1.

a. Par propriété, u étant une suite géométrique de raison q = 3 et de premier terme u 0 = 2, pour tout n R, u n = u 0 ×q n donc en particulier, u 5 = u 0 ×q 5 = 2 × 3 5 = 486.

b. Déroulement de l’algorithme : a prend la valeur 486.

 

r

q

L

x

Initialisation

   

vide

486

Fin étape 1

3

69

3

69

Fin étape 2

6

9

63

9

Fin étape 3

2

1

263

1

Fin étape 4

1

0

1263

0

x 0

       

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b. Pour tout n , S n = v 0 +v 1 +v 2 +

0, 01 + 0, 01 2 +

+v n = 0, 72 + 0, 72 × 0, 01 +

+ 0, 01 n ). Par propriété, 1 + 0, 01 + 0, 01 2 +

+ 0, 72 × 0, 01 n = 0, 72(1 +

=

+ 0, 01 n = 1 0, 01 n+ 1 1 0, 01

1 0, 01 n+ 1

0, 99

Donc S n = 0, 72 × (1 0, 01 n+ 1 ). 0, 99

n→+∞ S n = 0, 72

0, 99

= 72

99

= 8

11 .

Comme 1 < 0, 01 < 1, lim 0, 01 n = 0 donc lim

c. est la limite de S n lorsque n tend vers +∞ . Donc 0, 727272 = 8

11

d. 14, 727272

= 14 + 8

= 162

11

11

11

118098 × 162 = 8019.

, or u 10 = 2 × 3 10 = 118098, donc on a divisé u 10 par

Exercice n°3 :

1. « Le point B 1 ; 3 e est situé sur la courbe représentative C de la fonction f ».

L’affirmation est vraie, car f (1) = (1 + 2) e 1 = 3

e

2. « Il existe un nombre réel de l’intervalle [3 ; 3] qui a une image par f strictement in-

férieure à 0. » Cette affirmation est vraie, car on constate qu’ une partie de la courbe de

f est en dessous de l’axe des abscisses. (ou car f ( 2, 5) = − 0, 5 × e 2,5 comme la fonction

exponentielle est strictement positive, f ( 2, 5) est du signe de 0, 5.)

3. « Tous les nombres réels de l’intervalle [3 ; 3] ont une image par f strictement négative ». Cette affirmation est fausse, car on constate qu’une partie d e la courbe de f est au dessus de l’axe des abscisses. (ou car f (0) = 2).

4. « Tous les nombres réels de l’intervalle [2 ; 1] ont une image par f strictement posi- tive ». C’est faux, car f ( 2) = ( 2 + 2) e 2 = 0 qui n’est pas strictement positif.

5. « La fonction dérivée f de f est définie par :

f ( x ) =−e x pour tout x de l’intervalle [3 ; 3] ».

C’est faux, car e x est strictement négatif sur [-3 ; 3], donc f devrait être strictement décroissante sur [-3 ; 3] ce qui est contradictoire avec le tab leau de variation de f . (ou

car f est de la forme u × v avec u ( x ) = x + 2 et v ( x ) = e x

( e x ) = −xe x e x =−e x )

f ( x ) = e x + ( x + 2) ×

Exercice n°4 :

1. Sur l’univers constitué de l’ensemble des ouvrages du stock de la bibliothéque, l’expé- rience qui consiste à prélever un ouvrage au hasard suit une loi u niforme. Nombre de cas possibles : Notons N le nombre d’ouvrages de la bibliothèque. Le nombre de cas possibles est N. Nombre de cas favorables : D’après l’énonce, les ouvrages provenant de b 1 constituent 50 % des ouvrages de la bibliothèque, donc le nombre de cas favorab les est 0, 5N.

Par théorème, P(B 1 ) = nombre de cas favorables = 0, 5N

nombre de cas possibles

N

= 0, 5

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Sur l’univers constinué des ouvrage provenant de b 1 , l’expérience qui consiste à tirer un ouvrage au hasard suit une loi uniforme. Nombre de cas possibles : Notons N 1 le nombre d’ouvrages provenant de b 1 . Le nombre de cas possibles est N. Nombre de cas favorables : D’après l’énonce, les ouvrages en mauvais état constituent 12 % des ouvrages provenant de b 1 , donc les ouvrages en bon état constituent 88 % des ouvrages provenant de b 1 donc le nombre de cas favorables est 0, 88N 1 .

Par théorème, P B 1 (E) = 0, 88N 1 = 0, 88

N

1

2. Arbre de probabilités :

0,5 0,3 0,2
0,5
0,3
0,2

B

B

B

1

2

3

0,88 0,12
0,88
0,12
0,9 0,1
0,9
0,1
0,85 0,15
0,85
0,15

E

E

E

E

E

E

3. Dans un arbre de probabilité, la probabilité d’un chemin est la produi t des proba- bilités rencontrées sur ce chemin. Donc P(B 1 E) = 0, 5 × 0, 88 = 0, 44 et P(B 2 E) =

a.

 

0, 3 × 0, 9 = 0, 27 et p (B 3 E) = 0, 2 × 0, 85 = 0, 17.

b.

D’après la formule des probabilités totales pour un arbre de probabilité, la proba- bilité d’un évenement est la somme des probabilités des chemins qui se termine par cet événement (on peut dire aussi que B 1 E, B 2 E et B 3 E forment une par- tition de E. Donc P(E) = P(B 1 E) + P(B 2 E) + P(B 3 E) = 0, 44 + 0, 27 + 0, 17 = 0, 88. Donc la probabilité qu’un ouvrage prélevé au hasard soit en bon état est de 0, 88.

4. P B 1 (E) = 0, 88 et P(E) = 0, 88 donc par définition, les événements B 1 et E sont indépen- dants.