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CAHIER DE RECOMMANDATIONS DU CITOYEN

THEME : PARTICIPATION POLITIQUE DES ANE et PARTENARIATS

Concernant les modes d’action et Dynamiques citoyenne

Recommandons :

à l’Etat de

- agir sur l’environnement juridique et institutionnel afin d’aménager des mécanismes de contrôle et renforcer les capacités en subvention et analyse des politiques publiques. (l’Etat)

- Favoriser les consultations citoyennes au niveau des collectivités locales (forum) L’Etat doit veiller au respect du calendrier républicain des calendriers des syndicats et des partis pour consolider la démocratie syndicale

aux AnE de

- renforcer leurs capacités en appuyant les OSC et les institutions indépendantes à développer des capacités en matière d’analyse et d’évaluation des politiques publiques. (AnE)

- mener un plaidoyer pour la mise en place de lois sur les litiges d’intérêt (AnE)

- avoir recours aux instruments juridiques nationaux et internationaux

- Mettre en place des plateformes pour travailler sur des aspects précis, sur la culture de la paix (cousinage à plaisanterie, médiation traditionnelle etc.).

- valoriser les radios qui travaillent sur des questions intéressant les populations

à tous acteurs, de

- Lutter contre l’impunité

- Mettre en œuvre des critères d’évaluation des progrès

- Identifier dans le suivi évaluation qui est responsable de quoi et les deadlines

Concernant le processus électoral

Il faudrait :

-

Créer une coordination des activités des OSC dans le domaine électoral,

-

harmoniser et rationaliser les stratégies d’insertions,

-

mutualiser et rationnaliser les moyens reçus pour plus d’efficacité et d’efficience dans l’intervention au niveau du processus électoral.

-

renforcer les capacités des OSC sur toutes les opérations du processus

-

mettre en place un observatoire qui permet de suivre l’évolution du fichier

-

Pérenniser la « situation room »,

-

évaluer l’impact par une enquête concernant les opérations électorales notamment lors de la révision des listes électorales,

-

Promouvoir la culture de l’état civil. (Etat, AnE)

-

Introduire également des aspects comme le bulletin unique qui est un élément essentiel tant que par souci d’économie et de rapidité. (Etat)

-

 

Concernant la gouvernance politique

-

institutionnaliser un mécanisme de participation citoyenne dans le code des collectivités locales en s’appuyant sur la capitalisation des expériences positives. (l’Etat, CL AnE, AN)

- définir de manière participative et consensuelle des indicateurs de performance des collectivités locales en matière de gouvernance participative en s’inspirant des expériences positives. (l’Etat, CL AnE, AN)

- intégrer dans les critères d’attribution du FECL et FDD, le niveau de gouvernance participative des collectivités locales. (l’Etat, CL AnE, AN, les partenaires techniques et financiers).

- procéder à des évaluations périodiques de la gouvernance participative des collectivités locales. (l’Etat, CL AnE, AN, les partenaires techniques et financiers).

- Partager ses évaluations.

Concernant la Paix et sécurité

A l’Etat,

Nous demandons:

Création d’une commission unifiée pour la négociation (Autorité)

Sécurisation des populations

Sécurisation des combattants qui manifestent la volonté de recherche de la paix

Implication des pays riverains, des partenaires et des Bailleurs

Négocier pour un cessez le feu durable

Dialogue direct et discret avec le MFDC

Aider à l’unification du MFDC (s’appuyer sur les groupes significatifs)

S’appuyer sur les points d’accord pour avancer

Lancer le processus de territorialisation du développement

Les participants demandent aux combattants armées (MFDC) de

Développer une animation interne du MFDC (recueil des besoins et des voies de sortie de crise)

Unification des groupes membres du MFDC (démarche consultative et propositions)

Marquer un cessez le feu durable

Respect des accords signés

Travailler à l’insertion sociale et professionnelle des membres

Aux Populations Vivant en Casamance, nous les engageons à mener des :

Activités de sensibilisation et implication des populations sur la stabilité sociale

Conscientisation des leaders religieux et sociaux

Création d’alliance susceptible de renforcer la stabilité (identification des alliés)

Solutions viables et vivables

Populations Sénégalaises

Sensibilisation au respect des identités culturelles et intégration aux actions d ‘envergures nationales

Partenaires au développement

Conventions et accords impliquant les partenaires

Rapprochement des protagonistes

Appui à la relance des activités socio culturelles économiques en Casamance

Renforcement de la sécurité

Aux AnE de

se mettre en réseau pour capitaliser les expériences sur le processus de paix, mettre en cohérence les politiques locales de développement et la gouvernance participative, poursuivre les mêmes objectifs de promotion de la paix et de la sécurité au niveau des communautés de bases.

pousser les AnE qui œuvrent dans le même domaine à travailler en réseau, à mutualiser les connaissances et les expériences.

S’inspirer de nos traditions culturelles pour mieux impliquer les acteurs dans leurs diversités (hommes femmes jeunes adultes ethnies guides religieux, de lignages etc.

à tous acteurs, de

- Participer au désenclavement des régions périphériques ; l’Etat doit investir en Casamance pour faire disparaitre les frustrations

- Favoriser la Culture de bon voisinage à cultiver entre les peuples des pays voisins

- Implication des femmes dans le processus de résolution de la paix (Kabonketor, femmes du bois sacré )

- Promouvoir une démarche participative dans la recherche de la paix en combinant mécanismes institutionnels modernes et traditionnels et en ayant recours aux langues nationales

- Renforcer l’éducation à la paix dans le système formel, non formel et informel en ayant recours aux langues nationales

- Inciter l’Etat a développé une politique de prévention des conflits dans les zones sensibles (gestion minière, foncière, forestière, touristique etc.)

Concernant la participation des syndicats Nous recommandons :

aux organisations syndicales :

- avancer dans la voie de l’unité, se convaincre que la diversité professionnelle, philosophique, géographique n’est pas opposée à l’unité, la complémentarité dans la réflexion, dans l’organisation dans les luttes, dans le partage des expériences, dans la participation au développement économique et social.

- Promouvoir une démocratie interne

- Assurer la formation continue des militants et sympathisants

Pour ce faire ils doivent avancer dans la création d’une Force Unifiée Démocratique (FUD) experte en analyse, communication et formation et solidaire dotée d’une plateforme commune, d’un plan d’évolution concerté et d’un plan d’action articulant les défis à court, moyen et long terme.

Ils doivent renforcer leurs actions au sein des AnE, du Forum Social Sénégalais et dans le Comité de suivi des Assises Nationales. Forts, ils peuvent mieux négocier avec l’Etat et le Parlement, se faire respecter par le Judiciaire.

L’Etat doit se prononcer sur le plan stratégique du CNDS et appuyer toutes les structures de médiation sociale. Il doit mieux associer les syndicats dans l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques.

Les collectivités locales et les partenaires au développement doivent renforcer leur coopération avec les organisations syndicales.

THEME : MIGRATIONS

Concernant les FEMMES MIGRANTES

Pour une amélioration de la qualité et de la portée des pratiques de participation, nous recommandons :

Aux ANE, de :

Mettre en place un cadre de partenariat chercheur universitaires et des OCB

Création de conditions de lutte contre les phénomènes migratoires (développement des AGR et de plan de formation dans les zones de départ et les émigrés)

A l’Etat, de

Développer une politique migratoire partagée et cohérente, sur la base du partenariat Etat/ANE

Impliquer les collectivités locales afin qu’elles puissent faire de la migration un domaine des politiques publiques locales et un outil d’appui aux progrès économiques des zones de forte migration

Former et/ou sensibiliser les consuls sur la gestion de la migration

Travailler véritablement sur les statistiques et bases de données sur la migration féminine

D’assurer la protection des femmes migrantes en situation de vulnérabilité relative à l’article 189 du droit au travail domestique de l’OIT à ratifier aussi

L’immatriculation des Sénégalais de l’extérieur et renforcer leur connaissance des lois et règlement dans les pays d’accueil

Aux collectivités locales

Aux partenaires au développement Concernant la capacitation des OSC et migrants pour la maîtrise des politiques publiques et l’influence sur les prises de décision :

Pour une amélioration de la qualité et de la portée des pratiques de participation, nous recommandons :

Aux ANE :

Consolider les actions d’influence des ANE au niveau régional pour arriver à régler le problème de la migration dans chaque pays

A l’Etat :

La mise en place d’une politique migratoire pour palier à l’insuffisance des cadres d’échanges / réflexion (Etat, collectivités, ANE) sur les politiques publiques

A tous acteurs, de :

Renforcer les compétences et capacités des acteurs à participer aux évaluations des politiques publiques

Par ailleurs, nous avons acquis la conviction que les acteurs sont interpellés à agir sur le niveau décisionnel, local, national et sous régional ; La décentralisation doit être un support important de travail sur les politiques territoriales. Dême, il faut travailler à l’intégration des émigrés dans les collectivités locales et dans les actions à prendre et assurer une action bien coordonnée entre les intervenants

Les stratégies devront mettre en avant :

Moralisation de la vie publique avec une administration à l’écoute des préoccupations des populations

Renforcement du poids de la société civile nationale avec une connexion internationale

Faire valoir les expertises (CARITAS et ARD) dans la formation

Un document de base et de mise en œuvre opérationnel pour entamer la mise en œuvre des différentes interventions des ANE et de l’Etat (la décision sera prise en concertation)

S’investir sur le travail décent surtout dans les régions frontières du Sénégal en particulier pour les couches vulnérables,

Concernant la migration des mineurs et l’exploitation des enfants

Les recommandations fortes pour une amélioration de la qualité et de la portée des pratiques de participation sont les suivants :

ANE

Les ANE et les missions diplomatiques peuvent contribuer à assurer la sécurité des citoyens en cas de conflit,

Mobiliser la société civile pour une application des lois

S’appuyer sur des leviers qui existent pour influencer les politiques publiques

A l’Etat Pour barrer la routé aux « entreprises » de la mendicité :

Application des lois nationales et sous régionales sur l’exploitation des enfants

Impliquer les autorités au niveau local comme base de la protection de l’enfant

Aux collectivités locales Développer une intégration des collectivités territoriales à travers la CEDEAO pour une prise en charge concerté du phénomène de la migration des mineurs,

A Tous ACTEURS

Travailler à la mise en place d’un cadre légal ANE/Etat qui pourrait jouer un rôle clé sur la question de travail des enfants, l’exploitation des enfants, la traite des enfants et la migration de travail des enfants

Développer le monde rural pour palier au phénomène de la migration des mineurs en contribuant à la réduction du niveau de pauvreté des populations acteurs et victimes,

Concernant les dynamiques communautaires dans les phénomènes migratoires.

Les recommandations fortes pour une amélioration de la qualité et de la portée des pratiques de participation sont ci-dessous répertoriées :

Les AnE

Favoriser la synergie entre ANE face à la complexité de la migration

L’Etat

Promouvoir un environnement institutionnel favorable afin d’impulser un mouvement d’ensemble des ANE pour l’élaboration d’une véritable politique migratoire au Sénégal

Instaurer ou redynamiser les cadres de concertation afin de faciliter les échanges et permettre aux ANE de participer aux prises de décisions

Renforcer l’appui des partenaires au développement pour la création d’emploi en continuité dans actions de sensibilisation des jeunes potentiels candidats à la migration

Ratification du Sénégal de la convention 97 et 143 de l’OIT

Faciliter l’accès au foncier des migrants dans leur territoire d’origine pour le développement de l’agriculture

A tous acteurs

Prendre en compte les dimensions protection et sécurité des migrants dans le contexte de crises sociales, économiques et politiques au sein des pays de transit et d’accueil

Veiller au respect et à l’application des textes et conventions relatives à la migration

Accorder une attention particulière aux migrations intra-africaines et à la dynamique ouest africaine autour de la CECEAO

Promotion des échanges culturelles et la création d’un cadre d’échanges entre la main d’œuvre local et celle acquises à l’étranger

Insister sur les investissements pérennes des migrants en phase avec les OMD

Développer des cellules de communication avec les sénégalais de l’extérieur pour les orienter et informer en relation avec la mise en place du plate forme des ANE sur la migration avec des échanges régulières et statutaires.

Plaidoyer sur la dépolitisation des Sénégalais de l’extérieur, notamment, pour l’état, en confiant la gestion du sous-secteur à un technicien et non un politique

Pour ce qui concerne le sous-thème « Migration, l’insertion professionnelle et financement du développement »,

Pour une amélioration de la qualité et de la portée des pratiques de participation, les participants recommandent :

Aux ANE Promouvoir une meilleure structuration des collectifs des migrants au plan communautaire

A L’Etat Créer un cadre juridique et institutionnel propice à l’investissement : orienter les migrants vers les secteurs productifs

A tous acteurs, de :

Doter les migrants de réelles capacités techniques et professionnelles afin de susciter l’entreprenariat

Promouvoir l’éducation financière des migrants et de leur famille

Elaborer des projets incitatifs dans le dessein de fixer les jeunes sur leurs terroirs respectifs

Promouvoir la sédentarisation des initiatives

Concernant la promotion d’une approche droit dans le domaine Migration

Nous recommandons :

Aux ANE, de

Pousser le gouvernement a ratifier les conventions internationales Convention 97 et 148 et Les droits socio économiques afin de faire bénéficier aux migrants le maximum de protection.

Contribuer à développer des mécanismes de prévention et de protection en cas de conflits.

Favoriser une alliance avec les ONG du Nord et du Sud et les organisations syndicales par rapport à un agenda commun de mobilisation

Accorder une attention particulière sur la question des migrants en détention par l’Etat en mettant à leur disposition d’un pole d’avocat pour assurer la défense de leurs droits.

A l’Etat, de

mise en place d’un cadre ANE et Etat pour trouver des solutions car les responsabilités sont engagées et partagées

A tous acteurs, de

Utiliser les radios communautaires pour faire diffuser des messages et programmes de sensibilisation à la base

Utiliser tous les canaux d’informations pour sensibiliser et s’indigner des pratiques

Mettre en place un observatoire de la migration Etat / ANE

Veiller au respect du droit des migrants et réfugiés accueilli au Sénégal

Le suivi et mise en pratique des recommandations de l’université

Revisiter le cadre législatif et réglementaire relatif à la protection des mineurs

THEME : DROITS HUMAINS

Concernant l’accès à la justice

les Recommandations des participants :

A l’Etat

- impliquer les acteurs non étatiques dans le programme d’Appui du projet sectoriel justice ;

- augmenter les ressources de l’assistance judiciaire et améliorer sa structuration ;

- humaniser la justice dans la dimension financière et sociale ;

- Créer un observatoire national de la justice

Aux collectivités

- démocratiser l’accès au droit en sensibilisant au mieux les populations ;

- veiller a la formation

- encourager la création des boutiques de droit

Aux Partenaires au développement

- Redéfinir le rôle de la composante AnE pour favoriser une synergie avec la composante «Gouvernance judiciaire » ;

- appuyer la capacitation des ANE ;

Aux acteurs non étatiques

- garder et élargir le cadre participatif de l’accès au droit et à la justice ;

- élargir les synergies d’actions pour l’émancipation des citoyens par rapport à leurs droits ;

- construire et/ou consolider le partenariat avec l’Etat, le Barreau, l’Association des Jeunes Avocats et l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) pour un meilleur accès au droit et à la justice

Concernant les violences faites aux femmes et aux filles

Les recommandations sont :

A l`Etat

- - Formation des forces de défenses et de sécurités et aux auxiliaires de justice,

- - Reforme du code de procédure pénale et du code pénal

- - Donner le droit aux organisations civiles d`ester en justice

- - Promouvoir l`assistance judiciaire des femmes victimes de violences.

- - criminalisation de certains délits pour dissuader

- - promouvoir l`éducation des droits humains et la citoyenneté à l`école.

Aux collectivités

- Sensibiliser les femmes sur la nécessité d`exiger le respect de leur corps et de leur âme,

- Sensibilisation des hommes sur les effets néfastes des violences et sur les droits humains des femmes

- Encourager une culture des droits de l`homme au Sénégal

Aux partenaires au développement

- soutenir la capacitation des AnE

Aux acteurs non étatiques

- Encourager la synergie malgré la diversité des acteurs

- Aider à définir des politiques plus efficaces concernant les violences faites aux filles et aux femmes.

- travailler dans la mise en œuvre des statistiques,

- adopter une méthodologie dans la lutte contre ces violences.

concernant l’accès équitable à la terre

Les participants recommandent :

A l`Etat, de

- Faire un audit foncier avant d`étamer une reforme foncière,

- Réparer les dommages subits par les populations,

- Associer les organisations de la parties civiles et les organisations - paysannes dans le processus de reforme foncière,

- Elaborer une reforme foncière qui sécurise les droits des populations dans le respect des valeurs sociales,

- Privilégier le pourquoi et la finalité de la reforme,

- Faire un moratoire sur l`attribution des terres a grande échelle

Aux collectivités locales, de :

- Accompagner une politique agricole pour un développement durable et équitable qui fixe les jeunes des terroirs.

Aux partenaires aux développements, de :

- soutenir la capacitation des AnE

- développer des modèles d`ouvriers agricole en concertation avec les populations

Aux acteurs non étatiques

- Encourager la synergie malgré la diversité des acteurs,

- Aider à définir des politiques plus efficaces,

- s`Impliquer inclusivement dans le processus de la reforme foncière.

Concernant l’accès a la sante comme droit humain

Les participants recommandent :

A l`Etat

- Elaborer une politique publique saine en matière de sante,

- Créer des milieux favorables en équipant les hôpitaux des outils des dernières technologies

- Renforcer l`action communautaire

- Acquérir des aptitudes individuelles

- Réorienter les politiques de sante

- Promouvoir la sante communautaire.

Aux collectivités locales

- une coopération décentralisée a encouragé en matière de sante

- mobilisation des personnels de sante en milieux rural

Aux partenaires de développement

- une grande implication

Aux AnE

- veille

- plaidoyer

- bonne conduite de projet en matière de sante.

concernant la mendicité,

Les participants recommandent :

A l`Etat

L’Etat devra procéder à la capitalisation des initiatives dans toutes les localités.

L’Etat devra piloter de façon cohérente toutes les actions concernant la question de la mendicité. Il se doit d’organiser la solidarité par la création d’une fondation.

Renforcer son action en faveur des talibés et daara par la création d’une agence pour les daaras qui sera chargée de mettre en œuvre une politique clairement définie.

Aux AnE

Les AnE devront élargir leur action dans la synergie.

Aux collectivités locales

Les collectivités locales devront impérativement définir des politiques dans le sens d’éradiquer la mendicité.

Aux partenaires au développement

Les partenaires au développement devront exiger de l’Etat une politique claire sur la question.

Au total, nous pensons qu’il est plus qu’urgeant de valoriser les expériences des AnE. Et ce faisant, il sera nécessaire d’opérer des ruptures de paradigme. On passera d’un Etat "commis" dans son sens péjoratif, à un Etat de droit. C'est-à-dire, d’une administration "administrante " à une administration "développante". Les logiques de développement prendront le pas sur les logiques administratives

Concernant l’éducation inclusive comme droit actuel et non conditionné

Les participants recommandent :

AA LL``EETTAATT

- rendre public le débat sur l’éducation inclusive

- de permettre la sensibilisation et la formation de plusieurs acteurs et autorités : parlementaires, journalistes, OCB, élus locaux, inspecteurs personnel enseignant, ONG, OSC…

- de prendre en charge l’inclusion dans la dernière lettre de politique dans le secteur de l’éducation

- De faire signer le décret d’application de la loi d’orientation sociale

- d’amener les autorités à nommer une personne en charge de l’éducation spéciale au ministère de l’éducation nationale

- de permettre la création d’écoles et de classes inclusives

THEME : CULTURE ET COMMUNICATION

Les recommandations des participants à chaque famille d’acteur :

A l’Etat

Concernant la participation des AnE dans le renouveau et la promotion de l’audiovisuel

- l’appui à la réhabilitation, à la modernisation et à la réouverture de salles de cinéma au Sénégal

- la conservation et à la valorisation des archives cinématographiques et audiovisuelles :

numérisation de l’existant, constitution de la mémoire du cinéma sénégalais, effectivité du dépôt légal de films sénégalais produits, création d’un musée du cinéma sénégalais.

Pour la valorisation du patrimoine et de la diversité culturelle :

- Légaliser l’exercice du savoir thérapeutique endogène de santé

comme composante du système national

- Respecter la valeur d’usage sociale des savoirs endogènes dans l’application des droits de propriété intellectuelle au profit de leurs détenteurs

Soutenir une mission d’évaluation des activités socioculturelles pour identifier les vrais problèmes.

Création d’un Musée National et de centres régionaux de documentation et de collecte des Arts et Savoir-faire traditionnels qui pourrait être mis en ligne sur internet.

Concernant la propriété intellectuelle et professionnalisation des acteurs

Créer des centres de formation pour asseoir et consolider la professionnalisation.

Introduire dans les programmes d’enseignement nationaux des formations à l’esprit d’entreprise.

Mettre en place un dispositif juridique adapté

Veiller à ce que les entreprises de presse et tous utilisateurs d’œuvres s’acquittent des payements

de droits d’auteur auprès du BSDA

Aux Collectivités locales

Concernant la propriété intellectuelle et professionnalisation des acteurs

Soutenir la relance des journées culturelles et autres projets en voie de disparition.

Soutien à la relance et au développement du Réseau des Acteurs Socioculturels du Sénégal

Aux AnE

Concernant la participation des AnE dans le renouveau et la promotion de l’audiovisuel

- Renforcer les capacités des acteurs des radios communautaires à l’utilisation des réseaux sociaux

- Créer une plate forme d’échange d’informations et de productions radiophoniques

- Travailler pour la matérialisation du réseau des Fédérations des radios communautaires de l’espace de la CEDEAO (UFRAC/ CDEAO) et Appuyer au Réseau des femmes des radios communautaires (RIF/Sénégal)

Travailler davantage avec les radios communautaires dans le cadre de leurs programmes pour renforcer leur viabilité financière et les contenus d’information - communication

Pour la valorisation du patrimoine et de la diversité culturelle :

Contribuer à renforcer la vie culturelle et scientifique en Langues et cultures endogènes et impliquer les Détenteurs des Savoirs Endogènes dans les Stratégies de Développement social

Promouvoir l’Organisation annuelle, d’un festival National des patrimoines traditionnels.

Concernant la propriété intellectuelle et professionnalisation des acteurs

Mener des sensibilisations sur le droit des propriétés.

collaborer avec les entités régionales et communautaires et des partenaires au développement.

A la Plateformes des AnE

Concernant la participation des AnE dans le renouveau et la promotion de l’audiovisuel

Renforcer des capacités des membres sur les thématiques de la décentralisation et de la bonne gouvernance et le contrôle citoyen à action publique

Réfléchir sur un mécanisme de financement pérenne.

A tous les acteurs :

Contribuer à la mise en place une convention collective ou une interprofession des métiers du cinéma et de l’audiovisuel (barème des salaires, protection sociale, défense des droits…);

THEME : GOUVERNANCE ECONOMIQUE

Pour une amélioration de la qualité et de la portée des pratiques de participation, les participants recommandent :

A l’Etat, de

Promouvoir la mise en place de processus budgétaire ouverts et une gouvernance participativeles participants recommandent : A l’Etat, de Rendre efficace la surveillance parlementaire de l’action

Rendre efficace la surveillance parlementaire de l’action gouvernementalebudgétaire ouverts et une gouvernance participative Assurer une meilleure application de la règlementation sur

Assurer une meilleure application de la règlementation sur les marches publicsla surveillance parlementaire de l’action gouvernementale Renforcer les moyens des corps de contrôle de l’Etat

Renforcer les moyens des corps de contrôle de l’Etatapplication de la règlementation sur les marches publics Favoriser l’accès à l’information publique (ex :

Favoriser l’accès à l’information publique (ex : directive de l’UEMOA relative à l’accès à l’information publique qui tarde à être votée comme loi par l’Assemblée Nationale.Renforcer les moyens des corps de contrôle de l’Etat respect de la séparation et de l’

respect de la séparation et de l’indépendance des pouvoirs indépendance des pouvoirs

Aux AnE, de :

Lutter pour le renforcement de la culture de l’ accountability (rendre compte aux mandants) et de pour le renforcement de la culture de l’accountability (rendre compte aux mandants) et de la répression de la corruption

Renforcer la solidarité entre les différents acteurs (AnE, Etat),compte aux mandants) et de la répression de la corruption Développer la synergie et décloisonner les

Développer la synergie et décloisonner les espaces d’échange de conc ertation … échange de concertation …

Implication des AnE dans la définition, l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques -évaluation des politiques publiques

Promouvoir une culture de reddition des comptes par les AnE.en œuvre et le suivi -évaluation des politiques publiques La bonne gouvernance au sein des AnE

La bonne gouvernance au sein des AnE (respect des statuts – limitation des mandats, appropriation) limitation des mandats, appropriation)

Création de guichet anti-corruption et bilan périodique et diffusion, y répertorier les corrompus (nom, prénom, fait, lieu, heure, date),des statuts – limitation des mandats, appropriation) Meilleure maitrise de la question des marchés publics et

Meilleure maitrise de la question des marchés publics et veille

Aux Collectivités locales.

Lutter pour le renforcement de la culture de l’accountability (rendre compte aux mandants) et de la répression de la corruption

Aux Partenaires

accompagner financièrement et techniquement les AnE dans leurs activités de lutte contre la corruption

Développer une Synergie des interventions

THEME : ENVIRONNEMENT EAU ET ASSAINISSEMENT

Concernant la participation communautaire dans la gestion dans la gestion intégrée des ressources en eau

Nos recommandations sont de :

- Renforcer la coopération entre les pays bénéficiaires des projets et programmes de GIRE et les partenaires techniques et financiers ;

- Améliorer la coordination entre les organes chargés de la mise en œuvre des projets et programmes initiés aux niveaux tant national, régional qu’international avec les AnE ;

- Renforcer les capacités des AnE dans la mise en œuvre des projets et programmes de GIRE, ainsi que dans la mobilisation des ressources financières nécessaires à la réalisation de leurs activités en la matière ;

- Fournir des moyens adéquats aux AnE afin de leur permettant de s’acquitter efficacement de leurs missions ;

- Renforcer la présence des AnE, y compris celle des femmes et des jeunes dans les processus de participation et de prise de décisions.

- Appui des AnE afin de pouvoir jouer leur rôle

- Implication des populations dans l’élaboration des politiques liées à l’eau

- Révision du code de l’eau

- Organisation des AnE afin de pouvoir faire des contres expertises dans le contrôle de la qualité de l’eau

Concernant la participation communautaire dans la gestion des mines

Nos recommandations sont de :

- Les AnE doivent se battre l’application effective de ces exigences sur le terrain constitue un champ de participation auquel il faut se prépare et au-delà le suivi de l’utilisation de ses revenus perçus pour le développement est également à envisager.

- Les AnE doivent s’intéresser au processus en cours d’élaboration de la politique minière qui sera suivi de la révision du code minier.

- Une participation des acteurs non étatiques concertée engageant des mandataires ayant, un tant soit peu, une expérience pratique des questions minières pour

- défendre entre autres une exploitation minière responsable, transparente et équitable.

- Aménager un cadre de concertation, comme organe structuré et transparent réunissant le promoteur minier, les communautés hôtes et les représentants de l’Etat pour traiter les questions actuelles et futures concernant les rapports entre les parties aux opérations minières, régi par un accord de bon voisinage, qui est un contrat liant les parties intéressées, décrit leurs droits et responsabilités, rappelle les procédures de consultation qui l’ont précédées.

- Le gouvernement doit mettre en place une commission mixte regroupant le secteur privé, la société civile et le monde universitaire autour des représentants du gouvernement afin de mettre en œuvre rapidement les mécanismes de gouvernance participative des ressources minières au grand bénéfice de toutes les populations.

- Mise en place d’un réseau des associations pour pouvoir partager les expériences

- Une plus grande sécurisation dans l’exploitation mais aussi sécurité de des populations environnantes

- Capacitation des AnE avec un encadrement constitué de juriste et d’experts ;

- Favoriser une synergie des actions des AnE

- Lutter contre la dégradation des mœurs devenue de plus en plus alarmante.

Concernant la gestion intégrée des ressources et développement durable

Nos recommandations sont de :

-

Appuyer

en remplacement du charbon de bois pour arrêter la déforestation massive

et la dégradation des ressources naturelles ; le « BIO CHARBON » peut être utilisé dans la cuisine et l’éclairage domestique ;

de sources d’énergie renouvelable

la

recherche,

la

promotion

et

la

vulgarisation

« CHARBON DE BOIS »

- Le gaz

produit par l’ONAS dans le traitement des eaux usées doit être utilisé pour la

production d’énergie électrique, et même de gaz combustible ; cela constituera la création d’une nouvelle industrie énergétique et la génération d’emplois et d’un nouvel créneau porteur de croissance ;

« METHANE »

- Sur le partenariat, il y a une nécessité d’harmonisation des actions des ANE sur le terrain ; cela permet d’éviter les chevauchements et de créer des synergies d’action ;

- Le partenariat équilibré et efficace suppose aussi la révision et le renforcement de l’ancrage juridique des ANE ;

- Créer la

« TAXE ENVIRONNEMENTALE »

répercuté sur le prix du carburant ;

en lieu et place de la taxe de vignette actuellement

- Les ANE doivent adopter des positions plus responsables allant de la

veille
veille

, la

dénonciation

à la

 

constitution

de

partie

civile

pour

s’opposer

aux

projets

qui

contribuent

fortement

à

la

perturbation de l’écosystème, et par conséquent qui entravent le développement durable et la préservation de l’environnement ;

- instaurer des principes tels que celui du

« POLLUEUR » « PAYEUR »

;

- créer un

« FONDS VERT »,

à partir de la taxe environnementale pour capter suffisamment de

ressources et assurer le financement de projets d’envergure sur l’environnement ;

- Intégrer l’éducation environnementale dans le système national ;

- Procéder à la révision du code forestier et du code de la chasse ;

- Mettre

d’avantage

l’accent

sur

ENVIRONNEMENTALE ».

l’implication

des

AnE

sur

la

« GOUVERNANCE

Concernant la participation communautaire dans la gestion durable de l’environnement

Nos recommandations sont:

- La construction d’une rupture avec les mauvais comportements de tous les acteurs (privés, publics, société civile etc.) ;

- L’éducation au développement durable du citoyen tout au long de sa vie doit être un élément moteur des changements requis ;

- Il importe de créer un cadre et susciter des synergies qui puissent inciter chaque individu et/ou groupe d’individus, partout où il puisse se trouver et quelques soient les sensibilités, à agir concrètement et efficacement pour la préservation de la viabilité de la planète

- Amener tout le monde à agir de concert dans le respect des identités des uns et des autres, en considérant le contexte d’urgence et la nécessité de s’inscrire dans la durée.

- Prise en compte dans un cadre intercommunal de la gestion des ordures.

C’est dans ce cadre que l’action des AnE trouvera sa véritable signification.

Concernant les inondations,

Nos recommandations sont de :

- Continuer à prendre en charge les urgences par une intervention accrue des ANE dans la mobilisation sensibilisation des communautés

- Doter les communautés organisées de plus de moyens matériels et financiers pour assurer le relais de l’Etat

- Faire des études pour la réhabilitation des zones inondées

- Prendre des mesures idoines pour déloger et recaser les populations sinistrées

- Faire des études de classification des zones « non aedificandi » (non édifiables) à libérer par les populations (zones de la régénération naturelle)