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www.nicolaslevy.net LE TAROT pourquoi, comment jusqu’ou Ets J.M. SIMON - FRANCE CARTES 27, avenue Pierre-1*-de-Serbie - 75116 PARIS Tél. 720.05.25 - 720.14.21 Jeg F. Y ° > Y Gu Sl Fla cS © Ets. JM.SIMON France Cartes _ France 1981 | TCHALAI pour GRIMAUD 1981 NS Pour Christophe et ses pareils-pareilles qui sont le futur. Vous vous intéressez au Tarot. Vous ne savez pas trés bien pourquoi. Vous pressentez qu'il contient des éléments qui pourraient vous aider & connaitre certai- nes vérités, sur vous-mémes, vos choix et votre avenir, ou sur tout ce qui est resté difficilement_accessible depuis toujours, concernant Ta nature du monde ou la des- tinge de l’étre humain, ce qu'on appelle mystérieusement « La Connaissance » Mais vous ne savez pas « par quel bout » prendre le Tarot. Certaines cartes vous dérangent. Certes, vous y retrouvez des formes, des images, des idées qui vous paraissent familiéres ou exemplaires — mais que faire du VI de coupe, par exem- ple? Si vous avez Iu des livres sur le Tarot, vous vous étes apercu qu’on y rencontre beaucoup de grands mots, beaucoup de morale, et quéTee auteurs semblent tres fe ce quills avancent, tout en restant splutdt flous, Vous vous demandez de quoi ‘ou de’ qui ils détiennent cette autorité, quand vous méme ne parvenez qu’a effleu- rer le Tarot, et si leurs affirmations sont justes : leurs preuves, pour expliquer le Tarot, consis! s'appuyer soit sur d'au- tres_systémes, ‘sur Teurs convictions intimes. Qui ne sont peutétre pas fausses, ‘ailleurs. Mais vous sentez profondément, sans pou- voir l'exprimer, qu'il y a autre chose. Que le Tarot n'est’ pas cet amalgame confus confit et poussiéreux. Vous avez raison : fe Tarot en lui-méme est une construction vivante, une voie pure et intégrale ; c'est vous Seat Univer Vous avez seulement besoin d'un moyen pour le voir. Voici une méthode. Oui, une méthode, méme si le mot vous déplait par sa consonance scolaire et rationnelle. Sachez- le tout de suite: le Tarot, en effet, est une école. Une école simple pour enfants (et ceux qui savent redevenir enfanf§f- Et, en effet, 'accés & ce que l'on nomme irration- nel n'est possible que par une méthode ra- ionnelle. Une métfiode que la science pour- rait accepter, et qui permettrait de Soutenir une série de preuves objectives (et non plus subjectives, basées sur une échelle de valeurs personnelles) de la validité du Tarot. — A Vorée de l’an 2000, ou de ce que les astrologues_disent «'ére du Verseau », l'étude du Tarot fait partie des secteurs qui se situent a la limite de la Science avancée, a laffrontiéreentre deux domaines terminés (tffais qui souvent se recou- pent) : l'inconscient collectif d’une part, dans le gens que C.G. JUNG tui a donné, et les lois holonomiques de I'Univers d'au: tre part. Constituant un ensemble de 78 cartes, mais de séries et de cycles infini- ment plus nombreux, dont chaque élément est inséparable des autres dans un état d'inter-connection * qu'on ne peut pas défaire, le Tarot, serait-il un modéle, une «maquette » de I'Univers ? Vous avez la chance de tenir entre vos mains le Tarot de Marseille le plus chargé d'expérience donc le plus fable qui ait jamais 616 réalisé. Conforme & la tradition dans ses plus petits détails y compris le dos des cartes, taillé dans un bristol épais que _l'usage_ne_déformera pas, dans. des couleurs dues & l'art du chimiste et de timprimeur 1981, mais exactes et trés belles. Voyons un peu comment l'appro- cher. ‘Avec méthode Notre fil d’Ariane sera le suivant : POUR- QUO! |e Tarot existe-t-il? POURQUO! peut-on dire qu'il vient ur? etc. COMMENT trouver dans ie Tarot vos pro- pres schémas intérieurs et ceux communs. @ tout I'Univers connu, sans quitter la réa- Jité_quotidienne Tete. JUSCU'OU- ‘vous ‘pouvez aller, en renongant a la divination approximative st dangereuse, mais en la remplagant par quelque chose de bien plus grand et plus beau : devenir co-créateur de l’Avenir, le vétre et celui du monde... * L'expression d'interconnection inséca- ble, « inseparable interconnectedness » est du physicien, : | : : LE TAROT POURQUOI Commengons par clarifier notre vocabu- laire. Empruntons le sien, parce qu'il est précis et encore impollué par les commen- taires, a la Doctrine d’Albarracin, exposé Par Rodrigo de Azagra. Lidée d’Univers ayant été énoncée, exam ons la de plus prés, de facon rationnelle et progressive. al |. PREAMBULE Lorsque l'homme observe le Cosmos — Cest-a-dire tout ce qu'il y a en lui et autour de lui — il s'apergoit que le Cosmos comporte : — des parties on peut les tou- cher, les mesurer méme si elles sont invi sibles; la Physique contemporaine sup- pose, et démontre er ; que toutes es parties sont sitet foc umes des autres * — — des parties insangibles : on ne peut les toucher ni les Mester, on_n'en_connait niles tit ite contenu exact ; elles sont Mélées aux parties Tangibles comme par exemple l'océan aux pierres qu'il baigne et ceci a tous les niveaux. * Théorie de 1a Bogtstrap Philosophy, tt -véme de Bell re de I’Ordre Implique “eB BOria moore ce univers holo- graphique de Karl Pribram etc. Voir le ‘magazine « Question de » N° 34, 1980, p. 54 263. U'Univers tangible et I'Univers intangible ‘sont en constante interaction. Ainsi dans V'étre humain, le} fest-IT en partie tan- gible (on le dé ''électroencéphalo- gramme) et en partie intangible (s« rie gine et ses aignineat fone maT Iples — pent aux mstruments de Mesure). A univers tangible nous donnons le nom de :{Naturé|; 8 univers intangible beau- coup @e noms, depuis « hasard » jusqu’a « Dieu », Coup d’ceil sur I’Univers tangible + La Nature est complatement assuje a ses propres lois. On n'y trouve pas la cause de l'homme, oad + La Nature, force brutale, nique, apparait poursuivre une « ide" txe> tra, quer la perfection. Elle détruit sans cesse (p. ex. : les individus les plus faibles, les espéces les moins adaptées) pour recons- truire chaque fois mieux : c'est le progrés, "evolution. La Nature ne s'arréte jamais. * Si on cherche la cause de la Nature, on rencontre des obstacles. La cause de la Nature n'est pas dans la Nature, on n'y ffouve qu'un enchataoment ae Con iséquen- ces, d'effets. Ainsi, dans la Nature, la cause de la pluie se trouve-telle dans le nuage ; la cause du nuage dans I’évapora- tion de eau, etc. Et il faut généralement fa combinaison de plusieurs effets pour Produire un événement donne. * La Nature contient par définition toute la matiére qui existe. Cette matigre est régie absolument — on pourrait méme écrire : est tenue en esclavage — par deux codes trés stricts. ABpelons les « codes » dans le sens oi! la législation régit la société par des codes : ce qui va contre eux est liming, ce qui essaie dalaren donors deux est egaloiienrenmme Ces deux codes sont : * ordre * la durée. — L’Ordre : chaque chose, quelque soit son état matériel, solide, liquide, gazeux ‘ou autre, occupe une place dans l'espace méme si l’étre humain ne peut la voir ou la controler: une galaxie, un électron, alr, ocoupent une place dans l'espace. “Cet_ordre_implique un cycle lorsqu'une Ghose prend le place Tune-autre : lo boout en mangeant I'herbe prend sa place; l'homme en mangeant le boouf prend sa place; les vers en mangeant l'homme prennent leur place, etc... D’ou nous voyons apparaitre : fa Durée : une chose prend la place d'une autre en fonction d'une durée qui lui est assignée : tout ce qui naif, meurt lly a une période de vie pour chaque chose. La Nature en elle-méme n’a ni pré- sent, ni passé, ni futur, mais seulement lalles durée (s). *\Espace,\tempa, sont des conceptualisa- ions “GéThomme pour exprimer quill per- Galt Tordte ot Ta durée que Te Nature Tui linpgse sang arrét et sans exception “Et jusqu'ici nous avons seulement ob- Sanit le cosmos, et exprimé, sans faite intervenir aucune appréciation, des consta- tations simples sur I'Univers tangible. Essayons, de la méme facon obj t sans a-prioff, de porter un regard sur I’ nivers Intangible. C'est beaucoup plus difficile. Comment observer ce qu'on ne peut ni toucher, ni mesurer.? Il n'y a pas de base; on ne peut utiliser d’échelle de valeurs tangible. Crest pourquoi la recherche de l'Univers intangible provoque depuis le début de l'histoire de l'homme le plus grand nombre 6 de ; Cela ne veut pas dire que ces fantalsies solent inuilles ou dépourvues de sens! On peut certes adhérer & une religion ou & une philosophie, qui sont des hypothases_construites_parf ir des Tats mas OF peut auesT on uss essayer _Pobserver cet univers intangible. ‘= Nous avons un moyen :regarder la consé- uence permet d'approsher Ta cause-On ne peut voir la cause, mais on peut batir: un mgdele de cette cause. ‘= Comment procéder? Prenons exemple sur la fagon dont un modéle scientifique eat dlabore * Tobsorvateur eifegatre-en certain nombre d'observations. Paralléle- ment, le théoricien (qui peut étre la méme personne que l'observateur, mais dans une ghase différente de celle de l'observation) ‘met erisemble des hypotheses ou supposi- tions. ar geercation des ols -simnlas. obser 1S la Nature, iT en déduil Spnesgueneen Ce ses susr rote dara che envers Te Tarot. Si Je modéle, ensuite, e révéle en contradiction avec une obser- o sée, Mest al il est en ord avec lobservation plus poussée, le modéle est conservé, sans doute retouché. Ainsi, on abandonne =| idées visiblement inapplicables et on mod fie les modéles, qui sont de plus en plus| approchés, done de plus en plus exacts ‘*Rappelons-nous que nous ne pouvons faire qu’un modéle de la cause que nous étudionS*Cette cause n'est pas limitée par les moyens qui dépendent du modéle que Sue ar Taisons. Méme si nous sommes satisfaits de notre modéle, il importe de * Selon I'astronome André BRAHIC, maitre- assistant a l'Université de Paris Vil, dans Te Astronomie », ed, Retz. garder présent a la mémoire que la cause dépasse le modéle... Dans la Nature, dep n'est mystérieux : tout ce qui ingible obéit A ordre et & cures Wats rma ‘éntrer dans Univers intangible, nous commencerons trés len- tement, sous peine de tomber dans la fan- talsie, et seulement en approchant la cause = travers la conséquence. Par exemple, le ‘arot, Te TChing, etc., montrent dans’ la vibration de la molécule et la longueur d'onde de la couleur (tangibles) la_consé- quence d'un modele de 'Univers Tntangi- bie Nous verrons plus loin pourquoi. * Pour approcher I'Univers intangible, nous utilisons une technique : regardons ses effets dans la Nature et mettons les en yroupe pour les examiner. L'observation eulotant Seer mre Se pases comme si seulement : passe comme si la Nature (en elle-méme maitre féroce) ne «voulait » que faire des Sy comme si« quelqué ROSE nde plus puissant qu'elle lui ordonnait en permanence de progres- 62. Dans la Nature il n'y 2 pas de puni- ions, seulement des conséquences. D'ou ceci | —Premiére loi de intangible : la seule chose qui ne change pas, c’est le change- ment. *Continuons d'observer la Nature. Appa- rait une seconde loi, lorsqu’on constate un cycle de 4 choses, ou 4 passages un mouvement qui produit 4 états ditté- rents; un mouvement entre 4 périodes, qui se répate sans arrét (ex. : les 4 saisons). e mouvement de 4 est généralisé dans "Univers tangible, c'est quill est la consé- "Un phénomene, au sens étymologique, est «ce qui se montre », d’oil « ce qui est percu par les sens ». quence d'une cause située dans "Univers intangible. On peut donc avancer une seconde loi, un second élément de notre modeéle de l'intangible : — Deuxléme loi de I'Univers Intangible : il existe un changement cyclique. *Les conséquences de ce changement cyclique se voient surtout dans les étres animés (ex. : enfance, adolescence, matu- rité, vieillesse) mais se manifestent aussi chez tous les autres, minéral compris. +l n'y a ai ordre ni durée (codes du Tan- gible) dans Tintangible, mais on peut pro: Poser une troisiéme loi a placer dans notre modéle. Elle concerne les groupes,*c'est-2- dire tous les ensembles qu'on réunit sous ce vocable : — Troisiéme loi de l'Univers Intangible : il existe un changement séquentiel. * 11 nous semble qu'il y a un maitre dans "intangible, mais nous n'avons pas observé suffisamment de conséquences de cett proposition dans l'univers tangible, aussi n’en ferons-nous pas la quatriéme loi de notre modéle. Pour ne prendre parti en faveur d’aucune religion ou philosophic mais n’en offenser aucune, appelons-le, pour le moment, d'un nom inédit, que nous écrirons : HAZAR. Ce n'est pas le hasard tel que nous le recontrons dans le tangible, mais lorigine de ce que nous appelons nasa Coup d’ceil sur l'homme Les anciennes traditions racontent ces ba- tailles entre « ciel » et « terre », « Yang » et «Yin» c'estadire Intangible et Tangible. OU ontelles lieu ? * Comparons I'Homme au cosmos. Comme lui, il est composé d’un Univers tangible et d'un Univers intangible. C’est un micro- cosmos. Son corps tangible obéit seule- 9 ment aux lois — toutes les lois — de la Nature. Son corps intangible obéit seule- ment aux lois de Univers intangible. L'homme a donc deux maitres : la Nature, ‘maitre implacable ; le Hazar, maitre sublime. *Les «batailles », ou interactions entre le cOté matériel et le coté sublime de "homme, ont produit son évolution. Celle- ci est indispensable : toute personne qui choisit, meurt. Le choix arréte le mouve- ment. Evoluer c'est vivre. Vivre sans évo- luer c'est mourir. Le coms tangible de I’étre humain *Rappelons ce que tout le monde sait. Constitué en majorité de vide et tres peu de matiére, ce corps de 80 kg auquel on Sterait son vide, si c’était possible, tiendrait dans un dé a coudre. De plus, ia chimie prouve que 80 % du corps égalent H,0. Nous sommes liquides ! L’atome, dont le corps est UPaggtoMBrat, ost toujours en mouvement. Ce systéme solaire miniature, 04 tout bouge, ou tout vit, engendre une vibration. Le corps a une vibration qui combine toutes ses vibrations. * Toute vibration peut étre « active », « pas sive », ou « normale ». Celle-ci est une sinu- soidale, combinaison entre la vibration «active », provoquée par exemple par Valerte *, et la vibration « passive », provo- quéePar exemple par une relaxation trés profonde *. Excelente si momentanée (Comme état de vie) une vibration extréme est mauvaise si elle continue : 4 ce mo- ment elle entraine la mort du corps tangi- ble. *Ce groupe de phénoménes, mesurables grace & loscilloscope ou a d'autres instru- * Voir le magazine « Question De», n° 19, 1977. « Le Reflexe-Relax » 10 ments de ce genre, appartient au tangible. n'y a pas de bonne ou mauvaise vibra tion, mais seulement I'interaction de det ensembles vibratoires. Ges vibratite restent invisibles parce que ’ceil ne couvre Pas toute la largeur du spectre, * Si on accepte, dans notre modéle, Ie fait que «l'océan»’ intangible « balane » en quelque sorte toute chose tangible, chaque élément de la Nature du plus petit (quanta) jusqu’au plus grand (galaxie) aura son pro- Pre « océan » intangible qui la baigneltra- verse. On peut l'appeler par exemple, énergie d'essence ou Chi essentiel — ‘comme les Chinois — car sans lui la vie existe pas. homme, dans son cOté tangible, est seulement ‘une machine qui produit’ des réponses, une machine chimique qui pro- duit une réaction chimique a chaque sti? mulus *. Le Cerveau *Reprenons notre observation du corps tangible de l'homme en allant du plus au moins grossier. * La vibration extérieure du corps vient de groupes de cellules. Connecté a une grande quantité de ces groupes, voici le Cerveau systéme nerveux. C'est une ma- chine, ordinateur bourré de mémoire non localisée. Il commande a l'ensemble des parties tangibles de l'homme, visibles ou non. * Il apparait comme le maitre du Tangible. Mais il obéit & « quelque chose » de plus puissant que ‘ui * Le cerveau est une mécanique : il opére des combinaisons et permutations de sti- * Stimulus : excitation courte (mais qui peut se répéter), " muli ; il est programmé pour cela. Il exécute, mais ne fait rien lui-méme : il n'y a pas de coved URNS TE SpaMmBtexoide ni rovule, mais seulement un code qui permet au cerveau de $¢ fabriquer. (car la molécule d'A.D.N. **, “Comme le spermatozoide, a SON propre environnement d’énergie d’es- sence, ou Chi essentiel). Sans le cerveau rien ne fonctionne dans l'homme. Me ‘on peut le comparer a une machine |.8.M. : sans programmateur, sans électricité, il ne « marche » pas... * Entre le monde tangible et le monde intangible de homme existe une connexion. Appelons-l& « personne » ou « moi » ou mieux : ego, car le terme préte moins & confusion. Nous dirons en raccourci que c'est un mini-trou_noir. (Pour |'astronome, le Trou Noir estan endroit ou la matiere tangible semble disparaitre, et_non se transformer, donc échapper a l'ordre et durée, auxquels la Nature assujettit tout ce qu'elle contient, comme nous |'avons vu.) * Le cerveau n'est que tangible : on peut le manger. On peut faire des exercices pour développer le fonctionnement de l'hémisphére droit ou de I'hémisphére gau- che. Trés intéressant, mais ce n'est que du sport cérébral. Si tu vénéres le cerveau, tu vénéres une machine. LV’EGO *C’est I'intelligence du cerveau : on ne A.D.N. : acide désoxyribonuciéique : groupe d'acides nucléiques qui donnent, par hydrolyse, un pentose. Leur réle est pri- mordial en génétique, il permet aux carac- téristiques de la cellule d’étre dupliqués, reproduits. 12 peut le manger... Il a la possibilité de com: muniquer avec la machine par I'intermé- diaire de 492 langages, ou comporte- ments — un comportement « physique » ‘ou «moteur »; un comportement « sensi- ble», un comportement « mental », en fonc- tion de échelle de valeurs de individu. II fabrique des rétlexes conditionnés assor- tis de réactions chimiques" d'aprés cette échelle de valeurs. (Exemple : la moutarde me monte au nez chaque fois qu’on me traite de pauvre type. Pas si l'on me traite de merveille. Dans mon échelle de valeurs, merveille est trés haut ef pauvre t Ss bas) ~~ ~~ L’échelle de valeurs + Le « Mental » dgtesmine ce qui convient, et ce qui ne convient pas. On fabrique son échelle de valeurs, depuis son premier souffle, selon celles de son propre entou- rage. (Plus étendu est entourage, plus grande est I'échelle de valeurs.) Une ré- Ponse conditionnée commence a se for- mer. * En permanence, l'homme fournit des réactions aux stimuli qu’il regoit. Tout est réaction & une réaction. L’échelle de va- leurs engendre un comportement qui conduit la vie : nous faisons les choses agréables — selon le comportement sensible — pour les autres ou nous-méme parce que ce sont celles «qui convien- nent» : Rien de sublime ! Tout se fait 1a pour sastare-wrimterst ot a la gonye- nance. *On constate des modifications dans I'ana- lyse chimique de la balance hormonale : par exemple un flux d’adrénaline prépare Yorganisme a affronter ou exercer une agression. 13, * Mais parfois, on fait quelque chose qu'on qualifie de spontané ("une grande force ma pris”...). Ce n'est pas EGO qui mar- che (exemple : sauver quelqu'un qui se oie, « tomber » amoureux) car avec sa logi- que, son sens de la convenance et de I'in- térét, il émp&cheralt la ée. La Réponse spontanée *Celle-ci est plus forte que tout : elle vient de intangible. Elle eStsutste, mats engendre la souffrance car elle ne tient pas compte de T'échelle de valeurs. Cela peut @tre dangereux, jusqu'a ta propre destruction inclus, mais tu le fai + Exemple : l'amour selon TEGO peut étre physique (attraction motrice, vibratoire), sensible (agrément), mental (convenance, assortiment) ou _tout_ensemble_dans le meilleur cas. L'amour qui vient de Tntan- gible est sitrg Cette force spontanée fait faire"des choses qui seraient jugées ,\* impossibles » selon I’EGO. L'univers su- \lolime*, & ce moment, se} * Dans son évolution, I'étre humain cher- che le Sublime, le contact avec: I'Intangi- ble ; il essaie de scruter le HAZAR. *Cela n'est possible que s'il accepte d'abord de reconnaitre qu'il se trouve sou- iis aux contraintes du Tangible, de regar- der comment elles se_produisent, sans antigiper de TTntar jour commencer. ine Se Taconter dHstorrs"* Pourquoi ce préambule un peu long? Drabord pour que le vocabulaire que nous allons utiliser dans les prochaines pages soit bien clair. Ensuite pour montrer ce * Littéralement : au-dela du seuil. ** Cette premiére partie peut étre considé- rée comme un résumé de la doctrine @'Albarracin. 4 Qu'est une approche objective et méthodo- logique de Univers ou nous vivons. Troi- siémement pour comprendre comment ‘fous aborderons le Tarot. Ce merveilleux Modéle de la connexion tangible-intan- able nous montteTeEaeux univers Nous Observerons le tangible pour observer les Modéles qu'il nous propose. Ce n'est qu'en- suite que nous commencerons & rencon- trer l'intangible sans tomber dans la fan- taisie. Cette démarche se place 4 Lopposé de celles qu'on prend, d'habitide, dos quill s'agit d'ésotérisme. Pourquoi parler d'ésotérisme ? Pourquoi le Tarot existe-til ? Avangons courageusement dans la forét des ill et des spl vocable, maya, les unit en sanscrit) 1 LE TAROT, CONNAISSANCE CODEE L'académicien Jean Fourastié déclarait en février 1979 : « J'ai toujours pensé qu'il y a deux sources d'information pour 'homme la_Révélation, sans _quoi_nos_ancétres Nlauraient i re. et aussi la Science. A partir duMoment ow elle a existé, la Science nous donne sur l'univers des infor- mations qui sont & mon avis finalement f{de_méme nature que ce qu'on appelle lation dans la foi Chrétienne. Ce sont dans les deux cas, des informations sur "Univers. » Science et Révélation * Ce raccourci remarquable dessine Ia si- tuation que l'homme contemple comme sienne aujourd'hui. Depuis cinquante ou méme trente ans, pour définir Lint ou la « révélation », on ne cherche ae lus a se rattacher a la télépathie, a la magie, & un 15 fluide transporteur ou autres choses,en fait encore plus mal connues que intuition. Gn agiten sserentques Cesteore sams faire intervenir une hynothése avant une observation. On analyse le contenu de I'in- tuition avant de proposer une théorie sur a nature de I'intuition. * On s'apergoit qu’en rédulsant I'intuition & Vessentiel, en écartant provisoirement les foyens ou les clrconstances apparentes qui lescortent ou 18 MENTS restent, i sagt d'information. Rien n’interdit, en: le batir un modéle sur la provenance de I'in- formation : scientifiquement. ‘* Mais avant d’étre devenue, depuis quel- ques années seulement (et encore, pas pour tous les scientifiques malheureuse- ment) un outil tr€s fin au champ illimité et qui respecte la matiere sur laquelle elle se penche, sans |a réduire aelle, la science a longtemps évoqué une marialié-abas: sante* et une étroitess“de regard qui ont ‘YREue une longue période et blessé les consciences. * Par réaction, une méfiance s'est déve- loppée contre’ la toute puissance d'une science encore peu digne de ce nom. on croyait que la science condamnait lesprit, ‘ou, dans un langage moins chargé, que le tangible cherchait a nier intangible. Aussi gardait-on secret ce qui relevait d'in- formations non probantes et non prou- vées, que ce fat une révélation, par défini tion,” personnelle ou que ce fit un ensei- gnement transmis par une longue chaine * Qui demeure dans la béte. Comparez avec ce passage de saint lrénée de Lyon, ennemi juré des gnostiques en 200 apres J.C. : «Je n’adore pas la matiére mais J'adore mon Créateur qui me sauves s'est fait matiére » (voila la_Révélail 16 de maitre & disciple ou de frére a frére a travers les sidcles et dont les bases — des révélations — avaient été soigneusement dissimulées. Ceci dit, il ne semble pas qu'aucune société initiatique ait consciemment mis «on» message dans le Tarot. *Si vous désiriez scruter I'intangible et ‘comme, dans le cas le plus fréquent, vous- méme n’aviez pas de révélation**, ou tres vague et non fiable, vous pouviez seule- ment essayer dentrer dans une société initiatique ou il n’était pas question de iscuter_ ce qu'on vous enseignait au CGaRE oouttey ou" oo quron vous faisalt faire. II ne s’agit pas ici de mettre en cause la dignité ou la validité des sociétés initia- tiques et leurs procédés, au contraire : leur role consiste & faire marir ’étre humain par un contact approprié avec tous ceux qui sont plus mars que lui, et, justement, de transmettre certaines vérités aux critéres scientifiques. Plusfeurs cou- rants, basés sur des révélations différentes en apparence, constituent l'ésotérisme transmission de ce qui est caché au grand nombre. * Plus l'on remonte dans le temps, plus la dichotomie ntue entre « révélation » et « science (attics) celle-ci n'existant méme pas encore, + Onne pouvait donc transmettre les « révé- lations » que sous une forme trés dissi- mulée, trés autoritaire, et seulement aux hommes qui ne les déformeraient pas*, c'est-a-dire qui avaient suivi une formation * On 'espérait du moins, mais a travers les ges elles se sont presque complétement vidées. ** Ce qui ne se produit que dans certains états d’étre.. : particuliére. Les « révélations », si diffé- rentes du contexte banal de la’ vie quoti- dienne, pouvaient meurtrir des étres non préparés, d'ol I'adage, que saint Mathieu a repris (Vil, 6) « Margaritas ante puercos » : n’offrez pas eee a arco perles aux pourceaux. Mettre a la portée de quelqu'un une vérité qu'il n'est pas en mesure de comprendre et/ou de vivre engendre une blessure qui peut étre tres grave (suicide). C'est pour- quoi aborder le Tarot provoque des irrita- tions ou désordres quand vous n’avez pas le moyen d'y avancer. L'intérét de ces irri tations est de maintenir votre curiosité assez vive pour que vous progressiez C'est-&-dire comment se déroule en vous la bataille du Tangible et de I'intangible qui foluer toute la race humaine par vous... Codage et décryptage “Comment mettre ces « révélations » & Vabri ? II fallait les exprimer dans un lan- gage qui ne f0t pas accessible a n'im- Porte qui : un langage codé. Le codage constituait une condition essentielle de la transmission. Rappelons-le : ces « révéla- tions » étaient des informations sur le cos- ‘mos, sa nature et celle de l'homme ou plu- tt : sur le Tangible, intangible et leur rencontre. Quelque chose d’explosif, de ter- fifiant! Surtout pour les. régimes. politi- ques ou religieux en place. ime de représentations, de symboles. Ainsi le Yi-Ching, ’Astrologie, VAlchimie, la Kabbale, etc... ou le Tarot. * C'est pourquoi le Tarot reléve d'abord de la cryptographie, c'est-a-dire l'art de trouver le sens d'un message sans connaitre le le ou la clé, ou, plus exactement, Ta ptographie étant récemment devenue * Le codage est l'art da cach nu dun ige Sans talterer. On a donc Tecours 18 une science exacte (en partie grace a I'utl- lisation de ordinateur, extension du cer- veau hors du corps),de l'art du décryptage. Jacques Bergier* notait que la crypto graphie s'est développée paraliélement & TAlchimie et & l'Esotérisme. *Le code utilisé pour coder la connais- sance dans le Tarot est d’une grande sim- : son évidence méme sert & le pro- . (PTGS compliqué- femple, Paratt le recours & la connaissance du tra- jet des planetes [comme dans I’Astrologie] ou de la spagyrie [comme dans |'Alchi- mie] bien qu’Astrologie et Alchimie aillent beaucoup plus loin que le code qu’elles empruntent,) * UL suffit de regarder le Tarot pour décou- “dis cone er osaar Sane a paTIce et sal priori. Le seul a priori sera que, pour le moment, vous n’allez pas rectifier |e Tarot et que, pour le moment, vous le pre- nez comme il est. Tarot et systéme nerveux * Mais l'art du décryptage ne doit jam: s'écarter de l'instrument du. décryptage. Cet instrument n'est autre évidemment que le cerveau (reportez-vous sans cesse a la premiére partie de la notice). Sans le pro- grammateur ou I'électricité il ne marche pas! *Cet instrument est aussi le_matériau- dépositaire privilégié de la Révélation. Cependant nous ne savons pas (encore) utiliser a la fois comme outil et comme * Ecrivain, co-auteur du « Matin des Magi- ciens» qui a changé les habitudes de pensée des occidentaux, philosophe du pa- radoxe, Jacques Bergier était doté d'un reil_ oculaire particulier et d'une_mé- tale absolug "au miveau Fumain au Beeeaesole 19 Se ‘matériau. Ainsi une cuiller: vous pouvez remuer la créme au chocolat avec, ou bien Prélever la créme dedans, mais pas les deux en méme temps. Je prends -cette cuiller dans le Tarot : le Mat la porte sur son épaule. (Regardez déja comment.) * Nous devons utiliser un systéme de mi- roirs : le Tarot nous montre une image que le systéme nerveux permet de reconnaitre dans la partie intangible de l’étre humain, sy = ss est _programmé pour établir des permuta- ions et des combinaisons de stimuli, C'Univers dans sa féroce marche en avant, Permute et combine sans arrét. Il faudra done ne pas oublier que le Tarot, aussi, se base sur des permutations et combinai- sons ! Brave description du Tarot Le Tarot de Marseille se présente sous la forme de 78 morceaux de carton rectangu- laires de 12,3 cm sur 6,5 cm, dont les coins sont arrondis si l'on veut éviter quills se coment a I'usage. Un trait noir rectangu- laire d'1 mm de large délimite le contenu de chaque carte : 11,6 cm sur §,7 om a l'in- térieur du trait. * Le dos est « taroté » en bleu, c’est-a-dire une couleur et un dessin optiquement neu- tres, qui n’arrétent pas I'attention et ne ris. quent de qristalliser aucun effet psycholo. dlque lorsauar se» fos cares, ieee pleinement s'exercer les formes et cou- leurs de la carte qu'on retourne. * On compte 22 cartes qui paraissent for- mer un ensemble, car elles sont toutes composées de 3 éléments inégaux par I'es- Pace quills occupent, isolés par un trait noir d'1_ mm de large : en haut un nombre, en chiffres romains ; au milieu une image, et en bas, un nom’en majuscules. Deux 20 cartes échappent a cette régie : l'une a un numéro et pas de nom et aucun bandeau Pour placer le nom, I'arcane® Xill ; autre a un nom, et un bandeau qui ne porte aucun. nombre, le MAT. Nous verrons plus tard, en gros que I'arcane Xill est donc innomable et le MAT innombrable et qu’elles sor Superposables. Ces vingtdeux cartes ont regu — on ne sait pas de qui — la dénomi- nation d'« arcanes majeurs ». * Par ailleurs, sur Tes 56 cartes restantes qui ont regu on ne sait pas de qui la déno- mination d’« arcanes mineurs », on en dis- tingue quatre, représentant chacune une image différente, sans nom, ni chiffre, ni bandeau a cet effet; seize représentant chacune un personnage différent, avec un nom placé dans un bandeau sous l'image excepté le Valet de deniers qui porte son ‘nom verticalement ; quatre séries numéro- tées Sur Tes colés des cartes, dans un ordre croissant, de Il & X, excepté la série qu'on appelle « deniers » par comparaison avec quatre personages qui en portent, et sont intitulés « de deniers ». Les seize per. sonnages appartiennent & quatre « famil- les » (roy, reyne, valet, cavalier) qui prolon- gent les ‘séries et portent les noms de : Coupe, épée, baton, deniers, les trois pre- miéres au singulier et la quatriéme au plu- riel. ‘Ye Chiffre, image, nom gu leur absence, onte sent ae Hf Aucune carte n'est moins importante ni intéressante qu'une autre. Chacune compte dans le systéme de combinaisons et permutations. Certes, quelques-unes * arcane : opération mystérieuse, par réfé- rence aux opérations alchimiques. C'est le ‘nom qu'on donne en général aux cartes du Tarot, principalement les arcanes majeurs. a marquent des axes, ou des points de repére, mais un général sans simples sol- date pe g une palie- d épauletiss et pas de pouvoir d'exécution: La saule.vole ésotérique francaise * Le Tarot de Marseille, constitue la seule vole ésotérique purement européenne, qui permet aux Francais de travailler dans leur langue. D’autres ont manifesté une vigueur Particuliére en France mais ont été prati- quées en Egypte, en Chine, comme I'Alchi- mie et I'Astrologie (ce « code » devrait plu- 10t étre appelé « le Zodiaque », I'Astrologie représentant le d&velonpement didactique qu'on en a tiré). La Kabbale ne peut étre qu’hébraique méme si elle reste accessible aux non-uifs et_peut leur étre utile. Le Ching, & moms PETE Wecrypls. dune fagon abi , est imprati- [|eable pour les Occidentaux car il oblige a passer par un livre. Libération et délivrance : le livre et la carte Avec le mot :[llvre|nous voici parvenus & une chasaigre'delicate. + Nous allons, par le biais du vocabulaire fagonne le long du temps par I'inconscient collectif, aborder la spécialisation hémi- sphérique, cest-a-dire : les deux fagons de percevoir information par l'intermédiaire — le seul — du cerveau. Nous ne pouvons descendre dans les profondeurs du voca- bulaire mais seulement utiliser comme « langue des oiseaux» procédé si familier aux jungiens”, une compréhension Plus fine de notre sujet. * Le Tarot, pas plus que l’Alchimie, le Zo- diague, le I-Ching, etc. pest un livre. Livre exis teen! du mot Tatin liber : le livre a 6t8 créé pour rendre la mémoire libre. Suivons cet Snchainement 22 Zona ies gens aul veulent vous rendre I bres vous proposent un livre ; exemple : Le* Capital de Marx, Te Petit Livre Rouge de Mao; Le Petit Livre Vert, de Khad: Appel du Dix-Huit Juin Quarante du Géné- ral de Gaulle, (pour rester dans le domaine politique). Sauf ceux qui se sont groupés autour de l'Appel du Dix-Huit Juin et se sont baptisés « compagnons » (com- pagnon, du latin : cum et panis : qui par- tage le pain), ceux qui se groupent, dans le but de se/ vous libéren. autour d'un livre, font partio Se-eyanTs et s'appelient entre eux : camarade§ (de camara, la chambre). Une chambre selon le dictionnaire Larousse, est _« une piéce d'habitation ou on couche ». Ou on dort. Donc les camara- des partagent Te _gommeil; ne se retrouventte Bas On GgTS * Quand on dort trés profondément, on dit qu'on dort « sur ses deux oreilles » (on est sourd..) ou qu'on dort « & poings fermés »... 'Comment pouvez-vous croire étre libéré par Sane Gur omer man Termse? Cependant 11S Se-SATTOMT Te POT TET “Par ailleurs considérons la libération. Quand un prisonnier a été libéré, la prison demeure ; le prisonnier n’est pas sir de n'y jamais revenir. Par contre lorsqu’une accouchée a été délivrée son iealera bus analf-amats. ta deliance marque uné action définitive, !a libération une actor momentanée. Dans les arcanes majeurs du Tarot, la Papesse (II) a un livre devant elle et le Monde (XX) a un livre der- * Se reporter en particulier aux ceuvres tienne Perrot, par exemple « Coran Teint » et autres éditions de la Fontaimete Terre. ** En développant une idée de Pierre Le Rumeur. 23 J rigre ui: il est sorti du livre, il est délivré. La Papesse n'est que libération; c'est peut-étre un bon début, mais pas une belle fin. Le Tarot montre (eComemnn-oe Ta Te vrance, ge la sortie du livre. * Le livre met en jeu les mécanismes de la lecture, mécanismes gxtrémement raffinés supposant une rganidatlon-poussd poussée d'un grand nombre d’éléments, et dont Fancrage physiologique est localisable dans I'hémisphere je du cerveau, qui gouverne la partie droite du corps. (On est «adroit » ou on agit « gauchement »). #11 y a deux hémisphéres dans le cerveau, traversés par un sillon, la scissure de Rolando. Au cours de l'évolution de l'es- péce humaine ils ont acquis une spéciali- sation trés différente. «La spécialisation hémisphérique est sur- venue du fait de la différenciation des mécanismes moteurs du cerveau. Quels furent les actes moteurs qui, au long de histoire de ’évolution, procurérent la pres- sion sélective qui a engendré cette spé lisation telle qu'on la voit dans I'homo- sapiens ? » se demande Karl Pribram* * Par contre les mécanismes de intuition, cest-a-dire d'un procédé rapide et non ve balisé de réception de l'information, ont leur point d'ancrage physiologique dans Thémisphére digit du cerveau, qui est du reste beaucoup moins développé que Vhémisphére gauche, ou plutdt moins «énergisé », moins « utilisé ». Timothy Leary, dans Sa « Neurologique », va jusqu'a affirmer que cette spécialisation de 7 Neuropsychophysiologue et neurochirur- gien américain, professeur a l'Université Californienne de Stanford, auteur de « Lan- gages of the Brain », et un des inyenieurs Gea those Rolonomique (voir plus loin) 24 V'hémisphére gauche au dépens de I'hémi- sphere droit constitue un véritable «.sacri- fige neural » de l'espéce humaine. Ce Ee a ee utes plus _vite et plus intensément que + fue. Les fsmes qu'elle met en mar- che dans le systéme nerveux empruntent les circuits énergétiques de I'hémisphére gral Voila pourquol le Tarot n’est pas un *Lorsque vous désirez vous rendre de Paris & Gibraltar ou & Pékin, pour connaitre le chemin, vous ne lirez pas un livre, vous tegarderez une carte. Certes la carte n'est pas le territoire. Mais elle le représente directement d'une fagon immédiate : voici pourquol Ie Tarot est un ensemble de car- poe “= * Toutefois, vouloir « fonctionner » unique- ment avec Son cerveau au droit, c'est-a-dire seulement avec l'information de nature intuitionnelle, ou « révélative », est une ur. De toute fagon c'est aussi un feurre! votre cerveau marche sans le concours de votre volition. (Et sans le pro- grammateur et I'électricité, cette machine 11B.M. ne marche pas, rappetonsle) Ce serait une erreur car, si elle ne s'applique pas A une structure ohatrane = GAGE aux fécanismes phystologiquement localisés dans 'hémisphére gauche — intuition n'est pas utilisable. C'est d'ailleurs pour- “quot ous avons commence notre appro- che du Tarot par une observation sation- nelle du Cosmos. I, POURQUO! UNE METHODOLOGIE * La méthodologie selon Larousse, est «la partie d'une science qui étudie les métho- des auxquelles elle a recours ». Pour nous, 25 UNNI INTENT eeceeree etree eerErenTeE ee EOCeECEe EEEeEESEECEECEESE plus précisément, ce sera l'art de discerner ia méthode qui convient pour le résultat qu'on désire obtenir. ate * En paralléle avec la spécialisation hémi sphérique du cerveau (notre_seul_outl)) nous utiliserons a 'égard du Tarot, deux méthodes : l'une par l'observation logique et rationnelle et une méthode par Tintuition: (encore faudra-til éclaircir cette notion auparavant). * C'est pourquoi avant de prétendre a se servir du Tarot comme « support de divina- tion », ce qui, jusqu’a présent est le cas de limmense rité de ceux qui achétent Gmraroet | Haier rSbserver, le decrypter, le décoder ; aprés quoi, il sera évident que tre considgré comme tions, il recouvre aa Tors Te schéma de 'évolution collective de I'humanité et celui de I'évolution individuelle, Lire et délire * Les ensembles et les combinaisons des arcanes majeurs et mineurs s‘étendent & toutes les possibilités de l’expérience humaine y compris l'expérience & venir, ainsi que toutes les situations psychologi- ques. * Contrairement a tous les exégétes", qui tentent de justifier le Tarot comme survi- vance du passé, on peut montrer aujourd'hui que (le TaroT Vient du. parce que ses niveaux mnification apparaissent de plus en plus et tendent a Gng-sor «ction, sans qUeTe code jodfié en quoi_ qu é * Ce qu'il faut découvrir avant d’oublier que vous savez lire, avant le dé-lire, avant de «tirer » les cartes, c'est le contenu de cette maquette de I'Univers. On le découvrira en utilisant les mécanismes de la lecture. * Le but de la présente notice méthodologi que réside dans votre liberté (pas libéra- tion). Elle vous permet de travailler seul, sans vous inféoder une école de pensée, ni A une personne, ni & des prescriptions autoritaires., * Voici un exemple de prescription auto taire : « il faut envelopper le Tarot dans un mouchoir de soie»; «il faut exposer le Tarot aux rayons de la nouvelle lune »* Certainement il vaut mieux envelopper le Tarot dans de la soie que le laisser trainer dans une casserole, et I'exposer aux rayons (dailfeurs non’ visibles) de la nou- velle lune, que de fumer de l'opium. Mais ce sont IA des questions de bon sens et de gouvernement de soi-méme; ces conseils en euxméme n'ont rien a voir avec le Tarot ; ils visent a susciter, chez 'amateur de Tarot, un rituel qui donne du poigs a ce quil fait, et en cela ils ne sont pas mau- vais. Mais il ne « faut » rien de ce genre. * Le Tarot est dans le Tarot, un point, clest ( tout. La seule chose quql faut, CesT vous “gncourager, lorsque vous aurez assimilé la méthodologie et que vous serez entré dans. le Tarot (dans vous et dans I'univers), & ne is_quvrir cette notice. (« Et main- tenant, Nathanael, jetie mon livre etvas-t. en», conclusion d’André Gide pour ses «Nourritures Terrestres »). Car a ce moment vous aurez intégré le Tarot et vous serez devenu un Agent de la Conscientelli- gence, comme dit Tim Leary. * Exégétes : interprétes, commentateurs. 26 * Cf. « L’Art du Tarot », par Alexandre Jodo- rowsky, 1980, ed. Grimaud. 27 RO L’Esotérisme vivant * L’ésotérisme ne consiste pas a essayer fiévreusement de dérober la lumiere cachée, mais & la conquérir, & vous modi- fier, vous transformer, vous fransmutter pour que la Connaissance vive & travers Yous, que la lumiére rayonne de vous, dans une Se igh ereveTUnor Ce voTUtiOn. Certes homme d’aujourd’hui n'est pas plus sage que ceux qui l'ont précédé, mais il est plus évolué. Ses possibilités sont plus grandes méme s'il les utilise peu, ou mal ou pas du tout. (Exemples : la durée moyenne de la viea augmenté de plus de dix ans au cours des deux demiers siécles ; la race humaine commence a s’élever hors de lattraction I gravité terrestre). Nous sommes a une époque d'apo- calypse, de dévoilement. Les Astrologues parlent de Vere du Ver- seau. Verser, ¢' is lade c'est une petite rigole, rire c'est faire eirculer énergie) * Encore une fois le Tarot est une ma quette du ‘Cosmos. Vous vous trouverez dedans, et plus que vous. L’effort fourni pour décrypter ce code vous rendra apte & recevoir correctement l'information conte- nue dans ce code. Apparait la théorie d'« information subtile» qui se fait jour depuis quelques années parmi les spécia ‘tes de la Neurologique:certaines informa tions d'une nature particuliére détiennent le pouvoir de modifier le récepteur pour aire regues. 4* La vraie Tradition* permet a l’étre humain e vivre au maximum de-ses possiblltés ; voila le sens de Tésotérisme. ‘= Chacun a un chemin @ lui, o les expé- riences (qu'on nomme aussi « épreuves », a * Du latin tradere : transmettre, livrer. 28 autant de miroirs oi rend a se yoir tel qu'on Gal) peuvent se prdsenter en ordre différent, Ou ne pas étre semblables, ni au méme rythme, méme si les cor ntes: demeurent_idanti ent 8. * Le résultat.final est le méme : obéir a la pression Intangible/Tangible ; évoluer ; plus exactement, anticiper la prochaine étape de I'Evolution - ou de I’étape finale, qui sait ? Qui vient aprés I'Homo-Sapiens ? L'Homo-Galacticus ? Quel chemin at mence ou tgcommence a l'arcane XX! aprés inversion de l'arcane XX ?* “Comment faire? nous y arrivons. Merci d'avoir patiemment lu jusquiici: il était indispensable d’examiner soigneusement les Pourquoi ? du Tarot. * Examinez le graphisme des chitfres. 29 ™~ LE TAROT COMMENT ‘Quand nous aurons étudié le Tarot, passé du temps avec lui, et alors seulement, nous nous hasarderons a sortir du temps, nous nous laisserons aller au dé-lire, celui des prophétes et des pythies, plus mo- destement toutefois, et ce sera notre cha- pitre « Jusqu'oti » (la réponse est : pas de limite). ae |. Les méthodes subjectives * Pour approcher le Tarot comme nous avons approché le Cosmos, nous utilisons donc une méthode d’observation stricte qui nous permettra, dans ce modéle du Cosmos qu’est le Tarot, de retrouver linfor- mation codée. Mais nous l'avons remarqué en ouvrant cette notice: certaines cartes vous « dérangent ». Ainsi, I'Arcane X vous fait mal aux nerfs, le Baton vous donne des palpitations tandis que votre meilleur ami hait le Roi de Deniers, que votre petite sceur raffole de I'Etoile et de I'Hermite, que votre voisin se voit dans I'—Empereur et la femme de votre vie a quelque chose de la Justice, ou serait-ce la Reyne d'Epée ? » A quoi rime tout cela ? * Ce sont des réactions d'EGO basées sur des critéres le plus souvent incommunica- bles mais que vous ressentez comme vo- ‘res solidement. Ces réactions forment un bstacle & une observation froide et objec- five--Cerlaines “vous stapatient vous. ne 30 Attention vous connaissiez pas sous cet angle), de plus vous fie les connaissez pas toutes. Vous n’en discernez pas les motifs. * Nous fgmmencatons done par une observation subjective, basée sur votre échelle de valeurs, vos réactions d'EGO, et toutes les associations d'idées, tous les souvenirs qui se présenteront a vous sans en bannir ni en repousser aucun. * Pourtant vous sentirez en vous une résis- tance : "EGO qui connait les dangers du réflexe spontané, établit un mur dés que celui-ci risque de se montrer. Un test projectif *U'EGO défend son échelle de valeurs avec toute sa force et tous ses moyens *, sinon la_base ou il se_ti ve fracas : attitude de défense naturelle et Togique. Uhomme aime vivre dans un Leva, il ne veut pas réellement étre respon- sable de Turmeme {nous sommes dans une civmsation d'assistés, qui sur certains Plans constitue néanmoins un progrés). le Tarot est un outil coupant ; ‘on n’échappe pas aux conseils qu'on lui demande. * La chose la plus difficile sans doute est de reconnaitre qu’on s'es} , qu'on s'est « raconté deems. res». II faut dé- truire cefte base doucemenr en la rempla. cant petit a petit par une autre, la réalité. * Dans _u temps, le Tarot fone: tionne comme un test de Rorschach **, ee * Par exemple vous tomberez de sommeil ou vous aurez mille détails urgents a ré- gler dés que vous mettrez & regarder le Tarot. ** Hermann Rorschach, né a Zurich en 1884, psychiatre connu comme créateur d'un test fondé sur I'interprétation des taches d’encre. 3 provoquant chez vous des réactions par- fois violentes — jusqu’a la répulsion ou méme une peur panique passagere (« je jette ces cartes et je ne les regarde plus jamais. Tous les personnages sont gros- siers, laids, grimagants et provoquants »). Laissez les se produire sans les juger, mais en les regardant comme une piéce de théatre. Ne vous cantonnez pas aux arcanes majeurs ; certes, au début c'est de trés loin que les arcanes mineurs vous voqueront quelque chose, en général décoratif ou ornemental. + Notez qui les personnages vous rappel- lent, soit des personnages réels, romancés, des’ personnages-type ou des concepts. Par exemple : ma grand-mére (la Papesse) et la Mére (Impératrice) ; ma moralité (la Justice) et la Tentation (le Diable) ; Charle- magne (le Roy de Coupe) et Anne de Bre- tagne (la Reyne de Deniers), Scarlett 0" Hara (la Reyne de Baton); le Saint Graal (la Coupe) et le Facisme (le Baton) etc. * Vous ferez des « fixations » sur telle ou telle carte. Laissez-les se produire, re- gardezles. Notez les réves que vous ferez dans la méme époque, méme s'ils parais- sent n’avoir pas de rapport avec le Tarot. Lorsqu'une carte vous déplait, ne la refu- sez pas. Laissez-lui la possibilité de vous parler, de vous enseigner quelque chose. Qu'est-ce qui vous déplait ? Son vétement ? Sa physionomie ? (Quel trait de son vi- sage?) Son paysage? Les intentions qu'elle vous semble avoir ? Que vous sem- ble-+elle dissimuler? Ou exprimer d’une facon indécemment forte ? Laissez-1a vous déplaire. Acceptez qu'elle vous déplaise. Ecrivez vos observations, c'est tres impor- tant, en les datant car vos sensations ‘changeront quand les cartes vous devien- dront familiéres, quand vous les reconnai- trez dan ———— Symbolisme ef Systémes Rapidement vous vous apercevrez que vos mouvements intérieurs — sauf souvenirs personnels précis : «le valet d'épée est mon voisin de pupitre & Polytechnique », ou & l'école primaire — vous raménent vers des choses que vous avez déja cé- toyées dans un domaine de la Tradition, vers les ou des symboles. * Nous en arrivons aux différents vocabu- laires symboliques qu'on peut identifier dans le Tarot. Celui-ci semble tour & tour s'apparenter & la numérologie, l'astrologie, la voie de individuation *, le paganisme, Vhistoire de l'humanité, etc., constituant tous un codage géparé ‘d'une information par la Révélation” * Plusieurs auteurs ont cru de bonne foi que le Tarot se confopdait avec teroT™el Se cos. chemmmnannante. Reportez-vous a leurs nombreux ouvrages. Par exemple Andrée Petitbon : Le Tarot (ed. Omnium Littéraire). Enel : la Trilogie de la Rota (ed. Paul Derain), Le psychiatre canadien Edouard Finn : Tarot, gestalt, Energie (ed. de Mortagne, Montréal). Hadés : Manuel complet de I'Interprétation du Tarot (Ed. Bussiére) Papus : le Tarot des Bohémiens (Ed. Dan- gles). * Voir Marie-Louise Von Frantz, «La Voie de I'Individuation dans les contes de fées ». Editions Fontaine de Pierre. 33 , D'autres personnes qui ne cherchent pas a @tre connues ont aussi fait des études assionnantes. Ainsi le peintre et poste Prystique-Piatie Le Rumeur justi ns {alle le parallle arcanes majeurs - Apoca- fypse de Saint Jean. * Ces auteurs ont donc expliqué le Tarot par recours a ces autres systémes. Pas- sons en revue quefques éléments moins répandus. * Ainsi une école de pensée gnostique, qui se présente comme jungienne *, (et qui fait autorité en Australie) fournit une « révéla- tion extraordinaire » sur le Tarot, qu’elle cantonne malheureusement aux arcanes majeurs : lorsque le Christianisme a envahi le monde, les_détenteurs de la Vraie Connaissancé se sont Téunis pour Taisser ‘aux genefations futures. le portrait des \Wrais Anciens Dieux refoulés par le Nouveau. On voit Isis dans arcane II, Saturne dans la Vill, Vénus dans la XVII, Eros dans la VI, ou Thémis dans la VIII. Amusez-vous & en découvrir d'autres mais ne vous inquié- tez pas si ce n'est pas concluant pour toutes les cartes! C’est le Tarot justifié par le Paganisme, ou plus précisément : le néo-Paganisme. * Dans les arcanes majeurs également on peut voir l'histoire de I'humanité : appari- tion de I'Homo-Sapiens (|) Ages du Chama- nisme (|!) du Matriarcat (II!) du Patriarcat (IV) apparition de la Grande Tradition (V) jusqu’a arcane XVII (contact avec les autres corps célestes) XVIII (on a marché sur la lune) XVIII (on rencontre une autre huma- nité) et je n’ose pas continuer, crainte de * Voir Marie-Louise Von Frantz, « La Voie de I'Individuation dans les contes de 16es ». Ed. Fontaine de Pierre. 34 tise. Cependant dans cette veine, vient de paraitre aux U.S.A. «The game of life»* de Timothy Leary, qui trace la politique de I'A.0.N. jusqu’a ia fu- sion galactique, une csuvre audacieuse et géniale, du I au XXI. (voir plus loin). Les arcanes majeurs peuvent aussi repré- senter l'histoire en quelque sorte psycho- logique de l’étre humain qui commence par dénombrer ses jouets () ensuite va a école (I) passe par une période de liens 6troits avec sa mére (Ill) puis son pere (IV) découvre lautorité religieuse (V) choisit ses amis (VI) découvre les moyens rapides de déplacement (Vil) se heurte a l'armée ‘ou & toute autre loi rigide (VIII) se trouve dans une situation instable (X) dont il sort par la force (Xl) etc. Continuez ce petit jeu instructif tout seul. Vous pouvez aussi en trouver d'autres. * La numérologie symbolique reste le che- val de bataille de ceux qui, experts en cette matiére, ne_cony as le Tarot et lui appliquent uniquement unsysteme de nombres. Matériau de base & l'Univers * le Nombre (dont le Francais NOM vient...) 9¢ tetrouve logiquement dans tout modéle ou toute maquette de I'Univers. Prenez le loisir de faire aussi cet exercice en vous reportant a un manuel de numéro- logie ***en vous rappelant que le Tarot a aussi ses combinaisons propres. * Vous établirez des liens entre le Tarot et glimporte quelle Philosophie (comment ., * Ed, Peace- Press/Starseed. ** Lire « Nombre et Temps » de Marie-Louise Von Frantz, Ed. Fontaine de Pierre. Ou plutét a « Vie et Mystére des Nom- bres », par Frangois-Xavier Chaboche, ed. Albin Michel. trop grosse 35 se représenter le monde pour souftrir le moins possible et/ou se comporter le mieux possible pendant la vie sous notre forme actuelle.) ou Religion (comment se compor- ter dans le monde Tangible pour obtenir des effets du monde Intangible principa. lement aprés la mort, accessoirement pen- dant la vie sous notre forme actuelle). Angéologie et Héraldique * Un visionnaire du Tarot, qui désire garder Vanonymat, a développé tout un commen- taire des arcanes mineurs selon I'imagerie archangélique : Michel maitre de l'Epée, Raphaél de la Coupe, Gabriel du Baton: (Uriel comme maitre du bouclier semble plus incertain'). Les séries apparaissent dans cette vision comme les légions an- géliques. * Un domaine encore peu exploré est celui de la Héraldique, et cependant il apporte énormément de comparaisons avec le Tarot. La Héraldique, ou science des armoiries et blasons, descend des images grossiérement peintes en couleurs brillan- tes que les chevaliers portaient dans la Premiére moitié du douziéme siécle pour se reconnaitre dans les tournois et les batailles. Elle remonte a des temps trés reculés (totems). Ces images manifestaient une expérience personnelle ou un signe physique ou une allusion au nom de la personne * Les sceaux héraldiques montrent tras fréquemment des cavaliers ou des animaux ot les divers régnes (animaux et végétaux) se mélangent : par exemple des animaux avec une criniére ou une queue de feuilles (reportez-vous & I'arcane XXI) ou encore des dragons (téte de chien patte de lion, arcane XVIII), des crinires se terminant en corne, allusion au pouvoir magique de la licorne (regardez le Cavalier de Baton), 36 des animaux furieux (voir arcane XI), des épées a la pointe enclose de couronnes (cf. |'Epée), des aigles-griffons (arcane XXI, ou le profil de I'animal en haut a droite peut se voir & gauche ou a droite de la tate) feuilles de lys (série de Baton) feuilles ‘acanthe (série d'Epée) coupes diverses (la Coupe). Toutes sortes de coiffures 6tranges... A noter que le petit oiseau noir sans pattes de I'arcane XVII ne se retrouve, & ma connaissance, sous le nom de merlot ‘ou marlot, que dans les dictionnaires de Héraldique frangais ou espagnols. Oubliée aujourd’hul, parce que liée a une structure sociale disparue, la Héraldique était faite d'images familiéres et significatives pour les époques qui ont présidé a la gestation du Tarot de Marseille, dessiné par Nicolas Convert sous le régne de Louis XV. * Avec les symboles chrétiens les parentés ‘sont encore plus é6troites. N'y trouve-t-on pas un Pape (V) un Hermite (Vill) (mais avec un {#-sqmme- Hermes, remarquezde), un Ange” qui porte le nom d'une vertu (Kill) un Séraphin (XX), un Diable (XV), un Jugement (dernier ?-XX) plus le symbole du Graal (la Coupe) et celui du martyre (Epée). Mais, Q scandale, on y trouve aussi une Papesse, une Etoile tres dévé- tue, une Reyne de Baton qui retrousse sa jupe, et un androgyne : le Tarot utilise des langages, en les dézassant, sans ten compte de leurs limites habituelles. * Toutes ces parentés sont dues a l'usage des symboles. Etymologiquement le sym- bole désigne deux mouvements ascen- dants, partant de deux points différents pour se rencontrer en un point situé plus haut. (du grec sum-bold : je jette ensemble) cOMrairement au (dia-bold : je jette de part et d'autre) évoquant une disper- sion. Le diable est celui qui divise (pour. régner évidemment) 37 Le symbole apparait donc comme une représentation dont le contenu ne se limite pas & l'apparence, et permet le contact avec une « épaissour d’étre » correspon. dant a la vie — c'est-adire la sensation de pfUSTSUTs-significations s'embottant les unes dans les autres et échappant a la définition — devant un événement ou une personne donnée. Cette épaisseur est don- née — ou assurée — par le fonctionne- ment incessant de l'inconscient. * Cette épaisseur que Vinconscient donne & la vie, et qui permet de véhiculer un contenu ‘non évident, est la raison d'étre du langage symbolique, et de impact qu'il Produit sur nous. Une explication de ce «codage » du Tarot se décéle dans les lignes suivantes * de M.L. Von Frantz : «Ce savoir plus ou moins secret, ces cou- rants souterrains ** compensateurs de la doctrine officielle du Christianisme cir- culaient de fagon cachée, comme les écrits des Albigeois et des Cathares, les textes alchimiques, certains aspects de la gnose, etc. Ces traditions secrétes ne pouvaient s’enseigner officiellement car elles étaient pourchassées par I'Eglise en tant que sus- pectes. C'est pourquor ces documents et leur sagesse traditionnelle refoulés hors du monde conscient de la collectivité sont demeurés en possession de I'Anima... Cela a été refoulé ou négligé, n'a pas re- tenu l'attention et demande a étre maintenu en vie et pris en considération. » * in «L'ombre et le mal dans les contes de fées » ed. Fontaine de Pierre. ** Le Tarot est, en partie mais c'est seu- Jement un de ses aspects, un de ces cou- rants. 38 Raison et tort Ot se trouve ta vérté si tant interpre tations ont été données et continuent d'etre découvertes (cf. « "Art du Tarot », Alexan- dro Jodorowsky) avec vraisemblance, par les exégétes ou les amoureux du Tarot ? i tredisent-elles entre Et_pourquoi_se_contredise elles, ou ce qui est plus grave, contredi- Sentlies Te dessin méme des" cartes et use URL leu + ‘Chaque commentateur a un peu raison : il a utilisé le Tarot comme une proige- tion de son propre stade d’évolution, de eS propres préoccupations, expériences, convictions et/ou connaissances, de son EGO pour jout résumer. Ila choisi un niveau d'interprétation qui était en quelque sorte le seul pour lui en pensant que c’était la seule interprétation juste ou possible. (procédé dit «de I'auberge_espagnole »)." ‘De méme que le cos mos ne_se limite pas au modéle plus ou moins juste qu'on en fait, le Tarot ne se limite pas a une interprétation qu'on en donne Lés commentateurs ont enfermé le Tarot dans le vocabulaire qui leur était connu. La plupart ont publié leurs interpré- tations dans un désir de partage et dans Vintérét des gens qui n'y connaissaient rien, et qui ont pu apprendre beaucoup par ce moyen. D’autres ont fait pour as- seoir leur EGO dans une position de domi- nation. * Certains ont méme poussé la complicité avec leur EGO jusqu’a fabriquer depuis la naissance du Tarot de Marseille, duis images, ou autres noms, ou Fautres iffres qui leur paraissaient plus appro- priés que celles et ceux du Tarot de Mar- seille, ou en y ajoutant des séries de sym- boles empruntés a leur tour aux autres vocabulaires de la Tradition, faute d'avoir 39 i { été assez humble devant I'héritage du passé, le seul qui_vienne aussi du futur. * Intéressants comme peinture d'une per- sonnalité a la recherche de l'Univers, et/ ou d'une culture 02s tarots, Wag iolp de fournir un matériau aussi rife que le Tarot de Marseille, ménent seulement dans des culs_ge, age, En fft, la révélation, infortaton-A l'état pur, ne peut se mar {Geter QUE TaVerS un Systeme nerveux, ot & travers un vocabulaire ; c'est celui de la personne qui regoit la révélation, qui est le véhicule de l'information pure. Le Tarot de Marseille, & l'usage, se révéle d'une autre veine : jl modifie son récoy * Ces méthodes d'observation subjective vous ont préparé a sortir, du moins. a vous éloigner, des réflexes conditionnés (en vous fournissant la possibilité de les voir, de les connaitre) et de votre échelle de valeurs (en vous en indiquant la mesure). Si vous opérez ce travail honnétement et lentement, en ne le séparant pas des autres secteurs de votre vie, vous commen- cez a vous déculpahiliser. C’est un des buts :Aatteindre pour évoluer.. La culpabilisation, une des bases des rapports entre individus dans la société factuelle (et notamment, contrairement a ice qu'on peut croire, mettant les forts a la yeti des plus falbles-auleux) est un inhi biteur de -parisée Togique : un_individu culpabilisé_est_incapable_de“sulwe une Simple Togique rationnella. Or c'est celle-ci que nous utilisons lorsque nous dépas- * Ainsi le Tarot de Visconti, qui est d'une grande beauté, ne montre qu'une succes- sion de personnages symboliques plus ou moins hérités de la mythologie antique, et augun sens ni aucune combinaison ne s'y font jour. 40 i. sons le symbolisme pour redécouvrir 'ana- logie, fondement du symbolisme, avec les méthodes d'observation objectives. Il, Les méthodes objectives Le travail du Tarot par l'observation objec- tive consistera a observer les cartes sans intervention des réponses conditionnées, ce qui est possible seulement apres l'em- ploi des méthodes objectives. * Maintenant vous commencez 4"? vous y retrouver » A nous le prototype * Attention ; le Tarot est un superbe bolide de course, aux vitesses démultipliées, un prototype ; il nous permet d’aller trés loin et trés rapidement, mais a la condition que son rédage soit parfait — lent et sys- tématique, avec des pointes d’activité ou les pistons vont jusqu’au fond de leur logement, ou votre pensée va jusque dans ses retranctiéments — et que vous passiez ld premere-vitesse avant la seconde. Si vous passez a la cinquiéme ou sixiéme (la vitesse super-divinatoire) sans emprun- ter les décrochements des vitesses précé- dentes, vous détraquez votre prototype. * Référez-vous & nouveau au préambule ; ne continuez pas si tout n'est pas clair pour vous. Au besoin parlez-en & un (e) proche. * Traitez le Tarot avec déférence, presque avec dévotion, car il est beaucoup plus grand que vous et extrémement puissant * Mais pas de superstition : ce ne sont que des morceaux de carton colorié ! Vous uti- lisez les morceaux de carton jusqu’a ce que vous ayez pu établir toutes les * Tout ce passage est I'extension d'un ar- ticle du méme auteur : « Question De» N° 30, mai 1979. a yconnexions avec votre tarot_intérieur. Maintenez nets co ter Bes — Ge ais_ rel: jon — comme on fs les deux générateurs d'un ourant d’énergie. Ensuite, encadrez d'or la devise de la Société royale des Sciences Britanniques « Nullius in Verba » (ne crois personn: pargle), Tout dolt etre Pour vous une hypo- travail, y compris cette méthode ; cependant soyez honnéte, essayez I'hypo- _thése a fond... Elle o- mement, le Tarot n'est dans aucun livre rpajs.il est dans tout le Tarot Un a priori : nous pouvons * Les régles que la recherche doit simpo- ser sont trés_strictes. II faut supposer a priori que *TOUSPouvons », que nos connaissances sont suffisantes pour comprendre ce modéle du Cosmos, mais qu'elles sont joutes nécessaires. Et se refuser 4 modifier le modéle, ce qui ne mé- nerait qu’a rendre l'arbitraire trop grand. . le changer les signes, celui qui dé-, Se sue IMTOGeTT- Gane eae complete, (= initié) les comprend, les approuve, se’ Coule en eux en quelque soite- aves pru- dence, les habite, et n'essaye pas de les améliorer, ce qui est une illusion de I'EGO. On étudiera donc le Tarot sans sortir du cadre de connaissances objectives d'un adulte de 18 ans qui n’aurait rien oublié de sa scolarité, ou plutdt de son contenu * Il reste & se demander comment nous saurons si notre analyse est satisfaisante ‘ou non. Le meilleur-critére-sembleétre de s'imposer de Teproduire toutes Jes caractéristiques importantes de Tobserva- tian; eeBea ane de scrits conPTBTERTe ‘complétement, 42 dexprimer clairement_son et ie la re & qualquiun d'autre, ‘* Pour Vobservateur du Tarot comme pour tout observateur scientifique, une lol ou une théorie s'applique a l'ensemble le plus grand de _phénoménes et ne sera andonnée qu’au prot une loi ou d'une théorie qui tiendra compte tunalus orang nombre de phénoménes : Torsque vou: décrivez une carte, votre meilleure hypo- thése sur son sens apparent tiendra compte du plus grand nombre possible de «petits» détails de la carte, Exem- ple : tre hypothése sur I'arcane VI ne fait pas entrer en ligne les pieds nus du personnage central, ou le bras droit et la main gauche qui sont communs a deux des personnages, ou |'arc sans corde du personnage du haut de la carte, rejetez votre hypothése. Cherchez-en une autre qui tienne compte des trois données et de toutes les autres. (Un conseil : étudiez le graphisme du mot I'AMOVREVX. II contient une équation en chiffres romains gui vous donne la clé). * Un tel travail avec le Tarot est celui qui satistait & la méthode scientifique, car il tient compte d'un plus grand nombre d’élé- ments que n'importe quel autre procédé jusqu’a ce jour. Il est donc le meilleur jusqu'a ce qu'un autre soit trouvé, s'il existe. Son avantage est qu'il n’élimine pas le sens donne par Temres en action de Tautre Source trintormations, Tintuition. \_Tul_est pretinrirratrs—evitant ainsi le | ainsi le re- cours ararnitrav. Uarbitraire dans le travail se produit en effet lorsque l'intuition n'est pas immédiate et juste, ce que I'Ego accepte mal ; c'est Pourquoi iL - nieuses_pour_remplacer it Tintui- tion, dont les caracteres sont : fulgurance, 43 certitude. L'Ego doit étre assagi par les méthodes d’auto-analyse, of TODservation ‘subjective, sinon il donne des explications soumises ‘a échelle de valeurs, donc & une grande possibilité d'e/feurs par rapport observation objective. Voir et regarder Le Tarot se regarde, se contemple, se vit, s'expérimente, D'abord par ceil. (les per- sonnages du Tarot ont tous les oreilles couvertes sauf 'Ange (2) de I'Arcane XX qui a des oreilles-ailes, mais ils ont tous des yeux — y compris les aveugles... * Percevez le comme il est. Pas comme vous croyez qu'il est. Pas comme on vous dit qu'il est, pas comme vous voudriez qu'il soit. Ne donnez aucun nom a l'Arcane XIll_ni un chiffre étourdi au MAT, ne nom- mez pas celui-ci le Fou, sachez appeler Tempérance par son nom car ce n'est pas LA Tempérance, et la Roue de Fortune (comme une roue de remplacement) n'est pas la roue de LA Fortune (ni de la gloire), rLisez |. ledélire pluetasd * Remarquez tous les détails. Exemple = le bonnet ou bourrelet ou tortillon (cherchez ces mots dans le dictionnaire) de la Reyne de Coupe porte une couronne agrémentée d'un demi-cercle rouge qui marque le mi. lieu du bonnet mais gas le milieu de la couronne. Ce demi-cercle rouge semble déterminer une zone lumineuse sur le ban- deau jaune de la couronne. Cette zone montre 6 gros points plus ou moins régu- liers et, & gauche, un losange ou un rhombe. Le losange vous rappelle la Héral- dique (il représente un meuble de |’écu, le fer de lance) etc. Elle a dans sa jupe une sorte de V majuscule (partie rouge) et un ‘signe bleu analogue a celui qu'on trouve dans la culotte du Mat, en forme de 44 flamme, (partie rouge de. la jupe). Plus tard tous détails se grouperont pour vous fournir le «modéle de base» ou «lempreinte énergétique » de la carte. Cette notion aura une importance fonda- mentale dans notre travail. * En attendant, enregistrez : représentez vous la carte les yeux fermés. Jouez avec elle au jeu de RI + Procédez en « tirs croisés », chassez tel type de détail dans toutes les cartes (ex. : qu’estce qui est vert) puis tel autre (qu’est-ce qui est humain, animal, végétal, minéral ?) @ fond. J_n'y a iar eraur- de trait : CeSt Motre hypothése de départ. Voyéz chaque chose a la play 1 elle est. Broan gene vos tees piscontues (Et mite est un sage qui cherche son chemin prudemment dans l’obscurité ») changez les idées car le Tarot_ne_changera pas. (Hermite est un homme soucieux muni d'une lanterne sourde, ne s’appuyant pas ‘sur ce qui n'est pas un baton, et pourtant regardez bien sa main droite dans tous les sens, elle vous révéle que le person nage est arrété par un «alibi» qu'il se donne). * D'autres groupes de détails : Examinez chaque personnage « dans » ses pieds. OU sontils posés ? (la Force les a au-dessus du sol, et les chevaux planent sauf celui du cavalier de Deniers). Combien en voit-on ? Sont-ils symétriques ? (Roi de Baton) Sont- ils entiers ? (Roi d’Epée) Quelle position ont-ils ? (tournez les pages, ou plutét les * D'aprés Rudyard Kipling, ce jeu servait d'entrainement aux agents secrets de I'An- gleterre : on récapitule le nombre et 14 Position exacte de 10 a 20 objets disparates dans une piéce ou sur une table qu'on a regardé 5 a 10 secondes. 45 valets, d'Epée vous vous aper- Gevrez qu'on ne peut déterminer si on voit leurs jambes et pieds de face ou de dos). LaTallle des pieds ? La couleur des chaus- sures ? Le rapport pied/sol ? (bien posé ou non), Quelles chaussures ? Considérez les pieds des Cavaliers et les paysages mou- vementés ou ils se trouvent : les escar- pins « ballerine » des Cavaliers convien- nentiils pour mettre pied a terre dans ces conditions ? (IIs ne peuvent pas descen: dre de leur monture...) Et les pieds de l'Empereur qui semblent dans un « starting box », préts a s’élancer 2 Ouest la point dappul du corps ? Ou est Ta force du corps? Mimez le mouve- ‘ment du personnage, évaluezle : asseyez- vous comme la Papesse, I'impératrice, la Justice, les Rois (quelle différence 2). Sen. tez ol Se trouvent les gnergies du corps et comment elles se déplacent. (les bras de Tempérance : mouvement parabolique ‘ou mouvement d’accordéon ? dans ce cas le fluide blanc est maintenu gntsel dans les vases et non versé de l'un dans l'autre). Regardez la téte du Mat qui semble posée de travers sur le corps sans cou. Sa main gauche parait au-dessus de l’épaule droite et tient un baton (qui se termine en cuiller) et qui passe en travers du haut du dos pour aboutir a I'épaule gauche. (estiil dislo- qué 2). Admirez la main droite de la Jus- tice, chef d'ceuvre d’équilibre : seul le pouce opposable maintient droite l'épée, Parce que le bas de son pommeau est maintenu sur le cOté par une sorte de taquet doré. Comment tombe l’épée si on bouge le pouce ? Quel est le nom de cette Yon Tait_de Tescrmme au Sabre 7 Renseignez-vous. *Portez une attention particuliére au pay- sage. Estil rempli ou non? Quelle est lécologie de ce paysage ? Quelle végéta- 46 tion ? (la fosse verte de l'arcane XX est- elle naturelle, ou de main d'homme 2). Quelle est l'importance de la végétation ? mme |'Etolle ? Blanche des 868, av? ABSErTte me dans Te Soleil 7). Le paysage de chair sous les pieds du Valet de Deniers vous semble-til dessiner un corps couché, de profil ? Soyez voyeurs Accordez un intérét particulier & la fagon dont les personages sont sexués, c’est-2- dire & leur polarité extérieure, manifestée. (le Diable n’est-l pas abusivement fourni en attributs ? Il montre sous sa culotte bleue moulante des organes masculins et par ailleurs une poitrine féminine mais qui parait maintenue par un cerclage ou un appareillage compliqué qui serre le buste ; essaieraitil de se faire passer pour un androgyne ? Comparez.aee-ta: sexualté approximative des deux individus qui sou- rient bé(ajtement sous sa domination. Profitezen pour remarquer leurs pieds- racines enfoncés dans la terre noire et leur corde de chair, qui les unit en les séparant mais ne les étrangle pas... On ne voit pas leurs mains ; donc ils ne peuvent manipuler la situation. Le pendu non plus ; st relié & une corde...) *Si comme on l'assure c'est un jeune homme (le méme que le St Jean de la Sainte Anne) qui posa pour « la Joconde » de Vinci, amusez-vous & chercher les vrais hommes et les vraies femmes et les indé- cis. Que de surprises ! ‘+ Consacrez une tranche du travail & exa- miner! comparer chez les personages les yeux (taille, expression, direction du re- gard ; qui voit et qui ne voit rien et qui est aveugle eT Caileurs iy a aussi un 5 et-un muet dans l'arcane X) Une autre 47 aux mains (quel doigt manque a Hermite ? Recherchez le sens symbolique et les attri- buts de chaque doigt, depuis le Pouce, en contre-bas mais qui en s‘opposant valo- rise les autres doigts, jusqu’a l'auriculaire, le doigt des fées, le « petit doigt qui me I'a dit », le seul assez mince pour se couler dans la cavité de V'oreille assez loin pour vous isoler du monde extérieur et vous faire entendre vos bruits intérieurs et par analo- gie votre voix intérieure, votre intuition qui sait-tout) *Surveillez les mains gauches des Rois et des Reynes : elles trahissent leurs se- crets, quelques unes sont minuscules (Roy de Deniers) d'autres exagérément déve- loppées (Reynes de Deniers) d'autres grif- fues comme des mains animales — ou démoniaques ? (Roy d'Epée, Reyne de Coupe). * Une autre fois attachez-vous aux objets le sceptre de I'lmpératrice (qui précéde celui de I’Empereur mais qui semble étre sonenvers)-La corde du Pendu (retournez IZ carte = il flotte, retenu par un cordon en forme de main & un menu rectangle dor; il ne pourrait étre étranglé car son cou est fort musclé; il est attaché par le rond du talon, point ‘d’émergence critique de l'énergie, comme vous le rappelle la mort du bouillant Achille). La Table du Ba- teleur (prolongez-en la perspective). La Faux de l'Arcane Xill (le manche a une section carrée, peu pratique pour jardiner; ne dit-on pas ; «rond comme une queue de pelle » ?; appréciez de quelle fagon la lame peut agir; seulement comme un balai... “Crest unrobot qui rame » disent les petits enfants. La lame la plus dangereuse ne serait-elle pas cachée dans la jupe plis lourds de la Justice ). * Nromettez pas la taille des personnages. 48 Serait-l idéal pour ceux de tarcane XV de rester petits ? Mais la Papesse remplit la carte... Elle en sort méme... © Passez aux constructions, Mesurez la Maison-Dieu puis le mur du Soleil. Compa- rez celles qui figurent sur la Lune. ‘* Regardez le ciel. Quand apparait-il dans les arcanes majeurs? ou plutot quand apparait le «signe cosmique » ? (arcane XVI) mais n’est-il pas annoncé par les ai de chauve-souris du XV et les alles de chai A graffiti du XIII ? Apras le XVI, le « signe cosmique » envahit les cartes de plus en plus jusqu’a 'occuper entiérement en XX! Les Couleurs du Tangible _ Essayer d’interpréter le Tarot par la symbo- lique des couleurs aboutit 4 une impasse, car les analogies fondamentales ont été truquées par les interprétations orientées oe pombe Eo lly aen effet de nombreux systémes sym- boliques de couleurs. L'un d'eux a récem- ment conduit une maison d’édition & impri- mer certains ouvrages en_violet pour déve- lopper les qualités spirituelles de leurs lec- teurs. Naturellement les choses ne sont pas aussi compliquées et le cerveau, & moins d’étre soumis a des conditions de déprivation sensorielle intense par ailleurs, n’est pas suffisamment « informé » avec le violet des lettres imprimées pour modifier la balance hormonale engendrant un calme propice a étude spirituelle. Les couleurs du Tarot sont violentes. Elles agissent sur le métabolisme du corps la longue et de plus en plus fortement. Leur ensemble provoque un profond rééqui- librage intérieur. Mais pour comprendre leur sens, leur donner une valeur dans notre étude objective, nous n’avons qu'une seule certitude : le monde tangible. 49 * Prenons par exemple dans la nature plu- sieurs chosesjaunes et cherchons leur denominateur commun. L’or martelé, cer- tains fruits mars (peau ou pulpe ou les deux), le miel, le soleil sont de ce jaune. Aussi les ajoncs (qui ont la méme odeur que la noix de ooo). L’or montre un travail, le résultat d'un fravail de homme, apres la-natuie. Les fruits manifestent le oa de la maturation, le miel le travail des fleurs et des abeilles mélé, et le soleil a traversé beaucoup de couches d’éléments gazeux et beaucoup de kilometres pour nous par- venir. Le dénominateur commun sera donc Vidée de travail, de temps ou d'espace, de métamorphose (Transformation de forme due a une transformation d’élé- ments), qui aboutit & rendre quelque chose jar c'esta-dire utilisable pour l'homme. Voyez les deniers, les sols, les sceptres, animal (qui cache quel autre animal ?) de arcane XI + Le rougefait penser au feu, ausang sur- tout. Quelle sont les qualités du sang? Il est fluide, chaud, violent, rythmé, indis- pensable a la vie. Ces qualités lui restent si le sang reste & l'intérieur du corps une blessure montre que le sang perd sa fluidité (il coagule) son’ mouvement et sa couleur (il noircit) et il refroidit. Done on rencontre la notion de quelque chose » qui est intérieur le rester », de « parti culier a chacun quoique semblable pour tous », de nécessaire et de moteur. * Observer sa place dans les vétements, surtout sa complémentarité avec le bleu, lequel est dessus, dessous? Sa place dans le Baton? et l'épée de la Reyne d'Epée ? + Le bleu intense du Tarot, un peu plus soutenu que le bleu-roy mais plus vif que 50 | | le bleu foncé, nous apparait au sein du monde tangible comme la couleur des pro- fondeurs : celles de la mer, celle du ciel (tous éléments mobiles) lorsqu’on les voit de loin et que le regard s'y perd a I'infini, comme si la couleur méme se dérobait sous lui * OF si vous prélevez un centimétre cube d'eau au fond de la mer que vous voyez de ce bleu, vous vous apercevrez que (contrairement au sang dont la plus petite partie visible est rouge) la partie, trés pau- vre en couleur, n’a pas la teinte du tout. Ce bleu est fait d'un étage infini de trans- parences, si on le fractionne on le fait dis: paraitre. Ce bleu trés peu matériel résulte d'une quantité, d'un état collectif, gxté. rieu.a homme comme le sang iui-est eur. On l'opposera facilement au rouge (intime, chaud, pulsant, visqueux). Les mouvements du bleu s'il y en a restent tres légers et peu perceptibles. Le bleu du Tarot manifeste une certaine stagna- tion, une certaine impersonnalité, une cer- taine permanence et pourtant dans la nature il s’éclaire et s’obscurcit lentement avec la lumiére, il n'est pas statique. Sa matiére est a la fois moelleuse et ténue. ‘Aux Jungiens il paraitra plus ou moins analogue aux caractéres de I'Inconscient Collectif. * Pourquoi le trouvez-vous dans certains cheveux ? vétements ? rayons ? nuages ? et + Le vert sombre du Tarot est la couleur du végétal mais pas n'importe lequel ; pas celui de la luzerne ni de l'aubier ; mais le vert sombre des arbres a feuilles persis- tantes ou des arbres qui gagnent la bataille de la lumiére dans la jungle. Cela mani- feste une vitalité extreme dans le temps (feuilles persistantes) ou dans l'espace 51 (ungle). C'est la force de la séve végétale —non celle qui revient & chaque printemps mais celle qui anime la nature irrésisti- blement et sans arrét et perdure a travers le cycle des salsons. On peut donc établir une analogie avec I'énergie de la nature brute. '* Pourquoi le voyez-vous non seulement dans les herbes (et arbres luxuriants de Etoile) mais aussi dans certaines parties de vétements ou de meubles ? + Le noir, dans la nature, s'attribue & ce qui est enfoui et riche, d'ou on peut sortir lumiére et nourriture’: le charbon par exemple, qui alimente le feu; le tcherno- ziom, la célébre « terre noire » russe, est la plus fertile pour le blé. Houille et Al Khemya — terre noire égyptienne qui a engendré le mot Alchimie en désignant sa matiére premiére — appartiennent au monde Chtonien, le dessous de la réalité visible, te ventre du monde. * Cest aussi la couleur qui régne dans un endroit (grotte, souterrain, d’ou leur impor- tance dans certains rites initiatiques) ou la lumiére n'a pas encore pénétré ; on n'y voit rien, on ne sait ce qu'il y a dedans c'est le noir de la caverne d’Ali-Baba quand on n’apporte pas de lampe. On peut étre effrayé. Ce n'est pas la profondeur en quelque sorte extérieure de l'eau et du ciel, qui fascine en faisant réver. C'est la pro- fondeur enfoule encore inconnue, pleine de promesses & condition de courage et d'action, et qui fascine en faisant horreur ou, au moins, par une répugnance préala- ble. Regardez le Xill, le XV, le XVIL + Le blanc de la neige, particulier aussi a certaines fleurs : lys — ils sont dans le Tarot — arums, edelweiss, seringa, semble avoir comme dénominateur commun éclat, la rareté, la fragilité. La neige, une 52 fois traversée par un pas ou chauffée au soleil, fond se dégrade et perd co que nous estimons sa beauté : elle nest pas imputrescible (rien au bout du temps ne Test dans la nature). Les pétales de leurs blanches, effleurées, se _marquent, s'abi- ment trs facilement et leur fiétrissement emporte la blancheur. D’ou sans doute sous nos climats, l'analogie avec la pureté, éclatante, rare et fragile. Mais le blanc, nous rappelle le vieux bon sens, est aussi la couleur habituelle du papier, et & une nuance ivoire prés, l’était déja’ au temps ‘ou Nicolas Convert a dessiné le Tarot de Marseille. Le blanc nous laisse donc, dans le Tarot, un choix : il est la partie qui IRste puréOEfectivement, les ‘deux no- tions se recouvrent étroitement : la virgi- nité, c'est I'absence de marque. Le blanc, fond normal des cartes, pose ses énigmes sur I'épaule gauche de la Pa- pesse, sous la fleur du VI d'Epée, sous le bras droit de 'Hermite, dans les rayons de la Lune, entre les deux vases de Tempé- rance, au cou du Bateleur, au bas du Mat, sous l’Ange a auréole rouge du Monde, aux pieds de I'Empereur, en bas de la Maison-Dieu, sur la téte du Séraphin de arcane XX, et dans nombre de pousses en lacs et entrelacs dans les séries des arcanes mineurs. Enfin on appellee hairpar référence & la couleur de la peau au_pays du Tarot, la tigme couleur du Tarot. Parfois mal FeaanTs (« pale », « lafarde ») elle n'a pas ta vivacité de la'vie animée ni pourtant Vaspect cireux de la vie partie. En quelque sorte, elle donne la sensation d'étre inerte. Elle revét presque tous les visages, les mains, les corps, aussi certains animaux, quelques cheveux, ailes, et objets non des moindres : la Table du’, le livre du Il et celui du Illl (mais oui. il se 'est « mis sous 53 «| le coude»), les tentures du I! et duVil sans oublier le personage entier de l'ar- cane Xill, la Maison-Dieu et ce que la Vill tient pou dans sa main gauche... etc. Nous’ ntrerons de plus prés en étu- diant les chevaux des Cavaliers — regar- dez déjé la tunique de peau du sublime cheval de Baton... Une opération essentielle : grouper les détails *Essentielle parce que c'est celle-la qui vous rapproche de Uessance du Tarot, elle constitue aussi |'articulation de tout notre travail. * Vous avez maintenant reconnu, identifié, beaucoup de détails du Tarot. Ce monde de formes, couleurs, sensations, réac- tions, s'anime de plus en plus précisément. (Vous avez en méme temps tracé votre propre portrait.) *Peutétre croyez-vous le connaitre par coeur — surtout les Figures : vous vous @tes coulé dans les personnages, vous avez combattu contre eux ou avec eux (La Reyne de Baton, quelle harengére, mais quelle force 4 cété de soi, comme l'indique la fléche du bas de sa robe, qui vous mene jusqu'a un F couché). Vous avez commencé a vivre avec eux, Vous vous @tes identifié A un ou plusieurs personna- ges — puis désidentifié ! Vous avez « réglé de vieux comptes», notamment des comptes sentimentaux, et si vous avez encore une petite tendresse ou une petite hostilité devant telle ou telle carte, vous le constatez sans angoisse ni excitation. De plus, une prise de forces quotidienne dans cet univers de couleurs a déja commencé & opérer une régulation hormonale : votre humeur est votre sommeil doivent étre agréables, votre compréhension des évé- ements et des comportements humains 54 | s'accroit. Un sourire de complicité ou! d'indulgence remplace vos réactions agres sives. Vous commencez & sentir qu'une organisation d'une incroyable complexité se manifeste dans I'Univers, avec une sohérence que vous désirez approcher da- vantage. * Cette auto-analyse peut et doit continuer. Mais, maintenant que vous avez noté et comparé un grand nombre d’éléments, clest-a-dire analysé * votre matériau, arrive le temps de la synthase ** * Cette phase délicate forme votre discer- nement et, par analogie, vous permet de découvrir les structures. Aprés avoir mis les piéces sur la table, il faut trouver ‘comment elles s'emboitent, se répétent, se précédent, s'annoncent et se comple. tent les unes les autres pour reconstituer la maquette. Votre attention portera sur les mots, les formes, les groupes de détails. Nommer : donner la vie * Ce qui n'a pas de nom, certes peut exister en dehors de la perception de l'homme, ou méme étre pergu. Mais sans concept, linstrumentalité ne progresse pas : par exemple c'est le concept de « vision » qui a permis damelioretes pOSSTEMMés de Vappareil oculaire de létre humain, soit au moyen de dispositifs extérieurs (verre, lunettes, lentilles) soit au moyen d'exerci re ces appromiiés, * Dans la Bible, le Saint-Béni-Soitl,crée en ommant. De la méme fagon Smet ou remplacer le nom d'une personne estiil une des base de la magie. Supprimer ou rem- * Anavlyse : décomposition (en.grec, « ana » désigne le mouvement « de bas en haut », ou « en arriére », ou « de nouveau ».) ** Du grec sun-thémi, je pose ensemble. 55 placer le nom d'une carte dans le Tarot revient a tenter d'annuler ou détourner ou modifier une piéce importante de la ma- quette. Or toutes les piéces sont impor- tantes, toutes sont i * Par exemple nommer l'arcane XIII «la Mort » représente plus qu'une négligence, un manque de respect envers le Tarot, acte en lui-méme impardonnable pour quelqu'un qui prétend approcher le Tarot avec humi- lité; c'est créer quelque chose qui n’est pas. (V'arcane XIII ne dispose pas d'un nom ni méme d'un bandeau, d'une place, pour mettre son nom : on ne doit pas la nommer Si vous vous entrefenez dans cette image que l'arcane XIII est la mort, vous vous confinez, vous vous cou} les, yous n' ig Jamals saisir ce qu’est la frans- formation — le processus naturel d’élimi- nation qui seul permet l'édification des autres parties vivantes de l'étre : regardez la colonne vertébrale, elle montre des raci- nes, un bulbe, un épi, une fleur a quatre pétales. = Nommer «le Fou» la carte qui porte le nom de Mat, c'est se priver d'une source précieuse d'information. (comptez les let- tres qui reviennent le plus souvent dans les noms... Quels mots forment-lles ?). * De plus c’est figer la signification de la carte, et supprimer toute l'épaisseur que Vinconscient confere aux jeux de I'homo- phonie. Eh effet le nom ne joue pas seUTe- ment Sur le cété visuel de l’orthographe du nom mais aussi sur son sens et sur sa prononciation. Le Mat, de l'arabe mat, mort, ne se dit au j8u d’Echecs que du Roi, lequel ne peut plus alors quitter sa place sans étre pris. Or le Mat, qui n'a pas de chiffre, flia-pas de place il est hors de rordre tangible- Et_cependant jl _s'en_va. Ce paradoxe apparent s‘enrichit de plu- 56 sieurs autres significations : la Matte est un mélange de sulfures de fer et de cuivre ; un objet mat est sans éclat, d'aprés le latin mattus ; le mat d'un navire, qui est perpendiculaire au pont, permet aux voiles de s'accrocher et au navire d’avancer ; on peut en y grimpant s'élever et devenir Vigie (vigilant). En ferronerie, mater une pigce est l'opération finale’ qui donne cohésion a l'ensemble par une fusion lo- cale. Mater quelqu'un, c'est le briser (re- gardez le corps du Mat...) etc, + Supprimer le nom d'une carte c'est la «golemiser »*, lui Oter vie, la rendre inopé- rante, inerte. C'est rendre l'ensemble in- complet mais aussi retirer la legon parti- culiére de la carte. + Auniveau visuel, attachez une importance particuliére au graphisme des noms. Outre IAMOVREVX que nous avons vu, un des arcanes majeurs comporte un U en forme de V : c'est la Maison-Diev. Le V est le symbole romain pour le 5 arabe que nous utilisons couramment. Si vous écrivez LaMaison-Die 5, vous pouvez faire rapport ala 5° maison astrologique. celle de la création et du jeu. Cette idée vous aide-t-elle ? Y atl autrement dans la carte des éléments qui rappellent cette idée de création et/ou de jeu ? Si oui, il y a peut- étre un lien ; sinon rejetez I'hypothase jus- qu'a examen plus complet. Ainsi, vous apprenez a grouper des détails signifiants. Niessay is_de_leur_trouver_une_expli- Gatton Groupazles Simmplaniont soneatee UTS coexistent. * Le Golem, dans la tradition judaique, est une poupée d’argile dont les pouvoirs sont ilimités lorsqu'on trace les lettres du Nom Divin gur son front, mais redevient un tas de boue lorsqu’on les efface. ‘7 ‘Au niveau du sens des mots, voyez par exemple comment la Justice annonce le Jugement. (le langage populaire parle de Justice des Hommes et de Jugement de Dieu, comme si_le_Jugement_échappait La Justice se fait, le Jugement se prongnce, I! a un rap} port avec Poxprosstoe ave BreeTe nom, Were La Justice, arcane VIII, est une figure simple, raide, lourde, remplissant la carte. Le Jugement, avant-derniére carte, montre une image tres complexe, réunissant des actions tras différentes. Le signe cosmique y est tres important, le paysage désertique (y a-til un lien avec le personage a 6 ailes — 3 paires de 2 —, caractéristique , en angélologie, des séraphins dont I'attribut est par ailleurs le feu purificateur, puisque son nom vient de 'hébreu « saraph », bro- ler *?)II apparait que de la Justice au Juge- ‘ment on va, d'une image pesante contrai- gnante, tribale, vers une .image riche en symboles d’immanence. Examinez cette hypothése, controlez la grace a d'autres détails : la toque de la Justice, posée sur un cercle indépendant de la toque, est plus développée a gauche. (hyper dé- veloppement de I'hémisphére gauche ? reportez-vous au chapitre « Pourquoi », le paragraphe « lire et délire ») L'auréole du Séraphin est annoncée par la forme de la toque mais elle est plus équilibrée. Formes et métamorphoses * Nous arrivons au travail avec les formes. Par exemple : la mandorle** qui entoure le ‘Mais vous en sauriez autant en sachant vous servir d’un bon dictionnaire. ** De I'italien mandorla, amande, ovale ou apparait le Christ en majesté (ou en gloire) dans le code des icénes et l'art religieux médiéval. 58 | | | | personnage de larcane XXI, et que vous avez vue sur le tympan de plusieurs cathé. drales, est annoncée dans les arcanes pré- cédents. A votre avis est-ce dans I'ar- cane XII od un personage est enfermé également, une jambe pliée derriére l'autre comme celui de I'arcane XxI—mais quelle jambe ? ou bien dans l'arcane XV ob les deux personnages a jambes de mandra- gore sont reliés par une corde qui dessine... quoi ? Mais peut-étre ces trois cartes ontelles des parentés plus étonnan- tes encore ? Nous avons déja vu que dans arcane XII comme dans larcane XV les personages n'ont pas de mains — visibles — et sont attachés (ou reliés). Continuez seul ce travail . * Cherchez I'intangible. Nous avons vi fa seconde loi de Univers Intangible mon. tre un cycle de 4 éléments ou périodes. Vous allez dire : pourquoi pas de 7? N'y a- til pas 7 couleurS-7 planes pow Astro logie judiciaire, 7 génies pour la Théogonie égyptienne, 7 péchés capitaux, 7 sacre- ments, 7 vertus, 7 plaies d’Egypie, 7 bran- ches au chandelier du Temple de Jérusa- lem, 7 jours de la semaine, 7 sceaux dans Apocalypse de St Jean, 7 notes de musi- que, 7 portes au visage de l'homme ? Si vous observez ces séries de 7 vous consta- tez qu’a part les portes du visage, toutes ces séries sont des ceuvres humaines ; il semble que pour I’étre humain cette divi- sion en 7 éléments soit, en quelque sorte, tot «une empreinte énergétique », parc », parce que le mot empreinte rappelle ie mot anglais d'« imprint », utilisé par les scienti- fiques américains pour qualifier une charge dinformation, quelle que soit la Matiére ou elle se manifeste. C'est ainsi 59 naturelle, spontanée. Il y a « quelque part» une forme qui s'appel lous pouvons 7 mmer un « schema énergétique », ou plu- que nous arrivons par une autre route a la notion de « codage ». * Dans les séries, nous verrons a l'cauvre, dans les 4 matériaux différents que sont la coupe’ I’épée, le (s) deniers, le baton, l'em- preinte énergétique du 7, mais aussi celles du Il au X. Nous déterminerons de trés pres cette empreinte en comparant son incarna- ion, sa matérialisation, dans les_4 maté- iaux-outils dont dispose I'homime pour aoe Afin de vous aider dans votre travail, voici quelques exemples : Recherche de quaternités * Revenons au schéma, a l'empreinte éner- gétique du 4 qui apparait comme la deuxigme loi de "Intangible. Comment Gfiszwoue verifier son action dans les ar- canes majeurs? En trouvant 4 fois le 4 dans l'arcane IV bien sir! mais, plus orga- niquement, en identifiant les quaternités, cest-a-dire les ensembles de cartes par 4 *Allezvous commencer par le 1? Cela nous donne : premiére quaternité, le Bate- leur, la Papesse, I'Impératrice, I'Empereur ; seconde quatemité : le Pape, 'Amoureux, le Chariot, la Justice. Ainsi de suite, mais avec deux ennuis au moins : il reste insa- +valsaal de diviser l'ensemble Pape3Sé - impératrice - Empereur - Pape ; le Bateleur, ‘ouvertement, ne fait pas couple avec la Papesse. Deuxiéme ennui : la 5° quaternité s'arréte au XX, et nous laisse le XXI sur les bras. Pas seul, car oi allons nous mettre le Mat qui ne porte aucun chiffre et meme pas le 0? Cette répartition n’a pas de sens. Pre- nons une nouvelle hypothése. Pour cela recommengons l'examen de chacun des arcanes majeurs afin de faire entrer en ligne des détails dont nous n’avons pas 60 tenu compte. Nous remarquons que seules 2 cartes présentent la particularité que image déborde le trait supérieur et entre dans le bandeau réservé au nombre: la Papesse, Il, et le Monde, X37, Posons comme hypothése que ces deux dépasse- ments du_monde de l'image" dans le monde du nombre (de Tarchétype ?... sous sseWve |) marquent des bornes comme cel- les qui délimitent le parcours Pune course. Le Il serait alors le départ et le XXI Tarri- vée... Mais dans une course, le coureur existe avant la course. On peut dir-aussi que lel re TUnité, mais aucun mouve- ment fest possible sil ne Se produit pas ration d'un élément de (ou ‘Mbsement- Or, par deh Or, inition 'Unité marque une totalité, on ne peut en extraire quoi que ce soit sans altérer donc faire dis- paraltre son essence. Regardons la carte confirme-t-elle cette idée ? le Bateleur indique un mouve- n @Mt Suspandu, donc impossible, (tout arrét signifie fin'du mouvement) et impo: sibles physiquement sont aussi les po: tions des mains du personnage. Vérifiez-le en posant vos mains et vos doigts, comme le Bateleur exactement, surfautour d'une baguette et d'une piéce ou d’une sphére les objets tombent, la préhension que le Bateleur exerce n'est pas assez ferme. I semble les manipuler mais l'observation objective montre qu'il n’en est rien. Nous pouvons garder I'hypothése qu’en I, le eee ve pesencole) amorcé. Il est seulement potentiel. - aver t potentiel e plus les séries par- 6 dans le sens ot Nemploie Pierre Solié, voir la collection «Histoire d'un Mythe » chez Seghers. 6 «Cela ne résoud pas le probleme du Mat. Ou Ie placer? Recommengons notre exa- men. Utilisons des détails que nous n’avions pas fait entrer en ligne de compte. Ainsi, une carte n’a certes pas de nombre, mais une autre carte n'a pas de nom. Comparons-les. Ah ! c’est déja fait ? Vous aviez déja nté que les personnages sont quasiment ‘superposables ? Quiils ont la meme attitude ? Trés bien! Et si nous nous trouyions devant non pas deux ar Canes*=, mais devant deyx_aspects_u deux stapes dune meme opération, avon pourre tre purement utilitaire appeler “pour Vinstant: « balayer» et «partir» ? Qu'en onsezvous? Nous nous trouvons devant un des fondements de notre appro- che de I'univers tangible : la nature détruit sans cesse pour ff jire cha¢ is re ‘pour Tancer son élan chaque fois lus Toin. Chaque moment nous comptabi- lise I'élimination de cellules et l'apparitior de cellules neuves a partir de matrices cel- lulaires auxquelles nous n’avons pas acces, Gardons cette hypothase : nous avons un arcane avec un nom et un chiffre (ce qui n'empéche pas le Mat d’étre inom: brable et/ou inchiffrable, et l'arcane XL sinnomable), yn arcane en deux personnes fen quelque 5 SA ce moment, notre systéme quater- naire s'applique & merveille. Nous posons le | comme contenant de tout ce qui va se passer, comme potentisLabsolu, etita par devers lui : coupe, dhiers, epee, baton, plus les dés du hasard et un cabas” jaune. La premiére quaternité unit Pa- pesse, Impératrice, Empereur, Pape. La ee * Du latin « capacium », qui contient beau- ‘coup, mais homophone de I'hébreu Kab- bale, « tradition » ** Cf page 21, note 62 seconde groupe I'Amoureux, le Chariot, la Sustice, 'Hermite. La troisiéme (celle du milieu) la Roue de Fortune, la Force, le Pendu, l'arcane en deux personnes. La quatriéme montre Tempérance, le Diable, Ia Maison-Dieu, Etoile. La cinquiéme la Lune, le Soleil, le Jugement, le Monde : la course est finie. Adoptons nos hypotheses (usu ae are Oa ee wane. néut viendrait rious icWer a les rejeten. Ears act orare-des arcanes-majeurs permet en outre une étude plus fructueuse de la périodicité : chaqlet sycie det contient @ Svolution, et on peut comparer chaqu miére, chaque seconde, chaque troisiéme ou quatriéme étape. Vous venez d’effectuer un travail de re- cherches de structures qui répond aux cri- teres scientifiques. En méme temps il mul- “Tiplie Tes possibilités d’apparentements et de comparaisons, donc un enrichissement du sens, une extension de la connais- ance. Inutile d'ajouter que vous pouvez comparer aussi _les cartes par couples, par temaires, etc. En réalité il faut comparer’ chaque carte avec chacune des autres (des 77 autres). *Le schéma purement géométrique ci joint, que vous reproduirez sur un papier calque, vous donnera d'intéressantes indi- cations sur la structure interne de chaque arcane lorsque vous la lui superposerez* * Vous constaterez ainsi que chaque image est soigneusement décalée par rap- port aux fondements architectoniques idéaux ; ce soigneux déséquilibre nous rap- pelle que la vie ajuste sans cesse ses élé- ments. Trop de symétrie n'est pas dans la nature ; il y a d’ailleurs toute une étude a * Cest une idée de Roberte Laboureau. 63 TRACE HARMONIQUE 64 f faire sur les rapports entre le schéma cor. et le schéma de chaqe arcane y pompris les mineurs. Vous l'avez déja faite ? bravo. « Lorsque vous effectuez le travail de Synthese n’oubliez aucune de vos connais- “ances. Par exemple, en regardant |'ar- Sane XVI: la gravitation est la cause princi- pale de la stabilité des corps célestes. Béla nous permet de séparer dans la carte les éléments soumis a la pesanteur (la Tour ; la végétation) et ceux qui ne le sont pas (ce qui est soumis a la pesanteur fombe, ne flotte pas). A cette occasion, comparez-le XVI, le XVIll,le XVIII. OU se Situe attraction gravitationnelle ? Quels éléments montent, descendent, demeurent Suspendus ? Quel mouvement se mani- feste a travers ces cartes ? Le Tarot : une matrice du Cosmos ? «Le Tarot_est structuré sur_le_mgme 9A Ee rae des relations ‘ordre, ins, d'inductions et de projections, de renvois, d’équivalences relatives, de suites finies (I! & X), le tout exprimant les situations de tout cycle posy Ser done en ce qui noustonceme aul plus prés, de tout cycle d’évolution. «Il expose les critéres fonctionnels de la structure considérée comme condition «sine qua non» de toute évolution : sans la reconnaissance du modéle et sans la connaissance du moyen d'utilisé yn, le Tarot ne resterait qu'un vague agrégat d'idées entr'apergues. Ainsi s’éduque intelligence : en latin inter-lego, « je choi- sis parmi». C'est le Tarot lui-méme qui yous montre comment choisir, il vous transforme petit a petit, il vous forme, en vous imprégnant. * Dans cette optique on peut dire du Tarot 65 ce que Dominique Aubier* énonce au sujet de l'alphabet hébraique : « Les 22 lettres de 'hébreu carré sont étu- diges ici dans le moule ot elles sont fagon- nées: au creux de la matiére corticale, dans le cerveau plié au langage et soumis ses faits. Appren fest du mem: ir_le_fonctionnement de Lesprit. »** Et encore cect = «Une connaissance nécessaire a I'éléva tion de la conscience ne peut rester inaper- gue quand bien méme des intéréts créés voudraient la réduire au silence. Sans elle Vhumanisme reste baillonné, le devenir intellectuel et spirituel du monde s'arréte, brimé et affaibli. Rien ne gouverne la pen sée ; en vain de tous cétés fait-on appel au langage. Mal convoqué, il répond mal. Mais au jeu dé colinm Anata, OrPeRTaNT tiouve: rait. » * Donc lorsqu’on jette un coup d'ceil vivant et actuel sur le Tarot on arrive a découvrir les mémes structures, ou schémas, ou em- preintes énergétiques***, que dans les autres codes de la connaissance — ou de Vinformation sur I'Univers. ‘Dans « Le principe du langage », éditions du Mont-Blanc (Genéve). ** Mais : le cerveau n’est qu'une machine, etc. *** Ainsi rappelez-vous notre aventure avec les quaternités et ce que nous avons constaté avec le | et le Il. Etudiant ralpha- bet ébraique, D. Aubier fait remarquer ceci « La Gense ne commence pas par un Alef, ‘mais par un Beit — la seconde lettre. Alef représente une unité mais ne marque pas un commencement. Il faut sortir de 'unité 66 ur provoquer un mouvement AlterNatif. » (Qui fait naitre autre 7) Dans le Tarot le |! se maniteste statique et fixe apres la motilité du Bateleur, mais Gest le Il qui marque le début du proces- ‘sus. (La motilité, physiologiquement, est la faculté de se mouvoir.) foul Ce ee @ Allons un peu plus loin, en abordant la théorie_ que nous avons efflourée déja, ouvertement ou implicite- ment. Quelle est-elle ? «Notre cerveau construit mathématique- ment la réalité en interprétrant des fré- quences venant d'une « autre» «dimen- sion», domaine de réalité signifiante pri- mairement archétypale, qui transcende le temps et l’espace. I! existe, comme le pro- ose Davis Bohm”, un « ordre développé » ee un «ordre impliqué» de |'univers. Uinguigtante propriété commune a I'holo- gramme et au cerveau est la distribution de Pinformation a travers le systeme, chaque fragment étant codé pour reproduire” . EN Te mae que (Thologramme*** « Teproduit » un original, le cerveau « reproduit » l'original de I'yni- vers, quvon peut alors imaginer comme une matrice « générant » Ta réalité concréte. *Le Tarot est un reflet concret de cette matrice, un reflet extrémement précis. De plus (ou & cause mm je cela, en raison de sa qualité propre, de sa spécificité) il permet un rapport privilégié avec les états modifiés de conscience, qui eux-mémes reflatent des états me iés du systéme nerveux. L'interaction avec la Réalité — la matrice — est possible & un niveau pr maire, permettant une connaissance avec, ou plutét un contact direct des archétypes, ‘ou plutét des empreintes énergétiques qui constituent les fondements de I'Univers, sa matrice. 67 * Les apparences de la Réalité sont, si on peut dire, extraites ou plus exactement abstraites, d'un intangible et invisible flux qui n'est pas composé de « parties » sépa- tables, et ne peut étre décrit que comme cet état d'interconnection TMSécable** que nous avons déj& approché. * Voir page 3, note. ** Voir page 3, note. +++«L’holographie est une photo-graphie tridimensionnelle réalisée SANS lentilles. Voici comment les images sont enregis- trées et restituées : une émulsion photo- graphique est éclairée simultanément par deux faisceaux lumineux provenant d'une méme source lumineuse cohérente. L'un direct, autre passant par un objet qu'il éclaire et qui le diffracte. Les deux trains d’ondes forment des nappes stationnaires d'intertérence sur la plaque (émulsionnée). Lorsqu’on éclaire la plaque ainsi impres- sionnée, on obtient une image en trois dimensions de l'objet. L’hologramme a ceci de particulier qu’a partir d'un fragment de la plaque, i! est possible de produire Timage de l'ensemble de l'objet. Le Tout est donc présent dans la partie. » « Dés leur parution, ces travaux ont suscité dans divers milieux scientifiques une ava- lanche de réactions positives ou critiques sur la validité de ces théories, et au-dela, sur l’émergence d'un nouveau paradigme, Te paradigme holonomique, fondé sur la présence du tout dans la partie, sur l'inter- dépendance généralisée, le réle de la cohé- rence », concluent A. Bloch et R. Schepf, reprenant ainsi les idées exprimées par Marilyn Ferguson (connue en France par la Révolution du cerveau (Calmann-Lévy, wi << Brait-Mind Bulletin » (P.O. Box 42211, Los ANG6TES, Catlt--96042) 68 nt relativement difficiles — ou impossi- bles — a découvrir ul. Son amt la démarche de I’étre humain, ‘monde qui le dépasse tellement, Gra pu atte que de tenter de le « ren” Ses divers constituants. Aujourd'hui la fession du monde intangible, qui se mani- Paste aussi dans les mouvements collectifs Conscients et surtout inconscients, semble Srter homme & concilier, réconcilier, réu- Pir les différents constituants de univers, Gont lu-méme: les modéles du macro- Sosme et du microcosme montrent de plus en plus de par cevoir $8 ‘cofistonfeohérenc «Dans le méme élan, pour profiter de ces mouvements en quelque sorte, n'essayons pas o'gxpliquer le Tarot, mais de le décrire fe plus précisément possible, Gette des cription seule, qui colle & la Réalité, nous rere Contact avec la Matrice. On nexpli- que pas l'univers mais on peut vopeerr. Gola nous raméne & notre point de le Tarot certes appartient a « l'ordre déve- loppé» mais il est trés prés de «l'ordre enveloppé », si on peut s’exprimer ain: Impliquons-nous dans le Tarot ! «Tout le travail que nous avons fait jusqu’a présent ne visait pas a expliquer le Tarot, mais seulement a le voir comme il est, & Vous ouvnir des voles Cacces qui est pas We conMuire a votre place ce pro- totype fabuleux, mais de vous suggérer ‘comment en faire le tour, monter dedans, et vous rappeler des principes élémentai- res de conduite, par exemple: ne pas essayer de passer de la 1"° vitesse directe- ment a la ° (ou X*..), la vitesse divinatoire. + Ayez encore un peu de patience. Nous allons aborder les arcanes mineurs dans leurs structures internes et générales. Ensuite nous pourrons «voir» avec les yeux du futur. Jusqu’ou... ? - Préts ? Par- tons. aA LE TAROT JUSQU’OU ? Etudes Pratiques * Pour commencer, gardons en mémoire que nous scrutons |’intangible, et, pour ce, nous cherchons & Oe de nous mémes. des réponses spontanées, ou plus juste- ment, & los laser Sesproduire sans leur faire obstacle par des réflexes condition- nés basés sur une échelle de valeurs incu- Yablement limitée, et issus d'un EGO encore trés pulssant. Pour laisser se_pro- duire les réponses spontanées, notre EGO, par ailleurs précieux et irremplagable pour notre survie en soci tao poeroir se déconf@ctér temporairement. Le contact direct avec le Tarot, qui est « calculé » pour cela (en méme temps que pour des des- seins différents) nous permet cette décor nection. — ‘Nous ne cherchons pas a jouer une comédie. Ainsi jouer au gourou peut amu- ser celui qui joue mais l'engage bientdt sans qu'il s’en apergoive dans toutes ses activités. Bientdt il $6 Comporle, s’habille, parle, dort, mange comme un gourou ; sa propre substance, son rapport avec lintan- gible, sont blogués derriére cet EGO - Gou- rou. La réponse spontanée ne se produit qu'en dehors de |’échelle de valeurs: soyons préts it, a la remettre en cause Les Arcanes mineurs * Remettre en cause notre échelle de valeurs sera une opération douloweuse- Nous la sentirons@espésagréablement en étudiant les arcam mineurs qui sont 70 généralement lalssés de cOté, ou interpré- tés avec un arbitraire qui ne tente méme de se justifier. Un livre, par ailleurs tres intéressant, de J.L Bourgeat, vous en donne un exemple qui doit servir de legon. Paru en 1906 (ed. Chacornac) il cite égale- ment une « méthode des Gitanes » dont nul dans les Kompania du peuple Rom* n'a jamais entendu parler. #Si l'on regarde un peu les arcanes mineurs, on y observe le développement de, ou des variations sur, quatre objets. La carte de chacun de ces objets ne porte ni nom ni chiffre. II convient donc de les nom- mer de fagon seulement putative, et de ne pas considérer qu'ils constituent le début bu le | de chaque série, par ailleurs soi- gneusement numérotée de JLaX. Il est vrai que chacune des cartes portant l'image d'un objet... n’en porte qu'un. Mais on voit immédiatement que l'objet seul est dans son dessin, trés différent de la série numé- rotée, sauf la série dite des deniers qui rest pas numérotée. + Par référence & notre échelle de valeurs symbolique, issue de notre civilisation occidentale’ extrémement marquée par le judéo-christianisme et le comportement ge Eglise Romaine, ainsi que parTes sie ree UESSyaTIe ETS culte ce Vlitisme (possi. blement justifié, y compris dans les Socié- tés Initiatiques, dailleurs trés semblables les unes aux autres comme la Magonnerie, le Rosicrucianisme*; etc..), nous allons donner une interprétation immédiate de ces quatre objets : *Le peuple Rom, «Romané Tchavé » ainsi s’appellent entre eux ceux que vous appelez Tziganes, Gypsies, Gitans, Bohé- miens, etc. ** Qui n'est pas la Rose-Croix, laquelle est un idéal, et non pas une organisation. n Le Baton sera la force brute, non policée ; "Epée sera la force disciplinée, incarnation des tus chevaler ues ; Le Denier sera la force de l'argent comme source de pouvoir ; La Coupe sera la force du copur, le Graal. * Sans faire aucunement la critique, qui serait facile et destructice, de cette inter- prétation en vogue dans les arénes de Iésotérisme exatérique* , observons sim- plement chaque carte. Retenons les détails dans leur structure propre. Par exemple : la main qui tient 'épée est issue (mais I'est-elle 2) d'un systéme en strates, done fixé, digg, la main qui tient le baton est issue de I'intérieur d'un systeme en rotation, dont |'extérieur a l'aspect d'une roue dentée, donc capable d’entrai- ner d'autres mouvements. La main et le Baton constituent un systéme autonome (ils ne touchent pas les bords de la carte), la main et l'Epée un systéme en relations avec I’entourage (« A la masse » ?). * Ou encore : la construction qui surmonte La Coupe est fermée. II y a bien 3 serrures — ou détails qu’on peut interpréter ainsi — mais ces serrures ne sont pas intégrées & des éléments qui semblent pouvoir bouger. Le pied de a coupe, qui est dans la chair, est déformé — comparez-le avec la dixiéme coupe, ou plutdt la dixiéme coupe du X de coupe — comme écrasé. Qu’est-ce qui écrase? Les 3 éléments bleus,en forme d’aile ? de feuille ? de main ?,peu- vent avoir quel role ? + Ce sont les Cavaliers qui nous permet- tront @approcher le plus le travail avec les objets et leur nature véritable. Auparavant approchons-nous des Honneurs, carré par- fait de quatre fois quatre figures. dehors. “Eso = dedans ; exo 72 #Si chaque carte des Arcanes Majeurs comporte quatre types d’expression 1) formefcouléur, 2) chiffre, 3) noma} rela. tions avec l'ensemble de la structure codée, les Honneurs sont privés de chiffre. Sans doute pour que l'on ne soit pas tenté de conférer arbitrairement un ordre & rieur de la famille qu'ils constituent, Ainsi dans une famille humaine, peut-on dire que le pare soltTe 1, Ta mévETe 2, l'enfant le 3? Evidemment non, et cependant quelque chose dans cet arrangement convient a notre échelle de valeurs. Celle-ci se trou- vera embarrassée par le Cavalier. Estil «aprés » le Valet et « avant » la Reyne ? ou «aprés» la Reyne ? Rien ne permet de le dire. Renongons a un classement qui nous arrange, car le Tarot ne le dicte pas. * Ne classons pas, ne numérotons pas les Honneurs. Constatons simplement leur individualité. Cherchons les caractéristi- ques communes & chaque Roy : assis (sur tréne ? sur fauteuil ? dans quel paysage ?) portant @ la fois couronne et chapeau ? comment chacun résout-il son gonflit couronne-chapeau ?(que montre ufe cou- @t un chapeau 2) vétu et/ou cui- rassé, etc. Comparons systématiquement chacune des cartes & chacupe des autres. Quels sont les Geta RP cparatseent dans chacun des Honneurs d'une méme famille ? In exemple : la famille de Deniers (nous Vappelons « famille » parce que les mem- bres en portent le méme nom, et seulement Par commodité, sans déduire d'autres liens de parenté ; ainsi, bien sor, le Valet n'est pas le fils du couple royal. Le mot Valet, du latin « vassus », vient d'une racine celte qui implique une ‘relation de dépendance ; mais plut6t que le sens primitif de « jeune gentilhomme non encore armé chevalier » il semble qu'il soit plus correct de retenir le 73 sens de « mestique ». apparu au XVII® siécle. Dahs certains jeux précédant le Tarot de Marseille, ces figures sont appe- Iées Esclaves. Quel est le réle d'un + edomesttaue 7) *Torsque vous relevez, classez, ordonnez les détails, il en demeure une dominante : le regard. Les quatres personnages sem- bleft reliés a leur outil, le Denier(s), par le regard, excepté le Roy, qui cependant a des yeux typés, bien fendus, légérement en amande ou donnant |'impression d’avoir quelque chose d'orjental. Le Valet porte le Denier(s) 4 la hauteur de son visage. Celui de la Reyne est plus haut par rapport au visage, et elle a développé sa main droite exagérément. Le Cavalier le tient, semble-t il, seulement avec son regard. (Remarquons encore une fois que le mot de Deniers est toujours au pluriel, on peut donc avancer qu'il désigne un collectif ou, plus justement, que son «mpreinte éner- gétique » conceme la mise en ceuvre d'un ensemble.) \ ©* Le regard et le(s) Deniers sont done étroi- tement ligs. * D'une fagon semblable, les personages de Coupe ont tous une particularité au niveau du front. Le Cavalier de Coupe est le seul Cavalier a n’avoir pas de chapeau, il aun front bas et I’air fatigué. Le Valet porte une couronne de fleurs au ras des sourcils. Le Roy aussi, au ras des sourcils porte le bord de son chapeau qui parait se transfor- mer en bourrelet (pour porter la couronne trop lourde 2) Tous deux également ont une physionomie lasse ou étrange — mais Ceci est encore une sensation difficile & traduire objectivement ! — La Reyne porte sa couronne (de travers) juchée en haut d'une toque (elle I'a séparée de son froni). 74 Le jeu des mariages * Lorsque vous connaltrez bien, ment, fos Roys ot les Reynes, amuses, avec une expérience passionnante, Remar. quez d'abord que dans chaque famille, il y 8 yg Personnage aul porte daux outils. Ce sont, chez les Coupe , la Reyne ; chez les Epée, le Roy ; chez les Deniers, le Cavalier. Mais chez les Baton, les quatre n’ont qu'un seul outil et chez les Epée, le Valet parait comme le Roy, porter deux outils. Qu’est- ce que cela vous indique ? ‘Ensuite choisissez parmi vos ami(e)s, quelqu'un(e) relativement doué d'intuition, ou passant pour tel. Demandez-lui_ de marier ensemble les 4 Roys avec les 4 Rey- nes, mais évidemment pas ceux qui por- tent le méme nom. (Ce jeu vous apprendra d'abord que les Roys et Reyne d'une mé- me famille sont plutt frére et scour qu’époux. ) — “Avec une probabilité derreur trés_mi- nime, il «mariera» M. de Deniers avec Mme de Baton; M. de Coupe avec Mme d'Epée; M. de Baton avec Mme de Deniers ; M. d'Epée avec Mme de Coupe. * Mais il ne saura pas expliquer pourquoi ; i Ae ous Dourra MetTe- eh avanT ave tes impressions, toutes subjectives. li a saisi lempreinte énergétique des assortiments, mais ne peut la justifier dans les détails objectifs. Vous aurez remarqué qu'on reste avec deux types d'association : Deniers- Baton et Coupe-Epée. Toute autre associa. tion ne tiendra pas compte du modéle qui commande la manifestation, et ne sera pas la meilleure possible. * Ou clones, c'est-é-dire issus artificielle- ‘ment d'une méme cellule, donc ce sont des «doublets » génétiques. Cette opération est loin a’étre actuellement possible au niveau humain ! 75 = OU sont les détails qui permettent de confirmer ces « mariages » intuitifs ? Un tel travail, trs fin, peut difficilement étre décrit ‘dans une méthode. Cependant si vous avez mené consciencieusement votre étude du Tarot comme il vous est indiqué ici, vous avez tous les éléments pour trou- ver ces détails, qui figurent ouvertement dans les images. Pour vous aider voici quelques indiscrétions : ‘© Un Roy et une Reyne font un geste, trés visible, qu'ils sont les seuls & montrer dans tout le Tarot : ils retroussent une partie de leur vétement. Pour quoi faire ? Est-ce bien nécessaire de l'exprimer? Un autre a un outil — a quoi ressemble+-il ? une serin: gue? un crayon a bille? — quill dirige contre son talon. I se blessera, sauf si la pointe de son outil peut mettre en mouve- ment l'outil d'un Reyne, qui jusque-la reste statique. Avez-vous déja vu tourner un toton ? Un autre Roy maintient ensemble les deux parties (brisées ?) de son outil ; mais loutil d'une Reyne (par ailleurs dan- gereux) peut donner une armature celui qui est brisé, en méme temps quill s'y abrite. Et enfin regardez bien les mains gauches du Roy et de la Reyne restants... d'ou sortentelles ? Quelle surprise. * Ces détails ne suffisent pas, méme s'ils demeurent probants, & jeter toute la lumire sur les mariages que nous avons faits. Mais n’oublions pas que le Tarot est le maitre, nous ne faisons qu'apprendre, que constater. Chaque Roy &fReyne, par éxemple, manifeste en méme temps un type psychologique, un héros historique, et d'autres incarations/représentations de la méme empreinte énergétique. Observons les alliances que le Tarot nous montre ; regardons les associations, de type mariage, affaires, etc. autour de nous. 76 Quelles sont les alliances efficaces, sinon celles qui permettent de combiner les avantages et les insuffisances des deux partenaires ? Auquel des personages res- ‘semblez-vous ? Aimeriez-vous ressembler ? Soyez jungiens : quel est votre animus ou votre anima ? Le partenaire qui apportera ce qui vous manque, et réciproquement 7... Le Tarot vous le montre. Mais par ce jeu nous avons un accés plus profond & lempreinte énergétique... sans oublier que les empreintes énergétiques peuvent se combiner. On peut &tre un peu Roy de Deniers un peu Roy de Baton, ou bien par- fois Reyne de Coupe et parfols Reyne d'Epée. Nous admirons ici les combinal- sons et permutations a |"intérieur de notre mi de l'Univers, le Tarot de Mar- Seille. er Les quatre Cavaliers * Vous les connaissez déja bien. Vous avez déja remarqué qu'un des chevaux a une téte de chat, un autre une téte de vache, un autre une Téte de chien, un autre une téte de licorne (pouquoi, sinon parce qu'il a une cofne au milieu de la téte 2). Vous avez, enregistré tous les détails. Les classer en’ un ensemble signifiant nous fournit la clé des arcanes mineurs. “Comment procéder ? * Quel est le cheval le plus petit ? C'est aussi le moins carapagonné, le plus raide, celui sur lequel le Cavalier est le moins assis. Quel est le cheval le plus grand ? Crest aussi le plus vétu (une tunique de peau ? comme qui, dans la Bible ), le plus mouvant, celui qui parait faire centaure avec son cavalier. Posons-lesdans ce sens, avec les deux intermédiaires allant du moins au plus grand, du moins au plus pro- 1696, etc. 7 eee | | + Nous avons donc : Cavaliers de Coupe, puis Deniers, puis Epée, puis Baton. Cette hypothése se confirme-telle avec d'autres détails ? En effet : le Cavalier de Coupe, de ta main gauche, tient les rénes de sa mon- ture de chair. Le Cavalier de Deniers sem- ble le guider de l'extrémité de sa matraque, bien que l'animal ait mors et bride. Celui d'Epée ne guide plus rien méme si la bride de son cheval semble aboutir jusqu’au fil de la lame de I’Epée. Enfin celul de Baton ne pourrait rien guider, son cheval n'ayant plus ni mors ni bride : au début de la série, le cavalier maitrise son cheval, qui a l'air d'un petit cheval de bois. A la fin il semble Jae Garp ver Sa Thontute, Diaillours le Cavalier de Coupe a 2 bras, le Cavalier de Deniers 1 et demi, le Cavalier d’Epée 1 bras 1/4, le Cavalier de Baton un seul bras : ils sont de plus en plus proches et unis avec leur cheval. Le Cavalier de Coupe porte un étrange fardeau (hotte, mantelet ?) sur son dos, il est lourdement chargé, il est nu-téte. Celui de Deniers est mieux assis, plus équilibré, il est coiffé d'un chaperon ? d'une faluche ? Celui d'Epée est bien assuré sur son animal qui piaffe, il est cas- qué quoiqu'un peu lourdement. Celui de Baton danse avec son cheval, ils se retour nent tous deux dans un mouvement pl de grace, et le chapeau évoque le « lemnis- cate »* du Bateleur. «De nombreux autres détails confirment cette hypothese ; 4 vous de les découvrir. le plus intéressant a trait aux outils : le * Ce mot sensiblement né en méme temps que le Tarot de Marseille, désigne en Mathématiques le lieu géométrique des points tels que le produit de leur distance & deux points fixes est constant. Celui- dessine un 8 couché, soit le symbole mathématique de l'infini. 78 Cavalier de Coupe n’a pas de prise sur son outil, qui flotte un peu a cdté de sa main: fe Cavalier de Deniers tient son outil plus fermement... mais avec le regard seule. ment; le Cavalier d'Epée tient son épée solidement... et tient encore mieux le pol- gnard @ ligne courbe, doré, qui se dissi- mule au bord du carapagon du cheval. Quant au Cavalier de Baton il regarde son raverser la main : il est le seul & avoir igtéaré son outil. * lly a done bien un ordre parmi les Cava- liers, indiqué par des dét objectifs. Cependant, cette recherche n'est menée ici qu’a titre d’exemple, dans |'étude des structures et combinaisons, et si vous pré- férez penser que le Cavalier de Coupe est le plus accompli, c'est votre affaire. * Attardons-nous un peu sur le Denier (s). Représente-til la monnaie ? Naturellement tne partie de son empreinte énergétique se réalise a ce niveau. Cependant, si l'on com- pare la taille relative des outils par rapport a celle des personnages, on s'apergoit que les Coupes, les Epées, les Batons sont sensiblement c nables. Par contre, si fe Dene (o) prasenterane monet sa taille est trés disproportionnée. Peut- tautil regarder cela autiomont; LESDeeor (6) objectivement montre une organisation Gtculaie @ partir de (ou aboutissant a) un centre. Dans |'image du Valet se voient 2 Deniers différents (celui du haut comporte une partie poise plus importante). Celui de la Reyne a’un point au milieu (qui montre ou peut se poser la pointe de l'outil du Roy dans le jeu des Mariages). Celui du Roy ressemble a celui du Valet excepté que le 2° rang d’éléments jaunes en compte 12 (ou 112) et non 10. Celui du Cavalier nous accorde une révélation. *Son élément central, 2 peu prés rond, s'entoure d'un motif (de 4 feuilles ou péta- 79 les) dont I'axe n'est pas vertical comme celui des autres deniers. Avec la verticale cet axe forme un angle... qui vous rappelle quoi ? * Mais oui, I'axe de rotation de la Terre fait un angle de 23° 27 au sommet : le mouve- ment de précession des équinoxes | Cette détermination est liée & Fell je la Sere et a la repartition a1 matiere & intérieur... La Terre est un noyau fluide & Vintérieur d'une enveloppe élastique. Pour mémoire, si le soleil est un gros pample- mousse, la terre est une téte d'épingle & 11,8 métres et Jupiter un grain de raisin & 61,4 m .. Le lien entre le regard du Cavalier et ce Denier (s) nous suggére quoi ? Serait-ce le fegard qu'on porte sur elle qui tient la ae La structure n’est-elle donnée que 7 Décidez vous-meme, _ fat le re ‘ COn- ilon-ds reconnaitre dans le Denier (s) a fagon dont nous_organisons I'univers auiour genous Guren sommes Te cantre | chad pulsque-c’est-ser Ca systéme~ ux qu'il peut le percevoir autour de tui + Nous avons vu un homme soucieux, sans préhension sur son outil, chargé, mal adapté, maitriser son petit cheval raide. Regardez comment le cheval de Deniers (le seul, naturellement! & avoir les sabots par terre...) s'anime du corps et du visage — il ya tout de méme cette sorte de baudruche ou de couverture de chair qui lui pend sur les cdtés, un postiche quelconque, peut- étre_en guise de protection. Puis comment le cheval d'Epée se dresse fringant I'ceil vit et la bouche ouverte. Enfin, le sublime che valicornede Baton parle et voit ouvertement, dans sa blancheur et son étroite complicité avec son Cavalier. De la maitrise a la com- 80 plicité libre, voila le chemin du corps tangi- ble sous le. aliriser, certes jucoup d'nommes sur leur chemin d'évolution... crest ce que fait le Cavalier de Coupe (mais il ena «plein le dos »...). Entre le cheval et le Cavalier de Baton, existe une alliance merveilleuse. La découvrir est une des grandes récompenses du Tarot, la réaliser doit étre possible... La monture de chair, dont nous ne pouvons lamals descendre en cette vie, révéle sa vrale nature pure et inspirée, et ailée (vous aviez reconnu loiseau dans sa téte, quand vous avez tra- vaillé le décryptage des images...) L’austérité des séries *Quittons les splendeurs de alliance Tangible-Intangible. *Redescendons un moment vers les séries. Généralement laissées de coté par les adeptes du Tarot ou revétues d’attribu- tions autoritaires qui laissent 7 elles représentent une véritable legon par étapes pour le maniement de chaque outil. Lisez cependant le précieux ouvrage de Paul Marteau**. ll faut et il suffit pour les suivre — et les utiliser — d’en dégager ’évolution par une observation simple. Des structures sont dessinées — ce ne sont pas de simples motifs de décoration mémie si elles se dis- * Ainsi : le Dix de Baton : le dehors, I'exté- rieur, la ville étrangére. Dix de Coupe : la ville, le village, le pays habité parle consul- tant. Dix d'Epée : peine, affliction, tris- tesse, larmes. Et naturellement Dix de Demtiers : argent, gain, rétribution, etc. (in : Bourgeat, déja cité). * Editions Arts et Métiers Graphiques. Attention ; cherchez I'édition de 194: 81 simulent ainsi pour les yeux vent femple, la série de Coupe Montre deux genres de structures, un verti- cal, un courbe. Analogiquement, & quelles structures identifiables du corps humain peut-on les référer ? D’ailleurs quel est le sens de la Coupe? A quoi sert une coupe ? (pas commode, celle du Roy, on ne peut pas y boire ;pas intéressante ,celle du Valet, son contenant est trés petit ; con- fisquée ‘par son couvercle, celle de la Reyne. Par contre, bien ouverte, d'une con- tenance raisonnable, solide sur sa base est celle que le Cavalier... ne porte pas.) * A titre d'exemple travaillons la série des Epées, du Il au X. * Curieusement la premiére carte — le Il — montre une composition florale comme dailleurs le IV, le VI et le Vill. On ne voit d'épée que dans le Ill, V, Vil, Villl et sou- dain 2 épées dans le’ X, au milieu d'une sorte de mandorle (que naturellement vous avez comparée a celle de l'arcane XXI... et vous avez trouvé quoi 7). Cette mandorle, composée de sortes de fascines, forme un tissu aux deux extrémités de la mandorle. Cet entrelac se renforce selon le rythme suivant : I et Ill, un seul croisement ; IV et V, entrelacs de'deux fois deux éléments ; Vi et Vil, entrelacs de 3 éléments ; Vill, VII, X, entrelacs de 4 éléments. Que cette structure nous montre-telle ? Comparée & la structure de la série de Baton, qui renforce le centre, elle rentorce la polarité. Cela se confirme a un niveau tri- vial : le travail avec le batan (Ken-Do, etc.) rentoroe le centue-du.cnepe, Ie vente, tan, dis que le fravail avec_|'épée (escrime) développe I'attention au niveau des yeyx et des ‘+ Revenons au II d'Epée. Il y a un grand nombre de détails & suivre, par exemple les 4 fleurs en bouton des 4 coins, a examiner 82 ‘au moindre trait, qui sont plus bleues en Vill qu’ailleurs. 'Contentons-nous ici de jarder image centrale, La « fleur» du II parait trés bizarre, Objectivement, elle est Impossible. Ses pétales sont des feuilles, disposées d'une fagon pas du tout natu: relle, et le mélange de leurs couleurs n'a pas dexemple dans la nature. En outre crest de cette fleur que partent des tiges “blanches, sans séve — qui ménent & des feuilles & 'extrémité roulée comme des feuilles d'acanthe en architecture, qui ne sont pas les mémes que des feuilles de facanthe dans la nature. Exagérément symétrique, cette fleur artificielle a quel- que chose de menagant, comme le serait une chose factice, trop développée, et trop différente de la nature. «Le Ill montre une épée (une fois pour tou- tes vous aurez examin de prés les gardes, poignées — préhensibles ou difficiles & prendre — et les pommeaux — ouvragés ou simples, chair ou jaune, de toutes les épées, 4 moins que ce ne soit la méme 6pée qui change de lame) couleur de chair, appuyée sur deux branches ; dévitalisées comme les feuillages cueillis au début de Thiver, elles portent néanmoins des feuil- les jaunes, certes un peu raides, et de petits fruits rabougris : ces branches ont 6té vivantes, ont produit des feuilles mani- festant un travail, et des fruits. * Le lll voit soudain deux de ces feuilles et un de ces petits fruits pousser sur une fleur qui resemble & une fleur, méme si les cépales jaunes en sont un peu indisci- plindes, et le bouton rouge encore ombré. Est-ce Tcauvre de I'épée du Ill? A-telle greffé feuilles et fruits secs sur la fleur arti- ficielle du Il, devenue ainsi vivante comme le montrent’la tige couleur de chair et sa coupure rouge ? 83 *Continuez seul. La couleur chair et la forme la plus lourde de la lame en V vous suggére quelle réflexion sur le role de cette 6pée ? En VI la fleur s'est renforcée & la base, elle est plus droite et plus équilibrée que celle du ill. La vieille feuille jaune a disparu, par contre, le petit fruit rabougri s'est rapproché de la fleur. Les cépales sont trés naturels et la fleur, ouverte, d'un rouge trés vif. Si vous étiez la fleur, quel effet aurait eu 'épée sur vous ? Et com- ment se justifie cette greffe d’éléments dévitalisés ? © Une épée bleue en Vil : le bleu vous rap- pelle quoi ? Et la fleur bleue en Vill, la fleur définitive, ramassée, vraie, couleur de TUniversel, qu’a-telle de commun avec la fleur désordonnée et factice du Il? * Lépée, pourquoi jaune en VIII? Si le jaune nous manifeste la notion de travail, peuton dire que I'épée ici est en travail ? ‘Oui, comme une future mere : elle montre une césure, elle est préte & se séparer en deux, et, en effet, en X nous voyons 2 épées dont une déja montre une césure, deux épées bleues — utilisables au niveau collectif. C'est I'engendrement* des épées grace au travail de greffe effectué sur les fleurs. * Trouvez tout seul quel détail vous prouve que la seconde épée du X, celle qui déja en ‘engendre une autre, n’est pas la premiere ? Ce travail avec la série des Epées est seulement donné a titre d'illustration de la méthode. Si vous préférez voir dans cette série la paix (fleur) et la guerre (6pée), libre & vous. Si vous avez identifié le processus pee sees eee ee * Comparez avec ce Koan zen «si tu as une épée je ten donnerai une autre, si tu n’en as pas je te prendrai celle que tu as. » 84 qui consiste & se gretfer so-méme, bravo ! Yous avez retrouvé le sens mystique de vapee dans [a tradition du Cycle d'Arthur : Tépée outil de vie, indispensable au Roi, tradiateur entre I'homme et la nature. C'est fe iégende d'Excalibur* , qui hélas git Vesormais dans les mains de la dame du fac (Anima) au fond des eaux (régénéran- de l'inconscient collectif). A vous Galler la prendre. ‘e Et maintenant, soyez contents. Vous avez bien travaillé, vous connaissez parfaite- ment le changement de vitesse du pro- fotype, vous avez passé les vitesses ? Allonsy et passons a la vitesse divina- toire ! I LA DIVINATION Vous |l'avez bien compris : seuleme! aprés l'emploi des méthodes subjective; Objective — sinon_se_produit_une con de 'Ego. *Qu'est-ce que la divination, sinon un moyen intensif de scruter I'Intangible et/ou de le forcer & nous répondre ? Pourquoi voulons-nous scruter I'Intangible ? C'est intangible qui nous y contraint en quelque sorte, pour nous forcer d'évoluer, de deve- nir homme du futur, plus fin et plus plein que nous, plus léger et plus «réalisé » (Cest-adire : entré dans les choses, dans la réalité complete). * Marie-Louise Von Franz explique aussi** * Voyez le film du méme nom, de John Boorman (Orion-Films / Warner-Bros). ++ «L’Ombre et le Mal dans les Contes de Fées », p. 81. 85 « Uharmonie instinctive avec ce que l'on a & faire et avec les circonstances est un état idéal, celui ol l'archétype soutient Vindividu ou le groupe, de sorte que ses facultés ou ses membres coopérent de fagon naturelle. L’étre humain a toujours connu, perdu et cherché a retrouver cet état ». Et, en effet, on va vers la divination lorsqu’on se demande « ou on en est » et «ce qu'on devrait faire » Cependant l'information habile, venue de , Ego, nous est quelquefois utile, etelleest itrés loin d'étre toujours erronéé. Seule- «ment; fon subtile devient une grave cause de désagréments. On peut la dufier de fausse divination 4)La fausse divination, ou observation analytique, est une trés intéressante tech- ue, qui peut tenir une place de choix dans une Tarothérapie, ou, je prefere appeler ainsi, dans un travail évolutif par le Tarot. * La fausse divination consiste non pas & faire tirer les cartes, dos retourné, au consultant, mais a les lui faire choisir, puis décrire. On lui demandera oi il se trouve — une ou deux cartes — ol est sa mére, son pére, sa femme, son enfant, etc. Evou ou est la Mare idéale, le Pere idéal, la femme de sa vie, l'enfant qu'on souhaite. La fagon dont i! placera lu-méme les car- tes constitue une mine de renseignements. Proche de lui, loin de lui? dans quelle dépendance les unes des autres? Il est bon de lui laisser un champ trés vaste pour cette opération : grande table, ou toute une piéce, au sol. Ensuite, voyez (si c'est un Occidental, donc avec une conception linéaire du ‘temps, passé & main gauche, futur & main droite) — ol il se place dans sa propre durée. 86 «Deja le choix, la projection que le consul- fant effectue sur les cartes auxquelles i! Bitribue un pouvoir de représentativité (en fait, de son échelle de valeurs), vous per- mei d'avoir une idée de ses structures inté- fieures, et déja de son enfance, peut-étre meme des limites qu'il assigne & son ave- nit. « Ensuite vous lui demandez de décrire les cartes — avec lesquelles, bien entendu, yous-méme avez parcouru un chemin com- plet. La différence entre 'empreinte éner- gétique, a laquelle vous avez touché, et le hiveau d'interprétation que ce consultant en choisit, vous permet de rencontrer les qualités, de cerner les problémes, de com- prendre les schémas répétitits de compor- fement qui modulent sa vie. «C'est un jeu pour vous — quoi qu’avec sérieux, puisqu’on vous fait confiance = utiliser ces facteurs en déduisant rigoureusement les conséquences de ces faits*. C'est le portrait de quelqu'un, d'un @tre humain avec ses faiblesses et ses beautés. Saluez, soyez touché, soyez hum- ble. N'exercez ‘aucune domination. Mon- trez-lui ce portrait, agissez en miroir conscient. + Quelles sont les bases a ne pas perdre de vue ? Les cartes du Tarot présentent le territoire, une image des archétypes qui sont les modéles — les empreintes énergé- tiques — selon lesquels, qu'on le veuille ou non, se forment, s'agrégent, se détermi- neni toutes les ‘situations possibles. La totalité des arcanes recouvee la totalité de experience humaine. On peut avancer, en s'appuyant notamment sur l'observation de la schizophrénie par les écoles anti- * En n’oubliant rien de notre préambule. 87 ———————=EVUG”Y" psychiatriques, que l'ensemble des situa tions psychologiques humaines recoupe ensemble du chemin de I'humanité, c'est- adire que l'homme revit plus ou moins complétement, ou vit & sa maniére, l'aven- ture de la race humaine jusqu’a ce que Tim Leary pergoit comme la Fusion galactique (Cf. « Neurologics », « Exo Psychology », ed. Starseed Press). * Les réactions devant les cartes ont des motivations primaires simples. Par contre les descriptions engagent des expériences personnelles complexes. * Les cartes qui attirent le consultant sont celles qui lattirent, celles qu'il reconnait, qui le sécurisent, les empreintes qu'il a intégrées. Celles qu'il récuse sont les empreintes énergétiques de situations quill n’a pas encore vécues ; la violence de ses réactions manifeste simplement la proximité de cette situation dans son ave- nir : 14 encore il reconnait un modéle qui n'est pas encore intégré, accepté : il y aun conflit actuel. Ou bien il se trouve en cours d'expérimentation, depuis quelques heures ‘ou quelques années ; ou bien le consultant a refusé ce modéle systématiquement cha- que fois qu'il se présentait, en fonction d'une sensibilisation particulidre lige soit & son héritage chromosomique, soit & un événement mal vécu jadis, & un « blo- cage»! ou bien, tout simplement, c'est un modéle que le consultant n’a pas en- core rencontré. * Done les arcanes que le consultant pré- fére indiquent ce qu'il connait de lui. Ceux quill récuse indiquent ce qu’il ne peutiveut pas encore accepter. Les situations qu'il he connait pas encore mais qui sont trés éloignées n’alertent aucune défense de son subconscient, aucune réaction vio- lente, mais un vague et modéré manque 88 diaffinités » avec la carte, «Le diagnostic pourra étre extrémement fin et précis ; selon votre propre qualité et Notre état d’indépendance vis a vis des car- fos. Il n’a pas de choc — au sens psycha- falytique — puisqu’a aucun moment le consultant n'est cramept confronté avec $on probléme fondamental, dans la nécesy, lisation_de ce Foul se passe au niveau analogique : le tra: vail avec le Tarot permet de ne pas suppri. mer le «ncaud énergétique » du conflit, ce ‘qui serait aussi supprimer l'arrivée d énergie, efreur commise par le plus gran mbre de psychiatres. Ce travail permet aussi au consultant {comme vous auparavant dans la pre- mire phase de vos études tarotiques) dassimiler l'empreinte énergétique en dehors de la crise — avant, ou aprés une crise mal vécue, et, par ailleurs, de placer les autres expériences archétypales déja vécues dans la structure générale dont le Tarot est le reflet. *Votre réle doit donc se limiter a faire décrire la carte le plus exactement possi- ble au consultant, enregistrer ses réac- tions et a en permettre I'objectivation. Le Tarot opére une telle prise de force (atten- tion au mot « prise de conscience » : une confusion se révéle fréquemment entre les termes de conscience et d'esprit. La cons- cience, privilége de I'EGO, n'est pas l'intan- gible ni Esprit, ce que notre EGO voudrait bien nous faire croire), une telle compré- hension, une telle rencontre avec la Réa- lité, que le consultant acquiert dés le com- mencement un surcroit de vitalité et une régulation de I'énergie, s1 ses. * Cette observation analytique ou informa- tion habile, ou fausse divination, exige un déconditionnement que le corps méme du 89 Tarot, avec ses couleurs, ses personnages qui semblent souvent faits de bric et de broc, de piéces et de morceaux, suffit & apporter. Cependant des régles de bon sens restent & pratiquer. Ne vous livrez pas & cet exercice n’importe ou ni n'importe quand, ni avec n’importe qui : la sincérité du consultant est au moins aussi néces- 'saire que votre propre désir d'apporter une aide. Mais encore une fois, ni domination, ni abus de votre propre échelle de valeurs... Tranquille, |'EGO ; vous n’avez rien & prou- er. 2) La Divination vraie * La Divination vraie est une anticipation du futur, par un regard porté sur les points de convergence des lignes de forces de "Univers. C'est un appel a intangible, un acte magique, grave, exceptionnel, qui exige non plus seulement un déconditionnement de la personne, mais une compléte décon- nection de EGO. Cela engage un rituel de préparation et de purification : ablutions, repos physique, jedne, vigilance, et utilisa- tions d'autres téttmtques de déconnection cte dans in, d'EGO basées sur une action fen tie Soe pet et odes dites « du niveau alpha » ou «d'activation mentale », «mind control », etc. sont bonnes, mais ilen existe de-plus efficaces. * On ne se livre pas a la divination vraie en public, pour « épater la galerie », une fois de temps en temps. Cela ne va pas sans une attitude générale dans la vie, qui exclut les compromis, la poursuite de Fauto-satisfaction, etc. trés difficile a gar- der : c’est pourquoi les gourous deviennent des gourous, experts en fausse divination mais perdus pour la vraie. 90 + La divination vraie réside dans l'essence des connections acausales. Cette expres- sion jungienne développe I"idée de «synchronicité » : on constate que deux ou plusieurs situations coexistent sans essayer de les relier par une relation de cause a effet. Les faits sont connexes (= dépendants les uns des autres) mais de fagon acausale, : L’essence des connections acausales *L’essence des connections a-causales, peu explorée jusqu’a présent, est simple: les situations qui se rencontrent synchro- iquement (dans_upe_méme unite de temps) ont toutes la méme empreinle eMrer- tique, mais celle-ci_s'incarne a des niveaux di iti S_niveaux, fe uu durée différents). «La base de la divination vraie est I'analo- gie. Le monde est senti comme superpo- sant ou imbriquant de fagon analogique (c'est--dire délimitée, analysable, contrai rement a la fagon symbolique qui est plus floue et moins descriptible en dehors du systéme symbolique lui-méme) des niveaux différents qu'on peut rejoindre grace & un dénominateur commun — notre «empreinte énergétique ». Tel événement se crée dans un certain contexte, qui va évoluer, qui change jusqu'au moment méme o¥ se produit l'événement, mais qui change selon certai- nes lignes de forces. La divination vraie vise & trouver ces lignes de forces qui peu- vent permettre de prévoir |'événement, mais NON D'ANNONCER LE FUTUR. * Dans une certaine mesure on peut inflé- chir trés légérement certaines des lignes de forces, par une adhésion immédiate ou Par un retournement, une métanoia. Mais a ' eens c'est une illusion de croire qu'on peut modifier le futur, qui dépend de beaucoup de lignes de forces ! Par contre la divine tion vraie peut engager a se modifier soi- méme en fonction des lignes de forces per- ques... * La divination, dont l'objet est "identifica tion des lignes de forces qui sont la source des événements dans I'Univers (on peut dire aussi : des combinaisons / permuta- tions/activations des différentes emprein- tes énergétiques), ne saurait envisager un futurtrivial, un événement de peu diimportance. Elle nécessite la mise en ceuvre d’énergies puissantes, dont Vindi- vidu qui fait appel a la divination n’est que l'un des vecteurs. Comment s‘effectue ie choix involon- taire, la sortie de l'image ou des images qui analogiquement vont nous montrer, en. action, différentes empreintes énergéti- ques, je ne le sais pas exactement : c'est la charniére entre le Tangible et I'Intangible, mais, comme cela se passe sans le con- cours de I'EGO, celui-ci ne peut pas enre- gistrer ce qui arrive; il peut seulement aprés coup, batir un modéle... nous con naissons ce processus. *Supposons que quelque chose (quel- qu'un ? les Anges ? le Hazar ?, en somme lintangible) tape sur les commandes de notre ordinateur/systéme nerveux. Une connexion se produit avec le geste, qui choisit une ou des cartes dont on ne voit que le dos (d’ou importance d'un dos taroté qui soit optiquement neutre et ne cristallise aucun effet de I'EGO). On ne peut pas aller plus loin. = Mais on sait quelles conditions sont a réunir pour un résultat pur, c'est le rituel (oir plus haut). «Nulle condition autoritaire, comportant des prescriptions injustifiables, n'est a femplir. Ayant lentement accompli tout le travail avec le Tarot que nous avons sug- éré dans cette méthode, vous étes sufti- Samment transformé pour sentir vous- meme quelles conditions vous convien- nent, quelle attitude sera juste pour vous. «Faites confiance, vous étes seulement un canal. Le Tarot ne répond qu’a la vraie question, la question intérieure, celle qui yous occupe, celle qui est au centre de vos Yensions interes, méme si vous ne l'avez pas exprimée, méme si vous en avez, par fnadvertance, exprimé une autre. En revan- che, attention & la question que vous posez : le Tarot répond toujours avec une justesse absolue. Mettez le moins de mots possible sur la ou les cartes que tire votre Consultant (ou que vous vous tirez vous- méme). Lattitude idéale serait : regarder les cartes qui sont sorties, vous laisser remplir, laisser 'empreinte énergétique vous imprimer aussi, et garder ces cartes en mémoire pour y conformer vos actions et y fondre vos pensées. Elle agira comme un correcteur, elle rectifiera votre comporte- ment si vous vous laissez faire. Si vous n'essayez pas de comprendre intellectuel lement. Si vous n’ajoutez pas votre grain de sel. Soyez plus humble que jamais, mais joyeux : car le Futur passe par vous, par votre lucidité. Soyez tout d'acceptation, ne mettez aucune barriére de commentaire ou de vanité (clac, la plus petite tentation dlorguell et tout tombe par terre, ce sera pour la prochaine fois..)*. *Faut-il ajouter qu'une fois le Tarot imprimé en vous & Ia place qui 'attendait vous avez en quelque sorte /a « divination infuse », ou plutot qu'elle ne vous intéresse plus comme telle. Votre fagon de vivre, d’étre est complétement autre. 93 ss __™-™-™-™—™—~—

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