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RAPPORT DE LICENCE

ou les…
Petites réflexions sur la carrière d’étudiant en architecture

Le rapport qui suit est issu d’un cheminement de réflexion mené sur le fil. C’est
en donnant suite à une idée et en suivant le cours que l’on fait souvent ressurgir
certaines choses et que l’on en comprend mieux d’autres ; il n’est pas question
de réfléchir trop rationnel, les mots en sortent alors plus vrais. Ainsi le texte ci-
dessous est basé de façon générale sur le plan proposé sans le diviser pour
autant en parties distinctes. C’est un choix pris, comme il y en aura tant à
prendre durant ce métier. La forme et le contenu de ce rapport révèle l’image
que j’ais de l’architecture, libre, sensible, issue du ressenti et parfois,
contradictoire.

Ce présent rapport de licence vise, avant toute chose, à retracer


l’enseignement qui m’a été dispensé à l’Ensat. C’est une sorte de bilan sur ces
trois années, qui clôturent le cycle licence et qui doit mettre en avant les
connaissances acquises, l’évolution de ma pensée architecturale ainsi que les
éventuelles lacunes rencontrées durant mon cursus. Ce travail est dans ce
sens utile, puisqu’il permettra sans doute la mise en lumière de mes
préférences et sensibilités particulières liées à la pratique du métier
architecturale. En effet, bien que ladite pratique du métier soit mince me
concernant (ce qui est normal - les stages m’ont donné un bref aperçu des
réels tenants du métier, et de sa diversité), mon intérêt pour le monde
architectural, ma curiosité personnelle, la documentation et la conception
d’espaces liés au projet ainsi que les cours dispensés, m’ont permis d’acquérir
des repères quand à ma future spécialisation dans le métier. Le métier
d’architecte étant maintenant très prisé, il semble en effet indispensable de se
trouver des spécialités que ce soit dans la conception ou l’approche du projet,
le choix des concours,…

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ACTE PREMIER : Réminiscences.
L’enfant qui voulait devenir architecte.

Dans un premier temps, il apparait logique de retracer un bref aperçu


de ce qui a sans doute motivé mon orientation professionnelle. Mon entrée
en école d’architecture s’est faite directement après le Bac, et les signes et
attirances qui m’ont fait me tourner vers ce choix m’apparaissant à présent
flous et indistincts.

A vrai dire, bien que l’on ne puisse pas réellement parler de vocation première
(il semblerait un peu hâtif de ce prononcer là dessus…, laissons le temps en
décider), l’idée a apparemment éclos peu à peu, avec à la base un intérêt
évident pour la création et le rapport à l’espace.

Comme de nombreux enfants, les jeux de construction étaient ma principale


distraction avec l’élaboration de bâtiments et autres espaces habitables. Je
vouais une profonde admiration en l’époque du Moyen-âge, pour ses châteaux
plantés en haut de monts à pic. Je m’amusais d’ailleurs à dessiner des forts
psychédéliques aux milles tours et à la falaise abrupte, dont le minable
escalier vertigineux en guide d’unique accès collait à l’envahisseur une peur
viscérale. Il est vrai que jeune, je dessinais beaucoup, activité que j’ais
d’ailleurs abandonnée pendant un bon bout de temps par la suite.

Avec le recul, je me rends compte, que enfant, ma vision de l’espace était


plutôt lucide et des sensations positives ou bien désagréables liées à la
perception d’un lieu semblent me revenir. Je ne saurais vous citer de
nombreux exemples, mais il s’agit sans doute de cet arbre seul perdu au
milieu d’une immense plaine, sculptural et chétif, dont le tronc noueux se
dressait contre les vents l’assaillant. Sans doute également de cette abbaye
en ruine, immaculée de sa pierre lavée par des pluies centenaires au beau
milieu d’une haute prairie au vert chlorophyllien, des arcs brisés et oculus
sifflant dans la brise. L’architecture n’a pas de valeur, seule la magie du lieu,
le fait que l’ont s’y sente bien… de son aspect ludique, sécurisant et confiné,
de l’impression d’être perdu et de se sentir vulnérable, de détails qui
redonnent de la vie à l’ensemble…

Enfant, on à tendance à se créer des espaces secrets à l’image de ces


« cabanes » ou « tentes » bancales que l’on érige. Bâtir sa maison, se sentir
chez soit. Ma chambre en a vue des amas de serviette et autres manteaux
usés, tapis révélant un microcosme personnifié dans cette pièce –sans doute-
trop carrée. Le fait de bâtir un repère. Acte primaire mais qui allait au-delà
car doublé d’un regard lucide sur l’espace. Neutre dans son appréhension, sa
hauteur son fractionnement, son organisation pouvant conférer une
impression positive ou négative. Sans doute tous les enfants l’on ressenti.

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Et c’est d’ailleurs, ce regard dénué de tout apriori que j’essaie parfois d’avoir
de la démarche de conception. Se mettre à la place de cet enfant intérieur
pour se rendre compte de la qualité d’un espace. « Est-ce que je me serais
sentit bien dans cette pièce – dans ce jardin – dans cette ruelle - … ? ». Sans
doute, un regard objectif et coupé de tout préjugé vaut mieux, ou autant tout
du moins, qu’un regard professionnalisant enfermé dans des schémas
formatés et des réflexes de conception.

***

Il semblerait que là ne soit pas le sujet principal de ce texte, mais cela montre
sans doute le rapport évident qu’entretient l’homme avec l’espace qui
l’entoure. Si cela est intuitif et inconscient, plusieurs éléments m’indiquent
mon intérêt très tôt pour ce rapprochement.

Plus tard, la visite et le passage dans des lieux architecturaux et paysagés


remarquables à sans doute joué son rôle. Il s’agit là toujours de châteaux
cathares, châteaux en bords de Loire (Chenonceau, m’avait alors laissé un
souvenir impérissable, et j’avais essayé de réaliser sa maquette papier),
cathédrales en tout genre, … avec toujours une valeur patrimoniale et un
rapport paysagé sensible et très marqué (surplomb, vues, découvertes,
végétation luxuriante,…). Je me rends compte maintenant à travers ces mots
de mon intérêt alors, pour le pittoresque, le parcours.

Des lieux contemporains ont été visités, tels que la médiathèque d’Orléans
(dans laquelle je me sentais bien : chaleur, couleurs, vue), le musée
Guggenheim (sentiment d’être perdu, complexité) ou le centre Georges
Pompidou (caractère ludique très marqué) ont sans doute été des acteurs
majeurs lors de mon orientation.

Tout cela était inconscient et a fait germer en moi l’idée, l’envie sans la
matérialiser.
Il fut un jour en classe de 3ème ou un de ces fumeux projets d’arts plastique
de métamorphosa en une sorte d’appel vers le métier. Un sujet par lequel je
répondis par la réalisation d’une maquette de bâtiment. La piètre conception
et la passabilité de la réalisation ont tout de même laissés place à un
amusement et un intérêt important lors de cette production.
Met alors venu à l’idée une phrase toute bête : « Papa, j’aimerais faire des
maisons ».- « On appelle ça un architecte, Edouard ».

Période lycée, un stage d’orientation chez un architecte confirme mes


intentions.

***

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Le bac est passé, envoi des dossiers d’inscription aux écoles d’architecture.
Entretient à Bordeaux ou je suis recalé. Mes dossiers sont acceptés à Paris et
Toulouse.
J’ais choisi.

J’ais, à l’époque déjà, un intérêt prononcé pour la production artistique,


notamment les compositions abstraites et les jeux de couleurs (bien que je ne
connaisse pas leur nom à l’époque, Kandinsky, Mathieu, Dubuffet,…) et les
artistes surréalistes notamment Magritte, Dali. Cet aspect reste très prononcé
et plus tard, les enseignements d’œuvre Attitude vont m’inspirer à travers
notamment la découverte de l’art minimaliste.

Le dessin a longtemps été un de mes passes temps. Jeune, je le pratiquais,


pour plus tard tester la réalisation de quelques planches de bandes dessinées.
On soulignera plus volontiers la qualité et l’humour des dessins aux dialogues
niais, bien que cela reste laborieux dans l’ensemble. Activité restée au stade
de hobby, à l’image du modélisme que j’ais pratiqué longtemps (avions,
motos, F1…).

L’Architecture avec un grand A. Voilà quelle me tend les bras. Je rentre en


école. Une chose qui peut paraitre anodine, mais qui pour certains marque le
tournant dans une vie... clap clap

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ACTE SECOND : Enseignements.
L’émergence d’une pensée architecturale.

Je me rends compte avec le recul qu’à cette époque, c'est-à-dire au


début du cursus, ma culture architecturale était plutôt faible, pour ne pas dire
inexistante. Les seuls noms de Le Corbusier et de Jean Nouvel m’étaient alors
connus. Et si j’ais aujourd’hui parfois tendance à critiquer l’enseignement
dispensé à l’école d’architecture, il est important de préciser avant de suivre à
travers ces quelques lignes le déroulement de mes études, que celui-ci m’a
apporté des bases tangibles.

La première année a constitué avant tout une première approche à


l’espace. Michel Barrué nous a tout d’abords appris les rudiments de la
représentation (perspective, plans, axonométrie, maquette) et la propreté du
rendu. Ensuite, est venu un projet de réaménagement d’un appartement avec
M. Koumas, suivi de la réalisation d’une maison individuelle et d’un jardin
public, projet qui m’a moyennement intéressé malgré qu’il s’agisse là de la
première conception architecturale à proprement parler. Je crois en réalité
que pour apprécier un projet, il est indispensable de le maîtriser, et c’est
d’ailleurs des références qu’il m’a manqué pendant ce semestre. Le fait de
partir à l’aveugle est obligatoire au début, mais cela fait que l’on a tendance à
ne pas comprendre totalement son propre projet et cela abouti parfois à la
retranscription de procédés tels quels sans réelle cohérence.

Un projet qui m’a en revanche plus convenu était la réalisation du théâtre de


marionnette en début de deuxième année. Projet s’insérant dans le parc
Compans Cafarreli, ce qui impliquait bien évidemment un rapport sensible et
direct au cadre, notamment au paysage et à la végétation environnante. C’est
peut être cet aspect qui m’a particulièrement plu… le rapprochement sensible
entre le bâtiment dans sa matérialité et l’organique. Si ce projet m’a plu, c’est
que je m’y suis investi (sans doute ais-je ressenti que ce projet répondait à
des sensibilités personnelles dans l’approche de la conception, celle-ci étant
différentes pour chacun… en fonction des cheminements personnels sans
doute ?) et que le résultat m’a été satisfaisant, d’une part. D’autre part ce
sujet était, selon moi, adapté puisque travail sur l’espace, simple mais tirant
parti non seulement du site, de la lumière mais également du traitement
public/privé et de la question épineuse de l’ouverture/intimité,
intérieur/extérieur. Problème qui sera surement à la base de nos
questionnements pendant un bon moment en tant qu’architecte.

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Si ce travail se résumait avant tout à un jeu avec l’espace et l’environnement
sans trop prendre en compte le problème de la fonction, c'est-à-dire du
fractionnement de l’espace habitable, puisque bâtiment public basique. C’est
en revanche, ce à quoi nous avons ensuite été confrontés durant la deuxième
phase du semestre à travers un projet de maison de ville en plein centre de
Toulouse. Là où il fallut encore une fois tirer parti du site, mais cette fois en
milieu urbain, c'est-à-dire se pencher sur le délicat problème de l’insertion
urbaine tout en gardant une approche contemporaine.

La 1ère approche urbanistique a eu lieu ensuite lors du projet de Portet-sur-


Garonne. Il s’est agit d’un projet sur les bords de Garonne en lien avec le
centre ville, puis la réalisation d’un bâtiment public, pour ensuite se tourner
vers une échelle plus large, à l’échelle de la ville. Ce semestre a eu pour
objectif de nous faire prendre conscience des interactions et des aller retour
entre les différentes échelles d’un projet architectural, le lien entre le
bâtiment et l’îlot, l’îlot et la ville. Des notions nouvelles qui couplées avec les
apports théoriques (cours sur la ville magistraux dispensés par M. Weidknett)
se sont petit à petit éclaircies. Un des principaux manques durant ce travail de
6 mois a été l’inexistence de référence et d’apports liés directement au projet,
c'est-à-dire durant les cours de projet. La conception à cette échelle n’est pas
chose évidente lorsque l’on n’a pas encore abordé les problématiques liées :
Les questions de tracés et la composition d’un quartier entier, le relier aux
axes et pôles principaux,… Encore une fois, l’incompréhension du projet rend
le travail pénible, l’impression d’avancer à l’aveugle tout en remettant sans
arrêt en cause les choix pris. Lorsque ces questions s’éclairent, comme cela a
été le cas en fin d’année, l’intérêt revient bien qu’il me semble que cette
branche de l’architecture ne semble pas me passionner outre-mesure.

Fin de deuxième année. Il faut maintenant faire un choix de groupe de


projet « spécialisé » dans un domaine particulier, à savoir urbanisme,
patrimoine, aspect plus technique… là ou autrefois les projets étaient commun
à toute la promotion. Première prise de conscience et d’autonomie. Bien que
nous passeront outre les problèmes suscités par cette question de choix des
groupes de projet, le fait de prendre soi-même une décision concernant
l’orientation de son enseignement permet de s’assumer plus et de prendre
conscience que le métier d’architecte sous-entend des choix, ce qu’il n’est pas
évident de concevoir lorsque le cursus est linéaire et lorsque les premiers
stages n’ont pas encore été réalisés. Nous reviendront sur ce point dans le
cadre de la deuxième partie de ce rapport.

Mes préférences personnelles et surtout la curiosité pour cette spécialisation

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architecturale, m’ont fait me tourner vers le cours de patrimoine ou la
réhabilitation d’anciennes halles (abattoirs) à Lavaur en Ecole de cuisine. Un
bon projet pour un thème qui m’a vraiment intéressé, sur un site possédant
d’énormes qualités et permettant de nombreuses possibilités.

Lors du deuxième semestre en revanche, il s’est agit d’un projet d’habitat sur
un îlot à Muret. Le thème était la densité, et bien qu’encore une fois le début
fut difficile, les choses sont rentrées dans l’ordre ; mais j’ais remarquer la
légère baisse de passion qui s’est peu à peu installé durant ce semestre… Peut
être cela venait il du programme ou sans doute cela vient il d’autre chose.
J’ais essayé de réfléchir sur ce point, sans réellement en tirer de conclusions…
Bien que le métier d’architecte semble correspondre au mieux à mes attentes
d’ordre professionnel, il semblerait, qu’une certaine désillusion se soit
installée peu à peu. La troisième année a en effet été marquée de nombreux
changements personnels qui ont sans doute influé sur ma façon de percevoir
l’enseignement et le métier, mais nous y reviendrons durant la partie suivante
de ce présent rapport.

Quoi qu’il en soi, l’on peut remarquer que ce projet de par la dimension
paysagère et le rapport au site (pas assez poussés d’ailleurs, c’est ce que j’ais
notamment reproché à ce cours…) peut se rapprocher du travail effectué à
Lavaur. Bien que ce choix ne fût alors pas clairement défini, c’est non
seulement l’aspect de rapport avec le site qui m’a plu lors de la présentation
des différents thèmes de projet et la façon dont celui-ci a été énoncé.

Sans doute ce qui manque le plus dans ces cours de projet, est la
motivation conférée par le professorat. La façon de voir la conception a été
longtemps trop terre à terre, ou selon moi dépassée. Je m’en rends compte
maintenant, avant je me contentais de suivre les instructions dictées pour les
appliquer. J’ais appris à remettre en cause ce qui m’est dit, même en cours de
projet, en essayant d’être toujours objectif. Il ne s’agit pas là de remettre tout
en cause, mais de peser le pour et le contre à chaque fois, l’architecture
n’étant pas une science exacte et reflétant des sensibilités et des affections
personnelles différentes, de l’ordre du subjectif. Lorsque cet avis est donné en
temps qu’unique vérité sans même admettre un jugement extérieur (qui doit
toujours être pris en compte, quel que soit la source) cela ne convient pas au
dialogue qui doit s’instaurer entre l’étudiant et le professeur. Cela m’est
apparu notamment en début de troisième année ; le deuxième semestre
(alors que nous étions épaulés par des avis certes contradictoires mais tous
admettant sa subjectivité et l’assumant, une idée n’est pas une fin en soit
mais bel et bien une parmi d’autre, du moment qu’elle est assumé), a été
marqué, lui, par un enseignement moins scolaire.

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Cet aspect scolaire, pour moi doit être mis de côté en architecture. Difficile
que cette question d’enseignement appliqué à la conception de bâtiment, lieux
de vie. Cette question m’a néanmoins gênée durant mon cycle licence.
L’impression de devoir travailler pour un professeur, sans pouvoir faire valoir
ses idées. Ce rapport semble seulement en train de s’inverser, mais il est vrai
que cela ne peut avoir lieu sans un minimum de culture architecturale et de
capacités en la matière.

Dans ce contexte, la conception de l’espace (comme c’était le cas pour le


projet de Lavaur) se traduit parfois par des ajouts, suppressions de volumes,
transformation de façades, perdant ainsi la trace des enjeux de base.
Problème qui ressurgi violemment à un moment ou à un autre, bien
évidemment.
C’est un simple problème fonctionnel et l’envie, la passion architecturale n’est
plus conférée, transmise. Trop rationnel, schématique, systématique.

Il me semble que doit persister une façon de parler l’architecture, une


façon sensible au-delà de l’aspect fonctionnel. C’est d’ailleurs ce que j’ais
retrouvé récemment dans les écrits de P. Zumthor ou je me suis reconnu. Ce
n’est d’ailleurs pas pour rien que l’introduction présumé de ce mémoire s’est
transformée en thèse sur l’importance de la vision enfantine en architecture et
les perceptions indues. C’est un sujet qui m’est relativement cher. J’ais
retrouvé un peu cela durant ce semestre mais trop tard. Il n’y a qu’à voir C.
de Portzamparc expliquer un de ces projets. Il n’est question ni de liste
d’espace, de protection contre la pluie ou de thermique préférentielle… il s’agit
bel et bien d’un cheminement personnel et subjectif d’un utilisateur dans un
bâtiment donné à un emplacement donné, à un certain moment de l’histoire.

Quoi qu’il en soit, malgré cela, l’école d’architecture m’a fournie des bases de
conception solides et je me rends compte avec un peu plus de recul des
progrès effectués dans ce domaine. Les références plus nombreuses et les
traitements de façade surgissent plus facilement. Il en est de même pour la
partition et l’organisation des bâtiments réalisés. Sans reproduire pour autant
des projets préexistants, loin de là, la gymnastique de l’esprit se met en place
petit à petit. La volumétrie m’est également plus accessible, plus
compréhensible.

Il me semble que cette évolutions importante liée directement à


l’enseignement de projet, bien évidemment, par la pratique et la réflexion.
Mais aussi par les recherches indispensables liées à cette pratique et par
curiosité personnelle. Les cours magistraux liés sont également une source
importante d’inspiration et ont, dans une certaine mesure, axés ma
production et je me rends compte de certaines formes et procédés qui
reviennent souvent dans nombre de mes projets.

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Le cours, par exemple d’œuvre attitude, qui a première vue aurait pu paraitre
inutile (notamment à travers l’étude d’artistes sans aucun lien au travail de
l’espace, tel que Beuys – ou du moins dans l’approche traitée…) m’a fait
découvrir le minimal art ou le lien renforcé entre un objet et l’espace ou
comment celui-ci tout bête lui donne un autre visage. Ces travaux épurés se
retrouvent dans mes travaux par des traitements toujours simples. L’analyse
effectuée également sur le pavillon de Barcelone en 1ère année, a d’ailleurs été
une première base sur cette écriture. Je suis très sensible aux intersections de
volumes et de tracés simples donnant une lisibilité de l’espace, murs filant, et
système d’enveloppe (image des stacks de D. Judd peut être… ?)

Selon moi, l’enseignement manque de travail pur et simple sur l’espace,


tels que j’ais pu en voir au musée du Bauhaus de Berlin, travaux d’étudiants
qui créent une approche et un geste artistique (le travail de composition), et
qui montrent que 3 simple lignes peuvent rendre l’espace lisible. La
compréhension de l’espace manque selon moi à l’enseignement, c’est une
chose très complexe ; il semble qu’elle me manque encore et il me semble
important que l’enseignement évolue vers cette pratique.

A l’inverse certaines matières abordées, ne m’ont pour l’instant, aucunement


servies ; tel que la morphogénèse (il faut toujours émettre des concessions,
cet enseignement permettant de favoriser la représentation et l’immersion
dans l’espace, bien qu’au-delà celui-ci aille trop loin, dans l’inutile selon moi),
l’échange d’information graphique ou autre conception de site internet.

De même durant les deux premières années d’enseignement, le programme


m’a paru ressembler à une sorte de menu dans le sens ou l’on passe d’un
cours à un autre, accumulation de travaux en parallèle. Certains cours selon
moi prennent également du temps sur d’autre alors qu’ils devraient leur être
inférieurs en temps nécessaire. On citera pour ce faire, les travaux de
sociologie ou d’infographie.

En ce qui concerne l’enseignement de sciences sociales, bien que les notions


qui lui sont liées sont indispensables, j’ai eu l’impression durant l’ensemble
des trois années passées, que non seulement celle-ci n’allaient pas assez loin
ou que parfois les mêmes choses nous étaient répétées pour parfois tomber
dans des banalités ou choses évidentes, mais qu’elles n’étaient pas souvent
prises en compte dans le cadre du projet.

L’enseignement d’infographie de son côté, est selon moi trop coupé du projet
et ne parlons pas du côté répétitif du rendu qui, il faut le préciser, se base sur
le même sujet depuis la première année (bâtiment polyvalent réalisé tour à
tour à VectorWorks, et deux fois à ArchiCad…). Il aurait sans doute été

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préférable de rapprocher cet enseignement avec le projet, sans doute en
l’appliquant à chaque projet individuel réalisé par les étudiants, pour nous
aider dans la représentation… Ces exemples sont à titre indicatifs et révèlent
certains manques dans l’enseignement, la liste étant sans doute longue. Il est
sans doute trop facile de critiquer…

***

Pour conclure sur cette partie du rapport, il est important de dire que ma
conception architecturale et spatiale a profondément évoluée. Que certaines
sensibilités au niveau du traitement du projet commencent à faire surface. Et
que certains thèmes semblent me plaire avant d’autres, des perspectives
quand à d’éventuelles spécialisations dans le métier commencent à voir le
jour.

Les projets que j’ais le plus apprécié semblent correspondre à des travaux
inscrit dans des cadres végétalisés, le rapport avec le paysage étant pour moi
une source d’inspiration (filtre, traitement d’intimité, cadrages et effets de
découvertes, le jeu entre un bâti rectiligne et une végétation sauvage,…).
Ensuite, le rapport au patrimoine semble m’intéresser… il n’y a qu’à voir le
rapport privilégié que j’ais toujours eu avec des bâtiments anciens à travers
des visites, des voyages ou même la simple maison de campagne. Les vieilles
pierres ont quelque chose de particulier qu’on ne retrouve nulle part, les
traces du temps, des lieux avec une âme et le travail l’architecture
contemporaine est une question à laquelle je suis sensible.

Ces deux points, à savoir le lien entre le végétal et le bâti ancien, se réfèrent
tout deux à l’inscription du bâtiment avec sont site, le dialogue et les
rapprochements qu’il instaure avec lui. Il me semble que l’architecture ne doit
être issue de rien, mais bien orientée dans sa forme première et dans ses
traitements plus fins, par ce qui l’a précédée, ce qu’il y avait avant et ce qui
l’entoure.
On m’a souvent dit que ma vision de l’architecture était trop formelle, et c’est
sans doute vrai mais bien souvent j’essaie de faire en sorte que le site donne
sa forme au bâtiment. Il y a sans doute encore du travail dans ce domaine.

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ACTE TROISIEME : Pistes.
Des choix pour l’avenir.

En dehors de l’enseignement à proprement parler, les stages m’ont en


outre permis de changer quelques peu, non pas ma pensée architecturale,
mais bel et bien ma vision sur le métier. Il s’agit en effet de deux choses bien
distinctes, les stages permettant de se rendre compte de l’aspect pratique.

Ces stages proposés par l’ENSAT sont selon moi indispensable pour se rendre
compte de la différence qu’il y a entre les projets que l’on réalise à l’école et
les réels tenants du métier. Ce que l’on apprend restant théorique et jusqu’à
maintenant, sur plusieurs aspects, coupés de la réalité. Il faut bien des étapes
durant l’entrainement à la conception, il est vrai, mais le métier se montre
beaucoup plus riche dans ses meilleurs aspects comme dans d’autres biens
moins passionnants…

Il y a tout d’abords eu le stage de découverte du métier qui m’a permis


de comprendre le fonctionnement d’une petite agence. Ensuite est venu les
deux semaines de chantier ou j’ais travaillé au gros œuvre avec quelques
ouvriers. Ce dernier stage m’a fait me rendre compte des qualités de tous les
acteurs sur un chantier et des qualités qui leurs sont propres. Un respect
mutuel doit s’installer rentre les intervenants et l’architecte doit rester humble
en toute circonstance.

Le stage hors agence, d’une durée d’un mois, a quand à lui mis en avant
plusieurs impressions qui émergeait de plus en plus concernant le métier à
proprement parler. Depuis la fin de la deuxième année, sans doute à travers
des lectures ou le dialogue avec certains professeurs, une petite désillusion a
montré le bout de son nez. L’architecture avec un grand A, comme on avait
pu nous la vendre, nous la montrer, s’est un peu ternie dans son image
absolue, idéalisée, telle un raisonnement philosophique qui s’effondre lorsqu’il
fait face à la réalité. Lorsqu’on entre en architecture on veut faire des
bâtiments magnifiques et changer la vie des gens,… le temps a le pouvoir de
nous rendre plus terre-à-terre. Des questions économiques, de budget, le
poids des promoteurs, la standardisation, les idées préconçues, des
programmes mal rédigés,… font qu’au final (il me semble) l’on est souvent
obligé de se soumettre en une architecture passe-partout ou tout du moins
satisfaisant des préoccupations totalement coupées des enjeux architecturaux
ou urbanistiques. Enjeux qui normalement sont à la base de notre travail et
sur lesquels l’on nous apprend très bien à l’école à nous questionner.
Je pense en outre que de nombreuses commandes ou concours restent libres
et permettent tout de même de s’exprimer, il n’y a qu’a voir les multiples

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projets réussis dans les ouvrages d’architecture. L’avenir n’est peu être pas si
incertain que je le conçois…

Durant ce stage effectué au Louvre, il m’a également été confié le problème


des grands noms de l’architecture (star-système qui n’honore pas la
profession), ou comment un personnage connu peu gagner un concours en
soumettant un projet d’une qualité moindre (avéré) de ceux de ses
concurrents. Je m’explique. Le projet de M. Bellini et M. Ricciotti (dont j’ai été
instruit et dont j’ais suivi le début du chantier) de couverture de la cour
Visconti (aille Denon, musée du Louvre) a été retenu lors du concours lancé
par le musée. Les différentes commissions chargées de l’étude (structure,
sécurité, usage des œuvres, accueil du public,…) l’avait classé avant dernier.
D’autres exemples m’ont été confiés et mettent en avant la façon dont
certains concours publics peuvent être bloqués par des passe-droits ou
accords qui nous dépassent.

Bien que ma vision soit quelque peu négative dans l’écriture (ce rapport
a aussi pour but de mettre en avant ce qui ne va pas ou ce qui me préoccupe
concernant a la fois le métier et l’enseignement), ces stages ont relancés
ponctuellement l’envie de faire de l’architecture, envie qui a tendance à
régresser durant les études. Sans doute ais-je émis quelques pistes plus haut,
mais tout cela reste flou. Bien que l’enseignement en architecture ne soit pas
le plus théorique (rien à voir avec une prépa ou autre enseignement
scientifique par exemple,…), la pratique, inhérente aux métiers du bâtiment,
semble redonner un peu de passion dans tout cela. Peu être le fait de se
projeter d’hors-et-déjà (la preuve que c’est le métier que je veux bel et bien
faire ?), la satisfaction de créer quelque chose d’utile, concret, une impression
de rentrer dans la vie active,… Quoi qu’il en soit, ces stages ont l’avantage
d’aérer un peu l’enseignement et de relancer la machine pour mieux apprécier
le travail en école.

Je viens d’aborder ici le problème de la pratique à l’école d’architecture. Les


projets réalisés, bien évidemment ne tiennent pas compte de nombreuses
contraintes et il faudra bien évidemment les appréhender durant l’insertion
professionnelle. Des contraintes diverses et variées, différentes à chaque
projet mais qui peuvent le rendre irréalisable si on ne les prend pas en
compte. Celles-ci semblent encore me dépasser et j’ais une certaine
appréhension quand à savoir si je serais à la hauteur ou pas. La diversité et la
somme de cas, connaissances,… que j’ais pu appréhender durant ce stage
m’ont quelque peu abasourdi.

Autre point pour finir, mais directement lié, le métier d’architecte n’est pas
basé essentiellement sur la conception de bâtiments. En effet, les différents
aperçus que j’ais pu avoir laisse à penser que d’autres aspects tels que la

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gestion, le relationnel (savoir se positionner), le législatif, les déplacements,…
prennent une part considérable dans le planning d’un architecte. Au-delà de
ça, il m’est apparu qu’une certaine assurance et nécessaire pour émettre des
choix affirmé, une certaine conviction en ses propres décision. Cela dépends
en revanche de ce que l’on veut faire, être directeur d’agence, associé ou bien
salarié, ce qui demande moi de responsabilité dans les domaines cités
précédemment et qui détermine une tâche mieux déterminée.

J’ais effectué la visite dans le cabinet d’architecture Garcin & associés, à


Paris en Février dernier. Fort des remarques faites plus haut, c'est-à-dire mon
intérêt pour le patrimoine et ce qui touche à l’existant, j’ais été pour le moins
servis, dans le sens ou l’architecte que j’ais rencontré m’a présenté dans le
détail et avec une approche qui m’a plu, les projets effectués dans son
agence. Ceux-ci répondent pour la grande majorité à des concours dans
l’existant, et les revenus de l’agence sont basés là-dessus. Par contre, il m’a
été précisé que les concours auxquels les architectes participent sont triés sur
le volet pour éviter les concours à passe-droit (évoqués plus haut), des
concours souvent dans des communes ou villes moyennes ou les qualités
architecturales sont à la base du choix du lauréat, à quelques exceptions près.
Ce genre de procédé m’intéresse, à savoir travailler essentiellement sur la
base de marchés publics, puisque dans ce domaine, il reste de nombreuses
opportunités de faire valoir une architecture pour ces qualités et que cela
répond à mes attente quand au fait de réaliser des bâtiments, non pas qui
sortent de l’ordinaire, mais issus d’une certaine liberté de conception.

Ensuite, mon intérêt pour le patrimoine mérite d’être précisé. Bien que
mon attirance pour les lieux ancien et tout simplement le fait de composer
avec ce qui a été, l’on est jamais sur de rien. Ce thème, spécialisation
possible durant le métier, m’est plutôt cher, mais cela reste à vérifier dans la
pratique, encore une fois.

Au-delà du simple fait d’inscrire une architecture nouvelle dans l’ancien ou


l’existant, le patrimoine a cela d’intéressant qu’il pose en plus des
problématiques propres et spécifiques. En effet, se pose la question du
positionnement vis-à-vis de l’ancien, mais cela découle directement d’une
autre, à savoir la définition même de la notion de « patrimoine ».

Il y a plusieurs points de vue. Tout ce qui est déjà en place, c'est-à-dire ce qui
existait avant l’intervention architecturale peut être considérée comme du
patrimoine. Cela est sans doute trop large.

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La notion de patrimoine a alors été réduite à un type de bâtiment : les
bâtiments historiques. La valeur patrimoniale est très largement est assimilée
(en France et dans le monde) à un caractère historique. Sans doute cela est
réducteur…
Lors de ma visite à la Cité de l’Architecture à Paris, j’ais été surpris de ne
retrouver que de l’ancien: Moyen Age notamment, un peu de Renaissance.
Mais surtout, la plupart des monuments cités étaient caractérisés par une
valeur religieuse (églises, abbayes, cathédrales, notamment…). Cette idée
semble très incrustée en France, pays très conservateur dans sa façon de
percevoir le patrimoine et où l’on a tendance à conserver énormément et à
s’effacer vis à vis de l’existant, du moment qu’il a une valeur historique.
Ce rapport diverge d’un pays à l’autre, et l’on remarque que dans les pays
nordique ou tout simplement au Pays-Bas ou en Allemagne, les architectes
sont plus libres dans le cas d’un projet intégré à l’existant.

Sans doute alors faut-il élargir le point de vue et réfléchir en termes de


qualité de l’architecture, toutes époques confondues. Si une architecture est
remarquable, peut-être peu on la considérer comme apte à être conservée ?
Encore une fois cela est difficile dans le sens ou le jugement d’une
architecture reste subjectif et il faut admettre également que le temps
(bâtiment ancien) donne quoi qu’on dise une valeur supplémentaire à un
bâtiment puisque trace du passé. Jusqu’où doit-on donner de l’importance à
ces traces du passé, justement ? La est la question et il faudrait dans un
second temps reconsidérer des bâtiments plus récents.

Il est amusant de voir que la production architecturale moderne et


contemporaine a une mauvaise image auprès de large public. Bien que
l’époque soit aux changements radicaux d’un point de vue matérialiste,
l’architecture, elle, ne rentre pas dans cette logique. Si l’on montre à
quelqu’un l’image d’un bâtiment ancien, il y a fort à parier qu’il le trouvera
beau, bien que celui-ci n’ayant aucune qualité architecturale propre. La même
expérience avec l’image d’un bâtiment remarquable récent sera à coup sur
négative. Tout cela pour dire que l’image encore admise de l’architecture et
dépassée, en rupture avec notre temps. La question du patrimoine se pose en
ces termes et sa définition est embourbée dans ce lien trop fort au passé et ce
refus viscéral du nouveau.

Ces problématiques m’intéressent particulièrement et les pistes de


réflexion menées plus haut méritent d’être approfondies à travers la lecture
d’ouvrages sur le sujet. Quoi qu’il en soit, si cette orientation se confirme, il
faudra alors que je me tourne, après avoir eu le diplôme d’architecture, vers
l’enseignement proposé par L’Ecole de Chaillot, dans le but de cette
spécialisation. Cursus organisé sur deux ans.

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EPILOGUE

Ainsi force est de constater, que les études ont pour le moment fait leur
chemin. Alors qu’avant je n’arrivais pas à prendre de distance par rapport à
ce que je lisais ou entendais, j’acquiers désormais une pensée critique et
prends du recul face à certaines choses concernant l’architecture et
l’enseignement. Cet enseignement qui a d’ailleurs été indispensable aux
progrès effectués bien qu’il faille tout de même lui reconnaitre quelques
faiblesses.

Aujourd’hui, tel que je l’ais écrit tout au long de ce rapport, une ou deux
branches de l’architecture m’intéressent tout particulièrement. Il est donc
dans la logique que je creuse dans cette voie, et la rédaction de ce rapport a
permis de me rendre compte de ce point particulier. Une documentation
approfondie pourrait être fructueuse quand à savoir plus précisément si cette
orientation est souhaitable.

Bien évidemment, lors des choix de projets de quatrième année, j’aurais


tendance à me tourner vers l’aspect patrimoniale ; cela dit, peut–être serait-il
bénéfique de s’ouvrir à autre chose pour se rendre compte des différentes
possibilités offertes. Actuellement, je sais par exemple que je manque de
façon criante de connaissances au niveau technique et structurel. Il est
d’ailleurs dommage que certains groupes de projet soit instruits sur ce point
tandis que ce n’est pas le cas d’autres. Ces lacunes seront sans doute
comblées quoi qu’il arrive.

Le métier d’architecte semble être ce qui se rapproche le plus de ce que


je souhaite faire plus tard, c'est-à-dire en temps que métier. Ces derniers
temps cependant, j’ais ressenti une certaine lassitude face aux études. Il
m’apparaît un certain besoin de m’ouvrir, de m’aérer, besoin que je n’avais
pas ressenti jusqu’à présent. Sans doute cela se traduira il par un voyage
prolongé sur une ou deux années une fois le diplôme en poche. Le fait de voir
du pays étant selon moi, indispensable à tout architecte.

Difficile de conclure un tel rapport, mais l’avantage a été de faire un point sur
ces quelques années de ma vie, et surtout d’en laisser une trace écrite. Cela
m’a permis de marquer un repère et d’esquisser des ébauches de toutes les
réflexions que j’ais pu formuler jusqu’alors.

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ANNEXES

Les annexes qui suivent donnent un petit aperçu des travaux effectués durant
ces trois ans, bien que certains aient été perdus en cours de route.

1. Projet de maison individuelle à Toulouse, quartier des Arènes – L2

2. Travail d’analyse – 20 rue de Ménilmontant, H. Gaudin – L2

3. Projet de théâtre pour marionnettes – Parc Compans-Caffarelli – L3

4. Infographie pour le projet – VectorWorks – L3

5. Projet Urbain (phase 3) – équipement public – L4

Travail d’arts plastique – L2

6. Travail de réaménagement des anciens abattoirs de Lavaur – L5

a. Travail d’analyse

b. Proposition d’aménagement

7. Participation au concours Vizzion 2009 – Page de garde

8. Projet de reconstruction d’un îlot à Muret – L6

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