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LIBERTE Dimanche 19 avril 2015 L’Algérie profonde 17 10 TONNES DE MARCHANDISES VOLÉES AU PORT

LIBERTE

Dimanche 19 avril 2015

L’Algérie profonde

17

10 TONNES DE MARCHANDISES VOLÉES AU PORT SEC DE ROUIBA

25 personnes auditionnées aujourd’hui

Les chefs d’accusation retenus contre les membres de ce réseau, association de malfai- teurs, vol qualifié, abus de confiance, rédaction de faux rapports, faux et usage de faux, abus de fonctions, fausse déclaration, importation illégale de marchandise prohibée et non-dénonciation démontrent la gravité des faits qui leur sont reprochés.

Liberté
Liberté

Les images de la vidéosurveillance, installée au niveau du site ont permis de voir les mis en cause en pleine action.

V ingt-cinq personnes en tout, dont 16 douaniers, impli- quées dans une affai- re de vol à grande échelle de produits

d’un port sec de Rouiba, seront au- ditionnées aujourd’hui par le procu- reur de la République près le tribu- nal de Sidi M’hamed. Les chefs d’ac- cusation retenus contre les membres de ce réseau (association de malfai- teurs, vol qualifié, abus de confiance, rédaction de faux rapports, faux et usage de faux, abus de fonctions, fausse déclaration, importation illé- gale de marchandise prohibée et non-dénonciation) démontrent la

gravité des faits qui leur sont repro- chés. Les fonctionnaires des Douanes au nombre de seize, deux représen- tants d’une société privée d’import, cinq employés d’une société de tran- sit, ainsi que deux employés (agent de sécurité – pointeur) exerçant au port sec Anisfer de Rouiba (Alger) sont concernés par ce dossier. Selon nos sources, l’affaire remonte au mois de février dernier, et après recoupe- ment minutieux d’informations fai- sant état d’un enlèvement frauduleux d’une marchandise prohibée de l’in- térieur d’un conteneur objet d’un contentieux pour fausse déclaration, entreposé au port sec sis à Rouiba (Alger), les policiers du port d’Alger,

relevant de la cellule de traitement du renseignement économique et fi- nancier, ont réussi à démasquer les auteurs du forfait. Les images de vi- déosurveillance, installée au site et ex- ploitées en vertu d’un mandat déli- vré pour la circonstance par le pro- cureur de la République près le tri- bunal de Sidi M’hamed, ont permis de voir plusieurs douaniers, opé- rant à l’intérieur du port sec en question, en train de subtiliser des cartons pleins renfermant des pro- duits pyrotechniques, des caméras in- frarouge avec DVR, de la pièce déta- chée autos, des produits cosmétiques contrefaits, et cela de l’intérieur d’un conteneur de quarante pieds. Le

conteneur en question est arrivé au port d’Alger le 8 février 2015 en provenance de Barcelone (Espagne), à bord d’un navire de transport de marchandises baptisé Green Fast, battant pavillon panaméen, et ce, au nom d’une SARL basée à El- Mouradia (Alger), puis transféré le lendemain vers ledit port sec, sous le couvert du régime douanier dit DSTR. Aussi, selon une source proche du dossier, le poids total dé- claré sur manifeste de la marchandi- se en question à son arrivée au port sec était de 27,640 t, alors que présen- tement il est de 17,980 t, soit dix tonnes de moins.

H. SAIDANI

il est de 17,980 t, soit dix tonnes de moins. H. SAIDANI BRÈVES du Centre CÉLÉBRATION

BRÈVES du Centre

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE DU SAVOIR À TAMANRASSET

Le collège d’Abalessa au rendez-vous

La célébration de la Journée

nationale du savoir, coïncidant avec le 16 avril de chaque année, a été marquée par un éventail d’activités commémoratives. Le collège Samadat Amghi d’Abalessa (100 km du chef- lieu de Tamanrasset) a été choisi cette année pour abriter les différentes actions culturelles, sportives et scientifiques retenues pour rendre un vibrant hommage à l’érudit Abdelhamid Benbadis et aux oulémas qui ont joué un rôle prépondérant dans le réformisme religieux en Algérie. En présence du premier responsable de la wilaya, Mahmoud Djemaâ et des autorités civiles et militaires, la manifestation, jalonnée par l’exposition de travaux manuels réalisés par les élèves de l’établissement, s'est déroulée dans une ambiance festive et un liesse indescriptible. Des chorales et pièces théâtrales, assurées avec maestria par des jeunes artistes en herbe, ont été au menu de cette journée, agrémentée de danses traditionnelles et d’exhibition d’arts martiaux. Les lauréats des concours scientifiques initiés par la direction de l’éducation de la wilaya, en collaboration avec la radio locale, ont été récompensés à l'occasion et se sont vu offrir des cadeaux de valeur en guise d’encouragement.

RABAH KARECHE

MEKLA (TIZI OUZOU)

La vignette automobile, un véritable casse-tête !

Si les bureaux de poste chargés de la

vente des vignettes automobiles pour l’année 2015 sont arrivés à épuiser leur stock dès les premiers jours du mois d’avril (excepté celles de 5000 DA et 7000 DA qui sont toujours disponibles), les recettes des contributions sont dépassées par l’ampleur des files d’attente qui se forment dès l’ouverture des guichets. Et comme on n’a pas pensé à renforcer le personnel pour la vente de la vignette automobile, la récupération de la carte grise déposée le matin ne peut se faire qu’en cours d’après-midi. Certains propriétaires de véhicules sont même obligés de revenir le lendemain en raison de la forte demande ! “Personnellement, je suis là chaque matin, et ce, depuis trois jours, et la chaîne est déjà importante même si j’arrive quelques minutes après huit heures !”, dira un automobiliste d’un certain âge. Au fait, ne pouvait-on pas penser à trouver des solutions fiables pour ne pas pénaliser les automobilistes avant la fameuse date butoir ?

SAÏD MECHERRI

MÉDÉA

Colloque international sur l’assurance qualité dans les universités des pays arabes

L’ organisation d’un colloque international sur la qualité de l’enseignement univer- sitaire par la faculté des lettres et langues

de l’université Yahia-Farès de Médéa est une op- portunité qui a été offerte aux nombreux parti- cipants venus d’Algérie et des différents pays arabes et européens pour réfléchir et émettre des propositions pour inscrire l'université algé- rienne dans la dynamique de l’assurance quali- té. Dans l’exposé des motifs du comité scienti- fique, il s’agit de trouver une réponse aux pro- cessus de qualité et des lois imposé par la mon- dialisation de l’information et de l’économie du savoir pour s’inscrire dans la démarche exigée par le marché, quelle que soit la nature du pro- duit ou du service proposé. C’est, est-il expliqué, devenu un choix stratégique car dicté par l’am- bition d’atteindre des résultats positifs en ma- tière d’innovation et de qualité pour satisfaire les besoins du consommateur pour faire le choix des produits qui doivent être conformes à ses désirs.

“L’université qui est un espace de production d’outputs créatifs est considérée comme une lo- comotive du développement durable pour être au diapason des nouveautés qui se créent et des ex- périences menées de par le monde, en sachant opé- rer les choix les plus judicieux et en réalisant les partenariats les plus avantageux.” C’est à cette problématique des choix à faire que les partici- pants au colloque ont essayé, durant deux jour- nées, du 15 au 16 avril, de répondre afin de mieux dépasser les demi-mesures et les réfor- mettes tentées, çà et là, par certaines universi- tés arabes, dans leur recherche de la qualité et de la performance. Selon D r El-Bahi Mustapha de l’université de M’sila, qui a intitulé son inter- vention “L’assurance qualité dans l’enseignement supérieur, en référence à certaines expériences menées dans le monde”, il s’agit de savoir com- ment adapter le concept d’assurance qualité, em- prunté aux sciences de gestion, à l’enseignement supérieur en tenant compte des expériences et

modèles tentés dans d’autres pays et qui ont fait leurs preuves, à savoir les modèles américain, suédois et néozélandais. Des expériences sont menées dans certains pays arabes, notamment à Dubaï, mais l’Égypte reste le pays pionnier en la matière, alors que la réflexion est en cours en Algérie où l’expérience est encore embryonnai- re à travers la mise en place de cellules assuran- ce qualité dans les universités. Parlant de l’ac- créditation académique, D r Kouider Ayache de l’université de Laghouat évoquera certains fac- teurs historiques qui ont favorisé la promotion des concepts de qualité qui remontent à 1871 aux USA et 1940 en Grande-Bretagne. Ce n’est, dira- t-il, qu’à partir de 2000 que le sujet est devenu une préoccupation dans les pays du tiers-mon- de, notamment en Algérie, à la suite de la pro- mulgation de la décision n°167 du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Après la formation quantitative des étudiants, il est devenu une nécessité d’orienter

la recherche de la qualité et de la compétence, référents qui ne concernent pas le seul secteur de l’enseignement supérieur mais l’ensemble des secteurs de l'économie nationale. L’évaluation de la qualité des compétences est l’approche pré- sentée par D r Nabil Atrous de l’université Bad- ji-Mokhtar de Annaba, qui a mis l’accent sur la méthodologie mise en place pour mesurer les compétences grâce à certains outils statistiques. Les résultats d’une enquête réalisée à partir d’un échantillon d’enseignants universitaires a mon- tré que ces derniers possèdent des compétences non négligeables et que, d’une manière généra- le, l’enseignement supérieur en Algérie se situe à un niveau moyen. Cette situation est expliquée par la nouveauté de l’expérience car, dira-t-il, l’ef- ficacité de l’enseignement exige des moyens par- ticuliers et une expérience poussée pour arriver aux standards internationaux.

M. EL BEY

18 L’Algérie profonde Dimanche 19 avril 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est JIJEL Une campagne de

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L’Algérie profonde

Dimanche 19 avril 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Dimanche 19 avril 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est JIJEL Une campagne de boycott fait

BRÈVES de l’Est

JIJEL

Une campagne de boycott fait baisser le prix de la sardine

Cela fait maintenant plusieurs d’un mois que la sardine est devenue un produit rarissime dans les marchés et les pêcheries de Jijel. Devenu un véritable luxe, notamment pour les petites bourses, le prix du kilo de ce petit poisson bleu ne descend plus en dessous de 450 DA bien que Jijel soit une région côtière par excellence et ces 120 kilomètres de littoral en sont la preuve. Cette situation qui s’est répercutée sur la consommation locale a fait que la sardine soit un produit inabordable. Les commerçants accusent les propriétaires des chalutiers d’être à l’origine de cette hausse significative, surtout quand on sait que les prix ne sont pas contrôlés. Les marins pêcheurs indiquent de leur côté, qu’ils peinent à trouver de la sardine dans les fonds marins de la côte Jijelienne. Les consommateurs qui se disent victimes des spéculateurs, ne font que constater les lois qui leurs sont infligées par les uns et les autres. “Dire qu’il n’y a pas de sardine à Jijel est une honte !” s’indigne-t-on. Aussi, une campagne de boycott de la sardine a été observée en fin de semaine écoulée. Le nombre de clients a été réduit pratiquement à néant, ce qui a contraint les commerçants à céder le kilo de la sardine, durant la journée de jeudi, à seulement 200 DA, mais malheureusement le lendemain le prix a atteint de nouveau la barre de 450 DA.

MOULOUD SAOU

SÉTIF

Un intérêt particulier à la journée du savoir

Les établissements scolaires de la wilaya de Sétif ont accordé un intérêt particulier à la journée du savoir célébrée jeudi. En effet, la plupart des établissements des trois paliers à travers les quatre coins de la wilaya ont célébré la journée en organisant des activités culturelles et artistiques. La cérémonie organisée par la direction de l’éducation a été marquée par la présence du wali de Sétif et du président de l’APW, du président de l’APC de Sétif et de plusieurs directeurs de l’exécutif. Le directeur de l’éducation Abdelaziz Bezala a, lors de son allocution d’ouverture, rappelé l’importance de l’évènement. Il est à noter que plusieurs élèves ayant participé aux différents concours et compétitions scientifiques ont eu droit à des cadeaux en guise d’encouragement.

F. SENOUSSAOUI

POLLUTION DU BARRAGE DE BENI HAROUN (MILA)

Les déchets des oiseaux, la margine et les algues inquiètent les observateurs

Le barrage de Beni Haroun continue de faire les frais des faits conjugués de l’incivisme des riverains et du déséquilibre écologique qui s’installe petit à petit dans la région.

L es déchets des élevages avicoles exploités sur les berges du lac, la margi- ne rejetée par l’huilerie de la région, les maté- riaux de construction is-

sus des démolitions de bâtiments et les sécrétions organiques des volées de hérons blancs, en prolifération continue, sont quelques-uns des fac- teurs de pollution qui menacent la très fragile vie aquatique et l’écosys- tème de Beni Haroun. Mais si on a si souvent évoqué dans les écrits de presse les néfastes conséquences de l’incivisme des riverains qui rejettent, sans vergogne, des tonnes de déchets de volaille et de matériaux de construction usagés à même la rive du plan d’eau, de nombreux vecteurs de pollution, non moins dangereux pour la faune et la flore lacustres, continuent d’être occultés en dépit du danger réel qu’ils représentent pour les poissons du lac. L’allusion est fai- te ici aux déchets organiques de ces oiseaux appelés héron blancs, ou héron garde-bœuf, aux algues qui se développent aux embouchures des stations d’épuration et à la margine, liquide noirâtre issu du broyage des olives rejeté par les huileries. Des ob- servateurs locaux versés dans la chose environnementale alertent, en effet, sur les dangers inhérents aux déchets organiques très acides des hérons blancs qui se sont sédentari- sés dans la région. “Les déchets des ces oiseaux sont mortels pour les poissons compte tenu de leur très forte acidi- té”, expliquera le D r Boukazoula,

président de l’association Nour Beni Haroun. Notre interlocuteur plaide, dans ce sens, pour l’organisation immédiate de battues pour ramener la population de ces volatiles à des

D. R.
D. R.

L’incivisme des riverains qui jettent leurs déchets sur les rives du barrage porte de graves préjudices à notre environnement.

proportions acceptables. “On est en présence d’un déséquilibre écologique, car le nombre extraordinaire des hé- rons blancs autour du lac est, désor- mais, disproportionné avec l’espace du barrage”. Un autre facteur de pollu- tion qui passe encore inaperçu est dénoncé. Il s’agit de ce liquide noi- râtre, appelé margine, produit par les huileries, au nombre de 66 dans la ré-

gion. Cette substance, non moins toxique que les secrétions des hérons blancs, constitue également un fac- teur de mortalité des poissons du lac. À cela s’ajoutent les masses d’algues qui se développent et prolifèrent aux embouchures des stations d’épu- ration. Cette végétation est derrière la mort par asphyxie de centaines de jeunes carpes. “Les algues consom-

ment énormément d’oxygène dispo- nible dans l’eau, ce qui entraîne la mort des jeunes poissons qui s’aven- turent du côté des embouchures des stations d’épuration, où se développent les algues aquatiques”, soutient, pour sa part, A. Bendjadou, directeur de l’antenne de pêche continentale de Mila.

KAMEL BOUABDELLAH

SKIKDA

Séminaire national sur le développement et les bidonvilles urbains

Un séminaire national sur le développement et les bidonvilles dans le tissu urbain a été conjointement organisé mercredi et jeudi derniers, par le Laboratoire des recherches scientifiques et la faculté des sciences sociales et humaines de l’université du 20-Août-1955, au Palais de la culture et des arts de Skikda. Les communicants venus de différentes universités du pays se sont étalés sur le phénomène de l’expansion des bidonvilles dans les grandes villes et leurs conséquences sur le cadre de vie des citoyens et sur leurs situations sociale et économique. Les conférenciers s’accordent à dire que ces bidonvilles qui généralement, forment des clôtures sur la périphérie des villes industrielles sont la source des différents fléaux sociaux qui empoisonnent la vie des citoyens. Un conférencier dira que ces bidonvilles occupés par des familles pauvres vivant dans des conditions sanitaires déplorables sont des terres fertiles pour la prolifération des maladies, de la délinquance et d’autres fléaux sociaux. Les conférenciers se sont aussi penchés sur les raisons qui ont poussé ces familles à vivre dans ces conditions très lamentables entre autres, le chômage, la situation sécuritaire des années 1990 et la crise du logement. Aussi, pour y remédier, il a été recommandé par le Dr Riad Toumi, l’intégration du projet de la ville dans la politique d’urbanisation, la recherche d’autres alternatives au logement social par la viabilisation des sites des bidonvilles et l’application des lois de l’urbanisme. D’autres thèmes concernant les zones d’habitations, la crise urbaine et la prolifération des cités anarchiques, la réalité de l’enfance dans ces bidonvilles urbains, entre développement et sous- développement, foyers de la pauvreté sociale et le chômage, la délinquance dans ces bidonvilles, ont été traités lors de cette journée.

A. BOUKARINE

ALGÉRIE TÉLÉCOM ANNABA

Pagaille dans le réseau de téléphonie et internet

D epuis le début de l’année en cours, la pagaille règne chez Algérie Télécom à Annaba, où des centaines de lignes téléphoniques sont en dérangement. Jamais de

mémoire de Annabis, la situation n’a atteint ce stade de lais- ser-aller et laisser-faire. Chaque jour, des dizaines d’abon- nés protestent devant les différentes structures d’Algérie Té- lécom. Comble du mépris, les responsables d’Algérie Télé- com refusent même d’accueillir les plaignants, de plus en plus nombreux. Ce qui a fait dire à bon nombre d’entre ceux ci, qu’à Annaba, le décalage entre les engagements des plus hautes instances du pays en matière d'humanisation des rap- ports des services publics avec le citoyen et leur concrétisa- tion sur le terrain est aussi vaste qu'un océan. À la direction de Bouzerad Hocine, nous avons tenté à maintes reprises de nous rapprocher du directeur afin de trou- ver des réponses aux interrogations des malheureux citoyens sur la situation à la limite de l’insupportable, qu’ils subissent, mais en vain. Le premier responsable, seul habilité à don- ner des réponses, est toujours en réunion avec ses proches collaborateurs, dit-on à la réception. L'exemple le plus édifiant du laisser-aller des agents, du laxis- me et de la fuite en avant de certains de leurs responsables est relevé à Berrahal, où de nombreuses lignes téléphoniques, voire la plupart, sont en dérangement depuis la fin du mois de mars. Une situation qui a automatiquement été suivie de

la coupure du réseau Internet, à la grande déception des ha- bitants, qui ne savent plus à quel saint se vouer face à l’un des rares points noirs qui semble être incurable et surtout éternel. Une situation qui a engendré déjà hier le méconten- tement des abonnés. “Elle risque de sortir de son cadre pa- cifique pour une manière forte, si une situation ne venait pas à mettre un terme à ces coupures injustifiées”, menacent des dizaines de clients, qui ont tenté d’assiéger le bureau de pos- te de Berrahal, n’était la sagesse de certains d’entre eux. Comble de l’absurdité, nous apprenons auprès des abonnés touchés par cette large coupure, que cette situation en ques- tion est intervenue après le passage d’une équipe de tech- niciens de maintenance d’Algérie Télécom. “La situation était normale avant l’intervention des techniciens d’Algérie Télécom. Quelques heures après, c’est la pagaille et beaucoup souffrent le martyre depuis en matière notamment de connexion à in- ternet, qui demeure un outil de travail indispensable pour beau- coup de gens. À mes yeux, ou bien les techniciens qui ont pro- cédé à l’opération de maintenance du réseau abusent carré- ment, ou tout simplement sont des incompétents loin de maî- triser le réseau de la téléphonie. Sinon comment expliquer que juste après leur passage, tout a bousculé vers le négatif ?”, se sont interrogés des universitaires qui préparent différentes thèses de fin d’année.

B. BADIS

LIBERTE

Dimanche 19 avril 2015

L’Algérie profonde

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TRIBUNAL CRIMINEL DE SIDI BEL-ABBÈS

20 ans de prison ferme pour trafic de drogue

Appelés successivement à la barre, B. W. et A. A. ont reconnu les faits, avouant qu’ils ont été contactés par un certain L. S. (actuellement en fuite), qui leur a proposé de se rendre à Tlemcen pour acheminer de la drogue vers Hassi Messaoud contre 15 millions de centimes chacun.

L e tribunal criminel près la cour de Sidi Bel-Abbès a condamné, mercredi der- nier, B. W., 38 ans, et A. A., 23 ans, originaires de Hassi Messaoud, à 20 ans

de prison ferme assortie d’une amen-

de de 20 millions de centimes, et L.

S. à la perpétuité par contumace

pour détention, transport et trafic de drogue dans le cadre d'une bande cri- minelle organisée. Selon les faits consignés dans l’arrêt de renvoi, la genèse de cette affaire re-

monte au 10 juillet 2014, lorsque les éléments de la Gendarmerie natio- nale, en faction sur l’autoroute Est- Ouest, à la hauteur de l’échangeur menant à la commune de Sidi Ali Boussidi (30 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya), ont intercepté et fouillé un véhicule de marque Dacia Logan. Les gendarmes découvriront 30 kg de kif traité dissimulés dans les portières avant de la voiture. B. W. et A. A. se- ront arrêtés. Appelés successivement à la barre, ces derniers ont reconnu les faits, avouant qu’ils ont été contactés par un certain L. S. (actuellement en fuite), qui leur a proposé de se rendre à Tlemcen pour acheminer de la drogue vers Hassi Messaoud contre 15 millions de centimes chacun. L. S. remettra un téléphone portable, une puce téléphonique et un million de centimes à chacun d’eux, et a chargé

A. A. de louer une voiture en son

D. R.
D. R.

C’est dans les portières de leur véhicule que les inculpés avaient dissimulé la drogue.

nom auprès d’une agence de location. Les deux prévenus ont également soutenu qu’auparavant ils avaient refusé à deux reprises cette proposi- tion, mais la troisième, ils étaient contraints de l’accepter, en raison des

difficultés financières auxquelles ils

étaient confrontés. Dans son réqui- sitoire, le représentant du ministère public, en mettant en exergue la gra- vité des faits, a insisté sur la culpabi- lité des deux accusés et a requis la per- pétuité par contumace contre L. S. et 20 ans de prison ferme pour B. W. et

A. A. assortie d'une amende de 50 millions de centimes. Les avocats de la défense ont plaidé en substan- ce le bénéfice des circonstances atté- nuantes en faveur de leurs man- dants.

A. BOUSMAHA

TLEMCEN

Journée d’étude sur la législation hôtelière

“C omprendre la législation hôtelière et les relations entre les hôteliers et les services de police” a été le thème d’une journée

d’étude organisée jeudi dernier à l’Institut natio- nal spécialisé de la formation professionnelle d’Imama et coordonnée par le professeur Chaib-

draâ Abdelhakim. À cette occasion, des officiers de la Sûreté de wilaya ont expliqué aux stagiaires is- sus de plusieurs wilayas les mécanismes concernant l’admission des clients dans les structures hôtelières et la mission dévolue aux gérants qui doivent ac- complir dans les règles toutes les formalités d’usa-

ge et à qui revient la charge de veiller au respect de la réglementation en vigueur. L’institut prévoit d’autres rencontres scientifiques sur des thèmes en rapport avec le tourisme, l’accueil des étrangers, les médias, l’économie nationale, la société civile.

A. BEREZEL

LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ À ORAN

699 individus arrêtés en mars…

D ans le cadre de la lutte contre la criminalité, les services de police relevant des Sûretés ur-

baines et de daïra ont interpellé 88 in- dividus, dont 38 ont été placés sous

mandat de dépôt, dans 44 affaires liées à des délits contre la chose pu- blique et de démantèlement d’asso- ciations de malfaiteurs, du 1 er au 31

mars de l’année en cours, avons-nous appris auprès de la cellule de com- munication et des relations exté- rieures de la Sûreté de wilaya. Les af- faires traitées par la police pour des délits criminels et correctionnels concernent 313 dossiers qui se sont soldés par la présentation devant la justice de 92 personnes, dont 72 ont

été incarcérées pour coups et bles- sures volontaires. Les délits et crimes contre les biens d’autrui sont au nombre de 311 affaires et concernent 131 individus qui ont été déférés au parquet qui a ordonné la détention préventive à l’encontre de 86 d’entre eux pour vol. S’agissant des affaires de détention et commercialisation de

drogue ainsi que la conduite en état d’ivresse, les mêmes services ont traité 398 affaires qui se sont soldées par l’arrestation de 388 mis en cau- se dont 300 ont été placés sous man- dat de dépôt, a-t-on affirmé de même source.

K. REGUIEG-ISSAAD

… Opération coup-de-poing à El-Hamri et Médioni…

Une opération coup-de-poing a eu lieu jeudi dernier dans les quartiers d’El-Hamri et de Médioni (Oran), menée par différents services de la Sûreté de wilaya. 35 personnes ont été interpellées et soumises à un contrôle d’identité. Cinq d’entre elles ont été écrouées pour port d’armes blanches prohibées, consommation et commercialisation de stupéfiants et possession de comprimés psychotropes. Un des interpellés était également sous le coup d’un mandat de

recherche. Le but de cette opération est de mettre fin au deal des psychotropes ainsi qu’à la possession d’armes blanches.

AYOUB A.

… La gendarmerie investit Sid El-Bachir…

Moins d’une semaine après la guerre des

gangs entre les “sanafir” et “daech” qui a éclaté

à Sid El-Bachir, une excroissance urbanistique

à cinq kilomètres à l’est d’Oran, 300 gendarmes

ont investi les lieux. Une opération pour rétablir la sécurité qui a permis le contrôle d’identité de plus de 100 personnes et

l’arrestation de huit d’entre elles pour commercialisation illégale d’alcool et comprimés psychotropes, possession de kif et d’armes blanches prohibées.

A. A.

… Saisie de 24 kg de kif à Arzew…

Agissant sur informations, les policiers de la sûreté de la daïra d’Arzew et ceux de la BMPJ ont investi un café et trouvé 45 kg de kif. Le suspect, âgé de 45 ans, connu des services de police, a été arrêté.

A. A.

ans, connu des services de police, a été arrêté. A. A. BRÈVES de l’Ouest SIDI BEL-ABBÈS

BRÈVES de l’Ouest

SIDI BEL-ABBÈS

Saisie de 27 kg de kif traité

27 kg de kif traité ont été saisis, dans

la nuit de jeudi à vendredi derniers, à Sidi Bel-Abbès, par les éléments de la brigade de lutte contre les stupéfiants de la Sûreté de wilaya, apprend-on de source policière. Agissant sur informations, les éléments de la police judiciaire ont tendu un guet-apens à une voiture touristique de marque Skoda, immatriculée à Tlemcen, à proximité du stade du 24-Février 1956 de Sidi Bel-Abbès, avec à son bord le conducteur et son passager, arrêtés sur les lieux en possession de la drogue.

A. B.

CHLEF

Arrestation de deux cambrioleurs à haï Bensouna

Les éléments de la sixième Sûreté

urbaine de la ville de Chlef ont arrêté, en cette fin de semaine, deux cambrioleurs notoires qui faisaient l’objet de recherches depuis plusieurs semaines. C’est suite à une plainte déposée auprès de ladite sûreté par le propriétaire d’une entreprise de construction qui a remarqué la disparition de plusieurs matériaux, dont des conduites en cuivre, de l’intérieur de son atelier à haï Bensouna, qu’une enquête a été ouverte. Identifiés comme étant les auteurs du cambriolage en question, les deux mis en cause, des repris de justice âgés de 17 et 20 ans, ont été arrêtés par les enquêteurs avec en leur possession également, une quantité de drogue. Le premier a été placé au centre de protection des mineurs de Boukadir et le second sous mandat de dépôt respectivement par les procureurs de la République près les tribunaux de Boukadir et de Chlef.

AHMED CHENAOUI

TIARET

Une avorteuse arrêtée à Sougueur…

Le juge d’instruction près le tribunal

de Tiaret a placé sous mandat de dépôt ce jeudi une femme de 37 ans, originaire de Sougueur, accusée d’être impliquée dans l’avortement d’une femme de 35 ans. L’enquête de la police judiciaire a commencé après avoir reçu un renseignement sur la présence d’une femme au niveau de la maternité Aourai-Zohra de Tiaret, dans un état de santé déplorable à cause d’un avortement clandestin. Interpellée, cette dernière n’a pas tardé à dénoncer son “accoucheuse”. Dans le sillage de l’enquête, les policiers ont découvert que cette femme n’en est pas à son premier avortement puisqu’elle avait déjà assisté deux autres femmes, âgées de 28 et 34 ans, dans les mêmes circonstances. Interpellées à leur tour, ces dernières ont reconnu les faits. À l’issue de l’instruction, elles ont bénéficié d’une citation directe alors que les deux premières citées ont été placées sous mandat de dépôt.

R. SALEM

…Et deux Africains à Hammadia pour escroquerie

Deux Africains, dont la nationalité

n’est pas encore connue, ont été arrêtés, en fin de semaine écoulée, à Hammadia, à l’est de la wilaya de Tiaret, pour tentative d’escroquerie, a-t-on appris d’une source concordante. Selon cette dernière, ils ont été interpellés par la police suite à une plainte déposée contre eux par un commerçant de la ville qu’ils auraient contacté pour lui demander 100 millions de centimes pour une contrepartie alléchante. Au moment de l’arrestation, les policiers ont trouvé en

leur possession une importante quantité de faux billets de banque en coupures de 1 000 et 2 000 dinars. Les deux mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt.

R. S.