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Au commencement de la Révolution : mémoires / Antoine de Rivarol ; [préf. de St.
Au commencement de la Révolution : mémoires / Antoine de Rivarol ; [préf. de St.

Au commencement de la Révolution :

mémoires / Antoine de Rivarol ; [préf. de St. A. Berville]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Rivarol, Antoine de (1753-1801). Au commencement de la Révolution : mémoires / Antoine de Rivarol
Rivarol, Antoine de (1753-1801). Au commencement de la Révolution : mémoires / Antoine de Rivarol

Rivarol, Antoine de (1753-1801). Au commencement de la Révolution : mémoires / Antoine de Rivarol ; [préf. de St. A. Berville]. 1988.

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Antoine

de

Mémoires

ÉDITIONS

DU

Rivarol

TRIDENT

AU COMMENCEMENT

DE LA

RÉVOLUTION

Antoine

de

Rivarol

AU COMMENCEMENT

DE

LA

RÉVOLUTION

Mémoires

ÉDlTIONS

DU TRIDENT

Diffusion

La Librairie

Française

 

27,

rue

de

l'Abbé

75006

PARIS

Tél.

Grégoire

(1) 42.22.40.33

Éditions du Trident, 1988.

ISBN 2-87690-056-4

SUR

NOTICE

RIVAROL

PEU

d'hommes

ont

heureux

s'il

en

eût

Mais,

dominé

par

invincible

à

la

satire,

ne

se

fit

aimer

beaucoup

d'ennemis,

d'éclat

que

de

douceur.

Antoine,

comte

juin

1753,

à

Bagnols,

d'une

famille

noble

mérite,

prit

soin

de

à

l'état

ecclésiastique,

que

temps

Mais

les

rebutèrent

des

études

l'Eglise

pour

au

subtilités

bientôt

plus

la

séminaire

eu

plus

d'esprit

toujours

 

fait

la

vanité

et

par

il

se

fit

craindre

il

eut

beaucoup

et

son

existence

de

Rivarol,

en

Languedoc,

d'Italie.

 

Son

son

éducation.

le

jeune

Rivarol

de

Sainte-Barbe,

de

la

théologie

et,

porté

 

par

un

père,

il

quitta

des

lettres.

Rivarol

usage

penchant

que

bon

un

de

plus

qu'il

et

plus

de

de

le

quel-

vers

de

succès

eut

mois

descendait

homme

passa

à

au

Destiné

d'abord

Avignon.

scolastique

inclination

la

carrière

riantes,

carrière

ij

NOTICE

SUR

RIVAKOL.

Ses

premiers

travaux

 

furent

des

études

sur

la

langue

et

sur

le

style.

Ri va roi

pensait

écrire,

avec

raison

qu'avant

de

commencer

il

il

faut

s'être

rendu

maître

de

sa

langue,

afin

que

ne

soit

plus

arrêtée

par

les

difficultés

la composition de

l'expres-

sion.

Il

traduisit

le

Dante,

écrivain

sublime

et

bizarre,

dont

les

beautés

et

les

défauts

offrent

au

traducteur

un

exercice

 

également

utile.

II comparait

ce

travail

aux

études

 

que

ferait

un

jeune

peintre

sur

les

cartons

de Michel-Ange.

 

A

vingt

ans.

Rivarol

 

vint

à Versailles.

Il

prit,

en

arrivant,

le

nom

de

De

Fareïéux,

illustre

dans

les

sciences.

Son

aïeul

avait,

en

1720,

épousé

une

nièce

de

cet

homme

célèbre

c'était

la

son

seul

litre

au

nom

qu'il

s'attribuait.

Ce

titre

ne

fut

pas

jugé

suffisant

un

neveu

 

du

véritable

De

Parcicux

força

Ilivarol

à

reprendre

le

nom

de

sa

famille.

Quelques

années

après,

une

intrigue

galante

l'obligea

de

quitter

Versailles.

Il

revitzt

Paris,

oit

quelques

opuscules

facilement

écrits

(1)

comment-

cèrent

il

le

faire

connaître

comme

littérateur.

ïl

fut

admis

ait

nombre

 

des

collaborateurs

du Mercure.

(1) Lettre

sur

le poëme

des Jardins

de Delille

autre

sur

les Aérostats

autre

sur

les

Têtes

parlantes

de

l'abbé

Mical,

 

NOTICE

SUIT

RIVAROL.

iij

Eu

1784,

il

publia

sa

traduction

 

de

l'Enfer

du

Dante,

après

l'avoir

qui,

retouchée

depuis

la

écrivit

une

avec

soin.

Elle

eut

du

succès.

Buffon,

la

mort

de

Voltaire

et

de

Rousseau,

occupait

première

place

dans

la

littérature

française,

à

l'auteur

que

cet

ouvrage

était

moins

traduction

 

qu'une

suite

de

créations

(1).

Des

critiques

d'un

goût

sévère,

et

qui

trouvaient,

non

sans

quelque

raison,

le

traducteur

plus

fidèle

aux

lois

de

l'élégance

qu'au

génie

sombre

et

sévère

de

l'original,

ont

voulu

voir,

dans

ces

paroles

de

Buffon,

une

critique

déguisée

sous

la

forme

d'un

éloge.

Cette

interprétation

est

trop

subtile

pour

être

vraisemblable.

 

La

même

année,

Rivarol

obtint

un

triomphe

qui

ne

fut

pas

sans

éclat.

L'académie

de

Berlin

cou-

ronna

sort

Discours

sur

les

calrses

de

l'universalité

de

la

langue

français.

L'ouvrage

le

méritait

sans

être

d'une

grande

hauteur

de

pensée

ni

de

style,

il

(1)

Ce

jugement

rappelle

celui

du

grand

sur

la

traduction

des

Géorgiques

par

Delille.

On

Frédéric

sait

original

qu'il

disait

que

cette

traduction

était

l'ouurage

le

plus

qui

eût

paru

depuis

long-temps.

iv

NOTICE

renferme

 

des

aperçus

élégance.

« L'auteur,

»

pondance,

développe

»

d'esprit

mais

s

ment

de

l'abbé

de

»

sauces

son

style

»

gâté

par

l'abus

des

parfois

Rivarol

une

le monarque l'écrivain

de

envoya

en

épître

son

vers.

prussien

français

académie.

son

Son

SUR RIVAROL.

dit

ingénieux,

La

ces

avec

Harpe

causes

celui

Condillac.

est

figures

rapide

et

Il

et

des

Discours

hommage

répondit

et

le

à

fut

en

fit

exprimés

a

des

avec

dans

avec

d'autrui,

sa

eorres-

beaucoup

notam-

connais-

mais

avec

brillant,

métaphores.

Frédéric,

bien

termes

accueilli

flatteurs

membre

(1),

recevoir

»

Ces

la

ses

succès

scène

littéraires

du

sur

peu

avaient

porter

de

Rivarol

esprit

un

Rivarol

morte.

élocw-

de

sur

et

rôle

devint-il

Une

tion

vives

monde

ce

de

animée,

le caractère

rtxz

théâtre.

le

bel

son

la

extérieurs

nouveau

des

temps

grâces

des

reparties,

avantages

en

promettaient

esprit

Aussi

lui

à

brillant

belle

facile

figure,

et

naturelles,

saillies

tout

en

une

piquantes,

et mordantes

annonçait

»

(1)

n'ai

et

II

j'ai

lui

rien

écrivait

lu

trouvé

de

meilleur

«Depuis

vos

vers

en

aussi

les

littérature

ouvrages

spirituels

que

de

votre

Voltaire,

Discours,

qu'élégans.

»

je

NOTICE SUR RIVAROL.

v

un homme

craignait,

les

cercles

sel

tendre

dissait

de

ses

à

appelé

mais

par

on

aux triomphes le recherchait

l'agrément

de

de

société.

il

régnait sa conversation

épigrammes.

on

leur

répétait

malice.

ses

On s'empressait bons

mots

pour

on

On

le

dans

et

le

l'en-

applau-

Cet

société

esprit

se

cette

satirique

répandait

époque

sur

que

Rivarol

aussi

dans

qu'il

publia

Chou

portait

dans

ses ouvrages.

deux

fut

M. Necker,

du

à

lettres

à l'occasion

religieuses

critique

la religion

Le

et la naorale,

des opinions

et

le

livre

de l'Importance en

vers,

un dialogue

Navet,

la

Ce

à

,spirituelle,

enfin,

persiflage

parcourt

il

serait

le

mais

dure,

du

poëme

des

Petit

assez

Dictionnaire

une

de

des

ingénieux, en souriant

impossible

mais

ou

deux

soutenir

grands

monotone,

la

pages,

lecture,

Jardins

hommes,

dont

mais

et

on

dont

qui

fatigue

mêmes

promptement

par

formes

de plaisanterie.

le

retour

perpétuel

des

Ce dernier

sarcasmes

attirèrent

Lebrun

lui

ouvrage,

qui

à

lui

leur

décocha

non

moins

échappaient

que

dans

auteur

de

de

vives

nombreux

épigrammes

les fréquens la

société,

ennemis.

Chénier

Vi

l'attaqua

plus

imitée

Vanoivyme),

avantage

raison

dit

tout

se

NOTICE

durement

diable

lui

l'usurpation

pour

SUR

RiVAROI».

dans

dit

dont,

encore,

(Dialogue

une

public

et

sa

noblesse,

par

ridicule,

pièce

Pauvre

assez

à

de

Ozx

contesta

même

un

On

insignifiant,

de

mais

cette

sur-

qu'il

Rivarol,

même,

un

serait

dans

donnait

homme

tort

lettres.

prétendit

des

le descendant

d'Italie,

Ce

qu'en

enfans,

d'ouvrir

Avec

pas

que

dont

et

et

avait

effet

dont

une

son

que

le

père

autoriser

de

était

pour

était

un

simple

aubergiste.

supposition,

c'est

chargé

de

seize

s'était

vu

obligé

sa

famille.

Rivarol

n'eût

ces

investigations,

modeste,

mais

qui

que

le

nous

authenticité,

authenticité,

dans

choque

allons

cercle

droits,

duc

de

un

Nos

le

Nos droits?.

que trouvez-

qui

pu

cette

Riva-roi,

l'aîné,

faire

pour

père

celui-ci

auberge

d'indulgence

subsister

été

plus

le

.il

autrui,

de

au

mérite

la

vanité

(1).

expose

monde

se

au désagrément

épargne

à humilier

qui

l'offense

plaît

la causticité

(1) On

rapporter,

raconte

à ce

de

avec

sujet

une

doutions

révolution,

anecdote

de

quoique

nous

la

son

Rivarol,

Aux approches

répétait

de personnes

nos privilèges

Créqui,

nos privilèges?.

titrées,

sont

s'écriait

tnenacés.

une

oui,

avec importance

L'un

des assistans,

sorte

d'affectation

Eh!

reprend

Rivaroi

 

NOTICE

SUR

ÏIIVAHOL.

vij

 

l'origine

 

de

la

révolution,

Rivarol

se

rangea

ses

plus

ardens

antagonistes

et

n'attendrit

 

pour

 

la

combattre,

 

qu'elle

fut

devenue

sangui-

 

Il

écrivit

 

contre

elle

avec

véhémence

 

dans

le

 

politique

 

et

national,

qui

parut

d'abord

le

nom

de

Sabatier

de

Castres,

et

plus

tard,

celui

de

Salomon

 

de

Cambray.

Ce

sont

les

politiques

 

insérés

dans

cette

feuille

par

qui,

réunis

et

réimprimés,

ont

paru

en

 

sous

le

titre

de

Tableau

historique

et

poli-

de

V Assemblée

constituante.

Burke,

cet

 

apostat

de

la

liberté

dont

il

avait

d'abord

la

cause,

écrivit,

dit-on,

à

l'auteur

de

ces

que

son

ouvrage

serait

mis

un

jour

à

côté

Annales

d'e

Tacite.

Si

cet

éloge

est

en

effet

à

la

plume

de

l'écrivain

anglais.

on

ne

peut

 

l'exagération

que

par

le

fanatisme

si

 

aux

hommes

de

parti.

Toutefois,

 

si

l'on

en

vain,

dans

l'ouvrage

de

Rivarol,

la

 

profonde,

 

l'expression

grave

et

nerveuse

de

 

des

Annales,

si

ses

vues

sont

généralement

là

de

singulier

?

C'est,

répliqua

le

duc,

votre

pluriel

Dès

parmi

pas,

naire.

Journal

sous

sous

résumés

Rivarol,

1797,

tique

éloquent

embrassé

résumés,

des

échappé

en

expliquer

commun

cherche

pensée

l'auteur

vous

que

je

trouve

singulier,

VÎij

NOTICE

superficielles,

souvent

quefois

même

qu'on

contradictoires,

naître

y rencontre

chemens

ingénieux,

des

style,

toujours

élégant

et

chaleur

et

quelquefois

de

ment,

ces

qualités

sont

tice

et

de

dénigrement

qui

Rivarol

travailla

aussi

Apôtres,

recueil

politique,

blée

constituante,

et

dans

lament

le

ton

du

persiflage.

succès,

et,

nous

ajouterons,

rer

d'une

sans

fruit

gaieté

qu'il

entreprise

et

lui

sans

eût

On

prétendit

que

de

ce

SUR RIVAROL.

incomplètes

il

est

ou

fréquemment

observations

clair,

ternie»

l'énergie.

par

perce

avec

Peltier

a

à

dirige

lequel

Il

peu

genre.

fausses,

de

des

quel-

recon-

rappro-

que

de

juste

fines

souvent

le

la

Malheureuse-

l'esprit

chaque

aux

eo'nliiB

régnait

y

avait

d'injus-

page.

Actes

l'Assem-

habituel-

peu

des

de

d'honneur

à

Hivarol

d'esprit

mieux

employer.

payé

par

la

espé-

y dépensa,

et

gloire,

beaucoup

été

facile

de

Rivarol

était

de

cour

écrire

lui

pour

qu'on

excessives

naissance

suffisamment

contre

vit

faire

la révolution

à

cette

à

pour

l'état

de

cette

motivée.

supposition

époque,

sa

quelques

et

fortune,

qui

ne

qu'on

dépenses

trouva

donnèrent

paraît

pas

NOTICE

soit,

Reconnu

le

en

SUR

RIVAROL.

Rivarol

dans

sa

Lui-même

de

son

1792,

lui

et

se

apprit

la

de

La

Fayette.

les

seatiinens

révolution

montré

essaya

du

leur

ressentimeais

publier,

général

imposer

La

F

sont

pas

Nous

cette

homme

 

ix

de

sortir

de

il

fut

dans

arrêté

une

Une

mieux

à

Londres.

de

France

partageait,

haine

voués

constant

titre

pouvoir

descen-

Rivarol,

il

que

à

les

elle

qui

de

les

que

s'il

Quoi

France

par

lettre

la

seconde

parvint

et

à

Ce

les

l'homme

défenseur.

désarmer

ne

saisit

Vie

droits

les

fit

effacer

il

dre

est

Il

avait,

à

qu'il

en

garde

en

1790.

fuite,

a

nationale.

fait,

fort

il

fut

récit

arrestation.

gaie,

tentative,

gagner

là

de

que

ce

réussit

retira

sortie

avaient

le

l'étranger,

Rivarol

M.

la

était

l'arrestation

l'égard

de

Il

de

général,

de

moins

les

pour

M.

ne

malheur.

de

voir

de

adversaires

qui

s'en

L'infortune

ou

du

stimuler

moment

la

la

de

vérité

du

vie

de

indignités.

subsister

son

plus

aurait

silence

Rivarol,

le

libelle

outragés

moins

de

sous

un

voudrions

page

de

que

ce

politique

de

droits

de

pénible

ces

fallait

djans

Rivarol

un

avilissante

talent

sur

la

une

terre

étrangère.

talent,

ressource

assurée,

x

NOTICE

SUR IUVAKOk.

eût

voulu

l'employer

d'en

mais

que

sa

peu

la

il

naturelle

Cepen-

arrange-

d'un

Le

francs

peu

arrivé,

Alors,

le

son

aux

en

de

la

»

de

qu'on

somme

paresse

ne

lui

permit

dant,

s'étant

mens

avec

nouveau

libraire

lui

par

mois

(1)

déjà

le

terme

sans

qu'un

s'il

faut

en

libraire

prit

travail

«

s» met

des

Il

1) écouteurs,

» un

» Rivarol

» première

mot,

Cette

garantir,

il

faire

d'usage.

prit

fixé

a Hambourg, libraire

pour

de

la

pour

cependant

pour

article

cet

son

fut

un

des

parti

chez

Rivarol

force

a

de

au

des

un

composition

Dictionnaire

payait

langue

ouvrage

française.

mille

l'ouvrage

achèvement

encore

biographes

l'y

porte,

avançait

était

terminé.

la

de

fixé

seul

croire

un

l'attire

sentinelle.

dont

le

Rivarol,

presser

l'y

singulier

lui,

sa

pour

loge,

enferme,

défend

aimait

à s'entourer

Voilà

trois

mois,

préliminaire.

sommes

maturité

d'écrire

bout

son

le

comment

accoucha,

partie

anecdote,

expliquerait

de

discours

nous

peu

loin

que

de

(1) On

a dit,

à l'honneur

de Rivarol,

que

sur

cette

il entretenait

travaillaient

plusieurs

et vivaient

» utiles,

disait-il

quelquefois,

de

avec

ses

et

lui.

compatriotes

« Ils

croient

je le leur

laisse

réfugies,

qui

m'être

fort

croire.

»

 

NOTICE

SUR

remarque

dans

le

plan

de

ce

toutefois

lat

critique

est

forcée

talent

distingué.

Chénier

nous

trop

sévèrement

dans

son

Tableatc

française.

«

En

voulant

traiter

»

gage

en

général,

Rivarol,

plutôt

mêle

ensemble

toutes

)1

brasse

l'analyse

de

l'entendement.

M

beaucoup

qu'il

y

répande

»

vellos.

Condillae

est

précis,

»

Rivarol

est

verbeux,

obscur

»

reste,

il

écrit

avec

agrément.

»

vent

de

la

recherche

dans

son

aussi

le

mouvement,

le

ton

»

conversation

animée

mais

»

avec

une

tottgueur

pénible

la

»

des

idées