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Mélange de réalités différentes et pertinence pour le

Mouvement de Conservation
Brian Yates
11/2009

Mots-clés : conservation, nature, stage, recherche, collaboration, Rede Verde

Lorsque mon directeur de programme d’études à l’étranger m’a donné la brochure d’information sur le
stage « projecto Puma », je l’ai parcourue et j’ai lu le premier objectif sans y prêter grande attention :
« découvrez de nouvelles réalités qui pourraient être différentes de tout ce que vous avez vécu jusqu’à
présent ». Je ne savais pas trop quoi penser de cet objectif mais, après deux semaines ici, j’ai
pris entièrement conscience de cette expérience et de la raison pour laquelle elle est
importante pour les défenseurs de la nature. Jamais auparavant n’avais-je autant côtoyé les points
de vue de fermiers, de scientifiques, de fonctionnaires du gouvernement, de laïcs et d’autres personnes
dont les opinions ne peuvent être classées aussi facilement. Et ce faisant, j’ai compris qu’en tant que
défenseur de la nature, j’étais chargé d’une mission : montrer aux gens les beautés et les merveilles de la
nature et leur demander de la protéger.

Bien que j’aie toujours eu cette idée dans un coin de mon esprit, j’ai rapidement appris par moi-même
que chacun donnait un degré de priorité différent au concept de conservation. Nous avons rencontré des
fermiers pratiquant l’agriculture biologique qui avaient récemment appris que grâce à une agriculture
sans produits chimiques, ils pouvaient mener une vie plus heureuse et en harmonie avec la nature. Les

Rede Verde Conservation Network Inc. BN: 845495613NP0001


York street, 8 - 1st floor Moncton, NB E1C2X9 Canada
URL : www.rede-verde.org Email: info@rede-verde.org
étudiants en ingénierie environnemental et en droit étaient incroyablement réceptifs à de
nouvelles idées et se sont toujours montrés prêts à prendre le temps d’expliquer aux autres
les différentes questions liées à la conservation, chacun utilisant sa propre expertise pour
être le plus efficace possible. Ce matin, nous avons rencontré un nouveau groupe de scientifiques qui
étudiait la conscience humaine et dont la réalité semblait tellement éloignée de la nôtre ; pourtant, il
existe un lien entre les deux : ces études peuvent nous aider à comprendre certaines questions
fascinantes, par exemple « pourquoi les gens qui sont conscients des conséquences de leurs
agissements sur l’environnement ne font-ils pas leur possible pour changer leur attitude ? »

Nous avons moins interagi avec les personnes dont nous aimerions tant qu’ils changent d’opinion, comme
les fermiers d’exploitations à grande échelle, mais nous pouvons en général saisir les idées qu’ils
véhiculent pour justifier leurs actions. L’autre jour j’ai une fois de plus été conforté dans l’idée que les
environnementalistes étaient considérés comme des extrémistes qui ne font que déranger le réseau
industriel et entraver nos activités quotidiennes, qui ne cherchent qu’à gêner la population en fermant le
Estado do Colono dans le PNI ou à empêcher les fermiers à gagner de l’argent en convertissant la forêt
naturelle en terres cultivables. Cependant, je commence aussi à voir que la population n’a pas une vision
aussi manichéenne de la conservation ; que Dona Rosa, la propriétaire de notre hôtel est, au fond, une
amoureuse de la nature ; que les fermiers qui, auparavant, utilisaient des produits chimiques pratiquent
désormais une agriculture biologique pour protéger la santé de leurs enfants ; que les
« conscienciologistas » préservent la végétation naturelle afin de créer des corridors biologiques… Tous
ces faits m’ont fait réaliser que le mouvement de conservation est encore silencieux mais
qu’il prend rapidement de l’ampleur.

Bientôt, la population aura de plus en plus conscience du fait que seule l’ignorance empêche les gens de
mesurer la véritable valeur de nos ressources naturelles. Nous devons faire confiance aux actions
réalisées par les autres, à la possibilité d’une coopération mondiale pour comprendre que
chacun doit faire sa part dans ce travail collectif. Nous avons besoin des scientifiques pour mieux
comprendre la complexité des écosystèmes naturels et des services qu’ils nous fournissent ; des
spécialistes en communication pour divulguer cette information au public ; des employés du
gouvernement qui sont charismatiques et bien intentionnés pour apporter des changements
réglementaires ; des petits fermiers qui peuvent utiliser moins de produits chimiques pour protéger leur
santé et apporter un changement à la communauté agricole ; et des citoyens pour s’informer et faire
connaître à d’autres cette mission importante. Finalement, notre adaptation à un style de vie et à des
réalités différentes nous a permis de rendre chacun conscient de l’importance de la conservation et n’a
fait qu’augmenter notre volonté de faire passer le message aux personnes extérieures.

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Traduction pour Rede Verde Conservation Network Inc. : Sophier Rivier

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