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I

Ivlexlque.
r13+ nouvelleéconomie,
t'lapneod'A^àiqr.
Pro l"F, ne Z7
^e- géographie
vieille ?
P*1,
L^ \ ctwnsnh-^hi^
I^*i.r<-
U

Alain Musset *

Les grandesfracturesspatialeset socialesqui caractérisentIe Mexique


contempora.in ne sontpasle.serrlprocluitde la lenteclécomposition clusystème
politiquemis en place_par le Partirévolutionnaire instituiionnel(pRIj et ses
prédégesseurs depu-isles années1920,ni du brusquevirageneolibéiatpris
par.l'Etatau coursde la présidence de carrosSalinasde Gortaril tosa-I lô+;,
aprèsplusieurs décennies marquées parilespolitiquesinterventionnistes aux
résultats.plus.que mitigés.certes,la criseae ggi, symboliséepar la bmtale
déva.luation du peso,a marquéIa fin d'une époqué,durant ldquellel'État
mexicain.pouvaitfinancersesgrandsprojetsà'anrénagement àu territoire
grâce.à des emprunts f'aramineuxremboùrséspar les ievenus cle la rente
pétrolière.En ontre,entrele milieudesannéestgio et celui desannées1990,
le p.assage Éussi d'une économiedirigisteii une économielibéralea pu fairé
croire que le Mexique était passé,comme par miracre,du tiers mônde au
qrgmiermonde : réductiondu poids-dela dètte,améliorationclela compé-
titivité des entreprises,forte baissede I'inflation,ouverturesur le mondéet
intégrationaux grandsmarchésinternationaux... Mais la grancle
dévaluation
de 19949t l-aq19ion-de crisequi a suivi cet électrochoconi remisen quesrion
les.acquis du libéralisme. Les oubliésde la modernisation (lespauvres,les
Indiens,les paysans)ont été rejointspar les victimesrle la restrticturatrol et
des réajustemeuts fonctionnels(fonciionnaires licenciés,ouvrierssanse1r-
ploi, populations urbainesdéclassées et marginalisées). Même si I'on peut
considérerquela crisecle1994-1995 n'a étéqu'un accidentdansle processus la plupartclestechnocrates dont il s'étaitentouré,le nouveauchef clel'État
tie recomposition du systèmeéconomique mexicain,lesdeuxdernièrescrises a impôséune nouvelleculturepolitiqueauxdirigeantsmexicains.Convaincu
ont montré les limites des politiquesd'intégrationmisesen place par les de lâ nécessitéde moderniseil'économieet de restntcturerI'ensembledu
clifférentsgouvernements qui se sont succédédepuis les années1930 - systèmesocio-politiquequi régissaitla Nation.d.epuis le^milieuclesannées
qu'ellessoientcl'inspirationsocialisteou libérale.En fait, la géographiedu t'gzo, it a fait passeiau-pasde chargeune série de réformesdestinéesà
Mexique restemarqlléepar des disparitésprofondes,structurelles, héritées tranriorrn", en profondeuiles relationl entrel'État et les entreprisesprivé.es,
du XIX" siècleet de l'époquecoloniale,quelesnouvellesperspectives offertes mais aussient.è le gouvernement et les citoyens2. En fait, il s'agissaitd'en
par la signaturede I'Accord de libre-échange nord-américain (ALFNA), la finir avecdes prati{uessocialesou pzrtemalistes coûteuses.qui mobilisaient
libéralisationde l'éconornie,la déréglementzrtion et le retraitde l'Etitt n'ont à fondsperdusles rèssources financières du payset réduisaient sescapacités
fait que rcnforcerr. cleréactionau momentmême où celui-ci devaits'adapteraux normeset aux
Avec I'abandondesidéaux(et de la rhétorique)révolutionnai- contraintesdu commercemondial.L idée n'était plus de bâtir une société
res,les dil'lérentes
classesde la sociétémexicaine(et lessystèmes économiques égalitaireen permettantallx pauvresd'accéderà une vie meilleure,mais de
qu'ellesgénèrentou dont ellesprofitent)se partagentde manièretoujoursplus fivoriser le diiveloppement dèsentreprises les plus compétitivesen utilisant
inégaleles richesses de la Nation,alorsque le paysn'a jamaisété aussibien le coût peu élevéclela main-d'ceuvré locale.Dans ce notlveaucontexte,les
intégréau système-monde. Les clivagesqui le caractérisent disparitêssocialesne devaientplus êtrecompensées de manièreartificielle
r[ s'inscriventverti-
rr o bl è mes calelnentdansunehiérarchiesocialetrèsmarquée,or)quelquesgrandesfamilles pail'action cle l'État, mais progressivement résorbées grâceaux bénéfices -P robl èmr
de la croissanceéconomique3.
d' A méri q
' A mé ri q ue s'opposentàrdes classesmoyennessur la cléfensive,menacéesde rejoindre latine
latine
N" 27 I'imrnensecohortedes démunis.Florizontalement, elles s'exprimentdans N ' 27
r 1éc.1 997 I'accroissement clesinégalités rc<gionales clueI'onne peutpluslimiterà quelques Tabl eau1 Le reculde l'Étatet des entreprisespubliques(1991-1993) oc t. - déc

oppositionstraditionnelles : Nord/Sud,centre/périphérie, villes/campagnes... A 1992 1993 Mex i que:


Me xi que: 1991
l'échelleclesEtats,descommurres, du quartier,lesdifférencesapparaissent très nouvelleé(
ie , lco nomie, r
) ! iJograPnrr, netternent clèsque sontétudiéslestypescl'habitat, le revenudesménages, les E mpl ol sdu gouvernementfédéral 1 600.0 1 5 4 8 ,0 871,0 vierllegéo(
E mpl oi sdu i ecteu r parapubl i c ldont 8 1 8 ,3 732,O 678,5
taux d'activité ou les pratiquesdémographiques de la famille. Pouftant,ler 22
62 S ervi cessoci auxet c ommunaux )a 63
monclialisation revendiquée parlesnouveaux dirigeants rnexicains n'apasencore S écuri tésoci al e 425,2 425,8 420,9
transfomréles strucfuresspatialesdu piiys : ij bien deségards,elle n'a fait que P roducti onde ma rc handi s es 3 9 1,0 303,8 t<q ?

renfbrcerclesclivagespréexistants, 269,5 224,0 193,1


héritagesdu long terme(campiignes indien- tnergre
1 0 ,9 2 ,5 o,0
Manufactures
nes/villesrnétisses...)ou clesdiflérentes étapesde l'époquepriiste.C'est ainsi Commerce 6 ,8 4,0
c1u'i)la nouvelleéconomie voulueparCarlos Salinas deGortariet sonsuccesseur, Transports 1 0 3 ,6 7 1 ,5 58,1
2 379 241 216
IrrnestoZcdillo, s'opposeune vieille géographie, difficile à remodelerou ii E ntrepri sesdu sec teurparapubl i c
re'colnposer, pour autar.lt
qLr'existe la volontépolitiquede le faire.Or, toutela 1) En rnilliers,chillres arron(lis.
(ruestionesl dc savoirporrrquoiet commenton porrrraitmetlresrrrun piecl 2) U ni l és .
Source : lNEGt, El ingreso y el gasto pitblico en México' 1994
cl'égalitéle Chiapas,symboleclela paLrvreté et de la marginalitédes paysans
cl'origirrcindienne,le Nouveaur Léon,lltat irrclustriel qui a su tirer partierle sit
proxinritéavecles lltats-Unis,ou le I)istrictfécléral, ccrurtout-puissant cl'une C'estl'Étatplanificateur et cntreprcneur qui a étéle premier
lécleirationlargerneutdorlinécparsacapitaleéconomiclue et politiclue.
A I'heure touché par lcs l-nestlres prises au cottrsdu sexenllat cle CarlosSalinasde
oir lesdisparitésterritoriales(à diltérentcs échelles) n'ontjanraisétéaussifbrtes, Gortari. Une graltclevague cle privatisationsa fait passer.le nombre des
il est cloncpossiblcde s'interroger sul I'abscrrce de toutepolitiqucrle clévclop- entreprises pu6liques ael t-ssen l9B2à21(ren 1993(ci. tableaul). Môrne
penrentrégionalqui pernrettrart ile lirniterlcscl'letsspatiaux de la libéralisation cles sociétésde prernièreimportanceont été touchéespar cette volonté
et clc la cléréglementationopér'ées dansle cadrecleI'ALENA. politique cle libéfaliserl'économienlexicainedatls tous les secteursde la
proclrrôtion de base(Altos Hornosde México en 1992),rnanu-
: inclustries
ià.t,,r"r (Mexicanacleautobuses en 1988),transports(Aeroméxicoen 1988,
Le salinisme et la nouvelle une partiè clescheminsclef'eren 1996),services(Teléfbnosd.eMéxico en
lggi), institutionsbancaires. En 1991,le secteurprivé a rachetépour.l2
politique économique soit
rnilliirtis clc clollars, trois fois leur valeurcomptable,les l8 grandes
banquesqtti avaientété nationalisées neuf ans plus tôt. Les entreprlses
L,: srancltoumantnéolibéralcluia changéla fzrceclLrMcxique (et envoyé- de leur faible
pour un ternps! - lessouvenirs cléfiôitairei,qui ne pouvaientpirs trouveracquéreurà c1u.19.
clela l{ér,ohrtion
ar:xoubliettes
de I'histoire) et simplement déclarées en failliteet liquidées.
procluctivité, ônt étépurernent
clatcde l'arrivéeau pouvoircleCarlosSalinasde Gortari,élu (clifficilenrent)
en 1988au nom cluPRI.Forméclansuneuniversiténord-arnériciline, conrme
2. l e s c x ennatrl c Mi guc l de l l Madri d (1982-l 98tl ) appl traîtc onl tttc une
I)ans cel to pers pec ti v e,
l. I J n e g l r r r r r l cp u l tic r le sin lir n n r ttio n sd c ce t a r ticleo n t pour ori l i nc ttn ottvrl ge l trrbl i rlnrrrl ':trrl t'rrr pr<r-i ork' . a prénl ré l c c hetl ti nl ttt l i bÉ rl rl i s l tte
tl rrnsi l o i rcqtti
I-anr-ivatisation cleselftlosaétéf acilitéeparIa Ioidedéveloppement agro-pastoral
sa'ra
rtt.,s'ria,.qui..e'p.roiït;^iiïri;i;iJ;,'à'";"i
iiilT',,i,i;lÏ:iiT:ï:Jiili:i ;Ë iô'90 qri permettiit d'augmenter la participation des entreprises privéesdans
ne fbt licencié_qu'-e,n
1992.Au niveaurocal,ces opérationsont été perçue; 1", rurales.ùais, encorèune Îois, c'est surtout dans. le nord du
comme une véritabletrahisonpar despopulationsqui dépendaient "o*rnunàutés ont pu être conclus entre ejidatarios et
àirecte_ DaVSque <lesaccordsclecoopération
ment cleI'administrationlédéralepourCssirrerleursubsistance. ili;;il;à; i""r"ur privé.Ë poids desmentalités et I'ampleur des disparités
En revanche,
e.llesont.pennis au secteurpublic cle se clébarrasserd'un grand nombre limitentlesprocessus de modernisation et de réorganisalion
d'entreprises --- la nouvelle. politique
non rentablcsdôntle déficitgrevaitre budgetaË l'État. -".iJ-à"."r*iqu"t
;;; ;p;gres' mexicaines.C'èst pourquoi .économiqu€
curtosSalinascleGbrtarin'afait qu'accroître,les disparités
ilû;;;il?Àénia"
Tab lea u 2 La concentration
de la terreau Mexiquer un scénariopossible entie t'agri.ulture perfolrnante clu Nord et le monde rural du Sud'.plus
99.!ç cadrede la modificationde t'àrticte27 de la Cdnstirutiôn iiiùitionn""f, dontle cléveloppement resteentravépardesstructures économiques
(19 9 1)'
et socialesarchitÏques 4.
0 _0 d (1985-1993)
6 bE o- 3.
Tableau Évolution mexicaines
de tatailledesentreprises
ô 1a
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d'Amériq
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*6* 1985
'1993 1985 1993 1985 1993 l ati ne
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N " 27 lo> loo aoo q7q
N " 27
cÔ- d (, O, cù J (!n 07c
t. (l é c. 1997 89,6 9 3 ,3 98,7 99,0 oc t. - déc
Terresirriguéesd 0 20 employés 1 ,7
, on t : 7 ,2 4 ,7 1.2 0,9 1,8
c u l t u r e sa n n u e l l e s 21-100empl oY es 0 ,3
5 000 000 100 2 500 2 000 101-500ernP l oY é s 2 ,6 1 ,7 < 0,.1 < 0,1 0,3 Mex i que:
fv'lexique
: arbresfrrritiers 0 ,1
500 000 300 7 500 o/ >500 empl oyés 0 ,6 0 ,3 < 0,1 < 0,1 0,1
nouvelleéc
! llt e.)Onoll rie, Terres de temporal 24 500000 200 5 000 4 900 vieillegéo!
I r clcogral)llre Bois et fr:rêts s0 000 000 800 20 000 2 500
P r a i r i e se t t e r r a i n sd e p a r co u r s3d, o n t
o4 lerreshutnicles 10000 000
65
500 1 25 0 0 800 B ) P ersonnelemPl oY é,en %
lerressenti-arides 10 000 000 1 500 37 s00 267 S erv i c es
t e r r e s a r i c i e sd e c l asseA s0 000000 5 000 125 000 Manufac tures C ommerc e
240
t e r r e sa r i d e s d e c l a sse B 20 000 000 1 00 0 0 250000 80 1985 1993
t e r r e sa r i d e s d e c l a sse C 30 000 000 15000 37s 000 1985 1993 1985 1993
BO
6.1,0 57,1
rilP,:13::""'lï:,[:ti:îJl'f":\iË::É,""1tÊ:iqH::l:[:isli:3iî:"iiijlîpisix;,?tiiff..lijifir;fl]]:r,l:
0-20 employés 16,9 22,6 72.3
c l u e t t e . c e s o r o u p e sn e se m b te n r
p a sp r e ssé s- d r n ve stir d a nsi 'agri crj
ei itlJiu,u
i ù,i 1,ùi Ë ;;ô;;;Ë .duMexi que 18,0 18,1
unt e i epe,i
) n tero p e uàtt"jôiies p;'i;;é;l;l.j,i;;
a l l È c t é esp a r la r é vislo ii;;Ë;'tl;i:'bËfrliit,lirY"l"eii,i;::
21-100emP l oY é s
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un obsracté eLtiôrêàlôÀ'àËàîJveaux
obstacté eLtiôrêàlôÀ'à".-àîrpparx tarihndin 101-500emP IoYés 31,1 ^
tatitunclios. 11 7.7 10.4
2) Dans l'hypolhèse de la privatisationcomprète des elldos el des rerrescor.trrunares >500 emPloYes
1^ 1 29,5 2 .2
:r) P o u t ca l cu l e r l a su petlicr edut,qt- 9p.tl9tg.
deslr neesa lélevage, l fl 3l m c ^i c ar na c ur r :i dér é qu'r lfc r r a(er r
rloyenne 1 irâ par lète de bovrn dans les lerres humicles
moyenne trumrcJes,3 ha daÂs les terterres
r esssemi-aricles.
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itesde ctasseA. 20 ha cransreslerresaridesde crassee, s0 nïià;;ï; i.";Ë;liJ,ri'ËÈ'"rXJ.1i' ''es
ll o u r c e :T a b l e a u
c o mp o sé
p a rJo séL u isCa lva',l,ar e fo r meaco nôrni ca
una modenizaciôna marchesiorza,_ras,
y susi rnpactos
de N 4éxi co en el secl or
souila oilàài,nrr,ppe uovin, I_erecul clel,État et la modernisation des grandsgroupes
î,PJ|iî"X?ll?i
l'.l e rrco , f?î351Âfl"?R#",rcano, plusmodeste,
CE l vl C AC)RSTOM,1996
nrivésont favorisél'essorcl'établissemcnts clc taille beattcoup
aclaptés aux réalités socio-éconotniqttes clrr pays. Cette
Lc clésengagelrcnt ïr"ï,:é,i" nrl"ir^
massifcleI'Etata particulièrerlent al]'ecté 1ja fait qleienforcer des strtlcttlresproclttc-tives,ntarquées, comnle
lc montle rr-rral,jusqu'alorstrèsclépenclant i""J-.à
des aiclesgouvernementales. Les nllrtolten Anrériquelatine,plrrI'importitllce lltlmériqttedes ln^lcro-entreprl-
organisrncsfinanciersde soutienl\-l'agriculture orrtpérduune grandepartie 1985ei i993, en nombreet en el'fectifs, lessociétés
ilr';.Ë'i.fi.t,
cle leltrs.prérogativesatt prol-itcle banquescomnrercialetqui investisselt "irti" qui sL' "'étt,
sonl le plus développées, même si leur part
sllrtoutclattslesrégionslesplusprochrctives lù nioi,-ttclci,l employés
: le norclet le norcl-ouest
clupays. ii.n, t,. tissuéconorniclue a parfoisbaissé.C'est-sttrtout le cas dans le,secteur
l)ans Ie secteurcle la production, l'Ijtat a privatiséla plupartclesgroupes restructttrations engagées par I'Etat' les
ir-'i,ii".or'r,ir cause,lei notnbreuses
parapublic.s e.tles grandessucreries nationallsées, qui symbblisaient la fbrce petitesrlrités sont passéesde90o/o cltttotal en 1985, à seulement J'l o/oen
clela Rér'olution,ontétévcnducsi\desentrepretreurt privés,souventcl'origine Dansle commerce
iggitpurrt .t rle 16,8 it9,l Voclesempl.yésclela branche).
rtorcl-arrréricirinc,cornnrecoca-coll. Mais lè couptregrâceclonnéau systSnre en revallôhe,elles ont cbnservé ct nrême accrtlleur Pfépo1-
et les'iervices,
hér'itédc f '{ryc1u9révolutionnaire a étéclonné en 199l,luanil unenroclii'ication sensible dans le
ilérun"" (cf. tableau3). L évolutionest _particulièrement
tle I'article2J clelitConstitution a perrnisla privatisation en clouceur trnitéi cle production passent cle 89,6 à
r]esterres ;r;ilr nianulircnrrier,où l"t petites
ciidules: les paysanspeuventcléiormaislôuerou venclreleur bicn en route
li:galité.Mêrne si la loi préciseque le.smembresclcla communautépeuvent N'lexico,
,1. I,lriliplrr:llùvin (cùord.), El tttnrprt rilesi(tuto,untt nutlerniz.at'iônu nuLrclnt Jorzrtlrt'r'
collservl] r lettrs;tatttt
antérieur,
cettedécisionlondantcntale a étéprisearfincle cl l N l cA -oR S l 'OM, I 996,
nrodil-ieren profbncleur toutesles str-uctures (coord.), lvlit:ro)' Pequenaet'tPresoett
agrairesclupays(cf. tableau2). L Su, ce thcnte, cf. Calvo, Thomas et Rcrnardo M_énrlez
1995'
It'lé,tit'o,liette tt lo.t relrtsde kt globnliz.uciril,Mexico, CEN4CA'
clu personrret ernployé).C'est ainsi gu.e.les microcontercios et les rntcroser-
des quartiers
"niproyaî",,iïï:ëffïi#:r:Ji,;iïil:,]lrii[i,!:i::r3li:,1i;3i;i::
entreprises(PME), instzrble,très morcelée,rnal quantifiée,restedifficiiement
vlcts appartienneni pour I'essentiel
centraui,'làoù lesdehsitésde popLrlation
ii la zone
sontles
de chalandise
plus forles etoit se presse
corttrôllblcpar I'Etat. Elle ol'fre cepeurlant à rine frangeimportant.,f" io i" lii""tû", qu'ellesoit localeôu qu'elle vienne des quartiers périphériques.
populationu'e margedemanæuvreprècieLrse 'Èn
(m.rgrésaftâlilGilÀ;i n, peri"i,i r".,., ies divisionsspatialeset socialesdes villes mexicainesappal-
de s'adapteraux .rutationsrécentesde l'éconorniËmexicarne. "à
tiennentà in schémaclassique(centre/périphérie), qtri dépasse largementle
L enquêtenationalesur les micro-entreprises réaliséeen 1992 ."Ji. frirfo"o-antéricain et qtrisefondesurdespratiques urbaines solitlement
plr I'INEGI pclmct dc ntieux appréhencler cet universsor.rvent ô. Si lei disprrritésspttiales existent,
méconnuet ilncréesdansles mentalités'collectives
rnépriséqui, loin de se situeren irarge.clusystèmeéconomique iËr àiffei""ts teritoires de la cité ne sont pas refermés sttr eux-mêmes, bien
r-tr"*i.u1,r,-*
constituere centre.De fait, l'étude de rgg2, focariséesui res princinales au contraire. Ce constat doit cepenclant êire tempéré car les statistiques de
,gglomc<r'ationsdu.pays.(villescleplusde r00000I*bir..rs),"p"À,l'J;e-ui,i"", I'INEGI ne prennenten comptequeles entreprises offic.iellement reconnues'
à quelque.2,9^n]_i'T:n.l,es en1lep.ises. >.(clansp.luscleS0 or, tontle se^cteurclit informel,qui échappeaucadrelég1letdontlesstructures
de travailleursindépendants)
" "/"'4", ii; il .;;;;;;
qui enrploientmôinscle l6 personnes clansIe mouvaltesoffrent une véritablésoupaféde sécuritéà l'économiemexicaine,
sectctlrntlttttlacturier,et jrrsqrr'àsix personnes tlans Ics arrtressecleursrle i:ii|""i"i" ir"e pairieirnportante de la population7 - et cettesituittionn'a fait
l'économie(tl.lines, cottstntction, courlerce,serviccs, par le gouve'rttemcnt cles
r{fl trlnsport).A, t"t"l, pÀ, ôii;".f,ir"t av'ecle t..itl .1" l'État et'l'ripplication
-les
de qttatrenrillionscleMexicainstravailleraient pai expei'ts du Fonds nionétaire P robl èmes
Pl.:: clans." ,"it".i, 1"n .n-1rtonï tiàfi,iôii"r ,ieotiUer"t"tpréconisées -d'Amérique
i:l1i: natrons,salariés et tntvitillcurs-indépendants), principalcrnent clanil" *on,i" Ju international (FMl). l ati ne
N :,/ cotllmel'ccct tlcsservices. Il liurtcepcnditnt sotrligrrerqrrelesserits."renii, ne N ' 27
1!e7 rcllctentc;ttctle mitttièru'trùs impar{aitela réllilé-cl'Lrn irniversoùr,mêmecla's oc t. - déc . 199
le secteurcommercial,les établissements qui emploient.lnq p".sonn.; ;;
,],y!.1
,,"11','",
cgnsiitcréscotttrttcdes
.gnrncls.,,lngrrin, 1c'fst lrir cxenrplele cas des Uaménagement du territoire Mex i que:
nouvelleéconon
,pi
r, Ë eplcerlcset cles
etltleprrses,
conttnerces dc détitilsinrc<sdunslescèrrtre-ville.s). Ces micro- en question vreillegéographl
souvent-peu proclttctives, formentnéanrnoins le cæurclu système
66 éconorniquedesPME, avectoutel;r souplesse 67
contrtrintes
a" g.itiiiii t"ais aussit",1t , lË, Le nouveautournantpris par l'État rnexicainltl cours des antléesl9B0 a
cluecettesituationentraîne1ôt.tabteau?). lespolitiquesd'aménagement du territoire nlises-en place
t n-rir cluestion
T ableau4 Le poids relatifdes micro-entrepr1ss5l, ,,tin .f""n.ô*p.nr"r clèsdisparitésrégiorirles. qui, auxJqy* ,-l.,*dirigeitrtts
êî % (1SgZl SalinascleGortari-,
."*i."in* -'ct jusqu'àI'ariivéeau pbtrvoirde-Carlos
J n i t é s é c o n o m iq u e ! Personnelemployé Pa r tdu personnel Totaldes revenus ri"ir"Coi""t l'équilibre intenre du p-ays. C'est por'rrquoi, depuisla fin cles
remunéré
.nnéei 1980, la volonté afïirrnée paile.s gouveméments d'accélérer le rythme
fl ines de lir clécentralisation .orr"rpond ro,.,verît moinsà une volonté politique qu'à
52,0 o,7
N4anufactures 82,1 tJ,z 32,2 une nécessité économique. li s'agiten effet de détottrner vers les collectivités
Conrme CE rce 9 4 ,9
S erv ic er 9 0 .5
5 8 ,0 21,3 26,8
locirlesune partie clesdépenses jusclu'alorsassttÉespirr.le gotlvememellt
388 12,6 23.3
fécléral.C'esl notamment ie cas dê l'Éch,rciitionnationale,clontla gestioncles
1) .Jusqr,j cinq personnes employees
p"t:t*""f t s'eff'ectue clésormais pour l'.essentiel au nil'eatldes Etnts.Mais
Sorrce : lrlEGl. E/rcueslit Dacjor)al(le micronegoctos, lgg2
,rrri,lclil s'1uittl'crrtreprcntlre rlesnégoeiirtiorts lesrettcontt'es
sitllrt'iirlcs, flvec
ilrt *uti,fir,titse font à l'éclùlon tles scrviccs centrrtr'lx.Les eltités
l-e dé.reloppenre.t arctuer
desrnicro-entrcprises restepourtant "n.or" qu'ellesn'ont-pas
trè's.r'bigu. D'un côté,il correspond i"a.i,,t". sontettsttite obligéesd'appliquerclestnesnres
i\ une dernirnae:'cétte à" tout",,,," sur l'éqLrilibrecleleur buclget.
éié invitéesà 1égocieret qùi pèsenilartèrnent
Popttlittiottallpattvrieqtri firit appil .ttrxllrochrits et aux seruice.ç offèrtspar fédéralistes.et
cc -scctellr.P;ll'c'L'qrr'ellc lr'it l)ils irccèsitrx lnrtrcscilcrritstlc I'ticonoririe Dansun paysoùtles lultespolitiqLres..entre
otlt cle nomhretlses 8[leffes L'lvllcs(lallS lit premlL-re
nrrtlonlrle. l)c I'uutre,il réponclà une nécessité:ussurer la survie(rnême certtritlistc's Provo(ltré
p[rvisoire) dcs < entrepreneurs moitiécluXIX" iiect., ie débatactuelsur lesnécessités et lescontraintes de
> qui se lancentclirnsI'aventureparceque dans
lerrrsituationécono'riqueet leur.stat.tsocial leur t,,iss.,ii-pas i,i ite."ntmlisation n'estcloncpasunesimple vue de I'esprit. Il s'inscrit
cl'autre
ch.oix.Il flur. pourrilr'rr
pas ronrberdans le piège'e clesiit.,.i ieçues.t_e, unc traclitionancienne- et ôonflicttrelle- qui opposeles partisansd'ttn
'e.
ttti(t'(.'tt(t!()('1(,.f
rLiPcrtoricispltr I'INEGI irpprrrtiinrrèn( p;;";i;;";tral tbrt, chargécle.gara.ntirI'unité cle ia Nation et l'égalrtéde
ir rurccirtégorie il'er- clu territoire,atlx tenallts. d'tttre-éqttité
trcPriscs pitrlititettteltt
itttégrecs dirrrslc tisiu sociirlrlesvillesme'xiclincser ïou:; les citoyenssttr I'eitsetnble
qrrine peuventêtreconsiclérées territorialetonclCe sttrla recot1lraissatrce et la prise e1 compte dcs clifférences
cornmela seulee*pr"rrio,r,l;,iii"cutru."ou ttletltbre cle la
cl'uneécor.rornie socialcset clespotentialitéséconomiqttes de chaclue E'tat
tle ll pauvreté.Au contraire,quel^c1ue soit Ie cix clefigure,
il ll'y pas.cl'adéclttatiort systértraticlue cntrelcs'quariiers pu,,u,fr(où résicle (l e s s t rl l c t L l ru sé c o n o t l t i t l u c s r t ri l l l s f t )l l l l é
(r. l l n'c s t tl onc pa s p o s s i b l e rl c rl i l c c l L reI ' é v o l u t i ()n i l c t u c l l c
IrtPoptllittion activeclotttlesrevenissontinlér'icurs au siilaireniinrrnurl;et I'c s pl tc c ttr bi ti tr , l ttt c o l l t ri l l l c
cctrxoir les rnicro-entreprises d t n t c s t i q u e i r l u d t ' rt u t t t l q u e
sontlesrnieuxreprésentées (parI'inrportance 7. F r r r nc oi s R ouha u d , L ' é c t t t rt n n i e i t t l i t rn e l l c t t u 1 1 t ' . t i 1 1 u eD.e l t t s p h è re
99J
11v 1,1i11,rr1,ttti tl ttc . I ' l t ri s . K l rrt h e l ; r-O I I S ' f ( 1 1 ' 1 1
1111
Guanaiuato,lc Vet'acruz, I'lltat dc Mcxico ct lc Districttédéralreprésentent
Mexique
tirnitô
rousiesprojets
crecréveropli:ii:,ï'i:!(|ff,il"lJ,fi::t:T':"li plus dè 80 7odu total desirnpôtsdirectset indirectsperç!s dejanvierà août
bon-vouloircleI'acrrninistration centrale.i'est ainsi que,en 1993,43 vo t\t tqqS. trleme si est priseen comptela forte éya1ig1fiscalequi peut toucher
budget fédéralallouéau d."""toppÀ"nt régionil ,, etoi"r,t*onopolisés certainsÉtatsplusque d'autres(parexemplele Jalisco,cui n'apparaîtqu' au
par le Disrrict fédérar,:::,::::
au prérexrequê cete loin derrièrele petit Etat de Guanajuato),
.,rgËb;i; res fbncrs huitièmerang de ce classemcnt,
cti's,crés iurdéveloprrernerr "nuËropp"
urbairrét à l'écologie. est révélirtrice du fosséqui sépareles régionsles plus
Mè,ne;i;;;;';r"porrion cette cartographie
est en baisseconstairie clepuisplusieursunne"ii.nôtj,;, intégrésà l'éconornienationale.
dynamiquesdesespacesles t'r.toins
la barre dcs-52o/a),elle eit révélatri""dËi.ontraciictions i;;l,,ir ",,.or"
entrele cliscours
économiques clu gouvernemenr cenrr.r.En er.fbr,
r]ll-ql': s."l.les.p.atique-s
srrucrurc fédér.re,re MixiqueuJj911a .,i,i"i"in."i',rî, po,,uni,..,
'algr'é
chr préside.r Carte1. Le recouvrementdes impôts au Mexique(janvier-août1995)
rler. rtép'briq.cet.t,'nulg"tirËr'Et't,cluii;;;;li;;,.
l. ;tus g'rndc parrie'cres r*rnsfcrr
.è*ro,,rc",r'inin.ie.",gl;;:,; ;;;l;r'
rl'Etatet [,s mriir.es(cf.rubleau fî,,u".,,",,.*
5).
\,àf[ Tableau5 Répartitiondes ressourceslocalespar source,en (.lgg2)
blèùres %
ré r i que Revenus Etats |\,,4u
nicipalitcs
-Problèmes
d'Amérique
la ti n è D i stri ctfédéral Total
l ati ne
N',2 7 P' art rc
ir a p a t i o nfésd é r a l e s 44,7 4 7 ,9 45,0 48,0 N " 27
c . 1 997 lrnpôls
npÔ l s l o c a u x ?1
2n4 24 cl 9,4 oc t. - déc . 199/
Riec
e c eel
l t(t e sn o n a s s i m i l é e s
â des i m p ô t s ( a m e n d e s ,su r ta xe s.:
/.J 7 .9 6,1
cxrq t je :
Frix
rix cC e s s e r v i c c s Mex i que:
i;norilie, 8 ,1 9,0
rettteep u b l i q u e
Det 11 )
5,0 nouvelleéconomi(
rrlrapitie 4 .5 I,l 8,5
__-_; Autre
ut res ( a c t i v i t é sd i v e r s e s ,r e ve n u s 26.4 vieillegéographie
duu pa
pal n m o l n e r m m o b i l i e rr,e te n u e s 1 1 ,2 17.2 224
t )ô s Llr
_1rsatatres...) 69
6 7 ,5 1 6 ,6 15,9 E n mi l l i onsde pes os
r00,0
-,
ôOufCL. lNEGl, E/ rngresoy el gasto ptjblico en México,
1994

Dansce.cadregénéral,le.svrllesiiisposentcl,àpeine
16 o/otlesrcssources plus cle
publiqueidécent.nii."e,crupays(resEtatsfécrérés
contrôlcntplus desdeux tiers).La faibresse en
ae teu'.sieve;;;-i;ï;;intercritcre
rnonrcrdes rrroiers d'e'vergureou mêr'e a'.n,pi,ri.r;ii;;èr"î", Total: 99 612,577mi l l i onsde P es os
.ri'rnrl'améli'or"il"t concritiSns birnques
a" ui" J".i citadins- ce qrri,par conrr.ecorur, Source: INEGI
limite leur endettement ! En outre,resrnairesnc sort er,,l-r1,,ipoirrtrois
ct nc solll ltitsÉctligiblcs, ans
ce.qtrilcur irrtertlit
tlc rrrcrrr'r
i'rbien'urrcveritirblc
r)olrtrrlucd'lrrrréragenrent rrrblin.Illrlin, la part reversée pu'.i;'Ëtntccnrr.ill
.ux cntircislttdérale-s er municip.l"r ;a ;;i g.ri,.I.,p,,,r" .,j.i,îË"'r.,..l" rcveru Depuisles années1930,I'Etat nlexicaina pourtantessayéà
: ptus ceux-cisônrriches, plusieursreprisestle mettresur pied une véritablepoliticluede développement
:1::..3b-i,:lts
systeme 1i's Ia âor,,tio,i ce iégionalet d'aménagement dr.rtenitoire.Datrsun premicrtemps,.ils'esttoumé
pernet de re.r'orcerles-pote'ntièrs "ri'ir"nïrortante.
crecréve_lopp",."ni'i",
les mieux c<quipés, espaces veis le lnonclerural,ciu lespaysans avaienttbrméle grosdesannéesrévolution-
mais contribirei]. creuserre fosïé i", régions
rll'n,rrriqtrescr lesz.oncstr_éprirnées. "ntr"
E, r992,p,,,..*.iript","r"ii.rr,.ipiltions naires8. De grandsprogrammes économiques, l\ favoriserI'essord'une
destinés
lédérales...lr-udge.t du NoïveaLrLéon ont ete presquele croLrbre agriculturemodemeont eu un fbrt impactatt niveaulocal,pir exempledansles
accorclées de ceiles clistriotscl'irigationcluNord-OLrest (Sinaloa,Sonora).Plusieurscontrnissions et
à I'lltat cleoaxaca(1,16nrilliar-d contre665 nrillionsde n.uveaux
conritésd'étucleontalorsvu lejotrqafinclefavoriserledéveloppement économique
ente(enrre3,3er3,2nriilionsà;n bituntr;.
r, ionéq.iv.zrl
lll
rvrargre rcs:,
î* ry:, ::i: l:l1,lt cettereclistribution
al)parel)ces, n'e_st
cependant "
pas inégalitairé.
clcscat-npagnes les plusreculées: I{auteet BasseSierraTarahutnara (1936),
Erreffèt,_ rari.'rresse procruite
p;l; N;i,;;r, ieon'i"ï;; ;;ii;" générare
qilJ:: réFjglrlesplirs.rléveroppées ,r. paystpermer
t|irrimenrcr rescaisscs tJ. A bien dcs égards,la politirluecl'urnénagenrent rncnéc'par l'É*tatrcvolutiortnrireconcspondait à
(rc l ÏAI Icderltlet.prolltc 6cs cadeaux faits ir des gloup,:sdr; pressionpuissantsatt scitt du l'l(l : lcs 5onorlcns dltns un prclnler
.l dclltcà l'ensernblcde ll Natiorr.La cirrlcI rnorrtrc l rntt)s(gtan(l srl i stri ctsti ' i rri gati onti u N ,rrtl -tl uc s l ),pui s l c s p{ trol i c rss ur l rt c ôtc tl u C ,' l l i ' , et c nl l n l c s
rurnsrlc-sgrarrtlesdisparrtésspatialesqui caractérisent ehsi scsi l ,,yrnnes tl c l a c api tl l r. C c rr' c s tpas non pl us un l rts ffd s i eht(l ucpres i dentfav ori s aist on E tat
le Àcowiement aes
irnpôtsau Mexique': à eux'se'ls, là NouveaLr Léon, rc Tainauripas, tl'or.iginc cn injcctant daris l'écononrie locale lcs subsidesdc l'Etot tétletralou t'n liinçant tcl ou lel
te progiamtnetlc développr:rttcnt intlustriclou touristique.
v.lu clclMcz-tlrir.l( 1936), SierraMixrcca( 1937), valléeclurioyaqui( l93B). le principal port pétrolier du Mexique et que Salina Cruz, reliée par u.n
!^9ti t a progressivemerr changé so'orientàrion à partir
cruÂliiÀ cres oléôdgciraniisthmique aux centresd'extractiondu Tltbasco,a pennis de
l940,.quanrl années
ontétéqris.gnpil.'e cresprojetsintËgré;q"i',i""r""t pourbur créer un vaste complexe pétrochimiquedans une région jusqu'alors très
d'accélérer la modern isation-de I' ag.ric "valoriser
irl tùreet de lespotentialités mrale. Ces succèsindéniablesne doivènt pourtantpas cacherles limites du
,"Sion;cJroisics.. C"'esrpourquoi tesrroLrveau*progr,,*."' programme.Les ports industrielssituéssui la côte Pacifique,trop-isolésdes
:lU,:lI:,11"::,]ï
.,e .(l e v elopP em ent o n t e te
é l u b o ré s c l a n s
l c c,dre rl es grandr- bassi ns iegiont dynamiquesdu Mexique central,ne se sontpas intégrésà l'économie
hvdrir.licrues : panaorapln ! 2!j t986), 1èpur.,ia;p"i'-<'6ii re60),Rio rélionale-et n'ont pas eu I'efifetcl'entraînement escomptépar leurs promo-
lil:j.l: ( le.:-t - tusoj,cril'arù"
(19-50).off}.nt aux anrénageurs
iiôs i ieàii,Lerma-Sanriago ( l e5o)etpanuco teùrs. En outre, lei entreprisesprivéesn'ont pas sr"riviles grandsgrotlpes
un terraii clernanæuvr"ïtiiir naturel cl'État et seulsqttelquessotts-traitants sont venus s'installerdans les zones
honrogènes,,.il.s pernrerraient "o,r.e er ra
c|utiriser rc.sfr;,,;.; ;;;i'r;i,r,gotin,., prévuei pour les accueillir. Enfin, les menacesde-privatisationet
cl'activité
pÏocluctiond'électricité, mais aussipouralimenterlesgrancl.., ."rit.", urbains cle restructurationqui pèsentaujourd'hui sur Pemex et sur les activitésdes
situésà proxinrité(Mexico, Guaclaiajara, Monterreyj grandsgroupesparâpublicshypothèquentI'avenir d9s dry1 ports industriels
Darrs.lesannéesI970,qLranrr l'augrnentation cresexportations I Ciua,,",t]riztro Ciirclenasei Salind Cruz - clont lit créatiottcorrespondait
pétrolières. relancér'éconorr"rie nreiicaine,ir";ri ;pp;i;,,'ïÈ".rraire d" plus i\ clesobjectifspolitiqueset sociauxqu'à des considérations économi-
liry conrpenscr sociirles.c'(spirtialesprtrvoqtrécs par I'inégule ques.
) t n es .lcs .tlisplrriti's
' iqu e
réprtrlitiorl
dcsrichesscs et tlesactivitéssirrI'cnserirbte,lir rcrritflrenational. Le recul acfuelcle I'Etat contribueà renforcerles disparités -Pd'robl èmes
Suivanten celalesconseilsclela comrnission A méri que
rt ine éconà;"iqii"lràiir l,A;ériqii; spatialcs les plus anciennes et à créer de nouveaux clivages régionaux. En effet, l ati ne
\1"2 7 tatine(cEPAl-) ct les icléescl'écono'nistes comnreFrançois'peiroux (inven_ si I'euphoriéclesannéespétrolièresavait permis de masqueren partie.les N " 27
I 997 teur, dans les années 1950,de ra notion de < pôre ,È .rnirron"e la crisede 1982a limité les moyensfinanciersd'un prrysqui ne oc t. - déc . 1997
>), res problèmes,
clirigcants r'exic.irs.sc sont.engagés cr,nsrrneporitiqr-re c|aménagement pouvait plus se permettred'investir à fonclsperdus.d.ansdes.projets aussi Mex i que:
"-r" volontariste,en rnobilisantd'érùimes ressourcesfiniincière, qu'intitiles.La politiquemenéepar le présidentCarlosSalinasde nouvelleéconornte
i )r t e, ti.e"". poiii grandiosès
I'esscrrtieldc Iu rentc,pcttroliilg et cl'ernprunts contractés i\ l'étranger..liois (1989-1994), s'est vierllegéographre
i rr)htL.
ôortari, clansle caclreclu Plan nationalde cléveloppenrent
axesprincipi*rxont arorsgridé resporitiques
/a régionalcs n.,.nÈ.., par I'l]tat: clonclimitée à des interventionsatt cotlp Pllr coup dansdes programmestrès 71
assurcraux populations ruralesde nreillerirs .evànt,s,lavoriscrl'ôccupation lociilisés,qui avaientpour but principalde calnrerI'impatiencedespopuljrtions
ct Ia rrise e. r,.lcur rlescsp.aces resmoinsclcnsérne.ii;.r,tfJ;,jé.on""nrr", ét lesplusaffectées par le désengagement cleI'F.tat.C'était
lespluscléÎavorisées
ct clécongesrio.nerles piincipales agglomérationsiu < local, du Pronasol, dont I'origine remonte à 1987,
-icr,jé i,rvr.- Dtrns cette le volet cléveloppement
perspcctive,le gouvernernent }édéral de nouve,ru.l. Éiganismes,tes quanclle gouvemémenta négociéun Pacteclesolidaritééconontiqueavecles
cornitésclepronrotioncrucréveroppement economiclLre patronales et ouvriètes,afin de garantirunaccompagnement social
clpi.i"rl, chargés organisations
cle soutenir les Etats les moins ,vancés en propoù,rt cles dè libéralisation clel'économiemexicaine.Outrelesmesttres prises
solutionset en
coorrlonnantlesprogra'rmesd'.ction au niveauiégio,r,rL.ie,slien-,iers ".ù -"sur"rde la Nation,le Pronasola permisde mettreen placetouteunesérie
'tr!,73). ,\ en à l'échelle
b,inél'icicr
ftrenrleY'catan.(rqz r),pui;lcCÀi;p;".;i"'ô,"*,.i régional,lancés l'administration féclérale
197-5, Dès cle programmes cledéveloppement -par
touslesÉtats c|unorganisnre crecerype.neux pour fàire face aux mutationséconomiques qtli affectaien-t les espacesles plus
ans pltts-tarcl, 'exicaiÀs_crir;dr;i;;i
l'État fécléralc.euiti,ne noiiveloutil rlestinéii hrtter il a
contreles iiagiles clupitys.Même si ce volct n'était pasla prioritédu gou_yernement,
i'égalitésrégionales, la Comrnissi.nclu ptun pou,:-i'^riri"ii." a1x zores personnes vivant dans onz-e lltats clifferents
coricentépresquener.rfmillions de
cléprirrrées et ittrxgroupcsmarginalisés (Coplamar). c"tt" ln.tiiti,tion clcvait et clans37-5centrcsurbains,entre1989et 1992.
rrrcttrcen plai'crlesactionsclesotrtienaux
Piry.sans.pauvres dansles Chaqueprojet de cléveloppement régionalcomportaitplu-
rurilux les plus sous-rléveloppés, en nruliipiianttlr p",g,,-,'"s "rp^À cl',rpp,ri sieursvolets: aicle à1'agriculturc, gestiottclcs ressources natttrellcs, arrtélio-
st--olltirr:
et clelbrttrlrtiort
profe.s.sionnellc,la constmctionclencuveauxcentres Ilinancé
rlc s,rrté.etlcs p.ssibilitésc|aiclealimcntaire. rationclesconclitionsdJ vie, pronrotiondes activitéséconorrriclr.tes.
Iin l9gt, i"..'cup.oclesont par le gouvernernent fédéral(avecI'aidedes populations localesqui parti-
c'hrtltgé tle notttsrlnsvLilitrrhlenrcrrr churrger cletbrrctioir',iiiiiùre, Conrités détcrrniné
iipaicriià la réalisation cluprojet),il ne se limitait pas itun villagc
rle Plirni,ficatiorr Poul rc dc;veroppcrnent tresÉtats(coprriii".rj,'ir,scrvert les
u,i à,,r't"seuleville,mais srappliquait à unc régiott erttière, en respectant
pr-illciPrtletneltt à trlettreen æuvriclesplansnationarix clecléve'ioppen.renr er liensétablisentrele mondeurbainet les sociétés rurales.La carte2 tnontre
It t.o1.ls1111ct' lcs tl.(penscsrl'in'cstissenre nt - ,r,,,iiiis i;,rij;.;r,,riris sorrs que les interventionsconçuesdansce caclreéterient très localiséesdans le
le contr'ôle et la r.es1-rorrsubilité
clesÉtatsléclérés.
ientre et le sutt dtt pays, et plus particulièrelrlent,clans les zonesrttrales
C'est clattsce citclregénéralclueI'on cléciclir rle créer(platre pauvres clusucl-est.Plusricheset plr-rs
urbanisés, les lltats du nordcortlptitient
gt'itllclspot'ts itttlttstricl^s
qLriclevaieirt cliveriifierIcs activité.s C'est potirtant sur la frontière entre le Durangoet le
cle régions peu clanscet ensentble.
pronlc'tteuses ou clynanriscr tlesespuccs périphériqucs sous_cléveloppés CarlosSalinasde Gortaria inauguÉ,en septembre
1îirm_ Coahuilaquele président
pico-r\ltamirit.Coatzircollcr,s-Lagrrna itc ôrtlori,1:Âz.tvoô,i"i"ir,,r, régionalréalisépitr le
sllinir 1989,lc premiôrgrand projct dc développcnrent
cruz-,). ccs grrrntlsprojetsétaient*rbnclés srrrle cléveloppe,r.ni:,i,inaurt.i", Lagtlna itvait pour bttt non seulemetrt cle
Pronasol.'Leprogramtne-Nueva
r()r.lr'(rc\,
ulorseontr'ôlées par l'l:jtat.pemcxa lur.genrcni iontribgéi\ lu urise e.space clrtrement touché par la crise de I'agricLrlture coton-
redynamiserun
crl plitcccleccttepolititltrc,ptrisclueCoatzlrcortlcoselt,l.verlr epolt.lnrrr,..l,r,r<a,. ,.::,-- ., l'..c ,-.t.,.---,.r 1.,. ,, ri..ir<,. i,..1., r,.;..1r. .....i '
: I'l'
Matgré I'investisseryent financier(qui restetrès difficile à
L! (r! ru grrrcr ra u r uls s it llc e c lélllogr aplli( lt t c c les t l o i s m é t r o p o l e s l o c i r l e s ,
que Darles cbllectivitésterritoriales
Torreon, Gourez-Palacioet Ciudatl Lerclo,clont la zone ntétropolitaine mesurer)accomplio,,JtiUiLn-poit'Étut des
;iË Ëùigiioîr .ro.or.ir;i'ip*.t du.Éron'asol surle développement
regroupititpresque800000 habitantsen 1990.L'el'fortprincipala portésnr resté L ensemble
nrécliocre'
est
féclérale
I'arnéliorationclesinfrastrLlctures
hyclrauliques(digues,ciurauxd'irrigation, communaut.,o"n.,r.i,iiËs de-LIaicle
pâsune priseencompt: g!9.1Î:
lacs cle retettue),élélnentessentielclel'organisationcle I'espacedans une de toutescesactionsp;;;ô"11"; n"'"'oplo"" perçues.u nlveau
,r-,"iie"sur le long terme, clesdisparités iocio-économique.s
régron mitrquéepar I'ariclitéet focaliséesur les rcssources en eau du rfo depuis ia fin desannées1980
Nazas.A urteautreéchelle,et avecclesmoyensdil'férents, l'administration narional.A bien.f., egi"Jt, fa p;litique menée dont souffrele
Ui"n H"t6-..ies inésalitéi régionales
ceutraleest intervenuepour zrtténuer I'irnpactnégatifdesrélbnnesnéolibé- Daraissair En [ait, I'effort
ralcs engagéesclansle secteuragricole.En 1993,naissaitle Programme Mexiq.e - mais t"l i;Ztiit'pài'iou n;etoit"plus)s9n U.ut.
'n.opufiiàË
Ju"r Ë àu Programmenational de développement
cl'uiclcsdirectesà la campagne(Procanrpo), destinéir accorcler clcssnbven- ;;îË'uf
^"."Àpt
s'inscrivaiiiunr "oàt"
un" noonelltiapproche clesproblèmesrégionaux,
tions aux agriculteurscultivantseptprrduits consiclérés cornlne< stratégi- 19BB-1994 >) que sur
ques> : nraïs,haricot,blé,riz, coton,soja,sorgho.Courmelesprirnesétaient i;;;"i;g" i"nae" ,urla.haiité collectiveiiebantisée< solidarité
e.onomisres qui entouraient le
accordéesà I'hectareseuré,et rlon aux quantitésrécoltées,le systèrneit la politiquevotontanstiï"'riË,ri.'pàu,l"r plus perçus comme une
favoriséles paysans les moinsproductil's,
installésclanslesrégionslesplus ;i;i;j,l.r"uerequitibres régionauxn'éraienr
comme.uncorolliiiredé la croissance' Il ne
nrarginalisées clu pays e. La dévaluationrle ilécernble1994 et Ia crise êutraveau développement, mais
urei{ deniers publics pour. tenter d'en limiter Problèmes
rtèmes écottonriqLte clui a suivi ont cepenclantmis un terrne (provisoire?) au s,agissait doncplusaelaipiiler les des mesures
-d'Amérique
afin d'amortirle choc
Procampo,car I'Etat ne pouvait plus soutenirde manièl'eartificielleLrne il""ïî;î;, *îir i'i",".iJ*i'uu niu""u local latine
ii$T:
'il:;; prises par le gouvernement fécléral.Mais si parlicipation N" 27
agricultureincapableclese urettreaux nonnesdu conrnrerce internatiorral. Inacroéconomiques
la mode sous la piésidencede oc t. - déc . 1997
et coresponsabilité,oni ddu"nuicles mots à mains duprésident.
;. 1997
Ë;il;Ë;Tffi;;,ôil;i; entreles
à4"ùig"finalerestair Mex i que:
d''' système.d'intervention
:.ilQlle :
iarte 2. Le volet "développement régional, du PRONASOL(1992) L act'elchefcleI'Erat,ËîneïioZ"àlffo,adonchéritéplace nouvelleéconomle
occupaitle vieillegéograPhre
, llofl r e,
comDlexe et coûteux,lu;iLuuuit lui-même en
rni^s. Tti:lil
que la crisefinancière
Ë-Ëi";;;-iLeqB ! ee2),ei peso
tlraphie
;Si5',Ë ;*;i; d' arendu irnpossibre 73
n 1- Huasleca Polosina
#.i""Ër,e".;';;;"fii" iôilË iuâeuoruutiôn
2- Sur del Estado de México pr"ii"sol a finalementétêenterré,et avec lui les
3- Sierra Norle de Puebla à gérer.C,estpourq""if" (maisde
agir_directement
Orienle de Michoacân dernièressrrucrureslazrrr"i q"i prétendaient régional--,même si le
5- Tiera Calienle de Michoacân
6- Meseta Purhepeclra manièretrop symboitq;;;';;t-'i; !ei'"rop9t-eni partis des
7- Costa de Michoacan secrétariatdu Développement socrala iécupéréqÀe^grande'
qui avaieit'étéconcédées aux agents du Pronasol'
B. Cenlro y Carbonifera
9- NLrevaLaguna
attributions
t o llsmo de Tehuanlepec
11 Costa de Oaxaca
t2 Cosla de Chiapas
13 I a Clronlalpa
Llaccroissement des disParités
J, 14 Los Rios
15 Zona HenerlLrelrerade Yucalân
régionales
I ii:rra Calienle de Guerrero
tnises.enplacedepuisle rnilieudes
Les nouvellespolitiqueséconomique.s local
Tarnpir;o cledéveloppement
d.es.politiq*ès
a iu'tées 1980,tout n'ont.faitque renforcer
"o**JoUonao'n fédéral,
e'saséesde manière;;i;;;i;;;p,,tt'Éi^t décennics'opposentles
phrsierrrs
i.r"',fttt,,ii,eï'iiJi"",ti,t tr"i, trtpitis gion s sous-dévcl oppées -
des ré
::;;:f"l';;;;; i'.;i'î r.:*'pr,'i'iiv,''-i.qu"i à. reçoivent,rtroinsd'rtn
b'.'"ir"i, f.r É.iatsoir les aùils
2L)0 krn
ori .ritl-rlévelr.,1.,pées. piincip.alement dans
se situent
sar.ire minirnum ronfi"r-piiis r-rombreux
Ô Glands prlrls inclustriels le centieet I'occident,en
i;';,;; ;ii i;,iil r.r. "ort"i).-nonr le norcr,faible' Ces disparitéssont
plu-s.
ll\ enorun:;ol revauclte,cetteproportionést beaucottp très cotrtrrstésselon
liées à clesteruxa'"rù^"ittiti"n èt a'lnOu*irialisationle oaxac.a''où plus de
i" Crtiapas et
les régiotts,pttisque:il'Ëi;;;;"tt* minitnum,sont
touche moins du salaire
la rnoitié a" tn popuiniiono.tiu"
itttssicettxoùrtapopulrrtionurbaine.estlapltrsfaibleet.oùtlesectettr se
rnanufitctttrierest r" âeu"rôppe'Une géographi,19^1i".,r]auYreté
-ài'itnzrtionale,-contribùntà ienforcer clesclivages
!). l)e n ra n i ù r'e i rt'n i t1 trc,lc l' r ' ocanr po a été sur nonr r r r él' r icr r r r r p,r( al l r r s i on r tr PI{l ) , pui s r ;r r cIc nouv ear r clessinecloncà l'échelle
n'a jamais réussi à estomper
I ) r , ) g r i ln l n l ù tl csti tré a tt rttonr lc r ulltl Ir e faisait tlLtc tr iltinlcnir lr t lignc ;l :ttc r nr l i s tc du pl r r ti l r r r por r v oi r :
l ( o b e r to l )i cg o Qtri rrtu n u , < Eslr ikr pitlr ituoniltl y Estltlo neolilr clul : l i t l x r l i ti c a i r gl fc ol l c n M éx i c o >,
rnultiséculair",qu" i*"'t.1"*i,1u"moclerne
c o f l o r l r rc tl c (-l ra n ti l l y, ,\.q r iLtr ltur t l) tt\' .\tunt( ( t quL' .\ti( ) nulintt' ttttti r t',( l l l l ) O( 1, 20- 2l l l tv r i c r - I996. (cf. tahleirrt6)
L,arte3. Une géographie de ta pauvreté (1995)
Dans ce contexte,les disparitésrégionalespeuventprendre
desformes trèsvariéesr0.Même la criminalitévarie selonles Etatsmembres
de la fédération(cf. les cartes4 et 5). En effet, les typesde délits enregistrés
par les servicesde police dépendentnon seulementde I'environnement
socio-économique (pauvreté,degréd'urbanisation,importancedesstructures
financières),mais aussides pratiquesculturellesde la population,héritées
0
lJ
200 |çn d'une histoire souventconflictuelleet de structuressocialescontrastées.
Ainsi, le Guerreron'a-t-il connuquedeuxattaquesde banqueen 1996,mais
il s'est placé au premierrangpour les enlèvementsavecdemandede rançon
(92 en 1995).En revanche,I'Etat de Chihuahua,plus industrialisé,plus
urbanisé,plus riche et mieux équipé en institutionsbancaires,ne se place
qu'au l6'rang des enlèvements (ll), alorsqu'il occupela troisièmeplace
dans les attaquesde banque: 40 en 1996,loin cependantderrièrele District
.Enl fédéral (70) et le Jalisco(76). Cette expressionde la violencen'est pas
oblèmes % desactifsrecevant
mérique
directementliée à la libéralisationde la société mexicaine, ni aux effets
moinsd'unsalaire
minimum < pervers>>clu désengagementmassif de l'État de tous les secteursde Problèmes
l a ti ne
il aesar s -
N" 2 7 l'économieet de I'actionsociale.Il peut néanmoinsêtre interprétécomme d'Amérique
latine
lé c . 1 997 [*] o" roazs constituantla manifestation d'un accroissement desinégalitésqui touchedes No27
\ 1 " ",f r", []] o" eoass régionsfragiliséespar I'abandond'anciennespratiquespaternalistes (notam- oc t. - déc . 1997
iconomie, de36à40 ment dans les campagnes),ott des espacesmarqués par des mutations
éogr:rphie >de50 socio-économiques très rapides(dansle mondeurbain).Dans ce contexte, Mex i que:
nouvelleéconomi€
-7A lir péninsuledu Yucatanet en particulierle QuintanaRoo (une seuleattaque vieille géographie
de banqueet aucunenlèvementenregistréen 1995)paraissentprivilégiés.
Si les chiffresofficielssontexacts,cettesituationpeuts'expliquerautantpar 75
la bonnesantérelativede l'économielocale(fondéesur le développement
touristique,I'industriepétrolièreet l'essorrécentdesmaquiladoros)que par
la cohésioninternede la sociétéyucatèque.
L ampleurdesdiiparitésrégionalespeut aussiêtremesurée
par le degré de dépendance desentitésfédéralesvis-à-visdu gouvemement
Ta bt eau
6. central. Or, les mutationséconomiqueset politiquesdu Mexique, au cours
Évolutiondes disparitéssocio_économiques
en % (1980-199S) des dix dernièresannées,ont mis en évidenceplusieursgrandsensembles
Ch ia p a s Distri clfédéral
très contrastés.dont l'évolutionest soumiseà autantde facteursintemes
C hi huahua (élections,poids des oligarchieslocales,structuressociales...) que de con-
1980 19 9 5 19 8 0 I 995 1980 1995 traintesexternes(mondialisation, ouverturesur I'extérieur,déréglementa-
rop! t a t t o n ( 7 " d u t o t a ln atio n a l)
Em plo ip r i m a i r e
3 ,1 ?o 13,2 oa tion...).C'est ainsi que trois grandsespacesrestentcomplètement dominés
3,0
E mplo is e c o n d a i r e
5 6 ,9 4 8 ,6 0,9 o.2 20,1
J, I
par la régioncentrale: la côte du Golfe, le centre-nordet le sud-Pacifique.
8 ,6 1 4 ,4 24, 5 19,0
Em plo it e r t i a i r e r
1 7 ,4
19,1 25,3 30,2 L avenirde chacund'entreeuxdépendétroitement clesréformesstnrcturelles
T : av ar l l e u r sf a m i l i a u x 3 6 ,8 61, 0 80,5
non ré m u n é r é s 6 ,2 1 4 ,5 3, 1
38,5 50,3 engagées au collrsdu sexennat de CarlosSalinascleGortari,et dont I'actuel
2.1 4,7 o?
Popula l i o nd e p l u s d e 5 a n s présidentdoit assumerla charge.En ce qui concernela côte du Golfe, la
26,1 2 5 .O
part at r lu r r e l a n g u e i n d i g è n e t.c 1,3 2A 27 rcstructuration clnsecteurpétroliera ralentilir croissanced'une régionqui,
rop_Lr - l d t raonna l lr hg [ g 1 s 6 s p 1 ,,a jusqu'à présent,avait bénéficiéd'une manneprovidentielle.Son avenirest
ûe t 5 a n s 3 0 ,0 26,O 4, 0 2A o. l q 'l
Taux c t ' u r b a n i s a t i o n 2 clésormais suspendu auxchoixpolitico-économiques de I'Etatfédéral,parfois
33.7 4 4 ,1 100,0
Vais on s s a n s e a u c o u r f l n le
5 5 .0 3 3 ,0
99,7 /o,3 80,1 soupçonnéde vouloir privatiserla compagnienationalepour se conformer
_ 6,4 2,O 21,4
l ) t e t ol a nl e s l p d ) o o 1O O9 . ca rcp r 7.7 aux critèreslibérauxde sespartenaires nord-américainsrr. Dans le Centre-
g"+l,l,i:""1].""*î::'çÏËi{,i",',liJî:,"T,:li;:;*"'p3s spec'es (soùvenrre,ccensen;jeieBO
ne Nord, les trois Étatsde Durango,Zacatecas et SanLuis Potosisontau cæur
ààÀT oï.'iôôË;Ë,ïiiJ^l",îJ
prusde
v:f,."::li:::,:Iô,,peè
v u ' u c l l ycu ri u e n so g e n e ra r
2 5oohabjranrs d'une régiondépriméepar le reculdesactivitésminièreset le désengagement
depobr aciônyvivienda( l9Bo) elconteodepobr ac i ôny v i v i enda1995)
massifde I'Etat fédéral.Sur le plan politique,cettedépendance se traduit

10. AlejandroFavelaet RohertoOrtiz, < CÉnrenorganizadoy violenciaen México >, El Cotkliano 82,
mars-avri l1997,pp. -59 -64.
si la rnenaced'une privatisation(au
I l. Ccttc hypothèseparaît,auiourd'huipcu vraisernblable,.même
qui'pourdesraisons économlques'
par un votc massifen faveurdu PRI. Lors des électionsprésidentielles de Acôtédecestroisrégions de
et culturelle,,tt"tuià"' dJqlus i"'irllt to.l*i1":s'^11'autorité
1994, le PRI a obtenudans le Centre-Nordsesmeilleursrésultats: près de sociales de cette ancienne tutelle : il
Mexico,existenta", ËrpîïLîïiii iL àeto.tt"ni
60 7o dans I'Etat de San Luis Potosi,tandis que le Zacatecaspermettaità ;;';l;Éiats-Unis' deI'occident' dominé
Ernesto Zedtllo de franchir cette barre symbolique,qui rappelledes temps s'asitdela frontière';il';;;;à; etQuintana Roo)'oùI'axe
Ë'ilil;jài", a" rtiài;.{;1q111ue (Yucatan
révolus aux tenantsdu vieux pa;ti unique. Si la situationdu Centre-Nord "i tâ Méditerranée amérùaine' Ces troisrégions
semble difficile, celle des trois Etats du Sud-Pacifique(Gugrrero,Oaxaca, Mérida-Can"un ,'ou*"iur " ,t" tupolitiq.e'delibéralisation d'ouverture
àiu.t* et
Chiapas), auxquelsil faut ajouter les margesruralesde l'Etat de Puebla, ontbénéficié a aesaegrZs Les Étatsde la
c^ti"t s"ri"* à" ôÀituti'
paraîtencoreplus délicate.Tousles indicateurssocio-économiques montrent menéepar le gouu"riiJàËïià" aux liens économiques
lffi;;rËî;Ë"i aerà.,,.'^ir ."h.érentgrâce
en effet que cetterégionessentiellement ruraleest à la traînede la fédération "".""i
États-unir, rruri'int"rmédiaire de I'industrie
forts qui ont ététisses avec tes
mexicaine.Le problèmeagraireest particulièrement aigu dans le Chiapas, hommes p-olitiques*d-"1tit^ti: de voir le
où quelquesgrandesfamilles monopolisentl'essentieldesterrescultivables. nnqtiladora' Même si certains la signature de
i;iffi'Ë;iËgiJî;-r" ,Lne frontièr" ,.*i, en causepar plus
En acceptant,aucoursdesannées1970,d' aidermilitairementleshacendados, Nord sont éeux qui ont le
I'Etat mexicaina ouvertla voie auxrevendications actuellesdu Frontzapatiste l'ALENA, 1", gruno.*"-ï;tl;;;qiriels du miseen placed'unepolitique
profitéde l,enrrée .t de la
de libération nationale.Tout en s'élevantde manièretrès médiatiquecontre "" ""i'iË"ïOîiiuite s,l' Ôccidentdu Mexique
la mondialisationet le néolibéralisme,le (<sous-commandant > Marcos èconomique,t'i nrpiruiii"n'ii;il". Â biàndesésard industrielles.de la région Problèmes
rû|l même si les structuies
) lè me t réclame désormaisI'application stricte de la réforme agraire,alors que le ï;;*'Ë;à*Ë-Ëù"*in,
ron"_frontière. Le PAN, qui possède ses -d'Amérlque
latine
rérique gouvernement a proclamé en 1991 la fin du partage des terres et la n,ontrien à voir pays' incarne ici- une véritable N" 27
latine """"îËif"r-à"-tà
principalesrort"r"rrËJî;; l" nord du
privatisation desejidos. afiicheesjusqu'à,présent par les oct.- déc.1997
N" 27
orrposition ou* op,nionianticléricales pro.f91d'
du pRI, u" *àptir Aésréalitéssociologiqies
c . 19 97
difieeants 1:Y_",1t1".
unerégion troublée : Mexique:
e xrque: ilffi;à;;È';# ;i;ti';;"-;;'ioinÈ' i' o" iaentieste économie
nouvelle
Carte4. Les attaquesde banqueen 1996
dans les zones montagneuses et le vieillegéograPhie
ronornie, la culruredesstupéiàiil;Ja";i;ppe
)!lraphre
77
76
Carte5. Les enlèvementsen 1995
O 2OO|(n
L-l

Nombre d'attaques
de b a n q u e s
76

6 40

Source . Alejandro Favela el Robetlo Orliz . .crimen organizada y violenciaen Mexico". dans El Cotidiano 82,
mars-awil 1997.

Source : Favola et O(tiz


1992
dans le revenu brut des états'
dc la violence(surtoutdepuis Les participationslédérales
r .., , \,!t!ruurr!,i-ruhlnlcntatlon
que les Etats-Uniscollaborentétroitementavec I'armée mexicainepour
assurerla répression).En apparence,le Mexique caraïbene posepas autant
de problèmesau gouvernement,même si le Yucatanest devenuen I'espace
de r4relques annéesun bastiondu PAN, retrouvantainsiune vieille traclition
d'oppositionau pouvoircentrerl de Mexico.La créationcleCancttn,dansles
annéesl!)70, a complètementtransformél'éconornielocaleet I'apparition
récentecl'rrsinesnaquileulorar autourde Mériclamontre que le rapproche-
mcntaveclesEtats-Uniss'accélère, mêmesi lesprocessus d'intégrationsont
loin d'être aussiavancésque surla frontière.Dansle centre-ltord du Yucatan,
au climat semi-aride,la Tonecle productiondu henerluénn'zrsurvécuque
grâce aux subsidesde I'Etat fédéralet aux programmesde développement
clu Pronasol,aprèsavoir perntis,à la fin du XIX" siècle,I'ouverturesur
I'extérieurd'un mondepéninsulaire isoléde Mexico.Uabandonprogrammé Problèmes
r*l de cetteactjviténe peut qu'encourager les Yucatèques à se détacherencore -d'Amérique
c lè nre s plus d'un lltat fédéralet, surtout,d'un parti politique- le PRI - qui ont latine
N" 27
r é r iqu e renoncéà assumerI'héritased'uneRévolutiondontils continuentvaiuement oc t. - déc . 1997
la t ii re
N'2 7
à se réclamer.
c. 1 997 Mex i que:
nouvelleéconomie'
exrqLre: vieillegéograPhie
o110ll1e, Gonclusion ! une nouvelle 79
r gra p lrie
---- géographie ?

SoLrce: INEGI
Malgré I'inrmenseespoir suscitépar 1'électionde Cttatthténroc Cdrdenas,
reprér;entant du PRD, à la mairie de Mexico (juillet 1991),il est permisde
perlS,rrque ce séisniepolitiquene fèra que rentbrcerle poids du District
les
1éclénrl au détrimentdesrégionsles plus défavorisées du pays.En effet, pour
enregistrées -Éitttsystémaliquement
parI'INEGIl:^'::,ountnt'pas
jrrstifiersonstatutde principaladversaire au candidatpriistelorsde l'élection clifférences it^l::'-t:g"strialisés'
clivacestraditionnelsqui oppo'"ntd un côiJitt trèsrurauxdu
présidentiellede I'an 2000, le fils de LâzaroCârdenasest obligé de faire É,orr p"uur., et en-c.o.re
urbaÀisés tlu nord.,,I"'i;fiËl'iàr du Chiapas proviennent
porter tous ses efforts sur le développement économiqueet social de la
prèscle1'l7 à", ,Lu"nurbnrts'del'État
capitale mexicaine.La question de I'arnénagement
développement régionalrestedoncsuspenclue
du territoire et dtt
à l'évolutionpolitiquedu pays, ,Ë;Ëi;i;ts::".,1,rl.;rii[iiiuli;:[:u",:"1ï!-
sucl.Cerres,
Gurnajuatoet dePasl
t$iùi: et nationale)'
rrraisaussiau maintiende bonnesrelationsavec les Etats-Unisvoisins.Si ql"l r;etîun-t"itrégionale'
qui nur l'itnportirnce(ttrS;it";#;'iùi r" pàpiii"""i,:"1i'^"1:eprésente à
i'Étatcorrtiune clansla voiede la libéralisationet de la dérégletrientation, '8. revancrre,
r" N";;;;ï'L'làî fl,e=u"
a perrnisau Mexicpreclese ntoclerttiser et cleclisctrtertl'égali\ égal avec les 'r"
U*f èr ptuts meiicàins,ma-!s
les.participations
I.i seul 8,9 7o cluI";;; "i r,r.,t" r"il"t-*uiôes fi nancières : I' admi-
grandesnationsinclustrialisées de la planète,desrégionsentières(conrmele *r,,,,Li.,i'+i" q,Z
Centre-Nordou le Surl-Pacifique) sorlt sansaucuntloutc conditrnnées iut fécléralesn" iu t itncsscprocluitesursontcrrrtorre
"on
l-c scrpcutclcItrcrclclrt cléccntritli- .istrirti.n l,'.,'t" pt'''t'liii!ti;,tlt;'t'tti'ut
déclin,à la pauvletéet à la ntarginatlité.
grâccàt|nsectellrtltclustriel.particulièrenrentclévetoppé.Demirnièrepara- le oaxaca
saticln,nouveI avir(ar ncllourrapasenrilyel'cette
rlunéolilréralisnrc, évoltttiott, i, pti"" :o;Z pl" un^Étotcomrne
doxalc,ccttepropor;ffiiiôtd; beattcoup.plus
au contraire.Ce n'est pas en se défiutssant clese:;resllonslbililéssttr tles les.r..11ur.L'tliropr"r sont
3.j o/ocle l^ popur^tion),dont desEtats'
entitésféclérllesaux lnoyenslirnitésqueI'lltat pourraatténtter I'ampleurcles à peine3'2b/oàt revenlrbnrt
lirnitées,ptrisqu'ellcs''"pie"nrtnt produite localement
spatialesqui caractérisent
clisp:rrités le Mexiqueclela f in du XX" siècle. sontla prelrveq;" i; richesse réussir
Pourtaut,l'évolutionde la géographie trexicainene clépencl
Ces clisparrt",
"g'onoi"ô
iquepastour J ie;À;ôi'i; ;:,y:;i*'ontemPorain.,',pn"'
n'expr complexitÈ,'ilfarrtatrs.si prenclre en compte
pas (lrrede la politiquemenéedansles ntinistères et les administrations cle
à lir comprenur"u"nr-rigii"a'" (a.torités
N{exico,comme le montrela cartereprésc:trtatrt le pottrcentage des partici- prises p"r"'r"r^ pg,,"":ltt
les orientations economiques. nlais nutt^it"t
.t-::i.x
stratégies'engagées par
pationsfécléralesdans le revenubrut des Etats (cf. carte 6). En eff'et,les poJitiques, )' sociales
contrastes sontfortsentrelesEtatsfédérésdontle budgetdépencl étroitemertt queles'co'"o"i"t"q::t et les f,ratiques
"n,'"p'"ti"ii"' 'ïnaitïtt'
l'Etat au nrveilu
clc-slargessesclugouvel'ltement central,ct ct:tlxqtli tlttt su développerleut's "^;;;i;;;s-i la rnostrtquemexlcalne'
,fJt pnp..fotionsqui forment
rcssourcespropres (impôts locitux, recettescliverses,prix des scrvices,
revenusclu patrimoineirnmobilier...). Cependant, dans ce clomaine,les