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SOURCES CHRETIENNES Directeursfondateurs: H. de Lubic, sj. et + J.Danllou, s Directeur C. Mondésert, 5.5 S310 TERTULLIEN DE LA PATIENCE INTRODUCTION, TEXTE CRITIQUE TRADUCTION Et COMMENTAIRE Jean-Claude FREDOUILLE. Professeur de langue et itérturelaines ‘&TUniversite de Lyon tu Centre Nafonal dele Recherche Seoniiue LES EDITIONS DU CERF, 26, bd de Latour Maubour, PARIS i984 Cate oubteaton a éépriparie see le consours de Vinci des oures Chrtiones ERA. 5 du CNRS) ISBN : 2204-001768 ISSN: Onsninne INTRODUCTION 1. LA DATE Le De patienta ne contient aucune allusion historique, ‘aucun renvoi sir & autres traités de Vauteur, qui ne le men tionne pas non plus ailleurs. Dans ces eonditions, les seuls critére de datation dont on dispose sont d'ordre doctrinal et, ‘ventuellement, sslistique. Critéres Si Von excepte, pour les sau ordre doctrinal... ver de Toubli, quelques tentati ves fort anciennes pour décou- vir dans le De pationtia des traces de montanisme’, les crit ques sont, depuis longtemps dé, unanimes. & reconnaitce inspiration catholique de Touvrage et-done ale situer & Tintérieur de ln « premiéze période » de auteur, qui send, selon la chronologie la plus généralement retenue aujour Chui, emtre 197 et 206%, En effet, dans son analyse des situa TLiyphise , Nos pecwen, «Die. Sitaton von Tetlia's sent “Ueier ie Geduld"s, Zetichyt ir ktroh, Wis, adel “Leben, 6 (1863) p $7740, repie dane Dic Afonnnget der Setefies Torin, Lege 188, p63, slo lagule Po. , 12 conena une atlson au bani Bulla Fl, caper en 203 (Dios Gass, 6.10) a ere ar les ries, 2. G. Contwanvs, 0.57, Tenulion! que supersnt oni in monte iri Srp der, Viembergae 1738, § (ap. OP IL 59391, 10, Noses, Deer aut docinesrprorum.. Teraon, Halls 1957, aww (ap. Ox, $99. Hypothtac de seu pat GN. mowwarscn Die Seren feria: tach der Ze Ter Abe Sing ucoruch, Bonn 878 p19. Ch tay nk 2 CER BRAUN, Deus Chonan, Pate 1977, p70 et 72. 8 nerRopuctios ons personnels au pour re vues. hriconemen: mater en cast a er depen, Teli x ond Eabordr deur querions dsp Ta penitence oa fate on ons de persons, sur suis son adhesion mu montana ia fra modier son ensegnement Or ss del raion sur i dex tjt, ans Te De patent, Inset fntrevoir une docrne mooie ne stinguan ps encore rire phn eminent ph ee» ome ie ira das le De put Teralin sexu ps ad! tire dln pinitence post-baptsae, se gui ape dvs le De paontenta, ia esecndepésence»; Gate part ncore Goigt digo «il manfeers das le Soor pce pus encore, danse De fag recon i, comme dane Pad asorem, fa Hie de a Tate devant les pervecu tions tne considere done pas e marie dans ces crcons tenses come une obligation por les ehrtens. Ace fat connis, nous soudrions jain wn trom element de convergence. Exot a coneptionmée del pate au cst expose dans le De palo ara gure ps usquel on cosiration, Or I ous et appara que le ocabuae & Sioa aspirate dea pierce dans eta relist on momen antrer dl exon de Trulia it sie inflsieen un sen moins soln et plus proforde ‘nen hrton. Comme en utes dosing, now pouvons sui, du De paint a De fuga, une Easton des spr toa de ln patience! v= et sisi Cette tation et naturel ment confemie par analyse siylisiqu de Fourage siya en fle de nombres sin 4 Pat 12.5 et 13,6, Ces dea passages sont consis comme tans, Sinsation montiste par Contreras et Nol (span 12) ‘ror sot asl ne lion ay Parte en Pat 2 Pigg Ptnntis eae camer ear on ta Date 9 tudes ou analogies dexpressions entre le De patientia et autres taites remontant aux premiers temps de Pctivite litéraire de Tertllien, tels le De cult feminarum II ov le De fratione. mais surtout, comme on Va remarqué depuis long: Temps, le De paenitentia’. Aussi bien la question qui vient aussitat & Tespritest-elle de savoir lequel du De patientia ou {du De paenitenta est antérieut & Uavtre. En fat, divises sur fc point de chronologie relaive en deux camps & peu pres ‘égaux, les ertiques sont bien en peine de justfer leur choix ct preférent géngralement insster, a juste titre, sur la contem: poranéite des deux tratés, quel que soit ordre réel de leur Succession. Il est elairen effet que les arguments dordre sty: Tistique ne sont plus, en Foccurrence, utilisables Antérieur au En revanche un indice doctr De poenitentia (208)? nal nous parait_militer pour Vantériorté du De pavientia par rapport & 'anthtopologie aqui est sous jacente & ce trite, celle du De paeniventia mar- (ue, erovons-nous, un progrés assez net, qui la rapproche 4g sensiblement de Tanthropologie qui sera plus longve ‘ment diveloppée dans le De anima et le De resurrectione. fest dalleurs normal gue, plus que sa méditation sur la vertu {de patience, ce sit sa réflexion sur la notion de péché dans le De paenitenta qui ait conduit Tertllien a approfondir le probleme difficile de Tunité substantelle de Ia. personne humaine, en prenant davantage ses distances & gard de la philosophie paleone. Cette antériorité du De patiensia par Fapport au De paerttenia permettrait alors de réduire "éeart ‘hronologigue (197-206) a Tintéicur duquel, comme nous le & Nowiprcnen. Abfassunszeta 962.64 GN, BoNerscH, op. ela 1.3839: K:Absny + De Chrondogie dee noch vorhanden Sehrien Feralas: Ber Rail, 88 1908) 9-69, G.SaERLUND, De allo er neice Paving Torture, Land 1983.» 118s Pat AB 10 InrRopucrioy ‘appelions en commengant, il est_généralement situé, en Posant comme terminus ante quem "année 204 : si, en effet, comme nous Vadmettons avec plusieurs critiques. le De aenitenta content bien une allusion & Véruption du Vésuve ‘en janvier 204" et si, comme Tallusion elle méme invite tle penser. ec traité n'a pas été derit & une date trop eloignée du DDhénoméne voleanique, notre hypothése selon laquelle le De Dalentia ne serait pas postérieur & 204 n'aurait rien que de raisermblable. E feet 1.24: low Cus. 16.2. Cate ype, soe & B Nelsen, wou ir Hannon, Die Chrno tra Live te yeu, Lele BON pT ane pris Par K. baw, art tc p.309 a 9. Quasren,Iataon cus Porc de Feb p88, are hana par Ban (COMPOSITION ET GENRE LITTERAIRE n Il, LA COMPOSITION PY LE GENRE LITTERAIRE Se demander, comme on le fait parfois, si le De patientia est un etraité» une « méditation » ov un « sermon, cest sans doute poser une question légitime et feconde, ear de la réponse qui lui est apportée peut dépendre une meilleure compréhension des intentions de Tertullien et une plus juste fappréciation de Touvrage sous ses différents aspects. A condition toutefois de ne pas perde de vue que, ainsi posée, a question est en partie anachronique, car elle ne tient pas asser compte des catégories rhétoriques anciennes dans lesquelles et par lesquelles état conduite cette réflexion sur la vertu de patience. Il ne sera done pas inutile eles identifier, c= qui permetira de sasir autant mieux V'élabocation et Ia ‘conception de ouvrage que Tertullen, avec ici peut-tre plus insistance quailleurs, souligne les temps forts de sa démar- ‘che. Mais, prévisément, cux-ci ne pourront éte correctement interprétés que par référence au genus causce dont releve le De patient et la dispostio qu'il présente ~ en termes rmodernes: le genre littéraire et 1a composition. loge ct exhortation _Tertullien prévient_ d'emblée fn trols points ses lecteurs que son ouvrage est tun « loge » de Ia patience et une ‘exhortation » 4 pratiquer cette vertu, Encore fautil que le lecteur moderne ne se méprenne pas sur le sens de cet avers: Ty Of par exemple 3.A. KNAAKE, «Die Prditen det Telian un CCoprianer pe6HO631, Thologuchc Stullen nd Ketthen 1503, pisos 2 Pat 1612463 6 ia, Bs m8 et 8 2 ivrRopucrioN sement, Et d'abord qu'il ne soit pas surpris par le rapproche ment de ees deux termes, Si Tertullien parait « contaminer » deux « genres» leo démonstratis (genus demonstratiuum) et le délibératif» genus deliberaiaum), eoux:ei ne sont dis tincts qu’en théore seulement. La pratique les réunit commu: ‘nément, Comment en effet ne pas faite 'eoge dune vertu que Von recommande de mettre en ceuvze dans la vie quotidienne ‘ou, inversement, ne pas exhorier & Vexercice dune vertu sans ‘montrer sa beaut morale», sa force, son utile? Les affniés qui existent ainsi naturelement entre Is loge» et ‘e exhortation » avaient e'ailleurs é soulignées, depuis long temps. par Jes rhéteurs: « Dans son ensemble, écrit par exemple, aprés autres, Quintiien, le genre démonstratif offre des analogies avec les discours du genre dlibérati, car ce que Ton conseille dans les uns, on le love ordinairement dans les autres», Ainsi, Join de nous étonner que Tertullien ait ml les deux genres, devons-nous voir au contrite qu'il Staccommodait, en cela, d'une longue tradition rhétorique’ “Mais le lecteur moderne risque de commettre une seconde erreur. Ce serait de donner a ces deux termes, «loge » et ‘exhortation » une signification étroitement rhétorique, en ‘™éconaaissant leuts repports avec la philosophie. Car, pro boablement, pour concevoir et écrre, le premier, un traite de théologie morale, Tertllien n'edt pas choisi un tel cadre, si ce cadre n'avait deja, par le passé, servi Pautres desseins ‘moins futiles que ceue de la déclamation, voire de Ia doxo- sraphie'. De fait, la parénétique, en particulier, ne Pavait pas liquid sme soso ia plunge eadem ie suse he Ita (COMPOSITION ET GENRE LITTERAIRE 1B pig. Dés Chrysippe, en effet, et plus encore avec Posie: ius et Senéque, dont on sat par ailleurs le role d's interes Sur qu'il jous auprés de Tertllien, les stoiciens avaient su tirer parti des diverses espéces du genre « delibératif » ow + demonstrat », comme d'autant d'nstruments possibles mis par la rhetorique & 1a disposition de Ia philosophie. pour fnseigner la morale et guider les mes aver eificait fen éclairant l'arriéresplan culturel des termes qu’utilise ‘Tertullien pour caractérser son De patientia, ees quelques remarques mettent sans doute en situation de mieux saisir Fintention ou Tambition veritable, ordre titéraire mais aussi doctrinal, qu'il nourrissait quand il éerivait cete ‘lowange » et cette «invitation » a la patience. Elles permet- tent par conséquent d'interpreter plus justement la mise en ‘euvre du trate, sa composition et sa thémiatique. ‘Comme nous Vavons montré aillers, Vargumentatio du De patientia se développe en trois points : 1) Tertullien souligne dabord (II,2- VI) ce fait, que la patience divine Gonne a Ta patience humaine son fondement et sa finaité (ce {ui appelle la ratio patienriae) 2) Il décrt ensuite (VII-XIV) TFexereice de la vertu de patience, tel qu'il est ov doit étre pra tigué (Ces la discipline parientiae) 3) Enfin (XV), il énumére ct peint ses effets heurcux et bénéfiques dans le domaine de la ‘ie spiritulle et morale (ze sont les opera patientiaey. Ce 5 Cf Stn, Lae, $4,294. consolatons dssuasionesqe et shor talons, cburgaiones @t eudationes* omnia sta menionsm sera ‘Spec ta ne poet snimy satu perunture: H. Tos, Die This Paderborn 1932, p14. Beats Rheranus prsentalt Callies ‘Hon Vonage dos 1521: *Senbt Terallamae quas! Eneomium Pat Tae Adhorains a. pauetiam., Liber ext parasetih genes Les trees termes son eps cas Ta seconde (1828) ela wosigne Eton {ISS9L Sur Feope der werus che Pilon Alexandre, cl E- Bee Ute ies phicsopheecs et relgier de Phlon dlexandne, Pais Toast p 252258, 6. Peeneun, p. 364. Compléer, en parler pour la 3* patie (0s opr patent, panos temarques p34 et 21, 4 urropucrion plan peat, certes, sembler d'une simpliité ct d'une eohérence toutes naturelles: Ia réalité est sans dovte diferente. Topigue de eoge EL dabord, si nous nous reprtns aus tecomandatons données pares heute proposnt Gesalier on sire inanimé s~ art teniqu os vertu, que onsets nous? hte sar cheney il eine sejet aul avai aa, orate dewalt en principe posi dans Teoge de cee tecmique ou de exte vers et os ; mils Be bons"3. 03 rer ts fen {uibus il pcos ex gratum bomen w beset ot. Be mime Lace. se din, V3, 2" «maga ee pracipaa wr et pie Sees Vit 30: =(pdena) mem urs» es p33); ale Ep 58! «asso, de summa et itu Sygate As pasos et intemperance (ley Taze. 432) a clere (Did 54, Stee fa. th. fechagin (he Tae 38h ingratoe (Se, De bone 1.21 ideas J2h, 3h gl (Pui AUER, De cel, VEZ) fe pai Aldo, 3,13}, ee Cher Terie, 8 ‘Marc 166, Cet le Boras gu ex pete cote ts mati de a lens. da pation deta misrcorla (et Pat 18 comm doh LA VERTU SOUVERAINE n gic tell vertu pltst que tlle autre. Plus elairement encore ‘que dans le passage précédemment rappelé, Sénéque écrit dans le De clementia : « Quoique les verts forment un choeur hharmonieux et quiaucune ne soit meilleure ni plus belle Gquone autre, il en est néanmoins qui vont mieux a certains personnages"», Et cst dailleurs trés probablement de ce méme principe que sinspire Tertllien quand il fait de la patience la verts cheétienne par excellence, en tout cas celle fui doit fe mieux manifester la foi des chrétiens dans leur stitude devant la viel. importance Mais pourquoi, précisément, de cette ver 1a patience? En effet, tout en pour Tertulllen faisant a cette vertu [a place qui Iu revient trés normalement, la morale chrétienne ne lui donnait pas la primauté. 11 est & peine besoin de rappeler que c'est & la «chart » que le Nouveau Testament et particuliérement les Epis paul riennes et le corpus johannique accordent la prééminence' [es Péres apostoliques citent volontiers la vertu de patience et fexhortent la mettre en pratique, sans pour autant lui consa- rer de développement particulier”; le « cinquiéme précep- tev du Pasteur d'Heemas a pour objet Ia patience, mais ce prévepte n'est pas présenté comme le plus important. On peut Gone sinterroger sur les faisons qui ont conduit Tertllien & privkégier, comme il Ya fait, la vertu de patience. Ta St De cla 3 «Cum ate its inter ve st comoo dia nce la aera selon an honeor st, quaedar aren quibusdam ersonis ei evi sh suit Le, 66,7 & 67,10; sypre 0.12 1S Inesement pei fie de ipaince Ie pire des mau, supra tid et if, p29 1875 16. CEC. WaRER, at «Amour», Voeu. de Thiol hile, Psi 1962, ea 368, 17, Cf M. Spaxveur, ant « Geduld, RLAC, 9 (1970), eo. 26. 28 IvtoDuCHION Cellesci, semble-il, sont de deux ordres. Tout dabord, méme site résultat n'a que partiellement répondu a son des sein, Tertllien voulat montrer que dans un domaine ov, un point de vue exterieur, morale palenne et morale chrétienne paraissaient fort proches l'une de ‘autre, il y avait une spe bifieite, pour ne pas dire une supérorité, de Vatitude chré- tienne de patience. La patienia si souvent exaltée du miles Ro- ‘manus! ast, ou doit re, plus encore une vertu du miles Christianus, dans la vie quotidienne comme dans les épreuves da martyre®, Face au heros et au sege, en qui sincarne ideal paien, se dresse la figure plus rayonnante du ehrétien + pa tient». Tertulien était du reste @’autant plus fondé & dessiner TE GE pot, 46,2: 0Sed dum tame unin mania ues rostral areal dam de bono sectae hls sneer coe ‘Su: tame de commerco insotu, om uguesuinum negotir et ‘ia, Sol ups phlosophse gerut Eacem, nga, plveph mone ‘gue profs lnoventamy, stam patent, sorter. pd 19, CE HI.Kuwten, Dor leis Beri? patente boi Latins Ansug-Diasert. (arty Preto Bt. 1988, pds «Palen at fcldataeneRomerugend»s Ve Lou «valor sect e polite! dela Romans ngl srt Lattanac, Oppos ategpoment i polemical ‘Mssone =p 112% Sereno 27 (96S) p8s-02 i nese ales fas toujours fle Ge dninguer Is pasense eu courage cf Vat. Max ‘Mears 33 tts regis urorom pre a feminarum operibus fr tudo seals hominum sect patertamgue in medium poceete Bo tots ex, non sane inovrips acount aut minus genres se bunt, ed Ke oe acta came lent 20. La pabence permet au chrten ones le martye. of, 13. b)82 15-2 Paxpousp. 399 [et pour la subsuiin de lero 4: pti dan le wats pstrewt,paDe 8): HLA, Horrenanou SMERS, Recherches vw la termiotgie di marie de Terlon& Lean 1s Nijegen 1961, 7173 ale fa pate de Tee panoptie da mis Girton" cl te Ant, Ad Pie 6.2 (SC 10. 152139): + Que ‘otre bape demeare come vote boul fo come votre cag lsGharie earme vote lane pence comme votre armure Ueno fig nave) fia M6 nen ipeoque patients». Complete le pout Inve dasique de A, Hanna, Mita Csi, Daewtad. 1963" ar J AU. ats Mita Christ» Diet. Spr, 10 (1880) eo 1213-121 Lx VERTU SOUVERAINE 2» «ce diptyque que, en parte son insu, sa propre conception de Ie parent etait largement ifluencée par la notion philoso- Dhique d'apatea® Aussi ben, et Yon soupgonne de la part J Terullien quelque arriere-pensée d’émulation ittéraire au fant gue doctrinale, le De patlentia apparaitil comme la ré blique ehretienne ou. pour employer le vocabulaire de Vex ese, comme Vantitype du De constantia saplentis™. A ect Exard aussi Tertllien fait figure de novateur dans Phistire de Ta litérature ehrévenne”. Mais une seconde raison a pu également Vinciter & e cchoin, Pus qu'une autre vertu la patience li a peut-ére se DIE propre 4 constituer avec son contrare, impatience, et tivce sa vale paienne un couple (paience-impatience) ou une triade (patience chétienne-patience paienne impatience) sus ‘eptible de fournie un principe explieatif ou caractristigue des frandes apes du « desein de salut» un fil condueteur en {Gutigue sorte contibuant d'un point de vue particulier, én tallgbiite de « histoire sainte IL y a, d'une part fa pa tience de Dieu, celle des grandes figures de Ancien Testa Siri ne faut pas confondre ia patientia avec son « imitation» 18 duritia wi euaasear cept steers 4 eet Ue paint, t.Anm. Senccae operum morelium concordanti 1) Be seoee Crane Tarot tie toi fr mot ous fre a 20 inraopuction ment, du Christ, celle enfin du peuple chrétien (serul Ded): ‘autre part, limpatience du Démon, celled’ Adam et de Cain, les manifestations dimpatience "stat ;parallélement, la pa tiene des philosophies (et parfois, chez les paiens, des exem- ples de pseudo-patience) Cette tiade eoincidait done avec la ttipanttion de Phumanite,en Christiant-udaei-nationes, util ste par les apologistes pour souligner la nouveauté et Yoriei nalité du chrstianisme par repport au judalsme et par rapport au paganism. Dépassant un point de vue qui aurait pu étre roitement éthigue, Tertullien conférat ainsi a son taité une ‘dimension et une ouverture tbéologiques et historique. dans | le prolongement de certaines des préoccupations de Ad 1a tones et de lApologeticum. Une conception plus stoiienne ‘que ebrétienne I avon ext pas moins veai que la vertu dont Tertullien fit Féloge ota laquelle il exhorte est tune vertu plus stcicienne que proprement chrétioane La patience du sage est support impassible de la souf: france ot de la dovleur, absence de trouble et matrise de soi dans Vadversite, Réglant sa conduite sur la raison et poisant toutes ses forces dans sa volonté, le sage n’attend et n'espére rien d'autre de la patience que Tenercice parfait dune vertu (Quiet elle-méme sa fin. A cette attitude « autarcique » du sage, oppose lexpérience «théocentrique » ov « chrstocen- triques du chrétien dans Ia pratique de lu patience. *Yrouovh plus que xaprepia, 1a patience chrétienne est inseparable de la fo et de espérance. Elle est donc, dans ses sotivations et sa finalit, d'un autre ordre que Ia patience FE, Tipton wise naturlement sani pales plens dans lee olnig anveen, eA, Scamsben, Le prone ie Ad nations Ze Teron, Rowe 1987, p87 a VERTU SOLVERAINE 3 philosophigue®®. Cette trop bréve obyepians entre ces deux types attitude «patentclle» est sans doute plus idéale {guexistentielle: les comportements individuels sont toujours plus complexes que les données de la morale théorique; et il fst tout aussi sir que le paganisme a connu d'autres attitudes toins « mythiques » ou plus « humaines», soutenes sinon par Fespérance, vertu «théolagale », du moins par Vespoit™. {La fidelice de Tertllien au stoiisme dans sa fagon de conce- voir la patienta n’en ressort que davantage. Cela ne signifie pas, assurément, que Tertllien it rméconnu toutes les harmoniques d'une patience authentique- ment chrétienne. Il rappelle les rapports que Ia patience tntretient avec In foi, Vesperance ot la charite™ ; il la relic & tne théologie de la vengeance divine et de In présence et de Traction de "Esprit sit invite &« suvre » le Christen suppor- Fer GE Peroouns, Teli tk conversion, p.389 6. M. Sea TT Nows avons mestonné pus haut (p. 2) une inde Paice Courage Eapots a pouctte ne fap que June fate ndvsuae Grete Peabo, ua clon de 'rige romaine, Pais 195 ‘inh hws pwr anes Tet Gent da Las Apt Rots Wt Mamorphoes, vivant son tmpaince dans tented Mee arent penne. rcpovke ap. .39) IR as I eon plosoptiue sexu pas on plus et compo. ‘tte Arnot oppose a leh san xpi (oes ear Salale de {SU vor courage (prog), dont a bravore eta argue ‘ERhoutontournee es Peso (ekg) ( Nlcoms 3,12, 11682) Seer tine danse De convon spent apes wo Tapp, Sonitecinen& orbodonie soisemne, que le seg ne coma Tempo Plone deve pasion ineompaubies avec Taparel (3,2) recom, ‘Gdns gate dela ven Tsp aa sagesie (feito sari. Stas dtpourir ton ane de Tesptr Cates un Joe I preston rire Db, Par, 6; 95 12,810. I ot & oor qu es rappers sot evn sapuren, tne sont pus say slobalement dans Une ale UNDE ‘BREnc par pri ngon dont Terie es cong, caf, commer te a le 29. Pat, 8.25 10,63 15,67. 2 intropuction tant comme lui les insultes® ;il médite plus longuement sur Ia patience dont, toute sa vie teresire duran, ila fait preuve”! Mais ni ces réflexions, successivement Enoncées plutét ‘que réunies en un développement organise et parfois rapids. hi le dossier scripturaire relaiverent pauvre retenu ici sur la patience" (contrastant avec Pabondance des réminiseences Soieisantes ou sénéquisantes) ne sauraienteffacer ni méme compenser Tempreinte de la philosophie sur un traité dont la siruoture reproduit dla un schéma thétorico-philosophique et of exaltation de la patience (comme, inversement, Ia condamnation de T'impatience, source de tous les maux) repose, en fait, sur In théorie, légérement transposée, de Fegalité et de Ia connexion des vertus (et des vices)". En enit du correct au"apporte, in fine le portrait allegorg de Patience dessiné par Tertullien™, sa patience porte le masque de Vapatheia, Elle a pour sours la constantia et Poequanimitas. stoiciennes, non TiAzxic biblique. et pour ccompagne la cortemptio!. Surtout, elle nest pas Foceasion {Gun approfondissement de la nation imitation du Christ, [a paientia martyr nest pas présentée comme Vimitation par excellence de la passio Christ Tout se passe donc comme si, prisonnier de schémas et de cadres de pensée d'inspiration stofeienne et incapable de per eevoit ou de faire porcevoir la spécificite chrétienne de Vacte vécu de patience (méme si, en effet, a un regard étranger. YFattitude apparent peut tte proche du comportement stol- cien), Tertullien avait été conduit a juxtaposer des analyses 50, Une seule exhoation apie en Pa 8.3. 32 Cl Fauount op ep. 398.396, 3B, CF spre. 263i, 268 27 BM. Pate 15.87. 38. Faroou op. cts .39639, dis. 9.39902 [La VERTU SOUVERAINE 3 Sorigine differente, Son évolution ultérieure confirme, au ‘Semeurant, par contraste ct a posteriori, impression géné- fale que laisse le De patientia, Ses reletures de la Bible, de nouvelles meditations, les persécutions M'ineiteront en effet & “pprofondir [a spritualité de Vattitude « patientille » Ce rest pas dans le De pailensia mais dans le Scorpiace et le De juga que Von peut lire les réflexions de Tertullien les plus ‘aches sur a patience ehrétienne et Vimitation du Christ, BT Tidy 9.403 5 M4 srRoDUcTION, IV. LA SURVIE DU DE PATIENTIA Bien qui ne soit ni cité ni mentionné par les Péres, le De Parientia de Tertulien a exereé soit directement. soit indir: tement, une influence certaine sur la littérature sprituelle postrieure Cyprien Comme on en dovte, et mime si, selon son habitude. iI se garde de toute imitation textuelle, Cyprien lui doit beau: coup dans son De boro patientia. Ex 'abord, semble til te tilge mime de son + homble s!. Mais également, et surtout comme eela ressot res elairement des tableaux eomparatifs dresses par M.G.E, Conway, les grandes lignes de son deve loppement et son noyau thematique?. Mis la spiritualité qui se dégage du De bono patiensige est beaucoup plus profon: ddément « chrétienne » que celle de son modéte tertullianéen la patience est désormais plus nettement associée a Ia dou cour, 4 Thumilite, & espérance, & la foi. perdant par li riéme, de sa raideur et de son impasibilité elle est devenue. TTF Tear, Pat, 1.7: Bonum eas [s.ptieniaea#: 4.64 68 bono es se patente 2. MG.E.Coustny. TAC Cyprian! De Bora patente. Tran wih Ind. rd a Cornette Wasingon 198%, p. 7 = £23, Vow a s parallles ase Tertulien signals parC. Monts dans ome du De bone pantie (CCL 38. 1916p 118-133 La sake de des ye “usgute tale pt, fort prote oe ell eon moet cla oe oe Shortie ann (2120, no Fane ae es anflaions gins del paene, als qu Peep done pat ics grandes gues deA.T. (310) puis cts por es rome dv Sunetes le dcp de le patience (1) 19 eno eats siete cate rea GON CE gt, 272s. En ote le, J Mosacen, SC Dok p 0s 526 SURVIE DU TRAITE 35 ‘aussi une des composantes essentilles de Vimitation du Christ. D'autre par, [a méditation de Cyprien s‘appuie sut tune base seripturaire clargie et rompt, corollarement, de fagon assce netic avee 1a tradition stoteienne, On mesure done le progeés ainsi réalisé du De patientia au De bono patientze. Lastanse Cesta début eV des Insitutions dvies, 08 présist meni conser I vera de patience eps long dveop- rat at nt bt le suet ohap 22), que Lactance a nies quale ls faut iteraies de Tetien un Patinent demeutécelebre’. On en dédulracisonoabement segeronce avait le De patente quand il eit son tears Hn semble pas pourtant avoir t proond oer aenct par eae Iter ya outcast os ett pang ctsnement de Teton cari pe seserouve er Cpe: detin de a patience comme vers TiSgme eFaftrmation quelle est conideree comme tele SPAT pans urarimes! Mats la coneeption du chapite Biers peofondément te elle du De pant et ds De Bore serene en partial par Paseace de ation scripture et etemptn Cee dermre erence Sexpliqn, en pat ea qu Lectanee a constr prcelemment sn chip eee ced Chri samme exemple de pationce’ sma es we teat de Job, dont a igre vent ue si grande pase ‘tases ourages de Tetlien et de Cyprien, ne sont null Fr Lacts fst dig Vs 123 « Septimios quoque Tetlianys i sc teeta pes sed n cageeneo pur facie & minis comptus Fea aera fas spo ne Ne oem sats exer nen tye, V_22. 23 «magna ot proecipun vis est patient quam paid tg paste voces pilose e rare sms audbus parr Qupee: wep son peer insu st Utsn» (. TERE Pate 17) Cb spre, p27 id, Vs16 36 bernopuction part évoquées par Lactance. Quant au De ira Dei peut-tre ontientil quelques « réminiscences négatives » du De perien fia, dans la mesure of Lactance parait prendce le contre pied ‘exact de théses soutenves par son illusre devancer, Ainsi la distinction étabie par Lactance entee la véritable patience et Iu fausse patience ne correspond plus a celle de Tertullien our auteur du De it Dei ne pas sémouvoit dans certains eas oi Fon peut Léitimement sestimer vitime une injus tice n'est pas faire preuve de patiewtie, mais un stupor condammable" Prudence Prudence dot peut eau De spectels de Teli Tie de sa Psehomachi ext pt duteun en ot eas ui ne ‘oit pu souvent du De patente quand ia det fe combat de ia Patience cont Core (102177, Non pas a Patece poe Fr pet pte want al cele ds morals: Pintenion eles perspectives som sizentes fe et tut au pus Tate prea Spe siiié este commune asx dun allgres mais et aussi un trait de fag pls gina carci utes Is prtonnieations de cee vet. En revanehe sues 6 Gh Lact. Dera Det 1,812, 08 tumdrt es stuns anal ut cles gale Tes Pa, 7 Gdn re emt 8 Ainiae: 9 amiss nessa) sine comanverent Teles Ina on sian Cie, Cal 4 16. (il cee qs hie ene ee Ising en vance a pv par Te Pts 10 lions AB) irom ude apr de Lastance 31a cr helt ones ‘uc par fa veatce et mama, Pou fy unten ene patos Sutheque et peutorpatenee chez Tetalen et Augustin ta 10. Bouts ncn de ate fe acann o Resce eraet tithe Barat et ttons, nue: Biss Pers Be 1988 (619i): Ve Ln yale ete poli dla Romani el ser atte, Opps! ategiment i penis « i adone Selon 2089p stids Cc homomn, Comm ob Dee et V8 18 96 7 Fasbotner 9.64» 128 SURVIE DU -TRATTE n 4étails du combet et quelques précisions sur Taide que Patience apporte aux autres vertus — et a Job— ont leur correspondant, et peutéire leur source, dans le waité de Tertllen® Augustin Le De patient Augustin «st sans aucun dovte, par le ton at Ia spiriualité, plus proche du De bono pationtiae de Cyprien que du De pariontia de Tertullien’, Il est clair néan- ‘moins qu’Augustin trouvait dans le waite de Tertulion dos analyses qui avaient ete négligées par Cyprien : opposition entre la veaie patience et une fausse patience elle qu soutfre per ambition, convoltise ou passion" : ou encore. la distinc tion entre patience de I'?me et patience du corps" enfin, Je rile de (Esprit et de la grice dans Penercice de Ia vertu authentiquerment chrétienne de patience”. Sans doute Augus: tin actil reponse et approfondi ces analyses: il mest pas moins douteux qu‘elles ont donne a la réflexion ¢ Augustin son impulsion dogmatique §. Ci G. Gute, Stn sur Prvohomache det Prentice, Wess aon 1988p. 97-38 gl conse Poy, 131 et 1605 comme wn souvent Ge Pats 8 yet Prveh, 134 comme ta souvenir de Po 6. Maly = os te Ber chor Pech 168 = Pet, 158 (mina rms) Papck Whats Paty 15.23 Ch les paras cesses per M.GIE. Com, op. and p45 G.Geven, Bie Gain Vegenonde Untersuchang dor Paso. Sorter ton Terafan, Cypren uns sagatin, Diss Worsbare 1963 ‘sc (rsom Sane RE Aug 13.1966, 379 10 AUG. De pe 23 (BA 2, p S32538) = Tent, Pat 16 3. mais sus 712 0 ete fore de pains en rat, pour Topas tre ‘hose Gut de Fimpatese TL AUG, De pat, 78 (BA 2, p,S38S40) = Tent. Pot 13.12 12 uc De pat. 1417 (84 2, p. 334886; 360364) = Tent, Ps Lode @35'13, 1 15,2; 15.69. Ihsonvendrt done dower ie De ata lie. vraiseblabemect op prude, des teats tcl ens (Net, pol, Carn An) qvaurat os Augustin, able pas Bax By. «Saint Augustin et Tertlien Lénnee theo. aupustininne 13 (sh, 45180 38 INTRODUCTION Lauteur de Ia Psychomackia, ces «théoriiens » de la patience qu’ont été Cyprien, Laciance et Augustin, ne sont ‘certainement pas les seuls & avoir Iv le traté de Tertullen Mais i est plus délicat de dere Taccuel que lui ont rserve Jes autres Péres latins qui ont eu occasion d'érire sur la vertu de patience. Sans doute certains rapprochements paraissoncils slimposer.Telle formule de Zénon de Vérone sur Abel « martyr qui lustus, ideo iustus quia patiens » (PL 11, col, 315 B) parait imitée de celle qu'on peut lire sous la pluine de Tertullien, & propos @'Abranam s benedictus quia t fidelis, merito Fidelis quia et patiens » (Pat, 6,2). Ou ‘encore, le lien qu'établit Hilaire de Posters entre pavinti, Constantia et aequanimits fait songer 4 1a conception que “Tertullien se fait de la patience. On pourrait sans doute mul tiplier les exemples. Mais une etude approfendie de la post rité du De patientia, qui dépasserait largement le cadre de cette introdsetion, exigerait qu'on fit —ou qu’on tentat de faire ~ le départ entre ce que les suecesseurs de Tertullien lui tempruntent dieectement et ce quils lui doivent par interme: Wiaire Wéerivains dja eibutaives de sa pensée, nom sans avoir infléchie et enrich TE De somtveox linn sont djs ous par M. Suns, Di cise Fraerang ser Part de pose iteratar von Tet {tb Poop Disc. inner Wext” 1964 eM Seat, at “Gols RLAC 9 (1970) cot 260% (completer par. Dacron ‘lave 40 Poliers avon Feat Pais 197s rteenes me De patente 1S) Les eimont sled es aus CCL Tne sem kore day tarmis Pragene Ls seen Foran ot ioe: Pris tion race IL PLS ca tadd «Ess fe acum » provi pas necnsament Tent, Pos ay tye Caraga ram pes Fe Si deter del (en pari Fcemion date Eat pene ‘sf puttin fom Ct te Lire ot au conmsn et ouvrageaporype, neck ania ule mare SHAE PE TToscaano.Ldscenon die, Pas 00), pode ce 230 senf Futcesce, Ad resmandum i let CCL91, p15 0% as emprunt escenemet& Tents Pat 1¢ (au aller nee peste as Sus coe one) Ferrin amie pete = Le TEXTE » V. LE TEXTE DU DE PATIENTIA ‘Trois témoins nous ont transmis le texte du De patent, Le corpus Tout d'abord, le plus impor dit ade Cluny» tant, le corpus dit «de Cluny » @, Corigine sans dovte espa anole (Vs), et attesté au x-xI¢s, & Pabbaye de Cluny. Les Feprésentants les plus proches de eet hyparchétype que nous possédions sont: ine part, le Montepessulanus H $4 (M) et le Selesta tiensis 88 (P), tous deux di xt. et dépendants d'un interme- iaire par ailleurs ineonno. Mais le premier feuillt du De patentia dans le Montepessulamus a subi un accident qui affecte partiellement les paragraphes 1.4 2.3 : pour reeons: tituer les mots ou les lettres qui manquent, nous disposons done, outre le Selestauensis, du Florentinus Magliabechic- mus. eon. soppr. 1, Vi, 9 sace XV (N) et du Diuionensis (D). qui en sont. erayons-nous, des copies indirestes. Mais Frappui que nous apportent ces deux manuserits reste trés lite Ti rile; con an na ne saliets Poca ain de ssn eee are dea deo re rf ck a ec pret es oe STH sok ep santa usa 23 [ca esses cite al at str ime code ya 182 sSSoe een ia ue pur Net tetra at sees ester Mile Spe 2 ge Sapa ae Se 1 Zoysia gues eon res Sat Spent tetas Son's ar npon 8 Moet Se 28, oie 40 taopuctioN Dawe par le Florntnus Magabechions. conv Soppr vi 10 (Fee Lasembrgensis 73 OO a sont vn ex aus du x set vent nietement du cox Mise Bens (Bh coi pls tarda Mais dest sc ents as oma ae tt nombre de legos ane entaine pou le De pat) ace Beatus Rhema nll savant humane, ayent cle sonné ce manisrt en meme temps gue le Setters, en ‘ue de som edt prices des ures de Ten (183 les arenes, dese msn sur oes oft imprimer dans les marges doses eddonssuccsies tive de varetes™ Le erst coder Notre sesnd témoin du De de Teton Mesart-— pate lus msteieun quant nous pation Mesnart(B) de 1545. Son principal mere {St 6 reste pour le De patent ls ing lcures que comport le Corpus Cuniecense: It plus importante (ane pate das le CCL) ela pis souvent mentionne et cede ot ers Hee i a ree yee cn arenes fine sae tocar ee ag SoteiceutG ceee Aeattae | atone ue Texte 4 13. 184 mais il convient de signaler aussi Vomission d'un mot en 4,1 e¢ 8,6, de deux mots en 7,8 et d'une ligne en 16.4. Le texte de oes cing lieux nous est done connu exclusi vement (ou presque?) par V'édition Mesnart. CCelle-c) est fondée sur la troisiéme édition de Beatus Rhenanus (1539), publige, comme les deux précedentes. & Bile (R'). Elle comprend deux series de traités: d'abord, les vinge et un deja ecités par Beatus Rhenanus (dont le De patientiay*; ensuite, onze autres tratés de (ou attribués a) Tertullien’, dont est Medio princeps, établie d'aprés « un tres ancien manuserit» (ex uemstissimo codice). comme Findique la «table des matigres » qui figure au verso de la page de titre. L'sdentifcation de ce wemsitssimus. codex Gemeure incertaine. On a pensé qu'il sagissait du célébre ‘Agobardinus. Mais sous cette forme I'hypothése se heurte & line objection : Védition Mesnart comprend des traites qui vont jamais & copies dans TAgobardinus. Peuvétre Vex. pression uetustssimus codex recouvre-telle en realité une ‘operation plus complexe, Véditeur ayant recouru a plusieurs rmanuscrts, dont, PAgobardimus* 2 La base textuelle dy De patientia est certainement top Atroite pour permetie a elle seule de résoudre cette delicate 7 Gh fe, p46 9 10 4 Ving tun ou sin dou, si comme ia plapart des éitaurs ances (elpuriteuc Whenan st Mesnar) on oi dats ls eux es u De itt ete rates eens. Ce son, ans Tarde «Depot, De care, De renwrccione, De procierptonius, Aduersus fudaes, Adurus Merclonom, Adar Herogene, Adverts. Valenininos, Aduerss Prone, Be corona, Ad moran” De poetenta, De urginbus, De faba De cx, Ad axon, De fue, Ad Seapulem, De exkorione fest, De monogemia, De poli. Apologetic. 5, Dans Fore: e trate, e estinonta, De anima, De spetcsts ‘De bapa, Scrpace, De dobar, De pu, De eat, Deets Isid, De ration i Ces la conclusion dE, DOKKERS, «Note sur les fragments om snort Secours Gt Tarlien>, SE 4 1982} p. 372383, a isrrooucrion fénigme, qui ne pourrait tre que par la comparaison avec Ia tradition eonnue par @autres corpus et qui, en l'occurrence, fait défaut. Du moins n'estil pas inutile de tenter de préci- ser comment Mesnart a congu Son travail d'éditeur du De pa- tientia: on peut distinguer, a cet égard, trois séries de cas. révélant une pratique au demeurant assez peu coheérente = Tout d'abord, en ce qui conceme les cing omissions que comporte R? (et remontant a): pour deux denice elles (7.8 ‘ur uf et 8,6 arcel, aucun signe critique nttice tention du lecteur sur ces additions» introduites dans la nowelle dition, Les trois autres, on revanche (4,1 dominunt 13. 1-8 In corporis — quae apostoli”; 16, 4 rivalium — inpatientes) sont signalées dans le texte par des crochets (L..)) entre lesquels elles sont insérées. L'addition la plus importante (13, 18) est méme précédés, pour sa part, d'un renvoi (*) ans la marge, oi on peut lire: « Hace sunt inserta ex uetusto codice ». Celte note marginale invite natureement & poser aussitt deux questions les quatre autres additions (4,6: 7.8; 8,16; 16,4) incorporées au texte par Mesnart sontelles également empruntées ce eustus codex, ou bien seule lui sont empruntées les deux autres (4,6 16.4) qu'il a pris soin d'nsérer, de la méme fagon, entre crochets ? autre ark, ce werustus codex estil le wetusissinus codex de la page de titre, méme si ce dernier n'est pas explictement présenté, on Ta vu, comme contenant le De patientia? = Le eas des variantes marginales : en sept passages, out en reproduisant le texte de R?, Mesnartindique en marge une variante qu'il ns pas retenue (3,9 subigendae 5,4 editum 3 5.22 exceira: 7.12 inmemores; 8,5 maledicto: 11.1 aspidum ; 12,4 patientiae) et ta fait précéder de V'abréviation 7. Ligire neacthide de Meanar sr Pend de cee facune, qui cco un mat a dete. nin En eae Bests Rbenanin a hon as = domo nstinndany mais domino in apaua stnendo (ow inate apestols, eine pola print Le TexTe 4a cat (ais), Une see de ces variates se rencotrant dit Somme vatante mainle dans R® (S22 exer), a ques fiona pose ncialement: xr varlantes ou & tut le moins (cing, 9 mbigenda 3,4 edit 8,5 maleic 11.1 Gapidum:" 124 patent) que spas connuss Beatos Renan sons. tes, comme on peut le penser, di sertmvrvement, en onze passage, Mestart scare du vee de R Mais une seul de ces dvergenecs et clarement teutgace pir Mesart non pas, aileur, cans a marge de fon texte mais dans la marge de « Ansoatione » au De intr eggs par Beats Rhenanus pour sa oisieme Eton et reprodues par Mesnare En 184, rout XI nunaig WBE nn Kem Br/snon gund © | ST arbor om. woltatur MP Oe 8 Kaw pf toon, P39 dotcoetae MP X OR B Rem Bf WE te 20, 4s Coe. 1. 4 ‘TeRTULLIEN IL 1, Nobis exercendae patientiae auctortatem non adfee tatio humana caninae aequanimitatis stupore formata, sed tuiuae ae caelestisdisciplinae diuina disposito delegat, Deum ipsam ostendens patientie exemplam, 2. iam primum qui lorem lucis huius super iustos et iniustos aequaliterspareit ‘ui temporum officia elementorum seruitia totivs geniturae tributa dignis simul et indigns patitur occurrere, 3. sustinens ingraissimas nationes ludibria artium et opera manuum suarum adorantes, nomen familiam ipsius persequentes, loxuria auaritiainiguitate malignitate cottdie insoleseentes, vt sua sibi patent detrahat: plures enim dominum idcirco ‘non eredunt, quia saeculo iratum tam dix nesciunt. I, 1. Ext hace quidem diuinae patientiae species quasi de longinguo fors ut de supernis aestimetur : quid ila autem (patient), quae inter homines palam in teris quodam: modo manu adprehensa est* ? 2. Nasci se Deus patitur in ltero matris [et] expectat® et natus adolescere sustinet” et adults non gestt agnosci sed contumeliosus insuper sbi est 1 aifecao MP FX D R B Krm ef eto 0 13 van 9 Ker ‘yuna MP 8 slot ac cae ae FX ue O I deg ORB Fon if die MP FX RRO cig BB I post pu er deur FX. {2 doioun'st © Kul MP XO RB Kr Bf soone FAT par FX inser MP © RB rw pon oecurre ase od TLD Cod. fd fate len poet 9 momen ~ perequces om Cin MP (i Rm fc lak Re) #1 hari at Sie slanat d up op. mB xara aaa Siem anu BR Fe isiine wesien pao tS Ol msoscenes X dab sup. nap. om Bf tems MPF OR Win SMP OAD Kim Bf COPY Ide aoa M KOR 2 Rom Brine sit rd ext F TE Man 5.45.8. of 1s 2 V1.8 in 165 6 be pain MP XO R B KreyBef a F 12 fore MP X RB em ef ses FI fre saprnie m0 seiner MP XR B Kom be wannnria 21-32 6s Ratio patietiae»: ——,_ 1. Au contraire, ce gui jew et le Christ, aceridite pour nous Texercice de fondements et modiles la patience, ce nest pas quelque de patience affectation. purement humaine de eynique équanimite, fagonnée sar Finsensibilité, mais Is divine disposition une discipline Sivante et celeste, montrant Dieu lui-méme comme modéle de patience, 2. lat qui, dés le dBbut,répand également sur les justes et sur Ie injustes 'éelat de notte lumiere’, qui souffre ‘que beneficent du service des saisons, de la domestic des ‘Héments, des présents de la création tout entiére aussi bien ceux qui le méritent que ceux qui ne le_méritent pas. 3. supportant ingratitude des palens qui adorent des produits derigoites de leurs arts et des ouvrages de leurs mains’, tandis quis porsécutent son nom et ses serviteurs et {uils eroissent chaque jour en luxure, en avarice, en iniquité, fen méchaneete, de sorte quil se porte tort & lui-méme par sa propre patience: beaucoup en effet ne croient pas au Seigneur, parce quis sont depuis si longtemps dans ligno- rance de sa colére contre le site ! Tl. Certes cette forme de patience divine est peutétre jusée pour ainsi dire eloignée, parce quelle vient en haut ‘mais celle qui s'est manfestée parmi les hommes, ouverte tment, sur la terre, qu'on a touchée en quelque sorte de la mmain?? 2. Dieu souffre de naitre, patiemment: il attend dans le sein de sa mére®; une fois né, il accepte de granir*; tine fois grand, ine cherche pas a se faire connaitre ; mais i iy: mate F mation O I a MP EX RB Kem Bef: am ON 3 Datum ad, 0 I's dew Se ensp. Dl pat n ero O Br: it Siero paar MPFA A 8 Kom expecta PX O Bef xpeclat MP ace kom lle MBPX D Krm Bef om ORB pet PRB Kr Iigstet We PX D gest ON post pest asque a 16 desea de 0 TH bette nah eh Lense 25 66 TeRTULLIEN ct seruo suo tingutur® ct tempeatoris eongressus sols uer~ bis repelite 3. cum de domino fit magister docens hominem ‘euadere mortem’, absolutam scilicet ueniam offensae patien tie eruditus*, 4. non contendit, aon reclamauit nec ‘guisquam in plateis uocem eius audiuit ; arundinem quassa- tam non fregit, linum fumigans non restinxit" (nee enim mentitus fuerat propheta, immo ipsius Dei contestaio spii- tum suum in filo cum tota patientia collocantis !), 5 nullum uolentem sibi adhaerere non suscepit, nulius men ‘am testumue despeait,atquin ipse lauandis discipulorum pe dlibus ministrauit ; 6. non peccatores, non publicanos asper- rats est, non ili saltim ciuitati quae eum recipere noluerat iratus est, cum etiam diseipuli tam contumelioso oppido cae: Testes janes repraesentari uoluissent® ; ingratos curauit, ins distoribus cess. 7, Parum hoc, si_non etiam proditorem suum secum habuit nee constanter denotauit™, Cum wero tra ditur, cum adducitur ut pecus ad uictimam (sie enim non ma: ‘gis aperi as quam agus sub tondentis potestate, ile, ui le- siones angelorum si volusset uno dicto de cael adfuissent, re unius quidem discentis gladium ultorem probauit. 8. Pa- 1 ingitae MP X.D R B Kem Bf cingit F | et om. X | sls MPF Ri Kem Bef sha ¥ 1/8 domino MP FAR B Br deo Krm | aso {hin PD Aig: tem M te PRB ob saute PX Krom af | veniam ofr. SiC paeniae APPR @ Km Bo usa ese pateniaF ene fleas paca i) ID eradoas MP AR Bs dm Kemet BYP 2 Km TASC A Bm pelea F coming MP R B Rem Bin FX 14 tio MBPS R B Kr fi -um D | patent tia rangp.D i e-17 ‘nguin rinse et RI 6 avacis M FXCR B Ko Bo dus PANTT pou mites uague ad 30 wena def 18 sai il iromp. 1 pO vgeassentan MP RB Kim Bete FX 128 conden MID Rm Rem Bg conde 26 laces MX RDB Kem Bo coms Po uses PR! Tro Matt 3.13; Me 95 Le 21 ¢ ef Math 4, IDL Me Liebe dls, beck Je GSi5 1 Cor 15,5682 gel Ts DE paTieNTiA 3, 2-8 or schumilie luiméme, se fait baptiser par son serviteur, nut Tise que des paroles pour repousser les assauts du tenta eure 3. quand de Seigneur il se fait maitre, enssignant & homme a échapper a la mort, Iui qui avait appris a sc- corder le pardon, total bien sir, des offenses fates & sa patience, 4. i a's pas discuté, n'a pas réclamé, et per Sonne sur les places publiques n'a entendu sa voix sil n'a pas brisé le roseau froissé, il n'a pas éteint la méche fumante! “en effet i avait pas ment, le prophete, ou plutt le témoi- nage de Dieu Iuisméme déposant son esprit dans son fils avec toute sa patience! —, 5. il a accueili quiconque vou- Tait s‘attacher& ui, il n'a méprisé la table nile tot de person~ ne, bien plus il a procédé lui-méme au lavement des pieds de ses disciples; 6. il n'a repouss niles pécheurs ni les publi cains) il ne sest pas non plus emporté contre la cit qui avait refusé de le recevoir, alors que ses disciples auraient voulu ‘oir se reproduire sur une ville aussi insolente les feux du ciel! bonus. perseuerare non poterit! 22, Talis igtur excetra deliccorum ‘cur non dominum offendat inprobatorem malorum ? An non fpsum quogue Israel per inpatientiam semper in Deum deli- 50 quisse manifestum est? 23. Exinde cum, oblitus brachii caclestis quo Acgyptiis adfictationibus fuerat extractus, de ‘Aaron deos sibi duces postulat, cummin idolum suri sui eon tiones defundit : tam necessatias enim Moysei cum domino ‘congredientisinpatienterexceperat moras! 24, Post mannae 81 SMP EXD Bena B rm 163 xinium MPX RB Kom 2: er Fh eat MP FX Bg Kr Bi ebm D sien eo 9b sul MP EX'S Rem sian BY Sh cone MP RB Ki fers BX 68s MP EX'R BBG sc abn om | 9 pre ENR BRim tef-tck P17 nptenta MP RD Kem Bf pu FX 1 {Lim seo O. nam nip 1x R'E Kim Bs 16 ies us tm I sail 17-98 ale ~an on oO 70 exces ConA ng Ine Ring Bing Kon ef extra MPR extra com fing We coata Nclctess FU 8) SeldP FRB im fod Xf 82 Sbi om. 1 84 conmedenis MP X RB Krm rfege Fl mors P RO KrmbefcomMPN I manna MEXR om Bf manne F be parieytia $, 18.24 » ein: si ele et In prem & oir commis une fate, Senout omalement gut, parce quelle et la prem cle sCitouve Be pour ee moc lle sve, Yerigie de toute faut i source dou se repandent les fos des iereis Gin 19: On ven dele dre pour Promise Ben qui 7. EL, guand Te « Ne ger pas pour re ps jms! ne lame i pas apne Ql dan se gircer de ae ih sion {Shu qu aura la patisne de renoneer ia vengeance? Qui fice vee Tinton Se pardone:? Et pardone‘on, 02 wren a pus pour avant eve Vipatene de eat ql ogee be ses appropric un honest qu apparent a jute uno, sci Dee By Mais dane iss malheus entre Temant eae imptene ne rereleased | combien de for acele ps epee de Eve vengéc oman def ta wehumenes ne Seale ps reve ie gue ce ila ssc tai punge onde ce qtrprend impatioce ne pet se Tetsr sts voence et que ren de ce gut saccompli avec Coleen manque soit Cehousr Si Ge sfonde ste ‘apoc. 237, Rom 2,19 Hebe 10,30, Deut 32.35. 4. Math Sirus 637 96 ‘TERTULLIEN impetu actum non aut offendit aut corruit aut praseeps abit 9. Tam si leuius defendaris, insanies ; si uberius, oneraberis. ‘Quid mihi cum ultione, culus modum regere non possum per inpatientiam doloris? Quodsi patientiae incubabo, non doledo : si non dolebo, ulcisci non desiderabo. XI, Post has principales inpatientiae materias ut pot mus fegestas, quid inter exteras euagemur quae domi, quae foris? Lata atque diffusa est operatio mali multipliciaipsius incitamenta iaculantis et modo parvula, modo maxi 2. Sed paruula de sua mediocritate contemnas, maximis pro sua exuperantia cedas. Voi minor iniura, ibi nulla necesscas patientiae ; at ubi. maior iniuria, ibi necessarior iniurise ‘medela, patienta. 3. Certemus igtur quae a malo inliguntur sustinere, ut hosts studium aemaulationostrae acquanimitatis cludat. Si vero quaedam ipsi in nos aut inprudentia. aut sponte etiam superducimus, aeque patienter obeamus quae nobis inputamus. 4. Quodsi a domino nonnulla credimus incu, cui magis patientiam quam domino praebeamus ? Quin insuper gratulari et gaudere nos docet dignatione diuinae castigationis: Ego, inquit, quos dillgo castigot. O seruum illum beatum culus emendationi dominus instat, cul dignatur irase, quem admonendidissimulatione non decipit 34 ait MP PX A B Bef ait Kron 37 defends MP EX R 8 Be: erie Kirt oneraberis BEX RB Kom Bef aera MB 38 han Me RD Krm Bets om FX XI, 3 ini Bf: situs MP FX R B aspdum Be Kom 3 sed MP EVIE Brfss Kom euperins MP™ RB Kem fi: exober P= PX Patenae sop! apnioniae IP £4 RB Kiva Bo 18 pen {ia R& Kon Bf ae MP FX 110 inradenia MPF RB Kem By Mige 18 gauere see Kron cee MP FX RB Rom ew: eA 1S guoe ego ingot ramp. FX Roe 3.09, be pamtentia 10,8- 11,4 ” Séerouler | 9, Cherches-w réparation trop mollement ? wu en seras fou de rage ; trop lourdement ? tu en seras accablé, Loin de moi la vengeance, dont je ne puis réger la mesure tant donné mon incapacité a supporter patiemment Ia. dou leur! Mais si je mapplique & étre patient, je ne soufrrai pas : se ne souflre pas, je ne cherchersi pas & me venger Conclusion XI, 1. Aprés avoir passé en ‘opposer Ia patience revue comme nous lavons pu tous les maux ces. principaux motifs. dimpa- tienee, pourquoi nous égarer pparmi les autres, au-dedans comme au-dehiors de nous ? Elle ‘étend et se propage au loin action du Malin, qu répand de ‘multiples inctations a impatience, tantot faibles, tantct pulssantes, 2, Mais celles qu sont faibies-on les méprise en Faison de leut insignifiance : devant celles qui sont puis: santes, on recule at proportion de leur force, Loffense es-lle sans gravité? il n'est pas indispensable de recourir a la patienee ; VotTense estelie grave? il est indispensable de Tecourir au reméde contre offense : a patience. 3. Luttons ‘done pour supporter les blessures que nous inflige le Main, ffi que les efforts de TEnnemi trouvent en notre équanimité lu rival qui se joue de Iai, D'autre par, si nous mémes, par legéreté ow delibérément, nous nous eréons certains ennuis, supportons tout aussi paiement ce dont nous sommes ta ‘cause. 4. Mais si nous croyons que certains traits sont fenvoyés par le Seigneur, envers qui, plus qu’envers le Seigneur, devons-nous nous manirer patients? Bien mieux, i ous apprend a nous féliciter et & nous réjouir d'avoir &e jgés dignes du chisimont divin : «Je chitie,diti, ceux que jaime’ ». O bienheureux serviteur, celui que Ie Seigneur se soucie de corriger, qui juge digne de sa core, qu'il n'abuse pas en lui cachant ses avertisements ! 8 ‘TeRTULLIEN . Vadique igitur adstricti sumus officio patientiae admi- aistrandae, qui alfqua ex parte aut erroribus nostris st mali insidiis aut admonitionibus domini ineruenimas. Eins offi ‘magna merce, felcitas seilicet, 6. Quos enim felices domi rus nisi patients nuncupauit dicendo : Beati pauperes piri ilforum est enim regmum caelorun® ? Nullus profecto Spiritw pauper nisi humilis: quis enim humilis nisi patens, quia nemo subicere sese potest sine prima patientia subiec™ tionis ipsius ? 7. Beati inquit, lanes argue lugentes®, Quis talia sine patietia tolerat? Teague talibus et aduocatio et risus promittitur. 8 Beat! mites’. Hoc quidem vocabulo inpatientes non lieet omnino censeri. Item cum pacficos ‘codem titulo feictatis nota et filios Dei nuncupat’, numquid inpatients pacis adfines ? Stultus hoe sensert!9. Cum uero Gaudete et exultave dicit, quotins wos matedicent et perse- ‘quentur: merces enim uestra plurima in cael" id utique non ‘xultationis inpatientiae pollicetur, quia nemo in aduersis cexultabit, nisi ante contempserit ea, nemo contemnet, nisi patientiam gessert, _ 8 su gus conic: qua qua MP FX RB quaqua Vr qua seuss Am qua Re 20 rmercniws MP FX RB Kom di ins D1 24 spiel? EX 8 8 Kem Bets Mf Wenn MEER Be autem Ken Ir 1'31 Stas oe AUP RB Rem Bef os salts PX 32 gave ult: MP FX RB Km Ro aude, enutare D4 erations ic i135 uaa rm ia PEER te Eten FA B antes contempoant De patients 11, 5:9 9 Lexercice 4e Ia patience porte la féticité 5. De tous edtés done nous sommes astreints au devoir et & Texercice de la patience, nous ai, dune fagon ou d'une autre, sommes exposis & nos propres erreurs, aux piéges du Malin ‘ou aux avertissements du Seigneur. De ce devo, la réeom- pense ext belle: c'est Ia flcité! 6. Pour qui en effet le Seigneur a-til réservé le mot de félicté, sinon pour les patients, quand il dit: « Bienkeureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux leur appartient”»? Personne assurément n'est pauvre en esprit, & moins <'étre humble ‘mais qui est humble, i moins d'tre patient, ear personne ne peut s'abaiser, sans d'abord accepter patiemment son abais: sement méme? 7, « Bienhevreux ceux qui pleurent et sont ans le deuil"». Qui supporte pareilles épreuves sans la patience ? C'est pourquoi en réribution de parcilles épreuves leur sont promises consolation et joie. 8. « Bienheureux les ddous' », Voila un mot qui ne permet pas du tout inclu les impatient, Pareillement, quand i utilise le méme mot de fl cité pour désigner les paciiques et les apple fils de Dieu ‘este que par hasard les impatients ont un penchant pour la paix ? Il faut étre sot pour le croire! 9. Ft quand il dit ‘ Rélouissez-vous et exutez toutes les fois qu'on médira de ‘vous et qu'on vous persécutera, car une immense récompense vous attend at ciel», ce res assurément pas & une exuta tion impatiente qu'il promet cete récompense, car personne enultera dans 'adversité sil ne la méprise préalablement, ct, personne ne la méprisera s'il ne fat preuve de patience. Math 5.3. 6. Math, 5.5.6 Math $4 = 6 eh Mat 5.90 ME Matt 5.12105 af be 623.2. 100 TERTULLIEN XI, 1, Quod < ad > pacis gratssimae Deo adtinet disc: plinam, quis omaino inpatientiae natus uel semel ignoseet fratri suo, non dicam septies er septuagies septies*? 2. Quis ad iudicem cum aduersario suo dirigens negotium conuenien- tia solvet, nisi prins iram dolorem duritiam amaritudinem, uenent scilicet” inpatientiae, amputarit? 3. Quomodo remittes et remittetr Ubi’, i tenax iniuriae per absentiam patientiae fuer? Nemo eanuulsus animum in fratrem suum munus apud altare perficit, nisi prius reconeliando fratri rouersus ad patientiam fuer. 4. Sol super iram nostram si ccciderit, pericitamur : non licet nobis una die sine patien: ‘Atenim cum omnen speciem salutaris disciplinae gubernet, uid miram quod etiam pacnitentae ministrat soitae lasis subuenize ? §, Hace expectat, aes exoptat, haec exorat pacnitentiam quandogue inituris salutem. Cum disiuncto ‘matrimonio — ex ea tamen causa® qua liet seu uiro seu fs rae ad uidutatis perseverantiam sustineri— alterum aduite- rum non fact, alterum emendat, quantum boni utrique confert! 6, Sicet [in] ills éominicarum similitudinum exem- tl) a ad Lat Kem rf eo tines MP RB Kem Br: domino aint FX 12 igcaee ROB Kr Bf act MB PCRS 3. Ko ified MPPXR B set Rigel Lat | dad B Kim Bom. MP EX 1 ravens off cleat MP FX R B ai dolorem Vn ian kt Kap Tn gence MP EX wt Bra BT sytem Be ac MP EXC R I ree ante al pate thm er, Vader Viet 8 pgeutentine MP PX eB Krm 7p {he lve Homma soitae MP EN HH Befs mista? aaa Kem 151 hse eect slam pot subasie rap. Km pos 18S te MPFR B87 115 eee Pom Km By exrat MP exon I, echo Dri FOS Reta X exhort con Ros Bo ive" Te Icum dno tne pont alae ran po TS Subuenie ef ame ace expect MP FAC B Br post 20 confer’ ane Ser sdaerart Kem 18 od idutas petsueranam MP PX eB ifs didi posevrania Kem Il 1-19 altrum tera — fimendx ost sun Kr: post 20 confer MP FRB Br ada {cram Ring RB Keo Bee ad tera MP_PY RR" 8 19:20 fuantum "cone por emendat rapes pot 16 saute et are 18 De PaTTENTIA: 1251-6 101 Role éminent XI, 1. Et pour ce qui est de ela patience a discipline de Ia paix, si chére ddans la vie du ehrétien Dieu, quel est effectivement Tindividy qui, né pour étre impatient, pardonnera seraitce une fois & Son frére. pour ne pas dire sept fois ou soixante dix sept fois!? 2. Quel homme, se rendant cher le juge avec son adversaire trouvers un arrangement pour réglet son affaire, si au préalable il riélimine colére, douleur, méchaneeté,sigreur, qui sont. bien sir, les poisons de Fimpatience ? 3. Comment « remettras: tue et ete serail remis®», si faute de patience tu restes attaché au souvenir dune offense ? Quicongue s'est emporté contre son frére ne déposera pas dofirande auprés de Yaute, ‘a moins de retrouver d'abord la patience et de se reconciier avec son free’. 4, Si le soleil se couche sur notre colére*, ‘nous sommes en danger: il ne nous est pas permis de demeu- rer un seul jour sans Ia patience. "Et de fail, pusqu’elle gouverne toute forme de discipline salutire, qu'y a-til d’&onnant ce qu’elleassiste aussi 1a penitence, secours habituel des pécheurs 5. C'est elle qui tend, elle qui souhaite, elle qui demande le salut pour ceux fu. un jour, sengagerant dans la penitence. Et lorsque. un mariage se trouvant désuni (pour un motif qui, touetois, permet que le mari ou la femme supporte Ia séparation en Ecceptant sa solitude) elle empéche Mun de devenir adultére ct favorise la résipiscence de autre, que! bien n'apporte--clle pas alors a tous les deux! 6. De la méme manitre elle est présente dans les saints exemples de pénitence que proposent serum adem MP FX RB Bf post 6 saat ef ete cum disincto ‘Rom tude p28) 120i al. TH Mata 18,22, bef be 637, cps 426. fo Mah 5.32; 19.9, ef Math, 5.282 2% 0 8 0 02 TERTULUIEN plis de paenitentia sanctis adest :erroneam ouem patientia pastoris requirit et inuenit (nam inpatientia unam facile fontemneret, sed laborem inquisitionis patientia suscipit) et humeris insuper aduebit baiulus patiens peceatricem derelic tam". 7. Mum quoque prodigum ‘lium patientia patris et recipit et uestit et paseit et apud inpatintiam irati frais fxeusatt, Saluus est igitur qui perierat, quia paenitentiam init; paenitentia non perit, quia patientiam inuenit 8. Nam dilectio, summum fidei saecamentum, Christiani rominis thesaurus, quam apostolus tots uiribus sancti Spiritus commendat,cuius nisi patente diseipinis eruditur ? 9, Dileeio, inquit, magnanimis est: id a patientia summit; bbenefiea est: malum patientia non fact ; non aemulatur : i Gguidem npatientige proprium est s nec proterian sapit rmodestiam de patientia traxit 5 nom inflatur’, non proterait non enim ad patientiam pertinet ; mec sua requiit: suffer: sua, dum alteri prost ; nee neitatur :eeterum quid inpatien- tiae rliquisset ? Ideo, nuit, dllecwio omnia sustinet, omnia folerae, utique quia lipse) patiens. 10. Merito ergo rumquam excidet, Nam cetera evacvabuntur consumma: buntur eshauriuntur linguae scientiae prophetiae, perma- rent sutem fides spes dilestio', ides quam Christi patientia induxit, spes quam hominis patient expectat, dilectio quam Deo magistro patientia comitatur, 21 pucitentia Kem ptetia MP FX R 8 Bf sancis MP EX RB sais Kom sirius Qf 2-22 pasos patenta,warsp. FX | SS pei MP EX RB BY it on Rem 29 nam MP BR B Bd ia Kom 32 gaia Kr sa patina patctam TEU 133 benhea MP PCR # Km Broce D | 34 inpatetag dif patenne MP EX RB Rem 35 prot B Kom Bo potest MP rien PPAR 36 sul MP FB Kim Bi ed fet Lat 5 re le prt a.nd. Kee By 139 ps edd X11 exha Ritu NPP RB Bf centur Kr 42 aver Mf BX D Kr Br lim 'P Reb | 43 fom pata expect B Kram hon peta inva MP FD Rl Ae comatar POR B Kr Bo: comitatar MP bu parienria 12, 6:10 103 les paraboles du Seigneur: la patience du pasteur cherche et trouve la brebis égarée (impatience ne se soucierait guére une seule brebis, mais la patience se donne la peine de la recherehen). et il Ia prend sur ses épaules, porteur patient de fa pécheresse abandonnée’, 7. Crest aussi la patience du pote qui accuelle le fils prodigue, qui Phabille. qui le nour fui Texcuse auprés de son ftére impatient et srrité Ik est done sauve celui qui séait perdu, parce qu'il s'est engagé dans la penitence tla penitence ne se perd pas, parce qu'elle a trouvé Ia patience. 8. D'autre part, la chart, signe souverain dela foi, trésor des chrétiens, que U’Apoire recommande de toute la force de V’Esprit Sait, par quelle discipline sinon celle de la patience cstelle formée? 9, «La charité, ditil, est magnanime » tlle prend cela a ln patience; « lle est disposée @ bien faire Ta patience ne fait pas le mal; celle nest pas envieuse » eat le propre de Pimpatience ; «elle mest pas encline & Veffronteri »: elle a tre la modestie dela patience ; «elle ne se rengorge pas! elle n'est pas eflrontée »: cela en effet rappartient pas a Ia patience ; welle ne cherche pas ce qui fst son intérét 0 elle Taccepte, autant qu'il faut pour ére tile & autrui; «elle ne s'excte pas» :autrement, que laisse raicelle 4 Vimpatience ? Voilé pourquoi, selon 'Apétre, «la Charité supporte tout, endure tout »), bien entendu parce favelle est patente, 10. C’est done avec raison que la Charité ne passera jamais, Tout le este aura un terme, aura, tne fin es langues, es connaissances, es prophéties disp Talssent, mais la foi, Pespérance, Ia charité demeurent; La fai, que la patience du Christ a communiqué; V'espérance, jque la patience de homme attend ; Ia charité, que la patience accompagne avec Diew pour maitre fob te 15,47, ws Peon 137 gefLe IS 132 he 1Cor. 184 Keo Cor. 13,818, i 10on. 104 TERTULLIEN XXIII, 1. Vsque hue de patient tandem simplici &t uni: formi et tantum in animo constitute, curs eandem etiam in corpore demerendo domino multipliciter adlaboremus, utpote quae ab ipso domino in eorporis quoque uirtute edita est, Siquidem rector animus facile communieat spiritus inuecta ‘cum habitaculo suo. 2. Quae igitur negotiatio patientiae in corpore ” Inprimis adflitatio earnis, hostia domino placa: toria per humiliationis sacrificiam, cum sordes cum angustia uictus domino libat,contemta simplici pabulo puroque potu, ‘cum ieiunia coniungit, cum cineri et sacco inolesci’. 3. Hace patientia corporis precationes commendat, deprecationes adiirmat ; acc aures [Christi] Dei aperit, seuertatem dlispergit, clementiam elicit. 4. Sie ille rex’ Babylonius®, foffenso domino, cum squalore et pacdore septcnni, ab humana forma exulasset, immolata patientia corporis sui, et regnum recuperauit et, quod optablius homint est, satis Deo feel, 5. lam si altiores et feliciores gradus eorporalis patientiae dligeramus, eadem sanetitati quoque procurat continentia canis : haee et uiduam tenet et uirginem adsignat et volunts rium spadonem* ad regna cael lust, 5, Quod de uirtute simi uenit in came perfctr :carnis patientia in perseeutioaibus denigue procliatur. Si fuse Xl 1 tsndem MP FX tant fun Kr amen Bef 82 end MP EX RY Kem rf: ade cont. Rime ig 0B I alaboreas Kron inf com MP PRY econ Rng Rg OP | 4p! Some) In augue 35 popheae quae om Mf (eal las ind) PED RUT tifitno Gel Ret Ba ales B'S suits B Kr offen bir ican’ Gel Km Br ew 8-19 cometa Get Kee Bf ect BI puree poe Ae puro qvogue pts 8 proguesusse poly Gel Kim Teer er: eis este lam Kr 3 eis Gel Kim Br list I 19 slgeraran © Ge! Be aee BI procart Lat Br: prose It kro | continental B= tam OB Ken 120 wpe B om Bo duam 0°23 pos prckatr nue ad 36 uceront 4h Tels $8.55 Jonas 3.6: Dan, 9.35 ee Math, 1.2L bof Dan. 4.25336 ef Math, 19.12 bbe pariesrin 13,16 10s La patience da core, XL, 1. Toutefois il a été Lisese question usqie de a patience ta coninence simple de ype unique, aya Som ige dans Pe salem ators que pour gaaner Vamié 0 Sizear, nous devons tour cfveer avoir aerent, dans la maliplcé de ss Ieptes In pene du corps elle qu le Signet iene = ‘etoveae oa montant a vert de Son eos ausi PURGE Fm. gu et le mir, ne manque pas Ge parage aves 38 ets lens apprts par Esprit. 2 Quelle et done Taffirede lz pauence Gu corps ? Tout d'abore la mortifes Ta ietine gui apaise le Seigneur par Prande de son funtion. league consacre au Seigneur ses vétemens narale aver la Frgaitede 38 norte, se contetast TTaimens simples t dem pure, logue sft Tes Sine Toute erandit dane la cendre ete sae 3. Cate nce du oops Jomne du er hos suppligues. dy pois por supliaton elle ouve ls ores de Dieu, désarme Seat atze se clemence. 4. Ais tl 0 de Babylon Si or offense fe Soper eet ep ans dans a sleet Pefane, privé sapparence humaine: ayant offer en sa fa ptone de son corp i's recouve son td ty chose Wiss adahatabe pou un homme, ira sastait & Dice 5, Maine sus canons es drs pls inet ce pin heureue e la patience psige, ces eneore aah Siar es vole defo saintté en contenant La chat: lle mere la veue, alle marque Ia virge de son sceau, el te Teunvgue volonairejusq'auroyaume du cl 6..Ce qui provient de la vertu de Time trouve son accomplis- sement dans la chai : ainsi es.ce la patience de a chair gui Tuite dans les persécutions. Sila nécesité de fur se fait pres Le martyre 108 rextuneses urgeat, incommoda fugae caro milita ; si et carcer pracue- 25 iat, caro in. uineulis, caro in ligno, caro in solo, et in ila paupertate lucis et in illa penuria mundi, 7 Cum vero producitur ad experimentum felicitatis, ad occasionem secundae intinetionis, ad ipsum diuinae’ sedis ascensum’, nlla plus illic quam patientia corporis. Si spirtus promp 30 tus, sed caro (sine patients) iyfrma’, ubi salus spirtus et carnis jpsius 7 8. At cum hoe dominus de carne dicit, in ‘mam pronuntians, quid ei firmandae opus sit ostendi,patien- tia scilce, aduersus ommem subuertendae fii wel puniendae paraturam, ut uerbera, ut ignem, ut crucem bestias gladium > consanttime tert quae prophet, quae gposl sus XIV, 1. His patientse iribos secatur Esaias* et de domino non tecet, Iapidatur Stephanus et veniam hostibus suis postulat®. 2. O feicissieum illum quogue, qui omnem Patientiae speciem aduersus omnem diaboli vim expunxi, § quem non abactigreges, non illa in pecore dvitiae, non fit ‘ino ruinaeimpetu adempti, non ipsius dnique corporis in uulnere cruciatus® a patientiae fide domino debita exclusit, quem diabolus ttis uiribus frustra cecidit! 3. Neque enim & 24 ante incommads odd re, adore Rig pracenat 8 Kem so: peat Vor 1 28.26 in ati) B Bla a) Ke 36 ora Pr Kem: patent Babentia Bo 134 puaturan at Pm Kem Ui pacar at 8 paratam x Ge 35 pos B Rem Bee MP ER DR Se wert 8 Kem r/o nt MP ER D GE Ack 16287 cet Amos 9,67 Man, 26,41; Me ae 5.67 fn, 2 XIVg! scalar MPR Kir fsa X28 Km se MB FEO Wit sommen WEED Be Rom weve fo Sc rm ile a0 ptsore MP'FX A fem By pcre OSS tno mie ie BERS Ke By thar te ON Spee oder aO°E 7 patents BY a MEER RF Ke Sin Sis nf: Sola dita PPR RB Ren oO psy bbe paTIENTIA 13,6 14,3 107 sante, c'est la chair qui affront les inconvénients de la St Ia prison survient avant, est la chair qui est dans les haines, la chair qui est dans les entraves* la chair qui est Sur le sol sourant du manque de lumiére et de la privation du monde. 7. Ex lorsau'on la conduit pour qu'elle fasse Vexpérienee de la flicité, pour qu'elle sasisse oceasion du second baptéme, pour qu'elle prenne son ascension vers la lemeure divine, a rien n'est plus ule que la patience du corps. Si « Pesprit est prompt, mais faible la chair» (sans la patience), of est le salut de Tesprit et de la chair précisé ment? 8 Mais quand le Seigneur dit cela de ta chair, en Géclarant qu'elle est faible, il indique quelle aide — la patien- fe, bien entendu— Iui est nécessaire pour Vaffermir contre {out dispositit destiné 4 renverser la foi ow a la chitier, afin fqutelle endure, sans faiblir, les coups, le feu, la croix, les betes et le glaive, que les prophétes et les apotres ont vaincus cn Tes supportant Exemples de patience: XIV, 1. Grice aux forces ‘et Etienne. que donne Ia patience, Isaie, Job sous la scie qu le déchire,invo- que le Seigneur, Etienne, sous les jets de pierre, implore le pardon pour ses ennemis*, 2, (0 t2és heureux aussi celui qu epuisa toute forme de patience contre la toute-puissance du Diable; que nile vol de ses trou peau ni avee le Detail, celui de ses richesses, ni la mort de fes fils dans le méme éboulement d'une maison qui seffon dre, a enfin les souffrances ressenties dans une plaie de son ‘corps n'ont empéché d'avoir foi en la patience, comme il le evait au Seigneur ; que le Diable a frappe, en vain, de toutes ses forces! 3, Bt en effet tant de douleurs ne ont pas dé acid sigue of XV. AS formas et df © I enim a MP R B Kem ahs SR fe 5. be ARE T.SP, 6: eEJOb LISI. A of 308 27 08 reeruLien respectu Dei tot doloribus auocatus ille est, sed con 1 nobis in exemplum et testimonium tam spiritu quam carne, tam anime quam corpore patientie perpetrandae, ut neque ddamnis saecularium nee amissionibus carissimorum nec corporis quidem confictationibus succidamus. 4. Quale in illo uiroferetrum Deus de diabolo extruxt, quale uexllum de 5 inimieo gloriae suae extulit, cum ille homo ad omnem acerbum nuntium ail ex ore promeret nisi « Deo gratias », cum uxorem iam malis delassatam et ad praua remedia suadentem execraretur'! 5. Quid ? ridebat Deus, quid ? dlissecabatur malus, eum Iob inmundam ulcers sui redundan- 20 tiam magna aequanimitate destringere’, cum erumpentes bestiolas inde in eosdem specus et pastus refossae camnis ludendo reuocaret"! 6, Itaque operarus ille wictoriae Dei, retusis omnibus iaculis temptationum lorica elipeoque patien- tise, et integitatem mox corporis @ Deo recuperauit et quac 25 amiserat conduplicata possedit”. 7. Et si ios quoque Festi uoluisset, pater iterum uocaretur. Sed maluit in ilo die reddi sbi: tantum gaudii securus [sit] de domino distuli sustinut eam voluntariam orbitatem, ne sine aliqua patientia uiveret XV, |. Adeo satis idoneus patientiae sequester Deus: si iniuriam deposueris penes eum, ultor est; si damnum, resti- tutor est; si dolorem, medieus est; si mortem, resuscitator Sarees be ufenemn ene pan BTA as aT ca eee bbe pariemia 14,3 15,1 109 tourné de la pensée de Diew, mais il s'est dressé devant nous comme un exemple et un tmoignage dexercice de la pa- tienes, tant pour ce qu est de Tesprit que pour ce qui est de la chair, tant pour ee qui est de 'ime que pour ce qui est du corps, afin gue nous ne soyons abatts ni par la perte des bhens du siele, ni par la dispartion des étres chers, ni non plus par les mauvais traitements infligés a notre comps. 4. ‘Que! beau trophée, erdce & ce héros, Diew n’atil pas érine avec le Diable ! quel bel tendard na-til pas pris &'Ennemi , pour Mélever a sa propre gloire, quand cet homme, 4 toute Inauvaise nouvelle, ne laissait tomber de sa bouche autre mot que «Grice soit rendue a Dieu», quand voyant 6 femme, epuisée par les malneurs, lui conseiller de mauya remédes il la maudissait"! 5, C'est Dieu qui riit, c'est le Malin qui se tordat de dovleur, quand Job avec une paraite Equanimité nettoyait 1a repoussante excroissance dese tumeur, quand, par jeu, il ramenait dans les eavités de sa chair rongée et & leur piture les vers qui sen échap- paient! 6, Aussi cet artisan dela victoire de Dieu, dont ia “uirasse et le bouclier de patience avaient renvoye touts les AAcehes des tentations, resouvra-til bientOt par la faveur de Dieu la santé du corps et posséda-til le double de ce qu'il avait perdu, 7. Et sil avait youlu retrouver aussi ses fils. fe nom de pére lui elt été redonné. Mais il préfera quis ui fusrent rendus le grand jour: sans inguiétude sur le Seigneur. ititféra une si grande joie, il supporta cette privation volon: taire, pour ne pas vivre sans avoir & faire preuve de patience! «Opera patlentiae »: XV, Tant il est vrai que Jes cuvres de la patience Dien est un dépostaire passa blement atitre de Ia patience! CConfes-tu auprés de lui une offense ? il Ia venge. Un domma. fge7 il le eepare. Une soulfrance ? il la guérit. La mort? il 20 0 TERTULLIEN est. Quantum patientiae leet, ut Deum habeat debitorem ! 2. Nee inmerito [enim). Omnia enim placita eius wewr, ‘omnibus mandatis eius interuenit: fdem muni, pacem ubernat, dlectionem adiuvat, humiltatem instruit, paeniten- iam expectet, exhomologesin adsignat, carnem remit, spit: tum seruat, linguem frenat, manum continet, temptationes inculeat, seandala peli, martyria consummat ; 3. pauperem cconsolatur, duitem tempera, infirmum non extendit, ualen- tem non consumit,fidlem delectat, gentilem invitat ;sereum. domino, dominum Deo commendat, feminam exornat, virum adprobet ; amatur in puero, laudatur in iuuene, suspicicur in sene ; in omni sexu, in omni aetate formosa est! 4. Age iam, si et efigiem habitumgue cius conprehen- damus 7 Vultus ill tranquillus et placidus,frons pura nulla Imacroris aut irae rugositate comtracta ; remissa aeque in laetum modum supereilia, oculis humiltate, non infelicitate doiectis ; 5. os tacturnitatis honore signatum, color qualis securis et innoxiis, motus ftequens capitis in diabolum et minax risus ; ceterum amictus circum pectora candidus et ‘corpori inpressus, ut qui nec inflatur nec inquictatur. 6. Sedet enim in throno spiitus ius mitissimi et mansuetis- simi, qui non turbine glomeratur, non nubilo live, sed est tenerae serentatis, apertus et simplex, quem tertio uidit Holias?. Nam ubi Deus, ibi et alumna eius, patentia silicet XVp5 enim see Gel Kr Bf LID consumit.. extent ana Kom 14 auspice A 8 Kem Be: susie MP FD. 16 et MP PAR # ifs ue Ose fam Kem VPI MP EX RB Kr Be 61/1920 acl dete UP PX RB Km oul. die © Bf 20 (quale i PCR B Kem Bf gust 0.122 circum pctora canis MP 1B Ke Br cespector ac candies FX cea petra candius Of DUMP RR Rom if et PX a cas ~ mans om 01 274 1 fehl MD FX RP Kr I sluroa MP XO RB Kew Bla rent # De parienria 15, 1-7 ut ressuseite, Quelle force pour la patience que avoir Dieu pour debiteur ! 2, Et cest justice : c'est elle en effet qui protege tous ses préceptes, qui intervient dans tous ses Commandememts + elle fort la fot, gouverne la paix, aide Ia Charite, forme Mhumilité, attend Ia pénitence, confirme la onlesson, commande la chair, sauvegarde esprit, retient la Tangue, actéte la main, bafoue les tentations, repousse les scandales, couronne le mariyre; 3. elle console le pauvre, rmadére le riche, excite pas le malade, népuise pas le bien portant, réjout le Adel, attire le paien ; elle recommande Tesclave au maitre, le maitre & Dieu, embellit la ferme, revele Pépoux; on aime chez enfant, on la loue chez Mhomme jeune, on la respecte chee ie vieilard ; quel que soit le sexe, quel que soit Mage, elle est belle! Allégorie de Patience 4. Et maintenant, si nous pre ions une ve d'ensemble de son ‘expression et de sa mise? Elle a Je visage tranquille et calme ; le front serein, sans aucune ride de chagrin ou de coléte pour le contracier; les sourcils également détendus en signe de joie; aver les yeux baissés, par humilité, non sous fe poids da malheur; $. La bouche portant le sceau de la ‘ignité du silence je teint des gens pasibles et innocents sun mouvement fréquent de la téte pour s‘opposer au Diable et le tite menagant ; un vétement blanc lui eeignant Is poitrine et ajusté au corns, sans ampleur et sans pls. 6. Elle est assise sur le trne de Esprit trés doux et trés clement, que n’empor te pas le tourbillon, que le nuage ne rend pas livide, mais qui tat d'une sérénitépleine de délicatesse, ouvert et simple, tl {gu le vit Elie la troisiéme fost. Car ot est Dieu, la aussi se trouve sa disciple, la patience bien entendu, 7. Quand done a of ME Rois 19.1113, 7. Cum ergo spiritus Dei descendit, indiuidua patientia comitatur eum. Si non cum spirtu admiserimus, in nobis morabitur semper ” Immo nescio an divtius perseueret: sine sua comite ac ministra omni loco ao tempore angatur necesse est; quodcumque inimicus eins inflixert solus sustinere non. poterit, carens instrumento sustinendi ! XVI, 1. Hace patientize ratio, hace discipina, hace opera, caelests et uerae scilcet: Christiana non, ut illa patientia entium terrae, falsa probross. 2. Nam ut in isto quoque domino diabolus aemalaretur, quasi plane ex pari (nisi quod jpsa diversitas mali et boni aequalter magnitudinis par est), docuit et suos patcntiam propriam, 3. illam dico quae mari tos dote venales aut lenociniis negotiantes uxorum potesta- tibus subicit, quae aucupandis orbitatibus omnem coacti ‘obsequii Iaborem mentitis adfectionibus tolerat, quae uenris ‘operarios contumeligsis patrocinis, subiecione ibertais sulae, addict. 4. Talia nationes pateatiae studia nouerunt tapti boni nomen foedis operationibus occupant: patientes riualium et diuitum et inuitatorum, inpatientes solies Dei viuunt. Sed uiderint sua et sui praesiis patientia, quam 28 pos puerta squad XVI, 17 depend def O india MP FR 15 Kr Bef sin sing X29 nan MP FX R'R! Rm Bo oe D 08 RP 4131 angatr cont Rime Hig Kem 2 tang. MP FR B coat 1) 32 crom XI solve MPEX RB Kim if sla con XVI. dsipinn A? 8 Kom fs nae MP FX D RR || 2 verae Ad NORA Rim yf ucte PPX RE aera Gel [seca ein ner punt slice! eestana ilo ebistiana MP FAR & Kem Bae Wie 3 Ta om pos fla a IS aagesaine MP RB Kroes dine PX Bef 6 sos MPN RB Kem Bef: los F'19 acto fibus MP FR B Km lett. Bef 1 gue pot 10 patois Tremp. Kem sddt MU FX RB Kem Be dict P 13 rl ‘npatetes 9 Kem Bosom MP-FX'D Rl ante son a cum sy! praca Von Kt Bo ey SP PAR BN penn gam Pe fit ar pte MP FX RE Gus penta gn pata be PATIENTIA 15, 716.4 13 descend PEsprit de Dieu, inséparable la patience I'accompa fe. Si nous ne la recevons pas en mime temps que Esprit. Semeurera-til toujours en nous ? Non, au contraire, peutéire o restera-til pas longtemps: sans sa compagne el servant itest nécessairement anxicux, pariout et en permanence ; tout ce que son Ennemi lui infligera, il ne pourra, tant seul. le supporter, ear i sera privé de Pinstcument du support! Péroraison. XVI 1. Telles som a ra Critique de son, la discipline, les uvres de la «fausse patience a patience. dela patience céles ‘t exhortation te et authentique, sentend : la ‘la patience patience chétienne nest pas authentique feomme eee, fausse et déshono- ante, des paiens de la terre. 2. Car pour rivaliser sur ce point encore avec le Seigneur. le Diable, comme s'il était sans doute sur un pied degalite (exception faite de la parte de grandeur créée, & égalite. par opposition méme du bien et du mal!) a enseigné aussi aux siens une patience particuliere, 3. je veux parler de celle qui Soumet au pouvoir de leurs épouses les maris qui se sont ver dus pour ane dot ou qui trafiguent de leurs charmes : qui, pour attraper les gens sans enfants, affiche des sentiments free n'a pas et accepte de se voir imposer toute sorte de Services pénibles: qui abandonne les adeptes du ventre aux injures de leurs patrons, faisant ainsi passer Ia gueule avant laliberté. 4, Tel est 'attachement que les paiens congoivent pour Ta patience et ils accaparent pour des actions déxra antes le nom dun i grand bien : patients envers des rivauxs fnvers des riches, envers des hates, il n'y a qu’envers Dieu quis manifestent de impatience durant leur vie. Mais tant pis pour leur propre patience et celle de leur chef, qu'attend 14 ‘TERTULLIEN Is. subterraneus ignis expecta $. Ceterum nos amemus patien ‘iam Dei patientiam Christi; rependamus ili quam pro nobis ipse dependit, offeramus patientiam spiritus,patientiam ccaris, qui in resurtectionem carnis et spiitus eredimus ? 1s sumeraneys Ar saber MPH RB ura Ke 17 depart ii Las am Kim Bef ent MP PX 1-18 cars. prs Mini 0 i resurectgnem MP FX RB Krm Beane Fins EXPLICIT DE PACIENTIA M P Explicit ier de pacinca (0. Scum Flores Terallians Fane XO DE PATIENTIA 16,45 us un feu souterrain! $. Quant & nous, aimons la patience de Dieu, Ia patience du Christ: remboursons-lui eelle quil a spontanément dépensée pour nous, offrons-lui tn patience de esprit, la patience de la chair, nous qui croyons d la résur rection de la chair et de Vesprit! COMMENTAIRE Exorpe: (chap. 11, 1) 1. Captatio benewolentiae (chap. 1, 1-8), Liauteur n'est certainement pas le mieux placé impatient comme il est, pour faite I'sloge de le patience et exhorter ses Iecteurs a pratiquer cette vertu (1), Mais peut-étre trouvera til justement, & cette oveasion, la force de surmonter son inirmité ‘A condition toutefois de ne pas oublier que la patience, bien divin par excellence, ne s'obtient qulavec l'aide dela grive divine (§ 2-3) Aussi bien, tel un malade qui trouve un réconfort a parler de la santé qu'l n'a pas, Terullen aspire & posséder une vertu sans laquelle 'on ne saurait vive la foi chr tienne (§ 4-5) 1,1. Confiteor ad: seul exemple, d'aprés TLL su col, 228, 65, de construction + ad, ce qui explique que O Jui ait substtué la prép. plus usuelle apud (ef. Borets, Chr 5, 1951, p.675 supra, p.4), Valeur neutre du verbe ici ef. E, Valgiglio, Confessio nella Bibbia e nella literatura crista ‘ne antica, Torino 1980, p. 100. ~ dominum Deum : formule Scripturaire (Gpios 6 6252), dont Ter. se sert pour donner plus de solennité & ses énoneés (Infra, 4,5; 555 10,4; Braun, p. 94s) ; mais i lui préfere la séquence inverse : Deus domins.~ temeres. inpudenter : la temerita, ection ieréé- us be paTiENTIA chie, passionnée, opposée au courage veritable (fortitude) ; Tinpudenta, faute conte le «respect de soi-méme le sens de Phonneur » (pudor j ef. infra, §2), qui consists & savoir se arder @encourit un blime juste; vertu subordonnée & Ia temperantia, le pudor est essentel a Vorateur (Cic., De ora. 1. 120.122); parfois considéré comme une cinta ov plutét, un aspect de Mune d'elles, Mathieu (SVF 1 >. 105,40). Pout-étre y atl une réminiscence de Cic., Lae. 52: «Plerique peruerse, ne dicam inpudenter, habere talem ‘amicum dolunt, quales ipsi esse non possunt» ?~ de patien- ia: Tert, commence et termine volontiers ses traits sur un ‘mot qui teprend ou rapplle le tie (Inf, 16, 5x Fredouile SC 281, p. 167) eomponere : cet emploi absolu n'est pas classique, cf. TLL sit, col. 2124, 3; la constr. préposition nelle +de est attestfe chez Pl. Anc., Nal. 1,25.~ cut ppracstandae : syatagme vsuel, ef. supra,p.23, n. 6% infra 1,2, Idoneus + dat, adj. vb.+ attesté a partir de Velléivs Patereulus, Sénéque, ete. Cf, Ye, 2,835 Hoppe, Syn, 1.56. homo nulius bont: cf: infra, 1,5: miserrimus ego : Ora, 20,1 nos vel maxime mullius loci homines § Bapt 20, 5: Tertulliani peceators ; Paen, 4,2: = tu peceator, met Similis immo me minor: ¢g0 enim praestantiam in deletis Imeam agnosco ; Cull, H,1,1: postremissimus omniuns 5 3,3: miserrimus ego. Autant de formules Phumilité qui per rmettent, joints & autres paralléismes, de situer ces divers traités de In mée époque, cf. supra, p.9, n.6.~ demons- trationem et commendationem : pratiquement synonymes de lauder et suastonem; les deux mots sont cailleurs fort prés Pan de Vautre (et interchangeables: cf. infha, 4,6 :commen- ddatio et exhortatlo; Apol, 16,14: demonstraionem rel slonis nostrae; Vx, 1,12! admonitionem et demonsirato: rnem (boriorum immortltum) 1,3: meae admonitions ac demonstrationis >), eomene le sont les « genres »litéraires, auxquels ils renvoient (ef. supra, p. 12). C'est a tort que TLL su, ecommendatio», col, 1839, 47 cite cette occurrence dt conneen Taine 1, 1-2 119 mot comme équivalant & commemoratio, expositio, proba: tio, ~ deprehendi : = inveniri (infra, 4,1); cf. Bapt, 18,2 TLL suis col. 607, 56; injra, 7,6 et 10,2 (dans un contexte éfavorable, comme ces le cas le plus frequent) ~ conuersa- is; TLL su, col 852,27 ne mentionne qu'une atesttion de ce sens (« mode de vie, habitudes », etc.) anterieurement Ter, (chez Up Dig, 42, 5,31, 1). Parfois précisé par lezen. uitae (Paer., 1,3), le mat est le plus souvent employé sans étermination (Vx, 5,2; Marc, 1,20,3; ete). Cf. H. Hoppenbrouwers, Conversatio. Une étude sémastologique, Nijmegen 1964, p. 1. diigere : nous donnons a ce verbe son sens classique (eréglet sur, cf Cicy Off, 3,83 ‘ Honestate.. dirigenda ullitas est»), mais il est clair que Ia Valeur morale de «fonder, accréditer, confirmer » indiquée par TLL sit, col, 1238, 16, pour cette occurrence n'est pas fexclue. Sur les deux thémes de ce premier § (captatio beneuolentiae, accord entre la doctrine professée et le gence ie vie) of. Fredouille, p. 368-369. 1,2 intolerabiis + trois autres occurrences chez Ter. (Mares 11,27, 1; Res. 37,1; Fug., 14,2) de cet adj. attesté ds Paute, a toutes les Epoques (ef. TLL s.u. col. 22,52) une Ge intolero (Paer., 10,2), aucune des autres composts de la iméme farrille, Pour Vidée, ef. Marc., TV, 16,6 : «si tantum palientiae pondus ron modo non repercutiendi, sed et aliam Iaxillam praebendi (cf. n/ra, 8,2). ~ ad capienda et praes- tanda ea: dans ce contexte (sola grata... operetur), ges deux verbes ne conviennent qu'aux « biens » (Bonorum quorum: dam), ce zeugma, que notre traduction tente de respecter, lant faclité ici par sicwt qu introduit une sorte d'aparté. I ‘ny a done pas lieu de construire d'une part ad capienda bona, autre part ad praestanda mala, ce qui reviendrait éu reste a donner & praestare un sens qu'il n'a pas (ferre, pat CC. supra, 1,1. gratia: pour affrontr certanes situations, Vide de Dieu est névessaire: of. Orat, 4,3: « Quae 120 br pxientia (© oluntatem Dei) ut implere possimus, opus est Dei uolun- taten: An 21,61 e Hace ert uis divine gratiae, potentior Utique natura»; infra, 6,55; Ia gre infléehit, tout en le respoctant, le ibreaebite de Phomme (ef. A. D's, La thé. logie de Teraullien, Pacis 1905, p. 268); son elficacité est plus grande sous la Nouvelle Alliance qu'elle ne Vétait sous PAncienne (Gf. Orat, 1,2 Bapt., 5,6), elle ereitra encore sous le rane du Parkelet (ef. Vir. 1,4) ur ce dernier a© pect, ef. Fredouille, p.286 ; 296 ; 298. inspirationis : pre Imiére attestation de ce vocable en Apol,27,4 «spirits ‘dacmonicte .. paraturae qui, noster ob divortium aemulus et ‘ob Dei gratiam inuidus, de mentibus uestris aduersus nos proeliatur ocoulta inspitatione» Ie lexigue de Test. ne com Porte que ces deux occurrences (cf. TLL sit. col. 1958, 5). ~ ‘operetr = sens( = épyianBa, Evepyei) attesté depuis Pline Ancien (Ct. TLL s.u, col. 691, 15s). CF Marc, 122.4 ‘cur non a primordio operata sit bonitas eius (= Dei)»: V, 15,0; «spititus quoque eius operatur®; ete; mais aussi en contexte pafen, Spec, 10,10 : enon ignoramus qui :mones) sub ists nomninibus institut simulacris operentur» Laide de Dieu est nécessaire & homme pour accompli cer taines actions : Ia gre lui permet de triompher des eésstan ces de la nature (Ar. 21,6 feté supra), oi est peut ére sen sible Callens Mafluence montanist, ef, Waszink, p. 295), 1,3. maxime bonum... penes Deum : Dieu est le Bien, ef Paen. 3,2 : «cum Deum grande quid bonum constet esse Scorp., 5,1 « Deum interim suficit dic, ut necesse sit bo rum cred»: etc, Cf. Th. Brandl, Teraullins Erhik, Gitersloh 1929, p. 33 s.: Braun, p. 123 s.— penes cf nfta 15,1. ~dis- pensat atesté depuis Plaute, mais peu usité en dehors des erivains chrétiens (TLL su. col, 1401 ; 76.8). dignatur #5 cent. dispentare ‘coven ranee 1,25 1 1,4. disputare super : construction trés rare, attestée ic pout la premicre fois, de ce verbe «cicéronien i Tert fecourt ailleurs, normalement, & de (ct. Paer. 4, 6 : ec.) ou 8 ln const. trans, + ace. (¢f Praes, 14,13 ote); ef. TLL 83. col. 1445, 40, ~ quod fru: constr. archaigue (cf. Vig 17.2 Frat lucene: Hoppe, Syat, p. 16) uice languentium.x. Sure fenit de Tert. pour les comparaions médicales, ef. Fredouile SC 281. p. 242; elles sont dalleurs usuelles dans Ia paré pélique stoiienne et, & un degré moindre, dans la littérature eripturaite, ef, Fredouille, p. 369-370 s infra, 15, 1. 1,5. miserrimus: ef. supra, 1,1 (nullius bond. -ealor bus: dans cet emploi métaphorique, & partir de Tépoque impériale, cf Sina Ben, 2,145: ambitionis calor’ Luc Phar, 7.103 iraeque cafore ete. Pout Tert. ef. Pala 4.6 ‘Calor est omnis aflectus »; Mare, IV, 4,3 etc. Aver cette Yaleur, le plriel nest, semble-ti, guéreattesté en dehors de te passage, cf, TLL 81, col. 181, 40's. 182, 1s. inpatien- flac: ch infra, 5, 3. patentiae sanitatem : gén. de défiition, cf Res, 60,2: compltum sfomacki (=stomachus quod compitum est); Mon, 1,6: eibo ualiioris doctrinae ; Hoppe, Symi, ps 18 ; fea, 1,7. ~ perorem : = orem, cf. Val 8,3: Fredouille, SC 281, p.236.- eum: causal + ind. cf Hoppe, Synt, pe 80. digero : =n animo habeo, sens tres racement atteste avant Tert, (Stat, Theb,, 2,316), plusieurs fois chez Ammien Marcellin, mais non comme ici construit favec une prop. inf. Avec un sens differen, infra, 5,2 et 13.5. fdet walitudinem.. nisi patientia..: cf infra, 6.1. — ominicae discipline : cf. byra, 12,15 12,4 (salutars ase lina). 1H, Propositio (chap. 1,611 1) De fit, seul Phomme patient est en mesure d'ac- ccomplir véritablement la yolonté divine et de se tmotreragréale& in (6). Et ete prfminence de la patience dans Ia vie morale est lle qe les Dhilesopes euemémes, en dept lets averee fs docile, sont accord pour recone ey tle la vera souverine (67). Cate. wnaimie trouve westele pale plas beau tmcgnage gue on puss vogue ens faveur? Cares, Mas Ge fbn ne courtom pes aus ere de faire ine 2a patiance en Ia Conondant dele sorte vec Is valeurs de Ta sages plea, quelle dopraa ex nme temps gue lene? (68-9. Car, conta meat & cx gus paste pour les piosophes dune veien dana patience ate chose un eal pure Imeahamin @apathel,les hres consirent gue cet Dies Iubmtie qui ext Tauetr de Ta Baticnce et son pls parfait mele 1,6, obire: sens «classique, of, TLL s.u. col. 47,58 Orat,, 2,2: «sie adorantes.. pragceptum obimus »; Cult, 11,8, 1: erespectu obeundse grauitatis »; ete; mais, infra 11, 3, aves le sens non attesté dans In prose clas, de « sup” porter (une peine, un danger)» ef. TLL s.u. col. 47.41. Vs, 1,6, 15 Am, 56,0; etc. complactum : = placitum. Prati- ‘quement seul sens attesté dans Ja latnite depuis Plaute (TLL Sat col, 207, 825.5 ina, 5, 18 5. deftndens, Seule occur rence chez Tert.~ perpetrate: cf, infra, 3,105 14,3. 1,7. Rona ee de dfnion (Ci, Mr, 28: ‘iri canine, grote, pre 1:5) Aes dana itérare profane (Ces Fas 15.4 lira bonus Apu me 7.45 ton sa. ult re ene de 43% de bono aaes Cal 124: fom ral des rhs da bono padrs ee pre De Bon patatae CCOMMENTAIRE 1, 6-7 3 (ity; Aug, De bono uduitts (it) see. ~ coon uaa {ype ecerba tues, cl LHLS, p40; Paeny 61: incerta rats Cypey De b. pay 37 «80%. gut non fogumut ‘Shamash aliance de mots comparable, mais tree un ses decent de Pa: Stat, Sl, 2, e221: eet uboe easus ecarcoe Iria vite Pour te theme de Taveulement des ptens,c& No, 12,1 «Rideam vane tate av expo caestatom 29 Peer, IL «hoe tous hominum quod ep reto fuimus, ac, sine Domini [ining ee des hersiques, cf Pract, 18: «caels a Cheatin fovea deduenss neces est ee, La mtaphore ‘tn double apcendance,bblique (42, 18s.; Jer 5,2: Heath 3, 18 et) of ilropsique (cf. en particle le theme de aveuleet des sta chee Senequ).— quem = tune irongue (¢h Spee, 28,4 « Philosoph quidem hoe fomen (cuolupten) aut et ranula dederant rrtia,p. 368 et conectve Ter ena ee que son Siirmadon present avait de Wop abslu. Etantdonné Ie aie nous preterons cette interpretation a elle qui vrai Sane qldem qu une byperate (BgureTéguente chez Tet, Gti Spr. Tete. 1's) pour gut quidem. Cf. et Sin 1,2 distin ir lib phlosophas. ~ sapien. deputantar:ronigue au cecond dear également, sans dwt, por allusion la traduction (pilophia = sepletia s venvent rappel. depuis. Ey, ms. 229 W > sophia Sepietia quae prhoeur» (@ Cicy Tusee 112 «sto SPiewine quae” pilsophia disiur>; ce) et par Ter. Tubmeine, Apo, 19,6 (Fuld «De sophia amer es pio sophia voctatu ete. = ankmala ora 1,2: «Pio {Sphus, slo animal; Wasink, p87. deputanta ‘Tr afeconne sev. qui lie eee dvrses conse thom ifr 6.1.2; Predoulle, SC 281, p. 342. ~ au ms = asignant comme. en Mare 1,2%2 (eu ete Tiserence au sens du prevette, cf. Fredo SC 281, p39tys mats en Pos 18, ee un sen usu (© ga 124 Dr partenria ger): Ter. n'emploie pas ce vb. ailleurs qu'en oes trois pas Sages. — seetarum : mais aussi sans valeur péjorative, pour designer les ehrétiens: Apot, 1,1: seeta haee ; 2141: seeta novella ete, sans que Tert, malgré I'étymologie (secia/se- quor), ait sisi occasion de développer le theme de la suite» de Dieu et du Christ: ef. ira 8, 3, 8, — Hbidinibus + ct encore & propos des philosophes : Naty 11,2, $ + libidine -gloriae: Apols 47,3: eloguentie... lbidinosi.— senten- iarum “semulationibus : = sentenrils aemuls, cf. Hoppe, Son p87. discordent: sur oe théme of. Nat, 1,21; Apol, 47,5-8; An, 2,43 Fredouille, p.3075.; 311s.— Imemores : ce sens (= appetentes, cupid) appatait chez les éerivains de lépoque augustéenne (Tite-Live, Ovide), ef. TLL su, col. 661, 12; Paer. 10,1 pudoris magis memores {quam saluts »— commiserit : en ce sens, surtout dans des expressions du type dudos,proelium comumitere, ef. Waszink, . 388. — in eam eonspirant: ef. Pud., 21,17: «qui in hane fidem conspirauerint » ; Min. Fel, Octau.” 19, 3: « deprehen des 0s (philosoptios), etsi sermonibus uaris,ipsis tamen Febus in hane nam coite et conspirare sententiam (= Deum fationem esse), ~ foederantur: TLL s.u, col. 995,825, ne ‘mentionne qu'une attestation antériere de ce vb. (Flor, Vere. p. 184.1), que Tert. pour sa part utilise & cing reprises. adfectatone : bien qu'il soit souvent péjoratif, surtout a partir de Quintilien (TLL s.u. col. 1175,81), ce vocable ne Test pas nécesssirement, ef. Sény Luc. 89,4 « Philosophia sapientize amor est et adfectatio : haee ostendit, uo illa peruenit » CE infra, 2,1 5 Nat, Iy 4,5 :«uertatem.. Philosophi quidem adfectant, possident autem Christian» Apol., 46,7: «philosophi adfectant ueitatem et adfectando corrumpunt »; Praes, 7,8 :« sapientiam humanam adfects tsicem et interpolatrcem ueritais»; ete. Fredouile,p. 305 ; R,Braun, « Tertllien et Ia philosophie parenne», p. 236, BAGB 1971, p.231-251, ~ unanimiter: seule occurrence de cet adv, chet Tert coMMENTAIRE 1.7.9 12s 8 sacul: = nations (les pafens» supra, 218): npr sceuaibus ec. Scheie. 146 ~ asia ii fi sens (lasiqu) de «dotines morals Systemes pilose phigues ef Mary RE 40 (1944-45), p. 1 cama ro- Moses emer wouter: cum cavsal +inda ch pres Tis. ad lander et lori : In patience est un bien tl que rhe a sagessepacone et conduit le prendre pour fin et i aranit qui le redherche om en dates termes, qicon- dhe woe & acquit e len de Ta patience ménte considera ten pseu, ete ambien 50 Fa teste que fa patience et rellement un bien supérier tne Sut done pus ich sonvaremene A ce que Ten comprend partis ela plore comme motivation du pilosophe (heme I demeorant tate par Tet, of supr, 1,7 «anima iicoh mats bien de Ia fous ede In gloria gui siatache, en dit de tout, & ln philsopbe, qo voit rae sur elle Festne dont jit Ia pene, dan la mesure ou elle pend ete vertu comme Hut de sa marche. Cet interpretation, Gh len acord avec conene een pares, aes le ren Nersement de poit de we qu sult («Aut mumguid. >) repose sr a valeur passive dome & las et gla dans ct {our alii ad ludem et goa promouer, sr le mode tn ina aliguem edcere eater a bale sr gan»), suspetnen eliquem woeare (fale soupronner aon") tumqld = nonna, cf for, IV, 28,10: «Aut sumquid indie tle (Deus)? +s, 6, 10: «Et numauid nn nse tune Paulus estinabatu. 2»; ee. Thome, Si. Tex, Tip. 4142. De méme, ak an on, nonne, ct. Apel, 9, {ae noe tuple? ns Prag 10 3 ete Pip. bie fine «pour la paleace » 1,9, ade: ue ou fsquent hee Tera, 164 ato $621 9.297. i ep roo, covitio prac pa es onempoas ut Te MEd éqcmmet foto Vng e ears (Apa, 32,1 126 be raniestia Oral 5.14 : Cult, 1, 9,8 ete. Sur Mapparente contragic- tion entre Apo, 32,1 et Oraty 5, 4, cf notre art. « Tertllien et TEmpice», & paratre dans ANRW). Ter. reviendra, en conclusion (infra, 16,4) sur le chtiment éternel qui attend la «Tausse patience » des paiens. 2, 1. auetoritatem : la patience ® Diew pour auctor (ef infra, 54), elle trouve en Tui sa ratio (ef. infra, 16,1). CE. Cypr, De b. pat 3: « Origo et magnitudo patientite Deo auctofe procedits— adfeetatio: cf. supra, 1,7.~ caninae : premitre attestation sire de cet adj. avec le sens moral et phi Tosophique du gr. xuvwds, Ch. aussi Pal, 4,5: «caninae, constantiae »; Aug. Clu. Def, XIV, 20, 43 :«illi eanii phi losophi, hoe est Cynic, ..proferentes contra humanam uere cundiam quid alivd quam eaninam, hoe est inmundam inpu- dentemaue sententiam ? I! est possible toutfois que ce soit ‘deja avec ce sens qu'il faille comprendre Sall, Hist. fe., 4,54: «caning, ut ait Appius, facundia », malgré Vincrpré tation qu’en donnent Lact, Inst. di, VI, 18,26 et surtout Isid., Sent, IIL, $6, 2 (PL 83, 728): « Antiqui forensem elo 4quentiam caninam facundiam nuncupabant, eo quod caus ici in certaminibus ceusarum, omissis quae agunt, uelut snes alterutram sese lacerant, iurgiaque causarum ad iniurias suas commutant» retenue par Otto, Sprichwérter, 7.69 et TLL su, «caninus », col. 252, 57 (le contexte de Quint, Inst. or, 12, 9,9, ou est également rapporté le mot Appius, ne stoppose pas a cette hypothése). Pour désigner les «-cyniques » sans intention péjorative particule, Tert recourt naturellement ila forme translitérée, usulle a toutes les Spoques (¢f. TLL Onom, su. « Cysieus», col. 791, 45), par ex, Naty Il, 14,4: « Non meminerunt Aselepiaden Cyni- ‘cum unica uaccula, cuius et dorso uehebatur, et, si quando, ubere alebatur, orbem totum oculis subegisse ?» et pol, 14,9: «Sed et Diogenes nescio quid in Herculem ludit, et Romanus cynicus Varro treeentas Ioues, sie luppiteros CCOMMENTAIRE 19-2, 1 in icendum,..inducit ».~ aequanimitatis ; Tert. suit. done opinion commune, qui considére 'apathefa comme un ideal ‘ypiquement cynique (en réalité Torigine de ce concept comme 1élos nest pas assurée, cf. JM. Rist, Stoic Philoso phy, Cambridge 1977, p.56, 0.1). Dans la suite du trait ‘Tet falt clairement d'aequanimitas un équivalent de patien- tia (infra, 3,10; 11,35 14,5); et d'aequanimiter un syno- riyme de patienter (Infra, 5,16: 8,4 8,63 9,43 de méme dans le De const, sap. de Sén. aeguo animo = patienter, cfs pra, p29), contribuant ainsi donner & sa conception de la patience une coloration philosophique (supra, p- 305). Si PPadv, aequanimiter n’apparait pas dans le reste de son cuvre, fen revanche on rencontre deux autres oceurrences daequa riimitas. en Apols, 46, 14 (anim aeguitas : Fuld), oi Tert. ‘suisse un paralléle entre Mégalit d’me paienne et cht tienne, et en An. 1,4 (0% Fon observe une opposition compa- rable celle du présent passage): « sapientia Socratis de industria wenerat consultae aequanimitatis, non de fducia ‘compertae ueritatis», D'autre part, en Apol. 38,5, Vexpres- sion anim aequias designe Vataraxia épicurienne. - stupo f rapprocher de la dénonciation de PBpicurt stupor (An., 43,2: 50,2), du stupens Deus de Marcion (Mare. 25,3 3c hid, Tl 16,2 ; IV, 15,2), de la «placida et stupens diuinitas, {qualem iussit Epicurus » des valentiniens (Val, 7.4 SC 281, 225), - cadestis... diuina: rapprochement comparable dans ‘An, 3,3: «diving doctrina.. dfinitiones caclestes »: deja icy Fins $,98 :« uirtutis cacester.. et diuinam... praestan- tian» ; Tuse,, 1,66; ete. ~ dseiplinae : instruction, enscigne- ment, cf. Orat,, 107 «post traditam orandi disciplinam »; Morel, art. cit, supra, 1,5. De méme, Cypr De B. pat 1 sinter ceteres disciplinae caclestis vias... ut. patentiam... tueamur », -disposiie + disposition particuliére par laquelle se realise le dessein de Dieu sur Phomme, son plan eréateur + volonté divine ; ef J. Moingt, Théologe trinitaire de Tertul- Tien, t.4, Paris 1969, p. 71. Cest cete dispositio duina qui, 128 be patten, our les chrétiens, fit la ratio patientiae (ct. infta, 16, 1).~ exemplum : sur cee idée, of. en dernier lieu H. Crouzel SL" imitation” et la "suite de Diew et du Christ dans les premiers sicles chrétiens ainsi que leurs sources gréco- romaines et héoraigues », JBAC 21 (1978),p. 7-41 +8. Déles Christum sequt. Etude d'un théme dans Parvre de sant Coprion, Pais 1979, p.7-66. ‘COMMENTAINE 2,12 129 ARGUMENTATION (chap. II, XV) 1, La ratio patentiae (chap. 1h, 2-V1). 1. Dieu et le Christ, fordements et modéles de patience (chap. HL 20D. a. La patientia Dei (11,23) LLa patience de Dieu se manifeste de dew fagons = une part, en ce quil accepte de faire benéficier des vantages de la création méme les hommes qui ne le ‘méritent pas (Il,2); autre part, en ee qu'il suppor teles cules idoldtriques, la persécution de ceux qui le servent, les péches des paiens (§ 3) 2,2. iam primum : tour vif, of. Tér., Ad, 338 ; 687 ; ete Pout Tert, Nat, 1, 10,3; Marc, 23,2; An, 1,25 ete forem lueis huis (= soli) : TIL's.u. «los » col. 933, 74, ne mentionne qu'un seul autre exemple de cette lunctura ‘Ammob. lun. Ad Greg., 19, p.425, 20 : » quomodo adhue per- rittut florem huius lueis eapere ? ». Meme valeur métapho: Fique du vb, correspondent : Apol, 11,6 (sur la eréation, teuvre de Dieu, non des dieux): « Vani erunt homines nisi cet sint a primordio et pluuias de caelo ruisse et sidera radiasse et lumina (=solem et terram) florusse...» 5 Marc. 1V, 42,5: « caclum luminibus floruisset» : peut-étre souvenir de Lact, 1,900: «.~ flammai., flore »; 4, 450: « bina lucer rerum flofentia lumina flammis » (sur la source greeque, f- Bailey, Comm. t.2, p. 755); of. Servius, ad Aen., 7,804: ‘ Bnnius et Lucretius Morens dicunt omne quod nitidum »; fur la connaissance que Tert. avait de ces deux podtes, ef Fredouille, SC 281, p.220. Avec une autre valeur imagée, 130 De PATIENTIA Pud,, 11: « Pudicitis, los morum...s. Ailleurs le souvenie de Math. 5,45, est plus littéral (par ex. Marc, 10,17, 1 «solemn suum ori facente super iustos et iniustos ») ou plus sinvplement rappelé (par ex. Res., 26, 8 :«solem suum emit tens. super justos et iniusios 9). ~ offeia: ef. Apo, 20,3 «offcia temporum et elementorum munia exorbitant». Déj, antérieurement, offiium appliqué aux arbres (Plin. Ane. Nat, 16,78: umbrarum officio), aux astees (Sén.. Cons. Mare. 18,1: indefarigaa caclestium offcie) au monde (I en. 412,51 «mundi oficium est circumagere rerum ordi nem =), ete, - seruiia: ef, Apo, 20, 3 (ché supra). gen! trae : Tert. pirit ue le premier a employer ce mot en ce sens (« création, erature, tre eréé »),attesté ensuite presque exclusivement. et de fagon relativement rare, chez Chaleigivs (TLL sui co, 1825, $8; Fredouille, SC281, p.274).- oceur ‘contingere, se oferre, déja cher Cie, Ad Br, 2.6.1 (ef. TLL su, col. 396, 6). Amplification de ce passage par Cypr. De 6 pat. 4; ef Conway, p. 114. 23. mationes: cf. infra, 3,11. ludibria : ef. Apol, 14,2 1 Sed conversus ad litters uestras, quibus informamini ad prudentiam et liberalia officia, quanta inuenio ludibria ! Deos iner se.. depugnass...».~ opera manuum suarum : sur cette expression biblique pour désigner les idols, ef. M. Gilbert. La ervique des diewx dans le Livre de la Sagesse (Sg 13-19) Rome 1973, p.81.— nomen familiam : asyndéte (cf. infra 10.5; 16,1; SC 281, p. 195). ~ ipsius : = efus (Waszink, 99). - insolescentes: souvent confondu avec inolescere (cf. TLL su. «inolesco, col. 1738, 22 et «insolesco » col, 1932, 9), avec lequel il alterne parfois: ef infra, 13,2: Anu, 16, 1 €¢ 30, 4 (Waszink, p.376) ; Val, 39,2 app. ert. et ‘SC 281, p. 361. ~ patientia: Dieu est «lent a la colére », CE. sur la yaxpoloaia divine, Gauthier, Magnanimité,p.202 s.— dominum : ce titre est pour Tert. le « predicat de Ia souvera: neté absolue de Dieu sur ses eréutures», & la difference de CCOMMENTAIRE 2, 2:3 131 ‘Deus, «nom et essence de Ia divinité» Braun, p.973 ef. supra, 1,1). Credere + ace. la différenciation sémantique des diverses constructions de eredere ne sopérera qu’a partir de Lactance (cf: Hoppe, Synt, p. 40 ; C. Mobrmann, » Crede- re in Dewn. Sut Vinterprétation théologique d'un fait de langue», Mélanges J. de Ghelinck, Gembloux 1951, p.277-285 (= Et. sur le la, des chrétens,t.1, Roma 1961, p. 195.203) infta, 9,2 ; 16,5). mon eredunt..: le pécheur prend prétexte de la longanimité divine pour donner libre cours & ses ralleries, ef Sir. 4,5 :« Ne dis pas: "J's péché ! que mvesvil arrivé 7°, car le Seigneur sait attendre »; en ralite, Dieu peut attendre, avant de chitie, et sa coléreéela tera au Jugement dernier (ef. Rom, 2,5 P. Van Imschoot Théologie de PAncien Testament, 1. Paris 1954, p. 87-90). Ci éealement Juv, Say 13, 100-102! Ve sit magna, tamen certelenta ira deorum est; / si curant igitur eunctos punire hocentes,/ quando ad me wenient ?» 113-115: Audis, / luppiter, have, nee labra moves, cum mittere uocem / debu- cris..» 7 118-119 : ¢..Vt uideo, nullum diserimen habendun est / effigies inter uestras statuamque Vagelli » b, La patient Christi (chap. 1), Si la forme de patience divine précédemment ‘voquée peut nous paraitre comme trop éloignée de nous, nous avons en revanche, tout prés de nous, la patience dont a fait preuve le Dieu incarné (§ 1). Sa rissance et son baptéme (§ 2), son enselgnement et sa_modestie (§3-4), son humilité et sa_ passion (§ 5), sa mort enfin (§9): toute Ia vie du Christ témoigne de la constance avec laquelle il s'est tou- jours montré patient. Et cette foi dans la patience aurait di dre un signe éelatant de sa divinité (§ 10). Car cette patience est bien Ia caractristique innée de sa nature divine (§ 11). 132, DE PATIENT 3.1. Hace... species : sens frequent cher Tert, (x cete sorte particuliére » de patience, de pénitence, de pri, etc. cf Moingt, 0p. cits t.4, p.204; infra, 9,1), attesté du reste antérieurement. Cete forme de patience est done la longéi mite (uoxpoDouio), ef. sypra, 2,13, — de longinguo +f. Spec., 2,§: «guia non penitus Deum norunt, nisi natural iure, non etiam familiar, de longinquo, non de proximo, ne esse est ignoreat qualiter administrari iubeat quae insti- Cult» Ibid 21,4 infra, 4,6; 8,137.75 Hoppe, Syne 98s, Fors uti. acstimetur + fore = fortasse, forsitan, de puis Virgile et surtout chez les podtes, souvent + ind. fut (TLL ss. «fors (forte) » col. 136,30): ef. Cult, Mh, 13,1 (ind, fut) mais Vx. 1,2, 2 (+ subj.) 5 aestimabinur est sans oute la lectio faclior’ Linterpeétation de Lafitedt, Spr Terts p.47, 1.2 (fors ut ui forsitan, stylistiquement pos sible ef nf, §, 7s. « palam cum »), ne nous parlt pas res: pecter la nuance exacte, qui est : «nous jugcons peuttre la patience de Dieu trop éloignée de nous, parce qu'elle vient du ciel , et non: « nous jugeons la patience de Dieu trop éloi- née de nous, peutécte parce qu'elle vient du ciel ». Autre- ment dit, parce qu’ est transeendant, Dieu nous propose un ‘exemple de patience qui risque de nous sembler au-dessus de nos forces, et que nous repousserons peut-étre pour cette rai son. ~ lla autem, quae.. bréve personification quinoa sans quelque solemnité,sert de transition a la « Vie du Christ », et «ui consitue peut-dre aussi une discréte préparation & alle sorie de Patience (infra, 15, 4-7). manu adprebensa est: si le Fils été visible et préhensibe, est par condition person- nelle et historique ; mais cette difference de condition avec le Pére s'accompagne d'une parfaitesimilitude de nature ; en particulier, la patience est la nature de Dieu » (ira, 3,11); ff: Moingt, op. cit, t.2, . 379). Dans ce chapitre, Ter. e- trace toute existence terestre du Christ, mais plusieurs évé rnements de cette « Vie » sont en fait plutdt des exemples "hu milité: Ter. les annexe done tactement, du moins ici, parce CCommENTatRe 3, 1-2 133 aque Pidéal dhumilité, fondamentalement cheétien, est étran- ser A la philosophie pafenne Vaumilitas anim y est « bassesse Games; ef. Gauthier, op. cll p.375s); mais, naturelle reat, entee« patience » et « humilité» les liens sont etait (ct ingra, 10,5; 11,6; 15,4). Sur cette page, ef. Fredouille, p. 399s. Adprekensa est en Ar 17, 14; Prax. 15,2; 15,5; 27, 7, Tent rend yniaod de Zn 1, 1 par conirectare (qui sera également la traduction de la Vulgate). 13,2, Nasci se Deus patiur: Incarnation, témoignage par excellence d'absissement, humilité,plutot que de « patien- ce (Tert. vite ailleurs le substan, et joue sur les diverses nuances de pation), cf. Apo, 21, 15 : «expunetus est (ade tus Christi) in humilitate eondicionis humanae »; Marc, 16,3 ++ eredimut Deum. in terri egisse et humani hab us huriltatem suseepisse.nj ete dans le prolongement de Rom. 8,3; Gal. 4,4; Phil 2,7; etc. Tert. tend & réserver hnasci& la naisance terrestre du Christ historique, generart & la génération divine du Verbe, of. Braun, p. 317s. ~ expee- tat: suppression de ce vb. par Kroymann qui y voyait un doublet de sustinet; mais, outre le fait que Tert. eoordonne volontiers des synonymes (Léfstedt, Spr. Tert, p. 10-72) sustinet n'est pas ici en réalié un équivalent d'expectar (sur ce sens, of, Ronsch, Mela und Vulgate’, p. 3818), mais. comme dv reste dans Ia langue classique, de Zolerat.~ contu- meliosus: allusion au physique du Christ (est ainsi qu'Ochler,t.2, p. 590 ad foe. parait comprendre d'abord, en losant : « Facie per deformitatem obnoxia probris et conui cise: de fat, sila référence & Pal, 4,3: ovis contumelia rmangue de pertinence, Tert. est convaineu, qaprés Is. 53,3, e la laideur du Christ (ef. Jud, 14,1; Mare. IT, 7,2°33 Carn, 9,6-7 ; ete), conviction partagée @ailleurs par ses ‘contemporains, Justin, Clément, Origéne, cf. d’Alés, Théolo- aie de Ter, 189) ? ou bien plut6t annonce de ce qui suit (comme le dit encore Ovhler, ibid p. $91, Ula fn de la méme 134 De PATIENTIA note, suivi par E. Evans, Tetullian's Treatise on the Ineamna: tion, London 1956, p.126)?~ tinguitur: of. Bapt., 11,3 + Sed nee moueat quosdam quod non ipse (Christus) tngue- bat: im quem enim tingueret?.. in semetipsum quem in humiitate celabat?», Par solidarté avec les pcheurs, Jesus se souret au bapeéme de Jean pour satistaire la volonté de Dieu (ef. Matt 3,13 s.; Jn. 1,295). Tinguere : comme on sait, par purisme litéraire, Tert. préfére ce néologisme séenantique a Verprunt baptizar. ~ temptators : avec le sens neutre de la langue commune en An, 48,1 (autumis emp. ‘ator... ualetudinum), sillurs (Mare. Ill, 7,6 3 1V, 26,5 bis Carn, 7, 4) pour désigner, comme ic, Satan, Linfluence de PBeriture est évidente (Marth. 4,3: 6 naipdiovs of Prax, 1,2; 26, 8), mais fempiator a'apparait pas cher Tert. en cita- tion biblique 3,3. domino : sur ce titre appliqué au Christ, cf. Braun, p.935. ~ ft: prés, mais contendit,reclamauit,audiuit: sur ve type de discordance temporelle (cum + prés.— pale av ptt), cf Lofstedt, Spr, Tert, p.24; Fredoulle, SC 281 p.316.~ magister:= Sibioxaos (hébr. rabbi), ttre souvent donne au Christ par ses disciples (Matth. 8,19; Me 4, 38 ste). D’ou le theme du « Christ enseignant +: Mart. Polye., 17: Paodéa xat SGdoxatov; Mart. Apoll, 41: 700 all Auis Sidu0Kthov; Just, J Apol, 12,9; Clem. Alex. Protr, 1,112, 1 ete. Orgy C. Celse, 1,30, 14 ; 31,55 31, 19 ; etc. ; pour V'conographie : J. Kollwitz, Das Christus- Dild des drittn Jahrhunderts, Minster West. 1953, p. 125. Id, art. « Christusbild s, RLAC 3 (1957), col. 7: « Lehrer». En ce qui concerne Tert, Apol, 21,7: +Huius...gratiae diseiplinaeque arbiter et magister, illuminator atque deductor feeneris humani flue Dei annuntiabatur » ; 45,1: « Innocen- tiam # Deo edoct, et perfecte eam novimus, ut a perfecto magistro reuclatam et fidoliter custodimus..»; Paly 63 infra, 6,4 12,10.~ absolutam... erudius texte peu sit | COMMENTAIRE 3,2-4 135 ous suivons Ochler, - absolutam : Ter. svapporte que rarement une qualification & wena sauf erreur uniguemeat Apol., $0, 15 : omnis uenia (expression procte de celle que ‘ous aurions ii, puisque omnis = perfecto, absoluta); Paen. 6.3: indubitata wenia ; Pud., 13,4: specialis uenia, od sans doute scilicet, moins justifé si nous lisions 06 salutem, expression qui elle-méme manquersit ici de_pertinenee. ‘offensae :plutét que le part. p. pass. (ear ce tour, équivalent un absteait, conserverat une valeur passive ou subjective for, «on ne pardonne pas le fait que sa patience ait été mise { Pepreuve), le subst, bien attesté chez Tert, qui le construt, réguligrement avec un gén. obj. (Sauf une fois + ir: Paer., 12,9: «offensae in Dominum ».— eruditus: comme les auteurs néo-testamentaires, Tert, reconnait Jésus dans le Serviteur de Yahve » (Mare, II, 5,2-3: » Duas.. causas prophetic! cloquit adlego agnoseendas... unam, qua futura interdum pro iam transactis enuntiantur.. scut per Esaiam : “dorsum meum posui in flagella, maxillas autem meas in palmas, faciem meam uero non auerti a sputaminibus’ (Is. 50, 6), Siue enim Christus iam tune in semetipsom, secundum ‘oS. pronuntiabat.. »). Yahve Ia eformé » (Us. 42, 6 549, 5), Tui a donné une «langue de disciple » Us. 50,4: répuli Fement traduit par Ter: « Dominus dat mihi linguam dis plinae...» (Mare, 1V, 39, 7. 19 jee.) Vulg.: « Dominus dedit ‘ili linguam eraditam...»): cest cette idée que rend peut tre ici eruditus, Pour Ta constr. de ce vb.+ double ace. transpoxée au passif (type doctus rem), cf. Mare., I 16,2 « Deus nos a prophetis et a Christo. erudimur»; Pal 3, ‘literas earum...eruditus 5 d6f& Au. Gel, Nuits, 19, 12,9. 3,4, memttus fuerat : sur l'emploi de la forme surcom- posée, ef, Fredouille, SC 281, p. 242, ~ contesatio : sens qui fapparait dans Aul. Gel, Nuits, 10,3,4 5 of infra, 6,13 TLL, 1, col. 688, 22.~ eta: =summa, maxima; ef Bulhart. Praef, §119.~ collocantis: la patience est condition et 136 De paTENTIA sarantie de la présence en nous de I'Esprit (infra, 13,1; 13,4-7); inversement, Vimpatience chaste I'Esprit de nos curs (infra, S.21 ; 7,1), ef. W. Bender, Die Lehre iber den Helligen Geist bet Tertullian, Minchen 1961, p. 139-141 Diautre part, pour les conceptions exégetiques sous-jacentes cette remarque, cf. Marc., 11, 5,28, (Gite supra, 3, 3) JEL. Van der Geest, Le Christ et 'Ancten Testament chez Tertullien, Nijmegen 1972, p.99 .: « Le Christ, accomplis- sement de le prophéticv 3,5, atguin: =immo, ef. Nat, ly4, 65 Apol, 2,6; ete. — fauandis.. pedibus : plus que de patience, exemple Chumilisé et de charité(€f, Jean Chrys, Jn Joan, hom., 10-71 PG 59, col. 381-396), souvent interprété en un sens pénitentiel (Origane, Ambroise, Augustin), ef P. Grelot, Mélanges PH. de Luba, t.1, Paris 1963, p. 75s 3.6, peceatoresm publicanos : Tert. suit généralement ordre inverse (quasi stéréotypé dans le Nouveau Testament Matth, 1, 19; ete), ef. Pud., 7,2; ete. — won saltim guide, ef. Hoppe, Sym, p- 107. 3,7. Parum hoe, si: discordance modale (Parum hoe se esset ou fuisset, st. habuit..denotaui) en systéme condition. nel (par souct d'expressivité 7): =0 Ce serait insufisant, ny avait eu ce fait qu'il) eut encore avec hi...» ef. Apol. 16,4: «si id colebatur, .. in sacratio. suo exhiberctur » 33,4: « Minor erat, si tune deus diceretur»; ete. Les autres templois de ce syntagme (parwm, si) chez Ter. sont soit ellip tiques (Apol, 6,3 :« parum est [= esset), si senstorum et non libertorum se. lances essent] ; 21,18: « parum hoe [sc esset}, si non et (se, praedixissent] prophetae retro »), soit en concordance (Idol, 7,2: « Parum st, si. accipiant »; Fug 13,3: «Perum... est, si umus aut alius ita eruitur » ; Nat 8,9 vest pas établi avec certitude), constanter commestanne 3,48 137 = patienter, cequanimiter, of. infra, 7,8; 13,83 supra, p29. denotauit: = ultuperauit,reprehendit, sens altesté & partir de Sin. Ben, 4, 30,2, frequent chez Tent (Test. 1.3: Orat, 2.7; ete, TLL su. col. $36, 78).— ad wictimam : of. Jud. 10,6 : Fug., 12,2. La passion et la mort du Christ sont un sacrifice de rédemption, pour lequel Tet. utilise galement hhostia (Iud., 14,8) ou sacrifcium (ud 13, 21). Cf. M. Fini, « Sacrificiw spirtale » in Tertalliano, Bologna 1978, p.20. ‘non magls apert os... texte soulignant la résignation et Thumilite du Serviteur de Yahve (ef. supra, 3,3). ~ dissentis = discipuli (Fert. substantive volontiers le part. prés. sing. infra, 15,3 Nat, 13,7; Spey 30,6; ete. Hoppe, Synt. .97).- ulforem : sur Vemplot des substantfs, et spéciale: Iment des noms agent, en fonction adjective, ef. Hoppe, Sint, p- 98-98. 3,8, Patientia .. uulnerata est: of. infra, 8,7: offendere patientiam.— gladii opera : cf. Marc, 1V,29, 14: opus Imachaerae, C'est essentiellement en pofsie qu’opus est ainsi apporté & un inanime : of. Ov., Mét, 12,112: « opusque rmeae .. hastae»; Fast, 1,348: «in saeris nullum culter hnabebat opus » ete. Toutefois, Cic., Top. 62 : «suum qui ‘opus (causae)efficiant » ; ef. TLL s.u. col. 842, 72, ~ maledt sits ace. construction non class, fréquente chez Tert (Hoppe, Syn, p. 13). — saiseet: conformément a Vesprit du passage, ily a iei renversement des situations : c'est le Seigneur luiméme qui assume la xsatisfaction» due a Phomme. Cf. sur estte notion tyra, 12,4. misericordiae = comme plas haut Mhumilité (3, 2s.) et plus bas la charité (12,8), Tet. annexe la «patience » cette autre vert typi- quement’ biblique (Gf. J. Cambier-X.Léon-Dufour, art « Miséricorde», ap. Vocab. Théo. Biblique,c0).626 8). Les Stofeiens Ia considérent normalement comme une « maladie » (avec parfois des nuances : ainsi il arive a Sénéque dindi- ‘er un rapprochement entre « miséricorde » et «clémence » 138 be PaTIENTIO Cons. Pol. 13,3; Ben. 3,7, 5), of G.J.Ten Veldhuys, De rmisericordiae et elementize apud Senecam philosophur st argue ratione, Groningae 1935 ; les péripatéiciens, confor- mément & leur théorie des « passions moyennes , y voient tune forme utile de chagrin (ef. Cie, Tuse, 4, 46); seul Civéron en défnitive juge favorablement La misericordia (tur, 61: eneminem misericordem esse, nisi stultum et Jeuer » n'exprime pas sa pensfe, mais refléte le stoiisme de Caton); of: Aug, Cia. Dei, IX, 5: « misericordiam Stoico rum est solee culpare... Longe melius et humanius et piorum sensibus accommodatius Cicero in Caesaris laude locutus fest, ubi ait: * Nulla de uirttibus tuis nec admirabilior nec gration miseicordia est? (Lig. 37 ubitauit appellare uirutem, quam Stoicos inter fare non pudet...~ matrem: métaphore usuelle, cf. Cic, Leg. 1,47: «voluptas malorum... mater omnium » 1,58 ‘mater omnium bonarum artium sapientia » ;ec., mais avec cette valeur mairixest plus earactérstique du style de Ter, ch tft, $18 3,9. Tacco quod : constr. atestée& partir de Valére Max. (LLS., p. $76). ~ figitur se. eruei. Deji, Mart, 2,82, 1 ‘serum quid fgis 7» fréquent cher les auteurs chrétiens TLL s.u, col, 712,49. ~ in hoe: = ob eam rem. Sur Texten sion de in final (Mare,, II, 6,7: «In hoe et lex consttuta este: Am, 55,3; ete) ef; Hoppe, Synt, p. 39. subiendae ‘mort: pour la forme en -iendus, cf. PL, Amph. frg.3 ‘abiendi mune tibi etiam eceasio est»; TLL 8.. «abeo s, col. 66, 29. Pour adj. vb. & valeur finale en construction autonome, ef: ira, 4,2; Hoppe, Syn, p. $5, ~ saginadt: sur les métaphores de la faim et de la soif chez Ter. cf Hoppe, Syn, p. 181-182. Par ex.: Mart, 1,1: «Carnem, saginari et spiritum esurire non prodest » Spec., 27, 5-28, 1: ‘ Ommia illic seu fort seu honesta seu sonora seu eanora seu subtlia proinde habe ac si stlicidia melis de libacun- Ccommenraine 3,811 139 ceulo uenenato nee tanti gulam facias uoluptatis quanti peri cculum per suauitatem. Saginentur eiusmodi dulcibus Conuiuae sui: et loca et tempora et inuitator ipsorum est. ‘Nostrae coenae.. nondum sunt». Sans doute ii a Vorigine de la iumetura une reminiscence de Maith, 5,6: wexdp10t of sevwovres xa Siy@vtes TH Soxaocbvny, Sx abror zopTaa- Gioovea Cf. iaffa, 8,7.— Foedis.. foedioibus : ct. Spec. 23.6: qui muliebribus uestietr; Hoppe, Syme. p.97 (combreux ex. 'adj et part. au neue). 3,104 aequanimitais fides : sans doute pourrat-on tra dice: « Admicable temoignage, preuve dlequanimité ! », ov encore: « Admirable fd@lité & 'équanimité !». Notre choix vise & harmoniser ce passage et infra 14,2: «quem... non cruciatus a patientiae fide domino debita exclusit». Aequant- 1p. 32. in hominis hgura cf. supra, § 2. ~ nihil de inpatientia: & Ja constr. nominale av gén. (nihil Inpatientiae), Tert.substitue volontiers le tour prepos. de+ abl. (Praes., 26,5 allguld de lumtne ; Spec. 2.2: aliguid tlusmodi de gaudlis; Hoppe, Synt,p. 38) ; ef, infra 12,6.— pharisaei: sent: «au lieu de Tui poser des questions de fées “le mettre & Vepreuve'» (ef. Mauth. 16,1 1943 ; etc Mare,, 1,38, 1+ «si quid Pharisaei_ ad interrogationem renuntassent »), Qualifés d'aemullfdei en Bapt 12,4, Sur te trait de poleiique antijuve, ef iafra, 5, 22-23. perpe- traret: cf. supra, 1,65 infra, 14,3 2,11, documenta: empoyé ts exacement asec la alse uta dan lo langue eaigue, ofA Hus, Docere et fr thos el fate de docre, Paris 1965, p 360. ~ pene Ty aioe su echt de Ge re, abe Te. irs & gant ch. Schneider p10, Mais Fncaroation & Crist est ast un argument wil par les heriqes (ct petsisiment le De care Christ) ~ degetata = eon TLL BOT 834,24 cesar (ober, detract) appara ii 140 be pATIENTIA pour la premitre fois, le sens classique étant reeusalo, ter versatio, contwmacia. -steutio: Ter, ne recourt pas ailleurs dice terse. ~ passioibus : H.A.M. Hoppenbrouwers, Recher- ches sur le terminologie du martyr... Niimegen 1961, p.49 : «= Quan Tertulien veut exprimer la passion du Christ, c-a-d. les. dilférens supplices et tourments que cette passion comport, saas inclure sa mort il exprime toujours le fit par le pluriel». Si Ter. soulige le couple sermones- passiones (Christ), il atest pas six que le rapprochement (¢'alleurs felatf et de toute maniére unique dans le trait) entre passio- nes et patlenia (Christ) soit itentionnel, comme si sa con: ception de la patient Lui faisait oublier les liens étymolo- siques; dans ces conditions (on devrait méme dire: a for ‘ioe on comprend que Tert. a’ait guéze songé a présenter cexplicitement la patience du chrétien comme une imitation de la passion da Christ (ef. supra, p.32 é'autre part, nuancer en conséquence J, Fontaine, Aspects et problémes de la prose @art latine au IF sile, Torino 1968, p.123.).— sus rnendo : substitué & pati, qui, elon Hoppenbrouwers, op. cit, 1.50, « sousentend trop T'idée de mouri , tandis que susti- here «répond mieux & 18 notion de patintia. L’addition sustinendo, que les &diteurs ont souvent introduite pour respester la symetrie avec in praecipiendo, nest sans ‘doute pas indispensable (¢f. infra, 9, 2s. « eredere»). ere dere : en emplot absolu, feéquent chez Tert. et aprés lui (TLL sik 60L 1147, 72). Del w maturam : sur ce sens de natura sastére particulier), ef. Moingt, IV, p. 125.~ effec- tum? cf, Pud, 10, 14: « Quid... ex paenitentia maturescit quam emendationis effectis 7»; 61a Cic., Tuse., 2,3: ‘effects eloquent est audientium adprobatio»; ete. TLL 5, col. 130,28.— praestantiam : sur ce sens, ef. Braun, . 124-125, ~ ingenitae «cf. infra, §,3: «patientia in Deo. nata » Participe de Inglgno, correspondant au gr. ovouds (ef. Braun, p. $l, 3), appliqué aux atributs naturels t éernels de Dieu ou aux propriété innées de ime (ef. Moingt, IV, COMMENTAIRE 3, 11 May 108), soppose a aveidens, ef. Marc., Il, 11,2: «Ita prior bonitas dei secundum naturam, seueritas posterior secundum causam, Ila ingenita, haec accidens »; An. 38, 1: « Quam: ‘quam... praesiraxerimus, omnia naturalia animae ipst subs tantiae inesse pertinentia ad sensu et intelletum ex ingenito ‘animae consu, sed paulatim per actatis spatia procedere et tuarie per accidentia euadere pro artibus, pro institut...» propretatis:« réalité propre, particule»; Ia patience suc Jnamaine dont a fait preuve le Christ fit apparaitre en lui un ‘caractre divin, une ralite propre, differente de la née, qui n'a pas &té engendrée humainement, et qui est Esprit de Dieu (ef, Moingt, Il, p. 524; IV, p. 169). 2, Brive digression sur le le de la patience dans Vobéis- sance et Ia soumission dues a Dieu (chap. 1V). Lévocation précédente dela vie du Christ appelle une réflerion concernant la vie du chrétien. Nous dlevons nous soumeltre aux volontés du Seigneur et faice preuve dempressement dans notre obsissance, comme nous le voyons faire @ notre égard par les meilleurs de nos serviteurs (§ 1-2). Nous sommes Egalement obgis de nos obligés, et des animaux, sdomestiques ou sauvages (§ 3). Nous commetrions ddone une faute si nous ne donnions pas & Diew des ‘marques obéissance, alors que cest lui prévisé ment que nous devons celles que nous recevons (§-4). Mais cete réflexion se rattache étroterent au sujet: en effet, sans patience, pas dobeissance ni de Géference (§ $), Et on a vu ce qu’état la patience da Seigneur, sur laquelle on ne s'tendra jamais ‘assez. Qui se réclame de lui doit donc rechercher de tout son creur un bien qui lui appartent en propre. Crest ld un argument abrégé mais décisif en faveur de Ia patience ($6). 142 be PATIENTIA 4.1L Igitur + sens afaili pour introduire une remarque, un exemple (cf, TLL su, col.264, 83 .; 268, 355.) ied une Gigrestion. On aurait pu aitendre, pluté, prolongeant cette vocation, une réflexion sur la notion dimitation dela vie du Christ (¢f. Fredouile, p.401 : injra, 8,3). — probos.. et bbonae mentis: sur la coordination (ou la justeposition) dun aén. (ou ab.) de qualité & un ad, ancienne dans ta langue, cf. LHS, p. 18, — quosque: sur cet emploi de quisque avec un Positif (sing. ou pluie) chez Tere, ef. Waltzing, p. $3, chez les poetes et dans 1a prose impériale, cf. LHS. p.170.- conuersari: selon TLL s.. col, 857, 26, ce sens (—se gerere, ‘agers: cf. supra, 1,1 eonuersatio) se rencontrerait presque uniquement d'abord chez Ulp., Dig, 1, 16,9, 3 : «qui (ius) fon ut oportet conuersazi dicatur » ety puis chez Tert ici et Marc,, 11,27, 7, enfin dans les traductions de la Bible. ~ obsequium. obsequit: cf. Paen,, 4,4: « Obsequi.. ratio in similitadine animarum constituta est», Comme Tacite et Apulée, Tert a une certaine prédiletion pour ce terme, qui Uésigne normalement le devoir général de déférence de Pat Franchi envers son patron (ef. TLL sw. col. 181, 4). La vie du chrétien sera donc un euerum obsequium’ erga uerum Deum» (Spec., 1,4): ef fra, §25; M.Fini, op. cit . 19, ~ disiptina : « Vobservation (d'une loi, dun précepte) comme tele» ef. supra, 1,8 tifa, 12,1 Morel, art. i 1.40, — morigera : adj de la Langue archaique et, sans doute, Familére, ~ seruos.. Dei: biblisme (Esd. 5,11 ; Aet. 16,17 I Plere 2, 16; ete). Les serul Dei sont opposés aux serti iabolt, les patens (cf. Vi U4, 1), de méme que les ancilae Dei aux ancilie diaboli (ef. Ve, 11,613 Cute, 1,425 1, 11,2); si les serai Dei englobent sormalement les cate chuménes, les baptisés sont parfois appelés nevfet!serut Dei (cf. Specs, 1,15 Paen, 6,15); & e6té de ces désiznations, expression seruus Christ est toujours un sing. collectt; sur cette terminologie de Tert, ef. St. WI. Teeuwen, Sprechle cher Bedeutungswandel bei Tertullian, Paderborn 1926, coumnsraine 4, 12 143, p. 126-127: P, Van der Nat, Comm. au De idol. p. 4647. ~ Dei iui s expression qui prédomine dans les traités pastoraux (Mart, 3.1% Bapt, 5,2; ete. Cf. Braun, p. 765).— jn ‘compede aut pill + Ia non- reprise de la prépostion devant le second terme coordonné est caractérstique du style de Tert (ch. Lafstedt, Spr. Tert, p.62-63; Fredouille, SC 281. 343), - in aeternitate aut poenae aut salutis : = in poena aut fn salute aeterna, cf. Hoppe, Syn, p.85 5 4.2, seuer ralitati: of, Naty 1,7,29 : euitam ‘eternam sectatoribus et conseruatoribus suis spondet (disci plina nostra), e contrasio profanis ct aemulis supplicium feteraum aeterno igni comminatur »; Apol, 49,2: « melio: res fer} coguntur qui eis (=les vérités chrétiennes) credunt. ‘metu seterai supplicitet spe astern reftigeri»: Res. 32.6 “Auto. sihil in hominem destinatur, aoa liberalitas regni. non seueritasiudici.. aut, siin hominem destinatut, necesse ‘st in eas substantias destnctur,.»; Art, 3,2: «volo ud ci. diuin isttigm grauitatem maiestatem dignitatem recen- Sere, si non sublimiore fastigio pracsidet humana censura, Plenior utriusque sententiae honote, poenarum et gratiarum Seuerior in leiscendo et liberalior in largiendo » ; Pud., 1.5: * Christianae pudicitse ratio. coacta constantius ex metu et luoto aeterni gnis et regni»: 2,7: « Deus... lice patens. amen... comminatur patientiae finem »: ete. mais surtout Mare. l,13,57 « Vsque adeo iusttia etiam plenitudo est diuinitatis psi, exhibens doum perfectum, et patrem et ‘dominum, patrem clementia dominum disciplina, patrem potestate blanda dominum seuera, patrem diligendum pie Sominum kimendam necessarie, diligendum quia malit mise ricordiam quam sacrificium, et timendum quia nolit peces- tum. diligendum quia malt pacnitentiam peccatoris quam mmoriem, et timendum quia nolit peccatores sui iam non paenitentes... Fréquente chez Tert. (aux passages cités. Joindre encore Orat., 7, 1, ol elle est associée a ln clement: Paon., 6,11 ; Seorp. 6,1; ete), la notion de dberallias Dei 14a DE paTIENTIN rest pas proprement scripturaire (le mot est ailleurs absent ie Ia Vulgate). La Liberalitas principis occupe en revanche lune place importante dans la mystique impériale (ef, W. Be ringer, art. «Princeps , RE 22 col, 2231; J. Beaujeu, Religion romaine, Paris 1985, p.424). —declinandaea. initandae : ef. supra, 3, 9: sublondae morte ina, 13.8: ef firmandae. iv: of. infra, 15,3. Sur les devoirs réeiproques des maitres et des esclaves chez s. Paul et dans VEglise ancienne, mises au point de J. Dauvillier, Les temps apostoliques, Paris 1970, 9.4375. (riche bibliographie) C. Muniee, L'Eglse dans Empire romain (UI"-11F siéetes), Paris 1979, p.80-81 ; J. Gaudemet, L‘Eglise dans [Empire romain (IV%V* siécies), Paris 1958, p. 564. debitoribus ‘obsequil: cf Bapt, 12,4: poenitentie debitor ; Mon. 7.9 ‘monogamiae debitores; etc. Cette constr. de debit au figuré avee én. abstrait appara, selon TLL s.u col. 114, 28, chez Ovide, Sénéque Rh. etc. CP. iyra, 18,1, de peeuibus. ¢ théme de la domination de "homme sur un univers eréé pour lui infra, 5, $. Noter la distinction trés« romaine » entre ani ‘maux domestiques et sauvages. Agnoscunt...oboediunt: soupgonnant une lacun, Kroymann suagére, dans "apparateritigue de son édition. de lire : « agnoscunt denique < primi cuiuslibet_dominum idem > que oboediunt » Pour sa part, G. Thirnel, Studia Terculianea, 1, UWA 1921, p. 67-68, estime qu'on peut con server le texte transmis par la tradition en comprenant ‘agnoscunt se, se nobis a deo subdita esse» et en donnant & quae (oboediuni) Ia valeur de quod, cum (de méme, Apo 23,8: quae = quia; $0,2: quiz eis! An, 31,3: quae~ ‘quando :et.,avee alternance Apol, 7,2: « aut erite, si cre itis, aut notte eredere, qui non eruitis») ef. infra 18,1. A son tour, Hoppe, Beitr. p. 89 a repoussé cette explication, et ‘COMMENTAIRE 4,25 145 considéte, a juste tite, agnoscunt et oboediunt comme employes absolument, d'oi son interprétation : «die Wesen, welche gehorchen, erkenmen damit an d.h. schon in dem Gehorsamn der Wesen liegt ein Anerkennen ». Formulation comparable, par ex. Val, 1,1: «si tamen praedicant qui ‘ccultant». Sur ce théme, que les animaux peuvent nous ser Vir de modiles (& Ia fois xdiaurbique > et _vetéro- estamentaire), cf. Petré, Exemplum, p.45.s.— denigue = enim, nam, marque, Equivalence attestée depuis Fronton, frequente chez Tert (&f. TLL s.. col. $23, 52), ~ de temetip- so omis par inadvertance dans edition Borel. ~repende- rei scent. fe, comme souvent chez Tet, (¢f. SC 281, p. 360). Egalement employé infia, 10,3; 16,5. 4,5. Nee pluribus :. ent. dicam, agam (ef, Apol. 10, 11 nis iam de Saturno, ieet paucis »; Marc. Il, 28,3: « ir tus ueritatis paueis amat»; etc. Hoppe, Syn, p. 145s). cxhibitione : apparalt cher Aul. Gel, Nuits, 14,2, 7 et Gaius, Dig,, $0, 16,23 (TEL s.v. col. $3; $9). Cf. Cull M11 ‘esalus.. in exhibtione... pudiciiae statuta est »;Paer, 4, 6 ‘Ad exhibitionem obsequi prior est maiestas divinae potes tatis, prior est auctoritas imperantis quam utlits seruien tise. domino Deo ef supra, 1, 1. agnitio Dei: beaucoup plus fequent chez Tert. que cognitio, alors que cognoscere y {st presque aussi souvent emplayé qu'agnoscere. Ct. Apo 21,30 agtio uerittis; Mare, V, 20,6: agnitio Christ: Pad. 9,14: naturalis agnitio in deum ; ete. sibi: = ei (se ooh ct. Hoppe, Sym, p. 102, - incumbat : = congruat, pla eat (ets avec des nuances voisines, Bapl, 17,2: «laicis Gisciplina uerecundiae et modestiae incumbit» 5 Jud, 6,2 ‘cnecessitas nobis incumbit, ut.» ; Mare, V, 15, 5 :«incum- bit Marcioni exhibere..), et non, comme indique TLL s. col. 1077. 3. équivalent de intunctum, officium sit. Méme ‘dee, d'un point de vue plus particulier, dans Paen., 3,2 ‘Domino enim cognito,wltro spirtus a suo auctore respectus 146 DE PATIENTIA ‘emergit ad notitiam ueritatis, et admissus ad dominica prae- ‘septa ex isis statim cruditur id peceato deputandum @ quo deus arveat..nt 4,4: «paeniteat amasse quae deus non amat, quando ne nos quidem ipsi seruulis nostris ea quibus offendimur non odisse permitimus, Obsequii enim ratio in similtudine animorum consttuta est ».~ New uideamur inte- rieeisse: mémes prévenances en Nat, 1, 13,5 « Quare, ut ab exessu reuertar...»; Praes, 31,1: «Sed ab excessu reuer. tar. Virgw 11,1: « Sed quod supra intermisimus ex parte subsecutae disputationis, ne cohacrentiam ius disperge emus, nune responso expungemus »; et. Plus aénéralement, sur le soin mis par Tert. a guider son lecteur, ef Fredouille, .37-38, Interieisse: Ninerlectio est dans le langue de la ‘hétorique, une « parenthése » plutét qu'une « digression», Fredouille, p. 365, n.4 ; Val, 33, 1 SC 281, p. 350, obluc- tatur seule occurrence de ce vb. chez Tett 4,6. demonstrator: deux autres occurrences du mot chez Ter, Apol, 23,6: «iste ipse Aesculapius medicinarum demonstrator», et Ana 1,6: «(Gapientia de schola cael) ceria nullum alium potiorem animae demonstratorem quam ‘auctorem ». ~aceeptator : création de Tert. (ef. Hoppe, Beitr, . 133), qui y recourt en deux autres passages : Paem, 2.9, + Deus... bonorum... nevesse est. acceptator, si acceptator, etiam remunerator, et Tei, 11,2: «uotum, cum 2 Deo Acceptatum est, legem in posterum facit per auctoritatem acceptators ».- de bono elus: cf. supra, 1.7.— late relrac- {et cf. ta, $, 1 su. «loquacitas ».~ in expedito : méme si, sémantiquement, Yexpression a valeur d'adjectif (et. Vx, U,2,5: expedita sententia; Marc, 11,28, 3: expedita ult. us ete. TLL s.u. x expedio », col 1619, 65) ou d’adverbe (ct. Apol, 47,10: expedie... praeseribimus) syntaxiquement adj. neutre substantive (cf supra, 3,1: de longinquo, de supernis} sur le méme plan que in.. compendio et, comme is dependant de consttuta est (eh infra, 7,5; 10,1; 13,1 CCoMMENTAIRE 4, 5-6 147 Paen., 4,4 [cite supra, § 5] : ec). ~ In expedito et «compen dio: of. Fredouille, p. 198s. eommendatio et exhortatio : cf. supra, 1,1 et pls. 3. Viee opposé, Timpatience » Satan pour auteur (chap. v. a Apparition de Vimpatience. Sa dégénéreseence en colére, puis en crime (hap. V, 1-17). Un tl argument ne rend pas pour sutant inutile one en pu apron Es patel tieox tonal les comportement gil fautadop tee can ui fat vier (51-2), De a, de meme tie la patience a Deu pour «auteur» impatience 2'Satan pour caster ily a done etre Tune et Tastre lame opposition et la meme dxance aienie Dia e Tres Bon, e508 adverse, Satan, levies Mauvas (§ 3:4) En eel premier move then impatience fut la tation de Satan, nape Sie de supporter que Dieu et soumis laren & Mhomime (3) ante @accepter cette sation aveo patene, Stan en fit epouvs epi homme ex Iverson (0), Pe ingot, ay demesran, de savoir sien Satan cesta mechanceté qu fit arcue + Fimpatince ou Vinee du moment que een ace Iu qapparat impasence equ sut en fare ins trumentd picne (8), Satan appt & Eve Fimpe tence, ele pee ds dex premrs exdtres fet omit par impatience, Ce ft Ia cate do jugement GE Dist ui manna so patience en contenant a mauce Satan, san le cater (§ 9-12. A Par dis Thome vivait dans Vnnocene ee Femi ce igo; sur t tre, lon du regard de Dieu il =