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Zehani/Liberté

ILS SERVIRAIENT D'ESCALES POUR ALLER AU JIHAD EN SYRIE

Les aéroports algériens sous haute surveillance P.6

APRÈS LES ACCUSATIONS DES RESP MAROCAINS CONTRE L’ESS

APRÈS LES ACCUSATIONS DES RESP MAROCAINS CONTRE L’ESS Le Raja désapprouve l’escalade ! P.23

Le Raja désapprouve l’escalade ! P.23

UNE TEMPÉRATURE DE 27 DEGRÉS EST PRÉVUE À ALGER

Météo : retour

à la normale

à partir

d’aujourd’hui P.4

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

P . 4 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE 0355 QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37,

0355

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 6913 MARDI 5 MAI 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

INSTRUCTION DE SELLAL POUR LES DÉCLARATIONS DE PATRIMOINE Ces procès et déballages qui embarrassent le
INSTRUCTION DE SELLAL
POUR LES DÉCLARATIONS
DE PATRIMOINE
Ces procès et
déballages qui
embarrassent le
gouvernement
OUVERTURE HIER
DE SON PROCÈS
À LA COUR DE BLIDA
P.3
PROGRAMMÉE AU CENTRE
CULTUREL AZZEDINE-
MEDJOUBI
Khelifa prêt
à tout révéler
a conférence
e la CLTD
nterdite P.28
SA FAMILLE ACCUSE,
L’ENQUÊTE TRAÎNE
P.2
Que
cache
l’affaire
Ramzi ?
P.4
Louiza/Liberté

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P.28 SA FAMILLE ACCUSE, L’ENQUÊTE TRAÎNE P.2 Que cache l’affaire Ramzi ? P.4 Louiza/Liberté Publicité AF

AF

P.28 SA FAMILLE ACCUSE, L’ENQUÊTE TRAÎNE P.2 Que cache l’affaire Ramzi ? P.4 Louiza/Liberté Publicité AF

Yahia/Archives Liberté

2 L’actualité en question

Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

OUVERTURE HIER DE SON PROCÈS À LA COUR DE BLIDA

Khelifa prêt à tout révéler

Moumen Khelifa est apparu dans le box des accusés amaigri et pâle, parmi une vingtaine d’autres détenus, dans le cadre de l’affaire Khalifa Bank.

Louiza/Liberté
Louiza/Liberté

Le procès Khelifa s’est ouvert hier matin au tribunal de Blida.

V êtu d’un costume noir et d’une chemi- se blanche, il a baillé souvent lors de la longue lecture de l’ordonnance de ren-

voi. À croire un de ses deux avocats, Medjhoud Merouane, l’état phy- sique de Moumen Khelifa n’a rien à voir avec sa détention en Algérie. “Il est revenu comme cela de Grande- Bretagne”. M e Medjhoud annonce dès le début de l’audience que son mandant est prêt à tout déballer “pour prouver son innocence, quels que soient les noms à citer et le prix à payer”. L’offensive procédurière est enclenchée par la défense de Mou- men à 14h30, à la reprise de l’audien- ce après une matinée consacrée à l’appel des accusés, des parties civiles et des témoins. Rien que l’appel des témoins a duré plus de deux heures.

M e Lezzar Nasreddine dénonce la non-audition de son mandant par un juge d’instruction après son extradi- tion de Grande-Bretagne. “Or, dit-il, le principe de l’instruction est qu’el- le constitue une obligation en matiè- re criminelle. Ce principe a été violé par le procès en cours. Moumen Khe- lifa n’a jamais été entendu par un magistrat instructeur”. M e Lezzar poursuit : “Le 6 avril 2015, l’accusé a été convoqué par le président du tri- bunal criminel pour un procès-verbal complémentaire qui a été appliqué de manière abusive comme un PV de première comparution”. L’avocat de Rafik Khelifa argumente : “Le PV de première comparution ne peut être accompli que par un juge instructeur qui instruit à charge et à décharge. Nous sommes dans un procès où le magistrat a accompli l’instruction et va siéger dans le fond. C’est une vio-

lation flagrante du principe d’un procès équitable.”

Le parquet : “Moumen était en état de fuite et ne peut faire l’objet d’une instruction”

Le premier procureur général ad- joint, Zarg El-Ras, représentant dans ce procès le ministère public, ré- plique que Khelifa Rafik a été jugé en 2007 et condamné par contumace. “Il a choisi l’option de fuite et donc ne peut revenir au juge d’instruction. Cela sera une première. Il est tenu par l’arrêt de renvoi de 2006”. M e Lezzar lui rappelle que Khelifa n’était pas en état de fuite, mais emprisonné en Grande-Bretagne, en attentant la procédure d’extradition demandée par les autorités algériennes et qui a pris plusieurs années. Sur la fusion des deux affaires, le parquet répond que le tribunal criminel a la préro-

ELLE L’ACCUSE DE MALVERSATIONS

Nouvelle salve du PT contre Labidi

L a ministre de la Culture, Nadia Labidi, a essuyé hier une nouvelle salve d’accusa-

tions de la part du Parti des tra- vailleurs. Présents en nombre pour le débat sur l’avant-projet de loi sur le livre, les députés de la formation de Louisa Hanoune n’ont pas manqué l’occasion pour revenir à la charge et accuser la ministre d’être impliquée dans “des conflits d’intérêts”. Selon le compte rendu de TSA, les députés du PT sont longuement revenus sur le projet du film Le Patio produit par Pro- com International, société dont la ministre est propriétaire, lequel a bénéficié d’un financement de

l’ordre de 12 milliards de centimes dans le cadre de la manifestation “Constantine, capita- le de la culture arabe”, grâce à l’intervention d’un res- ponsable du ministère auprès de la commission de lec- ture de la manifestation. Outre l’émission produite par sa boîte qu’elle vend à l’ENTV, la ministre est accusée d’avoir cédé gratuitement le Théâtre national pour un

d’avoir cédé gratuitement le Théâtre national pour un spectacle organisé par l’ambassade US, en guise de

spectacle organisé par l’ambassade US, en guise de remerciements pour les facilités qui ont permis à son fils d’ob- tenir une bourse d’étude dans le pays de l’oncle Sam, d’avoir attribué, “contre l’avis du Conseil du gouvernement”, 17 milliards de centimes, à Amine Kouider, chef de l’orchestre sympho- nique national, pour son spectacle d’ouverture de la manifestation “Constantine, capitale de la culture arabe”, mais aussi d’avoir alloué “l’en- veloppe de huit cent millions de centimes à Nouba, une association dont elle est membre fondatrice”. Excédés par les ac- cusations, les députés du FLN ont volé au secours de la ministre en appe- lant le PT à porter l’affaire devant les tribunaux “s’il en a les preuves”. “Il faut qu’il y ait un respect réciproque”, s’est contentée de ré- pondre la ministre au sortir de la plénière, selonTSA. Quelques jours plus tôt, Louisa Hanoune a mis au défi la ministre de démissionner et elle de renoncer à son im- munité pour s’affronter devant le prétoire.

R. N.

gative de joindre deux affaires tenues par un même arrêt de renvoi.

Aucun ministre ne s’est présenté à l’audience

M

e Lezzar déclare ne pas être contre

À

relever que plus de 150 témoins

la

décision de jonction tout en regret-

manquaient à l’appel dont des ex et

tant que cette décision ne figure pas dans le planning initial. “Il y a eu, par la suite, une ordonnance annonçant la jonction que personnellement je ne sais pas quand elle a été affichée puisque je ne viens pas souvent à la cour de Blida”. Après délibération, le président d’audience rejette dans le fond les requêtes de la défense de Moumen Khelifa et accepte seule- ment de ne plus qualifier Khelifa Moumen “d’accusé principal” com- me l’a revendiqué M e Lezzar. Il pro-

actuels ministres et des personnali- tés du monde des affaires et sportif. Cinq ministres figurent sur la liste des témoins. Il s’agit de Mohamed Djellab, actuel ministre des Finances et anciennement administrateur de Khalifa Bank, Abdelmadjid Teb- boune, actuel ministre de l’Habitat, Karim Djoudi, ex-ministre des Fi- nances, Mourad Medelci, ancien ministre des Affaires étrangères, et Abou Djerra Soltani, ex-ministre du Travail.

cède, par la suite, immédiatement, à

À

l’exception de Mohammed Djel-

la

constitution du tribunal criminel

lab qui a été aperçu à la cour mais qui

avec ses membres du jury et ordon-

ne s’est pas présenté à l’audience,

ne la lecture de l’arrêt de renvoi qui

tous étaient absents. Le secrétaire gé-

poursuivra aujourd’hui, suivi de l’audition de Ralik Khelifa.

se

néral de l’UGTA et le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Lak-

Près de 400 témoins dans les deux affaires

saci, cités aussi à comparaître en tant que témoins ne se sont pas non plus présentés à l’audience. Du mon-

Parmi les 74 inculpés dans le cadre de Khalifa Bank, il y a eu extinction de poursuite contre cinq dont le décès

de sportif, on a noté la défection de l’ex-footballeur international Lakh- dar Belloumi, de Saïd Allik, ex-pré-

a été prouvé par des documents ad-

ministratifs. Il s’agit de Zerrouk Dja- mel, Bourayou Nadjib, Barbar, Tabet

et Kheirredine Walid. Quant au no-

taire Rahal, son cas n’a pas été tran- ché. Les deux procès Khalifa fusion- nés, c’est aussi près de 400 témoins et une centaine de parties civiles constituées. Même si le magistrat a prévenu que la loi est claire. Ce sont seulement les parties civiles consti- tuées avant l’arrêt de la Cour suprê-

me qui seront acceptées. Selon lui, il

y en a une cinquantaine qui rentrent dans ce schéma de procédure. Pour

le reste, leur cas sera étudié ultérieu-

rement. La différence entre le chiffre de 300 témoins auditionnés, lors du procès de 2007 et celui donné hier, s’explique par le fait que les inculpés qui ont purgé leur peine sont passés du statut d’accusé à celui de témoin.

sident de l’USMA et de Mohamed Raouraoua, président de la Fédéra- tion algérienne de football, qui a jus-

tifié quelques jours auparavant, au parquet, son absence par une mis- sion à l’étranger. Seuls Moh-Chérif Hannachi, président de la JSK, et Yahi Abdelmadjid, président de l’US Chaouia, étaient présents, hier, à la cour de Blida. Manquaient à l’appel, en outre, le P-DG de la compagnie Aigle Azur pour des raisons de san- té et l’homme d’affaires algérien,

Tahkout.

Le président de l’audience a précisé

que l’ensemble des témoins seront convoqués en fonction du program- me du tribunal criminel tout en as- surant que toutes les personnalités sont tenues de se présenter à la bar- re au moment opportun.

NISSA HAMMADI

Liberté

COUR DE BOUMERDÈS

Affaire Oultache et ABM reportée pour la troisième fois

Le procès en appel, opposant la DGSN à la société Algerian Business Multimedia (ABM), prévu hier à la cour de Boumerdès, a été reporté au 20 mai 2015. C’est la troisième fois en l’espace d’un mois que le juge décide du report. Mais cette fois-ci, on a invoqué les lenteurs enregistrées dans la procédure d’extraction, notamment celle concernant Chouaïb Oultache, l’ex-chef de l’unité aérienne de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). En effet, celui-ci n’est arrivé au tribunal de Boumerdès qu’à la mi-journée, ce qui a amené les avocats à demander le report. La dernière fois, le juge avait décidé de renvoyer le procès pour absence de témoins, puisque sur la vingtaine citée dans cette affaire, seuls cinq étaient présents au tribunal correctionnel. Il y a lieu de rappeler que cette affaire a déjà été traitée par la cour d’Alger en octobre 2011. Elle a été renvoyée à la cour de Boumerdès suite au pourvoi en cassation introduit par les accusés, parmi lesquels se trouve Oultache, présumé assassin du directeur de la DGSN, Ali Tounsi. Ce dernier avait écopé d’une peine de 5 ans de prison ferme en première instance pour les chefs d’accusation “malversation, trafic d’influence et passation de marchés non conforme”, alors que plusieurs autres personnes dont le P-DG d’ABM et plusieurs de ses adjoints, ainsi que des cadres de la DGSN ont été condamnés à des peines allant de 1 à 4 ans.

M. T.

plusieurs de ses adjoints, ainsi que des cadres de la DGSN ont été condamnés à des

LIBERTE

Mardi 5 mai 2015

L’actualité en question

3

INSTRUCTION DE SELLAL POUR LES DÉCLARATIONS DE PATRIMOINE

Ces procès et déballages qui embarrassent le gouvernement

L’impact des procès pour corruption en cours d’instruction dans les tribunaux et des grands déballages publics de ces derniers jours sur l’image du gouvernement est forcément négatif. Ce dernier semble en avoir ressenti les effets. Aussi, tente-t-il de faire montre de poigne, en sommant les commis et cadres de l’État de faire leur déclaration de patrimoine.

A lors que la cour d’Alger se préparait à juger l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, le Pre- mier ministre, Abdelmalek Sellal, se fendait d’une ins- truction dans laquelle il re-

commande aux membres de son gouverne- ment et aux hauts commis de l’État d’établir leurs déclarations de patrimoine et de les dé- poser auprès des institutions et organismes ha- bilités à les réceptionner. En somme, la Cour suprême pour le président de la République, les présidents des deux Chambres du Parle- ment, le président du Conseil constitutionnel, le président de la Cour des comptes, les am- bassadeurs, les walis, les magistrats et l’Orga- ne national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC) pour les élus locaux et les hauts fonctionnaires. Le Premier ministre a, en effet, par lettre n°96/PM du 18 avril 2015, instruit les membres du gouvernement à l’effet d’entamer l’opéra- tion de remise à l’ONPLC des déclarations de patrimoine relatives aux agents publics défi- nis par le décret présidentiel n°06-415 du 22 novembre 2006. L’instruction en question a été accompagnée d’une note d’organisation n°04/15 à l’ONPLC. La note, datée du 19 avril

Yahia/Archives Liberté
Yahia/Archives Liberté

Les commis de l’État et les hauts cadres sont tenus de faire la déclaration de leur patrimoine.

2015, définissait les modalités pratiques de mise en œuvre de l’instruction. L’instruction du Premier ministre s’assimile à un rappel aux commis et hauts cadres de l’État de s’acquit- ter d’une obligation légale. Elle donne donc à déduire que des manquements à cette obli- gation légale ont été constatés. Car, sinon, il

n’y avait pas lieu de recourir à l’instruction. Sans préjuger de son application, le texte ainsi pris par le Premier ministre renseigne sur la préoccupation qui affecte le gouvernement des suites des affaires de corruption qui sont étalées sur la place publique. Il s’est assurément senti plus que jamais interpellé, tant est négatif

l’effet que produisent les déballages publics sur son image. Par sa réaction, intervenue au mo- ment où la justice traite de grosses affaires comme celle de l’autoroute Est-Ouest ou en- core le procès en appel de l’affaire Khalifa, le gouvernement opère une opération de mar- keting politico-publicitaire à travers laquelle il poursuit d’apparaître dans l’attitude d’un Exécutif qui veille à la mise en branle des ins- truments légaux de lutte contre la corruption. Ce message, qui défile en filigrane, est desti- né aussi aux gouvernements et opinions étrangers qui suivent fort certainement la curiosité des chancelleries, sinon le Net aidant, les déballages et les déroulés des procès sur la corruption. À plus forte raison quand des mi- nistres font l’objet d’accusations de conflits d’intérêts. La secrétaire du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, ne cesse de pointer du doigt deux membres du gouvernement en exercice, osant même les défier d’aller devant un tribunal, dé- tenant, affirme-t-elle, des preuves de ses ac- cusations. Les déballages arrivent au mo- ment où le gouvernement Sellal, qui n’est point gâté par la conjoncture économique, doit faire avec l’austérité budgétaire.

SOFIANE AÏT IFLIS

ABDELAZIZ RAHABI À “LIBERTÉ” À PROPOS DE L’INSTRUCTION DE SELLAL

“C’est une opération marketing”

Zehani/Archives Liberté
Zehani/Archives Liberté

A près les membres du gou- vernement qui ont été ins- truits par le Premier mi-

nistre, Abdelmalek Sellal, de décla- rer leur patrimoine, c’est au tour des cadres supérieurs de l’État et des élus locaux d’être sommés d’en faire de même. Et, c’est l’Office national de prévention et de lutte contre la cor- ruption (ONPLC), une institution placée sous l’autorité du président de la République, qui s’est chargé de les mettre en demeure. Indépendamment de la base légale qui permet au Premier ministre d’ordonner à ses ministres de se conformer à cette obligation, cela re- lève plutôt des prérogatives de la Cour suprême, ou à l’ONPLC, cen- sé demander les déclarations de pa- trimoine plutôt qu’aux institutions pour lesquels travaillent les fonc- tionnaires et élus concernés par la déclaration de patrimoine, c’est le

timing choisi par le Premier ministre et l’ONLPC qui pousse l’observateur

à poser la question de savoir pour-

quoi maintenant. Au moment même où une série de procès liés aux af- faires de corruption, autoroute Est- Ouest, Khalifa Bank et bientôt So-

natrach I, les politiques comme les institutions découvrent les vertus de la déclaration de patrimoine. Joint par téléphone, Abdelaziz Ra- habi, ancien diplomate et ancien ministre de la Communication, qui

a eu à travailler sous Liamine Zeroual

et aussi sous Bouteflika, a indiqué que “depuis le gouvernement de Smaïl Hamdani, personne parmi les ministres des gouvernements qui se sont succédé durant le règne d’Ab- delaziz Bouteflika ne l’a fait”. Pour lui, demander aujourd’hui aux mi- nistres, aux cadres supérieurs et aux élus de déclarer leur patrimoine et le faire coïncider avec des procès de corruption épargnant les décideurs politiques obéit à une même lo- gique. “Cela relève d’une opération marketing politique de fin de règne dont l’objectif est de dépouiller du caractère politique la corruption généralisée à tous les niveaux de res- ponsabilité et qui a gangrené y com- pris les secteurs stratégiques épargnés jusque-là par le phénomène comme les hydrocarbures et les contrats d’ar- mement”, a-t-il déclaré. L’ancien ministre de la Communi- cation a estimé que le peuple algérien ne trouve pas “des modèles d’inté- grité”, et ce déficit d’“exemplarité” participe au développement de la gangrène, ternissant davantage l’ima- ge du pays. “Les déballages et les noms de politiques balancés tous les jours n’arrangent pas les choses, cela

ne donne que des exemples de cor- rompus”, a-t-il souligné. Abdelaziz

Rahabi a expliqué que “l’impunité et l’immunité sont les véritables ma-

melles de la corruption qui ne peut être possible sans couverture poli- tique”. Et d’asséner : “Abdelaziz Bouteflika qui garantit l’immunité et

l’impunité à ses ministres est le véritable parrain de la corruption en Algérie.”

L. H.

L’ÉDITO

PAR OMAR OUALI

De l’enfumage !

Les citoyens

algériens, loin

d’être dupes,

n’ont d’ailleurs pour réaction à ces pseudo- déclarations faites dans la presse, à l’occasion des élections, que mépris et ricanements. C’est que la corruption, depuis une quinzaine d’années, a franchi le seuil de l’indécence morale et du crime politique, pour devenir une institution, un mécanisme de gouvernance qui a permis à des politiciens véreux de devenir des multimilliardaires grâce à la

“tchipa” et au bakchich qui ont fleuri à l’ombre des grands projets d’infrastructures.”

L’ Office national de prévention et de lutte contre la corruption (ON- PLC), un organe qui n’a pas vocation à communiquer publi- quement, vient d’être rappelé au bon souvenir des cadres su-

périeurs et des élus de la nation. Ces derniers, suite à l’instruction du

Premier ministre datant du 18 avril, sont fermement rappelés à l’obli- gation de faire leur déclaration de patrimoine. Parfait ! Que deman- de le peuple ! Mais petit bémol, néanmoins, car le rappel de l’obligation par Sellal

laisse entendre que ses destinataires, qui ont eu tout le loisir de le fai- re, n’ont pas souscrit à la procédure. Ce sont, donc, bien des fraudeurs,

si on dit les choses trivialement. Faut-il s’en étonner pour autant ? Pas

du tout, car en Algérie, royaume béni de la corruption à grande échel- le, personne ne croit vraiment à la déclaration du patrimoine. Ques- tion de culture. Et encore moins les ministres, les parlementaires, les hauts fonctionnaires qui sont pourtant censés donner l’exemple, dès lors que la loi les y oblige.

Les citoyens algériens, loin d’être dupes, n’ont d’ailleurs pour réaction

à ces pseudo-déclarations faites dans la presse, à l’occasion des élec-

tions, que mépris et ricanements. C’est que la corruption, depuis une quinzaine d’années, a franchi le seuil de l’indécence morale et du cri- me politique, pour devenir une institution, un mécanisme de gou- vernance qui a permis à des politiciens véreux de devenir des mul- timilliardaires grâce à la “tchipa” et au bakchich qui ont fleuri à l’ombre

des grands projets d’infrastructures. Le procès de l’autoroute Est-Ouest qui vient de s’achever, même s’il

a tout l’air d’une parodie, en est la preuve matérielle. C’est pourquoi, il est permis de douter, en définitive, de l’instruction de Sellal. Comme d’ailleurs de ces organes, mécanismes et autres machins à dénominations ronflantes, sortis de la manche du pouvoir, pour faire croire à une volonté de lutte contre la corruption. C’est de l’enfumage !

4 L’actualité en question

Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

SA FAMILLE ACCUSE, L’ENQUÊTE TRAÎNE

Que cache l’affaire Ramzi ?

Le quartier d’El-Biar est en émoi depuis jeudi dernier. La mort de Ramzi hante le quartier. Les accusations d’homicide fusent continuellement. L’enquête ouverte par la police n’a pas encore livré ses conclusions.

M ystère et boule de gomme au- tour du décès de Ramzi, écolier de 11 ans à l’école primaire

Moula-Hanine d’El-Biar. Victime d’une agression, disent certains, d’un malaise, répliquent d’autres, qu’en est-il réellement ? Immersion, hier, dans le quartier de la victime. La maison familiale était toujours pleine de monde. Qui pour présenter ses condoléances, qui pour exprimer son soutien à une famille martyrisée par la mort tragique de son fils de 11 ans. Au moment de notre visite à la famille, la police était sur place pour mener son enquête. Une enquête diligentée juste après le décès de Ramzi au service pédia- trique de Birtraria. “La maman est toujours sous le choc, elle ne peut pas recevoir les journalistes”, nous in- terpelle un jeune devant l’entrée de la maison. Un autre, proche de la fa- mille, n’a pas retenu son émotion quand il évoquait la victime. “Il n’était pas malade”, a-t-il dit, avouant que “la famille n’a jamais fait de déclarations contradictoires”. “Les enseignants et les élèves ont tous témoigné”, a ajouté le jeune Mohamed-Amine, parent de la vic- time, précisant que ces derniers ont tous “affirmé que Ramzi se portait bien avant l’agression”. Fouad, oncle

Zehani/Liberté
Zehani/Liberté

de la victime, est catégorique : “Nous sommes convaincus que Ramzi est victime d’un assassinat.” Notre interlocuteur a ajouté que “les résultats de l’autopsie seront connus demain (aujourd’hui, ndlr)”.

Tout le quartier d’El-Biar est sous le choc après le décès tragique de Ramzi.

Interrogé si la famille a déposé une plainte pour homicide, Fouad a souligné que l’enquête diligentée par la police suit son cours. Pour la famille, Ramzi a bel et bien été as- sassiné. Qui est l’assassin ? Pourquoi

l’homme désigné au début de l’af- faire n’a-t-il pas été arrêté ? Pourquoi les résultats de l’autopsie ne sont-ils toujours pas communiqués ? Autant de questions et d’interrogations qui laissent la voie libre à la vox populi

qui s’est emparée de l’affaire. Au- jourd’hui, un sit-in est prévu à la pla- ce Kennedy d’El-Biar. Dans le texte de l’appel, les initiateurs évoquent “un meurtre”. Il est programmé à 13h pour dénoncer, selon les termes de l’appel, “la violence contre les en- fants”. Devant l’école Moula-Hani- ne où Ramzi était scolarisé, des pa- rents rencontrés évoquent à l’una- nimité “un garçon gentil”. “Il était hy- peractif, mais très gentil”, disait Az- zedine qui accompagnait sa fille à l’école Ali-Hammoutène, en face de l’école Moula-Hanine. Ils sont une dizaine de parents à avoir té- moigné. Pour eux, “s’il y a une vo- lonté de faire la lumière sur cette af- faire, la police doit revoir les caméras de surveillance qui filment l’entou- rage”. Un autre parent a avoué que “même l’imam a lancé un appel à té- moin”. Les parents d’écoliers ren- contrés ont affirmé qu’ils seront tous présents au sit-in d’aujour- d’hui, dans le but, ont-ils dit, “de sou- tenir la famille de Ramzi” et, surtout, de “contribuer à l’éclatement de la vé- rité”. L’affaire Ramzi n’a pas encore livré tous ses secrets. Les services de la DGSN, contactés par nos soins, s’en tiennent au dernier communi- qué qu’ils ont diffusé, et dans lequel, ils ont annoncé l’ouverture d’une enquête, confiée à la sûreté de daï- ra de Bouzaréah.

MOHAMED MOULOUDJ

IL SE TIENDRA DU 7 AU 13 MAI À ARDIS

La tradition algérienne à l’honneur au Salon du mariage

D. R.
D. R.

Le patrimoine culturel sera à l’honneur lors du Salon du mariage.

L a 4 e édition du Salon du mariage aura lieu du 7 au 13 mai au centre commercial Ardis, a souligné un

communiqué rendu public, hier, par les organisateurs. Placée sous le thème “Mariage en fête”, cette nouvelle édition enregistre la participation de 100 ex- posants sur une superficie de 3 000 m 2 . “L’événement se veut un espace d’expo- sition et de vente dont le maître-mot est la mise en valeur de notre patrimoine culturel à travers les us et coutumes, le savoir-faire, ainsi que les arts tradi- tionnels et modernes de nos artisans et producteurs”, explique Hany Zergat, or- ganisateur du salon. Le document fait savoir que le salon est un événement d’essence culturel avec des visées éco- nomiques et sociétales. “En plus d’être le premier acte par lequel se perpétuent une nation et ses valeurs culturelles, le mariage est un véritable marché éco- nomique porteur”, note M. Zergat. Dans son communiqué, l’organisateur de la manifestation argumente

qu’en Algérie, chaque année, envi- ron 400 000 mariages sont enregistrés par les pouvoirs publics. En tablant sur une dépense moyenne de 1 million de dinars par union en prenant en comp- te toutes les dépenses. “Il s’agit donc de 400 milliards de dinars dépensés an- nuellement. Et c’est dans ce marché que ‘Le mariage en fête’ veut placer ses partenaires et participants en offrant la primeur aux producteurs nationaux”, explique l’organisateur. Le salon vise, également, à promouvoir l’artisanat et le patrimoine culturel à tra- vers la participation de créateurs et ar- tisans. Le salon offre aux producteurs nationaux l’opportunité de faire connaître au grand public leur travail. “Notre pays compte 11 régions culturelles qui sont méconnues par le grand public. Notre salon essaye d’être un relais pour faire connaître la diversité culturelle de l’Algérie à travers les traditions du ma- riage”, conclut M. Zergat.

D. S.

UNE TEMPÉRATURE DE 27 DEGRÉS EST PRÉVUE À ALGER

Météo : retour à la normale à partir d’aujourd’hui

Une baisse de température est prévue sur les régions du Nord à partir d’aujourd’hui tandis que le temps restera chaud dans le Sud, a-t-on appris, hier, auprès de l'Office national de météorologie (ONM). La hausse des températures maximales enregistrées hier “était prévisible depuis une semaine avec un retour à la normale à partir d’aujourd’hui sur les régions nord du pays. Le temps restera chaud sur les régions du Sud”, a précisé la chargée de la communication à l'ONM, Houaria Berrekta, dans une déclaration à l'APS. Un pic de 41° a été enregistré à Alger, Annaba, Ouargla, El-Oued et M'sila alors qu’on a enregistré 40° dans les wilayas de Tizi Ouzou, Chlef, Relizane, Mascara et Ghardaïa. La température prévue aujourd’hui à Alger est de 27°. Il fera 26° à Mostaganem, Oran, Béjaïa et Tlemcen, 36° à Guelma et 32° à Chlef.

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Alger est de 27°. Il fera 26° à Mostaganem, Oran, Béjaïa et Tlemcen, 36° à Guelma

SPR

LIBERTE Mardi 5 mai 2015

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

L’ONG ÉTRANGÈRE QUI LE GÈRE N’A PAS OBTENU D’AGRÉMENT

Menace sur SOS Village d’enfants de Draria

D’AGRÉMENT Menace sur SOS Village d’enfants de Draria ■ SOS Village d’enfants est une association de

SOS Village d’enfants est une association de droit international, qui gère depuis 2005 un orphelinat à Draria, et ce, par le truche- ment d’une convention signée, cette année- là, avec le ministère de la Solidarité natio- nale. En 2012, une loi sur les associations, révisée par le gouvernement et adoptée par le Parlement, entre en vigueur. SOS Village d’enfants, comme toutes les ONG étran- gères, est contraint de se mettre en confor- mité avec les nouvelles dispositions législa- tives. Il dépose dès lors un dossier d’agré- ment auprès des services compétents du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales pour continuer à diriger le centre.

Sa requête n’obtient néanmoins pas d’écho favorable, car les pouponnières doivent être gérées désormais par des associations nationales. Le village d’enfants de Draria, qui abrite près de 200 mineurs et jeunes adultes sans famille, se retrouve dans une situation kafkaïenne. Disparaître ou vivre dans l’illégalité. Encore faut-il que les auto- rités publiques le tolèrent. Deux transferts des enfants vers les centres spécialisés de rééducation et les pouponnières de l’État ont été décidés. Ils ne sont, toutefois, pas exécutés jusqu’à présent.

COUPURES DE CONNEXION INTERNET À CONSTANTINE

Algérie Télécom donne des explications

L’opérateur national de téléphonie fixe et

des services d’Internet rapporte que, durant la journée du vendredi 1 er mai, une panne est survenue sur le réseau télépho- nie/ADSL d'Algérie Télécom à Constantine. Celle-ci est due à une coupu- re d'électricité, opérée par Sonelgaz de 8h jusqu'à 18h. Ce qui a provoqué l'arrêt d'un équipement MSAN et l'isolement de dizaines de clients. “Les travaux en cours n'ont pas affecté le réseau de fibre optique déployé dans la ville et aucune perturbation n’a été enregistrée durant la semaine derniè- re sur le service Internet”, affirme-t-on à Algérie Télécom. Pourtant, nos journalistes

locaux font état d’absence de connexion Internet pendant plus d’une semaine et à ce

jour. Ils confirment que les quartiers concernés par les coupures Internet et télé- phone sont Aouati-Mostafa, avenue Abane-Ramdane (ex-rue Rouault de Fleury) et l'avenue Belouizdad (ex-Saint- Jean). La coupure d'électricité dont parle Algérie Télécom a lieu dans le quartier dit rue Casanova, à proximité du siège de l'APC. Dans d’autres endroits de la ville, coupure définitive de téléphone et d’Internet pendant 4 mois et demi, soit depuis décembre 2014. Elle a été rétablie il

y a 10 jours.

CITÉ AADL DE DOUÉRA

Les ascenseurs en panne depuis trois mois

C’est devenu courant. Les citoyens nous

font part régulièrement des contraintes rencontrées sur leurs lieux de résidence, en raison du dysfonctionnement des méca- nismes mis en place par l’AADL pour entretenir les parties communes aux copro- priétaires et les espaces publics de ses sites. Ainsi, les habitants du bloc A3 de la cité de Douéra souffrent d’une panne simultanée des deux ascenseurs depuis plusieurs semaines. “Ces ascenseurs fonctionnent sans batterie de réserve ni même de stabilisateur de tension, alors dès qu'il y a coupure d'élec- tricité, ce sont les pièces électroniques qui subissent les dommages. J'habite au 13 e

étage, mes enfants comme ceux de mes voi- sins font 4 navettes à l'école avec de lourds sacs à dos. Le soir, ils sont épuisés. Mon épouse est à son huitième mois de grossesse

Mon épouse est à son huitième mois de grossesse et je ne vous raconte pas ce

et je ne vous raconte pas ce qu'elle endure. Pourtant nous nous acquittons sans retard des charges de 2 600 DA par mois”, raconte

le citoyen qui nous a alertés.

AFFAIRE D’ESCROQUERIE ET D’ÉMISSION DE CHÈQUES SANS PROVISION

5 ans de prison requis contre le commandant Azzedine

n Le procureur du tribu- nal de Tipasa a requis, dimanche, cinq ans d'emprisonnement à l'encontre d’Azzedine Zerrari, plus connu sous le nom de commandant Azzedine, sa fille et son gendre. Le verdict est attendu pour le 17 mai. Pour rappel, l’ancien sé- nateur et ses enfants sont poursuivis dans une affaire d’escroque- rie et d’émission de chèques sans provision. Leurs victimes, qui ont déposé une plainte au- près de la justice, se comptent parmi leurs proches amis, dont les héritiers Boubnider et Serrai.

MOHAMED SAÏD MAZOUZI LIVRE SES MÉMOIRES “J’ai vécu le pire et le meilleur”
MOHAMED SAÏD MAZOUZI LIVRE SES
MÉMOIRES
“J’ai vécu le pire
et le meilleur”

Lentement mais avec une

approche faite de confiance,

le poète Lahcène Moussaoui

a recueilli les mémoires de

Mohamed-Saïd Mazouzi, le seul qui a passé 17 ans de prison ininterrompue dans

les geôles françaises. Il n’a

qu’à

l’Indépendance. Aujourd’hui âgé de 91 ans (le 11 juin prochain), il a occupé plusieurs postes

été

libéré

ministériels dont celui du Travail, de l’Information et

de l’Économie. Il a été aussi

wali de Tizi Ouzou en 1965. Dans ce livre qui sortira demain, richement illustré, l’auteur décline sa vie et son itinéraire sur près de 450 pages. Le livre est sorti aux éditions Casbah. L’auteur présentera son ouvrage samedi prochain à la librai- rie du Tiers-Monde.

6 e ÉDITION DES BÂTISSEURS DE L’AFRIQUE

Benamor distingué à Abidjan

n La 6 e édition des bâtisseurs de l’économie africaine vient de distin- guer 25 prestigieuses personnalités, parmi lesquelles figure Mohamed Laïd Benamor aux côtés de Babacar N’diaye, président honoraire de la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que d’autres personna- lités du paysage économique africain. Ce rendez-vous annuel vise à dis- tinguer et à promouvoir les entre- preneurs, les hommes d’affaires, les entreprises et institutions écono- miques et financières les plus méritantes. M. Benamor a exprimé à l’occasion sa déter- mination à demeurer sur son élan pour fai-

sa déter- mination à demeurer sur son élan pour fai- re prospérer son entreprise et promouvoir

re prospérer son entreprise et promouvoir le savoir-faire algérien dans le domaine de l’agro-industrie au niveau international.

PRISE EN CHARGE DE ANTAR YAHIA DANS UN PRESTIGIEUX CENTRE DE SOINS AU QATAR

La FAF règle la facture

Blessé dernièrement dans son club, Angers SCO, l’ancien international algérien, Antar Yahia, a été admis au centre de récupé- ration et de soins Aspetar. Cet hôpital ultramoderne spécialisé en orthopédie et en médecine du sport au Qatar est considéré, dans le milieu, parmi les plus chers au monde. Les observa- teurs avertis se sont alors enquis de la manière dont Antar Yahia a bénéficié d’un séjour dans une struc- ture aussi prestigieuse. La réponse est en fait assez simple. La FAF, qui a signé une convention avec cet hôpital, a réglé la facture. Les responsables de la fédé- ration ont estimé que l’an- cien défenseur des Verts

ration ont estimé que l’an- cien défenseur des Verts méritait bien un geste de reconnaissance pour

méritait bien un geste de reconnaissance pour ser- vices rendus à l’équipe nationale. Il est difficile d’oublier effectivement son but dans les filets de l’équi- pe égyptienne lors du match barrage de qualifica- tion à la Coupe du monde 2010, qui s’est joué au

Soudan, dans un climat électrique entre les deux pays. Il a ainsi offert aux Algériens la victoire qui les a mis en lice dans la com- pétition mondiale après 24 ans de disette. À noter que le président du club d’Angers SCO est un Algérien, natif d'Alger.

6 L’actualité en question

Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

ILS SERVIRAIENT D’ESCALES POUR ALLER AU JIHAD EN SYRIE

Les aéroports algériens sous haute surveillance

La dernière opération menée avec réussite par les services de sécurité algériens, en collaboration avec leurs homologues tunisiens, est venue confirmer ces appréhensions.

L es quatre aéroports in- ternationaux algériens qui desservent Istanbul par des vols réguliers sont placés, depuis quelque temps, sous

haute surveillance, selon des sources proches des autorités en charge de la gestion des établissements aéropor- tuaires. Il s’agit des aéroports d’Al- ger, d’Oran, de Constantine et d’An- naba. Toujours selon nos sources, le dispositif de veille, qui a de tout le temps existé, vient d’être renforcé. À travers ces aéroports, les deux compagnies que sont Air Algérie et la Turkish Airlines assurent plu- sieurs vols hebdomadaires en basse et haute saisons. Des vols très prisés par des hommes d’affaires de toutes les nationalités, des commerçants ainsi que des touristes algériens. Mais, depuis quelque temps, l’hy- pothèse qu’un nouveau segment de clientèle, si l’on ose dire, soit séduit par cette destination est prise en considération par les structures en charge de la Police des frontières et de la lutte antiterroriste. Une clientèle constituée des recrues potentielles d’origines algérienne et tunisienne, dans les rangs de l’État islamique et autre Djabhat Ennosra. Conjoncture politique et sécuritai- re régionale oblige, la hantise des au- torités algériennes est de voir ces pla- teformes aéroportuaires, notam-

Louiza/ Archives Liberté
Louiza/ Archives Liberté

ment celles de l’est du pays, soit Constantine et Annaba, devenir des sites d’embarquement de ces po- tentiels jihadistes vers les fronts sy- rien et yéménite via Istanbul. La dernière opération menée avec réussite par les services de sécurité algériens, en collaboration avec leurs homologues tunisiens, est venue confirmer ces appréhensions. En

Les vols en partance pour la Turquie sont sous haute surveillance.

effet, le mois d’avril dernier, deux ressortissants tunisiens, candidats au jihad, ont été interpellés à l’aéroport d’Annaba alors qu’ils se préparaient à prendre un vol à destination d’Is- tanbul. L’affaire suit toujours son cours au niveau de l’instruction sous l’autorité du parquet d’Anna- ba. Avec l’approche de la saison es- tivale, la menace va augmenter et la

vigilance sera redoublée sur l’en- semble des postes frontaliers du pays. Plusieurs observateurs de la si- tuation sécuritaire prévoient le ren- forcement du dispositif de sur- veillance des entrées à partir de nos frontières terrestres, certes, mais aussi à partir des aéroports de Fran- ce et des autres pays occidentaux. Dans le viseur des services de sécu-

rité, une certaine catégorie de nos

jeunes issus de l’immigration et ré- pondant à un profil donné.

À ce niveau, les spécialistes tra-

vaillent sur deux hypothèses. La crainte de voir quelques jeunes eu-

ropéens d’origine algérienne, fichés à la police de l’espace Schengen, fai-

re des aéroports de notre pays une

escale pour rejoindre les fronts sy- rien, irakien et yéménite, via Istan- bul. La seconde est de se retrouver avec des émigrés salafistes de retour au pays, sous prétexte de passer les

vacances, faire dans l’apologie du ji- had, voire dans le recrutement pour

le compte des organisations terro-

ristes internationales. Ces craintes

ont été confortées par l’arrestation, en mars dernier, d’un émigré algé- rien de France s’adonnant à ce type d’activités lors de sa présence à Oum El-Bouaghi,

À l’approche de la saison estivale

2015 et alors que l’Algérie n’a pas en- core fermé le dossier relatif au bon accueil des touristes, y compris les Algériens résidant à l’étranger, voi-

ci qu’un autre dossier est ouvert, ce-

lui de la prévention contre la menace que risque d’importer ces flux. Ce sont les nouveaux défis qu’impose au pays une conjoncture explosive à ses frontières, dans l’ensemble de la ré- gion Mena et même sur l’autre rive de la Méditerranée.

MOURAD KEZZAR

ALORS QU’UNE ACTION SIMILAIRE EST PRÉVUE AUJOURD’HUI À BATNA

Les gardes communaux appellent à une marche demain à Alger

D. R.
D. R.

Les gardes communaux se préparent à organiser deux marches à Batna et à Alger.

V isiblement, le dialogue ouvert par le mi- nistère de l’Intérieur, en vue d’étudier leurs revendications, est loin de satis-

faire les gardes communaux. Après l’expira- tion de l’ultimatum fixé au 30 avril, les élé- ments lésés de ce corps, créé dans les années noires du terrorisme islamiste, perdent pa- tience. Pour faire valoir leurs droits, les gardes com- munaux comptent organiser deux marches de suite, l’une aujourd’hui à Batna et l’autre de-

main à Alger. Selon le délégué local, Ramda- ne Boudibi, qui a lancé l’appel à la marche, les gardes communaux de toutes les wilayas concernées sont attendus, aujourd’hui, à Bat- na. Les gardes communaux s’opposent, no- tamment, à la procédure jugée “très lente” adoptée par le département de Tayeb Belaïz qui a décidé de traiter, entre autres, le dossier des radiés “cas par cas”. C’est ce que nous a ex- pliqué, au téléphone, le délégué de la wilaya de Tizi Ouzou, M’hena Hayed, en rappelant

que la plateforme de revendications des gardes communaux ne se limite pas à ce seul point abordé par le ministère. Les primes de départ et de handicap, la re- connaissance officielle des éléments de la garde communale au même titre que ceux de l’ANP ou d’autres corps de sécurité, l’aug- mentation de la pension de retraite, la prise en charge des veuves ou encore l’octroi d’une car- te Chifa à 100%, sont autant de revendications que les gardes communaux tenteront d’arra- cher. Ils réclament aussi l’annulation des dé- crets signés avec les autorités le 13 avril 2014. Ces engagements signés par le Premier mi- nistre devraient répondre aux exigences des éléments de la garde communale. “Mais plus d’une année plus tard, rien n’est encore fait”, regrette Ramdane Boudibi, qui suggère, en outre, la réhabilitation des radiés dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconci- liation nationale. M’hena Hayed, délégué de Tizi Ouzou, s’interroge sur le fait que “des re- pentis terroristes ont bénéficié des dispositions de cette charte, et pas les gardes communaux qui les ont combattus ?” M. Hayed et ses collègues se déclarent plus que jamais déterminés à aller jusqu’au bout de leur requête. Ainsi, selon ce délégué de Tizi Ouzou, reconverti en imam pour subvenir aux besoins de sa famille après sa radiation “arbitraire” du corps, “quelque 10 000 gardes communaux, is- sus d’au moins 12 wilayas, sont attendus pour rallier demain Alger, juste après la marche d’au- jourd’hui à Batna”.

M’hena Hayed rappelle que “35 000 grades communaux, dont 18 000 seulement à partir de 2002, sont victimes d’une radiation arbitraire du corps”. Et le traitement au “cas par cas” dé- cidé par le ministère, déplore-t-il, risque de prendre ainsi plusieurs années. Ce qui lui fai- re dire que la procédure choisie par le département de Tayeb Belaïz est “surtout fai- te pour gagner du temps (…)”.

FARID ABDELADIM

Crédits Anjem à hauteur de 1 million de dinars

Les représentants des ministères de l’Intérieur et du Travail, réunis hier à Alger, dans le cadre des consultations autour du dossier des gardes communaux, ont convenu d’accéder à deux d’entre les revendications exprimées. Ils ont convenu de leur accorder le remboursement des actes et soins médicaux (carte Chifa) au taux intégral de 100%, ainsi que l’accès aux crédits Anjem à hauteur de 1 million de dinars. En revanche, le bénéfice de la retraite anticipée pour les gardes communaux comptabilisant moins de 15 ans de service, ainsi que l’accès à la Cnac sont toujours à l’étude. Une réunion de travail est prévue ce matin entre les représentants des gardes communaux et du ministère de l’Intérieur.

S. A. I.

LIBERTE

Mardi 5 mai 2015

L’actualité en question

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BILAN DE LA CAMPAGNE “CONSOMMONS ALGÉRIEN”

Engouement des producteurs et des consommateurs

Les opérateurs ont saisi cette opportunité pour mettre en relief les contraintes auxquelles ils font face.

L a campagne “Consom- mons algérien”, lan- cée par le ministère du Commerce à tra- vers le territoire na- tional, s’est achevée

dimanche dernier. Le fait saillant de cet événement qui a duré une se- maine est la promptitude et la dex- térité avec lesquelles les autorités lo- cales ont organisé des manifestations programmées à cette occasion. Des salons, des expositions, des conférences, des séminaires et autres rencontres ont été ainsi initiés par les responsables locaux dans les 48 wi- layas en réaction aux instructions du département de Amara Benyounès. Ce sont autant d’actions de sensibi- lisation autour du produit national notamment celui du terroir qui commence à se faire oublier par son terreau et dans son pays d’ori- gine. Les premiers résultats de cette action d’envergure nationale font ressortir le très large engouement affiché et par les producteurs et par les popu- lations pour cette semaine com- merciale où le produit national était

à l’honneur. Les consommateurs, qui se sont déplacés vers les lieux des éta- lages, ont saisi cette opportunité pour constater de visu la qualité et la disponibilité du produit fabri- qué en Algérie. Dans certaines localités, l’on a en- registré quelque 10 000 visiteurs/jour et 5 000 imprimés/jour leur sont, en outre, distribués dans le but de connaître leurs appréciations. Selon M. Ferroukhi, directeur général du commerce extérieur au ministère de tutelle qui a lui-même fait le tour de deux wilayas, les visiteurs de ces es- paces commerciaux aménagés pour la circonstance ont été charmés par la production locale qui, disent-ils, “n’a rien à envier à celle importée”. Les opérateurs exposants, quant à eux, ont profité de la présence des médias locaux pour exprimer leur point de vue sur les bienfaits de cet- te campagne qui les a encouragés à consentir des efforts supplémen- taires en termes de qualité, de dis- ponibilité mais surtout de présen- tation et de conditionnement de leurs marchandises. “Les produits im- portés sont souvent de moindre qua-

lité, mais ils sont bien pré- sentés. Le contraire pour les produits locaux qui demeurent de bonne qua- lité mais mal présentés”, avouera un des expo- sants. Les organes de presse qui assurent la couverture de l’événement ont servi également de tribune à ces opérateurs qui ont révélé les diverses contraintes bureaucra- tiques, fiscales et parafis- cales auxquelles ils font face dans l’exercice de leur métier sur un mar- ché marqué par des irré- gularités multiples. L’on cite le cas des parti- cipants à cette campagne

à Mostaganem qui ont plaidé pour

la réduction des taxes fiscales et douanières sur les produits natio- naux. Ils ont insisté aussi sur la création de zones libres d’activité industrielle et l’encouragement du partenariat étranger en vue d’un transfert tech-

Yahia/Liberté
Yahia/Liberté

Les consommateurs ont constaté de visu la qualité et la disponibilité du produit fabriqué en Algérie.

nologique à même de développer le produit local. Ils ont mis l’accent sur l’instauration d'une culture de consommation du produit local pour contribuer au développement de l’économie nationale, l'encoura- gement de la publicité et la promo- tion de l’emballage.

Contacté hier, M. Ferroukhi a indi- qué que les cadres du ministère du Commerce qui ont été dépêchés dans les 48 wilayas, établiront des rapports sur la base desquels sera ar- rêté prochainement le bilan défini- tif de l’opération.

B. K.

ALI HADDAD L’A ANNONCÉ HIER

Le FCE ouvre sa base de données économiques aux journalistes

L e président du Forum des chefs d’en- treprise (FCE), Ali Haddad, a invité, hier, les journalistes à instaurer avec son or-

ganisation “une relation de travail exemplai- re, mutuellement bénéfique, empreinte de confiance et de respect mutuel”. Lors d’une cérémonie organisée en l’honneur des journalistes, au siège de l’organisation pa- tronale à Chéraga (Alger), à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de presse, M. Haddad a insisté sur la transparence prô- née par le FCE dans toutes ses activités. “Nous sommes une maison de verre ouverte à tous les médias sans distinction. Nous n’avons jamais pratiqué de discrimination ni de favo- ritisme et nous vous accueillerons toujours avec fraternité car nous restons persuadés que votre professionnalisme, votre engagement à re- chercher des informations fiables et votre sérieux sont plus que respectables”, a souligné le pré- sident du FCE, proposant des cycles de for- mation aux journalistes qui en exprimeraient le souhait. “La formation des journalistes est un garant de la qualité de leur travail pour élever le niveau de notre presse dans le domaine éco- nomique”, a estimé M. Haddad, invitant les journalistes à prendre part à tous les ateliers

Yahia/Liberté
Yahia/Liberté

Ali Haddad, président du FCE, recevant des journalistes.

thématiques que l’organisation patronale re- prendra dans les prochains jours.,Le FCE a, par ailleurs, annoncé l’ouverture de sa base de don- nées socioéconomiques à la presse. L’organi- sation patronale a lancé sur Internet, depuis le mois d’octobre 2008, une base de données

socioécono-

miques. La fina- lité de cette ac- tion était la mise à la disposition des chefs d'en- treprise des in- formations sta- tistiques, collec- tées auprès d'ins- titutions et orga- nismes natio- naux et interna- tionaux, consoli- dées, homo- gènes, mises à jour et diffusées régulièrement. Elle regroupe et fédère avec des moteurs de re-

cherche performants, les informations de tous les organismes disposants de statistiques (Cnis, CNRC, ONS, ministères, etc.). “Cette base de données sera ouverte à partir de main- tenant à toute la presse. Vous pouvez l’interroger à distance à travers notre site et les clés d’accès

vous seront remises par les responsables concer- nés”, a annoncé M. Haddad. Pour le président du FCE, “la liberté d’expression et la liberté de la presse en tant que droits fondamentaux du citoyen ne sont pas négociables et ne peuvent faire l’objet de restriction sauf lorsqu’ils sont dé- viés de leur but pour attaquer la dignité ou nui- re. Pour cela la justice est là pour tracer les gar- de-fous nécessaires”. M. Haddad a insisté sur “l’indépendance et le pluralisme des médias”, des valeurs essentielles au processus démo- cratique auxquels le FCE se dit “très attaché”. Ali Haddad affirme que la presse occupe au- jourd’hui en Algérie “une place de plus en plus importante et se trouve être malgré les critiques et les remises en cause incessantes, un rempart solide de nos libertés”. Le président du FCE a saisi cette occasion pour rendre hommage aux journalistes assassinés “par les hordes sauvages intégristes et obscu- rantistes”. “Nous ne cesserons jamais de rendre hommage à ces martyrs de la liberté que sont les talentueux Saïd Mekbel, Tahar Djaout, Mus- tapha Abada, Mohamed-Lamine Legoui, les sœurs Hammadi, Dalila Drideche, et tous les autres”, a affirmé M. Haddad.

MEZIANE RABHI

BATIMATEC 2015

Les entreprises étrangères en force

L e 18 e Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux

publics, Batimatec, a ouvert ses portes avant-hier, au Palais des ex- positions des Pins-Maritimes à Al- ger. Organisée par la société Bati- matec Expo en partenariat avec la Société algérienne des foires et ex- portations (Safex), cette nouvelle édition du salon a regroupé environ 1 200 exposants dont 640 étrangers venus de 26 pays. Comme depuis dix

ans, le pavillon France sera organi- sé par la CCI International Paca et le Cadefa, indique un communiqué de l’ambassade de France en Algé- rie. Il a accueilli 66 entreprises françaises sur une surface de plus de 1 000 m ² . Le secteur des équipements du se- cond œuvre du BTP est le plus re- présenté : outillage, climatisation, ro- binetterie et constructeurs de bri- queteries. Reflétant l’offre diversifiée du savoir-faire français, le Pôle In-

novation constructive de Nord-Isè- re, un réseau d’entreprises qui in- novent dans la construction du- rable, participera au salon pour la première fois. Deux nouveaux sponsors se sont

joints également à l’événement et oc- cuperont une position centrale du pavillon France : le Groupe BMI, fa- bricant de pièces d’usure destinées

à l’industrie céramique, et Cleia,

constructeur de briqueteries et de tuileries. L’Espagne montre, encore

une fois, son intérêt au secteur de la construction, des matériaux de construction et les travaux, en Al- gérie. Plus de 100 entreprises espa- gnoles participent au salon. La par- ticipation espagnole est variée, allant de la construction et de la réhabili- tation aux équipements et machines, en passant par divers matériaux. Il s’agit d’entreprises de différentes

tailles, qui viennent de différentes ré- gions d’Espagne et même de quelques Chambres de commerce

locales. Le marché du bâtiment et des matériaux de construction conti- nue de susciter l’intérêt de plusieurs entreprises étrangères, mais égale- ment nationales. “Batimatec 2015” enregistre la présence de nouveaux pays tels que l’Afrique du Sud, la Russie, la Serbie et la Malaisie, aux côtés des participants habituels, à sa- voir la Turquie (163 entreprises), la Chine (103 entreprises), l’Italie (82 entreprises).

M. R.

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Publicité

Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

ANEP n°206 894 Liberté du 05/05/2015
ANEP n°206 894 Liberté du 05/05/2015
ANEP n°206 894 Liberté du 05/05/2015
ANEP n°206 894 Liberté du 05/05/2015

ENTREPRISE PUBLIQUE ÉCONOMIQUE - SOCIÉTÉ PAR ACTIONS

ENTREPRISE PUBLIQUE ÉCONOMIQUE - SOCIÉTÉ PAR ACTIONS Laiterie Edough - Annaba EPE SPA au capital de

Laiterie Edough - Annaba

EPE SPA au capital de 859 600 000 DA N° RC : 98B 0362104 - IF n°099823036210475 - N°Art. 23057682011 N° Compte bancaire : BADR - Agence Annaba n°003008022300136300078 WLL : 030 81 05 00 - Email : ladirection.lea@gmail.com

AVIS DE PROROGATION DE L’AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL RESTREINT N°02/SM/DG/2015

La Laiterie EDOUGH Annaba informe l’ensemble des sou- missionnaires ayant retiré le cahier des charges relatif à l’avis d’appel d’offres national restreint n°02/SM/DG/2015 composé de dix (10) lots relatif à l’approvisionnement de la laiterie pendant trois (03) années des fournitures suivantes :

- LOT N°01 : FOURNITURE BUREAUTIQUE ET INFORMATIQUE

- LOT N°02 : FOURNITURE PIÈCES DE RECHANGE ET ACCESSOIRES AUTO

(LÉGER ET LOURD)

- LOT N°03 : FOURNITURE OUTILS DE QUINCAILLERIES ET MATÉRIAUX

DE CONSTRUCTION

- LOT N°04 : FOURNITURE DES PIÈCES ET ACCESSOIRES DÉLECTRICITÉ

GÉNÉRALE

- LOT N°05 : FOURNITURE TOUS TYPES DIMPRIMÉS

- LOT N°06 : FOURNITURE PRODUITS DHYGIÈNE ET DE NETTOYAGE

- LOT N°07 : FOURNITURE PRODUITS CHIMIQUES

- LOT N°08 : FOURNITURE DES FERMANTS

- LOT N°09 : EQUIPEMENTS DE SÉCURITÉ ET HABILLEMENT DE TRAVAIL

- LOT N°10 : PIÈCES DE RECHANGE ET CONSOMMABLE DES CONDITION-

NEUSES DE LAIT PREPAC

publié dans les journaux nationaux Liberté et Ennahar le 11/04/2015, que la date limite de dépôt des offres est prorogée jusqu’au 10/05/2015.

ANEP n°233 00 279 Liberté du 05/05/2015

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE SOCIÉTÉ DES EAUX ET DE L’ASSAINISSEMENT D’ALGER 97, PARC BEN

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

SOCIÉTÉ DES EAUX ET DE L’ASSAINISSEMENT D’ALGER

97, PARC BEN OMAR, KOUBA, ALGER

NIF : 000616097331263

AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL RESTREINT N°23/DD/2015

La Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger lance un avis d’appel d’offres national restreint por- tant sur :

Marché à commande portant sur la réhabilitation du réseau d’AEP de la wilaya d’Alger et la wilaya de Tipaza réparti en 09 lots séparés par centres opérationnels :

LOT 01 : CENTRE OPÉRATIONNEL DE CHÉRAGA LOT 02 : CENTRE OPÉRATIONNEL ROUIBA LOT 03 : CENTRE OPÉRATIONNEL DAR EL BEIDA LOT 04 : CENTRE OPÉRATIONNEL BIRTOUTA LOT 05 : CENTRE OPÉRATIONNEL DALGER CENTRE

LOT 06 : CENTRE OPÉRATIONNEL DALGER NORD LOT 07 : CENTRE OPÉRATIONNEL DE TIPAZA LOT 08 : CENTRE OPÉRATIONNEL DE KOLÉA LOT 09 : CENTRE OPÉRATIONNEL DE CHERCHELL

Les soumissionnaires peuvent soumissionner pour un ou plusieurs lots mais ne peuvent être retenus que pour un seul lot. Ne sont autorisées à soumissionner pour le présent appel d’offres que les entreprises répondant à la condition suivante :

Être titulaire d’un certificat de qualification et de classification professionnelle en cours de validité, code 34.703, de catégorie 01 et plus (activité principale ou secondaire hydraulique).

Le cahier des charges peut être retiré dès la parution du présent avis d’appel d’offres dans les quotidiens nationaux contre paiement au niveau du CPA - RIB n°004001184010001817/41 de la somme de cinq mille (2 000 DA) non remboursable. Le cahier des charges doit être retiré par le soumissionnaire ou son représentant dûment désigné. Le retrait du cahier des charges se fera auprès de :

SEAAL DIRECTION DES MARCHÉS SECRÉTARIAT DU DÉPARTEMENT DES MARCHÉS RN n°14, Immeuble 21, Haï El Badr, Appreval, 16050, Kouba, Alger Les offres doivent comprendre les pièces suivantes :

01- OFFRE TECHNIQUE 02- OFFRE FINANCIÈRE

La liste détaillée des pièces et documents à fournir est décrite à l’article 11 du cahier des charges de l’appel d’offres. La forme de présentation de l’offre est décrite à l’article 14 du cahier des charges. La durée de préparation des offres est de vingt (20) jours à partir de la date de la première publication dans la presse. Les offres doivent parvenir au service contractant à la date qui correspond au dernier jour de la durée de préparation des offres au plus tard à 12h. Si ce jour coïncide avec un jour férié ou un jour de repos légal, la durée de préparation des offres est prorogée jusqu’au jour ouvrable suivant. L’ouverture des plis techniques et financiers aura lieu à l’adresse sus-indiquée, le dernier jour de la durée de prépa- ration des offres à 12h30. Les soumissionnaires y sont cordialement invités. Les soumissionnaires reste- ront engagés par leurs offres pour une durée égale à la durée de préparation des offres augmentée de trois (03) mois prenant effet à partir de la date de dépôt des offres.

ANEP N°320 769 Liberté du 05/05/2015

LIBERTE

Mardi 5 mai 2015

L’actualité en question

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LE MINISTRE DES MOUDJAHIDINE À PARTIR D’ORAN

“L’écriture de l’Histoire ne signifie pas perturber les relations entre la France et l’Algérie”

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, n’a pas manqué d’évoquer, à partir d’Oran, les relations algéro-françaises sous le prisme du passé colonial et celui de la nécessité pour l’Algérie d’aujourd’hui d’“écrire l’Histoire pour transmettre aux générations futures le sens du message des sacrifices consentis par le peuple et les chouhada”.

C’ est à l’occasion de l’ouverture d’un colloque international sur le thème “Pratiques ré-

pressives et politiques coloniales fran- çaises en Algérie” devant se clôturer aujourd’hui, que Tayeb Zitouni in- terviendra tout d’abord dans son dis- cours inaugural puis à partir du Forum de la radio El-Bahia où il était invité. D’ailleurs, c’est au cours de ce forum, en direct, que le ministre évoquera cette nécessité d’aller vers une écri- ture de l’histoire de manière rigou- reuse et scientifique et d’affirmer que “c’est notre droit d’écrire l’histoire, on ne peut oublier ou ignorer ce qui s’est passé, mais écrire l’histoire ne veut pas

D. R.
D. R.

Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine.

dire perturber les relations entre l’Algérie et la France”. Dans la foulée et à quelques jours du 70 e anniver-

saire des massacres du 8 Mai 1945, commis par les forces coloniales à Sétif, Guelma et Kherrata, dont le

LE MINISTRE DES RESSOURCES EN EAU À AÏN TÉMOUCHENT

“Économiser l’eau des barrages, un enjeu stratégique”

L’ Algérie compte actuellement 166 stations d’épuration des eaux usées (Step) et de lagu-

nage, un chiffre qui sera revu à la hausse d’ici à 2017 pour atteindre les 200 unités dont la capacité de pro- duction pourrait égaler un volume de stockage de 20 grands barrages. C’est ce qu’a révélé Hocine Necib, mi- nistre des Ressources en eau, lors d’un point de presse improvisé en marge de sa visite, hier, dans la wilaya d’Aïn Témouchent. Au sujet du déficit hy- drique dont souffre l’agriculture, le ministre a indiqué que tous les péri- mètres agricoles, y compris les cé- réales qui sont, jusque-là, pris en charge par les grandes infrastruc- tures hydrauliques tels les barrages, les champs captant ou les eaux souter- raines, notamment ceux qui sont rattachés à un système hydraulique, le problème ne se pose pas dans la me- sure où le niveau de remplissage des barrages est plus que satisfaisant.

D. R.
D. R.

Hocine Necib, ministre des Ressources en eau.

‘‘Même pour les céréales sur les péri- mètres de 230 000 ha que l’Office na- tional d’irrigation et de drainage (Onid) exploite pour l’irrigation, des barrages sont prévus à cet effet”, a af- firmé M. Necib, précisant qu’en ce qui concerne les céréales, il y a des sur- faces très importantes dans les Hauts- Plateaux qui ne sont pas irriguées car soumises aux aléas climatiques. “On espère que, d’ici à là, il y aura de la

pluie puisque les céréales n’ont besoin que de quelques orages alors que les barrages nous permettent de répondre totalement à la demande.” Qu’en est- il des cuves de stockage qui devront être réalisées en aval de chaque Step ? Le ministre a tenté de trouver une échappatoire. Selon lui, l’eau épurée n’est pas stockée mais destinée di- rectement au périmètre agricole. À ce sujet, il précisera que toutes les stations d’épuration au niveau na- tional seront dotées de périmètres agricoles à l’exception de quelques cas, notamment celles situées dans des zones industrielles après des études qui font partie d’un programme na- tional. Le ministre a tenu à préciser que l’eau épurée est cédée gratuitement au fel- lah, et ce, au même titre que la boue fertilisante avec comme objectif prin- cipal la promotion et la valorisation des eaux épurées dans l’agriculture.

M. LARADJ

ministre ne manquera pas de rap- peler les faits et les 45 000 Algériens qui ont été massacrés. Quant à savoir quelle appréciation et quelle lecture il fait de la venue justement d’un re- présentant officiel français pour cé- lébrer ce massacre du 8 Mai 1945, Tayeb Zitouni y voit “un pas inté- ressant mais insuffisant”. Revenant plus longuement sur ce travail de mémoire, d’écriture de l’histoire, le ministre des Moudja- hidine saluera les participants au col- loque pour appuyer encore plus tous les travaux de recherche histo- rique sur ce que furent le fait colo- nial, la politique coloniale de ré- pression, et cela “pour mieux trans- mettre aux jeunes cette mémoire”. Dans le même sillage, le travail de collecte de témoignages de moud-

jahidine se poursuit dans plusieurs wilayas du pays, explique Tayeb Zitouni, parlant de plus de 60 heures d’enregistrement ou encore quelque 150 publications prévues d’ici à la fin de l’année. La veille, le ministre avait assisté à la projection du film retraçant la vie du colonel Lotfi alors qu’est annoncée pour ces jours- ci, une autre projection du film sur la vie et le combat de Krim Belkacem. Quant au colloque, plusieurs axes à développer ont été retenus entre autres, “les centres de torture, la ré- pression coloniale de 1830 à 1962, les institutions et les personnes qui se sont opposées à la torture en Algérie”.

D. LOUKIL

HAMID GRINE DEPUIS CONSTANTINE

“Toute initiative pour la création d’un journal en tamazight est la bienvenue”

Le ministre de la Communication, en visite de travail depuis deux jours à Constantine, a procédé, hier, au lancement “symbolique” — tout est fait à Alger — du site Web de l’Agence nationale de presse en langue amazighe. “C’est un jour historique, et ce site d’information générale multimédia est un

APS
APS

Hamid Grine, ministre de la Communication.

atout pour la presse”, a déclaré Hamid Grine, lors de la cérémonie organisée au Centre international de presse. Décliné dans trois caractères, à savoir l’arabe, le tifinagh et le latin, une version papier du site a été distribuée gratuitement à l’occasion. “Ce seul numéro est une façon de montrer la faisabilité d’une publication d’un journal en tamazight”, a, par ailleurs, expliqué Abdelhamid Kacha, directeur général de l’Agence nationale de presse (APS). Ce nouveau site multimédia sera doté d’un cahier numérique de l’APS et des vidéos des principales informations. Ajoutant à cela un bloc spécifique sur les activités et les travaux du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA). Dans le même registre, le ministre de la Communication a encouragé la presse algérienne à éditer un journal en langue amazighe. “Toute initiative pour la création d’un journal en langue amazighe est la bienvenue”, a tenu à préciser Hamid Grine.

SOUHEILA BETINA

LE MINISTRE DES AFFAIRES RELIGIEUSES

Le secteur accueille toute initiative visant à endiguer la mendicité

L e ministre des Affaires reli- gieuses, Mohamed Aïssa, a af- firmé, hier à Alger, que son

secteur “accueille favorablement” toute initiative visant à endiguer la mendicité au sein de la société. Mohamed Aïssa a indiqué, lors d'une séance de travail avec la présidente du Croissant-Rouge algérien (RCA), Saïda Benhabylès, consacrée à la préparation de la journée d'étude sur “Le phénomène de mendicité et son impact sur la société”, que son sec-

teur “accueille favorablement toute initiative visant à endiguer les phé- nomènes sociaux négatifs, dont la mendicité”. Il a précisé que ce sou- tien “n'est pas une immixtion dans les prérogatives des autres secteurs, mais plutôt une contribution qui s'inscrit dans le cadre du message sociétal qui incombe aux mosquées en sus du message religieux”. L'organisation de cette journée d'étu- de sur la mendicité se voulait “une tentative d'analyser ce phénomène,

d'examiner ses causes et de trouver des solutions appropriées dans le cadre d'une action commune avec les autres secteurs et instances concer- nés”, a-t-il souligné. S'exprimant sur la contribution de son secteur à l'élimination de ce fléau social, Mohamed Aïssa a insisté sur le rôle des imams dans l'amélioration des relations sociales, notamment entre les mendiants et leurs proches, et le rôle du Fonds de la zakat dans l'aide apportée à ces derniers.

De son côté, M me Benhabylès a salué la contribution du ministère des Affaires religieuses en abritant cet- te rencontre qui tend à trouver des solutions à la mendicité qui re- quiert, selon elle, l'analyse de la si- tuation qui prévaut en mettant le doigt sur les causes réelles de ce fléau. À cet effet, elle a suggéré la création de deux commissions. La première se chargera d'enquêter en prenant contact avec les mendiants et de connaître les causes qui les ont

poussés à trouver refuge dans la rue alors que la seconde se charge- ra d'analyser les données recueillies sur le terrain et de proposer des solutions afin d'endiguer ce fléau, a-t-elle encore poursuivi. Elle a ajouté, enfin, qu'une action sur le terrain sera lancée dans trois wilayas-pilotes (Alger, Aïn Témouchent, Annaba), en attendant la généralisation de cette opération à l'échelle nationale.

APS

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Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité

Pour améliorer sa qualité de service et conso- lider son réseau, la Direction de la distribu- tion de Blida entreprend des travaux d’en- tretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’électricité la journée du 06/05/2015 entre 09h00 et 16h00, au niveau de la commune de Ouled Slama. Localités concernées :

- OULED SLAMA THATA - LABAZIZ

Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 20 75 61

La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N° 322 234 Liberté du 05/05/2015

OPPOSITION DE VENTE Les héritiers de LAMI Abderrahmane : - LAMI Belkacem - LAMI Dahbia - LAMI Kamel -
OPPOSITION
DE VENTE
Les héritiers de LAMI Abderrahmane :
- LAMI Belkacem
- LAMI Dahbia
- LAMI Kamel
- LAMI Mahmoud
- LAMI Hocine
- LAMI Houria
sʼopposent à toute vente :
1°/ Terrain
de
1
245
m 2 sis
au
village
Tikichourt, commune Ouacifs dénommé
«Tamazith».
2°/ Terrain de 604 m 2 sis au chef-lieu
Ouacifs, commune Ouacifs, dénommé
«Thizekht»
par toute personne en dehors des héritiers
précités plus haut.
Signé lʼaîné des héritiers,
LAMI Belkacem.
ABR43227

ALP

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Etude et réalisation

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Tél. : 0661 55 14 27 0550 49 64 99 Email : sraal_elevator@yahoo.fr

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- Diplôme en bibliothéconomie

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Plusieurs avantages en vue ainsi que des primes selon le mérite. Pour tous les postes, la carte militaire est obligatoire.

Envoyez vos références à :

c_responsable@yahoo.fr

F.1145

F.1146
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AVIS DE VENTE

La SARL TANGO met en vente :

UN LOT DE VÉHICULES DE TOURISME, DE VÉHI- CULES UTILITAIRES, DE VÉHICULES TOUT-TERRAIN 4*4 ET DE CAMIONS USAGÉS

Tout soumissionnaire intéressé par le présent avis peut retirer le cahier des charges contre paiement de la somme de 3 000 DA non remboursable et visiter le matériel mis en vente aux adresses ci-des- sous indiquées :

SARL TANGO siège : Route nationale n°5 zone industrielle, Rouiba (21 véhicules) TANGO Oran : Zone industrielle Essenia II, El Kerma (02 véhicules) TANGO Annaba : ZAC Sidi Salem lot 10 El Bouni (03 véhicules)

Les visites sont organisées tous les jours (de 09h30 à 12h00) à compter du jour de parution du présent avis durant 08 jours.

6 e CONGRÈS INTERNATIONAL A3P ALGERIE Hôtel Sheraton les 06 et 07 mai 2015 Lʼ

6 e CONGRÈS INTERNATIONAL A3P ALGERIE

Hôtel Sheraton les 06 et 07 mai 2015

Association pour les produits propres et stériles A3P Algérie organise son 6 e Congrès International les 06 et 07 mai 2015 au niveau de lʼhôtel Sheraton, Club des Pins.

Plusieurs exposants, 11 conférences et 6 ateliers sont prévus au programme.

Pour toute information, contacter :

a3p.algerie@gmail.com

ou visiter le site web :

www.a3p.com

F.1144

Une assemblée générale est prévue le 07/05/2015 à partir de 18h30.

CSA/MOULOUDIA CLUB DʼALGER COMMUNIQUE Les sections sportives du CSA MC Alger ayant activé normalement lors de

CSA/MOULOUDIA CLUB DʼALGER

COMMUNIQUE

Les sections sportives du CSA MC Alger ayant activé normalement lors de la saison 2014/2015 sont priées dʼassister à une réunion de travail le samedi 9 mai 2015 à 10h au siège du club à Chéraga. Ordre du jour :

1- La situation organique 2- Le bilan dʼactivités 3- La préparation de lʼannée sportive 2015/2016 Le Secrétaire général

F.1148

Entreprise située à Rouiba recrute

AGENT ADMINISTRATIF HOMME OU FEMME

Priorité aux candidats habitant les alentours (Rouiba, Aïn Taya, Dergana, Bordj El Bahri). Candidats fraîchement diplômés acceptés.

Envoyer CV à :

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ou à faxer au : 020 44 26 26

0523

DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BELOUIZDAD AVIS DE COUPURE PROGRAMMÉE Interruption de la fourniture de l’énergie

DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BELOUIZDAD

AVIS DE COUPURE PROGRAMMÉE

Interruption de la fourniture de l’énergie électrique pour travaux

La Direction de distribution de Belouizdad informe son aimable clientèle qu’une coupure de l’alimentation est programmée le 07/05/2015 de 09h00 à 16h30. Cette coupure concernera la commune d’Alger centre et touchera les quartiers suivants :

• IMMEUBLE N°145 BD KRIM BELKACEM

• IMMEUBLE N°161 BD KRIM BELKACEM

• RUE SPHINDJA N°206 ET N°208

Pour plus d’informations, la Direction de distribution met au service de son aimable clientèle les numéros suivants :

021 67 24 52 / 021 67 91 62 / 021 68 55 00 / 021 67 59 77 à 80

ANEP N°322 370 Liberté du 05/05/2015

Direction de la distribution de Bologhine Division Techniques électricité Adresse : 3, rue Saïd Toufdit,

Direction de la distribution de Bologhine Division Techniques électricité Adresse : 3, rue Saïd Toufdit, Bologhine Tél. : 021 70 93 27 - 021 70 93 37 - Fax : 021 70 83 99

La Direction de distribution de Bologhine informe sa clientèle que la distribution de l’énergie électrique sera perturbée pour la journée du 06/05/2015 de 09h00 à 14h00, dans les quartiers/communes suivant(e)s :

• LOT EUC. CAP CAXINE HAMMAMET • BELLE VUE AIN BENIAN

MOTIF : TRAVAUX D’ENTRETIEN DES POSTES ÉLECTRIQUES

Pour plus d’informations, la Direction de distribution de Bologhine met au service de son aimable clientèle les numéros suivants :

(021) 70 91 91 - (021) 70 93 93 - (021) 70 95 95

ANEP N° 322 301 Liberté du 05/05/2015

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Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

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LA SANTÉ, DE LA POPULATION ET DE LA RÉFORME HOSPITALIÈRE 6 e CONGRÈS INTERNATIONAL A3P ALGERIE

6 e CONGRÈS INTERNATIONAL A3P ALGERIE

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CSA/MOULOUDIA CLUB DʼALGER COMMUNIQUE Les sections sportives du CSA MC Alger ayant activé normalement lors de

CSA/MOULOUDIA CLUB DʼALGER

COMMUNIQUE

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DIRECTION DE DISTRIBUTION DE BELOUIZDAD

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ANEP N°322 370 Liberté du 05/05/2015

Direction de la distribution de Bologhine Division Techniques électricité Adresse : 3, rue Saïd Toufdit,

Direction de la distribution de Bologhine Division Techniques électricité Adresse : 3, rue Saïd Toufdit, Bologhine Tél. : 021 70 93 27 - 021 70 93 37 - Fax : 021 70 83 99

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MOTIF : TRAVAUX D’ENTRETIEN DES POSTES ÉLECTRIQUES

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ANEP N° 322 301 Liberté du 05/05/2015

LIBERTE

Mardi 5 mai 2015

L’actualité en question

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L’UNIVERSITAIRE RACHIDA ZIOUCHE CONCERNANT L’ART CULINAIRE

“L’Algérie peut devenir une destination mondiale de choix”

Depuis le 1 er mai dernier, l’Algérie participe à l’exposition universelle de Milan, en Italie, aux côtés de 148 autres pays, autour du thème : “Nourrir la planète : énergie pour la vie”. Pendant les six mois que durera la manifestation, le pavillon algérien, à travers les quelque 1 200 mets et pâtisseries préparés sur place, ses communications publiques et les diverses activités prévues à cet effet, a pour mission de promouvoir l’image du pays, mais aussi de faire connaître et de valoriser le patrimoine culinaire et culturel, ainsi que le tourisme. L’exposition sera aussi

une occasion pour l’Algérie de faire connaître sa position et ses suggestions sur la problématique de réduction de la famine dans le monde. Dans l’entretien qui suit, tous ces points sont commentés par Rachida Ziouche, assistante du commissaire général à l’exposition universelle de Milan, également auteure de Ma cuisine passion, 30 jours, 30 menus paru à Arak Éditions. Pour cette dernière, l’Algérie est capable de faire de sa gastronomie “un atout majeur” de développement, en devenant une destination mondiale de choix.

Liberté : M me Ziouche, en quoi l’exposition universelle de Milan 2015 est-elle impor- tante pour un pays comme l’Algérie ? Rachida Ziouche : D’abord, j’aimerais rap- peler que l’exposition universelle de Milan 2015, par sa thé-

matique “Nourrir la planète : énergie

pour la vie”, va contribuer à répondre aux ob- jectifs du millénaire des Nations unies pour le développement en particulier : réduire de moitié la population souffrant de la faim, de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle, intégrer les principes de développement durable dans les politiques et programmes des pays et fa- voriser un partenariat mondial pour assu- rer la sécurité alimentaire tout en protégeant notre planète. L’événement repose sur deux piliers fondamentaux, à savoir : la durabili- té et l’innovation. Son importance est capitale pour 149 pays participants dont l’Algérie. Notre pays va sai- sir cette occasion pour s’associer aux autres nations présentes à Milan, afin de confron- ter les expériences et faire part des progrès scientifiques et technologiques pour déve- lopper l’agriculture, assurer la sécurité et la qualité alimentaire de leur population, agir pour la biodiversité en trouvant un équilibre entre l’agroforesterie, l’élevage, la pêche, la pisciculture et les ressources naturelles. Ces pays, dont le nôtre, vont également faire connaître à près de 26 millions de vi- siteurs leurs actions et leurs projets en ma- tière d’innovation dans la filière agroali- mentaire, tout en démontrant comment conjuguer la science et la technologie aux connaissances traditionnelles et aux nou- veaux besoins des consommateurs pour les processus de production et les produits alimentaires du futur.

Interview réalisée par :

HAFIDA AMEYAR

Pendant ces six mois, que va présenter la délégation algérienne sur le plan de la gas- tronomie et de la réflexion/sensibilisation pour coller au thème de la manifesta- tion ? Le pavillon de l’Algérie, avec son restaurant gastronomique raffiné et authentique, oc- cupe une place de choix dans le cluster bioméditerranéen, incontournable pour les 26 millions de visiteurs attendus à Milan. C’est le pivot de notre participation, car c’est en son sein que le pays développe sa thé- matique en cohérence avec celle de l’expo- sition universelle de Milan 2015 et y délivre

Liberté
Liberté

ses messages. Nous comptons en faire un vecteur important pour promouvoir l’ima- ge de marque de l’Algérie et valoriser ses atouts économiques, culturels et touris- tiques, d’autant plus qu’elle possède un magnifique désert, mais aussi une des côtes les plus longues et les plus belles de la Méditerranée, ce creuset où se mêlent les plus vieilles civilisations.

À votre avis, peut-on parler de “combat” de la gastronomie et de l’art culinaire ? Oui. L’art culinaire et la gastronomie sont les meilleurs interprètes de notre identité et de notre culture, de notre civilisation plusieurs fois millénaire. Notre alimentation médi- terranéenne et saharienne a su et a pu ré- sister aux contraintes de la vie quotidienne moderne, en témoignent le temps consacré aux repas et les pratiques sociales de convi- vialité, de solidarité et d’échange. À Milan, notre pavillon va impliquer les visiteurs dans diverses activités culinaires et gastrono- miques, et événements, étroitement liés à la thématique. Je cite par exemple l’accueil du printemps, la touiza pour la cueillette des olives ou les moissons, meïdet Ramadhan pour expliquer l’aspect à la fois cultuel et cul- turel de notre société, l’hospitalité chez les Touareg, la célébration traditionnelle d’un mariage… Le point d’orgue sera notre jour- née nationale, le 8 août, où sera décliné tout

notre savoir-faire. Le régime alimentaire méditerranéen est aussi varié que les pays qui le composent pour lesquels l’alimenta- tion est un composant fondamental de l’identité et où la fraîcheur, l’équilibre et le plaisir de manger constituent des priorités.

Votre ouvrage “Ma cuisine passion, 30 jours, 30 menus” vous a valu d’être re- marquée par le commissariat général et d’être impliquée dans la préparation et l’en- cadrement de cette manifestation. En quoi consiste la mission qui vous est dévolue pendant l’exposition en Italie ? C’est une mission à la fois importante et en- richissante, car il s’agit de la confiance totale placée en moi par mon pays, à travers le com- missaire général Mohamed Bensalem, pour faire connaître notre savoir-faire culinaire et hisser notre cuisine au rang de la gastro- nomie mondiale. Avec l’équipe profession- nelle sélectionnée par l’Entreprise de gestion touristique du Centre (EGTC), qui s’est en- tièrement impliquée dans cet événement et que j’ai encadrée durant plusieurs jours, nous allons décliner, durant six mois à Milan, 1 200 pâtisseries et mets algériens de toutes nos régions et animer des journées et des soirées thématiques sur nos produits phares. De la frugale kesra de nos ancêtres au plus so- phistiqué des mets de fête, nous allons of- frir aux millions de visiteurs de l’exposition

universelle l’opportunité d’une plongée dans un bain nourrissant pour le corps et pour l’esprit. Je précise que l’équipe que di- rigent le chef Amine Messili et le sous-chef Mourad Beghoura est une équipe mixte, ma- joritairement jeune, passionnée, amoureu- se de l’Algérie et de son patrimoine ances- tral. Je ne vous cache pas que j’ai été subju- guée par ces jeunes. Qui d’autre que notre jeunesse pour préserver notre patrimoine et notre identité face aux menaces qui pèsent sur elle ? Qui d’autres que les jeunes pour fai- re connaître et transmettre cet héritage ? Qui d’autres que les jeunes pour le faire évoluer comme l’ont fait sous d’autres cieux des chefs espagnols, péruviens, japonais ? J’ai été jeu- ne parmi les jeunes entièrement impliqués dans ce qu’il y avait de plus noble dans notre pays et je sais de quoi est capable notre jeu- nesse… première richesse de l’Algérie.

Comment une universitaire et journalis- te comme vous en est arrivée à se consacrer à la recherche dans le domaine gastrono- mique ? L’art de manger constitue-t-il vraiment un enjeu ? La mise au jour, la préservation et le renou- vellement des produits, des savoir-faire et des terroirs algériens, véritable trame de notre identité, sont un vrai enjeu économique et culturel, mais aussi politique et de santé pu- blique. J’y consacre, depuis quelques années, mes recherches. Je peux dire que l’art culi- naire ou la cuisine est, pour chaque pays et sa population, le fruit des ressources natu- relles locales, de la culture, des croyances re- ligieuses, de l’évolution et du perfectionne- ment des techniques et aussi des échanges entre les peuples. Au fil des siècles, elle a dé- passé son simple impératif biologique d’ali- mentation pour devenir un corpus de tech- niques plus ou moins pointues, un fait cul- turel, un élément important du patrimoine et de l’identité nationale ou familiale, un élé- ment de systèmes de valeur. Sans oublier également qu’elle est devenue un sujet d’études pour les sciences sociales et surtout pour la sociologie. À l’heure où des univer- sités de gastronomie sont créées dans des pays qui ont compris cet enjeu, comme le Pérou qui a su faire de sa gastronomie un atout majeur de développement et qui est devenu une destination mondiale de choix pour sa gastronomie, pourquoi ne pas ré- fléchir sérieusement à en créer une en Al- gérie ? Je terminerai par cette phrase d’une consœur italienne : “Demain, le gourmet sera le genre humain.”

12 L’internationale

Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

BÉJI CAÏD ESSEBSI A ENVOYÉ DES ÉMISSAIRES AUX PAYS ARABES CONCERNÉS PAR LA CRISE LIBYENNE

L’État islamique inquiète la Tunisie

La Tunisie a peur de ce qui se passe chez son voisin libyen, où l’implantation de l’État islamique inquiète de plus en plus les membres de la communauté internationale.

L e président tunisien Béji Caïd Essebsi a dépêché des envoyés spéciaux dans plusieurs capitales de la région, dont Alger, pour leur fait part de ses appréhensions quant à l’éventuel lancement d’une nouvelle inter-

vention étrangère en Libye. Les craintes du chef d’État tunisien sont motivées par la présumée in- fluence grandissante de l’organisation de l’État islamique, plus connue sous l’appellation de Daech. La Tunisie fait déjà face à un terrorisme interne, œuvre de ses propres groupes terroristes, dont certains ont fait allégeance à Al-Qaïda au Maghreb islamique et d’autres entretiennent des relations très étroites avec des milices isla- mistes en Libye. Ainsi, selon le journal en ligne al-Arab, citant une source proche de la présidence tunisienne, le di- recteur de cabinet d’Essebsi, Réda Belhadj, s’est rendu hier au Caire, porteur d’un message du pré- sident tunisien à son homologue égyptien, Ab- del Fatah al-Sissi. Cette mission “spéciale” est in- tervenue une semaine seulement après celles ef- fectuées à Doha, au Qatar, par al-Touhami al-Ab- douli, ministre délégué aux Affaires étrangères chargé des affaires arabes et africaines, et à Al-

ger, par al-Azhar al-Qaraoui al-Chabi, le repré- sentant spécial du président Essebsi, a ajouté la même source. Alors que l’immigration clandes- tine fait toujours planer le spectre de frappes ci- blées contre les réseaux de passeurs en territoi- re libyen, la menace de Daech pourrait fournir suffisamment d’arguments aux partisans d’une solution armée de la crise libyenne. Plusieurs rap- ports des services des renseignements, appuyés par des analystes “alarmistes”, ont émis l’hypo- thèse de la formation d’une coalition interna-

D. R.
D. R.

tionale pour s’attaquer aux positions de Daech en Libye, comme cela est le cas depuis fin juin en Irak et en Syrie. Bien que le dialogue inter-libyen soit engagé, nourrissant un croissant optimisme chez ses initiateurs onusiens, l’option armée est toujours d’actualité. Il ne sera pas, évidemment, aisé de rallier l’ensemble des membres de la com-

La Tunisie craint la montée de l’islamisme

munauté internationale pour user de la force en Libye. Mais l’aggravation du phénomène de l’immigration clandestine en Méditerranée, cou- plé à la menace terroriste de l’État islamique sur les pays de la région, voire sur l’Europe, pourrait amener le Conseil de sécurité à voter en faveur d’une intervention militaire sur le sol libyen.

À LA VEILLE DU PÈLERINAGE DE LA SYNAGOGUE GHRIBA À DJERBA

Arrestation de quatre Libyens armés

Q uatre Libyens transportant des armes dans leur voitu- re ont été appréhendés dans

De notre correspondant à Tunis : MOHAMED KATTOU

l’île de Djerba à la veille du pèleri- nage juif à la synagogue de la Ghriba qui aura lieu les 7 et 8 mai. D’im- portantes mesures de sécurité ont été prises pour sécuriser cette ma- nifestation qui rassemblera des mil- liers de juifs venant de nombreux pays. Un grand nombre d’agents de

sécurité et des unités de l’armée na- tionale ont été mis à contribution pour quadriller l’île et prévenir tout acte d’attentat. Les autorités en- tendent réussir l’organisation de cette manifestation religieuse juive dans la plus vieille synagogue d’Afrique du Nord pour adresser un message clair aux touristes à travers le monde et montrer que l’attentat, le 18 mars dernier contre le musée du Bardo, n’était qu’un simple ac- cident. Aussi, le ministère de l’In- térieur a-t-il déployé tous ses efforts et mis des moyens humains et ma-

tériels énormes pour sécuriser ce pè- lerinage. C’est, aussi, une occasion pour démentir les allégations is- raéliennes selon lesquelles des at- tentats seraient perpétrés contre les juifs en général et les Israéliens en particulier à Djerba. D’ailleurs, le ministre tunisien de l’Intérieur n’a pas manqué de répliquer, indirec- tement, à ces allégations en affir- mant que la sécurité est assurée en Tunisie “qui est capable de protéger les juifs beaucoup mieux que d’autres pays”. La réussite de ce pèlerinage est d’autant plus importante pour la

Tunisie qu’elle lui ouvre grandes les portes d’une bonne saison touris- tique. Celle-ci a été hypothéquée par l’attentat du musée du Bardo qui a poussé bon nombre de tour-opé- rateurs européens à recourir rapi- dement à l’annulation de milliers de réservations. Pour l’heure, la Tuni- sie, dont le secteur touristique re- présente 7% du produit intérieur brut et emploie 400 000 personnes, ne compte, sûrement, que sur les Al- gériens qui sont, pratiquement, les seuls à venir en masse en Tunisie.

M. K.

ILS CONTESTAIENT LA CANDIDATURE DU PRÉSIDENT POUR UN TROISIÈME MANDAT

Burundi : trois manifestants tués par balle

T rois manifestants protestant contre la candidature du chef de l'État burundais, Pierre Nkurunziza, à un troisième mandat

ont été tués par balle hier à Bujumbura dans des affrontements avec la police, a annoncé la Croix- Rouge citée par l’AFP. Peu de temps auparavant, un opposant avait déclaré qu’au moins deux per- sonnes avaient été tuées. “Depuis ce matin, il y a au moins deux personnes qui ont été tuées par bal- le par la police”, a déclaré à l'AFP le défenseur des droits de l'Homme Pierre Claver Mbonimpa. “Et il y a eu beaucoup, beaucoup de blessés”, a-t-il ajouté. Des journalistes de l'AFP ont vu au moins huit manifestants blessés par balle hier dans deux quartiers de Bujumbura, ainsi que deux po- liciers au moins blessés par des jets de pierre.

Des témoins ont fait état d'autres manifestants blessés par balle dans d'autres quartiers de la ca- pitale. Ces trois nouveaux morts portent à 12 le nombre de personnes tuées dans des violences de- puis le début des manifestations contre un troi- sième mandat de Pierre Nkurunziza, débutées le 26 avril. Huit d'entre elles sont des opposants tués dans la répression du mouvement. Deux policiers et un soldat ont aussi perdu la vie. “C'est grave ce qu'il se passe aujourd'hui, les ma- nifestants sont traités comme des terroristes com- me l'avait dit le ministre de l'Intérieur”, a ajouté M. Mbonimpa. Samedi dernier, le gouvernement burundais avait qualifié les manifestations “d'en- treprise terroriste”, accusant les auteurs d'at- taques à la grenade qui ont coûté la vie aux deux

policiers, d'être liés à la contestation anti-troisième mandat. Après une trêve de deux jours, les pro- testations, interdites par le gouvernement, ont re- pris lundi dans la capitale de ce petit pays d'Afrique de la région des Grands Lacs. Les manifestants dénoncent la désignation de Pierre Nkurunziza, élu une première fois en 2005 par le Parlement et une deuxième fois en 2010 au suffrage universel, comme candidat de son par- ti du 26 juin. Les opposants à un troisième mandat le jugent anticonstitutionnel et contraire à l'accord d'Aru- sha qui avait ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile (1993-2006) et limite à deux les man- dats présidentiels.

R. I./AFP

Le secrétaire général de l’Organisation des Na- tions unies, Ban Ki-moon, avait refusé toute in- tervention militaire étrangère en Libye, sous un quelconque prétexte, y compris celui du “devoir d’ingérence humanitaire”, pour mettre fin à la mi- gration clandestine en mer Méditerranée. Selon lui, seul la dialogue politique est en mesure de mettre fin à cette tragédie humaine.

LYÈS MENACER

DEUX MORTS APRÈS UNE FUSILLADE PRÈS D’UN CENTRE DE CONCOURS DE CARICATURES DU PROPHÈTE AU TEXAS

La main de l’EI soupçonnée

La police a abattu, avant-hier, deux

hommes armés qui avaient ouvert le feu près d'un centre où se tenait un concours de caricatures de Mahomet en présence du populiste néerlandais Geert Wilders au Texas, dans le sud des États-Unis. Deux hommes “se sont approchés en voiture” du Curtis Culwell Center de Garland, dans la grande banlieue de Dallas, alors que s'achevait un concours de caricatures de Mahomet, indique un communiqué de la ville de Garland repris par l’AFP. Les deux hommes ont “ouvert le feu” contre un agent de sécurité. Deux policiers ont alors répliqué et ont abattu les assaillants, ajoute le communiqué qui précise que l'agent, blessé à la cheville, a pu quitter l'hôpital après avoir subi un traitement. La fusillade n'a duré que quelques secondes. Le concours de caricatures organisé par l'association American Freedom Defense Initiative, connue pour ses positions anti-islamistes, était présenté comme un événement pour la “liberté d'expression” auquel avait été invité l'homme politique néerlandais Geert Wilders, célèbre pour ses diatribes anti-islam. L'islam prohibe toute représentation du Prophète. Selon Site, l'organisation qui s'est spécialisée dans la surveillance des sites jihadistes, un homme se revendiquant du groupe État islamique (EI) a affirmé sur Twitter que l'attaque avait été perpétrée par deux sympathisants de l'organisation jihadiste.

R. I./AFP

APRÈS LES ACCUSATIONS DE HUMAN RIGHTS WATCH

Washington se défend de fournir des armes à sous-munitions à Riyad

Washington s'est défendu, avant-hier,

d'avoir fourni des armes à sous-munitions - potentiellement dangereuses pour les civils - à la coalition menée par Riyad au Yémen, comme soupçonné par l’ONG, Human Rights Watch (HRW). “Les États-Unis fournissent des armes à sous-munitions qui respectent la stricte condition d'exploser quasi complètement”, a affirmé dans un courriel à l'AFP un représentant du ministère de la Défense, précisant que moins de 1% de ces armes est susceptible de ne pas exploser. Quand elles n'explosent pas, ces bombes, qui contiennent des dizaines de munitions, deviennent de facto des mines susceptibles de tuer ou de mutiler des civils, et ce, longtemps après leur lancement, accusent les organisations des droits de l'Homme. L'organisation HRW a rapporté avant-hier que la coalition menée par Riyad utilisait ce genre d'armes fournies par les États-Unis dans ses raids aériens contre des rebelles chiites. “Les bénéficiaires de ces transferts doivent, en outre, s'engager à ce que les armes à sous- munitions ne soient utilisées que contre des cibles militaires clairement définies et non pas là où se trouvent des civils ou dans des zones habitées”, a ajouté le responsable militaire. Les sous-munitions qui explosent après coup, sont interdites par un traité adopté en 2008 par 116 pays, mais pas par l'Arabie saoudite, les États-Unis et le Yémen.

R. I./AFP

ARASH AMINI, DE L’ORGANISATION IRANIENNE DES AFFAIRES DE CINÉMA ET DE L’AUDIOVISUEL, À LIBERTÉ “Nous
ARASH AMINI, DE L’ORGANISATION IRANIENNE DES AFFAIRES DE CINÉMA ET DE L’AUDIOVISUEL, À LIBERTÉ “Nous
ARASH AMINI, DE L’ORGANISATION IRANIENNE DES AFFAIRES DE CINÉMA ET DE L’AUDIOVISUEL, À LIBERTÉ “Nous
ARASH AMINI, DE L’ORGANISATION IRANIENNE DES AFFAIRES DE CINÉMA ET DE L’AUDIOVISUEL, À LIBERTÉ “Nous

ARASH AMINI, DE L’ORGANISATION IRANIENNE DES AFFAIRES DE CINÉMA ET DE L’AUDIOVISUEL, À LIBERTÉ

“Nous avons l’ambition de promouvoir le cinéma iranien en particulier”

Affable, souriant et élégant, Arash Amini, directeur des affaires extérieures de l’Organisation iranienne des affaires de cinéma et de l’audiovisuel est toujours debout. Il circule inlassablement dans le marché du film du 31 e Fajr Film Festival. Il répond inlassablement à toutes les sollicitations des festivaliers. Dans cet entretien, il répond à toutes les questions, même les plus gênantes que les invités étrangers évitent soigneusement. Entretien.

Liberté : Pour le 31e Fajir Film Festival, vous avez mis en œuvre de gros moyens pour as- surer le succès. Quels sont vos objectifs qui valent cet investissement ? Arash Amini : Nous avons l’ambition, com- me tout festival, de promouvoir le cinéma en général et le

cinéma ira- nien en parti-

culier. Outre cela, nous voulons corriger la fausse image de notre pays qui circule dans les médias. Aussi, c’est une opportunité à mettre à pro- fit pour monter des coproductions.

Entretien réalisé à Téhéran par : TAHAR HOUCHI

Avez-vous atteint vos objectifs ? Nous sommes pleinement satisfaits de cet- te édition à laquelle ont participé plus de 200 professionnels étrangers. Concernant les retombées, je peux vous confirmer la si- gnature de quelques contrats de coproduc- tion, notamment avec une compagnie chi- noise. Nous allons réaliser ensemble un film d’arts martiaux. Nous tenons ici une tou- te nouvelle expérience dans le genre pour le cinéma iranien. Nous avons aussi lancé deux projets de films avec les turcs. Le pre- mier s’agit de l’adaptation à l’écran de la vie d’un personnage historique turc, et le deuxiè-

me est un biotope sur un poète iranien. Au sujet de la diffusion du film iranien, nous al- lons faire un programme spécial au Festival de Bagdad. D’autres projets sont en cours d’étude.

Les négociations américano-iraniennes sur le nucléaire sont en cours. Un accord se profile. Quel serait l’impact sur l’industrie cinématographique iranienne ? Il serait faux de penser que tous les pro- blèmes économiques et sociaux de l’Iran vont se régler avec la signature d’un accord sur le nucléaire. Nous avons identifié les pro- blèmes et nous essayons d’apporter des so- lutions. Le pays compte quelque 70 millions d’habitants et notre parc cinématogra- phique se limite à 300 salles de projection dont certaines sont inopérationnelles. Dans un premier temps, nous avons lancé une opé- ration de numérisation de plusieurs salles. Cela a un coût important. Le résultat est très sensible. Avant cette opération, nous comp- tabilisons 32 millions d’entrées par an, et au- jourd’hui, nous arrivons à 52 millions. Les sor- ties se font en même temps dans toutes les villes du pays, même dans les plus reculées. Vous voyez cela n’a rien à voir avec le nu- cléaire.

Vous ne pouvez pas nier le fait que la levée de l’embargo va avoir un impact direct sur l’industrie cinématographique qui souffre en même temps que les autres secteurs. Vous aurez accès notamment au marché américain et européen. Oui. C’est pour cela que nous avons com- mencé à travailler dans ce sens. L’existence du marché du film dans le festival va dans ce sens. Nous avons aussi invité plusieurs pro- fessionnels afin de montrer les potentialités de notre pays en matière de production ci- nématographique. Notre opération de convaincre va se poursuivre aussi au marché du film à Cannes.

Certains cinéastes iraniens sont toujours frappés d’interdit. Je pense à Jafar Panahi dont le dernier film Taxi Téhéran, tourné sans autorisation, est en sortie en France. Il y a aussi Ghobadi et Rassoulof Je ne connais pas bien les détails des situa- tions des deux derniers. En revanche, concer- nant Jafar Panahi, je peux vous affirmer que son cas est très simple. Il habite à Téhéran librement. Il fait des films et ils sont mon- trés dans des festivals internationaux qui lui décernent des prix. Je vous laisse juge de la situation. Je pense que nous avons affaire à

des procédures judiciaires d’ordre symbo- lique. On dit que Panahi n’a pas le droit de faire des films, mais il en fait sans être in- quiété.

Mais il n’a pas le droit de quitter le pays C’est vrai. Mais je pense que s’il veut le fai- re, il peut régler sa situation très facile- ment.

Madjid Madjidi vient de finir un film sur le Prophète Mohammed. Comment le film a-t-il été reçu ? Le film n’est pas encore officiellement pro- jeté. Il a eu 4 projections durant le Festival national. Il a eu une bonne presse et un bon accueil public. Nous allons aider M. Madji- di, en fonction de sa volonté, de le diffuser aussi à l’étranger. Je peux vous dire qu’il a déjà trouvé un distributeur international qui n’est pas iranien.

J’ai ouï-dire que le Prophète a été filmé phy- siquement. Pouvez-vous me confirmer cela ? Je n’ai pas vu le film. Mais la question a été posée à M. Madjid par les journalistes. Sa ré- ponse est non.

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vu le film. Mais la question a été posée à M. Madjid par les journalistes. Sa

F.1153

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Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

14 Publicité Mardi 5 mai 2015 LIBERTE ANEP n°321 581 Liberté du 05/05/2015

ANEP n°321 581 Liberté du 05/05/2015

LIBERTE

Mardi 5 mai 2015

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LIBERTE Mardi 5 mai 2015 Publicité 15 AF C0166

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PAGE ANIMÉE PAR FARID BELGACEM

liberteauto2011@yahoo.fr

Auto

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LE CONTRAT A ÉTÉ SIGNÉ ENTRE YAMAHA ALGÉRIE ET LA PROTECTION CIVILE

Le XT-660Z Ténéré pour les interventions rapides

Grâce à son offensive, Yamaha Algérie a réussi à gagner du terrain. Aujourd’hui, ses produits se valent sur le marché, avec un rapport qualité/prix imbattable.

C’ est un retour sur investisse- ment attendu :

Prox-4, le représentant officiel de la

marque japonaise Yamaha, a

gagné un avis d’appel d’offres et vient de Par : FARID BELGACEM conclure un important
gagné un avis d’appel d’offres et
vient
de
Par : FARID
BELGACEM
conclure
un
important

marché avec la direction générale de la Protection civile (DGPC). Selon Prox-4, ce contrat consiste en l’ac- quisition des motocyclettes de type Yamaha XT-660Z Ténéré, avec ABS, équipées de kit d’inter- vention rapide. Ces dernières seront utilisées par les sapeurs-pompiers dans leurs missions délicates sur le terrain. Ainsi, selon notre source, une bri- gade de la Protection civile spécia- lisée dans l’intervention rapide et le secourisme va, désormais, accomplir ses missions à bord du performant motocycle XT-660Z Ténéré, avec ABS, de la marque aux trois diapasons. “De nos jours,

ABS, de la marque aux trois diapasons. “De nos jours, la moto devient le moyen de

la moto devient le moyen de trans- port le plus rapide et le plus effica- ce, d’autant plus quand il s’agit d’intervenir pour sauver des vies humaines”, explique le service marketing et communication de

Prox-4. Le XT-660Z Ténéré, avec ABS, a été préparé et a été équipé par un kit spécial pour ce type d’intervention rapide, et il est doté d’un bloc Yamaha monocylindre de 660 cm 3 . “Ce roadster est un vrai

trail typé rallye raid, conçu pour les chemins roulants et qui s’acquitte également d’un usage quotidien. Grâce à la transformation et l’adaptation du modèle XT-660Z Ténéré, avec ABS, par le fournis- seur Yamaha France, des interven- tions plus rapides et plus efficaces seront réalisables par cette unité dédiée à l’intervention rapide et aux premiers secours”, ajoute la même source. Les motards de la Protection civile suivront un stage technique et pra- tique, assuré par des instructeurs japonais, pour mieux maîtriser cette machine issue des dernières technologies. Aussi, Yamaha assu- rera l’entretien ainsi que la pièce de rechange pour l’ensemble des machines. Il faut savoir que le XT-660Z Ténéré, avec ABS, est le fer de lance de la marque nippone en Algérie et constitue, désormais, une fierté pour Prox-4. Notons que ce modèle Enduro Roadster est disponible également dans tout le réseau de vente Prox-4.

F. B.

FOCUS

L’INFO du mois

LA MARQUE FRANCHIT UN NOUVEAU CAP Le groupe AD Motors (Isuzu) aménage ses utilitaires n
LA MARQUE FRANCHIT UN NOUVEAU CAP
Le groupe AD Motors (Isuzu) aménage
ses utilitaires
n Isuzu, représenté par le groupe AD Motors, vient de franchir un
nouveau cap pour diversifier ses activités et s’attaque à
l’aménagement automobile. Selon autoutilitaire.com qui a rapporté
l’information, il s’agit de l’aménagement des véhicules utilitaires
(fourgons et fourgonnettes) et “qui consiste à intervenir après
l’installation des kits de climatisation sur les bus Isuzu localement.
De nouvelles activités sont en phase de lancement afin d’élargir le
spectre d’intervention du distributeur algérien d’Isuzu mais aussi
pour s’inscrire davantage dans le processus du montage automobile”.
Ainsi, AD Motors s’intéresse aux véhiculés destinés aux activités
artisanales et médicales. L’entreprise compte aménager des fourgons
et fourgonnettes en véhicules ateliers destinés à plusieurs métiers,
dont des d’ambulances et des véhicules de restaurations. Aussi, AD
Motors élargiront ses activités au carrossage de VUL pour donner
naissance à des camions boulangerie/pâtisserie, camions pizzeria et
camion snack.
F. BELGACEM

BREVES

CONFEC-ALGÉRIE

Promotions sur les tablettes Astéroid de Parrot

Confec-Algérie, distributeur officiel

des kits mains libres et Bluetooth de la marque française Parrot, a lancé une vaste campagne de promotions sur ses produits, notamment les tablettes dédiées aux automobilistes. Selon un communiqué rendu public, cette promotion touche deux modèles de la gamme Astéroid, dont Astéroid Tablet à 22 500 DA et Astéroid-Mini à 14 500 DA. Selon le même document, la tablette Astéroid-Mini offre un écran tactile, de 3,2 pouces, qui permet de télécharger des applications de gérer manuellement et vocalement les appels, le guidage et le multimédias. En revanche, Astéroid Tablet, dotée d’un écran tactile de 5 pouces, est plus performante que la précédente. À ne pas rater…

F. BELGACEM

AUDI ALGERIE

Tous les prix réajustés par Sovac

La marque Audi Algérie, du groupe

Sovac Algérie, a annoncé, via un communiqué de presse, un nouvel ajustement sur ses tarifs. Il sera applicable dès ce mois de mai et touchera toute la gamme de la marque aux quatre anneaux. Revus à la baisse lors du dernier Salon de l’automobile d’Alger (SIAA-2015) au profit d’une clientèle avant-gardiste, maintenus durant le mois d’avril, ces prix ont enregistré une légère hausse allant de 20 000 à 100 000 DA, selon les modèles contenus dans le catalogue.

F. B.

ELLE AURA LIEU DU 9 AU 21 MAI

Renault Trucks :

une grande caravane pour la proximité

Le groupe Renault Trucks vient de

lancer une large campagne de proximité à destination des clients et du réseau pour faire connaître la qualité de la nouvelle gamme en région. Selon notre source, il s’agit d’une caravane itinérante qui aura lieu du 9 au 21 mai prochains à travers plusieurs wilayas. Cette caravane, qui se déroulera par ailleurs en 6 étapes, aura lieu dans les wilayas du Centre, des Hauts-Plateaux et de l’Ouest du pays. Évidemment, Renault Trucks Algérie n’exclut pas d’élargir, dans les jours à venir, cette de proximité vers les wilayas du Grand-Sud où une clientèle nommée Renault Trucks attend également ces nouveautés.

FARID B.

COUP DE CŒUR

LA CÉRÉMONIE S’EST DÉROULÉE HIER EN PRÉSENCE DU MINISTRE DE LA FORMATION

Renault Algérie Académie agréé par l’État

“N ous récoltons le fruit de notre tra- vail et de notre sérieux. Je suis fier que le ministère de la

Formation et de l’Enseignement profession- nels nous ait fait confiance. A présent, l’op- portunité d’obtenir une formation diplôman- te et de qualité aux standards internationaux dans le domaine de l’automobile est désor-

mais possible.” C’est ce qu’a déclaré, hier, Guillaume Josselin, DG de Renault Algérie, à l’issue du déplacement de Noureddine Bedoui, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, pour officia- liser l’agrément du centre de formation de Renault Algérie à Tessala El-Merdja (Alger) par son département. Ainsi, Renault Algérie Académie, centre de formation de Renault Algérie, est dorénavant agréé par ce ministè- re pour offrir plus de 7 formations diplô- mantes aux métiers de l’automobile en vente et après-vente. Ces formations se feront en alternance pour une durée de 6 mois. A la

fin de leur cursus les stagiaires recevront un diplôme certifié par l’État. Opérationnelle depuis 2008, Renault Algérie Académie a déjà accueilli près de 10 000 stagiaires sala- riés de Renault Algérie, de l’usine Renault Algérie Production ainsi que de l’ensemble du réseau de distribution Renault à travers le territoire national. Avec cet agrément de l’É- tat, Renault Algérie Académie ouvrira ses portes non seulement à ses salariés et à son réseau, mais à tous les stagiaires qui souhai- tent se former aux métiers de l’automobile, en vente et en après-vente. Renault Algérie Académie bénéficie de toute l’expertise du groupe Renault en termes de formation avec une équipe pédagogique for- mée et accompagnée continuellement par le groupe. Du matériel pédagogique et tech- nique le plus moderne est également mis à disposition. Pour l’apprentissage pratique, les stagiaires sont pris en charge dans de vrais ateliers dédiés à la formation avec tout

l’outillage nécessaire pour la mécanique et la carrosserie. Les diplômés de Renault Algérie Académie auront toutes les chances pour réussir dans leurs différents projets professionnels dans l’automobile. Après l’inauguration de la première usine automobile en Algérie, Renault, lea- der du marché depuis 9 ans, démontre enco- re une fois son fort engagement en Algérie en investissant dans la formation. Cela fait partie de sa démarche d’entreprise globale et citoyenne qui contri- bue activement à l’essor économique du pays. Renault Algérie Académie s’implique-

du pays. Renault Algérie Académie s’implique- ra activement dans la formation profession- nelle en

ra activement dans la formation profession- nelle en accompagnant des écoles parte- naires en bourses d’études et de dons de voi- tures de formation et de matériel pédago- gique.

F. B.

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Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

18 Publicité Mardi 5 mai 2015 LIBERTE ANEP N° 25 011 398 Liberté du05/05/2015 ANEP N°

ANEP N° 25 011 398 Liberté du05/05/2015

ANEP N° 321 956 Liberté du 05/05/2015
ANEP N° 321 956 Liberté du 05/05/2015
du05/05/2015 ANEP N° 321 956 Liberté du 05/05/2015 ANEP N°206 715 Liberté du 05/05/2015 F.1141 CHALLENGE
ANEP N°206 715 Liberté du 05/05/2015
ANEP N°206 715 Liberté du 05/05/2015

F.1141

CHALLENGE HASSEN SIDHOUM

Nous informons les clubs de la wilaya de Bouira que le challenge du père fondateur du Mouloudia de Bouira (MBB) Hassen Sidhoum aura lieu les 04 et 05 juin 2015. Les catégories concernées sont celles de 11 à 12 ans (2003 et 2004). Les inscriptions se dérouleront du 05 au 25 mai. Les cartes scolaires sont obligatoires.

Tél. : 0553 24 61 60 - 0552 36 62 56

0523
0523

VENTE EN LIQUIDATION

Société de recyclage plastique met en liquidation un lot d’équipement en bon état.

1- Chariot élévateur 3 t et 3 m de hauteur 2- Groupe électrogène 187,5 kva (6 cylindres) 3- Ligne de broyage, lavage, séchage de plastique d’une capacité de 2 à 4 t par heure 4- Séchoir automatique 10 m 5- Divers outils, accessoires, etc

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0557 79 41 21 / 0550 44 00 78

F.1110

DES JEUNES DE TAMANRASSET PARTIRONT À LA DÉCOUVERTE DU LITTORAL ALGÉRIEN Des colonies de vacances

DES JEUNES DE TAMANRASSET PARTIRONT À LA DÉCOUVERTE DU LITTORAL ALGÉRIEN

Des colonies de vacances au profit de 6000 enfants

Un programme riche en activités a été élaboré en faveur des chanceux participants qui auront le loisir de goûter aux plaisirs de la plage et de rompre avec la monotonie caractérisant leur quotidien.

D. R.
D. R.

L e ministère de la Jeunesse réaffir- me son attachement aux enfants du grand Sud et une attention parti- culière aux franges démunies. En effet, pas moins de 6000 enfants originaires des localités lointaines

relevant de Tamanrasset auront la chance de partir, cet été, en colonie de vacances à la dé- couverte de la grande bleue. Ainsi, un pro- gramme riche en activités, telles que des sor- ties à la plage, des visites à certains sites tou- ristiques et monuments de la capitale, a, com- me à l’accoutumée, été élaboré en faveur des chanceux participants qui auront le loisir de goûter aux plaisirs de la plage et de rompre avec la monotonie caractérisant leur quotidien, a in- diqué Badjouda Ahmed, directeur de l’Odej (Office des établissements de jeunes) de la wi- laya de Tamanrasset. Notre interlocuteur ex- pliquera que cette initiative, plus que louable, contribuera au bonheur des couches défavo- risées en besoin constant d’aide et de soutien. Tout en rappelant la dernière opération réali-

Cette louable initiative permettra aux couches défavorisées de goûter aux plaisirs de la mer.

sée par le département de Abdelkader Khem- ri en faveur de plus de 1400 jeunes qui ont bé- néficié d’un voyage organisé dans la capitale de Tin Hinan, M. Badjouda fait savoir qu’une opé- ration similaire sera prochainement lancée au profit des adhérents aux maisons et centres de jeunes. Le coordinateur du groupement d’agences touristiques, Bachir Djeribi, chargé de la première opération qui s’est déroulée pen- dant les vacances de printemps, est, quant à lui, revenu sur les retombées positives de ce pro- jet qui a redonné à une quinzaine d’agences lo- cales l’espoir de vivre après cinq ans de diset- te et de vaches maigres, en leur permettant par conséquent de surmonter le lustre de la dèche. Selon M. Djeribi, l’opération qui s’inscrit dans le cadre du programme de mobilité de jeunes, concocté en collaboration avec l’Analj (Agen- ce nationale des loisirs de la jeunesse), a été d’un apport considérable à ces régions meurtries par le marasme touristique qu’elles subissent de- puis 2010. En effet, les jeunes touristes, venus des wilayas de Mostaganem, Tébessa, Souk Ah-

ras, Sidi Bel-Abbès, Oran, Jijel, Aïn Témou- chent, Tlemcen, Mascara et Relizane, ont ré- animé la capitale du tourisme saharien. “Il faut dire que cette opération qualitative, première dans cette wilaya du grand Sud, a permis d’in- suffler une nouvelle dynamique à l’économie lo- cale, notamment au secteur artisanal après le coup de grâce reçu du blocus touristique. Je tiens à dire que si c’était des circuits itinérants, on mo- biliserait toutes les agences touristiques de la wi- laya et les résultats seraient encore meilleurs sur le plan économique. Au passage, je remercie les autorités de la wilaya qui n’ont pas lésiné sur les moyens garantissant la réussite de cette opéra- tion”, a souligné M. Djeribi. Abondant dans le même sens, Hamdaoui Ahmed, responsable de l’agence touristique Takouba, également pré- sident des associations de voyages de la wilaya de Tamanrasset, propose la multiplication de tels projets avec pour but “de relancer le tou- risme domestique à même de booster l’investis- sement et l’économie locale”.

RABAH KARECHE

sement et l’économie locale” . RABAH KARECHE BRÈVES du Centre BOUMERDÈS Célébration de la Journée

BRÈVES du Centre

BOUMERDÈS

Célébration de la Journée mondiale de la liberté d’expression

Les journalistes de la wilaya de

Boumerdès ont célébré hier la Journée mondiale de liberté d’expression. Plusieurs activités ont été menées par les journalistes à cette occasion à l’exemple du club de la presse qui a organisé une exposition de caricatures de Dilem à la maison de culture Rachid-Mimouni. Une exposition qui a drainé un grand public, notamment des lycéens et des étudiants venus en grand nombre pour voir les caricatures du célèbre dessinateur. Les journalistes se sont rendus à la maison des “enfants abandonnés” de Boumerdès où ils ont offert des équipements électroménagers pour cette structure gérée par la direction de l’action sociale. En plus des débats organisés sur la liberté d’expression en Algérie et les problèmes que rencontrent les professionnels du secteur, les journalistes ont organisé un tournoi de football en collaboration avec la DJS et la ligue de football. Les membres du club de la presse se sont rendus à Khemis El-Kechna où ils ont déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du confrère Athmane Senadjki, journaliste et rédacteur en chef d’El-Khabar tout comme ils ont rendu un grand hommage à leurs confrères Mohamed Hassaïne assassiné par les groupes terroristes ou encore Rabah Hammouche décédé tragiquement lors du séisme du 21 mai 2003 et d'autres confrères qui nous ont quittés. À noter qu’un dîner a été offert, à la même occasion, par le wali de Boumerdès en l'honneur de tous les journalistes de la wilaya.

NACER ZERROUKI

ILS AVAIENT TENDU UN GUET- APENS À UN LIVREUR DE GLACES

Quatre individus placés en garde à vue

Les éléments de la Section de sécurité et

d’intervention (SSI-GN) de Hammam Righa ont réussi à déjouer une tentative de vol dont a été victime un livreur de glaces et ont mis la main sur quatre assaillants sur lesquels l’argent de la victime et la marchandise volée ont été récupérés. Selon notre source, ce livreur de glaces a été contacté au téléphone par un individu qui se faisait passer pour un client, pour lui demander de lui livrer une quantité de sa marchandise, tout en lui proposant de l’attendre au niveau du carrefour de Khemis-Miliana, sachant que son local est situé au centre-ville de Aïn Soltane (Aïn Defla). L’intéressé qui s’est rendu sur les lieux à bord d’un camion frigorifique de marque Iveco a rencontré deux individus circulant à bord d’un véhicule de marque Hyundai Atos. Ces derniers l’ont, ensuite, invité à les suivre vers leur local à Aïn- Soltane, avant de s’arrêter sur une piste, où ils l’ont roué de coups avec la complicité de deux autres acolytes qui les attendaient sur le lieu du méfait à bord d’un camion de marque Daihatsu Delta. Selon la même source, ces individus sont, actuellement, placés en garde à vue. L’enquête se poursuit.

FARID B.

TIZI OUZOU

Hommage aux pionniers du sport et du scoutisme

A près avoir honoré tout récemment de vieilles figures tizi-ouzéennes qui ont sacrifié toute leur vie pour écrire de

belles pages d’histoire de la ville des Genêts, l’Association des anciens scouts de Tizi Ou- zou a récidivé, récemment, en son siège situé dans la vieille ville, en rendant un hommage tout particulier à des pionniers qui ont servi fidèlement leur ville et donné tant de sacrifices aux divers domaines de l’éducation, du scou- tisme et de la pratique sportive. C’est en pré- sence d’une foule nombreuse, constituée d’anciens scouts et anciens sportifs, pour la plupart des quinquagénaires, mais aussi des

parents et des proches des lauréats, que les six heureux élus ont eu droit aux éloges, aux ap- plaudissements et aux distinctions de cir- constance qu’ils auront amplement mérités. Salima Boussa, directrice d’école en retraite, est une figure de proue dans le domaine de l’éducation à Tizi Ouzou et Draâ Ben-Khed- da ; elle était rayonnante de joie et de fierté en la circonstance. Les doyens du scoutisme Ali Bachatène et Rabah Tarmoul symbolisaient parfaitement l’histoire glorieuse du célèbre groupe scout El-Hilal de Tizi Ouzou, qui fut jadis une grande école de civisme et de na- tionalisme bien avant le déclenchement de la

guerre de Libération nationale puis après l’indépendance. Et pour couronner le tout, Amar Haouchine, Mokrane Merrad et Ab- delaziz Cherrak auront fait planer sur toute la salle de gros brins de nostalgie et d’authenti- cité du prestigieux club de la JS Kabylie des an- nées 40, 50 et 60. Ces trois vieilles gloires de la JSK avaient du mal à contenir leur émotion devant tant de ré- vérence, eux qui ont charmé jadis les foules par leur talent et leur bravoure face au diktat des clubs français de l’époque coloniale. Tour à tour, Ali Tarmoul, Mohamed Zenboudji, Mohamed Attaf et Noureddine Madiou, des

membres actifs de l’association, ont pris la pa- role pour rappeler la valeur de ces hommes et femmes qui ont marqué de leur empreinte l’histoire de la vieille ville de Tizi Ouzou, et le crépitement des flashs avait superbement illuminé les visages angéliques de ces aînés qui méritaient certainement tant d’égard et de gra- titude pour avoir semé le bel exemple et la bon- ne graine. C’était là un sacré devoir de mé- moire que l’on aimerait voir se perpétuer dans nos villes et villages où tant de gens de valeur et de dignité méritent tous les honneurs. Et aux prochains… !

MOHAMED HAOUCHINE

LIBERTE

Mardi 5 mai 2015

L’Algérie profonde

19

REPRISE EN MAIN DU SECTEUR DE LA SANTÉ

Élaboration d’une feuille de route à Guelma

Ils sont nombreux à solliciter les cliniques privées pour des interventions chirurgicales, car les chirurgiens exerçant dans les hôpitaux se dérobent sous de fallacieux prétextes.

C e dossier sensible et crucial des infrastructures sanitaires a fait couler beaucoup d'encre en raison

des dysfonctionnements récur- rents, et suscite la colère des patients et des responsables locaux destinataires des doléances citoyennes. La wilaya de Guelma (524 443 habitants) abrite au chef-lieu l'EPH Docteur-Okbi (300 lits) réalisé durant les années 1980, l'EPH Ibn-Zohr (102 lits) datant de l'époque coloniale, l'EPH d'Oued Zenati (140 lits), l'EPH de Bouchegouf (100 lits) et l'EPH de Aïn Larbi (40 lits), un ancien sanatorium réaménagé, et où exercent 166 médecins spécia- listes et 151 généralistes. Le découpage initié par le ministère de tutelle comprend les EPSP de Guelma, Bouchegouf, Oued Zenati et Aïn Makhlouf, qui couvrent 34 communes dispo- sant de polycliniques, centres de santé et salles de soins. Il convient de souligner la présen- ce d'un effectif global de 969 agents paramédicaux tous corps confondus, qui activent dans l'ensemble des structures sani- taires. En 2014, les praticiens ont effectué 4060 interventions chi- rurgicales, dont 2409 à Okbi, 1027 à Bouchegouf et 624 à Oued Zenati. Selon les docu- ments qui nous ont été remis par la DSP, il est étonnant de relever que 1548 césariennes ont été pratiquées sur les 5459 partu- rientes admises au service de maternité. Dans un passé récent, les mamans accouchaient nor- malement avec l'assistance des sages-femmes, car les gynéco-

logues étaient rares. Une grand- mère nous confie : “La prise en charge des parturientes laisse à désirer, puisque la césarienne devient désormais le passage obli- gé ! Les professionnels du minis- tère de la Santé gagneraient à se pencher sur cet important volet, car la vie humaine est sacrée ! Par manque de gynécologues, notamment lors des gardes de nuit et des journées fériées, les médecins préfèrent évacuer par ambulance les femmes en couches

D. R.
D. R.

La mise en place de 6 gardes mensuelles par les spécialistes et des inspections par des praticiens inspecteurs sont prévus dans toutes les structures sanitaires.

vers les CHU de Annaba ou de Constantine !” Nous constatons que durant l'année écoulée, il a été effectué 2182 évacuations à partir des cinq hôpitaux pour des accouchements, des blessés et des pathologies lourdes. Les centres d'hémodialyse qui dispo- sent de 32 générateurs, dont 8 en panne et 3 réformés, ont prati- qué 14 031 séances aux insuffi- sants rénaux, soit un montant de plus de 103 millions de dinars.

De nouvelles infrastructures et des projets de réhabilitation

Le secteur privé comporte une clinique, 2 centres d'hémodialy- se, 88 cabinets de médecins spé- cialistes, 86 cabinets de généra- listes, 68 cabinets de chirur- giens-dentistes, 136 officines pharmaceutiques et 8 labora- toires d'analyses médicales. Les citoyens recourent souvent à ce secteur et préfèrent mettre la main à la poche pour aspirer à des soins performants. Ils sont nombreux à solliciter les cli- niques privées pour des inter- ventions chirurgicales, car les chirurgiens exerçant dans les hôpitaux se dérobent sous de fal- lacieux prétextes. L'hygiène s'est améliorée dans les structures sanitaires et les carences sont

sanctionnées à présent par les gestionnaires qui sont à cheval sur ce volet crucial. Le service des urgences est souvent encom- bré et saturé par l'afflux de faux malades, de patients accompa- gnés de leurs proches, et ce sont les jeunes gens sous l'effet des psychotropes et de l'alcool qui créent des désordres et des inci- dents fâcheux. Les conditions sécuritaires ne sont pas suffisam- ment remplies dans ces services, et ce sont les médecins et les paramédicaux qui en pâtissent ! La prise en charge des malades est souvent décriée car les bilans médicaux, le scanner, l'échogra- phie et autres sont effectués chez le privé, même pour ceux qui sont hospitalisés. Le DSP, Messaoud Bouhana, en poste à Guelma depuis à peine quatre mois, a bien voulu nous entrete- nir : “Notre objectif est de relever le défi en matière de prise en charge de la population par la présence réelle et effective de tout le personnel médical et paramé- dical sur les lieux de travail, car nous visons la mise à niveau de la santé. Notre feuille de route pri- vilégie le dialogue constructif avec tous les partenaires concer- nés, la mise en place de 6 gardes mensuelles par les spécialistes, le

lancement d'inspections par des praticiens inspecteurs de la DSP dans toutes les structures sani- taires. Nous voulons ressusciter notre secteur qui dispose d'énormes moyens humains et matériels qui lui permettent de progresser et d'accomplir des miracles. Aucune défaillance ne sera tolérée et chacun doit rendre des comptes !” Notre interlocu- teur nous apprend la mise en service, ce mois-ci, d'un centre d'hémodialyse de 12 généra- teurs, d'une polyclinique au POS Sud à Guelma, d'un complexe mère et enfant en juin prochain, de la réhabilitation de 10 polycli- niques, de 3 EPH, du lancement en avril dernier des travaux d'une autre école paramédicale, du nouveau siège de la DSP, de trois nouveaux EPH de 60 et 120 lits, d'un centre d'hémodialyse de 8 générateurs à Bouchegouf, d'un bloc opératoire et des urgences à Oued Zenati et d'un autre bloc des urgences à D r - Okbi et l'achat d'équipements médicaux dernière génération pour un montant global de 335 millions de dinars. Il est préco- nisé le recrutement de 32 méde- cins spécialistes pour renforcer la couverture des EPH et EPSP.

H. B.

HYGIÈNE PUBLIQUE À MILA

Le marché couvert de mal en pis

L e marché couvert de la ville de Mila, le plus important espace commercial du chef-lieu de wilaya, croule dans les tas

d’ordures produits quotidiennement par les propriétaires des stands. Chaque jour que Dieu fait, les commerçants dégagent des monticules de déchets de diverses origines et les entassent au hasard, devant les entrées du souk, sur les passages servant à la circulation de la clientèle ou à même les trottoirs. Cela au moment où les eaux utilisées dans le lavage des comptoirs et des présentoirs, ou pour rafraîchir les

salades et les herbes… sont éparpillées à droite et à gauche, faute d’avaloirs, quand elles ne sont pas tout simplement abandon- nées sur place. Ce qui confère à l’endroit une hideuse phy- sionomie qui cause de sérieux désagréments tant aux usagers et pensionnaires qu’au cadre de vie. En effet, les mauvaises odeurs qui se dégagent du marché se font sentir à des dizaines de mètres à la ronde, et le client est contraint de patauger, même par temps sec, dans les flaques d’eau. À ce propos, le maire de la ville précise que le marché est

doté d’un nombre suffisant d’avaloirs et que ce sont les commerçants qui ne font pas cor- rectement leur travail de nettoyage. Pour leur part, les commerçants appellent la com- mune à multiplier les rondes des services de la voirie pour éviter l’accumulation des ordures aux portes du marché, car cela, esti- ment-ils, relève du strict domaine des ser- vices municipaux, des services qui repro- chent, en retour, aux locataires de ne pas payer les droits d’exploitation des locaux où ils exercent leur activité.

KAMEL BOUABDELLAH

locaux où ils exercent leur activité. KAMEL BOUABDELLAH BRÈVES de l’Est MILA Réalisation d’une

BRÈVES de l’Est

MILA

Réalisation d’une mosquée-pôle à Marachou

La région de Marachou, sur les hauteurs sud de la ville de Mila, a été choisie pour abriter la grande mosquée que la direction des affaires religieuses projette de réaliser. Selon notre source, le secteur des affaires religieuses à Mila ambitionne, en effet, de renforcer son patrimoine immobilier par une mosquée de haut rang. Il s’agit de l’édification d’une mosquée-pôle qui sera dotée, en plus de la salle de prière, de nombreuses structures scientifiques, culturelles et de service. En plus clair, le bâtiment religieux projeté comportera une salle de conférences, une salle de spectacles, une salle de projection, un parking, des amphis, une bibliothèque, une école coranique et des espaces verts en sus d’une grande salle de prière d’une capacité d’accueil théorique de 12 000 fidèles. S’agissant de l’étude du projet, d’un coût de 5 milliards de centimes, elle sera confiée à la direction des équipements publics de Mila, souligne-t- on de même source. Pour ce qui est du site d’implantation, la future mosquée-pôle sera édifiée au POS n°15, à Marachou, sur les hauteurs de la ville, où une parcelle de terre d’une étendue de 2 ha a été dégagée à cet effet. Rappelons que la nouvelle ville de Mila, baptisée Mlou, du nom d’une reine berbère, sera édifiée dans cette même région du sud de la ville.

KAMEL B.

OUED EL-OUAHCH (SKIKDA)

Les bénéficiaires des 520 logements revendiquent l’aménagement urbain

Les bénéficiaires des 520 logements à la cité Oued El-Ouahch de Skikda interpellent les autorités concernées pour l’accélération des travaux d’aménagements extérieurs. Les protestataires qui ont occupé ces logements au mois de janvier dernier revendiquent une prise en charge sérieuse des VRD et l’alimentation de cette cité en eau potable et en gaz de ville. Les bénéficiaires ont occupé ces logements avant la fin des travaux extérieurs divers, vu qu’ils vivaient dans des conditions lamentables dans des habitations précaires, alors que d’autres louaient des logements au prix fort. Mais une fois sur place, les chantiers ouverts ont transformé cette cité en un véritable no man’s land. Routes difficilement praticables, crevasses, déchets de matériaux de construction, pierraille et ordures ménagères, etc. Aussi, les habitants appréhendent beaucoup que cette situation perdure jusqu’à l’arrivée de l’hiver, vu que certains chantiers sont carrément abandonnés, nous indique-t-on.

A. BOUKARINE

OUM EL-BOUAGHI

L'APC d’El-Amiria impliquée dans une affaire de détournement de deniers publics

Le P/APC et des membres de l'exécutif de la commune rurale d’El-Amiria (wilaya d’Oum El-Bouaghi) sont impliqués dans une affaire de faux et usage de faux, falsification de documents, détournement et dilapidation de deniers publics, passation de marchés contraires à la législation, exploitation abusive de la fonction, utilisation de biens et moyens publics à des fins personnelles, avons- nous appris des services du groupement de gendarmerie de la wilaya d'Oum El- Bouaghi. L’enquête qui a duré 4 mois vient d’être finalisée, et le dossier a été transmis à la justice, indique-t-on encore.

K. MESSAD

RÉFUGIÉS SYRIENS À ORAN De l’enfer d’Alep aux rues d’El-Bahia L’exil charrie souvent un sentiment

RÉFUGIÉS SYRIENS À ORAN

De l’enfer d’Alep aux rues d’El-Bahia

L’exil charrie souvent un sentiment de mal-être, mais quand c’est un exil forcé dû dû à la guerre, la douleur est plus grande et si difficile à supporter.

“C ’est

très

difficile, je

vous le

jure.

Nous

avons tel-

lement été humiliés, nous souffrons tellement ! De ma vie je n’avais ja- mais tendu la main, demandé l’au- mône, j’avais un métier, un maga- sin, une maison, à Alep nous vivions dignement, nous n’avons jamais voulu tout ça.” C’est Ahmed, la cin- quantaine passée, réfugié syrien à Oran, qui le temps d’un instant se confie sur son exil, accompagné de son épouse et de ses trois jeunes en- fants. Au détour des phrases, Ah- med remercie Dieu de lui avoir permis de rester en vie et de lui avoir permis de s’installer chez nous, même si cela s’est fait dans des conditions douloureuses et précaires. L’exil charrie souvent un sentiment de mal-être, mais quand c’est un exile forcé dû à la guerre, la douleur est plus grande et si diffi- cile à supporter. D’ailleurs, Ahmed le dit à sa façon : “Un an et trois jours que je suis ici à Oran, je compte chaque jour qui passe, mais on n’avait plus le choix, il fallait quitter Alep, la guerre nous en a chassés, j’ai passé trois mois avec ma famille dans un camp de réfugiés en Turquie, j’ai vendu tout ce que j’avais pour avoir les passeports et payer les billets d’avion pour Alger. Des amis syriens nous avaient dit qu’en Algérie nous pourrions mieux vivre.” Cette vie meilleure d’exilé pour Ahmed est faite d’aumône, faute d’avoir pu trouver un emploi. La générosité des Oranais est le seul recours lui assurant de quoi man- ger quotidiennement, habiller et scolariser ses enfants. Cet exil for- cé est encore l’histoire de Zeïna,

Louiza/Archives Liberté
Louiza/Archives Liberté

une autre Syrienne originaire elle aussi d’Alep, qui depuis près d’un an est réduite à la mendicité dans les rues d’Oran avec ses 6 enfants, quand son mari vend sur les trot- toirs de M’dina J’dida. Zeïna, drapée de noir, de haut en bas, a ce corps de femmes usées et fatiguées. Elle ne consent à nous dire que quelques mots sur Alep :

la guerre, la mort à chaque instant de nuit comme de jour, l’enfer des bombardements. “Il n’y avait plus rien pour vivre, ni électricité, ni eau potable, ni de quoi manger. Nous sommes partis jus- qu’à Beyrouth puis on a pris l’avion pour Alger.” Installée un temps au bidonville d’El-Hassi, la famille de Zeïna a été cambriolée. À nou- veau, elle a fui, par crainte d’être

Faute de trouver un emploi, les réfugiés syriens survivent grâce à la mendicité.

agressée avec ses enfants. Désor- mais, elle vit dans un hôtel-dortoir de M’dina J’dida où se trouve la majorité des réfugiés syriens ayant échoué à Oran. Jusqu’ici, aucune statistique officielle n’est dispo- nible sur le nombre de Syriens installés à Oran. En 2012, les au- torités sécuritaires évoquaient 8000 Syriens. Depuis l’afflux a aug- menté, même si l’instauration du visa entre la Syrie et l’Algérie, de- puis un an, a donné un coup de frein au flux des arrivants. Le drame de ces réfugiés qui n’en ont pas le statut officiel, puisque leur arrivée s’est faite de manière individuelle et comme “touriste”, est l’absence de solidarité et d’or- ganisation de la diaspora syrienne installée à Oran. En effet, nombre

de Syriens ayant aussi fui leur pays, mais disposant de revenus conséquents, ont pu s’installer et investir notamment dans le com- merce et la restauration. L’un d’entre eux que nous avons aussi sollicité est parvenu, avec ses 3 frères, à monter sa petite affaire de pâtisseries syriennes. Il est choqué de voir que l’on par- le des Syriens comme étant des mendiants. “Un Syrien ne mendie pas !” s’offusque-t-il, refusant de s’interroger sur leur situation. Ah- med nous avait confié son amer- tume sur ses compatriotes aisés qui ont si peu de compassion en dehors du ramadhan. “Même la solidari- té a été tuée par la guerre”, lâche- ra-t-il à cet instant.

D. LOUKIL

TLEMCEN

Le souvenir de la tragédie du resto-U

D epuis le drame survenu à l’hôpital Frantz-Fanon de Blida ayant causé la mort de deux patients et fait deux bles-

sés graves, les gérants des établissements hos- pitaliers de la wilaya de Tlemcen sont sur le qui- vive. Le souvenir de l’explosion survenue le 25 mai 2012 au restaurant universitaire de Tlem- cen à cause d’une fuite de gaz avec un lourd bi- lan de 8 étudiants morts et 40 blessés est tou- jours présent. Il a obligé les responsables à revoir tout le sys- tème de sécurité et à le renforcer par des

contrôles permanents afin d’éviter d’autres tragédies de ce genre. Ancien hôpital colonial, le CHU de Tlemcen qui date de 1954 occupe une superficie de 13 ha, avec 44 services et la- boratoires spécialisés. Avec une capacité d’accueil de 646 lits et une couverture de 1,5 million de citoyens, il est l’un des plus importants de l’Ouest. Il reçoit égale- ment des malades provenant des régions de Aïn Sefra, Nâama, El-Bayadh et Béchar. Le CHUT est conventionné avec un établissement privé qui a doté tous les services d’extincteurs avec

CHLEF

Sit-in devant le siège de la wilaya

un contrôle régulier des recharges. En cas d’incendie, il existe un téléphone à quatre chiffres relié directement à la Protection civi- le qui peut intervenir en moins de quinze mi- nutes, étant donné la proximité des casernes des pompiers. Jusqu’à un souvenir aussi lointain, aucun incendie ne s’est déclaré dans cet hôpi- tal, qui a mis en place depuis plusieurs années déjà une équipe d’agents chargés de veiller à la sécurité de l’infrastructure et assurer le déga- gement des voies de secours.

ABDELMAJID BEREZEL

D es dizaines de citoyens d’Ouled Sidi Cherif (commune d’Ouled Farès, au nord-est de la ville de Chlef) se sont ras-

semblés hier devant le siège de la wilaya et ce- lui de la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC). À travers cette action, les contestataires réclament plus de commodités dans leur localité. “Nous manquons de tout dans notre village. Ni aménagement, ni électrification,

ni routes, ni trottoirs, ni gaz de ville. Nous vivons le calvaire dans ce quartier, pourtant situé non loin de la nouvelle ville de Chettia. Nous man- quons également d’AEP. Toutes ces préoccupa- tions ont été transmises à l’ensemble des res- ponsables concernés mais, apparemment, aucune attention ne nous a été accordée à ce jour. Voilà pourquoi nous nous révoltons aujourd’hui”, dira Mohamed Guerroua, président du comité de

cette localité de plus de 3000 habitants. Contac- té, le directeur de l’urbanisme et de la construc- tion a fait savoir que “cette cité n’a bénéficié, à ce jour, d’aucun projet, néanmoins, c’est à l’APC d’Ouled Farès d’accorder les priorités qu’il faut, notamment en matière de développement local aux quartiers qui nécessitent réellement la prise en charge qu’il faut”.

AHMED CHENAOUI

la prise en charge qu’il faut” . AHMED CHENAOUI BRÈVES de l’Ouest ORAN Accidents de moto

BRÈVES de l’Ouest

ORAN

Accidents de moto en série

Neuf blessés ont été enregistrés, ces

dernières 24 heures, dans des accidents sur les routes de la wilaya d’Oran, dont le plus dramatique a eu lieu à l’intérieur du tunnel Marhaba à Mers El-Kébir. Le télescopage de trois véhicules, une Nissan conduite par Ch. Z., âgée de 50 ans, une Kangoo conduite par J. J., 27 ans, et la troisième, une Renault Mégane avec à son volant A. M., 56 ans, a fait trois blessés relativement graves. Par ailleurs, une Peugeot 208 a percuté une moto Omega 125 au carrefour d’Essedikia avec à bord B. H., 27 ans et Z. A., 23 ans. Arrivés sur les lieux de l’accident, les éléments de la Protection civile n’ont pas trouvé le chauffeur du véhicule sur place. À Hassi Ben Okba, le dérapage d’une autre moto Omega 125, conduite par K. B., 53 ans, a causé à ce dernier des blessures à la tête et aux membres supérieurs. B. Y., 32 ans, en compagnie de H. B., 13 ans, à bord d’une moto Tmax, ont été percutés par un chauffard qui a pris la fuite.

AYOUB A.

Carnage évité à Arzew

Un véritable carnage a été évité dans la

soirée de dimanche lorsqu’un feu s’est déclaré dans un petit local de fast-food au bas d’un immeuble se trouvant à Arzew. La présence de cinq bouteilles de gaz butane à l’intérieur du local a fait craindre le pire.

 

A.

A.

Feu de forêt à Gdyel

Dans l’après-midi de dimanche, la forêt

des Lions, dans la daïra de Gdyel, a connu un début d’incendie qui a détruit 500 m 2 de broussailles et d’arbres de pins. Les fortes chaleurs qui ont caractérisé cette journée sont probablement la cause de ce départ de feu vite circonscrit par les pompiers.

 
 

A.

A.

SAÏDA

Un nouveau directeur à la tête de la DTP

Un nouveau directeur vient d’être

nommé à la tête des travaux publics de Saïda, en remplacement de Hamel Miloud, admis à la retraite. Le nouveau responsable, dont l’installation officielle est envisagée cette semaine, occupait auparavant le même poste à la direction des travaux publics de la wilaya de Tamanrasset. Pour rappel, lors de la visite de travail et d'inspection qu'il a effectuée samedi dernier dans la wilaya de Saïda, Abdelkader Kadi, ministre des Travaux publics, a déclaré qu’il allait dépêcher une commission d’inspection relevant de son département ministériel à la wilaya de Saïda.

F. ZAAF

HAMMAM BOU-HADJAR (AÏN TÉMOUCHENT)

Une collégienne meurt par asphyxie au monoxyde de carbone

Samedi en fin d’après-midi, un tragique

accident domestique a secoué la cité Mohamed-Boudiaf, située à Hammam Bou-Hadjar, avec la disparition de M. N., 14 ans, collégienne. Cette dernière qui prenait sa douche dans la salle de bain en l’absence de sa mère a perdu connaissance après avoir inhalé du monoxyde de carbone émanant d’un chauffe-bain installé à l’intérieur de la salle de bain, en l’absence d’une bouche d’évacuation. Selon nos informations, le jeune frère qui a tenté vainement de sauver sa sœur a été pris de vertiges à son tour, et ce n’est qu’à l’arrivée de la mère que les deux victimes ont été évacuées vers les UMC de Hammam Bou- Hadjar où la jeune fille rendit l’âme après plusieurs tentatives de réanimation. Son frère sera, quant à lui, sauvé.

M. LARADJ

20

Des

Gens

& des Faits

Mardi 5 mai 2015

LIBERTE

Vous écrivez des histoires et aimeriez les faire publier. Envoyez-les nous à l’adresse suivante : libertehistoires@gmail.com. Si après sélection, elles retiennent l’attention de la rédaction, elles seront publiées.

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE Récit de Adila Katia

L’inaccessible

60 e partie

Cinquième chapitre : Malgré elle…

Résumé : Salem veut tout savoir. Maria est obligée de mentir. Même si elle lui dit que son père est mort, il veut chercher après ses grands-parents, persuadé qu’ils ne le rejetteront pas. Maria a un malaise. Salem court chercher de l’aide…

Les voisins de palier ont une paren- te médecin et ils n’hésitent pas à l’appeler au chevet de Maria. Ils

ont pris et mis Maria sur le lit. Elle n’est toujours pas revenue à elle. Elle a le visage blanc. Salem reste près d’elle, gardant sa main dans la sienne. Il est mort d’inquiétude.

- C’est de ma faute, murmure-t-il.

Est-ce qu’on ne devrait pas l’em- mener à l’hôpital ? La voisine pose la main sur son épaule et le rassure.

- Ma belle-sœur arrive. Si son état

nécessite l’hospitalisation, on l’em- mènera ! Ils entendent des coups à la porte et une femme ne tarde pas à les rejoindre dans la chambre. Elle se met à examiner Maria tout en interrogeant Salem. Ce dernier ne lui cache pas qu’il l’avait énervée.

- Sa tension est élevée, dit-elle. Il

faut l’emmener à l’hôpital. Elle doit être surveillée ces prochaines heures…

Maria revient doucement à elle.

Elle fronce les sourcils en voyant

autant de personnes autour du lit.

- Qu’est-ce qui s’est passé ? deman-

de-t-elle en tentant de se redresser,

mais le médecin l’en empêche.

- N’essayez pas de vous redresser,

lui conseille le médecin. Je suis D r Semra, je vous ai examinée et votre

tension est élevée. Je voudrais vous emmener à l’hôpital !

- Non, non…, je vais bien, murmu-

re Maria. Je ne veux pas y aller ! La voisine est allée chercher un

verre d’eau. Maria en boit un peu puis ferme les yeux.

- J’ai juste mal à la tête !

- Je vais vous prescrire une ordon-

nance ! Vous prendrez ce traite- ment et une alimentation sans sel ces prochains jours ! Si vous vous

sentez mal, appelez les urgences ! Si vous avez un médecin traitant,

allez le voir !

- Bien sûr !

- Je vais prendre soin d’elle, dit Salem en regardant D r Semra en train d’établir une ordonnance. -

Je vais aller acheter les médica- ments ! Mais le voisin refuse.

- Reste près de ta mère ! Je vais les

chercher ! Maria les remercie. D r Semra lui rappelle qu’elle a besoin de se repo- ser et du calme. Les voisins sortent

en même temps qu’elle. Maria pro-

met de ne plus se stresser mais des larmes brillent dans ses yeux.

Salem culpabilise. Il baisse les yeux.

- T’inquiète maman, je suis là ! Je

vais m’occuper de toi comme tu le fais quand je suis malade ! Comme il est assis près d’elle, sur le

bord du lit, elle ne peut s’empêcher

de caresser sa joue.

- Je vais bien. C’est juste un malai- se…

- Maman, tu ne vas pas bien ! Tu

t’es évanouie ! J’ai eu peur ! Je n’ai

pas de père et je ne voudrais pas te

perdre ! Maria pleure même si elle n’en a pas envie. C’est plus fort qu’elle. Toutes ces questions ont réveillé de

vieilles peurs. Elle avait toujours craint l’instant où il voudra en

savoir plus. Le fait qu’il veuille

retrouver sa famille l’a ébranlée. Elle tremble à l’idée de le perdre.

- Pourtant, tu veux à tout prix me

quitter pour les trouver alors que

Dessin/Mokrane Rahim
Dessin/Mokrane Rahim

tu ne sais pas comment ils m’ont traitée. Ils ne voudront jamais de toi ! Tu entends ?

- Peut-être que tu te trompes,

maman ? Je deviendrai le fils qu’ils

ont perdu ! Ils seront heureux ! Jamais ils ne me rejetteront ! J’en

suis sûr !

- Non, non !

Maria n’en est pas à un mensonge

près. Elle veut à tout prix tuer le sentiment qui est né dans le cœur de son fils.

est revenu avec les médicaments. Il n’entre pas, mais demande si elle va mieux. L’adolescent le rassure.

- Elle va bien. S’il y a quoi que ce soit, j’appelle les urgences, dit-il. Yaâtik saha âamo ! Maria sourit à travers ses larmes. Son fils se comporte en “homme”

et semble vouloir prouver qu’il peut prendre soin d’elle. Il apporte les médicaments avec un verre d’eau et s’assure qu’elle a pris ceux recommandés par D r Semra. Maria

-

J’avais cherché après eux à la

ferme les yeux et feint de dormir.

(À SUIVRE)

mort de Yahia. Ils n’ont rien voulu savoir ! Ils n’ont pas hésité à me balancer que j’étais une moins que

Elle veut clore ce sujet. Son fils l’a assez “torturée” ce soir…

rien et que tu n’étais pas leur petit-

A. K

fils !

- Ils ont été durs avec toi…

On frappe à leur porte. Le voisin

adilaliberte@yahoo.fr

VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : Mordjana avoue à Samir qu’elle
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : Mordjana avoue à Samir qu’elle
Dessin/Amouri
Dessin/Amouri

Résumé : Mordjana avoue à Samir qu’elle avait espéré lui donner un enfant tout au début de leur mariage. Si elle ne l’avait pas mis au courant de toutes ses initiatives dans ce sens, c’était pour ne pas le blesser… Elle tombera des nues lorsqu’elle apprendra que son mari s’était, de son côté, rendu chez des médecins pour avoir le cœur net sur ses possibilités de procréer… Il ne lui en voulait donc pas !

Quelques jours passent. Mordjana travaillait et s’occupait de la mai- son, sans pour autant se sentir utile. Un vide se creusait de plus en plus dans son subconscient…. La nuit, elle rêvait de bébés et d’en- fants, qu’elle promenait au jardin. Samir l’entendait fabuler… Elle dormait d’un sommeil agité, et prenait de temps à autre des cal- mants pour tenter de trouver un peu de sérénité.

Les résultats d’analyses pour Samir aussi n’avaient rien révélé. Tout

était normal

bonne santé et pouvait concevoir un enfant sans aucun problème. Les médecins étaient tous formels :

il ne souffrait d’aucune anoma- lie…. Loin de la soulager, ces assurances rendaient Mordjana encore plus mélancolique. Que se passe-t-il donc dans leurs corps ? Se deman-

Il était jeune, en

Récit de Yasmina Hanane

66 e partie

Mordjana

dait-elle… Pourquoi tardaient-ils à concevoir un enfant, alors que tout semblait normal ? Elle ne trouvait aucune réponse à ses questions… Souvent, elle se

laissait aller au désespoir et versait des larmes d’amertume en cachet- te… Elle n’aimerait pas faire plus de chagrin à Samir qui pourtant faisait de son mieux pour mettre fin à ses préoccupations… Qu’importe, lui avait-il dit, nous pourrions avoir recours à l’adop- tion, si dans quelques années rien ne se produisait… Nous ne serions pas les seuls dans notre cas non plus… Combien de couples à tra- vers la planète sont-ils dans notre situation ? Mordjana appréciait les attentions de son époux, sans pour autant surmonter son chagrin… Elle était, certes, un peu plus rassurée quant à sa santé et à celle de Samir, mais priait sans relâche afin que son vœu le plus cher se réalise. Elle avait téléphoné à sa grand- mère pour lui narrer sa situation et lui dévoiler que Samir était déjà au courant de tout ce qu’elle avait entrepris… Son aïeule la rassure :

tout finira par rentrer dans l’ordre… Et puis, pourquoi ne pas adhérer à l’idée de Samir et adop- ter un enfant ? Mordjana ne pouvait se résigner à

Elle voulait

cette solution… Non

sentir la vie prendre racine dans ses entrailles… Elle voulait sentir son bébé se former dans son corps et bouger dans son ventre, avant de lui donner jour… C’était ça la belle aventure de la vie… Cette

aventure dont elle avait tant enten- du parler et dont elle voulait faire l’expérience. Des semaines passent. Pour la dis- traire, Samir la faisait sortir autant qu’il le pouvait. Mais cela n’atté- nuait en rien la tension qu’il sen- tait de plus en plus chez sa femme. Il lui proposera alors un petit voyage… C’est peut-être le moyen le plus efficace de couper avec la routine quotidienne et le stress. Pas très emballée par sa proposi- tion, Mordjana accepte de mauvai- se grâce. Ils prirent la route un beau matin… D’un commun accord, ils avaient décidé de sillon- ner certaines villes du pays… Des villes que Mordjana ne connaissait que de nom… Samir, lui, avait déjà eu l’occasion de se déplacer très souvent, dans le cadre de son tra- vail, et avait eu le loisir de visiter plusieurs cités. De ce fait, il voulait faire découvrir à sa jeune épouse les sites merveilleux de l’intérieur du pays, tout en espérant que ce voyage pourra la détendre et lui permettre de mieux accepter la réalité des choses. Mordjana somnolait à ses côtés dans le véhicule. Ils avaient quitté la maison, aux premières heures de l’aube, et la jeune femme qui n’avait pratiquement pas dormi de la nuit tentait de fermer les yeux pour quelques heures. Samir lui jette un coup d’œil et sourit. Il était content de la voir ainsi recroquevillée sur elle-même tout en cherchant la meilleure position pour se sentir à l’aise. Elle était tellement stressée ces derniers

temps, qu’elle ne connaissait plus ni le repos ni la sérénité. Il faisait encore nuit… Samir sou- pire… Il lui avait fallu beaucoup de cran pour lui faire accepter ce voyage… Mordjana n’avait plus qu’une idée en tête : concevoir un enfant… Il soupire encore : lui-même en rêvait… Hélas ! cet espoir s’ame- nuisait de jour en jour. N’avaient- ils pas tout tenté ? La médecine n’est pas une science exacte… Jamais elle ne le sera… Il y a des situations devant lesquelles elle est impuissante… La leur en faisait partie… Il aurait donné tout ce qu’il possédait pour exaucer le vœu le plus cher au cœur de son épouse… Il la comprenait ! Ô combien il la comprenait ! Cela ne fait pas longtemps, il avait surpris des commérages entre quelques voisines… Elles parlaient de Mordjana et la traitaient de poule stérile… La mariée qui por- tait une horrible tache sur le visage est devenue très belle. Cependant, il s’avère qu’elle est aussi sèche qu’un roseau… Pourquoi ne don- nait-elle pas encore d’enfants à Samir ? Était-elle affublée d’une tare que la famille voulait camou- fler ? Le jeune homme avait prêté une oreille attentive à ces médi- sances, puis avait haussé les épaules avant de s’éloigner…

(À SUIVRE)

Y. H.

y_hananedz@yahoo.fr VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

Sudoku N° 1958 : PAR FOUAD K. Comment jouer ? Le sudoku est une grille

Sudoku

N° 1958 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille de 9 cases sur 9, divisée elle-même en 9 blocs de 3 cases sur 3. Le but du jeu

 

6

3

 

4

       
           

2

6

 

est de la remplir entièrement avec des chiffres allant de 1 à 9 de manière que :

 

5

2

8

       

7

4

 

8

   

3

       

chaque ligne contienne tous les chiffres

-

9

 

4

 

1

       

de 1 à 9 ;

 

-

chaque colonne

   

2

     

8

1

5

contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

 

8

 

1

3

       

2

-

chaque bloc de 3X3

contienne tous les

 
                 
     

7

9

     

8

chiffres de 1 à 9.

 

7

     

4

1

9

 

Cette grille est de niveau moyen : elle contient déjà 30 chiffres.

 
 

Solution Sudoku n° 1957

   

Proverbes

 
   

français

1

2

 

3

9

 

7

8

4

5

6

7

4

 

8

6

 

5

1

3

9

2

Il est auprès de cet- te belle comme le bénitier est dans l'église, près de la porte et loin du cœur.

6

9

 

5

4

 

3

2

7

8

1

2

6

 

9

3

 

8

4

5

1

7

           

2

6

8

3

9

Il faut avoir mauvai-

5

1

4

7

se bête par dou- ceur.

8

3

 

7

5

 

1

9

6

2

4

Heureux commen- cement est la moi- tié de l'œuvre.

4

8

 

1

2

 

6

3

9

7

5

3

7

 

6

1

 

9

5

2

4

8

Gouverne ta

bouche-Selon ta

                 

bourse.

9

5

 

2

8

 

4

7

1

6

3

Mots croisés

N°5370 : PAR FOUAD K.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1 2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X

HORIZONTALEMENT - I - Bailleur de terres cultivables. II - Flatteuse. III - Massacre - Liquide - Agence de presse. IV - Canard - Règle. V - Centre d’Irlande - Groupe de vers. VI- Armée révolutionnaire - Ancienne contrée grecque. VII - Pastel des teinturiers - Note. VIII - Vitesse résiduelle des navires - Relatif au cheval. IX - Vaisseau - Petits vautours. X - Débarrassée de son eau - Réfléchi.

VERTICALEMENT - 1- Agent extérieur capable de modifier une cellule vivante. 2 - Actions d’humidifier. 3 - Cours d’eau - Paquet irritable. 4 - Particule d’insistance - Préposition - Six faces. 5 - Manque d’énergie - Patrie d’Abraham. 6 - Titre ottoman - Lettres de Grenoble - Époque. 7 - Germanique. 8 - Grugé - Inflorescence - Lettres de Rouiba. 9 - Puissance - Gaz léger. 10 - Rassasiée - Petite baie.

Solution mots croisés n° 5369

I

II

III

IV

V

VI

VII

VIII

IX

X

1

2

3

4

5

6

7

8

9