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DÉPARTEMENT GÉN IE THERMIQUE ET ÉNERG IE TR AVAUX PRATIQUE S D’ECHANGEURS Semestre 4 2013/2014

DÉPARTEMENT GÉN IE THERMIQUE ET ÉNERG IE

TR AVAUX PRATIQUE S D’ECHANGEURS

Semestre 4

2013/2014

Permutations des TP de série C.E.

   

N° de séance

1

2

3

4

5

6

7

 

1 Comb 2

Comb 1

 

Comb 3

Comb 4

Ech 1

Ech 2

Ech 3

N° de binôme

2 Comb 2

Comb 3

Comb 4

Ech 1

Ech 2

Ech 3

Comb 1

3 Comb 3

Comb 4

Ech 1

Ech 2

Ech 3

Comb 1

Comb 2

4 Comb 4

Ech 1

Ech 2

Ech 3

Comb 1

Comb 2

Comb 3

5 Ech 1

Ech 2

Ech 3

Comb 1

Comb 2

Comb 3

Comb 4

 

6 Ech 2

Ech 3

Comb 1

Comb 2

Comb 3

Comb 4

Ech 1

TP 1 : DETERMINATION EXPÉRIMENTALE DE L'EFFICACITE D'UN ECHANGEUR

I INTRODUCTION

Le but de cette expérience est de caractériser les relations qu'il existe entre l'efficacité E d'un échangeur et les paramètres que sont le facteur de déséquilibre R et le nombre d'unités de transfert (NUT). Cet échangeur sera disposé selon les deux configurations d’écoulements possibles à savoir co-courant (anti-méthodique) et contre-courant (méthodique). On tracera les courbes E=f(NUT) pour deux valeurs de R et chaque configuration, les points expérimentaux seront comparés avec les courbes théoriques.

II PRESENTATION DU MONTAGE ET DE LA METHODE DES EFFICACITES

II.1 Présentation du montage expérimental

II.1.1

Le dispositif

Figure 1 : Présentation du dispositif expérimental.

Figure 1 : Présentation du dispositif expérimental. Jeu de vannes d’inversion du sens de circulation de

Jeu de vannes

d’inversion du sens

de circulation de

l’eau froide

Circulateur

du sens de circulation de l’eau froide Circulateur Vannes de sélection des échangeurs Chaudière Réglage
du sens de circulation de l’eau froide Circulateur Vannes de sélection des échangeurs Chaudière Réglage

Vannes de sélection

des échangeurs

froide Circulateur Vannes de sélection des échangeurs Chaudière Réglage et mesure du débit d’eau froide Les
froide Circulateur Vannes de sélection des échangeurs Chaudière Réglage et mesure du débit d’eau froide Les
Chaudière
Chaudière

Réglage et mesure

du débit d’eau froide

Les échangeurs de chaleur que nous proposons d'étudier sont du type à double tuyau. L'eau chaude coule dans le tube central tandis que l'eau de refroidissement coule dans l'espace annulaire, d'où son appellation d'échangeur annulaire.

Des thermocouples mesurent la température des courants d'eau chaude et froide à l'entrée et la sortie de chaque échangeur. On supposera que cet échangeur est adiabatique et que le coefficient global d'échange (noté k) est constant le long de l'échangeur.

II.1.2

Détermination du flux de chaleur à l'aide du bilan enthalpique, notion de flux maximum échangeable

Par l'observation de ces températures et des débits massiques des deux courants, on peut calculer les flux suivants :

(i) Flux de chaleur échangé par le fluide chaud (circulation interne) : c

= qm C

c

c

pc

c

= qm

c

C

pc

(

ce

cs

)

(ii) Flux de chaleur échangé par le fluide froid (circulation externe contre courant) : f

f

= qm

f

C

pf

f

= qm

f

C

pf

(

NB : aux pertes près on doit avoir

fs

fe

c =

)

f , mais dans la suite on utilisera

c car

celui-ci est a priori moins sensible aux pertes de chaleur vers l'extérieur.

L'influence du débit thermique unitaire qt = qm Cp est fondamentale ; c'est lui qui va déterminer, en fonction de la puissance imposée, les différences de température c et f . Celui qui aura le plus faible débit aura obligatoirement la plus grande différence de température. La valeur maximale que peut atteindre la différence de température est donnée par la thermodynamique à savoir : max =( ce - fe ). Cette différence de température peut être atteinte par le fluide ayant le plus petit débit thermique unitaire soit qt min = (qm Cp) min . On aura donc pour un échangeur idéal un flux maximum échangeable max, tel que :

max

= qt

min

max

= qm C

(

p

)

min

(

ce

fe

)

= qt

min

e

En théorie ce flux maximum peut être atteint dans un échangeur à contre courant, adiabatique et infiniment long. Un facteur important pour le comportement thermique de l'échangeur est le facteur de déséquilibre R. R est un nombre compris entre 0 et 1, sans dimension, défini tel que :

R =

(

qm

C

p

)

min

=

qt

min

(

qm

C

p

)

max

qt

max

Selon la valeur de R, le comportement de l'échangeur sera différent comme nous le verrons dans nos expériences.

II.1.3

La distribution de température dans un échangeur à tubes concentriques dans lequel deux fluides monophasés s'écoulent dans le même sens (co-courant) ou à contre sens (contre- courant) est présentée dans la figure ci-après (figure 2).

Détermination du flux à l'aide de l'équation de transfert à travers la paroi

Figure 2 : Répartition des températures dans un échangeur à courants parallèles.

températures dans un échangeur à courants parallèles. La différence de température entre les deux courants (et

La différence de température entre les deux courants (et entre le paroi métallique et chaque courant) varie en fonction de la position au sein de l'échangeur de chaleur. Les calculs de transferts de chaleur sont facilités s'il est possible de trouver une valeur moyenne des différences de température locale. On peut démontrer (Cf. cours) qu'entre les deux courants de fluide, la différence moyenne de température est donnée par :

lm

lm

=

=

(

ce

fs

)

(

 

cs

fe

)

 

ln

ce

 

fs

(

ce

fe

cs

)

(

fe

cs

fs

)

 

ln

ce

 

fe

cs

 

fs

à contre courant.

à co courant.

Ce qui peut se résumer dans tous les cas par :

lm

=

gauche

droite

ln

 

gauche

droite

 

gauche et droite de l’échangeur

avec : lm la différence de température logarithmique moyenne (°C) Le flux de chaleur transféré pour un échangeur est alors donné par la relation :

= k A

m

lm

Il est possible d'obtenir une conductance globale expérimentale en inversant l'équation.

soit :

k =

A

m

lm

est le flux de chaleur obtenu à partir du bilan enthalpique.

II.2 La méthode de l'efficacité pour le dimensionnement des échangeurs

II.2.1 Efficacité d'un échangeur

Cette méthode est basée sur le rapport entre le flux échangé dans un échangeur et le flux maximum max échangeable si l'échangeur était "parfait". On défini l'efficacité E d'un échangeur comme étant le rapport entre et le flux maximum échangeable max , on aura donc un nombre positif compris entre 0 et 1. Dans le cas ou l'on a, par exemple, qt c >qt f on aura donc :

E =

1 fs fe ce cs = = ◊ R max ce fe ce fe
1
fs
fe
ce
cs
=
=
R
max
ce
fe
ce
fe

II.2.2 Le Nombre d'Unités de Transfert

Si l'on développe les calculs de l'évolution de la température en fonction de la position dans l'échangeur on découvre que le rapport kA/qt joue un rôle privilégié. On défini le Nombre d'Unités de Transfert ou NUT, comme étant le rapport :

NUT =

k

A

k

A

=

(

qm

C

p

)

min

qt

min

II.2.3 Relation E=f(R,NUT)

Dans certains cas de géométrie simple, il est possible de trouver une relation analytique entre les trois nombres sans dimension E, R et NUT. Ces relations se présentent en général sous la forme d'une relation telle que E=f(R,NUT). Pour les échangeurs co-axiaux (courants //) nous avons :

1

exp

[

(1

R

)

NUT

]

Pour le cas contre courant

E

= 1

R

exp

=

E

[

)

NUT 1 + NUT

(1

R

NUT ]

Cas particulier pour R=1 :

Pour le cas co-courant

E =

1

exp

[

(1

+

R

)

NUT

]

1 + R

Ces relations seront démontrées en cours d'échangeur. La méthode des efficacités possède de nombreux avantages qui seront détaillés en cours, retenez qu'elle permet de retrouver facilement le flux échangé à partir de k, A, des débits et des températures d'entrée. Ce flux échangé ne peut pas être obtenu aussi facilement à partir de lm , ainsi que cs et fs étant a priori inconnues.

Cette propriété de la méthode du NUT ne sera pas utilisée ici et nous nous bornerons à retracer une courbe expérimentale et une expérimentale, E=f(R,NUT). Les relations analytiques données ci-dessus peuvent être présentées sous forme d'abaques, celles-ci sont présentées sous la forme d'un faisceau de courbes E=f(NUT) pour différentes valeurs de R de 0 à 1 (Cf. TP3 : Banc d’essai échangeurs).

III MANIPULATIONS

Le but de nos expériences sera de tracer les courbes E=f(R, NUT) pour 2 valeurs de R. La variable sera ici le nombre NUT au travers de la conductance globale K (donc de k, qm et A). Au cours de nos expériences, pour avoir R constant il suffit de maintenir le rapport qm min /qm max constant. Nous tracerons les courbes pour deux valeurs de R, R=0.3 et R=1 Dans chacun des cas, on doit faire varier NUT en faisant varier K. La valeur de la conductance globale de l'échangeur K est obtenue par mesure du flux et des températures. L'efficacité est elle obtenue directement à partir des températures mesurées. On travaillera en configuration co-courant et contre-courant, les courbes doivent être tracées à l'aide de 3 points expérimentaux, pour deux valeurs de R et pour chacun des trois échangeurs, ce qui fait un total de 36 expériences ! La variable est ici le débit de fluide circulant dans les échangeurs. Chaque valeur expérimentale de E doit être comparée à la valeur calculée à partir des relations analytiques E=f(R,NUT). Le nombre d'expériences étant important, il est impératif d'utiliser un tableur pour faire les calculs et d’être méthodique dans sa démarche !

III.1 Manipulation et commentaires

III.1.1 Préparation

Indiquez comment vous obtenez, E, NUT et R à partir de vos données expérimentales. Les formules misent au point ici seront utiles pour la suite du TP. Indiquez à partir des différentes gammes des instruments comment vous comptez organiser vos essais. Le résultat de votre réflexion devra être soumis à l'enseignant encadrant pour approbation.

III.1.2 Recommandations importantes

Vous devez utiliser au maximum deux feuilles de relevés, tout abus sera sanctionné. La taille de vos graphiques ne devra pas excéder 10cm 10cm. Un graphique de forme carré avec les échelles 0<E<1 et 0<NUT<5 fera tout aussi bien l'affaire (Cf. TP3 : Banc d’essai échangeurs). Une impression de votre feuille de calcul Excel est nécessaire.

Pour imprimer une zone particulière d'une feuille de calcul vous devez :

- sélectionner cette zone votre feuille de calcul

- lancer la commande imprimer et sélectionner l'impression de la sélection et ajuster l'impression à une seule page.

Les questions sont identiques sur les deux essais. Le passage d'un mode à l'autre se fait en inversant l'entrée et la sortie de l'eau froide grâce au jeu de vannes prévu à cet effet. Tous les essais seront effectués entre le débit minimum lisible sur le débitmètre et le débit maximum que l'on peut atteindre. La puissance de chauffe sera automatiquement régulée de sorte à maintenir une température départ chaudière constante et égale à 60°C. Le réglage de la valeur de consigne de la température départ chaudière s’effectue (si nécessaire) en façade du régulateur YOKOGAWA comme indiqué sur le schéma ci-après.

Mesure Valeur de consigne Validation de la modification de consigne Modification de la valeur de

Mesure

Mesure Valeur de consigne Validation de la modification de consigne Modification de la valeur de consigne
Valeur de consigne
Valeur de
consigne

Validation de la modification de consigne

Modification de la valeur de consigne

de consigne Modification de la valeur de consigne III.1.3 Contre courant Effectuer deux séries de relevés
de consigne Modification de la valeur de consigne III.1.3 Contre courant Effectuer deux séries de relevés

III.1.3 Contre courant

Effectuer deux séries de relevés de 3 points chacun pour des valeurs de R de 0.3 et 1 et sur chaque échangeur. Sur le même graphique regrouper les mesures sur les trois échangeurs de l'efficacité en fonction de NUT pour R=0.3 et 1. Vous devez faire figurer sur ce graphique la courbe théorique E=f(NUT) pour NUT variable de 0 à 5 (courbe continue) et les points expérimentaux sous forme de symbole seulement ( par exemple). Il est déplacé de relier les points expérimentaux entre eux. Vos commentaires sur l'allure générale des courbes. Quelle est la valeur maximale théorique qu'il est possible d'atteindre au niveau de l'efficacité. Selon vous quelle est la valeur maximale que l'on peut obtenir avec notre installation ? Quelle est alors selon vous la distribution des températures. Quelle grandeur faut-il faire varier pour avoir un échangeur parfait ?

III.1.4 Co-courant

Comme pour le cas contre-courant, effectuer deux séries de relevés de 3 points chacun pour des valeurs de R de 0.3 et 1 et sur chaque échangeur. Le choix de l’échangeur étudié se fait par l’intermédiaire des jeux de vannes prévus à cet effet. Attention : ne pas fermer toutes les vannes en même temps Sur le même graphique regrouper les mesures sur les trois échangeurs de l'efficacité en fonction de NUT pour R=0.3 et 1. Vous devez faire figurer sur ce graphique la courbe théorique E=f(NUT) pour NUT variable de 0 à 5 (courbe continue) et les points expérimentaux sous forme de symbole seulement ( par exemple). Il est inutile de relier les points expérimentaux entre eux. Vos commentaires sur l'allure générale des courbes. Quelle est la valeur maximale théorique qu'il est possible d'atteindre au niveau de l'efficacité. Selon vous quelle est la valeur maximale que l'on peut obtenir avec notre installation ? Si l'on augmente la longueur de l'échangeur, quelle est la valeur maximale de E que l'on peut obtenir, quelles seraient alors les températures de sortie ? Pour répondre à cette question, vous devez utiliser un relevé expérimental.

III.1.5 Conclusion

Conclusion sur la précision de vos relevés et de la pertinence de la démarche proposée.

IV

NOMENCLATURE

q t : capacité thermique, débit thermique unitaire qt = qm Cp en W/°C Cp : chaleur spécifique à pression constante en J/kg.°C K : conductance globale d’un échangeur en W/°C

k : conductance globale surfacique d’un échangeur en W/m².°C qm : débit massique en kg/s : flux de chaleur en W : température en °C

: surface totale d’échange en m 2

Indices :

c

: fluide chaud

f : fluide froid

e

: entrée

s : sortie

Abréviations :

E : efficacité d’un échangeur

E =

E = = =

=

=

max

(

qm C

.

)

min

(

ce

fe

)

qt

min

(

ce

fe

)

NUT : nombre d’unités de transfert

NUT =

KA

=

KA

R : facteur de déséquilibre

V VALEURS UTILES

R =

 

(

qm C

.

)

min

(

qm C

.

)

min

=

C

min

=

qt

min

(

qm C

.

)

max

C

max

qt

max

qt

min

Tube intérieur Tube de cuivre de Conductivité thermique 380 W.m -1 .°C -1

 

Externe

Interne

Moyen

Diamètre (mm)

D e = 14

D i = 12

 

Aire de Transfert de Chaleur (m2) Echangeur 1 : L1=1.25m Echangeur 2 : L2=2.50m Echangeur 3 : L3=4.90m

Ae1 = 0,055 Ae2 = 0,110 Ae3 = 0,216

Ai1 = 0,047 Ai2 = 0,094 Ai3 = 0,185

Am1 = 0,051 Am2 = 0,102 Am3 = 0,200

Section d'écoulement : S i = 113.10 -6 m 2

Tube extérieur

Matériau - cuivre Diamètre externe = 18 mm

Section d'écoulement annulaire : S e = 47.10 -6 m 2

Diamètre interne = 16 mm

Les échangeurs

Les échangeurs E= f(NUT) / B.B 8 S4

TP 2 : ETUDE D'UNE INSTALLATION DE CHAUFFAGE

I INSTALLATION ETUDIEE.

Une installation de chauffage telle que miniaturisée dans ce TP est constituée d'une partie production de chaleur et d'un réseau de distribution de cette chaleur. Ce réseau est composé de

l’ensemble des canalisations permettant le transport du fluide caloporteur, des différents appareils permettant la régulation de la distribution du fluide et de ceux permettant la diffusion de l'énergie thermique. Le système que nous allons étudier est composé de trois parties :

- une partie "générateurs de chaleur".

- une partie "sous station".

- une partie "émetteurs de chaleur"

L’installation est pilotée par un automate STAEFA-NRK16 et par les régulateurs des chaudières.

- Les générateurs.

Le générateur élève la température de l'eau qui sera distribuée dans les corps de chauffe. Pour remplir cette condition le générateur doit :

- assurer la combustion totale du combustible.

- maintenir les gaz combustibles à une température au moins égale à celle de l'inflammabilité.

- assurer un échange thermique maximal. Notre installation comporte :

- une chaudière murale à Gaz Naturel, à condensation.

BAXI MAX 2.28 FF HTE

- une chaudière murale à Gaz Naturel haut rendement.

BAXI MAX 2.24 CF

d'une puissance de chauffage nominale de 24.7 kW

d'une puissance de chauffage nominale de 26.3 kW

- La sous-station.

Elle est constituée de la bouteille séparatrice, de circulateurs, de vannes trois voies de régulation et sur une des boucles, d’un régulateur de pression différentielle. Les principales fonctions de la sous- station sont de distribuer la puissance dans les différentes boucles en assurant dans chacune d’elles le niveau de température adapté aux besoins.

- Les émetteurs de chaleur.

Dans cette installation on trouve. Sur une boucle :

- 3 radiateurs aciers, l'un est dépourvu d'ailettes

- 1 radiateur fonte aluminium

- 1 ventilo-convecteur de marque TRANE de puissance nominale 5 kW

Sur l’autre boucle :

- 1 échangeur à plaques permettant la préparation d’eau chaude sanitaire.

- La régulation.

La régulation peut se décomposer en deux parties indépendantes. D’une part la régulation des chaudières qui se fait à partir des boitiers de commande AVS77. Séparément pour chacune d’elle, la puissance est modulée afin de contrôler la température de départ de la chaudière. La valeur de consigne de cette température est déterminée à partir de la température extérieure. D’autre part la régulation de la sous-station se fait à l’aide de l’automate STAEFA/NRK16. Son programme gère les fonctionnements et les sécurités de la sous-station. Les principes de régulations sont :

- une vanne 3 voies permettant la régulation de la température dans la boucle de chauffage

- une vanne 3 voies permettant la régulation de la température dans la boucle de production d'eau chaude sanitaire (partie non étudiée). La programmation de cette régulation est effectuée par un terminal numérique. Ce terminal permet :

- le réglage des consignes

- La lecture des valeurs d’entrée et de sortie des automates.

La manipulation permettant de se déplacer dans les menus du terminal sera expliquée par le professeur lors de la mise en route de l’installation.

Les températures extérieures sont simulées. Leurs valeurs sont réglées pour les deux chaudières et pour la sous-station avec les potentiomètres du tableau de commande.

AVS77 Température extérieure
AVS77
Température extérieure

- Plan de l'installation.

Sur la machine : identifier les différents éléments de l’installation, leur position et leur fonction.

Question :

- effectuer un schéma de principe de l'installation en utilisant la représentation schématique proposée dans le document joint en annexes.

- faire apparaître les différentes vannes et capteurs de l'installation.

- Mise en route.

Cette mise en route doit se faire sous l’autorité du professeur.

- Mettre en route la ventilation du local.

- Ouvrir la vanne générale d'alimentation en gaz naturel.

- Mettre les différents organes sous tension à partir de la commande sur l'armoire électrique.

- Vérifier le bon paramétrage du fonctionnement des chaudières.

II

EMISSION THERMIQUE.

La manipulation a pour but d'étudier les variations de l'émission calorifique ou puissance thermique d'un corps de chauffe en fonction du débit et de la température de l'eau qui circule dans cet élément. Cette étude devra aboutir au tracé des caractéristiques statiques des émetteurs Puissance / Débit et Puissance / Température d’entrée d’eau.

-

Rappels.

La puissance calorifique P émise par un émetteur, exprimée en W ou kW est égale à la puissance perdue par l’eau à la traversée de celui-ci. Soit :

avec :

P = qm Cp (Te-Ts)

qm le débit massique en kg.s -1

: P = qm Cp (Te-Ts) q m le débit massique en kg.s - 1 Cp

Cp la chaleur massique de l'eau = 4 185 J.kg -1 .°C -1 T e (T s ) la température d'eau à l'entrée (la sortie) de l’émetteur.

L'émission des radiateurs et convecteurs dépend de nombreux paramètre :

- de l'écart entre la température moyenne de l'eau dans le radiateur Tm = (Te+Ts)/2 et la température ambiante T, donc de la température de départ de la sous-station.

- du débit

- de la position du radiateur dans le local (contre un mur intérieur, contre un mur extérieur froid,

dans une niche, sous une fenêtre, etc

Les émissions calorifiques nominales des appareils sont déterminées à partir des conditions

d'essai fixées par la norme NF EN 442 pour les valeurs suivantes :

- La température de l'air est mesurée au centre du local d'essais à 0,75 m au-dessus du plancher, elle est de 20 °C

)

- Le radiateur est alimenté en eau, température entrée 75 °C, température sortie 65 °C.

- La puissance du radiateur selon la norme est donc donnée pour un écart de 50 K entre la

température moyenne de l’eau et la température d’ambiance.

III MANIPULATIONS

- Etude de l’émission de radiateurs et du ventilo-convecteur en fonction du débit.

On règle la température départ d’eau de la sous-station à environ 70°C. Il suffit pour cela de simuler la température extérieure basse (-10°C) sur les potentiomètres de la sous-station et des chaudières. On fera varier le débit dans le circuit de chauffage en agissant sur les robinets de réglage des

différents corps de chauffe de manière à obtenir 5 valeurs de débit à 10%, 25%, 50%, 75% et 100% du débit maximum mesurable. Les corps de chauffe étudiés seront :

- le radiateur N°4 (petit radiateur plan).

- le radiateur N°2.

- le ventilo-convecteur (vitesse de ventilation maximum).

Questions :

Effectuer les mesures nécessaires pour compléter le tableau suivant pour chaque élément étudié. NB : Penser à relever la température de surface du radiateur équipé à cet effet (N°4).

 

CORPS DE CHAUFFE N°…

 

qv

Ts-Te

Tdépart

Tm

T

P

L/h

°C

°C

°C

°C

W

Tracer les graphes P = f(qv). Tracer les graphes P% = g(qv%). Déterminer le débit que l’on qualifiera de débit nominal, correspondant à la puissance maxi dans le domaine de variation. Commenter l’allure des caractéristiques statiques des différents émetteurs. Conclure.

Etude de l’émission de radiateurs et du ventilo-convecteur à débit constant.

Les mesures seront faites pour différentes températures de départ d’eau de la sous-station. Ces différentes températures de départ d’eau seront obtenues en faisant varier la température extérieure de –10°C à 20°C de sorte à obtenir 4 valeurs également réparties (faire varier la température extérieure simultanément pour la sous-station et pour les chaudières). Pour chaque réglage il sera nécessaire d’ajuster les débits dans les différents corps de chauffe étudiés afin de les maintenir à une valeur égale à celle déterminée précédemment (débit nominal) correspondant à la puissance maxi.

-

Questions :

Effectuer les mesures nécessaires pour compléter le tableau suivant pour chaque élément étudié.

 

CORPS DE CHAUFFE N°…

 

qv

Ts-Te

Tdépart

Tm

T

P

L/h

°C

°C

°C

°C

W

Tracer les graphes P = f(Tentrée émetteur). Tracer les graphes P% = g(Ecart%). avec Ecart = Tentrée émetteur - T. Commenter l’allure des caractéristiques statiques des différents émetteurs. Conclure.

- Etude de la loi d’eau de l’installation

- Les caractéristiques statiques des différents corps de chauffe à débit constant ont été déterminées au paragraphe précédent.

- Les déperditions d’un bâtiment peuvent être estimées par l’expression Déperditions = GV (T-Text) GV : coefficient de déperdition thermique [W/°C]. T: Température intérieure. Text : Température extérieure.

- Pour maintenir l’équilibre thermique du local, la puissance des émetteurs doit être ajustée à la

puissance nécessaire au chauffage (déperditions). P(Tdépart) = GV (T-Text) Pour obtenir cet ajustement, on fait varier la consigne de température de départ d’eau (sous station et chaudières). La loi reliant la consigne de température départ d’eau à la température extérieure (Tdépart = f(Text)) est appelée "loi d’eau" de l’installation.

Questions :

- A partir de la caractéristique statique du ventilo-convecteur, tracer le graphe de la "loi d’eau" idéale si tous les corps de chauffe sont des ventilo-convecteurs.

- A partir de la caractéristique statique d’un radiateur, Tracer le graphe de la "loi d’eau" idéale si tous les corps de chauffe sont des radiateurs.

- Décrire à partir des documents disponibles et du terminal numérique des automates, la loi d’eau qui régit effectivement le fonctionnement du régulateur de température de départ de la sous-station.

IV

POSITION DES THERMOCOUPLES.

Thermocouples de type K, mesure directe de la température en °C

THERMOCOUPLES . Thermocouples de type K, mesure directe de la température en °C Installation de chauffage
THERMOCOUPLES . Thermocouples de type K, mesure directe de la température en °C Installation de chauffage

V

SCHEMAS EN GENIE ENERGETIQUE

- Générateurs et é metteurs

a. Chaudières

EN GENIE ENERGETIQUE - Générateurs et é metteurs a. Chaudières b. Emetteurs Installation de chauffage /

b. Emetteurs

EN GENIE ENERGETIQUE - Générateurs et é metteurs a. Chaudières b. Emetteurs Installation de chauffage /

c.

Réseaux hydrauliques et éléments de régulation.

c. Réseaux hydrauliques et éléments de régulation. Installation de chauffage / BB 10 S4
c. Réseaux hydrauliques et éléments de régulation. Installation de chauffage / BB 10 S4
c. Réseaux hydrauliques et éléments de régulation. Installation de chauffage / BB 10 S4

TP 3 : BANC D’ESSAI ECHANGEURS

I ECHANGEURS A FLUIDES SEPARES

Les fluides sont séparés physiquement par une paroi, il n’y a pas mélange. Cette paroi introduit une résistance thermique provenant des résistances de surfaces, des résistances d’encrassement, de la résistance de transfert à travers la paroi.

- Caractéristiques géométriques

Les schémas ci-dessous représentent divers type d’échangeurs. On définit la notion de compacité pour caractériser les performances géométriques d’un échangeur.

Compacité = Surface d’échange / Volume de l’échangeur

a. Echangeurs coaxiaux

/ Volume de l’échangeur a. Echangeurs coaxiaux b. Echangeurs faisceau tubulaire et calandre C’est le type

b. Echangeurs faisceau tubulaire et calandre

C’est le type d’échangeur le plus simple, facilement réalisable mais dont la compacité est relativement faible. On peut améliorer cette compacité en utilisant des serpentins au lieu de tubes rectilignes.

4 passes de tubes, 2 passes dans la calandre avec chicanes
4 passes de tubes, 2 passes dans la calandre
avec chicanes

Ce type d’échangeur est très utilisé. La compacité que l’on peut atteindre est de l’ordre de 500 m 2 /m 3 .

c.

Echangeurs à plaques

4courant
4courant

Les échangeurs à plaques sont les échangeurs qui ont la compacité la plus élevée, elle peut atteindre 1000 m 2 /m 3 . Les échangeurs à plaques sont utilisés pour les échanges entre liquides, mais conviennent aussi aux échanges entre les gaz du fait de la grande surface qu’ils développent.

d. Echangeurs gaz/liquide

surface qu’ils développent. d. Echangeurs gaz/liquide La différence entre les coefficients d’échange des

La différence entre les coefficients d’échange des liquides et des gaz entraîne une surface d’échange beaucoup plus importante du coté du gaz. On adopte alors des solutions du type tube à ailettes.

- Classification selon les écoulements

a. Echangeurs à contre courant, échangeurs à co-courant

a. Echangeurs à contre courant, échangeurs à co-courant Ce type d’échangeur est très simple à réaliser

Ce type d’échangeur est très simple à réaliser à partir d’un échangeur coaxial. Pour un échangeur à co-courant les fluides s’écoulent dans le même sens. Dans un échangeur à contre courant les fluides s’écoule en sens inverse. Les courbes donnent l’allure des variations de température dans les deux types d ’échangeurs. L’échangeur à contre courant est le plus efficace des échangeurs car il permet d’avoir les variations de températures maximales pour chacun des fluides. On compare souvent les échangeurs réels à un échangeur à contre courant infini et parfait. On peut remarquer que la température de sortie du secondaire peut être supérieure à la température de sortie du primaire. Les échangeurs à co-courant imposent d’avoir une température de sortie du secondaire inférieure à la température de sortie du primaire.

b. Echangeurs à courant croisés

b. Echangeurs à courant croisés brassés, c’est la cas des échangeurs à plaques. La répartition des
b. Echangeurs à courant croisés brassés, c’est la cas des échangeurs à plaques. La répartition des

brassés, c’est la cas des échangeurs à plaques.

La répartition des températures varie spatialement dans l’échangeur. Il devient difficile de déterminer en un point la différence de température entre les deux fluides.

II ETUDE DUN ECHANGEUR

La plupart des échangeurs non coaxiaux sont de ce type. Dans ce type d’échangeur on peut avoir un fluide brassé et un fluide non brassé, c’est le cas des échangeurs à tubes et calandre. On peut avoir les deux fluides non

à tubes et calandre. On peut avoir les deux fluides non L’étude thermique d’un échangeur peut

L’étude thermique d’un échangeur peut se faire suivant deux méthodes après avoir déterminé les coefficients d’échange surfacique :

- la méthode de la différence de température moyenne logarithmique : T LM

- la méthode du nombre d’unité de transfert : NUT

- Bilan thermique

Echange à travers la paroi

: NUT - Bilan thermique Echange à travers la paroi des variations de température) Le flux

des variations de température)

Le flux d

= k dS (T c - T f ) avec

- k : le coef. d’échange global surfacique en W m -2 °C -1 .

- (T c - T f ) : la différence de température entre les deux fluides en °C, au point considéré. Le flux échangé à travers la paroi est égal au flux perdu par le fluide chaud, il est aussi égal au flux gagné par le fluide froid.

d

à travers la paroi de l’échangeur de surface dS s’écrit :

en W

d

= -qm f c f dT f = -qm c c c dT c

- qm : débit massique

- c : chaleur massique

- dT : variation de température le long de l’élément

d’échangeur.

- d

est compté positif, dT f , dT c sont négatif (voir les pentes

Méthode TLM (Différence de Température Logarithmique Moyenne).

a. La TLM.

dT =

c

c

(

d T

T

T

T

f

f

)

T

cs

T

fe

T

ce

T

fs

d

qm c

.

d(T

c

=

k (

.

1

1

T

f

)

=

d

(

qm

d(T

qm

f

. c

f

c

.

c

c

c

T

f

qm

f

.

c

f

)

=

dS

k dS (

.

.

+

)

T

c

T

f

)

. ∫∫

S

1 1

+

qm

c

. c

c

1

qm

c

. c

c

dT

c

d

dT

f

=

d

(

1

qm

c

.

c

c

= k dS (T c - T f )

+

1

qm

f

.

c

f

)

+

1

)

qm

f

. c

f

ln

T

T

T

 

T

cs

fe

ce

fs

=

k (

.

1 1

+

qm

c

.

c

c

qm

f

.

c

f

) S

.

pour éliminer les débits on exprime le flux échangé pour chacun des fluides par :

d’où l’expression du flux :

=

qm

f

.

c

f

.

(T

fs

T

fe

)

=

qm

c

.

c

c

.

(T

ce

T

cs

)

si on indice « a » une extrémité de l’échangeur et « b » l’autre extrémité

= k S

.

.

(

T

cs

T

fe

)

(

T

ce

T

fs

)

T

ln

cs

T

T

fe

T

ce

fs

l’expression du flux devient utilisable pour tous les échangeurs :

= k S

T LM

avec : T LM Différence de Température Logarithmique Moyenne,

T LM

=

T

a

T

b

T

 

ln

a

T b

T

b

Hypothèses de calcul Pour pouvoir effectuer les calculs précédents il faut faire quelques hypothèses simplificatrices. a) Les chaleurs massiques des fluides restent constantes le long de l’échangeur. On choisit la température moyenne pour déterminer les paramètres de calcul. b) Le coefficient d’échange global reste constant le long de l’échangeur. Ce qui est le cas lorsqu’il n’y a pas de changement d’état ou si les températures ne varient pas trop, dans le cas ou cette hypothèse ne peut pas être vérifié il faut découper fictivement l’échangeur en tronçons sur lesquels le coefficient d’échange reste constant. Remarque On peut remplacer la moyenne logarithmique par la moyenne arithmétique si 0.5 T a < T b < 1.5 T a avec une erreur inférieure à 1%

b. Facteur de correction.

L’expression =k S T LM n’est valable que pour des échangeurs à co-courant ou à contre courant. Le calcul d’autre type d’échangeur nécessite d’introduire un facteur de correction F pour tenir compte de la répartition des températures à l’intérieur de l’échangeur.

L’expression de la puissance échangée devient :

Ce facteur de correction est donné par des abaques en fonction de P et de R. :

= F k S

T LM

P =

t

s

t

e

T

e

t

e

R =

T

e

T

s

t

s

t

e

: = F k S T L M P = t s t e T e

Echangeur à courants croisés fluides non brassés.

t s t e Echangeur à courants croisés fluides non brassés. Echangeur à courants croisés 1

Echangeur à courants croisés 1 fluide brassé, 1 fluide non brassé.

à courants croisés 1 fluide brassé, 1 fluide non brassé. Echangeur à tubes et calandre, 1

Echangeur à tubes et calandre,

1 passe coté calandre, 2 ou multiple de 2 passes coté tubes

passe coté calandre, 2 ou multiple de 2 passes coté tubes Echangeur à tubes et calandre,

Echangeur à tubes et calandre,

2 passes coté calandre, 4 ou multiple de 4 passes coté tubes

- Méthode du N.U.T. (Nombre d’Unités de Transfert).

La méthode précédente impose de connaître les températures d’entrées (généralement connues) et les températures de sortie (généralement inconnues) de l’échangeur. La méthode de dimensionnement par le nombre de NUT permet de conduire le calcul avec uniquement les températures d’entrées et caractéristiques géométriques de l’échangeur.

a. Notion d’efficacité d’un échangeur

L’efficacité d’un échangeur se définit comme le rapport de la puissance thermique réelle échangée à la puissance d’échange maximum théoriquement possible dans les mêmes conditions d’entrées pour un échangeur à

les mêmes conditions d’entrées pour un échangeur à contre courant. Le produit du débit massique par

contre courant. Le produit du débit massique par la chaleur massique à pression constante représente la capacité thermique du fluide, C=q m c p . En fonction des capacités thermiques de chacun des fluides on trouve deux expressions de l’efficacité. De fait c’est le fluide de plus grande capacité thermique qui impose l’écart maximum théorique.

Puissance échangée par le fluide froid :

= qm f c f (T fs -T fe )

La puissance maximale théorique : si qm f c f <qm c c c

max = qm f c f (T ce -T fe ) E= qm f c f (T fs -T fe )/ qm f c f (T ce -T fe )

E= (T fs -T fe )/(T ce -T fe )

On peut écrire la puissance échangée par :

= E qt min (T ce -T fe )

Puissance échangée par le fluide chaud :

= qm c c c (T ce -T cs )

La puissance maximale théorique : si qm c c c <qm f c f

max = qm c c c (T ce -T fe )

E= qm c c c (T ce -T cs )/ qm c c c (T ce -T fe )

E= (T ce -T cs )/(T ce -T fe )

avec qt min =min(qm f c f ,qm c c c )

b. Nombre d’Unités de Transfert, N.U.T.

On voit donc qu’il suffit de déterminer l’efficacité pour calculer la puissance échangée. On trouve des

tableaux ou des abaques qui donnent l’efficacité E en fonction du NUT, du facteur de déséquilibre qt min / qt max (C min /

C max ) et du type d’écoulement. On définit le NUT comme :

NUT =

kS qt
kS
qt

min

Le calcul de l’échangeur revient à évaluer successivement :

- k

le coef. d’échange

- qt chaud , qt froid , qt min /qt max .

- NUT=kS/qt min .

- E à partir des abaques

= E qtmin (Tce-Tfe)

c.

Efficacité de différents échangeurs

Tcs Tfs Tfe Tce
Tcs
Tfs
Tfe
Tce
Efficacité de différents échangeurs Tcs Tfs Tfe Tce Tcs Tfs Tfe Tce Tce Tfs Tfe Tcs
Tcs Tfs Tfe Tce
Tcs
Tfs
Tfe
Tce
de différents échangeurs Tcs Tfs Tfe Tce Tcs Tfs Tfe Tce Tce Tfs Tfe Tcs Tcs
Tce
Tce

Tfs

de différents échangeurs Tcs Tfs Tfe Tce Tcs Tfs Tfe Tce Tce Tfs Tfe Tcs Tcs

Tfe

Tcs

de différents échangeurs Tcs Tfs Tfe Tce Tcs Tfs Tfe Tce Tce Tfs Tfe Tcs Tcs

Tcs

Tfe

de différents échangeurs Tcs Tfs Tfe Tce Tcs Tfs Tfe Tce Tce Tfs Tfe Tcs Tcs

Tce

Tfs

de différents échangeurs Tcs Tfs Tfe Tce Tcs Tfs Tfe Tce Tce Tfs Tfe Tcs Tcs

III

COMPORTEMENT STATIQUE DES ECHANGEURS ET LEURS REGLAGES

Trois solutions de régulation progressive d'un échangeur sont utilisées. Pour chacune d'elles, le.

comportement statique de l'échangeur doit être pris en compte; il est décrit dans les trois paragraphes qui suivent.

il est décrit dans les trois paragraphes qui suivent. a) Réglage par variation de température. L’échangeur

a) Réglage par variation de température.

L’échangeur est alimente par une source de température variable réglée par ailleurs en amont. Ce principe est utilisé pour l'analyse d'une régulation en boucle ouverte, pour laquelle il faut connaître le comportement de l'échangeur.

b) Réglage par variation de débit.

Le débit variable au primaire est réglé au moyen d'une vanne, d'une pompe à débit variable ou d'un injecteur. De fait, la solution pratique consiste à utiliser une vanne à deux voies, trois voies ou à quatre voies. Ce principe est utilisé pour l’analyse d’une régulation en boucle fermée de la température au secondaire.

c) Réglage par variation de la température au moyen d’un mélange. Le débit est conservé constant dans le primaire ; sa température à l’entrée est modifiée au moyen d’un mélange en recyclant une fraction du fluide sorti de l’échangeur. Il s’agit la aussi de régler le débit de fluide provenant d’une source de température. Ce principe est utilisé pour l’analyse d’une régulation en boucle fermée de la température au secondaire ou de la température à l’entrée du primaire.

- Réglage de la puissance par variation de la température au primaire.

La puissance échangée étant proportionnelle à l’écart moyen de température entre le primaire et le secondaire, une modification de la température du fluide à l’entrée du primaire provoque une variation de puissance quasiment proportionnelle.

fluide à l’entrée du primaire provoque une variation de puissance quasiment proportionnelle. Echangeurs / BB 9

- Réglage de la puissance par variation de débit au primaire.

La variation du débit au primaire agit en premier lieu sur la chute de température au primaire. Si cette chute

est relativement faible par rapport à l’écart moyen entre primaire et secondaire, cette chute sera quasiment

proportionnelle à la réduction du débit, mais l’écart moyen n’est que peu affecté et la variation de puissance

échangée qui en résulte reste faible (cas a).

Si cette chute est plus élevée, toujours proportionnellement, la réduction du débit baisse la température de

sortie du primaire et l’approche de celle du secondaire ; la variation de puissance qui en résulte est

secondaire ; la variation de puissance qui en résulte est proportionnellement plus importante. La figure suivante

proportionnellement plus importante.

La figure suivante présente l’évolution de la puissance pour un échangeur : les points 100% correspondent

aux valeurs maximum (ou nominales) connues pour l’échangeur considéré. Le paramètre qui conditionne le

comportement statique est la chute relative de température :

chute nominale au primaire

=

écart à l'entrée

: chute nominale au primaire = écart à l'entrée Ce paramètre est l’efficacité de l’échangeur On

Ce paramètre est l’efficacité de l’échangeur

On voit que l’efficacité

doit être suffisante pour que la

progressivité soit assurée et

que l’échangeur soit réglable.

Une valeur minimum de 0,1 est

une limite au dessous de

laquelle un réglage progressif devient impossible

- Réglage de la puissance au moyen d’un mélange.

Les considérations du paragraphe 3.1. portent sur le comportement de l’échangeur vis-à-vis de la température à l’entrée du primaire. Une solution, courante, pour régler la température de l’eau à l’entrée d’un échangeur consiste à mélanger en proportions déterminées le fluide venant de la source à celui qui sort du primaire. L’action consistant à régler un débit, il faut connaître la relation entre la puissance et le débit. S’agissant d’un mélange, c’est le rapport entre deux débits qui sera considéré. La caractéristique du système à réguler, donnée par la figure ci dessous, dépend de l’efficacité de l’échangeur, comme pour le cas d’un réglage par variation de débit simple.

comme pour le cas d’un réglage par variation de débit simple. E 1 = T 1

E

1

=

T

1

e

T

1

s

T

1

e

T

2

e

comme pour le cas d’un réglage par variation de débit simple. E 1 = T 1

IV

PRESENTATION DE LINSTALLATION

- Schéma de l’installation.

D2 V3V Emplacement des sondes de température V7 V8 V9 4 1 5 12 9
D2
V3V
Emplacement
des sondes de
température
V7
V8
V9
4
1
5
12
9
AEROTHERME
8
7
10
3
11
2
6
Consigne
Echangeur
Echangeur
Echangeur
à plaques
coaxial
multitubulaire
V4
V5
V6
V1
D1
VERS
V3
CHAUDIERE
V2

- Description du fonctionnement

L’installation se compose d’un réseau d’eau dit primaire, et d’un secondaire.

a. Le réseau primaire : Coté chaud

Réseau que l’on pourrait qualifier de réseau source, il est raccordé à un ensemble constitué d’une chaudière fioul, d’un ballon tampon et d’un système de régulation de température de départ d’eau. Cet ensemble permet donc d’alimenter les différents échangeurs en eau chaude à températures et débits variables. Les vannes V1 et V2 doivent toujours être ouvertes. La sélection de l’échangeur à étudier se fait par action sur les vannes V4 à V6. La variation de débit est obtenue en bi passant une partie du débit de la pompe par la vanne V3. La lecture du débit se fait sur le rotamètre D1. Le réglage de la température se fait à l’aide de la régulation de la sous-station.

b. Le réseau secondaire : Coté froid

Réseau d’évacuation de la chaleur, il permet de raccorder les échangeurs à un aérotherme situé dans le couloir du RdC. La sélection de l’échangeur se fait par les vannes V7 à V9. Le réseau est équipé d’un circulateur et du débitmètre D2. La variation de débit est obtenue en bi passant une partie du débit de la pompe par la vanne prévue à cet effet. Par ailleurs il est équipé d’une régulation de température d’eau par vanne trois voies (V3V) dont la consigne est réglée par le potentiomètre en façade de l’armoire électrique.

c. Le système d’acquisition

Il permet de mesurer les débits d’eau dans les réseaux primaire et secondaire. Il permet également de mesurer les températures d’entrée et de sortie des échangeurs par thermocouples, afficheur numérique et sélecteur de voie. ( ce entrée primaire, cs sortie primaire, fe entrée secondaire, fs sortie secondaire)

V

TRAVAIL DEMANDE.

Précautions. Avant toutes choses vous devrez veiller à ce qu’aucune pompe ne se retrouve en situation de débiter sur un circuit fermé et qu'aucune partie d'un circuit ne se retrouve isolée d’un vase d’expansion ou d’une soupape de décharge.

Remarques préalables Chaque mesure doit se faire à état stationnaire. A chaque changement de régime de fonctionnement, attendre la stabilisation. Cette manœuvre peut être longue (quelques minutes), mais elle est plus rapide quand on change d’échangeur que lorsqu’on change de température entrée eau chaude ce. Avant chaque mesure vérifier que vous ne l’avez pas déjà faite.

Configuration générale du banc (cette configuration pourra être adaptée à tous les échangeurs). Banc chaudière fioul démarré (La consigne thermostat de température de la chaudière sur 90°C, positions des interrupteurs non modifiées)

sur 90°C, positions des interrupteurs non modifiées) THERMOSTAT ∑ Circuit primaire. Température d’eau chaude

THERMOSTAT

positions des interrupteurs non modifiées) THERMOSTAT ∑ Circuit primaire. Température d’eau chaude c e

Circuit primaire. Température d’eau chaude ce nominale = 80 °C Changement de consigne :

c e nominale = 80 °C Changement de consigne : Touche « SEL » Appuyer sur

Touche « SEL »

= 80 °C Changement de consigne : Touche « SEL » Appuyer sur la touche «

Appuyer sur la touche « SEL » pendant 1 seconde, le message « ST1 » s’affiche puis la valeur du point de consigne clignote. Augmenter ou diminuer la valeur avec les flèches. Appuyer sur « SEL » pour enregistrer la nouvelle valeur de consigne.

Ouverture sur le banc des vannes V1, V2 et fermeture de la vanne V3. Aérotherme circuit secondaire à vitesse maximum (potentiomètre à 10). Circuit secondaire. Température de consigne de la régulation eau froide : cons réglée à 35°C.

- Détermination du KS des échangeurs.

Configuration de départ Appliquer la configuration générale à l’échangeur coaxial, avec un débit d’eau chaude et un débit d’eau froide égaux et maximums (c'est-à-dire débit maxi lisible sur le plus petit débitmètre). Travail demandé :

Pour les quatre combinaisons de températures possibles en prenant 2 valeurs de ce et 2 valeurs de fe , ( ce1 - fe1 , ce1 - fe2 , ce2 - fe1 , ce2 - fe2 ) et en restant à débits constants. Déterminer la puissance cédée par l’eau chaude, reçue par l’eau froide, et en déduire le rendement de l’échangeur. Calculer la différence de température moyenne logarithmique T LM , et en déduire les caractéristiques de l’échangeur (valeur du produit kS). Faire les mêmes calculs à partir de l’écart moyen arithmétique. Comparer les résultats obtenus et conclure.

- Caractéristique (efficacité / NUT) pour l’échangeur à plaques.

Hypothèse de travail : dans le domaine d’études les grandeurs thermophysiques de l’eau sont constantes.

Configuration de départ :

La configuration générale adaptée à l’échangeur choisi, si les débits sont identiques, nous donne une situation à qt min / qt max = 1, car le rapport qt min / qt max est égal au rapport des débits massique si on considère le Cp constant. Travail demandé :

On règlera le débit maxi pour l’eau froide et on adoptera les deux valeurs de débit d’eau chaude suivantes :

Débit de l’eau froide et ½ du débit d’eau froide. Dans les deux cas calculer le NUT et l’efficacité E%. Rassembler les résultats, les comparer aux points des courbes théoriques et commenter.

- Caractéristiques statiques d’un échangeur.

a/ Comportement à température d’entrée d’eau variable. Configuration de départ :

La configuration générale adaptée à l’échangeur multitubulaire, avec débit d’eau chaude et débit d’eau froide égaux et maximums. Travail demandé :

Régler 2 valeurs de ce en maintenant la valeur des débits constante. On choisira ce1 = ce nom. et ce2 = ( ce nom. + fe )/2. Mesurer les puissances échangées. En ajoutant (sans mesure) le point correspondant à ce = fe, donner l’allure de la caractéristique = f( ce ).

b/ Comportement à débit d’eau au primaire variable. Configuration de départ :

La configuration générale adaptée à l’échangeur multitubulaire avec débit d’eau chaude et débit d’eau froide égaux et maximums. Travail demandé :

Pour des débits d’eau chaude égaux à 20%, 50% et 100% du débit maximum, tous les autres paramètres restant constants, mesurer la puissance échangée. Déduire la valeur correspondant à un débit d’eau chaude nul. Donner l’allure de la caractéristique = f(débit d’eau chaude). Synthèse et conclusions :

Comparer les résultats obtenus aux courbes théoriques présentées en annexes et conclure.