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d’intelligence

notre cerveau

de assez cherche

Comprendre

eu

ouvrir avons-nous

Et y moins

à l’intérieur

Au

regarder

moyen

le

inventer

assez intelligents

pour

crânienne.

boîte

la

sans

Sommes-nous

plus

on

découvrir

que

plus on est intelligent.

pourcomprendrenotrecerveau?

à comprendre,

c e r v e a u ? à c o m p r e n
Peut-on définir l’intelligence ? A utrefois, la neurologie avait des dog- mes : l’homme est
Peut-on définir l’intelligence ?
A utrefois, la neurologie avait des dog-
mes : l’homme est plus intelligent
que la femme ; après l’adolescence
le cerveau devient rigide et ses neu-
Avec l’IRMf,
on découvre son
étonnante plasticité
D ifficilement car elle ne correspond à rien de palpable d’un point de vue scientifique.
Pas plus d’aire cérébrale que de gène de l’intelligence. Ni innée, ni acquise, elle n’est
pas spécifiquement humaine ni mesurable. Les tests de QI, des questions brèves
appelant des réponses brèves, reflètent une aptitude à dominer des sujets scolaires,
de la logique et des connaissances mais ni l’une ni l’autre ne sont synonymes d’in-
telligence. D’ailleurs les individus ayant un QI élevé utilisent des zones limitées
de leur cerveau, mais plus efficacement que la moyenne. Dans notre société
vouée à la rentabilité, cette économie de moyens peut sembler résumer
l’intelligence pourtant il y a bien d’autres façons de résoudre les problè-
mes et d’en découvrir ou d’en imaginer de nouveaux pour acquérir de
nouvelles connaissances afin de s’adapter à l’environnement et sup-
porter ses modifications. La seule définition de l’intelligence qui fasse
l’unanimité !
Agnès Diricq, responsable des hors-série de Ça m’intéresse
rones disparaissent peu à peu ; seuls les
humains savent fabriquer des outils, etc. Des
dogmes d’autant plus tenaces que l’on ne
savait pas grand-chose de notre encéphale
caché dans le crâne. Certes, des esprits plus
affûtés que d’autres avaient déduit quelques
connaissances de l’observation de leurs
congénères. Tel Paul Broca, célèbre
neurochirurgien français du XIX e siè-
cle, portant un regard sans a priori
sur son patient surnommé Tan, en
raison de son incapacité à dire autre
chose depuis vingt ans alors qu’il pou-
vait communiquer par gestes. A sa
mort, l’autopsie révéla une lésion
d’une zone de son cerveau dans le
lobe frontal gauche. Conclusion de Broca :
Comprendre notre cerveau
.1
• Sommes-nous assez intelligents
pour comprendre notre cerveau?
là siège la commande de la parole et cette
zone fut baptisée aire de Broca. Une
conclusion géniale puisqu’elle faisait, en
1865, le lien entre une fonction cognitive
et une zone cérébrale spécifique, mais
qui installa l’idée durable et fausse
d’une dominance de l’hémisphère gau-
che, celui commandant la main habile
des droitiers, sur le droit. Avec d’autres
patients, mais la même logique, Karl
Wernicke, un neurologue allemand localisa,
derrière l’oreille gauche, une aire cruciale
pour la compréhension du langage, l’aire de
Wernicke. Puis, d’autres aires dévolues aux dif-
férentes fonctions cérébrales furent identifiées
à partir de lésions. Il en résulta une cartographie
de notre encéphale, faite de cases bien rangées,
et des théories pour expliquer son fonctionne-
ment et ses troubles.
Fort de ces certitudes, mais ne
sachant toujours pas comment il faisait
pour penser, l’homme inventa la psycha-
nalyse, découvrit la relativité restreinte et
partit marcher sur la Lune. Car aussi incroyable
que cela paraisse aujourd’hui, en 1969, le
cerveau était toujours terra incognita. Plus
pour très longtemps. En 1972, l’invention de
la première technique d’imagerie cérébrale
(le CT scan ou tomographie computérisée)
permettait aux rayons X de traverser la boîte
crânienne et de voir enfin le cerveau vivant,
révélant, par exemple, des anomalies anato-
miques chez les schizophrènes. Mais la vraie
révolution fut l’avènement, l’année suivante,
de l’imagerie par résonance magnétique ou
IRM. Une technique sans rayons X, qui utilise
les propriétés physiques des tissus au niveau
subatomique, en particulier celles de l’eau.
Avec l’IRM, on pouvait désormais obtenir des
images du cerveau en coupe sans le disséquer,
et les transformer, grâce aux progrès de l’in-
formatique, en images 3D. Bientôt, l’anatomie
globale du cerveau n’aurait plus de secrets.
Restait à comprendre son fonctionnement.
Cette tâche démesurée débute dans les
années 90 avec l’IRM fonctionnelle (IRMf) qui
permet de visualiser, au millimètre près, quel-
les zones sont activées lorsque l’on plie un
doigt, fait une addition, regarde un film d’hor-
reur ou raconte une histoire. On découvre
alors que parler nécessite bien plus que des
aires de Broca et de Wernicke
intactes. Le langage, comme toutes les fonc-
tions cognitives, fait appel à des neurones de
multiples régions cérébrales souvent éloi-
gnées, mais reliées par un inextricable réseau
de connexions. Sachant que chacun de nos
quelques milliards de neurones peut établir
des milliers de connexions, la communication
à l’intérieur du crâne équivaut à celle
qu’auraient les hommes s’ils possédaient cha-
cun 100 000 téléphones portables! Mais l’ima-
gerie a révélé encore plus impensable : la plas-
ticité du cerveau. En permanence, à tout âge
et même chez des personnes atteintes de
maladies neurologiques, ces réseaux de neu-
rones se développent et se réorganisent, per-
dent, gagnent et renforcent des connexions
chaque fois que nous les sollicitons. Mieux
Le développement
.3
• Comment se construit le cerveau ?
et la pensée?
encore, lorsqu’une région est lésée, cette plas-
ticité lui permet de s’autoréparer ou d’utiliser
des neurones d’une autre région pour com-
penser un déficit (lire interview p.6). Notre
a r c h i t e c t u r e
c é r é b r a l e v a r i e
• Comment ça marche
un réseau de neurones?
• Comment stimuler son cerveau
sans travailler?
• Pour un neurologue,
qu’est-ce qu’un cerveau sain?
donc au gré des expériences, des apprentis-
sages, des stimuli extérieurs, de nos hormo-
nes, etc., changeant d’un jour à l’autre, d’un
moment à l’autre, puisqu’il suffit d’utiliser un
réseau pour le renforcer et améliorer une
fonction cognitive. Et de ne pas l’utiliser pour
qu’il disparaisse. Car, malgré toute l’électricité
qui y circule, le cerveau s’use si l’on ne s’en sert
pas.
L’intelligence en question
.7
Quel pourcentage du cerveau utilisons-nous ?
• Comment évaluer l’intelligence?
Probablement la totalité. L’idée
que nous n’en
utilisons que 20%
• Et si l’intelligence consistait
à savoir s’adapter ?
date de la découverte, en
1891, par Santiago
Ramón y Cajal, des
cellules gliales que l’on croyait 4 fois plus nombreuses
que les
fonctions cognitives.
neurones et sans rôle dans les
Elles sont en
réalité 9 à 10 fois plus nombreuses
• Évaluez votre type d’intelligence.
et vraisemblablement très utiles.
• Quelle est l’intelligence des surdoués?
forêt vierge dans laquelle la recherche tente de se frayer un chemin. Et
.11
.
.
.
.
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Les pathologies cérébrales sont comme une
l’imagerie est sa machette.
• Jouez pour doper votre intelligence!
François Clarac, neurobiologiste et directeur de recherche émérite au
CNRS
URSINCATHERINEILLUSTRATION

Le développement cérébral

un Comment réseau de ça neurones marche ?

Comment se construit le cerveau ?

gènes,

partie inscrit dans les

stimulations, expériences et apprentissages

est en

Si le programme de fabrication

il dépend aussi de lenvironnement,

cerveau. Un grand chantier.

auxquels est soumis le

© FOTOLIA

© FOTOLIA

P our comprendre le développement cérébral, imaginez que les neurones soient des arbres et le cerveau une forêt qui croît par naissance de nou-

veaux arbres et par multiplication des bran- ches et des racines (axones et dendrites). Ainsi s’étoffent les réseaux existant qui assu- reront les différentes fonctions cognitives. Mais comme toute forêt bien entretenue, notre cerveau subit élagages et coupes clai- res au cours de son développement. Dans une concurrence effrénée ne subsisteront que les arbres et les branches les plus résis- tants, c’est-à-dire les réseaux les plus utilisés. Mais tout commence pendant la vie fœtale par une phase exubérante. A partir du plan inscrit dans les gènes, les cellules précurseurs de neurones prolifèrent, migrent jusqu’à leur localisation définitive, se différencient et for- ment des prolongements les unes vers les autres. Jamais au cours de la vie notre cer- veau ne comptera autant de neurones qu’en- tre le 3 e et le 6 e mois de la grossesse. Ensuite, les cellules inutiles sont éliminées. Tout ce qui peut, comme l’alcoolisme maternel, altérer cette phase de prolifération et d’élagage aura des conséquences à long terme sur la santé mentale. On pense même aujourd’hui que des maladies telles que l’autisme et la schi- zophrénie prendraient racine dans un défaut d’élagage, trop ou pas assez. La naissance n’interrompt pas ces processus, et le cerveau du nouveau-né, qui compte déjà 100 mil- liards de neurones, va continuer à grandir et à développer son potentiel, façonné par les stimuli, les expériences et les apprentissages. Ce développement, longtemps théorique, a pu être observé grâce aux travaux du neurobiologiste américain Jay Giedd. Durant une dizaine d’années, il a soumis à intervalles réguliers des enfants de 4 à 21 ans à l’IRM, constituant ainsi un « album photo » de leur développement cérébral.

Entre l’âge de raison et l’âge adulte, la matière grise va fondre

On sait ainsi qu’à partir de 6 ans, âge où le cerveau a déjà 95 % de sa taille adulte, com- mence une seconde vague de prolifération, cette fois par foisonnement de l’arborescence neuronale, c’est-à-dire multiplication des connexions entre les cellules, d’où un épais- sissement de la matière grise. Elle prend fin

des vers 11 ans chez les filles, 12 chez les garçons. Reste ensuite à assurer
des
vers 11 ans chez les filles, 12
chez les garçons. Reste
ensuite à assurer la matura-
tion finale de ce formidable
potentiel. Elle se fait par éla-
gage des connexions inem-
ployées au rythme annuel
de 0,7 % environ, jusqu’à 21
ans, au moins. Les travaux
de Jay Giedd ne sont pour
l’instant pas allés plus loin. Au
final, l’adolescence aura fait
perdre 15 % de matière grise,
mais elle s’accompagne d’une aug-
mentation de la substance blanche
se prolongeant jusqu’à 35 ans. Cette
substance est constituée de myéline (pro-
et
, e,, ug-u nchen s CetteC yélineline (pro-
,
e,,
ug-u
nchen
s CetteC
yélineline (pro-

la pensée ?

S i certaines fonctions cognitives dépendent plus particulièrement

de certaines aires, la pensée nécessite l’activation coordonnée de toutes les régions du cerveau. « Ces régions sont comme des lettres, nous dit Jay Giedd. Certaines lettres font partie de très nombreux mots. Elles y sont nécessaires pour qu’ils soient corrects mais inutiles seules. Les comportements simples sont comme des mots. Les plus complexes, comme des phrases ou des paragraphes. De nombreuses lettres (régions cérébrales) sont utilisées dans un grand nombre de combinaisons différentes (circuits neuronaux).»

LE CORTEX PRÉFRONTAL

Siège de la pensée rationnelle, il est impliqué dans le jugement social, la volonté, la planification, l’émotion, le sens de soi et l’attention. Il se développe beaucoup entre 10 et 12 ans puis « mûrit » par élimination des connexions non utilisées, et son volume est fortement réduit vers 20 ans.

duite par des cellules gliales), une gaine pro- tectrice entourant les fibres nerveuses et assurant la transmission de l’influx. Plus cette gaine est épaisse (plus la substance blanche augmente) et plus la transmission va vite. Les adolescents ayant moins de connexions mais plus de myéline que les enfants sont donc moins capables d’apprendre mais plus rapi- des. La plus grande découverte de Jay Giedd est que le développement et l’élagage ne se font pas partout en même temps, ni de façon linéaire, mais procèdent par étapes, région par région, de l’arrière vers l’avant du crâne. Ainsi, les aires cérébrales arrivent à maturité à des âges différents, en commençant par les aires sensorimotrices et en terminant par le cortex frontal. A condition de s’en servir. Entre 11 et 21 ans, le cerveau traverse donc une période critique au cours de laquelle neu- rones et connexions utilisés vont survivre et croître, tandis que les autres vont s’atrophier et disparaître. Résultat : un adolescent qui passe son temps vautré devant la télévision développe surtout les neurones servant à rester vautré devant la télévision. Heureusement, en attendant que son cortex frontal achève son développement, celui de ses parents est arrivé à maturité et peut l’aider à en stimuler d’autres.

LES NOYAUX GRIS CENTRAUX

Leurs connexions se développent parallèlement à celles du cortex pré- frontal, développement stimulé par la pratique des gestes fins (piano) et grands (sport). Ils sont également impliqués dans le classement des informations par priorité et plus gros chez les filles que chez les garçons.

C omme un réseau routier dont chaque tronçon serait un neurone, mais un réseau doté de quelques milliards de

tronçons et offrant, au total, un million de milliards de bifurcations possibles. Un neu- rone est une cellule destinée à traiter, trans- porter et communiquer l’information cir- culant dans les réseaux. Le corps de cette cellule contenant son noyau et son matériel génétique forme des prolongements : des dendrites très nombreux, et présentant des milliers de ramifications comme autant de voies d’accès en provenance d’autres neu- rones, et un axone formant de multiples prolongements comme des voies de déga- gements vers les neurones suivants. Grâce à cette forme, un neurone établit 10 000 contacts avec d’autres neurones plus ou moins proches. Dans ces réseaux, l’infor- mation circule sous forme d’influx nerveux. Une information qui n’est pas plus ou moins grande, mais de type « tout ou rien » : cha- que neurone recevant des milliers d’infor- mations excitatrices et inhibitrices, c’est la somme de ces potentiels qui détermine si ce neurone déclenche ou non à son tour un influx nerveux qui sera transmis à d’autres. Entre le corps cellulaire et l’axone, l’influx se propage à la vitesse de 0,5 à 100 m/s. Mais pour franchir la zone de contact avec le neu-

100 m/s. Mais pour franchir la zone de contact avec le neu- rone suivant, il doit

rone suivant, il doit franchir un espace intercel- lulaire. Cette zone s’appelle la synapse. Lors- que l’influx nerveux arrive au bout de l’axone, la terminaison libère dans la synapse une substance chimique particulière (un neuro- transmetteur) que le neurone suivant iden- tifie grâce à des récepteurs spécifiques. Un neurotransmetteur (dopamine, sérotonine… on en connaît une soixantaine) est donc une langue commune à un réseau de neurones et la traduction chimique du message élec- trique qui circule dans le neurone. Une fois libéré dans la synapse, il se fixe aux récepteurs situés sur la membrane de l’autre neurone. Il

y fonctionne comme une clé dans une serrure ouvrant des canaux ioniques soit directe- ment, soit à travers une succession de réac- tions impliquant un second neuromessager. Le signal chimique est donc traduit cette fois en signal électrique, excitateur ou inhi- biteur selon les canaux ioniques ouverts. Des médicaments peuvent agir sur la trans- mission au niveau de la synapse : en y retardant la recapture de sérotonine, on peut prolonger son effet et ainsi traiter la dépression.

LE CORPS CALLEUX

Ce faisceau de fibres nerveuses reliant les deux hémi- sphères participe à l’apprentissage du langage, à la créa- tivité et à la résolution des problèmes. Il se développe avant et durant la puberté, puis sa croissance ralentit, d’où une moins grande capacité à apprendre des langues.

LE CORTEX PARIÉTAL

C’est la zone de convergence des informations sen- sorielles, qu’elle intègre en perceptions coordonnées, permettant, par exemple, d’associer un nom à l’objet que l’on voit. Sa lésion provoque des distorsions de l’image du corps et des relations spatiales.

LE CORTEX OCCIPITAL

Ce centre de la vision peut provoquer la cécité ou des hallucinations en cas de lésion.

L’AMYGDALE

Le centre de la peur est sous-activé chez les adolescents, ce qui les pousse à prendre des risques sans que leur cortex frontal leur permette d’en évaluer les conséquences.

LE CORTEX TEMPORAL

Il est impliqué dans la perception et l’articulation du langage, l’audition, la mémoire, la personnalité, l’organisation des informations sensorielles et le comportement sexuel. Sa lésion entraîne des troubles de l’humeur et de la personnalité.

LE CERVELET

Il commande la posture, les mouvements et leur coordina- tion et il est impliqué dans des activités relevant d’appren- tissages complexes comme les maths et les relations

sociales. Son développement, qui se poursuit chez z z

l’adulte, dépend de la façon dont on l’utilise.

relations sociales. Son développement, qui se poursuit chez z z l’adulte, dépend de la façon dont
Le développement cérébral Comment stimuler son cerveau sans travailler ? Dr Etienne Pierre et Directeur
Le développement cérébral
Comment stimuler son
cerveau sans travailler ?
Dr Etienne
Pierre et Directeur
Hirsch
de l’unité
INSERM
Université
Marie Curie
679, Neurologie
et
expérimentale et Vice-Président du conseil
thérapeutique
de la FRC.
scientifique
S implement en cassant la routine qui,
parce qu’elle fait toujours fonctionner
les mêmes réseaux de neurones,
amoindrit, voire fait disparaître les
autres. En résumé : ce qui n’est pas utilisé se
perd. Apparemment, assez vite puisque,
d’après les calculs du chercheur allemand Sie-
gfried Lehrl, au bout de trois semaines de
vacances sans rien faire, le QI diminue de 20 %.
Et
la routine a le même effet. Selon une étude
britannique, réalisée à la demande de Hewlett-
Packard, l’utilisation routinière de la message-
rie
électronique et des SMS diminue les capa-
cités d’attention du cerveau pour les autres
tâches. Résultat : là aussi, le QI baisse. Heureu-
sement, avec un peu d’entraînement, ces
dégâts sont réversibles. D’où l’idée de gymnas-
tique cérébrale, ou neurobic, imaginée par le
neurologue américain Lawrence Katz. Au
programme : pas de résolution d’équa-
tions ni d’apprentissage par cœur de
Juste des exercices simples, des-
l
a
n
n
u
a
i
r
e
.
tinés à lancer de nouveaux défis à votre cer-
veau : brossez-vous les dents avec la main gau-
che si vous êtes droitier pour stimuler le cortex
moteur droit; déplacez les objets sur votre
bureau ou la vaisselle dans les placards pour
exercer votre mémoire; habillez-vous les yeux
fermés pour développer votre sens tactile ou
mangez dans le noir et essayez de reconnaître
les aliments au toucher, au goût et à l’odeur,
etc. Bref, faites appel aux fonctions cognitives
que vous laissez habituellement paresser. Dans
le cerveau, des aires cognitives sont allouées
au traitement des différentes informations
sensorielles, mais c’est en général celle de la
vue qui est la plus utilisée. En vous passant de
cette capacité, vous développerez les autres,
ce qui au niveau cellulaire se traduit, après
quelques semaines d’entraînement, par une
réorganisation, une nouvelle répar-
tition de la puissance de travail.
Chez les non-voyants, ce rééqui-
librage atteint son paroxysme :
Pourquoi regarder à l’envers ?
Pour
un neurologue,
Parce que c’est illogique et donc
stimulant pour l’attention et la réflexion.
Un coup d’œil ne suffit pas à comprendre
ce que représente la photo retournée.
Il faut zoomer et dézoomer d’une vision
globale à l’analyse de détails, ce qui fait
aussi appel à la mémoire de l’emblème
des JO et à l’imagination, pour recréer
ce qui est dans l’eau.
donc leur faire remplir un
questionnaire qui permet
d’exclure les cas limites,
accidents vasculaires
cérébraux, troubles
psychiatriques, ou
maladies métaboliques
ayant un retentissement
sur le cerveau comme
l’alcoolisme.
qu’est-ce
qu’un
vivants remplacent les
morts en produisant davan-
tage du neurotransmetteur
manquant — la dopamine,
dans la maladie de Parkin-
son —, et d’autres, qui
n’en produisaient pas, s’y
mettent, mais ni au bon
endroit ni au bon moment
ni en quantité voulue.
Aussi, après des années de
compensation apparais-
sent les premiers signes
cliniques.
cerveau sain?
ÇM : La dépression aussi
est un critère d’exclusion ?
Dr E.H. : Oui, car tous
les neurones étant inter-
connectés, une déficience
du système à sérotonine,
comme elle existe dans
la dépression, a des
retentissements sur de
nombreux autres réseaux
de neurones.
ÇM : Sommes-nous aptes
à comprendre le cerveau
et ses pathologies ?
Doit-on huiler
ses neurones aux
oméga 3?
ils peuvent reconnaître jusqu’à
200 mots/min en braille, non
pas grâce à une plus grande
sensibilité mais à une plus
grande acuité du toucher. De plus, les non-
voyants entendent mieux, ont une meilleure
compréhension de la parole, une ouïe plus
précise, et leurs capacités de mémorisation
sonore sont plus performantes parce qu’ils
utilisent des aires de leurs deux hémisphères
alors qu’un voyant n’en sollicite qu’un. Cette
faculté que possède le cerveau à redistri-
buer sa puissance d’une zone inutilisée à
une zone utile est due à la plasticité neu-
ronale. Elle peut être mise en action à tout
moment, un peu comme un jeu.
C ’est vital. Car s’ils ne se nourrissent
composé à 60 % de graisses entrant
Dr Etienne Hirsch : Pour un
puriste, il n’y a pas de
cerveau sain. Tout dépend
de quel point de vue on le
considère. Le sain, le
normal fait référence à
autre chose : le cerveau
d’un champion d’échecs
est anormal par rapport à la
moyenne ; celui d’un
homme de 70 ans par
rapport à celui d’un homme
de 20 ans et celui d’un
individu bien portant par
rapport à un cerveau
pathologique, etc. De plus,
on peut avoir un cerveau
apparemment sain, sans
signes cliniques, alors qu’il
a déjà des neurones
malades indiquant une
maladie de Parkinson,
d’Alzheimer, ou la chorée
de Huntington. A la FRC,
nous avons besoin de dons
de cerveaux qui ne présen-
tent pas les altérations que
l’on observe dans les
maladies neuro-dégénéra-
tives, pour les comparer à
des cerveaux pathologi-
ques avec les mêmes
critères d’âge,
d’éducation, etc.
ÇM : Comment peut-on
avoir un cerveau apparem-
ment sain malgré des
lésions neurologiques ?
que de glucose, le cerveau, lui, est
notamment dans la composition des
membranes cellulaires. Mais pas n’importe
quelles graisses. Certaines, comme les
acides gras saturés de la viande, bouchent
les vaisseaux. Privilégiez les oméga 3, acides
gras polyinsaturés comme le DHA, majori-
taire dans les huiles de poissons. Une
équipe CNRS de Sophia-Antipolis a prouvé
qu’ils diminuent les symptômes de mala-
dies du système nerveux telles la dépres-
sion, l’épilepsie et la maniaco-dépression.
De plus, ces acides gras diminuent les
dégâts neuronaux provoqués par les
attaques cérébrales
(2 e cause de mortalité) et la formation des
plaques amyloïdes associées à Alzheimer.
Mais avant de vous ruer sur des gélules,
sachez qu’aucune étude n’a prouvé qu’elles
pouvaient prévenir la dégradation de la
mémoire ni la maladie d’Alzheimer. Seule
une alimentation variée, riche en poissons
gras et huile de colza, peut apporter au
cerveau la dose nécessaire à son bon fonc-
tionnement.
ÇM : Comment savoir
si un cerveau est sain ?
Dr E.H. : Par un examen
neurologique approfondi
du vivant du donneur, ce
que l’on ne peut légale-
ment demander aux don-
neurs. Nous comptons
Dr E.H. : Il existe un
continuum entre sain et
pathologique. Au début
de beaucoup de maladies
comme Parkinson ou
Alzheimer, on ne voit pas
de signes cliniques de
la mort des neurones, car
la plasticité cérébrale
compense leur perte. Un
peu comme si 40 % des
ouvriers d’une usine sont
absents et que l’on
demande aux 60 %
restants de maintenir la
production. Des neurones
Dr E.H. : On le compren-
dra de mieux en mieux, si
l’on poursuit la recherche
fondamentale dans tous
les domaines, même sur
des vers comme Ceno-
rhabditis elegans, qui a fait
avancer la compréhension
des mécanismes de mort
cellulaire. Et une recherche
pluridisciplinaire comme
le permet la FRC.
ÇM : Pourra-t-on
un jour soigner les maladies
neurodégénératives ?
Dr E.H. : Les cellules
souches représentent
une piste prometteuse pour
toutes les pathologies,
y compris l’épilepsie, la
maladie de Charcot et
la chorée de Huntington.
L’imagerie ne suffit pas. Pour comprendre les pathologies
cérébrales, il faut réaliser des études plus fines au niveau
cellulaire et moléculaire, valider les découvertes faites sur
des animaux et pousser les recherches en génétique.
changement est phénoménale. C’est ce qu’il fait le mieux !
La capacité du cerveau pour
le
Jay Giedd, neurobiologiste au National Institute for Health (Bethesda)
KAEMMER/GETTY
© FOTOLIA
D.R.
L’intelligence en question sa méthode, même pour ceux que l’on qualifie d’idiots. C’est d’ailleurs en
L’intelligence en question
sa méthode, même pour ceux que l’on qualifie
d’idiots. C’est d’ailleurs en s’intéressant à des
sujets atteints de retard mental ou de lésion céré-
brale et à des autistes, brillants dans certains
domaines, que Howard Gardner, professeur de
Commentévaluerl’intelligence?
psychologiecognitiveàHarvard,aétablil’hypo-
thèse des 7 formes d’intelligence. Il a ainsi distin-
guél’intelligencelogico-mathématique,linguis-
Malgré le succès
des tests de
QI,
les psys
cherchent toujours comment évaluer
que ces tests peuvent mesurer.
L’intelligence analytique cor-
respond globalement aux apti-
tudes scolaires et peut être éva-
luée par les tests de QI.
L’intelligence pratique – capa-
cité à apprendre à partir de ses
propres expériences – sert à
résoudre des problèmes de la
vie quotidienne, notamment
émotionnels et sociaux. Enfin,
l’intelligence créative permet
notre intelligence, qui va bien au-delà de ce
L orsque, il y a un siècle, Alfred Binet mit
au point des questionnaires pour éva-
luer l’âge mental des enfants d’âge
scolaire, il n’imaginait probablement
pas les débats ni les erreurs qui allaient en
découler. La première est d’ailleurs de lui
avoir attribué la paternité des tests de QI alors
que la notion de « quotient intellectuel » a été
introduite par le psychologue américain
Lewis Terman en 1916. Un peu avant que le
lent rien sur sa façon d’y parvenir : logique,
intuition, mémoire de problèmes similaires,
etc. A supposer d’ailleurs qu’il n’y ait qu’une
bonne réponse, car un esprit créatif peut en
imaginer plusieurs, tout aussi valables. Exem-
ple bien connu des physiciens : comment
déterminer la hauteur d’un immeuble avec
un baromètre ? La « bonne » réponse est qu’il
faut utiliser le baromètre pour mesurer l’écart
de pression de l’air entre le toit et le rez-de-
chaussée, selon le principe de l’altimètre.
Mais n’est-il pas aussi « intelligent » de lâcher
tique ou verbale, intrapersonnelle,
interpersonnelle, visuo-spatiale, musicale, et
kinesthésique ou corporelle (lire notre hors-série
n°11, «Comment va votre cerveau?»). Puis, il y a
ajouté l’intelligence naturaliste, qui permet d’être
en harmonie avec la nature et sensible à ses dif-
férentes composantes, et enfin l’intelligence spi-
rituelle, ou aptitude à s’interroger sur le sens et
l’origine des choses.
Malgré le succès retentissant de ses travaux,
Gardner est critiqué par nombre de spécia-
Christophe Mouchiroud, qui, dans le même
laboratoire que Maria Pereira-Fradin, travaille
au réétalonnage des tests de Binet sur la
capacité à traiter des problèmes sociaux, s’in-
terroge sur le moyen d’attribuer des scores
aux différentes réponses : «Faut-il faire appel
mot « test » ne soit lancé par son compatriote
McKeen Cattell. Et c’est encore à un Améri-
cain, David Weschler, que l’on doit les tests
de QI si prisés en France. Conçus dans les
années 50 et sans cesse améliorés, ils permet-
tent de « noter » certaines capacités intellec-
tuelles (surtout logico-mathématiques, ver-
bales et spatiales) d’un individu par rapport
aux gens de son âge. Le QI est donc très rela-
tif. Mais ces tests se révèlent utiles pour dia-
gnostiquer un retard mental, mesurer l’im-
pact d’un trouble neurologique, aider à
l’orientation scolaire ou au choix d’une car-
rière (ils ont servi notamment à classer les
soldats américains). Cependant, les capacités
ainsi évaluées, très « académiques » et qui
font merveille à l’école, ne permettent pas de
prédire le comportement des individus dans
la vraie vie. On peut avoir un QI épatant à 8
ans et être en échec scolaire à 14, ou même
conserver cette «intelligence» à l’âge adulte
(il faut au moins 130 pour être admis comme
membre de l’association Mensa) et être
désemparé par un problème relationnel, une
fuite d’eau ou une fin de mois difficile. Des
tests réalisés avec des étudiants en médecine,
à qui l’on demandait de simuler des consul-
tations, ont montré que les plus doués en
matière d’intelligence sociale (cordialité,
capacité à donner des informations au patient
et à en obtenir de lui, à aborder la dimension
affective) ne brillaient pas forcément par leurs
capacités cognitives (raisonnement, connais-
sances, capacité verbale, etc.). A l’évidence,
les tests de QI ne tiennent pas compte de l’in-
telligence émotionnelle et sociale, et peu
du sens pratique. Et ce n’est pas leur
seule lacune. S’ils montrent qu’un indi-
vidu est capable de trouver la
réponse à un problème, ils ne révè-
de trier les problèmes, de faire
face à la nouveauté et d’avoir
des idées nouvelles et intéres-
santes. Analytique, pratique ou
créative : quelle est votre façon
de résoudre les problèmes ? Il
existe des tests pour le savoir
mais, conçus et validés par Ster-
nberg, ils ont été étalonnés par rapport à la
population américaine. Une adaptation à
notre culture s’impose, au moins pour cer-
tains. Bien sûr, une question demandant de
compléter une suite de chiffres ou de figures
géométriques n’a pas besoin d’être traduite.
Pas plus que les questions d’intelligence créa-
tive : inventer une histoire, dessiner sur un
thème ou imaginer plusieurs emplois à un
objet. Mais se pose alors l’évaluation des
résultats, car notre notion de la créativité est
culturelle, bien différente par exemple de
celle de l’Orient pour qui cette compétence
ne correspond pas tant à l’inventivité qu’à
l’expression du moi profond de l’individu
dans un processus perma-
nent de réinterprétation
d’idées traditionnelles.
Et le problème de
l’adaptation nécessaire
des tests américains est
encore plus grand pour
l’intelligence pratique. « Il
s’agit en effet d’évaluer des réponses par rap-
port à des situations réelles, dans un contexte
précis proche de la réalité », explique Maria
Pereira-Fradin. Or, une réponse «intelligente»
selon le système scolaire, la pratique familiale
ou les habitudes sociales des Etats-Unis ne
l’est pas toujours chez nous. Question de
culture. Plusieurs chercheurs à travers le
monde planchent donc pour adapter des
tests de Sternberg aux particularités de leur
pays. Ce qui suppose de traduire les items des
tests, de les adapter au contexte culturel, de
vérifier la crédibilité de la situation puis d’éta-
lonner les résultats par rapport aux perfor-
mances de la population locale. Car il n’y a
pas de « bonne » réponse, mais des réponses
plus intelligentes que d’autres. Lesquelles ?
à
un expert, à un groupe d’experts, prendre
la
réponse moyenne ? A moins qu’il n’existe
des critères objectifs de bonne réponse ? »
Les chercheurs en psychologie sont loin
d’avoir terminé ce travail de longue haleine.
En attendant leurs résultats, l’idée que l’in-
telligence est synonyme de réussite scolaire
prévaut toujours. Et ouvre la porte aux
imposteurs. Récemment, le magazine Mana-
gement a relaté l’histoire du directeur de
l’école centrale de Lyon qui, en mars 2005,
a obtenu son poste en faisant de son
le baromètre du toit pour mesurer la
vitesse de sa chute, ou de rapporter
l’ombre du baromètre à celle de l’im-
meuble par une règle de 3, ou encore
de poser la question au gardien de
l’immeuble et de lui offrir le baromè-
tre?
L’intelligence ne se résume pas aux
capacités logico-mathématiques, et les
spécialistes s’accordent à dire qu’elle est
ce qui permet à un individu de résoudre
des problèmes et d’en découvrir de nou-
veaux afin de s’adapter aux modifications de son
environnement. Ce que le psychologue Jean
Piaget a génialement résumé en affirmant que
«l’intelligence n’est pas ce qu’on sait mais ce
qu’on fait quand on ne sait pas.». Alors, à chacun
listes : « Il se base sur des études de cas par-
ticuliers », nous dit Maria Pereira-Fradin,
chercheuse à l’Institut de psychologie (uni-
versité Paris V). « Il confond le domaine d’ex-
pression du processus mental et la nature
de ce processus. » La psychologue préfère la
théorie « beaucoup plus riche » de Robert
Sternberg qui définit trois formes d’intelli-
gence, non pas selon les domaines où elles
s’exercent, comme dans la théorie de Gard-
ner, mais selon les processus en jeu.
diplôme de l’école normale d’instituteurs un
titre de « normalien » et en s’inventant une
agrégation de maths. Cette preuve d’intel-
ligence créative ne lui a pas évité la « démis-
sion ». Sans faire comme lui, n’oubliez pas
que si vous êtes nul aux tests mais que vous
survivez dans le monde actuel, c’est proba-
blement parce qu’il n’y a pas de tests adap-
tés à votre forme d’intelligence !
Quel que soit le problème posé,
il peut être résolu
de façon analytique, pratique ou
créative
L’intelligence n’est
pas ce qu’on sait, mais ce qu’on fait quand on ne sait pas.
Jean Piaget
L’intelligence en question Et si l’intelligence consistait à savoir s’adapter ?
L’intelligence en question
Et si l’intelligence consistait
à savoir s’adapter ?
Pourinterprétervosréponsesauxauto-évaluations
Évaluez votre type d’intelligence
CORPORELLE
LOGICO-MATHEMATIQUE
INTIME
SOCIALE
Si vous n’aimez
pas le sport,essayez
donc le mime
Soyezcurieux,vousvousaméliorerez
Comprendreses
émotionsnesuffitpas,
L ’adresse, l’équilibre, la laté-
C ’est l’intelligence des scien-
tifiques, des comptables,
des actuaires, des informa-
fondée sur l’appréciation des
quantités, alors que la multiplica-
tion est une opération à caractère
verbal. La partie des mathémati-
ques liée à la quantité a une ori-
gine lointaine : elle fait partie du
patrimoine du singe. Elle est la
plus facile à améliorer.
La curiosité est l’arme la plus
redoutable de l’intelligence
logico-mathématique : alors,
n’hésitez pas à l’exercer ! N’ayez
pas honte de poser des ques-
tions, cherchez à savoir comment
fonctionnent les choses. Enfin,
n’utilisez pas la calculatrice à tout
bout de champ, exercez-vous en
calcul mental, vous en avez l’oc-
casion tous les jours depuis le
passage à l’euro.
il faut
les maîtriser
Sanselle,vous
ne seriez pas un
véritableêtrehumain
● Si vous avez coché quelques cases de façon
assez équilibrée dans tous les domaines, l’interprétation
est plus délicate. Peut-être la partie intrapersonnelle de
votre intelligence est-elle moins développée, et le résultat
diffus ne traduit-il que votre difficulté à vous auto-évaluer.
Peut-être, au contraire, vous êtes-vous bien évalué(e). (Au
fait, que dit le test fait pour vous par un de vos proches, en
supposant que l’intelligence interpersonnelle de celui-ci
soit suffisante…?); vous présentez alors un profil tout à fait
équilibré.
C ette capacité à saisir ses
V endeurs, mais aussi ensei-
ralité, la sensorialité, la
ticiens, des économistes et des
ingénieurs. Il faut distinguer dans
le cerveau deux zones : l’une
« sent » les quantités et permet de
dire qu’il y a plus de pommes
dans un panier que dans l’autre
sans les compter, l’autre « lit » les
nombres et les symboles de façon
linguistique. Ces capacités diffé-
rentes expliquent la raison pour
laquelle certaines personnes
affectées par un ictus (une forme
d’amnésie caractérisée par une
perte de mémoire subite, brève
et transitoire) ne sont plus capa-
bles de soustraire mais restent
habiles à multiplier, ou le
contraire. La soustraction est en
effet une opération non verbale,
propres émotions et désirs
gnants, sociologues ou
motricité, la coordination
Faites le total du nombre de cases cochées aux questions
d’auto-évaluation proposées pour chacune des formes
d’intelligence.
● Si vous avez coché 0 ou 1 case dans une (ou plu-
sieurs) catégorie(s) particulière(s), vous avez reconnu de
bonne foi être plus faible dans un certain domaine,
ce qui est déjà une preuve d’intelligence,
de compréhension de soi.
● Si vous avez coché quasiment toutes les cases
dans une ou deux catégories et avez laissé les autres
vierges de toute biffure, vous aviez certainement es-
timé (ou décidé ?) avant de remplir le test quels étaient
vos domaines de prédilection…
est l’une des intelligences
médiateurs possèdent tous
des mouvements… Toutes ces
notions utilisées en psychomo-
tricité sont à la base de l’intelli-
gence des ballerines, mais aussi
des bijoutiers, des mécaniciens,
des masseurs ou des chirurgiens.
La base de cette intelligence
réside dans la faculté d’imitation
à répéter un mouvement, mais
également à observer l’autre qui
l’effectue. Pour améliorer cette
capacité, essayez donc de faire
avec la main gauche ce que vous
faites habituellement avec la
droite, pratiquez un sport, exer-
cez-vous à écrire en miroir et
livrez-vous à des activités de loisirs
manuelles laissant libre cours à
votre créativité.
les moins stimulées dans notre
culture occidentale, et pourtant
elle revêt une importance cru-
ciale : que manger, quel travail
choisir, avec qui se marier ? Selon
Peter Salovey, psychologue à
Yale, être doué de cette forme
d’intelligence, c’est être capable
non seulement d’analyser ses
propres émotions, mais aussi de
les réguler (savoir se calmer, se
libérer d’une angoisse). Celui qui
en est privé s’enfermera dans sa
tristesse ou son irritabilité. Pour
l’améliorer, apprenez à penser
positivement, à faire votre auto-
critique et à en tirer les consé-
quences, à noter des objectifs,
des résolutions et à vous y tenir.
cette faculté à comprendre les
intentions et les désirs d’autrui.
Quelle est l’intelligence des surdoués?
Cette capacité est liée à l’intel-
ligence intrapersonnelle: recon-
naître ses propres émotions aide
à comprendre intuitivement cel-
C omme chez tout individu, c’est un mélange
des trois formes décrites par Sternberg : ana-
lytique, pratique et créative. Mais, chez ces
les des autres, ce qu’on appelle
l’empathie. Cette forme d’intel-
ligence a donné à l’homme son
avantage sélectif sur les autres
espèces. La preuve : le néocor-
tex, zone du cerveau qui régit les
interactions sociales, occupe
80 % du cerveau humain, contre
seulement 16 % chez un insec-
ans qui sait lire et compter alors qu’il a la maturité
affective… d’un enfant de 4 ans. Leur avance ne
garantit pas qu’ils deviendront des adultes géniaux.
D’ailleurs, les psychologues spécialisés sur ces
questions préfèrent parler d’enfant «à haut poten-
tiel intellectuel » plutôt que de « surdoué », car il
faut encore développer ce potentiel pour qu’il
devienne un talent. Ce qui n’est pas toujours facile
pourcesenfantsquiprésententsouventdescondui-
tes émotionnelles inhabituelles et peuvent souffrir
d’inhibition sociale comme d’hyperactivité. Si leur
anxiété et leur perfectionnisme peuvent être liés à
leur grande intelligence, il est difficile de dire s’il
s’agit là des causes ou des conséquences de leur
hypersensibilité.Tout est plus accentué chez eux et,
malheureusement, les problèmes aussi.
Évaluez-vous
Évaluez-vous
❑ Je travaille mieux quand mon
plan de travail est bien organisé.
Évaluez-vous
tivore. Pour améliorer cette apti-
tude, repérez chez votre interlo-
cuteur tous les messages non
verbaux émis (position, intona-
tion, gestes incontrôlés), obser-
vez et évaluez tous les problè-
mes de plusieurs points de vue
avant d’y réagir, ou encore jouez
enfants, on constate une variabilité importante
entre l’intelligence « dominante » et les autres, le
plus souvent avec un fort déséquilibre en défa-
veur de l’intelligence sociale et émotionnelle.
Certains ont un QI élevé, une intelligence acadé-
mique fondée sur des capacités d’abstraction,
surtout dans le domaine logico-mathématique
et l’acquisition de connaissances verbales, alors
que d’autres présentent plutôt des performan-
ces exceptionnelles dans des activités spécifi-
ques. « L’hypothèse de Sternberg, nous expli-
que Maria Pereira-Fradin, est que ce n’est pas
toujours la même forme d’intelligence qui
intervient. Selon l’âge, elle peut être d’abord
analytique, puis pratique et créative. » Cette
asynchronie dans le développement est très
frappante par exemple chez un enfant de 4
❑ Je ne me trompe jamais entre
droite et gauche.
❑ Aux échecs ou à d’autres jeux de
stratégie, je gagne très souvent.
à des jeux de rôles.
❑ Je suis habile en bricolage
ou jardinage.
❑ Je sais faire des paquets
cadeaux ou de jolis nœuds de
cravate du premier coup.
❑ Je peux rester des heures à
tenter de résoudre un problème
ardu.
J’ai des opinions bien arrêtées
sur des questions controversées.
Je travaille mieux quand je peux
le faire à mon rythme.
Évaluez-vous
❑ J’apprends très facilement
de nouvelles danses comme la
« macarena ».
❑ Je trouve toujours la faille dans
les raisonnements spécieux
qu’avancent mes interlocuteurs.
❑ Je connais mes limites et je les
accepte, même si j’essaie de les
repousser.
❑ J’ai toujours préféré les sports
d’équipe aux sports individuels.
❑ Je sais comment éviter de heur-
ter la susceptibilité d’autrui.
❑ Je suis habile dans la manipula-
tion de petits objets.
❑ Quand un appareil tombe en
panne, je sais intuitivement ce qui
ne fonctionne pas.
❑ Je comprends vite et identifie les
émotions qui m’assaillent.
❑ Je vais systématiquement vers
les gens différents de moi.
❑ J’ai un très bon sens de l’équilibre
à vélo, à roller, à skis…
❑ Je ne peux pas m’empêcher de
demander aux gens de démon-
trer ce qu’ils affirment.
❑ Tant que j’ai fait de mon mieux,
je ne me sens pas coupable si
le résultat n’est pas à la hauteur.
❑ On me consulte en cas de conflit
dans la famille ou au travail.
❑ Dans une soirée, je ne suis pas
mal à l’aise lorsque j’ai un verre
dans une main et une assiette
dans l’autre.
❑ Dans les polars, je devine
toujours qui est l’assassin.
❑ Je me fixe des objectifs pour
la journée, la semaine ou pour
le plus long terme.
❑ Je sais vers qui me tourner
en cas de problème.
L’intelligence mathématique
❑ Quand je lis un magazine, je me
jette sur les tests et les quiz.
❑ Je suis responsable de mon
comportement et en assume
totalement les conséquences.
❑ J’ai plus la pêche au sein d’un
groupe que quand je suis seul.
❑ Je ne me trompe pas en effectuant
des gestes devant un miroir.
d’Einstein est notoire. Pourtant,
enfant, il souffrait d’une forme
d’autisme.
❑ Je mets souvent en équations les
phénomènes qui m’entourent.
❑ J’ai toujours envie de sortir pour
rencontrer des amis.
❑ Je sais repérer les différents
ingrédients et épices qui consti-
tuent un plat.
❑ Je réfléchis souvent à ma vie,
mes projets, mes espoirs…
❑ J’utilise souvent des formules
comme « par conséquent »,
« étant donné que », « a priori »…
❑ Je travaille mieux quand
j’interagis avec les autres.
❑ Je suis très attentif aux senti-
ments des autres.
❑ Je peux mimer avec précision les
gestes d’autres personnes.
❑ Quand je suis de mauvaise
humeur, j’en connais toujours
la raison.
❑ J’ai confiance en moi et suis
plutôt entreprenant.
❑ J’organise souvent des activités
pour mon entourage.
© FOTOLIA
FOTOLIA©

Test

Jouez pour Les bienfaits de la convivialité doper votre intelligence P our certains d’entre nous,
Jouez pour
Les bienfaits
de la convivialité
doper
votre intelligence
P our certains d’entre nous, écrire une carte postale est une
véritable corvée alors qu’ils jonglent avec les horaires de trains
et les conversions de monnaies. Et si d’autres se régalent à
tenir leur journal de voyage, leur cauchemar est peut-être de
faire les comptes ou simplement d’établir un budget pour les vacan-
ces. Que vous soyez à l’aise avec les chiffres, comme les premiers, ou
avec les mots comme les seconds, il est toujours possible de faire
mieux avec de l’entraînement. Dans ces domaines, tout peut être pré-
texte à s’exercer en s’amusant, y compris le dictionnaire et le bulletin
météo. Ces « tests d’intelligence» qui ressemblent à s’y méprendre à
des jeux en sont la démonstration.
Faire des mots croisés
stimule l’intelligence
verbale et la mémoire, mais
croiser les mots en groupe
comme au Scrabble
développe en plus
l’intelligence sociale et
favorise la communication.
Tous les jeux de société ont
cet avantage et les héroïnes
de la série Desperate
housewives, fidèles à leur
poker hebdomadaire,
l’ont bien compris.
Etes-vous à votre aise avec
les chiffres…
… ou plutôt avec les lettres
et les mots ?
Solutions
1. a- 18 °C. b- A New York, de 15 min. c- 68 %.
4. Horizontalement : Feria ; Cadeau ; Soirée ; Chanter. Verticalement :
Les réponses aux questions ci-dessous sont simples, aussi est-ce
la rapidité qui compte. Vous avez 2 min pour répondre.
Ces jeux ne servent pas à évaluer votre vocabulaire, mais la
façon dont vous l’utilisez. Il n’y a pas de limite de temps
2. a- 7 min. b- 9 min. c- Avenue du Bac
– Rue des Tilleuls en semaine.
Animer ; Noël ; Chars ; Convive ; Noce. En diagonale : Agapes.
3. a- 0,5, soit une demi-calorie. b- 29 %. c- 1/3. d- 0 %.
5. a- Ragoût. b- Osso buco. c- Tortilla. d- Hamburger. e- Chiffonnade.
f- Curry. g- Poule-au-pot. h- Navarin. i- Escalope. j- Mortadelle.
1 Voici quelques données météo relevées en été aux Etats-Unis :
New York
San Francisco
4 Dans ce tableau, découvrez 10 mots ayant un rapport
avec la fête. Ils peuvent se lire à l’horizontale, à la verticale ou
en diagonale, dans les deux sens. Une même lettre peut être
Si vous avez plus d’une erreur ou mis plus de 2
6. a- Paquebot. b- Passerelle. c- Tribord. d- Tangage.
e- Canot. f- Bouée ; g- Ecoutille. h- Phare. i- Arrimer. j- Ancre.
Température max.
33
°C
22
°C
utilisée dans plusieurs mots.
minutes pour répondre, vous ne devez pas beaucoup
Température min.
22
°C
15
°C
aimer les chiffres. Sans doute utilisez-vous souvent vos
Comptez 1 point par réponse exacte. Jusqu’à 25 points, vous n’êtes pas
A
I
R E
F
A
C
E
Humidité de l’air
73
%
85%
doigts ou une calculette. Entraînez-vous au calcul mental.
Vent
N-E à 8 nœuds
S-O à 8 nœuds
F
G
I K
M
O
B
V
Si vous avez répondu correctement à toutes les
Lever du soleil
05
h 41
06
h 02
C
U
A
E
D
A
C
I
questions en moins de 2 min, votre score excellent
Coucher du soleil
20
h 23
20
h 29
O
P
N
P
L
I
S
V
prouve que vous savez jongler avec les chiffres, même
Ciel
Nuages épars
Nuages épars
présentés en tableau. Vous devez être un champion
S
O
I
R
E
E
R
N
a. Quel est l’écart de température entre le maximum à New York
de l’organisation.
très à l’aise avec la langue française. Manque de vocabulaire ou de fluidité
d’esprit ? Vous devez avoir un peu de mal à vous exprimer oralement
comme par écrit.
De 26 à 30 points, votre aisance linguistique tient peut-être à votre grande
pratique des mots croisés, du Scrabble et autres jeux de mots. C’est bien la
preuve que l’on peut exercer son intelligence tout en s’amusant.
et le minimum à San Francisco ?
H
U
M
I
O
S
A
O
b. Où les journées sont-elles les plus longues ?
E
R E
T
N
A
H
C
c. Si l’humidité de l’air à San Francisco est en réalité de 20 %
T
A R
E
O
D
C
E
inférieure à celle donnée dans ce tableau, à combien s’élève-t-elle ?
Scores Test CD-Rom
2 Voici les horaires matinaux d’une ligne de bus :
5 Les mots à découvrir sont puisés dans le vocabulaire
gastronomique. En voici les définitions :
lundi-vendredi
samedi-dimanche
Rue des Bégonias
8 h 12
8
h 12
a. Viande en sauce :
Avenue du Bac
8h19
8h16
b. Plat italien :
Rue des Tilleuls
8h31
8
h 25
c. Omelette espagnole :
Place des Fêtes
8h40
8h31
d. Sandwich américain :
e. Salade coupée en lamelles :
a. Sachant qu’à pied, il faut 11 min pour aller de la rue des
f. Indien, doux ou brûlant :
Bégonias jusqu’à l’avenue du Bac, combien de temps gagne-t-on à
prendre le bus le dimanche ?
g. Plat préféré d’ Henri IV : _
-
-
b. Combien de temps de trajet supplémentaire faut-il pour aller en
h. Agneau aux légumes :
semaine de la rue des Bégonias à la place des Fêtes ?
i. Tranches de viande blanche :
c. Quel est le plus long trajet entre deux arrêts ?
j. Charcuterie :
3 Ce tableau présente les qualités nutritionnelles
de 100 g de raisins secs :
6 Cette fois, sans définition, complétez ces mots
du vocabulaire marin :
a. Sachant que 600 grains de raisins secs font 100 g,
combien de calories contient un grain ?
a. Q
B
f.
B _
U _
E
_
Calories
300 cal.
b. Quelle proportion de compo-
b. P _
R _
E
g.
É _
T _
L _
_ H _ R _
Protides
3
g
sants non glucidiques y a-t-il dans
100 g de raisins secs ?
c. B
D
h.
_
Glucides
71 g
d. _
T _
G _
E
i.
c. Sachant que l’apport de fibres
Lipides
0,7 g
e. C _
T
j.
A _
R _ M
E
Graisses saturées
0
g
recommandé est de 18 g,
quelle proportion de ces besoins
Fibres
6
g
couvrent 100 g de raisins secs ?
Sodium
0,02 g
d. Quel pourcentage de graisses
Autres
19,28 g
saturées contient le raisin sec ?
Tout exercice
visant à développer
l’intelligence est
plus efficace s’il est ludique,
plaisir accroît la mémoire et lève les blocages.
car le
© FOTOLIA
Bibliographie Décryptez votre personnalité , Claire Gordon, éd. Solar. Plus de 50 tests efficaces pour

Bibliographie

Décryptez votre personnalité, Claire Gordon, éd. Solar. Plus de 50 tests efficaces pour mieux connaître vos traits et votre type de person- nalité, complétés de conseils réalistes pour vous épanouir et réussir votre vie personnelle et professionnelle.

Votre mémoire, bien la connaître, mieux la servir, ouvrage collectif dirigé par Bernard Croizile, éd. Larousse. Le livre le plus complet sur la question avec de très nombreux tests et exercices de mémoire.

Mais où est donc ma mémoire ? Découvrir et maîtriser les procédés mnémotechniques, Alain Lieury, éd. Dunod. Un peu plus savant mais très ludique, un basique écrit par un professeur de psychologie cognitive, chercheur en psychologie expérimentale.

Musclez votre mémoire, Marie-Josée Couchaere, Les Guides Manage- ment, esf éditeur. Des conseils très pratiques pour prendre conscience de ses habitudes et de ses prédispositions, et trouver les moyens de les optimiser, de stimuler sa mémoire et de développer ses capacités de réactions. Avec de nombreux tests axés sur l’entreprise.

Jeux mathématiques et vice versa, G. Dowek, J.-P. Bourguignon, J.-C. Novelli et B. Rittaud, éd. Le Pommier/Cité des sciences. A la base des célèbres énigmes et jeux de hasard que propose ce livre, les maths, rendues ludiques par de brillants esprits. Tels les jeux des cavaliers, du voyageur de commerce, du do et du do dièse, etc.

Pour le plaisir de se casser (un peu) la tête ! Louis Thépault, éd. Dunod. Avec 148 problèmes, puzzles, dominos, énigmes et cryptarithmes, ce livre démontre que l’on peut s’amuser avec l’algèbre, la géométrie et la logique, même sans bosse des maths.

Editeur : Johannes Werle Rédacteur en chef de Ça M’Intéresse : Olivier Carpentier Responsable de

Editeur : Johannes Werle Rédacteur en chef de Ça M’Intéresse : Olivier Carpentier Responsable de la rédaction des hors-série : Agnès Diricq Directeur Ventes : Bernard Michel Produits de marques éditoriaux Prisma Presse :

Dominique Fleurmont, Françoise Kerlo, Pierre-Olivier Bonfillon, Brice Davin, Marilyn Chauvel Fabrication : Alexandre Zimmowitch

Conception graphique : Christophe Roger

Photogravure : A’GRAPH, Joinville-le-pont. Impression: Imprint à Couëron. Dépôt légal : Mars 2007

Diffusion NMPP - N°ISSN : 0220-8245.

Ce livret ne peut être vendu séparément du CD-ROM qui l’accompagne. Dans le prix de vente (9,95 euros), sont compris d’une part le prix du livret seul (4,38 euros TTC) et le prix du CD-Rom seul (5,57 euros TTC).

Les articles et les textes sont issus du magazine Ça M’Intéresse n°253, du hors-série n°11 et du hors-série Extra n°13

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Livret Ça M’Intéresse: © 2007, Prisma Presse