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1.

LE VOCABULAIRE DE PAUL EN CO

Le contexte de Corinthe

- Ville neuve, reconstruit pour être une colonie. En I s la population est très melangée.
- L’Eglise est représentée de gens simple (comerciants ; esclaves).
- A propos de ce que vous m’avez écrit ; il y a un lettre écrite par les corinthiens. Il y a des factions qui
existe dans l’Eglise de Co. Un sujet major c'est l’autorité apostolique.

Le texte

- Depuis le début il donne les sujets qu’il les va traiter.


- Pas seulement à l’Eglise locale de Co mais à l’Eglise de partout.

Les titres du Christ :


Paul se serve des noms du Christ :
- Seigneur, le plus courant ;
- Le mot est d’origine grecque Kyrios, juif Marana ;
- Christ (Messie) – 60 fois dans un épître.
- Christ puissance et sagesse de Dieu
- Christ est mort et il a été rescusité
- un seul Seigneur Jésus et un seul Père. L’unicité de Dieu. Identité entre le Père et le Christ, mais d’une
manière différente. Identité chistologique.
-

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE L’ÉPÎTRE AUX GALATES

- 2 POINTS : une recherche sur la foi et une exhortation forte.

Cadre historique d’épître

Une chronologie des faits :


- 1 visite à Jérus : Ac 9,19ss – la I montée est dans la suite. Mais en Ga il est montée à Jérus après 3 ans.
En Ga il y avait pas des hostilités avec les hellénistes et il part en Syrie et Cilicie ; comme dans les Ac.
- L’élément suivant c'est la 2 visite (Ac 11,30ss) : elle se passe après la fondation d’Antioche. Paul
ignore cette fondation d’Antioche en Ga.
- Ac 15,1 c'est le conflit d’Antioche qui provoque le « concile » de Jérus. Cela correspond Ga 2.

Dans les Ac il y a 2 mentions de Ga. Ac 16,6 et 18,23.

- 3 visite paulinienne (qui n’est pas mentione en Ga, mais en Rm 15), en Ac 21 c'est la 5 visite (de la
collecte).

Il y a des positions possibles :

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1. les positions non-critiques
2. la visite de la famine est un rajoute tardif de Luc (un doublée) ; pour montrer le travail de Paul ;
3. Moins fiable : la visite d’Ac 15 n’a jamais existé.

- En Ac Paul est subordonné à Barnabé ;


- Le motif du voyage est différente en Ga (à la suite d’une révélation) ;
- En Ga 2,9 en présence de Jacques, Pierre et Jean ; mais en Ac Jean manque.

- Ces divergences proviennent des intentions différentes ;


- pourquoi en Ga il y a pas un resultat de ce fameux concile (la lettre apostolique) ? Ou une autre
hypothèse est de dire que Paul a quité le concile plutôt
- Ac 11 et Ga 2 sont eloignés au niveau du texte. En Ga le vrai débat c'est à Antioche.
- Si Ga a été écrit avant le concile de Jérus ?
- affinité entre Ga et Rm

L’Evangile selon Paul (Ga 1,1-12)

- Il y a une inclusion entre v 3 et v 11 ;


- V.1 il y a l’insistance sur homme et aussi sur une origine divine dia, kata ;
- puis c'est la mention de Jésus Christ ; L’unité c'est au Christ.
- La mention de l’apostolat.

6-10 – l’exordium
- Je m’étonne : taomazo, qui l’utilise en 2Th 1,10. C'est un blame rhétorique ;
- Insistance sur évangeliser ;
- Anathème ;

11-12 – le propositio
Le contenu de cette Evangile n’est pas expliqué. Faire connaître (v 11) = gnoriso. Il faut devoiler
l’Evangile. C'est cela sa mission. C'est plus d’amener a l’Evangile, c'est de connaître la profondeur.

Ga 1,13-2,24

- la thèse qu’il veut soutenir c'est sa mission par rapport à l’Evangile et cela pas en son contenu ;
- le centre est que Jésus est le contenu ou que l’Evangile vient de Jésus ?
- v.15 - lien entre grâce et appel ;
- sa nouveauté : il veut parler-evangeliser avec une autorité (une mission) reçu directement de Dieu.

Ga 2,1-10

- Paul est monté suite à une révélation ;


- la vérité de l’évangile ;
- à Paul lui a été confié l’Evangile pour les incirconcis ; reconnu par les apôtres ;
- les colonnes – Paul est une peut ironique : ceux qui pensent à être de colonnes ou des notables
(Jacques, Pierre, Jean) ;
- l’exposition d’Evangile devant les apôtres lui fait rien ; l’objectif c'est de faire communion avec eux.

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Ga 2,2-11

- la cause qui a provoqué l’incident : c'est la communion de table.


- Certains veulent embêter Paul et ses comp parce qu’ils respectaient pas les règles
- Paul dit a Pierre seulement était condamnable et que ne marchaient pas droit.

- V 11 la vocation réciproque de Pierre et Paul


- L’idée d’opposition n’est pas adequate.

- Cet incident depasse la question des règles alimentaires, et de la place que les convertis doivent se tenir
parmi les autres.
- Pierre ecoute mais les opposonts viennent de chez Jacques.
- La manière de raconter c'est plus central comme la chronologie. Le temps de 14 ans est très court de
1,18 à 2,1. Le temps de visite à Jérusalem est plus long. Prolex – c'est qq chose qui annonce un élément
plus tard. Il veut inclure cela dans le temps présent (prolex).
- L’événement d’Antioche pourait être un commencement théologique, mais il est plutôt de l’ordre
d’auteur. Est-ce que le recit d’Antioche ne se rapporte pas à la révélation initialle.
- Paul veut amener à se replacer dans la situation d’Antioche où il y avait un certain événement derive.
Et il veut redire les termes de la révélation (grâce, etc). Plutôt que de s’opposer à Pierre c'est de dire
cela. 2,2.4 la vérité d’Evangile.

Ga 3,1-14

- loi – foi == chair – esprit ; l’esprit designe la Bonne Nouvelle, l’evangelisation ;


- comment les pagano-chrétiens pouvaient comprendre les arguments juifs (en collier des perles), qu’il
utilise ?
- on est justifié de la foi par la réalité de la loi ;
- il s’oppose aux judaisants, mais il respecte la loi ; même il la défend ici.

Ga 3,18-29

- en vue des transgressions – elle vise :


• notre condition de transgression ;
• de nous apprendre qq chose ;
• de nous faire attentif, de nous garder.
- La loi comme pédagogue qui conduit au Christ ;
- la loi a été donne pour survivre dans le mal ;
- la loi est comprehensible dans la logique de la promesse.

LE TÉMOIGNAGE DE L'ECRITURE EN GA 3,1-4,7

- La loi exprime l’alliance et la scelle ;


- En Ga 27 fois le loi nomos. Le livre de la loi. La Loi historique, donnée à Moise. Il s’interesse à la
signification de la Loi, et pas à l’autorité de la Loi.

- La loi judaique ;

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- Il réagit à des attaques. Paul fait appel à l’Ecriture et à la loi pour convaincres les galates. En utilisant
la loi, il ne la rejete pas.

1. Loi et Ecritures pour Paul designe la même réalité 3,10.


2. Paul veut inviter ceux qui veulent pratiquer la loi à l’entendre (pour voir la parole ; la loi comme
Ecritures).

Loi comme Ecriture


Paul souligne la cohérence entre l’événement du Christ et la loi de l’Ecriture.Christ qui devient le principe
de l’Ecriture. Il se serve des principes d’interprétation de l’époque:

• 1 règle c'est l’attention au detail. Exemple : ‘à sa descendence, d’Abraham’ (v.16).


• 2 règle c'est le rapprochement du texte différent. Sur la Gn, la femme libre de Is 54 est la Jerus d’en
haut. C'est à partir d’un mot on fait des liens. Ici c'est la stérilité.
• 3 règle c'est sur les figures. La figure d’Abraham est fort étudiée.

a) C'est l’homme qui le 1 a (la) foi en Dieu unique. Il devient croyant.


b) La loi de la foi. Abraham a observé la loi avant qu’elle n’a pas été donnée.

Foi et oeuvres de la loi.

- C'est la foi de Jésus qui est à la base d’œuvres ;


- Paul veut montrer l’impuissance de cette loi pour ouvrir la justice ;
- Une autre raisonement : celui de la malédiction. La loi procure cela, alors que Abraham a recu la
bénédiction.

Conclusion

- pourquoi donc la loi ? en vue de transgression qu’elle a été proposé ;


- pour justifier la loi production d'œuvres il s'appuie sur la loi Ecriture.

Ga 4,8-5,12

Ga 4,8-20

- les éléments – la matière primaire ; stoicheia (comme en 5,25) – tracer, se conformer, diriger des
balises ;
- il fait allusion à la loi, mais il parle pas d’elle ; il denonce les mauvais rapports que les hommes ont
devant la loi.

Ga 4,21-31

- obéir à la loi rend pas esclave ;


- antithèse Agar – Isaac, qui est le fruit.

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Ga 5,1-12

- la justification vue par le fait de ‘circoncision’, qui serve à rien ; l’importance c'est la foi agissante par
l’amour.

Ga 5,13-26

- v.13 – liberté naturelle et celle qui appelle ;


- l’unique fruit – l’amour ;
- v.2 – toute la loi en une parole a été accomplie ; image positive de la loi ;
- v.18 – si dans l’esprit vous êtes conduits, vous êtes plus sous la loi.

Ga 6,1-18

- porter les fardeaux des autres ou sa propre charge ?


- ni la circoncision n’est qq chose, ni l’incirconcision, mais une nouvelle création ;
- v.2 est une mise en pratique de v.14 ;
- kanon – entrer dans le canon de l’esprit – ‘etalonner à cette règle’.

REPRISE DOCTRINALE DE L’ÉPÎTRE AUX GALATES

2 difficultes :
1. L’accomplissement de la loi, 5,14 ; la non-utilité pour la justification. L’apparition d’une autre loi,
celle du Christ, 6,2.
2. Decouvrir le role de l’Esprit

5,14 et 6,2 – l’accomplissement de la loi


Une tension, entre une vision apparaiment négative (ou minimaliste) de la loi et l’affirmation qu’elle peut
(cependant) être accomplie positivement. Des essais de la dépasser :
- dire : l’incohérence de Paul ;
- on a voulu tout « relativiser » ;
- vu ici des concepts différents de la Loi : loi mosaique et loi chrétienne.

a. Plèroô – peplèrôtai - c'est par ce verbe que Paul veut dire ce que c'est l’accomplissement :

- Une référence est possible à une pratique (d’allure) rabbinique bien connue ; réduire à l’unité d’un
seul commandement ;
- Mais une question se pose : la Loi réduite ou résumée à un seul précepte, n’est-ce pas une autre Loi
que « la Loi toute entière » dont on a déjà parlé en 5,3 ?
- Contrast de la loi : 5,3 la loi entière (ou integrale) et en 5,14 un loi sur sa totalité
- Il me semble que rien n’indique qu’il puisse s’agir ici de parler d’une ‘autre’ Loi ou même d’un autre
‘type’ de Loi ;

b. Paul aurait ici l’intelligence de prendre une pratique juive (rabbinique) pour l’utiliser à ses propres fins.
Cependant, l’idée de réduction (on n’a jamais, dans la littérature rabbinique, l’expression

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accomplissement en un unique précepte pour exprimer cette idée) implique, chez les rabbins,
qu’aucune partie de la Loi n’est abandonnée !

- Pour Paul l’idée de réduction implique qu’aucune partie de la loi n’est pas abandonée.
- En fait, Paul n’emploie pas le verbe résumer qu’il connaît par ailleurs (le verbe ana-kephalaiô), mais
bien le verbe plèroô que l’on a traduit par « accomplir »
- comment en effet achever une Loi qui est déjà « toute », « totale » ? Aussi, l’accomplissement d’une
telle loi ne peut être de l’achever, de la compléter, puisqu’elle est déjà complète. Cet accomplissement
doit être d’un autre ordre.

c. Qu’indique alors le verbe accomplir (plèroô, verbe de l’accomplissement plénier), si la Loi est déjà
complète et totale à ce point ?

Accomplir (plero) =
- remplir une espace vide; quand il est plein ; sera comblé ;
- au sens figuratif : ce qui serve une fin ; une promesse ; une prophetie ;
- surabondance de ce qui est plus qu’un fin ; une plenitude ; une réalisation totale.

Donc « accomplir toute la loi », c’est, dans le vocabulaire de Paul, plus que la « faire » (verbe poieô déjà
employé précédemment), ou la « pratiquer », ou « garder » toute la loi
- Comment expliquer encore mieux ce verbe ? Allons voir ailleurs dans l’épître.
- La plènitude qui est donnée ici (en Ga 4 – l’accomplissement du temps) est placée dans la logique
trinitaire (devenir des fils).

Comment comprendre alors la logique du raisonnement ?


- Paul fait ici, me semble-t-il, une véritable leçon de langage, qui est en même temps une véritable leçon
de théologie. Paul ne pouvait pas donner l’impression d’observer la loi, en plènitude.
- Paul, en employant ce mot, laisse de côté le statut de l’exigence légale, pour s’intéresser à son
dépassement.
- Le sens que la loi a été satisfaite, mais dans une autre logique 3,15-16 de la promesse.

Ga 6,2 – loi du Christ

- beaucoup ont interprété l’expression « loi du Christ » en 6,2, comme la loi qui a guidé Jésus dans le
don d’amour que fut sa vie ; (mais on sait que Paul n’utilise beaucoup les paroles de Jésus) ;
- D’autres ont plutôt prêté attention au mot Christ (messie), en indiquant la manière nouvelle par
laquelle le Messie attendu dans les temps eschatologiques devait re-proposer la loi et la réaliser ;

Comment décider entre ces interprétations ?


- Il faut sans doute relire le lien entre 5,14 et 6,2, en forme de chiasme.
- La loi du Christ est une référence à l’acomplissement de la loi mosaïque en Lv 19,18
- il s’agirait plutôt de la même Loi (mosaïque) mais qualifiée, ou re-qualifiée par le génitif tou Christou

On notera d’ailleurs la richesse du chiasme proposé :


* toute la Loi (totalité et non pas intégralité) – correspond à – la Loi du Christ
* est accomplie (parfait passif) – correspond à – vous accomplissez
(vous accomplirez)
* et Lv 19,12 – correspond à – portez les fardeaux les uns des autres

- La correspondance est comme un mouvement de transformation, de dépassement.


- Entre 5,14 et 6,2, plèroô devient ana-plèroô ; le préfixe ana (qui signifie de bas en haut) a un sens
particulier en composition : il ajoute l’idée de retour en arrière ou de recommencement. On a donc ici

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comme une nouvelle plénitude, voire même une « nouvelle création » (cf. cette expression forte en
6,15).

II. Le génitif : la loi du Christ.


Pour répondre à cette génitif : Quel est le role de l’Esprit dans cette nouvelle logique de la loi ?

C'est l’amour qui motive l’accomplissement de la loi. Dans l’accomplissement de la loi de l’Esprit est
comme la règle objective. C'est la règle de l’Esprit qui donne son objectivité.

2. Sous la conduite et la règle de l’Esprit

à partir de la liberté (cf. également 5,1), être conduit à l’amour mutuel, comme toute la loi l’indique (cette
loi qui a déjà été accomplie). Le verbe au parfait exprime un état. Il semble bien que cet état soit comme
l’œuvre de l’Esprit

5,16 : par l’esprit, marchez… et vous n’achèverez (telesète) plus le désir de la chair
6,2 : portez les fardeaux les uns les autres… ainsi vous accomplirez la loi du Christ

- Le parallèle est éclairant : ici nous est dite toute la nouveauté que recèle l’accom-plissement de la Loi.
- c’est l’amour qui motive l’accomplissement de la Loi en sa totalité. Non pas l’inverse !

Justifions davantage encore le rapport entre les deux versets.


- L’injonction initiale (marchez dans l’esprit) introduit un discours : vv. 17-26 (et 6,1), conduit par un
raisonnement logique (gar, de, …). Celui-ci aboutit, en 6,1, à l’injonction de redresser et d’ajuster le
frère tombé dans la transgression. C’est alors que vient l’injonction de 6,2 : le soutien des fardeaux
n’est-il pas la prise en charge des transgressions, qui deviennent alors des poids que d’autres peuvent
supporter, et non plus des manquements sanctionnés par la Loi ?
- On a noté la pluralité des passions et l’unicité du fruit de l’Esprit.
Il semble que tout l’ensemble soit cadré par deux versets :
5,18 ei de pneumati agesthe ouk este hupo nomon
si vous êtes conduits par l’Esprit vous n’êtes pas sous la Loi
X
5,25 ei zômen pneumati pneumati kai stoichômen
si nous vivons par l’Esprit par l’Esprit aussi conformons-nous

- Dans le premier verset, il s’agit d’être conduits, en toute gratuité, dans le combat victorieux de l’Esprit
- Dans les 2 v. on peut voir deux traits :
• une forme croisée évidente avec le premier verset : ne plus être sous la loi, c’est vivre par l’Esprit ;
ensuite, être mené par l’Esprit, c’est s’aligner (se régler, s’étalonner, se conformer) sur l’Esprit.
• la forme de stoichômen est l’impératif. Le rôle de l’Esprit n’est pas seulement de nous conduire dans le
combat de la chair ; il est aussi de nous donner la règle objective à suivre (cf. sens de stoicheô

L’Esprit est la règle objective de cet accomplis-sement.


Mais comment comprendre et trouver cette objectivité de la Loi accomplie désormais ?
- C’est sûrement le passage capital des vv. 22-23 qui est la réponse : le fruit (ho karpos) de l’Esprit,
déployé dans la liste des vertus… avec, en ponctuation finale, la remarque lourde : contre ces choses-
ci, il n’existe pas de Loi

Comment comprendre la remarque finale du v.23 ?


- Certains ont voulu comprendre le kata comme un concernant : c’est faux, car il y a des lois concernant
l’amour

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- Il vaut mieux prendre le sens courant : contre. C’est vrai : aucun interdit ne touche ces vertus. Les
pratiquer n’est pas un péché.
- La pointe de cette phrase est peut-être polémique. Rappelons-nous l’objection faite
en 2,17, sans doute par des opposants (si la priorité de la foi exclut les œuvres de la
loi, alors le Christ est ministre de péché

Le fruit de l’Esprit est la marque de l’accomplissement de la loi par l’amour. La règle de l’Esprit qui donne
son objectivité et son intériorité tout à la fois à la Loi du Christ.

3. Reprise doctrinale. Conclusion

Je voudrais faire trois petites remarques sur cette narratio de l’épître :

1. Paul va à Jérusalem pour montrer sa communion avec l’Eglise de Jérusalem ;


2. Il reprend Pierre dans un débat public pour la vérité de l’évangile ;
3. Paul discerne le vrai bien et veut le promulguer

Cet évangile met en rapport la Loi, la liberté et la grâce ? Paul veut le resoudre :
- Où se trouve le centre de gravité de la réponse de Paul ? Le point de départ est
sans doute l’expérience spirituelle des Galates. L’expérience spirituelle est celle-là,
qui donne liberté et grâce, et qui produit du fruit. C’est une expérience centrée sur la
croix et la résurrection.
- la seule affirmation qui vaut clôt le débat : “l’homme n’est pas justifié par la pratique
de la Loi, si ce n’est par la foi en Jésus-Christ” (2,16)

Alors pourquoi la loi ?


Paul a repondu progressivement et des plusieurs manières :
- elle a été ajoutée en vue de transgression ; pour prendre conscience de chagrin ;
- la loi est pédagogue 3,23-25
- elle devait être accomplit en perfection par le Christ né d’une femme, sujet de la loi.

Mais comment vivre cette nouveauté dans toute sa force, et dans la continuité et la rupture, sans retourner
en arrière ?
- Chasse la servante et vit le fils. Il faut chasser l’escalvage, et se détacher de l’esprit de la loi ancienne ;
- Appel à la liberté dans l’esprit, qui fait du croyant une créature nouvelle 6,15
- Cette liberté est un lieu de tentation ; être vigilante

Une épître demonstative

1-2 La vie du Fils en moi (c'est cela la thèse de l’épître).


3-4 Paul nous propose une autre regarde sur la loi ; elle est une richesse de la promesse
5-6 – conduite de règle de l’Esprit

QUELQUES ÉLÉMENTS POUR UN RAPPORT ENTRE GA ET RM

Rm 2,12-16 – son originalité ; on péche même si on n’a pas la loi.

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Rm 2,23-29 – si qq’un est circoncis et ne tient pas la loi il est considéré comme incirconcis. Et un
incirconcis qui garde la loi est tenu comme circoncis.

1. Rm 3,21-31 – la justice est reçue par la foi et elle est une confirmation de la loi ;
Ga 2,15-21 ; 6,13-14 – la justice de Dieu par la foi pour ceux qui croient. Tous sont justifiés
gratuitement par sa grâce.

2. Rm 4,11 le signe de la justice (d’Abraham) est la circoncision

Rm 8 – l’Esprit
Rm 8,2 – la loi de l’esprit m’a libéré du péché et de la mort.
Rm 8,15 – l’esprit fait de nous des fils adoptifs.

Galates par Luther

Justice comme un processus et comme justification :


- justice active ;
- justice passive.

I conclusion : D’une certaine manière il faut mettre la loi dehors de la foi, mais à la foi il faut la garder pour
cette monde.

Opposition loi =/ évangile ; pas d’accomplissement de la loi (Ga 6,2) et non plus de loi naturelle.

Ga 1,3 : justification par la grâce seule.

Ga 2,19 + 3,17
– il disqualifie la loi ;
– la coercition de la loi (le fait d’empêcher le diable d’agir) ; cette coercition est nécessaire ;
– le don de la loi à une nouance négative.

Rm 3-4 ; 6,15-8,17

Rm 3 – la superieurité de juif ? Quelle est l’utilité de la circoncision ?

3,21-28 – (texte capital) ;


- « sans la Loi » - il fait pas référence à la pratique ou aux œuvres de la Loi, mais sans la Loi seule ;
- « la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la Loi et les prophetes » - parce qu’on la relie la
lumière de la foi en Jésus Christ.

3,28 – « une loi de foi », par cette loi de foi la Loi mosaique atteint son but.

3,28 – « l’homme est justifié par la foi sans la pratique de la loi » (les œuvres de la loi)

3,31 – nous conférons de la valeur à la Loi.

Rm 6,16
- « vous devenez des esclaves à maître à qui vous obéissez » - il est vraiment libre celui qui est le
serviteur.

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PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE L’ÉPÎTRE AUX EPHÉSIENS

Le phénomène de pseudographie : pour compléter le message de maître , continuer à dire l’actualité de son
message, (Marguerat) - travail d’anamnèse pour fortifier la fidélité (de la communautée) par rapport à
l’heritage.

Les arguments qui plaident en faveur du caractère deutéro-paulinien d’Ep :


1. Les arguments littéraires :
A. Vocabulaire : 35 hapaxelegomena, 41 (pas ailleurs en corpus paulinien) + des tournures (introuvables
dans les letres proto-p), par ex : ‘la fondation du monde’ ou ‘le mystère de sa volonté’ ;
B. Style : très longues phrases, redondances (incarcat, emfatiques), accumulation de synonymes… + style
liturgique ;
C. Dépendance littéraire de Col :
- des contacts structurels : l’hymne Col 1,15-20 ; l’anamnèse de Paul en Ep 1,1-13 reprend en partie Col
1,24-29 ; la partie parénétique d’Ep liée au Col ;
- des contacts stylistiques et thématiques : Ep reprend ~ ¾ du vocabulaire de Col ;
- des contacts terminologiques : ex. ‘mystère’.
2. Les arguments théologiques :
• La figure deutéro-paulinienne de l’apôtre Paul :
- Ep fait plus la contestation du statut de l’apostolat paulinien, ni les conflits judeo-pag contre pagano-
chrétien ;
- D’après Ep apôtres et prophètes constituent le fondament de l’Eglise (dificilement concevable à Paul) ;
- La liste de charismes (Ep 4,11) retient seulement 2 ‘anciennes’ : la predication + celle de direction (==
un structure ecclésiale différente du temps de Paul).
• L’accentuation cosmologique de la christologie ;
• L’ecclésiologie (thème dominante en Ep) ;
• La sotériologie : la doctrine de la justification par la foi est différente en Ep 2,15, elle fait déjà ici partie
de la tradition paulinienne ;
• L’eschatologie est presenteiste (le salut dans le présent) ;
• Le mariage.

La question du genre littéraire ; les destinataires

- cette lette n’atteste pas la relation entre Paul et une communautée locale ;
- l’appelation ‘pros Efesious’ a été ajoutée ultérieurement ;
- la mention ‘à Ephèse’ manque dans les manuscrits P,‫א‬,B ;
- cas unique en NT : une lettre circulaire, avec une lacune qui permettait d’inscrire le nom de
destinataires.

Qui sont les destinataires ?


1. d’un lettre circulaire (pour l’ensemble de l’Eglise)
2. Une hypothese par Marcien : épître même aux Ladociens, soit Col retravaillee (18 versets propres)

En captivité :
1. tribulations et chaines ;
2. l’Eglise d’Ep aquise au sang du Christ

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Ac 18-19 ; En Ephèse il y a un climat pacifique ; on a dans l’épître aux Ep un autre moment après, cel
polémique.

Qui est l’auteur ?

Il s’agit d’une école porteuse d’une tradition

Ep 1,1-14

- Ep 1,3-14 semble à une bénédiction de la tradition à la manière juive : la bénédiction d’éléction, L’idée
d’amour et d ’abondance, la thème de la connaissance de la volonté de Dieu.
- Si 24, 6-9 propose une sagesse dans un mouvement (de plènitude) continue d’une présence (dans le
ciel, en temple, sur la terre). Tout se trouve en Christ (la terre et le ciel), en lui, avec lui…

Sur le texte

- L’adresse simple. ‘Par la volonté’ ;


- En Christ Jésus = à l’intérieur
- L’épître où on utilise plus souvent grâce ;
Conclusion : le mouvement générale :
1. une action de Dieu ; que signifie-t-il qu’il le béni ? ;
2. avec une modalité ; pour que ;

Ep 1,15-23

- style : un hymne de grâce ; arrangement en cascade ;


- v.23 – la plerome (du corps) est une croissance (la plènitude du remplissant), surabondonation,
surcieux ;
- les 4 catégories (trônes, puissances, …) sont des réalités, des êtres.
- Le Christ est en tous ; Dieu utilise l’Eglise comme un instr (signe ou marque) pour remplir toute chose.

Ep 2,1-10

- une anacolute – 3 hypotheses :


1. Paul dictait une lettre, mais pas une improvisation ;
2. Ces épîtres sont relues avant de les envoyés ;
3. Paul cree volontairement une tension.
- structure grecque : les verbes (pas à l’indicativ présent) sont principales dans une phrase.

Ep 2,11-21

- ‘vers un homme nouveau’ – peut être l’Eglise (le corps du Christ), mais aussi chacun en particulière ;
- les 3 images : corps, homme, et maison (fondation, construction…) ;

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- ‘aboli la loi’ – Christ aboli la loi en dogmes ; l’aspect de garder la loi (Ga) disparait (peut être aussi
l’époque avancé a resolu cette problème).

Ep 3,1-21

- v.3 – Paul a reçu par révélation, comme en Ga ;


- vocab du mystère (racine mu – être étonné) ; mystère – pas spécialement qq chose qui on peut pas
comprendre ;
- ÉCONOMIE (originialité de Paul) :
1. soit la manière que la grâce se manifeste en histoire ;
2. soit la volonté pratique ;
3. soit la loi de la maison (oikon + nomos), pour la famille d’Eglise ;
4. la loi ancienne est remplacé par l’économie.
- ‘par sa foi’ (v.12) – sa foi peut designer le témoignage de son engagement.

L’EGLISE, DEMEURE DE DIEU PAR L’ESPRIT (EP 2,11-22)

Plérôme

- apparait en 3,19 : l’Eglise située dans le temps, l’accomplissement de l’action de Dieu ; 1,9 – la
volonté qui est plènitude ;
- une réalité qu’on peut recevoir la plènitude ;
- 4,13 – ici plerome c'est une finalité ;

L’épître insiste sur la suffisance de l’Eglise ; en tant que corps elle invite à partager cette plènitude, à une
croissance sanscessante, pour atteindre la taille du Christ.

Ep 2,11-21

v.11. Le passé n’était le centre d’interet pour l’auteur jusqu'ici ; son sujet c'était la contemplation de toute
éternité ; 3 éléments :
1. l’insistance de temps : sur jadis, contre le maintenant. La nouveauté c'est l’homme nouveau ;
2. des qualifications : une origine specifique v.11-13 (juive) ;
3. l’idée de proche et des lointains.

Etranger (v.12 et 19) : Il sera comme un compatriot, tu l’aimera comme toi même.

Comparaison v.12 – v.19 . v.12 – privés de citoyenneté d’Israël ; v.19 – concitoyen de la maison ; Le Christ
oppère une reconciliation parce que la différence disparait

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Le mystère du Christ (Ep 3,1-21)

Mystère

- Le mystère du roi (dans le conseil du roi), et de Dieu ;


- un seul fois en Evangile : Mt 13,11 – à vous est donné à connaître les mystères du Royaume de Dieu ;
- en Ep le mystère prend corps, il nous va montrer une réalité concrète, par l’Esprit Saint
- v.9 : économie du mystère ; mystère qui concerne la sagesse (qui contient le mystère) ;

v.14-21 : une prière

Fortifier vers l’homme intérieur. L’homme intérieur c'est le lieu où Christ habite

Le mystère dépasse la stricte notion de connaissance. V.10 mystère = sagesse.Une amour qui surpasse la
connaissance. En Ga l’accomplissement de la loi était amour. Ici on a prèsque pareil.

Que fait Dieu dans le Christ ?

Il fait les 2 en un. Il aboli la loi, ce qui distingue les hommes entre eux. Une loi demeure (comme en Ga) :
l’idée de l’économie.

Ep 4,1-17

v.1 – le début de la parénèse commence avec « toujours » avec l’appel ;


v.7 – le don du Christ : la grâce selon la mesure du don ; comment le Christ a un role pou donner la grâce ?
La grâce vient du Père.

L’auteur utilise de termes trinaires.

v.8-10 – ‘vers le haut’ et lié de ‘vers le bas’ – dimension spatiale ;

v.13 – l’homme adulte – soit est l’homme arrivé au but de sa croissance ; soit l’Eglise, car l’homme ici est
traduit par ‘mari’.

Ep 4,17-32

v.25-32 – sont très exhortatives ;


v.26 – (si – est ajouté) vous vous mettez en colère (au moins) ne péchez pas !
v.30 – l’Esprit se materialise dans des fruits, le resultat.

Ep 5,1-14
La lumière – c'est la manière de se voir dans l’amour ; fruit de la lumière ;
En Ep la parénèse est plus flou (et générale) qu’en Ga.

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Ep 5,15-33

- volonté (6 fois) + vérité – revient depuis le début ;


- comme – la seule fois en NT où on dit imiter Dieu, sauf en Évangile ;
- v.22-33 – Christ – Eglise ; en Col il y a présent l’homme, la femme, le père, et d’autres ; ici c'est seul
l’homme et la femme.
- V.31 – chair – corps = colision.

Ep 6,1-24

- v.12 – Paul libre-parler ; il utilise des néologismes : souveraineté ;


- combat général, universal ;
- terminer cet épître pacifique avec le mot ‘incoruptibilité’.

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