Vous êtes sur la page 1sur 43

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

SSOOMMMMAAIIRREE

PREAMBULE

3

GENERALITES

4

I. Etat des lieux

4

1.

Les constats

4

2.

Situation actuelle au sein de la communauté européenne

5

2.

Situation actuelle en France

6

3.

Situation actuelle au Grand Duché de Luxembourg

7

II. Les déchets de chantier

8

1.

Classes de déchets

9

1.1. Les déchets inertes

9

Origine des déchets inertes

9

Les différents types de déchets inertes

9

1.2. Les déchets industriels banals (DIB)

9

1.3. Les déchets dangereux

10

1.4. Les déchets d'emballage

10

2.

Définitions

11

2.1. La notion de déchet

11

2.2. Les déchets inertes

11

2.3. La notion de déchet ultime

11

3.

Pourquoi tant de déchets ?

12

2.

Nomenclature

13

III. Réglementations relatives aux déchets

14

1. Réglementation Grand Ducale

14

 

1.1. La loi-cadre du 26 Juin 1980

15

1.2. La loi du 17 Juin 1994

15

1.3. Quelles sont les formalités à accomplir?

15

Première possibilité:

15

Deuxième possibilité:

16

2. Les obligations communautaires

16

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)
 

2.1. Contexte juridique au niveau européen

16

2.2. Commission européenne et déchets inertes

17

V.

Collecte et de valorisation

18

1. Au Grand Duché de Luxembourg

19

2. Traitement des déchets

21

 

2.1. Les déchets inertes

21

2.2. Les déchets banals

22

2.3. Les déchets spéciaux

22

LA GESTION SUR LE CHANTIER

23

I. Principe de gestion

23

II. Mise en oeuvre

24

LES DECHETS AU SEIN DE TRALUX

25

I. Etats des lieux

25

II. Les objectifs

 

27

LA GESTION AU CHANTIER DE LA STEP

28

I. Introduction

 

28

II. Descriptifs

28

1. Les acteurs

28

2. Descriptif du chantier

29

III.

Analyse économique

30

1. Généralités

30

 

1. Coût de location de bennes ou conteneurs

30

2. Coût du transport

30

3. Coût par matériaux

30

2. Déchets présents sur le chantier

31

 

1.1.

Les déchets inertes

31

1.2.

Les déchets métalliques

33

1.2.

Les déchets de bois

35

1.3.

Tableau récapitulatif

36

CONCLUSION

43

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

PPRREEAAMMBBUULLEE

« Toute personne qui produit ou détient des déchets, dans des conditions de nature à produire des effets nocifs sur le sol, la flore et la faune, à dégrader les sites ou les paysages, à polluer l’air ou les eaux, à engendrer des bruits et des odeurs et, d’une façon générale, à porter atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement, est tenue d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination conformément aux dispositions du Code de l’Environnement, dans des conditions propres à éviter lesdits effets. »

(Article L. 541-3 du Code de l'Environnement - Livre V, Titre IV – chapitre 1er relatif à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux).

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

GGEENNEERRAALLIITTEESS

I. Etat des lieux

1. Les constats

Du fait de l’augmentation des activités du Bâtiment et des Travaux Publics depuis quelques décennies, on constate un afflux croissant du volume des déchets issus des chantiers. La communauté européenne a donc légiféré sur les déchets et en particulier sur les déchets issus des travaux. Ainsi, il n’est plus possible d’éliminer « soi même » les déchets. En effet, il est interdit de brûler sur les chantiers, d’abandonner ou de dissimuler des déchets (même inertes) dans des zones non contrôlées administrativement (décharges sauvages, chantiers, etc …) ainsi que de mélanger des déchets spéciaux avec d’autres catégories. Les déchets de chantier doivent alors être éliminés ou stockés dans des centres agréés par le ministère de l’environnement du pays concerné ou, éventuellement dans un autre pays. Mais cet accroissement du volume des déchets ne s’accompagne ni de celui des installations de collecte, ni de celui des installations de recyclage et encore moins de celui des installations de valorisation. De plus, désormais, la législation limite la mise en décharge des déchets aux déchets dits ultimes (voir définition en 2.3 du chapitre GENERALITES) Compte tenu de ces éléments, tous les acteurs concernés, publics et privés, ont décidé d’organiser et d’optimiser la gestion des déchets des chantiers du Bâtiment et des chantiers de Travaux Publics. Il faut passer du stade « je jette » au stade « je gère et je valorise » mes déchets. De nouvelles pratiques doivent se mettre en place. Leur évolution sera bien entendu progressive. Seulement ces nouvelles pratiques ne trouveront leur plein essor que si elles s’accompagnent d’un avantage économique.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

2. Situation actuelle au sein de la communauté européenne

Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics est le second producteur de déchets, après le secteur agricole. Il représente à lui seul environ 20% de la production totale de déchets au sein de la communauté européenne

L'Europe prévoit qu'en 2010, les matériaux recyclés du Bâtiment et des Travaux Publics devront être utilisés lors de la construction de routes à hauteur de 10%, contre 1.5% aujourd'hui.

La production de déchets

secteur agricoleBTP industries municipalités (ordures ménagères, …)

BTPsecteur agricole industries municipalités (ordures ménagères, …)

industriessecteur agricole BTP municipalités (ordures ménagères, …)

municipalités (ordures ménagères, …)secteur agricole BTP industries

60%
60%

20%

5%

15%

C’est pourquoi la communauté européenne à mis en place une directive relative aux déchets. Celle-ci insiste sur la planification et la gestion des déchets et impose, depuis 1991, l’établissement, par les autorités compétentes des Etats membres, des plans de gestion des déchets notamment dans le domaine du Bâtiment et des Travaux Publics.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

2. Situation actuelle en France

La France produit chaque année environ 660 millions de tonnes de déchets dont 20% proviennent du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics, soit 132 millions de tonnes qui sont réparties de la manière suivante :

Les déchets du BTP en France

100 millions t/an

Bâtiment Travaux publics
Bâtiment
Travaux publics
(76%) 32 millions t/an
(76%)
32 millions t/an

(24%)

Environ 90% des déchets du BTP sont mis en décharges dites de classe III dont certaines sont illégales. Dans la majorité des cas, ces classes III ne sont ni contrôlées, ni surveillées. De nombreuses dérives sont ainsi observées :

- dépôts de déchets non inertes tels que des fermentescibles, des plastiques (tuyaux PVC)

- la majorité des déchets ne sont pas des déchets ultimes inertes

- les maires n'ont bien souvent pas les capacités techniques de suivre leur gestion. Dans bien des cas, même le code de l'urbanisme (Art.R 442-2) n'est pas appliqué, ni connu des services municipaux

- certains sites, à la gestion incertaine, ne permettent pas une saine concurrence entre les entreprises (par rapport aux professionnels travaillant convenablement)

- par manque de surveillance certaines de ces décharges de classe III deviennent des dépotoirs recevant encombrants, déchets dangereux

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

3. Situation actuelle au Grand Duché de Luxembourg

Le Grand Duché de Luxembourg compte environ 429 200 habitants pour une superficie d’environ 2 586 km² ce qui équivaut à un petit département français.

Il y a peu de statistiques récentes sur les quantités de déchets produites sur le territoire. L’Administration de l’Environnement Grand Ducale dispose d’une Division des déchets qui possède peu d’informations quantitatives à ce sujet.

Toutefois, la quantité des déchets produite sur les chantiers est estimée à 1 million de m 3 par an hors déchets inertes. Cela représenterait environ 95000 tonnes de déchets produits pour l’année 2005 dont 20% seraient des déchets mélangés. La production de déchets mélangés s’est vue multipliée par trois lors de la dernière décennie.

En ce qui concerne les déchets inertes, on constate une augmentation depuis 1999. Mais ces chiffres ne sont qu’à titre indicatifs puisqu’ils ne recensent que les quantités évacuées dans les centres de classe III et ne tiennent pas comptent du réemploi de ceux-ci sur les chantiers.

Evolution de la production de déchets inertes au Luxembourg

10000 9800 9600 9400 9200 tonnes 9000 8800 8600 8400 8200 8000 1999 2000 2002
10000
9800
9600
9400
9200
tonnes
9000
8800
8600
8400
8200
8000
1999
2000
2002

année

Déchets inertes en tonne

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

II. Les déchets de chantier

On peut distinguer deux types de déchets. En effet, les déchets issus des chantiers de Bâtiment et/ou de Travaux Publics peuvent avoir deux origines.

Ainsi, ils peuvent être dus :

- à la conception du projet

Ces déchets sont alors dits « de conception » et sont imposés par la réalisation de l'infrastructure tels que les déchets de démolition d'ouvrages d'art ou d'anciennes chaussées, les excédents de déblais, les déchets provenant de certains matériaux souhaités par le maître d’ouvrage ou le maître d’œuvre (utilisation de canalisations en PVC plutôt qu’en PE, …) Par conséquent, le maître d'ouvrage est bien le premier " producteur " du déchet par le fait même des travaux. Il doit donc les prendre clairement en compte dans son appel d'offre et suivre leur élimination.

- aux travaux proprement dits

Ces déchets sont alors dits « de fonctionnement » et sont liés aux techniques utilisées par l'entreprise de BTP tels que les huiles usagées de moteur, les excédents de fabrication d'enrobés ou de béton… Dans ce cas, c’est l'entreprise qui peut alors être considérée comme le seul producteur et détenteur du déchet.

Mais actuellement, aucune jurisprudence ne permet de distinguer clairement la responsabilité de chacun. C’est alors l’entreprise qui doit gérer l’évacuation des déchets.

Toutefois, on voit apparaître de plus en plus souvent des bordereaux de soumission qui font apparaître un lot réservé au traitement et à l’élimination des déchets.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

1. Classes de déchets

1.1. Les déchets inertes

Origine des déchets inertes

1.1. Les déchets inertes Origine des déchets inertes Les déchets inertes sont produits surtout par les

Les déchets inertes sont produits surtout par les entreprises de construction, de travaux publics et de génie civil, ainsi que par des activités industrielles dédiées à la fabrication de matériaux de construction, et dans une moindre mesure par les particuliers. Ils proviennent essentiellement des chantiers de constructions, de rénovation ou de démolition, ou résultent de travaux routiers.

Les différents types de déchets inertes

La notion de déchets inerte est définie à l’article 3 e) de la loi du 17 juin 1994 relative à la prévention et à la gestion des déchets. En pratique, il s’agit des catégories de déchets suivantes :

- Déchets de démolition non contaminés

- Déchets de revêtements routiers

- Terres et roches déblayées, non contaminées

1.2. Les déchets industriels banals (DIB)

Ce sont les déchets assimilables aux ordures ménagères tels que le papier, carton, le plastique, les métaux, etc. Ils représentent 20 à 30% de la masse des déchets sur un chantier.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

1.3. Les déchets dangereux

FOURNIER Arnaud (GC5) 1.3. Les déchets dangereux Ils sont classés dangereux de par leur toxicité ou

Ils sont classés dangereux de par leur toxicité ou leur caractère polluant vis-à-vis du milieu extérieur (notamment par rapport à l’eau) ou de la santé (comme l’amiante). Ces déchets sont issus de résidus de peintures, de solvants, de colles, le bois traité, l'amiante,…

Leur gisement correspond à environ 2% de la masse totale des déchets produits sur un chantier. Cependant :

- Le coût d'élimination de cette catégorie de déchets est à peu près quinze à vingt fois plus élevé que celui des déchets inertes.

- La réglementation concernant ces déchets est également beaucoup plus stricte.

Cette catégorie de déchets, malgré son faible pourcentage, n'est donc pas négligeable !

1.4. Les déchets d'emballage

donc pas négligeable ! 1.4. Les déchets d'emballage Ces déchets sont des déchets de fonctionnement car

Ces déchets sont des déchets de fonctionnement car ils proviennent du conditionnement des matériaux utilisés sur un chantier comme les palettes pour les briques, les sacs pour le ciment, les cartons …

Le décret Grand Ducal du 13 Juillet 1994 stipule que ces déchets d'emballage (ou déchets d'approvisionnement), tels que les palettes, film plastique, etc., doivent être valorisés.

Leur quantité pour un chantier varie entre 1 à 3 % de la masse totale de déchets générés par un chantier.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

2. Définitions

2.1. La notion de déchet

Est considéré comme déchet : « tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné, ou que son détenteur destine à l’abandon. »

2.2. Les déchets inertes

Un déchet est considéré comme inerte « s’il ne subit aucune modification physique, chimique ou biologique importante. Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction physique ou chimique, ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas d’autres matières avec lesquelles ils entrent en contact, d’une manière susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement ou de nuire à la santé humaine. La production totale de lixiviats et la teneur des déchets en polluants ainsi que l’écotoxicité des lixiviats doivent être négligeables et, en particulier, ne doivent pas porter atteinte à la qualité des eaux de surface et/ou des eaux souterraines. »

2.3. La notion de déchet ultime

"Est ultime au sens du présent chapitre un déchet, résultant ou non du traitement d'un déchet, qui n'est plus susceptible d'être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux."

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

3. Pourquoi tant de déchets ?

Les experts considèrent que les caractéristiques du flux de déchets du Bâtiment et des Travaux Publics se définissent plus facilement par le biais des activités entraînant la formation de ces déchets, à savoir les travaux du Bâtiment et des Travaux Publics, ainsi que les travaux préparatoires correspondant sur le site même.

Les activités génératrices de déchets recensées sont :

- Les travaux de construction et d'aménagement de bâtiments

- Les travaux d'infrastructure du génie civil

- Les travaux d'infrastructure de transport

- La rénovation, la réhabilitation et l’entretien régulier

- La démolition

La production plus ou moins importante de déchets d’un point de vue de leur quantité et/ou de leur diversité ne réside pas seulement dans un choix humain mais peut être totalement indépendant d’une volonté humaine.

En effet, plusieurs facteurs peuvent influencer la composition des déchets du Bâtiment et des Travaux Publics comme :

- Les matières premières disponibles

- Les produits disponibles

- La culture et les pratiques locales

- Le développement technologique

- L’activité économique

- Le climat

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

De la même façon, les techniques et habitudes de gestion des différents intervenants ont également une influence sur la nature, la qualité et la composition des déchets de Bâtiment et Travaux Publics rencontrés dans les Régions d'Europe.

Ces intervenants peuvent être par exemple :

- promoteurs

- concepteurs, constructeurs, entrepreneurs

- propriétaires, utilisateurs et directeurs des installations

- entreprises assurant la valorisation, le transport et l'élimination des déchets

- fabricants et fournisseurs de produits de construction

- associations professionnelles

- administrations régionales et locales

- Etats membres

- O.N.G. de protection de l'environnement et des consommateurs

- institutions et organes de la Communauté européenne

2. Nomenclature

Les déchets produits par les chantiers du Bâtiment et des Travaux Publics sont répertoriés dans différentes rubriques de la liste des déchets. La liste des déchets établit une nomenclature à 6 chiffres pour les déchets dangereux et non dangereux. (Voir code européen des déchets )

Par exemple, nous retrouvons :

- Les déchets de matériaux de construction dans la rubrique 17

- Les déchets d'emballages dans la rubrique 15

- Les déchets de peintures dans la rubrique 08

- Les déchets de bois de chantiers dans la rubrique 03

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

III. Réglementations relatives aux déchets

1. Réglementation Grand Ducale

La législation luxembourgeoise concernant les déchets s'appuie sur la loi du 17 juin 1994 relative à la prévention et la gestion des déchets qui est une loi cadre sur la gestion des déchets et qui introduit la notion de « pollueur-payeur ».

A partir de ce texte, de nombreux règlements grand-ducaux ont permis leur application comme par exemple:

- le règlement grand-ducal du 11 décembre 1996 relatif aux déchets dangereux

- le règlement grand-ducal du 16 décembre 1996 concernant le transfert national des déchets.

La loi sur les déchets de 1994 introduit les quatre principes édictés en introduction sur la prévention et la gestion des déchets et donne leur définition ainsi que la manière de les éliminer.

Les communes jouent un rôle important dans l'élimination des déchets. Certains de ces déchets, en fonction de leur nature ou de leur volume, ne seront pas pris en compte par les communes. Il s'agit notamment de déchets en provenance des milieux commerciaux, artisanaux industriels et problématiques.

Les déchets dangereux sont définis dans les annexes du règlement grand-ducal du 11 décembre 1996 relatif aux déchets dangereux en fonction de la catégorie ou du type, des constituants qu'ils contiennent et des propriétés qui les rendent dangereux.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

1.1. La loi-cadre du 26 Juin 1980

La loi-cadre du 26 Juin 1980 concernant l’élimination des déchets a créé une base légale pour leur gestion. La politique définie à cette époque était donc axée principalement sur l’élimination.

1.2. La loi du 17 Juin 1994

Cette loi abroge la loi du 26 juin 1980 relative à l’élimination des déchets. Celle-ci met en avant la prévention et la réduction des déchets plutôt que d’envisager leur

valorisation. L’élimination des déchets n’est envisageable que pour les déchets ultimes. Les objectifs de cette loi sont, par ordre de priorité :

- la prévention de la production et de la nocivité des déchets

- la réduction de la production et de la nocivité des déchets

- la valorisation des déchets par réemploi, recyclage ou tout autre procédé écologiquement approprié

- l’élimination des déchets ultimes de manière écologiquement et économiquement appropriée

1.3. Quelles sont les formalités à accomplir?

Si les déchets sont produits sur un chantier ou dans l'entreprise, deux possibilités d'élimination s'offrent au producteur des déchets.

Première possibilité:

Le producteur de déchets s'adresse à un collecteur agréé et lui confie l'élimination des déchets spéciaux. Cette possibilité est la plus facile à mettre en oeuvre pratiquement. Une liste des sociétés autorisées au Grand-Duché de Luxembourg dans le domaine du transfert des déchets est jointe en annexe.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

Deuxième possibilité:

Les déchets sont éliminés par le producteur lui-même en respectant la réglementation. Dans ce cas, il doit disposer d'une autorisation émise par l'Administration de l'Environnement "Division des Déchets".

Administration de l'Environnement Division des Déchets 1, rue Bender L 1229 LUXEMBOURG Tél.: 00352/405656-1

2. Les obligations communautaires

2.1. Contexte juridique au niveau européen

Dans sa résolution du 07 mai 1990 sur la politique en matière de déchets, le Conseil européen estimait souhaitable d'élaborer des programmes d'action pour la prévention, le recyclage et la réutilisation ainsi que l'élimination finale de types particuliers de déchets. La Commission européenne a, dès lors, élaboré le programme relatif aux flux de déchets prioritaires, initié en 1991. Parmi les thèmes sélectionnés, on retrouve les déchets de construction et de démolition (C&D). L'article 130 R § 2 du traité de l'Union européenne prévoit que les actions de la Communauté dans le domaine de l'environnement sont fondées sur les principes de précaution et d'action préventive, sur le principe de la correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement et sur le principe du pollueur-payeur. C’est pourquoi la Communauté doit s'attacher à agir pour éviter la production de déchets et pour réduire la nocivité des déchets produits. Le même article stipule que les exigences en matière de protection de l'environnement, donc de la gestion des déchets, doivent être intégrées dans la définition et la mise en oeuvre des autres politiques de la Communauté.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

2.2. Commission européenne et déchets inertes

La Commission européenne a publié la directive de stockage des déchets n°1999/31/CE du 26 avril 1999, qui concernait les d échets dangereux, non dangereux et inertes.

La Commission a complété la directive par :

- une décision précisant la classification des déchets (23 juillet 2001 modifiant la décision 2000/532/CE) - une décision du Conseil précisant les procédures d'admissions des déchets en décharges (le 19 décembre 2002),

La Directive européenne 94/62/CE transcrite dans le droit luxembourgeois fixe comme suit les objectifs de valorisation et de recyclage pour les différents matériaux d'emballages :

Objectif global de valorisation : 55 % Objectif global de recyclage : 45% Taux minimum pour chaque matériau : 15%

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

V. Collecte et de valorisation

Les parcs de recyclage constituent un élément clé de la gestion des déchets. Grâce à eux, une partie importante des déchets recyclables est collectée pour être valorisée.

importante des déchets recyclables est collectée pour être valorisée. Projet de Fin d’Etudes – Juin 2006

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

1. Au Grand Duché de Luxembourg

Au cours des dernières décennies, lié au développement économique et industriel, il y a eu un accroissement énorme des quantités de déchets. Dans un premier temps, ce n’étaient que les quantités qui étaient considérées comme problématiques. Les capacités des décharges s’épuisaient de plus en plus face aux quantités toujours croissantes des déchets, surtout aux alentours des grandes agglomérations. A l’époque, la solution consistant à construire des décharges centrales et des installations d’incinération de déchets semblait satisfaisante. Mais, il s’est avéré que des déchets éliminés d’une telle manière pouvaient représenter un énorme danger pour la santé et pour l’environnement. Des eaux toxiques s’écoulant des décharges contaminaient ruisseaux et rivières et infiltraient les eaux souterraines; les fumées des incinérateurs contribuaient pour une grande part à la pollution de l’air. De grands efforts technologiques étaient et sont toujours nécessaires pour réduire ces risques. Par conséquent, l’élimination des déchets demandait également de grands efforts financiers.

Or, aujourd’hui un autre aspect s’est manifesté et ne cesse de gagner en importance. En effet, avec les déchets, de grandes quantités de matières premières disparaissent à jamais dans les décharges et incinérateurs. Face aux ressources naturelles de plus en plus limitées, cela constitue un gigantesque gaspillage.

Seulement, une gestion écologique des déchets ne peut fonctionner que si toutes les parties concernées sont prêtes à gérer leurs déchets d’une autre manière. C’est pourquoi l’information et la sensibilisation sont des éléments clés d’une gestion moderne des déchets. Mais il faut également créer des infrastructures permettant à la population et aux entreprises de pratiquer une gestion moderne des déchets. Il faut donc indiquer des voies alternatives pour éviter les déchets et mettre en place des systèmes de collecte pour les déchets recyclables.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

Les parcs de recyclage sont en mesure de répondre simultanément à ces deux exigences. Pour cette raison, l’Administration de l’Environnement a élaboré un plan sur un réseau national de parcs de recyclage au début des années 1990. Selon ces dispositions, le parc de recyclage ne devrait pas être considéré seulement comme un point de reprise et stockage intermédiaire pour les matériaux recyclables, mais aussi comme un centre d’information et de conseil.

La loi relative à la prévention et à la gestion des déchets de 1994 détermine les communes en tant que responsables de la gestion des déchets ménagers, des déchets encombrants et aussi, sous certaines conditions, des déchets des entreprises assimilés aux déchets ménagers provenant de leurs territoires respectifs. De manière générale, elle les oblige à mettre en place des infrastructures pour la collecte sélective et le traitement spécial des déchets problématiques, des déchets organiques et des différentes fractions recyclables.

Le règlement grand-ducal de 1993 relatif à l’aménagement et à la gestion des parcs à conteneurs stipule qu’en principe, chaque commune doit se rattacher à un parc de recyclage.

En outre, le règlement contient des dispositions détaillées qui sont à respecter lors de l’aménagement et de la gestion d’un parc de recyclage. Avec la SuperRecyclingKëscht®, l’Administration de l’Environnement a créé un point d’accueil auquel peuvent s’adresser les communes et les entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics pour toutes les questions concernant les parcs de recyclage et le recyclage en général. Elle offre une aide pour résoudre les problèmes de conception et juridiques et s’occupe d’études et de projets pilotes servant à optimiser et à coordonner la collecte des matières valorisables.

En automne 2004, 20 parcs de recyclage fonctionnaient au Grand-Duché, il est envisagé d’en installer d’autres.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

2. Traitement des déchets

2.1. Les déchets inertes

Une part importante de ces déchets peut être valorisée. Les terres excavées, les pierres, les blocs de béton peuvent être concassés et broyés et réutilisés dans le Bâtiment ou les Travaux Publics (remblaies, fond de forme…). La partie de ces déchets ne pouvant être recyclée sera stockée dans les centres de classe III.

Un guide technique relatif aux installations de stockage de déchets inertes (classe III) a été édité en avril 2001 par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE). Celui-ci a été établi dans le sens de la directive européenne 1999/31/CE du 26 avril 1999 notamment son article 2. Il définit les prescriptions adaptées à ce type de stockage afin de respecter la protection de l’environnement et la prévention des nuisances.

Les déchets à proscrire au titre du Bâtiment et des Travaux Publics, dans ce type d’installation sont :

- les déchets de flocage, calorifugeage, les faux plafonds contenant de l’amiante

- les dalles vinyle amiante

- les peintures au plomb

- les déchets de second œuvre (tuyauterie, menuiserie, câblage, chauffage, revêtement de sol, complexe d’étanchéité…)

- les enrobés de goudron

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

2.2. Les déchets banals

Ces déchets ne peuvent pas tous être recyclés, essentiellement pour des raisons économiques ou du fait d’un manque de technique de recyclage. Ils sont alors considérés comme déchets ultimes et étaient éliminés par incinération ou stockés dans des décharges de classe II (décharges ordures ménagères).

Ces décharges ont été obligées de fermer à partir de 2002 et ont été remplacées par des Centres de Stockage de Déchets Ménagers Ultimes (CSDU).

2.3. Les déchets spéciaux

L’entreprise qui produit ce type déchets en est responsable jusqu’au traitement final. Ils doivent être collectés par des sociétés agrées et être neutralisés et stockés en centres spécialisés (décharges de classe I)

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

LLAA GGEESSTTIIOONN SSUURR LLEE CCHHAANNTTIIEERR

I. Principe de gestion

Le principe de gestion peut être divisé en trois « tâches ».

La première de ces tâches est de minimiser au maximum la production de déchets sur le chantier. En effet, une bonne gestion commence par une prévention. C’est un travail qui doit être effectué en amont par l’entreprise. Ceci consiste à :

- quantifier les besoins en matériaux (commander le nécessaire et dans la mesure du possible utiliser des éléments préfabriqués ou pré assemblés en usine)

- planifier les approvisionnements en matériaux afin d’éviter le stockage, l’idéal étant de travailler en flux tendu

- préparer des aires de stockage propre à chaque type de matériaux

La seconde tâche a pour but de contrôler la production de déchets aux différents postes de travail. C’est un travail de tous les jours qui peut nécessiter l’utilisation d’un ou plusieurs manœuvres à temps plein. Ceci consiste à :

- ramasser le plus régulièrement les déchets

- préparer une zone de stockage et de tri

- conditionner les déchets en fonction de leur classe et de leur dangerosité

- planifier et organiser leur évacuation jusqu’au centre de valorisation ou d’élimination (bordereau de suivi, diverses autorisations, …)

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

II. Mise en oeuvre

Enfin il faut évacuer les déchets préalablement stockés et triés sur le chantier.

Pour cela il faut :

- connaître les différents types de déchets

Il existe 4 catégories de déchets :

.

les déchets inertes (béton, brique, verre, laines minérales, …)

.

les déchets banals (bois, métaux, plastiques, …)

.

les déchets d’emballage (carton, PE-LD, ….)

.

les déchets industriels (peintures, bois traités, amiante, produits chimiques, bidons de solvant…)

- trier impérativement sur le chantier pour éviter la facturation au coût le plus élevé des différents déchets

- choisir le lieu de tri (au fur et à mesure dans des conteneurs appropriés, sur une aire spécifique sur le chantier, dans un centre de l’entreprise)

- sélectionner les conditionnements pour leur évacuation

- choisir la filière

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

LLEESS DDEECCHHEETTSS AAUU SSEEIINN DDEE TTRRAALLUUXX

I. Etats des lieux

L’entreprise TRALUX est une entreprise relativement jeune. En effet, elle a soufflé ses 30 bougies l’année dernière. Sa spécialité d’origine était la construction d’Ouvrages d’Arts courants et exceptionnels. Mais depuis environ une dizaine d’années, elle a développé considérablement ses activités. Désormais, TRALUX couvre trois grands métiers de la construction :

- le Bâtiment

- le Génie Civil

- les Ouvrages d’Art

Lors de la dernière décennie, TRALUX a vu son chiffre d’affaire fortement augmenter. Celui-ci a été multiplié par quatre.

d’affaire fortement augmenter. Celui-ci a été multiplié par quatre. Projet de Fin d’Etudes – Juin 2006

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

Il va sans dire que l’augmentation du chiffre d’affaire s’accompagne nécessairement d’une augmentation de la production de déchets pour TRALUX. En effet, le chiffre d’affaire d’une société du Bâtiment et des Travaux Publics est fonction du nombre de chantiers qu’elle réalise ainsi que de leurs importances.

C’est pourquoi, je me suis intéressé à la corrélation qu’il existe, pour TRALUX, entre le chiffre d’affaire et le coût propre de l’élimination et de l’évacuation des déchets générés pendant une année.

Ainsi, j’ai obtenu un graphique mettant en valeur l’évolution de ce coût sur les trois dernières années écoulées (Je n’avais pas les moyens d’étendre cette étude par manque de documents)

k€

500

450

400

350

300

250

200

150

100

50

0

Coûts des déchets

Bâtiment Travaux Publics 2003 2004 2005 année
Bâtiment
Travaux Publics
2003
2004
2005
année

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

On constate que les coûts liés aux déchets de chantier représentent environ 1% du chiffre d’affaire global de l’entreprise.

Cela peut paraître très faible et pas significatif. Seulement, lorsque l’on sait que les appels d’offre sont très disputés, cela est tout autre chose. En effet, il est courant que les prix remis lors des appels d’offre pour les chantiers du Bâtiment et des Travaux Publics soient très proches. Il n’est pas rare qu’une entreprise remporte un chantier devant une entreprise concurrente car son offre de prix est plus basse de moins d’1%.

Ainsi, le « petit » pourcent n’a plus la même valeur et est loin d’être négligeable.

II. Les objectifs

Après m’être entretenu avec les personnes chargées de la qualité au sein de l’entreprise TRALUX nous avons convenu d’abandonner l’idée de certification ISO 14001, celle-ci n’étant pas d’actualité.

J’ai choisi, pour ce projet, de m’intéresser au chantier proprement dit, c’est-à-dire en incluant les ouvriers, le chef de chantier et le conducteur de travaux. J’ai opté pour la solution visant à ne traiter qu’un seul chantier, et ce pour deux raisons :

- le chantier de la station d’épuration est un chantier varié avec des activités diverses et variées

- il me semble plus profitable d’accompagner au quotidien un chantier et une équipe afin de prendre les dispositions nécessaires au jour le jour.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

LLAA GGEESSTTIIOONN AAUU CCHHAANNTTIIEERR DDEE LLAA SSTTEEPP

I. Introduction

Après concertation avec mon tuteur en entreprise, j’ai décidé de réaliser une étude sur un chantier en particulier. Il s’agit du chantier TRALUX à Heiderscheidergrund concernant la construction d’une station d’épuration ainsi que les bâtiments servant à accueillir le personnel qui sera amené à travailler au sein de cette station d’épuration.

Prendre ce chantier comme chantier d’étude n’a pas été pas un choix arbitraire car je pense que ce chantier est très représentatif des activités du Bâtiment et des Travaux Publics.

En effet, ce chantier conjugue plusieurs activités.

II. Descriptifs

1. Les acteurs

Le Maître d’Ouvrage est le Syndicat Intercommunal Des Eaux résiduaires du Nord (SIDEN).

Le Maître d’œuvre, le bureau d’études et le bureau de contrôle ne sont qu’une et seule même entité, à savoir l’entreprise TR Engineering.

Les lots de Gros Œuvre, de Terrassement et de Corps d’Etats ont été remportés par une association momentanée entre les entreprises TRALUX et RINEN.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

2. Descriptif du chantier

Ce chantier est relativement complet du point de vue du nombre des différentes activités du Bâtiment et des Travaux Publics présentes.

En effet, nous retrouvons :

- des Ouvrages d’Art avec un pont mixte et un pont voûte en béton armé

- le Génie Civil avec les différents ouvrages hydrauliques comme les bassins et les regards

- le Terrassement avec le terrassement pour les ouvrages enterrés et pour les nombreuses canalisations

- le Bâtiment avec les deux bâtiments (technique et administratif)

- les différents Corps d’Etat avec les lots menuiserie, plâtrerie, charpente, électromécanique, façade …

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

III. Analyse économique

1. Généralités

1. Coût de location de bennes ou conteneurs

Le coût de location dépend bien entendu du volume du conteneur. Les tarifs peuvent varier de 10 € par mois à 90 € pour les plus gros conteneurs.

2. Coût du transport

Le coût du transport est une donnée importante dans l’évaluation économique de la gestion des déchets de chantier. Ce coût dépend bien entendu de l’éloignement géographique du chantier par rapport au lieu de destination (centre de tri, centre de stockage, centre d’élimination, carrière …)

Généralement, les entreprises de Bâtiment et de Travaux Publics font appel à des entrepreneurs qui facturent les transports de déchets à l’unité en tenant compte de zones géographiques. Ces zones sont propres à chaque entreprise. On peut estimer le coût moyen d’un transport par le biais d’un camion benne à environ 85 €. Ce tarif varie de 60 € à plus de 100 € suivant l’éloignement.

3. Coût par matériaux

Les coûts d'élimination des déchets du Bâtiment et des Travaux Publics sont très variables et sont fonction de leur nature. Ces prix sont uniquement les coûts d’élimination hors transport et hors location de bennes).

Ainsi, nous avons pour :

- les déchets inertes, un ordre de grandeur de 4 à 12 € la tonne

- les déchets industriels banals, un ordre de grandeur de 50 à 90 € la tonne

- les déchets dangereux jusqu'à 2 500 € la tonne (y compris les traitements préalables)

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

2. Déchets présents sur le chantier

1.1. Les déchets inertes

Au stade d’avancement actuel du chantier, les déchets inertes présents sur le chantier sont de la terre végétale et des déblais rocheux. En effet, le sol en place avant l’exécution des travaux était composé d’une couche d’environ 1,50 m de terre végétale sous laquelle se trouvait de la roche.

Pour les besoins du chantier la totalité de la couche de terre végétale a dû être décapée. Cette terre a été stockée sur le chantier en vue d’une réutilisation ultérieure dans le cadre des aménagements paysagés. Le volume stocké est estimé à 6000 m3.

De la même façon, les déblais rocheux ont été stockés sur le chantier en vue d’une réutilisation. Seulement, contrairement à la terre végétale, ces déblais n’étaient pas directement utilisables du fait des dimensions des plus gros blocs. En effet, le bureau d’études souhaite que les remblais soient réalisés en 0/300 entre les ouvrages pour les pistes d’accès et en 0/50 autour des ouvrages ainsi que pour remblayer les tranchées accueillant les canalisations.

Cette solution n’est pas négligeable, surtout d’un point de vue financier. En effet nous avons :

- pour la solution consistant à évacuer les déblais

Un coût de d’environ 5 €uros par tonne de déchets inertes évacuée en décharge. Un coût d’environ 60 €uros de l’heure pour leur évacuation par camion. Un coût d’environ 4 €uros par tonne pour l’achat de 0/300. Un coût d’environ 6 €uros par tonne pour l’achat de 0/50. Un coût d’environ 60 €uros de l’heure pour l’approvisionnement de ces matériaux par camion.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

Nous avons environ 5000 m3 de déblais sur le chantier soit environ 10000 tonnes.

Désignation

Unité

Quantité

Prix unitaire

Prix total

Mise en décharge

to

10000

5

50000

Transport déchets

u

450

60

27000

0/300

to

6500

4

26000

0/50

to

3500

6

21000

Transport apport

u

450

60

27000

TOTAL

178000 €

- pour la solution consistant à réutiliser les déblais

 

Un coût d’environ 300 euros par jour pour le concasseur Un coût d’environ 150 euros par jour pour un chargeur Un coût d’environ 160 euros par jour pour le chauffeur du chargeur

 

Désignation

Unité

Quantité

Prix unitaire

Prix total

Location concasseur

j

60

340

20400

Transport concasseur

u

2

310

620

Location chargeur

j

60

150

9000

Transport chargeur

u

2

310

620

Chauffeur

j

60

160

9600

TOTAL

40240 €

Cette opération de réutilisation est sans aucun doute la plus économique, elle réduit les coûts pour l’entreprise par trois.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

1.2. Les déchets métalliques

Il s’agit ici principalement des déchets liés aux travaux de ferraillage pour l’exécution de béton armé.

En premier lieu, il faut savoir que la réglementation permet de tenir compte des chutes et des pertes liées à la mise en œuvre des armatures. En effet, le Centre de Ressources des Technologies d’Information pour le Bâtiment (CRTI-B) stipule qu’il est possible de majorer les quantités d’armatures passives de 6% afin de prendre en considération les pertes et les chutes liées aux divers travaux comme par exemple la mise en œuvre de réservations.

Depuis le démarrage des travaux de béton armé, pas moins de 500000 tonnes d’armatures ont été mise en œuvre.

Si on applique à cette quantité la majoration de 6%, on dénombre environ 30000 tonnes de déchets de ferraille.

De plus, à ce chiffre, viennent s’ajouter toutes les armatures qui ont été modifiées ou annulées en raison des modifications apportées par le bureau d’étude sur les plans de ferraillage. En effet, la quasi totalité des plans de ferraillage nécessaires à la construction des différents ouvrages du chantier ont été modifiés au moins une fois.

Les quantités propres aux modifications de plans ne sont pas constantes mais leur tonnage total représente environ 2% de la totalité des armatures.

Il a été décidé de ne pas évacuer régulièrement ces déchets et ce dans le but de les réutiliser dans la mesure du possible. Ce choix a été possible car l’espace de stockage sur le chantier le permettait.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

Cette méthode nécessite un minimum d’organisation ainsi qu’un suivi constant. En effet, il est nécessaire d’effectuer un inventaire des armatures non utilisées par type (géométrie des armatures et dimension des barres) et par quantité. Puis, dès la réception des plans de ferraillage, il faut regarder si les ferrailles disponibles sur le chantier correspondent avec celles figurant sur les plans ou s’il est possible de les faire correspondre en les coupant ou en les tordant. Enfin, il faut adapter la commande en réduisant les quantités.

Cette démarche peut paraître inutile car tout le monde sait que les déchets métalliques sont rachetés. En effet, les entreprises consultées pour l’évacuation de cette ferraille proposent, au maximum, de nous racheter la tonne de ferraille à hauteur de 150 €uros.

Or le kilogramme d’acier mis en place sur un chantier est d’environ de 1 €uro. On peut alors considérer que, puisque les armatures ne sont pas mise en œuvre, le coût d’un kilogramme de « déchets d’armature» est d’environ 50 centimes d’€uros. Ainsi, chaque tonne d’armature considérée comme un déchet représente une perte de 500 €uros.

Conclusion Cette démonstration fait apparaître un différentiel de 350 €uros par tonne en faveur du réemploi des armatures par l’entreprise. Cependant, il ne faut pas occulter les réelles chutes d’armatures inutilisables. Celles ci devront être collectées dans un conteneur dans le but d’être évacuées ultérieurement.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

1.2. Les déchets de bois

Avec les déchets inertes, les déchets de bois sont les déchets les plus présents sur les chantiers du Bâtiment et des Travaux Publics. En effet, sur le chantier de la station d’épuration, nous sommes amenés à utiliser une grande quantité de bois.

Nous utilisons :

- du contre-plaqué pour coffrer les sous faces de dalles ainsi que pour réaliser

les coffrages des diverses réservations (passage de tuyauteries, ouvertures de portes ou de fenêtres, …)

- des profilés HA en tant de filières principales et secondaires pour coffrer les

sous faces de dalles

- des basteints pour délimiter le béton de propreté, pour rigidifier les différents coffrages ou pour compenser les écartements entre les panneaux de coffrages

Il est évident que les coffrages ne sont pas tous identiques et nécessitent donc des découpes. Ces découpent peuvent rapidement devenir nombreuses et importantes si nous n’y prenons pas garde.

Afin de limiter les quantités de déchets de bois, il faut :

- réfléchir au calepinage des panneaux de contre plaqués dans le but de réaliser

le minimum de découpes. De plus, il faut éviter les petites découpes car elles sont très

rarement réutilisables. Cette opération n’est pas seulement bénéfique du point de vue de la réduction des déchets mais elle est aussi directement économique puisqu’elle permet pour un même chantier de limiter les achats de contre-plaqué. - nettoyer les surfaces accessibles lors de l’opération de bétonnage afin de conserver le plus longtemps les éléments en bois.

- appliquer de l’huile de décoffrage sur toutes les surfaces en contact avec le béton afin de ne pas les endommager lors du décoffrage.

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

1.3. Tableau récapitulatif

J’ai entrepris de créer un tableau récapitulatif faisant apparaître les principaux déchets que nous sommes amenés à rencontrer sur un chantier en précisant les modalités de collecte et de stockage ainsi qu’en faisant apparaître des conseils ou des remarques favorisant la prévention.

Matières

Collecte

Stockage

Elimination

Prévention

Balayures

Elles sont composé de plusieurs types de déchets qui ont un diamètre assez réduit, il sera difficile de les trier. Mais, il faudra les collecter tels quels dans l'optique d'être triées ailleurs.

Il faut prévoir des récipients adéquats, sinon un emplacement cloisonné pour un stockage en vrac

tri dans une installation automatisée (par ex. Lamesch, Ecotech)

Les déchets de balayures sont des déchets mixtes, dont la partie la plus importante en poids est formée par les déchets minéraux. Il faudra essayer de limiter au maximum la quantité des autres déchets tels que bois, ferraille, plastique …

Bois traité (coffrage) et palettes non consignées ainsi que la sciure

   

évacuation et

On peut réduire la quantité des déchets de bois en utilisant uniquement des palettes consignées. Par ailleurs, on peut économiser le bois de coffrage en employant des éléments préfabriqués et des coffrages réutilisables

transport par

benne de 20 m3

l'entreprise

HEIN

transport par benne de 20 m3 l'entreprise HEIN Projet de Fin d’Etudes – Juin 2006 -

Projet de Fin d’Etudes – Juin 2006

- 36 -

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)
 

à

collecter

1 fût en plastique à couvercle (ne pas mettre l'anneau de serrage !)

 

La mousse PU n'est pas recommandable du fait des déchets en résultant sous forme de récipients vides à gaz propulseur et de restes de découpe.

Bombes aérosol

séparément au lieu de travail dans des sacs en

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

matière

plastique

 

Bombes aérosol polyuréthane (Les bombes aérosol PU munies du signe PDR sont reprises gratuitement par SDK)

à

collecter

     

séparément au lieu de travail dans des sacs en

sacs bleus

collecte de

"Valorlux" 1

quartier

support sacs

hebdomadaire

 

sans

matière

roulettes 120

effectuée par

plastique

l vert

"Valorlux"

(sacs bleus

"Valorlux")

 

à

collecter

 

collecte de quartier hebdomadaire effectuée par le service d'Hygiène de la Ville de Luxembourg

 

Cannettes et boîtes de conserve (à l'emplacement des baraques de chantier)

séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

poubelle GMT 240 l (VDL)

   

prévoir des

   

à

collecter

récipients

Les déchets minéraux issus des travaux de démolition peuvent être évités en planifiant dûment les travaux.

séparément du lieu de travail en vrac

adéquats,

évacuation et transport vers une décharge agréée par l'administration de l'environnement

Déchets de démolition, non contaminés

sinon une

zone

ou dans des petits conteneurs

cloisonnée

 

pour un

stockage en

 

vrac

   

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

Déchets de

à

collecter

   

Si les quantités requises sont importantes, il faut renoncer aux cartouches de silicone. Il est préférable d'utiliser des pistolets reremplissables

peinture

séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

prévoir un collecteur agréé par

solides (y

compris les

récipient

spécial SAP

800

cartouches de

 

silicone vides)

l'administration de l'environnement

Déchets en

     

Il convient en général d'examiner s'il est vraiment nécessaire d'utiliser des pièces en matière plastique. On utilise souvent des produits générant des déchets évitables par simple confort ou manque de connaissances

matière

sacs PE 20

à

collecter

plastique:

 

pièces à 120 l transparents

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

toutes sortes

séparément au lieu de travail

de matières

100

µm + 1

plastiques non

dans des sacs en matière plastique

support sacs

identifiables à

sans roulettes

l'exception des

 

120

l vert

 

tuyaux

 

Déchets

_ATTENTION_ pas de déchets de chantier à l'exception des vieux vêtements et éventuellement les sacs de ciment et de plâtre

 

collecte de quartier hebdomadaire effectuée par le service d'Hygiène de la Ville de Luxembourg

 

ménagers et

assimilés (à

poubelle GMT 240 l (VDL)

l'emplacement

des baraques

de chantier)

 

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)
   

poubelle

collecte de quartier hebdomadaire effectuée par le service d'Hygiène de la Ville de Luxembourg ou bien prévoir un collecteur agréé par

Le ciment devrait être livré en silo sous forme de mélange fini. L'utilisation de ciment en sac et la préparation du mélange sur place sont à interdire dans la mesure du possible.

GMT 240 l

à

collecter

(VDL) ou bien sacs PE à

Emballages de

séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

produit nocifs:

120

l

sacs de ciment et de plâtre

transparents

100

µm + 1

 

support sacs

 

sans roulettes

120

l vert

l'administration de l'environnement

 

à

collecter

     

séparément au lieu de travail en vrac ou dans des petits conteneurs facilement manipulables par les grues

benne de 10

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

L'acier à béton ne doit être commandé qu'en fonction des besoins réels.

Ferraille

m3

Films

à collecter séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

sacs PE 20 pièces à 120 l transparents 100 µm + 1 support sacs sans roulettes 120 l vert

 

Les produits neufs doivent être stockés à un endroit propre et sec. Les cartons suffisent comme emballage, il convient donc de les privilégier. Il faut éviter les films plastiques supplémentaires, ceux-ci étant en général superflus.

plastiques

prévoir un collecteur agréé par

(propres)

provenant

 

d'emballages

l'administration de l'environnement

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)
   

sacs PE 20

 

Les restes de découpe géotextiles peuvent être réduits par une pose soignée. Les géotextiles de protection devraient être réutilisés plusieurs fois.

à

collecter

Films

 

pièces à 120 l transparents

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

plastiques

séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

(souillés): ex.

100

µm + 1

géotextiles

support sacs

etc…

sans roulettes

120

l vert

 

Mousse de polyuréthane (plaque d'isolation). Y compris les restes de découpe de mousse de PU générée sur place

à

collecter

sacs PE 20 pièces à 120 l transparents

 

Il convient de privilégier les matériaux isolants en vrac pour l'isolation thermique afin d'éviter les restes de découpe.

séparément au lieu de travail

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

100

µm + 1

dans des sacs en matière plastique

support sacs

sans roulettes

 

120

l vert

 

Polystyrène

à

collecter

sacs PE 40 pièces à 1000 l transparents 80 µm + 1 support sacs sans roulettes (sacs 1 m3)

 

Il convient de privilégier les matériaux isolants en vrac pour l'isolation thermique afin d'éviter les restes de découpe. Il faut éviter d'utiliser des panneaux en polystyrène expansé ou extrudé de même qu'en polyuréthane.

propre

séparément au lieu de travail dans des sacs

prévoir un collecteur agréé par

(Styropor):

seulement du

polystyrène

 

l'administration de l'environnement

expansé

en matière plastique

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

Polystyrène

 

sacs PE 40 pièces à 1000 l transparents 80 µm + 1 support sacs sans roulettes (sacs 1 m3)

 

Il faut éviter d'utiliser du polystyrène expansé ou extrudé comme réserve lors de la coulée de béton.

souillé:

à

collecter

(Styropor):

séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

polystyrène

expansé et

polystyrène

extrudé

(Styrodur)

   
 

à

collecter

     

Roofing,

séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

membranes

1 conteneur à claire-voie

d'étanchéité

bitumineuses

 

Terres

   

évacuation et transport par l'entrepreneur, prévoir une décharge agréée par l'administration de l'environnement

Il convient de laisser si possible les terres excavées sur le chantier et de les utiliser pour les travaux de remblai. Il faut éventuellement prévoir une élévation du niveau initial du terrain pour pouvoir les valoriser

excavées non

 

en vrac

pas de

contaminées

 

stockage

 

à

collecter

sacs PE 40 pièces à 120 l transparents 100 µm + 1 support sacs sans roulettes 120 l vert

 

Par une pose soignée de tuyaux en matière plastique, on peut réduire les restes de découpe.

Tuyaux PE (y compris les gaines et les tubes vides)

séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)
 

à

collecter

sacs PE 40 pièces à 120 l transparents 100 µm + 1 support sacs sans roulettes 120 l vert

 

Il convient d'interdire les produits en PVC, étant donné qu'il existe pour de nombreuses applications des produits de substitution.

Tuyaux en PVC:

séparément au lieu de travail dans des sacs en matière plastique

prévoir un collecteur agréé par l'administration de l'environnement

drainage

Verres creux

   

collecte de quartier hebdomadaire effectuée par le service d'Hygiène de la Ville de Luxembourg

 

à

collecter

(bouteilles) à

 

poubelle GMT 120 l (VDL)

l'emplacement

séparément dans la poubelle à papier

des baraques

de chantier

 
 

à

collecter

 

collecte de quartier hebdomadaire effectuée par le service d'Hygiène de la Ville de Luxembourg

 

Vieux

séparément au lieu de travail

vêtements,

poubelle GMT 240 l (VDL)

souliers et

dans des sacs en matière plastique

gants

FOURNIER Arnaud (GC5)

FOURNIER Arnaud (GC5)

CCOONNCCLLUUSSIIOONN

En premier lieu, je tiens à préciser qu’il est nécessaire de dissocier les différentes activités de l’entreprise car chaque activité (le Bâtiment, les Travaux Publics, les Ouvrages d’Arts, les Travaux Routiers) ne produit ni les mêmes catégories de déchets ni les mêmes quantités. En effet, on retrouvera davantage de déchets d’emballages dans le Bâtiment que dans les autres activités. De la même façon, il est évident que les déchets bitumineux sont produits principalement par les activités de travaux routiers.

On constate que l’opération de tri est relativement bien intégrée aux chantiers même si elle n’est pas toujours optimum. Je pense que la gestion va s’améliorer avec les nouvelles générations, lesquelles sont plus sensibles au problème des déchets. Je pense qu’il reste tout de même à faire des efforts dans la prévention.

Je tiens à signaler que mon étude est loin d’être complète et terminée. La gestion des déchets doit s’effectuer au quotidien et non ponctuellement. De plus, il n’est pas évident d’avoir une vue globale pendant 20 semaines de stage surtout lorsque 8 de ces semaines ont été en intempéries donc avec tous les chantiers TRALUX arrêtés.

J’espère seulement que j’aurai contribué au changement des mentalités vis-à-vis des déchets de chantier même s’il n’est pas facile de persuader les « anciens » des effets bénéfiques de cette gestion. Ces effets ne sont pas seulement financiers car ils renforcent l’image de l’entreprise TRALUX.