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LIBERTE Mardi 26 mai 2015 L’Algérie profonde 11 SELON LE PROFESSEUR BOURENNANE “L’université

LIBERTE

Mardi 26 mai 2015

L’Algérie profonde

11

SELON LE PROFESSEUR BOURENNANE

“L’université algérienne doit être une université arc-en-ciel”

“Je dois signaler aussi que l’université algérienne doit être une ‘université-arc-en-ciel’ à l’image de la diversité de notre beau pays. L’’unicisme’ dans le corps enseignant doit être banni, car il constitue un frein à la créativité et à la recherche.”

L' adage qui dit que “nul n'est prophète en son pays” se confir- me une fois de plus. Moha- med Bourennane, né à La- ghouat, a fait l’université algé- rienne (USTHB), avant de lais-

ser son génie exploser à l'étranger. Il est pro- fesseur au département de physique de l’université de

Stockholm

et

membre de l'Académie royale suédoise des sciences

depuis novembre 2014. C’est dans la demeu-

Entretien réalisé par :

BOUHAMAM AREZKI

(Suède),

re

familiale, sise au quartier Mossata, Djou-

di

Belkacem ex-Boukfifila (Laghouat), qu’il

nous a reçus sans le moindre protocole. C’est un homme à la pointe de la science recon-

nu à l’étranger et moins connu dans son propre pays.

Liberté : Nos émigrés viennent d’habitude au bled en vacances d’été. Est-ce donc le cas du professeur Mohamed Bourennane ? Mohamed Bourennane : Ce n’est malheu- reusement pas mon cas. L'Algérie étant un

partenaire actif dans la célébration de la ma- nifestation “2015, Année internationale de

la lumière”, sous l’égide de l'Unesco, j’ai été

invité à ce titre, en avril dernier par le mi-

nistre et j’ai déjà donné une conférence por- tant sur l’informatique quantique avec des photons, au palais de la culture Moufdi-Za- karia à Alger.

Je suis né et j'ai passé toute mon enfance et

mon adolescence à Laghouat. Cette ville est connue pour ses jardins luxuriants, distan-

te de quelque 400 km de la capitale, je ne

pouvais me résigner à ne pas y faire un cro- chet. En effet, cela me fait une récréation, je suis comblé de bonheur, puisque je viens de passer une semaine auprès des miens, no- tamment auprès de ma mère. Et je suis éga- lement ravi de recevoir le quotidien Liberté dans ma modeste demeure familiale, une demi-journée avant mon retour en Suède.

Quel a été le parcours scolaire du profes- seur Bourennane ? De l’école Habib Chohra (Laghouat), j’ai fré- quenté le lycée El-Ghazali où j’ai obtenu le baccalauréat sciences en 1981. J’ai rejoint l'US-

D. R.
D. R.

Mohamed Bourennane (à droite), professeur au département de physique de l’université de Stockholm (Suède).

THB où j’ai obtenu un DES en physique théo- rique en 1985 puis un magistère en 1988. Puis j’ai quitté le pays pour continuer mes études à l’étranger. Mon défunt père ayant émigré en 1948 en France, dans la région de Gre- noble, j’y ai entrepris ma quête du savoir en 1992. Comptant sur la modeste retraite de mon regretté père, je me suis inscrit à l’éco- le doctorale des sciences de la physique de Paris où j’ai étudié pendant deux années. Pour arrondir mes fins de mois, j’ai enseigné les mathématiques au lycée de Villepinte dans la région parisienne. Deux années plus tard, j’ai été sollicité par la Suède qui m’avait accordé une bourse en mai 1994. J’ai été admis doctorant à l’Institut royal de tech- nologie de Stockholm, avant d’être élu membre de l'Académie royale des sciences de Suède lors de son assemblée générale le 12 novembre 2014. La cérémonie de mon in- vestiture officielle a eu lieu le 31 mars 2015 à la maison des concerts de Stockholm, monument où on attribue les prix Nobel.

Comment et par qui avez-vous été “repé- ré”, si vous permettez le terme ? Lors de ma première année d'études de

doctorat, j’ai démontré la première distribu- tion de clé quantique avec de la fibre optique à 1550 nm et j’ai proposé d’étudier la premiè- re généralisation de la téléportation quan- tique à des endroits différents. J’ai assisté le professeur Anders Karlsson au projet de l'UE Qucomm, un projet qui a reçu le prestigieux prix Descartes. Suite à mes recherches de doc- torat sur la distribution quantique de clés dans la fenêtre de télécommunications, j’ai été nommé chercheur postdoctoral à Ludwig- Maximilians-Universität de Munich et à l'Institut Max-Planck d'optique quantique, Garching, en Allemagne. Sur la base de ces seuls critères objectifs, j’ai été promu chef de projet du multiphotonique et d'interféromé- trie pour trois années. Après six années de travaux académiques, j’ai remporté le titre de chercheur de haut rang du Conseil de recherche suédois en fé- vrier 2005. Ce qui m’a permis d’avoir mon propre groupe de recherche à l’une des uni- versités de mon choix, en Suède. C’est là où j’ai démarré, au département de physique de l'université de Stockholm, un groupe de recherche en information et op- tique quantique.

Et qu’en est-il avec l’université algérienne ? Lors des journées d’étude EM’2014 organisées à l’université de Laghouat, j’ai animé une conférence sur l’informatique quantique photonique. Je dirais que la disponibilité existe chez la ma- jorité des chercheurs algériens qui évo- luent à l’étranger. Mais cela suffit-il pour en- clencher une dynamique académique sus- ceptible de frayer une place à notre pays dans un environnement dominé par une rude concurrence en matière de quête du savoir et de nouvelles technologies ? Nous sommes des universitaires. Nous ne recherchons nullement la gloire, mais plutôt le savoir. L’Algérie doit com- prendre que la révolution technologique, no- tamment en matière de communication, a engendré des conditions socioéconomiques faisant des notions de bénévolat et de l’as- sistanat des concepts à ne faire valoir qu’en matière d’actes de bienfaisance. Les moyens dérisoires dont dispose l’université algérien- ne et la quasi-absence d’une politique ma- nagériale ne répondent plus aux exigences objectives de transfert de technologie. Des ponts entiers doivent être créés avec les uni- versités étrangères. Il est urgent de se rapprocher des grandes universités et autres instituts et s’inspirer des modèles à même d’asseoir les conditions né- cessaires d’une recherche proprement dite. Le chercheur algérien, où qu’il se trouve, n’est pas dénué de la fibre patriotique. La problématique ne réside pas unique- ment dans son retour dans son pays. Il ré- side à mon sens dans l’absence de manage- ment de la ressource humaine. Il faut entre- prendre une stratégie nationale d’accueil pour un retour progressif de notre élite. Une stratégie qui intègre un plan de carrière et des moyens matériels et humains simi- laires ou mieux que ceux dont l’élite algérien- ne peut disposer à l’étranger. Je dois signa- ler aussi que l’université algérienne doit être une “université-arc-en-ciel” à l’image de la di- versité de notre beau pays. L’“unicisme” dans le corps enseignant doit être banni, car il constitue un frein à la créativité et à la re- cherche.

B. A.

BLOQUÉE PAR UN INEXTRICABLE CONFLIT POLITICO-ADMINISTRATIF

Akbou, une commune riche en quête de stabilité et de développement

L a situation de blocage politico- administrative que vit l'As- semblée populaire communa-

le d'Akbou depuis plusieurs mois semble devenir inextricable. Et pour cause, le tribunal administratif de Béjaïa vient d'annuler la délibération du 11 janvier 2015 portant approba- tion du budget primitif (BP) de la commune au titre de l'exercice en cours. Tombé tel un couperet, ce verdict ne manquera pas d'accentuer davantage la situation de crise qui couve déjà au sein de l'assemblée dont la majorité a fini par basculer en faveur de l'opposition. Cette dernière, forte plus que jamais de ses 13 élus sur les 23 que comp- te l'APC, avait saisi la justice au su-

jet de cette délibération portant BP 2015 qui serait entachée de plu- sieurs irrégularités, dont “l'absence de quorum”, du fait que seuls 10 membres de l'APC ont approuvé une telle décision. Pis encore, cette importante délibé- ration ne figure même pas sur le re- gistre des délibérations de l'APC, se- lon le constat établi par l’huissier de justice dépêché, à ce titre, par le juge du tribunal administratif de Béjaïa. Voilà donc un autre écueil que l'exé- cutif communal aura du mal à sur- monter, d'autant que les consé- quences du retard qu'accuse l'appro- bation du BP 2015 seraient très lourdes. Outre le blocage de quelques centaines de projets de

développement local, dont le bitu- mage des routes et autres opérations d'utilité publique, plusieurs autres dossiers aussi importants demeurent en stand-by. Il s'agit, notamment, des subventions destinées aux associations sportives, sociales et culturelles, l’approba-

tion des tableaux des effectifs, le paie- ment des salaires des fonctionnaires

Contacté par nos

de la commune

soins, le chef de file de l'opposition, Mouloud Salhi, élu sur la liste indé- pendante dénommée “Akbou avant tout”, nous dira d'emblée : “Malheu- reusement, Akbou est en panne”, estimant que “les membres de l'exé-

cutif communal font preuve d'une in- compétence avérée, doublée d'une ir-

responsabilité caractérisée”. Selon lui, “la ville d'Akbou accuse un para- doxe surprenant : une commune riche avec un budget annuel de plus de 150 milliards de centimes, mais sa population patauge toujours dans un sous-développement flagrant”. “Cela n'est pas de la mauvaise gestion, mais plutôt de la non-gestion”, a-t- il déploré, avant d'ajouter : “Cela fait presque 30 mois que nous menons une bataille contre l'exécutif commu- nal, en vain ! Nous exigeons d'ailleurs une commission d'enquête adminis- trative pour situer la responsabilité des infractions commises et autres en- torses à la réglementation en vi- gueur.” À noter que nos maintes ten- tatives d'entrer en contact avec le

maire d'Akbou, à l'effet de nous donner sa version, sont restées vaines. Signalons que la municipa- lité d'Akbou qui recèle un important tissu industriel avec ses deux zones d'activités est considérée comme l'une des communes les plus riches d'Algérie. En plus de ses complexes industriels Alcovel (ex-Cotitex) et Mac-Soum (ex-Sonipec) et l'usine de l'ex-Sona- ric, elle dispose d'une zone d'activi- tés commerciales (ZAC) sise à Ta- haracht, qui constitue l'un des fleu- rons de l'économie nationale. Celle- ci renferme une cinquantaine de dy- namiques entreprises privées spécia- lisées dans l'agroalimentaire.

K. O.

12

L’Algérie profonde

Mardi 26 mai 2015

LIBERTE

12 L’Algérie profonde Mardi 26 mai 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est JIJEL Plus de 40 000

BRÈVES de l’Est

JIJEL

Plus de 40 000 candidats pour les examens de fin d’année

Plus de 40 400 candidats sont

concernés cette année par les examens de la 5 e année primaire, BEM et bac, a-t-on appris des services de l’éducation

nationale de la wilaya de Jijel. Un total de

11 092 candidats répartis sur 62 centres

d’examen est concerné par les examens de 5 e année et encadrés par 1670 enseignants et surveillants. Pour ce qui est des examens du BEM, les services de

la direction de l’éducation ont enregistré

10 294 candidats, dont 92 détenus des

centres d’insertion et de rééducation. Répartis sur 39 centres d’examen, ces candidats seront encadrés par 2024 surveillants et observateurs, précisent nos sources. Par ailleurs, les épreuves du

baccalauréat qui se dérouleront du 7 au 11 juin prochain verront la participation de

19 016 candidats, dont 4109 candidats

libres. Ces examens seront encadrés par 4042 surveillants et se dérouleront à travers 52 centres, ajoutent nos sources.

MOULOUD SAOU

EL-TARF

La notion de citoyenneté au centre des débats

La notion de la citoyenneté est depuis

hier au centre d’un débat animé par des pédagogues des directions de l’éducation. La rencontre, placée sous le slogan “Graine de citoyenneté, droit de l’enfant “, organisée au nouveau lycée d’El-Tarf, est initiée par le ministère de l’Éducation nationale, en collaboration avec le comité international pour le développement des peuples, une ONG italienne, et regroupe une trentaine de spécialistes venus de 14 wilayas de l’est du pays. Selon les organisateurs, l’objectif est d’inculquer aux potaches des trois paliers la notion de citoyenneté en usant de différents outils et méthodes pédagogiques par des orientations basées en employant des moyens modernes, pouvant ainsi convaincre les milieux ciblés, à savoir les écoliers, les collégiens, les lycéens, voire même toute la population éducative. La rencontre est programmée pour deux jours.

TAHAR B.

TÉBESSA

Saisie de 5 kilos de kif traité

Vingt plaquettes de 250 g de kif traité

ont été saisies, avant-hier, par les éléments de la sûreté de la daïra de Cheria (50 km au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Tébessa). L’opération a donné lieu à l'arrestation d'une personne âgée de 33 ans qui écoulait la drogue dans un appartement appartenant à son frère aîné, a-t-on appris de sources policières. Selon la même source, les policiers ont agi suite à des informations faisant état d'un trafic de drogue dans un quartier dans ladite commune. Lors de la perquisition du domicile en question, les enquêteurs ont découvert une importante quantité de kif traité estimé à 5 kg dissimulée dans un sac en plastique. Présenté devant le juge d’instruction, le trafiquant a été placé sous mandat de dépôt.

HAFID MAALEM

KHENCHELA

Quatre fusils de chasse saisis à Aïn Touila

Les éléments de la brigade de la

gendarmerie de Aïn Touila, 30 km à l’est de la ville de Khenchela, ont interpellé hier trois individus pour détention illégale d'armes à feu et de produits explosifs, selon une source digne de foi. Cette découverte a été faite lors d'une perquisition du domicile des mis en cause avant de trouver quatre fusils de chasse et environ 90 kg de poudre à canon, précise notre source. Les mis en cause, âgés entre 27 et 45 ans, seront présentés devant la justice dans les délais réglementaires.

M. ZAIM

TRANSPORT URBAIN À GUELMA

L'absence d’abribus pénalise les usagers

Pour des raisons inexpliquées, ces carences sont relevées sur tous les itinéraires, à savoir au boulevard Souidani-Boudjemâa, aux arrêts des cités 19-Juin, Champ-de- Manœuvre, Agabi, Bara, émir Abdelkader, Aïn Defla, Frères-Saâdane, Gahdour, Oued Maïz, Bab Souk, Bab Annaba, boulevard du Volontariat, etc.

L chef-lieu de

wilaya dispose

de la desserte du

transport urbain

puisque six

lignes couvrent

e

Zitari/Liberté
Zitari/Liberté

Privés de bancs et d’abribus, les usagers souffrent le calvaire lors de leur déplacement.

vard du Volontariat, etc. Est-il concevable de tolérer ces insuffi- sances qui nuisent au bien-être et à la santé de milliers d'usagers du transport urbain ? Il faut recon- naître toutefois qu'un opérateur économique d'un pays voisin a eu le mérite d'installer quelques abribus en ville pour bénéficier de panneaux publicitaires van- tant ses produits ! Contacté, le directeur des transports de la

wilaya nous précise que l'édifica- tion des abribus en milieu urbain incombe à l’APC. Des citoyens qui déplorent le manque flagrant de ce mobilier urbain se sont rap- prochés de nous pour exprimer leur mécontentement : “Les élus locaux doivent se pencher sur ce dossier qui exige une rapide solu- tion. Au XXI e siècle, la ville de Guelma, censée être la vitrine de la wilaya, ne possède pas d'abri-

bus ! C'est aberrant ! Ils doivent réagir et prendre en charge les légitimes préoccupations de leurs administrés qui endurent quoti- diennement le calvaire. Encore une fois, nous lançons un appel solennel à notre wali afin qu'il ordonne aux édiles de Guelma de prendre leurs responsabilités, à l'image des autres villes du terri- toire national !”

HAMID BAALI

les principaux quartiers et cités de la ville. Les usagers

peuvent rallier en toute quiétude leur destination, car des dizaines de minibus effectuent sans discontinuer des rotations régulières. Cependant, un point noir perdure dans l'indifférence totale, car aucune décision courageuse n'a été prise par

les services compétents pour améliorer la qualité de vie de la population. Une sexagénaire, chargée de sachets de provisions, fait le pied de grue à l'arrêt de bus de la rue Patrice-Lumumba,

derrière le bâtiment Septième de la place du 19- Mars. Elle maugrée : “Nous n'avons pas d'abribus pour nous abriter des intempéries ! Les personnes âgées, les

malades et les femmes enceintes n'ont pas de bancs pour se reposer dans l'attente de leur bus. C'est honteux !” En effet, pour des raisons inexpliquées, ces carences sont relevées sur tous les itinéraires, à savoir au boulevard Souidani-Boudjemâa, aux arrêts des cités 19-Juin, Champ-de- Manœuvre, Agabi, Bara, Émir Abdelkader, Aïn Defla, Frères- Saâdane, Gahdour, Oued Maïz, Bab Souk, Bab Annaba, boule-

SÉTIF

Une enveloppe de 50 millions pour l’AEP à Aïn Oulmène

L es responsables de l’APC de Aïn Oulmène, au sud de la wilaya de Sétif, ont réservé la totali- té de l’enveloppe financière allouée dans le

cadre du plan communal de développement (PCD) aus travaux pour mettre fin aux perturbations d’approvisionnement en eau potable. En effet, 50 millions de dinars ont été consacrés à la réalisation

de nouveaux châteaux d’eau et à l’aménagement des réseaux d’alimentation en eau potable (AEP) de plusieurs villages de la commune. Le premier

responsable de l'hôtel de ville a tenu à qualifier le montant alloué à sa commune d’insuffisant. “Ce n’est pas logique d’octroyer à une commune qui compte plus de 100 000 habitants, la même envelop- pe financière qu’une autre localité qui totalise 5 000 habitants”, s’exclame le maire. Et d’ajouter : “Nous avons décidé de réserver cette somme à l’AEP pour faire face au déficit d’approvisionnement en eau potable que connaît notre commune chaque été”. Cette enveloppe concerne plusieurs villages de la

commune, à savoir Berbès, Ouled Kmedja et Labadla qui bénéficieront de la réalisation d’un château d’eau et un réseau avec un montant de plus de 20 millions de dinars. Par ailleurs, les villages de Lammamra, Gharnougha et Ouled Zrir verront la réalisation d'un château d’eau ainsi que l’implanta- tion d’un nouveau réseau dont le coût est estimé à plus de 20 millions de dinars. Le village de Logsaiaâ a, quant à lui, bénéficié d’un château d’eau d’une capacité de 1 000 m 3 .

AMAR LOUCIF

CÉRÉALICULTURE À OUM EL-BOUAGHI

72 000 ha touchés par le stress hydrique

L e manque de pluie qui a caractérisé la période avril, mi-mai, a engendré le stress

hydrique, particulièrement au niveau des communes de la zone agropastorale, touchant une superficie de 72 000 hectares, avons-nous appris auprès de la direction des services agricoles de la wilaya d’Oum El-Bouaghi. Selon la même source, les super-

ficies affectées concernent 18 000 hectares de blé dur, 17 000 hec- tares de blé tendre, 36 185 hec- tares d'orge et 815 hectares d'avoine. La direction a estimé la superficie à récolter à 138 000 hectares sur un total de 210 000 hectares emblavés durant cette campagne 2014/2015. Elle table, par ailleurs, sur une production de 1 516 600

quintaux, toutes variétés confon- dues, avec des rendements prévi- sionnels de 11 quintaux pour le blé dur, le blé tendre et l'orge et de 10 quintaux pour l'avoine. Les prévisions de collecte s'élèvent à 587 500 quintaux, quant aux moyens de stockage disponibles, ils sont de 1 680 000 quintaux. De leur côté, les deux CCLS (Oum El-Bouaghi et Aïn M'lila), se sont

préparées pour la collecte, celle d'Oum El-Bouaghi avec 11 points de collecte et celle de Aïn M'lila avec 7 points. Les deux coopéra- tives mettront aussi des moisson- neuses-batteuses, en location, à la disposition des agriculteurs des communes.

B. NACER

LIBERTE Mardi 26 mai 2015 L’Algérie profonde 13 RETRAIT DES PENSIONS DE RETRAITE À ORAN

LIBERTE

Mardi 26 mai 2015

L’Algérie profonde

13

RETRAIT DES PENSIONS DE RETRAITE À ORAN

Le choix pour les 150 000 retraités

À partir de juillet, les 150 000 retraités de la wilaya d’Oran pourront retirer leur pension de retraite de n’importe quelle banque de leur choix.

D. R.
D. R.

Cette initiative soulagera enfin les retraités de la pression et des files d’attente interminables.

À partir de juillet, les 150 000 retraités de la wilaya d’Oran pourront retirer leur pension de retraite de n’importe quelle banque de leur choix, “il suffit de

déposer un chèque de banque barré de leur compte bancaire au guichet d’accueil de la CNR et l’opération se déroule automati- quement de n’importe quelle banque (pri- vée ou publique) où leur compte est domi- cilié. Il faut préciser que le retraité a le choix du mode de virement CCP ou ban- caire, et la date du 22 de chaque mois est applicable pour les deux modes de vire- ment”, affirme le directeur de la CNR d’Oran, Kada Bakour. Auparavant, la CNR exigeait un compte courant postal

pour le virement des pensions de retraite. Face à la pression sur les agences postales où les files d’attente et les pénuries de liquidités sont devenues insupportables, la CNR tente de faciliter la tâche à ses clients. “Pour le moment, 92% de nos 150 000 clients utilisent le CCP, et les 8% les man- dats lettres pour les petites pensions. Désormais, ils ont le choix entre poste et banque”, confie un cadre financier. Cependant, les 30 agents de la CNR qui traitent 4000 dossiers par mois, entre nou- veaux dossiers et révisions, ont une char- ge de travail très importante, d’où la nécessité d’ouvrir une deuxième caisse à Oran. “La CNR d’Oran est la plus impor- tante à l’échelle nationale. Alors que le nombre de retraités ne dépasse pas 60 000

clients dans presque toutes les caisses CNR des 48 wilayas du pays, la caisse d’Oran compte 150 000 retraités. Alger compte 4 caisses, alors qu’Oran subit une pression terrible dans une infrastructure où l’espace est limité”, avoue un cadre de la CNR. Malgré les difficultés, la salle d’accueil que nous avons visitée a été rénovée et dotée de toutes les commodités (même une machine à café). “Nos clients sont des per- sonnes âgées, souvent malades. Ils ont besoin d’une prise en charge très particuliè- re”, explique un agent d’accueil. Aujourd’hui, les yeux sont braqués sur les autorités locales pour bénéficier d’une assiette de terrain ou d’une infrastructure publique à rénover pour ouvrir une deuxième caisse.

NOUREDDINE BENABBOU

RELIZANE

L’auteur d’un détournement interpellé

C’est à l’issue d’une enquête ouverte après un dépôt de plainte par le secrétaire général de la direction du Trésor public que les éléments de la brigade économique et financière relevant de la police judiciaire de Relizane ont interpellé au cours de la semaine écoulée l’auteur d’un détournement de deniers publics, apprend-on de bonnes sources. La plainte avait été déposée suite à des détournements effectués sur des comptes ouverts au niveau du Trésor public. Agé de 53 ans, l’employé indélicat a reconnu les faits précisant qu’il détournait les sommes vers le compte de son frère ouvert au niveau de la même institution. Déféré devant le procureur de la République près le tribunal de Relizane sous le chef d’inculpation de faux en écritures et détournement de deniers publics, l’individu en question a été placé sous mandat de dépôt.

M. SEGHIER

COUR CRIMINELLE DE TIARET

Dix ans de prison pour la meurtrière de son mari

D ix ans de prison ferme assortis d’une

amende de 100 millions de centimes

à verser à la partie civile. Tel a été le

verdict rendu, ce dimanche, par la cour d’assises de Tiaret à l’encontre de M. L., une femme de 29 ans et enseignante de son état, poursuivie pour homicide volontaire sur son époux à Dahmouni, à 15 km à l’est de

Tiaret. Les faits remontent au 17 novembre 2014 quand, aux environs de 18h, et quelques instants après son retour au domi- cile familial après une journée de travail, la victime, B. Mourad, alors âgé de 37 ans et employé au sein de l’unité de fabrication des produits pharmaceutiques de Mellakou, à l’ouest de Tiaret, a reçu un coup de couteau en plein cœur, résultat d’une altercation avec sa femme. Mourad rendra l’âme sur place et le médecin légiste conclura, dans son rapport remis à la justice, que la mort

est due à une blessure au cœur causée par un objet tranchant avec une plaie de cinq centimètres. Lors du procès, l’accusée a reconnu son acte tout en essayant de le minimiser en clamant à l’accident. Dans une longue plaidoirie, l’avocat de la partie civile, Me Bourenane, a axé son interven- tion sur deux questions principales :

“Pourquoi, comment et qui avait enlevé le sang de la victime et qui lui avait changée ses vêtements ?” s’est-il interrogé. Dans son réquisitoire, l’avocat général n’a trouvé aucune circonstance atténuante dans ce dossier et requiert la prison à perpétuité pour l’accusée. Me Babou, l’un des avocats de la défense, s’attaquera à la presse écrite laquelle, selon lui, avait fait pression sur la justice, en rapportant l’information le jour du meurtre quant à la qualification de l’acte.

R. SALEM

du meurtre quant à la qualification de l’acte. R. SALEM BRÈVES de l’Ouest ORAN Sept blessés

BRÈVES de l’Ouest

ORAN

Sept blessés sur les routes de la wilaya

Les dernières heures ont encore enregistrées des accidents sur les routes de la wilaya d’Oran faisant au total sept blessés. Le renversement d’une Renault Kangoo sur le 4 e boulevard périphérique à Es Sénia en allant vers El-Kerma a fait trois blessés à différents niveaux de gravité, le mari, 55 ans, son épouse, 28 ans, et leur bébé de deux ans. Par ailleurs, le dérapage d’un Renault Master sur le pont de Ben Okba a causé deux blessés. Arrivés sur les lieux, les éléments de la Protection civile n’ont pas trouvé l’un des blessés sur place alors que le deuxième, H. A., 32 ans, a été pris en charge. Il a été touché à la mâchoire et au visage. La Gendarmerie nationale a ouvert une enquête. Au niveau de la rue Benatia-Hassane à Gdyel, une Passat a heurté un motocycliste sur une Peugeot 103 lui causant des blessures profondes à la tête.

AYOUB A.

30 tentatives de suicide en une semaine

Trente tentatives de suicide ont été enregistrées en l’espace d’une semaine par les services des urgences médicochirurgicales du CHU Oran. L’âge des victimes varie entre 18 et 36 ans et différentes méthodes ont été utilisées pour mettre fin à leur vie. Intoxication médicamenteuse, absorption de produits dangereux, comme l’acide de batterie ou encore de la mort-aux-rats. Selon les statistiques, les tentatives de suicide sont en augmentation et leurs origines vont des problèmes familiaux au refus de visa.

A. A.

Un étudiant chute du 2 e étage

K. Z., un étudiant, de 28 ans, est tombé, dans la nuit de dimanche à lundi, du deuxième étage de la résidence universitaire Le volontaire sise à Es Sénia. La victime, originaire de Tindouf, a subi de graves blessures à la tête et au dos lui faisant perdre connaissance. Une enquête a été ouverte.

A. A.

BÉCHAR

Saisie de près d’un quintal de kif

Les éléments de la brigade de Gendarmerie nationale de Béni-Ounif, en collaboration avec ceux de la Section de sécurité et d'intervention (SSI) et des GGF de Bouaiche ont saisi 99,1 kg de kif, transportés à dos de 2 baudets, à Oued Melias, près de la frontière algéro-marocaine. Selon le communiqué du groupement de la gendarmerie de Béchar, la drogue répartie dans 4 sacs, a été interceptée lors d'une embuscade, à une heure du matin, dans la nuit de vendredi à samedi.

R. ROUKBI

AÏN TÉMOUCHENT

Cambriolage d’une bijouterie en plein jour

Profitant de l’absence du propriétaire d’une bijouterie située en plein cœur de la ville de Aïn Témouchent, un inconnu encagoulé s’est introduit, ce samedi, à l’intérieur du local par le plafond. D’après la même source, le cambrioleur qui a emporté un butin (bijoux et espèces) pour une valeur estimée à des dizaines de millions aurait été trahi par une caméra de surveillance placée à l’intérieur du magasin. Une enquête a été ouverte.

M. LARADJ

Déjà quatre noyés !

Alors que la saison estivale n’a pas encore été entamée officiellement que déjà l’on déplore quatre noyés sur le littoral témouchentois. Selon la Protection civile locale, dans l’après-midi de vendredi, les corps de deux jeunes âgés respectivement de 19 et 20 ans originaires de la wilaya de Sidi-Bel-Abbès ont été retirés au large de la plage de Terga non encore surveillée. Un baigneur âgé de 21 ans, qui était en leur compagnie, a pu être sauvé in extremis d’une mort certaine. Sept jours plus tôt, un écolier âgé de 15 ans, en excursion à la plage de Madagh I, s’est noyé ainsi qu’un jeune dont le corps a été repêché au niveau de la plage de Rachgoun.

M.

L.