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THEMATIQUE ET STRUCTURE DU PHENOMENE PSYCHOTIQUE

Ch VIII – La Phase Symbolique


La découverte par Freud du narcissisme. Il s´aper
çoit qu´il y a des modifications dans la structure imaginaire du monde, et qu´elles interfèrent avec les
modifications dans la structure symbolique – la remémoration est forcément dans l´ordre symbolique.
Le désir qui est à reconnaître dans le délire psychotique n´a rien à voir avec le désir névrotique. Dans la
névrose on reste toujours dans l’ordre symbolique avec cette duplicité du signifié et du signifiant qui
est ce que Freud a traduit par le compromis névrotique.
Le refoulé reparaît in loco, là où il a été refoulé, c’est-à-dire dans le milieu même du symbole.
Il reparaît sous un masque.
Dans la psychose, le refoulé reparait dans un autre lieu, in altéro, dans l’imaginaire, et là en effet sans
masque. V dévelop p 121
P 127 phénomène du déjà vu
Le moi est exactement pour Freud l’agressivité, considérée comme caractéristique du rapport
imaginaire à l’autre dans lequel le moi se constitue par identifications successives et superposées.
Freud a voulu éviter le mirage de la fameuse personnalité totale qui n’a pas manqué de reprendre le
dessus à travers toute l’école américaine. Il y a dans le mouvement de la théorie freudienne une double
aliénation. Il y a l’autre en tant qu’imaginaire, il y a aussi l’autre qui parle de ma place. Voila ce
qu’apporte Freud.

Ch XI – Du rejet d´un signifiant primordial.


Nous investiguons sur l´économie des psychoses par la voie d´une analyse de la structure.
L´inconscient est là présent dans la psychose mais ca ne fonctionne pas.
(la psychanalyse ne consiste pas à rendre consciente une pensée qui aboutirait au renforcement).
Si la psychanalyse habite le langage, elle ne saurait sans s´altérer le méconnaître en son discours.
La question de l´ego est manifestement primordiale dans les psychoses, puisque l´ego, dans sa fonction
de relation au monde extérieur, est ce qui est mis en échec…. D´où maniement de la réalité comme
réactions de défense.. parano
ïa.
Ego : comporte un jumeau : le moi idéal et dans la psychose, le moi idéal parle comme un personnage
double :
Le moi (discours de la réalité) comporte toujours comme corrélat un discours qui lui n´a rien à voir
avec la réalité (discours de la liberté qui serait à la même place que ce qui délire chez le psychotique).
Donc pas d´égo sans ce jumeau gros délire… il y a dans le moi quelque chose de fondamentalement
mort, et toujours doublé de ce jumeau, qui est le discours. Question : ce double qui fait que le moi n´est
jamais que la moitié du sujet, comment peut-il se faire qu´il devienne parlant ? Qui parle ?
Rien à voir avec la projection imaginaire : on bat un enfant. P 166.
Dans l´ordre de l´imaginaire, l´aliénation est constituante, l´aliénation c´est l´imaginaire en tant que tel.
Le mécanisme imaginaire est ce qui donne sa forme à l´aliénation psychotique mais non sa dynamique.
Grand Autre comme corrélat nécessaire de la parole. Théorie de la cure analytique : rapport du moi du
sujet au moi idéal, du moi à l

´autre, le seul et unique autre de la relation imaginaire.


Thèse de Lacan : à l´encontre de Freud, il n´y a pas de refoulement à proprement parlé avant le déclin
de l´oedipe (au contraire de ce que dit Mélanie Klein).
Animal : notion de l´Unwelt.
RSI à quel moment chacun de ces rapports s´établit. La réalité est marquée d´emblée de la néantisation
symbolique.
Le jour, la nuit…p 169 très tôt des codes signifiants, avant que l´enfant n´apprenne à parler, qui sont de
l´ordre du symbolique.
Apparition primitive du signifiant. P 170 connotation symbolique de présence et absence du jour, c´est
là que se produit la VERWERFUNG (forclusion). Freud en parle peu, mais il dit : le sujet ne voulait
rien savoir de la castration, même au sens du refoulement.
Forclusion : ne rien vouloir savoir même au sens du refoulement.
Il s´agit du rejet d´un signifiant primordial – mécanisme fondamental à la base de la parano
ïa.
Il s´agit de l´exclusion primordiale d´un dedans primitif, celui d´un premier corps de signifiants où va
se constituer le monde de la réalité.
La première appréhension de la réalité par le sujet, c´est le jugement d´existence, qui consiste à dire,
ceci n´est pas mon rêve ou mon hallucination ou ma représentation, mais un objet.
P 171. Pour comprendre le phénomène de répétition.
Lettre 52 a Fliess
P 172 : ce qui est en cause dans la cure ce sont les phénomènes de mémoire, pas ceux des psychologues
– le processus primaire, le principe de plaisir, cela veut dire que la mémoire psychanalytique dont
parle Freud est, au contraire de celle de la pieuvre, quelque chose de complètement inaccessible à l
´expérience. Que voudrait dire autrement que les désirs de l´inconscient ne s´éteignent jamais et qui
font qu´au nom du principe de plaisir, l´être humain recommence indéfiniment les mêmes expériences
douloureuses.
Problème du signifiant primordial.
Qu’est-ce que nous entrevoyons de l’entrée dans la psychose ? sinon que c’est à la mesure d’un certain
appel auquel le sujet ne peut pas répondre, que se produit un foisonnement imaginaire de modes d’êtres
qui sont autant de relations au petit autre, foisonnement que supporte un certain mode du langage et de
la parole.
L’intrusion de ce que Schreber appelle la langue fondamentale, une sorte de signifiant particulièrement
plein.
Il y a plus de vérité psychologique dans le délire de Schreber que chez les psychologues. C’est le pari
de Freud.
Un versant du signifiant qui nous est donné pour ses qualités, sa densité propre. Non pour sa
signification, mais pour sa signifiance. Le signifié est vide, le signifiant est retenu pour ses qualités
formelles qui servent à en faire des séries, c’est le langage des oiseaux du ciel.
L’entrée dans la psychose, le mot révélateur et de l’autre côté la rengaine, le refrain.
Pronoms personnels qui s’élident : me , te, le, d’autres non : moi, toi, lui.
Je le veux ou je veux lui ou elle ce n’est pas la même chose.
La question du signifiant dernier dans la névrose : il ne dépend pas de la signification mais i en est
source.
Manque d’un signifiant dans la psychose, la réalité implique l’intégration du sujet à un certain jeu de
signifiants.
La position hystérique est une question qui se rapporte précisément aux deux pôles signifiants du mâle
et de la femelle.
L’obsessionnel est ni l’un, ni l’autre – l’on peut dire aussi qu’il est l’un et l’autre à la fois.
Si le névrosé habite le langage, le psychotique est habité, possédé par le langage..
Il faut rattacher le noyau de la psychose à un rapport du sujet au signifiant, sous son aspect de signifiant
pur.
Il arrive que nous prenions des pré-psychotiques en analyse, et nous savons ce que cela donne – cela
donne des psychotiques. P 285
Dans le cas du Président Schreber, l’absence du signifiant mâle primordial.

Signifiant – Signifié
En linguistique il y a le signifiant et le signifié. Le signifiant est à prendre au sens du matériel du
langage. Le piège, le trou dans lequel il ne faut pas tomber, c´est de croire que le signifié, ce sont les
objets, les choses. Le signifié est tout à fait autre chose – c´est la signification qui renvoie toujours à
une autre signification.
Le système du langage n´aboutit jamais à un index directement dirigé sur un plan de réalité, c´est toute
la réalité qui est recouverte par l´ensemble du réseau du langage.
Au niveau du signifiant, dans son caractère matériel, le délire se distingue précisément par cette forme
spéciale de discordance avec le langage commun qui s´appelle un néologisme.
(mot de création récente)
Au niveau de la signification, la signification renvoie toujours à une autre signification…
Ch X – Du signifiant dans le réel et du miracle du hurlement.
Shreber dont l´expérience de Dieu est de l´ordre du discours, en réalité se posait des questions à propos
de ce qui se trouve au joint du symbolique et du réel, autrement dit de ce qui introduit dans le réel l
´opposition symbolique. # entre le langage comme symbolique et son dialogue permanent intérieur.
(discours ressenti par le sujet comme étranger).
P 149 – inconscient psychotique # inconscient névrotique.
La névrose obsessionnelle ce n´est pas simplement des symptômes c´est aussi une structure, la
psychanalyse ne se met jamais sur le plan du discours de la liberté.
Il peut y avoir un signifiant inconscient, comment se situe t-il dans la psychose – exterieur au sujet –
hallucination – délire –
# entre Verwerfung et Verdrängung quant à leur localisation subjective.

DU SIGNIFIANT AU SIGNIFIE

Ch XIII – La question hystérique « Qu´est-ce qu´une femme ? »


La dynamique des phénomènes du champ analytique est liée à la duplicité qui résulte de la distinction
du signifiant et du signifié. Critique de la psy de l´ego p 196.
La structure d´une névrose est essentiellement une question.
Freud se demande ce que désire Dora, avant de se demander qui désire dans Dora. Le moi de Dora, c
´est Monsieur K. C´est en tant qu´elle est Monsieur K que c´est symptômes prennent tout leur sens.
Que dit Dora par sa névrose : Qu´est-ce qu´une femme ? dialectique de l´imaginaire et du
symbolique… p 198 le mode d´accès à l´oedipe chez la femme.
Il y a d´abord la WAHRNEHMUNG la perception
Puis la BEWUSSTSEIN la conscience
L´étape WAHRNEHMUNG notion de simultanéité, conscience et mémoire s´excluent comme telle,
Freud n´a jamais varié là-dessus.
La Bewu est de l´ordre des souvenirs conceptuels. C´est le moment où le signifiant, une fois constitué,
s´ordonne secondairement à quelque chose d´autre, qui est l´apparition du signifié.
C´est ensuite qu´intervient a VOBEWUSSTSEIN, troisième mode de remaniement.
P 204 VERDRANGUNG tombé de l´expression signifiante.
Théorie de la mémoire à la base de la première investigation par Freud du phénomène de l´inconscient.

Ch XIV – Le Signifiant comme tel ne signifie rien mais plus il ne signifie rien, plus le signifiant est
indestructible.
Notion de structure freudienne des psychoses. Rapport signifiant/signifié = diachronie et synchronie.
Physique moderne, dans la nature personne ne se sert du signifiant pour signifier, mais elle implique la
conjonction des deux signifiants l’un et le tout.
Qu’est-ce qui est propre au signifiant : qu’au point d’arrivée on prend acte du message.
C’est l’accusé de réception qui est l’essentiel de la communication en tant qu’elle est, non pas
significative, mais signifiante. Le signe, lui est là pour ne signifier rien. C’est là que commence l’ordre
du signifiant en tant qu’il se distingue de l’ordre de la signification.
Le complexe d’oedipe est l’introduction du signifiant.
La question de la mort, celle de la naissance, sont en effet les deux dernières qui n’ont justement pas de
solution dans le signifiant. C’est ce qui donne aux névrosés leur valeur existentielle.
Origine de la psychose : Quelque chose qui ne s’est pas réalisé dans le domaine du signifiant qui a été
WERWORFEN, ce qui a fait l’objet d’une VERWEFUNG qui reparait dans le réel.
Distinction radicale entre conviction passionnelle et conviction délirante par exemple….215
Rien ne ressemble autant à une symptomatologie névrotique qu’une symptomatologie prépsychotique.
A partir de quel moment décidons-nous que le sujet a franchi les limites, qu’il est dans le délire ?
Le délire commence à partir du moment où l’initiative vient d’un Autre avec un A majuscule.
Immixtion des sujets, car sujet et usage du signifiant = usage possible de l’entre-je.
Dans la psychose, il s’agit d’une impasse d’une perplexité concernant le signifiant. Entre-je c’est-à-dire
du petit autre, du double du sujet, qui est à la fois son moi et pas son moi…219
Le phénomène du délire, c’est de la question du signifiant.
Pour étude détaillée, relire le rêve de l’injection faite à Irma.

Ch XV – des signifiants primordiaux et du manque d’un.


L’autonomie du signifiant = il y a des lois qui lui sont propres.
Le complexe d’oedipe est essentiel pour que l’être humain puisse accéder à une structure humanisée du
réel. Expérience symbolique où le sujet est à la fois lui-même et les deux autres des partenaires.
Identification, intersubjectivité et organisation dialiectique.
S’agissant des psychoses le sujet serait perdu, voire arrêté à une fixation, qui tient essentiellement à
quelque chose qui se situe au niveau des relations du sujet au signifiant.
Une névrose sans oedipe, ça n’existe pas.
La pré-psychose, à savoir le sentiment que le sujet est arrivé au bord du trou, il n’y a pas de signifiant,
le manque qui se fait sentir comme tel. La signifiance même du signifiant, le manque d’un signifiant
amène nécessairement le sujet à remttre en cause l’ensemble du signifiant. Voila la clé fondamentale du
problème de l’entrée dans la psychose, de la succession de ses étapes et de sa signification.
Dans les névroses, c’est la signification qui pour un temps disparaît, tandis que la réalité, elle, tient bien
le coup.
Chapitre important pour comprendre la psychose. Le jour et la nuit comme exemple de signifiants,
structurants le réel humain…et signifiants chez les primitifs….

Ch XVI – Secrétaires de l’Aliéné


Trois réponses au sujet de la fonction du père.
La conquète de la réalisation oedipienne se fait par la voie de la relation agressive.
C’est par la voie d’un conflit imaginaire que se fait l’intégration symbolique.
Autre voie (la couvade)
Dans la forme névrotique sur la réalisation imaginaire du père par la voie d’un exercice symbolique de
la conduite.
3 voie incarnée dans le délire .
e

1) Réalisation symbolique du père par la voie du conflit imaginaire ;


2) Sur la réalisation imaginaire du père par la voie d’un exercice symbolique de la conduite ; -
névrose
3) Fonction réelle de la génération. – la fonction réelle du père comme procréateur.
Les 3 fonctions qui définissent la problèmatique de la fonction paternelle.
La parole est le centre de référence de tout ceci.

Ch XVIII – Métaphore et Métonymie : articulation signifiante et transfert de signifié.


Rôle du signifiant dans la métaphore, mais la métaphore comme transfert de signifiés, la signification
domine tout. P 253.
Comment peut-il se faire que le langage ait son maximum d’efficacité quand il arrive à dire quelque
chose en disant autre chose ?
Sans la structuration du signifiant aucun de transfert de sens ne serait possible. Dans le langage, ce
n’est pas ce qui apparaît au premier plan qui est l’important . L’important est l’opposition entre deux
sortes de liens qui sont eux-mêmes internes au signifiant. D’abord le lien positionnel : Pierre bat Paul
n’est pas l’équivalent de Paul bat Pierre.
Puis il y a le mot, mais ce n’est pas une unité de langage.
Une métaphore avant tout est soutenue par une articulation positionnelle.
L’important n’est pas que la similarité soit soutenue par le signifié –nous faisons tout le temps cette
erreur- c’est que le transfert du signifié n’est possible qu’en raison de la structure même du langage.
Tout langage implique un métalangage (le langage parlant du langage).
Le transfert du signifié, tellement essentiel à la vie humaine, n’est possible qu’en raison de la structure
du signifiant. Mettez-vous bien dans la tête que le langage est un système de cohérence positionnelle.
Les mathématiques au contraire utilisent un langage de pur signifiant, un métalangage par excellence.
La métonymie est au départ, et c’est elle qui rend possible la métaphore.
Au cœur de la pensée freudienne. L’œuvre commence par le rêve, ses mécanismes de condensation et
déplacements, de figuration, ils sont tous de l’ordre de l’articulation métonymique, et c’est sur ce
fondement que la métaphore peut intervenir.
Le langage, pour naître, doit toujours être déjà pris dans son ensemble. Par contre, pour qu’il puisse
être pris dans son ensemble, il faut qu’il commence par être pris par le bout du signifiant.
Les enfants n’en sont pas encore à la métaphore, mais à la métonymie.
Il faut d’abord que la coordination signifiante soit possible pour que les transferts de signifié puissent
se produire. L’articulation formelle du signifiant est dominante par rapport au transfert du signifié.
S’il est tellement nécessaire à l’homme d’user de la parole pour trouver ou pour se retrouver, c’est en
fonction de la propension naturelle à se décomposer en présence de l’autre.
La promotion du signifiant comme tel, la venue au jour de cette sous-structure toujours cachée qu’est la
métonymie, est la condition de toute investigation possible des troubles fonctionnels du langage dans la
névrose et la psychose.

Imaginaire – Réel – Symbolique


Lacan aborde les psychoses par les trois ordres : Symbolique, Imaginaire et Réel.
Quelle est la différence entre chacun ?
Dans l’ordre symbolique tout élément vaut comme opposé à un autre. Exemple d’un psychotique
délirant à partir d’une auto rouge menaçante : sous l’angle d’une aberration perceptive (daltonien) par
exemple on est dans le réel ;
Dans le registre du rouge qui ferait référence au rouge-gorge qui exhibe le plastron qui lui
donne son nom et qui correspond à la garde des limites du territoire….rouge qui aura fait
voir rouge au patient : on est dans l’imaginaire.
Enfin l’auto rouge dans l’ordre symbolique comme dans un jeu de carte, opposée au noir comme
faisant partie d’un langage déjà organisé.
Avec les aliénés le discours est de l’ordre symbolique et le matériel c’est le corps propre
avec sa relation irréductible à l’imaginaire.
C’est par l’intermédiaire du symbolique que Freud a pénétré l’univers de Schreber.
La réalité qui est sacrifiée dans la névrose est une partie de la réalité psychique.
Retranscrire le paragraphe p 56 jusqu’à façon symbolique
Pleine articulation de l’ordre symbolique dans la névrose, opposition dans la psychose, où c’est avec la
réalité extérieure qu’un moment il y a eu trou p 56
Pas suffisant, il faut découvrir les mécanismes de leur formation (des symptomes)
Le trou comblé par la pièce rapportée du fantasme psychotique …. Mécanisme de la projection… ce
qui a été rejeté du symbolique reparait dans le réel
3 après la parole, le langage.
Les registres du symbolique et de l’imaginaire se retrouvent dans les deux autres termes avec lesquels il
articule la structure du langage, c’est-à-dire le signifié et le signifiant.
Le matériel signifiant : c’est le symbolique. Si les langues artificielles sont stupides, c’est qu’elles sont
toujours faites à partir de la signification.
La signification, renvoie toujours à la signification. Du ressort de l’imaginaire.
Ensemble synchronique et diachronique dans le temps.
Question de structure.
Dans la psychose, l’altérité de l’Autre qui correspond au S, le grand Autre, sujet qui n’est pas connu de
nous, l’Autre qui est de la nature symbolique. Au milieu il y a les objets et puis au niveau du S il y a la
dimension imaginaire, le moi et le corps, morcelé ou pas.

V – D´un Dieu qui ne trompe pas et d´un qui trompe


Qu´est-ce que le refoulement pour le névrosé ? C´est une langue, une autre langue qu´il fabrique avec
ses symptômes. Le symptôme névrotique joue le rôle de la langue qui permet d´exprimer le
refoulement.
Phénomène de la parole : symbolique représenté par le signifiant
l´imaginaire représenté par la signification
réel : le discours dans sa dimension diachronique
la notion de discours est fondamentale p 76 78
la loi, toute entière dans la dimension imaginaire, diagonalement opposé à la relation de sujet à sujet,
axe de la parole dans son efficacité.
Lire la chose freudienne p 404-436 des Ecrits

Ch VII – La dissolution imaginaire


A propos du narcissisme – avant d
´aller vers les objets extérieurs il y aurait une étape ou le sujet prend son propre corps comme objet.
Pour diagnostiquer la psychose, avant tout les troubles du langage.
Constitution du sujet sur le plan imaginaire : le stade du miroir. Relation agressive de la formation du
moi, érotique aussi. P 107 Image spéculaire.
L´ambiguïté, la béance de la relation imaginaire exigent quelque chose qui maintienne relation,
fonction et distance. C´est le sens même du complexe d´oedipe.
Intervention d´un tiers, une loi, une chaîne, un ordre symbolique, l´intervention de l´ordre de la parole,
c´est-à-dire du père, fondée sur l´existence de ce nom du père.
Ordre symbolique quelque chose de superposé.
L´ordre symbolique subsiste comme tel hors du sujet distinct de son existence et le déterminant.
Absence du symbolique, d´où l´envahissement de l´imaginaire de Schreber,L´autre est structurellement
dédoublable, manifesté dans le délire. Il faut le réseau de nature symbolique qui conserve une certaine
stabilité de l´image dans les rapports humains.
Ce qui caractérise le monde de Schreber, c´est que ce lui est perdu et que seul le tu subsiste.
La notion du sujet est corrélative de l´existence de quelqu´un dont je pense – c´est lui qui a fait cela, lui
qui n´est pas là.

Verv ;.. Bejahung etc….


Dans la verneinung
P100 La psychose n´a pas de préhistoire…dialectique du corps morcelé, délire jeu des fantasmes dans
son caractère de duplicité.
Voir le texte d’Hyppolite de la Verneinung sur l’origine de la symbolisation…distinction entre
verneinung et bejahung voir p 21

Lacan revient alors sur le commentaire de Jean Hyppolite sur la Verneinung :


Ch VI – Le Phénomène psychotique et son mécanisme

Verdichtung, Verdr

angung – Verneinung et Verwerfung (Faire liste et équivalent en francais)


La psychose – quelque chose qui a été rejeté de l´intérieur et qui reparait à l´extérieur… une étape de la
symbolisation ne s´est pas faite… il n´y a pas refoulement mais rejet (le refoulement c la névrose)
Une Verwerfung primitive qui ne se fait pas et ce qui n´est pas symbolisé va se manifester dans le réel.
A l´origine Bejahung (fort-Da) ou affirmation de ce qui est ou Verwerfung (forclusion).
Rien de ce qui touche au comportement de l´être humain comme sujet ne peut échapper à être soumis
aux lois de la parole.
La symbolisation, autrement dit la loi y joue un rôle primordial. La sexualité humaine doit se réaliser à
travers elle.
La Verdichtung ou la loi du malentendu….
La Verdrängung, ou le refoulement (quand ca ne colle pas au niveau d´une chaine symbolique)
La Verneinung, de l´ordre du discours – principe de réalité… il s´agit toujours de retrouver un objet.

traitement de la psychose chez Freud, car il n’en a jamais parlé, sauf de façon tout à fait allusive.
Freud a décrypté le livre de Schreber et la langue fondamentale dont nous parle Schreber, comme
Champollion et il dit lisez le livre de Schreber avant de me lire. (Prendre garde de l’analyse purement
symbolique du livre qui ne permet pas de distinguer les névroses et les psychoses).

Schizophrénies – Paranoïa
On aborde volontiers plus facilement les schizophrénies que les paranoïas, alors que Freud même s’il
n’ignorait pas la schizophrénie s’est intéressé essentiellement à la paranoïa. (Cas Schreber – texte
majeur de sa doctrine). Freud a tracé une ligne de partage entre paranoïa d’un côté et de l’autre ce qu’il
appelle paraphrénie et qui correspond au champ des schizophrénies.
Retenir que pour Freud le champ des psychoses se divise en deux.
Chapitre 3 L´Autre et la Psychose
La paranoïa en général : la pulsion inconsciente du sujet ne serait qu´une tendance homosexuelle….
de la crise.

Œdipe – Nom du père - castration


Le Président Schréber avec sa nomination accède à une fonction paternelle avec la crainte de la
castration qui ressurgit avec une appétence homosexuelle corrélative. Voila ce qui serait le
déclenchement

Inconscient

Dans la psychose l’inconscient est en surface et conscient. L’inconscient c’est un langage


et le sujet psychotique ignore la langue qu’il parle.
Cette métaphore n’est pas suffisante nous dit Lacan, car la question n’est pas tellement de savoir
pourquoi l’inconscient qui est là, articulé à fleur de terre, reste exclu pour le sujet, non
assumé – mais pourquoi il apparaît dans le rée ?
L’inconscient est essentiellement parole, parole de l’autre, et ne peut être reconnue que lorsque l’autre
vous la renvoie. Le fond du problème : l’automatisme de répétition. Une parole qui doit revenir, malgré
la résistance du moi qui est défense. La répétition est fondamentalement insistance d’une parole.

Délires
Chapitre 2 La signification du délire
Un délire d´interprétation n´est pas du tout le même qu´un délire de revendication.
On doit distinguer également entre psychoses paranoïaques et les psychoses passionnelles (voir
Clérembaut).
C´est toujours la même force structurante qui est à l´œuvre dans le délire.
Description du dément précoce.
Commencez par ne pas croire que vous comprenez.
La difficulté d´aborder le problème de la paranoïa précisément à ce qu´elle se situe justement sur le
plan de la compréhension.
Le phénomène élémentaire, irréductible, est ici au niveau de l´interprétation.
Il symbolise ce qui se passe en termes de signification.
Que dit en fin de compte le sujet, surtout à une certaine période de son délire ? C´est qu´il y a de la
signification. Laquelle, il ne le sait pas… puisqu´il s´agit de la compréhension, nous comprenons. Eh
bien, justement, non.
Le propre des psychopathologies est de tromper la compréhension. C´est toujours le moment où ils ont
compris, où ils se sont précipités pour combler le cas avec une compréhension, qu´ils ont raté l
´interprétation qu´il convenait de faire ou ne pas faire.
« Le sujet à voulu dire ca ». Qu´est-ce que vous en savez ? Ce qui est certain c´est qu´il ne l´a pas dit.
Une question aurait pu être posée….
…plus ou moins compréhensible, n´est pas ce qui est important.Autour de quoi tourne le phénomène d
´interprétation – il s´articule au rapport du moi et de l´autre, pour autant que la théorie analytique,
définit le moi comme toujours relatif.
Dans la psychose passionnelle c´est plus près du je.
C´est précisément pour avoir toujours radicalement méconnu dans la phénoménologie de l´expérience
pathologique, la dimension dialectique que la clinique s´est fourvoyée.
La chose qu´on oublie, c´est que le propre du comportement humain, c´est la mouvance dialectique des
actions, des désirs, et des valeurs, qui les fait non seulement changer à tout instant, mais d´une facon
continue, mais même passer à des valeurs strictement opposées en fonction d´un détour du dialogue.
C´est dans la combinaison des phénomènes que réside le secret.
Qui parle ? doit dominer toute la question de la paranoïa.
…caractère central dans la paranoïa de l´hallucination verbale. …lorsque le sujet se parle, il s´entend
lui-même.
Dans le cas Schreberg, le Dr Flechsig occupe une place centrale dans la construction du délire.
…le sens double des mots primitifs…
Nous trouvons aussi dans le texte même du délire une vérité qui n´est pas là cachée comme c´est le cas
dans les névroses, mais bel et bien explicitée, et presque théorisée. Le délire la fournit dès qu´on le
prend pour ce qu´il est, un double parfaitement lisible, de ce qu´aborde l´investigation théorique. C´est
là que gît le caractère exemplaire du champ des psychoses.
p41… vous croyez avoir affaire à quelqu´un qui communique avec vous parce qu´il vous parle le même
langage…
ce serait le système même du délirant qui nous donnerait les éléments de sa propre compréhension.
Cas d´une délirante et du temps qu´il a fallut, plus d´une heure, pour détecter. P 42
Néologisme dans l´intuition et la formule.
L´intuition délirante….à l´opposé, il y a la forme que prend la signification quand elle ne renvoie plus à
rien.. la ritournelle.
Permet de reconnaître la signature du délire, car ces malades parlent le même langage que nous.
L´intuition et la formule arrêtent la signification, ce qui permet de distinguer le délire, p44
C´est le registre de la parole qui crée toute la richesse de la phénoménologie de la psychose.
Parler c´est avant tout parler à d´autres. Le sujet recoit son message de l´autre sous une forme inversée.
La parole pleine, essentielle, la parole engagée, est fondée sur cette structure.
Le signe auquel se reconnait la relation de sujet à sujet, et qui la distingue du rapport de sujet à objet c
´est la feinte… p 47
Voila structure sous ses deux faces, les paroles fondatrices et les paroles menteuses.
La notion de communication, c´est faire parler l´autre comme tel.
Dans la feinte l´Autre est là en tant qu´Autre absolu. Absolu, c´est-à-dire qu´il est reconnu, mais qu´il n
´est pas connu.
La parole ne parle pas seulement à l´autre, elle parle de l´autre en tant qu´objet, C´est de cela qu´il s
´agit quand un sujet vous parle de lui.
P 49 du discours du psychotique : la partie saine de la personnalité tient à ce qu´elle parle à l´autre, qu
´elle est capable de se moquer de lui. C´est à ce titre qu´elle existe comme sujet. Elle parle là de ce qui
est notre objet commun –l´autre avec un petit a. C´est toujours bien elle qui parle, mais il y a là une
autre structure, qui d´ailleurs ne se livre pas absolument. Elle témoigne.
La communication désintéressé n´est à la limite qu´un témoignage raté, soit quelque chose sur quoi tout
le monde est d´accord.
Toute connaissance humaine prend sa source dans la dialectique de la jalousie qui est une manifestation
primordiale de la communication… transitivisme fondamental, l´enfant bat et dit l´autre m´a battu, non
pas qu´il mente – il est l´autre littéralement.# avec le monde animal.
L´objet d´intérêt humain, c´est l´objet du désir de l´autre.
Le moi humain c´est l´autre. Il est à l´origine collection incohérence de désirs – c´est là le vrai sens de l
´expression corps morcelé p 50
…distinction de l´imaginaire et du réel…
C´est dans une rivalité fondamentale, dans une lutte à mort première et essentielle que se produit la
constitution du monde humain.
Le maître a pris à l´esclave sa jouissance p 51….
Cette distinction de l´Autre avec un grand A, c´est-à-dire de l´Autre en tant qu´il n´est pas connu, et de
l´autre avec un petit a, c´est-à-dire, de l´autre qui est moi, c´est dans cet écart que toute la dialectique
du délire doit être située.
La question est : 1° est-ce que le sujet parle ; une vraie parole, on ne le sait pas au départ.
2° de quoi parle-t-il ? : il vous parle de quelque chose qui lui a parlé.
C´est le fondement de la structure paranoïaque.
# entre l´aliénation comme forme générale de l´imaginaire et l´aliénation dans la psychose
Il y a l´Autre avec un grand A, sans cela il n´y aurait pas de problème de la psychose…
Freud, 3 types de délires : 1) Nier – ce n´est pas moi qui l´aime, c´est elle…
2)Nier – ce n´est pas lui que j´aime, c´est elle
3) Je ne l´aime pas, je le hais---- il me hait
En conclusion, distinguer le sujet, celui qui parle, et l´autre avec lequel il est pris dans la relation
imaginaire, centre de gravité de son moi individuel, et dans lequel il n´y a pas de parole. C la psychose.
Chapitre IV – Je viens de chez le charcutier

La projection dans la psychose, c’est le mécanisme qui fait revenir du dehors ce qui a été pris dans la
verwerfung, soit ce qui a été mis hors de la symbolisation générale structurant le sujet.
Je viens de chez le charcutier…. L’important n’est pas de comprendre…, ce à quoi il faut s’intéresser
c’est au point de savoir pourquoi elle voulait justement que l’autre comprenne cela.
Si je comprends, je passe, c’est collaborer à sa résistance. Vous comprenez vous avez tort.
Voir explications p 62/63
Il n’y a que deux façons de parler de ce S : soit de s’adresser vraiment à l’Autre Grand A et d’en
recevoir le message qui vous concerne sous une forme inversée ;
Soit d’indiquer sa direction sous la forme de l’allusion.
Si cette femme est proprement une paranoïaque, c’est que le cycle pour elle comporte une exclusion du
grand Autre. Voir explication…
Le phénomène de la jalousie est # quand il se présente chez un sujet normal ou délirant.
Le délirant lui se dispense de toute référence réelle.
Le délirant, à mesure qu´il monte l´échelle des délires, est de plus en plus sûr des choses posées comme
de plus en plus irréelles.
C´est ce qui distingue la paranoïa de la démence précoce.
La poésie est création d´un sujet assumant un nouvel ordre de relation symbolique au monde.
Le délire est une défense du sujet, les névroses sont expliquées de la même facon.

L’axe du délire, il y a deux plans à distinguer : le petit autre (ou l’autre imaginaire) et l’Autre absolu.
La méconnaissance de la distinction de ces deux autres dans l’analyse, où elle est partout présente, est à
l’origine de tous les faux problèmes, et particulièrement de celui qui apparaît maintenant que l’on a mis
l’accent sur le primat de la relation d’objet.
Pour le psychotique une relation amoureuse est possible qui l’abolit comme sujet, en tant qu’elle admet
une hétérogénéité radicale de l’Autre. Mais cet amour est aussi un amour mort.
Le psychotique aime son délire comme lui-même. P 288

Clinique et Position de l’analyste


Le psychanalyste… un dépotoir
Toujours repérer l´ordre où se trouve la défense.
Traduire p 92/93 au sujet de la facon d´intervenir et d´interpréter.
Explication de ce qu´est l´acting out…
Ch IX – Du non-sens et de la structure de Dieu
En matière d’inconscient, le rapport du sujet au symbolique est fondamental.
L’inconscient, structuré comme un langage dans lequel le signifiant joue un rôle fondamental.
La signification, c’est le discours humain en tant qu’il renvoie toujours à une autre signification (un
flux qui est la signification, et un autre qui est le discours que nous entendons).
Le symptôme est toujours fondé sur l’existence du signifiant. C’est tellement la doctrine de Freud, qu’il
n’y a pas d’autre sens à donner à son terme de surdétermination, et à la nécessité qu’il a posée, que
pour qu’il y ait symptôme, il faut qu’il y ait au moins duplicité, au moins deux conflits en cause, un
actuel et un ancien. Sans la duplicité fondamentale du signifiant et du signifié, il n’y a pas de
déterminisme psychanalytique concevable. Le matériel lié au conflit ancien est conservé dans
l’inconscient à titre de signifiant en puissance, de signifiant virtuel, pour être pris dans le signifié du
conflit actuel et lui servir de langage, c’est-à-dire de symptôme.
Sous prétexte que le sujet est un délirant, nous ne devons pas partir de l’idée que son système est
discordant. Les premières règles d’un bon interrogatoire, et d’une bonne investigation des psychoses,
pourraient être de laisser parler le plus longtemps possible.
La foi est née de l’observation mille fois répétée que la plupart de nos actes n’atteignent pas leur but.
Ch XII – La question hystérique
Structures freudiennes des psychoses c´est l´importance des phénomènes de langage dans l´économie
de la psychose. Entre S et A, la parole fondamentale …. P 22…
Le sujet commence par parler de lui, il ne parle pas a vous, la position du psychanalyste
est de ne pas s´identifier au sujet, d´être assez mort pour ne pas être pris dans la relation imaginaire.
Le sujet trouve sa place dans un appareil symbolique préformé qui instaure la loi dans la sexualité. Et
cette loi ne permet plus au sujet de réaliser sa sexualité que sur le plan symbolique. C´est ce que veut
dire l´Œdipe.
Que suis-je ? signifiant fondamental – la question a été réveillée en tant que symbolique, et non pas
réactivée comme imaginaire, que s´est déclenchée la décompensation de sa névrose, et que se sont
organisés ses symptômes.
P 192 dissymétries dans le complexe d´oedipe entre l´homme et la femme.

Ch XVII – Métaphore et Métonymie.


La question qui tourmente Freud, dans Moïse et le monothéisme : pourquoi l’homme s’accommode
aussi bien de la non-vérité. Par quelle voie la dimension de la vérité entre de façon vivante dans la vie ?
Freud répond que c’est par l’intermédiaire de la signification dernière de l’idée du père. Le symbole du
père. Que signifie essentiellement le symbole dans son rôle de signifiant ? Quelle est la fonction
originelle et initiatrice, dans la vie humaine, de l’existence du symbole en tant que signifiant pur ?
La défense en psychanalyse porte contre un mirage, un néant, un vide, et non contre tout ce qui existe
et pèse dans la vie.
Les parano, les délirants, les psychotiques, aiment leur délire comme ils s’aiment eux-mêmes.
Ils y tiennent comme à quelque chose qui est d’eux-mêmes.
Genèse : c’est le moment où se produisent les phénomènes de crépuscule du monde, qui caractérisent le
début d’une période délirante.
On n’y rencontre jamais la métaphore ? La métaphore suppose qu’une signification est la donnée qui
domine et qu’elle infléchit, commande l’usage du signifiant. La signification arrache le signifiant à ses
connexions lexicales. C’est là l’ambiguïté du signifiant et du signifié. La métaphore est impensable
dans la psychologie animale. Phénomène de similarité.
Voila ce qu’on néglige quand onparle de symbolisme – la dimension liée à l’existence du signifiant,
l’organisation du signifiant.
Dominance de la contiguité dans le phénomène hallucinatoire. Ce qui s’impose au sujet est la partie
grammatique de la phrase, celle qui n’existe que par son caractère signifiant et par son articulation.
L’opposition de la métaphore et de la métonymie est fondamentale.
Le signifiant est l’instrument avec lequel s’exprime le signifié disparu.
Ce que Freud appelle la condensation c’est la métaphore, et le déplacement c’est la métonymie.
C’est à partir de la relation du sujet au signifiant et à l’autre, avec les différents étages de l’altérité,
autre imaginaire et Autre symbolique, que nous pourrons articuler cette intrusion, cet envahissement
psychologique du signifiant qui s’appelle la psychose.

Ch XIX : Conférence : Freud dans le siècle.


L’originalité de Freud, qui déconcerte notre sentiment, mais seule permet de comprendre l’effet de son
œuvre, c’est le recours à la lettre. Quel est cet autre qui parle dans le sujet, et dont le sujet n’est ni le
maître, ni le semblable, quel est l’autre qui parle en lui ? Tout est là.
P 172 …. Théorie du MOI.
Freud ne s’est posé, personnellement qu’une seule question –comment ce système du signifiant sans
lequel il n’y a nulle incarnation possible, ni de la vérité, ni de la justice, comment ce logos littéral peut-
il avoir prise sur un animal qui n’en a que faire, et qui n’en a cure ? C’est pourtant cela la souffrance
névrotique.
Freud nie toute tendance au progrès. Il est fondamentalement anti-humaniste, tradition réaliste et
tragique.
La psychanalyse devrait être la science du langage habité par le sujet. L’homme, c’est le sujet pris et
torturé par le langage. L’homme poursuit des ombres, la seule façon d’en finir, ce serait de n’être pas
né tel – malheureusement, ça n’arrive qu’à peine une fois sur 200 000. Un witz de Freud.

LES ENTOURS DU TROU

Ch XX – L’appel, l’allusion.
Langage des symptômes p 282…

Toute appréhension humaine de la réalité est soumise à cette condition primordiale : le sujet est à la
recherche de l´objet
de son désir.
Retrouver un objet au départ halluciné, mais il ne le retrouve jamais, puisqu´il doit retrouver quelque
chose qui au départ est prêté.