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NOTES DE SECURITE CONSTRUCTION

VADE-MECUM

du Comité National d’Action pour la Sécurité et l’Hygiène dans la Construction C.N.A.C.

Rue St-Jean 4

Téléphone: 02/552 05 00

1000 Bruxelles

Fax: 02/552 05 05

PUBLICATION TRIMESTRIELLE DECEMBRE 1999 BUREAU DE DEPOT: NAMUR

fascicule numéro

84

E-mail: CNAC@CNAC.be Critères de sécurité ? plan global de préven- tion ? Analyse des risques
E-mail: CNAC@CNAC.be
Critères de
sécurité ?
plan global de préven-
tion ?
Analyse des risques ?

LE PLAN GLOBAL DE PREVENTION

Critères de sécurité ? plan global de préven- tion ? Analyse des risques ? LE PLAN

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION ………………………………………………………………………………………

2

LE SYSTEME DYNAMIQUE DE GESTION DES RISQUES

………………………………………………………………………………………………………

3

Généralités …………………………………………………………………………………………………………

3

L’élaboration d’une politique ………………………………………………………………………

3

La programmation……………………………………………………………………………………………

4

La mise en œuvre ……………………………………………………………………………………………

4

L’évaluation

………………………………………………………………………………………………………

4

L’ELABORATION D’UNE POLITIQUE ……………………………………

5

But …………………………………………………………………………………………………………………………

5

Pourquoi analyser des risques ?

5

L’approche systématique

……………………………………………………………………………

6

L’inventaire des risques …………………………………………………………………………………

7

Evaluation du risque et détermination du degré du risque ……………… 11

L’application ultérieure

…………………………………………………………………………………

13

LA PROGRAMMATION DE LA POLITIQUE ……………………… 15

Définition du but souhaité ……………………………………………………………………………

15

Définition des moyens et critères d’exécution 15

L’établissement de plans ………………………………………………………………………………

16

L’exécution de la politique ……………………………………………………………………………

17

Lévaluation de la politique

…………………………………………………………………………

18

Exemples d’exécution ……………………………………………………………………………………

18

INTRODUCTION

En 1999, le CNAC a introduit une demande de subsides auprès du Fonds Social Européen pour le développement de la méthodologie et de l’étude d’un certain nombre de cas pratiques en rapport avec le plan global de prévention dans la construction.

Cette demande a été acceptée par le FSE et a donné naissance à un document volumineux qui distingue 4 sous-secteurs dans l’analyse de cette problématique :

• Le gros-œuvre

• Le parachèvement

• Les travaux de voirie

• Le dragage

Cette note de sécurité n’est que le reflet des lignes de force de cette étude. Si l’étude complète vous intéresse, elle sera disponible au CNAC à partir du mois de mars

2000.

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LE SYSTEME DYNAMIQUE DE GESTION DES RISQUES

GENERALITES

Jusqu’au milieu des années 80, la politique de sécurité en Belgique était basée sur un ensemble de textes réglementaires qui reprodui- saient clairement les droits et obli- gations des employeurs et tra- vailleurs de sorte que la prévention des risques était principalement concentrée sur la lutte contre les retombées des risques et de manière insuffisante sur la lutte des risques à la source comme prescrit dans la politique de prévention.

Durant cette même période, des systèmes de gestion comme la Qualité Intégrale (Q.I) connaissent un premier essor. Pour optimaliser le système de gestion au sein de l’en- treprise, différentes entreprises commencent à appliquer de manière expérimentale les idées de la Q.I. dans le domaine de la sécu- rité et de l’hygiène; une évolution connue aujourd’hui comme la sécu- rité intégrale. Cependant, de nom- breuses entreprises accusaient un certain retard.

L’arrivée de la réglementation euro- péenne avec sa législation des objectifs a permis à l’employeur de bénéficier d’un plus grand espace de mouvement pour mener une poli- tique de sécurité adaptée. Il ne s’agit plus de législations détaillées mais uniquement d’objectifs géné- raux et globaux que tout le monde

MODELE DYNAMIQUE DE GESTION DES RISQUES

Elaborer

MODELE DYNAMIQUE DE GESTION DES RISQUES Elaborer Programmer Evaluer Mettre en œuvre
MODELE DYNAMIQUE DE GESTION DES RISQUES Elaborer Programmer Evaluer Mettre en œuvre

Programmer

MODELE DYNAMIQUE DE GESTION DES RISQUES Elaborer Programmer Evaluer Mettre en œuvre
MODELE DYNAMIQUE DE GESTION DES RISQUES Elaborer Programmer Evaluer Mettre en œuvre

Evaluer

Mettre en œuvre

doit essayer de réaliser chacun pour soi à sa manière. Les adaptations au niveau européen engendrent égale- ment des modifications au niveau national. Pour optimaliser l’efficacité des efforts en matière de prévention d’accidents, un modèle a été déve- loppé; il donne aux entreprises la liberté nécessaire pour développer elles-mêmes une politique adaptée à leur situation moyennant le res- pect d’un certain nombre de prin- cipes de base.

Dans le cadre de la nouvelle régle- mentation, l’employeur est tenu d’arrêter sa politique du bien-être dans un système dynamique de gestion des risques. Cette politique

comprend les domaines tels qu’énu- mérés dans la loi sur le bien-être, à savoir la sécurité du travail, la santé au travail, la charge psychosociale occasionnée par le travail, l’ergo- nomie, l’hygiène du travail, l’embel- lissement des lieux de travail et l’in- fluence du milieu du travail sur les conditions de travail.

Le nouveau modèle doit permettre l’élaboration d’un plan de prévention et la mise en œuvre de la politique en matière de bien-être des tra- vailleurs. Pour la réalisation de ce plan, l’employeur peut se baser sur un certain nombre de principes de gestion existants.

L’ELABORATION D’UNE POLITIQUE

L’employeur doit lui-même définir les objectifs et moyens qu’il sou- haite utiliser pour réaliser la politique de sécurité dans son entreprise. La politique de sécurité mise au point doit être fondée sur une analyse totale (globale) des risques et sur les mesures de prévention correspon- dantes. La notion d’analyse des risques n’est pas nouvelle; elle existe en effet dans la législation depuis 1992. La notion d’« analyse totale des risques » repose sur le fait qu’elle doit être effectuée à plu-

sieurs niveaux de l’entreprise : l’or- ganisation dans son ensemble (col- lectif) et chaque poste de travail (fonction) ou groupe de postes de travail (fonctions) au niveau de l’indi- vidu. L’analyse comprend les trois étapes suivantes :

• l’identification des risques / dan- gers (identification des risques);

• la définition et la détermination des risques / dangers;

• l’évaluation des risques / dangers (évaluation des risques).

et la détermination des risques / dangers; • l’évaluation des risques / dangers (évaluation des risques)
3

3

Celui qui a déjà lu le nouvel A.R. comprend très vite le fondement de la nouvelle législation. L’analyse totale des risques au sein de l’entre- prise devient une condition sine qua non pour la politique de sécurité à mener. Comment est-il possible de définir autrement ses mesures de prévention de manière adéquate ?

Selon le législateur, il existe trois types de mesures de prévention de base, à savoir :

• les mesures de prévention qui ont pour but d’éviter les risques,

• d’éviter les dommages éventuels

• ou de limiter les dommages.

L’employeur examine le type de base et la catégorie de mesures de prévention qu’il va appliquer dans son entreprise.

L’A.R. énumère douze catégories sur lesquelles portent les mesures :

• l’organisation de l’entreprise ou de l’institution, en ce compris les

méthodes de travail et de produc- tion utilisées;

• l’aménagement du lieu de travail;

• la conception du poste de travail;

• le choix et l’utilisation d’équipe- ments de travail et de substances et préparations chimiques;

• la protection contre les risques résultant d’agents chimiques, bio- logiques et physiques;

• le choix et l’utilisation d’équipe- ments de protection collective et individuelle et de vêtements de travail;

• l’application d’une signalisation de sécurité et de santé adaptée;

• la surveillance de la santé des tra- vailleurs, en ce compris les exa- mens médicaux;

• la charge psychosociale occa- sionnée par le travail;

• la compétence, la formation et l’in- formation de tous les travailleurs,

LA PROGRAMMATION DE LA POLITIQUE

Le résultat du modèle de gestion dynamique des risques, à savoir l’analyse des risques et les mesures de prévention, doit être repris dans deux documents écrits :

• le plan global de prévention;

• le plan d’action annuel.

Le plan global de prévention est établi en concertation avec les membres de la ligne hiérarchique et le(s) service(s) de prévention et de protection. Il s’agit d’un plan quin- quennal qui mentionne les activités de prévention à développer et à appliquer.

LA MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE

L’élaboration d’une politique de sécurité sur papier ne peut pas constituer le seul objectif. Elle doit en effet être transposée dans la pra- tique et appliquée.

Tous les acteurs présents dans l’en- treprise devront collaborer à l’exé-

cution de ce plan. Ceux qui ne le font pas devront être suivis et cor- rigés d’où l’importance que le légis- lateur accorde également au double suivi de la politique de sécurité, à savoir interne à l’entreprise par l’employeur, le conseiller en préven-

L’EVALUATION DE LA POLITIQUE

Il apparaît dans la pratique que le plan global de prévention et le plan d’action annuel ne sont pas simples, qu’ils n’apportent aucun résultat ou qu’ils manquent leur objectif; une guidance s’avère alors nécessaire. Dans une première phase et il s’agit

là de la méthode la plus douce, la guidance peut consister en une ini- tiative interne à l’entreprise.

Chaque entreprise connaît ses points faibles et peut / souhaite y remédier grâce à un changement de

et peut / souhaite y remédier grâce à un changement de TYPES DE MESURES DE PREVENTION
TYPES DE MESURES DE PREVENTION DE BASE Eviter les risques Eviter les dommages Limiter les
TYPES DE MESURES
DE PREVENTION DE BASE
Eviter les
risques
Eviter les
dommages
Limiter les
dommages
en
ce
compris
les
instructions

adéquates; • la coordination sur le lieu de travail;

• les procédures d’urgence, en ce compris les mesures en cas de situation de danger grave et im- médiat et celles concernant les premiers secours, la lutte contre l’incendie et l’évacuation des tra- vailleurs.

L’obligation d’établir un plan d’ac- tion annuel basé sur le plan d’action global reste toutefois d’application.

tion et les membres de la ligne hié- rarchique et externe à l’entreprise par les services de prévention externes, le CNAC et les services d’inspection.

politique. Certaines entreprises res- tent toutefois récalcitrantes. Pour celles-ci, une méthode de guidance plus sévère sera nécessaire : l’inter- vention répressive des instances compétentes.

4

4

L’ELABORATION D’UNE POLITIQUE

BUT

La Loi sur le Bien-être et les A.R. qui en découlent stipulent que les employeurs sont tenus d’inventorier et d’évaluer les risques dans le domaine de la sécurité et de la santé. En se basant sur cet inven- taire et sur cette évaluation, l’em- ployeur doit prendre des mesures pour prévenir ou réduire les risques.

Tant l’inventaire et l’évaluation que les mesures à prendre doivent être définis par écrit. Cet inventaire et cette évaluation des risques concer- nent également les risques pour les travailleurs qui, sur base de leurs caractéristiques personnelles, cou- rent des risques supplémentaires comme par exemple les travailleurs

âgés et jeunes, les travailleurs étran- gers, etc. Si l’inventaire a correcte- ment été dressé, de nombreux risques y seront signalés.

Le texte ci-dessous aborde la pro- blématique d’un bon inventaire des risques pour la sécurité et la santé et traite en outre de manière détaillée l’évaluation des risques inventoriés.

Analyse des risques Activités internes Activités externes à l’entreprise à l’entreprise Lieu de travail
Analyse des risques
Activités
internes
Activités
externes
à l’entreprise
à l’entreprise
Lieu de travail
Equip. de travail
Agent
Milieu du travail
Lieu de travail
Equip. de travail
Agent
Milieu du travail
Homme
Homme
Adaptations et/ou suivi médical

POURQUOI ANALYSER DES RISQUES ?

Pour obtenir un niveau de sécurité acceptable dans son entreprise, l’employeur doit avoir de bonnes connaissances complètes des risques liés aux activités profession- nelles (internes et externes).

La notion de « risque » peut être définie de différentes manières.

Une définition est reprise dans la norme européenne EN 292-1, à savoir « Une combinaison de la pro- babilité et de la gravité d’une lésion ou d’une atteinte à la santé pouvant survenir dans une situation dange- reuse » ou, de manière simplifiée :

risque = probabilité x effet.

Comment interpréter maintenant la notion de « danger » ? Conformé- ment à la norme EN 292-1, le danger

est une situation pouvant engendrer un risque de lésion ou d’atteinte à la santé.

Il est impossible de mesurer les risques. Dans le meilleur des cas, ils peuvent uniquement être évalués. C’est pourquoi il sera également question dans la terminologie en matière de sécurité d’une « estima- tion du risque ». Conformément à la norme EN 292-1, l’estimation du risque est une évaluation élargie de la probabilité (de lésion ou d’atteinte à la santé) et de la gravité (de la lésion ou de l’atteinte possible à la santé) en vue de choisir les mesures de sécurité adéquates.

L’évaluation des risques dépend des connaissances et de l’expérience de la personne qui procèdera à l’estima-

tion du risque. Ils seront par consé- quent évalués d’une autre manière, ce qui nous amène au point faible de l’analyse des risques. Quelle que soit la façon objective et profonde avec laquelle on procède, une analyse des risques est toujours liée au temps, au groupe, à la personne, à la situation et à la culture. Une analyse des risques est-elle par conséquent inutile ? NON, l’analyse des risques permet d’avoir une idée aussi cor- recte que possible de la situation actuelle en matière de sécurité et de santé dans l’entreprise.

Techniques d’analyse

Les différentes techniques d’analyse auxquelles le conseiller en préven- tion peut recourir peuvent être appli-

5

5

quées à la fois pour l’analyse de situations de travail existantes et pour la planification de nouvelles situations et nouveaux systèmes de travail.

Lorsque l’on tient compte de la « hiérarchie des mesures de préven- tion », il est clair que la découverte, l’analyse et l’évaluation des risques pour la sécurité et la santé sont le plus efficace dans la phase de projet de chaque nouvel aspect du travail.

Dans le cadre de la sécurité, les risques repris ci-dessous sont considérés comme cause d’acci- dents et de quasi-accidents :

•les risques résultant d’agents phy- siques (bruit, vibrations, …);

L’APPROCHE SYSTEMATIQUE

Chaque accident / quasi-accident fictif ou réel présente une ou plu- sieurs causes et par conséquent une ou plusieurs conséquences. Pour déceler les risques, il y a lieu

•les risques chimiques (réactions,

explosions,

corrosivité,

nocivité,

toxicité, …),

•les risques mécaniques (parties en mouvement, manipulation de mar- chandises, récipients sous pres- sion,…),

•les

(sources

d’allumage, produits (facilement)

inflammables, auto-inflammation, …);

•les risques environnementaux (pol- lution de l’air, du sol, des eaux, …);

•les risques de radiations (radiations ionisantes, non ionisantes (U.V., I.R.,…)),

•les risques biologiques (allergies, …),

risques

d’incendie

de posséder une bonne connais- sance des différents facteurs qui ont joué un rôle lors de l’accident / du quasi-accident. Quelle que soit la façon de considérer la situation, il y

•les risques externes (industrie à proximité, trafic aérien, fluvial, ferroviaire, …). En principe, chaque imperfection, qu’elle concerne l’homme, son équi- pement, les produits avec lesquels il travaille et son environnement com- porte des risques. Sans découvrir ces risques, leur maîtrise est impos- sible. Comme le « système dyna- mique de gestion des risques » peut être défini comme la technique de management pour éviter les événe- ments non souhaités pouvant engendrer des dégâts, il est néces- saire d’intégrer dans chaque entre- prise une systématique pour per- mettre, en d’autres termes, une approche systématique des pro- blèmes de sécurité et de santé.

a toujours quatre facteurs de base :

l’homme, son équipement, son envi- ronnement et les produits avec les- quels il travaille. Ces facteurs de base sont présents dans chaque

Analyse des risques Inventaire des activités de l’entreprise Inventaire des activités sur le chantier Lieux
Analyse des risques
Inventaire des activités de l’entreprise
Inventaire des activités sur le chantier
Lieux de travail
Equip. de travail
Agents
Personnel
concerné
Détecter les risques
nouveaux risques
Définir les mesures de prévention
Etablir un Plan global
de prévention (5 ans)
adaptation du planning
Plan d’action
annuel (1 an)
Exécution du planning
Suivi et
contrôle
Responsable
Moyens
Temps de réaction/périodicité

Feed-back des données

6

6

situation de travail et présentent en permanence des interférences.

La réunion de ces facteurs constitue un ensemble au fonctionnement

« dynamique ».

Supprimer ou modifier un des fac- teurs influence automatiquement les autres facteurs.

Pour aborder les problèmes de sécurité avec succès et de manière approfondie, les quatre facteurs devront être étudiés sérieusement.

A cet effet, la méthode suivante peut

être appliquée :

• commencez par inventorier toutes les activités de l’entreprise et sur le chantier;

• répertoriez les différents lieux (postes) de travail (environ- nement), les équipements de tra- vail utilisés (équipement), les agents (produit) et le personnel concerné (homme);

HOMME EQUIPEMENT ENVIRONNEMENT PRODUIT
HOMME
EQUIPEMENT
ENVIRONNEMENT
PRODUIT

• décelez les risques possibles qui peuvent donner lieu à ces quatre facteurs de base;

• définissez les mesures de préven- tion;

• dressez un planning et déterminez des priorités;

• intégrez déjà lors de l’établisse- ment du planning un certain

nombre de points de contrôle pour l’exécution;

• désignez le responsable de l’exé- cution et définissez les moyens nécessaires;

• exécutez le planning;

et

• veillez au suivi, au contrôle adaptations.

L’INVENTAIRE DES RISQUES

La découverte des données de base La découverte des tendances Une première démarche très impor-
La découverte
des données de base
La découverte des tendances
Une première démarche très impor-
tante consiste à rassembler les don-
nées réelles de la situation de l’en-
treprise. Il s’agit :
• du nombre de personnes concer-
nées par l’activité professionnelle;
• des tâches qu’elles accomplis-
sent;
• des habitudes de travail;
• de l’utilisation d’équipements de
travail;
Lorsque la situation réelle est repro-
duite, il est possible de procéder au
regroupement de divers faits et inci-
dents pouvant indiquer un problème
possible de sécurité. Ces faits et inci-
dents peuvent être des accidents,
blessures, absences, dégâts, désor-
dre, fissures dans les machines,
maladies, stress, etc. Il s’agit de
signaux témoignant de la présence
d’un problème situé très probable-
ment au niveau de la sécurité.
souhaité (un accident) en lui-même
ne peut pas être évalué gratuitement
mais bien les conséquences de
celui-ci.
Normalement, lors de l’énumération
des situations non souhaitées, une
distinction est faite entre :
• les événements sans dommage,
• les événements avec uniquement
des dégâts matériels,
• les événements engendrant une
lésion physique qui :
• de l’aménagement du lieu de tra-
vail;
• de l’incendie et de l’explosion;
- guérit rapidement après avoir
apporté des soins et n’occa-
sionne pas une incapacité de
travail,
• de l’électricité;
Pour obtenir une liste aussi longue
que possible de risques et dangers,
la personne qui effectue l’analyse
des risques peut s’appuyer sur trois
systèmes d’analyse complémen-
taires :
• des agents chimiques;
- occasionne une incapacité de
travail temporaire,
• des agents physiques;
• l’analyse des statistiques d’acci-
dents,
• des agents biologiques;
- donne lieu à une incapacité de
travail permanente,
• de l’environnement et du climat au
travail;
• le sondage systématique des tra-
vailleurs,
- connaît un dénouement mortel.
• de la charge de travail;
• l’étude systématique des lieux de
travail.
• de l’organisation du travail;
• d’autres facteurs spécifiques.
L’analyse des statistiques
d’accidents
En résumé, le législateur exige que
la situation réelle soit rendue le
mieux possible.
Les accidents soulignent souvent
une insécurité. Un événement non
Les événements non souhaités ne
sont donc pas toujours identiques.
C’est la raison pour laquelle des sta-
tistiques fiables doivent être établies
pour permettre d’établir des liens
exacts pouvant être vérifiés entre
causes et conséquences.
7

7

Analyse des risques Loi sur le bien-être Lieux et postes de travail Equipements de Produits
Analyse des risques
Loi sur le bien-être
Lieux et postes
de travail
Equipements de
Produits
Autres
agents
travail Machines
dangereux
Interne
Externe
Usage
Opérations de
Inventaire
(entreprise)
(chantier)
interne/externe
Fiche S. & S./
fiches M.S.D.S.
mesures
Directive
lieux de travail
Directive
chantiers
temp. ou mobiles
Directive
Equip. de travail
Directives concernant l’usage
de produits dangereux
Analyse des
Plan de
sécurité
Plan d’urgence
risques équip.
et de
santé
de travail
Analyse
globale
des risques

Le sondage systématique des travailleurs

Les travailleurs qui exécutent chaque jour les tâches qui leur sont confiées sont le mieux placé pour connaître leur poste de travail. Ils constituent une source riche en expériences et informations et peu- vent aider l’analyste à déceler les causes des différents quasi-acci- dents (non répertoriés dans les sta- tistiques), incidents et accidents du travail qui se sont produits antérieu- rement. Ils pourront en outre for- muler les suggestions nécessaires sur les mesures de prévention à prendre.

Chaque inventaire de données sur les problèmes humains peut com- mencer en pratique en cherchant une réponse à un certain nombre de questions comme :

• quels métiers de la construction présentent des risques pouvant constituer un problème sur le plan de la sécurité et de l’hygiène ?

• les travailleurs sont-ils contents de leur métier ?

• de

précisément

quoi

sont-ils

mécontents ?

• quelles raisons de mécontente- ment sont-elles invoquées ?

• à quel rythme le problème posé se présente-t-il ?

• quel est

le degré de gravité du

problème ?

• existe-t-il encore d’autres motifs non cités pour lesquels le pro- blème se pose ?

En dépit de la quantité considérable d’informations que peut fournir cette méthode, il faut tenir compte d’un certain nombre de restrictions.

Une première restriction est l’effet de l’« information de deuxième main ». Il est bien connu que de nombreuses observations sont obtenues par ouï-dire. De ce fait, la transmission de ce message n’est pas parfaite non plus. La plupart des personnes essayent d’adapter la situation réelle à la situation sou- haitée. Dans une analyse appro- fondie de la situation, il est néces- saire de considérer à la fois le côté « réalité » et le côté « désirabilité ».

Une deuxième restriction est l’image faussée de l’entreprise. L’obser- vation d’une situation est souvent

déterminée par le regard individuel du travailleur. Des problèmes peu- vent en effet se poser par l’image que l’on a de la réalité et non par la réalité proprement dite. Cette image peut toutefois s’écarter énormément de la réalité. La méthode susmen- tionnée ne tient toutefois pas compte de l’image faussée que peut avoir le travailleur de sorte qu’il sera nécessaire d’appliquer une autre méthode en complément.

L’étude systématique des postes de travail grâce à une visite visuelle

Les instruments suivants peuvent en outre être éventuellement utilisés à cet effet :

• listes de contrôle pour le secteur de la construction, …

• descriptions de fonctions et de tâches,

• instructions, notices d’utilisation, manuels et procédures,

• obtenir des données lors du son- dage systématique,

• statistiques des interventions pre- miers soins, accidents du travail et surveillance médicale,

8

8

• données de contrôle et de mesure établies auparavant,

• informations des fabricants et des fournisseurs.

On vérifie en outre :

• si la réalité concorde avec les pro- cédures courantes de travail (pres- crites) et

• comment sont effectuées les acti- vités qui sortent de la routine comme l’entretien, le réglage de machines, le chargement et le déchargement, l’élingage et le déchargement de charges, etc.

L’application de la méthode M.I.E.R.

Dans le cadre des dispositions légales en matière d’analyse des risques, le C.N.A.C. met l’accent sur la méthode M.I.E.R. Il s’agit d’une technique d’analyse permettant d’inventorier de façon systématique les risques pour la sécurité, la santé et le bien-être dans l’entreprise (de la construction) et sur le chantier. La méthode M.I.E.R. a pour but d’in- citer l’employeur à gérer systémati- quement ces risques dans son entreprise. La méthode comporte deux volets : l’inventaire et l’évalua- tion. L’inventaire consiste à réper- torier les principaux points critiques en matière de sécurité, de santé et de bien-être (S.S.B.) dans une entre- prise. Ces points qui ressortent de l’inventaire sont appréciés lors de l’évaluation. Lors de l’appréciation, une évaluation mathématique ou non du risque est réalisée par point critique. Le résultat de l’évaluation doit permettre d’obtenir une liste reprenant les points critiques ainsi que les mesures de prévention à prendre.

L’exécution d’une analyse et évalua- tion des risques ne constitue toute- fois pas une donnée unique. En effet, les techniques et les condi- tions de travail évoluent et par conséquent, les risques vont égale- ment changer. Par conséquent, une révision régulière de la méthode M.I.E.R. s’impose.

Dans le cadre de la méthode M.I.E.R., il faut tout d’abord dresser dans une première phase un aperçu de base de toutes les activités prin-

 

FACTEURS D’EQUIPEMENTS STANDARDS

1

Le type d’équipement

2

Le degré de protection de l’équipement

3

Le degré d’automatisation de l’équipement

4

Le concept de la commande

5

Les caractéristiques du projet

6

La réalisation de l’équipement

7

La clarté de lecture

8

La qualité de vérification de l’équipement

9

Le degré d’entretien

10

La vitesse de fonctionnement de l’équipement

11

La nature de l’énergie utilisée

12

La présence d’un arrêt d’urgence

13

La présence d’un bouton type « homme mort »

14

La possibilité éventuelle de pontage ou de sabotage

 

FACTEURS HUMAINS STANDARDS

1

La condition physique

2

La situation familiale et les difficultés éventuelles

3

La santé

4

L’attitude envers le travail et la sécurité

5

La motivation et l’ardeur de la personne

6

Les informations reçues par la personne

7

La taille de la personne

8

Le milieu dont la personne est issue

9

La formation préparatoire reçue par la personne

10

L’âge de la personne

11

Les réflexes de la personne

12

La maturité de la personne

13

Les aptitudes acquises par la personne

14

L’expérience du passé

15

Les déficiences dans la méthode à suivre

16

Les erreurs dans l’ordre de montage

17

La distraction par d’autres travailleurs

18

Les erreurs humaines durant la conduite, la planification ou l’organisation

19

Les erreurs humaines durant le contrôle ou l’adaptation

20

Les actions dangereuses volontaires accomplies par l’homme

9

9

cipales et partielles qui se déroulent au sein de l’entreprise.

Une fois que le schéma complet est connu, il est alors possible de com- mencer à remplir les fiches types d’analyses M.I.E.R. Chaque activité est automatiquement couplée à une(des) catégorie(s) de personnel (le facteur homme), un(des) équipe- ment(s) (équipement de travail, appareil, installation, …), un(des) produit(s) (produits dangereux) et un(des) facteur(s) environne- mental(aux).

Chaque inventaire se base sur une fiche d’analyse type (voir exemple). La procédure est la suivante :

• donnez un titre à la fiche d’analyse des risques (pour en faciliter le classement ultérieur) :

exemple :

Analyse des risques : Chantier gare de Gand, lieu de travail fer- railleurs, ou Analyse des risques : Menuiserie Lippens, lieu de travail scie circu- laire.

• complétez l’activité principale qui sera analysée sur le lieu de travail. exemple : ferraillage, sciage

• complétez ensuite les activités partielles pour cette activité princi- pale exemple :

l’élingage des barres d’armature, le levage des barres d’armature, le soudage de l’armature,

le levage des planches et pan- neaux, le sciage des planches,

le stockage des matériaux sciés,

• demandez-vous si ces activités partielles peuvent encore être sub- divisées exemple :

répartition en diverses techniques de soudage soudure électrique, soudure oxy- acétylénique, soudure M.I.G. et T.I.G.

• le but de la méthode M.I.E.R. est de dresser par activité partielle une énumération de l’équipement, des produits utilisés, des facteurs humains et environnementaux.

FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX STANDARDS LIES A L’IMPLANTATION DU POSTE DE TRAVAIL

1

Proximité de l’eau

2

Accès au poste de travail

3

Trafic

4

Sol / air pollué

5

Travaux dans les excavations

6

Travaux en hauteur

Vous trouverez ci-après un certain nombre de facteurs d’équipe- ments standards, de facteurs humains et environnementaux repris sous forme de tableau. • Pour chacun de ces facteurs, une liste standard avec des risques fixes est parcourue.

 

RISQUES ET DANGERS STANDARDS

1

Coupure

2

Choc/heurt

3

Coincement

4

Brûlure

5

Ecrasement

6

Basculement/renversement

7

Dégagement

8

Ejection

9

Chute d’objets

10

Chute

11

Fumées, gaz, poussière

12

Incendie/Surchauffe/Explosion

13

Aveuglement

14

Electrocution

15

Radiations

16

Vibrations

17

Bruit

18

Asphyxie

19

Empoisonnement

20

Noyade

21

Enfouissement

22

Affection médicale

23

Charge physique/psychique

• Il faut vérifier si, par facteur et par champ de risques, il y a réellement une possibilité que le risque se produise. Dans une première phase, il s’agit uniquement d’ins- crire une croix (X) si le risque est d’application et un moins (-) si ce n’est pas le cas ou si le risque est inexistant. On entend par item les facteurs « Equipement », les fac- teurs humains et environnemen- taux. Compléter cette matrice per- mettra d’obtenir une idée des risques liés à une certaine activité.

Et ensuite :

un

degré de risque peut être défini.

L’utilisation de l’auxiliaire « pou-

voir » implique que l’on n’est pas encore obligé de compléter avec des chiffres à cet endroit. Dans un certain nombre de cas, le mot LOI peut figurer à la place du degré du risque. Ce sera le cas lorsque le législateur a déjà imposé certaines mesures de sécurité.

il faut définir si des mesures de prévention spécifiques sont nécessaires. A cet effet, il y a lieu :

+ d’essayer dans une première phase d’éviter ou de limiter les risques,

+ de rechercher en permanence un niveau de protection supé- rieur,

+ d’adapter les mesures de pré- vention au progrès technique et

+ de réaliser une meilleure protec- tion du travailleur. Il est toutefois important que les mesures de prévention décrites soient basées sur :

+ des prescriptions légales : Loi sur le Bien-être, R.G.P.T., Code et autres,

+ les codes de bonne pratique comme les normes, les prescrip- tions de pays étrangers, les codes de pratique et d’instruc- tion, les niveaux d’exposition, …

+ des données de la littérature et des banques de données.

s’il n’existe pas de mesures de

prévention matérielles ou si celles-

ci ne suffisent pas, il est possible

d’indiquer que des instructions spécifiques doivent être prises. Celles-ci constitueront un complé- ment aux instructions imposées par la LOI;

10

10

• une colonne « Informations sur la tâche » peut être complétée (sans obligation). Elles peuvent surtout être utiles pour les entreprises qui appliquent ou souhaitent appli- quer un système de gestion de la sécurité certifié dans leur entre- prise; • la dernière colonne « Profil de l’exécutant » donne plus d’infor- mations sur la formation ou les connaissances du travailleur qui doit effectuer le travail. Le profil de l’exécutant porte sur sa formation, son expérience assimilée ou ses spécialisations.

Un autre élément à examiner dans le cadre de l’analyse des risques sont les risques liés à l’interaction des différentes activités de construction ou des activités au sein de l’entre- prise.

FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX PHYSIQUES ET NATURELS

1

Exigences particulières en matière d’environnement

2

 

Conditions climatiques

2.1

Vapeurs

2.5

Verglas / gel

2.2

Chaleur

2.6

Vent

2.3

Soleil

2.7

Pluie

2.4

Froid

2.8

Neige

3

 

Proximité des conduites

3.1

Gaz

3.3

Eau

3.2

Electricité

3.4

Autres

4

 

Bruit

5

 

Eclairage

6

 

Gaz, vapeurs, fumées, …

7

 

Radiations

7.1

I.R.

7.3

Ionisantes

7.2

U.V.

7.4

Autres

8

 

Vibrations

EVALUATION DU RISQUE ET DETERMINATION DU DEGRE DU RISQUE

Il n’existe pas encore à l’heure actuelle de méthode d’évaluation des risques spécifiques au secteur de la construction mais bien des méthodes générales d’évaluation des risques pouvant être appliquées au secteur de la construction. La méthode Kinney a été retenue dans le cadre de cette note.

La méthode Kinney part du principe que trois paramètres influencent l’importance d’un risque. Cette conclusion a été tirée après l’ana- lyse de la définition la plus simple du risque :

Risque = Probabilité x Conséquences (R = P x C)

On obtient une évaluation sensée en divisant le risque d’apparition en deux paramètres importants :

1) Probabilité (P) = le risque de sur- venance d’une conséquence ou d’un dommage non souhaité dû à l’absence de mesures et de dispositifs; 2) Durée d’exposition (E) = la durée d’exposition au risque où une

distinction est faite entre d’une part, la durée ou la fréquence d’exposition et d’autre part, le nombre de personnes exposées. On obtient 3 paramètres de risque en combinant avec le facteur « Conséquences » (C).

Représentation

formule :

sous

forme

de

R = P x E x C

Il faut en outre noter que, quelle que soit l’approche choisie, il est tou-

P = probabilité

P

= 0,1 = presque inconcevable

P

= 0,2 = pratiquement impossible

P

= 0,5 = concevable mais improbable

P

= 1

= improbable, cas limite

P

= 3

= inhabituel mais possible

P

= 6

= fort possible

P

= 10 = pouvant être attendu

E = exposition

E

= 0,5 = très rare (1x an)

E

= 1

= rare (quelques fois par an)

E

= 2

= parfois (mensuelle)

E

= 3

= occasionnelle (hebdomadaire)

E

= 6

= fréquente (journalière)

E

= 10 = permanente

11

11

ANALYSE DES RISQUES : DEGRE PROFIL DU(DES) RISQUES ET DANGERS RISQUE DU (*) DE MESURES
ANALYSE DES RISQUES :
DEGRE
PROFIL
DU(DES)
RISQUES ET DANGERS
RISQUE DU
(*)
DE MESURES
PREVENTION
EXECUTANT(S)
ACTIVITE
ACTIVITE
FACTEUR DE
PRINCIPALE
PARTIELLE
RISQUE
COUPURE
CHOC/HEURT
COINCEMENT
BRULURE
ECRASEMENT
BASCUL./RENVERSEMENT
DETACHEMENT
EJECTION
HOMME
D’OBJETSCHUTE
CHUTE
POUSSIERESOUGAZVAPEURS,
EQUIPEMENT
INCEN./SURCHAUFFE/EXPL.
AVEUGLEMENT
ELECTROCUTION
RADIATIONS
VIBRATIONS
ENVIRON.
BRUIT
ASPHYXIE
EMPOISONNEMENT
NOYADE
ENLISEMENT
MEDICALEAFFECTION
PRODUIT
PHYSIQUE/CHARGE
PSYCHIQUE
C
(*) Voir pages 11 et 13
P
E
R
D’INSTRUCTIONSFICHE
TOOLBOX
FORMATION
EXPERIENCE
ASSIMILEE
FORMATIONS
COMPLEMENTAIRES

12

12

jours question d’une simplification de la réalité.

Après établissement des para- mètres P, E et C, il est possible de ranger le risque à l’aide du produit dans une des cinq classes à risques. Cette classification des risques est décrite comme suit :

C = conséquence = dommage

C

= 1 = blessure insignifiante sans incapacité de travail

C

= 3 = blessure importante et incapacité de travail

C

= 7 = invalidité grave permanente / affection chronique avec incapacité (partielle) de travail

C

= 15 = lésion très grave, 1 cas mortel (aigu à terme)

C

= 40 = catastrophe, plusieurs morts

R = P x E x C = résultat du risque et action résultante

R 20 :

pas (code 1)

20

< R 70 :

attention nécessaire (code 2)

70

< R 200 :

mesures requises (code 3)

200 < R 400 : amélioration directe (code 4)

R > 400 :

arrêt des travaux (code 5)

L’APPLICATION ULTERIEURE

Maintenant que l’on a grosso modo une idée des activités, de l’équipe- ment (équipements de travail, …), des produits, des facteurs environ- nementaux, des travailleurs exposés aux risques, des risques propres à l’activité et de l’interaction avec l’ac- tivité de tiers ainsi que des princi- pales mesures de prévention, il est possible de compléter le tableau suivant. Ces données peuvent être complétées avec d’autres mesures de prévention connues ou imposés (par la loi) qui ne ressortent pas directement de la matrice. Le tableau ci-contre permet de peaufiner l’analyse des risques. Un volet est ainsi également prévu pour l’évaluation des risques. Le volet « Mesures de prévention » est subdivisé en trois colonnes action (A.), moyens (M.) et temps de réaction (T.R.). Le grand avantage de la subdivision est la possibilité d’énumérer les différents points d’action (A.) et moyens (M.) qui seront invoqués.

Exemple :

Lorsque pour l’action (A.), « Le port d’E.P.I. adaptés au travail » est repris dans le plan de sécu- rité, le volet « Moyens » (M.) peut être complété avec p.ex. dispo- nible en magasin, de stock sur le chantier, …

Par ailleurs, la colonne « Temps de réaction » (T.R.) donne au respon- sable de l’exécution (voir ci-après) une idée de la rapidité avec laquelle il doit intervenir face à une certaine infraction ou un certain point d’ac- tion.

Exemple :

Lorsque l’on constate, lors d’une visite de chantier, que la mesure de prévention qui consiste à mettre en place un dispositif de protection collective contre les chutes (garde-corps, etc.) n’a pas été appliquée, il faut réagir direc- tement. Le volet T.R. « direct » est complété à ce moment-là.

Exemple :

Pour les mesures de prévention concernant l’ordre et la propreté, un temps de réaction journalier ou hebdomadaire peut être imposé.

Une autre exigence légale consiste à désigner un responsable pour le res- pect des mesures de prévention. Sa désignation dépendra toutefois de différents facteurs qui différeront d’entreprise à entreprise (taille de l’entreprise, structure hiérar- chique,…). Les responsables de l’exécution sont par exemple l’em- ployeur, le responsable du service logistique, le responsable pour l’en- tretien, le conducteur de chantier, le chef d’équipe ou l’expert interne ou externe en prévention. Il est égale- ment possible de donner dans la colonne suivante les moyens que peut utiliser le responsable de l’exé- cution pour l’évaluation du suivi et la périodicité avec laquelle celui-ci doit se faire.

13

13

DU R EQUIPEMENT/ MESURES DE PREVENTION SUIVI DE L’EXECUTION FORMATION/INSTRUCTION CATEGORIE RISQUE ACTIVITE
DU R
EQUIPEMENT/
MESURES
DE PREVENTION
SUIVI DE L’EXECUTION
FORMATION/INSTRUCTION
CATEGORIE
RISQUE
ACTIVITE
PRODUIT/
EVALUATION DES RISQUES
PERSONEL
ENVIRON.
P EVALUATION
E
G
A.
M.
T.R.
R.E.
P.E.
P.
F.S.
E.A.
F.C.
T.
I.
 

P.E. : Possibilité d’évaluation

: Périodicité

F.S. : Formation scolaire

E.A. : Expérience assimilée

F.C. : Formation complémentaire

: Informations sur la tâche : Instruction(s)

 

P.

I.T.

I.

Les abréviations suivantes sont utilisées dans les tableaux ci-dessous :

: Probabilité

: Exposition

: Gravité

: Risque

: Action

: Moyens

T.R. : Temps de réaction (p.ex. direct, en fin de journée,…)

R.E. : Responsable de l’exécution

P.

E.

G.

R.

A.

M.

14

14

PROGRAMMATION DE LA POLITIQUE

DEFINITION DU BUT SOUHAITE

L’analyse globale des risques de la situation d’une entreprise va faire apparaître un certain nombre de risques pour lesquels il faudra trouver très rapidement une solu- tion. Les mesures de prévention fixées sont par conséquent priori- taires. En raison de leur nature ou de leur coût, d’autres mesures de pré- vention nécessitent plutôt une approche systématique. Une répar- tition des efforts sur une plus longue période sera de ce fait nécessaire.

La réussite de la politique de pré- vention dépend principalement des objectifs de l’entreprise. C’est pour- quoi il est utile de définir en premier l’objectif souhaité avant de déve- lopper une stratégie détaillée.

Avant de définir les objectifs, l’ana- lyste essaye de soupeser au mieux la réalité avec le caractère souhai- table. On entend par « réalité » la situation réelle en matière de sécu- rité et de santé dans l’entreprise. Est visé par « caractère souhaitable » le niveau de sécurité et de santé final

de l’entreprise et ce, APRES l’intro- duction du système dynamique de gestion des risques.

Il existe deux façons de rapprocher ces situations. Soit que le caractère souhaitable est adapté à la réalité, soit que la réalité est influencée jus- qu’à ce que celle-ci réponde au caractère souhaitable.

Il importe de décrire de manière aussi claire que possible les diffé- rences entre la « réalité » et le « caractère souhaitable ».

Un certain nombre de questions peuvent être posées à cet effet :

• Quels sont les véritables points de divergence ?

• Quels sont les points qui répon- dent plus ou moins à la réalité et lesquels n’y répondent pas ?

• Quels sont les points fautifs dans la situation et lesquels ne le sont pas ?

• A quel niveau peut se situer la divergence ? Au niveau de l’indi- vidu ou du collectif (organisation),

de l’équipement, de l’opération, de la formation, du suivi, … ?

• …

Les réponses aux questions sus- mentionnées feront apparaître à coup sûr toute une série de points litigieux. Il est en outre important que les points positifs et négatifs soient notés. De nombreuses analyses et évaluations sont en effet basées sur la situation négative (mauvaise). Ce qui est bon est bon et ne nécessite pas d’attention supplémentaire. Rien n’est moins vrai. Si l’on souhaite que tout le monde suive la politique durant la phase d’exécution dans l’entreprise, il faudra non seulement mettre l’accent sur les points néga- tifs mais il faudra également exposer les points positifs (déjà atteints) dans l’entreprise.

La recherche de solutions et de réponses pour résoudre les points divergents soulèvera rapidement toute une série d’accents (d’objec- tifs) permettant de développer une stratégie dans une phase suivante.

DEFINITION DES MOYENS ET CRITERES D’EXECUTION

Il est uniquement possible de rechercher les moyens nécessaires après avoir défini tous les détails. Il va de soi que tous les moyens doi- vent toujours être appliqués avec la plus grande efficacité. Les moyens possibles doivent par conséquent être connus ainsi que, dans la mesure du possible, l’effet escompté de ces moyens.

Un certain nombre de questions peuvent être utiles pour rechercher ces moyens :

• Quel peut être le coût ? • Quels avantages sont-ils escomp- tés?

• Que faut-il faire et pour quand ?

• Le remplacement ou la modifica- tion d’une technique n’est-elle pas moins coûteuse que son adapta- tion ?

• Qui se chargera de l’exécution ?

• Combien de temps peut être investi dans la recherche de ces moyens ?

• Qui va suivre et contrôler l’en- semble ?

De cette manière, les objectifs peu- vent continuer à être détaillés ce qui permettra à son tour de fixer un cer- tain nombre de critères d’exécution.

D’autres critères peuvent être trouvés dans l’adaptation, l’organi- sation ou des actions, compte tenu de l’individu, de l’équipement, de l’environnement et des produits. Certaines alternatives peuvent (peut-être) éliminer complètement les risques. D’autres sépareront peut-être la source de risque. D’autres encore prévoiront encore de l’aide.

Il est important que les moyens et solutions retenus soient regroupés sur une liste avec les données déjà réunies.

15

15

L’ETABLISSEMENT DE PLANS

Objectif

Le résultat de l’analyse des risques, les objectifs, moyens et critères d’exécution avancés se retrouvent dans deux documents écrits :

• le plan global de prévention et

• le plan d’action annuel.

En complément au planning précé- dent, l’employeur doit également

prévention tertiaires, toutes les mesures qui doivent être prises au cas où les mesures de prévention devraient échouer dans des cas exceptionnels ou, en d’autres termes, les procédures en matière d’incendie, d’explosion, d’accidents, d’incidents et de premiers soins.

En dépit du fait que le plan d’ur- gence interne est établi séparément,

Analyse globale des risques Evaluation des risques Plan global de prévention Plan d’action annuel interaction
Analyse globale des risques
Evaluation des risques
Plan global de prévention
Plan d’action annuel
interaction
Résultats I & E des risques
Objectifs prioritaires
pour l’exercice
Mesures de prévention prévues
Moyens / méthodes
réalisation des objectifs
Objectifs prioritaires
Activités/missions
réalisation des objectifs
Moyens financiers/
organisationnels/matériels
Moyens financiers/
organisationnels/matériels
Obligations/moyens missions
parties concernées
Adaptation prioritaire :
Obligations/moyens missions
parties concernées
- modification des circonstances
- accidents/incidents
- rapport annuel
Critères d’évaluation
- avis du comité
Mesures de prévention
Exécution de la politique
Evaluation et adaptation

dresser un planning tertiaire, à savoir le plan d’urgence interne. Le but est de regrouper toutes les dispositions en matière de dite prévention ter- tiaire. On entend par mesures de

il fait à proprement parler partie du plan global de prévention.

Le fil rouge dans tous ces plans est d’aboutir à une véritable solution

définitive des problèmes de sécurité exposés. Il va de soi que ces plans doivent comprendre les objectifs visés. Il ne faut par ailleurs pas oublier les moyens qui seront nécessaires à cet effet. Les opéra- tions ainsi que les interventions (mesures) organisationnelles éven- tuellement nécessaires devront être mentionnées.

A vrai dire, un plan global de pré- vention et un rapport d’action annuel constituent une succession de démarches nécessaires à prendre dans le temps pour atteindre l’objectif souhaité. C’est pourquoi les deux plans doivent apporter des réponses claires aux questions suivantes :

• Que faut-il faire précisément ?

• Où doivent avoir lieu les change- ments ?

• Qui est responsable de l’exécu- tion ?

• Quand les changements doivent- ils avoir lieu ?

• Qui s’occupe du suivi global ?

• Quels points et moyens de con- trôle seront-ils intégrés ?

• Quels dispositifs d’alarme seront incorporés ?

• Si le suivi ne se passe pas bien :

+ Quelle information sera trans- mise ? + Qui va s’en charger ? + A quel moment cela va-t-il se faire ? + De quelle manière ?

• Quels points critiques comporte le plan ?

• Quels moyens sont absolument nécessaires pour l’exécution ?

• A quel niveau un malentendu est-il encore possible ?

• Quel malentendu éventuel peut-il avoir de graves conséquences ?

• Quels éléments sont-ils encore équivoques dans le plan ?

• Quels sont les points critiques ?

• Est-il possible de remédier aux points critiques ?

• Quels éléments sont-ils très diffici- lement ou impossibles à maî- triser ?

16

16

• Qu’est-il vraiment improbable et catastrophique si cela se produit ?

• Quels sont les risques résiduels acceptables ?

Le plan global de prévention

Le plan global de prévention contient les données suivantes :

• les

résultats

risques,

de l’analyse des

• les mesures de prévention pré- vues,

• les priorités,

• les activités et missions prévues,

• les moyens,

• le mode d’adaptation du plan,

• les critères d’évaluation du plan.

Il est établi en accord avec :

la

• le

service

interne

pour

Prévention et la Protection,

L’EXECUTION DE LA POLITIQUE

L’élaboration d’une politique de sécurité sur papier ne peut pas être le seul objectif. Elle doit également être transposée réellement dans la pratique et appliquée. Tous les acteurs présents dans l’entreprise

• le

Prévention et la Protection, • le comité pour la Prévention et la Protection.

la

service

externe

pour

Le plan d’action annuel

Le plan global de prévention doit être transposé en un plan d’action annuel. Le contenu du plan d’action annuel reste en grande partie inchangé.

Le plan d’action annuel comprend :

• les objectifs prioritaires dans le cadre de la politique de prévention pour l’exercice de l’année sui- vante, • les moyens et méthode(s) pour atteindre ces objectifs, • les missions, obligations et moyens de toutes les personnes concernées, • l’adaptation au plan global de pré- vention suite :

devront collaborer à ce plan. Ceux qui ne le font pas devront être suivis et corrigés, d’où l’importance que l’employeur accorde également au double suivi, à savoir interne à l’entreprise par l’employeur, le

- à un changement de circons- tances,

- aux accidents et incidents sur- venus dans l’entreprise,

- au rapport annuel du service interne de P. & P. de l’exercice précédent,

- aux avis du comité durant l’exer- cice précédent.

La grande différence avec les anciennes dispositions concernant le plan d’action annuel est qu’il s’inscrit maintenant dans un contexte beaucoup plus large. Il constitue une partie intégrale du système dynamique de gestion des risques; il est une conséquence du plan global de prévention et constitue par conséquent l’instru- ment de travail journalier. Toutes les adaptations périodiques du plan global de prévention doivent par conséquent être reprises dans le plan d’action annuel.

conseiller en prévention, les membres de la ligne hiérarchique, le comité P. & P. et externe à l’entre- prise par les services externes de prévention, les services d’inspection et le C.N.A.C.

Développement de la politique

Développement de l’organisation

Développement de techniques pour le planning, la mesure et l’évaluation

Politique Organisation Planning et mise en application Auditing Mesure des résultats Evaluation des résultats
Politique
Organisation
Planning et mise en application
Auditing
Mesure des résultats
Evaluation des résultats

Boucle de feed-back pour améliorer les résultats

17

17

L’EVALUATION DE LA POLITIQUE

L’établissement d’un plan global de prévention donne à l’employeur, au conseiller en prévention et aux autres personnes mêlées à la poli- tique de prévention un bon aperçu des risques pour la sécurité et la santé dans l’entreprise. Il permettra également de donner un but pour connaître le sens du travail.

A court terme, ce type de plan peut donner de très bons résultats. Le besoin d’une évaluation périodique double va toutefois subsister.

La première évaluation est l’évalua- tion « point par point »; chaque partie du plan est examinée séparé- ment au niveau de la réalisation, du suivi, etc. Pour ne pas avoir de dis- cussions inutiles avec les respon- sables de l’exécution pendant cette phase, il est indispensable de fixer les moyens et points de contrôle lors de l’élaboration du planning. Il est ainsi possible de voir clairement si chaque partie du plan avancé est exécutée. Des dispositifs d’alarme doivent également être intégrés. A

cet effet, il y a également lieu de définir quelles informations doivent être transmises, par qui, à quel moment et de quelle manière.

La deuxième évaluation est l’éva- luation globale. Pour cela, le plan est examiné dans son ensemble et on vérifie si de nouveaux risques se sont ajoutés ou si des risques exis- tants ont disparu. Le législateur l’a également compris. C’est la raison pour laquelle on retrouve dans la législation une révision périodique obligatoire tous les cinq ans.

EXEMPLES D’EXECUTION

Introduction

Afin d’avoir une meilleure idée de la partie théorique de l’analyse des risques, deux exemples pratiques portant l’un sur le secteur « gros œuvre » et l’autre sur le secteur « menuiserie » sont repris ci-dessous.

L’établissement d’un aperçu des activités principales et partielles

Comme déjà signalé ci-avant dans cette note de sécurité, il y a lieu d’établir au début de l’analyse des risques une répartition globale des principales activités qui engendre- ront des risques particuliers dans le domaine de la sécurité et de la santé. Les diverses activités par- tielles seront traitées ultérieurement.

Gros œuvre

Pour le secteur « gros œuvre », le schéma suivant peut être avancé :

• Aménagement du chantier

- Travaux préparatoires

- Mise en place de l’installation de chantier

- Excavation et terrassement

- Montage de la grue

- Grue fixe / grue sur rail

- Grue mobile

• Fondations

- Implantation des semelles de fondation conformément au plan

- Semelles de fondation

- Battage de pieux

- Battage de palplanches

- Parois berlinoises

- Reprise en sous-œuvre des bâti- ments

- Murs emboués

- Tranchées blindées

Coffrage

- Préparation du coffrage

- Coffrage de la dalle de sol

- Coffrage des colonnes

- Coffrage des poutres

- Coffrage des parois

- Coffrage de la dalle (étages)

- Coffrage des escaliers

• Ferraillage

- Généralités

- Ferraillage des fondations

- Ferraillage du plancher

- Ferraillage des colonnes et des parois

- Ferraillage des éléments préfa- briqués

Bétonnage

- Généralités

- Déversement avec trémie (cufat)

- Déversement avec

à

pompe

béton

• Maçonnerie

- Généralités

- Maçonnerie sur un échafaudage sur tréteaux

- Maçonnerie sur un échafaudage de service

- Généralités - Maçonnerie sur un échafaudage sur tréteaux - Maçonnerie sur un échafaudage de service

18

18

• Réalisation d’éléments préfabri- qués

- Réalisation de coffrages

- Mise en place du ferraillage

- Déversement du béton

- Traitement / stockage

- Montage d’éléments préfabri- qués

• Démolition

Menuiserie

Pour le secteur « menuiserie », le schéma suivant peut être établi :

• Aménagement de l’atelier - menui- serie

• Sciage

- Travaux avec une scie circulaire à panneaux (horizontale)

- Travaux avec une scie à ruban du type normal

- Travaux avec tronçonneuse à scie circulaire

- Travaux avec une scie radiale (scie circulaire à bras radial)

- Travaux avec une tronçonneuse double

- Travaux avec une scie circulaire de chantier

• Rabotage

- Travaux avec une dégauchis- seuse

- Travaux avec une raboteuse

- Travaux avec une machine combinée dégauchisseuse-rabo- teuse

- Travaux avec une machine com- binée dégauchisseuse-raboteu- se avec mortaiseuse à mèche

• Fraisage

- Travaux avec une toupie à arbre vertical

- Travaux avec une défonceuse

• Le tenonnage et le façonnage

- Travaux avec une tenonneuse

• Le perçage de trous

- Travaux avec une mortaiseuse à mèche

- Travaux avec une perceuse mul- tibroches

- Travaux avec un foret à gouge

- Travaux avec une mortaiseuse à bédane

- Travaux avec une mortaiseuse à chaîne

• Ponçage

- Travaux avec une ponçeuse à bandes longues

- Travaux avec une ponçeuse à châssis

• Assemblage

- Travaux avec une presse à cadre

• Activités diverses

- Travaux avec un tour à bois

- Travaux avec une encolleuse de chants

- Travaux avec une encolleuse de chants avec toupies

- Travaux avec une perceuse à colonne

- Travaux avec une meuleuse fixe

• Travaux avec petit outillage élec- trique

- Travaux avec une disqueuse

- Travaux avec une perceuse

- Travaux avec une meuleuse d’angle

- Travaux avec une scie circulaire à main

- Travaux avec une scie sauteuse

- Travaux avec une raboteuse

- Travaux avec une ponceuse à bande

- Travaux avec une surfaceuse

- Travaux avec une défonceuse

• Travaux avec petit outillage avec moteur à combustion

- Travaux avec scie à chaîne

• Travaux avec petit outillage pneu- matique

- Travaux avec une agrafeuse et une cloueuse

- Travaux avec des conduites à air comprimé

- Travaux avec compresseurs

• Travaux avec pistolets de scelle- ment • Travaux avec engins de levage et moyens de transport

- Travaux avec une grue sur camion

- Travaux avec une transpalette

• Travaux avec accessoires élec- triques

- Travaux avec enrouleurs

- Travaux avec allonges

• Equipements de travail pour les travaux en hauteur

- Utilisation d’une échelle

- Utilisation d’un échafaudage

- Utilisation d’un échafaudage roulant

- Utilisation d’échafaudages sur tréteaux

Le développement des activités partielles

A titre d’exemple, trois analyses de risques ont été développées pour les deux sous-secteurs.

Pour le secteur « gros œuvre », il s’agit :

- Ferraillage - généralités

Pour le secteur « menuiserie », il s’agit :

- Travaux en atelier (généralités)

- Travaux avec une scie circulaire

le secteur « menuiserie », il s’agit : - Travaux en atelier (généralités) - Travaux avec
19

19

Exemple « ferraillage » EVALUATION FORMATION / CATE- MESURES DE PREVENTION SUIVI DE L’EXECUTION RISQUE
Exemple « ferraillage »
EVALUATION
FORMATION /
CATE-
MESURES DE PREVENTION
SUIVI DE L’EXECUTION
RISQUE DU
INSTRUCTION
EQUIP.
DE
GORIE
ACTIVITE
IDENTIFICATION DES RISQUES
TRAVAIL
PER-
SONNEL
P
E
G
R
A.
M.
T.R.
R.E.
P.E.
P.
F.S.
E.A. F.C.
I.T.
I.
Décharge-
Engin de
Coupures
lors de du l’accrochage
ou
ment
des
levage/
du
décrochage
ferraillage
fers
manuel
Formation et instructions;
Port de chaussures de sécurité;
Utilisation de dispositifs auxiliaires.
d’armature
Chute de matériaux sur le
personnel
Formation et instructions;
Utilisez un matériel d’élingage adapté et contrôlé;
Port du casque de sécurité.
Chute de personnes (travaux sur
Bonne entente avec le grutier (utiliser des gestes
camion, trébuchement
sur le
ferraillage,
…)
codés);
Formation et instructions;
Protection périphérique du camion à garder le plus
possible.
Découpe
Décou-
Ecrasement de membres
Utilisez des
machines
en bon état, installées de
et/ou
peuse et
manière
conforme
et correcte;
pliage du
plieuse
ferraillage
Formation et instructions;
Port de gants et de chaussures de sécurité.
Electrocution
Travaillez uniquement
avec du matériel agréé, contrôlé
visuellement
chaque jour;
Suspendez et/ou protégez les câbles.
Coupures
Portez des gants de protection;
Protégez et/ou signalez le ferraillage tranchant et en
saillie;
Laissez
uniquement du personnel qualifié travailler avec
les
machines.
Pose du
Manuel
Coupures
ferraillage
Port de gants de protection;
Protégez et/ou signalez le ferraillage tranchant et en
saillie.
Travaux
Coupures
Utilisez de une
meuleuse
portative conforme (disque et
avec
la
coiffe
protection
adaptés);
meuleuse /
portative
Formation et instructions;
Port de gants de protection.
dispositif
de
Brûlures
Portez des vêtements de travail complets;
soudure
Portez des gants de protection.
Blessures aux yeux
Blessures aux yeux
Formation et instructions;
Port de lunettes / lunettes de soudeur de sécurité.
Outillage
Electrocution
électrique
Formation et instructions;
Utilisez uniquement du matériel contrôlé et certifié;
Vérifiez chaque jour l’outillage.
Engin de
Coincement
levage
Formation et instructions;
Personnel qualifié;
Utilisez les bons gestes;
Portez des équipements
de protection
individuelle
(chaussures
de sécurité, gants
de protection,
…)

20

20
Exemple « Travaux dans un atelier de menuiserie » EVALUATION FORMATION / CATE- MESURES DE
Exemple « Travaux dans un atelier de menuiserie »
EVALUATION
FORMATION /
CATE-
MESURES DE PREVENTION
SUIVI DE L’EXECUTION
RISQUE DU
INSTRUCTION
EQUIP.
DE
GORIE
ACTIVITE
IDENTIFICATION DES RISQUES
TRAVAIL
PER-
SONNEL
P
E
G
R
A.
M.
T.R.
R.E.
P.E.
P.
F.S.
E.A. F.C.
I.T.
I.
Travaux en
Atelier
Menuisier des
Etre machines.
happé, écrasé et coincé par
Installez les dans
machines
atelier
ancrez-les
le sol. à bois de manière stable ou
(généra-
lités)
Largeur du passage : 80 cm minimum.
Passages non signalés.
Maintenez dégagés les environs des machines.
Installez les dispositifs de protection réglementaires
obligatoires
Il est interdit de nettoyer ou de réparer les parties en
mouvement
de la en machine
contre
la remise
marche. sans protéger la machine
Replacez toutes les protections après l’entretien.
Ne portez
pas de bagues, chaînes ou bracelets pen-
dant
le travail.
Dispositifs pour les premiers soins adaptés.
Chute et trébuchement
Equipez les escaliers de garde-corps.
Protégez avec des garde-corps les dépôts pour le bois
qui dépassent
aux
travailleurs. de 2 mètres du sol et sont accessibles
Dégagez et les copeaux
passages.
Eliminez régulièrement les
déchets
de bois.
Incendie
Evitez
le stockage
de bois
ou de
déchets à proximité
des
sources
de chaleur
et des
polisseuses.
Placez la polisseuse à l’endroit approprié.
Interdiction de fumer.
Veillez et
à ce
qu’il
y ait soient
des extincteurs
en suffi-
sance
à ce
qu’ils
signalés de adéquats
manière efficace.
Maintenez dégagé l’espace autour des extincteurs.
Contrôle périodique de l’installation et des appareils
électriques.
Risques d’accidents spécifiques
LOI
LOI
Eclairage de secours.
Gardez à jour le registre des contrôles périodiques.
LOI
LOI
LOI
LOI
Liste des produits dangereux.
Fiches de sécurité et de santé.
Fiches d’examen médical.
Déclarations et fiches d’accidents du travail.
LOI
Rapports de installations,
mise en service
et instructions pour les
machines,
LOI
Ne déposez pas d’outillage ou d’outils détachés sur les
machines.
L’utilisation des E.P.I. suivants est obligatoire :
- chaussures
vêtements de de travail
et
-
sécurité.
Le cas échéant :
protection complémentaire
des visage,
mains, respiratoires,
protection
du
- - - protection
protection
des
voies
-
du visage.
21

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Exemple « Travaux avec une scie à panneaux » EVALUATION FORMATION / CATE- MESURES DE
Exemple « Travaux avec une scie à panneaux »
EVALUATION
FORMATION /
CATE-
MESURES DE PREVENTION
SUIVI DE L’EXECUTION
RISQUE DU
INSTRUCTION
EQUIP.
DE
GORIE
ACTIVITE
IDENTIFICATION DES RISQUES
TRAVAIL
PER-
SONNEL
P
E
G
R
A.
M.
T.R.
R.E.
P.E.
P.
F.S.
E.A. F.C.
I.T.
I.
Travaux
Scie circu-
Menui-
avec circu-
une
laire à
sier
Contact direct avec la lame de
scie
scie
panneaux
Utilisation d’un dispositif de protection correctement
placé.
Utilisez des poussoirs (qui doivent toujours être à la
laire à
panneaux
à portée
scier. du travailleur) pour la dernière partie de la pièce
Utilisez du bois sain.
Utilisez
un couteau diviseur bien réglé à 1 cm maximum
de
la lame.
Disposez d’une brosse à main pour nettoyer la table.
Protégez la lame de scie en dessous de la table sans
empêcher l’élimination des copeaux (aspiration des
poussières).
Le sol doit être lisse et les voies d’accès doivent être
dégagées.
L’éclairage
doit être suffisant
lux). Prévoir un éclai-
rage
supplémentaire
du poste (800
de travail.
Rejet du bois
Utilisez du
un trait
couteau
diviseur
épaisseur égale à la
largeur
de scie
moins d’une
0,3 mm.
Le lame,
couteau
diviseur
doit de
pouvoir
rester dans de le cette
plan de
la
à une
distance
1 cm maximum
dernière
la
lame. et adopter aussi bien que possible le profil de
Vitesse de coupe supérieure à 40 m/sec, sans
dépasser le régime maximum indiqué par le construc-
teur.
Respectez la règle de : base :
+Chrome-Vanadium
2/3 distance
de la en lame
sont la de recouverts partie
par : la pièce.
+Lames
carbure
Tungstène
La
entre
supérieure
de la pièce et le
sommet
de la un lame
est égale à la longueur de la dent
de
scie plus
centimètre.
En
cas le de contre-guide
travail avec un
contre-guide.
réglez
jamais
au-delà
du point Ne
central
de l’axe
de
scie.
Affûtez
les lames en ou tenant
compte
des angles donnés
par
le constructeur
déléguez
la tâche.
Utilisez une lame correctement mise en place.
Montez un
la scie
de sorte qu’un rejet de pièce ne puisse
blesser
travailleur.
Chute de la planche
Utilisez des supports.
Contact direct avec les parties en
mouvement
Vêtements adaptés bien hermétiques.
La partie inférieure de la scie circulaire doit être bien
protégée.
Les portes de la machine qui, en cas d’ouverture don-
nent directement
aux courroies
doivent
être l’arrêt
pro-
tégées
au moyen accès
d’un verrouillage
à clé.
Attendre
complet
de
la machine
avant d’ouvrir
portes
pré-
voir
un interrupteur
électrique
du type les
positif
qui ou
arrête
la
machine
en
cas d’ouverture.
Procédez à l’entretien lorsque la machine est hors ten-
sion.

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EVALUATION FORMATION / CATE- MESURES DE PREVENTION SUIVI DE L’EXECUTION RISQUE DU INSTRUCTION EQUIP. DE
EVALUATION
FORMATION /
CATE-
MESURES DE PREVENTION
SUIVI DE L’EXECUTION
RISQUE DU
INSTRUCTION
EQUIP.
DE
GORIE
ACTIVITE
IDENTIFICATION DES RISQUES
TRAVAIL
PER-
SONNEL
P
E
G
R
A.
M.
T.R.
R.E.
P.E.
P.
F.S.
E.A. F.C.
I.T.
I.
Travaux
Menuisier
Projection de divers objets
Contrôlez le bois avant de le scier.
avec
une
scie circu-
laire
à
Scie à circu-
laire
panneaux
(suite)
(suite)
Utilisez
un dispositif
bois
et des
copeaux. d’aspiration des poussières de
Veillez à ce qu’il y ait un débit d’air suffisant à l’orifice
panneaux
du dispositif
d’aspiration des poussières pour permettre
(suite)
une
bonne aspiration.
Système de commande en dehors de la zone dangereuse.
Projection de l’outil
Ne dépassez
la vitesse de maximale
que
la vitesse pas
de rotation
la lame. de coupe ainsi
Affûtez régulièrement la lame.
Eliminez les lames endommagées.
Bruit et vibrations
Raccordez
système flexible
d’aspiration
poussières
au
moyen
d’un le conduit
adapté. des
(= du
type antista-
tique de
ou pluie.
mis à la terre). Pas de tuyaux d’évacuation des
eaux
Bon équilibre des parties en rotation.
Lames « insonores ».
Montez la machine sur un matériau qui absorbe les
vibrations.
Incendie et explosion
Evitez un l’amoncellement
de poussières
bois en utili-
sant
bon dispositif d’aspiration
des de
poussières.
Concevez
le dispositif
d’aspiration
poussières
conformément
aux règles
de bonne des
pratique.
Les
appareils
électriques
possèdent
un
degré de pro-
tection
minimale:
IP 44 produites
dans les menuiseries
mécaniques et IP 55 où
sont
de fines poussières.
Les armatures d’éclairage sont également adaptées (IP 55)
Les prises de courant sont du degré IP 44.
Protégez l’installation
avec de des
et un
interrupteur
différentiel électrique
automatique
300 fusibles
mA max.
Extincteurs à en poudre
suffisance
et facilement
(extincteur
ou extincteur
CO 2 ) accessibles
Nocivité
Un bon dispositif d’aspiration des poussières.
Une manger.
bonne hygiène corporelle, se laver les mains avant
de
Mise en marche involontaire de la
machine
Protégez l’interrupteur contre une mise en marche invo-
- lontaire.
utilisez une prise de courant avec boutons de mise en
marche encastrés
et bouton
d’arrêt en
saillie
- protégez
les interrupteurs
à papillon
avec
une coiffe.
Choisissez
une place facilement accessible pour ins-
taller
l’interrupteur.
Prévoyez
un discontacteur
magnétique (p.ex. interrup-
teur
de tension
minimale)
Possibilité de devoir adapter l’interrupteur.
Contact avec la lame par effet
stroboscopique
Utilisez en
une permanence
scie circulaire
avec de
un protection
moteur de sur
freinage.
Laissez
la coiffe
la lame.
Dispositif d’arrêt
d’urgence relié au moteur de freinage
(mécanique
ou électrique)
Situation d’urgence
Installation électrique conforme aux prescriptions élec.
Electrocution
Mise à la terre de la machine.
Le réseau est protégé par un interrupteur différentiel.
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Reproduction autorisée moyennant accord du C.N.A.C.

Ces fascicules sont publiés en néerlandais sous le titre «VEILIGHEIDSNOTA’S BOUWBEDRIJF»

Les conseils publiés par le C.N.A.C. ne l’engagent que dans l’état de la réglementation et de la technique et ne soustraient pas le lecteur à l’obli- gation de s’informer et au respect de la réglementation.

• Paraissent 4 fois par an.

• Sont envoyées automatiquement, en annexe de Sécurité Construction, à toutes les entreprises de la construction.

• Un exemplaire est envoyé directement aux délégués syndicaux des entreprises de la construction en annexe de Sécurité Construction.

• Les travailleurs peuvent demander à titre privé un exemplaire gratuit par le biais de leur organisation syndicale et ce, jusqu’à épuisement des stocks

• Commandes supplémentaires = 100 F (secteur de la construction) et 150 F (autres secteurs).

F (secteur de la construction) et 150 F (autres secteurs). BIBLIOGRAPHIE Guide du Service S.H.E. Kluwer

BIBLIOGRAPHIE

Guide du Service S.H.E. Kluwer Editorial, Kouterveld 14 - 1831 Diegem

PreventActua Prevent, Rue Gachard 88 - 1050 Bruxelles

Sécurité au Travail Kluwer Editorial, Kouterveld 14 - 1831 Diegem.

Safety Data Kluwer Editorial, Kouterveld 14 - 1831 Diegem.