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Cérémonial – Partie I : généralités

P a rt ie I : G é n é ra lit é s

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Cérémonial – Partie I : généralités
« Les différentes cérémonies liturgiques doivent être faites avec onction, avec
respect, avec précision bien sûr, mais pas à la manière militaire ou comme dans une
cérémonie profane »

(Mgr Lefebvre, conférence spirituelle, 7 février 1991)

A . N o t io n s

La liturgie est « l’ensemble des rites prescrits par l’Église pour l’exercice du culte
public » (Stercky, T. I, p. 3)

Le culte est dit public quand il est offert au nom de l’Église par des personnes qui
ont reçues mission légitime à cette fin, et par des actes déterminés par l’Église.

Les rites sont les actions liturgiques (formules et cérémonies) formant un ensemble
complet (comme l’encensement, le baptême, la messe) et les règles à suivre pour
accomplir ces actions à savoir les rubriques.

 Les formules sont les paroles et les phrases employées dans le culte divin (psaumes,
hymnes, antiennes, oraisons, lectures, forme des sacrements, etc.). Elles sont écrites en
noir dans le missel et le rituel.
 Les cérémonies sont composées de tous les actes qui accompagnent les formules : emploi
des éléments matériels et mouvements du corps humain ; elles portent avec elles un
symbolisme qui complète le sens des formules. (Coehlo1, c. 9, n°47)

Les rubriques sont, d’après l’étymologie, des guides, des règles, des lois pour bien
accomplir une action. (Les artistes pour dessiner leur plan, les écrivains publics pour
tracer leurs lignes, les hommes de lois pour écrire les lois utilisaient un minéral de couleur
rouge.)

 Elles disent comment accomplir le rite (formules à employer, cérémonies à mettre en


œuvre). (Coehlo, c. 8, n°33)
 Elles sont imprimées en rouge dans le corps des livres liturgiques (au milieu des formules,
pour donner une règle spéciale à ce moment de l’action liturgique) et en noir en tête des
livres sous le titre « Rubriques générales ».
 Elles sont des sortes de lois ordonnées au bien suprême de l’Église, le culte que l’on doit à
Dieu et la sanctification des âmes.

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Dom coelho, Cours de liturgie romaine, vol. 1, Liturgie fondamentale1924-1927

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Cérémonial – Partie I : généralités
 Elles sont d’origine divine (forme des sacrements par exemple) et ecclésiastique. Le Droit
Canon donne des règles générales sur le culte eucharistique, les processions, les vases
sacrés, et les rites de tous les sacrements.
 « Le prêtre célébrant observera soigneusement et dévotement les rubriques de ses livres
rituels, et il veillera à ne pas ajouter de son propre arbitre d’autres cérémonies ou
prières. » (Canon n°818)
 Que les servants de messe s’inspirent de cette loi : soin à bien observer (d’où l’étude des
cérémonies) ; dévotion (comprendre le symbolisme, contempler) ; obéissance et pureté
d’intention.

B . D e s d is p o s it io n s

1. Dispositions intérieures2

Les dispositions intérieures pour bien assister au chœur sont : la pureté d’intention,
l’attention et la dévotion.

1. Pour assister au chœur avec pureté d’intention, il faut faire cet acte de religion
uniquement pour la gloire de Dieu, sans intérêt personnel, sans vaine complaisance. Il
serait indigne de venir au chœur guidé par un motif d’intérêt, ou encore de bien s’acquitter
de son office lorsqu’on est vu des hommes, et de le faire avec négligence lorsqu’on n’est
pas observé.

2. Pour assister avec attention, il faut avoir l’esprit sérieusement appliqué à ce qui
se fait, et ne pas s’occuper de pensées étrangères qui, même supposées bonnes de leur
nature, tendent à nous distraire de ce que nous devons faire actuellement.

a) Pour avoir cette attention, il faut se tenir en la présence de Dieu, suivre le sens des
prières et des cérémonies, et conformer ses sentiments à ceux qu’elles expriment, suivant
l’enseignement de saint Augustin dans sa glose sur le psaume X : Si orat psalmus, orate ;
et si gemit, gemite ; et si timet, timete. Omnia enim quæ hic conscripta sunt, speculum
nostrum sunt. (Si le psaume prie, priez ; s’il pleure, pleurez ; s’il craint, craignez. Car
tout ce qui est écrit dedans a notre aspect)

b) Ce que le saint Docteur dit des psaumes, doit s’appliquer à toute prière de la
messe et des autres fonctions saintes.

2
Stercky T. I §131

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Cérémonial – Partie I : généralités
3. La dévotion a pour effet de nous donner le goût intérieur des exercices de la
religion : goût qui manque certainement à ceux qui y assistent négligemment et avec
ennui ; sur eux tombe cet anathème : Maledictus qui facit opus Dei fraudulenter (1 Jerem.,
XLVIII, 10) (Malheureux celui qui fait l’œuvre de Dieu frauduleusement).

Elle se nourrit d’une part de l’étude de la doctrine sur la messe et du symbolisme des
cérémonies, et d’autre part de la vie d’oraison selon l’enseignement de saint Thomas dans
son traité de la vertu de religion (II II 82 a3).

2. Dispositions extérieures du corps3

Les dispositions extérieures pour bien assister au chœur sont : la propreté, la gravité,
la modestie et la prévoyance.

1. La propreté consiste à avoir le visage et les mains propres, la tonsure et la barbe


fraîchement faites, les cheveux peignés avec décence et simplicité, les ongles nets et
taillés convenablement. La soutane et les souliers doivent être propres ; le surplis blanc et
non froissé.

2. Les Ecclésiastiques doivent, comme le prescrit le Concile de Trente, faire paraître


la gravité et la piété dans toutes leurs actions : « Nil nisi grave, moderatum ac religione
plenum præ se ferant » (Concile de Trente, ss XII, c. de reform.). On peut juger combien
l’observation de ces deux points est plus rigoureusement requise pour le service de la
divine Majesté.

On doit donc, au chœur, s’abstenir de tout ce qui pourrait dénoter la légèreté, la


dissipation, l’indifférence, la nonchalance, l’irrévérence, comme de rire, de parler, de
porter les yeux de côté et d’autre, de croiser les jambes ou de les étendre, de bâiller, de
faire claquer ses doigts, de se moucher, de cracher et de tousser d’une manière
inconvenante, d’offrir du tabac à ses voisins, de poser son mouchoir sur les stalles, etc.

3. La prévoyance consiste à étudier, et même à pratiquer d’avance tout ce qu’on


doit faire pendant les cérémonies. Elle est nécessaire pour prévenir les inadvertances et
éviter beaucoup de fautes. Avant d’aller au chœur, il faut donc prévoir son office, lire les
instructions qui le concernent, ou se les remettre en mémoire. (Le servant de messe peut
utiliser un missel pour suivre la messe à condition que cela ne perturbe pas la cérémonie.)

3
Stercky T. I §132

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Cérémonial – Partie I : généralités

C . D u m a t é rie l lit u rg iq u e

Tous ceux qui doivent prendre part aux cérémonies ne négligeront pas de s’instruire
auprès du Maître des cérémonies, d’être dociles à ses avis et attentifs à ses indications.

1. Présentation du chœur type

De nombreuses contraintes architecturales, artistiques et autres imposent à chaque


lieu de culte son aspect propre si différent d'un autre. Les quelques règles données ici
représentent la théorie qu'il sera nécessaire d'adapter bien souvent en fonction du matériel
mis à la disposition de la liturgie.

L'église est divisée en deux parties : la nef pour les fidèles et le chœur pour le
clergé.

 La nef pour les fidèles qui contient les bancs, les chaises, la chaire du prédicateur et les
confessionnaux ;
 Le chœur pour le clergé qui est divisé en deux parties :

o le sanctuaire : lieu des cérémonies liturgiques dominées par l'autel.


o le chœur où les ecclésiastiques assistent depuis leurs stalles.

Le chœur est séparé de la nef par la table de communion.

Le sanctuaire attire plus particulièrement l'attention car il est le centre de l'édifice.


L'ensemble du mobilier liturgique s’ordonne autour de l'autel.

L’autel est une table de pierre (où pierre d’autel enchâssée dans une superstructure)
consacrée par l’évêque renfermant des reliques de saints, sur laquelle est offert le Saint-
Sacrifice de la messe. Il est absolument nécessaire.

 Les 3 nappes d'autel recouvrent celui-ci. Deux peuvent suffire si celle du dessous est
pliée en deux. La nappe supérieure doit pendre à chaque extrémité jusqu'au sol. Ces
épaisseurs absorberaient le Précieux Sang en cas d'accident.
 Les chandeliers avec leurs cierges peuvent être au nombre de deux, quatre ou six selon la
solennité. Ils reposent normalement sur la table de l'autel.

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Cérémonial – Partie I : généralités
 La Croix d'autel est au centre et doit dépasser les cierges en hauteur. Elle ne devrait
normalement pas reposer sur le tabernacle.
 Le tabernacle doit être fixé solidement sur l'autel pour éviter les vols. Il ferme à clé.
Lorsqu'il contient le Saint Sacrement, une lampe doit être allumée jour et nuit, sous peine
de péché mortel. Elle doit être placée non loin de la Sainte Présence et de préférence hors
de l'autel pour éviter tout accident. Un conopée entourant le tabernacle signale aussi la
Présence Réelle. Il est de la couleur liturgique du jour.
 Les canons d'autel sont des cartons dressés au centre et aux extrémités de l'autel et où
sont inscrites certaines prières de la messe.

Il est préférable que l'autel soit tourné vers l'Est. C'est le cas pour les Basiliques
Romaines par exemple, donnant ainsi l'orientation générale du temple :

 Autel à l'Est
 Porte d'entrée à l'Ouest
 Côté de l'épitre (droite en regardant l'autel) au Sud
 Côté de l'évangile (gauche en regardant l'autel) au Nord

Cette disposition, riche en symbolisme, n'est malheureusement plus guère respectée


depuis longtemps.

L'autel peut être élevé sur quelques gradins : de un à trois généralement.

Le sanctuaire s'ordonne autour de l'autel.

 Sur le côté droit (côté de l'épitre), disposés de façon à ne pas gêner les cérémonies :

o La crédence, petite table mobile, reçoit tout ce qui est nécessaire pour les
fonctions sacrées ;
o Les tabourets, pour les acolytes, peuvent l'entourer ;
o La banquette, pour les ministres sacrés, est un banc à dossier bas sans
accoudoir ;

 Sur le côté gauche (côté de l'évangile), sont placés :

o Des tabourets pour les ministres inférieurs ;


o Éventuellement, un pupitre pour les lectures en français et le prédicateur.

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Cérémonial – Partie I : généralités
2. Présentation des objets du culte

 Les vases sacrés sont employés pour la célébration du Saint Sacrifice et pour recevoir le
Saint Sacrement. Seuls, les prêtres et les diacres peuvent toucher les vases sacrés
contenant les Saintes Espèces. Il faut distinguer :

o Le calice et la patène qui sont dorés à l'intérieur par respect pour le


Saint Sacrement. Ils doivent être consacrés et ne peuvent être touchés
que par les clercs tonsurés. Un linge propre ou une paire de gants
seront donc de rigueur pour les manipuler.

o Le ciboire, lui aussi doré à l'intérieur, et simplement béni. Il recèle


les hosties.

o L’ostensoir et sa lunule permettent d'exposer la Sainte


Eucharistie à la vénération des fidèles. Seule la lunule
doit être bénie.

 Les vases non sacrés ne reçoivent aucune bénédiction. Il y a entre autres :

o Les burettes, généralement en verre, contenant l'eau et le


vin pour le sacrifice ;

o Le lavabo ou cupule pour recueillir l'eau du lavement des


mains ;

o Le plateau de communion, en matière dorée et lisse à l'intérieur, utilisé pour


recueillir les moindres parcelles d'hostie lors de la communion des fidèles ;

o L’encensoir et la navette pour les encensements ;

o Le bénitier portatif et le goupillon, anciennement un bouquet d'hysope, de buis


ou d'autres plantes.

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Cérémonial – Partie I : généralités

 Les linges sacrés sont tissés dans une matière noble et naturelle, le lin. Ils ont un rôle
souvent aussi important que les vases sacrés. Ainsi :

o Le corporal, amidonné pour garder toute parcelle d'hostie, reçoit durant, la


messe la grande hostie, le calice, les ciboires et l'ostensoir pour les saluts du Saint
Sacrement ;
o La pale, elle aussi amidonnée, repose sur le calice pour protéger le Précieux
Sang ;
o Le purificatoire est destiné à purifier le calice et essuyer les
doigts du prêtre après les ablutions.

Le corporal et la pale sont bénis.

Une fois utilisés, les linges sacrés doivent être manipulés


uniquement par les clercs tonsurés ou bien par l'intermédiaire d'un linge propre et de
gants.

 Les linges non sacrés ne sont pas bénis. Il est convenable de le tisser en lin. Le plus
utilisé est :

o Le manuterge, posé sur les burettes, pour essuyer les doigts du célébrant au
lavabo.

Tous les linges doivent être de couleur blanche et toujours impeccables. Il n'est pas
convenable, avec les vases sacrés ou non sacrés, de les poser par terre ou sur les marches
de l'autel.

 Les autres objets du culte sont des plus divers comme :

o les livres et leurs supports (pupitres ou coussins),


o les canons d'autel, où se trouvent certaines prières de la messe,
o la clochette, indispensable pour toute la messe et le salut du Saint Sacrement,
o la croix de procession, montée sur une hampe,
o les chandeliers portés par les acolytes aux messes chantées
o les torches des céroféraires pour des cérémonies semblables,
o le lit mortuaire ou catafalque pour obsèques absente corpore ou Requiem.

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Cérémonial – Partie I : généralités

3. Présentation des vêtements liturgiques

Seuls sont présentés les vêtements utilisés pour les messes lues et chantées, et pour
les saluts du Saint Sacrement. Ils ont tous pour raison d'être principale de masquer
l'humain et le profane en faveur du divin et du sacré.

 L'habit de chœur peut être revêtu par les laïcs faisant office de ministres
inférieurs dans les cérémonies (enfant de chœur). Il consiste en :

o la soutane noire, rouge ou violette,


o le surplis, ou le cotta, par-dessus.

 Les vêtements sacrés sont réservés aux ecclésiastiques pour les cérémonies liturgiques.
Ils sont bénis.

 À la messe, le prêtre est revêtu de :

o L’amict et l’aube, en lin, ceinte par le


cordon, en fil, symbole de force, pureté
et chasteté ;

o Le manipule, au bras gauche.

o L’étole croisée sur la poitrine, l'insigne du sacerdoce ;

o La chasuble recouvrant l'ensemble, exclusivement destinée au


Saint Sacrifice ;

Avec le voile, chargé de couvrir le calice de toutes


parts, et la bourse qui reçoit le corporal plié, étole,
chasuble et manipule forment un jeu d'ornements
complets, taillé dans le même matériau, la soie. Ils
participent au même dessin et sont de la même couleur.

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Cérémonial – Partie I : généralités
 On peut trouver :

o La chape aux vêpres, saluts, processions, aspersions et


absoutes.

o Le voile huméral est utilisé pour les


saluts du Saint-Sacrement, lorsque le
prêtre porte la Sainte Eucharistie et pour
le sous-diacre à la messe solennelle.

Ils suivent eux aussi le code des couleurs officielles.

La couleur liturgique varie selon le temps et la fête célébrée :

o Le blanc, image de la pureté, de la joie et de la gloire, est pour toutes les grandes
fêtes du Temporal (Noël, Pâques,…), pour la Sainte Vierge et tous les saints non
martyrs. En cas exceptionnel, il peut remplacer les autres couleurs faisant défaut.
L'usage l'assimile avec le doré.
o Le rouge représente le feu du Saint Esprit et le sang des martyrs.
o Le vert est la couleur du temps de la vie de l'Eglise, utilisé entre l'Epiphanie et la
Septuagésime et après la Pentecôte.
o Le violet symbolise la pénitence de l'Avent et du Carême ainsi que les vigiles de
grandes fêtes.
o Le noir est exclusivement destiné à la messe des morts et pour l'office du
Vendredi Saint afin de distinguer Jésus-Christ des simples martyrs.
o Le rose est prévu pour les dimanches de Gaudete et de Lætare, pauses dans
l'Avent et le Carême.

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Cérémonial – Partie I : généralités

D . D e s ré v é re n c e s e t a t t it u d e s .

1. Des personnes auxquelles il est permis de porter l’habit de


chœur et les vêtements sacrés.4

1. Les règles liturgiques supposent toujours les cérémonies faites par des
Ecclésiastiques. L’Église tolère cependant que les fonctions des ordres mineurs soient
remplies par des laïques (enfants de chœur), qui sont alors vêtus comme des clercs.

2. L’habit de chœur de ces laïques, soit enfants, soit adultes, est la soutane noire, le
surplis ou la cotta. Toutefois l’usage de la soutane rouge ou violette est admis. (La soutane
doit descendre jusqu’à la cheville.)

3. Pour pouvoir porter des vêtements sacrés, y compris la chape, il faut avoir reçu au
moins la tonsure.

NB : Les enfants de chœur (ou servants de messe) sont censés être des clercs, en
remplissent les fonctions, et n’existent que pour suppléer au défaut de ceux-ci : ils ne sont
donc pas des figurants, qu’on peut travestir au gré de chacun. (Note de Stercky)

a) En cas de nécessité ou pour une cause raisonnable, un


clerc peut porter la tunique pour remplacer le Sous-Diacre à la
messe solennelle.

b) Les laïques, même les religieux non clercs qui portent


la soutane, ne peuvent à aucun titre, sans indult du Saint-
Siège, revêtir les ornements sacrés, même non bénits, pour
remplir les fonctions de Chapier ou de Sous- Diacre.

4
Stercky, T. I §86

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Cérémonial – Partie I : généralités

2. Règles générales à observer au chœur et dans le


sanctuaire5

1. Tous les Ecclésiastiques présents au chœur doivent être revêtus de l’habit de


chœur.

2. On est debout, ou à genoux, ou assis. Ceux qui appartiennent au même ordre


doivent se conformer en tout les uns aux autres, pour la position que l’on doit avoir.

3. Quand le Chœur est debout, les deux côtés du Chœur restent tournés vis-à-vis l’un
de l’autre. S’il y a lieu de s’incliner vers la croix, comme au Gloria Patri, aux doxologies,
au nom de Jésus, aux paroles qui expriment l’adoration, on le fait en se tournant à moitié
vers l’autel.

4. Continuellement, le clerc doit veiller à se tenir très droit. Assis, il pose les mains à
plat sur les genoux.

5. Quand il est prescrit de joindre les mains (la plus part du temps quand il faut être
debout ou à genoux), on les joint devant la poitrine, en tenant les doigts étendus, sans les
écarter, et le pouce droit croisé sur le pouce gauche.

Lorsqu'une main est occupée par une fonction quelconque, l'autre vient se placer à
plat sur la poitrine.

6. Pour faire le signe de la croix, on tourne vers soi la paume de la main droite, en
tenant les doigts joints et étendus, et l’on porte la main, en se touchant de l’extrémité des
doigts, au front, à la poitrine, à l’épaule gauche et à l’épaule droite : on pose la main
gauche infra pectus.

7. Lorsqu’il faut se frapper la poitrine, on le fait de la main droite soit étendue, soit
recourbée, et sans bruit.

a. Défauts à éviter6

1. On évitera toute espèce de singularité et d’affectation dans la manière de marcher,


de se mettre à genoux, de s’asseoir, de se couvrir, de se découvrir, etc.

5
Stercky T. I §137
6
Stercky T. I §140

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Cérémonial – Partie I : généralités
2. Lorsqu’il faut se mettre à genoux, se lever ou s’asseoir, on ne doit pas courber le
corps, mais plier les jambes, et ne pas s’appuyer sur le banc ou agenouilloir avec les
mains.

3. Quand on est assis, si l’on doit immédiatement se mettre à genoux, ou vice versa
il faut d’abord se lever, puis, seulement après, se mettre à genoux ou s’asseoir.

4. Dans les déplacements, le clerc doit éviter absolument tout pas :

o en arrière : c'est dangereux ! Même pour un petit trajet, il faut se retourner ;


o de côté (pas chassé) ;
o précipité ou trop lent : c'est contraire à la dignité.

Il n'est pas permis de marcher sur les genoux !

Pour monter les marches, il faut bien lever les genoux afin de ne pas marcher sur
l'habit de chœur !

Sauf si un mouvement d’ensemble l’exige, il est important d’éviter de tourner le dos


à la croix d’autel : on ne fait pas un tour complet sur soi-même. Ainsi, à l’autel, le clerc se
tournera par la droite pour revenir à la crédence et là se tournera par la gauche pour
monter à l’autel ou retourner à sa place.

5. Pendant qu’on récite l’Office au chœur, il n’est pas permis de célébrer la messe à
l’autel du Chœur. La défense s’étend aussi à l’Office des morts récité en commun

On ne devrait pas la dire non plus à un autel qui se trouve en vue du Chœur ; si on le
fait, on doit omettre de sonner la clochette ; s’il arrive qu’on sonne à l’élévation, ceux qui
sont au chœur se découvrent, mais sans interrompre l’Office et sans se mettre à genoux.

3. Des révérences en général7

1. Le mot révérence s’applique à toute espèce de salutation. Quand les livres


liturgiques prescrivent la révérence convenable, on doit entendre par là une des salutations
expliquées ci-après.

2. On fait la révérence à l’autel du Saint-Sacrement, en entrant à l’église et en


sortant, n’importe où l’on se trouve, pourvu que l’on soit en vue de l’autel.

3 On fait la révérence à l’autel du chœur : lorsqu’on entre au chœur et qu’on en


sort ; lorsqu’on arrive devant le milieu de l’autel, et avant d’en partir ; lorsqu’on passe au
milieu, devant ou derrière l’autel.

7
Stercky T. I §123 et 124

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Cérémonial – Partie I : généralités
4. On ne se rend pas au milieu de l’autel exprès pour faire la révérence convenable,
à moins que le contraire ne soit indiqué.

5. On considère qu’on est au milieu de l’autel si, en y arrivant ou en le quittant, on


fait partie d’un groupe dont le plus digne est au milieu.

6. Tous ceux d’un groupe, arrivant ou partant ensemble, font tous ensemble la
révérence convenable. Un ministre, arrivant ou s’éloignant seul, fait la révérence
convenable là où il se trouve.

7. Les ministres qui assistent le prêtre, arrivant à l’autel ou le quittant, saluent l’autel
aux côtés du prêtre, et passent ensuite devant le milieu de l’autel sans nouvelle révérence.

8. Il y a deux espèces de révérences : la génuflexion et l’inclination.

9. La génuflexion elle-même est de deux sortes : la génuflexion à deux genoux, et la


génuflexion d’un seul genou ou simple génuflexion. Le mot genuflectere, dans les
rubriques, signifie tantôt faire la génuflexion, tantôt se mettre à genoux. L’obligation de
saluer le Saint-Sacrement par la génuflexion concerne tous les fidèles : les femmes comme
les hommes. (S. R. C., n. 3402, ad 2.)

10. L’inclination est profonde, médiocre ou petite.

a) De la génuflexion

Génuflexion à deux genoux8 :

1. On fait la génuflexion à deux genoux, en mettant les deux genoux à terre ; étant à
genoux, on fait une inclination médiocre.

2. La génuflexion à deux genoux se fait : devant le Saint-Sacrement exposé ;


devant le tabernacle ouvert ; devant un autel où l’on distribue la communion ; devant le
Saint-Sacrement au reposoir le Jeudi Saint et le Vendredi Saint.

3. On fait la génuflexion à deux genoux, seulement en arrivant à l’autel ou au


chœur, et en le quittant ; s’il faut, entre l’arrivée et le départ, passer plusieurs fois de suite
devant le Saint-Sacrement, on fait la génuflexion d’un seul genou.

NB : La génuflexion à deux genoux se fait seulement à l’arrivée et au départ. Or, il y


a arrivée et départ, non seulement au commencement et à la fin de la cérémonie, mais
toutes les fois qu’on accède à l’autel après s’en être éloigné pendant un temps notable, ou
qu’on le quitte pour n’y revenir qu’après un temps assez long.

8
Stercky T. I §125

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Cérémonial – Partie I : généralités
Génuflexion ordinaire9 :

1. On fait la génuflexion ordinaire ou d’un seul genou, en abaissant le genou droit,


sans inclination de la tête ou du corps : le genou droit doit toucher terre près du talon
gauche, à moins qu’on ne fasse la génuflexion sur un degré.

a) Ceux qui ne sont pas revêtus d’ornements sacrés font la génuflexion jusqu’à terre
en toute circonstance. Ceux qui sont revêtus d’ornements, et se trouvent à l’autel, font la
génuflexion sur le degré, sauf à l’arrivée et au départ. (cf. ci-dessus n°2. NB)

b) Le célébrant seul pose les mains sur l’autel en faisant la génuflexion.

c) On ne fait pas la génuflexion en marchant ; en arrivant où l’on doit la faire, il faut


s’arrêter d’abord, fléchir le genou, se relever ensuite, et ne se mettre en marche qu’après
s’être complètement relevé.

2. La génuflexion d’un seul genou se fait : devant le Saint-Sacrement renfermé


dans le tabernacle ; devant le Saint-Sacrement exposé ou découvert, toutes les fois qu’il
n’y a pas lieu de faire la génuflexion à deux genoux, suivant ce qui est dit au n°125 ;
devant une relique de la vraie Croix exposée ; devant la croix de l’autel le Vendredi
Saint, depuis le moment où elle est découverte, et le Samedi Saint, jusqu’à None
inclusivement ; devant la croix de l’autel, quand on est en habit de chœur ; enfin devant
les Prélats insignes, revêtus d’ornements sacrés ou de l’habit de chœur, c’est-à-dire :
l’Évêque, dans son diocèse ; le Métropolitain, dans sa province ; le Légat, dans le lieu de
sa légation ; un Cardinal, en tout lieu, hors de Rome.

NB : Les prélats, les chanoines, titulaires ou honoraires, revêtus de leurs insignes ou


d’ornements sacrés, le célébrant à la messe, l’officiant en chape et les chapiers qui
l’assistent, quand ils saluent conjointement avec lui, font seulement l’inclination profonde
devant la croix de l’autel et les prélats insignes.

3. Si, en arrivant devant l’autel, le trône, ou un agenouilloir, on doit se mettre à


genoux sur le degré, il faut d’abord faire la génuflexion jusqu’à terre ; on la fait encore
après s’être levé, en quittant l’autel, le trône, ou l’agenouilloir. Mais si l’on doit
s’agenouiller sur le pavé au lieu même où l’on devrait faire la génuflexion, il n’y a, en
règle générale, aucune génuflexion à faire, avant de se mettre à genoux, et après s’être
levé. Néanmoins, dans un groupe, ceux qui se mettent à genoux sur le pavé font la
génuflexion, avec ceux qui se mettent à genoux sur le degré.

9
Stercky T. I §126

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Cérémonial – Partie I : généralités

b) De l’inclination

1° Diverses sortes d’inclinations : 10

1. Il y a plusieurs sortes d’inclinations : profunda, media, infima. Les rubriques


disent, en effet, tantôt profunde se inclinat, profundam facit reverentiam ; tantôt inclinatus,
aliquantulum inclinatus ; tantôt caput inclinat.

2. L’inclination profonde consiste à incliner le buste, assez pour que les mains
pendantes puissent toucher les genoux.

3. L’inclination médiocre ou media, est une inclination profonde de la tête avec


inclination notable des épaules.

4. La petite inclination, infima, ou inclination de tête, se subdivise en trois classes :


minimarum maxima, minimarum media, minimarum minima.

o a) La première, minimarum maxima, est une inclination profonde de la tête,


accompagnée d’une légère inclination des épaules ;
o b) La deuxième, minimarum media, est une inclination notable de la tête seule ;
o c) La troisième, minimarum minima, est une légère inclination de la tête.

2° Quelle inclination faire ?11

1. On fait l’inclination profonde à la croix quand elle ne doit pas être saluée par
une génuflexion, à moins d’indication contraire ; — devant un Prélat insigne quand on ne
le salue pas par la génuflexion ; — pour saluer le célébrant ou l’officiant en certain cas,
par exemple, quand on l’encense.

2. On fait l’inclination médiocre pour saluer les personnes de dignité supérieure.

3. L’inclination de tête se fait pour saluer les personnes de moindre ou d’égale


dignité, mais plus particulièrement à certaines paroles et à certains noms, savoir :

10
Stercky T. I §127
11
Stercky T. I §128

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Cérémonial – Partie I : généralités
o a) La grande inclination de tête, minimarum maxima : au mot Deo et au mot
Deum, au commencement du Gloria et du Credo, au nom de la Sainte Trinité ; à
celui des trois Personnes divines , lorsqu’elles sont énoncées ensemble par leurs
noms propres et suivant l’ordre habituel (Pater, Filius, Spiritus Sanctus), comme
au Gloria Patri et dans certaines doxologies ; au nom de Jesus, au mot Oremus, à
certaines paroles exprimant l’adoration, comme dans le Gloria et le Credo :
Adoramus Te, gratias agimus tibi, suscipe deprecationem nostram, simul
adoratur, pendant la préface à Gratias agamus Domino Deo nostro,
etc.(Toutefois, il n’y aurait pas lieu de s’incliner au mot Trinité : 1° lorsqu’il ne
désigne pas à lui seul les Personnes divines elles-mêmes, mais uniquement le
nombre abstrait trois, comme dans la préface de la Trinité ; — 2° lorsqu’il est
placé à la suite de l’énumération des noms des trois Personnes divines, auxquels
déjà on s’est incliné, comme dans l’antienne de Magnificat des secondes Vêpres
de la Sainte Trinité.)
Si l’on est debout, on s’incline vers l’autel à toutes ces inclinations.
o b) La moyenne inclination de tête, minimarum media au nom de Marie ;
o c) La petite inclination de tête, minimarum minima au nom du Saint dont on
fait la fête, l’octave, la vigile ou la commémoraison ; au nom du Souverain
Pontife toujours, et à celui de l’Évêque diocésain quand on le profère à haute
voix.

3° Manière de s’incliner :12

1. Au saint nom de Jésus, au mot Oremus, au Gloria Patri, et toutes les fois qu’il y a
lieu de s’incliner en s’adressant à Dieu, on s’incline vers la croix. Dans les autres
circonstances, on s’incline devant soi.

2. Si plusieurs mots, pour lesquels il faut faire l’inclination, se suivent


immédiatement, on s’incline au premier de ces mots, et l’on demeure incliné jusqu’après
le dernier.

3. Quand on est incliné pendant une prière, il n’y a pas d’inclination plus profonde à
faire, s’il se trouve un mot pour lequel l’inclination est prescrite.

4. On ne s’incline pas quand on fait en même temps un autre geste incompatible


avec l’inclination, par exemple, aux noms des trois Personnes de la sainte Trinité en
faisant le signe de la croix sur soi ou sur les autres.

12
Stercky T. I §129

[23]
Cérémonial – Partie I : généralités
4. Révérences et attitudes du servant à la messe basse
ordinaire.13

1. Le servant doit apprendre à joindre les mains, à faire le signe de la croix, les
inclinations et les génuflexions (voir partie 2. n°3-6 p. 18 et partie 3. p. 19).

2. Lorsqu’un clerc sert la messe, il doit être revêtu du surplis sur la soutane.
Cependant un laïque, en habits ordinaires, peut aussi servir la Messe et remplir toutes les
fonctions du clerc servant : mais il est bien préférable qu’il soit revêtu de la soutane et du
surplis. Tous ceux qui portent la soutane, même les religieux, qu’ils soient tonsurés ou
non, doivent revêtir le surplis pour servir la Messe.

3. Il doit soigner sa tenue selon ce qui a été dit (Des dispositions extérieures)

4. Il se conforme, pour les révérences, à ce qui est indiqué dans la partie 3. (Des
révérences en général). Quand le Saint-Sacrement est dans le tabernacle, il doit, même en
dehors de la messe, faire la génuflexion non seulement quand il entre dans le sanctuaire ou
qu’il en sort, mais toutes les fois qu’il passe devant le milieu de l’autel. En servant la
messe, il doit faire la génuflexion, toutes les fois qu’il passe devant le milieu de l’autel,
lors même que le Saint-Sacrement n’est pas dans le tabernacle.

5. Lorsqu’il doit faire un salut, il s’arrête d’abord, et se tourne vers la personne ou


vers l’objet qu’il doit saluer.

6. Pendant la messe, il se place toujours du côté opposé au missel, et tient les mains
jointes. Sauf les cas exceptés ci-après, il se tient à genoux sur le plus bas degré de l’autel
s’il y en a plusieurs, ou sur le pavé s’il n’y a qu’un seul degré.

8. Il fait les mêmes inclinations et les mêmes signes de croix que le prêtre, quand
le prêtre parle à voix intelligible pour le servant. Ceci reste vrai quand ce dernier est à
genoux14 (par exemple pendant les prières au bas de l’autel au Gloria Patri et de Deus, tu
conversus, à Oremus (Cf. Stercky I n°619).

9. Quand il n’est pas occupé à remplir une fonction, il tient les mains jointes. Quand
l’une des mains est occupée, il pose l’autre étendue au-dessous de la poitrine. Quand il
doit faire une action d’une seule main, il se sert de la main droite.

10. Quand il faut sonner, le servant le fait posément, de préférence par coups
distincts, et non d’une manière continue.

13
Stercky T. I §616
14
Les inclinations se font à genoux un degré de moins que le célébrant excepté les inclinations minimes qui sont conservées.

[24]
Cérémonial – Partie I : généralités
o a) S’il sert une messe privée pendant un Office public, la messe chantée ou une
Procession, il ne doit pas sonner.
o b) Il ne sonne jamais, quand le Saint-Sacrement est exposé, même à un autre
autel que celui où il sert la messe.

11. Il répond distinctement et sans précipitation, articulant bien les mots, attendant
que le prêtre ait achevé les paroles auxquelles il doit répondre, et prenant, autant qu’il
peut, le même ton que lui.

12. Si les cierges coulent ou s’éteignent, il a soin d’y remédier au plus tôt. Il doit se
tenir modestement, et ne pas se retourner pour voir ou entendre ce qui se passe.

13. Il doit éviter, en transportant le livre, de poser les doigts sur les feuillets.

5. Révérences et attitudes des acolytes à la messe solennelle


ou chantée15

1. Les Acolytes font ensemble et avec uniformité, qu’ils soient seuls ou avec les
autres ministres, les génuflexions et autres révérences communes.

2. Même en portant les chandeliers, à moins qu’ils n’accompagnent le porte-croix,


ils saluent la croix de l’autel par une génuflexion, lors même que le Saint-Sacrement ne
serait pas dans le tabernacle ; et toutes les fois qu’ils doivent faire la génuflexion, ils la
font sur le pavé.

3. Toutes les fois que le célébrant, chantant ou récitant à voix intelligible, fait le
signe de croix sur lui-même, ils le font aussi, s’ils ont les mains libres.

4. Ils s’inclinent et se tournent vers l’autel au mot Oremus, au verset Gloria Patri, et
au saint nom de Jésus ; ils s’inclinent aussi au nom de Marie, à celui du saint dont on fait
la fête ou la mémoire spéciale, et aux autres paroles auxquelles le célébrant s’incline, s’il
s’exprime à haute voix. Même à genoux, comme au commencement de la messe, il incline
la tête (Stercky II, n°585).

5. Ils suivent, en outre, les règles communes au Chœur pour s’incliner et se mettre à
genoux, comme lorsqu’on chante Adjuva nos, — Veni, Sancte Spiritus, — Ut in nomine
Jesu omne genuflectatur, à moins que leur fonction ne les en empêche ; de même aux
messes de Requiem et aux féries majeures, pendant les oraisons et depuis le Sanctus
jusqu’à Pax Domini.

1515
Stercky T. II §580

[25]
Cérémonial – Partie I : généralités
6. Ceux qui assistent au chœur

On se reportera utilement aux règles générales à observer au chœur et dans le


sanctuaire.

a) Messe basse16

1. On ne trouve dans le missel que ce passage concernant ceux qui assistent à la


messe basse : « Circumstantes in Missis privatis semper genua flectunt, etiam tempore
paschali, praterquam dum legitur evangelium. » (Ceux qui assistent aux messes privées
sont toujours à genoux, même au temps pascal, excepté lorsqu’on lit l’Evangile).

2. D’après la plupart des auteurs, cette rubrique est purement de conseil pour les
fidèles, attendu qu’il s’agit ici d’un acte privé de religion.

3. Les membres du clergé présents en habit de chœur devraient se conformer à la


rubrique citée plus haut, puisque l’Évêque assistant à la messe basse est à genoux tout le
temps, sauf aux deux évangiles.

En l’absence de loi positive, le mieux est de se conformer aux coutumes établies, et


de ramener celles-ci autant que possible à l’indication de la rubrique, surtout pour les
parties les plus importantes de la messe.

On pourrait ainsi être à genoux jusqu’à l’évangile, debout jusqu’au Sanctus, et à


genoux jusqu’à la fin.

4. Messe « dialoguée »

Pour les dialogues, les fidèles peuvent dire toutes les réponses faites par le servant.

Les attitudes des fidèles pourront être :

o À l’entrée du prêtre : debout ;


o prières au bas de l'autel : à genoux ;
o de l'Introït à la collecte : debout ;
o pour l'Épître, le Graduel, l'Alléluia ou le trait : assis ;
o de l'Évangile à l'Oremus de l'offertoire : debout ; (sauf pendant l'Homélie :
assis) ;
o depuis l’Offertoire (juste après l’Oremus) jusqu'au Per omnia sæcula de la
Secrète : assis ;
o à la Préface et au Sanctus : debout ;
o au Canon, jusqu'au Per omnia sæcula : à genoux ;
o du Pater à l'Agnus dei : debout ;

16
Stercky T. I §634

[26]
Cérémonial – Partie I : généralités
o pour la Communion : à genoux ;
o au Dominus Vobiscum de la Postcommunion : debout ;
o à la Bénédiction finale : à genoux ;
o au Dernier Évangile : debout ;
o sortie du prêtre : debout.

Il importe surtout qu'il y ait unité et harmonie dans la récitation des prières. Si cela
est impossible, mieux vaut laisser au seul servant de messe le soin de répondre.

5. En temps de pénitence. Il y a obligation pour le Chœur de se mettre à genoux,


pendant les oraisons avant l’épître, depuis le Sanctus jusqu’à Pax Domini
inclusivement, et pendant les postcommunions : aux messes fériales de l’Avent, du
Carême, des Quatre-Temps, des vigiles jeûnées (de fait ou de droit) (On excepte : la vigile
de Noël, le Samedi Saint, la vigile et les Quatre-Temps de la Pentecôte), et aux messes de
Requiem. A une messe conventuelle basse, on se tient comme à la messe chantée.

b) Messes chantée ou solennelle17

Lorsque le célébrant et les ministres sont arrivés à l’autel, l’orgue cesse de jouer, s’il
joue, et alors seulement les Chantres commencent l’Introït.

Le clergé doit être à genoux :

1. Depuis la fin du Sanctus jusqu’à l’Oremus du Pater ; pendant la bénédiction du


célébrant, à la fin de la messe (seuls les Prélats et les Chanoines restent debout mais font
une inclination médiocre).

2. Pendant le Credo, lorsqu’on chante Et incarnatus est, tous ceux qui sont debout
(sans excepter les Évêques et les Chanoines) doivent se mettre à genoux jusqu’à Homo
factus est inclusivement ceux qui sont assis, peuvent se mettre à genoux, si tel est l’usage,
mais ils n’y sont pas tenus.

3. En temps de pénitence. Aux messes fériales de l’Avent, du Carême, des Quatre-


Temps, des vigiles jeûnées (de droit ou de fait), et aux messes de Requiem, on est en outre
à genoux : pendant les collectes ; depuis la fin du Sanctus jusqu’à Pax Domini
inclusivement ; et pendant les postcommunions (On se met à genoux, quand le célébrant
chante Oremus et on se relève après avoir répondu Amen.). On n’est pas à genoux pendant
les oraisons qui se disent avant les leçons qui précèdent l’épître, aux Quatre-Temps.

Exceptions. On ne se met pas ainsi à genoux aux messes des vigiles de Noël, de
l’Épiphanie, de Pâques, de l’Ascension et de la Pentecôte, ni aux messes des Quatre-
Temps de la Pentecôte, et des Rogations des grandes et des petites Litanies.

17
Stercky T. I §636

[27]
Cérémonial – Partie I : généralités
4. On se met encore genoux, ou bien on fait la génuflexion à certaines paroles,
comme : lorsque le Diacre chante Flectamus genua, jusqu’à ce que le Sous-Diacre ait
chanté Levate, lorsque, dans l’épître, on chante in nomine Jesu omne genu flectatur,
jusqu’à infernorum inclusivement ; au verset Adjuva nos du trait pendant le Carême ; au
verset Veni Sancte Spiritus de l’Alleluia, dans l’octave de la Pentecôte et aux messes
votives du Saint-Esprit, ou dans le trait qui remplace l’Alleluia , aux mots Et Verbum caro
factum est de l’évangile de Noël ; et procidentes adoraverunt eum de celui de
l’Épiphanie ; pendant que le célébrant dit le Credo à l’autel, aux mots Et incarnatus est,
ceux qui ne sont pas occupés à chanter font la génuflexion ; pendant le dernier évangile,
quand le célébrant dit Et Verbum caro factum est ; aux trois messes de Noël et à la messe
de l’Annonciation, quand on chante l’Incarnatus est du Credo, tous sans exception, même
les Prélats et les Chanoines, qu’ils soient assis ou debout, se mettent à genoux (On fléchit
les deux genoux quand on doit rester à genoux quelques instants).

Le Chœur peut s’asseoir :

Quand le célébrant est assis pendant le chant du Kyrie, du Gloria et du Credo, après
que ces prières ont été récitées par le célébrant ; pendant le chant de l’épître, des
prophéties, du graduel, du verset, de la prose, de l’offertoire après que le célébrant a
chanté Oremus, jusqu’à l’encensement du Chœur, et pendant l’antienne de la communion.
Si le célébrant demeure à l’autel à ces moments où il pourrait s’asseoir, le Chœur peut
s’asseoir néanmoins.

On est debout le reste du temps.

On doit s’incliner : selon ce qui a été dit ci-dessus de l’inclination. Toutes ces
inclinations sont de tête seulement.

7. Fidèles

D’après Stercky (I, n°141, nota) et le cérémonial des évêques (I, 5, n°7) les fidèles
suivent les mouvements du clergé qui est au chœur.

Ce cérémonial prévoit même une aide aux deux cérémoniaires (de l’évêque) pour :

o Séparer hommes et femmes (cum commode fieri potest) ;


o Les mettre en bon ordre ;
o Leur indiquer quand ils doivent être assis, debout ou à genoux ;
o Et pour d’autres choses du même genre, si cela est opportun : ne pourrait-on
l’entendre des diverses génuflexions à faire quand on entre et sort de l’église (cf.
supra Des révérences en général et De la génuflexion), et de certaines inclinations
faites au chœur (cf. ci-dessus) ?

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