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7-015-B-52

Encyclopédie Médico-Chirurgicale 7-015-B-52

Alcool et virus C
P Lahmek
S Nahon
Résumé. – La consommation excessive et régulière d’alcool est un problème majeur de santé publique en
raison de ses répercussions somatiques, psychiques et sociales. Seule une minorité de buveurs excessifs
développe une maladie évolutive en rapport avec sa consommation d’alcool. Par exemple, 15 à 20 % des
personnes consommant quotidiennement plus de 150 g d’alcool développeront une cirrhose au bout de 10
ans. Différents facteurs individuels ou environnementaux peuvent, par leur action sur un terrain prédisposé,
provoquer l’apparition d’une hépatopathie due à l’alcool. L’existence d’une infection chronique par le virus de
l’hépatite virale C (VHC) est un de ces facteurs aggravants. L’objet de cette mise au point est d’évoquer
l’interaction entre la consommation excessive d’alcool et l’infection par le VHC dans ses aspects
épidémiologiques, cliniques, histologiques et biologiques. La prise en charge thérapeutique est aussi évoquée.
© 2002 Editions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS. Tous droits réservés.

Mots-clés : alcool, alcoolisme, alcoolodépendance, virus C, hépatite virale chronique C.

Introduction – La méthode de diagnostic de l’infection par le VHC doit être fiable. S’il
s’agit de tests sérologiques, cas le plus fréquent, seuls ceux de
La consommation excessive d’alcool et l’infection par le virus de troisième génération doivent être utilisés en raison de leur bonne
l’hépatite C (VHC) sont, par leur fréquence et leur gravité valeur diagnostique, le nombre de faux positifs étant d’environ 30 %
potentielle, deux problèmes majeurs de santé publique. L’existence pour les tests de première génération lorsqu’ils sont effectués chez
d’une infection par le VHC en cas de consommation excessive des buveurs excessifs [6, 33, 35]. La recherche de particules virales
d’alcool est la source de plusieurs questions d’ordre circulantes dans le sang par amplification génique (polymerase chain
épidémiologique, physiopathologique et thérapeutique dont reaction : PCR) permet un diagnostic de certitude, mais son coût est
certaines sont encore sans réponse. La prévalence de cette encore un obstacle à son utilisation à des fins épidémiologiques. On
association est beaucoup plus importante que celle d’une rencontre constate la présence de particules virales chez 80 % des buveurs
fortuite ; cependant, d’éventuels facteurs de risque de contamination excessifs ayant des marqueurs sériques d’infection par le VHC
par le VHC spécifiquement liés à une consommation excessive trouvés avec des tests de troisième génération [4, 9, 40].
d’alcool restent à découvrir. L’association d’une infection par le VHC – La notion de consommation excessive d’alcool est, la plupart du
et d’une consommation excessive d’alcool modifie l’histoire naturelle temps, mal explicitée. L’évaluation de la consommation d’alcool est
de chacune de ces deux entités cliniques, en augmentant difficile en pratique alcoologique, même si l’on utilise un instrument
significativement le risque et la vitesse de développement de lésions de mesure adapté [1]. Dans la plupart des études, les auteurs ont jugé
hépatiques sévères (fibrose, cirrhose, cancer). L’immunodépression implicitement la consommation quotidienne d’alcool comme
induite par la consommation excessive d’alcool pourrait augmenter excessive au-delà de 40 g chez l’homme et de 20 g chez la femme.
la virulence du VHC, mais d’autres phénomènes pourraient aussi Le diagnostic alcoologique, en particulier l’abus ou la dépendance,
intervenir. L’association d’une infection par le VHC à une est rarement pris en compte.
consommation excessive d’alcool nécessite une prise en charge
spécifique, dont la mise en place et l’évaluation sont à établir. Le but – La prévalence de l’association consommation excessive d’alcool et
de cette mise au point est d’évoquer ces questions à l’aide des infection par le VHC dépend du mode de recrutement des personnes
références récentes de la littérature médicale sur ce sujet. étudiées. Elle est d’autant plus forte que la probabilité des patients
d’avoir une hépatopathie ou des antécédents de toxicomanie est
grande. Ainsi, les prévalences les plus élevées ont été constatées
Épidémiologie dans les études effectuées avec des populations hospitalisées dans
des services d’hépato-gastro-entérologie ou d’addictologie. La
PRÉVALENCE DE L’INFECTION prévalence, dans la population générale, de l’infection par le VHC
PAR LE VHC CHEZ LES PERSONNES varie aussi selon la zone géographique considérée, voisine de 1 %
AYANT UNE CONSOMMATION EXCESSIVE D’ALCOOL
en Europe occidentale et proche de 20 % en Europe du Sud, en Asie
Plusieurs précautions méthodologiques sont nécessaires pour ou en Afrique [3, 64].
estimer au mieux la prévalence de l’infection par le VHC chez les
En tenant compte de toutes ces réserves méthodologiques, on
personnes ayant un problème d’alcool.
constate que la prévalence de l’infection par le VHC chez les
buveurs excessifs est 30 à 100 fois plus élevée que dans la population
générale [23]. Une revue des études récentes utilisant des tests
Pierre Lahmek : Praticien hospitalier, unité d’alcoologie. sérologiques de deuxième ou de troisième génération a montré que
Stéphane Nahon : Praticien hospitalier, service d’hépato-gastro-entérologie.
Centre hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil, 10, avenue du Général-Leclerc,
la prévalence de séropositivité VHC chez les buveurs excessifs était
93370 Montfermeil, France. comprise entre 2 et 45 % [23]. Les différences constatées s’expliquent

Toute référence à cet article doit porter la mention : Lahmek P et Nahon S. Alcool et virus C. Encycl Méd Chir (Editions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS, Paris, tous droits réservés), Hépatologie, 7-015-B-52, 2002, 4 p.
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en grande partie par les origines diverses des populations étudiées. Aspects pathogéniques
Chez les patients consommateurs excessifs d’alcool hospitalisés, la
prévalence des marqueurs sériques d’infection par le VHC est
comprise entre 15 et 35 % [10]. Deux études effectuées en France avec HÉPATITE CHRONIQUE VIRALE C
des tests de troisième génération chez des buveurs excessifs, ET CONSOMMATION D’ALCOOL
consultants dans le premier travail et hospitalisés dans le second, Il est probable qu’une consommation quotidienne d’alcool inférieure
ont respectivement constaté l’existence de marqueurs sériques au seuil tolérable, 20 g/j chez la femme, 40 g/j chez l’homme, n’ait
d’infection par le VHC chez 11 et 30 % d’entre eux [29, 71]. Chez les pas d’effet délétère chez les personnes ayant une hépatite chronique
buveurs excessifs, la prévalence des marqueurs sériques de l’hépatite virale C [55]. En revanche, une consommation excessive d’alcool
C est plus importante en cas d’hépatopathie qu’en l’absence de aggrave les lésions hépatiques, et est un facteur de risque
maladie alcoolique hépatique (30 % versus 5 %) et semble corrélée à indépendant de survenue d’une cirrhose [30, 46, 50, 54, 58, 62, 67, 70]. Une
la gravité de la maladie hépatique [10, 35, 47, 61]. étude japonaise a montré, chez des personnes ayant une infection
chronique par le VHC, que le risque relatif de développer une
cirrhose était de 1,5 pour celles ayant une consommation d’alcool
FACTEURS DE RISQUE D’INFECTION PAR LE VHC
quotidienne supérieure à 80 g, par rapport à celles qui ne
consommaient pas d’alcool [26]. De plus, la consommation excessive
La forte prévalence de l’infection par le VHC chez les buveurs d’alcool diminue significativement l’efficacité du traitement antiviral
excessifs pose le problème de l’existence de facteurs de risque par interféron, probablement via l’augmentation de la charge virale
spécifiques de contamination virale dans cette population. La et une plus grande hétérogénéité des souches virales infectantes [45,
proportion de buveurs excessifs ayant des marqueurs sériques 60]
. L’abstinence prolongée d’alcool permet de diminuer
d’infection par le VHC sans facteur de risque de contamination significativement la charge virale, et ainsi d’améliorer le taux de
virale identifiable, varie de 5 à 30 % dans la littérature [4, 8, 19, 34, 66]. Un réponse lors d’un traitement par interféron [38, 43, 57]. Il n’est pas
travail français, multicentrique et prospectif, a noté de manière formellement prouvé que la consommation excessive d’alcool soit
systématique chez 684 personnes alcoolodépendantes l’existence et un facteur de risque de développement d’un carcinome
la nature des facteurs de risque d’infection par le VHC : tous les hépatocellulaire en cas d’hépatite C [13, 16, 27, 28, 32, 70]. Les effets de la
patients ayant des marqueurs sériques d’infection par le VHC consommation aiguë d’alcool sur l’hépatite chronique virale C sont
(n = 78, 11 %) avaient un facteur de risque de contamination virale inconnus.
identifiable (toxicomanie parentérale 81 %, origine géographique
9 %, transfusion 6 %, toxicomanie inhalée ou pratiques de MALADIE ALCOOLIQUE DU FOIE ET INFECTION
modification corporelle avec effraction cutanée 4 %). Parmi les PAR LE VHC
patients sans marqueur sérique d’infection par le VHC, 32 % avaient En cas d’hépatite alcoolique aiguë grave, l’utilisation des corticoïdes
aussi un facteur de risque de contamination virale identifiable [29]. doit être prudente chez les patients ayant une infection par le VHC.
On peut ainsi penser qu’il n’existe pas de facteur de risque La corticothérapie augmentant la charge virale et diminuant la
d’infection par le VHC, en particulier nosocomial ou réaction immunitaire, son interruption brutale peut provoquer une
environnemental, spécifique aux buveurs excessifs. Cependant, leur hépatite fulminante [65]. L’utilisation de l’interféron peut aussi
recherche, même si elle s’avère plus pertinente en termes de s’avérer dangereuse en cas d’hépatite alcoolique aiguë, même si
prévention et de dépistage que la simple évaluation de la prévalence celle-ci est modérée [18, 72]. À consommation d’alcool équivalente,
de l’infection par le VHC, n’a pas fait l’objet d’une étude spécifique l’infection chronique par le VHC aggrave le pronostic et l’évolutivité
à ce jour. La forte prévalence des marqueurs sériques d’infection par des maladies alcooliques du foie. Ainsi, la survenue d’une cirrhose
le VHC chez les buveurs excessifs est la conséquence des nombreux est à la fois plus rapide et plus fréquente en cas de co-infection virale
antécédents de toxicomanie parentérale constatés chez 25 à 30 % C, 30 % versus 10 % à 10 ans, et le risque de développement d’un
d’entre eux [4, 29]. Le dépistage systématique d’une infection par le carcinome hépatocellulaire est aussi plus important, 80 % versus
VHC chez les buveurs excessifs pourrait ainsi être peu rentable en 20 % à 10 ans [4, 19, 25, 36, 66, 69]. Dans une étude française, effectuée chez
l’absence de facteur de risque spécifique de contamination virale. des buveurs excessifs, la présence d’une sérologie VHC positive était
un facteur indépendant associé à une plus grande fréquence de
survenue d’un carcinome hépatocellulaire [40]. Cependant, chez les
patients buveurs excessifs, la consommation d’alcool, plus que la
Aspects anatomopathologiques séropositivité VHC, reste le facteur pronostique principal quant à la
survenue ou à l’aggravation d’une cirrhose [41]. Il est probable que la
majorité des cas de carcinomes hépatocellulaires survenus chez des
Les buveurs excessifs ayant une hépatite C ont, à charge virale
malades ayant une cirrhose alcoolique soit la conséquence d’une
équivalente, des lésions histologiques hépatiques plus sévères que infection chronique et méconnue par le VHC, comme pour le virus
les patients ayant uniquement une hépatite C [10, 19, 61]. Les buveurs de l’hépatite B où l’on constate l’existence de particules virales dans
excessifs ayant une infection par le virus VHC ont aussi des lésions le tissu hépatique [39]. L’infection chronique par le VHC modifie aussi
histologiques plus sévères que ceux sans infection par le VHC [14]. la spécificité de certains marqueurs d’alcoolisation chronique, en
Le plus souvent, les lésions histologiques dues à l’alcool et celles particulier celle de la transferrine désialylée ou décarboxylée [48].
dues au VHC sont indépendantes dans leur nature et leur
évolution [63]. La consommation excessive d’alcool peut provoquer
parfois des lésions histologiques voisines de celles rencontrées en Aspects physiopathologiques
cas d’hépatite chronique virale C, telles que la nécrose parcellaire et
l’infiltration lymphocytaire. Chez les patients ayant une hépatite C, La physiopathologie des interactions entre l’infection chronique par
la consommation d’alcool augmente plus la fibrose que la nécrose le VHC et la consommation excessive d’alcool est mal connue. Une
hépatocytaire et l’infiltration lymphocytaire lobulaire [23, 26, 31]. Une consommation quotidienne d’alcool supérieure à 60 g provoque une
consommation quotidienne d’alcool supérieure à 80 g est un facteur augmentation significative de la charge virale indépendamment du
prédictif de progression des lésions de fibrose et de cirrhose [51, 58]. génotype [45]. Il semble exister une corrélation entre la charge virale
L’infection par le VHC, en dehors de toute consommation excessive et la consommation d’alcool dans la semaine précédant la mesure [52].
d’alcool, peut provoquer des lésions similaires à celles rencontrées L’arrêt de la prise d’alcool est associé à une baisse de la charge
en cas de maladie alcoolique du foie, en particulier la stéatose, virale [12, 45, 56]. L’augmentation de la charge virale est peut-être la
facteur pronostique péjoratif [23, 24]. conséquence d’une immunodépression induite par la prise d’alcool ;

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d’autres facteurs environnementaux ou individuels sont consommation excessive d’alcool, et la moitié seulement d’entre elles
probablement aussi en cause [7, 23]. Mais si le VHC et l’alcool agissent l’a significativement réduite après l’annonce du diagnostic
ensemble en provoquant l’apparition et le développement de lésions d’hépatite C, ce qui suppose que beaucoup étaient
hépatiques sévères, cela ne semble pas être dû uniquement à alcoolodépendantes [31]. On pourrait conseiller une consommation
l’augmentation de la charge virale. Les mécanismes de cette action modérée (< 20 g/j) et contrôlée d’alcool, uniquement chez les
synergique sont incomplètement expliqués ; ils tiennent compte de consommateurs d’alcool à risque ou à problème sans critère
la toxicité hépatique propre de l’alcool, et des modifications de la diagnostique d’alcoolodépendance. La durée de la prise en charge
réponse immunitaire cellulaire à l’infection par le VHC engendrées alcoologique préalable varie selon les auteurs. Trois mois paraissent
par la prise d’alcool [23] : suffisants à la fois sur le plan psychologique et somatique ;
cependant, des auteurs ont constaté qu’une moins bonne réponse à
– l’alcool pourrait, en fragilisant les hépatocytes, augmenter les
l’interféron persistait chez des buveurs excessifs sevrés en moyenne
lésions hépatiques consécutives à la réaction inflammatoire à
depuis 34 mois, sans que l’on en connaisse la raison [43] . Les
médiation cellulaire provoquée par l’infection chronique par le
traitements habituels de la prévention des réalcoolisations après un
VHC [22, 23].
sevrage, naltrexone ou acamprosate, pourront être utilisés aux doses
– l’alcool et l’infection par le VHC provoquent l’un et l’autre la habituelles, en privilégiant l’acamprosate en raison de sa faible
diminution de la synthèse du glutathion qui altère les fonctions hépatotoxicité.
mitochondriales assurant la viabilité des hépatocytes [17, 23] ; Les modalités du traitement antiviral sont identiques à celles
– la consommation régulière et excessive d’alcool pourrait utilisées chez les patients ayant une hépatite chronique virale C et
provoquer la formation d’autoanticorps circulants qui interagiraient ne consommant pas d’alcool. Un suivi ou un avis psychiatrique
avec d’autres, secondaires à l’infection chronique par le VHC [5, 42] ; préalable sera peut-être plus souvent nécessaire, en raison de la
– la consommation excessive d’alcool et l’hépatite C provoquent fréquence des antécédents dépressifs chez les personnes ayant un
parfois une surcharge en fer qui est hépatotoxique [17, 21] ; problème d’alcool. En cas de cirrhose évoluée ou de tumeur maligne
hépatique, les traitements habituels, en particulier la transplantation
– les lésions hépatocytaires pourraient être la conséquence d’un hépatique, peuvent être effectués avec des résultats similaires à ceux
stress oxydatif induit par l’alcool et le VHC [17, 42, 53]. des personnes n’ayant pas de problème d’alcool [15, 20, 68]. Afin de
Il existe aussi des spécificités virologiques en cas de consommation valider cette attitude thérapeutique, il serait intéressant de pouvoir
excessive d’alcool et d’infection chronique par le VHC : si le apprécier l’accès aux soins des personnes ayant un problème
génotype viral 1 est aussi un facteur pronostique péjoratif, d’alcool et devant être traitées pour une hépatite C. Il n’existe pas
l’identification du sérotype viral semble être plus difficile et le de données dans la littérature permettant d’apporter une réponse à
nombre de quasi-espèces virales plus important [59, 60]. cette question. On peut imaginer qu’à la faveur de l’amélioration de
l’efficacité du traitement antiviral, celui-ci sera de plus en plus
largement accessible aux personnes ayant un problème d’alcool sans
Aspects thérapeutiques en attendre une démarche alcoologique significative.

La prise en charge des personnes ayant une infection chronique par


le VHC et une consommation excessive d’alcool est indispensable, Conclusion
compte tenu de leur risque important de développer rapidement
des lésions hépatiques sévères. La coexistence d’une infection chronique par le VHC et d’une
La plupart des auteurs pensent qu’il vaut mieux effectuer une prise consommation excessive d’alcool est fréquente, et ce d’autant plus qu’il
en charge alcoologique préalable au traitement antiviral, l’alcool existe une hépatopathie ou des antécédents de toxicomanie. Cette
étant le cofacteur le plus important d’aggravation de la maladie coexistence ne semble pas être la conséquence de facteurs de risque de
virale C sur lequel on peut influer, et sa consommation excessive contamination virale spécifiques à la consommation excessive d’alcool.
diminue significativement l’efficacité du traitement antiviral à Les buveurs excessifs ayant une infection chronique par le VHC ont des
gravité de maladie hépatique similaire [37, 44, 45]. Dans tous les cas, il risques de développer des lésions hépatiques sévères (fibrose, cirrhose,
s’agit, chez des personnes ayant pour la plupart des troubles cancer) plus importants que ceux dus uniquement à leur consommation
anxiodépressifs, de les aider à accepter les contraintes d’un d’alcool. Il en est de même pour les personnes ayant une infection par le
traitement antiviral prolongé, afin d’éviter la survenue de VHC et consommant trop d’alcool. La physiopathologie des effets
complications psychiatriques potentiellement plus fréquentes chez pathogéniques synergiques de l’alcool et du VHC reste encore à
les personnes ayant un problème d’alcool [2]. Les opinions divergent élucider. Elle est probablement la conséquence de réactions
sur le niveau acceptable de la consommation d’alcool et sur la durée immunitaires et cytotoxiques. La prise en compte de ces deux cofacteurs
de la prise en charge alcoologique préalable [55, 67]. Faut-il obtenir une est indispensable lorsqu’une personne consulte pour l’un ou l’autre
abstinence totale ou une consommation contrôlée d’alcool ? À la vue problème. Une prise en charge préalable du problème alcoologique est
des données de la littérature, une consommation contrôlée d’alcool indispensable afin d’obtenir une abstinence ou une consommation
à des niveaux proches du seuil tolérable, moins de 20 g/j chez la d’alcool contrôlée, seuls gages de l’efficacité du traitement antiviral et
femme et moins de 40 g/j chez l’homme, ne paraît pas être de la maîtrise de l’évolutivité de l’infection par le VHC. Cependant, les
rédhibitoire sur le plan somatique, mais il est souvent difficile chez contraintes de ce traitement doivent être régulièrement réévaluées à la
les personnes alcoolodépendantes de mettre en place un tel projet faveur de l’amélioration de ses résultats, afin qu’une proportion
sur le long terme [11]. Ainsi, dans une étude italienne, 25 à 30 % des optimale des personnes potentiellement traitables puisse accéder à une
personnes ayant une infection chronique par le VHC avaient une prise en charge efficiente.

Références ➤

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