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1er trimestre 2015 L a lettre Bulletin trimestriel

1er trimestre 2015

La lettre

Bulletin trimestriel

Maison des associations 52 rue Maréchal Foch 66000 PERPIGNAN

Tél :

04 34 12 04 32

info@maison-europe-roussillon.eu

www.maison-europe-roussillon.eu

Qui sommes-nous ?

Association loi 1901 à but non lucratif, trait d’union entre les citoyens et les institutions européennes et répertoriée dans le réseau d’information européenne, nous avons vocation à la formation orientée sur le processus d’unification européenne. Nous sommes affiliés à la Fédération Française des Maisons de l’Europe et à la Fédération Internationale des Maisons de l’Europe (EUNET)

Nos objectifs

* Sensibiliser, motiver à l’idée de citoyenneté européenne * Informer, documenter sur l’intégration et la construction européenne * Permettre une meilleure connaissance des différentes régions d’Europe et soutenir la mise en place de liens et d’échanges entre citoyens d’Europe * Servir d’interface entre les instances européennes et les citoyens * Préparer le citoyen aux changements qui interviennent ou interviendront dans sa vie quotidienne * Formation en langues européennes * Aide au montage de dossiers européens

européennes * Aide au montage de dossiers européens Sommaire Le mot du président Le Dossier :
européennes * Aide au montage de dossiers européens Sommaire Le mot du président Le Dossier :

Sommaire

Le mot du président

Le Dossier : l’Islande

Un trimestre riche en événements

Visages d’Europe

Directeur de la publication : Jean-Marie Laporte Rédacteurs : Jean-Marie Laporte, Nicolas Condom, Marguerite Gil, Giovanna Di Maria, Danielle Taylor. Imprimerie : Imprimerie Catalane Périodicité : Trimestrielle

Maria, Danielle Taylor. Imprimerie : Imprimerie Catalane Périodicité : Trimestrielle Page 3 Page 4 -5 Page

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Le mot du Président

C’est le traité de Paris du 1er avril 1951 qui a créé la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) composée de 6 Etats européens, le Luxembourg, la Belgique, le Pays Bas, l’Italie, la République Fédérale Allemande et la France. Elle a été le véritable fer de lance pour la construction de l’Europe.

Créée pour faire rempart à la guerre, elle a exercé cette mission durant plus de 60 ans (64 exactement) avec succès. Elle est actuellement à nouveau confrontée au terrorisme international. Pour conserver les forces de démocratie que sont la paix, les droits de l’homme, la tolérance, la liberté, l’égalité, la dignité, l’Europe doit rester unie envers et contre toutes les formes de terrorisme qui font tant pour mettre à mal ce que nous avons construit par étapes.

Le vivre-ensemble, spécificité de l’Europe, doit renforcer le droit à la différence et apprendre à mieux nous connaitre et donc mieux nous comprendre les uns les autres. Nous devons rechercher à vivre en bonne intelligence afin de récolter les fruits de cette diversité, une richesse qui fait de la création de l’Union Européenne une grande réussite.

Plus près de nous, la Russie entretient le flou quant à l’intangibilité de ses frontières :

avec la Finlande, avec la Corée du Nord, le Japon, la Géorgie, l’Abkhazie. La liste du non- respect des frontières est trop longue. La crise qui secoue l’Ukraine pour des raisons énergétiques, voies maritimes, pipeline de la mer noire, doit faire comprendre à la Russie que la dépendance énergétique de ses clients pris en otages est aussi malsaine pour elle, que pour eux et pour l’Union Européenne. Et si l’Ukraine pouvait exister sans avoir à faire le choix entre l’Est et l’Ouest ?

Unie dans la diversité, telle est notre devise.

Jean-Marie Laporte Président

Le Dossier

Le dossier

L’Islande

Retrait de candidature à l’adhésion de l’UE

L’Islande, littéralement « terre de glace », en forme longue la République d’Islande, est un État insu- laire de l’Océan Atlantique Nord, situé entre le Groëland et la Norvège, au nord-ouest des îles Féroé. Avant la crise économique de 2008, l’Islande était au premier rang des pays les plus développés au monde selon l’indice de développement humain (IDH) de 2007 et 2008.

Son économie est fondée sur un système d’économie mixte où les services, la finance, la pêche et les industries sont les principaux secteurs. Le pays est membre de l’ONU, du Conseil de l’Europe, de l’OTAN, de l’AELE (Association Européenne de Libre Echange), de l’OCDE (Organisation de coo- pération et de développement économiques) et de l’EEE (Espace Economique Européen). L’Islande a déposé sa candidature à l’entrée dans l’Union européenne le 17 juillet 2009, mais cette candidature, gelée depuis le 13 juin 2013, a été officiellement retirée le 12 mars 2015.

Feuerborn©TerryphotoCrédits

Le dossier

L’Islande est une république parlementaire. L’unique assemblée, l’Althing est le plus ancien parlement d’Europe. Il fut fondé en l’an 930. Son fonctionnement ne fut interrompu qu’entre 1800 et 1844, pendant la période de monarchie absolutiste danoise.

Dans sa forme contemporaine, le parlement islandais fut réinstitué en 1845, à l’origine en tant qu’organe consultatif auprès du roi de Danemark Christian VIII ; son siège fut établi à Reykjavik (photo ci-dessus), et non plus à Þingvellir. Le grand artisan de l’indépendance de l’Islande, Jón Sigurðsson, en fut un des premiers députés. L’Althing comprend 63 parlementaires, élus par les citoyens tous les quatre ans, la dernière élection remontant à 2012. Le président de la République est également élu pour quatre ans. Selon la Constitution, il nomme les ministres et préside leur Conseil. Dans la pratique, il entérine les choix de nomination faits par les partis politiques majoritaires à l’Althing. Il n’exerce d’ailleurs habituellement aucun pouvoir exécutif réel et joue surtout un rôle honorifique. En tant que chef de l’État, il est le représentant du pays à l’étranger.

l’État, il est le représentant du pays à l’étranger. Situation actuelle Le 15 mars 2015 l’Islande

Situation actuelle

Le 15 mars 2015 l’Islande a annoncé son retrait de candidature à l’Union Européenne soit deux ans après l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement eurosceptique de centre droit qui promettait de mettre un terme au processus lancé en 2009. Le ministre des Affaires étrangères, Gunnar Bragi Sveinsson, a indiqué dans un communiqué avoir fait part de cette décision à la Lettonie, qui préside l’UE et qui en a informé la Commission européenne. «Les intérêts de l’Islande sont mieux servis en dehors de l’Union européenne», a écrit le ministère sur son site internet.

Un gouvernement de gauche avait déposé sa candidature à une époque où une grave crise financière avait ébranlé la confiance des citoyens dans leurs institutions, et suscité l’envie de rejoindre la zone euro au vu de la chute de la valeur de la couronne. Mais une question est toujours en suspens, celle du fossé entre Bruxelles et Reykjavik sur les quotas de pêche, pilier de l’économie islandaise. Ce sujet épineux n’a jamais été abordé lors des négociations entre juin 2011 et janvier 2013. Dès son accession au pouvoir en avril 2013, le parti de centre droit avait mis un terme aux discussions. Le Parti du progrès (centriste et agrarien) du Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson est farouchement opposé à l’Union européenne tandis que le Parti de l’indépendance (conservateur, proche des milieux d’affaires), plus divisé, a tenté d’imposer l’idée d’un réferendum qui n’aura pas lieu. L’Islande a dit vouloir maintenir «des relations et une coopération étroites» avec l’UE, avec laquelle le pays est lié via l’Association Européenne de Libre Echange (AELE) et la Convention de Schengen qui permet la libre circulation des personnes.

La lettre de la Maison de l’Europe Pyrénées Roussillon - 5

Un trimestre riche en événements

Goûter Franco-Espagnol

Le 28 janvier 2015, pour accueillir la nouvelle année, la Maison de l’Europe a organisé une rencontre franco-es- pagnole. Avec nos amis espagnols, nous avons préparé un repas traditionnel représentant plusieurs régions de l’Espagne : le salmorejo (une purée froide de tomates, mie de pain et huile d’olive de l’Andalousie), l’ensalada murciana (une salade de tomates, olives, oignon, et thon de Murcia), les marineras (les tapas de Murcia), les patatas à la importancia de Palencia, la tortilla de patatas, et la sangria. C’était un moment convivial qui nous a permis de goûter les spécialités de nos voisins.

nous a permis de goûter les spécialités de nos voisins. avant de Nous avons aussi partagé

avant de

Nous avons aussi partagé ce repas et la traditionnelle

galette des Rois avec des amis venant d’autres pays que l’Espagne notamment d’Angleterre, du Canada, des

Etats-Unis

non seulement un bon gôuter mais aussi nos tradi- tions et nos cultures. Nos amis espagnols par exemple, nous ont expliqué que, chez eux, le jour des Rois est un jour très important pour les enfants. En effet, les Rois Mages défilent dans les rues de toutes les villes d’Espagne et distribuent des bonbons aux enfants leur apporter les cadeaux chez eux.

Ce moment nous a permis de partager

les cadeaux chez eux. Ce moment nous a permis de partager La Fête de la Saint

La Fête de la Saint Patrick

nous a permis de partager La Fête de la Saint Patrick En mars, la Maison de

En mars, la Maison de l’Europe a mis l’accent sur l’Irlande et sa fête nationale, la Saint Patrick, célébrée le 17 mars. Nous avons organisé une exposition sur l’histoire, la culture et la gastronomie irlandaises. Nous avons célébré la Saint Patrick en nous habillant en vert et avons partagé des petites choses à manger et boire. Tout le monde est venu pour partager des plats et des boissons régionaux. C’était un échange festif et enrichissant avec les jeunes amis de la Maison de l’Europe qui sont venus de partout dans le monde pour apprendre et partager leurs cultures.

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amis de la Maison de l’Europe qui sont venus de partout dans le monde pour apprendre

Visages d’Europe

La Maison de l’Europe Pyrénées Roussillon a rencontré Giovanna, stagiaire italienne à la Maison de l’Europe, venue dans le cadre du projet Leonardo. Elle nous a parlés de son projet et de sa vision de la mobilité en Europe.

de son projet et de sa vision de la mobilité en Europe. Qu’est-ce que le projet

Qu’est-ce que le projet Leonardo?

Le projet Leonardo, sur le plan européen, est très impor- tant parce qu’il m’a permis de faire une expérience de mobilité internationale. C’est aussi très important parce qu’il n’est pas une expérience d’études mais il permet de travailler dans un autre pays et donc de connaître le monde du travail en général entre des pays différents de mon pays, qui est l’Italie.

Qu’est-ce que tu penses de l’UE?

Je crois que l’Europe est notre avenir ; avant d’être une citoyenne italienne, je suis une citoyenne européenne. L’Europe est l’Institution qui permet à tous les pays qui font l’Europe de développer une meilleure vision du monde avec la connaissance des droits et des devoirs de toutes les personnes. C’est avec l’Europe que nous pouvons être une force internationale, que nous pouvons surmonter les diffi- cultés de notre temps difficile et bizarre.

Qu’est-ce qui t’a poussée à venir faire un stage à la Maison de l’Eu- rope?

La MEPR est une association qui connaît très bien l’Eu- rope, donc pour moi travailler ici est une chance ; toutes les choses que la MEPR fait sont reliées avec l’Europe et la vision qu’elle a de l’Europe est magnifique : pro- motion et développement de la citoyenneté à trois cent soixante degrés.

Que retiens-tu de ton séjour ?

J’ai découvert beaucoup de choses, des endroits mer- veilleux, le sud de la France est magnifique ; mais j’ai découvert surtout beaucoup de personnes formidables.

Quand les gens sont loin de la maison, ils pensent que les choses importantes à se rappeler et à raconter sont les nouveaux lieux et toutes les choses qu’ils ont vues. Mais je pense que ce qui restera toujours dans mon coeur sera particulièrement le souvenir des gens ren- contrés, qui m’ont appris des façons de faire différentes des nôtres et qui vont me rappeler combien il est beau de voyager.

Visages d’Europe La Maison de l’Europe Pyrénées Rous- sillon a rencontré Danielle, assistante de langue

Visages d’Europe

La Maison de l’Europe Pyrénées Rous- sillon a rencontré Danielle, assistante de langue anglaise, venue des Etats- Unis dans le cadre d’un programme du Ministère de l’Education Nationale, présente dans trois écoles primaires pour l’année scolaire 2014-2015. Elle participe comme bénévole à la Maison de l’Europe et nous a parlé de sa vision de l’Europe.

Peux-tu présenter brièvement ta région d’origine ?

Je viens de l’état du Colorado dans la région du sud- ouest des Etats-Unis. C’est un état très divers avec les Montagnes Rocheuses qui couvrent la moitié du ter- ritoire. Il y a aussi des déserts au Sud et les prairies et les plateaux à l’Est. Je viens de la capitale, Denver, qui est au pied des montagnes. La ville est à une altitude de 1609 mètres, qui lui donne le nom de « Mile High City ». Denver a été fondée en 1858 pendant la ruée vers l’or et elle continue encore maintenant à se déve- lopper.

Que penses-tu de l’UE?

Je vois l’UE comme un moyen d’organiser et de ras- sembler plusieurs cultures et pays. La plupart des pays ont gardé leur propre culture (à quelques excep- tions) mais ils peuvent s’organiser pour discuter des grandes questions. J’apprécie de pouvoir traverser les frontières très facilement et de pouvoir toujours uti- liser l’euro. Pour le tourisme, c’est un système efficace.

Que représente l’Europe pour toi?

L’Europe, pour moi, est représentée par des cultures qui ont beaucoup d’histoire et en même temps par des pays qui, aujourd’hui jouent un rôle très impor- tant dans la politique, l’économie et les affaires inter-

nationales. L’Europe pour moi représente aussi mon héritage ; même si ma famille habite aux Etats-Unis depuis plusieurs générations, mes arrières grand-pa- rents sont venus d’Europe.

Quelles sont les principales dif- férences entre les universités aux Etats-Unis et en France ?

Aux Etats-Unis, on va à l’université pour faire un

« Bachelor’s Degree » qui prend, en général, 4 ans.

On peut choisir un ou plusieurs sujets pour une spé-

cialisation. Il me semble qu’en France, la spécialisa- tion détermine plus exactement le travail, mais aux Etats-Unis on peut chercher un travail dans plusieurs domaines si on a des bonnes expériences. Donc, le système pour chercher un travail est plus flexible si on est motivé.

A l’université on peut choisir d’aller étudier à l’étran-

ger. Je l’ai fait deux fois : un été en Norvège et un

semestre académique à Aix-en-Provence. D’autres personnes vont en Asie, en Amérique du sud ou n’im- porte où selon leurs études et leurs intérêts.

As-tu un message pour la MEPR?

Je vous remercie pour cette bonne expérience comme

bénévole ! Je suis très heureuse de vous rencontrer et pense continuer à participer à vos événements cultu- rels et à propos de l’UE dans l’avenir.