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chimie biologie géologie physique Total /20

Note

Licence de Sciences et Technologie – UE SCI121

EPREUVE TERMINALE ECRITE – PREMIERE SESSION


Vendredi 23 janvier 2009
Durée : 2h00 – aucun document autorisé – calculatrice autorisée.

Cochez toutes les cases correspondant aux propositions exactes. Lorsqu’une justification est
demandée (dans un cadre), celle-ci est obligatoire pour que la réponse soit prise en compte.

Chimie

-1 -1 -1 -1
Q1 - Données : MCH3COOH=60 g.mol ; MCH3COONa=82 g.mol ; MKH2PO4=136 g.mol ; MK2HPO4=174 g.mol ;
-1 -1 -1 -1
MH3BO3=61,8 g.mol ; MNa2B4O7,10H20=381,4 g.mol ; MNaHCO3=84 g.mol ; MNa2CO3=106 g.mol
pKaCH3COOH / CH3COO(-) = 4,74 ; pKaH2PO4(-) / HPO4(2-) = 7,20 ; pKaH3BO3 / H2BO3(-) = 9,23 ; pKaHCO3(-) / CO3(2-) = 10,3

Un étudiant veut tester pour quelle gamme de pH la phosphatase alcaline (PA) est la plus efficace. Pour
cela, il va utiliser du PNPP (incolore) qui est hydrolysé par la PA pour libérer du PNP (jaune). Il décide de
faire la réaction PA + PNPP dans des milieux de différents pH grâce à l'utilisation de 4 solutions tampon à
–1
0,1 mol.L .
Il prépare les tampons de la façon suivante :
-1 *
Tampon pH=4.7 : 0,082 g de CH3COONa + 5 mL de HCl à 0,1 mol. L + eau qsp 10 mL
Tampon pH=7.2 : 0,087 g de K2HPO4 + 0,068 g de KH2PO4 + eau qsp 200 mL
-1
Tampon pH=9.2 : 1,24 g de H3BO3 + 10mL HCl à 1 mol. L + eau qsp 200 mL
-1
Tampon pH=10.3 : 1,06g de Na2CO3 + 50mL HCl à 1 mol. L + eau qsp 100 mL

Le test de l'enzyme est effectué de la façon suivante : 500 µL de tampon + 500 µL de PNPP + 5 µL de PA.
Aucune coloration n'apparaît pour les 4 pH testés, même après une heure de réaction (alors qu'on attendait
à ce que deux milieux se colorent franchement en jaune, qu'un milieu se colore légèrement, et qu'un milieu
reste incolore). Expliquez, pour chaque pH, pourquoi aucune coloration n'apparaît :

pH=4.7

*
qsp : quantité suffisante pour

1
pH= 7.2

pH= 9.2

pH=10.3

Améliorez le protocole de l'étudiant pour pouvoir correctement déterminer la gamme de pH dans laquelle la
PA fonctionne :

Q2 - Soient les équilibres acide / base :


– + 2– +
CO2,H2O HCO3 + H CO3 + 2 H pKa1 = 6,4 ; pKa2 = 10,3
Pour une eau de source, on mesure le titre alcalimétrique TA=1°F et le titre alcalimétrique complet TAC=
30°F.
–1 2–
On rappelle que pour TA, un degré français (°F) correspond à 6 mg.L de CO3 ; pour
–1 – –1 2–
TAC un degré français (°F) correspond à 12 mg.L de HCO3 ou 6 mg.L de CO3 .
–1
Autres définitions : le TA est le volume (en mL) de monoacide à 0.2 mol.L , nécessaire
2–
pour doser les ions CO3 dans 100 mL d'eau. Le TAC est le volume (en mL) de
–1 2– –
monoacide à 0.2 mol.L , nécessaire pour doser les ions CO3 et HCO3 dans 100 mL
d'eau.
Pouvez vous estimer le pH de cette eau ?
 pH<6,4  pH≈6,4  6,4<pH<10,3  pH≈10,3  pH>10,3  pH impossible à estimer
Justification :

2
Biologie

Vous devez analyser une suspension bactérienne contenant plusieurs souches, formant des colonies de
couleurs différentes sur milieu gélosé LB. L’objectif est de déterminer le titre bactérien (la quantité d'unité
formant des colonies).
Dans un premier temps, vous prélevez 50 µL de suspension brute que vous ajoutez à 950 µL de milieu de
culture LB stérile. On obtient la suspension 1. Ensuite, vous effectuez une série de dilutions en cascade en
prélevant 40µL de cet échantillon que vous ajoutez à 360µL de milieu de culture (Suspension 2). Cette étape
de dilution est répétée successivement 8 fois (Suspensions 3 à 10). Vous étalez 100µL de chacune des
suspensions sur trois boîtes de culture, avec le milieu convenable. Le lendemain, vous comptez les colonies
apparues après une nuit à 37°C.

Suspension 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Colonies rouges Boîte 1 3 2 3 5 5 2 3 4 3 4

Boîte 2 5 4 3 5 4 2 4 3 2 5

Boîte 3 4 5 4 5 3 2 4 2 4 5

Colonies noires Boîte 1 >500 >500 >500 >500 400 37 4 1 0 0

Boîte 2 >500 >500 >500 >500 457 42 3 0 0 0

Boîte 3 >500 >500 >500 >500 398 50 5 0 0 0

Colonies Grises Boîte 1 >500 >500 >500 >500 >500 >500 >500 >500 64 5

Boîte 2 >500 >500 >500 >500 >500 >500 >500 >500 60 4

Boîte 3 >500 >500 >500 >500 >500 >500 >500 >500 72 8

1 - Quelle est l'unité employée pour exprimer le titre bactérien ?


 nombre de bactéries par mL
 nombre de colonies par mL
 nombre d’unités formant colonies par mL
 nombre d’entités formant colonies par mL
 nombre de bactéries formant colonies par mL

2- Le titre bactérien moyen T obtenu pour les bactéries formant des colonies noires est (les unités indiquées
ne sont pas précisées pour ne pas interférer avec la question précédente) :
 impossible à calculer : les résultats ne sont pas cohérents

T = 86 ⋅ 10 7 unités/mL

T = 86 ⋅ 10 6 unités/mL

T = 4.3 ⋅ 10 7 unités/mL

3
3 - Calculer le titre bactérien des bactéries formant des colonies grises, en indiquant la formule détaillée de
votre calcul et sa résolution numérique.

4 Comment interprétez-vous les résultats obtenus pour les bactéries formant des colonies rouges ?

4
Hydrogéologie

Question A
Calculez le débit transitant par la trouée
indiquée. La profondeur de la trouée est
de 20 m et sa largeur de 1000 m, le trait
indiqué a une longueur de 500 m. La
65
-3
perméabilité de l'aquifère est de 10 m/s.

1) Tracez les axes d'écoulement de l'eau


63
sur cette carte piézométrique. 61
59
57
2) Le gradient hydraulique est de
55 m

1000 m

2 3
3) La section de passage est de m et le débit est égal à m /s

En connaissances de ces données, pour obtenir la vitesse efficace (également appelée réelle) il faut
(attention - plusieurs bonnes réponses sont possibles) :
 diviser le débit par la section de passage
 diviser le débit par la perméabilité
 connaître la porosité totale moyenne de l'aquifère
 connaître la porosité utile moyenne de l'aquifère
 calculer plusieurs gradients à différents endroits de l'aquifère
 effectuer un essai de traçage
 prélever des échantillons de sols représentatifs et mesurer le débit dans un bac à sable.

Question B
1) A l’aide du relevé piézométrique ci-dessous présentez la carte piézométrique (les courbes hydroisohypes)
sur l’ensemble des vallées alluviales, ces vallées étant encastrées dans des roches ‘durs’ émergentes du
substratum (en noir). En double-trait la rivière s’écoulant dans une des vallées. Interpolez ‘intelligemment’
car, comme souvent en situation réelle, il n’y a pas beaucoup de points relevés.

2) Expliquez les relations nappe-rivière sur cette carte. Réponse sur 3 lignes maximum !

3) Développez le risque de pollution du captage d’eau potable (croix, côte piézométrique 49.8). La zone
hachurée symbolise l’emplacement d’un groupement de fermes agricoles (étables & porcherie inclus).
Réponse sur 3 lignes maximum !

5
Question C
Au niveau de la recherche d’eau, quelle est la différence essentielle entre :
a) un aquifère karstique,
b) un aquifère cristallin,
c) un aquifère fluviatile ?
Réponse sur 3 lignes maximum !

6
Physique

On rappelle que le coefficient de tension superficielle σ est défini par l’énergie nécessaire pour augmenter la
surface S, ou, ce qui revient au même, par le rapport entre la force F qui fournit un travail pour étirer la
surface, et la longueur L du contact liquide/solide où la force F s’exerce : dE = σ.dS ou F = σ.L.
Pensez à indiquer les unités des grandeurs utilisées.

Q1 - Mise en évidence de la force de tension superficielle


Quelle est l’origine microscopique de la force de tension superficielle ?
Décrivez une petite expérience qualitative permettant de mettre en évidence la force de tension
superficielle : décrivez l'expérience et le phénomène observé, puis expliquez-le.

Q2 - Mesure du coefficient de tension superficielle


On mesure la tension superficielle de 2 solutions aqueuses : une solution eau+surfactant et une solution
eau+éthanol. On a utilisé une méthode d’arrachement. On dispose d’un anneau de rayon moyen Rm= 60
mm (le rayon interne R1 et le rayon externe R2 de l’anneau sont très proches ce qui permet d’assimiler
R1=R2=Rm).
On mesure la force d’arrachement Far nécessaire à extraire l’anneau (c’est la force indiquée par le
dynamomètre juste avant que l’anneau ne se détache du liquide (voir schéma A et B) et on mesure la force
indiquée par le dynamomètre lorsque l’anneau est soutenu par le ressort et n’est plus en contact avec le
liquide (voir schéma C).

Force Far mesurée à la limite de l'arrachement Force mesurée lorsque l'anneau est sorti
du liquide

dynamomètre

71mN 65mN 55mN

anneau

liquide

A) Eau + surfactant B) Eau + éthanol C)


A) Liquide 1 B) Liquide 2 C)

7
Q2 a) Qu'est-ce qu'un surfactant ?

Q2 b) Comment fonctionne un dynamomètre ? A quoi sert-il ?


Quelle force est mesurée par le dynamomètre lorsque l’anneau est soutenu par le ressort et n’est plus en
contact avec l’eau (cas du schéma C) ?

Q2 c) Comment s’obtient la force de tension superficielle Fts à partir de la mesure de Far et de la force que
vous avez donné en Q2 b) ? Expliquer, puis écrire la relation et effectuer l'application numérique pour les
deux cas.

Q2 d) Donnez l’expression littérale de la force de tension superficielle Fts en fonction de Rm et du coefficient


de tension superficielle σ. Expliquer.

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Q2 e) Calculez la valeur des coefficients de tension superficielle des liquides 1 et 2.

Q3 Méthode de stalagmométrie
A quoi sert la méthode stalagmométrique ?
Décrivez la méthode. Précisez ces avantages et inconvénients par rapport à la méthode d’arrachement.