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OFPPT ROYAUME DU MAROC Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail

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ROYAUME DU MAROC

OFPPT ROYAUME DU MAROC Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail D

Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail

D IRECTION R ECHERCHE ET I NGENIERIE DE F ORMATION

D IRECTION R ECHERCHE ET I NGENIERIE DE F ORMATION R ESUME T HEORIQUE & G

RESUME THEORIQUE

&

GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES

POLYGONATION ET MODULE N°:14 TRIANGULATION
POLYGONATION
ET
MODULE N°:14
TRIANGULATION

SECTEUR :

BTP

SPECIALITE : TECHNICIEN SPECIALISE GEOMETRE TOPOGRAPHE

NIVEAU :

TECHNICIEN SPECIALISE

Mars 2005

REMERCIEMENTS

La DRIF remercie les personnes qui ont contribué à l’élaboration du présent document.

Pour la supervision :

M. Khalid

Mme Najat

M. Abdelaziz EL ADAOUI

BAROUTI

IGGOUT

Pour la conception :

M. Pavel Tsvetanov

Pour la validation :

M. Pavel Tsvetanov

Chef projet BTP Directeur du CDC BTP

Chef de Pôle Bâtiment

Formateur

Formateur

animateur CDC/BTP

animateur CDC/BTP

Les utilisateurs de ce document sont invités à communiquer à la DRIF toutes les remarques
Les utilisateurs de ce document sont invités à
communiquer à la DRIF toutes les
remarques et suggestions afin de les prendre
en considération pour l’enrichissement et
l’amélioration de ce programme.
DRIF

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Résumé de Théorie et Guide de travaux pratiques

MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

SOMMAIRE

PRESENTATION DU MODULE RESUME DE THEORIE

I. TIANGULATION

1.

RÉSEAU GÉODÉSIQUES

1.1.

Historique de triangulation

1.2. La nouvelle triangulation (NTF) 1.3. Le nouveau réseau géodésique

2.

ÉTABLISSEMENT DES CANEVAS PLANIMÉTRIQUES

2.1.

Définition

2.2.

Principe de densification

2.3.

Canevas d’ensemble

3.

MULTILATÉRATION

3.1.

Coordonnées approchées par bilatération

4.

L’ITERSECTION

4.1.

Détermination d’un point approché à partir de deux visées.

5.

LE RELÉVEMENT

5.1.

Coordonnées approchées à partir de trios visées.

II. POLYGONATION

1.

GÉNÉRALITÉS

1.1

Point d’appuis

1.2

Gisement

1.3

Réseau polygonal

2.

TYPES DE CHEMINEMENT

2.1.

Cheminement tendu (ou encadré)

2.2.

Cheminement fermé

2.3.

Calcul d’un cheminement tendu

2.4.

Calcul d’un cheminement fermé

GUIDE DES TRAVAUX PRATIQUES

EVALUATION DE FIN DE MODULE

III. LISTE BIBLIOGRAPHIQUE

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

Durée : 84 H -

OBJECTIF OPERATIONNEL DE PREMIER NIVEAU DE COMPORTEMENT

OBJECTIF OPERATIONNEL DE PREMIER NIVEAU DE COMPORTEMENT

COMPORTEMENT ATTENDU

COMPORTEMENT ATTENDU

Pour démontrer sa compétence, le stagiaire doit savoir faire des mesures des angles et les

Pour démontrer sa compétence, le stagiaire doit savoir faire des mesures des angles et les distances avec les instruments et les appareils topographiques, savoir exprimer des points avec les coordonnes X et Y selon les conditions, les critères et les précisions qui suivent.

CONDITIONS D’EVALUATION

CONDITIONS D’EVALUATION

• Test théorique

Test théorique

Test pratique

• Test pratique

Travail en équipe

• Travail en équipe
CRITERES GENERAUX DE PERFORMANCE

CRITERES GENERAUX DE PERFORMANCE

• Connaître les polygones

Connaître les polygones

Savoir les méthodes de mesure et calcul

• Savoir les méthodes de mesure et calcul
• Savoir les exigences pour l’exactitude

• Savoir les exigences pour l’exactitude

Savoir le système de triangulation

• Savoir le système de triangulation

Savoir les méthodes classiques pour détermination

• Savoir les méthodes classiques pour détermination

des coordonnes X et Y

des coordonnes X et Y

Savoir déterminer les coordonnes avec G P S

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

PRECISIONS SUR LE COMPORTEMENT ATTENDU

CRITERES PARTICULAIRS DE PERFORMANCE

1. Généralités

Définition d’un polygone

Besoin de polygonation

Appareils topographiques pour créer un polygone

2. Polygonation

Les éléments d’un polygone

Divers types de polygones

Gisement d’une direction

Calcul de gisement

Exigences pour la forme d’un polygone

Angles intérieures et extérieurs

Fermeture angulaire

Tolérance angulaire

Compensation des angles

Exigences pour la compensation

Mesures des polygones sur le terrain

Calcul d’un polygone

Fermeture et distribution des erreurs

3. Triangulation

Définition d’une triangulation

Besoin d’un réseau de points déterminé par des coordonnes X et Y

Les différents ordres de réseaux

Exigences pour chaque ordre pour les cotés et l’exactitude

Réseau principal et réseaux de détails

Détermination X et Y par intersection

Divers types d’intersection

Exactitude de mesure

Correction Lambert

Matérialisation des points existants avec des balises

Méthodes de mesure des angles

Calcul d’un réseau de triangulation avec un programme sur l’ordinateur

Triangulation avec G P S

Méthode de travail

Exactitude de mesures

Comparaison entre la méthode classique et avec G P S

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

OBJECTIFS OPERATIONNELS DE SECOND NIVEAU

Le stagiaire doit maîtriser les savoirs, savoir-faire, savoir- percevoir ou savoir- être jugés préalables aux apprentissages directement requis pour l’atteinte de l’objectif de premier niveau, tels que :

Avant d’apprendre à 1 :

1. Savoir travailler avec les appareils topographiques

2. Savoir les avantages pour présentation des divers points sur le terrain avec des coordonnées X et Y

3. Savoir les places des points de triangulation

Avant d’apprendre à 2 :

1. Savoir les diverses méthodes topographiques pour les mesures des angles et des distances

2. Connaissances pour les calculs avec les coordonnes X et Y

3. Savoir stabiliser les points sur place

4. Savoir le temps convenable des mesures pour éviter la réfraction

5. Savoir choisir l’appareil topographique nécessaire pour l’exactitude des mesures

Avant d’apprendre à 3 :

1. Connaissance sur le système de triangulation et les places des points, matérialisés avec des balises sur le terrain

2. Savoir travailler avec les carnets topographiques pour les points de triangulation

3. Savoir les possibilités des appareils topographiques pour chaque mesure selon l’ordre de triangulation

4. Savoir les diverses méthodes topographiques pour les mesures des angles pour assurer l’exactitude nécessaire

5. Connaissances sur l’organisation de l’équipe pour les mesures, stabilisation et déplacement

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

PRESENTATION DU MODULE

Le module :« P0LYGONATION ET TRIANGULATION » s’apprend pendant le quatrième semestre de formation, donc dans la deuxième année de formation.

Il est dispensé en 84 heures .

Le module N°14 consiste à doter le géomètre topographe avec une connaissance générale sur la polygonation et triangulation et de lui faire apprendre les méthodes générales à faire des mesures et des calcules topographique, destinés pour élaboration des plans topographiques dans la réalisation des travaux en construction sur le chantier ou bien dans élaboration des études dans un bureau d’étude.

Le module a été élaboré en deux parties : Résumé de théorie et Guide de travaux pratique

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

POLYGONATION

ET

TRIANGULATION

RÉSUMÉ DE THÉORIE

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

I.TRIANGULATION 1. RÉSEAUX GÉODÉSIQUES Un réseau de points connus en planimétrie est nécessaire pour effectuer
I.TRIANGULATION
1. RÉSEAUX GÉODÉSIQUES
Un réseau de points connus en planimétrie est nécessaire pour effectuer la
majorité des travaux de topographie. Ce n’est pas indispensable dans le cas où le
travail sera effectué en repère local (petits chantiers ou chantiers isolés). L’Institut
Géographique National (IGN) a donc implanté en France un réseau de points dits «
géodésiques » (voir la carte figure 2.39. sur laquelle on distingue la triangulation du
1er ordre achevée en 1958).
La détermination des points géodésiques s’est faite par la méthode de
triangulation, qui consiste à mesurer les angles et quelques côtés des triangles
accolés dont les sommets sont les points géodésiques.
La résolution de ces triangles donne les positions relatives des sommets. Le
problème étant d’implanter sur le territoire un ensemble plus ou moins dense de
points, on procède par triangulations emboîtées ou ordres géodésiques
hiérarchisés, respectant ainsi le principe « aller de l’ensemble au détail ». Cela
permet d’assurer une précision homogène entre les différents ordres de réseaux.

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

1.1. Historique de triangulation

Le but initial de la triangulation consiste à connaître la forme et les dimensions de l’ellipsoïde terrestre, puis d’autres objectifs sont venus s’y ajouter ; ainsi elle a servi :

• d’ossature à la carte de France à petite échelle ;

• de base à l’établissement des plans cadastraux à moyenne échelle ;

de canevas pour les plans à grande échelle établis pour les grands travaux ;

aux besoins militaires.

L’évolution a imposé des plans à des échelles de plus en plus grandes et donc des canevas de plus en plus précis :

en 1792, Méchain (1744 1804) et Delambre (17491822) ont mesuré l’arc de méridien de Dunkerque à Barcelone en vue de la détermination de l’unité de longueur. Cette chaîne méridienne fut le point de départ de la triangulation qui a servi de base à la carte d’état-major au 1/80 000 ;

en 1873 débutent les travaux de la Nouvelle Triangulation Française (NTF). Mais il n’a pas été possible d’utiliser les points de l’ancienne car la précision s’est avérée insuffisante, de nombreux points étant des pins, hêtres, rochers gravés, tours, d’une conservation douteuse. On a donc cherché à constituer plusieurs ordres de triangulation avec des visées suffisamment nombreuses situées dans les différents quadrants et de longueur homogène. Les points ont été matérialisés par des bornes d’importance plus ou moins grande selon l’ordre ;

• en 1991, année de la dernière campagne de géodésie classique de l’IGN, la NTF a été déclarée achevée : elle s’était régulièrement enrichie au fil des années par densification à partir du réseau de 1er ordre jusqu’à atteindre une densité d’un point pour 9 km2 environ avec le 4e ordre . Ses 70 000 sites géodésiques (sans compter les points de 5e ordre) sont uniformément répartis sur le territoire national avec une précision relative moyenne de l’ordre de 10–5 (c’est-à-dire plusieurs centimètres au mieux par rapport au point le plus proche).

le nouveau système géodésique RGF 93 est en préparation. 1.2. La nouvelle triangulation française (NTF)

Un siècle aura donc été nécessaire à l’élaboration de ce réseau (de 1873 à 1991). Il est constitué :

d’un point fixe, le point géodésique fondamental, qui est la croix du dôme du Panthéon à Paris dont on a déterminé avec le maximum de précision les coordonnées géographiques déduites de l’observatoire de Paris de coordonnées géographiques :

λ = 0,0106 93 gon ; φ = 54,273 618 gon

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

On y a aussi mesuré l’azimut astronomique du côté de départ de la triangulation. En ce point, la normale à l’ellipsoïde et la verticale qui est la normale au géoïde sont confondues ; l’ellipsoïde Clarke 80 y est tangent au géoïde. L’altitude et la hauteur ellipsoïdale sont égales. de 15 bases géodésiques d’une dizaine de km mesurées au fil Invar (précision 1 cm) réparties tous les 250 à 300 km ; elles sont destinées à réajuster les dimensions des triangles ;

des stations de Laplace, servant à réorienter les côtés des triangles à

 

chaque

base

;

par

des

visées

astronomiques,

on

détermine

en

ces

points

l’azimut d’un côté du triangle.

en ces points l’azimut d’un côté du triangle. 1.2.1. Réseau de premier ordre Il comprend les

1.2.1. Réseau de premier ordre

Il comprend les éléments suivants :

• le 1er ordre de chaîne : trois chaînes méridiennes ont été établies (celle de Bordeaux, celle de Lyon et celle de France qui passe par Paris) et trois chaînes parallèles, de Paris, Lyon et Toulouse (voir carte figure 2.39.). Ce sont des chaînes de triangles de 30 à 60 km de côtés et, dans chaque quadrilatère formé par deux triangles accolés, on détermine l’orientation de la deuxième diagonale ; ainsi, les mesures sont en surnombre (huit angles par quadrilatère). Les angles sont mesurés avec seize réitérations. Le 1er ordre de chaîne a été calculé sur l’ellipsoïde en coordonnées géographiques par fractions insérées entre deux bases (fig. 2.41.).

le 1er ordre complémentaire, constitué par les points de 1er ordre compris dans les mailles formées par les chaînes méridiennes et parallèles. Il est calculé dans le plan de projection en coordonnées rectangulaires par blocs insérés entre les points précédemment déterminés. Les angles ont été mesurés au théodolite T3 (Leica) avec seize réitérations ; pour les réduire au plan de projection, on applique la correction de dν

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

Les triangulations de 1er ordre sont orientées par des azimuts astronomiques (stations de Laplace) et mises à l’échelle par des mesures de longueur. Les compensations ont été faites par la méthode des moindres carrés (calculs en bloc).

Il y a environ 860 points, formant 1 700 triangles de 30 à 40 km de côtés ; 5 000 directions ont été observées. La précision moyenne d’une observation est de 2 dmgon, soit environ 13 cm à 40 km. En règle générale, on considère que les points de 1er ordre sont déterminés à 10 cm près, soit une précision relative d’environ 1/400 000 sur les côtés.

précision relative d’environ 1/400 000 sur les côtés. Son manque de précision tient plus à la

Son manque de précision tient plus à la qualité non optimale des calculs : en effet le réseau s’appuie sur un calcul de la méridienne de France datant des années 1930 et sur le calcul du 1er ordre terminé vers les années soixante ; il n’était pas possible à cette époque de traiter la totalité des observations de 1er ordre, alors qu’aujourd’hui il suffit de quelques minutes pour traiter les observations des 6 200 points de 1er et 2e ordre de la NTF grâce à l’informatique.

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

1.2.2. Réseaux de détail

Pour atteindre la densité requise tout en maintenant le précision relative du 1er ordre, on établit successivement les réseaux emboîtés suivants (fig. 2.42.) :

• triangles de 2e ordre dont les côtés mesurent 12 à 15 km environ : appuyés sur les points du 1er ordre, ils sont calculés par blocs d’une dizaine de points ;

• triangles de 3e ordre dont les côtés mesurent 8 à 12 km environ : appuyés sur les ordres supérieurs, ils sont calculés comme ceux du 2e ordre ;

• triangles de 4e ordre dont les côtés mesurent 3 à 4 km environ : ces points sont généralement calculés en points isolés à partir de visées de 3 à 6 km.

en points isolés à partir de visées de 3 à 6 km. Dans chaque triangle d’un

Dans chaque triangle d’un ordre donné, il y a environ trois points de l’ordre immédiatement inférieur.

Les angles ont été mesurés au théodolite T3 (Wild) avec huit réitérations pour le 2e ordre et au théodolite T2 (Wild) avec quatre réitérations pour les 3e et 4e ordres. Pour les 2e et 3e ordres, les visées ont généralement été observées dans les deux sens, ce qui permet de fermer les triangles et de déceler ainsi les anomalies. Les compensations sont faites par la méthode des moindres carrés par groupe de deux à dix points.

1.2.3. Réseau de cinquième ordre ou triangulation complémentaire

les

cheminements topographiques. Dans certaines zones, on a donc établi une triangulation complémentaire. Chaque détermination a été faite en général par relèvement avec deux réitérations au théodolite T2. Le Tableau suivant récapitule les ordres de triangulation.

La

densité

du

4e

ordre

est

insuffisante

pour

rattacher directement

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION 1.2.4. Matérialisation des points géodésiques

1.2.4. Matérialisation des points géodésiques

1.2.4.1.Borne géodésique

Une borne est un bloc solide en granit dont la partie émergeant du sol est un cube de 15 cm d’arête. La face supérieure horizontale porte une croix gravée matérialisant le repère supérieur. La borne repose sur une dalle. La borne et la dalle sont prises dans un bloc de béton. Sous celui -ci, séparé de lui par une couche de terre meuble, est coulé

 

un

bloc

de

béton

dans

lequel

est

fond

est fond

ménagé un orifice circulaire au

duquel se trouve un repère métallique inférieur recouvert de charbon de bois.

La

borne est placée de

sorte que le

repère supérieur et

le

repère inférieur

soient à l’aplomb l’un de l’autre

.

La profondeur de l’ensemble est environ 0,80 m, et le poids du bloc de granit est de l’ordre d’une tonne.

 

1.2.4.2. Mire géodésique

 

C’est un ensemble de panneaux de forme géométrique, en bois ou en métal,

ayant un axe vertical centré au-dessus d’une borne ou d’un rivet (en montagne). Les

mires géodésiques permettent l’observation

éloignée de ces points. Les mires

métalliques sont démontables. La hauteur des panneaux et la disposition des montants permettent de mettre un appareil en station sous la mire (fig. 2.44 -a.).

 
 

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

1.2.4.3. Signal

Le signal est une construction ayant un axe de symétrie vertical situé au-

dessus d’un repère et permettant l’observation éloignée de celui-ci. Le signal est en

général géodésique :

cheminée, pylône etc. ; il est souvent pérenne alors que les

mires géodésiques sont provisoires. Par extension est englobé sous ce terme toute construction pouvant être observée :

cheminées, pylônes, mires géodésiques, balises.

 
pylônes, mires géodésiques, balises.   Signal Bilby – hauteur 42 m 1.2.5. Répertoires de l.IGN

Signal Bilby hauteur 42 m

1.2.5. Répertoires de l.IGN

L’Institut géographique

national publie pour chaque feuille au 1/50 000 un

répertoire comprenant :

une réduction de cette feuille sur format A4 avec l’emplacement de chaque

point géodésique et son numéro d’ordre dans

la feuille ;

 

• la

fiche signalétique de c’est chaque un document point : d’archives et de

diffusion qui contient :

• des renseignements d’ordre administratif :

nom du point, nom et numéro de la

feuille au

1/50 000, département, numéro de l’arrêté de servitude,

renseignements cadastraux ;

• des renseignements d’ordre technique :

désignation du type de borne et des

repères auxiliaires, indication d’un point naturel connu pouvant servir

d’orientation sur un point

inconnu, situation topographique, plan des environs,

croquis de

repérage, nature

et date

de la mission et les coordonnées

planimétriques X,

Y (E, N) centimétriques.

 

L’altitude H est déterminée par nivellement indirect précision décimétrique.

géodésique avec une

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

Les fiches signalétiques sont stockées sur microfiches X, Y, Z vendues par l’IGN (une microfiche contient 60 points). Depuis fin 1997, tous les points du RBF et de la NTF de 30 départements sont accessibles par minitel (08 36 29 01 29; 9,21F par minute au 1/1/98)

par minitel (08 36 29 01 29; 9,21F par minute au 1/1/98) 1.3. Le nouveau réseau

1.3. Le nouveau réseau géodésique français

De nombreux points sont difficilement accessibles, souvent inexploitables car non entretenus, et leur localisation n’est pas toujours celle souhaitée par l’utilisateur. La précision de la NTF est estimée à 10 en relatif (1 cm par km) ; elle est

insuffisante compte tenu des techniques modernes de positionnement, en particulier le positionnement satellitaire par GPS qui donne une précision relative de 10 6 voire

de 10

5

7

à 10

8

.

Déjà le niveau de précision de la NTF avait été mis en question par ses utilisateurs dès l’apparition des distance mètres optoélectroniques précis dans les années 70.

Un réseau géodésique moderne doit donc être constitué de points :

accessibles,

• d’une précision suffisante,

exploitables par l’utilisateur en fonction des moyens dont il dispose :

théodolites, distance mètres, récepteurs GPS.

Donc la NTF ne répond plus aux besoins des utilisateurs ; de plus, il est maintenant nécessaire de disposer d’un système de référence au niveau européen. Il a donc été envisagé :

de mettre en place un nouveau canevas national appelé Réseau Géodésique Français (RGF), qui matérialisera un nouveau système de référence nommé RGF 93, tridimensionnel et géocentrique, constituant une réalisation précise du système WGS 84 ;

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

il est organisé en trois niveaux principaux :

le RRF , le RBF et le RDF c’est-à-dire

réseau respectivement de référence, de base et de détails français ;

de maintenir ce réseau par des observations GPS.

Le but est d’obtenir un réseau dont les coordonnées tridimensionnelles dans un

système de référence géocentrique

sont connues avec une précision de qualité

spatiale. La NTF continuera d’exister au sein du RGF, qui intégrera

la quasi totalité

des anciens points géodésiques (de cinq ordres).

 

1.3.1. Définition du réseau géodésique français (RGF 93)

1.3.1.1.Système de référence

Ce système géodésique, appelé Réseau Géodésique Français 1993 (RGF 93)

est spatial, tridimensionnel et géocentrique ;

il sert de base à la création d’un réseau

géodésique moderne français par densification des points européens du réseau

mondial associé ETRS 89 (European Terrestrial Reference System 1989).

Le

système ETRS 89 est défini à System) et coïncide avec lui à

partir de l’ITRS (International Terrestrial Reference

l’époque 1989. L’ITRS, système mondial de référence

terrestre de l’IERS (International Earth Rotation Service),

prend en compte les

déformations de la croûte terrestre et en particulier celles dues à

la tectonique des

plaques ; il est matérialisé par un réseau mondial d’environ 200 points obtenus avec des précisions centimétriques par des techniques spatiales très précises comme VLBI, Laser ou GPS très précis. Ce système évolue et ses différentes réalisations sont appelées ITRF nn, où nn signifie l’année de la réalisation, ITRF 96 étant la plus récente.

De même, l’ETRF nn, réalisation

de l’ETRS utilise des points ITRF nn européens et

des points de densification par GPS. L’ETRS est rattaché à

la partie stable de la

plaque Eurasie ;

il présente l’avantage de rendre négligeables presque partout en

Europe les déplacements des stations dus à

la tectonique des plaques. Ce système

est de type tridimensionnel, mais actuellement en vigueur (IGN 69).

l’altitude est fournie dans le système altimétrique

La technique d’observation des points du RGF

93 est celle de la mesure satellitaire

GPS assurant une cohérence de niveau centimétrique aux coordonnées publiées

des différents points. Les coordonnées sont fournies, soit

sous forme de longitude l,

latitude j

et

hauteur

ellipsoïdale h sur

l’ellipsoïde IAGRS

80, soit sous forme

bidimensionnelle, selon la projection Lambert 93.

 

1.3.1.2. Structure hiérarchique

En France, le

réseau Géodésique Français (RGF) matérialise

ce nouveau

système de référence RGF 93. Ce réseau est structuré en trois parties (fig. 2.45.) :

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

le Réseau de Référence Français (RRF) : c’est la partie française du réseau européen dont

le Réseau de Référence Français (RRF) : c’est la partie française du réseau européen dont la première réalisation date de 1989. C’est aussi le premier niveau hiérarchique du RGF, constitué de 23 sites répartis sur l’ensemble de la France métropolitaine ;

le Réseau de Base Français (RBF) : il comprend environ 6 000 points (1 009 sites observés par GPS et nouvelle compensation des observations de 1er et 2e ordre de la NTF) ;

des observations de 1er et 2e ordre de la NTF) ; le Réseau de Détails Français

le Réseau de Détails Français (RDF) : c’est par densification du RBF que sera réalisé le réseau de détail (environ 80 000 points). Dans un premier temps, le RDF sera constitué des points de la NTF. Ci-dessous est donné un tableau récapitulatif des différents réseaux :

1.3.2. Réalisation du réseau général français (RGF)

La réalisation d'un système de référence est l'ensemble des repères qui le matérialisent.

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

1.3.2.1. Établissement du réseau RRF Le Réseau de Référence Français (RRF) possède 23 points (fig.
1.3.2.1. Établissement du réseau RRF
Le Réseau de Référence Français (RRF) possède 23 points (fig. 2.46.). Il se
caractérise comme suit :
• une précision relative de 0,1 ppm (10–7, soit 0,1 mm/km) ; la précision entre
deux sites du RRF est centimétrique, et
européen est également centimétrique ;
sa cohérence vis-à-vis du réseau
• une
campagne
Very Long Base Interferometry (VLBI) ; c’est la technique la
plus précise de positionnement ; elle fait appel à des mesures astronomiques.
Cette campagne a
permis de déterminer six points en Europe dont deux en
France :
Brest et Grasse. Les coordonnées de ces points sont connues avec
une précision relative de 0,01 ppm (1 cm sur 1
000 km ; remarquons qu’à ce
niveau de précision, la dérive des continents n’est plus négligeable !) ;
• ces points ont servi d’appui à
93 points observés la même année par une
campagne GPS, dont six
nouveaux
points
en
France
:
Saint-Mandé,
Longeville, Nançay, Saint- Gilles et
Toulouse. Ils sont en quelque sorte le
réseau de base du RRF ;
• puis trois campagnes pour les
complémentaire du RRF.
15 autres sites représentant
le
réseau

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

 

Le RRF participant à

l’élaboration des réseaux européens et intercontinentaux,

il permet au RGF d’être cohérent avec les références mondiales.

 
 

1.3.2.2.

Établissement du réseau de base français (RBF

)

 
 
 

Le Réseau de Base Français (RBF) possède 1

009 points (y compris le réseau

RRF).

Il est le deuxième niveau

hiérarchique du RGF et comprend un millier de

sites géodésiques uniformément répartis

tous les

25

km en moyenne ; leurs

coordonnées sont déterminées à partir de celles du RRF par des méthodes GPS

permettant de conserver la précision centimétrique (précision relative

» 4 . 10

7

).

 
 

Il

est plus particulièrement destiné aux utilisateurs de GPS qui pourront, grâce

au RBF, se

positionner

au centimètre près, partout en France, en utilisant

des

méthodes GPS monofréquence, ou GPS statique-rapide. 63

% des sites sont

entièrement nouveaux et 37 % sont des sites anciens NTF repris et complétés. Ces

points sont déjà disponibles sous forme de fiches imprimées (comme les points géodésiques de la NTF).

 

Les principales caractéristiques du RBF sont les suivantes :

 

la présence d’au moins deux repères par site, de définition millimétrique ;

• l’accessibilité à tout véhicule, par tout temps (à moins de 30 m) ;

son adaptabilité à

tout type d’exploitation, aussi bien traditionnelle que par

 

GPS : il y a

possibilité de mise en station et absence

de masque en direction

du Sud ;

des coordonnées de précision centimétrique dans le nouveau système RGF

 

93 ;

les coordonnées NTF (Lambert) et les altitudes NGF seront disponibles.

 

La plupart de ces sites étant rattachés directement à des points NTF et à des repères NPF, le RBF fournira de nombreux points dans les différents systèmes (NTF

et WGS 84). L’étude des différents jeux de coordonnées ainsi disponibles permettra

à

l’IGN de définir des procédés de transformation permettant de passer aisément

d’un système géodésique à

l’autre

;

ces

paramètres de

transformation seront

vraisemblablement fournis pour chaque feuille au 1/25 000.

 
 

1.3.2.3.

Établissement du réseau de détails français (RDF)

Le Réseau de Détails Français (RDF) sera constitué d’un nouveau canevas

de points le long des 75 000 km lignes des 1er, 2e et 3e ordre du NPF

(Nivellement

de Précision de la France. Les caractéristiques générales sont les suivantes :

 

les points seront situés le long des itinéraires

du NPF :

un point RDF tous les

 

trois kilomètres soit 25 000 points et 5

000 points complémentaires choisis

entre les lignes des trois ordres du NPF ;

 

• coordonnées RGF 93 déterminées par GPS (statique rapide) en s’appuyant

 

sur le RBF ;

déterminations altimétriques subcentimétriques (altitudes normales).

 

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1.3.3. Matérialisation Pour garantir une précision relative de 1 ppm (1 mm par km), la définition géométrique des points doit être millimétrique.

Pour le RRF, le type de matérialisation retenu est une borne de 1 m3 de béton implantée au ras du sol, doublée par une borne de 0,5 m ´ 0,5 m ´ 0,8 m. Les deux bornes ont au centre de leur face supérieure un repère en laiton du type IGN.

Pour le RBF, il faut distinguer :

en laiton du type IGN. Pour le RBF, il faut distinguer : a) 37 % des

a) 37 % des sites appartenant à la NTF : on retrouve la borne en granit gravée IGN : au centre de la croix gravée au sommet de la borne est rajouté un repère en laiton permettant un centrage de précision millimétrique et une meilleure définition altimétrique. D’autre part, généralement sur le radier est apposée une plaque identificatrice en bronze (ci-contre) signalant quecepoi nt géodési quea bien été à nouveau déterminé dans le nouveau système RGF.

b) 63 % des sites entièrement nouveaux ; deux types de matérialisation ont été conçus :

une borne dite « borne RBF lourde », constituée d’un bloc de béton cylindrique de 50 cm de diamètre pour un mètre de profondeur. La partie visible est un radier carré à ras du sol de 60 cm de côté, muni d’un repère hémisphérique en laiton en son centre, et signalé par la plaque identificatrice de l’IGN (ci-dessus) ;

une borne préfabriquée en polyester-béton (béton armé de fibres) dite «borne RGF légère » ancrée au sol ; la tête de section carrée de 15 cm de côté et de couleur jaune affleure ; un repère hémisphérique est scellé en son centre et la plaque identificatrice est remplacée par les trois lettres IGN gravées sur une plaque en aluminium.

1.3.4 Système RGF 93

Une nouvelle projection plane a été choisie pour exprimer les coordonnées RGF 93 ; bien que de type Lambert, ses paramètres n’ont rien de commun avec le Lambert associé au système NTF. C’est une projection unique pour le territoire métropolitain. Le tableau suivant donne les caractéristiques de cette nouvelle projection comparées à celles du Lambert II étendu de la NTF.

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À partir des études basées sur les 1 000 sites du RBF, l’IGN calcule pour

À partir des études basées sur les 1 000 sites du RBF, l’IGN calcule pour toute la France métropolitaine un modèle de paramètres de transformation passant du RGF 93 à la NTF et réciproquement, d’une précision décimétrique. Il est suffisant pour de nombreuses applications où une diffusion des coordonnées d’un chantier en système NTF est nécessaire, pour des raisons réglementaires ou contractuelles.

Remarque

L’avantage principal d’un tel système est son universalité et son adéquation avec le système WGS 84 du GPS.

Le principal inconvénient est que, du point de vue de la pratique quotidienne de la topométrie, les altérations linéaires qu’il induit sont trop importantes : près de 3

cm 10 m à Dunkerque, 1,5 cm pour 10 m à Perpignan et 1 cm pour 10 m au

voisinage de l’isomètre centrale 46° 30’. Pour mieux comprendre les problèmes que cela pose aux géomètres, reportez vous

à

l’article « incontournable géodésie » d’André Fontaine dans la revue XYZ n° 79 de

juin 99.

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 22

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2. ÉTABLISSEMENT DES CANEVAS PLANIMÉTRIQUES

La densité du canevas géodésique (environ un point pour 10 km2) est insuffisante pour rattacher les travaux topographiques nécessaires à la réalisation d’autoroutes, de tunnels, du TGV, au cadastre, au remembrement etc. d’une part ; d’autre part il se peut que pour certains travaux, la précision du canevas géodésique soit insuffisante.

Le topomètre est alors amené à asseoir le réseau polygonal qu’il réalise sur des points d’appui judicieusement répartis qui forment le canevas d’ensemble, canevas réduit mais de précision homogène.

Selon la précision désirée, le réseau créé est donc rattaché géodésique ou indépendant.

2.1. Définition

au canevas

Un canevas est un ensemble discret de points judicieusement répartis sur la surface à lever, dont les positions relatives sont déterminées avec une précision au moins égale à celle que l’opérateur attend du levé. Ces points servent d’appui au lever des détails, implantations, etc.

Le canevas s’exprime par les coordonnées de ces points dans un même système.

2.2. Principe de densification

En topométrie, le principe fondamental consiste à aller de l’ensemble aux détails.

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2.3. Canevas d’ensemble déterminé par des opérations de mesures sur le terrain, matérialisé de façon

2.3. Canevas d’ensemble

déterminé par des

opérations de mesures sur le terrain, matérialisé de façon durable par des bornes ou des repères et suffisamment dense pour étayer le réseau sur lequel s’appuie le lever

de détails.

Le

canevas

d’ensemble

est

un

canevas

planimétrique

Le canevas d’ensemble est en général appuyé sur le réseau géodésique ; on distingue :

le canevas d’ensemble ordinaire, dont la tolérance sur l’erreur en distance entre deux points est égale à 20 cm. Il est parfaitement adapté aux travaux en zones rurales. Pour les travaux cadastraux, le canevas d’ensemble est un canevas ordinaire. Il est donc rare, dans la pratique, de considérer un canevas de précision si ce n’est pour des travaux autres que cadastraux car un maître d’ouvrage peut avoir mis dans le cahier des charges un canevas de précision ;

le

canevas d’ensemble de précision, dont la tolérance sur l’erreur en

distance entre deux points est égale à 4 cm. Il est plutôt adapté aux travaux en zones urbaines et périurbaines.

Le canevas est indépendant si la précision du canevas géodésique d’appui est insuffisante, mais son orientation et son origine moyenne doivent être ramenées dans le système Lambert.

Ils doivent satisfaire à la gamme de tolérances fixées par l’arrêté du 21 janvier 1980 .

2.3.1. Canevas ordinaire

Le canevas ordinaire est caractérisé par sa possibilité de densification par points isolés. Un tel point est déterminé par les mesures suivantes :

angulaires : intersection, relèvement, recoupement (procédés dits de triangulation) ;

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de distances :

multilatération (procédé de trilatération) ;

mixtes : insertion.

Il peut également être :

un point nodal de cheminements à longs côtés.) ;

déterminé par localisation satellitaire.

 

2.3.1.1. La triangulation

 

La triangulation est une technique permettant de déterminer les éléments d’une figure en la décomposant en triangles adjacents dont l’opérateur mesure les angles au théodolite, dont il assure les fermetures angulaires et dont un côté au moins est connu ou déterminé. Elle peut avoir deux finalités, à savoir :

 

servir à densifier un réseau de triangulation déjà existant,

par exemple le

 

réseau géodésique :

c’est le cas de canevas d’ensemble. Les mesures

angulaires suffisent, mais il

est possible d’améliorer la mise à l’échelle du

réseau de triangulation en mesurant quelques bases ;

 

être locale : outre la mesure des angles, il faut alors effectuer impérativement la mesure de la longueur d’au moins une base du réseau de triangulation.

Par extension du premier type, on appelle

triangulation complémentaire une

densification du canevas par les procédés de l’intersection, du relèvement ou du

recoupement, où l’opérateur mesure des angles triangles.

sans assurer la fermeture des

intersection Un point intersecté M est un point non stationné que l’opérateur vise depuis des points anciens connus en coordonnées A, B, C, D, encore appelés points d’appui, de manière à déterminer les gisements des visées d’intersection (fig. 1.2 -a.). On ne pourra connaître précisément ces gisements que si on détermine les G0 des points d’appui.

La figure 1.2-a. représente

la réalisation d’une

intersection. Toutes les lectures angulaires LA, LB, LC, et

LD doivent être corrigées de la correction de réduction à la projection, dv.

Les gisements observés sont :

LC , et LD doivent être corrigées de la correction de réduction à la projection, d

GAM

obs = Go A + LA

 

G

BM

obs

= Go B + LB

G

CM

obs

= Go C + LC

G

DM

obs

= Go D + LD

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Les croquis sont représentés sur les « mappes d’observation » à très petite échelle (1/100 000 ou 1/200 000) par les désignations conventionnelles suivantes :

000) par les désignations conventionnelles suivantes : • visée d’intersection • points indiqués par leur

• visée d’intersection

points indiqués par leur numéro.

Le point M se situe sur chaque demi droite matérialisant chaque visée : ces demi -droites

sont les lieux géométrique de M ; il se situe donc à leur intersection. Dans ce procédé de l’intersection, on appelle lieux- droites du point M les demidroites matérialisant les visées.

désignée par une croix ;

Deux lieux sont donc nécessaires et suffisants pour déterminer le point M ; en topographie, pour le contrôle, une visée supplémentaire est nécessaire et pour que le point M soit déterminé avec sécurité, il est conseillé d’effectuer une quatrième visée :

M est donc déterminé par quatre lieux, quel que soit le procédé utilisé. Dans notre cas, quatre lieux droites seront nécessaires.

Les calculs d’une intersection sont détaillés au paragraphe 5

Relèvement

sont détaillés au paragraphe 5 ♦ Relèvement Un point relevé est un point stationné depuis lequel

Un point relevé est un point stationné depuis lequel l’opérateur effectue un tour d’horizon sur des points anciens connus

(fig.

suivants :

1.3-a.).

L’opérateur

lit les angles

AMB = α= LB LA AMC = β= LC LA AMD = γ = LD LA AME = δ = LE LA

Sur les mappes d’observation, une visée de relèvement est représentée par un cercle (fig. 1.3-b.).

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L’opérateur voit l’arc AB sous un angle α; le point M se situe donc sur un arc de cercle

passant par

capable AMB ; c’est un lieu géométrique du point M. Deux arcs capables sont donc nécessaires et suffisants pour déterminer par leur intersection le point M. Mais on sait qu’en topographie quatre lieux sont nécessaires pour le contrôle et la sécurité. Il faut donc quatre arcs capables.

A,

M

et

B

:

il est appellé

arc

Deux

points

donnent

d’angle associé α.

un

arc

capable

Trois points donnent trois arcs capables d’angles associés β et ( β - α). Mais l’arc AMC,

par exemple,

l’intersection de AMB et BMC : on dit qu’il est

dépendant. Donc

seulement deux arcs capables indépendants. On dit que M est un point triple.

trois

points

donnent

Il faut donc cinq points pour obtenir quatre

c’est-à-dire les

arcs capables indépendants

quatre lieux indépendants nécessaires.

indépendants quatre lieux indépendants nécessaires. Le tableau suivant donne le nombre de lieux indépendants
indépendants quatre lieux indépendants nécessaires. Le tableau suivant donne le nombre de lieux indépendants

Le tableau suivant donne le nombre de lieux indépendants possibles et le nombre de points triples en fonction du nombre de points d’appui.

de points triples en fonction du nombre de points d’appui. Le nombre d’arcs est une combinaison

Le nombre d’arcs est une combinaison de n éléments pris deux à deux soit C 2 = n(n-1)/2

n

passe

forcément

par

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

 

Le nombre de

points triples, intersections de

trois arcs capables, est une

combinaison de n points pris trois à trois, c’est à dire :

 
 

C

3

n = n(n-1)(n-2)/6

 

Recoupement

 

Le recoupement est le procédé qui utilise simultanément l’intersection et le relèvement pour la détermination d’un point.

Le point M de la figure 1.4. est déterminé par recoupement à partir de trois visées d’intersection

et

trois visées de relèvement.

 
• Pour obtenir les quatre lieux nécessaires, il faut au minimum soit :

• Pour obtenir les quatre lieux nécessaires, il faut au minimum soit :

 

une

visée

d’intersection

et

quatre

de

 

relèvement soit 1 + 3 = 4 lieux indépendants ;

deux visées d’intersection et trois de relèvement soit 2 + 2 = 4 lieux indépendants ; • trois visées d’intersection et deux de relèvement soit 3 + 1 = 4 lieux indépendants.

Le recoupement est pratique quand les points d’appui sont peu nombreux et stationnables.

 

2.3.1

2.

Trilatération

 

Le procédé utilisé est la multilatération. On au observe moins les distances sur

 

quatre points éloignés correctement répartis ;

les distances doivent être homogènes

et les points situés dans les quatre quadrants, si possible autour du point nouveau à déterminer (point M, fig. 1.5-a.).

 

Le point

M

de la

distance D

AMobs, DBMobs

figure 1.5-b. est déterminé à partir de quatre mesures de , DCMobs, DDMobs sur quatre points anciens connus.

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

 
 

Les distances doivent être réduites au plan de projection.

 

Les lieux sont ici des cercles centrés sur les points connus et dont les rayons

sont les

distances

mesurées

réduites.

Deux cercles sont

nécessaires et

suffisants pour déterminer le

point M, mais il faut quatre lieux, donc quatre

cercles, c’est-à-dire quatre points anciens connus.

 

Les distances mesurées sont indiquées par un trait perpendiculaire à

la visée.

 

2.3.1.3.Insertion

 

L’insertion

est

un

procédé

qui

utilise

l’intersection,

le

relèvement

et

la

multilatération pour la détermination d’un point.

 
 
 

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29

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

 

On note :

• I une visée d’intersection ;

 

R une visée de relèvement ;

M une visée de multilatération.

 

Les combinaisons suivantes permettent d’obtenir les quatres lieux nécessaires :

x I + 3

1 x R + 1 x M = 1 + 2 + 1 = 4 lieux

 

x I + 2

1 x R + 2 x M = 1 + 1 + 2 = 4 lieux

x I + 2

2 x R + 1 x M = 2 + 1 + 1 = 4 lieux

Ces combinaisons ne sont données qu’à titre d’exemples, car il paraît évident

que si

une mesure de distance est possible sur un

nouveau point, une visée

d’intersection l’est aussi ; multilatérations.

donc

il

y

a

autant

de

visées d’intersection que de

L’insertion présente l’intérêt d’être opérationnelle avec un points d’appui stationnables.

petit nombre de

 

2.3.1.4. Point nodal,

intersection d.au moins trois cheminements à longs côtés

 

Cette méthode permet de

remplacer les méthodes précédentes quand la

nature du terrain interdit la réalisation d’un réseau de triangles.

 
 

Seuls les points nodaux, définis comme les points de rencontre d’au moins

trois cheminements à

longs côtés,

remplacent les points du canevas que l’on aurait

déterminés par triangulation ou trilatération.

 
 
   
 

Les points A, B et C de (fig. 1.7.) sont connus et stationnables. PN est le point nodal.

 

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1, 2, 3, etc. sont des points intermédiaires. Les côtés des cheminements ont une longueur de 500 m sans être inférieurs à 200 m.

 
 

2.3.1.5. Canevas

établi par localisation satellitaire (réseau GPS)

 

La densification du canevas géodésique s’effectue de plus en plus par GPS surtout depuis que le nouveau Réseau Géodésique Français (RGF,) commence à être diffusé par l’IGN.

,

 

2.3.2. Opérations annexes de « rattachement »

 

Les

procédés

classiques

de

détermination

de

points

de

canevas

sont

subordonnés à l’intervisibilité, contrairement au GPS, et il

est rare que l’opérateur

puisse tout observer d’un ou sur un point à cause de la présence de masques :

arbres, immeubles, relief, etc. d’où la nécessité de s’excentrer par rapport au point

de station.

 
 

D’une manière générale, en dehors des procédés étudiés précédemment, la

détermination d’un point nouveau du plusieurs autres s’appelle rattachement.

canevas d’ensemble par rapport à un ou

 

2.3.2.1. Rattachement simple

 

Le rattachement simple est une opération annexe du canevas d’ensemble qui

consiste à

déterminer,

au

voisinage

d’un

repère

A

connu

en

coordonnées

rectangulaires, les coordonnées d’un point M qui présente de plus grandes facilités d’utilisation ou de meilleures chances de conservation. Cette opération s’effectue

généralement par rayonnement planimétrique.

 

Par exemple, B

et

C (fig.

1.8.) sont des points

éloignés connus. L’opérateur stationne le

point A

connu où l’on détermine un G

0 de station .

connu où l’on détermine un G 0 de station .  
 

Si L M est la lecture sur le

point M, on peut écrire :

GAM

= G0 + LM.

La lecture de L

M

au mgon suffit puisque la distance

LM

ne dépasse pas 100 m ; or 1

mgon correspond à

un

déplacement de

1,57 mm à l’extrémitéd’une

visée de 100 m.

 

Puis on mesure la distance AM DhAM. :

On en déduit :

EM = EA + Dh

AM

. sinGAM

 

NM

= N

A + DhAM . cosGAM

 

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En général, pour plus de sûreté, on double la mesure des observations (angle et distance). Par exemple, dans le cas d’un tour d’horizon au point A, on effectue la lecture sur le point M à la fin de deux séquences.

On peut rencontrer ce cas lors du relèvement d’un point nouveau P

; le point

connu A n’est pas visible mais un point M à de P.

proximité muni d’une balise est visible

2.3.3. Méthodes opératoires pour l’établissement du canevas

 

2.3.3.1. Techniques préparatoires

 

Étude d’un projet à

l’aide de cartes et de photographies aériennes

Pour l’exécution de la éléments suivants :

mission qui lui est confiée, le

géomètre dispose des

• une copie de l’arrêté d’ouverture des travaux ;

une carte au 1/50 000 ;

une carte au 1/25 000 ;

une liste des coordonnées des points géodésiques et

des sommets des

 

triangulations cadastrales susceptibles d’être utilisés comme points d’appui, accompagnée de leur fiche signalétique.

Sur cartes, après avoir défini le périmètre des opérations, le géomètre trace les

lignes caractéristiques du terrain :

lignes de crêtes en rouge, lignes de talwegs en

bleu ;

puis il choisit sur

la

carte l’emplacement des points du

CEO (canevas

d’ensemble ordinaire) en respectant la densité imposée :

 

le CEO étant plutôt adapté aux zones rurales, la

densité est généralement

 

d’environ un point par km2 ou un point pour 100 ha ;

le

CEP étant plutôt adapté aux zones urbaines

ou

périurbaines, il est

préconisé deux à

quatre points par km2 en zone urbaine et

environ deux

points par km2 en zone périurbaine.

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 32

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Le choix est effectué aussi en fonction des différentes techniques possibles que sont les procédés de triangulation et de trilatération, l’insertion et les cheminements à longs côtés : dans une zone de plaine, on adopte plutôt les cheminements à longs côtés pour déterminer les points nodaux qui sont les points du canevas ; en revanche, dans une zone plus vallonnée, la triangulation et la trilatération sont des méthodes plus efficaces.

Puis le géomètre établit la mappe des observations :

en traçant les cheminements dans le premier cas ;

en schématisant les visées avec leur symbole dans le second cas.

Dans le second cas, il faut songer aux calculs futurs. En effet, s’il choisit d’effectuer un calcul point par point, il faut choisir un premier point appuyé uniquement sur des repères géodésiques ; le deuxième peut s’appuyer sur le premier et d’autres points géodésiques, etc. : on dit que le calcul est enchaîné. L’ordre est très important et les visées doivent être suffisantes et correctement réparties pour une détermination satisfaisante des points.

En revanche, si le géomètre prévoit un calcul en bloc, l’ordre n’a pas d’importance.

Reconnaissance et établissement du projet

La reconnaissance sur le terrain a pour

objet de fixer l’emplacement des sommets et de choisir les visées qu’il y

a lieu d’effectuer pour obtenir une

détermination satisfaisante de ces sommets ; l’implantation des points se traduit par l’établissement du projet.

L’opérateur vérifie l’existence des points anciens et il s’assure qu’ils n’ont pas bougé.

Les points sont matérialisés de façon durable à l’aide de bornes gravées sur leur sommet, par exemple. Ils peuvent être également des massifs en béton dans lesquels est prévue une réservation permettant la mise en place d’une balise (fig. 1.16.) ; ces points

peuvent ainsi être stationnés et relevés.

La balise est un tube métallique ou en

PVC d’une hauteur de 1,50 à 2,00 m environ (fig. 1.16.).

et relevés. La balise est un tube métallique ou en PVC d’une hauteur de 1,50 à

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Ils peuvent être aussi des repères fixés sur des terrasses de bâtiment, des antennes, des clochers, des sommets de pylônes, etc.

Ils sont numérotés et repérés par trois ou quatre repères auxiliaires à l’aide de croquis cotés permettant le rétablissement des points détruits sans observations nouvelles.

Numérotation des points du canevas

Chaque géomètre a sa propre façon de numéroter les stations de canevas ; le cahier des charges peut néanmoins imposer la numérotation.

Pour un chantier donné, aucun numéro identique ne doit apparaître pour plusieurs sommets. Ils doivent tous être distincts selon la nature du canevas à laquelle ils appartiennent ; le tableau ci -après donne un exemple de numérotation :

; le tableau ci -après donne un exemple de numérotation : ♦ Fiches signalétiques des sommets

Fiches signalétiques des sommets

L’opérateur établit pour tous les sommets une fiche signalétique, qui comprend :

• l d’une part des renseignements concernant la nature du point, le propriétaire de l’îlot de propriété où est implantée la borne et les références cadastrales ;

les coordonnées du point et la zone Lambert de rattachement ;

• d’autre part, trois croquis :

– le croquis de situation, qui a pour objet de permettre à toute personne n’ayant pas participé aux travaux de retrouver rapidement l’emplacement approximatif de la borne à partir d’un détail caractéristique du terrain ou de la carte : donnez au moins rois cotes par rapport à des points durs facilement repérables ;

le croquis visuel est une vue perspective schématique du point ;

– le croquis de repérage, qui permet de retrouver le repère souterrain d’une borne disparue et de la réimplanter à sa position exacte. Ce croquis n’est établi que s’il existe dans un rayon d’une cinquantaine de mètres des détails fixes et durables.

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 34

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

Les cotes figurant sur ce croquis doivent être relevées avec précision et pouvoir être appliquées
Les cotes figurant sur ce
croquis doivent être relevées avec précision et
pouvoir être appliquées sur le terrain malgré la disparition éventuelle de la borne.
La fiche signalétique suivante est issue de la triangulation complémentaire de
Biot (06).
2.3.3.2.
Mesure sur le terrain
Il convient de choisir le matériel et la méthodologie adéquats pour respecter les
tolérances
légales
imposées.
En
canevas
ordinaire,
on
préconise
les
recommandations du tableau suivant :

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 35

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

La méthode des trois trépieds citée dans le tableau précédent, est mise en oeuvre comme

La méthode des trois trépieds citée dans le tableau précédent, est mise en oeuvre comme suit :

le théodolite est en station i (fig. 1.17.), les voyants aux sommets i 1 et i+1 sont placés dans des embases à centrage forcé ; on mesure l’angle au sommet i ;

le voyant i1 vient dans l’embase du théodolite en i, le trépied et son embase en i1 sont mis en station au sommet i+2 et le voyant i+1 y est placé ;

• le théodolite va dans l’embase i+1, on mesure l’angle au sommet i+1, etc.

Les erreurs de centrage sont ainsi réduites au minimum.

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

L’utilisation du centrage forcé se justifie ainsi : L’arrêté ministériel du 20 Janvier 1980 impose

L’utilisation

du centrage forcé

se justifie ainsi :

L’arrêté ministériel du 20 Janvier 1980 impose une tolérance sur un angle du cheminement de 1,4 mgon, soit 1 mgon sur une direction aussi bien en canevas ordinaire que de précision ; l’écart type

correspondant est 1 mgon / 2,66 ≈ 0,4 mgon. Pour une visée de l’ordre de 500 m, la précision de centrage c (fig. 1.18.) doit être de : c = 1,57 x 0,500 x 0,4 ≈ 3

mm

centrage

précision de 3 / √mm, soit 2 mm environ

en considérant que

centrage de l’appareil c1 et du réflecteur

c2 sont

(en

utilisant

doit

être

la sensibilité,.Le

réalisé

les

2

+

avec

une

écarts

de

2

c2

. Cette

égaux à c =√c1

précision est

difficile

à obtenir

sans

centrage forcé.

une écarts de 2 c 2 . Cette égaux à c =√c 1 précision est difficile
une écarts de 2 c 2 . Cette égaux à c =√c 1 précision est difficile

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 37

37

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

En canevas de précision, il est préconisé :

En canevas de précision, il est préconisé : Tenue des carnets d’observations La saisie des données

Tenue des carnets d’observations

La

saisie des

données

est

la

phase

la

plus

importante

;

les

carnets

d’observation doivent être facilement exploitables.

À cet effet, ils doivent présenter :

• la date et l’heure,

• le nom de l’opérateur,

le numéro du carnet,

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

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38

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

3. LA MULTILATÉRATION

Nous commençons par cette méthode car elle nous paraît la plus simple en termes de compréhension et de calculs.

3.1. Coordonnées approchées par bilatération

Les distances sur deux points anciens connus sont suffisantes pour calculer un point approché Mo : on appelle ces deux mesures bilatération.

Considérons un point Mo dont on veut déterminer les coordonnées à partir de A et B (par convention A, B, Mo sont pris dans le sens horaire). On mesure les distances DAMo et DBMo puis on calcule les coordonnées du point Mo comme suit :

Calcul de l'angle α,

cosα = D AM0 + D AB D BM0 / 2DAB.DAM0

2

2

2

Calcul du gisement GAMo :

D BM0 / 2D AB .D AM0 2 2 2 Calcul du gisement G AMo :

Si le point Mo est à droite du vecteur AB, on peut écrire : GAMo = GAB + α.

Si le point Mo est à gauche du vecteur AB, on peut écrire : GAMo = GAB – α.

Les coordonnées du point Mo sont alors : EMo = EA + DAMo . sinGAMo

NMo = NA + DAMo . cosGAMo

Attention : il existe deux points possibles Mo et Mo’ ; il faut en choisir un, par exemple à partir d’un schéma à l’échelle. Ces calculs ramènent à une intersection de deux cercles.

Pour vérifier, on effectue les mêmes calculs de rayonnement à partir du point B.

.

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

4. L.INTERSECTION

Comme la multilatération, cette deuxième méthode est relativement simple à comprendre. Mais en termes de manipulation sur le terrain, elle nécessite plus de travail car chaque point d’appui est stationné et à chaque station un G0moyen de station est calculé.

Les principes déjà développés dans la multilatération ne seront pas repris dans le détail.

4.1. Détermination d’un point approché à partir de deux visées On détermine les coordonnées d’un point approché Mo à partir de deux visées d’intersection correctement choisies (lectures précises, visées longues, se coupant sous un angle favorable, c’est-à-dire proche de 100 gon). Les deux points choisis sont nommés A et B (fig. 1.33.). Les formules de Delambre donnent :

YM0 = YA + (X A - X B) - (YA - YB ). tanGB /tanGB - tanGA

X M0 = X A + (YM0 YA ). tanGA

Les gisements GA et GB sont connus à 200 gon près.

5. LE RELÈVEMENT

G A et G B sont connus à 200 gon près. 5. LE RELÈVEMENT Plus complexe

Plus complexe que les deux méthodes précédentes, le relèvement reste plus simple à réaliser sur le terrain puisqu’il ne nécessite qu’une seule station. La précision des visées angulaires étant meilleure pour des visées lointaines, c’est la méthode idéale pour de longues visées sans possibilité de mesure de distance.

5.1. Coordonnées approchées à partir de trois visées On détermine les coordonnées d’un pointapproché Mo à partir de trois visées de relèvement correctement choisies : elles doivent être longues et bien réparties autour du point cherché M et doivent se couper sous un angle favorable (proche de 100 gon) mais en évitant les couples de visées parallèles.

Les coordonnées du point approché Mo sont calculées à partir des formules de Delambre pour le relèvement, c’est-à-dire :

du point approché Mo sont calculées à partir des formules de Delambre pour le relèvement, c’est

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 40

40

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

tanGAM = (XBXA).cotanHAB(XCXA).cotanHAC + (YCYB)/ (YB-YA ).cotanHAB-

(YC-YA).cotanHAC-(XC-XB) ;

tan GBM = tan(GAM + HAB) = tanGAM+tanHAB/1-tanGAM.tanHAB

On réporte ensuite ces résultats dans les formulesde Delambre utilisées pour l’intersection.

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 41

41

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II. POLYGONATION

1. Généralités

II. POLYGONATION 1. Généralités 1.1. Points d’appui.

1.1. Points d’appui.

II. POLYGONATION 1. Généralités 1.1. Points d’appui.
II. POLYGONATION 1. Généralités 1.1. Points d’appui.

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 42

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 43 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION 1.2. Gisement. Figure 1.4 Représentation d’un gisement

1.2. Gisement.

1.2. Gisement. Figure 1.4 Représentation d’un gisement
1.2. Gisement. Figure 1.4 Représentation d’un gisement

Figure 1.4 Représentation d’un gisement

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 46 Trouver tous les modules sur |

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 46

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1.3. Réseau polygonal.

1.3. Réseau polygonal.

1.3. Réseau polygonal.

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 48

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 50

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 51 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 58 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 58

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 60 Trouver tous les modules sur |

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 60

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 61 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 62 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 63 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 64 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 65 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 66 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 67 Trouver tous les modules sur |

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 67

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 68 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 68

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 69 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 69

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

gr gr gr gr β1 = 176,9400 ; β2 = 62,4400 ; β3 = 92,3200
gr
gr
gr
gr
β1 = 176,9400
; β2 = 62,4400
; β3 = 92,3200
; β4 = 68,4200
DA-B = 43,210 m
;
DB-C= 65,818 m ;
DC-D = 60,778 m
;
D D-A =
42,225 m
Les coordonnées du point de départ A sont: XA = 100,355 m
;
YA= 550,397 m

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OFPPT/DRIF/CDC /BTP 70

70

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 71 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 71

71

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 72 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 72

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 73 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 73

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 74 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 74

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 75 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

OFPPT/DRIF/CDC /BTP 75

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 76 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 77 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 78 Trouver tous les modules sur |

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pratiques MODULE N°14 : P0LYGONATION ET TRIANGULATION OFPPT/DRIF/CDC /BTP 79 Trouver tous les modules sur |

OFPPT/DRIF/CDC /BTP

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MODULE N°14: P0LYGONATION ET TRIANGULATION

Pour le calcul des ajustements planimétriques, on a recours à la même méthode que celle utilisée dans le cas du cheminement tendu (c’est -à -dire la méthode des parallèles proportionnelles).

que celle utilisée dans le cas du cheminement tendu (c’est -à -dire la méthode des parallèles

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