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jeux méditerranéens-2021 Oran prête à accueillir l’événement P. 32 5 ramadane 1436 - Lundi 22

jeux méditerranéens-2021

Oran prête à accueillir l’événement

P. 32

5 ramadane 1436 - Lundi 22 juin 2015 - n°15470 - nouvelle série - www.elmoudjahid.com - issn 1111-0287

- nouvelle série - www.elmoudjahid.com - issn 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

m. benyounès :

E P E U P L E E T P O U R L E P

m. bouchouareb :

« L’ALGÉRIE S’ACHEMINE VERS L’AUTOSUFFISANCE EN CIMENT ET EN PRODUITS SIDÉRURGIQUES »

EN CIMENT ET EN PRODUITS SIDÉRURGIQUES » L’Algérie s’achemine vers «l’autosuffisance en

L’Algérie s’achemine vers «l’autosuffisance en ciment et en produits sidérurgiques à la faveur des installations nouvelles devant être opérationnelles à court terme», a déclaré, hier à Biskra, le ministre de l’Industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb.

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« Le principe de l’offre et de la demande à l’origine de la stabilité des prix des denrées »

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sûreté nationaLe

Ph : Nesrine T.
Ph : Nesrine T.

Mise en place d’un dispositif spécial pour accueillir les émigrés au niveau des frontières

l Air Algérie : vols supplémentaires pour faire face à la forte demande estivale

ENQUÊTE
ENQUÊTE

P. 3

avec une dotation quotidienne de 200.000 m 3 d'eau potabLe/jour

Ph : Nesrine T.
Ph : Nesrine T.

La nouvelle station de Ténès va mettre un terme aux problèmes d’approvisionnement de Chlef

l M. Abdenour Ait Mansour, DG de l’ADE à El Moudjahid : « Notre ambition première est d’améliorer le service public de l’eau »

PP. 10-11

Lutte contre Le terrorisme:

Les Etats-Unis considèrent l’Algérie comme « un partenaire clé »

P. 32

RèGLEMENt DE LA CRiSE MALiENNE

partenaire clé » P. 32 RèGLEMENt DE LA CRiSE MALiENNE La signature de l’Accord par la

La signature de l’Accord par la CMA fortement saluée à Bamako

l Le SG de l’ONU « exhorte les parties à appliquer intégralement les dispositions du cessez-le-feu » l L’UA se félicite de la signature par la CMA de l’Accord de paix et de réconciliation

l « Une nouvelle étape importante » selon l’UE l Le ministre français de la Défense salue la médiation algérienne pour le règlement de la crise malienne

PP. 4-5

Le commissaire du FestivaL nationaL de La chanson chaabi au Forum d’EL MOUDJAHID

Ph : Nacéra
Ph : Nacéra

«La 10 e édition est dédiée à Rachid Nouni et Kamel Messaoudi»

P. 21

El Moudjahid/Pub ANEP 331846 du 22/06/2015
El Moudjahid/Pub
ANEP 331846 du 22/06/2015

2

2 EL MOUDJAHID M. Bouchouareb à Constantine Le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Abdessalem

EL MOUDJAHID

M. Bouchouareb à Constantine Le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Abdessalem Bouchoua- reb,
M. Bouchouareb
à Constantine
Le ministre de l’Industrie et des
Mines,
M. Abdessalem Bouchoua-
reb, effectue, aujourd’hui, une vi-
site de
travail et d’inspection dans
cette wilaya.
M. Hadjar à Ain Defla
et Médéa
Le ministre de l'Enseignement su-
périeur et de la Recherche scienti-
fique, Tahar Hadjar, effectue
aujourd’hui, une visite de travail des
infrastructures relevant de son secteur
dans ces deux wilayas.
M. Ghoul à Bejaia
Le ministre de l’Aménagement
du territoire, du Tourisme et de l’Ar-
tisanat,
Amar Ghoul, effectue au-
jourd’hui une visite de travail et
d’inspection des projets du secteur
dans la
wilaya de Bejaia.
CE MATIN À 10H
AU MINISTÈRE
DES TRANSPORTS
Réunion d’évaluation des
directeurs des transports
des 48 wilayas
Le ministre des Transports,
Boudjema Talai, présidera ce matin à 10h une réunion
d’évaluation des directeurs du transport et des directeurs
du transport urbain et suburbain des 48 wilayas et des en-
treprises sous tutelle.
M. Talai à Oran
Le ministre des Transports, Boudjema Talai, effectue
aujourd’hui une visite de travail et d’inspection des infra-
structures relevant de son secteur dans la wilaya.
MÉTÉO ENSOLEILLÉ PRÉVUE CE MATIN La conférence du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs
MÉTÉO
ENSOLEILLÉ
PRÉVUE CE MATIN
La conférence du ministre
des Affaires religieuses
et des Wakfs reportée
La conférence du ministre des Af-
faires religieuses et des Wakfs, Moha-
med Aïssa, prévue ce matin à 11h est reportée à une date ultérieure.
SAMEDI 27 JUIN
AU COMMANDEMENT
DES FORCES NAVALES
Cérémonie d’inspection
du bateau-école
Soummam n° 937
Au Nord, brume locale en début de ma-
tinée près des côtes puis temps ensoleillé,
notamment vers l'intérieur avec formations
nuageuses et orageuses vers les Hauts pla-
Une cérémonie d’inspection du
bateau-école Soummam n° 937, qui doit exécuter une campagne de forma-
tion maritime de l’été 2015, aura lieu le 27 juin au commandement des
forces navales.
DU 21 JUIN AU 13 JUILLET AU TNA
teaux et les reliefs de l'intérieur à partir de
l'après-midi.
Les vents seront faibles à modérés avec
des remontées de sable.
Programme culturel de Ramadhan
Le Théâtre national algérien Mahie-
La mer sera peu agitée.
dine-Bachtarzi organise un programme
culturel du mois de Ramadhan du 21
juin au 13 juillet à partir de 22h30 :
Sur les régions Sud, le temps sera sou-
vent voilé vers l'Extrême Sud, le
Hoggar/Tassili et le Sahara Oriental.
Ailleurs, temps ensoleillé.
Les vents seront variables modérés avec
chasse de sable.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (33° - 19°), Annaba (32° - 19°),
Béchar (41° - 27°), Biskra (38° - 27°),
Constantine (34° - 18°), Djelfa (33° - 19°),
Ghardaïa (39° - 26°), Oran (31° - 19°), Sétif
(31° - 18°), Tamanrasset (40°- 23°), Tlem-
cen (33° - 16°).
Jeudi 25 juin : présentation de l’or-
chestre régional d’Alger de musique
andalouse
Vendredi 26 juin : pièce théâtrale
La décharge en live de Ahmed Med-
dah, mise en scène par Abbas Moha-
med Islam, produite par la coopérative El Fadhaa, Alger.
Samedi 27 juin : présentation de l’orchestre régional de Tlemcen de
musique andalouse.
Dimanche 28 juin : pièce théâtrale Foundok el Alamine d’ Eric Em-
manuel mise en scène par Ahmed Agoune produite par le théâtre régio-
nal de Skikda.

Appel au don de sang

A l’occa-

sion de la cé- lébration de la journée mondiale de Don et des donneurs de sang, le 14 juin, la Fédé- ration algé- rienne des donneurs de sang, en col- laboration avec le mi-

nistère de la Santé, de la Population et de la Réforme hos- pitalière, l’Agence nationale du sang et le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, lance un appel à l’ensemble de la po- pulation âgée de dix-huit à soixante-cinq ans et en bonne santé afin d’offrir un peu de son sang.

de la po- pulation âgée de dix-huit à soixante-cinq ans et en bonne santé afin d’offrir

DU 22 JUIN AU 14 JUILLET À 22H30 À LA SALLE EL-MOUGAR

Soirées tarab, chaâbi et andalouses

À LA SALLE EL-MOUGAR Soirées tarab, chaâbi et andalouses Sous l’égide du ministère de la Culture,
À LA SALLE EL-MOUGAR Soirées tarab, chaâbi et andalouses Sous l’égide du ministère de la Culture,
À LA SALLE EL-MOUGAR Soirées tarab, chaâbi et andalouses Sous l’égide du ministère de la Culture,
À LA SALLE EL-MOUGAR Soirées tarab, chaâbi et andalouses Sous l’égide du ministère de la Culture,

Sous l’égide du ministère de la Culture, et dans le cadre du programme de Ramadhan 2015, l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), en collaboration avec l’ENTV, l’ENRS et l’ONDA, organise des soirées tarab, chaâbi et andalouses, qui ver- ront la participation d’une pléiade d’artistes.

Aujourd’hui : troupe Ferda Demain : Mohamed Habireche, Hakim Ankis et Abdelkader Cherchame Mercredi 24 juin : Mahdi Tamache, Hamid Delhoum et Abderrahmane Kobbi Jeudi 25 juin : Slimane Fettane, Noredine Allane et Nadia Benyoucef Vendredi 26 juin : Mohamed Khaous, Nacreddine Galiz et Aziouez Raïs.

DU 24 JUIN AU 13 JUILLET À 22H30 À LA SALLE ATLAS

Layali el-tourath wa el-mouachah

Sous l’égide du ministère de la Culture, et dans le cadre de son programme spécial du mois de Ramadhan, l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), en collaboration avec l’ENTV, l’ENRS et l’ONDA, organise le programme «Layali el-tourath wa el-mouachah» à la salle Atlas.

Mercredi 24 juin :

• El-Mounchid Fares Soltani (Blida).

• Troupe d’El Monchid Abderrahmane

• Ben Hamama (Alger).

Jeudi 25 juin :

• Troupe Raoudat El-Habib lil inchad wa el madih (Constantine). • Association culturelle El-Nour El- Satie (Mostaganem).

Vendredi 26 juin :

• Troupe El-Nada (Tizi-Ouzou).

• Troupe El-Safir (Djelfa).

AGENDA CULTUREL 30 JUIN, 4 ET 11 JUILLET AU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU 23
AGENDA CULTUREL
30 JUIN, 4 ET 11 JUILLET AU MUSÉE
NATIONAL DES BEAUX-ARTS
DU 23 JUIN AU 13 JUILLET À 22H30 À LA SALLE IBN KHALDOUN
Layali Ramadhan
Soirées Ramadhan
Le musée public national des Beaux-Arts organise des
soirées dans le cadre de son programme estival et de ses
activités du mois de Ramadhan :
L’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger accueille le mois béni de Ramadhan, en mettant l’accent sur la
diversité culturelle et artistique d’un programme aussi riche que varié :
• Mardi 30 juin à partir de 21h30 : exposition orga-
nisée par le musée en partenariat avec le palais des Raïs
au siège de ce dernier, portant sur des illustrations sur la
ville de Constantine au XIV e siècle.
• Samedi 4 juillet à partir de 21h30 : mégaconcert à
l’occasion des fêtes de la Jeunesse et de l’Indépendance
au niveau de la terrasse panoramique animée par des ar-
tistes professionnels.
Demain : Sid Ali Driss
29 juin : Abdelkader Chaou
5
juillet : Association El-Djazira
24
juin : Association Mezghena
30 juin : Kamel Bouakaz
7
juillet : Hasna Heni
• Samedi 11 juillet à partir de 21h30 : Qaâda Rama-
25
juin : Samir Lassimi
1
er juillet : Abderahmane Kobi
8
juillet : Kamel Bourdib
dhania consacrée à la wilaya de Médéa, au niveau de la
terrasse panoramique du musée.
26
juin : Kamel Aziz
3
juillet : Hamidou
10
juillet : Mohamed Yacine
28
juin : Mustapha Belahcen
4
juillet : Hocine Lasnami
12
juillet : Association Essendoussia

N

ation

3

EL MOUDJAHID

M. BouchouareB :

« L’Algérie s’achemine vers l’autosuffisance en ciment et en produits sidérurgiques »

L’Algérie s’achemine vers «l’autosuffisance en ciment et en produits sidérurgiques, à la faveur des installations nouvelles devant être opérationnelles à court terme», a déclaré, hier à Biskra, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb.

première pierre de la cimenterie «La

Biskrie des ciments», initiée par un in-

wilaya de Biskra où il effectuait une vi-

site de travail, le ministre a indiqué que

l’algérie, qui importe environ 3 mil- tonnes. Il a également inspecté, à Dje-

lions de tonnes de ciment par an, «par-

viendra  à  couvrir  ses  besoins 

réalisera même des excédents d’ici à

2016».  ce  sera,  a-t-il  relevé,  la  pre- mière fois depuis l’Indépendance que le pays cessera d’importer du ciment.  L’entrée  en  activité  de  deux  nou- velles  cimenteries  dans  la  wilaya  de

et

mora, la future cimenterie Silas, réali-

I ntervenant au cours d’une rencon-

vestisseur privé, pour être opération-

nelle  en  décembre  2015  avec  une capacité  annuelle  d’un  million  de

tre  avec  des  opérateurs  écono- miques  locaux,  au  siège  de  la

sée  dans  le  cadre  d’un  partenariat algéro-français. cette dernière usine,

qui entrera  en activité au cours du pre-

mier trimestre 2016, produira annuel-

lement 2,7 millions de tonnes, selon les

explications fournies au ministre.   M.  Bouchouareb  a  également  af-

Biskra, pour une capacité de produc- firmé que le pays était «en voie d’assu-

rer  son  autosuffisance  en  produits sidérurgiques  d’ici  à  2016  et  2017», grâce  à  l’exploitation  des  deux  nou- veaux complexes sidérurgiques d’oran

et de Bellara, à Jijel. Lors de l’inspec-

tion,  dans  la  commune  de  Loutaya,

d’une unité de production  de sels, re-

ministre avait auparavant procédé, dans

ciment, a soutenu M. Bouchouareb. Le

la commune de Branis, à la pose de la

dre à la demande du marché national en

cimenteries opérationnelles, de répon-

mettra,  avec  le  réseau  national  de

tion totale de 4 millions de tonnes, per-

de tion totale de 4 millions de tonnes, per- levant  de  l’entreprise  nationale  eN-

levant  de  l’entreprise  nationale  eN- aSeL et vivant une situation difficile

en matière d’équipements, le ministre

a fait état d’une décision de mise à ni- production de sel, fruit d’un investisse-

ment privé, conçue pour produire an-

courant 2016, d’installations modernes.

Dans la même commune, le ministre a

posé la première pierre d’une usine de

veau de cette unité par la mise en place,

M. BeNyouNèS :

nuellement 2 millions tonnes destinées

à 

200.000 tonnes pour le marché local,

selon  les  explications  présentées  sur site.  M.  Bouchouareb  a  également inauguré, dans la commune de Branis, une  briqueterie  d’une  capacité  de

200.000 tonnes/an, ainsi qu’une nou-

velle unité d’eau minérale à Djemora, de la société Guedila, et une seconde briqueterie  dans  la  commune  d’el- hadjeb,  destinée  à  produire  240.000

tonnes. Le ministre de l’Industrie et des

Mines a insisté, à chacune des étapes

de sa tournée, sur l’importance de l’in-

vestissement industriel, y compris dans

l’agroalimentaire, pour réduire la fac-

ture des importations et atténuer les ré-

percussions de la chute des cours des

hydrocarbures.

et

l’exportation 

vers 

l’europe 

« Le principe de l’offre et de la demande à l’origine de la stabilité des prix des denrées »

Le ministre du commerce, amara Benyounès,

a affirmé, hier à oran, que les prix des produits

de consommation se sont «stabilisés» au début du

mois du ramadhan, en raison de l’offre et de la

demande. en marge d’une visite d’inspection dans

la wilaya, le ministre a indiqué  qu’au niveau na-

tional,  les  prix  des  produits  de  consommation

étaient «raisonnables et stables», soulignant que

le «mérite ne revient pas au ministère du com-

merce, mais obéit à la loi du marché, c’est-à-dire

l’offre et la demande». Il a ajouté, dans des décla-

rations à la presse, qu’une abondance est relevée,

cette année, en produits et que les algériens ont

répondu à l’appel du ministère du commerce à ne

pas stocker et à éviter le gaspillage. M. Benyounès

a souligné que les prix des produits de consom-

mation, notamment les fruits et légumes, étaient

«raisonnables pour la première fois depuis des an-

nées, surtout au début du mois béni du ramadhan

ou aucune hausse des prix n’a été relevée». À une

question au sujet de l’initiative d’ouverture de

marchés de solidarité, le ministre a répondu que

«ce sont des marchés exceptionnels et ne peuvent

être  généralisés, car le commerce en algérie est

libre». Le ministre s’est enquis, lors de sa visite

dans la wilaya, des prix des fruits et légumes au

marché de gros d’el-Kerma et a reçu des explica-

tions sur différents projets et activités futures de

l’entreprise de gestion du marché  de fruits et lé-

gumes. Il a aussi inspecté le projet de réalisation du centre commercial arDIS dans la commune de Bir el-Djir et une unité spécialisée en commerce de produits alimentaires «Nesrine» et une autre de fabrication  et  exportation  de  produits    textiles

presse, en marge d'une visite d’inspection dans la

wilaya. Il a annoncé qu’une conférence interna-

tionale sera tenue avant la fin de l’année sur le

commerce parallèle, en général. répondant à des

questions de journalistes, le ministre a assuré que

pays européens, n’a pas dépassé 15 % et qu’elle

À une question sur la loi portant sur l’import

l’aider à atteindre 80 % de sa capacité produc- et l'export approuvée par l’assemblée populaire

tive», selon lui. 

sera examinée «dès la semaine prochaine» au ni-

Santé, de la Population et la de réforme hospita- veau de la commission économique du conseil de

la nation, et entrera en vigueur après sa promul-

duits fabriqués par cette unité, a fait savoir, à ce

propos, M. Benyounès.

« Intégrer progressivement le commerce informel dans le circuit officiel » Le ministre du commerce, amara Benyounès, a annoncé, hier à oran, que le commerce informel

sera intégré progressivement dans le circuit offi- en produits alimentaires, une autre de fabrication

Il a aussi visité l’unité industrielle spécialisée

ciel. «Nous n'allons pas déclarer la guerre au com- et d'exportation de produits textiles INoTeX dans

merce 

l’inspection territoriale du commerce à es-Sénia

Kerma, et a inspecté les projets de réalisation de

nationale (aPN), le ministre a fait savoir qu’elle

produits de moindre qualité, «d’où la nécessité de

est confrontée à la concurrence d’importateurs de

comporte des «mesures incitatives au profit des

le projet de loi de finances complémentaire 2015

tiques, le ministre a déploré le fait que la capacité de production de cette unité, qui exporte vers des

«INoTeX» dans la zone industrielle d’es-Sénia, ainsi que l’unité de conservation du thon et de poisson dans la zone industrielle de hassi ameur. S’agissant  de  l’usine  de  produits  pharmaceu-

industriels et producteurs algériens».          

un contact sera établi avec le ministère de la

lière pour approvisionner les hôpitaux des pro-

gation  et  sa  publication.  Le  ministre  du  com- merce s’est enquis, lors de cette visite, des prix

des fruits et légumes aux marchés de gros d’el-

et le centre commercial ardis de Bir el-Djir. 

la zone industrielle d’es-Sénia, et l’unité spécia-

lisée en conservation du thon et poisson à la zone

industrielle de hassi amer. 

œuvrons

progressivement à l’intégrer au commerce officiel de  l’état  algérien»,  a  indiqué  le  ministre  à  la

informel, 

mais 

nous 

SûreTé NaTIoNaLe

Mise en place d’un dispositif spécial pour accueillir les émigrés au niveau des frontières

Les éléments de la Sûreté nationale ont ac-

cueilli, hier au port d’alger, des ressortissants al-

gériens venus en vacances pour la saison estivale. Le ferry Tariq Ibn Ziyad est arrivé de Marseille, à bon port avec des centaines de passagers et tout

autant de véhicules, après 20 heures de traversée.

L’horloge affiche 12h30. et le soleil est à son zé-

nith.  après une attente qui aura duré une ving-

taine de minutes, les passagers ont commercé à

descendre du bateau. Des écharpes de bienvenue,

leur ont été offertes pour leur souhaiter un bon re-

tour chez eux. un geste  qui a beaucoup plu à nos

compatriotes et leurs enfants. en effet, ils étaient

tout sourires et contents d’accoster à la terre na-

tale. Mohamed, accompagné de ses deux enfants,

a tenu à saluer l’initiative de la Sûreté nationale :

«Je suis heureux et très agréablement surpris par

cette marque  d’attention», a-t-il indiqué.

tion face à cet accueil chaleureux et devant l’amé-

lioration  conséquente  des  prestations  d’ordre

administratif, effectuées par les différents services

activant dans l’enceinte du port d’alger, ainsi que

le délai, devenu très réduit, de traitement des do-

à fait remarquable». Selon elle, «au- jourd’hui, j’ai pu constater de visu
à fait remarquable». Selon elle, «au-
jourd’hui, j’ai pu constater de visu
que beaucoup a été fait pour amélio-
rer les conditions d’accueil des émi-
grés. ce qui confirme que notre pays
a connu d’importantes avancées en
matière de prestation d’accueil et de
prise en charge de flots importants de
voyageurs». au niveau des postes de
contrôle de voitures, c’est le même
constat  qui  est  exprimé  chez  les
voyageurs. Les citoyens, sollicités à
l’occasion, ont à l’unanimité fait part
de  leur  pleine  satisfaction  quant  à
Ph. : Nesrine T.

cuments.

l’amélioration des conditions d’ac-

cilitation du mouvement  des voyageurs durant ce

mois béni du ramadan, la DGSN s’est engagée

pour la mise en place de toutes les procédures sé-

curitaires au niveau des ports, des frontières, et des  aéroports  afin  d'accueillir  dans  de  bonnes conditions nos ressortissants algériens installés à

l’étranger».  Il  a  fait  savoir,  dans  ce  sens,  que «nous  avons  soutenu  la  brigade  chargée  du

contrôle des voyageurs avec des éléments supplé-

mentaires au niveau du port d’alger pour contrô-

ler  les  documents  du  voyage  durant  toutes  la

saison estivale». «cette action a pour objectif, a-

t-il  ensuite  précisé,  de  réduire  le  temps  du contrôle, avec notamment la mise à la disposition de six nouveaux guichets ainsi que la réservation d’un couloir vert pour les personnes âgées et les

familles.»   Il y a lieu de rappeler que la police des

frontières maritimes, installée au niveau du port

d’alger, a enregistré  durant ces cinq dernières an-

nées, un mouvement de 103.583 voitures entrées

communication de la Direction générale de la Sû- ou sorties du port d’alger, de même que 37. 206

Makhlouf Aït Ziane

tance qu’accorde le gouvernement, notamment la

cueil. un geste qui, selon eux, confirme l’impor-

Sûreté  nationale,  aux  ressortissants  algériens. Dans une déclaration à la presse , le lieutenant Nabil  Ben abdallah,  membre  de  la  cellule  de

reté nationale a souligné que «dans le cadre de la

politique nationale qui vise l’amélioration des ser-

vices publics des citoyens et dans le cadre de fa-

Selon lui, bien accueillir les ressortissants al-

gériens établis à l'étranger «est une chose tout à

fait formidable». Samia, la quarantaine,  accom-

De son côté, Kamel n’a pas caché  sa satisfac- pagnée de quatre enfants tirant chacun sa volumi-

neuse valise, a affirmé, pour sa part, que «dans le passé, les voyageurs devaient patienter plusieurs heures  avant  de  sortir  du  port,  alors  qu’au- jourd’hui, c’est moins d’une  heure, ce qui est tout

voyageurs.

aIr aLGérIe

Des vols supplémentaires pour faire face à la forte demande estivale

2016, où la flotte devra être porté à 59

place un dispositif spécial pour la sai- appareils.  Les 4 avions acquis récem-

son estivale face à la forte demande at- ment se composent de 2 airbus a 330-

tendue durant cette période, à travers

l’affrètement d’avions et la program- sièges chacun, et de 2 avions de type

mation de vols supplémentaires,  a in-

diqué à l’aPS un responsable auprès

de cette compagnie nationale.

ainsi, quatre avions (deux gros por- ramadhan,  la  omra  et  la  saison  du

teurs et deux moyens porteurs)  ont été affrétés  pour  la  période  allant  de  22

nuel pour air algérie, et ce notamment

juin au 20 septembre 2015, précise le

responsable de la division commerciale d’air algérie, Zohir houaoui. La flotte actuelle d’air algérie se compose de

47 avions dont  4 acquis récemment,

dans le cadre de son programme d’ac- ce qui nécessitera le lancement de vols

quisition de 16 avions neufs d’ici fin

gérienne à l’étranger qui vient passer

200  d’une  capacité  globale  de  251

aTr  72-600  d’une  capacité  de  66 sièges chacun. La saison estivale, qui coïncide cette année avec le mois de

La compagnie air algérie a mis en

tembre, pour pouvoir assurer le retour

cédente. Pour ce plus important réseau

més  durant  cette  période  avec  une

capacité de 23.834 sièges, soit une évo- vrir de nouvelles lignes durant l’été,

telles que Bordeaux et Montpellier afin

de capter toute la demande sur le terri-

toire  français. Des tarifs adaptés ont été appliqués par air algérie, mais tout en assurant sa rentabilité, sachant que ces billets promotionnels, déjà écoulés,

lution de 45% par rapport à la saison

plémentaires réguliers sont program-

forcer les lignes déjà existantes et d’ou-

sièges hebdomadaires), en hausse de

2% par rapport à la saison estivale pré-

des  ressortissants algériens», explique
M. houaoui. À cet effet, 138 vols sup-

même responsable fait savoir qu’air

algérie a réduit de 60 ses vols  par rap-

port à la même période de l’année pré-

du

plafonnement de l’attribution des visas par l’arabie saoudite. Pour la saison

hadj 2015, qui commencera le 28 août

prochain, la compagnie aérienne a pro-

grammé 65 vols pour transporter les

pèlerins vers les Lieux saints de l’Is-

lam. Mais ce programme reste prévi-

sionnel, car il attend toujours l’accord

de l’autorité de l’aviation saoudienne,

précise-t-il. Le transport des hadjis al-

gériens se fera à partir des aéroports d’alger,    de  constantine,  d’oran, d’ouargla et d’annaba.

d’europe, la compagnie prévoit de ren- cédente, 

en 

conséquence 

estivale précédente. au total, le nombre

de sièges proposés par air algérie du-

hadj, constitue la période de «pic» an- rant  toute  la  saison  estivale  est  de

1.325.858 sièges (aller-retour) sur le

pour le transport de la communauté al- réseau  europe  à  raison  de  51.033

les vacances au pays. «Le flux des pas- mentation de 6% par rapport  à l’été

sagers  est  plus  important  durant  la deuxième moitié de la saison estivale,

supplémentaires, du 15 août au 3 sep- jecter 1,094 million de sièges (38.619

sièges hebdomadaires offerts, en aug- ont été mis à la vente depuis janvier

2015.         

Réduction des vols pour la omra Pour ce qui concerne l’opération omra durant le mois de ramadhan,  le

nauté algérienne, la compagnie va in-

2014.  concernant  la  France,  où  se concentre  la  majorité  de  la  commu-

Lundi 22 Juin 2015

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EL MOUDJAHID

RÈGLEMENT DE LA CRISE MALIENNE

La signature de l’Accord par la CMA fortement saluée à Bamako

La signature, samedi dernier à Bamako, par la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali a été fortement saluée par toutes les parties, rendant un vibrant hommage à l'Algérie qui a mené, avec brio, la médiation internationale des négociations intermaliennes.

L e ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ra-

matane Lamamra, qui a conduit les négociations, a affirmé qu'il s'agit d'un «jour historique et d'un nouveau tour- nant dans l'histoire du Mali», saluant «un nouveau départ, une nouvelle op- portunité et une nouvelle destinée pour cette grande nation malienne». M. Lamamra a indiqué que la mé- diation internationale, après la signa- ture de l'Accord, se transformera en comité de suivi et sera présidé par l'Algérie avec, pour siège, Bamako. «L'Algérie, qui a accompli sa mission

à la tête de la médiation internationale, ne ménagera aucun effort pour qu'à la tête du Comité de suivi nous puissions travailler ensemble avec foi, avec en- gagement et avec la conviction que l'œuvre à laquelle nous sommes appe-

lés, sera une œuvre civilisationnelle qui grandit», a-t-il dit. «Nous nous at- tacherons à cette œuvre pour transcrire dans les faits les promesses de cette unité, de cette réconciliation dans la dignité et les valeurs que partagent tous les Maliens», a-t-il affirmé. Le ministre malien des Affaires étran- gères, Abdoulaye Diop, a affirmé que la signature de l'Accord est le fruit d'un long processus mené avec brio par la médiation internationale dirigée par l'Algérie. Il a salué l'engagement personnel du Président de la Répu- blique, Abdelaziz Bouteflika, pour son «soutien indéfectible» au Mali, expri- mant la satisfaction de son pays pour les étapes franchies pour rapprocher les parties maliennes. Pour lui, la si- gnature, par la CMA, de l'Accord achève une étape, mais ouvre une autre, «difficile, mais encadrée par l'Accord, issu du processus d'Alger». De son côté, le représentant de la CMA, Mamadou Djeri Maïga, a dé- claré qu'«une paix ne se gagne jamais sur la base d'une simple signature», af- firmant que la coordination «s'engage

à s'appliquer pour l'instauration d'une

paix durable et définitive au Mali». Mettant en exergue les efforts consi- dérables de l'Algérie dans l'aboutisse- ment de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali, il a exprimé ses remerciements au Président Bou- teflika pour son engagement à soute-

au Président Bou- teflika pour son engagement à soute- nir l'ensemble du peuple malien. Le Président

nir l'ensemble du peuple malien. Le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a, pour sa part, qualifié d'«his- torique» la signature de l'Accord par la CMA, qui marque «la réconciliation entre les frères maliens». «Cet accord est le fruit d'un effort collectif», mené par l'Algérie en tant que chef de file de la médiation internationale, a-t-il dit, saluant le Président Bouteflika pour son soutien «inestimable» au processus de paix et de réconciliation au Mali et son attachement «indéfec- tible» à l'unité et à l'intégrité territo- riale du Mali. Juste après les différentes inter- ventions, le représentant de la CMA, Sidi Ibrahim Ould Sidatti, a ajouté sa signature à celles déjà figurant sur l'accord, à savoir les signatures des re- présentants de la Plateforme ainsi que de la partie gouvernementale, lors de cette cérémonie marquée par de nom- breuses expressions de fraternité entre les représentants des groupes politico- militaires maliens. Intervenant après la cérémonie de signature, le chef de

la Mission de l'ONU (Minusma), Mongi Hamdi, a affirmé que la com- munauté internationale «sera toujours aux côtés des Maliens, mais ne peut faire la paix à votre place». L'Accord avait été signé le 15 mai dernier par le gouvernement malien, les mouve- ments politico-militaires du nord du

Mali et par l'équipe de la médiation internationale conduite par l'Algérie. La CMA, qui avait paraphé l'Accord, négocié depuis des mois à Alger, la veille de sa signature le 15 mai à Ba- mako, exigeait pour le signer des dis- cussions supplémentaires. Mais, le 5 juin dernier, la CMA s'est engagée, à Alger, à signer l'Accord le 20 juin à Bamako, après avoir signé avec le

gouvernement un relevé de conclu- sions des négociations autour de l’ap- plication de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali et un document contenant des arrangements sécuri- taires au Nord du Mali. Les groupes armés dits de la Pla- teforme ont décidé, jeudi dernier, de se retirer de la localité de Ménaka, dans la région de Gao, conformément

à l'arrangement sécuritaire pour une

cessation des hostilités, signé le 5 juin

2015 à Alger, selon un communiqué de l'ONU, rendu public vendredi der- nier. En janvier 2014, le Président ma- lien Keita avait demandé au Président Bouteflika l'aide de l'Algérie pour un dénouement heureux de la crise ma- lienne à la suite duquel a été crée le Comité bilatéral stratégique algéro- malien sur le nord Mali. L'Algérie

a engagé de suite plusieurs rounds de

pourparlers exploratoires pour rap- procher les vues des mouvements du nord Mali, une étape particulièrement

importante pour réunir les conditions de succès du dialogue intermalien in- clusif envisagé.

Tournant décisif pour l'amorce d'une paix durable et définitive Après plus de trois années de tur- bulence et d'instabilité, une fenêtre d'espoir vient de s'ouvrir au Mali avec la signature de l'Accord de paix et de la réconciliation au Mali, issu du pro- cessus de paix d'Alger, par la Coordi- nation des mouvements de l'Azawad (CMA). Cet heureux épilogue d'une crise complexe a été rendu possible, pour sceller la paix, la réconciliation et la fraternité entre tous les Maliens qui se sont entredéchirés, grâce à l'ab- négation d'une médiation internatio- nale, dont l'Algérie est le chef de file, et la bonne volonté de toutes les par- ties maliennes, lassées par des crises à répétition. Le Président malien, Ibrahim Bou- bacar Keïta, a qualifié d'«historique» la signature de l'Accord par la CMA, qui marque «la réconciliation entre les frères maliens». Le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ram- tane Lamamra, qui a conduit les négo- ciations, a affirmé, quant à lui, qu'il s'agissait d'un «jour historique et d'un nouveau tournant dans l'histoire du Mali», saluant «un nouveau départ, une nouvelle opportunité et une nou- velle destinée pour cette grande nation malienne». De son côté, le représen- tant de la CMA, Mamadou Djeri Maïga, a déclaré qu'«une paix ne se gagne jamais sur la base d'une simple signature», affirmant que la coordina- tion «s'engage à s'appliquer pour l'ins-

tauration d'une paix durable et définitive au Mali». En effet, ce pays en proie à l’instabilité depuis plus de trois ans, va pouvoir tourner une des pages des plus sombres de son histoire en réconciliant tous ses enfants, avec un objectif commun : la refondation des fondements du pays pour retrou- ver la place qui lui sied dans le concert des nations. Pour faire face à cette ter- rible crise, qui menaçait les fonde-

ments même de son État, le Président malien avait demandé, en janvier 2014, au Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, l'aide de l'Algé-

rie pour un dénouement heureux de la crise malienne. L'Algérie avait en- gagé, à cet effet, des rounds de pour- parlers exploratoires pour rapprocher les positions des mouvements du nord Mali, des étapes particulièrement im- portantes pour réunir les conditions de succès du dialogue intermalien inclu- sif envisagé. Le leadership et la conduite magistrale du dossier par l'Algérie, tout au long de négociations laborieuses, a été mis en exergue et salué par le gouvernement malien, les groupes politico-militaires du Nord Mali, des pays voisins ainsi des puis- sances occidentales, qui suivaient de très près la crise malienne.

Confiance sans cesse renouvelée à l’Algérie Engagement sans faille, «la pré- cieuse» contribution algérienne, ges-

tion «fabuleuse» et avec «beaucoup d’intelligence», étaient les maîtres- mots qui revenaient dans les déclara- tions des parties maliennes ainsi que de toutes les parties prenantes à ce dia- logue pour qualifier l'apport de l'Algé- rie pour résoudre la crise au Mali. Signe de cette confiance, sans cesse renouvelée, le Comité international de suivi de l'Accord de paix et de récon- ciliation au Mali, issu du processus d'Alger, a été installé, samedi dernier

à Bamako, et sera présidé par l'Algé-

rie. «Cet accord est le fruit d'un effort collectif», mené par l'Algérie en tant

que chef de file de la médiation inter- nationale, a martelé le Président ma- lien, saluant le Président Bouteflika pour son soutien «inestimable» au processus de paix et de réconciliation

au Mali et son attachement «indéfec- tible» à l'unité et à l'intégrité territo- riale du Mali. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop,

a affirmé, pour sa part, que la cérémo-

nie de signature de l'accord était le fruit d'un long processus mené avec brio par la médiation internationale di- rigée par l'Algérie. Il a salué l'en- gagement personnel du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour son «soutien indéfectible» au Mali, exprimant la satisfaction de son pays pour les étapes franchies pour rapprocher les parties maliennes.

Le SG de l’ONU « exhorte les parties à appliquer intégralement les dispositions du cessez-le-feu »

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est félicité de la signature, sa- medi dernier à Bamako, de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali par la Coor- dination des mouvements de l'Azawad (CMA). Dans une déclaration diffusée sur le site officiel de l'ONU, M. Ban a salué les par- ties maliennes et l'équipe de médiation inter- nationale dirigée par l'Algérie pour leurs efforts qui ont mené au parachèvement du processus de signature.

qui ont mené au parachèvement du processus de signature. Le chef de l'ONU a considéré que

Le chef de l'ONU a considéré que la signa- ture par toutes les parties ouvrait désormais la voie à la mise en œuvre intégrale de l'Accord de paix selon le calendrier établi. «La paix au Mali demeure la responsabilité du Mali et des Maliens», a souligné le secrétaire général, exhortant «toutes les parties à continuer à œu- vrer de bonne foi afin de progresser dans cette direction et à appliquer intégralement les dis- positions du cessez-le-feu». Le secrétaire général a réitéré la disponi-

bilité des Nations unies pour soutenir les par- ties dans la mise en œuvre de l'Accord, en étroite collaboration avec le gouvernement et les membres de l'équipe de médiation interna- tionale. Il a encouragé tous les partenaires du Mali à soutenir les efforts visant à établir une paix juste et durable au Mali, y compris en ap- puyant la mise en œuvre de l'accord.

L’UA se félicite de la signature par la CMA de l’Accord de paix et de réconciliation

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosa- zana Dlamini-Zuma, s’est félicitée de la signature par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) de l’Accord pour la paix et la réconcilia- tion au Mali, réitérant l’appréciation de l’Union pour l’Algérie. La présidente de la Commission de l’UA s’est réjouie, samedi soir à Addis-Abeba, de la signature par la CMA à Bamako, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, «ouvrant ainsi la voie à la mise en œuvre consen- suelle des dispositions qui y sont contenues». Cette signature est la concrétisa- tion de l’engagement solennel pris par la CMA dans le «relevé de

l’engagement solennel pris par la CMA dans le «relevé de conclusions des consultations prépa- ratoires à

conclusions des consultations prépa- ratoires à la mise en œuvre de l’Ac- cord pour la paix et la réconciliation» qu’elle a conclu avec le gouverne- ment malien à Alger, le 5 juin 2015, a-t-elle souligné.

La présidente de la Commission félicite les dirigeants de la CMA pour avoir fait le choix de la paix et de la réconciliation, en se joignant à l’Ac- cord, qui constitue, a-t-elle précisé, un «compromis équilibré prenant en compte les préoccupations légitimes de toutes les parties, dans le respect de l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali, ainsi que du caractère laïc et de la forme républicaine de l’État». Elle réitère son appréciation au Pré- sident malien, Ibrahim Boubacar Keita, et à son gouvernement pour avoir su garder ouverte la porte du dialogue et pris des décisions coura- geuses afin d’arriver aux résultats d’aujourd’hui. M me Zuma remémore avec gratitude le rôle de l’Algérie, chef de file de la médiation interna-

tionale, pour les efforts qu’elle ne cesse de déployer pour la paix et la stabilité au Mali et dans la région du Sahel, et les sacrifices consentis dans ce cadre. Un message similaire a été envoyé aux mouvements de la Plate- forme d’Alger qui ont posé des actes positifs de nature à faciliter cette étape du processus de paix, notam- ment l’engagement de se retirer de la ville de Ménaka. La présidente de la Commission souligne la nécessité pour les parties maliennes de persévérer dans leurs efforts pour parvenir durablement à la paix et à la réconciliation, estimant que la première garantie de l’aboutis- sement de cet accord réside dans «la sincérité des parties, leur bonne foi et leur engagement à assumer les déci-

sions convenues et à les traduire dans les faits». La présidente de la Com- mission exprime à nouveau l’engage- ment de l’UA à «suivre et à accompagner» le processus de mise en œuvre de l’Accord, appelant les États membres de l’UA et l’ensemble de la communauté internationale à «mobiliser le soutien politique, finan- cier et technique nécessaire pour son application effective». Il convient de rappeler que l’Ac- cord pour la paix et la réconciliation avait été signé, le 15 mai 2015 à Ba- mako, par le gouvernement malien, les Mouvements de la Plateforme d’Alger et des composantes de la CMA, ainsi que par les membres de la médiation conduite par l’Algérie, y compris l’UA.

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EL MOUDJAHID

RÈGLEMENT DE LA CRISE MALIENNE

« Une nouvelle étape importante », selon l’UE

L'Union européenne (UE) a salué la si- gnature, samedi dernier à Bamako, de l'Ac- cord pour la paix et la réconciliation au Mali par la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). La signature samedi par toutes les parties de l’Accord de paix pour le Mali «est une nouvelle étape im- portante du long processus visant à rétablir la confiance mutuelle. Cet Accord va contribuer à la restauration de la stabilité et de la sécurité, à l’amélioration des conditions de vie pour la population et ou- vrira la voie à la réconciliation nationale», rapporte une déclaration du chef de la di- plomatie européenne, Federica Mogherini et du commissaire de l'UE pour la Coopé- ration internationale et le Développement, Neven Mimica. «Les efforts remarquables des parties signataires pendant les négocia- tions ont permis ce succès, dans l’intérêt du Mali et de la Région», poursuit la dé- claration. L’UE, indique la déclaration, a travaillé aux côtés de l’Algérie, qui a conduit la mé- diation, l’Union africaine, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Nations unies, l’Organisa- tion de la conférence islamique (OCI), le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria et le Tchad afin de parvenir à la conclusion de cet Accord de paix», a-t-elle précisé. Pour l'UE, toutes les parties «doi- vent maintenant remplir leurs obligations, et en priorité respecter le cessez-le-feu, en- core fragile, que tous les groupes armés se sont eux-mêmes engagés à respecter». «Il est tout aussi important que le gouverne- ment du Mali joue un rôle moteur dans le processus de réconciliation. La réussite de la mise en œuvre de l’Accord dépendra également des réformes qui seront menées dans les secteurs de la décentralisation, de la justice et de l’enseignement, ainsi que de la lutte contre la corruption et l’impu- nité», a-t-elle souligné. L’Accord de paix contient également des engagements pour les membres de la médiation, y compris pour l’UE, et prévoit l’implication des membres du Conseil de sécurité des Na- tions unies au sein du Comité de suivi de l’Accord, selon la même source. La MI- NUSMA, sur base du renouvellement de son mandat, aura un rôle spécifique et de chef de file dans la mise en œuvre de l’Ac- cord de paix et bénéficiera de tout notre appui. L’UE s'est dite prête à participer ac- tivement, en particulier dans le domaine du développement, ainsi que celui de la ré- forme du secteur de sécurité en mettant à contribution les missions PSDC déjà opé- rationnelles au Mali. À souligner que l’UE et le gouvernement du Mali sont convenus de domaines d’intervention prioritaires pour les six prochaines années : consolida- tion de la paix et réforme de l’état, sécurité alimentaire et développement rural, éduca- tion et infrastructures qui s’inscrivent plei-

éduca- tion et infrastructures qui s’inscrivent plei- nement dans l’Accord de paix. L’UE reste prête à

nement dans l’Accord de paix. L’UE reste prête à mobiliser tous les instruments à sa disposition afin de contribuer au renforce- ment de la paix et la stabilité pour la popu- lation du pays.» À noter que l’UE a mobilisé 615 millions d'euros pour le Plan indicatif national pour le Mali sur la pé- riode 2014-2020. La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) a signé, samedi dernier à Bamako, l'Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du pro- cessus d'Alger.

Laurent Fabius : « Je félicite de nouveau la médiation algérienne » Le ministre français des Affaires étran- gères, Laurent Fabius, a salué l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé samedi dernier, par la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et «félicité» la médiation algérienne dans le processus. «Je salue l'engagement de toutes les parties maliennes en faveur de la réconciliation et de la reconstruction du pays. Je félicite de nouveau la médiation algérienne», a déclaré M. Fabius dans une déclaration sur le site officiel du ministère des Affaires étrangères. «Nous continuons à œuvrer avec la communauté internatio- nale pour accompagner la mise en œuvre de important accord», a-t-il ajouté. La CMA a signé, samedi à Bamako, l'Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger. L'Accord de paix et de réconciliation au Mali a été signé le 15 mai dernier par le gouvernement malien, les groupes armés dits de la Plateforme et par l'équipe de la médiation internationale conduite par l'Algérie. Un relevé de conclusions des négociations autour de l'application de l'Accord de paix et de ré- conciliation au Mali et un document conte- nant des arrangements sécuritaires au nord du pays ont été signés le 5 juin à Alger par les parties prenantes au dialogue malien. Il est à souligner que les mouvements poli- tico-militaires du nord du Mali ont décidé, jeudi dernier, de se retirer de la localité de Ménaka, dans la région de Gao, conformé- ment à l'arrangement sécuritaire pour une cessation des hostilités, signé à Alger.

LE MINISTRE FRANÇAIS DE LA DÉFENSE AUJOURD’HUI À BAMAKO

Le Driant salue la médiation algérienne pour le règlement de la crise malienne

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a salué hier le rôle de la

médiation algérienne dans le processus de paix malien, soulignant que la France va aider

à la mise en œuvre de l'accord de paix signé la veille à Bamako par le gouvernement

malien et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). "Il y a eu un long travail

de fait sous la médiation algérienne qu'il faut saluer ici", a ajouté M. Le Drian. "L'ac-

Il fallait signer la paix",

a souligné le ministre sur la radio Europe 1. Par ailleurs le ministre français de la Défense, se rendra aujourd’hui au Mali pour soutenir l'accord de paix signé samedi à Bamako, a-t-on annoncé dans son entourage. "Il y va pour marquer la présence et le soutien de la France à cet accord, indispensable au retour de la paix et du développement au Mali", a- t-on souligné de même source.

cord qui a été signé hier ( samedi) c'est un accord historique (

)

Chronologie des étapes-phares du dialogue intermalien

Le dialogue intermalien inclusif, mené dans le cadre d’une médiation internationale, dont l’Algérie est le chef de file, a été couronné, samedi dernier à Bamako, par la signature par la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) de l'Accord de paix et de réconcilia- tion, issu du processus d'Alger. Voici une chronologie de ses étapes :

Janvier 2014 : le Président malien, Ibrahim Bouba- car Keita, demande au Président de la République, Ab- delaziz Bouteflika, l'aide de l'Algérie pour un dénouement heureux de la crise malienne. Création du Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le nord Mali. L'Algérie engage un premier round de pourparlers exploratoires pour rapprocher les vues des mouvements du nord Mali, une étape particulièrement importante pour réunir les conditions de succès du dialogue inter- malien inclusif envisagé. Le 5 juin 2014 : Alger accueille les mouvements du nord du Mali pour des consultations exploratoires élar- gies, dans le cadre des efforts de la communauté inter- nationale et des pays voisins du Mali visant la recherche d'une solution définitive au problème du nord du Mali. Le 9 juin 2014 : le Mouvement national de libéra- tion de l'Azawad (MNLA), le Haut-Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Aza- wad (MAA) signent à Alger «la Déclaration d'Alger», à travers laquelle ils ont réaffirmé leur volonté d'œuvrer à la «consolidation de la dynamique d'apaisement en cours» et de s'engager dans le dialogue intermalien «in- clusif». Le 12 juin 2014 : le gouvernement malien affirme avoir pris acte de la signature à Alger de la déclaration conjointe par trois mouvements armés du nord du Mali, tout en remerciant le Président de la République, Abde- laziz Bouteflika, pour les efforts de facilitation de l'Al- gérie. Le 14 juin 2014 : le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts pa- triotiques de résistance (CM-FPR) signent à Alger une plateforme dans laquelle ils ont réaffirmé «le plein res- pect de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Mali». Le 27 juin 2014 : le Conseil de sécurité des Nations unies a salué, dans sa résolution 2164 sur la situation au Mali, les efforts de l'Algérie Le 6 juillet 2014 : l'Algérie joue un rôle «éminent, tous les jours», pour apporter des réponses «satisfai- santes» à la question malienne, estime à Alger, le haut représentant du Président de la République du Mali pour le dialogue inclusif intermalien, Modibo Keita. Le 16 juillet 2014 : la réunion de haut niveau de soutien au dialogue intermalien pour le règlement de la crise dans le nord de la République du Mali se tient à Alger avec la participation de l'Algérie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad, de la Mauritanie, de l’UA, Cedeao, ONU, UE et de l’OCI. Le 16 juillet 2014 : les pays voisins du Mali (Mau- ritanie, Tchad, Burkina Faso et Niger) appellent à Alger le gouvernement et les mouvements armés du nord du Mali à saisir l'occasion «providentielle» du lancement de la phase initiale du dialogue intermalien inclusif pour le règlement pacifique et politique de la crise dans ce pays. Le 24 juillet 2014 : signature par les participants au dialogue intermalien d'une feuille de route pour les né- gociations dans le cadre du processus d'Alger et d'un do- cument relatif à la cessation des hostilités. Le 1 er septembre 2014 : la deuxième phase du dia- logue intermalien commence à Alger dans la perspective d'aboutir à une solution globale et négociée au problème des régions nord du Mali. Le 27 septembre 2014 : l'Organisation des Nations unies (ONU) convoque à New York, en marge du débat général de l'Assemblée générale, une réunion de haut niveau sur le processus politique au Mali à laquelle ont pris part le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, les ministres et hauts responsables membres de l'équipe de médiation menée par l'Algérie et le Conseil de sécu- rité de l'ONU. Le 18 octobre 2014 : une réunion préparatoire pour le 3 e round du dialogue inclusif intermalien s'ouvre à Alger, en présence de l'ensemble des parties maliennes concernées. Le 19 octobre 2014 : Le 3 e round du dialogue inter- malien inclusif débute à Alger, en présence des repré-

sentants du gouvernement malien et des groupes armés du nord du Mali, ainsi que toutes les parties concernées. Le 21 octobre 2014 : reprise du dialogue interma- lien inclusif à Alger, à la faveur de l'ouverture des tra- vaux du 3 e round (Alger III) des pourparlers entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali ayant adhéré au processus de négociations sous la conduite de l'Algérie, chef de file de la médiation. Le 23 octobre 2014 : 4 e round des négociations : le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali accep- tent «comme une base solide» un document de négocia- tion comportant des éléments d'un accord de paix soumis par la médiation. Le 20 novembre 2014 : poursuite du 4 e round du dialogue intermalien inclusif, à huis clos, entre le gou- vernement malien et les représentants des groupes poli- tico-militaires de la région du nord du Mali ayant adhéré au processus de négociations sous la conduite de l'Al- gérie. Le 22 janvier 2015 : une réunion de concertation regroupant les représentants de l'équipe de la médiation, des mouvements du nord du Mali, du gouvernement malien et de la mission multidimensionnelle intégrée de l'ONU pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s'est tenue à Alger. Le 7 février 2015 : le ministre des Affaires étran- gères, M. Ramtane Lamamra, préside, au nom de l'Al- gérie en tant que chef de file, une réunion d'évaluation de l'équipe de médiation du dialogue intermalien. Le 11 février 2015 : une réunion entre le gouverne- ment malien et l'équipe de médiation internationale du dialogue intermalien se tient à Alger, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra et le Premier ministre malien, Modibo Keita. Le 16 février 2015 : le 5 e round du dialogue inter- malien inclusif débute à Alger entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-mili- taires du nord du Mali ayant adhéré au processus de né- gociations sous la conduite de l'Algérie. Le 19 février 2015 : une déclaration des parties au Processus de paix d’Alger a été signée jeudi à Alger par les différentes parties maliennes, sous l'égide d'une mé- diation internationale, dont l'Algérie est chef de fil. Le 1 er mars 2015 : paraphe d'un Accord de paix et de réconciliation sous la supervision de la médiation in- ternationale, présidée par l'Algérie, en tant que chef de file, par le représentant du gouvernement malien et les mouvements politico-militaires du nord du mali engagés dans la plateforme d'Alger (le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA), la Coordination des mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR)). Le 3 mai 2015 : Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a réitéré son plein appui à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger, réaffirmant son attachement à l’unité, à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de du Mali. Le 14 mai 2015 : la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) paraphe l’Accord de paix et de ré- conciliation à Alger. Le 15 mai 2015 : signature officielle à Bamako de l’Accord de paix et de réconciliation par le gouvernent malien et les mouvements politico-militaires du nord Mali. La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) ne signe pas l'accord. Le 5 juin 2015 : un relevé des conclusions des né- gociations autour de l’application de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali et un document contenant des arrangements sécuritaires dans le nord du Mali ont été signés à Alger par les parties prenantes au dialogue ma- lien mené par la médiation internationale élargie, dont l'Algérie est chef de fil. La Coordination des mouve- ments de l'Azawad (CMA) prend un engagement «so- lennel» de procéder à la signature de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali le 20 juin à Bamako. Le 20 juin 2015 : la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) signe à Bamako l'Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger. Installation du Comité international de suivi et d'évalua- tion de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali, présidé par l'Algérie, et dont le siège sera basé à Ba- mako.

La paix à l’épreuve du terrain

Au bout d’un an de négociations intermaliennes, me-

nées par une équipe de médiation internationale,

conduite par l’Algérie, sur laquelle reposait les espoirs

de tout un pays et son peuple, voire de toute une région, l’Ac- cord de paix et de réconciliation au Mali a été signé par toutes les parties. Que cette signature ait nécessité deux cérémonies différentes, la première le 15 mai et la seconde ce 20 juin, n’est pas aujourd’hui ce qu’il faut retenir prioritairement de ce long processus de dialogue lancé après que le Président Ibrahim Boubacar Keita ait sollicité, en janvier 2014, l’aide de l’Algérie pour apporter son aide au règlement de la crise que traversait son pays. Depuis, l’Algérie n’a cessé d’œuvrer pour le retour de la paix et la stabilité au Nord du Mali. Cet objectif est en voie d’être atteint. La signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, aboutissement du processus d’Alger et de larges et laborieuses négociations que la capitale algérienne a abrité depuis juin 2014 laisse entrevoir le début

d’une nouvelle ère pour le Mali. L’évènement est d’une im- portance cruciale. Pour le ministre d’État, ministre des Af- faires étrangères et de la Coopération internationale, il s’agit «d’un nouveau tournant dans l’histoire du Mali». En effet, la signature, par toutes les parties maliennes, du document, ouvre la voie à la mise en œuvre intégrale de l'Accord de paix selon le calendrier établi. Les espoirs suscités au Nord comme au Sud renseignent sur les attentes de l’ensemble de la population de voir le bout du tunnel et de reprendre une vie normale. Reste aussi qu’il ne faut pas se leurrer. La jeune paix est encore fragile. Et pour cause, tous les signataires de l’Accord et l’équipe de la média- tion sont conscients qu’«une paix ne se gagne jamais sur la base d’une simple signature» et que cette paix demeure, avant toute chose, la responsabilité du Mali et des Maliens. Le fait cependant que tous les protagonistes soient arrivés à cette conclusion qu’il n’y ait pas d’autre alternative que celle d’al-

ler vers la paix est en soit une avancée considérable sur la voie du règlement définitif de la crise malienne. Il reste maintenant à chaque partie concernée de respecter les engagements pris. Toutes les parties sont exhortées à continuer «à œuvrer de bonne foi afin de progresser dans cette direction et à appli- quer intégralement les dispositions du cessez-le-feu». Le comité de suivi de l’Accord présidé par l’Algérie aura, entre autres missions, d’accompagner les Maliens sur la voie de la réconciliation en veillant à la mise en œuvre des disposi- tions et autres arrangements conclus. Gageons que le gouver- nement et les groupes politico-militaires seront à la hauteur des espoirs suscités, car les défis qui attendent d’être relevés, relance du développement, sécurité des régions du Nord, re- construction et refondation institutionnelle notamment, néces- sitent la conjugaison des efforts de toutes les parties. Nadia Kerraz

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résorPtion De l’hABitAt PréCAire à Alger

20.000 familles relogées en une année

20.000 familles, habitant des sites précaires dans la wilaya d’Alger, ont bénéficié d’un logement à la faveur du programme de résorption de l’habitat précaire lancé il y a de cela une année, jour pour jour, par la wilaya d’Alger.

C’ était en effet le 21 juin 2014 que la wilaya d’Alger a commencé à distribuer un premier quota de

25.800 logements sociaux-locatifs implantés à Alger, Blida et Boumerdès, sur un pro- gramme global de 84.700 logements, alors que le nombre des familles concernées est de 72.752, selon un recensement effectué en 2007. Ce recensement, actualisé en juillet

2013, a porté sur cinq catégories d’habitat :

les bidonvilles, les chalets, les quartiers vé- tustes, les immeubles menaçant ruine (iMr) et enfin les caves et les terrasses. il a concerné également les 16.000 familles oc- cupant les anciennes fermes agricoles (haouch), mais qui ne sont pas concernées par le déménagement parce qu’elles reloge- ront sur place dans de nouveaux logements,

à la faveur de l’accord signé, début 2014,

entre la wilaya d’Alger et le ministère de l’habitat et de l’urbanisme, qui finance cette opération de construction. la première opération de recasement a bénéficié à 1.089 familles toutes transférées vers la cité des 3.216 logements inaugurée à cette occasion à Chaïbia, dans la commune d’ouled Chebel, à l’extrême sud d’Alger. les premiers locataires sont arrivés dans cette immense cité de Chaïbia le samedi 21 juin à 6h00 du matin. ils étaient accueillis avec des banderoles : « Bienvenue à nos ho- norables citoyens », « Adieu à l’habitat pré- caire », « enfin un logement décent », « le droit au logement, un rêve qui se réalise » une année après, la wilaya d’Alger est sur le point d’achever la distribution de ce premier quota de logements : 19.333 familles, soit environ 117.000 habitants, ont été relogés lors de dix-huit opérations, un bilan jamais réalisé depuis l’indépendance, ni dans la wi- laya d’Alger, ni dans une autre wilaya. sur les 25.800 logements prévus dans le premier quota, 3.200 environ reviennent aux popu- lations des wilayas de Blida et Boumerdès du fait qu’elles accueillent sur leur territoire une partie du programme anti-bidonville de la capitale. Ce qui laisse à Alger 22.600 lo-

de la capitale. Ce qui laisse à Alger 22.600 lo- gements. les statistiques de la wilaya

gements. les statistiques de la wilaya mon- trent que sur une année, le bilan le plus im- portant a été enregistré durant les six premiers mois avec 13.541 familles relogées au 31 décembre 2014 en quinze opérations et près de 5.800 familles depuis janvier 2015 à ce jour avec seulement trois opéra- tions. Mais les opérations les plus impor- tantes ont été réalisées en 2015 : la 18 e opération, qui est la plus grande, a eu lieu le 19 mai au profit de 2.313 familles, suivie de la 16 e (2.252 familles), entamée le 5 janvier notamment aux quartiers de « Climat de france » à oued Koreiche, « les Palmiers » et « Boumaaza », dans la commune de Bachdjarrah. il reste qu’en 2014, les 2.500 familles recensées dans neuf sites de chalets ont été toutes recasées par les autorités lo- cales qui ont dû faire face aux effets du séisme du 23 août au large de Bologhine, en procédant au déménagement des habitants dont les maisons ont été endommagées à Bo-

loghine, hammamet, Bab el oued et la Cas- bah, entre autres. Pour le reste de l’année en cours, la wilaya doit achever la distribution du premier quota de logements sociaux-lo- catifs et d’entamer celle d’un deuxième de 11.200 unités. Annoncée pour fin 2014, puis pour mars 2015, la réception de ce deuxième quota a été retardée par les importantes chutes de pluie entre février et mars derniers, qui ont gêné l’avancement des travaux de voirie et réseaux divers (VrD) dans les dif- férents chantiers. lors de cette deuxième phase, la priorité sera accordée aux 4.500 fa- milles du bidonville « erramli » dans la commune de gué de Constantine, qui seront toutes (les familles déclarées éligibles) reca- sées dans le même quartier.

Rasez, Erramli ! Ce recasement, prévu avant le mois sacré du ramadhan, n’a pu se faire à cause des dossiers des postulants qui sont toujours à

l’étude, selon la wilaya. « les familles d’er- ramli sont impatientes de déménager, mais nous sommes plus impatients qu’elles car ce bidonville, le plus grand de la capitale, gêne les travaux de construction du viaduc d’oued ouchayah et d’aménagement d’oued el harrach », a souligné le wali Abdelkader Zoukh. en fait, l’éradication de l’immense bidonville d’erramli, où vient un peu plus de 1.000 familles, qui va jusque vers sidi r’zine et ses torchères, ouvrira la voie à la réalisation de la grande déviation routière, un immense pont, qui fera la jonction entre oued ouchayah et l’autoroute est-ouest (vers oran et Constantine) au niveau de Ba- raki. D’où l’impatience du ministère des tra- vaux publics, pour qui le viaduc de oued ouchayah est une pièce maîtresse dans le plan de désengorgement du centre-ville de la capitale, pour qui ce bidonville doit être rasé rapidement et ses familles recasées, pour re- prendre le projet, réalisé à 30%. lors d’une visite d’inspection mercredi dernier, le ministre des travaux publics, Ab- delkader ouali, a exigé des autorités locales de « mettre le paquet » afin de livrer dans les meilleurs délais possibles le projet de la ra- diale de oued ouchayah, qui fait la jonction entre le tunnel de oued ouchayah (Bachd- jarrah) à l’autoroute est-ouest au niveau de Baraki. « la radiale de oued ouchayah est stra- tégique pour la capitale. elle permettra aux automobilistes de quitter rapidement le cen- tre-ville. il faut y mettre le paquet », a insisté M. ouali. le programme de relogement a permis de relancer plusieurs projets comme la ligne ferroviaire électrifiée à double voie Birtouta- Zéralda, le barrage de Douéra et le stade communal de Birkhadem, par la libération des terrains squattés par des indus-occu- pants. Ce qui reste du programme des 84.700 logements sociaux sera réceptionné et distri- bué entre 2015 et 2016, selon le directeur de wilaya du logement, smaïl loumi.

ProgrAMMe logeMent AADl

Une restructuration pour une meilleure efficacité

le dernier Conseil des minis- tres présidé par le Chef de l'etat, M. Abdelaziz Bouteflika, a vu la validation de plusieurs projets, dont celui de la nouvelle impul- sion donnée au programme AADl. le Président de la répu- blique, M. Abdelaziz Bouteflika, a, donc, invité le gouvernement à se mobiliser pleinement pour l’exécution de cet important pro- gramme, dans une conjoncture marquée par les contraintes ac- tuelles sur les revenus de l’etat. en effet, la restructuration de l’Agence nationale pour l'amélio- ration et le développement du lo- gement (AADl) a pour objectif principal d’améliorer son efficacité et d’atténuer la pression sur cette instance qui représente l’outil le plus important des pouvoirs pu- blics pour la résorption de la crise de logement, particulièrement parmi la classe moyenne. C’est ainsi que le gouverne- ment vient de lancer une nouvelle

approche AADl se traduisant par l'approbation, du Conseil des mi- nistres, d'un contrat de réalisation de 5.000 logements à sidi Abdallah (Alger). Ce contrat, en gré simple, sera signé entre l'Agence nationale de l'amélioration et du développe- ment du logement, chargée du pro- gramme national de logements location-vente, et une entreprise turque de construction. le projet de 5.000 unités fait partie d'un en- semble de 35.550 logements en lo- cation-vente dont l'AADl s'apprête à lancer la réalisation à travers les wilayas d'Alger, Blida, Constantine, Annaba, tiaret, sétif et de sidi Bel-Abbès. Ce programme qui a été validé par le gouvernement le 13 mai der- nier, intervient après un ralentisse- ment, depuis plusieurs mois, du rythme de lancement des projets par l'AADl. il permettra aux mil- liers de souscripteurs qui n’ont pas eu encore leurs logements d’envi- sager leur avenir, en attendant.

Le nombre de logements en cours de réalisation atteindra 230.000 vers la fin de l'année Ainsi et selon les dernières dé- clarations du ministre de l’habitat, Abdelmadjid tebboune, le pro- gramme « ne sera pas affecté par la situation financière du pays, en raison du fait que les logements selon la formule location-vente en

cours de réalisation par l’AADl atteindront les 230.000 unités à tra- vers le territoire national. sachant bien que le nombre de logements selon la formule loca- tion-vente en cours de réalisation à travers l'ensemble du territoire na- tional était de 104.000 unités dont

90.000 à Alger, et le nombre attein-

dra 230.000 dont 130.000 à Alger.

toujours selon le ministre, le gou- vernement examinera prochaine- ment un projet de marchés du secteur portant réalisation de

25.000 unités « AADl » à Alger et

environs (tipasa, Blida, Boumer- dès), rappelant que les problèmes

AffAires religieuses

du foncier sont en voie de règle- ment en coordination avec les sec- teurs concernés. Ainsi le gouvernement réitère, encore une fois, son engagement à réaliser tous les projets de loge- ments prévus sans incidence au- cune de la situation financière sur ces derniers, sachant et selon les déclarations de M. tebboune, que « les matériaux de construction sont de fabrication locale », chose qui facilite et booste le travail, d’une manière efficace et bien sûr, plus rentable. il est à rappeler, qu’en 2014, l'Agence a lancé 20.600 logements seulement, selon les données offi- cielles du ministère de l'habitat, de l'urbanisme et de la Ville. relancé en début 2013, le programme de cette agence prévoyait, initiale- ment, la mise en chantier de 230.000 logements avant fin dé- cembre 2014, alors qu'en réalité, l'AADl n'a pu lancer que 106.363 unités jusqu'à la fin de l'année der-

nière. les responsables du secteur ont imputé cette situation à plu- sieurs difficultés et à l'absence d'une organisation efficace et adap- tée aux objectifs ambitieux de l'agence. toutefois, l'AADl compte se rattraper en lançant les projets res- tants, soit près de 85.000 loge- ments, courant 2015. Pour atteindre cet objectif, cette struc- ture mise sur sa nouvelle organisa- tion qui prévoit la création de quatre directions adjointes, de six directions régionales et des direc- tions de projets dans chaque wilaya du pays. la restructuration de l'AADl a pour objectif principal d'améliorer son efficacité et d'atténuer la pres- sion sur cette agence qui représente l'outil le plus important des pou- voirs publics pour la résorption de la crise de logement, particulière- ment parmi la classe moyenne. Kafia Ait Allouache

60% des biens wakfs non exploités à Batna

Quelque 60% des biens immobiliers wakfs situés dans la wilaya de Batna, en de- hors des mosquées, ne sont pas exploités,

tandis que le reste fait l’objet d’une location

à des tiers, a indiqué hier le directeur des af-

faires religieuses, Youcef Baroud. Cette si- tuation qui ne permet ni la valorisation, ni la rentabilité de ces biens, au nombre de 391 dans plusieurs communes de cette wilaya, est due, selon ce responsable, à la "vétusté avancée de certains biens qui nécessitent de

coûteuses réhabilitations, voire une recons- truction, et à la subsistance de contentieux avec des particuliers". M. Baroud a égale- ment fait état d’un manque à gagner "signi- ficatif" en ce qui concerne les biens loués, les occupants ne s’acquittant que de rede- vances dérisoires, non alignées sur les prix de location pratiqués à l’heure actuelle. la direction des affaires religieuses, forte d’un "accord de principe" de la Commission na- tionale des wakfs, étudie plusieurs projets

destinés à rentabiliser les biens wakfs situés au chef-lieu de wilaya, à l’image d’un centre commercial à la cité Benflis, un centre d’af- faires à la cité des frères lamrani, un hôtel et un autre centre d’affaires au lieu-dit route de Biskra, en plus de la restauration d’une crèche à la cité du "stand". une fois concré- tisés, ces différents projets, outre de partici- per à la valorisation des biens wakfs, permettront de générer, selon le même res- ponsable, quelque 400 emplois permanents.

lors d’un séminaire national organisé en avril dernier à l’université de Batna, sous le thème de "l’exploitation et l'investissement des biens wakfs : problématique, méca- nismes et solutions", les conférenciers avaient souligné la nécessité de valoriser et de généraliser les projets wakfs, d’autant qu’il s’agit, avaient-ils rappelé, d’un concept qui trouve son origine dans la civilisation musulmane et qui s'inspire des fondements et des préceptes de l'islam.

lundi 22 Juin 2015

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Développement local Dans les wilayas Du suD et Des Hauts plateaux

Dix nouvelles wilayas déléguées, davantage d’amélioration des services et des conditions de vie aux populations locales

Les décisions, orientations et instructions prises lors du conseil restreint des ministres en janvier dernier au sujet du développement des régions du sud et des hauts plateaux se mettent en place avec la feuille de route tracée au gouvernement le mois passé par le Chef de l’Etat.

l a création des dix nouvelles wi- layas déléguées signifie en d’au- tres termes, davantage de

promotion d’emplois et d’amélioration des services publics et des conditions des populations locales. Du 27 janvier au 24 mai 2015, deux conseils restreints et d’importantes décisions spécial sud et Hauts plateaux, ont été prises à la suite de l’examen minutieux de la situa- tion dans les régions en question, indi-

quant la continuité, voire l’accélération des actions de l’etat dans le développe- ment local dans les wilayas du sud et des hauts plateaux avec pour objectif de répondre aux aspirations des popula- tions locales, en mettant l’accent davan- tage sur l’amélioration des conditions de scolarité, en développant la formation des enseignants localement, en enga- geant plus dans la couverture de santé publique, du logement (social et rural)…

Dix wilayas déléguées créées par

deux décrets, l’un portant sur les cir- conscriptions, l’autre exécutif attribue à la circonscription administrative les structures nécessaires au bon accomplis- sement de sa mission, et la renforce par un conseil de concertation et de coordi- nation avec les élus locaux concernés.

Des exigences locales à l’exemple

des demandes nationales, inscrits dans les programmes communaux de déve- loppement. les wilayas du sud et des Hauts plateaux qui viennent de faire l’objet d’une feuille de route de réamé-

nagement du territoire pour plus de proximité et d’amélioration des services publics nécessaires à la vie des popula- tions, ont en effet bénéficié ces der- nières années de la part de l’etat de grands efforts d’investissements, en termes de travaux routiers, autoroutiers et ferroviaires, de densification des aides et des appuis au développement et à la diversification de leur potentiel éco- nomique en vue de répondre aux de- mandes d’emplois et de création de richesse, en investissant gros sur le sec- teur agricole en accordant un intérêt par- ticulier pour le développement des concessions agricoles au profit des jeunes. en effet, le développement dans les wilayas du sud et des Hauts plateaux, une question qui oblige, une mobilisa- tion conséquente à tous les niveaux de stratégie nationale d’aménagement du territoire, constitue l’épine dorsale du développement du pays et du redéploie- ment futur de notre population. et dans ce but le chef de l’etat a or- donné au gouvernement d’accompagner la mise en œuvre du nouveau pro- gramme quinquennal de développe- ment, par une amélioration de la gouvernance locale, en priorité au ni- veau des wilayas du sud et des Hauts plateaux. c’est dans ce cadre qu’il a été décidé lors du dernier conseil des ministres, la création de dix circonscriptions admi- nistratives dans des wilayas du sud, et

admi- nistratives dans des wilayas du sud, et ce, à travers plusieurs wilayas du sud du

ce, à travers plusieurs wilayas du sud du pays, des entités qui seront dirigées par des walis délégués et placés sous l’au- torité des walis territorialement compé- tents. la décision est suivie par l’adoption de deux décrets relatifs aux circonscriptions administratives à créer au sud du pays. il s’agit du décret présidentiel dispo- sant de la création de dix circonscrip- tions administratives à travers les wilayas d'adrar, de Biskra, de Bechar, de tamanrasset, d’ouargla, d’illizi, d’el oued et de Ghardaïa. ces circonscrip- tions administratives seront dirigées par des walis délégués, placés sous l'autorité des walis territorialement compétents. le second décret exécutif attribue à la circonscription administrative les structures nécessaires au bon accomplis-

sement de sa mission, et la renforce par un conseil de concertation et de coordi- nation avec les élus locaux concernés, ajoute le communique du conseil des ministres. Deux importantes décisions qui se- ront immédiatement mise en œuvre à travers les wilayas du sud, avant d’être étendu en 2016, à travers des wilayas des Hauts plateaux. ces deux textes qui viennent mettre en œuvre des décisions prises aupara- vant par le président de la République, lors d’une réunion restreinte consacrée au développement des wilayas du sud et des Hauts plateaux constituent à l’évidence un effort à mettre au profit du développement durable et global tant il permet aux nouvelles circonscriptions administratives de disposer de toutes

les ressources humaines nécessaires pouvant leur garantir le bon accomplis- sement des nouvelles missions. c’est aussi dans ce cadre que l’etat qui accorde un grand intérêt au dévelop- pement local et au progrès des popula- tions des wilayas concernées, a privilégié les actions de grandes enver- gures en misant sur la promotion de l’in- vestissement, en optant sur la diversification de l’économie nationale, en prônant la politique nationale d’amé- nagement du territoire. De nombreux acquis seront engrangés à la faveur du nouveau découpage administratif à tra- vers la création des wilayas déléguées pour certaines wilayas du sud, comme le fait de rapprocher le service public des administrés, d’alléger la bureaucra- tie, de rapprocher l’administration de ses administrés dans divers domaines et multiples activités. ce processus qui sera élargi en 2016 à travers les Hauts plateaux, de sorte à étaler l’effort financier requis, étant en- tendu que cette démarche se générali- sera graduellement au reste du pays, en préparation à la création future de wi- layas nouvelles aura muri en gagnant de l’expérience et plus d’efficacité dans le cadre du développement local des diffé- rentes communes concernées par la nouvelle feuille de route assignée au gouvernement par le chef de l’etat lors du dernier conseil des ministres, tenu le

24 mai 2015. Houria Akram

imane HayeF, cooRDinatRice nationale De l’oRGanisation « onu-Femmes » :

« Aller plus loin dans la représentativité des femmes au Parlement »

« ONU-Femmes », présente dans 60 pays, dont l’Algérie, travaille, entre autres, sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Sollicitée pour de plus amples éclaircissements, Imane Hayef, coordinatrice nationale depuis 2010, qui a occupé divers postes de responsabilité, revient dans cet entretien sur les domaines d’intervention de l’agence qu’elle représente, ses projets futurs et son combat pour l’élimination des violences commises à l’égard des femmes. Elle a eu aussi à travailler dans le cadre d’un programme d’appui de la Coopéra- tion technique belge au département du mi- nistre délégué chargé de la Famille et de la Condition féminine et a également parti- cipé à l’élaboration du Rapport National sur le Développement Humain, 2008 (CNES / PNUD), dans sa partie genre, et plus particulièrement sur la participation économique des femmes algériennes. Dans cet entretien, M me Hayef revient également sur l’importante rencontre des femmes par- lementaires tenue récemment à Alger.

M me Hayef, pouvez-vous nous présenter votre organisation « ONU-Femmes » ? Je vous dirais que l’« onu-Femmes » est une entité onusienne pour l’égalité des sexes et l’autono- misation des femmes, qui a été créée en juillet 2010 par l’assemblée générale des nations unies. cette nouvelle agence a vu le jour dans le cadre de réforme globale de l’onu et résulte de la fusion de quatre dé- partements du système des nations unies consacrés à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes : la Division de la promotion de la femme, l’institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme, le Bureau de la conseillère spéciale pour la problématique hommes- femmes, et le Fonds de développement des nations unies pour la femme (uniFem).

Quels sont les domaines de votre interven- tion ? Dans quels pays êtes-vous présents ? en algérie, l’instance existe depuis 2010, à tra- vers une coordination nationale des programmes «onu-Femmes», qui est rattachée au bureau sous- régional multi-pays maghreb de notre agence et le- quel est lui-même rattaché au Bureau Régional qui couvre l’ensemble des pays du moyen-orient et d’afrique du nord. les missions de notre agence sont liées à l’élimi- nation de toutes les formes de violences et discrimi- nations à l’encontre des femmes et des filles, la promotion de l’égalité et de l’autonomisation des femmes. ces missions sont encadrées et appuyées par des accords et des résolutions, à l’instar de la Dé- claration et le programme d’action de Beijing, la Dé- claration du millénaire de l’onu ou la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimina- tion à l’égard des femmes (ceDaw).

Ph :Wafa
Ph :Wafa

Quant aux domaines d’intervention, «onu- Femmes» se consacre à cinq domaines prioritaires :

promouvoir la participation et le leadership des femmes, renforcer leur autonomisation économique, prévenir et lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, intégrer l’égalité des sexes au cœur de la planification et de la budgétisation, et enfin, mettre l’accent sur l’engagement des femmes dans tous les processus de paix et de sécurité. par ail- leurs il convient de souligner qu’«onu-Femmes» produit plusieurs outils de connaissance relatifs à chaque domaine. elle produit aussi chaque année un rapport intitulé : «le progrès des femmes dans le monde», dont le dernier s’intitule : «le progrès des femmes dans le monde 2015-2016 : transformer les économies, réaliser les droits.»

Qui finance vos activités ? a l’instar des autres agences des nations unies, ce sont les contributions des etats membres des na- tions unies qui assurent le financement de nos acti- vités. Des gouvernements donateurs peuvent appuyer la question du genre dans le monde en acceptant d’octroyer des fonds à des programmes développés conjointement entre les parties nationales et les agences des nations unies qui vont dans le sens des priorités nationales et des missions et mandat de notre organisation. ainsi, à titre d’exemple, le gou- vernement de la Finlande a été un donateur pour «onu-Femmes» dans notre contribution financière à cette conférence de juin 2015.

Vous avez participé au colloque international sur les femmes parlementaires qu’a abrité Alger récemment. Quel commentaire en faites-vous ? «onu-Femmes» a eu l’honneur d’être associée par le parlement à l’organisation de cette conférence tenue les 14 et 15 juin sur les échanges d’expériences en matière de forums de femmes parlementaires à travers le monde. notre agence a apporté, entre au- tres, son appui technique à cette conférence et a pris en charge l’identification des forums internationaux et de leurs représentantes à inviter. le choix des ex- périences s’est fait sur la base de critères préalable- ment définis, dont celui de l’atteinte de résultats probants par ces forums. cette conférence est une étape d’un long proces- sus commencé depuis le début des années 2000, quand des députées, des porte-parole de la société ci- vile (comme le ciDDeF, Femmes en communica- tion, la cellule Femmes uGta), des personnes engagées dans les institutions, des centres de re- cherche tel le cRasc, ont intensifié leur plaidoyer

en faveur d’une meilleure représentativité des femmes dans les assemblées élues, car à ce moment là celle-ci était faible. et dans ce sillage, les différents intervenants ont plaidé clairement en faveur d’une mesure spéciale pour augmenter les chances des femmes d’être représentées dans ces assemblées. ainsi, la nécessité du «quota», d’un «forum de femmes parlementaires» sont déjà des questions qui sont posées, dans le débat social et politique, bien avant 2010. on peut citer, à titre d’exemple, une étude, suivie d’un séminaire tenu le 13 octobre 2011, sur un état des lieux de la participation politique des femmes en algérie, menée par le ministère délégué chargé de la Famille et de la condition de la femme. ce séminaire consacrait ces avancées du débat, en incluant dans ses recommandations, en sus de l’adop- tion d’une mesure spéciale (quota), une recomman- dation liée au sujet, soit : «créer des réseautages des femmes élues, engagées en politique et candidates potentielles.» ainsi, tous les projets, toutes les confé- rences et tous les séminaires, sur les questions de la participation politique des femmes en algérie qui se sont échelonnées depuis le début des années 2000, sont autant de moments évolutifs de maturation et d’appropriation de la question de la non-discrimina- tion dans la représentativité des femmes dans les as- semblées élues ainsi qu’aux postes de décision. la conférence de juin 2015 est un de ces moments qui capitalise sur les autres et permet ainsi de poser la question du mécanisme (forum de femmes parlemen- taires) qui pourrait permettre d’aller plus loin dans la défense de cette représentativité et également mettre celle-ci au service de la défense des droits des femmes (électrices) et de leur mise en œuvre effec- tive. les expériences internationales de Forum de femmes parlementaires que nous avons pu écouter tout au long de cette conférence, montrent que le che- minement vers la constitution d’un forum n’est pas facile, mais elles montrent aussi que cela est possible, et ceci, moins par le nombre de membres parlemen- taires mobilisés au début de l’initiative, que par le degré d’engagement pour la cause de l’égalité des chances et des droits qu’il peut trouver au sein des femmes parlementaires. enfin, la participation d’hommes parlementaires soucieux du respect des valeurs d’égalité et d’équité à ces forums et l’ouver- ture de ces espaces en direction de la société civile, du monde de la production de connaissances et d’au- tres acteurs nationaux et internationaux ayant des compétences dans le domaine, sont autant de facteurs qui pèsent aussi sur leur réussite. selon la feuille de route présentée par les vice-présidentes du parlement à l’issue de cette conférence, il s’agit donc pour les femmes parlementaires algériennes de continuer en- semble en tant que noyau initiateur composé d’une quarantaine de parlementaires. celles-ci travaillent ensemble depuis plusieurs mois pour s’atteler, dans une période définie, de définir les objectifs, la forme, le fonctionnement, la plate-forme d’action de leur forum. Bien entendu, ceci à la lumière de leur riche expérience et compétences, du travail réalisé depuis plus d’une dizaine d’années par différents acteurs, des connaissances produites à ce sujet, des résultats des différents évènements nationaux et internatio- naux organisés — dont la Déclaration d’alger — et des bonnes pratiques des expériences internationales de forums parlementaires engagés pour la cause de des femmes.

Qu’en est-il des projets futurs que «Onu- femmes» prépare en Algérie ? l’uniFem, puis «onu-Femmes» - à partir de 2010 - est présente en algérie depuis les années 1990 à travers un appui technique et financier de projets et programmes développés avec les institutions et la société civile dans plusieurs domaines. Je cite l’amé- lioration de la participation des femmes dans la vie publique et politique, la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes avec la collabora- tion de l’unFpa, l’enquête nationale de prévalence de la violence à l’égard des femmes, la mise en place d’un système de données sur les violences, etc. plus récemment, «onu-Femmes» s’est associé au minis- tère de la solidarité nationale, de la Famille et de la condition de la femme (msnFcF), dans un pro- gramme d’amélioration des compétences des profes- sionnels de l’action sociale du dispositif d’écoute et d’accompagnement des femmes vulnérables dont les Femmes victimes de violences, au sein des Direc- tions d’action sociale et de solidarité. au cours des trois prochaines années, «onu-Femmes» s’asso- ciera à la partie nationale (institutions et société ci- vile) pour développer un programme avec le soutien financier du gouvernement belge.

Comment peut-on agir efficacement pour juguler ce phénomène ? en fait, l’objectif est de contribuer à la promo- tion de la participation politique des femmes, à tra- vers le renforcement des capacités des femmes élues au parlement et au niveau local, afin que celles-ci dé- tiennent une véritable influence sur les processus de prise de décision et que les lois politiques adoptées soient davantage sensibles au genre. il est également question d’assurer la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes, conformément au plan national d’action pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes. enfin, le troisième axe tourne autour de la diffusion des valeurs de l’égalité, qui s’effectue à travers la promotion et la diffusion des valeurs d’égalité (lutte contre les stéréotypes sexistes) au sein des médias et au sein du mouvement associatif, notamment celui animé par les jeunes. le partenaire principal de ce programme est le msnFcF, accompagné d’autres partenaires parmi lesquels le ministère de la communication et le par- lement, le ministère de l’intérieur et des collectivités locales, sans compter la société civile.

Avez-vous d'autres projets pour la femme rurale algérienne ? «onu-Femmes» a soutenu, en 2013, dans le cadre de l’autonomisation économique des femmes, un projet d’une onG d’aflou - l’association Fémi- nine aïcha oum el moueminine (a.F.a.o.m) qui a contribué à soutenir des tisseuses du tapis célèbre du djebel ammour, à travers l’achat de matériels et pro- duits de tissage ainsi que la restauration et l’équipe- ment d’un local pour exposer leurs produits et stocker leurs matières premières. un local qui a été en même temps un lieu où ces tisseuses pouvaient continuer à améliorer leur savoir-faire (pour les plus jeunes) et recevoir des formations.

Entretien réalisé par Fouad Irnatene

lundi 22 Juin 2015

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EL MOUDJAHID

DIPLÔME DE DEUA

Une année d’études supplémentaire pour l’équivalence avec la licence

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a décidé d’offrir une chance aux titulaires du Diplôme d’études universitaires appliquées (DEUA), pour décrocher une licence, et cela en poursuivant leurs études pendant une année supplémentaire.

E n effet, des sources universi- taires ont indiqué que la der- nière circulaire ministérielle

ne prévoit pas d’équivalence di- recte entre les deux diplômes, mais que le département de l’Enseigne- ment supérieur et de la Recherche scientifique a ouvert les candida- tures pour les détenteurs d’un DEUA, afin de poursuivre leurs études pour une année supplémen- taire afin qu’ils puissent obtenir une licence. Ainsi, la réception des dossiers des candidats désirant ob- tenir une licence sera entamée à partir du 28 juin au niveau des dif- férents établissements universi- taires, selon les spécialités des candidats. Il faut souligner que le nombre des détenteurs d’un DEUA dépasse les 200.000 diplômés au niveau national. Il est stipulé que les dossiers des candidats seront étudiés par des commissions spé- cialisées afin de permettre à un quota d’étudiants d’être choisis à partir de critères préalablement dé- finis, afin de poursuivre leurs

études. Il faut rappeler que les titu- laires du diplôme d’études univer- sitaires appliquées souffrent de leur classification dans la fonction pu- blique. Ils réclament leur reclassement à la catégorie A, représentant les diplômes universitaires de l’ensei- gnement supérieur au lieu de la ca- tégorie B spécifique au diplôme de la formation professionnelle ou celui de la formation à distance. L’équivalence de leur diplôme (bac+3) avec la licence LMD a été parmi les revendications des concernés, qui ont fait plusieurs ré- clamations et présenté maintes do- léances à ce sujet. Ils ont écrit au Premier minis- tère, au ministère de l’Enseigne- ment supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi qu’à la direction de la Fonction publique, s’en re- mettant à leur arbitrage, jusqu’à cette récente décision de la tutelle qui vient mettre un terme à cette série de revendications . La même circulaire du ministère a instruit

. La même circulaire du ministère a instruit toutes les universités qui abritent des projets de

toutes les universités qui abritent des projets de doctorats dans les différentes spécialités, à organiser des journées doctorales «LMD», avant la fin de l’année universitaire en cours, avec la présentation de rapports sur ces activités qui préci- sent le taux d’avancement dans la réalisation des thèses de doctorat pour les étudiants inscrits à la deuxième année et au-delà, ainsi que l’identification des sujets et

leur acceptation par la commission compétente pour les étudiants de la première année doctorat. Et ce selon la charte de la thèse de doctorat, mis en place par la tu- telle cette année qui représente un contrat obligatoire entre l’étudiant et l’enseignant encadreur. Il détermine également un en- semble de droits et de devoirs entre les deux parties, (étudiant et enca- dreur), ainsi que l’établissement

CHAUFFE-EAU SOLAIRES

qui abrite la formation doctorante. Il faut souligner enfin, qu’à tra- vers cette instruction adressée à l’ensemble des établissements uni- versitaires par la direction de la formation doctorante, durant ce mois en cours, le ministère de l’en- seignement supérieur et de la re- cherche scientifique, vise à contrôler les délais pour l’accom- plissement des thèses, définis par la loi de 3 ans et de 4 ans avec pro- longation, notamment, après le re- tard enregistré par les étudiants de la première promotion du système LMD, en phase de doctorat, a sou- tenir leurs thèses. Le ministère a appelé aussi, les conseils scientifiques et les établis- sements universitaires à veiller au suivi la formation des étudiants et l’organisation de journée docto- rales avant la fin de l’année univer- sitaires afin d’étudier tous les sujets proposés, et cela dans la perspective d’entamer leur réalisa-

tion. Salima Ettouahria

Le CDER se dote d’un laboratoire de certification

Le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) s'est doté d'un labo- ratoire de certification des chauffe-eau so- laires qui permettra au centre de vérifier la conformité de ces appareils aux normes na- tionales et internationales. Cette structure, inaugurée dimanche lors de la célébration par le CDER de la journée du Solstice d'été, constitue un «outil pour vé- rifier la conformité des chauffe-eau solaires fabriqués en Algérie ou importés», a indiqué le directeur du CDER, Noureddine Yassaa. Le laboratoire sera également en mesure de délivrer des certificats de conformité en termes de performance et de fiabilité par rap- port aux standards nationaux et internatio-

par rap- port aux standards nationaux et internatio- naux, explique M. Yassaa. Un autre projet de

naux, explique M. Yassaa. Un autre projet de laboratoire pour la certification des pan- neaux solaires photovoltaïques devrait être finalisé avant la fin de l'année 2015, -t-il ajouté. La célébration de la journée du Solstice d'été (21 juin), journée la plus longue de l'année, a été une occasion pour honorer les meilleures productions scientifiques et réa- lisations dans le domaine des énergies renou- velables. Ainsi, le prix de la production industrielle nationale a été attribué à Sharikat Kahraba wa Taket Moutadjadida (SKTM), filiale du groupe Sonelgaz chargée de la réalisation de plusieurs stations photovoltaïques et éo-

MALADIES CHRONIQUES

liennes. Le prix de la meilleure publication dans la Revue des énergies renouvelables du Centre est revenu à Nasereddine Belhaouas, chercheur à la division énergie solaire pho- tovoltaïque du CDER. Quant au prix «qualité de la production scientifique», il a été attribué au professeur Mohamed Trari, du laboratoire de stockage et de valorisation des énergies renouvelables de l'Université des Sciences et Technologie Houari-Boumediene (USTHB) pour ses nombreuses publications durant les cinq der- nières années. En outre, des prix d'encoura- gement ont été remis à des chercheurs qui ont participé à la réalisation de projets de re- cherche innovants.

Les femmes plus touchées que les hommes avec 17%, contre 11%

Liées à la structure par âge et à la transi- tion épidémiologique, les maladies chro- niques augmentent d’année en année en Algérie. Les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires et les can- cers sont citées parmi les maladies les plus fréquentes. Parmi la population âgée de 15 ans plus des ménages enquêtés, 14% ont dé- claré souffrir d’au moins une maladie connue, dont 96% des cas ont été confirmés par un personnel qualifié. L’enquête par grappes à indicateurs mul- tiples, Multiple Indicator Cluster Survey, MICS réalisée en Algérie entre 2012-2013 et qui détient une base de données riche et di- versifiée sur des statistiques sociales dés- agrégées selon le genre, le milieu de résidence, l’âge, le niveau d’instruction des individus, l’appartenance géographique, et selon le niveau de richesse des ménages, qui

a été rendue publique récemment, a fait res- sortir que les femmes semblent plus tou- chées par les maladies chroniques que les hommes avec respectivement 17%, contre

11%.

Aussi, d’après les résultats de cette en- quête sur le terrain, il ressort que, selon le milieu de résidence, la prévalence des mala- dies chroniques est relativement plus élevée parmi la population urbaine (15%) que parmi celle évoluant en milieu rural (12%). Selon l’espace de programmation d’ap- partenance, les prévalences les plus élevées sont constatées dans les EPT du nord du pays. La prévalence la plus faible est relevée dans le sud du pays. La population enquêtée ayant déclaré souffrir d’une seule maladie chronique représente 10% et celle souffrant de deux maladies est de 4%. La répartition des malades chroniques

selon les différents types de maladies montre que l’hypertension artérielle (HTA) occupe la 1 re place avec un taux de prévalence de 6% touchant ainsi 39% de la population des ma- lades chroniques, suivie par le diabète avec 3%. L’asthme, les maladies articulaires et cardiovasculaires viennent en troisième po- sition avec une prévalence de l’ordre de 1% chacune. Selon les spécialistes, l'Algérie est en pleine transition épidémiologique. Le dia- bète de type 2 occupe la quatrième place parmi les maladies non transmissibles et sa prévalence ne cesse d'augmenter. L'organi- sation des soins du diabète n'est toujours pas adaptée, malgré un système de sécurité so- ciale satisfaisant et la relative disponibilité des ressources médicales. Les centres du diabète jouent un rôle im- portant dans l'offre de soins, les examens de

base, le suivi et l'éducation. Les généralistes ont un rôle pivot, en collaboration avec les différentes associations du diabète locales, dans le dépistage, le suivi et l'éducation des personnes atteintes de diabète. Il faut dire que l’Algérie dispose d’un dis- positif particulier qui est le comité national de lutte intégrée contre les facteurs de risque des MNT et la prise en charge de leurs com- plications. Il s’agit d’un comité national de soins de base qui peut se charger de l’exécu- tion de l’ensemble des programmes définis par le comité national des MNT, une res- source humaine assez bien répartie à travers le territoire national et en mesure de mener à bien toutes les opérations de prévention, de dépistage et de prise en charge de tous les facteurs de risque et de ses affections avec leurs complications. Wassila Benhamed

INFRASTRUCTURES HOSPITALIÈRES À ALGER

4 structures de 430 lits, 9 polycliniques et un centre de transfusion sanguine en cours de réalisation

Quatre structures sanitaires d’une capacité de 430 lits, neuf polycliniques et un centre de wilaya de transfusion san- guine sont en cours de réalisation à travers plusieurs com- munes de la wilaya d’Alger, a-t-on appris hier auprès des services de la wilaya d’Alger. Concernant les quatre structures sanitaires, il s’agit d’une maternité dans la commune de Baba Hassen d’une capacité de 80 lits, d’une clinique de gynécologie-obstétrique à Douira d’une capacité d’accueil de 150 lits, d’un établisse- ment de cardiologie et de chirurgie cardiaque pédiatrique à Mehelma d’une capacité de 80 lits et d’un nouvel hôpital à Zéralda pouvant accueillir 120 lits, a précisé la même source.

Les polycliniques en cours de réalisation sont réparties à tra- vers les communes de Béni Messous, Draria (réalisation de deux cliniques dans les cités 1.600-Logements et Daboussi), El-Harrach, Bab El-Oued, Bachdjerrah, Baraki, Tessala El- Merdja et Baba Hassen. Un nouveau centre de transfusion sanguine est également prévu dans la commune de Chéraga, ajoute-t-on de même source. Cinq polycliniques ont été réceptionnées en 2014 dans la wilaya d’Alger réparties dans les communes de Réghaïa, Bab Ezzouar, El-Hamiz, Kouba, Aïn Naâdja outre un centre intermédiaire de soins en addictologie à Chéraga et un ser- vice d’urgences médicales à l’hôpital de Douira. Plusieurs

équipements ont été acquis au profit de différentes structures sanitaires dans la wilaya d’Alger durant la même année. Il s’agit d’appareils de radiologie numériques et d’autres équi- pements médicaux, ont indiqué les services de la wilaya d’Alger. Le secteur de la santé a bénéficié également d’équipe- ments de stérilisation destinés aux unités médicales de proxi- mité, de quinze ambulances et de cinq autres médicalisés. Ces équipements ont été acquis au profit des hôpitaux de Zé- ralda, de Bologhine, de Réghaïa et de Mustapha Pacha.

Lundi 22 Juin 2015

Economie

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EL MOUDJAHID

QUATRE JOURS APRÈS SON OUVERTURE

Affluence record à Carrefour

C’est incontestablement la nouveauté commerciale de la capitale. Le premier hypermarché Carrefour d'Algérie a ouvert ses portes jeudi dernier, drainant un très important public de consommateurs et de curieux.

E n effet, un quart d’heure avant l’ouverture prévue à dix heures, une foule importante attendait

patiemment hier, tandis que la file de voitures ne cesse de s’allonger, néces- sitant l’intervention des agents la Sû- reté nationale pour réguler la circulation. Une fois à l’intérieur, l’on est surpris par l’atmosphère agréable, l’aire de jeux bien aménagée qui jouxte l’hypermarché où les enfants accourent déjà et les différents stands pas encore ouverts, mais sous lesquels on peut s’abriter du soleil. Le City Center, quant à lui, accueille les arri- vants dans une ambiance feutrée, cli- matisée et un éclairage étudié. «Le centre est implanté sur un terrain de 32.000 m², dont 12.000 m² de surfaces commerciales construites. La moitié de ces espaces est réservée à un hyper- marché, tandis que le reste de l’espace et le premier étage sont constitués de boutiques, de cafétérias, de restaurants et d’espaces de jeu. Il dispose d’un parking d’une capacité de 700 places», selon le communiqué de la société Al- géro-saoudienne OCEANO CENTER. En effet, la nouvelle implantation in-

troduite par le détenteur de la franchise de Carrefour en Tunisie, le groupe Chaïbi, s'appuie sur son partenariat avec la société algéro-saoudienne Asi- com (70%-30%). Ainsi, l'Algérie est le 4 e pays africain où s'implante Carre- four après l'Égypte, le Maroc et la Tu- nisie. L'enseigne est présente dans 34 autres pays à travers le monde, nous apprend-on. Très facile d’accès en voi- ture ou en tramway, offrant un large assortiment de produits pour répondre à tous les besoins de ses clients, l’hy- permarché Carrefour va contribuer également au développement écono- mique et social de la commune de Bab Ezzouar et des villes environnantes en créant plus de 300 emplois directs dans la région, et encore plus d’emplois in- directs, puisque déjà, des dizaines de jeunes se sont improvisés gardiens de parking dans les alentours. Cet établis- sement affiche complet étant donné le nombre impressionnant de visiteurs qui ne cessent d’affluer toute la jour- née, et jusque tard dans la nuit. L'ou- verture de l'hypermarché de Carrefour va être l’occasion pour les Algérois d’avoir un autre lieu de commerce et

pour les Algérois d’avoir un autre lieu de commerce et de détente aux normes internationales. Les

de détente aux normes internationales. Les citoyens des wilayas limitrophes (Boumerdès, Tipasa, Tizi Ouzou et Blida, Médéa…) sont également concernés, est-il indiqué par ses gé- rants, ceci d’autant que le centre offre également plusieurs services, comme le prêt de poussettes gratuit aux pa- rents d’enfants en bas âge, l’espace change de bébé, l’appel taxi, une infir- merie et le wifi pour les accros à Inter- net. L'offre, pour sa part, est centrée

sur l'alimentaire, avec donc une vaste zone marché où l’on peut s’approvi- sionner en tout : produits frais, faits maisons, grande et petite pâtisserie, viandes de toutes sortes et poissons frais rivalisent avec les produits du ter- roir agréablement présentés sur les éta- lages. Au-delà de tout ce qu’on peut trouver dans une grande surface de ce genre, les gérants de Carrefour font des offres inédites sur l'électroménager, les produits d’entretien et le linge de mai-

son, ce qui est très intéressant, puisque rares sont les enseignes qui font pa- reilles offres à l’occasion de leur ou- verture. De même, il est proposé plusieurs produits issus des terroirs tu- nisien et maghrébin, notamment pour ce qui est des pâtisseries et du pain tra- ditionnel qu’on vend au kilo. Le brico- lage, le jardin, l’entretien de véhicules, une large gamme de vaisselle sont au- tant d’espaces réservés aux amateurs, ceci sans oublier la mise en place d’un espace multimédia à l'entrée du maga- sin, le tout à des prix très attractifs aux dires des acheteurs qui ont en profité pour remplir leur caddy en toutes sortes de victuailles et de produits. À travers l’ouverture de cette enseigne, l'État algérien, copropriétaire d'Asi- com, compte encourager le développe- ment de la grande distribution dans le pays, pour juguler le commerce infor- mel, ceci d’autant que la multiplication de ce genre de grands magasins va cer- tainement faire jouer la concurrence et influer positivement sur les prix. Le consommateur n’en demande pas plus!

Amel Z.

ECOMONDO 2015 (ITALIE)

Des opérateurs algériens à la découverte des nouvelles technologies

La gestion des déchets et des matières premières et la production d'énergie à partir de ressources renouvelables est une préoccupation d’ordre mondial de par ses avantages en matière d’économie sur les coûts et les ressources, mais aussi, au plan de la protection de l’en- vironnement. Des défis énergétiques, environnementaux et écono- miques auxquels sont confrontés les États, notamment notre pays. L’Algérie, qui a initié un ambitieux programme d’efficacité et de transition énergétique, basé essentiellement sur le recours aux ENR avec des retombées en termes de création d’emplois, de développe- ment industriel et technologique et sur le niveau de la croissance économique du pays, sera présente, dans ce contexte, à la 19 e édition du Salon international de la récupération de matières et d'énergie et du développement durable «Ecomondo 2015» qui se déroulera du 3 au 6 novembre 2015 à Rimini, en Italie. La mission de la délégation d'hommes d'affaires algériens, qui prendra part à ce salon, sera or- ganisée par la Chambre algérienne de commerce et d'industrie. Dans le cadre de cet évènement, des visites et des rencontres d'affaires B to B sont prévues entre les hommes d'affaires algériens et ceux du bassin méditerranéen, et porteront sur l'intérêt et avantages de la ges- tion des déchets et des matières premières et la production d'énergie à partir de sources renouvelables. Les thématiques qui seront abor- dées à cette occasion ont trait aux procédés de collecte, de traitement, de recyclage et de transport des déchets, de l’énergie et énergie re- nouvelable, le plastique et caoutchouc, le papier et carton, bois, transformation des métaux, industrie pétrolière et gazière, industrie alimentaire et agricole, industrie chimique et pharmaceutique. Au titre des nouveautés pour cette édition, les organisateurs ont pro- grammé une plateforme internationale des start-up dans les secteurs de l'économie verte à laquelle adhère notre pays. Rencontres entre entreprises, organismes publics et privés, opérateurs de l'industrie, universités et institutions seront organisées dans ce cadre. Aussi, le cycle du déchet sera au centre de cet évènement, soulignent les or- ganisateurs. En fait, la rareté des matières premières, et les coûts éle- vés d'approvisionnement, fait que l’option pour la réutilisation des matières et leur traitement s’impose de plus en plus comme alterna- tive rentable et beaucoup moins coûteuse. Une plateforme d'équipe- ments et d'engins destinée à ces procédés sera aménagée à l’occasion de ce salon. La sélection et la récupération des épaves ferreuses et non ferreuses, la récupération des déchets d'équipements électriques et électroniques et des minéraux, et la réutilisation des composants seront mis en avant durant cette manifestation. D. Akila

MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION SUR LES 4 PREMIERS MOIS 2015

Chute des importations

lions usd (-29%). Les importations de fer et d'acier ont également connu une impor- tante baisse en se chiffrant à 436,11 mil- lions usd (883.607 tonnes) contre 726,65 millions usd (1,1 million de tonnes), soit une baisse de près de 40% en valeur. La facture des importations des produits de céramique (briques, dalles, carreaux et au- tres articles similaires) a atteint 18,60 mil- lions usd (20.649 tonnes) contre 30,22 millions usd (22.071 tonnes), soit une baisse de 38,5% en valeur. En 2014, les

importations de l'Algérie des matériaux de construction avaient atteint 3,65 milliards de dollars contre 3,43 milliards de dollars en 2013 (+6,4%). Il est à signaler que le ciment est parmi une vingtaine de pro- duits qui seront concernés par les licences d'importation prévues par le projet de loi relative au commerce extérieur. Afin de li- miter les importations du ciment, les pou- voirs publics ont entamé la réalisation de

nouvelles cimenteries qui devraient per-

Les importations des matériaux de construction ont été évaluées à 811,77 millions de dollars (usd) sur les 4 premiers mois de 2015, contre près de 1,24 milliard usd à la même période de 2014, soit une baisse de 34,5%, a appris l'APS auprès des Douanes algérienne. Les quantités im- portées ont également reculé passant à 3,2 millions de tonnes contre 3,6 millions de tonnes (-10,12%), indique le Centre natio- nal de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). Le recul de la facture

a concerné les ciments, le bois, les pro-

duits en céramique, le fer et l'acier. Ainsi, la facture des importations des ciments

(portland, alumineux, hydraulique

) a at-

teint 138,29 millions usd contre 174,61 millions usd (-20,8%). La quantité des ci-

ments importés a baissé passant à 1,855 million de tonnes contre 1,917 million de tonnes (-3,23%). Pour ce qui concerne les

importations de bois, la facture est passée

à 218,77 millions usd contre 307,8 mil-

mettre de combler un déficit de plus de trois (3) millions de tonnes/an dans un marché en pleine expansion. Estimée à 18 millions de tonnes/an, la production natio- nale de ciment est dominée par le secteur public, notamment par le Groupe indus- triel des ciments d'Algérie (GICA) qui produit plus de 11,5 millions de tonnes par an, représentant 65% de la production na- tionale globale, le reste (35%) étant assuré par le secteur privé. Afin de freiner l'ac- croissement de la facture des importations des matériaux de construction et de pro- mouvoir la production nationale, le minis- tère de l'Habitat, de l'urbanisme et de la ville a émis une circulaire en décembre dernier dans laquelle il interdit aux pro- moteurs chargés de la réalisation des dif- férents projets financés totalement ou partiellement par l'Etat, de recourir aux matériaux importés si le même produit est fabriqué localement et présente une qua- lité égale.

PROMOTION DU TOURISME

Exploitation de 282 sources thermales

L'Algérie compte 282 sources thermales à même de contri- buer considérablement à la promotion du tourisme thermale dans notre pays, a indiqué hier à l'APS, M. Djamel Alili, direc- teur des activités thermales au ministère du Tourisme. Une étude réalisée par le ministère a permis de recenser et de classer ces sources «conformément aux normes en vigueur au niveau in- ternational» dont la température, le flux, la structure minérale et les propriétés thérapeutiques des eaux, a indiqué le même res- ponsable. Concernant l'exploitation de ces sources pour la réa- lisation de projets touristiques dans ce domaine, «des contrats de concession ont été octroyés entre 2011 et 2015 pour l'exploi- tation de 51 sources thermales parmi les 282 sources que compte l'Algérie. On dénombrait 200 sources en 1985», a-t-il précisé. Quant à l'investissement touristique dans ce domaine, «19 projets thermaux sont en cours de réalisation, outre la mise en exploitation de dix autres», tandis que d'autres projets «sont toujours à l'arrêt pour des raisons financières et techniques»,

notamment à cause du non octroi d'un permis de construire aux investisseurs, a-t-il expliqué. «38 nouvelles stations thermales et deux centres de thalassothérapie privés seront réalisés», a in- diqué M. Alili. Dans le cadre de l'aménagement de stations ther- males publiques, «une enveloppe de 12 milliards de dinars a été consacrée à la réhabilitation et à la modernisation de 9 com- plexes thermaux». Il s'agit, selon le directeur, des hammams Debagh (Guelma), Guergour (Setif), Righa (Aïn Defla), Bouhd- jar (Aïn Témouchent), Bouhnifia (Mascara), hammam Rebi (Saïda) et du centre de thalassothérapie de Sidi Fredj. Par ail- leurs, M. Alili a souligné la nécessité de promouvoir la forma- tion, soulignant que dans le cadre d'un partenariat avec l'UE, des sessions de formation sont organisées depuis 2012 au profit de médecins publics et du personnel paramédical de plusieurs stations thermales et centres de thalassothérapie, pour des pres- tations de qualité, notamment en matière de massages et de tha- lassothérapie.

MATIÈRES PREMIÈRES

Les cours des matières premières échangées sur les marchés internationaux ont baissé, pour la plupart, sous la pression du dollar et du manque d'appétit des spéculateurs, sur fond de crise grecque. Les cours du pétrole ont fini en baisse la se- maine dernière, après des commentaires du mi- nistre du Pétrole de l'Arabie saoudite, soulignant que le pays augmenterait sa production si la de- mande grimpait, renforçant les inquiétudes quant au surplus d'offre. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 62,65 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Lon- dres, contre 63,87 dollars une semaine plus tôt. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livrai- son en juillet a fini à 59,27 dollars, contre 59,96 dollars le vendredi précédent. La surabondance de sucre continue d'avoir raison de cette matière première, à Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en août valait 346,30 dollars, contre 346,80 dollars le vendredi précédent. À New York, la livre de sucre brut pour livraison

Baisse sous la pression du dollar

colte au Ghana pour la saison 2014/2015 aurait en effet baissé d'environ 22%. De plus, des pluies en Côte d'Ivoire ont donné aux investis- seurs de nouvelles raisons de s'inquiéter à propos de l'offre mondiale, car l'humidité pourrait être synonyme de maladie. La Côte d'Ivoire et le Ghana sont les deux plus gros producteurs de cacao au monde. À Londres, la tonne de CACAO pour livraison en septembre valait 2.155 livres sterling, contre 2.094 livres sterling le vendredi précédent pour livraison en juillet. À New York, la tonne pour livraison en septembre valait 3.296 dollars, contre 3.109 dollars pour li- vraison en juillet sept jours plus tôt. L'or a pro- gressé, les investisseurs se détournant un peu du dollar après la décision de la FED de maintenir ses taux directeurs mercredi, sans donner de pré- cisions quant à l'échéance d'un éventuel relève- ment. Dans le sillage de l'or, l'argent a également profité d'une petite faiblesse du dollar pour se re- prendre, grimpant jeudi à son plus haut niveau en deux semaines, à 16,47 dollars l'once. Sur le London Bullion Market, l'once d'or a terminé à

en octobre valait 11,67 cents, contre 11,67 cents sept jours auparavant, mais pour livraison en juillet. Les prix du café coté à Londres (robusta) ont grimpé, atteignant leur plus haut niveau en un mois et demi, à cause de craintes sur l'offre vietnamienne à court terme. Le Vietnam est le deuxième plus gros producteur de café au monde après le Brésil, et cultive majoritairement du ro- busta. Et, dans le but faire grimper les prix, les producteurs vietnamiens ont depuis des mois stocké leur café au lieu de le mettre sur le mar- ché. Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en septembre valait 1.784 dollars vendredi, contre 1.711 dollars pour livraison en juillet le vendredi précédent. Sur le ICE Futures US de New York, la livre d'ARABICA pour li- vraison en septembre valait 131,90 cents, contre 131,60 cents pour livraison en juillet, sept jours auparavant. Les inquiétudes sur l'offre gha- néenne, à cause de mauvaises récoltes, conti- nuaient de soutenir les cours du cacao. Selon l'Organisation internationale du cacao (ICCO) et le Bureau ghanéen du cacao (Cocobod), la ré-

1.203,40 dollars vendredi, contre 1.182,80 dol- lars le vendredi précédent. L'once d'argent a clôturé à 16,12 dollars, contre 15,93 dollars il y a sept jours. Les prix des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont baissé, la force du dollar a pesé sur l'ensemble des métaux libellées dans cette monnaie, en les rendant moins attractives, car plus onéreuses pour les investisseurs munis d'autres devises. En l'absence d'indicateurs éco- nomiques majeurs venant de Chine, le plus gros consommateur de métaux au monde, les inves- tisseurs ont reporté leur attention sur la Grèce et le dollar. Sur le LME, la tonne de cuivre pour li- vraison dans trois mois s'échangeait à 5.667,50 dollars vendredi, contre 5.898,50 dollars le ven- dredi précédent, l'aluminium valait 1.690,50 dol- lars la tonne, contre 1.748,50 dollars, le plomb valait 1.792 dollars la tonne, contre 1.852,50 dol- lars, l'étain valait 15.210 dollars la tonne, contre 14.940 dollars, le nickel valait 12.620 dollars la tonne, contre 13.035 dollars et le zinc valait 2.052 dollars la tonne, contre 2.112,50 dollars.

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ENQUÊTE
ENQUÊTE

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EL MOUDJAHID

AvEC uNE DOtAtION quOtIDIENNE DE 200.000 m 3 D’EAu POtAbLE/jOuR

La nouvelle station de Ténès mettra un terme aux problèmes d’approvisionnement de Chlef

L’État a déployé des efforts colossaux pour améliorer ses ressources hydriques et assurer la disponibilité de l’eau, autant pour l’industrie, l’agriculture que pour l’alimentation en eau potable des grandes villes du pays. Depuis plus d’une décennie, on enregistre un passage conséquent à une nouvelle ère dans la conception des grands projets hydrauliques.

De nos envoyées spéciales : Sihem Oubraham & Nesrine Terrab

F ini donc le stress hydrique pour les habitants de la wi- laya de Chlef. D’une distri-

bution d’eau d’un jour sur trois, la

ville et ses communes seront ali- mentées tous les jours et toute la journée, et ce, grâce à la station de dessalement de l’eau de mer de maïnis à ténès (Chlef), qui sera mise en service incessamment. Les pouvoirs publics n’auront qu’à actionner un bouton poussoir, qui se trouve dans la chambre de contrôle de cette usine, pour refou- ler l’eau dans le système de l’Al- gérienne des eaux (ADE). Les habitants de cette wi-

laya située à plus de 200 km à l’ouest d’Alger, bénéficie- ront ainsi d’une quantité sup- plémentaire de 200.000 m 3 /j d’eau potable grâce à cette unité, première en Afrique en termes de capacités. Difficile de ne pas songer à s’approvi- sionner en eau de mer, qui est abondante, lorsque la pluvio- sité vient à manquer. L’usine est équipée d’un laboratoire qui fonctionne

h24 et l’eau est traitée à toutes les phases surtout à la phase de sortie. Cela en plus d’un contrôle effectué par l’acheteur, l’Algérienne des eaux en l’occur- rence. Le contrôle se fait de manière permanente, de jour comme de nuit, et l’eau qui sort de l’usine est d’une qualité irréprochable, d’après les nombreux tests effec- tués par des laboratoires de renom. selon les responsables du secteur rencontrés sur place, la prise d’eau de mer est effectuée à l’aide de tuyaux à 550 m au large des côtes. L’eau est tirée de cet endroit à une profondeur de 10 m par gravité. Elle est par la suite pompée à l’aide de quatre pompes (dont une, reste en stand-by) dans le premier sys- tème de filtration. Ce système per- met de retenir les matériaux en suspension et tous les déchets avant que l’eau ne se dirige vers un deuxième bâtiment de filtrage constitué de sable et de gravier. L’eau de mer est chauffée à 120 °C dans des conduits. Elle est ensuite envoyée dans un container à faible pression. L’eau est alors immédia-

un container à faible pression. L’eau est alors immédia- tement transformée en vapeur par détente appelée

tement transformée en vapeur par détente appelée « Flash ».

« L’eau dessalée est d’une qua- lité irréprochable » La vapeur résultante va entrer au contact des premiers conduits dans lesquels passe l’eau de mer. Ces conduits, froids, vont alors provoquer la condensation de cette vapeur qui est alors récupérée à

l’état aqueux). L’eau est ensuite pompée à haute pression vers un troisième système de filtrage ultra- phase (la microfiltration). L’eau devient à ce niveau propre et pure. Puis elle arrive dans le bâtiment d’osmose inverse qui comprend neuf trains de dessalement (un train reste en stand-by). Chaque train peut produire jusqu’à 25.000 m 3 d’eau dessalée pour une capacité maximale de l’usine de

225.000 m 3 .

Néanmoins comme l’usine,

selon le contrat, doit produire

200.000 m 3 , les 25.000 m 3 restants

sont là pour garantir la capacité. L’osmose inverse consiste à faire ressortir le sel de l’eau à une pres-

sion de 60 bars. Les minéraux sont séparés des petites particules de molécules de sel. quand l’eau salée traverse une membrane très fine, le sel est retenu. Il y a lieu de noter que l’eau de mer est composée de pas moins de 37.000 mg/l de sel, elle sort à 200 mg/l. C’est le seuil de l’eau potable qui est acceptable partout dans le monde. La membrane peut retenir jusqu’à 99,99% de sel de l’eau de mer. Après l’osmose inverse, l’eau se dirige vers le post-traitement. Pour ce qui est de ce dernier pro- cédé, il s’agit de rajouter des miné- raux à l’eau pour qu’elle devienne potable. A noter qu’il y a plusieurs systèmes qui permettent de rendre la qualité de l’eau de niveau mon- dial, selon les normes de l’Oms. Cela sans omettre de signaler que le groupe sonatrach et l’ADE, co- associés dans le projet, ont exigé leur seuil dans le contrat. L’eau est ensuite refoulée vers des réservoirs de 60.000 m 3 d’où elle est refoulée dans le système externe de l’ADE. Le projet est dans sa dernière

phase. D’ailleurs, les équipes de l’ADE ont procédé, la première se- maine du mois en cours, à la mise en service du réseau principal ali- mentant les villes côtières de ténès, sidi Abderrahmane et El marsa. L’équipe de la rédaction, qui s’est déplacée sur les lieux a constaté de visu que les essais tech- niques ont déjà été effectués et que l’ADE enfin va pouvoir commen- cer à approvisionner le littoral à partir de ce week-end.

Assurer l’alimentation continue d’une population estimée à 2 millions d’habitants De ce fait, les habitants de la ré- gion s’apprêtent à dire adieu aux perturbations et pénuries récur- rentes du précieux liquide. La vi- site a été effectuée par m. Fellague Karim, chef de projet principal ADE, chargé de la réalisation du projet, en présence m. Charit, di- recteur de zone ADE à Chlef. L’usine fonctionne avec un per- sonnel exclusivement de nationa- lité algérienne et produit 200.000 m 3 /j, acheminés vers les

trois réservoirs de l’ADE de Chlef, chargé de les reverser dans le ré- seau AEP pour ensuite alimenter les quelque deux millions d’habi- tants. L’usine se compose de 9 blocs de dessalement dont 8 fonctionnant à plein régime, le dernier restant en réserve en cas de panne. Le prix de cession de l’eau dessalée par sona- trach à l’ADE, gestionnaire du ré- seau AEP, a été fixé à près de 59 DA (0,82 dollar) le m 3 (1.000 li- tres). L’eau produite par l’usine est véhiculée vers la chambre des vannes de l’ADE. « tout le sys- tème de la chambre des vannes est protégé par un système anti-bé- lier », nous explique m. Fel- lague expliquant qu’« en cas de rupture brute de l’alimen- tation électrique, on aura un retour d’eau qui peut être très brutal, qui pourra endomma- ger tout le système ». m. Fellague a affirmé que toute l’eau qui sort de la chambre des vannes sera vé- hiculée vers un réservoir qui se situe à Djbel Kaysar à 300 m d’altitude par rapport au niveau de la mer. Avec une capacité de stockage de

60.000 m 3 composé en deux compartiments de 30.000 m 3 cha- cun, « à partir de là, l’eau est véhi- culée à travers une station de pompage pour être orienter vers une autre conduite qui mène vers le chef-lieu de la wilaya », a fait sa- voir m. Fellague. Ce dernier nous a indiqué que « sur les 200.000 m 3 /j,

183.000 m 3 /j seront destinés pour alimenter le chef-lieu et ses locali- tés par un système de pompage alors que les 17.000 m 3 /j sont des- tinés pour ténès et ses localités par un système gravitaire ». L’eau passe, donc, par plusieurs phases et ce pour satisfaire les besoins des habitants de toutes les localités à travers lesquelles la conduite de l’ADE est installée. Il s’agit de la station de pom- page de ténès, le réservoir 2x30.000 m 3 de ténès, le réservoir 2x30.000 m 3 de Kherba ainsi que le réservoir 2x10.000 m 3 de Chlef. Impact du projet Alimentation en eau potable de 31 communes, soit 97% de la population de la wilaya de Chlef.

S. O.

PRÉsERvAtION DE L’ENvIRONNEmENt hyDRIquE Et Du PAtRImOINE sOutERRAIN

L’ONA lance une campagne de sensibilisation innovante

L’Office national de l’assainissement (ONA) lance pour la première fois en Algérie, une campagne de sensibilisa- tion en direction des citoyens sur la base d’un concept unique et innovant alliant divertissement et sensibilisation à la préservation de l’environnement hydrique et du patri- moine souterrain que constitue le réseau d’assainissement. Développée par l’ONA autour d’une série de caméras cachées, cette nouvelle campagne met en situation les com- portements quotidiens banalisés face à un égout d’évacua- tion pour porter un message de sensibilisation auprès des citoyens. A travers six scénarios réalisés sous forme de ca- méras cachées, l’ONA aborde plusieurs sujets. Il s’agit du regard porté sur un "Égout d’évacuation des eaux usées" pour ne pas le confondre avec une "Poubelle à ordures", le bon geste citoyen à adopter pour préserver le patrimoine souterrain (non visible, réalisé en souterrain et entretenu par des équipes qualifiées de l’ONA). L’Office National de l’Assainissement, qui a opté pour cette campagne d’utilité publique, vise à encourager les ci- toyens à « adopter des gestes civiques pour la préservation de l’environnement, particulièrement les réseaux d’assai-

nissement ». La première série de caméras cachées va être diffusées grâce aux concours des télévisions publiques et privées. Afin de permettre une interactivité avec les usagers et les internautes, l’ONA mettra en ligne les numéros au fur et à mesure de leur diffusion sur la page facebook officielle. Il y a lieu de rappeler que ce n’est pas la première fois que l’Office est à l’origine d’initiatives inédites au profit du grand public. En effet, une visite des réseaux d’assainis- sement de la ville d’Alger, a été organisée au mois d’avril dernier, au profit des membres de la presse nationale, pour que ceux-ci puissent sensibiliser les citoyens à ce sujet. La visite, placée sous le thème ''à la découverte du monde caché de l’assainissement'', vise à faire connaître l’ONA et le métier de l’assainissement sur le territoire na- tional. Cette campagne initiée depuis 2014 cible les établisse- ments scolaires, les associations de protection de l’environ- nement et le grand public avec pour slogan : ''Ne prenez pas vos égouts pour une poubelle'' afin que les déchets n’y soient pas jetés et éviter ainsi que les égouts ne soient col- matés. L'ONA est un établissement public national à carac-

tère industriel et commercial (Epic), créé le mois d'avril 2001. L'Office est chargé de l'exploitation, de la mainte- nance, du renouvellement, de l'extension et de la construc- tion des ouvrages et des infrastructures d'assainissement sur tout le territoire national. L’Office est chargé également de la protection et la sau- vegarde des ressources et de l'environnement hydrique, la lutte contre toutes les sources de pollution hydrique et la préservation de la santé publique. L'ONA assure également pour le compte de l'État la maîtrise d'ouvrage et d'œuvre déléguée ayant trait aux projets d'études, de réalisation de réhabilitation, de diagnostics des stations d'épuration, des réseaux d'assainissement, de collecte de l'eau pluviale et des stations de relevage. Cette structure relevant du ministère des Ressources en eau prend en charge la gestion des systèmes d'assainisse- ment de 766 communes sur les 1.541 existantes. Il exploite un réseau d'assainissement d'un linéaire de près de 34.000 km, soit plus de 79% du réseau national. S. O.

Lundi 22 juin 2015

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ENTRETIEN
ENTRETIEN

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EL MOUDJAHID

M. ABDENour Aït MANSour, DG DE L’ADE, à EL MOUDJAHID :

« Notre ambition première est d’améliorer le service public de l’eau »

Vous avez été nommé à la tête de l’ADE en février 2014, quel bilan faites-vous ? Après 16 mois à la tête d’un établissement d’envergure natio- nale avec plus de 28.000 em- ployés ; la première étape est de consolider les acquis, redynamiser les projets de réalisation confiés à notre établissement en gestion dé- léguée et surtout à améliorer le ser- vice public de l’eau accompagné d’un effort de communication au profit de nos usagers qui sont au nombre de 3,8 millions. Les objec- tifs sont ambitieux, avec les efforts de nos employés et l’accompagne- ment du ministère des ressources en eau et de l’Environnement (MrEE), et nous avons l’ambition de créer une dynamique positive.

Quelle est votre stratégie pour adapter l’entreprise aux exi- gences de l’usager du service pu- blic de l’eau et aux enjeux et défis auxquels l’entreprise doit faire face ? Effectivement, nous avons des défis, beaucoup même. En premier lieu, nous travaillons durement pour appliquer les orientations du ministre des ressources en eau et de l’Environnement, M. Abdelma- lek Nouri, et améliorer le service public de l’eau, c’est la raison d’être de notre établisse- ment. il s’agit principalement de la mise en service des projets de dé- veloppement, la mise en service des stations de dessalement, fo- rages, la réhabilitation de stations de pompage et d’adduction, l’aug- mentation des capacités de stockage ainsi que la réhabilitation des réseaux de distribution. tous ces efforts conjugués à ceux de la tutelle et des directions des res- sources en eau de wilayas visent à améliorer le service public de l’eau accompagné d’un effort de com- munication. En deuxième lieu, il faut dire qu’aujourd’hui notre établissement vit sur la base des subventions de l’Etat, les recouvrements des fac- tures d’eau, la stratégie de dévelop- pement et de filialisation de notre établissement pour la création de la richesse – filiale travaux, filiale produits chimiques, filiale fabrica- tion de pompes… Beaucoup de choses sont donc actuellement en mouvement.

10 stations de déminéralisa- tion, sur un total d'au moins 15 stations prévues par le secteur des ressources en eau, sont déjà opérationnelles… Y a-t-il d’au- tres projets pour le grand Sud ? Pour expliquer les choses, il

projets pour le grand Sud ? Pour expliquer les choses, il faut faire un petit tour

faut faire un petit tour en arrière. Les années 2000 ont sérieusement remis en cause le schéma directeur d’AEP, notre gouvernement allait importer de l’eau. Par la suite, une réflexion approfondie a été menée pour sécuriser l’AEP en Algérie et dans ce sens, 13 stations de dessa- lement ont été programmées. Au- jourd’hui, 10 stations sont en service et produisent 2,5 millions de m 3 d’eau par jour, soit 15% de la production nationale d’eau pota- ble. Les wilayas du Sud ont béné- ficié aussi des mêmes stations qu’on appelle de déminéralisation, parce qu’il est question beaucoup plus d’améliorer la qualité de l’eau. il s’agit des 9 stations de la ville d’ouargla, la station de touggourt, tindouf, illizi et El oued dont les travaux vont reprendre prochaine- ment. Sans oublier, bien sûr, le grand transfert in Salah – taman- rasset en service depuis 2011, dont la station de déminéralisation a été confiée à Cosider.

Pourriez-vous nous donner plus de détails sur les stations de dessalement de l’eau de mer ? Certainement, le programme de station de dessalement vise à sécu- riser l’AEP des villes côtières. Elles sont une dizaine à activer à travers le pays. Les stations de Honaine (200.000 m 3 /j) et Souk tleta (200.000 m 3 /j) alimentent les wi- layas de tlemcen, SBA et Ain té- mouchent. La station de Chott El Hillal (200.000 m 3 /j) alimente Ain té- mouchent et oran. La station de Kahrama (86.000 m 3 /j) alimente oran. La station de Mostaganem (200.000 m 3 /j) alimente oran et Mostaganem. fouka à tipasa (120.000 m 3 /j) pour tipasa. Hamma à Alger (200.000 m 3 /j) pour Alger. Skikda (100.000 m 3 /j). une station à ténès (wilaya de

Chlef) vient d’être mise en service, avec un linéaire de plus de 40 km de diamètre de 1.500 mm à 400 mm (opération de rinçage et de désinfection en cours). La méga station de Magtaa à oran (500.000 m 3 /j) sera mise en service prochainement et desser- vira oran, Mascara, et relizane. Pour les deux autres stations à savoir Bejaia et El tarf : la société de projet concernant El tarf a été créée sous la dénomination tah- liyat Miyah Bahr El tarf (tMBt) ; quant à Bejaia les dis- cussions sont entamées en vue de la création de la société de projet.

Le montant de créances enre- gistré par l’ADE est estimé à plus de 35 milliards DA… Qu’en est-il des recouvrements depuis le lancement de la campagne de sensibilisation ? En fait, je vous dirais que l’ADE rencontre des contraintes pour recouvrer les factures de consommation d’eau de ses clients en dépit des efforts consentis, ce qui engendre une évolution des créances détenues par les services de l’ADE sur ses abonnés. Parmi ces contraintes, on peut citer :

L’absence de tradition de règle- ment des factures d’eau, chez cer- tains clients, notamment ceux des services communaux nouvellement intégrés à l’ADE. La réticence des clients à s’ac- quitter de leurs factures d’eau en dépit des mesures de coercition ap- pliquées ; telles que les coupures et les poursuites judiciaires, Les difficultés d'exécuter les dé- cisions de justice rendues définiti- vement en faveur de l'ADE, Le retard de paiement des fac- tures des clients de la catégorie « Administration ». A l’effet de dépasser cette situa- tion préjudiciable à la trésorerie de notre établissement, une campagne de sensibilisation a été lancée en direction de notre clientèle, qui consiste à rappeler les mesures ré-

glementaires en la matière : le paie-

ment des factures dans les délais (i), possibilité accordée au client de régler sa facture par un échéancier (ii), possibilité de règlement amia- ble avant toute action judiciaire… Bien que l’impact de ces actions ne soit pas instantané, des résultats prometteurs sont enregistrés en un laps de temps très court. A titre de comparaison, les encaissements de lADE au 1 er semestre 2015 sont en évolution de 7% par rapport à même la période de l’année 2014. En matière de recouvrement d’im- payés par la voie judiciaire, l’ADE a introduit durant l’année 2014, pas moins de 11.482 affaires pour un montant de plus 7,8 milliards de DA et pour la période du 1 er trimes- tre 2015, le nombre d’affaires en- rôlé est de 7.308 pour un montant de plus de 3, 5 milliards de DA. Le refus de paiement des fac- tures de l’eau devient un compor- tement qui se généralise, malgré la campagne de sensibilisation lancée par vos soins, est-ce qu’il y a d’au- tres mesures qui seront prises pour remédier à ce problème ? Pour booster d’avantage le re- couvrement des créances, l’ADE a uniformisé sa procédure commer- ciale de recouvrement au niveau de ses différents services décentrali- sés :

En adressant une lettre de rap- pel au client récalcitrant à J+15, soit 15 jours après la réception de la facture lui accordant un délai supplémentaire de 8 jours.

A J+23, le client récalcitrant est

mis en demeure.

A J+30, les services de l’ADE

opèrent à la suspension de l’AEP à

l’exception des hôpitaux et écoles.

A J+40, l’ADE introduit une ac-

tion en justice par le biais de ses ju-

ristes et avocats, et les frais qui en découlent seront supportés par le client récalcitrant, mais cela dit, en général on arrive à régler le pro- blème avant qu’il n’arrive à la jus- tice.

Certaines régions du pays connaissent un déficit en matière de distribution en eau potable, quelle est votre plan pour amé- liorer ce service ? Certaines régions, notamment les zones éparses, connaissent ef- fectivement des déficits, de par leur éloignement des centres ur- bains comme les mechtas, douars et villages qui connaissent des per- turbations et parfois des déficits en matière d’alimentation en eau po- table. A cet effet, des dispositions d’urgence ont été prises, par anti- cipation, par le ministère de tutelle en collaboration avec le ministère

de l’intérieur et des Collectivités

locales à l’effet de prendre en charge les points noirs recensés et

y apporter des améliorations dans

la distribution, particulièrement durant la présente période estivale.

Pour ce faire, deux comités ont été mis en place, l’un opérationnel et le second de suivi du programme d’amélioration de service public de l’eau de la saison estivale 2015 et

ce, pour identifier les anomalies, fixer les priorités et définir les ac- tions à programmer. A ce titre, des réunions de coordination au niveau des wilayas, en présence de tous les acteurs locaux (DrE, ADE, AGirE, APC et daïra) ont été te- nues et un programme d’actions a été arrêté et qui se résume comme suit :

— Mise à niveau des réseaux de distribution et de production par les DrEW ;

— Mobilisation de la ressource en eau par les DrEW ;

— raccordement et renforce-

ment en eau des zones éparses par les DrEW. L’ADE a, pour sa part, pris des dispositions en matière d’acquisi- tion de produits chimiques de trai- tement — acquisition de matériels d’intervention (engins d’excava- tion et camions-citernes) acquisi- tion de groupes électropompes immergées et horizontaux de se- cours pour les forages et les sta- tions — sectorisation des réseaux par l’installation de vannes de sec- tionnement.

Quel est l’état d’avancement

du projet d’alimentation en eau potable à partir du barrage d’Ouled Mellouk ?

Le projet d’alimentation en eau potable à partir du barrage de ouled Mellouk est d’une consis- tance de 63 km de canalisation d’eau brute et d’adduction — d’une station de traitement d’une capacité de 43.200 m 3 /j — 6 sta- tions de pompage — 6 réservoirs de stockage. Ce projet a été inau- guré en avril 2015. Ce grand sys- tème hydraulique approvisionnera une population de plus de 272.000

habitants, répartie à travers les 6 communes de la wilaya d’Aïn Defla : rouina - El Maine, Zeddine

- El Attaf, Bourached et Abadia.

Avec l’entrée en exploitation de ce système, la dotation est passée à 246 litres/jour/habitant et ce, avec des fréquences de distribution en H24 et au quotidien plus élargies.

Propos recueillis par Sihem Oubraham

M. ALA-EDDiNE CHArit, DirECtEur DE ZoNE ADE à CHLEf :

« Objectif : atteindre les 220 litres/j/habitant »

nement et concernera la quasi-totalité des communes de la wilaya. « Avec cette opéra- tion de réhabilitation, nous aurons une distri- bution en H24 facilement », a-t-il dit. Le directeur de zone de l’ADE a déploré l’inconscience des citoyens quand à la valeur de ce liquide précieux. « Nous avons constaté des branchements illicites au niveau des ba- raques et nous œuvrons pour lutter contre ce phénomène et le vol d’eau d’une manière gé- nérale », a-t-il affirmé. Ce phénomène sera totalement maîtrisé après la réhabilitation des réseaux « les sites les plus importants se si- tuent aux baraques au niveau de Chlef, la

importants se si- tuent aux baraques au niveau de Chlef, la « La mise en service

« La mise en service de cette nouvelle sta- tion de dessalement, nous permettra de pré- server la nappe phréatique et les eaux de barrages vont être destinées à leur vocation essentielle », a déclaré à El Moudjahid, M. Ala-Eddine Charit, directeur de zone ADE à Chlef. Ce dernier a expliqué : « Notre objectif est de réaliser la production de 235.000 m 3 /j et ce pour l’amélioration de la dotation et at- teindre les 220 litres /jour /habitant ». En ce qui concerne les travaux de réhabilitation du réseau d’AEP, le directeur de zone ADE a in- diqué que les travaux seront lancés prochai-

ville de Chatia, Boukadir, et Zaboudja…» Questionné sur les créances de la wilaya de Chlef, M. Charit a estimé que les dettes étaient "un peu importantes", « elles sont de l’ordre de 569 millions de dinars », a-t-il pré- cisé. Dans cette optique il a indiqué : « Nous avons pu diminuer cette créance suite aux re- commandations du DG, M. Ait Mansour, qui nous ont permis d’entamer des poursuites ju- diciaires », a-t-il dit avant de poursuivre : « A la fin 2014 la créance était de l’ordre de 580 millions de dinars et nous l’avons diminuée de 20 millions de dinars ». Propos recueillis par S. Oubraham

Lundi 22 Juin 2015

Monde

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EL MOUDJAHID

APRÈS L’ÉCHEC DES NÉGOCIATIONS SUR LE YÉMEN

Pas de répit dans les bombardements à Aden

Des rebelles ont bombardé hier des quartiers résidentiels d'Aden, deuxième ville du Yémen, tuant trois civils, alors que des raids aériens de la coalition menée par l'Arabie saoudite touchaient d'autres secteurs, selon des sources médicales et des témoins.

L a grande cité portuaire du sud, théâtre depuis plusieurs semaines de combats et de raids aériens, connaît des épidé-

mies de dengue et de paludisme, ainsi que des pénuries alimentaires. Des rebelles ont tiré des roquettes Katioucha sur des zones résiden- tielles, détruisant quatre habitations, ont indi- qué des habitants et des sources militaires. Des médecins à l'hôpital Al-Naqib ont indiqué à l'AFP que trois civils avaient été tués et qua- tre blessés. Un habitant du quartier de Dar Saad a qualifié les tirs rebelles "d'hysté- riques". Dans le même temps, des avions de la coalition ont touché des positions rebelles aux entrées d'Aden et sur la base aérienne d'Al-Anad, dans la province voisine de Lahj, où des affrontements entre rebelles et forces pro-gouvernementales avaient fait 12 morts la veille parmi les combattants, selon des sources militaires. Dans la localité de Daleh, encore plus au nord, 15 rebelles ont été tués dans une embus- cade nocturne tendue par des combattants pro- gouvernementaux, ont indiqué des sources militaires locales, ajoutant que deux assail- lants avaient aussi été tués. Ces violences se

assail- lants avaient aussi été tués. Ces violences se sont produites alors que le médiateur de

sont produites alors que le médiateur de l'ONU pour le Yémen, le Mauritanien Ismail Ould Cheikh Ahmed, a annoncé vendredi que des pourparlers à Genève entre les parties en conflit s'étaient achevés sans accord. Dans le sud, les forces anti-rebelles rassemblent des

unités militaires pro-gouvernementales, des tribus sunnites et des séparatistes sudistes. Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdullatif bin Rashid Al- Zayani, a exprimé son regret à la suite de l'échec des partis yéménites de parvenir à un

accord pour mettre en exécution la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU. Dans un communiqué, publié, samedi dernier par l'agence de presse saoudienne SPA, M. Al- Zayani a appelé la rébellion à privilégier "l'in- térêt suprême du Yémen, loin des intérêts sectaires et étroits". Il a également salué les efforts déployés par l'ONU pour mettre en œuvre la résolution 2216 du Conseil de sécu- rité, réitérant son soutien aux efforts de l'En- voyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Yémen, Ismail Ould Al-Sheikh Ahmed. Le secrétaire général du CCG ap- pelle, en outre, à la poursuite des efforts de la communauté internationale en vue de parvenir à un mécanisme contraignant pour la mise en œuvre de la résolution de l'ONU, afin de consolider la sécurité et la stabilité, au Yémen et dans la région. M. Al-Zayani a enfin réaffirmé la détermi- nation des Etats du CCG d'œuvrer pour une solution politique, en conformité avec l'Initia- tive du Golfe, les conclusions du Dialogue inter-yéménite national et des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Yémen. M. T. et agences

LIBYE

Heurts entre Daesh et des hommes armés dans l’est

Des affrontements meurtriers ont eu lieu sa- medi dernier dans la ville de Derna, dans l'est de la Libye, entre des combattants du groupe autoproclamé "Etat islamique" (Daesh/EI) et des hommes armés, a rapporté l'agence li- byenne Lana. Cela fait plus d'une semaine qu'un groupe connu sous le nom de "Conseil des moujahi- dine de Derna" lance des attaques contre l'EI qui a multiplié les démonstrations de force dans cette ville depuis fin 2014, à travers no- tamment des défilés militaires. "Des hommes armés" tentent de chasser l'EI du quartier Fa-

taeh à l'est de Derna, a affirmé l'agence li- byenne proche du gouvernement installé à Tri- poli, qui n'est pas reconnu par la communauté internationale. Les affrontements de samedi ont fait des "dizaines de morts dans les rangs de l'EI", a-t- elle ajouté. Selon l'agence, Fataeh constitue "le dernier bastion de l'EI" dans la ville, suggérant ainsi que Daesh a déjà été chassé d'autres quar- tiers de Derna. Vendredi, des médias libyens ont déclaré ne pas être certains de l'identité du groupe impliqué dans les combats de Derna. Selon les médias locaux, ces attaques contre

Daesh ont lieu en raison de l'"oppression (de l'EI) au mépris de la vie de musulmans". Dans un communiqué diffusé vendredi, le Conseil des moujahidine de Derna s'est plaint des ac- tions qualifiées d'"injustes" de l'EI à Derna, jus- tifiant ainsi ses attaques contre le groupe. La coalition de milices Fajr Libya, qui contrôle la capitale Tripoli, a indiqué sur son compte Fa- cebook qu'elle soutenait le Conseil des mouja- hidine de Derna. Elle a fait état, en outre, d'une manifestation contre l'EI le 12 juin à Derna lors de laquelle des habitants avaient pris des armes.

IRAN – ÉTATS-UNIS

Téhéran rejette les accusations américaines sur le « terrorisme »

La porte-parole du ministère ira- nien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, a rejeté samedi dernier les accusations américaines selon les- quelles l'Iran est resté en 2014 un "Etat soutenant le terrorisme" inter- national, a rapporté l'agence officielle Irna. "L'Iran a été pendant trois dé- cennies la plus grande victime du ter- rorisme et considère la coopération internationale pour lutter contre le terrorisme comme une priorité", a dé-

claré M me Afkham, qualifiant les ac- cusations américaines de "sans va- leur". Le département d'Etat américain a affirmé vendredi dans son rapport annuel mondial sur le ter- rorisme que "l'Iran a continué de sou- tenir des groupes terroristes tout autour de la planète". Ces accusations ont été faites en dépit du processus historique de négociations en cours entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien.

DRAME DES RÉFUGIÉS

Ban Ki-moon appelle à avoir le « cœur ouvert »

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé samedi der- nier la communauté internationale à se rappeler l'humanité qu'elle a en partage et à avoir le cœur ouvert pour les réfugiés dans le monde. M. Ban a fait cet appel à l'occasion de la jour- née mondiale des Réfugiés, qui a lieu samedi dernier. Le chef de l'ONU a noté que le conflit en cours en Syrie, ainsi que les crises en Irak, en Ukraine, au Soudan du Sud, en Répu- blique centrafricaine, au nord-est du Nigeria et dans certaines parties du Pakistan, ont mené à une forte crois- sance et à une accélération des dépla- cements forcés dans le monde. Selon des statistiques de l'ONU, l'an dernier 42.500 personnes sont devenues des réfugiés, des demandeurs d'asile ou des déplacés internationaux chaque jour — un taux qui a quadruplé en seulement quatre ans. Et le nombre de réfugiés qui ont pu rentrer dans leurs foyers l'an dernier a été le plus bas depuis plus de trois décennies. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) a célébré samedi la journée mondiale des Ré- fugiés à Damas, alors que près de 60

mondiale des Ré- fugiés à Damas, alors que près de 60 millions de personnes à travers

millions de personnes à travers le monde sont déplacées par la guerre et

la persécution selon l'ONU. "L'objec-

est de faire connaître les réfu-

giés et rapprocher le public d'eux. Nous voulons montrer que les réfu- giés sont des gens normaux qui vi- vent dans des circonstances exceptionnelles", a expliqué l'adjoint du président de la mission du HCR à Damas, Ajmal Khaibari devant des journalistes et quelques réfugiés ira- kiens et soudanais. R. I.

tif (

)

PROCHE-ORIENT

Fabius : « La poursuite de la colonisation israélienne fait reculer la solution à deux États »

Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a affirmé samedi dernier au Caire que la pour- suite de la colonisation is- raélienne faisait reculer les espoirs d'une solution à deux Etats dans le processus de paix israélo-palestinien. "Ce qui est important, c'est que la négociation re- prenne", a lancé M. Fabius lors d'une conférence de presse à l'issue d'entretiens avec son homologue égyp- tien Sameh Choukry et le président Abdel Fattah al-Sissi. "Il faut que la sécurité d'Israël soit assurée complètement, c'est tout à fait essentiel, mais il faut en même temps que les droits des Palestiniens soient reconnus, parce que s'il n'y a pas de justice, il n'y a pas de paix. Et de ce point de vue là, quand la colonisation avance, la solution à deux Etats re- cule", a martelé M. Fabius. La communauté internationale consi- dère comme illégale la colonisation, c'est-à-dire la construction d'habitations civiles dans les territoires occupés ou annexés par Israël depuis 1967. C'est pour la communauté internationale un obstacle majeur à la recherche de la paix entre Israéliens et Pales- tiniens.

GRANDE-BRETAGNE

Des dizaines de milliers de manifestants contre l’austérité

dizaines de milliers de manifestants contre l’austérité Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dernier contre les mesures d'austérité du gouvernement dans plu- sieurs villes de Grande-Bretagne. La plus grande marche se dé- roulait à Londres, où des milliers de personnes, dont des dirigeants syndicaux et des célébrités, se sont rassemblées devant la Banque d'Angleterre avant de se rendre au Parlement. Baptisée "Mettons fin à l'austérité", la manifestation nationale a été organisée par l'Assemblée du peuple, un groupe qui se déclare être une vaste campagne nationale unie contre l'austérité, les coupures budgé- taires et la privatisation dans les lieux de travail et dans les services communautaires et de protection sociale. Environ 250.000 per- sonnes ont assisté aux manifestations de samedi, selon l'organisa- teur.

BRÈVES

AFGHANISTAN

26 rebelles tués en 24 heures

Au moins 26 rebelles talibans ont été tués dans des raids militaires ces dernières 24 heures en Afghanistan, a annoncé hier le ministère af- ghan de la Défense. "Les opérations menées par les forces afghanes ont permis l'élimination de 26 rebelles talibans", indique un communiqué du ministère, qui fait également état de "17 engins explosifs déposés en bords de route désamorcés." Le ministère de la Défense a aussi déploré la mort de sept soldats, tués lors d'affrontements avec des insurgés et explosions de mines au cours de la même période. D’autre part, les forces af- ghanes ont lancé hier une opération visant à libé- rer un district de la province de Kondoz des mains des talibans, a déclaré un responsable de l'armée afghane. "Nos forces de sécurité ont lancé des raids dimanche tôt le matin pour libérer le district de Chardara", a confirmé le comman- dant Ghulam Hazrat, porte-parole de l'armée pour la province.

DETTE DE LA GRÈCE

Merkel est face à un « choix décisif » au sommet d’aujourd’hui

Le ministre grec des Finances, Yanis Varou- fakis, a demandé à la chancelière allemande An- gela Merkel, de faire un "choix décisif" aujourd’hui lors du sommet européen exception- nel sur la Grèce, selon une tribune dans la presse allemande. M me Merkel peut "entrer dans un ac- cord honorable avec un gouvernement qui a re- fusé le ‘‘programme de sauvetage’’ et aspire à une solution négociée. Ou bien céder aux sirènes de son gouvernement, qui l'encouragent à jeter par-dessus bord le seul gouvernement grec qui est fidèle à ses principes et qui peut mener le peu- ple grec sur le chemin de la réforme", écrit M. Varoufakis dans une tribune publiée hier dans le journal allemand Franfürter Allgemeine Zeitung.

GÉNOCIDE ARMÉNIEN

Ankara : « Les propos du Premier ministre belge inacceptables »

Ankara a condamné samedi les propos du Premier ministre belge, Charles Michel, sur la reconnaissance du génocide arménien jugeant qu'ils ne sont ni inacceptables ni excusables, selon un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères. La reconnaissance des événements de 1915 durant la Première guerre mondiale comme un génocide par le Premier ministre belge déforme les faits historiques, a ajouté le ministère qui a dénoncé la politisa- tion des revendications de génocide. M. Mi- chel a déclaré, mercredi au cours d'une session parlementaire, que les événements perpétrés par l'Empire ottoman entre 1915-1917 doivent être considérés comme un génocide.

EL MOUDJAHID 5 e Jour À LE TRAVERS MONDE MUSULMAN
EL MOUDJAHID
5 e
Jour
À LE TRAVERS
MONDE
MUSULMAN

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HORAIRE

Iftar 20h14

Imsak 3h37

ÉGYPTE

Ceslanternesquichassentlesespritspervers

Bienvenue en Égypte, pays des pharaons, qui ne cesse de fasciner. Outre son glorieux passé, ses traditions séculaires demeurent vivaces. Celle d’entre elles qui fait la fierté des Égyptiens en ce mois béni n’est autre que la tradition des «Fawanis» ou des lanternes de Ramadhan. Bois, carton, plastique et verre, divers matériaux composent les lanternes qui ornent les rues d’Égypte pendant le mois du Ramadhan, notamment dans les quartiers populaires.

D e formes et de volumes va- riés, ces lanternes consti- tuent l’une des traditions de

la société égyptienne. Elles ont connu une longue évolution depuis leur apparition à l’époque fatimide. Une longue histoire parcourue de légendes et constamment renouve- lée par des innovations. Cette cou- tume remonterait à l'époque fatimide, mais il existe différentes versions, la plus courante est que le calife al-Hâkîm be-'Amr Allah a de- mandé que toutes les rues du Caire soient illuminées les nuits de Rama- dhan, en particulier aux abords des mosquées. Une autre version dit que les habitants du Caire avaient accueilli l'un de ses prédécesseurs, le calife fatimide el-Mo'ezz le-Deen Allah, en plaçant des lanternes co- lorées sur le parcours menant au pa- lais ; comme c'était une nuit de Ramadhan, la tradition se serait im- posée d'éclairer les rues de lanternes les nuits de Ramadhan.

Prier davantage et faire preuve de plus de piété On dit aussi que cette coutume vient de l'autorisation donnée par le calife al-Hâkîm aux femmes des ha- rems de sortir dans la rue les soirs de Ramadhan, mais précédées d'un enfant portant une lanterne pour que les hommes s'écartent de leur pas- sage. La petite lanterne du Rama- dhan symbolise la purification du croyant. Après une journée de jeûne qui a purifié son corps et son esprit, le fidèle tient à rester pur et à éloi- gner de lui les tentations et les dé- mons. Par sa présence même, le modeste lumignon chassait inévita- blement les esprits pervers. Assyr Yasser, mère de famille, vit en Al- gérie mais passe tous les ramadhan

de famille, vit en Al- gérie mais passe tous les ramadhan au Caire : « Comme

au Caire : « Comme de nombreux Egyptiens, je veille à ce que mes en- fants aient chacun leur petite lan- terne. Dommage que cette tradition soit en train de disparaître. Dans mon enfance, on allumait nos lan- ternes dans le noir après l'iftar [le repas de rupture du jeûne, ndlr] et on entonnait des chansonnettes. Au- jourd'hui, les enfants chantent des tubes de starlettes. Pour ma part, avant le début de ce mois saint, j'ac- croche toujours une grande lanterne sur mon balcon, comme le veut la tradition». «Nous nous préparons aussi sur le plan culinaire. J'ai déjà acheté les fruits secs (figues, dattes, raisins, abricots) pour le repas, ainsi

que tout ce dont j'ai besoin pour préparer les pâtisseries que l'on dé- guste pendant le ramadhan, comme le fameux gâteau au fromage, le "kounafé" ou "kénéfé". On prie aussi davantage et on fait preuve de plus de piété durant ce mois. Enfin, les réunions familiales, les invita- tions et les repas entre amis sont plus fréquents." "Bien sûr, nous mangeons beaucoup, mais cela fait partie de l'esprit de famille», dit-il.

Les « tables d’Allah » tout au long des rues Mois de partage et de solidarité so- ciale, Ramadhan en Egypte est cé- lébré dans une ambiance assez

particulière. Tout au long des rues, des tentes de charité appelées "Maouaîd Arrahmane" sont instal- lées. Une ambiance bon enfant règne au- tour de ces "tables d'Allah". Des repas copieux sont offerts. Côté culinaire, Foul, falafels, kochari,

riz

plats. La tradition veut qu'on rompe le jeûne avec du jus de noix de coco et des dattes. Influencés par la pâ- tisserie turque, les Egyptiens raffo- lent des gâteaux sucrés comme la Kounafa. Après l'appel à la prière, les fidèles affluent par milliers vers les mosquées. Ils accomplissent la prière d’"Al Maghrib", puis rejoi-

la table comporte de différents

gnent leurs familles le temps d'un F’tour. Après quoi, ils retournent vers les mosquées pour les prières d'Al Ichae et surtout des Taraouihs. Plat incontournable durant le f’tour, le «foul moudammass», un ragoût de fêves. Il en est de même pour la soupe. Les Egyptiens raffolent éga- lement d’«el khochaf», mets tradi- tionnel prisé lors du mois sacré. C’est une sorte de salade à base de fruits secs (pruneaux, noix, amandes, raisins, dattes…) avec un peu de sucre mélangé à de l’eau de rose. Il est souvent servi lors de la rupture du jeûne avec du jus d’orange. D’habitude, les Egyptiens évitent de manger le poisson durant le mois sacré. Après le f’tour et le dîner, cap sur les sucreries : «oum Ali» et «ktayef». Mais en matière de dessert, les Cairotes préfèrent la «konafa» ou encore la «mahallabia» (flan).

Un sohour raisonnable Après ces excès, le sohour est plutôt raisonnable. Il se réduit aux incontournables fèves, zabadi (yaourts) et fromages blancs. L’Aïd-el-Fitr est une fête qui dure trois jours. Après la prière, les Égyptiens en général rendent visite à leurs familles et s’offrent des su- creries faites spécialement pour cette occasion, c’est pour cela qu’en Egypte Aïd el Fitr est aussi appelée la fête des bonbons. Après les vi- sites familiales, le reste de la jour- née les égyptiens en profitent pour aller s’amuser dans les parcs, ciné- mas, théâtres ou aller à la plage. Certains préfèrent faire une croi- sière sur le Nil. Charm El Cheikh reste l’endroit favori pour passer les vacances de l’Aïd. Farida Larbi

COMMERCE DE CIRCONSTANCE

Ces petits boulots qui animent la cité

DE CIRCONSTANCE Ces petits boulots qui animent la cité gotes et autres restaurants. Ces deniers ne

gotes et autres restaurants. Ces deniers ne connaîtront pas de répit, durant ce mois. Ils ont saisi la période pré-ramadhan pour se préparer à changer d’activité qui fonctionne à merveille. Ils ont rallumé les fourneaux non pas pour cuire des frites mais, cette fois ci au menu de la «Zlabia» et du Qalb-ellouz, des confiseries et plusieurs autres produits de cir-

constances. Ces commerçants ne lésinent pas d’efforts pour tenter de tirer profit au grand max. Certains ils vont même à proposer des grillades après le Ftour, qui sont largement prisés par les jeunes, notamment. Ces grillades sont aussi proposés par des jeunes chômeurs qui tentent de gagner «quelques sous» en oc- cupant une placette dans le quartier, laissant

Le Ramadhan, mois de piété, de solidarité et d’entraide, c’est, aussi, le mois où l'activité commerciale connaît une importante expan- sion suite à une forte demande des ménages en produits alimentaires. Devenu au fil des an- nées synonyme de surconsommation, le Ra- madhan est l’occasion pour beaucoup de commerçants et de vendeurs pour amasser un maximum d’argent. Tout se vend, aucun pro- duit n’échappe à cette règle. Si plusieurs com- merces font leur grand ménage annuel, à l’occasion de ce mois sacré dans le but d’atti- rer plus de clientèles, d’autres commerçants changent carrément d’activité. Ainsi, de nom- breux commerçants ont accompli des aména- gements à l’intérieur de leurs commerces en leurs donnant une nouvelle image. Ils ont lavé les murs et les équipements, pour certains c’était le coup de peinture pour se préparer à accueillir le mois sacré, une occasion pour booster les affaires. Après avoir fermé leurs portes pour quelques temps à cause des travaux, des ma- gasins ont levé les rideaux pour ce premier jour du Ramadhan, proposant tous ce qui peut séduire le consommateur. Dans le même but, de nombreux commerçants profitent de ce mois sacré pour se remplir les poches, en transformant leurs locaux à l’image des gar-

les odeurs capter les clients qui ne peuvent pas à la tentation, malgré les conditions d’hy- giènes qui laissent à désirer. Par ailleurs, et pour se remplir les poches, ces jeunes squat- tent les trottoirs et même chaussées pour en faire des espaces de ventes de produits divers et d’une grande nécessités pour la ménagère. Il ne suffit pas de grand-chose, une petite table et des cordes vocales résistantes pour faire la promotion de leurs produits. «Approchez, Ap- prochez, venez madame… c’est tout frais, je viens de le cueillir » ne cesse de répéter un jeune qui a placé une petite table à la sortie de la cité ou il habite, pour vendre le persil, co- riandre, épinard et céleri. Pour ce mois du ramadhan, il n'y a pas que les citoyens désireux de remplir leur couf- fin, mais un bon nombre de vendeurs, souvent jeunes, occupe les espaces pour remplir leur poche. Ils proposent des Dioul, indispensables pour la préparation des incontournables Bou- reks, et Ktayeff. Ils vendent, également des galettes qui sont confectionnées, générale- ment, par leurs mamans, leurs sœurs ou leurs femmes. Ces jeunes profitent de l'occasion pour gagner de l’argent en sachant qu’ils n’au- ront pas la chance à faire de tels bénéfices après le ramadhan. Kamélia H.

Lundi 22 Juin 2015

16 EL MOUDJAHID 17 EL MOUDJAHID De la suspension et de la reprise de la

16 EL MOUDJAHID

17

EL MOUDJAHID

De la suspension et de la reprise de la Révélation

Par Mohammed Yacine Kassab

de la reprise de la Révélation Par Mohammed Yacine Kassab A u sujet de la suspension

A u sujet de la suspension de la Révélation (qui dura trois ans), Djâbir Ben ‘Abdallah El Ansari, parlant de la Tradition rapporte les propos

suivants du Prophète : «Pendant que je marchais, j’entendis une voix re- tentir du ciel. Je levai les yeux et aperçus l’ange que j’avais vu à Hira. Il était assis sur un trône suspendu entre ciel et terre. Je fus saisi d’effroi à cette vision et rentrai chez moi en criant : «Couvrez-moi ! Couvrez-moi!» C’est alors que Dieu fit descendre les versets suivants : «Ô toi qui es en- veloppé ! Lève-toi et avertis ! » (Coran 74.1-2) Puis la récitation continua jusqu’au verset : «Et fuis l’idolâtrie !» (Coran 74.5. Ensuite la Révélation reprit sans discontinuer L’Envoyé de Dieu récitait le Coran de la même façon que le lui en- seignait l’ange Gabriel. Selon Saïd Ben Djobaïr, Ibn ‘Abbas expliquait ainsi le verset coranique suivant : «Ne remue pas ta langue pour hâter la Révélation. » (Coran 75.16) «L’Envoyé de Dieu, dit-il, remuait les lèvres pour apaiser la souffrance qui accompagnait la Révélation, aussi Dieu fit descendre ces versets : «Ne remue pas ta langue comme pour hâter la Ré- vélation. C’est à Nous que revient le soin de rassembler le Texte et de le prêcher.» (Coran 75.16-17). Pour Ibn ‘Abbas, ce dernier verset signifie :

«Dieu assemblera le Texte dans ta poitrine, puis tu le réciteras.» Quant au verset : «Suis sa récitation lorsque nous le récitons.» (Coran 75.18), Ibn ‘Abbas donne cette version : «Sois attentif à la récitation et

observe le silence.» Enfin pour le verset : «Il Nous appartient ensuite de l’expliciter.» (Coran 75.19), Ibn’Abbas l’interprète ainsi : «Il nous in- combe (ensuite) de le faire réciter.» Après cela, l’Envoyé de Dieu écoutait l’ange Gabriel à chacune de ses apparitions, puis dès le départ de ce der- nier, il récitait le Coran de la même façon qu’il le lui avait enseigné.

EL IMANE De ces paroles du Prophète : «L’Islam est construit sur cinq obligations. Il est à la fois parole et acte. Il peut croître ou diminuer. » De ces Paroles de Dieu Le Très-Haut :

«…Afin qu’ils ajoutent une foi à leur foi.» (Coran 48.4)

« …Et Nous les avions affermis dans la bonne direction.» (Coran 18.4)

« …Dieu fortifie encore davantage (ceux qui sont dans la voie droite) en

leur accordant une bonne direction.» (Coran 19.76)

…Ceux qui sont dans la bonne direction seront encore mieux dirigés par Dieu qui leur donnera la piété.» (Coran 47.17)

«

«

…Pour que grandisse la foi de ceux qui ont cru !» (Coran 74.31)

…Qui de vous est grandi en (sa) foi (par cette sourate) ? Ceux qui croient sont grandis en (leur) foi (par cette Révélation) et ils se réjouissent.» (Coran 9.124)

«

«

…Ceux auxquels on disait : « Les infidèles ont réuni (leurs forces) contre

vous. Craignez-les, et cela a accru leur foi…» (Coran 3.173)

«

…Lorsque les Croyants virent les factions, ils dirent : - Dieu et son Pro-

phète disaient la vérité. Et cela n’a fait qu’accroître leur foi et leur sou- mission à Dieu.» (Coran 33.22)

L’amour ainsi que la haine en vue de Dieu sont des manifestations de la foi. ‘Omar Ben’Abdelaziz écrivait à ‘Ady Ben ‘Ady ceci : «La foi comporte des devoirs, des droits, des interdictions et des pratiques. Celui qui respecte toutes ces prescriptions possède une foi parfaite ; celui qui ne les respecte pas entièrement ne possède pas la foi parfaite.» Ibrahim (Abraham) a dit : «Seigneur ! Montre-moi comment tu rends la vie aux morts. Dieu lui dit : - Est-ce que tu ne crois pas ? – Certes, je crois, répondit Ibrahim, mais c’est pour que mon cœur (mon esprit) soit apaisé.» (Coran 2.260) Mo’ad a dit : «Prends place avec nous que nous fassions œuvre de foi un moment.» Ibn Mess’aoud a dit : «La connaissance certaine c’est toute la foi.» Ibn ‘Omar a dit : «L’homme n’accédera à la plénitude de la piété que s’il délaisse ce qu’il manigance dans son cœur (son esprit)».

Fatwa

SPÉCIAL

RAMADHAN

CHRONIQUE DE TABARI

RÉPONSE AUX QUESTIONS PRÉCÉDENTES (4)

O r, quant à ce qu'ils lui demandèrent en disant : Dis nous quels sont les attri- buts de Dieu et com-

ment il est, le prophète répondit :

On ne peut pas dire comment et

de quelle manière il est, car on ne peut pas le comparer à une chose ou à une personne. Ensuite Ga- briel lut au prophète ce verset :

«Dis : Il est le Dieu unique, le Dieu éternel ; il n'a point engen-

dré, il n'a point été engendré : il n'a point un seul égal", (Sur. CXII.) Et il ajouta : Dis : Il n'était pas possible de décrire les attri- buts de Dieu, avant que Dieu les eût fait connaître lui-même. Quant à leur seconde question, Que fait Dieu, Gabriel lut au pro- phète ce verset : Dis : «Dieu maî- tre de l'empire, tu donnes l'empire

à qui tu veux, et tu ôtes l'empire

à qui tu veux; tu élèves qui tu

veux, et tu abaisses qui bon te semble. Le bien est entre tes mains, car tu es puissant sur toutes choses. Tu fais en-

trer la nuit dans le jour, et tu fais entrer le jour dans la nuit ;

tu fais sortir le vivant du mort, tu fais sortir le mort du vi-

vant. Tu nourris qui tu veux sans compter." (Sur. III, vers. 5-26.) Mahomet répondit aux Juifs : Avant que Dieu eût

parlé, on ne pouvait pas dire quelles sont ses occupations.

A la troisième question qu'ils avaient adressée à Mahomet:

En combien de jours Dieu a-t-il créé ce monde ? Il répon- dit : Dieu a créé le monde en six jours, comme il l'a dit dans le Coran : «Nous avons créé les cieux et la terre, et ce qui est entre eux, dans l'espace de six jours." (Sur. L,

vers. 37) Ces six jours, suivant le temps de l'autre monde, sont six mille ans suivant le temps de celui-ci, comme l'a dit Dieu: « Un jour pour ton Seigneur est comme mille ans de ceux "que vous comptez." (Sur. XXll, vers. 46.). Or

la première chose que Dieu créa fut le roseau, et tout ce

qu'il voulut créer, il dit au roseau de l'écrire. Ensuite, lorsque le roseau se fut mis à écrire, Dieu créa les cieux, les terres, le soleil, la lune et les astres, et alors la sphère céleste commença à tourner. Six mille ans s'écoulèrent à cette époque. Si Dieu l'avait voulu, il aurait créé l'univers en un instant, mais il a employé à le créer un temps consi- dérable, afin que tu saches que l'œuvre du sage doit être faite avec science, intelligence et sagesse. Notre prophète

faite avec science, intelligence et sagesse. Notre prophète Mahomet a dit: La préci- pitation vient du

Mahomet a dit: La préci- pitation vient du diable, et la temporisation vient de Dieu. Quant aux époques de la création, Dieu commença la création le dimanche, et il créa jusqu'à la dernière heure du vendredi. Le sa- medi il ne créa rien. Les Juifs dirent : ensuite :

Quel est celui de ces six jours dans lequel Dieu créa ce monde, et que créa-t-il chaque jour ? Le prophète dit : Le di- manche et le lundi, il créa la terre et tout ce qu'elle produit d'utile et de nuisi- ble à l'homme. Le mardi, il créa les montagnes et tout ce qui est en elles d'utile et de nuisible. Le mercredi, il créa les arbres et tout ce qui est en eux de bon et de mauvais, d'utile et de nuisible, l'eau, et tout ce qui peut, servir aux hommes. Toutes les œuvres du monde furent terminées en quatre jours, comme il est dit dans le Coran : Gabriel dit au prophète : «Dis : Ne croyez-vous pas en celui qui a créé la terre en deux jours ?" (sur. XLI, vers. 8) jusqu'à ce passage : « Tel fut l'ordre du Tout-Puis- sant, de celui qui sait (ibid. vers. 11). Le prophète dit : Le jeudi, il créa les cieux avec tout ce qui est en eux. Le ven- dredi, il créa les astres, la lune, le soleil et les anges, depuis le commencement du jour jusqu'à la troisième heure. Les anges possédèrent ce monde la quatrième heure ainsi que la cinquième ; pendant ces deux heures, Dieu ne créa rien. Entre la sixième heure, qui termine la première moitié de la journée, jusqu'à la dernière heure, il créa Adam. Il or- donna aux anges de l'adorer et de le placer dans le paradis. Lorsque la dernière heure du vendredi fut arrivée, Dieu fit sortir Adam du paradis, à cause du péché qu'il avait com- mis. Les Juifs dirent ensuite : Nous l'avons trouvé ainsi dans le Pentateuque, et le samedi Dieu se reposa. Le pro- phète dit : Vous mentez ; Dieu n'a pas besoin de se reposer. Le repos est nécessaire à celui qui a été fatigué par quelque chose. La vérité est ce que le Seigneur a dit dans ce verset : « Nous n'avons point éprouvé de fatigue." (Sur. L, vers. 37)

Il est préférable pour un voyageur de rompre son jeûne, même s’il est autorisé à jeûner. En effet, il a le choix, car il nous est parvenu que le prophète (paix et bénédiction sur lui) faisait l’un ou l’autre. Cependant, si l’on ressent des difficultés à jeûner, il est détestable de continuer son jeûne et l’obligation de le rompre sera plus renforcée. (Fatawa ibn Baz : tome 5)

LES ATTRIBUTS DU MOIS DE RAMADHAN

3.- Les nombreuses vertus du jeûne

Parmi les événements les plus marquants de l’histoire musulmane, celui de la bataille de «Badr El-Koubra», survenu pendant ce mois béni durant la deuxième année de l’hégire, où Allah a discerné le bien du mal.

L’ islam et les musul- mans ont vaincu le polythéisme et ses adeptes. De même,
L’ islam et les musul-
mans ont vaincu le
polythéisme et ses
adeptes. De même, la
Mecque fut conquise
durant le mois de Ramadhan, de la
huitième année de l’hégire. Elle de-
vint terre d’Islam après avoir été le
nid
du polythéisme et beaucoup de
gens ont embrassé l’Islam. Grâce à
Allah le polythéisme et l’idolâtrie
furent vaincus.
Le mois de Ramadhan de
L’année 584 de l’hégire a connu une
victoire historique des musulmans
sur
les croisés dans la bataille de
«Hittîne» qui a permis aux musul-
mans de reconquérir Beït El-Maqdis
(El-Qods). Les musulmans ont aussi
vaincu les Tartares à Aïn Djâloût
pendant ce mois de l’année 658 de
l’hégire, suite à une bataille décisive.
Cela résume les plus importantes ca-
ractéristiques du mois sacré de Ra-
madhan et ses multiples bontés ainsi
que ses grandes bénédictions.
Parmi les vertus du jeûne, qui
sont bien nombreuses, nous pouvons
citer : Le taux de multiplication des
récompenses qu’Allah a consacrées
au jeûne est illimité, alors que celui
des
autres actions est compris entre
dix
et sept cents, selon le hadith rap-
porté par El-Boukhari d’après Abou
Hourayra que le Prophète a dit : «A
chacun qui fait une bonne action, la
récompense lui est multipliée dix
fois
jusqu’à sept cents ou encore da-
vantage selon la volonté d’Allah.
Allah dit : Le jeûne est observé à Ma
dévotion et J’en récompense celui
qui
l’observe, puisqu’il s’abstient de
ses
jouissances, de sa nourriture et
de sa boisson pour Ma cause. Celui
joies ; il se réjouit quand il rompt le
jeûne, et il se réjouira quand il ren-
contrera son Seigneur, et l’haleine de
celui qui jeûne est plus agréable à
Allah que l’odeur du musc». Il appa-
raît clairement de ceci, qu’Allah a
spécifié le jeûne des autres actions et
Il se l’est attribué et l’a caractérisé
aussi par un taux de multiplication,
comme indiqué plus haut, car il est
attribué au jeûne une sincérité plus
intense qu’aux autres actions. Le
qui
observe le jeûne a deux grandes
Prophète dit : «Allah dit : il s’abs-
tient de ses jouissances, de sa nour-
riture et de sa boisson pour Ma
cause». Allah aussi, récompensera
Lui-même le jeûneur, qui se jouira
en ce bas monde et au jour du juge-
ment dernier, une jouissance louable
qui découle de l’obéissance à Allah,
tel mentionné dans le verset suivant
: «Dis : [Ceci provient] de la grâce
d’Allah et de Sa miséricorde ; Voilà
de quoi ils devraient se réjouir»
[Sourate 10 : Yoûnous ; verset : 58].
Il en résulte aussi que les effets de
l’adoration sont bien appréciés par
Allah, tel que le changement de l’ha-
leine du jeûneur. Parmi les vertus du
jeûne également, le fait qu’il intercé-
dera pour le jeûneur auprès d’Allah
le jour du jugement dernier, le pro-
tégera des péchés, des jouissances
nuisibles, et de l’enfer. Le Prophète
a dit : « Le jeûne et le Coran intercé-
deront auprès d’Allah au profit de
l’adorateur au jour dernier. Le jeûne
dira : ô Seigneur, je l’ai privé de sa
nourriture et de ses jouissances, ac-

RYAD ESSALIHINE (LE JARDIN DES VERTUEUX) DE L’IMAM MOHIEDDINE ANNAWAWI

La modestie et l’attitude humble et bienveillante avec les Croyants

Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 26 - verset 215 : «Sois modeste et doux

avec ceux des Croyants qui t'ont suivi» (m.à.m.

abaisse-leur ton aile).

2. Chapitre 5 - verset 54 : «Ô vous qui avez cru !

Celui d'entre vous qui reniera sa foi, Dieu fera venir des gens qu'il aime et qui L'aiment, humbles et doux avec les Croyants, fiers et puissants avec les Mé- créants».

3. Chapitre 49 - verset 13 : «O Humains! Nous vous

avons créés à partir d'un mâle et d'une femelle et

Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d'entre vous pour Dieu est le plus pieux».

4. Chapitre 53 - verset 32 : «Ne vous donnez pas

vous-mêmes des diplômes de vertu, c'est Lui qui sait

mieux que tous qui a été pieux».

5. Chapitre 7 - versets 48 et 49 : «Les gens de l'en-

ceinte du Paradis appelèrent des hommes qu'ils re- connaissaient à leurs marques et leur dirent : «A quoi vous ont servi les biens que vous accumuliez et ce que vous affichiez comme orgueil ? (48) Est-ce donc ceux-là au sujet desquels vous aviez juré que Dieu ne leur accorderait aucun bien de Sa miséricorde ? (Et bien! Il leur a dit) : «Entrez au Paradis! Aucune crainte à votre sujet (ou ne vous accable) et nul cha- grin ne vous afflige». (49) Pour ce qui est des Hadiths :

Selon 'Yàd Ibn Himàr (das), le Messager de Dieu a dit : «Dieu m'a inspiré ce commandement : «Soyez modestes jusqu'à ce que nul ne se vante de sa supé-

riorité sur son prochain et que nul n'agresse son pro- chain». (Rapporté par Moslem) Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu a dit: «Jamais aumône n'a rien diminué d'une richesse. Quand l'homme pardonne, Dieu ne lui ajoute à cause de cela que considération et puissance. Chaque fois que quelqu'un se montre modeste par amour pour Dieu (non par crainte ou veulerie), Dieu ne fait que l'élever davantage». (Rapporté par Moslem) On rapporte que Anas (das) passa un jour devant des enfants. Il les salua en disant : «Ainsi faisait le Pro- phète ». (Unanimement reconnu authentique) Il a dit encore : «II arrivait souvent à la petite fille à Médine de prendre le Prophète par la main et de l'emmener ainsi là où elle voulait». (Rapporté par Al Boukhâri) Al Aswad Ibn Yazid rapporte : «On demanda une fois à 'Âisha (das) ce que faisait le Prophète à la mai- son. Elle dit :

«II servait sa famille et, quand venait l'heure de la prière, il sortait à la mosquée». (Rapporté par Al Boukhâri) Témim Ibn Ouseyd (das) rapporte : «Je parvins au Messager de Dieu alors qu'il faisait un discours. Je dis : «O Messager de Dieu ! Un étranger est venu se renseigner sur sa religion, ne sachant pas quelle est sa religion!» Le Messager de Dieu se dirigea vers moi en interrompant son sermon. Quand il arriva près de moi on lui apporta une chaise et il s'assit des- sus. Il se mit alors à m'enseigner de ce que Dieu lui avait enseigné. Puis il alla reprendre son discours et

l'acheva». (Rapporté par Moslem) Selon Anas (das), le Messager de Dieu se léchait les trois doigts le pouce, l'index et le majeur) après chaque repas. Il dit une fois : «Quand l'un de vous laisse tomber une bouchée, qu'il l'essuie et la mange sans la laisser au diable». Il ordonnait aussi de racler le fond du bol avec le plat de son index et de lécher ainsi ce qui y est resté collé. Il disait : «Vous ne savez pas dans quelle partie de votre manger se trouve la bénédiction de Dieu». (Rapporté par Moslem) Commentaire Comme nous l'avons déjà dit dans les premiers cha- pitres, d'aucuns s'offusqueront à la lecture de ce Ça- dith. Nous leur rappelons que le musulman se lave bien les mains avant de se mettre à table. Il ne mange qu'avec la main droite et seule la main gauche touche aux impuretés. Dans cette saine pratique il y a plusieurs avantages matériels et spirituels : cela nous inculque l'esprit d'épargne et le respect de cette nourriture qui manque à beaucoup de nos frères humains. Cela nous en- seigne l'humilité car c'est ainsi que mangent les pau- vres. Ce sont souvent les composants les plus riches (graisse, vitamines) qui collent aux parois du réci- pient. (Déjà rapporté au chapitre 67). Selon Abou Hourayra (das), le Prophète a dit : «Dieu n'a pas en- voyé un seul prophète qui n'ait gardé les troupeaux». Ses Compagnons dirent : «Et toi aussi ?» Il dit : «Je gardais les troupeaux des Mecquois pour quelques pièces d'argent». (Rapporté par Al Boukhàri)

cepte mon intercession, et le Coran dira : je l’ai privé de son sommeil nocturne, accepte ô Seigneur mon intercession. Et Allah acceptera»

(13). Le Prophète a dit : « Le jeûne

est une armure et une protection ef-

ficace contre l’enfer». Parmi ses ver- tus aussi, l’exaucement des invocations du jeûneur. Le Prophète a dit : «… Et tout musulman dispose, de jour comme de nuit, d’une invo- cation exaucée». Aussi, dans les ver-

sets relatifs au jeûne, Allah incite les

jeûneurs à L’invoquer abondam- ment. Allah a dit : « Et quand Mes serviteurs t’interrogent à Mon

sujet… Alors Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie » [Sourate 2 :

La Vache ; verset : 186]. Parmi ses vertus, la protection sûre du jeûneur des feux de l’enfer.

Le Prophète a dit : « Chaque jour

jeûné pour la cause d’Allah éloi- gnera le visage du jeûneur soixante-

dix ans des feux de l’enfer en guise

de récompense». Et parmi ses vertus, le privilège accordé aux jeûneurs par Allah de passer par une porte du Pa- radis désignée exclusivement pour eux en guise de récompense pour

leur jeûne. Le Prophète dit : «Il y a

au paradis une porte appelée "Er- rayyâne", par laquelle seuls les jeû- neurs entreront. Elle s’ouvrira le jour de la résurrection. On les appellera :

où sont les jeûneurs ? Ils se lèveront et entreront. Une fois à l’intérieur, la porte sera fermée à jamais et plus personne n’y entrera». Les vertus que nous venons d’énumérer sont considérées comme un aperçu qui renseigne sur l’ensemble.

LA FOI

L’existence de Dieu, le Très-Haut

C'est en fonction de sa foi en Dieu que le musulman façonne sa vie et l'organise dans ses moindres détails. Cette foi est le fondement principal de la vie. Dieu existe. Le musulman croit en Dieu, en Son existence, en Sa qualité de Créa-

teur des cieux et de la terre, en Sa connaissance du visible et de l'invisible, le Sei- gneur, le Possesseur, l'Unique et le Parfait. La foi est un don divin, on l'acquiert aussi par les enseignements tirés du Coran de la Tradition et de la Sunna, aussi bien que par le raisonnement logique. Indications Islamiques :

Dans le Coran, Dieu a révélé Son existence, Sa divinité et Ses attributs. Il dit :

- Allah est votre Dieu !

Il a créé les cieux et la terre en six jours. Il s'établit sur le Trône. Il couvre le jour de la nuit, qui ne cesse de le poursuivre sans arrêt. Le soleil, la lune et les étoiles sont soumis à Ses ordres.

C'est Lui le Créateur, c'est Lui qui commande. Loué soit Dieu, créateur de l'uni- vers. (7. 51-Araf 54)

- De la rive droite de la vallée sacrée, Dieu interpella Moïse à travers l'arbre et lui dit : Moise ! C'est moi, Allah, Dieu de l’univers. (28 - Le Récit. 30) Il lui dit encore :

- Je suis Dieu ! Point de Dieu que Moi ! Adore-Moi.

Accomplis la prière pour M'invoquer. (20 - Taha - 14) Pour se glorifier et annoncer Ses Noms et Attributs, Il dit :

- Dieu est Allah ! Point de Dieu excepté Lui.

Il connaît le visible et l'invisible. Il est le Clément, le Miséricordieux. Il est Allah ! Point de Dieu à part Lui Il est le Souverain, le Saint, Le Salut, Le Pacifique, Le Témoin, Le Dominateur, Le Puissant, Le Contraignant, Le Superbe. Gloire à Lui, Il est au-dessus de ce qu'on Lui associe. Il est Allah ! Le Projeteur, le Réalisateur, Le Formateur. Il a les plus beaux attributs !

Tout le glorifie dans les cieux et sur la terre.

Il est Le Puissant et Le Sage. (60 - Le Rassemblement - 22) Il s'est loué en ces termes :

- Louange à Dieu, Maitre de l'univers.

Le Clément, Le Miséricordieux, Le Souverain du Jour du Jugement. (L'Ouverture) Il s'est adressé, à nous, musulmans, en disant :

- Vous appartenez à une seule communauté,

Je suis votre Dieu, adorez-Moi. (21 - Les Prophètes - 92) Dans la Sourate «Les Croyants», Il dit :

- Je suis votre Dieu, craignez-Moi ! (23 - Les Croyants - 52)

Eliminant toute prétention d'existence d'autres divinités que Lui dans les cieux ou sur la terre, Il dit :

- S'il y avait d'autres divinités que Dieu dans les cieux et sur la terre, tout serait

détruit. Gloire à Dieu, Maitre du Trône, bien au-dessus des fictions qu' on Lui attri- bue. (21 - Les Prophètes - 22)

2 - Près de (120.000) prophètes et illuminés avaient affirmé l'existence de Dieu

comme étant le Maître et le Créateur de l'univers dont il dispose en toute liberté, et avaient fait connaître Ses Noms et Ses Attributs. Chacun d'eux avait reçu le message, soit directement par la Parole divine, soit par l'intermédiaire d'un émissaire angélique, soit par inspiration. Dans tous ces cas, le prophète est convaincu qu'il s'agit bien de la révélation divine. Le témoignage d'un si grand nombre d'hommes si distingués, ne peut être mis en cause. Il est inconcevable qu'ils se soient accordés pour inventer les mêmes men-

songes, eux qui représentent l'élite des humains, les plus sages et les plus sincères.

3 - Des millions d'hommes ont cru à l'existence de Dieu et Lui ont voué adoration et obéissance.

(Source: “La voie du musulman” de cheikh Aboubakr Djaber El Djazairi)

Lundi 22 Juin 2015

19 EL MOUDJAHID À TRAVERS L’ALGÉRIE PROFONDE SÉTIF 49 milliards de centimes pour les “resto”

19

EL MOUDJAHID

À TRAVERS L’ALGÉRIE PROFONDE

SÉTIF

49 milliards de centimes pour les “resto” de la Rahma

Pour ne pas faillir à la tradition, la cité d’Aïn El-Fouara vit les premiers jours de ce mois béni dans une ambiance marquée par les deux facettes du jour et de la nuit qui portent chacune ses spécificités et vous font voguer à travers les humeurs partagées d’une vie chère à vous donner le tournis et des soirées colorées, calmes et sereines qui viennent après un ftour mérité, vous faire oublier ces moments fous d’une journée aussi folle que la valse que voici subitement imposée, malgré tout, à la mercuriale.

C omme de tradition, les pre- miers jours de ce mois de piété et de solidarité, les prix

flambent encore une fois et trouvent au nom de la loi de l’offre et de la de- mande le prétexte privilégié pour taper fort sur le dos d’un consomma- teur et donner l’impression de défier bien des règles que la pratique com- merciale ne saurait tolérer. Dans ce contexte, chacun joue comme il peut avec ces règles ; vous êtes souvent contraint de poser plus d’une fois la question pour savoir le prix du kilo- gramme de tel ou tel légume ou de tel ou tel fruit ou d’un poulet déjà pesé, prix affiché mais à combien le kilo. C’est précisément la méthode que nous avons adoptée en nous rendant dans l’un des marchés les plus four- nis de la ville et où généralement l’af- fluence est de taille. D’entrée, après avoir escaladé les quelques marches, nouq vons rematqué que des prix ne sont pas affichés pour bien des produits et ceux affichés vacillent au rythme du fardage. Le poivron est écoulé à 120 DA et la to- mate à 80 DA, bien que vous pouvez en en avoir à quelques mètres de là à 65 DA, mais d’un autre calibre et d’une autre qualité. Dans ce décors qui ira sans nul doute en «s’affais- sant» au fil des jours, il faut l’espérer, la salade verte détient la palme et est

faut l’espérer, la salade verte détient la palme et est cédée à 70 DA au moment

cédée à 70 DA au moment où les ha- ricots verts se font désirer au prix de 120 DA bien plus que la courgette vendue à 100 DA alors que la pomme de terre est toujours à 50 DA. Un petit passage du côté de la viande blanche. On ose pousser plus loin et demander le prix du Kg quand

c’est soudainement un 300 DA qui fait soudainement «rugir» cette petite bête même si nous devons le recon- naitre : c’est du bon poulet ! «Et alors… », lance d’un air plutôt étonné M. Lakhdar, retraité de son état : «De notre temps, c’était la viande du pau- vre, tout le monde pouvait en acheter,

mais aujourd’hui c’est comme vous allez acheter de l’agneau». Non loin de lui, S. Rachid, comme pour le fixer et le rassurer, poursuit : «C’est cher mais tout le monde achète ! Mais ne vous en faites pas, c’est le début, tout le monde en profite mais les choses

vont rentrer dans l’ordre dès la semaine prochaine, du moins il faut l’espérer !». Entre temps, plus de 250 contrô- leurs du commerce sont sur le terrain à veiller à l’approvisionnement du marché en produits de première né- cessité, au contrôle de la pratique commerciale, à la protection du consommateur, mais que peuvent-ils faire à eux seuls si une telle action n’est pas accompagnée d’une culture citoyenne de consommation. Après un bon F’tour malgré tout, chez soi ou dans ces 71 restaurants de la Rahma, implantés à travers la wilaya avec pas moins de 105.000 repas à emporter et 85 000 autres servis à table, ce tout pour une enveloppe de plus de 49 milliards de centimes dé- gagée par la wilaya, le ministère de la Solidarité, le secteur des Affaires re- ligieuses, les communes, les mem- bres bienfaiteurs et le mouvement associatif. Sétif reprend vie et se livre alors à des soirées colorées à la mai- son de la culture ou au parc d’attrac- tions alors que les grandes avenues de la ville s’animent dans la joie et la sérénité sous l’œil vigilant et rassu- rant de ces nombreux agents de la Su- reté déployés partout pour veiller à la sécurité et la tranquillité du citoyen. F. Zoghbi

Cela ne s'est pas vu depuis des années. Le premier jour du mois sacré, qui était synonyme de flambée des prix, a été particulièrement clément cette année. Les prix, qui ont été stables pour certains produits, ont baissé pour beaucoup d'autres. La disponibilité est pour beaucoup dans cette situation qui n'a pas manqué de surprendre les consommateurs. Même si le ramadhan a commencé jeudi, les préparations pour ce mois sacré ont débuté il y a plusieurs jours dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Une animation a d'ailleurs marqué la wilaya où les habitants, qui «sentaient l'odeur du ramadhan», comme ils le disent, ont pris les dispositions nécessaires pour accueillir cet événement. En plus des provisions nécessaires, comme les produits de première nécessité, les ménagères n'ont pas manqué de d'investir les marchés à la recherche des épices pour une bonne chorba fric qui est la reine de la table durant le mois sacré, et même de vaisselle. En effet, beaucoup de familles ne peuvent imaginer le f'tour sans de nouvelles pièces sur la table. Les commerçants qui profitent de l'occasion s'évertuent à présenter des articles diversifiés renforçant cette fameuse «odeur» du ramadhan. Des locaux et des étals supplémentaires ont meme vu le jour donnant à ce commerce le statut de la principale activité économique de la wilaya.

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Les prix ont baissé, la température aussi

BOU-ARRÉRIDJ Les prix ont baissé, la température aussi 240 foyers raccordés au réseau de gaz naturel

240 foyers raccordés au réseau de gaz naturel à Remaïl Pour les habitants du village de Remail, situé dans la commune de Ras El Oued, à 40 km à l'est de Bordj Bou Arréridj, le jeudi dernier n'a pas été marqué seulement par le début du ramadhan. Ce jour est historique pour eux du fait de la mise en service du réseau de distribution de gaz naturel. 240 foyers ont bénéficié du raccordement à ce réseau qui a nécessité un investissement de 20 milliards de centimes. Une conduite de plus 12 km a été mise en place pour acheminer cette matière précieuse. Les autorités de la daïra et de la commune qui ont visité une des maisons raccordées ont rappelé que les localités de Bougbisse et de Bir Hamoudi, dépourvues de cette matière, devront en bénéficier dans un proche avenir. Ce qui permettra à la commune de Ras El Oued, deuxième de la wilaya en termes du nombre d'habitants, d'avoir un taux de couverture de 100% en gaz naturel.

La fraîcheur au rendez-vous Cette frénésie ne doit pas faiblir durant le mois sacré. Les marchés qui fermaient habituellement en début d'après- midi poursuivent leur activité jusqu'à la fin de la journée, même si les fruits et légumes et autres friandises sont les plus importants produits. La plupart des familles ont déjà fait leurs provisions en épices, chorba fric et vaisselle. C'était palpable le premier jour du ramadhan où les consommateurs se sont orientés vers les premiers produits. Mais cette affluence ne s'est pas traduite par une hausse des prix comme cela l'a été remarqué pendant les autres années. Si les viandes rouges ont connu une stabilité avec 1.300 DA pour l'ovin et 850 DA pour le bovin, pour les autres, à commencer par les viandes blanches, les tarifs ont baissé. Le poulet qui se vendait il y a quelques jours à 330 DA a été vendu à 290 DA. Les légumes n'ont pas été en reste de cette tendance. La

tomate, proposée la veille même à 60 DA, était affichée à 40. La pomme de terre dont la hausse a marqué le ramadhan de l'année dernière était vendue à 50 DA. Le concombre qui changeait de statut durant le mois sacré en devenant l'un des produits phares a chuté à 35 DA. Le seul produit qui a conservé son prix est le poivron proposé à 100 DA. Mais ce n'est pas nouveau. Depuis plusieurs jours déjà, il avait atteint ce niveau qu'il devra conserver pendant plusieurs jours, été oblige. Les commerçants que nous avons rencontrés au marché de Boumezrag, au centre de Bordj Bou Arréridj, expliquent cette situation, qui ne les dérange pas, due, selon eux, à la disponibilité du produit. Quand nous pouvons acquérir ce dernier à un prix abordable au marché de gros, nous répercutons cette baisse à notre niveau disent-ils. Le président de l'association de défense des consommateurs, M. Hamid Zaidi, qui partage cette explication, ajoute à cela les campagnes de sensibilisation lancées par cette dernière pour maîtriser les achats afin de pouvoir atteindre ce résultat. C'est au consommateur de maîtriser les prix en agissant sur la demande, rappelle-t-il. Les consommateurs qui apprécient justement cette situation, comme ils ont aimé la fraîcheur qui a caractérisé la première journée, espèrent que les deux éléments durent tout le mois. Pour la baisse des prix, c'est possible. Mais pour la fraîcheur cela l'est moins.

Fouad Daoud

BÉJAÏA : RAMADHAN ET SAISON ESTIVALE

Plus de 2.000 policiers mobilisés

La sûreté de wilaya de Béjaïa a élaboré, selon le communiqué transmis par la cellule de communication, pour le mois de Ramadhan et en prévision de la période estivale, un dispositif sécuritaire hermétique avec plus de 2.000 policiers mobilisés a travers les principales artères, les points de contrôle, les places publiques, devant les mosquées et les administrations. Ce plan de sécurité assure toute la protection des personnes et de leurs biens et lutte contre le commerce informel qui prend de l’ampleur durant le mois de ramadhan. Des points de contrôle sont installés pour la facilitation de la circulation routière particulièrement pour les estivants à destination des plages. En ville, des tournées pédestres et motorisées d’agents de police sont organisées pour dissuader certains fauteurs de trouble à commettre des actes d’agressions, vols et atteintes à l’ordre public. La wilaya connait une affluence nombreuse de vacanciers, étudiants et immigrés, et les villes étouffent sous le poids des automobilistes qui dont la majorité ne respectent pas le code de la route et qui ne se «remettent à carreau» qu’une fois arrivés au poste de contrôle ou à la vue de policiers en uniforme. Par ailleurs, les agents de police sont intransigeants envers les dealers, voleurs et fauteurs de troubles qui pullulent dans certains quartiers. L’opération Plan bleu, mise en exécution pour lutter contre les agressions et atteintes à la sécurité publique, s’étend aux mosquées, aux marchés, places publiques et administrations. Parallèlement à cette action, la sûreté de la wilaya de Béjaïa a lancé une louable initiative qui consiste à offrir des repas I’ftar aux usagers de la route. Deux tentes ont été dressées au niveau des points de contrôle de Bir Essalem et 4 chemins et qui reçoivent, au moment de la rupture du jeûne, les passagers, seuls ou en famille. Des repas consistants et améliorés comportant, chorba, plat de résistance avec viande et poulet, dessert, boisson et des dattes sont offerts aux usagers de ces deux axes routiers avec en guise des conseils sur la prudence routière. Selon la cellule de communication de la sûreté, ce dispositif et toutes ces actions seront maintenus durant tout le mois de ramadhan et la période estivale. M. Laouer

Lundi 22 Juin 2015

20 EL MOUDJAHID À TRAVERS L’ALGÉRIE PROFONDE MASCARA Boulanger, un métier, une tradition Aâmi Kouider

20

EL MOUDJAHID

À TRAVERS L’ALGÉRIE PROFONDE

MASCARA

Boulanger, un métier, une tradition

Aâmi Kouider est boulanger depuis belle lurette ; il a hérité de la boulangerie de son père, qui lui-même l’a hérité des siens. «Cette ac- tivité est une affaire de famille, legué de père en fils», nous dit-il en souriant.

C’ est un métier difficile et fatigant et le résultat est une exigence à laquelle l’on ne peut pas se soustraire face à la

demande du consommateur, Travailler de ses mains une matière vivante et la transformer en un aliment essentiel qu’est le pain, rien de plus valorisant nous explique aâmi Kouider. Chaque jour, le boulanger à la satisfaction d’offrir à ses clients un produit de qualité, élaboré dans le respect de la tradition. Installé à son compte depuis la mort de son père, cet artisan boulanger est indépendant et ne doit sa réussite qu’à son travail, sa personnalité, à la maîtrise de son travail et de sa créativité. Sans cesse à la recherche de la perfection, il s’accorde aux progrès techniques et imagine de nouvelles recettes pour la grande satisfaction de ses clients, notamment durant le mois sacré de ramadhan pour ses miches et ses fougasses. La vie du boulanger, ajoute t-il, est rythmée par les rapports humains et l’amour du travail bien fait, choisir un métier est déterminant pour votre vie future. Toutefois il est parfois difficile de se diriger vers une carrière alors que cela

difficile de se diriger vers une carrière alors que cela semble si loin. Votre choix doit

semble si loin. Votre choix doit s’appuyer sur un secteur porteur, qui vous garantit des pers- pectives d’avenir. Pour mettre toutes les

chances de mon côté, j’ai choisi un métier pas- sion, celui de Boulanger. Aâmi, ne regrette pas son choix et il fait tout

pour apprendre ce métier à ses enfants dont deux ont déjà mis la main à la pâte alors que deux autres dont une fille se sont tournés vers la médecine pour y faire carrière, sa femme lui donne des idées, avoue t-il, pour la préparation de son pain, croustillant à souhait et moelleux. Il veille la nuit pour préparer le pain depuis la première fermentation, la pesée et le façon- nage en passant par l’apprêt l’enfournement dans des conditions de chaleur insupportable pendant l’été, la cuisson pour aboutir au défour- nement et le ressuage. Des gestes quotidiens et mécaniques qu’exécute aâmmi Kouider de par sa profession de boulanger qui compte parmi les authentiques métiers de tradition et de savoir-faire car nous dit-il , pour fabrique du pain, il faut du temps et du savoir-faire. Les gestes s’enchaînent, héritage d’un arti- sanat transmis de génération en génération, des gestes qui agissent sur la qualité finale du pain. A. Ghomchi

TLEMCEN

Abstinence et discipline dans la consommation

Les produits de large consommation, notam- ment les fruits et légumes, sont en abondance au sein du marché couvert de la ville de Tlemcen, et les prix sont plus ou moins abordables lors de ces premiers jours du mois de ramadhan à quelques exceptions près, et ce, par rapport à l’année écou- lée, avons-nous constaté sur place. Dans ce contexte, le prix du kilogramme de la pomme de terre est à 60 DA, la tomate à 50, les carottes à 100 , les courgettes à 80 da, le poivron vert à 100 da, le citron est à 150 le kg, les dattes varient de 200 à 600 selon la qualité, la viande ovine est à 1.300 le kg, bovine à 950 et les viandes blanches sont fixées à 333 DA le kg, la sardine à 600 DA et il n’y a pas lieu de citer les autres qualités de poisson dont les prix ont dé- passé la barre depuis bien longtemps. Le lait est disponible en quantité importante, soit de l’Office national du lait, ou bien des unités des particuliers de Tlemcen, Sebdou El Mouroudj etc. Il y a la disponibilité désirée. Pour ce mois de ramadhan, les consomma- teurs de la région ont compris qu’il y a un budget familial à gérer dans le bon sens, selon les besoins nécessaires.

à gérer dans le bon sens, selon les besoins nécessaires. Même l’afflux des citoyens en nombre

Même l’afflux des citoyens en nombre impor- tant vers le marché n’a pas eu lieu ; c’est devenu normal, de vivre son quotidien comme par le passé dans ce mois d’abstinence et de discipline dans la consommation. Ce mois est aussi une occasion pour permettre aux familles de rendre visite à leurs proches, sans

BATNA

oublier les malades qui sont dans les hôpitaux etc. Il y a lieu de souligner qu’après les prières du Tarawih, des soirées artistiques sont organisées par les différentes structures culturelles de la ré- gion.

Gadiri M.

La femme de N’gaous et sa longue histoire avec l’abricot

Les femmes de la localité de N’gaous (Batna) et des régions alen- tours ont développé, à travers le temps, mille et une manières de transformer le fruit de l’abricotier en différents produits consommés tout le long de l’année alors même que la période de récolte dure à peine quelques semaines. Eau fruitée, jus, nectar, confiture, fruit séché, pâte sucrée, "la totalité du fruit est trans- formée, rien n’est jeté", affirme Fa- tima Bekhouche, une enseignante retraitée de 63 ans et présidente de l’association culturelle "Nour" de la commune de Sefiane. L’abricot et la femme N’gaoussie ont une longue histoire commune, affirme M me Be- khouche qui conserve jalousement les recettes à base d’abricots trans- mises de mère en fille dans cette ré- gion de la wilaya des Aurès.

Le jus traditionnel, roi de la table du f’tour de Ramadhan Même si N’gaous est devenue, ces dernières années, la capitale des jus avec l’ouverture de six nou- velles unités de production aux côtés de la célèbre conserverie portant le label "N’gaous", les femmes de la région tiennent par-dessus-tout à préparer elles-mêmes le jus tradi- tionnel d’abricot au goût très appré- cié dans tous les ménages de la

localité, souligne Ibtissam Rakdi, une femme au foyer. A chaque ré- colte, les femmes prennent une quantité importante d’abricots qu’elles lavent minutieusement avant de les débarrasser de leurs noyaux pour les faire cuire avec un peu d’eau et de sucre. Le fruit est ensuite écrasé de façon à obtenir un jus très concentré que l’on conserve au frais et que l’on consomme à l’envie en y ajou- tant un peu d’eau et, éventuellement, du sucre, explique la jeune femme. Ibtissam jure que nulle demeure de la ville N’gaous ne peut se passer de ce "rafraîchissement naturel, désal- térant et délicieux".

De la confiture et El-Fermas pour les provisions de l’hiver Les ménagères s’attèlent tou- jours, durant la période de cueillette, à maximiser les profits que l’on peut tirer de ce fruit en le transformant en produit "stockable" pour de longues périodes comme le faisaient nos aïeules, souligne de son côté Kheira Maâmir, une vieille femme de N’gaous. Il est de coutume, ajoute- t-elle, de transformer de grandes quantités d’abricots en confiture que l’on conserve dans des récipients en verre, hermétiquement fermés. Elle ajoute, à voix basse, après

avoir regardé à droite puis à gauche, comme si elle allait divulguer un "secret d’Etat", que le récipient contenant la confiture doit être ren- versé sur son couvercle pendant deux ou trois heures. De cette façon, souligne-t-elle encore d’un air entendu, "la confi- ture fermera tout passage possible à l’air, aussi infime soit-il, permettant une conservation pour une année et plus, même en dehors du réfrigéra- teur". Les quantités d’abricots de moindre qualité et les fruits qui tom- bent sur le sol sont ramassés, lavés puis séchés pour obtenir El Fermas, très demandé par les gens du Sud et des Hauts Plateaux qui s’en servent pour préparer des plats traditionnels dont El Aïch (berkoukès) et la chekhchoukha Biskria. D’ailleurs, dans la région de Sétif, le plat de chekhchoukha ob- tenu par la cuisson de très fines feuilles de semoule posées les unes sur les autres avant d’être "déchi- rées" à la main et arrosées de sauce, est d’ailleurs appelée "El M’fermsa" par référence à El Fermas. Consommables, les noyaux des variétés d’abricot appelés "Louzi" et "Rosé" sont ôtés et conservés pour des utilisations en pâtisseries, sou- ligne de son côté, M me Hanane Mi- houbi, agronome, rencontrée par

l’APS dans une coopérative agricole de la commune de Boumegueur.

Des denrées permettant l’autosuffisance, mais en quête de promotion Pour la présidente de l’associa- tion "Nour" de Sefiane, Fatima Be- khouche, la majorité des mères de famille de la région de N’gaous et des localités voisines où la culture des abricotiers domine, ont réussi à assurer "l’autosuffisance" de leurs ménages grâce à ce fruit dont l’ac- commodement et la préparation sont aujourd’hui facilités par les équipe- ments électroménagers modernes. "L’idée de commercialiser le sur-

plus de ces produits n’est pas mau- vaise mais reste irréalisable localement car toutes les familles en produisent" d’où, selon elle, la né- cessité de rechercher des débouchés dans les villes et les wilayas voi- sines. Disposant sur une table divers produits à base d’abricot préparés par les membres de son association,

M me Bekhouche se dit "convaincue",

à un moment où l’on appelle à

consommer algérien, que ces pro- duits du terroir, de haute valeur nu- tritive et totalement bio, peuvent facilement se frayer un chemin vers les consommateurs des autres ré- gions du pays.

EL-TARF

La Nefka, une pratique ancestrale très répandue

La Nefka, une pratique ancestrale

consistant à partager, à parts égales, de la viande et des abats de bovins ou d’ovins, provenant de l’abattage d’une bête acquise solidairement par plu- sieurs personnes, reste très répandue en ce début de Ramadhan à El Tarf. Mieux, la Nefka (ou Ouziaâ dans d’au- tres régions du pays) semble s’intensi- fier durant le mois sacré, de nombreux pères de famille de condition modeste

y trouvant leur content de viande : par-

fois jusqu’à 20 kg lorsqu’il s’agit d’un bovin, en dehors des abats, contre paie-

ment d’une somme comprise entre 12.000 et 15.000 DA. Depuis quelques jours, à quelques mètres du bord de la route nationale (RN) 44 reliant Annaba

à El Kala, notamment à l’entrée des

villes et villages, de nombreux groupes de personnes peuvent être aperçus en train d’immoler un animal (le plus sou- vent un taureau, un taurillon ou une vache) avant de lui retirer la peau, le dépecer pour ensuite le débiter en plu- sieurs dizaines de parts rigoureusement égales. Des parts que l’on dispose sur un tissu ou une toile cirée et où l’on trouvera un petit morceau de chacune des différentes parties de la bête, y compris des abats. Les pattes et la tête sont généralement offertes à celui qui aura "piloté" l’ensemble de la tâche. Toufik B., un solide sexagénaire ren- contré à l’entrée de la localité de Ben M’Hidi, s’attelant au partage d’un bovin égorgé et découpé sur place, ex- plique que dans cette région de l’Est du pays, la Nefka est généralement prati- quée à partir de la fin du mois de Chaâ- bane pour se poursuivre durant la première semaine du mois sacré de Ra- madhan. Beaucoup de bienfaiteurs de la région recourent à la Nefka pour venir en aide aux personnes dans le be- soin. Plusieurs parts sont ainsi offertes à des familles nécessiteuses pour qu’elles ne soient pas privées du goût de la viande durant les premiers jours de jeûne, explique Toufik. Mais il se trouve, selon cet homme, que "plus

qu’un acte de solidarité envers les dé-

munis, et plus qu’un moyen de faire l’économie de quelques centaines de dinars, la Nefka, en dehors de son côté traditionnel, nous rappelle les vertus du partage et de l’entraide entre musul- mans".

Lundi 22 Juin 2015

21 EL MOUDJAHID LE COMMISSAIRE DU FESTIVAL NATIONAL DE LA CHANSON CHAÂBI AU FORUM D’

21

EL MOUDJAHID

LE COMMISSAIRE DU FESTIVAL NATIONAL DE LA CHANSON CHAÂBI AU FORUM D’EL MOUDJAHID :

« La 10 e édition est dédiée à Rachid Nouni et Kamel Messaoudi »

Le Festival national de la chanson chaâbi, dont la principale vocation est la découverte de jeunes talents, revient, cette année, dans sa 10 e édition, avec 24 candidats en lice. C’est ce qu’a annoncé, hier, Maâmar Guenna, commissaire de cette manifestation culturelle, au Forum d’El Moudjahid, en mettant en avant l’hommage posthume qui sera rendu à deux piliers de la chanson chaâbi, Rachid Nounni et Kamel Messaoudi.

C’ est l’espace Agora de Riadh El-Feth qui a été retenu, pour la deuxième année consécutive, pour abriter la 10 e

édition du Festival national de la chanson chaâbi. Ce choix, selon M. Guenna, trouvera son explication dans le fait que cet espace en plein air est une destination privilégiée des fa- milles algériennes, pour preuve le succès enre- gistré en 2014. Cette manifestation, placée, sous le Haut patronage du ministre de la Cul- ture, s’étalera du 25 au 30 juin. La cérémonie d’ouverture sera marquée par la présence de la chanteuse Nassima Chaâbane et la clôture, en apothéose, avec Chaou Abdelkader. Le com- missaire du festival a expliqué que, cette année, une large prospection s’est déroulée à travers le territoire national. Et si , à l’est comme à l’ouest du pays, une grande participation de jeunes ta- lents a été notée, dans la wilaya de Béchar, au- cune candidature n’a été enregistrée. Et ce malgré les opérations de communication lan- cées pour la circonstance. Au final, 24 candi- dats, dont une fille seulement originaire de Ténès, issus de 9 wilayas, seront en compétition pour les trois prix du festival et la distinction du jury, lors de soirées dédiées à la musique chaâbi, à partir de 22 heures. Les candidats, qui

Ph. : Nacera
Ph. : Nacera

seront pris en charge la durée du festival, béné- ficieront d’une formation. Maâmar Guenna a annoncé dans ce cadre, le maintien des dota- tions des prix qui ont été fixées l’année dernière à 500.000 DA pour le premier prix, 300.000 DA pour le deuxième prix et 150.000 DA pour le troisième prix. Cette année, il y aura égale-

ment un prix spécial du Jury de 100 000 DA. Le premier vainqueur se verra offrir également un mandole. La 10 e édition, a souligné M. Guenna, a mis le paquet sur le contenu pédago- gique. A ce propos, des tables rondes et des conférences seront animées par des spécialistes. Elles sont ouvertes aux candidats et au grand

public. A titre de rappel, les ateliers des tables rondes seront animées par le professeur Mehe- nek Mohamed, et les thématiques porteront sur l’apprentissage des fondamentaux de la mu- sique et techniques vocales, de l’écoute musi- cale, de la grammaire musicale et du chant et de l’exécution. Côté conférences, il y a lieu de citer la conférence intitulée : «Les fonctions de Qasidat El Melhoune» et lecture de poèmes, qui sera présentée par le poète Bouziane Ahmed. Quant à la conférence portant sur l’Etude so- ciologique du Melhoune, elle sera animée par le Docteur Saâda Yacine. Pour revenir au concours, Maâmar Guenna a expliqué que l’évaluation sera très rigoureuse et la notation sera basée sur plusieurs aspects, on citera, entre

autres : le vocal, le rythme, la diction, l’instru-

mental

et la priorité sera donnée au patri-

moine local. Il faut souligner que le jury, qui réunit des membres avec une formation scien-

tifique et d’autres avec une formation tradition- nelle, sera présidé par Aissaoui Lounès. Le commissaire du festival a annoncé que cette année, les organisateurs ont pris en compte l’amélioration de la sonorisation et du décor de

Nora Chergui

la scène.

SÉTIF

Un imposant programme à la maison de la Culture Houari-Boumediene

À Sétif, ce mois de Ramadhan sera qualitativement animé à la maison de la Culture Houari-Boumediene. Djamel Gherib, conseiller principal culturel, chargé de la communication, nous en dit davantage sur ce programme : «Dans cette perspective, nous avons mis en place un programme élargi qui s’étale sur trois segments. Le premier à vocation artistique qui sera marqué par des genres musicaux algériens, notamment, comme le chaâbi, l’andalous, le gnaoui et la chanson sahraouie, avec, pour le volet

théâtral, pas moins de 7 troupes qui ont été invitées et se produi- ront à Sétif. Le deuxième segment a trait aux conférences religieuses, dont tout un programme à été mis en place, avec la collaboration de la direction de wilaya des affaires religieuses et des waqfs. Dans ce contexte, c’est une quinzaine de conférences du genre qui seront animées par des imams. Le troisième segment, intitulé Gaâdate Ramadhania, consiste en des rencontres autour d’un thème léger, dans une ambiance conviviale et en cassant le style conférence classique par des passages artistiques de musique, théâtre ou poé-

sie.»

F. Z.

TIZI OUZOU

Chants et théâtre au menu de la direction de la culture

Fidèle à ses traditions, la Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou a éla- boré, à l’occasion de ce mois de Ramadhan, un riche pro- gramme d’animation com- portant des spectacles de chant et de théâtre qui se dé- rouleront en nocturne dans toutes les infrastructures re- levant de cette direction, ap- prend-on de cette dernière. Des chanteurs de renoms, tels que Lounis Aït Men- guellet, Youcef Guerbas, Kaci Boussad, Karim Khel- faoui, Boudji, Djillali Ham- mama…, sont notamment programmés pour animer les soirées de la première semaine de ce mois sacré. Pour meubler ces soirées et faire de ses structures de véritables pôles d’attraction des familles, la direction de la culture a également programmé des spectacles de

de la culture a également programmé des spectacles de théâtre, des sketchs et autres monologues tout

théâtre, des sketchs et autres monologues tout au long de ce mois au niveau du théâtre régional Kateb-Yacine, ville des Genêts, et à l’annexe de la maison de la culture Mouloud-Mammeri, ville d’Azazga. Les familles de Tizi-Ouzou

sont invitées à partir de 22 h à vivre quelques moments de dé- tente et d’évasion au niveau des salles de spectacles de la ville des Genêts et celle d’Azazga. Contrairement aux années passées, le programme des soirées artistiques élaboré pour la première semaine du mois de Ramadhan ne concerne que les trois infra- structures relevant de la Direc- tion de la culture, à savoir la maison de la culture Mouloud- Mammeri pour les galas, le théâtre régional Kateb-Yacine pour les spectacles de théâtres ainsi que l’annexe de la maison de la culture d’Azazga pour le théâtre et le chant, ce que veut dire que les autres localités de la wilaya de Tizi-Ouzou ne seront pas touchées, du moins durant cette première semaine. Bel. Adrar

KAMEL BOUCHAMA, AUTEUR DE LUTTES D’UN PEUPLE, ÉMERGENCE D’UNE NATION :

« Mon livre est une fresque de la glorieuse épopée du peuple algérien »

L’auteur algérien Kamel Bouchama a tout récemment édité aux éditions Juba son dernier ouvrage Luttes d’un peuple, émergence d’une Nation. Ce livre historique, artistiquement illustré, revient de manière chronologique sur les grandes épopées du peuple algérien depuis la nuit des temps jusqu’à la glorieuse Révolution de novembre. Rencontré hier à la librairie générale d’El-Biar pour une vente- dédicace, l’auteur a bien voulu répondre à nos questions. Parlez-nous de la genèse du projet. Quelles sont les grandes lignes de l’ouvrage ? Le livre est une fresque qui représente l’épopée glorieuse de notre peuple à travers les siècles. Je ne pouvais pas, aujourd’hui, m’adresser aux jeunes sans revenir aux profondeurs de notre riche histoire, et de leur faire parvenir les sacri- fices de nos aïeux qui étaient de braves com- battants contre les dizaines d’occupants qui ont essayé vainement de s’emparer de cette terre d’exception. Il est vrai que la guerre de Libéra- tion nationale a démontré au monde entier l’hu- manité de la cause algérienne, mais il s’agit d’un pan important de l’histoire, je voulais re- venir en arrière, loin dans l’histoire pour racon- ter le parcours glorieux des sacrifices du peuple algérien berbère. L’intitulé de votre ouvrage est «Luttes» au pluriel. Est-ce une manière pour démontrer les vaines velléités du colonialisme ? Les jeunes doivent savoir qui nous sommes en

Ph. : Louisa
Ph. : Louisa

tant que peuple et ethnie. Et en effet, notre ori- gine berbéro-amazighe a toujours fait notre force. Nous avons toujours combattu pour l’amour de cette terre et pour les valeurs ances- trales que nous avons toujours eues. Nos ancê-

tres ont lutté avec férocité contre les phéniciens, les romains, les vandales, les byzantins, et dif- férents conquérants qui se sont succédé jusqu’aux Espagnoles qui sont restés plus long- temps que le colonialisme français. Les Otto- mans également qui étaient en fait un colonialisme, ensuite l’expédition française qui était d’une sauvagerie incroyable, et là, le peu- ple algérien a démontré encore une fois son dé- vouement et sa détermination pour arracher sa liberté. Quels sont les tributs que l’Algérie a payés durant ses millénaires de résistance ? Les Algériens ont toujours combattu avec bra- voure les différents conquérants. Nous n’avons jamais capitulé devant un empire ou une dynas- tie. Il faut signaler aussi que l’Algérie a donné plusieurs empereurs pour Rome à l’exemple d’Amokrane, natif de Cherchel. Les Romains ont latinisé le nom pour l’intituler Markinus puis devenu l’empereur makrin. L’Algérie a donné également un pharaon, car faut-il le rap- peler, les Berbères trouvent leur territoire de l’atlantique à l’oasis de Siwa en Égypte. Quel est le dénominateur commun entre ses différentes luttes ? Le combat inaliénable des Algériens a toujours été celui d’arracher la liberté et la souveraineté du territoire, celui de la justice aussi. L’union a toujours fait la force des Berbères algériens, et ce en dépit des moult tentatives de séparation. La France a essayé de façon très sournoise de

nous diviser mais c’était en vain. Vous avez intitulé la deuxième partie de votre ouvrage «Émergence d’une Nation». Peut-on dire que l’année 1962 a été l’apa- nage de plusieurs siècles de sacrifices ? Après toutes ces luttes nous nous sommes enfin

libérés. Après toutes ces luttes couronnées par

la glorieuse Révolution de novembre, le résultat

a été de donner naissance à la Nation algé-

rienne. L’émir Abdelkader a essayé de créer cette na- tion, mais il a créé, l’Etat algérien, le premier état islamique qui a pris le départ à partir de Tiaret au temps des Rustumides n’est pas une Nation. L’émergence d’une Nation est le fait que nous sommes une entité homogène dans ce vaste territoire. Écrire ce livre est-il un devoir de mémoire pour les nouvelles générations ? La jeunesse doit s’impliquer pour connaitre l’histoire de son pays. Elle doit contribuer de façon concrète, car c’est à elle que revient le droit d’assurer la continuité dans ce pays. Les moudjahidine ont fait des sacrifices énormes, le reste c’est comment conserver cette nation, la mettre sur les bons railles, aller vers le dévelop- pement national, aller vers le progrès et c’est le rôle de la jeunesse tout en reposant sur l’histoire glorieuse pour s’inspirer de la bravoure de leurs ancêtres.

Propos recueillis par Kader B.

Lundi 22 Juin 2015

Vie pratique

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EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du lundi 5 Ramadhan 1436 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du lundi 5 Ramadhan 1436
correspondant au 22 juin 2015 :
- Dohr … 12h50
- Asr 16h42
- Maghreb
20h14
- Icha…………………21h55
Mardi
6
Ramadhan
1436
correspondant au 23 juin 2015
- Fedjr 03h38
- Chourouq
05h30
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FÉLICITATIONS Bravo ! Brahim Bensenadj pour ta brillante réussite à l’examen de la 5 e
FÉLICITATIONS
Bravo !
Brahim Bensenadj
pour ta brillante réussite à l’examen de
la 5 e . Ta maman Nacéra et Tata Farida
te souhaitent beaucoup de succès dans
ton cursus scolaire.
Tata Farida
El Moudjahid/Pub du 22/06/2015

FÉLICITATIONS

La famille Hamou félicite sa fille et petite-fille Chanez à l’occasion de sa réussite avec
La famille Hamou félicite sa fille et petite-fille
Chanez
à l’occasion de sa réussite avec succès à
l’examen de la 5 e . Tes grands-parents, tes
parents, tes tantes, tes oncles ainsi que ta
sœur Nahla te souhaitent d’autres succès
dans ton cursus scolaire.
Bravo Chanez ! Tata Nassima
El Moudjahid/Pub du 22/06/2015
FÉLICITATIONS Chose promise, chose due. Chère Wafa Chaouch à l’occasion de ton brillant succès à
FÉLICITATIONS
Chose promise,
chose due.
Chère
Wafa
Chaouch
à l’occasion de
ton brillant
succès
à
l’examen de la 5 e (ex-6 e ), tu as
démontré combien ton génie,
aussi sublime soit-il, n’a pas de
limite.
A cette occasion, ton oncle
Salah te félicite et te souhaite
d’autres prouesses à l’avenir. Tu
es une merveille, tu le resteras.
Que Dieu t’accompagne pour
que tu finisses en apothéose ton
cursus.
Elf Mabrouuuuuuk !!!
El Moudjahid/Pub du 22/06/2015

FÉLICITATIONS

Le staff du CEM Moufdi- Zakaria de Boufarik, les amis, les anciens élèves félicitent

M. Harath Amhamed, retraité de la “Direction du CEM”

lui souhaitent une agréable retraite bien méritée après de bons et loyaux services. Cette retraite nous te la souhaitons longue et des plus agréables parmi tes proches.

El Moudjahid/Pub du 22/06/2015

FÉLICITATIONS C’est avec une grande joie et plaisir que Monsieur GOUAZ MOHAMED de l’école primaire
FÉLICITATIONS
C’est avec une grande joie et plaisir
que Monsieur GOUAZ MOHAMED de
l’école primaire AYADI-AHMED des
Bananiers annonce la réussite de ses
enfants à l’examen de 6 e avec
excellence pour son fils ABDERAOUF
avec une moyenne de 9,30/10
et pour sa fille NARIMANE avec
une moyenne de 6,50/10.
À cette occasion, tous les membres
de la famille GOUAZ présentent à
ABDERAOUF et NARIMANE leurs
sincères félicitations et leur souhaitent
beaucoup de bonheur, de santé et
surtout de réussite dans leurs études
futures.
El Moudjahid/Pub du 22/06/2015

République Algérienne Démocratique et Populaire Wilaya d'Alger Etablissement Mobilier et Confort Urbain 08, rue des Fusillés EI-Annasser-Alger NIF: 000016001360916

Avis d’annulation de l’attribution provisoire de l’appel d’offres national restreint

N°02/15 en date du

26/02/2015

Conformément aux dispositions de l'article 114 alinéa 7 du décret présidentiel 10-236 du 07/10/2010, portant réglementation des marchés publics, modifié et complété, la direction de l'Établissement mobilier et confort urbain informe l'ensemble des soumissionnaires concernés par l'appel d'offres national restreint n°02/15 en date du 26/02/2015 paru aux quotidiens EL MOUDJAHID et NASR concernant : «Acquisition des équipements industriel et divers outillages» que l'attribution provisoire, parue aux quotidiens EL MOUDJAHID et NASR en date des 20 et 21/04/2015, est annulée. Pour motif :

Refus du projet du marché par la commission des marchés de l'EPIC mobilier et confort urbain.

El Moudjahid/Pub

ANEP 207609 du 22/06/2015

CONDOLÉANCES

M. Djouambi Tahar, président-directeur général de la Société de distribution de l’électricité et du gaz de l’Est, le partenaire social, ainsi que tout le personnel de la SDE, très affligés par le décès du père de M. Chabane Merouane, PDG de la SDA. présentent leurs plus sincères condoléances à la famille du défunt, et tiennent à lui exprimer leur plus profonde compassion. Que Le Créateur Tout-Puissant lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui retournons.

El Moudjahid/Pub

ANEP 331852 du 22/06/2015

CONDOLÉANCES

Monsieur HAIOUN Slimane, président-directeur général de la Société KAHRAKIB, ainsi que l’ensemble du Personnel, profondément touchés par le décès du père de Monsieur CHABANE Merouane, président-Directeur général de la Société de Distribution de l’Electricité et du Gaz d’Alger (SDA). Présentent à l’ensemble de la famille, leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie, en priant Dieu Le Tout-Puissant de lui accorder Sa Sainte Miséricorde de l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui retournons.

El Moudjahid/Pub

ANEP 331897 du 22/06/2015

CONDOLÉANCES

Très affectés par le décès du père de Monsieur Merouane CHABANE, Président- Directeur Général de la Société de Distribution de L’Électricité et du gaz d’Alger (SDA), le Directeur et l’ensemble du personnel de la Direction de Distribution de l’Électricité et du gaz de Belouizdad, lui présentent, ainsi qu’à sa famille, leurs sincères condoléances, et les assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur profonde sympathie. Que Dieu accorde au défunt Sa Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.

El Moudjahid/Pub

ANEP 331975 du 22/06/2015

Lundi 22 Juin 2015

Sports

30

EL MOUDJAHID

COPA-AMÉRICA-2015

Le Brésil réfléchit encore à faire appel pour Neymar

La Fédération brésilienne de football (CBF) réfléchit encore à faire appel de la lourde suspension de quatre matches infligée à son capitaine Ney- mar, a indiqué i le sélectionneur de la Seleçao Dunga. «Les responsables des questions juridiques de la CBF vont répondre à toutes les sanctions prises contre Neymar», a expliqué Dunga, lors de la traditionnelle conférence de presse à la veille du match contre le Venezuela.

L’ ancien international, nommé après le Mondial- 2014, n'a toutefois pas in-

diqué formellement que le Brésil allait faire appel. «Nous ne voulons aucune faveur, nous ne voulons au- cune action contre nous, nous sou- haitons juste que (la sanction) soit équilibrée, il doit y avoir la même sanction pour tout le monde dans le tournoi», a-t-il poursuivi. La commission de discipline de la Confédération d'Amérique du Sud (Conmebol) a infligé vendredi à Neymar une suspension de quatre matches, assortie d'une amende de 10.000 dollars. L'attaquant-vedette du Brésil avait été exclu mercredi à l'issue de la défaite contre la Co- lombie (1-0) après une altercation avec un joueur colombien. Il avait ensuite insulté l'arbitre dans les couloirs du stade. Le Brésil sera privé de son capitaine jusqu'au terme du tournoi s'il devait attein- dre la finale. «Neymar est une per- sonnalité du football et la punition qui lui a été infligée est énorme. Le monde du football veut le voir sur

le terrain, tout comme il veut

voir (Alexis) Sanchez, (Lio- nel) Messi, (Angel) di Maria»,

a estimé Dunga.

(Lio- nel) Messi, (Angel) di Maria», a estimé Dunga. leur supériorité technique, dans la facilité. Di

leur supériorité technique, dans la facilité. Di Maria a vu un tir de 20 m repousser par la transversale (52’) et Lionel Messi qui disputait son 100 e match sous le maillot de l'Albiceleste, pensait avoir doublé la marque sur un lob (56’) mais le

gardien jamaïcain Da- wyne Miller détournait le ballon du bout de son gant. Les dernières vingt minutes ont viré au calvaire pour l'Argen- tine, au bout du rouleau physiquement, qui a failli se faire surprendre par une courageuse équipe jamaïcaine. Pour sa première participation à la Copa America, la Jamaïque a perdu ses trois matches, mais sur le même score de 1-0. L'unique but de la ren- contre a été signé pour l'Argentine par Higuain

(11’).

L’Uruguay arrache son billet pour les quarts L'Uruguay, tenant du titre, s'est qualifié pour les quarts de finale de la Copa America 2015 en faisant match nul 1-1 (mi-temps : 1-1) avec le Paraguay samedi à La Se- rena. L'Uruguay, avec quatre

L’Argentine souffre face à la Jamaïque L'Argentine a difficilement battu la Jamaïque 1 à 0 (mi-

temps: 1-0), mais a assuré l'es- sentiel en terminant à la première place du groupe B de la Copa America 2015, samedi

à Vina del Mar. L'Argentine

s'est imposée grâce à un but dès la 11 e minute de Gonzalo Higuain, préféré à Sergio Agüero, pourtant auteur de deux buts lors de deux pre- miers matches. L'Albiceleste a terminé en tête du groupe B

avec ses sept points, devant le Paraguay (5 pts) et l'Uruguay (4 pts), eux-aussi qualifiés pour les quarts de finale. Les Argentins ont outrageuse- ment dominé la première période avec Higuain et Angel di Maria, très en vue, mais ont sombré, avec

points, est assuré d'être l'un des deux meilleurs 3 e , retenus pour les quarts de finale. La Celeste a bien débuté la ren- contre et a concrétisé sa domina- tion territoriale par Jose Gimenez, auteur d'une tête imparable sur un corner (29’). Les Uruguayens au- raient pu doubler la marque à la 37’ sur une nouvelle tête de Gimenez repoussée difficilement par Justo Villar. Edinson Cavani récupérait le ballon mais ratait de peu le cadre. Le Paraguay, déjà qualifié avant le coup d'envoi après les ré- sultats des matches du groupe À la veille, a retrouvé ses esprits et éga- lisé par Lucas Barrios de la tête (45’), son deuxième but du tournoi. Le rythme en seconde période s'est nettement ralenti, mais dans le temps additionnel, l'Uruguay a échappé au pire avec un tir de Roque Santa Cruz détourné en cor- ner par Fernando Muslera. Les buts de la rencontre ont été inscrits pour l'Uruguay par Gimenez (29’). Celui du Paraguay a été signé par Barrios (45’).

ES TUNIS

L’entraîneur français José Anigo s’engage pour deux saisons

Le technicien français José Anigo s'est engagé pour un contrat de deux saisons avec l'Espérance de Tunis en rempla- cement du Portugais José de Morais, limogé, rapporte di- manche le site officiel du club tunisois. L'ancien coach de l'Olym- pique de Marseille (Ligue 1 française) a dirigé hier soir sa première séance d'entraînement avant d'être présenté aujourd’hui à la presse. Éliminée en Ligue des champions, l'EST s'est rat- trapée quelque peu en se quali- fiant à la phase de poules de la Coupe de la Confédération (CAF) où elle évoluera dans le groupe A avec Al Ahly du Caire, l'Etoile du Sahel et le Stade Ma- lien.

FIFA-CORRUPTION

Mondial 2002 : le Japon nie avoir versé un pot-de-vin à la Conmebol

«La Fédération japonaise de football (JFA)

a rejeté hier des allégations selon lesquelles elle

aurait versé un pot-de-vin à la Fédération sud- américaine de football (Conmebol) pour la re- mercier d'avoir soutenu le Japon pour accueillir la coupe du Monde 2002. C'est impossible», a affirmé le président honoraire de la JFA, Junji Ogura, à la suite de la parution dans la presse sportive espagnole d'un article accusant la JFA d'avoir envoyé 1,5 million de dollars (1,3 M EUR) à la Conmebol en guise de remerciement après avoir eu son appui pour l'organisation de la coupe du Monde. «À l'époque, nous n'avions pas une telle somme d'argent à notre disposi- tion», a assuré M. Ogura, cité par les médias nippons. «Je n'ai jamais entendu parler d'une telle histoire. Je ne sais rien et je n'ai rien à dire

à ce propos», a déclaré de son côté à la presse locale, Kozo Tashima, un vice-président de la JFA et membre du comité exécutif de la FIFA. Au terme du processus de sélection, le Japon avait obtenu l'organisation du Mondial 2002 conjointement avec sa rivale asiatique, la Corée du Sud. Selon le site du quotidien sportif espa- gnol Diario AS, citant un ancien employé ano- nyme de la Conmebol, le versement d'1,5 M USD a été effectué par l'ex-président honoraire de la JFA Ken Naganuma en 2000. M. Naga- numa est décédé depuis. L'ancien président de la Conmebol (1987-2013), le Paraguayen Nico- las Leoz, aurait déposé 1,2 M USD sur son pro- pre compte bancaire tandis que le reste de l'argent serait allé au secrétaire général de la fé- dération sud-américaine de l'époque, l'Argentin

GOLF/US OPEN (3 e TOUR)

L’Américain Spieth toujours en tête

Eduardo Deluca, et à l'intermédiaire entre la fé- dération et la FIFA, la Colombienne Zorana Danis, a précisé Diario AS, citant la même source anonyme. Nicolas Leoz a été assigné à résidence début juin par la justice paraguayenne après avoir été mis en cause dans le scandale de corruption de la FIFA. En même temps que d'autres hiérarques de la FIFA, Nicolas Leoz, 86 ans, a été inculpé par la justice américaine qui réclame son extradition car elle le soupçonne d'être mêlé à un vaste scandale de corruption portant sur l'attribution de compétitions et de droits audiovisuels. Il est soupçonné d'avoir tou- ché des pots de vin. Son successeur à la tête de la Conmebol, l'Uruguayen Eugenio Figueredo (2013-2014), est également accusé de corrup- tion par la justice américaine.

L'Américain Jordan Spieth, tou-

jours en tête de l'US Open après le

3 e tour disputé samedi, partage ce- pendant la première place avec son compatriote Dustin Johnson, l'Aus- tralien Jason Day et le Sud-Afri- cain Branden Grace. Le N. 2 mondial, vainqueur du Masters 2015, a rendu une carte de 71, soit un coup au-dessus du par,

et a raté sur les trois derniers trous l'occasion de reprendre seul les

commandes du deuxième tournoi majeur de l'année. Spieth, 21 ans, a fini le 3 e tour avec un total de 206 (-4), tout comme Johnson, Day et Grace. «J'aimerais gagner deux tour- nois majeurs de suite, mais il fau- dra que mon putting soit meilleur

qu'aujourd'hui, j'ai raté trois-quatre putts importants», a regretté le Texan, qui peut rejoindre un club très fermé comprenant cinq joueurs ayant remporté la même année le Masters et l'US Open. Day a rendu une carte de 68 (- 2) et fait désormais figure de co- queluche des spectateurs :

l'Australien, 10 e mondial, avait eu

un malaise la veille durant le 2 e tour et n'était pas encore au mieux physiquement samedi. Le N.1 mondial Rory McIlroy a en revanche perdu tout espoir de remporter un cinquième titre du Grand Chelem: il est 25 e avec un total de 214 à huit longueurs du quatuor de tête.

P ublicité

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE A UTORITÉ DE R ÉGULATION DE LA P OSTE ET

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

AUTORITÉ DE RÉGULATION DE LA POSTE

ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS

AVIS D’INFRUCTUOSITÉ

L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications informe les sociétés ayant participé à l’Appel d’offres national et international restreint n° 01/DECP/ARPT/2015, ayant pour objet la réalisation d’une étude portant sur l’analyste des marchés des services de télécommunications de gros et de détails en Algérie, que ce dernier a été déclaré INFRUCTUEUX

El Moudjahid/ Pub

ANEP 331949 du 22/06/2015

Sports

31

EL MOUDJAHID

BONNE NOUVELLE POUR LES FANS DU MCA

Le Mouloudia domicilié au stade du 5-Juillet pour la saison 2015-2016

Nombreux sont les supporters du Mouloudia d’Alger qui s’interrogent sur le stade qui abritera, cette saison (2015-2016), les rencontres de leur équipe de toujours, le MCA.

Il est vrai que les dirigeants du club avaient déjà annoncé la couleur bien avant que ne se

termine l’exercice précédent, en affi- chant clairement leur désir de voir l’équipe du Mouloudia évoluer la sai- son à venir au temple du 5-Juillet, qui offre de meilleures conditions d’ac- cueil pour les milliers de supporters du

doyen, et aussi pour l’excellente qualité de la nouvelle pelouse du stade, qui permettra au onze mouloudéen de mieux s’exprimer et de produire un football de qualité. Les responsables du club veulent mettre tous les atouts du côté de leurs joueurs, pour leur per- mettre de travailler dans les meilleures conditions et dans un environnement propice, afin de tirer le meilleur de chaque élément pour construire une équipe solide et compétitive, qui jouera les premiers rôles. Ils veulent mettre le paquet pour éviter de voir le Moulou- dia souffrir comme cela fût le cas lors de la saison passée où il a failli descen- dre en Ligue 2-Mobilis. Même si les dirigeants se sont exprimés pour dire le souhait de voir le Mouloudia élire do- micile au stade du 5-Juillet, les fans craignaient qu’à cause des travaux qui

y ont été effectués et qui seront appelés

à se poursuive dans le sens de la mo-

dernisation de ce qui sera considéré comme une future une mégastructure footballistique. Cela notamment en rai- son du fait que la CAN-2017 n’aura pas lieu en Algérie, comme attendu, et que de ce fait, il y avait possibilité pour que les travaux n’attendent pas la fin de la CAN-2017 pour se poursuivre, mais

pas la fin de la CAN-2017 pour se poursuivre, mais qu’ils soient de suite repris. Finale-

qu’ils soient de suite repris. Finale- ment, les responsables ont décidé de faire profiter notre championnat natio-

nal de cette magnifique enceinte et que les travaux ne reprendront, qu’une fois le nouveau stade de Baraki terminé,

comme prévu d’ici la fin de l’année 2016. Cela permettra à la capitale et aux équipes algéroises au vu du manque d’infrastructure de respirer un peu. Il faut dire que pour le MCA, cela ne peut être qu’une excellente chose, surtout que le stade Omar-Hamadi ne répond plus aux besoins grandissants d’un grand club comme le Mouloudia. Les inconditionnels du Doyen peuvent se réjouir. Le président Raïssi a an- noncé hier qu’un accord a été trouvé entre la direction du club et l’OCO au sujet de la nouvelle domiciliation du club algérois au stade du 5-Juillet pour la saison 2015-2016. Un accord qui sera signé très prochainement entre les deux parties, selon les termes conve- nues entre-elles, après avoir bien dis- cuté la question. «Nous allons dans les prochains jours signer un accord avec l'OCO qui permettra au Mouloudia de bénéficier des différentes installations de complexe olympique dont aura be-

soin notre équipe. On recevra désor- mais nos adversaires au stade du 5-Juil- let la saison prochaine, et je suis certain que cela ne peut que rendre heureux le grand et magnifique public moulou- déen. On veut lui offrir les meilleures conditions lorsqu’il vient au stade pour apporter son soutien à son équipe de toujours», affirme-t-il. Il indique que la direction de l'OCO a transmis un avis favorable au MCA, pour parapher un accord qui va lui permettre de retrouver le stade du 5-Juillet après deux saisons passées au stade Omar-Hamadi. Le stade du 5-Juillet s'est vu implanter une nouvelle pelouse en plus de l'installa- tion de nouveaux sièges. Le Mouloudia entamera la saison 2015-2016, à domi- cile face au CR Belouizdad, dans un grand derby qui promet et qui consti- tuera l'affiche de la première journée. Voilà qui est fait pour réjouir les ama- teurs d la balle ronde. Mohamed-Amine Azzouz

L’Éthiopien Salaheddine Saïd attendu cette semaine pour signer

L'attaquant international éthiopien du Ahly du Caire, Salaheddine Saïd, est attendu «cette se-

maineȈ Alger pour s'engager avec le MC Alger en

vue de la saison prochaine, a appris l'APS hier au- près de la direction du club algérois. «Il s'agit d'un joueur très intéressant, il joue comme attaquant libre. C'est le genre de profil que nous recherchons. Il de- vrait être à Alger cette semaine pour finaliser son contrat avec le MCA», a affirmé le président du Doyen, Abdelkrim Raïssi. Salaheddine Saïd (26 ans) avait porté la saison dernière les couleurs du Ahly du Caire (division 1 égyptienne). Avec la sélection

éthiopienne, le joueur s'est distingué lors du dernier match face au Lesotho (victoire 2-1) disputé le 14 juin en marquant le second but, dans le cadre des qualifications de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2017 comptant pour le groupe J où figure no- tamment l'Algérie. Le MCA a assuré jusque-là les services de cinq éléments : le gardien de but Jona- than Matijas (ex-USM Bel-Abbès), Abdelmalek Mokdad (ex-RC Arbaâ), Abdelghani Demmou (ex- ES Sétif), Kheireddine Marzougui (ex-RC Reli- zane), et Rachid Bouhenna (ex-Constantine). S'agissant de l'attaquant Mohamed Amine Aoudia,

le président du MCA a qualifié de «complexe» le re- crutement de l'ancien buteur du CR Belouizdad, du fait qu'il est toujours lié à la formation allemande du FSV Francfort (Bundesliga 2). «Aoudia est toujours sous contrat avec son club, ce qui rend son recrute- ment un peu difficile, même si l'option du prêt n'est pas à écarter», a-t-il expliqué. Les coéquipiers d'Amir Karaoui reprendront le chemin des entraîne- ments le soir du 1er juillet prochain (23h) au stade annexe du 5-Juillet, alors que le stage d'intersaison est programmé en Pologne.

LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE À UNE SEMAINE DU MATCH ESS – USMA

La défense, souci majeur de Madoui

En prévision de son match de Ligue des champions, l’Entente peaufine sa prépara- tion au complexe sportif d’El-Bez à Sétif. Le tenant du titre veux aborder ce minicham- pionnat en mettant toutes les chances de son côté. Samedi prochain, les coéquipiers du portier Khedairia accueillent l’USM Alger pour le compte de la première journée de la phase des poules. Une confrontation palpi-

tante et difficile à négocier pour les deux for- mations qui se connaissent parfaitement. Pour rappel, les deux teams algériens évoluent dans le groupe «B», en compagnie du troisième représentant national, le MC El-Eulma et de l’équipe d’El-Merrikh du Soudan. Au cours de ce premier regroupe- ment, les protégés de Madoui ont eu l’occa- sion de disputer deux matchs amicaux face

à la sélection nationale des U23. Pas tout à

fait au point physiquement, les joueurs de l’ESS ont concédé la première rencontre sur le score sans appel de 3-0. Quatre jours plus tard, les camarades de Delhoum, visiblement

mieux en jambes, ont pris leur revanche en s’imposant par 3-2, dans une partie plaisante et pleine d’enseignement pour les staffs techniques des deux équipes. Ainsi, à la veille de son rendez-vous face à l’USMA, le souci majeur de l’entraîneur ententiste réside dans son compartiment défensif. Madoui, tente de trouver la meilleure for- mule et la composante idéale pour parer aux départs de Mellouli, Boukria et Demou. En effet, les cinq buts encaissés, en deux sorties, face à l’EN U23 ne rassurent guerre le staff technique. D’autant plus que le coach devra composer avec ce qu’il reste de l’effectif de la saison écoulée pour cette confrontation. Les nouvelles recrues n’ayant toujours pas été qualifiées. Un véritable casse-tête pour le jeune technicien algérien qui aurait souhaité dis- poser, au moins, des services de Hachi (Gre- noble) et Cherifi (USMBA) pour le match face aux Algérois. Par ailleurs, Madoui reste préoccupé par la situation, encore floue, de

Belameiri, Djahnit et autre Gasmi, sollicités par des formations du Golfe. A moins d’une semaine du premier rendez-vous continen- tal, il ne sait toujours pas s’il peut compter sur eux ou pas. De son côté, la direction du club fait du mieux possible pour qualifier les nouvelles recrues, à l’image de Rebai (WAT), Cherifi (USMBA), Hachi (Greno- ble), Chenine (Colomiers), Haddouche (ASO) et Tobal (Fulham). Aussi, pour trou- ver des remplaçants de qualité aux partants (Mellouli, Boukria, Demou, Legraâ et Ze’Ondo), Hammar s’active sur le marché des transferts. Ainsi, le boss de l’ESS serait en contact avancé avec Berthé (CSC), Ben- kablia (ASMO), Benlamri (JSK), Amada (USMH) ou encore Nouri (Nimes). Auteur d’une superbe saison, l’ES Sétif, champion d’Algérie et vainqueur de la Ligue des champions et de la supercoupe d’Afrique, veut rester sur la même dynamique pour le prochain exercice. Rédha M.

JS SAOURA

Le Français Bernard Simondi nouvel entraîneur

L'entraîneur français Bernard Simondi a été nommé à la barre technique de la JS Saoura, club de la Ligue 1 algérienne de football, a-t-on appris auprès de la direction de la for- mation de Béchar. Simondi qui rem- place à ce poste Mo- hamed Henkouche,

jouit d'une carrière de 30 ans en qualité d’entraineur au sein de différentes formations dont la dernière (2012 à 2013), celle du club qatari d’EL-Kharitiyah évoluant en la première division local. Le nouveau coach de la JS Saoura a également été directeur technique de l’équipe nationale de Guinée en 2000 et de celle du Benin de 2001 à 2004.

de Guinée en 2000 et de celle du Benin de 2001 à 2004. RC ARBAÂ Darfalou

RC ARBAÂ

Darfalou de retour à l’USMA sous forme de prêt

L'attaquant international olympique du RC Arbaâ, Ous- sama Darfalou, a été prêté pour une saison à l'USM Alger, devenant ainsi la quatrième recrue estivale du club, a appris l'APS hier auprès de la direction usmiste. La venue de l'un des meilleurs attaquants en circulation du championnat, selon les observateurs, s'est concrétisée sans contrepartie financière mais contre trois joueurs es- poirs dont va bénéficier la formation de L’Arbaâ en prêt, en l'occurrence Meziane, Tayeb, et Bourdim, précise la même source. Le club algérois, qui est toujours à la re- cherche d'un nouvel entraîneur en remplacement de l'Alle- mand Otto Pfister limogé, s'est jusque-là assuré les services des deux défenseurs Chakib Arselane Mazari (ex-USM Harrach) et Hocine Benayada (ex-ASM Oran), ainsi que le retour de prêt du gardien de but du MO Béjaia, Smain Man- souri. L'USMA dispose encore d'une licence non utilisée, puisque son effectif s'élève désormais à 24 joueurs seniors.

Le club de la capitale a clôturé samedi un stage de huit jours

à Casablanca (Maroc), en vue du match en déplacement

face à l'ES Sétif, samedi prochain (22h30), dans le cadre de la première journée (Gr. B) de la phase de poules de la Ligue des champions.

(Gr. B) de la phase de poules de la Ligue des champions. MO BÉJAÏA Reprise des

MO BÉJAÏA

Reprise des entraînements aujourd’hui

Le MO Béjaïa, vice-champion de la Ligue 1 professionnelle de football, re- prendra le chemin des entraînements aujourd’hui au stade de l'Unité maghré- bine de Béjaia, pour préparer la prochaine saison 2015-2016 en présence de six nouvelles recrues.La reprise va s'effectuer sous la houlette du nouvel en- traîneur, le Suisse Alain Geiger, qui a remplacé Abdelkader Amrani, parti en- traîner Al-Raed (division 1 saoudienne). Le club de la vallée de la Soummam, détenteur de la Coupe d'Algérie, s'est attaché jusque-là les services de six joueurs : le gardien de but Daif (ex-ASO Chlef), Hadji (ex-CS Constantine), Tedjar (ex-ASO Chlef), Mebarki (ex-USM Harrach), Maâmar Youcef (RC Re- lizane), et Lakhdari (ex-ASO Chlef). En revanche, le club a perdu les services du portier Smain Mansouri, Rahal et Dehouche.

CA BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Khezzar à la barre technique pour relever le défi de l’accession

Le nouvel entraîneur du CA Bordj Bou-Arréridj, El-Hadi Khezzar, qui a remplacé au pied levé Abdelkrim Bira, démissionnaire, veut «jouer premiers rôles en ligue 2-Mobilis avec comme objectif l’accession en fin de saison». Le coach a fait part à APS, hier en marge de la signature d’un contrat d’une

année avec les Criquets jaunes, de son «immense joie» de revenir et de driver à nouveau le CABBA après une première expérience durant la saison 2009-

2010.

Lundi 22 Juin 2015

D E R N I E R E S MONNAIE PÉTROLE L'euro à 1.117$ Le
D E R N I E R E S

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MONNAIE PÉTROLE L'euro à 1.117$ Le Brent à 65.61 dollars
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JEUX MÉDITERRANÉENS-2021

Oran prête à accueillir l’événement

L es structures d'accueil et de compé- tition de la ville d'Oran, candidate à l'organisation des jeux Méditerra-

néens-2021 (JM-2021), sont prêtes, a-t-on appris hier auprès d'une source proche du dossier. «Oran sera prête à accueillir di- gnement et dans les meilleures conditions, cette manifestation méditerranéenne. Elle possède de grandes capacités d'accueil dans un cadre de haut niveau», assure-t- on de même source, à un peu plus de deux mois de la procédure de vote, prévue le 27 août à Pescara (Italie), à la veille du début de la 1 re édition des jeux Méditerranéens de plage. Mercredi, à l'occasion de sa vi- site dans la wilaya d'Oran, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s'était en- quis de l'état d'avancement des travaux préparatoires dans la capitale de l'Ouest algérien, en course avec Sfax (Tunisie) pour abriter le rendez-vous de 2021. M. Sellal a assuré, à cette occasion, les au- torités locales du «plein soutien» du gouvernement sur tous les plans, à la hauteur de cet évènement regroupant les 24 pays du bassin méditerranéen depuis 1951. Le nouveau stade d'Oran, d'une capacité d'accueil de 40.000 places dans la commune de Bir El-Djir, est en voie d'achèvement. Une salle omnisports de

est en voie d'achèvement. Une salle omnisports de 6.000 places, une piste d'athlétisme, un vélodrome, un

6.000 places, une piste d'athlétisme, un vélodrome, un complexe nautique ainsi qu'un club de tennis font partie du pro- jet. Le tout va être complété par un vil- lage olympique abritant les délégations et dont les travaux de réalisation seront entamés au courant de l'année 2016, avait indiqué récemment le président du Comité olympique et sportif algérien (COA), Mustapha Berraf. Le village,

qui comportera tous les équipements nécessaires pour le confort et la concen- tration des athlètes, sera livré dans un délai de 36 mois. Cette future infra- structure, qui sera réalisée sur une su- perficie de plus de 40 hectares dans la localité de Belgaïd, à l'est d'Oran, re- groupera plus de 6.500 chambres spé- cialement aménagées, pour une capacité d'accueil de près de 14.000 athlètes. Elle sera dotée de terrains d'entraînement, d'un espace de sport en plein air, de

courts de tennis, de salles de sports col- lectifs (handball, volley-ball, basket-

), ainsi que d'espaces de détentes

et de toutes les commodités pour une bonne récupération des athlètes. Pour rappel, une commission d'inspection du Conseil international des jeux Méditer- ranéens (CIJM), chargée de l'évaluation des dossiers des villes candidates à l'ac- cueil des 19 es JM, avait visité en février dernier Oran, où elle s'est rendue dans plusieurs infrastructures sportives et touristiques. Le chef de la délégation, le Maltais Lino Farrugia Sacco, avait alors déclaré que «du bon chemin a été parcouru», et que «le dossier d'Oran est, a priori, ac- ceptable».

ball

AZZEDDINE MIHOUBI ET L’AMBASSADEUR DU ROYAUME D’ARABIE SAOUDITE

Le rôle de la culture dans la lutte contre l’extrémisme souligné

Le ministre de la Culture, Azzed- dine Mihoubi, et l’ambassadeur du royaume d’Arabie saoudite à Alger, Souleiman Ibn Abdelaziz Al Saoud, ont souligné hier que «la culture demeure un moyen de lutte contre l’extrémisme sous toutes ses formes». Le ministre a également évoqué le rôle majeur de la culture dans la lutte contre l’extré- misme, soulignant «les efforts consentis par le Président de la République, Ab- delaziz Bouteflika, pour la préservation de l’unité nationale». L’entretien a en outre porté sur la coopération bilatérale dans le domaine culturel. L’ambassa-

bilatérale dans le domaine culturel. L’ambassa- deur saoudien a salué le programme de la manifestation

deur saoudien a salué le programme de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 20015»; soulignant «l’importance de la coopération dans le domaine du théâtre». Dans le même contexte, M. Mihoubi a rappelé les grands rendez-vous culturels prochains, tels le Salon international du livre qui «représente une importante opportunité pour rencontrer les grands hommes de lettres et écrivains du monde entier». Le ministre a en outre évoqué les prépara- tifs du festival du cinéma euro-méditer- ranéen prévu avant la fin de l’année en cours.

LUTTE CONTRE LE TERRORISME

les États-Unis considèrent l’Algérie comme « un partenaire clé »

Les États-Unis considèrent l’Algérie comme «un partenaire clé» dans la lutte mondiale contre le terrorisme, relevant, une nouvelle fois, les actions entreprises par les autorités algé- riennes à tous les niveaux et dans tous les domaines, pour venir à bout de ce fléau. «L’Algérie demeure un partenaire clé dans les efforts mondiaux de lutte contre le terrorisme», sou- ligne le département d’État américain da