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Analyse environnementale : outils de cotation et de hie´ rarchisation des risques environnement

par Gilles FRIDERICH

Inge´ nieur management environnemental – Mission De´ veloppement durable et solidaire de la ville de Metz

1.

De´ finitions et terminologie

G 5 010 2

1.1

De´ finitions

2

1.2

Terminologie

— 2

 

1.2.1 Aspects et impacts : deux notions diffe´ rentes

— 2

1.2.2 Fonctionnements normal et transitoire, de´ grade´ et accidentel

— 3

2.

Contexte normatif et re´ glementaire

3

2.1

Principales exigences normatives

3

2.2

Un contexte re´ glementaire a` prendre en compte : les ICPE soumises a` autorisation

4

3.

Identification des aspects et impacts environnementaux :

objectifs et principes

4

3.1

Objectifs

4

3.2

Principes

5

4.

Identification des aspects et impacts environnementaux :

me´ thodologie

5

4.1

Description de la me´ thodologie

5

4.2

Exemple : caracte´ risation sur le the`me des de´ chets

7

5.

Acteurs d’une analyse environnementale

9

6.

Quelques conseils pratiques

9

7.

Analyse environnementale et autres de´ marches similaires

10

8.

Conclusion

11

Pour en savoir plus

Doc. G 5 010

R eflet d’un engagement volontaire et d’une implication re´ elle d’une direc- tion, la mise en place d’un syste`me de management environnemental

(SME) pre´ voit une analyse pre´ alable des effets de l’organisme sur l’environnement. En effet, gage de re´ ussite d’une de´marche en faveur de la protection de l’envi- ronnement, l’analyse environnementale est une e´ tape cle´ dans la mise en place d’un syste`me de management de ce type. Elle a pour but d’affiner la politique envi- ronnementale et d’alimenter le programme de management environnemental. Pour ce faire, l’organisme va re´ aliser un e´ tat des lieux qui lui permettra d’iden- tifier ses proble´matiques et enjeux environnementaux au travers de l’analyse de ses risques environnementaux appele´ s « impacts environnementaux ».

Ce diagnostic pre´ cis et minutieux doit permettre d’e´ valuer le plus justement possible les impacts constate´ s et de de´ finir un programme d’actions dont le but est la pre´ vention des pollutions et la protection de l’environnement. Par la suite, l’organisme doit re´ gulie` rement tenir a` jour cette analyse au gre´ des changements et modifications de ces produits, activite´ s et services pour qu’elle soit repre´ sentative de ses impacts sur l’environnement.

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ANALYSE ENVIRONNEMENTALE : OUTILS DE COTATION ET DE HIE

RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT –––––––––––––––––––––––––––––––––––

Pour re´ aliser cette analyse environnementale, l’organisme, qu’il soit entre- prise ou collectivite´, doit identifier :

– ses exigences le´ gales et re´ glementaires applicables ;

les aspects et impacts environnementaux les plus significatifs de ses prati- ques existantes ;

– les e´ ventuels incidents et accidents subis.

Tout particulie` rement, la partie « identification des aspects et impacts envi- ronnementaux » ne´ cessite la mise a` disposition d’outils et me´ thodes pertinents adapte´s a` chaque organisme. Fort de ce constat, dans quel cadre normatif s’inscrit l’identification des aspects et impacts environnementaux ? Quelle peut eˆ tre la me´ thodologie pour mettre en place l’analyse ?

1. De´ finitions et terminologie

Au pre´ alable, il est ne´ cessaire de donner les de´ finitions de cer- tains termes utilise´ s et leurs liens afin d’e´ viter d’e´ ventuelles confusions.

1.1 De´ finitions

& Aspect environnemental : e´le´ment des activite´ s, produits ou servi- ces d’un organisme susceptible d’interactions avec l’environnement.

Nota : un aspect environnemental significatif est un aspect environnemental qui a ou peut avoir un impact environnemental significatif (ISO 14001).

& Impact environnemental : toute modification de l’environne- ment, ne´ gative ou be´ ne´ fique, re´ sultant totalement ou partiellement des aspects environnementaux d’un organisme (ISO 14001).

& Types de pollution : il existe plusieurs types de pollution qu’il faut bien distinguer :

pollution accidentelle : pollution re´ sultant d’un fait soudain, fortuit et concomitant de celui-ci. Fait mate´ riel bref, manifestation et de´ gaˆ ts plus ou moins instantane´ s.

manifestation et de´ gaˆ ts plus ou moins instantane´ s. Exemple : incendie, rupture de canalisation

Exemple : incendie, rupture de canalisation

pollution chronique : pollution permanente lie´e a` l’activite´ humaine. Pollution constante connue et accepte´ e.

humaine. Pollution constante connue et accepte´ e. Exemple : rejet CO 2 , MES (matie` res

Exemple : rejet CO 2 , MES (matie` res en suspension)

pollution graduelle : pollution re´ sultant d’un fait fortuit, e´mis- sion diffuse de substances dont l’accumulation finit par cre´ er une nuisance manifestation lente et progressive.

Exemple : fuites d’une cuve, d’une canalisation, e´ missions gazeuses … : fuites d’une cuve, d’une canalisation, e´ missions gazeuses

pollution historique : pollution qui re´ sulte des anne´ es d’activi-

te´ s

: pollution qui re´ sulte des anne´ es d’activi- te´ s industrielles ante´ rieures. Exemple :

industrielles ante´ rieures.

Exemple : infiltration d’hydrocarbures dans le sol.

Les pollutions peuvent se mesurer a` l’aide de diffe´ rents parame` - tres (liste non exhaustive) selon les domaines de l’environnement (tableau 1).

1.2 Terminologie

1.2.1 Aspects et impacts : deux notions diffe´ rentes

Un aspect environnemental repre´ sente une cause possible d’ impact environnemental de l’organisme sur l’environnement. L’examen repre´ sente´ sur la figure 1 porte, par exemple, sur les e´le´ - ments suivants : les rejets liquides et atmosphe´ riques, l’utilisation de matie` res premie` res, l’e´mission de nuisances sonores, la produc- tion de de´ chets, les rejets d’eaux, la consommation d’eau et d’e´ nergie

Relation de cause à effet

Émissions de bruits Rejets atmosphériques Gêne du voisinage Pollution de l’air Hygiène de vie Hygiène
Émissions de bruits
Rejets atmosphériques
Gêne du voisinage
Pollution de l’air
Hygiène de vie
Hygiène de vie
Matières premières
Process
Eau
Stockage
Énergies
Rejets liquides
Consommables
Salariés
Pollution des rivières
Rejets solides, déchets
Sécurité du travail
Stockage
Pollution des sols
Mise en décharge

Produits finis

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Figure 1 – Exemple d’impacts dus a` une activite´

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ANALYSE ENVIRONNEMENTALE : OUTILS DE COTATION ET DE HIE RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT

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Tableau 1 – Types de polluants par domaine de l’environnement

Domaines

 

Typologie de polluants

 

Oxydes d’azote (NO x )

Oxydes de soufre (SO x )

Oxydes de carbone (CO x )

Hydrocarbures le´ gers (CH 4 )

Air

Compose´ s organiques volatils (COV)

Particules contenant ou non des compose´ s me´ tal- liques ou organiques

Ozone ou polluants photochimiques (polluants se- condaires)

 

Demande chimique en oxyge` ne (DCO)

Demande biochimique en oxyge` ne (DBO)

Matie` res

oxydables (MO)

Matie` res en suspension (MES)

Eau

Compose´ s de l’azote (NH 4 , NO 2 , NO 3 , azote orga- nique)

Phosphore total (P)

Compose´ s

organo-haloge´ ne´ s (AOX)

Me´ taux toxiques (METOX)

Tempe´ rature : elle peut avoir une influence ne´ ga- tive

 

Produits phytosanitaires – engrais

Produits dangereux

Plastiques

Sol/sous-sol

Me´ taux, mercure, plomb

Hydrocarbures, peintures, solvants, huiles, me´ di- caments

Lisiers

Bruit

Bruits e´mergeants provoquant des nuisances so- nores

 

De´ chets inertes : ils sont inertes d’un point de vue chimique, biologique ou physique (be´ ton, gra- vats)

De´ chets

De´ chets industriels banals (DIB) : assimilables aux ordures me´ nage` res (papier, bois, cartons, plasti- ques, ferrailles, verre, textiles). Ils ne doivent pas eˆ tre souille´ s par des produits toxiques ou dange- reux.

De´ chets industriels dangereux (DID) : ils contien- nent des e´le´ments polluants ou toxiques.

 

Tableau 2 – Couple aspect/impact en environnement

 

Aspects

Impacts possibles

Rejets d’eaux suite a` une fuite d’huile dans le re´ seau d’e´ gout

Pollution directe de la rivie` re ou de la station d’e´ puration si l’e´ gout est raccorde´

Rejets atmosphe´ riques de fume´ es

Pollution de l’air et geˆ ne du voisinage

Production de de´ chets

Selon le mode stockage des de´ chets, pollution du sol et atteinte a` la faune et la flore

´

 

E

mission de bruit duˆ

Nuisances sonores et geˆ ne

a`

un compresseur

du voisinage

 

´

Consommation d’eau,

E puisement des ressources

d’e´ nergie

naturelles

Un impact environnemental repre´ sente l’effet ne´ gatif ou positif des activite´ s de l’organisme sur l’environnement.

Il existe donc un lien de cause a` effet entre un aspect environne- mental et un impact environnemental (figure 1 ).

Quelques exemples de couple aspect/impact sont donne´ s dans le tableau 2 .

1.2.2 Fonctionnements normal et transitoire, de´ grade´ et accidentel

Les aspects et impacts environnementaux se mesurent dans un cadre normal d’activite´ s, mais aussi lors de fonctionnements anor- maux et accidentels.

Il n’y a pas de de´ finition type et selon les terminologies adopte´ es

par diffe´ rents organismes,

– le mode ou fonctionnement normal et transitoire : le mode nor- mal repre´ sente le fonctionnement habituel des activite´ s tandis que le mode transitoire sera associe´ a` une maintenance pre´ ventive par exemple, ou` les impacts peuvent eˆ tre plus importants qu’en fonc- tionnement normal mais toujours maıˆtrise´ s, planifie´ s et dans un temps donne´ ; – le mode ou fonctionnement de´ grade´ et accidentel : le mode de´ grade´ sera plus lie´ a` un dysfonctionnement qui fera appel a` une maintenance curative. Le mode accidentel repre´ sentera les de´ ver- sements, l’incendie et les explosions ou` les effets peuvent eˆ tre tre` s importants sur l’environnement.

on retrouve ge´ ne´ ralement regroupe´s :

2. Contexte normatif et re´ glementaire

2.1 Principales exigences normatives

La norme ISO 14001 et le re` glement EMAS sont des re´ fe´ rentiels reconnus et applicables dans tous les secteurs d’activite´ s avec, pour finalite´ s communes, la protection de l’environnement.

Ces derniers abordent les aspects environnementaux comme une exigence formelle et explicite.

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RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT –––––––––––––––––––––––––––––––––––

& Norme ISO 14001 (version 2004)

Les exigences du re´ fe´ rentiel ISO 14001 version 2004 sont (chapitre 4.3.1) :

« L’organisme doit e´ tablir, mettre en œuvre et tenir a` jour une (des) proce´ dure(s) pour :

a) identifier les aspects environnementaux de ses activite´ s, pro-

duit et services, dans le cadre du domaine d’application de´ fini pour le syste`me de management environnemental, qu’il a les moyens de maıˆtriser, et ceux sur lesquels il a les moyens d’avoir une influence en tenant compte des de´ veloppements nouveaux ou planifie´ s ou des activite´ s, produits et services nouveaux ou modi- fie´ s, et ;

b) de´ terminer ceux des aspects qui ont ou qui peuvent avoir un

(des) impact(s) significatif(s) sur l’environnement (c’est-a` -dire aspects environnementaux significatifs).

« L’organisme doit documenter ces informations et les tenir a`

jour.

« L’organisme doit s’assurer que les aspects environnementaux

significatifs sont pris en compte dans l’e´ tablissement, la mise en œuvre et la tenue a` jour de son syste`me de management

environnemental. »

& Re` glement EMAS syste` me de management environnemental et

d’audit appele´ « re` glement e´ co-audit » (2001)

Les exigences du re´ fe´ rentiel EMAS sont (chapitre I-A.3.1. Aspects environnementaux) :

« L’organisme doit e´ tablir et maintenir une ou des proce´ dure(s)

d’identification des aspects environnementaux de ses activite´ s, produits ou services qu’elle peut maıˆtriser et sur lesquels elle est cense´ e avoir une influence, afin de de´ terminer ceux qui ont ou peu- vent avoir des impacts environnementaux significatifs.

« L’organisme doit s’assurer que les aspects relatifs a` ces impacts

significatifs sont pris en conside´ ration pour l’e´ tablissement de ses

objectifs environnementaux.

« Ces informations doivent eˆ tre tenues a` jour par l’organisme. »

Pour re´ sumer cette exigence que l’on retrouve dans ces re´ fe´ - rentiels, l’identification des aspects environnementaux condi- tionne l’ensemble du syste`me de management, la pertinence des objectifs et des programmes environnementaux et l’e´ va- luation des performances environnementales. En outre, l’identification des aspects environnementaux est un processus dynamique dont la me´ thodologie appartient a` l’organisme et fait l’objet d’une proce´ dure. Des listes d’aspects environnementaux significatifs ou non, des crite` res de se´lection des aspects environnementaux, des e´ tudes re´ glementaires (e´ tude d’impact, e´ tude des dangers, e´ tude de´ chets, audits e´ nerge´ tiques) et techniques sont autant de documents et enregistrements lie´s a` ce chapitre.

2.2 Un contexte re´ glementaire a` prendre en compte : les ICPE soumises a` autorisation

La re´ glementation relative aux installations classe´ es pour la pro- tection de l’environnement (ICPE) pre´ voit que les installations industrielles d’une certaine importance doivent, dans un souci de protection de l’environnement, pre´ alablement a` leur mise en ser- vice, faire l’objet d’une autorisation prise sous forme d’un arreˆ te´ pre´ fectoral qui fixe les dispositions que l’exploitant devra respecter pour assurer cette protection.

apre` s instruction par

les services administratifs, enqueˆ te publique et passage devant le conseil de´ partemental d’Hygie` ne. Instruction et enqueˆ te se font

Cette autorisation est de´livre´ e par le pre´ fet

sur la base d’un dossier de demande qui inte` gre, entre autres, une

e´ tude

d’impact et une e´ tude des dangers.

L’ e´ tude d’impact pre´ voit notamment :

– une analyse de l’e´ tat initial du site et de son environnement ;

– une analyse des effets directs et indirects, temporaires et per-

manents de l’installation sur l’environnement ;

– une analyse de l’origine, la nature et la gravite´ des inconve´ -

nients susceptibles de re´ sulter de l’exploitation de l’installation ;

– les raisons qui motivent le projet ;

– les mesures envisage´ es pour supprimer, limiter et si possible compenser les inconve´ nients de l’installation.

L’ e´ tude des dangers est en relation avec l’importance des dan- gers de l’installation et de leurs conse´ quences pre´ visibles en cas de sinistre.

Cette e´ tude doit :

– rendre compte de l’examen qu’a effectue´ l’exploitant en vue de

re´ duire les risques pour l’environnement et les populations ;

– assurer l’information du public et des travailleurs au travers

notamment de l’enqueˆ te publique ;

– apporter tous les e´le´ments utiles pour la de´libe´ ration des ins- tances compe´ tentes qui donnent leur avis sur la demande.

Cette e´ tude doit donc comporter un recensement et une descrip- tion des accidents susceptibles d’intervenir.

Il apparaıˆt clairement qu’une entreprise soumise a` autorisation, ayant donc un arreˆ te´ pre´ fectoral reque´ rant, entre autres , une

dangers, a re´ alise´ une partie

e´ tude

importante de l’identification de ces aspects et impacts environne-

mentaux spe´ cifie´ e dans le re´ fe´ rentiel ISO 14001.

d’impact et une e´ tude des

Bien que repre´ sentant un socle d’informations indispensables

aux aspects et impacts environnementaux, l’e´ tude d’impact et

dangers s’arreˆ tent a` l’identification des proble´mati-

ques sans une me´ thodologie de hie´ rarchisation et de cotation structure´ e. L’e´ tude d’impact servira en l’occurrence a` l’identification des aspects et impacts environnementaux en fonctionnement nor- mal et l’e´ tude des dangers, quant a` elle, alimentera ces der-

niers en fonctionnement accidentel.

l’e´ tude de

3. Identification des aspects et impacts environnementaux :

objectifs et principes

3.1 Objectifs

L’analyse environnementale, dont les re´ fe´ rentiels ISO 14001 et EMAS font re´ fe´ rence, a pour objet de fournir a` l’organisme un pro- cessus d’identification des aspects environnementaux et de de´ ter- miner ceux qui sont significatifs en fonctionnement normal et en fonctionnement accidentel pour que ce dernier puisse les prendre en conside´ ration prioritairement.

La finalite´ de l’analyse environnementale est de fixer des objec- tifs et cibles, d’e´ tablir un programme d’actions et d’inte´ grer dans la politique et la strate´ gie les axes d’ame´lioration de´ termine´ s en matie` re d’environnement. Cette de´marche est le fondement du sys- te`me de management de l’environnement et s’inscrit dans la logique d’ame´lioration permanente (figure 2).

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ACT :

améliorer

PLAN : planifier

P Analyse environnementale ISO 14001 DO : A D EMAS réaliser C
P
Analyse
environnementale
ISO 14001
DO :
A
D
EMAS
réaliser
C

CHECK : vérifier

Figure 2 – Le principe d’ame´ lioration continue selon le PCDA

Identification des aspects et impacts

Identification des exigences légales et autres

et impacts Identification des exigences légales et autres Définition d'objectifs et cibles Établissement de
et impacts Identification des exigences légales et autres Définition d'objectifs et cibles Établissement de

Définition d'objectifs et cibles Établissement de programmes d'actions

Figure 3 – Planification du syste` me de management environnemental (SME)

La planification du syste`me de management environnemental se de´ coupe en plusieurs parties, indique´ es sur la figure 3.

3.2 Principes

Ce processus d’identification fait l’objet d’une me´ thodologie qui doit eˆ tre objective, pragmatique et reproductible :

– me´ thodologie objective qui refle` te la re´ alite´ des proble´mati- ques et effets sur l’environnement de l’organisme ;

– me´ thodologie pragmatique qui est simple dans son utilisation

par les personnels de l’organisme ;

– me´ thodologie reproductible ou` l’on retrouve les meˆmes re´ sul-

tats lorsque l’analyse est faite au sein d’un groupe re´ unissant des compe´ tences et des sensibilite´ s diffe´ rentes.

L’analyse environnementale , selon les re´ fe´ rentiels cite´ s, se re´ alise en plusieurs e´ tapes bien de´ finies :

1 re e´ tape : recueillir les donne´ es globales de l’organisme (les activite´ s, les produits et les services) ;

2 e e´ tape : de´ couper et de´ crire les activite´ s, les produits et les services ;

3 e e´ tape : identifier les aspects et impacts lie´ s aux activite´ s, produits et services en fonctionnement normal et transitoire, de´ grade´ et accidentel ;

4 e e´ tape : de´ terminer et caracte´ riser les crite` res de cotation et de´ finir un seuil de significativite´ pour la hie´ rarchisation des aspects et impacts environnement.

4. Identification des aspects et impacts environnementaux :

me´ thodologie

4.1 Description de la me´ thodologie

Les objectifs et principes e´ tant de´ finis, les e´ tapes e´ voque´ es ci- dessus peuvent eˆ tre de´ ploye´ es avec diffe´ rents outils de formalisa- tion. Ne´ anmoins, toutes ces e´ tapes font l’objet d’une de´marche par- ticipative a` tous les niveaux de l’organisme pour impliquer les per- sonnels dans la de´marche.

& 1 re e´ tape : recueillir les donne´ es globales de l’organisme (encadre´ 1 ).

Encadre´ 1 – Exemple de recueil de donne´ es

Pre´ sentation ge´ ne´ rale de la socie´ te´

& Statut juridique :

– pre´ sentation succincte de la socie´ te´ ;

– description des proce´ de´ s et services ;

– plans masse du site ;

– plans des re´ seaux de collecte ;

– plans de distribution des e´ nergies ;

– historique du site.

& Caracte´ ristiques du site :

– contexte ge´ ographique ;

– re´ seaux publics ;

– ge´ ologie ;

– hydroge´ ologie ;

– hydrologie ;

– climatologie ;

– faune et flore, paysage.

& Recueil de donne´ es et analyse :

– consommation d’e´ nergie ;

– approvisionnement en eau ;

– rejets liquides ;

– rejets gazeux ;

– inventaire des de´ chets.

& Inventaire des activite´ s, produits et services :

– e´ tablir un sche´ma des proce´ de´s ;

– identifier les flux, bilan.

Recueillir les donne´ es globales de l’organisme par ses activite´ s, produits et services permet de re´ aliser un inventaire du contexte ge´ ne´ ral (figure 4).

Cette premie` re e´ tape permet donc une premie` re approche des proble´matiques environnementales de l’organisme et permet de fixer un cadre a` la recherche d’informations.

Nota : un plan masse est souvent utilise´ pour visualiser les informations recueillies.

& 2 e e´ tape : de´ coupage et description des activite´ s dans les diffe´ - rents unite´ s de travail ou zones, recensement des produits utilise´ s, de l’e´ nergie, des de´ chets, de l’eau

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ANALYSE ENVIRONNEMENTALE : OUTILS DE COTATION ET DE HIE

RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT –––––––––––––––––––––––––––––––––––

Ce qui est autour Sensibilité/Vulnérabilité de
Ce qui est autour Sensibilité/Vulnérabilité de l'environnement de l'entreprise Matières Énergie Eaux Ce
Ce qui est autour
Sensibilité/Vulnérabilité de l'environnement de l'entreprise
Matières
Énergie
Eaux
Ce qui entre
premières
Ce qui provoque
Produits
Procédés
Services
Ce qui sort
Facteurs de nuisances
en situation normale
Facteurs de nuisances
en situation anormale/accidentelle
Figure 4 – Logique d’investigations
Entrants : Consommation de :
Entrants :
Consommation de :

Étapes des activités, Stockage de produits,

Services de l'organisme

de : Étapes des activités, Stockage de produits, Services de l'organisme Sortants : Déchets Impacts

Sortants :

Déchets

Impacts

- matières premières

- énergie

- eau

Avec comme types d'impacts :

- pollution des eaux de surface

- pollution du sol /sous-sol/ eaux souterraines

- pollution de la faune et de la flore

- pollution de l'air

- nuisances olfactives

- nuisances sonores et vibrations

- nuisances visuelles

- impact sur l'homme

Figure 5 – Logique de de´ coupage de l’organisme

La description doit eˆ tre re´ alise´ e en questionnant les diffe´ rents acteurs sur le terrain (figure 5).

Les the`mes environnementaux pouvant eˆ tre pris en compte sont indique´ s dans le tableau 3.

& 3 e e´ tape : identification des aspects et impacts lie´ s aux activite´ s

et produits de chaque unite´ ou zone en fonctionnement normal/ transitoire et fonctionnement de´ grade´/accidentel.

L’identification est ge´ ne´ ralement formalise´ e dans un tableau. Un exemple est donne´ dans le tableau 4.

Le mode transitoire peut s’apparenter a` un fonctionnement lors d’une maintenance pre´ ventive ou` les impacts peuvent eˆ tre plus importants qu’en fonctionnement normal mais toujours maıˆtrise´ s, planifie´ s et dans un temps donne´ (par exemple : chan- gement d’un filtre pre´ vu).

Le mode de´ grade´ s’associe plus a` un dysfonctionnement qui fera appel a` une maintenance curative (par exemple : une panne qui engendre des impacts environnementaux non pre´ vus).

Le mode accidentel repre´ sente les de´ versements, l’incendie et les explosions ou` les effets peuvent eˆ tre tre` s importants sur l’environnement.

Ces de´ finitions ne suivent pas des re` gles strictes, chaque organisme pourra ajuster ses terminologies.

& 4 e e´ tape : choix et caracte´ risation des crite` res de cotation et de´ fi-

nition du seuil de significativite´ pour la hie´ rarchisation des aspects et impacts environnement.

Tableau 3 – The` mes environnementaux

Milieux impacte´ s

Impacts

Eaux de surface

Pollution des eaux (rejets)

Eaux souterraines

Pollution par infiltration ou rejets

Air

Pollution de l’air, nuisances olfactives

Sols/sous-sols

Pollution des sols/sous-sols

Faune/flore

Atteinte de la faune et de la flore

Humain

Nuisances sonores, vibrations, nuisances visuelles, sur la sante´

Entrants, sortants

Impacts

 

´

Consommation (eau, e´ nergie, matie` res premie` res)

E puisement des ressources naturelles

De´ chets

Production de de´ chets

Cette e´ tape est de´licate dans le sens ou` l’organisme doit e´ tablir sa me´ thode, la tester et la re´ ajuster pour lui donner de la pertinence.

Choix des crite` res de cotation

En premier lieu, l’organisme doit choisir les crite` res qu’il va rete- nir. Par exemple :

– la gravite´ d’un phe´ nome` ne ou la dangerosite´ d’un produit ;

– la fre´ quence d’apparition ou la possibilite´ d’occurrence d’un phe´ nome` ne ;

– la quantite´ de produits ou de de´ chets ou de rejets ;

– la sensibilite´ du milieu par rapport a` une nuisance ;

– la persistance ou la dure´ e de l’impact ;

– la prise en compte des parties inte´ resse´ es dans l’analyse et la cotation ;

– la maıˆ trise requise en termes de pre´ vention et de protection pour e´ viter ou diminuer la nuisance ;

la conformite´ re´ glementaire de l’organisme ;

 

La liste des crite` res cite´ s n’est pas exhaustive. Il est a` noter que les organismes adaptent la terminologie et la de´ finition des crite` res

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ANALYSE ENVIRONNEMENTALE : OUTILS DE COTATION ET DE HIE RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT

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Tableau 4 – Extrait d’un tableau recensant les aspects et impacts environnementaux

Activite´ s,

produits ou

services

N

Mode de

fonctionnement

Aspect environnemental

Domaine

Impact environnemental

´

E mission de gaz d’e´ chappement :

NO x

Air

Pollution atmosphe´ rique

1 Normal

´

E mission de bruit et vibration

Bruit

Geˆ ne auditive

2 Normal

Renversement d’un camion

Sol

Pollution du sol Pollution des eaux souterraines

3 Accidentel

Incendie d’un camion

Eau

Pollution des eaux de surface (par ruissellement des produits transporte´ s et des eaux d’extinction d’incendie)

Transport

Air

Pollution de l’air (fume´ es toxiques)

4 Accidentel

Sol

Pollution du sol, sous-sol (par infiltration des produits transporte´ s et des eaux d’extinction d’incendie)

a` leur choix. Le but est de retenir un nombre limite´ de crite` res pour ne pas compliquer la me´ thode. Les crite` res associe´ s les plus souvent retenus sont :

– la gravite´ et la dangerosite´ ;

– la fre´ quence et la quantite´ ;

– la maıˆ trise.

Remarque : la conformite´ re´ glementaire n’est pas force´ment un crite` re repris parce qu’il est admis que toute non-conformite´ re´ gle- mentaire e´ quivaut a` un aspect environnemental significatif. De ce fait, il n’est pas ne´ cessaire de le coter pour le hie´ rarchiser.

Caracte´ risation des crite` res de cotation En second lieu, l’organisme va devoir caracte´ riser ces crite` res en les associant aux domaines environnementaux comme :

– consommation d’eau et rejets d’eaux ;

– gestion des produits dangereux ;

– trafic – logistique amont et aval ;

– production de de´ chets ;

– air/odeurs ;

– bruits/vibrations ;

– sols/sous-sols/faune/flore ;

– inte´ gration paysage` re.

consommation d’e´ nergie ;

La caracte´ risation des crite` res choisis permet de de´ finir les niveaux de cotation factuels et objectifs.

4.2 Exemple : caracte´ risation sur le the` me des de´ chets

Pour cet exemple, nous prenons le cas ge´ ne´ ral des de´ chets de l’organisme en de´ ployant la me´ thode comme suit :

& Niveau 1 – se´ lection des crite` res

Nous retenons la quantite´ de de´ chets, partant du principe que ces donne´ es sont suivies par l’organisme, et la dangerosite´ des de´ chets selon la classification des de´ chets.

& Niveau 2 – e´ laboration de la grille de cotation pour le calcul du

risque potentiel (ou risque brut)

Dans ce cas, le crite` re quantite´ est de´ coupe´ en 4 colonnes et les seuils ont e´ te´ de´ finis logiquement par rapport aux donne´ es de

Domaine déchets Mode normal ou transitoire Quantité < 10 % quantité totale < 20 %
Domaine déchets
Mode normal ou transitoire
Quantité
< 10 %
quantité
totale
< 20 %
quantité
totale
< 30 %
quantité
totale
> 30 %
quantité
totale
Dangerosité
Déchets
5
10
15
20
inertes
Déchets
10
15
20
25
banals
Déchets
15
20
25
30
dangereux

Résultat du risque potentiel

´

Figure 6 – E laboration de la grille de cotation

l’organisme sur le suivi des de´ chets. Les cotations de la grille ont e´ te´ choisies de manie` re colle´ giale (figure 6).

Dans ce cas pre´ cis, on retient les crite` res de quantite´ et de dan- gerosite´ des de´ chets pour e´ valuer le risque potentiel sur l’environnement.

& Niveau 3 – estimation du risque potentiel

Pour les de´ chets ge´ ne´ re´ s pour chaque activite´ identifie´ e par l’or- ganisme, la grille donne un re´ sultat objectif selon les seuils choisis pre´ alablement.

& Niveau 4 – e´ laboration de la grille des moyens de maıˆtrise

Une fois le risque potentiel (ou brut) cote´, il faut de´ finir les moyens de maıˆ trise existants ou a` mettre en place pour diminuer la valeur du risque potentiel. La maıˆtrise des risques tient compte des aspects technique, organisationnel, de compe´ tence et comportemental.

Pour cet exemple, nous choisissons de de´ couper les moyens de maıˆtrise en 3 cate´ gories (technique, organisation, compe´ tence/

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ANALYSE ENVIRONNEMENTALE : OUTILS DE COTATION ET DE HIE

RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT –––––––––––––––––––––––––––––––––––

comportement) en leur associant une cotation. Les moyens de maıˆ- trise s’additionnent s’ils sont conside´ re´ s comme pre´ sents dans la gestion des de´ chets (figure 7).

Ce de´ coupage des moyens de maıˆtrise a pour objectif de faciliter le choix d’actions correctives ou pre´ ventives a` mener. Il peut e´ gale- ment repre´ senter une aide a` la de´ cision.

Le crite` re maıˆtrise peut de´ pendre des moyens techniques et/ou organisationnels et/ou comportementaux et de compe´ tence. Ces

crite` res ayant e´ te´ caracte´ rise´ s, on peut coter le risque re´ siduel qui

maıˆtrise

re´ sulte du risque potentiel ponde´ re´ par les moyens de existants.

& Niveau 5 – calcul du risque re´ siduel

Pour cet exemple, le risque re´ siduel est calcule´ de la manie` re suivante :

Calcul pour la cotation :

Re´ sultat risque re´ siduel = risque potentiel/moyens de maıˆtrise.

Il est a` noter que d’autres modes de calcul peuvent eˆ tre utilise´ s (soustraction des moyens de maıˆtrise par exemple).

& Niveau 6 – choix du seuil de significativite´

En dernier lieu, l’organisme va de´ finir un seuil de « significativite´ » qui lui permettra d’identifier ses aspects environnementaux signifi- catifs et, par la` meˆme, de les hie´ rarchiser :

Si le re´ sultat risque re´ siduel est supe´ rieur au seuil de significati- vite´ de´ fini alors l’ aspect environnemental est significatif.

& Niveau 7 – prendre du recul

Par rapport aux re´ sultats, l’e´ quipe travaillant sur la me´ thodologie doit valider que la me´ thode donne des re´ sultats cohe´ rents par rap- port a` la re´ alite´.

Fort de ce constat, les crite` res, les seuils, les grilles peuvent eˆ tre modifie´ s et adapte´ s.

L’organisme doit lui-meˆme de´ terminer la « significativite´ » de ces aspects et impacts selon des crite` res et une me´ thode qu’il aura de´ fini. La me´ thode doit donner des re´ sultats cohe´ rents par rapport aux proble´matiques environnementales.

Dans cet exemple (figure 8), l’organisme ge` re une quantite´ totale de de´ chets dangereux cote´e a` 30, avec un niveau de maıˆ trise qui inte` gre des moyens techniques et organisationnels, mais avec une carence en termes de compe´ tence et de comportement des personnels.

Le calcul du risque re´ siduel nous ame` ne a` 8,6 alors que le seuil est fixe´ a` 8. Cet aspect environnemental est juge´ significatif. La caracte´ risation du crite` re maıˆtrise permettra de lancer une action plutoˆ t de sensibilisation des personnels aux re` gles de tri des de´ chets.

Domaine déchets Mode normal ou transitoire

 

Moyens de maîtrise

Techniques

Organisationnels

Comportementaux et de compétence

Mise à disposition de bennes, de fûts pour trier.

Mode opératoire, signalétiques en place, personne(s) qui gère(nt) les déchets Choix de filières adaptées

Formation, sensibilisation des personnels. Respect des pratiques de tri.

1,5

2

1,5

Moyens de maîtrise = technique + organisation + compétence/comportement

Figure 7 – Moyens de maıˆtrise

Quantité < 10 % quantité totale < 20 % quantité totale < 30 % quantité
Quantité
< 10 %
quantité
totale
< 20 %
quantité
totale
< 30 %
quantité
totale
> 30 %
quantité
totale
Dangerosité
Déchets
5
10
15
20
inertes
Déchets
10
15
20
25
banals
Déchets
15
20
25
30
dangereux
Moyens de maîtrise
Compétence /
Technique
Organisation
comportement
Mise à disposition
de bennes, de fûts
pour trier.
Mode opératoire,
signalétiques en
place, personne(s)
qui gère(nt) les
déchets
Choix de filières
adaptées
Formation,
sensibilisation des
personnels.
Respect des
pratiques de tri.
1,5
2
1,5

Résultat risque potentiel = 30

Moyens de maîtrise = 1,5 + 2 = 3,5

Résultat risque résiduel = 30 / 3,5 = 8,6

Seuil de significativité défini : 8

Résultat risque résiduel = aspect environnemental significatif

Figure 8 – Exemple : quantite´ de de´ chets dangereux > 30 % quantite´ totale des de´ chets

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ANALYSE ENVIRONNEMENTALE : OUTILS DE COTATION ET DE HIE RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT

 

Tableau 5 – Re´ capitulatif de la me´ thodologie

 

Re´ f.

Activite´

 

Aspect

Fonctionnement

Milieu

Impact

Risque

Maıˆtrise

Risque re´ siduel (*)

AES (**)

potentiel

A.01

Appro. fioul

Fuite

Accidentel

Sol

Pollution du sol

25

3,5

7,1

Non

A.02

Appro. fioul

Incendie

Accidentel

Eau

Pollution des eaux

15

1,5

10

Oui

   

´

             

A.03

Transport

E

mission

Normal

Bruit

Nuisance sonore

30

3,5

8,6

Oui

de bruit

A.04

Transport

De´ versement

Accidentel

Eau

Pollution des eaux

20

1,5

13,3

Oui

de produits

                 

´

 

´

 

´

E tapes 1 et 2

E tape 3

 

E tape 4

 

(*) risque re´ siduel : dans cet exemple, le seuil de significativite´ du risque re´ siduel est de 8 (**) AES : aspect environnemental significatif pour un seuil de´ fini

 

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En re´ sultat final, les 4 e´ tapes de la me´ thodologie se retrouvent ainsi re´ sume´ es au travers du tableau 5.

Cette approche n’est donne´ e qu’a` titre d’exemple uniquement pour illustrer la de´marche. Elle ne constitue en aucun cas une re´ fe´ rence en matie` re de me´ thodologie de cotation d’aspects et impacts environnementaux. Comme il a e´ te´ pre´ cise´ pre´ ce´ dem- ment, la me´ thodologie de l’analyse appartient a` l’organisme et d’autres approches existent et peuvent eˆ tre e´ galement source d’inspiration.

Dans tous les cas, la me´ thode dans son ensemble doit eˆ tre e´la-

bore´ e de manie` re colle´ giale par un groupe d’acteurs

les choix ope´ re´ s. Les crite` res, la grille, les seuils de´ finis sont l’occa- sion de confronter les points de vue et de prendre du recul. Cette vision partage´ e et ce travail collectif garantiront une re´ ponse plus objective. Les e´ changes souleve´ s par la mise au point de la

pour justifier

me´ thode requie` rent une approche participative et coope´ rative pour de´ passer les e´ ventuels cloisonnements entre services et activite´ s.

L’e´ tablissement et le de´ ploiement de la me´ thodologie doit eˆ tre l’occasion de cre´ er une dynamique de projet afin de mettre au point un programme d’actions, c’est-a` -dire de de´ velopper des actions d’ame´lioration en faveur de la protection de l’environnement.

5. Acteurs d’une analyse environnementale

L’analyse environnementale dans son ensemble ne´ cessite du temps et de l’e´ nergie qu’il ne faut pas sous-estimer. Il est important d’identifier les acteurs en amont de la de´marche.

Qui sont ces acteurs potentiels ? Quel roˆ le jouent-ils ?

& Les acteurs internes

Au sein de l’organisme, tous les personnels peuvent eˆ tre acteurs d’une analyse environnementale, par exemple :

– l’animateur environnement qui organise et pilote la de´marche ; – des responsables de service qui participent en apportant leur connaissance technique et organisationnelle ;

– la direction qui valide et qui met a` disposition des moyens ;

– les personnels a` tous les niveaux qui apportent leur contribution.

L’analyse environnementale s’inscrit dans une de´marche globale de mise en place d’un syste`me de management environnemental et, de ce fait, re´ pond a` une logique de gestion de projet : organisa- tion de projet, de´ signation d’un chef de projet et d’une e´ quipe pro- jet, planification, re´ unions, reporting, etc.

Il est vrai que, majoritairement, les analyses environnementales sont malheureusement re´ alise´ es par le responsable environnement ou responsable du syste`me seul par manque de disponibilite´ des personnels, par sous-estimation de la quantite´ de travail que cela ge´ ne` re ou encore par me´ connaissance de l’approche projet.

Lorsqu’elle est mise en place et de´ ploye´ e en groupe de travail, la me´ thodologie d’identification des aspects et impacts reveˆ t un inte´ - reˆ t pe´ dagogique inde´ niable. Elle soule` ve des interrogations qui appellent une ouverture vers d’autres services ou acteurs exte´ - rieurs pour trouver les re´ ponses adapte´ es. Par son action pluridisci- plinaire, elle peut exercer une influence sur la de´marche environne- mentale et peut faire e´merger des solutions innovantes.

& Les acteurs externes

En tant qu’acteur externe, un bureau d’e´ tudes peut apporter une assistance technique, re´ glementaire et me´ thodologique dans la de´marche.

au niveau :

– de l’expertise du bureau d’e´ tudes ;

– du gain de temps sur le planning de l’analyse ;

– de l’objectivite´ et de l’impartialite´ (principe de « l’œil exte´ rieur »).

Les inte´ reˆ ts sont divers et

6. Quelques conseils pratiques

D’une manie` re ge´ ne´ rale, la pertinence de l’analyse et des crite` res reste a` l’appre´ ciation de l’auditeur. L’audit en lui-meˆme n’e´ tant pas une science exacte, l’e´ valuation de la pertinence d’une me´ thodolo- gie n’est pas chose aise´ e.

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ANALYSE ENVIRONNEMENTALE : OUTILS DE COTATION ET DE HIE

RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT –––––––––––––––––––––––––––––––––––

On retrouve ne´ anmoins des e´ carts couramment constate´ s qui mettent en cause les fondamentaux de la me´ thodologie ou tout simplement celles des exigences des normes.

 

´

&

E carts d’audit

Quelques e´ carts constate´ s lors des audits de syste`me de mana- gement environnemental sur le chapitre « aspects environnementaux » :

– l’analyse environnementale n’est pas exhaustive ou mise a`

jour : l’inte´ gration des nouveaux projets, les modifications d’acti-

vite´, l’augmentation de production n’est pas toujours prises en compte ;

– les impacts ne sont pas hie´ rarchise´s a` partir d’une me´ thode de´ finie : absence de me´ thode ;

– l’identification des aspects ne prend pas en compte les situa- tions possibles : fonctionnement normal et fonctionnement accidentel ;

la me´ thode de´ finie n’est pas applique´ e : souvent trop compli-

que´ e, elle n’est plus applique´ e, surtout dans la mise a` jour.

&

– La me´ thode : le choix et la de´ finition de la me´ thode doivent

faire l’objet d’un travail en commun et d’un consensus. Les e´le´ -

ments de la me´ thode doivent eˆ tre teste´ s et re´ ajuste´ s autant

ne´ cessaire.

que

Des e´ le´ ments a` privile´ gier

– L’ approche participative : le de´ ploiement de la me´ thode ne doit

pas eˆ tre re´ alise´ par une seule personne qui serait l’animateur envi-

ronnement mais requiert la participation des personnels a` tous les niveaux.

– Des outils porteurs : dans la 2 e e´ tape de la me´ thode qui

consiste a` de´ couper et de´ crire les activite´ s, l’utilisation de fiche

signale´ tique (figure 9) peut permettre de structurer et formaliser l’approche. La fiche peut servir de base de questionnement des per- sonnels ope´ rationnels.

Fiche signalétique Entrées activités Sorties Matières Produits, premières coproduits Étapes Eau Air
Fiche signalétique
Entrées
activités
Sorties
Matières
Produits,
premières
coproduits
Étapes
Eau
Air
Rejets
Énergie
liquides
Équipements,
machine…
Additifs,
Déchets
autres produits
Mode dégradé
Émissions
(maintenance)
sonores,
vibrations
Situations
dangereuses /
Sols,
accidents
sous-sols
Recyclage au
Moyens de
niveau de
Intégration
maîtrise existants
l'activité
paysagère

Figure 9 – Exemple de fiche signale´ tique

– Une me´ thode pragmatique : l’un des risques est de rendre la

me´ thode trop complexe par la prise en compte d’un trop grand nombre de crite` res. Un choix restreint et judicieux de crite` res rend abordable l’application de la me´ thode.

– Des crite` res discriminants : une fois les crite` res choisis, la

caracte´ risation des crite` res doit eˆ tre faite de manie` re a` les rendre les moins subjectifs possibles et que les re´ sultats de la cotation par plusieurs personnes soient identiques.

– Le reflet de la re´ alite´ : la me´ thodologie de´ ploye´ e doit eˆ tre cohe´ - rente avec les re´ alite´ s de l’organisme en termes d’impacts environ- nementaux. Une me´ thodologie faisant apparaıˆ tre des impacts en de´ calage avec la re´ alite´ serait conside´ re´ e comme non pertinente.

– La reproductibilite´ de la me´ thode : l’analyse environnementale

doit faire l’objet de mises a` jour re´ gulie` res et la me´ thode doit pou- voir eˆ tre utilise´ e par tous les acteurs de l’organisme de manie` re reproductible et arriver aux meˆmes re´ sultats.

– La prise en compte dans les projets : l’identification des aspects

et impacts environnementaux doit eˆ tre

active, c’est-a` -dire que c’est au moment de la gene` se des projets que doit eˆ tre pense´ e l’analyse des risques potentiels pour l’environnement.

– La hie´ rarchisation des aspects environnementaux et des

actions : la cotation des aspects environnementaux doit permettre la de´ termination des aspects environnementaux significatifs en fixant un seuil de « significativite´ ». Cette e´ tape de la de´marche per- met de hie´ rarchiser les impacts que l’organisme a sur l’environnement.

re´ alise´ e de manie` re pro-

Ce sont entre autres ces e´le´ments qui alimentent un plan d’actions prioritaires appele´ « programme de management de l’environnement ». Des actions concre` tes sont a` privile´ gier.

– La mise a` jour de l’analyse : les normes ne de´ finissent pas de

pe´ riodicite´ de mise a` jour. L’identification des aspects et impacts doit eˆ tre re´ alise´ e de manie` re pro-active. Lorsque l’organisme fait l’objet d’une modification importante de son organisation, de ses activite´ s, de sa production, une mise a` jour est ne´ cessaire, car de nouveaux risques et contraintes re´ glementaires peuvent apparaıˆtre.

Nota : il est conseille´ de mettre a` jour l’analyse environnementale chaque anne´ e avant la revue de direction pour e´ valuer les ame´liorations ou les de´ rives en matie` re d’impacts environnementaux.

7. Analyse environnementale et autres de´ marches similaires

En matie` re de se´ curite´, l’e´ valuation des risques professionnels, dont les re´ sultats sont retranscrits dans le document unique, suit une meˆme logique d’identification des risques mais pour les sala- rie´ s (cf. article [SE 3 200]).

Dans l’industrie, la me´ thode AMDEC (analyse des modes de de´ faillance de leurs effets et de leur criticite´ ) est un outil utilise´ pour la suˆ rete´ de fonctionnement et la gestion de la qualite´. Cette me´ thode se de´ cline sur les produits, les process, les processus (les secteurs de l’automobile, de l’ae´ ronautique, du ferroviaire et du mate´ riel me´ dical y ont recours) (cf. [SE 4 040]).

Dans les domaines de l’agroalimentaire, de la pharmacie et de la chimie, la me´ thode HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point), de´ rive´ de la me´ thode AMDEC, s’inte´ resse plus particulie` rement a` la fabrication (se´ curite´ sanitaire des denre´ es alimentaires) (cf. [F 1 110]).

On voit e´ galement l’utilisation de la me´ thode AMDEC pour identi- fier les risques d’e´ chauffement ou d’e´ tincelles depuis la mise en place de la directive ATEX (atmosphe` res explosives) (cf. article [SE 3 250]).

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ANALYSE ENVIRONNEMENTALE : OUTILS DE COTATION ET DE HIE RARCHISATION DES RISQUES ENVIRONNEMENT

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8. Conclusion

La mise en place d’un syste`me de management environnement selon les re´ fe´ rentiels ISO 14001 et re` glement EMAS est une de´mar- che volontaire qui ne´ cessite un engagement fort de la part de la direction d’un organisme et dont le but n’est pas d’accroıˆtre les obligations le´ gales.

La fondation d’un tel syste`me repose sur l’analyse environne- mentale initiale.

Cette analyse par l’identification des exigences le´ gales et des aspects et des impacts environnementaux est une de´marche trans- versale par les domaines qu’elle aborde dans l’organisme. Les consommations d’eau, d’e´ nergie et de matie` res premie` res, la

gestion des de´ chets et des produits dangereux, les rejets liquides

et atmosphe´ riques, les

sont autant de the`mes qui sont e´ value´ s en termes d’impacts possi-

bles sur l’environnement. Ainsi la me´ thodologie qui identifie, cote

et hie´ rarchise ces impacts repre´ sente une

diale pour le programme de management environnementale.

Rondement mene´ e, elle de´ termine e´ galement de manie` re suˆ re le de´ ploiement de la maıˆtrise ope´ rationnelle des activite´ s en fonction- nement normal et de la capacite´ a` re´ agir en cas d’accident.

eˆ tre e´ value´ e sur son carac-

te` re pragmatique et ope´ rationnel, mais aussi sur sa reproductibilite´ et son approche participative, avec comme objectif principal l’ame´ - lioration continue du syste`me et comme finalite´ la pre´ vention des pollutions et la protection de l’environnement.

donne´ e d’entre´ e primor-

e´missions sonores, l’inte´ gration paysage` re

La pertinence de l’analyse doit

alors

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Analyse environnementale : outils de cotation et de hie´ rarchisation des risques environnement

par Gilles FRIDERICH

Inge´ nieur management environnemental – Mission De´ veloppement durable et solidaire de la ville de Metz

Sources bibliographiques

`

A lire e´ galement dans nos bases

´

HANQUIEZ (A.). – E valuation des risques – Les re´ sultats dans un document unique . [SE 3 200], Se´ curite´ et gestion des risques

(2003).

MORTUREUX (Y.) et AMDE (C.). – [SE 4 040], Se´ curite´ et gestion des risques (2005).

JANES (A.) et CHAINEAUX (J.). – Re´ glemen-

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tation ATEX – E valuation analytique des ris- ques . [SE 3 250], Se´ curite´ et gestion des ris-

ques (2004).

CHAMBOLLE (M.). – Se´ curite´ sanitaire des aliments . [F 1 110], Agroalimentaire (2003).

Normes et standards

SALAMITOU (J.). – Management environne-

mental : la norme ISO 14001. [G 4 600], Envi- ronnement (2007).

PRATS (A.). – Analyse environnementale . [G 5 002], Environnement (2008).

ISO 14001

2004 Syste`me de management environnemental – exi- gences et lignes directrices pour son utilisation.

EMAS du 19 mars 2001 Syste`me de management environnemental et d’audit appele´ re` glement e´ co-audit.

ISO 14004

2004

Syste`me de management environnemental – lignes directrices ge´ ne´ rales concernant les principes, les syste`mes et les techniques de mise en œuvre.

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