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Journal Israélien en langue française

GRATUIT - Numéro - 126 - Edition du 19 Février 2010

Le voile se lève sur la corruption au sein de l’AP

דייםב Interview Philippe Karsenty : Le reportage sur la mort d’Al-Dura est une mise en
דייםב
Interview
Philippe Karsenty :
Le reportage
sur la mort d’Al-Dura
est une mise en scène
sur internet:
www.actu.co.il

Qui a éliminé Mahmoud al-Mabhouh ?

Depuis l’élimination à Dubaï, le 20 janvier dernier, d’un chef terroriste du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, les spéculations vont bon train et on cherche toujours à savoir qui sont les auteurs de l’attentat, qui a été, il faut le dire, parfaitement orchestré et réalisé par un commando visiblement bien rodé pour ce genre de tâches. Mais pour l’instant, malgré les accusations ou les insinuations fusant de toutes parts, personne n’a pu prouver que le Mossad avait une part de responsabilité dans cette exécution. Si certains pensent qu’Israël est mêlé à cette affaire, c’est que Mabhouh est notamment responsable de l’enlèvement et de l’assassinat de deux soldats de Tsahal, Ilan Saadoun et Avi Sasportas z’l, qui ont disparu lors de la première Intifada. Dans une conférence de presse donnée à Dubaï, le chef de la police locale a tenu à préciser qu’il y avait 11 personnes dans le commando qui a tué Mabhouh. Six d’entre elles auraient un passeport britannique, trois un passeport irlandais (dont une femme) et les autres se présenteraient comme des citoyens allemands ou français. De l’avis du délégué de la police, il n’y aurait pas de ressortissants irlandais parmi les suspects et il s’agirait plutôt pour lui d’agents israéliens du Mossad qui ont tenu ainsi à dissimuler leur véritable identité. Toujours d’après la police de Dubaï, les événements se seraient déroulés de la façon suivante: 11 « tueurs à gages » se seraient chargés de l’exécution du terroriste et se seraient immédiatement enfuis. Ils auraient à présent la police à leurs trousses. De leur côté, comme le signale le Daily Telegraph, les chefs du Renseignement britannique auraient salué la compétence de la police de Dubaï qui a diffusé les enregistre- ments filmés pris par des caméras de sécurité, permettant de suivre nettement l’élimination du terroriste. Certains responsables du gouvernement britannique penseraient d’ailleurs, comme la police de Dubaï, que les propriétaires des passeports irlandais sont en fait des agents du Mossad. Les deux seuls suspects arrêtés pour l’instant,

Mossad. Les deux seuls suspects arrêtés pour l’instant, dans cette affaire, seraient des Palestiniens extradés par

dans cette affaire, seraient des Palestiniens extradés par la Jordanie vers Dubaï. L’un d’entre eux serait un membre des services de sécurité palestiniens. Cette information aurait déjà entraîné de nouvelles tensions entre le

Hamas et le Fatah, dont les relations, on le sait, ne sont pas excellentes. Le Hamas a tout de suite réagi en affirmant que « l’Autorité palestinienne était associée au crime ». Claire Dana-Picard

Sécurité

était associée au crime ». Claire Dana-Picard Sécurité Israël à la recherche des disparus de Tsahal

Israël à la recherche des disparus de Tsahal ?

L’actu du livre

Les roses de l’Ariana

de Albert Naccache

Par Jacques BENILLOUCHE

Eco / Tech

de Albert Naccache Par Jacques BENILLOUCHE Eco / Tech Un lien entre des pesticides et la

Un lien entre des pesticides et la maladie de parkinson

avec

de Albert Naccache Par Jacques BENILLOUCHE Eco / Tech Un lien entre des pesticides et la
de Albert Naccache Par Jacques BENILLOUCHE Eco / Tech Un lien entre des pesticides et la
EDITO L’information en provenance d’Israël 5

EDITO

L’information en provenance d’Israël

5

Edition du 19 Février 2010 / 126

«Loulek », l’enfant de Buchenwald devenu Grand Rabbin d’Israël

Shraga Blum

Le « Centre de l’Héritage Menah’em Begin » accueillait jeudi soir un événement d’une très grande envergure. A l’invitation des Editions « Jérusalem Publications », en partenariat avec « Hamodia » et « Le Peuple du Livre » et sous la supervision bien huilée des organisateurs de « Strategic Key Planning Israël », l’ancien Grand Rabbin Israël Meïr Lau a été l’invité d’honneur d’une soirée dédiée à la parution en français de son auto- biographie, « Loulek », son surnom d’enfant. L’Auditorium du « Centre de l’Héritage Menahem Begin » affichait complet pour entendre le Rav Lau, l’œil pétillant, le sourire timide et avec son éloquence hébraïque légen- daire, raconter certains épisodes marquants de son enfance meurtrie, rappeler la mémoire de ses êtres chers disparus dans la tourmente, et expliquer comment le chétif « Loulek », enfant de Pietrokov, déporté à Buchenwald à l’âge de deux ans, a pu survivre et devenir 50 ans plus tard l’un des Grands Rabbins d’Israël les plus populaires. Après avoir évoqué l’initiative des Editions « Jerusalem Productions » de faire traduire le livre original « Al Tishlah’ Yadekh’a El Hanaar » par Sara Aboudharam et après avoir présenté brièvement les dates phares de la vie du Rav Lau, Daniel Haïk, animateur de la soirée, faisait lever l’assemblée avec ovation en faisant lecture d’une lettre récente du Président français Nicolas Sarkozy adressée au Rav, et annonçant son intention de lui accorder le titre de Chevalier de la Légion d’Honneur. Le public était ensuite invité à se lever une nouvelle fois pour accueillir chal- eureusement un invité de marque, personnage hors du commun, en la personne de Naftali Lavi-Lau, frère aîné du Rav, et dont les destins furent intimement et tragiquement liés pendant la tourmente. Puis Daniel Haïk posait la première question à son invité : « Comment expliquer la ferveur du public israélien envers son autobiographie en Ivrit », vendue à plus de 150.000 exem- plaires, et dont des études ont montré qu’entre 500.000 et 700.000 personnes ont lu le livre ? Le Rav Lau donnait trois réponses précises : « Une progression constante de l’intérêt de la population pour la période de la Shoah, la popularité de l’auteur qui occupe des fonc- tions publiques et médiatiques (sans fausse modestie), et surtout, la teneur et le message de l’ouvrage qui sont davantage empreints d’émotion que de tristesse, d’optimisme et d’espoir que de découragement ». Et preuve à l’appui de raconter cette très émouvante histoire d’un soldat de Tsahal, gravement blessé lors de la 2e Guerre du Liban, et qui refusait une opération de la dernière chance, tant il voulait en finir avec la vie et les souf- frances, en dépit des supplications de ses proches. Ayant reçu pour son anniversaire le livre du Rav Lau, il en avait lu les principaux passages lors d’une nuit d’insomnies et de douleurs, et avait alors décidé de continuer à lutter : « Si ce Rav, avec ce qu’il a vécu, qui n’avait plus ni père ni mère, n’a jamais perdu espoir, alors qui suis-je moi pour abandonner ainsi ?!» L’opération avait réussi et ce soldat est aujourd’hui sorti d’affaire. Atravers les questions de l’animateur, devant un auditoire saisi d’émotion et recueilli, le Rav Israël Meïr Lau a ensuite évoqué en détails certains épisodes des plus marquants de cette sombre période, ces moments inoubliables de torture morale pour un être humain – enfant de surcroît – d’être brusquement séparé de son papa, le très vénéré Rav Moshé Haïm Lau, de sa maman, la Rabbanit Haya Lau, dont le dernier geste envers lui fut de lui sauver la vie en le repoussant de ses bras vers le groupe des hommes lors d’une sélection au Ghetto. Et de son autre frère Shmouel, disparu lui aussi. Il a témoigné de ce que peut ressentir un être innocent arraché brusquement à son enfance et qui ne comprend pas pourquoi il est soudainement projeté dans le monde de la peur, de la barbarie, du froid, de la solitude,

dans la lutte quotidienne pour la survie. Mais aussi des souvenirs de grande humanité, à l’image de cet officier russe, nommé Juste parmi les Nations à titre posthume, qui l’avait pris sous son aile protectrice à Buchenwald, et surtout de son frère aîné Naftali, qui, à quelques jours de la Libération des Camps, n’hésita pas à sauter d’un train en partance pour un camp d’extermination, et qui retourna clandestinement à Buchenwald rien que pour retrouver et protéger son petit « Loulek » dans le « Block 8 », afin de réaliser le testament moral exprimé par leur père avant qu’ils ne furent séparés : « Si la guerre finit un jour, il faut partir vers une seule direction, Eretz Israël, et l’un de vous doit devenir Rav, afin de ne pas briser notre impressionnante chaîne familiale de 37 générations de Rabbanim sur plus de 1000 ans » !

« Mission accomplie », dira le Rav Lau en

regardant avec affection et sourire d’enfant ce grand frère, qui fut pour lui un père et une mère, et envers lequel il voue encore aujourd’hui tant de respect et d’admiration. Les souvenirs, ce sont également ceux de la Libération, et de ce Rabbin des armées US, Rav Herschel Schechter, qui entrait à Buch- enwald avec les GI’s et s’adressait en Yiddish à des zombies interloqués et incrédules, le séjour au Château de l’OSE d’Ecouis, dans la région parisienne, lors duquel deux cents jeunes orphelins, dont le petit « Loulek », en voyant un orateur s’adresser en eux en Yiddish avant de fondre en larmes, se sont mis eux-aussi à pleurer ensemble durant de longues minutes, pour la première fois depuis six ans, redevenant tout à coup des êtres humains qu’ils n’avaient pas été durant toutes ces années. Des témoignages recueillis des années après la guerre au hasard de ses péré- grinations, par des personnes qui ont assisté aux derniers instants de ses parents dans les camps de la mort. Et tant d’autres souvenirs si uniques et si communs à la fois à ces êtres marqués à vie. Intervenant en fin de soirée, Avi Pazner, ancien ambassadeur d’Israël en France, ami de longue date du Rav Lau, et dont le père sauva de nombreux Juifs par la Suisse, provoqua un rire libérateur dans une assistance émue aux larmes, en expliquant « que son pire cauchemar » était de devoir prendre la parole après le Rav Lau ». Plus sérieusement, il fit prendre au public une autre mesure de ce que fut la Shoah pour le peuple juif, en s’appuyant sur la personnalité et le rayonnement extraor- dinaire du Rav, et déclarant : en regardant cet homme, essayons de saisir l’ampleur de tout ce que notre peuple a perdu durant la Shoah, tous ces grands Rabbanim, ces Yeshivots, ces intellectuels, philosophes, scientifiques, prix Nobel et artistes ». En conclusion, Daniel Haïk évoquait la question qu’il avait posée au Rav lors d’une entrevue : « Comment expliquez vous que vous êtes l’un des rares Rabbanim à être admis, écouté, respecté et aimé dans tous les milieux ? » Réponse du Rav : « L’amour. L’amour de l’Homme. De tout Homme ».

C’est sur ce sentiment que s’achevait cette soirée à la fois lourde de douloureux souvenirs et chargée d’énergie positive pour l’avenir : à travers un seul homme, témoin et acteur de la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine, de la foi sur le désespoir, et du Peuple juif sur les forces du Mal.

« Loulek », un livre à lire absolument.

forces du Mal. « Loulek », un livre à lire absolument. Email: Service abonnements info@actu.co.il et
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A LA UNE L’information en provenance d’Israël 6

A

LA UNE

L’information en provenance d’Israël

6

Edition du 19 Février 2010 / 126

d’Israël 6 Edition du 19 Février 2010 / 126 William Burns à Damas Le sous-secrétaire d’Etat

William Burns à Damas Le sous-secrétaire d’Etat américain William Burns est arrivé à Damas pour rencontrer le président syrien Bachar Assad. La Maison Blanche a précisé que cette rencontre avait pour but de renforcer le dialogue entre les deux pays.

avait pour but de renforcer le dialogue entre les deux pays. Nouveau record de la championne

Nouveau record de la championne Shahar Peer La championne israélienne de tennis, Shahar Peer, continue à faire honneur à son pays. Elle vient en effet d’être qualifiée, en quart de finale du tournoi de Dubaï, après avoir vaincu sa rivale du Danemark, Caroline Wozniacki, en troisième position dans le classement mondial. Il s’agit de la première victoire de Peer sur la joueuse danoise.

Keren Noybach s’excusera pour avoir affirmé qu’en Israel, « on tue des Arabes pour le sport »

qu’en Israel, « on tue des Arabes pour le sport » Keren Noybach s’excusera pour avoir

Keren Noybach s’excusera pour avoir affirmé qu’en Israel, « on tue des Arabes pour le sport »:

Keren Noybach est l’animatrice de l’émission radiophonique matinale la plus écoutée en Israel sur Reshet Bet. Entre 8 heures et 10 heures, elle invite des politiciens et des personnalités à débattre de problèmes d’actualité. Lors du débat sur le New Israel Fund, fond abreuvé de millions d’Euros par la Communauté euro- péenne qui a financé les groupuscules israéliens subversifs ayant fourni la majorité des calomnies composant le Rapport Goldstone, Keren Noybach

a pris part dans l’impunité la plus

totale ouvertement et âprement pour la Présidente du NIF, l’ancienne députée du parti Meretz, Naomi Hazan. Malgré les protestations d’auditeurs qui ont fusé de toute part, Keren Noybach n’a pas été mise au pas pour cette dérogation à son devoir professionnel de non ingérence partisane dans les débats politiques houleux qu’elle anime.

Dernièrement, Keren Noybach s’est exprimée sur l’antenne comme si elle était en compagnie de proches alors que des millions d’Israéliens de diverses sensibilités l’écoutaient.

Elle a déclaré à l’un de ses invités sur l’antenne: « en général, des Arabes

sion d’actualité de grande écoute. La plainte contre Noybach a été déposée par « l’Association pour le Droit du Public à être Informé » au nom d’un auditeur ayant décidé de ne pas passer outre cette diatribe. La plainte a été présentée au Préposé aux plaintes du public, Elisha Spie- gelman. Ce dernier l’a justifiée en répondant que les propos de Noybach étaient « complètement déments et totalement inexacts du point de vue factuel, d’autant plus que Noybach n’a pas offert à son interlocuteur la

possibilité de répondre sur l’antenne.

»

à

Noybach, Spiegelman écrit:

« Même lors d’un débat entre personnes de diverses opinions, vous êtes et vous restez l’animatrice et l’employée des Services de diffusion. Vous n’êtes pas l’un des intervenants qui peut émettre des opinions et des idées personnelles comme bon vous semble. Vous êtes préposée à l’impartialité, à l’exactitude et à la fiabilité de l’émission. Votre propos cité n’est pas la vérité. C’est une généralisation et un mensonge grossier, même si parfois des Arabes se font tuer, vous recon-

naitrez que cela n’est pas une « généralité ». Cette affirmation malheureuse avait été précédée par: « quand on évacue des villages arabes, personne n’en entend parler ou soulève l’opinion pour cela ». Cela aussi est sans aucun fondement parce que dans les faits, jamais des villages arabes entiers n’ont été évacués. Et dans tous les cas où il y a évacuation d’habitations ou de terres, les personnes peuvent faire recours à la justice et ce droit là est effectivement exploité par ces derniers et bénéficie d’un écho cnon négligeable dans nos émissions ainsi que dans d’autres médias » Spiegelman finit sa lettre par un

Dans

une

lettre

personnelle

se

font tuer en Israel juste comme ça«

avertissement et adjoint Noybach de

.

présenter des excuses aux auditeurs:

Les services de diffusions radio- phoniques l’ont blâmée pour avoir exprimé cette opinion personnelle, comme si en Israel, on exécutait des Arabes juste pour le sport – ceci dans le cadre de son activité profession- nelle comme animatrice d’une émis-

« Par conséquent, en vertu de mon pouvoir, je vous invite à présenter des excuses aux auditeurs pour ce malheureux propos et de le corriger de façon juste et précise dès vos prochain passage sur l’antenne. » Meir

Le voile se lève sur la corruption au sein de l’AP

L’information n’a paru qu’une seule journée dans les médias israé- liens, et pratiquement pas dans les médias internationaux, toujours pour les mêmes raisons: préserver Abou Mazen et l’Autorité palestinienne. Preuve en est, les journalistes israé- liens annonçaient mercredi soir “un tremblement de terre au sein de l’AP”, et depuis, silence radio au sens propre du terme. Mais le peu qui a été révélé s’avère tout de même être la partie émergée d’un immense scandale de corruption au sein de l’Autorité palestinienne. Tout l’histoire est partie d’un seul homme, Fahmi Shabaneh, haut responsable du Fatah, chargé par les

Services de Renseignements de la lutte contre la corruption au sein de l’AP (!!) et qui accuse formellement – preuves à l’appui – non seulement Yasser Arafat et Abou Mazen mais aussi toute une série de dirigeants du Fatah, d’avoir détourné depuis des années des fonds venus de l’étranger et destinés à la population palesti- nienne. Même le “Monsieur Propre” de l’AP, Salam Fayyad, “chouchou” des américains et “partenaire priv- ilégié” des Israéliens (le “Ben Gourion palestinien” selon Shimon Pérès!!) est accusé par Shabaneh d’avoir “fermé les yeux sur ce trafic” alors que Shabaneh l’aurait prévenu depuis des années de ce qui se passait à la tête de l’AP. Après avoir pris soin de prendre des clichés des documents en ques- tion, et après avoir tendu un piège au Directeur de cabinet d’Abou Mazen (v. plus loin), Shabaneh est sorti de son silence et exige maintenant du chef de l’Autorité palestinienne de limoger toutes les personnes incriminées “sous peine de dévoiler d’ici deux semaines (s’il vit encore) tous les détails de cet immense écha- faudage de corruption, et qui secouera la population palestinienne, le monde arabe et les donateurs traditionnels en faveur des Palestiniens”. Jusqu’à présent, les tentatives de “concilia- tion” (et d’intimidation) de la part des hommes d’Abou Mazen auprès de Shabaneh n’ont servi à rien. Parmi les principaux visés, Rafik Al-Husseini, très proche d’Abou Mazen, qui aurait détourné 2,7 millions de dollars des caisses palestiniennes. Les Emirats arabes et l’Union européenne doivent jubiler… La télévision israélienne a montré

doivent jubiler… La télévision israélienne a montré des images inédites filmées en 2008, lorsque Shabaneh

des images inédites filmées en 2008, lorsque Shabaneh avait tendu un “piège sexuel” à Rafik Al-Husseini, pris en flagrant délit…et de lit, avec l’une de ses secrétaires, qui était dans le coup. Suite à cela, l’AP avait tenté de le neutraliser en exigeant d’Israël d’arrêter Shabaneh, qui habite à Jérusalem-Est, au prétexte “qu’il constituait un risque sécuritaire pour Israël”. Le zèle extrême de Shabaneh dans l’exécution de sa mission a certaine- ment dû faire amèrement regretter à Tawfik Tirawi, ancien directeur des Renseignements, de l’avoir désigné pour lutter contre la corruption! Les éléments révélés partiellement par Shabaneh confirment ce que les Israéliens savaient déjà depuis long- temps, mais sans recueillir la moindre attention de la part de la communauté internationale: Yasser Arafat et son entourage direct se noyaient dans une corruption systématique. A titre d’exemple, l’un des cas qui a été dévoilé, concernait un haut dirigeant de l’OLP, encore actuel, qui a avoué lui-même à Shabaneh comment il avait procédé: en 1997, il avait acquis des terrains dans la région de Kalandia pour un montant de 2,3 millions de dollars. Mais une vérifica- tion de Shabaneh a permis de décou- vrir que ces terrains ne valaient que 400.000 dollars. Où étaient passés les 1,9 millions restants? Dans la poche de ce dirigeant! Autre exemple, Shabaneh révèle qu’un haut responsable de l’AP reçoit mensuellement “sous la table” la coquette somme de 500.000 dollars,

venus à la fois de l’AP et des Etats- Unis. Or les frais de fonctionnement de son bureau ne justifient de loin pas cette rallonge. Alors, où va l’argent?” Shabaneh, qui entre temps a reçu des menaces de mort, pour lui et sa famille, affirme que “la corruption méthodique se poursuit sous le règne d’Abou Mazen et Salam Fayyad, et qu’ils ne font rien pour y mettre fin. “Il s’agit d’un groupe de personnes qui est revenu de Tunis avec très peu de moyens, et qui sont aujourd’hui millionnaires. Comment ont-ils fait?” se demande Shabaneh! Jusqu’à présent, la seule réaction officielle de la part de l’Autorité palestinienne émane du Directeur des Renseignements, Tawfik Tirawi, qui a traité Fahmi Shabaneh “de menteur et d’espion”, et a accusé Israël “de vouloir porter atteinte à Abou Mazen par l’intermédiaire de Shabaneh”. Mais il est certain que derrière les coulisses, l’AP est aux abois, elle craint des révélations supplémentaires de la part de cet intrus imprévu et gênant, et fera tout pour le neutraliser d’une manière ou d’une autre. Et en Israël comme dans le reste du monde, comme après l’assassinat mercredi d’un soldat israélien par un officier du Fatah, les choses continu- eront comme si de rien n’était. Shraga Blum

un officier du Fatah, les choses continu - eront comme si de rien n’était. Shraga Blum
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A LA UNE L’information en provenance d’Israël 7

A

LA UNE

L’information en provenance d’Israël

7

Edition du 19 Février 2010 / 126

d’Israël 7 Edition du 19 Février 2010 / 126 Retard dans le transfert de missiles russes

Retard dans le transfert de missiles russes à l’Iran Selon l’agence de presse moscovite Interfax, la Russie aurait annoncé un retard dans le transfert des missiles S-300 achetés par l’Iran, pour des raisons purement techniques. Un haut respon- sable du Kremlin a précisé que l’envoi de ces armements serait effectué dès que les problèmes auraient été résolus.

effectué dès que les problèmes auraient été résolus. Le commando de Dubaï comptait 17 membres Selon

Le commando de Dubaï comptait 17 membres Selon une source officielle des Emirats arabes unis citée par le New Times, le commando qui a éliminé le chef terroriste Mahmoud Al Mabhouh à Dubaï comptait 17 membres et non 11 comme il était indiqué au départ. Six d’entre eux n’auraient pas encore été identifiés. En Grande Bretagne, les autorités poursuivent leur enquête pour savoir comment les agents ont procédé pour voler l’identité de six citoyens.

Des victimes du terrorisme portent plainte contre l’Iran

Des victimes du terrorisme portent plainte contre l’Iran L’Iran, on le sait, soutient depuis des années

L’Iran, on le sait, soutient depuis des années le Hezbollah, mais ce fait n’est pas évident pour tout le monde. Pour tenter de prouver l’ingérence de Téhéran au Proche-Orient, 85 Israé- liens, victimes de la seconde guerre du Liban, ont décidé de porter plainte aux Etats-Unis contre la banque centrale d’Iran et contre d’autres banques commerciales iraniennes et de réclamer des indemnités s’élevant au total à un milliard de dollars. C’est la première fois que des victimes israéliennes du terrorisme entreprennent une telle démarche contre des établissements bancaires

iraniens. Dans leur requête, les plaig- nants, qui ont été blessés pendant les affrontements ou qui ont perdu un proche, soulignent que Téhéran

a effectué un transfert d’un montant

de 50 millions de dollars au profit du Hezbollah au cours des années qui ont précédé le conflit dans la ferme intention de l’aider à attaquer des cibles israéliennes ou américaines.

Haïm Kaplan, un habitant de la ville de Safed, dans le Nord d’Israël, qui

a été touché avec sa famille par les

bombardements du Hezbollah et a porté plainte, a expliqué au site Ynet son objectif: il faut faire connaître au grand public tous ceux qui ont donné de l’argent pour financer les actions

terroristes et les méthodes utilisées ».

Il a raconté qu’un obus était tombé à

quelques mètres de sa maison, dès le premier jour de la guerre alors qu’il se trouvait chez lui en compagnie de

sa femme et de ses cinq enfants. « Ils ont alors été traumatisés, les vitres des fenêtres ont été brisées et la maison a été endommagée », a-t-il ajouté. Quelques minutes plus tard, Kaplan lui-même a été blessé alors qu’il rentrait chez lui après avoir fait les démarches nécessaires auprès des autorités: « J’ai entendu la chutes de plusieurs missiles et une Katioucha a explosé à un mètre de ma voiture, qui

a été endommagée, et j’ai reçu moi-

même des éclats sur tout le corps ». L’avocate Nitsana Darshan Leitner, qui s’est chargée de déposer les plaintes au tribunal fédéral de Washington, a établi un lien direct entre les fonds virés par la Banque centrale iranienne sur les comptes du Hezbollah et les dégâts causés

aux plaignants israéliens atteints par les bombardements effec- tués par l’organisation terroriste d’obédience chiite. Elle a rappelé que l’établissement servait de relais pour

les transferts de fonds entre l’Iran et le Hezbollah. Elle a précisé encore que

« sans ces sommes d’argent fournies

par l’Iran, le Hezbollah n’aurait jamais réussi à se remettre sur pied et à renforcer ses infrastructures et n’aurait pas pu, non plus, entraîner ses hommes ni tirer sur le territoire israélien ». « Ces banques agissent en toute

liberté, et aident ouvertement le terrorisme. Elles sont donc directe- ment responsables des attaques qui ont touché de nombreux civils ». Pour

La maison de Roï Klein z’l menacée de destruction

La Cour suprême, sous la direction de sa présidente Dorit Beinish, a ordonné au parquet de faire détruire 20 maisons dans les localités d’Eli et de Talmon, en Samarie, dont celle du capitaine Roï Klein z’l, héros de la seconde guerre du Liban, qui a sauté sur une grenade pour sauver ses hommes. Le mois dernier, les délégués du ministère de la Défense envis- ageaient d’autoriser la construc- tion de ces habitations mais le tribunal en a décidé autrement, en ordonnant qu’elles soient démolies d’ici deux mois. Le secrétaire général du mouve-

ment d’extrême gauche Shalom Ahshav, Yariv Oppenheimer, considère comme une victoire la décision de la Cour suprême.

ment d’extrême gauche Shalom Ahshav, Yariv Oppenheimer, considère comme une victoire la décision de la Cour

les sommes réclamées, le tribunal fédéral s’est inspiré d’un rapport du Trésor américain portant sur l’année 2007, dans lequel il était indiqué qu’entre les années 2001 et 2006, la banque iranienne, dont le siège est à Londres, a procédé à des transferts de fonds pour soutenir le terrorisme. Cela fait des années qu’Israël dénonce les pratiques de Téhéran, qui aide le Hezbollah et le Hamas en leur procurant des armes et de l’argent. D’après la presse arabe, il existe une coopération étroite entre l’Iran et le Hezbollah et le régime islamiste soutiendrait également des actions criminelles dans d’autres secteurs du Proche-Orient, comme par exemple au Yémen.

Claire Dana-Picard

des actions criminelles dans d’autres secteurs du Proche-Orient, comme par exemple au Yémen. Claire Dana-Picard
ECHO INTERVIEW PHOTOS ALAIN AZRIA L’information L’information en en provenance provenance d’Israël d’Israël

ECHO

INTERVIEW

PHOTOS ALAIN AZRIA

L’information L’information en en provenance provenance d’Israël d’Israël

Edition Edition du du 19 19 Février Février 2010 2010 / / 126 126

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Philippe Karsenty

Le reportage sur la mort d’Al-Dura est une mise en scène

Interview de Philippe Karsenty par Claire Dana-Picard

Ecouter l’interview dans son intégralité sur www.actu.co.il
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Cela fait huit ans que Philippe Karsenty se bat pour démontrer, preuves à l’appui, que le reportage de France 2 sur la mort du petit Mohamed Al-Dura dans la bande de Gaza est une mise en scène et que les images diffusées sont fausses. Qu’est-ce qui l’a incité à mener ce

combat ? Où en est aujourd’hui cette affaire ? Quels sont les contacts qu’il

a pris dans le cadre de sa campagne

? Il nous donne des précisions dans

cette interview qu’il nous a accordée lors de son séjour en Israël.

Claire Dana-Picard: Philippe, avant toute chose, je tiens à vous souhaiter la bienvenue en Israël. C’est un voyage que vous effectuez fréquemment ? Philippe Karsenty: Je suis venu à six reprises au cours de cette année afin de faire avancer le dossier Al-Dura et faire comprendre l’importance straté- gique, pour Israël, d’avoir une meil- leure communication et une meilleure image de marque à l’étranger. CDP: Depuis plusieurs années, vous consacrez beaucoup de temps à l’affaire Al-Dura. Nous avons eu l’occasion de nous entretenir l’an dernier sur le sujet lors d’un de vos séjours en Israël. Pouvez-vous rappeler, pour ceux qui ne sont pas très au courant de l’Affaire qui vous occupe, de quoi il s’agit exactement ? PK: Il y a neuf ans et demi, la chaîne France 2 a diffusé un reportage commenté par Charles Enderlin, montrant un petit garçon dans les bras de son père, adossés à un mur. Le commentaire de Charles Enderlin, accompagnant les images, indiquait que le père et l’enfant avaient été abattus par les soldats israéliens. Précisons que la scène se déroulait près de Netzarim, dans la bande de Gaza, au début de la seconde Intifada. C’est cette image qui a véritable- ment déclenché la seconde Intifada et non pas, bien évidemment, la visite d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple. La diffusion des images par France 2 avec le commentaire de Charles Enderlin, disant que l’enfant avait été tué par des tirs intentionnels de l’armée israélienne, a embrasé le monde musulman et même en France, les banlieues ont très vite et très mal réagi. Le reportage a été diffusé dans le monde entier, offert par France Télévision et Charles Enderlin qui disait «ne pas vouloir gagner d’argent sur la mort d’un enfant». Ensuite, cette image a été exploitée dans le monde entier, avec notam- ment la création d’un timbre dans tous les pays arabes et musulmans, dont le Soudan, le Yémen, l’Iran, la Jordanie et l’Egypte. Le journaliste Daniel Pearl a été égorgé au Paki- stan à titre de vengeance pour cette image. Au Mali, la place principale de la capitale, Bamako, porte le nom des «Enfants martyrs de Palestine» avec un immense monument. En Tunisie, il existe une rue «Mohamed Al-Dura». C’est devenu l’icône du monde musulman, le plus grand symbole d’accusation d’Israël et du peuple juif dans le monde entier, et c’est pour cela qu’il est important de déterminer si cette image est réelle. CDP: Au départ, vous n’étiez en rien lié à cette affaire. Quelles étaient vos activités avant de vous lancer dans cette campagne ? PK: J’ai travaillé dans la Finance

pendant dix ans avant de diriger une entreprise s’occupant des nouvelles technologies. Quand j’ai découvert en 2002 les dessous de cette affaire et le travail effectué par d’autres, puisque ce n’est pas moi qui ai révélé la mise en scène, j’ai décidé de m’y engager, pensant qu’elle ne durerait que quelques semaines ou tout au plus quelques mois. Je n’imaginais

pas qu’elle durerait huit ans et qu’on

continuerait alors à croire, dans le monde entier, que l’enfant a été tué par les soldats israéliens alors qu’en fin de compte, on sait que ces images ne sont qu’une pure et simple mise en scène, c’est-à-dire qu’à la fin du reportage de France 2, l’enfant est vivant, lève le coude et jette un coup d’œil à la caméra. CDP: Aujourd’hui, où en est cette affaire sur le plan juridique en France ? PK: Lorsque j’ai découvert l’affaire en 2002 et le travail déjà effectué par d’autres personnes, j’avais l’intention de m’adresser à France 2 pour demander que l’information soit corrigée. Mais cela n’a pas été possible et donc, en 2004, j’ai choisi volontairement d’être poursuivi en diffamation. J’ai publié un article dans lequel j’accusais France 2 en indiquant mon adresse, pour dire que j’étais prêt à être poursuivi. Cette manœuvre a porté ses fruits puisqu’en 2006, a eu lieu le premier procès. Le Procureur de la République a déclaré alors que j’avais apporté des preuves convaincantes et suffisantes de la mise en scène mais il y avait, contre moi, une lettre de Jacques Chirac qui soutenait Charles Enderlin. A la fin du procès, un mois plus tard, un verdict assez clair a été rendu, disant que j’étais coupable de diffamation. L’une des raisons principales invo- quée par les juges était la suivante:

l’armée israélienne et l’Etat d’Israël ne m’avaient jamais soutenu. J’ai immédiatement fait appel et le second procès s’est ouvert un an plus tard et a duré six mois. A la fin de ce procès, j’ai eu droit à une longue plaidoirie de France 2 contre moi, pendant sept heures. L’avocat de France 2, Francis Szpiner - qui est également l’avocat de la famille Halimi, imposé à l’époque par Chirac et par quelques dirige- ants corrompus de la communauté juive française - m’a accusé à la fin de l’audience d’être «un croisement du négationniste Robert Faurisson et de Thierry Meyssan», qui dit que les attentats du 11 septembre sont une manipulation du Mossad et de la CIA. Trois mois plus tard, j’ai malgré tout été relaxé, ce qui constituait pour moi une grande victoire. Et quelques jours plus tard, le Nouvel Observateur a publié une pétition signée par cinq cents journalistes, soutenant Charles Enderlin et m’accusant de mener «une campagne de négation». France 2, ne reconnaissant pas son échec, a nié le fait que c’était une mise en scène et s’est pourvu en cassation. La cassation va se prononcer sur l’aspect technique des arguments juridiques utilisés par les juges et non pas sur le fond de l’affaire. Même si la Cour de cassation devait dire que l’arrêt doit être cassé, cela ne changera en rien le reportage de France 2. Ce reportage est une mise en scène, nous l’avons prouvé. Toutes les accusa- tions de France 2 sont grotesques et ridicules. En neuf ans et demi, nous avons présenté plus d’une centaine de preuves de la mise en scène. Pour leur

part, France 2 et Charles Enderlin n’ont jamais apporté une seule contre- preuve attestant de l’authenticité de leur reportage. CDP: Comment expliquez-vous le soutien dont bénéficie Charles Enderlin en France ?

PK: Je pense que la France est un pays où la diabolisation d’Israël est poussée tellement loin qu’on peut à présent penser n’importe quoi. On peut vraiment croire que des soldats israéliens «s’acharnent pendant 45 minutes pour tuer un père et son enfant» parce que l’image d’Israël est dégradée. Il faut y ajouter le corpo- ratisme, les petites amitiés comme par exemple celles de Jacques Attali, de Serge Moati, de Jack Lang ou d’Hubert Védrine qui ne s’intéressent pas à l’affaire. Leur ami Charles Enderlin leur a sans doute rendu service à un moment à un autre et c’est pour cette raison qu’ils ont signé la pétition. C’est lamentable et pathé- tique. Ceux qui connaissent les détails de cette affaire ne peuvent pas signer cette pétition qui est grotesque. Mais ceux qui ont soutenu Enderlin sont soit ses amis, soit des antisémites, soit de vrais imbéciles qu’on appelle les «idiots utiles». Ce qui est plus inquiétant encore, c’est qu’Enderlin bénéficie toujours, en Israël, de soutiens incroyables, comme celui de Raphy Valden, gendre et médecin personnel du président de l’Etat Shimon Pérès, qui a témoigné en faveur de l’accusation contre l’Etat d’Israël. Je me demande ce que fait l’Etat d’Israël contre des gens qui ont un tel comportement. Comment se fait-il qu’aucun journaliste n’ait demandé à Shimon Pérès pourquoi son gendre et son médecin défendait l’accusation la plus grave de «crime rituel» contre l’Etat d’Israël ? CDP: Vous avez affaire avec les médias français et israéliens:

gardez-vous l’espoir de vous faire entendre, d’obtenir un jour une présentation plus objective de la situation de leur part, que ce soit en France ou en Israël ? PK: Pour la situation générale, ce n’est pas en mon pouvoir. En revanche, je peux vous certifier qu’un jour ou l’autre, France 2 recon- naitra son erreur et présentera ses excuses pour avoir diffusé un faux reportage. En Israël, les choses ont beaucoup évolué. Il y a quelques années, personne ne voulait reprendre nos informations accusant France

2 de mise en scène. Mais cette fois,

par exemple, le journaliste Reouven Pedatsour a publié, le mois dernier, un article magnifique dans Haaretz dans lequel il reprenait toutes les accusations contre France 2. En

France, il y a eu dans Marianne un article d’Elie Barnavi, dans lequel il soutenait que le reportage de France

2 était faux. Des gens comme Yvan

Levaï, Denis Jeambar ont présenté des témoignages très clairs, qui confirment que les images sont fausses. De ce point de vue, je ne suis pas inquiet. Ce qui me préoccupe, par contre, c’est l’incapacité des services israéliens, surtout au ministère des Affaires étrangères qui montre son incompétence totale à réagir et à demander à France 2 de reconnaître la mise en scène. En France, les gens savent qu’il s’agit d’une mise en scène mais étant donné que les Israé- liens ne font rien, ils n’ont aucune raison de reconnaître cette faute.

CDP: Comment expliquez-vous l’attitude de ces responsables israé- liens ? PK: Je pense que mis à part leur incompétence, certains d’entre eux ont des amitiés anciennes, d’autres semblent avoir développé une sorte

de masochisme. Il y a aussi, probable-

ment, des gens qui sont des traîtres vis-à-vis de l’Etat d’Israël et qui ont l’antisionisme chevillé au corps. J’ai rencontré Avigdor Lieberman et les gens qui travaillent avec lui, qui me semblaient au départ tout à fait sensés. Mais par la suite, ils ont été influencés par certains fonctionnaires qui n’ont pas le niveau intellectuel requis.

CDP: Vous êtes en Israël depuis quelques jours: qui avez-vous rencontré ?

PK: J’ai rencontré des journalistes

et des hommes politiques. J’ai notam-

ment rencontré le ministre Ouzi Landau qui m’a exprimé son soutien mais j’ignore ce qu’il sera en mesure

de faire.

CDP: En fait, Philippe, quel est votre objectif précis ? A quel moment pourrez-vous dire que votre mission a abouti ?

PK: Ma mission sera accomplie lorsque France 2 aura reconnu la mise

en scène et le faux reportage et admis

avoir été trompé par un caméraman. C’est l’objectif final. Mais il y aussi des objectifs intermédiaires qu’on est sur le point d’atteindre, le premier étant un véritable soutien en Israël à travers les médias, que ce soit Haaretz, Makor Rishon ou vous (Israël Actualités), mais il reste encore beaucoup de personnes, dans l’administration israélienne, qui ne manifestent pas encore le désir de faire jaillir la vérité.

CDP: Etant donné que la presse israélienne commence à parler de votre affaire, ne pensez-vous pas qu’elle a des chances de prendre de l’ampleur et de permettre au public d’en savoir davantage ? PK: La première chaîne de la télévision israélienne a diffusé le reportage allemand de 52 minutes, présenté en Allemagne l’an dernier, qui prouve que c’est une pure et

simple mise en scène. L’émission, diffusée en décembre, a été présentée une nouvelle fois en janvier à la demande des téléspectateurs. J’ai rencontré d’éminents journalistes

du Yediot Aharonot mais ils ont trop

peur d’aborder ce sujet parce que cela risquerait de couper leurs contacts avec certains Arabes. Certains pensent qu’en effectuant ce travail, on agit contre la paix. Personnel- lement, j’estime au contraire que

si on veut faire un jour la paix avec

les Arabes, il faut que ces derniers cessent de penser que les Israéliens

sont des assassins d’enfants. Ils auront toujours envie de se venger, même si cela n’a pas eu lieu.

CDP: Vous avez donné, le mardi 16 février, une conférence à Jéru- salem. Quel en a été le thème central ? PK: Tout le monde pense que

l’affaire Al-Dura tombera dans l’oubli avec le temps. Mais c’est une erreur. Mohamed Al-Dura restera

le plus grand symbole de déstabi-

lisation, de déligitimation de l’Etat

d’Israël. Et il faut savoir que Al-Dura

a des «enfants» avec, notamment,

le rapport Goldstone qui montre

que l’Etat d’Israël ne se défend pas contre les mensonges. Tant que l’Etat d’Israël ne comprendra pas que c’est une question stratégique, il ne servira à rien de gagner une guerre sur le terrain si on la perd dans les médias. Si on est obligé de s’excuser pour des crimes qu’on n’a pas commis, c’est

un problème. Tant qu’ils n’auront pas investi en argent et en hommes pour corriger cette faute et comprendre que la bataille pour la survie de l’Etat d’Israël passe par une victoire médiatique, je pense qu’il y aura encore beaucoup de travail à faire. Tout le monde pense que Richard Goldstone est un ennemi de l’Etat d’Israël. Je pense au contraire qu’il s’agit de son plus grand ami parce qu’en sortant son rapport, il donne à Israël l’occasion de se réveiller et de se rendre compte qu’en ne traitant pas

l’information, qu’en ne tentant pas de contrer les mensonges, on en paie le prix. Lorsque j’ai rencontré l’an

dernier Tsippi Livni, je lui ai demandé pourquoi Israël ne faisait rien. Je lui ai dit que le travail sur l’affaire Al-Dura était accompli et qu’il suffisait juste «d’aller à la banque, de prendre le chèque et de l’encaisser». Mais elle m’a répondu que ça ne l’intéressait pas et que cela n’avait aucune impor- tance. Mais finalement c’est elle qui en a payé le prix quand elle a voulu se rendre en Angleterre et a appris alors qu’elle risquait de se faire arrêter. Les militaires israéliens ont eu les mêmes problèmes lorsqu’ils ont voulu effectuer un voyage en Europe, avec des risques d’interpellations notam- ment en Espagne. Quant au Premier ministre Netanyahou, lorsqu’il n’occupera plus son poste, s’il n’a pas corrigé l’image de son Etat, il ne pourra plus circuler librement en raison des risques d’arrestations et il devra s’entourer de gardes du corps. En outre, lorsqu’il ira donner des conférences dans des universités, on l’empêchera de parler. CDP: Vous êtes un élu français:

quelles sont vos activités ? PK: Je suis maire-adjoint de la ville de Neuilly sur Seine où Nicolas Sarkozy était maire. J’essaie de me battre pour que la communauté juive soit bien traitée et que l’Etat d’Israël soit bien présenté et d’empêcher la diffamation de l’Etat d’Israël dans le monde entier. Je suis en revanche très frustré et très déçu par l’attitude de certains fonctionnaires d’Israël. Ils ne comprennent pas qu’en se comportant de cette façon, ils

bloquent l’Alya. Et en France, on perd des Juifs qui ne veulent pas être associés à «ce peuple qui assassine des enfants». Le comportement de l’Etat d’Israël affaiblit aujourd’hui le peuple juif dans le monde entier et sa légitimité en tant qu’Etat. En Israël, j’ai un excellent contact avec la population qui aime le pays et les gens qui me reconnaissent sont très cordiaux avec moi. J’espère qu’on va bientôt gagner et que l’Etat d’Israël recouvrera sa bonne réputation, qu’il

mérite. C’est un pays formidable, avec des gens formidables. Malheu- reusement, certaines personnes, qui

ont des responsabilités, ne font pas leur travail.

SECURITE L’information en provenance d’Israël 10

SECURITE

L’information en provenance d’Israël

10

Edition Edition du du 19 20 Février Nov.2009 2010 / / 126 126

Edition du du 19 20 Février Nov.2009 2010 / / 126 126 Ayalon met en garde

Ayalon met en garde Dany Ayalon a profité de la Conférence des Présidents réunie à Jérusalem pour rappeler aux députés Arabes Israéliens qu’ils n’ont pas à défendre les intérêts palestiniens mais ceux de leur nation. Il a précisé qu’un député israélien donnant des conseils à Arafat était comparable à « un membre du Congrès qui prodiguerait des conseils aux Talibans »

du Congrès qui prodiguerait des conseils aux Talibans » Hébron: un Juif blessé par un Arabe

Hébron: un Juif blessé par un Arabe Un Arabe, qui a agressé mardi un Juif en lui jetant des pierres alors qu’il passait en voiture près du quartier Abraham Avinou, a été arrêté par la police. La victime a été légèrement blessée. Par ailleurs, des Arabes ont jeté des pierres sur des véhicules israéliens au sud de Bethlehem, provoquant des dégâts matériels.

Egypte: Israël à la recherche des disparus de Tsahal ?

Egypte: Israël à la recherche des disparus de Tsahal ? Depuis la guerre de Kippour, qui

Depuis la guerre de Kippour, qui a éclaté en 1973, un certain nombre de soldats israéliens sont portés disparus et c’est pour tenter de retrouver leurs dépouilles qu’une délégation d’experts aurait été envoyée par Israël ces jours-ci à Ismaïlia, en Egypte. Les travaux de déblaiement seraient effectués dans la cour d’un collège de jeunes filles de la ville. C’est le journal égyptien Al Masri Al Youm qui a communiqué l’information en précisant que les fouilles avaient suscité une vive opposition de la part des élus locaux. Ces derniers, qui ont prétendu que ces opérations avaient été tenues secrètes par les autorités, auraient reproché à leur gouvernement d’avoir permis ces travaux alors qu’ils constituent selon eux une « violation flagrante de la souveraineté égyptienne. « Cela serait d’autant plus grave qu’Israël, de son côté, ne permet pas des recherches identiques sur son territoire », ont-ils ajouté. Galei Tsahal, qui relaie

l’information, a précisé qu’un député égyptien, secrétaire général de l’Union des Agriculteurs au sein du parti au pouvoir, avait dénoncé avec vigueur ces fouilles effectuées par une délégation d’experts israéliens. Il aurait déclaré qu’il fallait exiger qu’Israël « se comporte de la même façon à l’égard des corps de soldats égyptiens et des détenus égyptiens incarcérés dans des prisons israé- liennes ». Un autre parlementaire, Ibrahim Gafri, représentant la ville de Kantara, aurait de son côté accusé Israël de « chercher, par ces fouilles, à donner l’image d’un Etat humaniste ». Quant au député Hamdi Ismaïl, il a réclamé la formation d’une commis- sion d’enquête parlementaire sur la question. Le ministère israélien des Affaires étrangères a refusé de réagir à cette information. Quant aux services de sécurité, il n’ont pas jugé bon, pour l’instant, de faire part de leurs commentaires sur cette affaire. Claire Dana-Picard

Le Hamas ne manquera pas une occasion d’enlever un soldat

Le Hamas ne manquera pas une occasion d’enlever un soldat L’arrestation de cinq terroristes s’apprêtant à

L’arrestation de cinq terroristes s’apprêtant à enlever un soldat

israélien et à perpétrer des attentats, révélée jeudi par la presse israéli- enne, incite les services de sécurité

à mettre en garde la population. Un

haut responsable de Tsahal a évoqué vendredi matin cette affaire pour

expliquer qu’il ne s’agissait pas là d’un acte isolé et que si le Hamas

a tout intérêt, à l’heure actuelle, à

maintenir l’ordre, c’est qu’il joue en fait sur deux tableaux, à savoir

le calme d’une part et les tentatives

d’enlèvements de soldats de l’autre. Ce militaire de haut rang a ensuite précisé que « les soldats devaient rester extrêmement vigilants sur tous les fronts ». Il a ajouté que le commandant des forces armées du Hamas à Gaza Ahmed Jabri était

certainement au courant de l’attentat en préparation et était prêt à en assumer les conséquences en matière de représailles israéliennes, même si le prix à payer devait être lourd.

L’ancien commandant de la zone militaire sud, le général de brigade (réserviste) Tzvika Fogel, a tenté pour sa part d’interpréter les motifs de l’organisation terroriste en déclarant:

« Cette opération prouve que le Hamas est sous pression et semble prêt à tout pour faire libérer ses «

détenus », y compris de nouveaux enlèvements de soldats ». Cela fait plusieurs années que l’armée israélienne lutte avec acha- rnement contre les organisations terroristes et depuis l’attentat commis à Eilat il y a trois ans, des dizaines d’attaques ont été déjouées grâce aux

Renseignements militaires qui savent recueillir les informations nécessaires et grâce aux opérations effectuées régulièrement sur le terrain par les militaires. Si le Premier ministre Binyamin Netanyahou a décidé de fermer parti- ellement le passage entre Israël et la bande de Gaza, c’est essentiellement pour limiter les risques d’attentats provenant de cette région. Toutefois, il faut toujours craindre que des terroristes parviennent à franchir les barrages et remettent en question le calme relatif obtenu cette année, qui est, on le sait, plus que précaire. Claire Dana-Picard

remettent en question le calme relatif obtenu cette année, qui est, on le sait, plus que
securite L’information en provenance d’Israël 11

securite

L’information en provenance d’Israël

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Edition du 19 Février 2010 / 126

d’Israël 11 Edition du 19 Février 2010 / 126 11 bombes saisies à Ramla Dans la

11 bombes saisies à Ramla Dans la ville israélienne de Ramla, la police a découvert mardi après-midi 11 bombes prêtes à servir, dans un immeuble en construction. Les policiers, qui ont neutralisé les explosifs, ont trouvé par ailleurs, dans la cave de cet immeuble, des composants pouvant permettre la fabrication de bombes supplémentaires. Un suspect est recherché dans cette affaire.

Un suspect est recherché dans cette affaire. Netanyahou: l’Egypte pourrait chercher à se procurer

Netanyahou: l’Egypte pourrait chercher à se procurer l’arme nucléaire Le Premier ministre, qui a rencontré de façon fortuite son homologue grec Papandréou à Moscou, lui a notamment déclaré que si l’Iran se procurait l’arme atomique, des pays comme l’Egypte, l’Arabie Saoudite et la Turquie cher- cheraient à s’équiper d’armes similaires.

Al-Qaïda stoppée aux portes d’Israël

Dans la même journée du 10 février, des membres de l’organisation terror- iste Al-Qaïda sont arrêtés tant en Judée-Samarie qu’à Gaza. Les difficultés de dialogue entre l’Autorité palestinienne et Israël d’une part, le Hamas et le Fatah d’autre part (ce dernier étant la « branche armée » de l’Autorité pales- tinienne s’autorisant le terrorisme sous couvert de son principal organe « les brigades des Martyrs d’Al-Aqsa ») sont bien connues.

se

produire des « hasards objectifs » dans la lutte anti-terroriste.

Autant à Gaza – zone de non-droit toujours dirigée par le Hamas – comme dans les territoires de Judée- Samarie actuellement sous contrôle de l’Autorité palestinienne, des hommes d’Al-Qaïda sont arrêtés. Les arrestations à Gaza sont menées sous l’égide du Hamas et celles ayant lieu en Judée-Samarie, par les services de sécurité sous les ordres de Mahmoud Abbas.

serait-il

moins islamiste qu’Al-Qaïda ? Et l’Autorité palestinienne serait- elle à ce point engagée à lutter contre Al-Qaïda qui s’est proposée de prendre en charge la cause des Pales- tiniens ? Plutôt qu’en la seule et naturelle volonté politique, pour chaque organisation palestinienne, de garder pouvoir et marquer son territoire,

Toutefois,

il

semble

parfois

Pour

autant,

le

Hamas

ces évènements semblent devoir s’éclairer par les fortes divisions internes au sein de l’Islam, et ce, à travers tout le monde arabo- musulman.

autant

concerner des points doctrinaux ;

Opposition entre Chiites et Sunnites, ces derniers légitimant pleinement la place de la tradition orale dans les textes (qui, pour autant, n’est pas plus favorable aux Juifs que ne le sont déjà les textes coraniques).

Ces

divisions

peuvent

Que -

des choix empiriques :

Choix des modèles stratégiques du Djihad. Toutefois, Al Qaïda et le Hamas étant tous deux sunnites, il faut redé- couvrir, en plus du deuxième point à l’instant évoqué, un troisième terme qui, de la triade, est sans doute le plus déterminant :

Les identités tribales du monde arabe, formées tout au long de leur Histoire, autour de clans ou familles dominantes, sont restées plus ou moins intactes malgré les « refor- matages » et découpages d’identité créées sous l’effet des Etats-nations. Depuis plusieurs années, Al-Qaïda avait ouvertement évoqué sa présence discrète en territoires sous administration palestinienne, peu après la construction de la barrière de sécurité. Pour autant, il n’était pas si sûre qu’elle soit bien accueillie et l’absence des actions terroristes

soit bien accueillie et l’absence des actions terroristes elles-mêmes que certains attendaient de ce réseau

elles-mêmes que certains attendaient de ce réseau international serait plutôt à interpréter comme le temps beaucoup plus long qu’elle a dû, à sa propre surprise, consacrer à tenter de s’imposer face au Hamas à Gaza, et au milieu de la population palesti- nienne résidant en Judée-Samarie. Et de la même manière, l’identité (à la fois tribale et religieuse) alaouite de la famille dirigeante Assad de Syrie est en minorité par rapport à la

majorité de la population syrienne. Cette situation pourrait, dans un avenir à ce jour encore indéterminé, faire se questionner la population majoritaire de ce pays et amener celle-ci à provoquer des changements autrement inattendus. Ainsi semble-t-il que l’ouverture de l’aire arabo-musulmane au monde doive passer par des confrontations internes (« fitna » , en arabe, signifie “division et discorde au sein de

l’islam” , « guerre civile » mais aussi « tentation », « séduction » ). Elles posent la question de l’Autre au sein de l’Islam, à défaut d’aborder l’Autre véritablement extérieur à l’Islam, et tout particulièrement cet Autre toujours refusé qu’est Israël. Mais au moins ces discordes ont- elles le mérite de stopper Al-Qaïda aux portes d’Israël.

Daniel Gandus

Israël. Mais au moins ces discordes ont- elles le mérite de stopper Al-Qaïda aux portes d’Israël.
L'actualite du livre L’information en provenance d’Israël Edition du 19 Février 2010 / 126 12

L'actualite du livre

L’information en provenance d’Israël

Edition du 19 Février 2010 / 126

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Les roses de l’Ariana

de Albert Naccache (Editions Cheminements)

de l’Ariana de Albert Naccache (Editions Cheminements) Jacques BENILLOUCHE Le dernier âge d’or pour les juifs

Jacques BENILLOUCHE

Le dernier âge d’or pour les juifs de Tunisie pourrait se situer entre les années 1950 à 1962. Durant cette période, l’émancipation juive avait entrainé un conflit identitaire pour ceux qui esti- maient devoir consolider leurs racines locales, ceux qui pensaient leur avenir dans la terre de leur culture et ceux, moins nombreux, qui voyaient dans le retour à Sion la réalisation de leur rêve. Peu de livres ont décrit cette période faste qui transpire dans les mots de ceux qui l’ont vécue en l’idéalisant aujourd’hui. Le temps a effacé les mauvais souve- nirs et embelli les difficultés. Les témoins de cette époque vieillissent en même temps que leur mémoire et leur disparition,

malheureusement programmée, risque d’enfouir leur témoignage dans le vide collectif. En ce sens, le livre d’Albert Naccache fait œuvre historique car il fixe le temps, rafraichit les mémoires et laisse à la nouvelle génération, grandie au lait des traditions, de l’accent tunisien et des spécialités culinaires des fêtes religieuses, un repère pour consolider ses racines en pays d’exil. L’auteur prouve aussi que l’informatique mène à tout, même à l’ouverture d’une page historique par le jeu de la plume en nous éclairant sur le judaïsme à travers le prisme d’une petite banlieue de Tunis. Il nous parle certes de sa vie person- nelle mais c’est l’histoire de tous les juifs de Tunisie qui apparait en filigrane, entre les lignes de son récit. L’histoire vécue par beau- coup d’autres de ses semblables

et gravée dans leur mémoire de manière indélébile avait besoin d’une transcription sur papier pour servir de témoignage vivant pour les générations futures. Le rappel de certaines anecdotes tendrait à considérer les juifs tunisiens comme des extra terrestres tant l’histoire contée parait aux antipodes de la vie occidentale. Mais elle a l’avantage d’être réelle parce que tous les juifs de cette époque l’on vécue ainsi, à la virgule près. C’est en ce sens que la lecture du livre éveillera chez beau- coup de lecteurs les souvenirs d’une jeunesse insouciante, mais modeste, gravée dans les brûlures de l’Histoire.

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En partenariat avec:

2010 2010 / / 126 126 16 16 En partenariat avec: www.israelvalley.com Un hôtel Ritz à

www.israelvalley.com

126 126 16 16 En partenariat avec: www.israelvalley.com Un hôtel Ritz à Herzlya en mars 2012

Un hôtel Ritz à Herzlya en mars 2012 La célèbre marina d’Herzlya, très fréquentée par la petite bourgeoisie israélienne, poursuit son développement. Via son PDG Simon Cooper, le groupe Marriott Internationals vient d’annoncer qu’un hôtel “Ritz-Carlton” y sera prochainement construit.

Un lien entre des pesticides et la maladie de parkinson

Un lien entre des pesticides et la maladie de parkinson Un centre de recherche israélien confirme

Un centre de recherche israélien confirme qu’un lien existe entre la maladie de Parkinson et des pesti- cides, dans une étude effectuée sur les habitants d’un village arabe, a-t-on appris mardi auprès des chercheurs. Les chercheurs ont constaté que le taux de maladie dans la localité de Baqa al-Gharbieh au nord-est de Tel Aviv (70 cas pour 100.000 habi- tants) était plus du double de celui de localités arabes voisines, dont les habitants ont un profil génétique proche. “Nous estimons que ce taux plus élevé s’explique par la présence massive de pesticides dans les champs environnants, des pesticides dispersés notamment par avions”, a déclaré Dr Rafiq Masalha, respon- sable de la recherche. “Il a été prouvé que l’inhalation de pesticides, affecte la production de

dopamine” un neuro-transmetteur dont la déficience dans le cerveau est la cause de la maladie de Parkinson”, a-t-il précisé. Il relève par ailleurs que “le taux de Parkinson au sein de la population arabe en Israël (43 pour 100.000) est très inférieur à celui au sein des agri- culteurs juifs”, a-t-il précisé. L’étude, réalisée notamment par le centre médical Soroka de Beersheva (sud d’Israël) a fait l’objet d’une publication fin janvier dans la revue médicale “Israel Medical Association Journal”. En 2009, une étude en France de l’Inserm chez les agriculteurs avait déjà montré un lien entre l’exposition aux produits pesticides et la survenue de la maladie de Parkinson. Les insecticides organochlorés étaient particulièrement mis en cause. IsraelValley Desk

Le pib Israélien a progressé de 4,4 % en rythme annuel au quatrième trimestre 2009.

de 4,4 % en rythme annuel au quatrième trimestre 2009. Les Israéliens achètent davantage et les

Les Israéliens achètent davantage et les entreprises exportent plus. C’est ce qui ressort du bilan économique de 2009 que publie l’Institut de la Statis- tique à Jérusalem: au second semestre de 2009, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,9% en rythme annuel. On pourrait même affirmer que l’économie israélienne s’est emballée à la fin de l’année passée: au cours du dernier trimestre de 2009, le rythme annuel de croissance était de 4,4%, ce qui laisse envisager un taux semblable pour 2010. La hausse du PIB au second semestre de 2009 a été rendue possible grâce à la forte consommation des ménages (+ 6,1%), à la poussée des exporta- tions de biens et services (+ 11,2%) et aux dépenses publiques (+ 3,2%).

Même les investissements ont redé- marré (+ 1,9%), et en particulier dans la construction (+ 3%). Les économistes israéliens indiquent que le principal facteur qui tire aujourd’hui la croissance est la consommation privée. Les illustra- tions ne manquent pas: au second semestre de 2009, les Israéliens ont acheté davantage d’automobiles (+ 37% par tête) et d’appareils élec- troménagers (+ 29% par tête). De même, ils ont déboursé 21% de plus pour voyager et 10% de plus pour s’habiller. Quant aux exportations, il semble qu’elles n’aient pas trop souffert de la faiblesse du biller vert. En effet, la reprise de l’économie s’effectue

malgré un taux de change défavorable qui réduit la contrepartie financière des exportations. Les entreprises israéliennes ont compensé, en partie, la baisse de rentabilité de leurs expor- tations en élargissant leurs débouchés extérieurs. Autre signe de la reprise de l’économie israélienne: les importa- tions ont rebondi de 8,5% au second semestre de 2009. La hausse des importations confirmerait que les entreprises israéliennes accélèrent leur approvisionnement en matières premières pour accroître leur produc- tion future.

Jacques Bendelac

accélèrent leur approvisionnement en matières premières pour accroître leur produc- tion future. Jacques Bendelac
international L’information en provenance d’Israël 18

international

L’information en provenance d’Israël

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Edition du 19 Février 2010 / 126

d’Israël 18 Edition du 19 Février 2010 / 126 En Ukraine, suspension du résultat des élections

En Ukraine, suspension du résultat des élections Suite à un pourvoi en justice du Premier Ministre, Yulia Timo- chenko, battue par seulement quelques centaines de voix, un tribunal ukrainien vient de suspendre les résultats des élections jusqu’à examen des faits. La cérémonie d’intronisation du vain- queur pro russe, Viktor Yanukovych, a été repoussée jusqu’à nouvel ordre.

Yanukovych, a été repoussée jusqu’à nouvel ordre. Ahmadinedjad futurologue Le président iranien Mahmoud

Ahmadinedjad futurologue Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a estimé ce mardi qu’Israël compte déclencher une guerre « au printemps ou en été » mais il n’a précisé qu’il pensait ainsi à son pays.

Un musée de la Shoah en Russie

pensait ainsi à son pays. Un musée de la Shoah en Russie Le Premier ministre russe,

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a fait part à Benyamin Netanyahou, mardi soir, lors de leur rencontre diplomatique à Moscou, de l’intention de la Russie de fonder un musée qui immortalisera le souvenir des victimes de la Shoah. Pour sa part, le Premier ministre israélien a promis qu’un monument aux morts en l’honneur de l’armée soviétique serait érigé en Israël avant la visite de son homologue prévue pour l’année prochaine. Préalablement, Netanyahou a rencontré le président russe, Dmitri Medvedev. Les deux hommes ont parlé du problème iranien et du développement de l’arme nucléaire, mais également du développement

et de l’avenir des relations entre les deux pays: Medvedev a fait allusion à l’importante partie de la population israélienne originaire de l’ex Union soviétique, qui renforçait les liens entre la Russie et Israël. L’objectif du voyage du Premier ministre consiste à tenter de convaincre le Kremlin de se joindre aux sanctions plus décisives contre l’Iran. Les Russes ne se sont toutefois pas dédits de leur décision de livrer les missiles sol-air S300 commandés par l’Iran près de deux ans aupara- vant. Pour eux, cette transaction est une considération qui doit absolu- ment rester en dehors de l’affaire des sanctions.

Yéochoua Sultan

Liban: Cinq ans après Al-Hariri, un scénario bien étrange

L’expression « l’Orient compliqué » convient à merveille à la situa- tion qui prévaut au Liban. Cinq ans après l’assassinat du Premier ministre Hariri, dont tous les indices mènent vers Damas, le fils du défunt est aujourd’hui au « pouvoir » à Beyrouth dans une configuration politique et militaire plus que jamais favorable au régime syrien. Des dizaines de milliers de personnes affluent ce dimanche vers la « Place des Martyrs », comme chaque année le 14 février, pour commémorer le souvenir de l’ancien Premier ministre. D’ordinaire, cette manifestation était l’occasion pour tout ce qui appartenait au camp anti- syrien de venir faire une démonstra- tion de force et de présence massive face à Damas et à ses alliés au sein du Liban. Le mot d’ordre était « de traîner les responsables devant un Tribunal » que la communauté inter- nationale avait d’ailleurs exigé, et promis d’ériger avec les autorités à Beyrouth. Mais entre temps les choses ont bien changé: la Syrie s’est refait une place de choix dans le jeu géostraté- gique proche-oriental, les Etats-Unis et l’Union européenne courtisent Damas et veulent lui accorder « un rôle majeur » dans la région, les élec- tions libanaises, bien que remportées par le camp anti-syrien, ont consacré le Hezbollah comme acteur incon-

anti-syrien, ont consacré le Hezbollah comme acteur incon- tournable dans le paysage politique libanais, Saïd

tournable dans le paysage politique libanais, Saïd Al-Hariri a fait allé- geance à Damas en y faisant une visite historique, et cette année, pour la première fois depuis l’attentat, l’atmosphère à la « Place des Martyrs » est à la résignation et à la concili- ation. Face à cela, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon paraissait bien ridicule vendredi dernier, en annon- çant « que le Tribunal poursuivrait ses travaux pour que toute la vérité soit faite sur cet attentat ». En fait « cette vérité » intéresse de moins en moins de gens. Sari Kanafaï, Professeur en Droit à l’Université américaine de Beyrouth, témoigne que « certains milieux qui entourent le Premier ministre Saïd Al-Hariri craignent que le rapprochement entre le pouvoir libanais et la Syrie n’entraîne finale- ment un étouffement progressif de l’affaire, afin de ne pas faire remonter la tension entre les deux pays ». D’ailleurs, lors de son allocu- tion, le nouveau Premier ministre a fait un appel assez contradictoire, exigeant « que la lumière soit faite sur cet attentat », tout en « deman- dant l’union nationale tout comme le maintien et le resserrement des rela- tions avec Damas ». Ce qui est caractéristique de l’évolution du Liban depuis quelques années, outre le renforcement du Hezbollah, est l’effritement du camp anti-syrien. Principalement mais pas uniquement composé de Chrétiens, il s’était déjà fissuré avant les élections par la défection

d’un anti-syrien autrefois virulent, le Général Aoun, ex-bête noire de Damas, mais qui pour des pures raisons d’opportunisme politique s’est résolument rangé dans le camp pro-syrien avant le scrutin. Puis ce fut l’élection à la Présidence, après des mois de tergiversations et de blocage, de Michel Sleimane, chrétien, mais agréé par le Hezbollah car très favor- able à la Syrie. Plus récemment, ce sont les Druzes de Walid Joumblatt, jadis habitué à s’élever contre la présence et la mainmise syriennes, qui ont complètement changé de ton et d’attitude. Signe qui ne trompe pas:

cette année, pour la première fois, Walid Joumblatt et ses troupes sont absentes de la Commémoration en souvenir de Rafik Al-Hariri. En corollaire de ce retour en force de la Syrie…à pas de velours dans le paysage libanais, les déclarations anti-israéliennes faites à intervalles réguliers de la part de ceux-là même qui ont le plus à craindre du pouvoir grandissant du Hezbollah au pays du Cèdre, en premier lieu le nouveau Premier ministre Saïd Al-Hariri. Cette évolution montre à quel point l’édification de liens ou d’alliances – actuelles ou souhaitées – par Israël avec des pays arabes reste aléatoire, tant les situations intérieures de ces pays – fussent-ils considérés comme modérés – sont versatiles, et risquent de se retourner brutalement contre l’Etat juif.

Shraga Blum

comme modérés – sont versatiles, et risquent de se retourner brutalement contre l’Etat juif. Shraga Blum
comme modérés – sont versatiles, et risquent de se retourner brutalement contre l’Etat juif. Shraga Blum
international L’information en provenance d’Israël 19

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L’information en provenance d’Israël

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d’Israël 19 Edition du 19 Février 2010 / 126 Shalev sceptique quant aux intentions du Conseil

Shalev sceptique quant aux intentions du Conseil de sécurité L’ambassadrice d’Israël à l’Onu Gabriella Shalev a émis des doutes sur les intentions du Conseil de sécurité d’imposer ce mois-ci de nouvelles sanctions à l’Iran. S’adressant à des jour- nalistes à New York, Shalev a estimé que la Russie avait quelque peu modifié ses positions et semblait à présent plus disposée à freiner le programme nucléaire de Téhéran. Quant à la Chine, Shalev a estimé que ses positions restaient une énigme.

Shalev a estimé que ses positions restaient une énigme. L’UE à la Knesset Un groupe d’élus

L’UE à la Knesset Un groupe d’élus européen s’est rendu en visite à la Knesset. Béastien Belder, qui dirigea cette délégation a clairement indiqué en public qu’une paix véritable supposait la recon- naissance du « caractère juif de l’Etat d’Israël ainsi que sa légitimité ».Il a précisé que l’UE n’accepterait pas la délé- gitimation de l’Etat hébreu.

Vente de missiles sol-air russes à l’Iran

Alors que le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, est en route pour Moscou, et qu’il devrait bientôt

atterrir sur le sol russe, le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, Vladimir Nazarov, confirme la nette intention de son pays de maintenir le contrat de vente de missiles destinés

à protéger l’espace aérien de l’Iran et

d’empêcher toute intrusion d’avions étrangers. Par ailleurs, le Kremlin met en garde contre une opération militaire qui viserait à anéantir les installa- tions nucléaires iraniennes. « Nous avons un accord signé dont nous ne pouvons nous défaire, mais la livraison n’a pas encore commencé », a annoncé le diplomate, en faisant allusion aux missiles S-300. Pour sa part, les sanctions contre l’Iran, approuvées par la Russie, ne concernent pas cette transaction, qui a été signée en 2007. Aucune expli- cation n’a toutefois été donnée quant au retard survenu dans la livraison. Certains penchent pour un rôle déterminant dans le poids des pres-

sions exercées pas les États-Unis et d’Israël. Cette livraison pourrait séri- eusement entraver, voire remettre en question, l’option militaire consistant

à bombarder les centrales iraniennes.

Le président Shimon Pérès s’est lui-même personnellement mêlé de l’affaire, en évoquant cette impor- tante question auprès de son homo- logue Dmitri Medvedev, lors de son passage en Russie l’année dernière. Pour Nazarov, une offensive mili-

taire contre l’Iran serait une erreur fatale. Il soutient que la solution à la crise nucléaire avec l’Iran doit être réglée uniquement par les voies diplomatiques: « Toute opération militaire ferait exploser la situation. Elle aurait des conséquences néga- tives qui s’étendraient sur l’ensemble de la planète, y compris pour la Russie, qui est voisine de l’Iran. » Il ajoute que la Russie investit d’importants efforts en vue de faire respecter les conventions internatio- nales, y compris celles qui concerne la propagation du nucléaire. Netanyahou doit rencontrer le président russe, Dmitri Medvedev ainsi que son homologue, Vladimir Poutine. Il tentera de les convaincre d’accepter des sanctions « para- lysantes » à l’encontre du régime islamiste de Téhéran. Yéochoua Sultan

d’accepter des sanctions « para- lysantes » à l’encontre du régime islamiste de Téhéran. Yéochoua Sultan
d’accepter des sanctions « para- lysantes » à l’encontre du régime islamiste de Téhéran. Yéochoua Sultan
POLITIQUE L’information en provenance d’Israël 20

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L’information en provenance d’Israël

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d’Israël 20 Edition du 19 Février 2010 / 126 Pour une augmentation du nombre des juges

Pour une augmentation du nombre des juges à la Cour Suprême:

Lors d’un discours au Centre académique de Netanya, le prési- dent de la Commission parlementaire juridique, le membre de la Knesset David Rotem (Israel Beitenou), s’est prononcé pour une augmentation du nombre des juges à la Cour Suprême de quinze à vint et un.

des juges à la Cour Suprême de quinze à vint et un. Quatorze jours pour dédommager

Quatorze jours pour dédommager les victimes du gel de la construction Le député Danny Danon: le gouvernement a quatorze jours pour dédommager les victimes du gel de la construction Le député du Likoud Danny Danon a présenté à la Knesset une proposition de loi engageant le gouvernement à dédommager les personnes pour lesquelles le gel de la construction dans les implantations en Judée et Samarie cause de sérieuses pertes financières.

L’esprit Vème colonne

de sérieuses pertes financières. L’esprit Vème colonne Le fait que Dany Ayalon ait mis en garde,

Le fait que Dany Ayalon ait mis en garde, ce jour, les députés Arabes Israéliens sur l’erreur à ne pas commettre en défendant les intérêts palestiniens plutôt que ceux de la nation – israélienne – dont ils sont des représentants élus n’est pas, contrai- rement à ce que certains se plaisent à croire, une manière de harceler la minorité arabe d’Israël. Cet avertisse- ment vient après des années d’une certaine duplicité au sein d’une partie de la population Arabe Israélienne. On se souvient du cas marquant ayant scandalisé tout Israël quand, durant l’Intifada, deux Arabes Israéliennes, furent invitées par un terroriste kami- kaze à descendre avant qu’il ne fasse exploser sa bombe et n’avaient pas donné l’alerte aux autres passagers parce que Juifs Israéliens. Depuis lors, le climax de cet esprit de cinquième colonne fut atteint durant la guerre contre le Hezbollah, auquel le député Azmi Bishara avait transmis des informations, ce qui constitua un acte d’ « intelligence avec l’ennemi » et de trahison.

a ensuite pris fuite hors

d’Israël.

Tout récemment, Lieberman a dénoncé ce fait que même l’argent donné par Israël à l’Autorité Pales- tinienne – avec laquelle Israël est censée poursuivre les négociations

– pour sa population passait dans

des actions de propagandes anti- israéliennes.

Bishara

La liste de ces évènements, bien évidemment, varie en degrés de gravité, mais elle est en tous cas plus longue et elle obligera bientôt Israël à se poser la question de savoir comment gérer cette situation dont il faudra sortir en exigeant à la fois fidélité à la nation de la part d’une partie de la population naturellement sensible à une collaboration avec l’ennemi de par le panarabisme et le panislamisme, tout en étant capable de la surveiller en veillant en même temps à lui maintenir ses droits démocratiques, sans qu’il ne s’agisse plus, pour la démocratie israélienne, de tendre naïvement l’autre joue à ses assassins, comme cela fut le cas à l’époque de la première inti- fada durant laquelle des familles de terroristes kamikazes continuaient à recevoir des allocations d’aides israé- liennes après le décès du « martyr » alors qu’ils célébraient la avec gâteaux et bonbons la mise à mort de citoyens israéliens commise par un des leurs. L’esprit Vème colonne est un problème hautement épineux, mais accepter de vivre avec une telle épine dans le pied serait nettement plus suicidaire que prendre le risque de nécessaire de « faire des vagues » afin de le résoudre, et cela demandera un trésor de créativité politique. Mais

Israël est bien connu pour en être

capable.

Daniel Gandus

Au Likoud, tout le monde ne souhaite pas l’arrivée de Mofaz !

Les circonvolutions internes au parti Kadima et les multiples rumeurs sur un départ de Mofaz ont relativement laissé jusqu’à présent les réactions au Likoud en dehors des projecteurs. Mais au fur et à mesure que se précisent les choses, augmente parallèlement la grogne dans une partie du Likoud contre l’arrivée de l’ancien ministre de la Défense et d’autres anciens du Likoud. On estime que d’ici quelques jours, on en saura davan- tage sur les noms des députés qui suivraient Mofaz dans son départ de Kadima. Leur « retour » dans leur ancienne maison n’est cependant pas attendu par tout le monde avec une efferves- cence jubilatoire. Certains députés craignent déjà les problèmes qui seraient générés par l’insertion de ces revenants dans les prochaines listes du Likoud aux élections. Leur retour au bercail a peut-être été assorti d’une promesse de les placer en bonne position, ce qui risquerait de léser ceux qui sont restés fidèles au parti. Le ministre Youli Edelstein a déclaré « que les transfuges de Kadima ne sont pas d’un grand apport pour le Likoud. Et surtout pas sur le plan électoral ». Il a ajouté que « les militants et cadres sur le terrain ne laisseront pas les dirigeants modifier les statuts du parti dans le but de faciliter leur réinsertion dans la liste du Likoud aux élections ». De son côté, le député Dany Danone est encore plus incisif : « Ce scénario n’aura tout simple- ment pas lieu. Ces gens vont mourir politiquement s’ils se présentent dans des primaires nationales du

s’ils se présentent dans des primaires nationales du parti, car les militants de base ne leur

parti, car les militants de base ne leur pardonneront pas d’avoir trahi le Likoud au moment où il avait besoin d’eux, et de revenir le rejoindre lorsqu’il a le vent en poupe et que Kadima est en voie de disparition ». Yariv Levine, quant à lui, leur conseille « de former un groupe indépendant, ou de rejoindre Israël Beiteinou ou même les Travaillistes ». Miri Regev est plus nuancée :

« La décision de les accueillir ou non n’appartient qu’au Premier ministre. Mais s’ils veulent une place sur les listes, qu’ils affrontent le suffrage des militants comme tous les autres candidats du Likoud. Je suis opposée au fait de leur donner une place automatique sur les listes. Je suis opposée à des sanctions politiques envers eux, mais également à les récompenser alors qu’ils avaient abandonné le parti ». Dans une dizaine de jours, le Conseil de Kadima doit se réunir afin de débattre de la demande de Mofaz quant à des Primaires anticipées. Tsipi Livni est décidée à ne pas accéder à ses exigences, et à moins d’un coup de théâtre cette réunion risque fort d’être celle qui scellera la rupture définitive entre les deux dirigeants. Selon un proche de Binyamin Netanyahou,

Shaoul Mofaz serait susceptible d’obtenir le ministère de la Justice, en remplacement du Prof. Yaakov Neeman qui aurait évoqué son souhait de quitter ses fonctions. Cette grogne de quelques députés n’est pas sans rapport avec les risques de voir le parti se recentrer encore davantage. Dany Danone, Miri Regev, Yariv Levine et Youli Edelstein, pour ne citer qu’eux, font partie de la droite du Likoud, et voient d’un mauvais œil l’arrivée des « déçus de Kadima » qui, avec le parti Travailliste à gauche, tire- raient encore davantage le Premier ministre vers le centre, ce qui n’était pas le vœu de ceux qui ont porté le Likoud et la droite au pouvoir. Un « scénario catastrophe » craint par certains députés imagine que Netanyahou, qui s’apprêterait à prendre des « décisions historiques » avec tout ce que cela sous-entend, préférerait renforcer l’aile gauche du Likoud en prévision d’une défection à l’avenir d’un certain nombre de députés du parti fidèles à Eretz Israël.

Shraga Blum

d’une défection à l’avenir d’un certain nombre de députés du parti fidèles à Eretz Israël. Shraga
POLITIQUE L’information en provenance d’Israël 21

POLITIQUE

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d’Israël 21 Edition du 19 Février 2010 / 126 Kadima : schisme en vue Les divisions

Kadima : schisme en vue Les divisions au sein de Kadima se poursuivent sur fonds de choix stratégiques différents entre Tsipi Livni et Shaoul Mofaz. Ce dernier souhaite se rapprocher du Likoud et a rencontré, pour ce faire, des proches de B. Netanyahu. Aucune information n’a filtré de cette rencontre.

Aucune information n’a filtré de cette rencontre. Appareils pour économiser l’eau La loi pour les

Appareils pour économiser l’eau La loi pour les économies d’eau dans les institutions publiques a été validée par la Knesset en seconde et troisième lectures. Cette loi, qui provient de l’initiative du président de la commission économique, Ofir Akonis (Likoud), prévoit l’installation de systèmes ingénieux adaptés aux robinets pour économiser l’eau.

Netanyahou à Moscou:

rencontre fortuite avec son homologue grec

à Moscou: rencontre fortuite avec son homologue grec Le Premier ministre Binyamin Netanyahou poursuit sa visite

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou poursuit sa visite officielle à Moscou. Il a rencontré dans la matinée le président Dmitri Medvedev avant de s’entretenir avec les dirigeants de la commu- nauté juive locale. Allant ensuite déjeuner dans un restaurant avec son épouse, indique le Jerusalem Post en anglais, il y a rencontré le Premier ministre grec George Papandréou. Ce dernier est arrivé lundi à Moscou à l’invitation de son homo- logue russe, Vladimir Poutine en compagnie de plusieurs membres de son gouvernement. Les deux hommes ont discuté pendant une heure, parlant notamment de la crise économique qui touche actuel- lement la Grèce et bien entendu de la menace iranienne qui concerne, quant à elle, le monde entier. Prodiguant des conseils à son homologue grec, Netanyahou lui a recommandé de réclamer l’aide de la communauté internationale pour

sortir du marasme dans lequel son pays est encore plongé. Netanyahou a ajouté qu’en temps de crise, qu’elle soit économique ou sécuritaire, la communauté internationale devait s’impliquer et apporter son soutien au pays touché. Il a rappelé, comme il le fait d’ailleurs depuis le début de son séjour à Moscou, que ce voyage avait essentiellement pour objectif d’inciter le monde à prendre des mesures très sévères à l’encontre de l’Iran. Le Premier ministre, qui en est déjà au second jour de son séjour en Russie, a rencontré notamment des journalistes éminents du pays et a accordé un certain nombre d’interviews aux médias locaux. Il est ensuite question qu’il visite la Maison blanche russe où il doit avoir un entretien avec son homo- logue russe Vladimir Poutine. Il rentrera ensuite en Israël. Claire Dana-Picard

L’amiral Mullen salue la coopération entre Israël et les USA

L’amiral Michael Mullen, chef d’état-major des forces armées améri- caines, a entamé sa visite officielle en Israël. Il a été reçu lundi matin avec tous les honneurs à la Kiria de Tel Aviv, siège des institutions gouver- nementales, en présence du général Gaby Ashkenazy, chef d’état-major de Tsahal. Il a ensuite rencontré, dans la matinée, les membres de la déléga- tion de l’armée israélienne qui ont été dépêchés le mois dernier en Haïti pour participer sur place aux opéra- tions de sauvetage des sinistrés, après le terrible tremblement de terre qui a secoué l’île. Lors de cette entrevue, le général Ashkenazy a affirmé qu’il était fier de commander une telle armée, prête à donner le maximum pour sauver des vies humaines. L’amiral Mullen s’est ensuite entre- tenu avec le ministre de la Défense Ehoud Barak. Ce dernier a déclaré, au cours de cette rencontre, que « même entre amis, il y avait parfois des différences de conception ». Il a ajouté que malgré cela, les deux pays continueraient à œuvrer ensemble. Se rendant ensuite à l’ambassade américaine de la ville, Mullen a rencontré des journalistes étrangers et leur a fait part, entre autres, de ses préoccupations au sujet du nuclé- aire iranien et de ses répercussions sur la sécurité du Proche-Orient, notamment à travers le Hamas et le Hezbollah. A ce sujet, il a souligné l’importance vitale de la coopération entre Israël et les Etats-Unis sur ce dossier. L’amiral Mullen a tenu à préciser que « toutes les mesures prises par les Américains en vue de renforcer la puissance militaire d’Israël et d’autres Etats de la région étaient destinées à leur procurer un potentiel de défense ». Le chef d’état-major de Tsahal, le général Gaby Ashkenazy, a indiqué, pour sa part, lors d’un dîner offert dimanche soir en l’honneur de son hôte de marque, que les forces armées américaines et israéliennes collabo- raient étroitement, en échangeant régulièrement des informations et en partageant leurs connaissances et leur expérience dans le domaine sécuri- taire, afin de pouvoir affronter dans

le domaine sécuri- taire, afin de pouvoir affronter dans de meilleures conditions les enjeux qui se

de meilleures conditions les enjeux qui se présentaient dans cette partie du monde. Ashkenazy a remercié l’amiral Mullen d’avoir effectué ce voyage au moment où sa présence était peut-être nécessaire ailleurs, et plus précisé- ment en Afghanistan où les combats font rage actuellement. Il a en outre

salué les rapports cordiaux entre les deux pays. Mullen, de son côté, a tenu à félic- iter le général Ashkenazy pour le travail qu’il réalisait sur le terrain et a ajouté qu’il avait beaucoup contribué au rapprochement entre Israël et les Etats-Unis.

Claire Dana-Picard

et a ajouté qu’il avait beaucoup contribué au rapprochement entre Israël et les Etats-Unis. Claire Dana-Picard
ECHO PHOTOs alain azria L’information en provenance d’Israël 22

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Edition du 19 Février 2010 / 126

d’Israël 24 Edition du 19 Février 2010 / 126 = Réunion urgente des médecins d’Hadassah Ein

= Réunion urgente des médecins d’Hadassah Ein Kerem Les médecins de l’hôpital Hadassah Ein Kerem se sont réunis mercredi matin pour débattre du départ, à la fin de l’année, du professeur Shlomo Mor-Yossef, directeur de l’établissement. Plusieurs d’entre eux ont confié à la presse qu’ils ne connaissaient les raisons de son retrait et craignaient les répercussions négatives qu’il pourrait avoir sur la situation financière de l’hôpital.

pourrait avoir sur la situation financière de l’hôpital. Une nouvelle entreprise en difficulté dans le Nord

Une nouvelle entreprise en difficulté dans le Nord Une centaine d’employés de l’usine Millouz, à Nahariya, se sont retranchés à l’intérieur de l’entreprise pour protester contre les licenciements prévus par la direction. Ils ont affirmé que cette dernière cherchait à vendre l’usine sans se soucier de l’avenir du personnel. La Histadrout s’est adressée pour sa part au tribunal local du travail pour lui demander l’émission d’un ordre visant à empêcher le licenciement des employés

Les Rothschild ne gèreront plus leur banque

des employés Les Rothschild ne gèreront plus leur banque La banque d’investissements Roth- schild a choisi

La banque d’investissements Roth- schild a choisi un nouveau PDG, en la personne de Nigel Higgins. Ce sera la première fois que la chaîne des banques, dont la première fut fondée en 1769 par Meir Anschel Rothshild, à Francfort, ne sera pas dirigée par un membre de la famille. Higgins, qui a l’intention de donner un souffle nouveau à l’entreprise et à en élargir l’activité, a été engagé par les Rothschild il y a de cela 27 ans, alors qu’il était âgé de 22 ans. Cela fait bientôt dix ans qu’il participe à

la gestion financière. David de Roth-

schild conservera son poste de prési-

dent. Les deux fonctions seront donc

séparées.

Le rôle de David de Rothschild se

concentrera sur les clients les plus

importants de la banque, alors que

Higgins gèrera le fonctionnement

global de l’activité bancaire.

Yéochoua Sultan

Les milliards du Hamas

La « Banque de Palestine », à ne pas confondre avec la Banque Leumi Leisrael, dont c’était le nom jusqu’à l’indépendance, est une banque arabe affiliée au Hamas et à l’Olp. Son

centre se situe à Ramallah, mais elle

a de nombreuses succursales à Gaza.

Cette banque brasse des milliards de … shekels israéliens. Elle se serait adressée à la direction de la Banque d’Israël, afin de déposer un demi- milliard de shekels dans le bureau central.

Un proche de la banque arabe, qui

a tenu à garder l’anonymat, soutient

que cette demande ne se limite pas là. Les responsables ne comptent pas seulement déposer cet argent. Ils auraient demandé à ce qu’il soit converti en dollars américains, toujours par la Banque d’Israël. Cette somme représente environ le quart du budget du « gouverne- ment » du Hamas et 10% du PNB officiel ou connu de l’ensemble de la bande de Gaza. Toujours selon la même source, l’argent israélien, voire égyptien, serait gênant pour ses détenteurs. Il devrait servir à payer du matériel, entre autres de guerre, qui transite par les galeries souter- raines illégales qui relient Rafiah au Sinaï, et à soudoyer les gardes égyp- tiens pour les aider à fermer les yeux.

De la Banque d’Israël, seule la première démarche a été confirmée, celle qui consisterait à permettre au Hamas de déposer à Ramallah ce demi-milliard de shekels. La banque,

déposer à Ramallah ce demi-milliard de shekels. La banque, sous l’égide de Stanley Fischer, n’a pas

sous l’égide de Stanley Fischer, n’a

pas réagi à cette démarche, et on ignore toujours quelle sera sa réac- tion. De leur côté, les « banquiers » de Gaza se sont refusés à toute déclara- tion à la presse. Il est permis cependant de supposer que la demande, avec ou sans la conversion de la somme en dollars américains, sera rejetée en bloc. En effet, bien que la banque de l’AP soit reconnue par Israël, l’acceptation d’une telle démarche serait en contra- diction flagrante avec plusieurs lois:

le blanchiment d’un argent d’origine inconnue, et dont les propriétaires ne se font pas connaître, d’une part, et le décret gouvernemental de 2007, qui interdit toute coopération avec un organisme terroriste, définition qui correspond au Hamas, déclaré entité hostile, d’autre part. L’origine de cet argent liquide reste une énigme. Les virements permis par Israël, vers la bande de Gaza, en raison des plaintes selon lesquelles

l’argent liquide y aurait fait cruelle- ment défaut, ont été interrompus en 2004, à la suite de l’opération mili- taire déclenchée la vielle de Pessah, et dont le lancement coïncida avec l’attentat perpétré à l’Hôtel Park de Nataniya, où le seder fut tragique- ment interrompu, quand quelque trente participants à la fête furent déchiquetés. Les questions adressées par des députés à la Banque d’Israël en faveur de la reprise de ces vire- ments, restent depuis lettre morte. En pratique, l’argent liquide n’a presque pas cours à Gaza, l’UNRWA, qui vient encore de réclamer 40 millions de dollars, et les organisa- tions humanitaires, prennent totale- ment en charge la population civile, et les denrées sont acheminées par les passages d’Erez ou de Karmi. Lassé, le Canada a déclaré en janvier qu’il suspendait son aide. Yéochoua Sultan

les passages d’Erez ou de Karmi. Lassé, le Canada a déclaré en janvier qu’il suspendait son
communique de presse L’information en provenance d’Israël 26

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L’information en provenance d’Israël

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Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

mardi 16 février 2010

Communiqué de presse

Pour les élections régionales en Ile-de-France, le CRIF invite les têtes de listes UMP, PS, Verts et Modem

A l’occasion des échéances régionales, le CRIF invite les têtes de liste des principaux partis politiques candidats pour la région Ile de France à s’exprimer devant les membres de son Assemblée générale.

Interviendront sur les grands thèmes de leur campagne, le combat contre le racisme et l’antisémitisme, et la cohésion sociale :

- Valérie Pecresse, tête de liste pour l’UMP, mercredi 17 février 2010 ; - Jean-Paul Huchon, pour le Parti Socialiste, mercredi 24 février 2010 ; - Cécile Duflot, pour les Verts, lundi 1 mars 2010 et - Alain Dolium, mercredi 10 mars 2010 pour le Modem.

Espace Rachi

39, rue Broca

75005 Paris

Téléphone : (00 33) 01 42 17 11 11 - Fax : (00 33) 01 42 17 11 13 et 11 50 e.mail : infocrif@crif.org

HOMMAGE A l AVOCAT LIONEL ALLOUCHE AU CIMETIERE DE PANTIN,1 an déjà.

En ce matin glacial du dimanche 14 fevrier 2010, nous étions très nombreux au cimetière de pantin afin de rendre hommage a Lionel Mordehai Allouche zal pour célébrer dans l’intimité une prière très émouvante qui clos la fin des onze mois de deuil. Lionel Allouche , qui vient de rejoindre les anges du gan Eden, reste proche de nous comme me l’ a si bien souligné son papa . Il a dit” l âme de mon fils pour moi est encore la et le restera”. Que dire de plus a ces mots ? Que dire de sa maman Sabrina si courageuse et emprise d une grande dignité ?Les mots me manquent pour qualifier ce drame. Le combat judiciaire se dresse devant nous!!!

Le 22 mars 2009, Lionel Allouche 27 ans , un élève avocat brillant, est agressé à Paris dans le quartier de saint germain des prés ; l’ un des trois agresseurs le frappe violemment à la tête puis il est roué de coup. Lionel transporté a l hôpital dans un état de mort cérébral décédera des suites de ses blessures quelques jours plus tard . Les auteurs des faits sont trois jeunes délinquants dont l’ auteur du coup fatal était âgé de 18 ans . Ils ont été interpellés par la police quelques heures plus tard suite au témoignage d une jeune femme présente sur les lieux du drame. Deux auteurs sur trois sont relâchés et placés sous contrôle judiciaire peu de temps après. Le pire reste à venir . Malgré la mobilisation des proches de Lionel (amis, famille, avocats), l’auteur du coup fatal est remis en liberté (sous contrôle judiciaire) lorsqu’il le demande mi- octobre en attendant son procès aux assises. Quelle aberration ! La famille ALLOUCHE est stupéfaite et indignée par cette décision qu’elle trouve profondément injuste. La famille ALLOUCHE souhaite que justice soit faite , elle a tenu à souligner que l’ assassinat de leur fils n est pas un crime antisémite. Une reconstitution des faits sur les lieux du drame aura lieu d ici quelques semaines. Comment peut-on laisser en liberté conditionnelle trois personnes ayant commis des faits aussi graves ? Une personne innocente a perdu la vie. Ils sont un danger pour la société!!!un homme a été assassiné lâchement , leur place est en prison en attendant leur procès aux assises. Lionel avait foi en la justice française, il souhaitait devenir avocat, c’était un gar- çon gentil, et tolérant c’est pourquoi la justice doit faire son travail. le “comité de soutien justice pour Lionel Allouche” a été créer sur Facebook afin de soutenir la famille et obtenir un procès équitable.

Rejoignez- nous, et unissons- nous afin que Lionel Allouche notre frère de la communauté juive, paix à son âme puisse obtenir justice comme il l’aurait tant souhaité.

Par Franck Touati.Comite de Soutien Justice pour Lionel Alllouche

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