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Opus Dei.

conférence de presse, Maria del Carmen Tapia, Trouslard

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OPUS DEI
OPUS DEI
Révélations sur 20 années
passées au coeur de l'Oeuvre

CONFERENCE DE PRESSE
DE
MARIA DEL CARMEN TAPIA

Paris le 13 février 1995

Sommaire

Une conférence de presse


Maria del carmen Tapia
LE LIVRE DE CARMEN TAPIA : "AU DELA DU SEUIL: UNE VIE DANS L'OPUS DEI"

- Prologue de l'édition anglaise


- Impressions du lecteur

L'OPUS DEI EN BREF:

- Historique
- Structure
- Implantation

MISES EN GARDE EPISCOPALES, CRITIQUES DE THEOLOGIENS

- Quatre recommandations sévères, adressées à l'Opus Dei par le Cardinal Hume,


archevêque de Westminster
- Refus d'une implantation de l'Opus Dei à Lausanne par Mgr Mamie, évêque
deLausanne - Genève - Fribourg
- L'appréciation défavorable du Père Joseph Thomas, Jésuite (décédé), ancien
directeurdes Etudes
- Les thèses de l'Opus Dei sont incompatibles avec Vatican II, Père Henri Denis,
théologien, diocèse de Lyon
- Trois questions à l'Opus Dei :sur son ecclésiologie,sa publicité,son appel à la sainteté,
par le Père Marcel Metzger, professeur à la Faculté théologique de Strasbourg

UNE CONTROVERSE SUR L'OPUS DEI

- La position du Père Jacques Trouslard


- La réplique de Mgr Letoumeau, prêtre de l'Opus Dei
- La critique de la réplique, par une ancienne numéraire de l'Opus Dei

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TEMOIGNAGES

- "La confession" de Jean-François Meyer, historien


- Quand "Le Chemin" de l'Opus mène à la séparation
- Une famille s'inquiète pour leur fille envoyée à l'étranger
-Une curieuse méthode de recrutement de l'Opus Dei
- Mise en garde d'un groupe de parents
- Le guide sur l'Opus Dei à l'usage des parents, par J-J.M.GARVEY

UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DE MARIA DEL CARMEN TAPIA


Le 13 Février 1995, à 15 heures, au Press Club de France - Salon Albert
Londres
11, avenue d'Iéna -75116 ParisOPUS DEI

Révélations sur 20 années passées au coeur de


l'Oeuvre

"Je peux affirmer en toute vérité qu'à Rome, derrière la porte du 36 rue de la Villa Sacchetti, ilil
existe une machine gigantesque d'où les supérieurs de l'Opus Dei manient les fils qui, dans le
monde entier, font agir t ous leurs membres, hommes et femmes, comme des marionnettes..."
Maria del Carmen TAPIA

Puissance implantée au coeur de l'Église... Manipulation des individus...: la béatification de


Monseigneur BALAGUER, en 1992, a ravivé les polémiques sur l'Opus Dei.

A l'occasion de son prochain voyage en Europe, Maria del Carmen TAPIA, qui fut membre de
l'Opus (1948-1966) et l'une des plus proches collaboratrices du fondateur de l'Oeuvre, accepte de
venir en France apporter son témoignage exceptionnel sur son expérience personnelle et le
fonctionnement de l'Institution.

Après avoir travaillé avec un Professeur de l'Université de Harvard, Maria de! Carmen TAPIA est
attachée à l'Université de Californie, à Santa Barbara, où elle élabore, avec les Professeurs de
l'Université californienne, les programmes d'échanges avec les Universités étrangères.

Elle fait paraître, en Espagne, en 1992, un livre (traduit en allemand et en portugais) qui constitue
l'un des témoignages les plus importants sur l'OPUS DEI : "Au-delà du seuil - Une vie dans
l'Opus Dei"

INTERVENAN'TS :

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* Maria del Carmen TAPIA, auteur du livre "Au-delà du


seuil - une vie dans l'opus Dei"
* Maître Giuseppe ACERBI avocat à Milan,
* Le Père Jacques TROUSLARD, spécialiste des sectes * et
divers témoignages.

CONTACT PRESSE : Thierry FLOCON - Tél 45.91.16.15

Ce communiqué tient lieu d'invitation personnelle à présenter à l'entrée de la conférence de presse

MARIA DEL CARMEN TAPIA

Maria del Carmen Tapia est née en 1925, en Espagne à Cartagène

Elle entre à l'Opus Dei, en Espagne, en 1948. Numéraire associée,


elle y reste jusqu'en 1952.

En 1952 elle est appelée à Rome pour travailler directement sous


les ordres de Monseigneur Escriva de Balaguer.

En 1953, elle est nommée, à Rome, directrice du bureau central de


la section des femmes.

En 1956 elle est envoyée au Venezuela, comme directrice


régionale de la section des femmes. Elle acquiert la nationalité
vénézuélienne qu'elle conservera. Elle vit à Caracas jusqu'en 1965.

En 1965 elle est rappelée à, Rome par Mgr Balaguer.

En 1966 elle quitte définitivement l'Opus Dei.

De 19657 à 1971 , elle vit aux Etats-Unis où elle travaille à


l'Université de Havard

De 1979 à 1989, elle est attachée au département d'études


religieuses de l'Univbersité de Californie à Santa barbara.

Depuis 1989, elle élabore avec les professeurs de l'Université

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californienne les programmes d'échanges avec les universités


étrangères.

En 1992, elle fait paraître en Espagne un livre qui constitue l'un


des témoignages les plus importants sur l'Opus Dei : "AU DELA
DU SEUIL - UNE VIE DANS L'OPUS DEI ". Ce livre traduit en
allemand, en portugais, et prochainement en anglais, vient d'être
réédité en 1994, format livre de poche, 752 pâges,(Editions B,
Baylen 84, 08009 Barcelone . Espagne)

Le livre de Maria del Carmen TAPIA : "AU-DELA DU


SEUIL - UNE VIE DANS L'OPUS DEI"
PROLOGUE DE L'EDITION ANGLAISE (en préparation)

"Beyond the Threshold - A Life in Opus Dei - A Journey to


Fanatism"

Prologue de l'édition anglaise

Ce livre a sa propre histoire. Je l'ai écrit en anglais, et de fait ce


sont les versions espagnoles, portugaises et allemandes, déjà à
leurs deuxième et troisième éditions respectivement, qui ont été
publiées avant l'édition anglaise. Dans ces deux années, depuis la
publication de ce livre en espagnol, portugais, allemand, j'ai été
émue par les centaines de lettres que j'ai reçues : lettres auxquelles
j'attache un très profond respect pour des personnes qui ont passé
de nombreuses années à l'Opus Dei (certaines avant que j'ai
rejoint cette institution, d'autres à peu près à la même époque,
beaucoup après que je l'ai moi-même quittée). Lettres provenant
également de femmes, d'hommes, de jeunes gens et de jeunes
filles, et tout comme de parents d'élèves inscrits à des écoles ou
clubs de l'Opus Dei. Ils me demandaient, avec une anxiété
compréhensible, comment ils pouvaient s'échapper de l'orbite de
l'Opus Dei, ou comment retirer leurs enfants de ces écoles, tout en
évitant après des représailles. Beaucoup de ces lettres émanaient
d'hommes (quelques-uns prêtres), anciens numéraires ou
surnuméraires, qui, en quittant l'Institution ou en en étant chassés,
se sont éloignés de Dieu et de l'Église. D'autres sont retournés
humblement à leur vocation de prêtre, loin du faste et du
décorum. Des "servantes" ont écrit, qui, avec grand courage, et
après de nombreuses années à l'Opus Dei, ont quitté l'Institution
sans aucune aide financière ni sociale d'aucune sorte. Cela a été
pour moi un très grand réconfort de savoir que beaucoup de gens
ont appris, au travers de mon expérience personnelle émanant de
ce livre, qu'ils n'ont pas à abandonner Dieu, parce qu'il est au-
dessus de l'Opus Dei, et qu'Il n'a pratiquement rien à voir avec la
doctrine singulière de cette Institution.

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Le 17 mai 1992, Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II a béatifié le Fondateur de l'Opus Dei, Monseigneur
José Maria Escriva, étape qui n'implique pas un culte public. Ici, toutefois, plusieurs questions peuvent
être soulevées à propos du procès de béatification lui-même, à propos du comportement de ses juges, et
à propos du culte institué depuis longtemps et voué au Fondateur par les membres de l'Institution. "Une
source émanant du Vatican, a déclaré que, contrairement aux procédures établies, aucune critique
publiée concernant Escriva n'a été incluse dans les documents remis aux juges de sa cause; pas plus que
la Congrégation n'a fait de recherches sur les conflits célèbres d'Escriva avec les Jésuites, sur les
rapports sur ses penchants pro-fascistes et sur les implications de l'Opus Dei avec le Gouvernement de
Franco. D'une manière incroyable, 40 pour cent des témoignages proviennent de deux personnes
seulement : Portillo [décédé en 1994], et son assistant, le Père Javier Etchevarrià [à présent Prélat élu
de l'Opus Dei]
En toute franchise, cette béatification , tant en soi-même que du fait de ses irrégularités de procédure,
est proprement scandaleuse.
Quelques-uns de mes amis critiques, en particulier Joseph Cancer, de Cross Currents, qui a remis en
cause, révisé et corrigé beaucoup de ces pages-, ont fortement fait pression sur moi afin que j'insiste
brièvement sur la nature et la genèse de ce livre.
Au regard du processus qu'elle a vécu, la dernière chose que redoute une personne qui rompt avec
l'Opus Dei est d'avoir à faire de nouveau avec l'Opus Dei. La priorité est alors de reconstruire une vie
normale dans le monde réel, de trouver une situation pour assurer son autonomie, et de se retrouver en
paix spirituelle avec soi-même. Cependant, peu de temps après ma séparation de l'Opus Dei, et afin de
rassembler et remettre en place les éléments de ma vie de façon saine, j'ai rédigé des notes sur quelques-
unes de mes expériences au sein de l'Opus Dei.
Quelques années plus lard, mes préoccupations profondes relatives aux droits de l'Homme et aux
libertés m'ont fait regretter le manque de documents sur les femmes dans l'Opus Dei. J'ai réalisé qu'en
tant que proche témoin, j'avais bénéficié d'un point d'observation privilégié, et que J'avais en
conséquence un important devoir envers l'humanité que personne d'autre que moi ne pouvait accomplir:
faire connaître mon expérience dans l'Opus Dei. C'est ainsi que j'ai commencé à écrire. Les avis et les
craintes d'un ami (qui apparaît dans le livre) m'ont détournée de l'idée d'essayer de publier, et ont
probablement retardé la sortie du livre de quelques huit années. Par l'ironie du sort, la date de
publication a coïncidé avec la controverse soulevée par la béatification de Monseigneur Escriva. L'objet
de mon livre transcende l'occasion de la béatification, et je n'ai pas, ni ne pourrais avoir, préparé le livre
simplement en raison de cet événement.
1: Kenneth L Woodward, Newsweek New York, May 18, 1932, p47

Bien que j'aie consacré comme jeune femme ma vie à l'Institution, que j'en soie devenue une fanatique,
et que j'aie éprouvé une brutale désillusion, le livre n'a pas pour objet d'être ma biographie, mais le
témoignage des années passées à l'Opus Dei. En conséquence, ma vie après l'Opus Dei (sauf pour la
petite partie qui impliquait des frictions révélatrices avec la Prélature) se situe en dehors du champ de
mon livre. Il y a également une raison secondaire, motivée par la prudence, de ne pas faire allusion à
cotte vie post-Opus Dei, raison qui n'est peut être pas évidente pour les gens de l'extérieur. L'Opus Dei,
avec constance, procède à des attaques personnelles à l'encontre de ceux qui la critiquent, de manière à
détourner l'attention des sujets réels importants la concernant : C'est ainsi que je pourrais être taxée de
faire feu de tout bois pour défendre une mauvaise cause, la mienne; ou encore, si je faisais allusion à
des moments pénibles postérieurs à mon départ, ceux-ci pourraient être présentés comme quelque
forme de châtiment mérité. En conséquence, mieux vaut rester silencieux à cet égard, et ne pas aider
l'Opus Dei à détourner l'attention du lecteur.
Ce livre n'est pas non plus une étude exhaustive sur l'Opus Dei, ni sur Monseigneur Escrivà. Des
spécialistes du Droit Canon et de la Théologie Ascètique auront peut-être un jour la possibilité de faire
une telle étude. Pour le moment, l'élaboration de thèses est littéralement bloquée par l'impossibilité
pour les gens de l'extérieur d'accéder aux documents de l'Opus Dei . Les ouvrages élaborés par l'Opus
Dei ou pour son compte, même lorsqu'ils ne sont pas de grande diffusion, sont des apologies
inconditionnelles, fondées sur le fait que même ses membres n'ont pas normalement accès aux
documents internes fondamentaux de l'Opus Dei. J'aimerais qu'il soit possible de donner un peu plus
d'objectivité au charme et au magnétisme de circonstance attribués à Monseigneur Escrivà. Les
biographies flatteuses faites par des membres de l'Opus Dei sont en fait du mauvais travail, par manque
d'objectivité. Qui plus est, la grande vague d'enthousiasme en faveur de Monseigneur Escrivà,
remontant aux années 1940, a été provoquée par l'endoctrinement sur le thème de la "filiation à l'égard
du Père". L'image de Monseigneur Escrivà propagée au sein de l'Opus Dei est pour une grande part

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fabriquée de toutes pièces, comme des auteurs, tel Luis Canarde, l'ont montré.

Des critiques déplorent l'absence de révélations sensationnelles sur des scandales politiques,
économiques ou autres. Le sociologue Alberto Moncada a réuni et écrit sur le sujet des témoignages
inestimables. Deux remarques, cependant, sont à faire à ce propos: Premièrement, l'information à
l'intérieur de l'Opus Dei est parcimonieusement rationnée. Le "secret", une véritable obsession, appelé
"discrétion" par l'Opus Dei, est pratiqué d'abord et peut-être avant tout à l'intérieur de l'Opus Dei. La
plupart des membres de l'Opus Dei, en particulier les plus jeunes d'entre eux, ignorent tout, par exemple
du caractère invivable de leur Fondateur, des "affaires" et du népotisme pratiqués en Espagne à
l'époque du "Plan de Desarrollo" [Plan de Développement] de Franco. C'est seulement le témoignage
d'anciens membres qui peut apporter des pièces à cette mosaïque. Deuxièmement, ces abus ont ici de
l'importance seulement dans la mesure où ils sont révélateurs du manque de liberté et d'autonomie des
membres de l'Opus Dei. En fait, ce qui est réellement mauvais dans l'Opus Dei, ce n'est pas qu'il
prétende être un mouvement religieux, mais qu'il soit effectivement un mouvement financier ou
politique, ou plus encore que ce mouvement lui-même (et non seulement des membres à titre
individuel) se compromette à l'occasion dans des activités politiques ou financières allant à l'encontre
des règles de l'éthique. Je peux garantir aux lecteurs qui n'appartiennent pas eux-mêmes à une forte
tradition religieuse qu'il n'y a jamais eu un dirigeant de l'Opus Dei pour affirmer que : "Vis à vis du
public, nous proclamons notre vocation pour la prière, mais ce qui importe, ce sont les marchés
boursiers, les prochaines élections, etc." Le philosophe espagnol Ortega y Gasset fait la distinction
entre les défauts des systèmes politiques des aux abus, et ceux dûs à l'usage normal, c'est-à-dire au
fonctionnement normal du système. Cette distinction peut nous aider à comprendre le fait que les
problèmes de l'Opus Dei ont leur racines dans le cadre de son fonctionnement normal. Mon témoignage
vise donc la description d'une partie de ce fonctionnement normal

Du fait que mon livre contenait un témoignage détaillé sur la vie des femmes dans l'Opus Dei, sa
publication dérangeait beaucoup l'Opus Dei, au point que plusieurs tentatives ont essayé d'empêcher, ou
du moins de retarder, la sortie de la première édition espagnole; de même pour tenter de s'opposer à la
première édition portugaise. Inutile de préciser que l'Opus Dei essaie de me réduire au silence parce
que mon livre touche des points sensibles, tels que l'absence de liberté à l'intérieur de l'Institution, tel le
processus mis en oeuvre par lequel il transforme lentement ses membres en fanatiques, parmi tous
autres faits qui font apparaître le caractère de secte de l'Opus Dei. Par la vois de ses Vicaires dans les
pays où il est établi, l'Opus Dei déclare officiellement que "je mens". Elle a aussi émis une longue
déclaration, signée par la Directrice Centrale du Gouvernement des Femmes de l'Opus Dei, -qui se
trouve être l'Allemande décrite dans la partie concernant mon dernier séjour à Rome-, déclaration à
laquelle j'ai répondu publiquement point par point dans l'Espresso de Lisbonne en 1993.

Réfuter mon livre impliquerait de réfuter les propres documents de l'Opus Dei, certains d'entre eux
inclus dans le texte de mon livre, d'autres dans les annexes, dont je possède les originaux.

Curieusement, deux ans après la parution de l'édition espagnole de mon livre, le Pape Jean-Paul II a
publié des réponses à une série de questions sous le titre "En Franchissant le Seuil de l'Espérance", très
évocateur de mon titre, et pourtant si différent dans son contenu. Je peux seulement remarquer que
l'image figurative du seuil menant à l'Opus Dei, ainsi que le seuil physique menant au Siège Central de
la Via di Villa Sacchetti, étaient bien des seuils d'espérance pour moi, et pour beaucoup d'autres, mais à
une différence près, comme les événements l'ont prouvé: il s'agissait d'espérance et de confiance mal
placées.

MCTSaura Barbara, 7 octobre 1994 Fête de Notre-Dame du Rosaire

[traduction C. de T)

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Le livre de Maria del Carmen TAPIA : "AU-DELA DU SEUIL


- UNE VIE DANSL'OPUS DEI"
IMPRESSION D'UN LECTEUR

L'auteur de ce livre, Maria del Carmen Tapia, qui a occupé les postes importants au sein de l'Opus Dei,
déclare dans son chapitre d'introduction :
"Je peux affirmer en toute vérité qu'à ROME, derrière la porte du 36 rue de la Villa Saccheti, il existe
une machine gigantesque d'où les supérieurs de l'Opus Dei manient les fils qui dans le monde entier
font agir tous leurs membres, hommes et femmes, comme des marionnettes..." (Des et Umbral, p. 33).

'Tras et Umbral" : le seuil franchi nous pénétrons dans la Maison Centrale de l'Opus Dei à Rome, 36
rue de la Villa Sacchetti. La porte se referme et tout au long de notre lecture, bien que nous soyons
amenés à nous déplacer dans plusieurs pays sur deux continents, nous serons oppressés, anxieux de voir
se desserrer les liens qui retiennent les adeptes de la Obra.

Cette histoire d'une vie ne répondra pas à toutes les questions que nous pouvons nous poser sur ce
mouvement.

Pourtant nous apprendrons ce que deviennent les femmes numéraires de l'Opus Dei à travers le récit des
vingt années que Maria del Carmen Tapia a passé dans cette Oeuvre.

Issue d'un milieu aisé, mais marquée par la guerre d'Espagne, elle est attirée à 22 ans par l'Opus.
Poussée à renoncer à son fiancé, elle quitte sa famille, hostile à son engagement et entre dans l'Oeuvre
en 1948. Elle est formée dans plusieurs maisons en Espagne. De là, elle est envoyée à Rome comme
secrétaire de Monseigneur Escriva de Balaguer. C'est elle qui lance le premier point d'imprimerie de
l'Opus. Plus tard, elle part au Venezuela comme directrice régionale de la section féminine. Elle y
passera dix ans. Là sa personnalité se réveille; elle ose ne pas appliquer à la lettre les consignes du
bureau central, non par bravade mais pour le bien de celles qui dépendent d'elle. Cet esprit
d'indépendance lui vaut un rappel à Rome. Alors l'Opus va se montrer à visage découvert. Assignée à
résidence pendant plus de cinq mois, elle devra répondre à des interrogations quotidiennes ayant pour
but de lui faire avouer une faute qu'elle ignore. Enfin, on lui ordonnera de démissionner puisqu'elle
n'accepte pas de se reconnaître coupable. Malgré la souffrance de voir s'écrouler ce à quoi elle a cru,
elle remercie Dieu de lui avoir ouvert les yeux. Plus tard, elle décidera d'utiliser son expérience pour
mettre en garde ceux qui, ignorant tout de cette oeuvre, la regardent avec bienveillance.

Ainsi, nous allons découvrir avec Maria del Carmen Tapia les maisons des termites de l'Opus Dei dans
leurs moindres détails.
Nous saurons tout aussi sur l'emploi du temps des numéraires et des servantes dès leur arrivée, la façon
dont elles ont été attirées, leur programme de vie qui ne leur laisse aucun répit, leur soumission absolue
à l'autorité du "leader" qui au fil des pages se fait plus dictatoriale que paternelle. Aussi, l'image d'un
saint plein de bonté et de charité, que nous présentent les textes sortis au moment de la béatification de
Monseigneur Escriva de Balaguer, s'efface pour devenir celle d'un homme vaniteux, coléreux, aimant le
luxe, peu soucieux de "ses filles". Ce sombre tableau n'est pas le fruit de jugements hâtifs mais la
conclusion à laquelle nous mène le récit des événements quotidiens : réflexions du Père en diverses
circonstances, son attitude dans des cas précis. Cela pendant vingt ans de la vie de l'auteur, vie qui
s'était voulue donnée à Dieu et qui se retrouve soumise à un Mouvement refermé sur lui-même. Le
Padre arrive à estomper chez les Opusiens l'image du Pape et même parfois celle de Notre Seigneur
Jésus-Christ.

Au terme de notre lecture, nous serons renseignés sur l'organisation de l'Opus Dei, tant à Rome que
dans le monde. Nous connaîtrons sa hiérarchie et les différents groupes qui la composent numéraires,
surnuméraires, coopérateurs... Nous saurons aussi comment les jeunes y sont attirés, étudiés avant que
ne soit provoquée chez eux une crise de conscience qui les jettera dans le filet tendu (la pesta). Nous
serons frappés par les procédés de délation systématique sous couvert de correction fraternelle et aussi
par les silences plus proches du mensonge que de la discrétion. Nous serons surtout suffoqués des

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mauvais traitements infligés à ceux qui ne se plient pas rigoureusement aux ordres, et en particulier du
fait que l'auteur fut retenue plusieurs mois villa Sacchetti, privée de courrier, de téléphone, de sortis au
jardin, de ses souvenirs personnels : chapelet, photos etc... Il faut savoir qu'à la villa Sacchetti les clefs
ne sont pas à la portée de tous.

Si facilement, nous sommes passés derrière le seuil, difficilement nous le repassons. Il nous reste le
poids de l'ombre, le devoir de faire la lumière. C'est le souci de l'auteur, quoi qu'il puisse lui en coûter
car l'Opus Dei interdit à ceux qui le quittent de parler de l'Oeuvre.
Rentrée pleine d'enthousiasme, elle s'est donnée à son travail, aux études imposées, dévouée à celles
qu'elle dirigeait. Bien que fanatisée, comme elle nous l'explique plusieurs fois, son esprit critique est
resté en éveil et a fini par la pousser à réagir. Ce qui l'a menée au bout de vingt années passées dans
l'Opus à subir ce qu'elle n'hésite pas à appeler un "lavage de cerveau". Derrière l'oeuvre, elle a
découvert l'appareil qui a mis à exécution ses menaces de représailles en la privant à son départ de ses
papiers personnels, en particulier des attestations des études faites pendant son séjour au Venezuela,
attestations nécessaires pour obtenir un poste aux Etats-Unis!

Le livre de Maria del Carmen Tapia, attachant comme sa personnalité aurait voulu faire obstacle à la
béatification de José Maria Escriva de Balaguer, mais déjà l'Oeuvre travaillait au Saint Siège et y
réalisait la prédiction de son maître qui a déclaré : "Quand nous y serons nombreux, ils entendront
parle de nous".

L'OPUS DEI EN BREF

HISTORIQUE

Le Fondateur: José .Maria ESCRIVA de BALAGUER Y ALBAS


9 janvier 1902: Naissance de José-Maria en Espagne à Barbastro.

1918: Etudes secondaires à Barbastro et Logrono.


Entrée au Séminaire de Logrono.
Etudes ecclésiastiques à l'Université Pontificale de Saragosse : licence en théologie.
Docteur en théologie.

1920 : Etude de Droit Civil à Saragosse et à Madrid. Doctorat.

28 mars 1925: Ordination sacerdotale. Ministère sacerdotal dans les faubourgs et les paroisses de
Madrid.

1927: Aumônier de la Fondation des Malades à Madrid.

20 octobre 1928 : Fondation de l'OPUS DEI à Madrid (branche masculine).

14 février 1930: Fondation de la section féminine de l'OPUS DEI.

19 mars 1941: Approbation de l'OPUS DEI par l'Archevêque de Madrid.

14 février 1943 : Fondation de la Société Sacerdotale de la Sainte Croix, au sein de l'OPUS DEI.

1946: Transfert de l'OPUS DEI à Rome.

24 février 1947: Approbation provisoire de l'OPUS DEI comme Institut Séculier. Dom ESCRIVA de
BALAGUER est nommé prélat de sa Sainteté.

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16 juin 1950: Approbation définitive de l'OPUS DEI comme Institut Séculier.

25 janvier 1968: Par décret officiel de l'Etat Espagnol, est accordé, à sa demande, le titre de Marquis de
Peralta.

de 1950 à 1975: Mrg BALAGUER a été consulteur de plusieurs Commissions Pontificales et


Congrégations Romaines. Il était membre de l'Académie Pontificale Romaine de théologie.

26 juin 1975: Mort de Mrg BALAGUER.


Nomination de Dom ALVARO DEL PORTILLO comme Président Général de l'OPUS DEI.

19 février 1981: Introduction de la cause de canonisation de Mrg BALAGUER.

28 novembre 1982 :Erection de l'OPUS DEI en prélature personnelle par Jean-Paul II. Nomination de
Mgr PORTILLO prélat de l'OPUS DEI.

9 avril 1990: Mgr BALAGUER est proclamé par Jean-Paul II "Vénérable Serviteur de Dieu".

17 mai 1992: Béatification de Mgr BALAGUER.

23 mars 1994: Mort de Mrg ALVARO DEL PORTILLO.

21 avril 1994: Nomination de Mgr Javier ECHEVARRIA.

22 novembre 1994 :Mrg ECHEVARRIA est nommé Evêque titulaire de Cilibia.

STRUCTURE:

L'OPUS DEI comprend 4 catégories de membres

- Les Numéraires : Clercs ou laïcs célibataires (hommes et femmes). Voeux-engagements de pauvreté,


obéissance, célibat, vie commune.
- Les Agrégés : (anciennement appelés Oblats) même voeux privés.
- Les Surnuméraires : Laïcs, célibataires ou mariés. Voeux conformes à leur état de vie.
- Les Coopérateurs : Sympathisants, chrétiens ou non. Ne sont pas membres de l'OPUS DEI, mais
soutiennent financièrement l'OPUS DEI.

IMPLANTATION:

L'OPUS DEI comporte environ 80 000 membres (1 500 en France) et est implanté dans 90 pays et dans
300 diocèses.

MISES EN GARDE EPISCOPALES,


CRITIQUES DE THEOLOGIENS

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QUATRE RECOMMANDATIONS SEVERES


adressées à l'Opus Dei par le Cardinal HUME, archevêque de
Westminster

Pour répondre à des inquiétudes compréhensibles concernant l'OPUS DEI, le cardinal HUME,
archevêque de Westminster, a publié, le 12 décembre 1981, une importante déclaration, dans laquelle il
adressait à l'OPUS DEI, les quatre recommandations
suivantes
1 - Aucune personne âgée de moins de 18 ans ne doit être autorisée à prononcer des voeux ou à prendre
des engagements à long terme, en relation avec l'Opus Dei.
2 - Il est essentiel que les jeunes qui désirent entrer dans l'Opus Dei s'en ouvrent à leurs parents ou à
leurs tuteurs légaux. Si, par exception, il existe des raisons fondées pour que l'on n'entre pas en contact
avec leurs familles, ces raisons doivent, dans tous les cas, être débattues avec l'évêque local ou son
délégué.
3 - S'il est admis que ceux qui adhèrent à l'Opus Dei prennent les devoirs et les responsabilités propres
aux membres, il faut bien veiller à respecter la liberté de l'individu ; tout d'abord la liberté, pour
l'individu, d'adhérer à l'organisation ou de la quitter sans que s'exerce une pression indue ; la liberté,
pour l'individu, à quelque étape que ce soit, de choisir son propre directeur spirituel, que ce directeur
soit ou non membre de l'Opus Dei.
4 - Les initiatives et les activités de l'Opus Dei dans le diocèse de Westminster doivent porter la claire
indication qu'elles sont patronnées et dirigées par lui.

LA DOCUMENTATION CATHOLIQUE 17 Janvier 1982 - n° 1822 - p. 128

REFUS D'UNE IMPLANTATION DE L'OPUS


DEI
Par Monseigneur MAMIE, Evêque de
LAUSANNE

Réunis en assemblée communale le 12 juin, les citoyens du Pâquier ont refusé par 163 voix contre 89
(et 9 abstentions) de vendre un terrain communal pour y ériger un Centre international d'études et de
rencontres, Centre que projetait l'Opus Dei. Ce refus des citoyens du Pâquier suit de quelques mois une
décision similaire d'une commune lucernoise. Pour sa part, Mgr Pierre MAMIE, évêque de Lausanne,
Genève et Fribourg, a rendu public le communiqué suivant

"Lorsque nos divisions sont mises au grand jour, ou lorsqu'elles sont provoquées, je ne puis pas me
réjouir.

Il y a six mois, j'avais averti le Vicariat général de l'Opus Dei à Zurich qu'une installation en terre de
Gruyère pourrait être cause de division. Avant de leur donner mon accord (qui selon le droit de
l'Eglise catholique, leur est nécessaire), je leur avais demandé de clarifier la situation avec les
autorités et la population de la commune et de la région.

J'avais aussi demandé au vicaire épiscopal, au doyen et à quelques prêtres de cette même région, de
me donner leur préavis, en particulier en ce qui concerne la messe du dimanche, le catéchisme des
élèves de l'école ménagère et le "recrutement" des jeunes. J'aurais alors proposé un accord écrit entre
l'Opus Dei et nous pour le bien et la paix entre tous. Dans nos entretiens précédents avec l'Opus Dei, je
les avais rendus attentifs à une nécessité tenir compte des traditions et de la "culture religieuse locale".
Car l'Opus Dei, dont je ne peux nier certains grands mérites, a pu paraître trop souvent, chez nous et

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ailleurs, comme un mouvement religieux "importé". Il gagnerait à être "plus transparent" dans toutes
ses intentions, ses ressources et ses activités.

Il reste que si l'Opus Dei veut créer une fondation et un centre dans notre diocèse, elle devra répondre
à certaines objections qu'on lui a faites ces jours-ci, pour que tout se fasse dans la paix

EVANGILE et MISSION 22 juin 1989


LA DOCUMENTATION CATHOLIQUE 6 et 20 Août 1989 - n° 1989

L'APPRECIATION DEFAVORABLE DU PERE


J. THOMAS
Jésuite (décédé), ancien directeur des Etudes

J'ai du mal à comprendre l'évolution connue par Mgr Escrivà et l'Opus Dei. Au départ, la double
intuition de son mouvement, né à la même époque que la JOC et l'Action catholique spécialisée,
apparaissait tout à fait novatrice et prophétique en insistant sur l'appel universel à la sainteté et sur la
sanctification du travail. Mais ce qui aurait pu devenir un grand courant spirituel, inscrit pleinement
dans la cohérence d'un chemin d'humanité, s'est transformé peu à peu en une action collective dont on
comprend mal les enjeux réels.

Progressivement en effet, l'Opus Dei ne s'est plus livré seulement à un apostolat personnel mais a créé
des institutions écoles, universités, centres culturels - qui n'ont pas tant pour but de diffuser et
d'approfondir les intuitions initiales que de constituer en fait un véritable réseau mondial, une
organisation en tissu serré. Dans certains pays d'ailleurs à l'instar de l'Espagne, l'Opus Dei se présente
comme un véritable bloc, avec de quasi-forteresses comme le sont certaines universités... Ce passage à
la dimension collective ne s'est pas fait dans des conditions toujours franches. Il y a donc un risque réel
à voir l'Opus Dei constituer une sorte " d'Eglise dans I'Eglise " avec ses propres prêtres, les laïcs qui lui
sont attachés, ses propres réseaux institutionnels. Notons cependant que ce risque, accentué par la
présence d'une Prélature personnelle, existe de la même manière avec les autres nouvelles
communautés qui ont tendance à recréer en leur sein les différentes composantes de la vis ecclésiale. Il
ne faudrait pas dès lors que cette tendance conduise à un éclatement, prépudiciab!e à l'Esprit de
communion qui doit faire vivre l'Egllse...

Il me semble aussi que l'intuition spirituelle initiale de la sanctification par le travail n'a pas tenu ses
promesses, ou du moins n'a pas été poussée assez loin par Mgr Escrivà . Nul ne songe bien sûr à nier la
bonne volonté, la foi des membres de l'Opus Dei, qui ont contribué d'ailleurs à un indéniable renouveau
de la prière. Mais à la différence de ce qui existe par exemple dans l'Action catholique, cette prière ne
se nourrit pas de l'activité humaine,
ne prend pas vraiment en compte la dimension du travail. Elle n'amène pas à susciter de vraies
décisions sur le plan de la vie concrète et séculière. A l'inverse, les propositions spirituelles de l'Opus
Dei semblent juxtaposer, surajouter aux activités quotidiennes des exercices de piété issus de la
dévotion populaire, à caractère un peu répétitif et sans véritable articulation avec le vécu. Il en va de
même pour la pratique de la charité qui reste uniquement perçue sous son aspect in terpersonnel, sans
aucune réflexion sur les causes des injustices sociales. Cette approche étroite de la piété tient sans docte
à une certaine faiblesse de la réflexion théologique de l'Opus Dei, plus porté à investir sur la dévotion
ou le droit canon.

Enfin, sans aller jusqu'à accuser l'Opus Dei de manipulation mentale, on peut aussi s'interroger sur sa
pratique de la direction spirituelle. II est surprenant de constater d'abord que tout membre de l'Opus est

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obligé de se confesser régulièrement et exclusivement à un prêtre lui-même membre de l'oeuvre, ce qui


ne constitue guére une garantie de liberté. De plus, la direction de conscience pratiquée dans ce cadre
semble par trop directive et uniforme. Or l'accompagnement spirituel n'a pas pour but d'imposer à une
personne un chemin de sainteté que l'on aurait choisi pour elle, mais doit lui permettre d'abord
d'épanouir sa vraie vocation, de faire goitre sa personnalité profonde. L'accompagnement doit servir la
liberté de l'Esprit, dans le profond respect de l'être de la personne. Car Dieu ne travaille pas en série...
Cette pratique directive et uniforme de la direction spirituelle peut donc parfois conduire à un contré[,
de la personnalité et à un certain formalisme. Elle ne favorise pas non plus cette liberté chrétienne, qui
découle de la filiation divine de tout homme sur le quelle le discours théologique de l'Opus Dei insiste
pourtant beaucoup. Elle n'aide guère les chrétiens à devenir des laïcs adultes, capables de décisions
responsables dans la vie du monde. Là encore, l'intuition initiale de I'OEuvre n'a pas été poussée
assez loin.

réalisé par MARC LEBOUCHER

LES THESES DE L'OPUS DEI SONT INCOMPATIBLES


AVEC VATICAN II
Père Henri DENIS, théologien, diocèse de Lyon

Un mot pour vous dire en mon nom et celui de beaucoup d'amis : votre dossier sur l'Opus Dei est
remarquable d'information et ce courge. Aucune peur, aucune flagorne. rie, aucun esprit de
dénigrement. La vérité lucide..

Nous n'avons pas fait un Concile pour en arriver la ...De façon plus précise. je voudrais dire les raisons
qui me font apprécier votre dossier. D'abord - et il est bon de le reconnaître -, il y a quelque chose de
navrant à l'idée qu'un Pape, dont la sincérité n'est pas en doute, puisse être à ce point floué par son
entourage.

L'histoire de la papauté est remplie de ce genre mais il est évidemment plus facile d'en parler quelques
décennies ou siècles après coup.
Et pourtant, on ne peut à !a fois dèfendre Vatican II et l'Opus Dei. Il faut savoir (et je le dis pour l'avoir
éprouvé dans ma chair comme dans ma pensée) que l'on ne a peut considérer comme compatibles les
théses de l'Opus Dei sur la reconstitution de la "chrétienté" et la théologie de Gaudium et Spes sur la
légitime autonomie des réalités terrestres. Et cela d'autant plus que les laïcs, majoritaires dans ce
fameux institut, sont totalement téléguidés par les clercs.
C'est là précisément que le bât blesse. Et cela pour deux raisons :

- D'une part, on nous propose désormais un " modèle" à imiter en la personne du marquis de Balaguer .
Mais on oublie de rappeler son hostilité au Concile et même à Paul VI qui n'ont pas empêché le Corps
mystique de devenir une "pourriture", Paul VI était visé. Paul VI était visé, parce qu'il avait mis en
place un épiscopat espagnol vraiment conciliaire, ce que Jean-Paul II a hélas très vite contrecarré ici
Espagne, mais aussi aux USA, en Autriche et ailleurs.-.
- D'autre part - et c'est le plus redoutable -, il y a dans l'Opus Dei une pratique, que l'on condamnerait
aussitôt si l'on nous disait qu'il s'agit d'une Église comme celle de scienlologier les membres doivent se
confesser tous les huit jours à un prêtre de l'Opus. Cela est contraire à toute la pratique de notre Eglise
relativement à la vie religieuse, où l'on peut toujours faire appel à un confesseur extérieur à la
congrégation. il s'agît donc bien de quelque chose qui identifie le groupe à une secte.
En fin de compte, on aurait envie de demander une trêve dans cette course aux canonisations. Je me
met un instant à la place de nos frètes protestants, étonnés de notre prétention à décerner des brevets de
sainteté. Laissons pour l'instant Dieu reconnaître les siens. Faisons une pause. -Renonçons à projeter
devant nos yeux des vedettes ou des idoles oui peuvent prendre la place de l'unique Seigneur. Et
revenons à l'Évangile : quand les pharisiens demandaient à Jésus quand vient le Royaume de Dieu, il
leur répondit : "Le royaume de Dieu Dieu ne vient pas comme un fait observable. On ne dira pas : le

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voici ou : le voilà! En effet, le régne de Dieu est pami vous. a (Lc 17, 20, 21.)

La Croix. L'Evènement. Mardi 16 juin 1992

TROIS QUESTIONS A L'OPUS DEI


par le Père Marcel METZGER, professeur à la faculté théologique de
Strasbourg

En ces temps où les Eglises devraient investir leurs forces dans la mission, est-il tellement raisonnable
que des catholiques mettent de leur temps et de leur énergie les uns à contester, les autres à justifier
l'Opus Dei ?

Hélas ! Parce qu'il y va aussi de la mission, il faut bien emprunter, au moins pour quelques pas, ce
détour. Je le ferai donc, moi aussi, en espérant, par ces lignes, l'éviter à d'autres.

Je ne connais l'Opus Dei que par des lectures et ici je ne prendrai appui que sur un article de D. Le
fourneau, dont l'objet était de justifier l'érection de l'Opus Dei en prélature personnelle (dans Revue des
sciences religieuses, Strasbourg, octobre 1983, p. 295a).

Bien sûr, je n'ai rien à dire sur les progrès tout intérieurs de conversion personnelle, de contemplation et
de prière pour l'ensemble de cette association : Dieu seul peut en connaître, car toute croissance en ce
domaine est de l'ordre de la "semence qui croît d'elle-même", c'est-à-dire que Dieu fait croître (Mc 4,
26-29). Je n'interviendrai que dans le domaine de la pastorale et il me semble important, dans l'esprit
chrétien, d'aborder de telles questions sur la place publique de l'Eglise, car, chrétiens, nous formons
ensemble un seul corps, laïcs et clercs, solidaires les uns des autres, surtout quand il y va de notre
disponibilité à l'égard du règne de Dieu. J'aborderai trois questions : l'ecclésiologie, la publicité dans
l'Eglise et l'appel à la sainteté.

L'ECCLESIOLOGIE

Plusieurs des conflits nés à propos de l'Opus Dei me paraissent provenir de divergence de vues sur
l'articulation entre Eglise universelle et Eglises locales : des prélats ayant des responsabilités
supradiocésaines ont fait appel à l'Opus Dei et les communautés locales y ont fait obstacle. Or, la
cohésion des Eglises locales est de plus en plus propre comme une nécessité liée la Mission et c'est ce
point précis que l'Opus Dei me paraît ignorer ; son organisation supra-diocésaine l'y rend d'autant
moins sensible ! Ainsi dans l'article signalé peut-on lire: "Dieu a mis l'Oeuvre à jour une fois pour
toutes, en lui donnant ces caractéristiques particulières, laïques ; et elle n'aura jamais besoin de
s'adapter au monde..." (p. 299). Je ne sais si l'Opus Dei n'aura jamais besoin de s'adapter au monde,
mais il me paraît certain qu'elle doit s'adapter à l'Eglise d'aujourd'hui, qui a tellement évolué depuis le
temps du
P. Escriva de Balaguer.

PUBLICITE

Ne serait-ce qu'une impression ? Je ne sais, mais j'ai le sentiment d'assister depuis quelques années,
dans l'Eglise, à une sorte de campagne publicitaire en faveur de l'Opus Dei. Reportages, articles que des
membres de cette association confient à des revues, même les réactions hostiles sont exploitées avec
habileté : établir un parallèle entre l'histoire de la Compagnie de Jésus et l'Opus Dei, c'est, annoncer le
triomphe final de celle-ci ! Mais est-il indiqué de "vendre un tel produit" à grand renfort de citations

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dithyrambiques et de louanges épiscopales et cardinalices (cf p. 300 de l'article cité), en


démontrant que toutes les orientations de l'Opus Dei sont dans le droit fil du dernier Concile, mieux
encore, quelles sont voulues par Dieu lui-même ? Dans une Eglise servante et pauvre on préférerait
entendre un langage moins triomphaliste.

UN APPEL A LA SAINTETE

Le grand mérite de l'Opus Dei est certainement de faire entendre le plus largement dans toute l'Eglise
l'appel à la sainteté. Cependant, la présentation de cet appel et le langage qui l'exprime sont trop
marqués par la situation de chrétienté. D'une part, la sainteté m'y parait trop souvent décrite sous son
aspect individuel et on néglige d'y présenter l'Eglise comme lieu de la sainteté. La même remarque vaut
pour la présentation de l'apostolat. D'autre part, il est des expressions qui heurtent désormais nos
oreilles (sans parler de la théologie quelle pourraient recouvrir !) depuis le profond renouveau biblique
et patristique dont le dernier Concile s'est fait l'écho: "Se sanctifier, sanctifier les autres par la
profession, sanctifier le monde du dedans, participer à la corédemption de l'humanité". Tout le
Nouveau Testament nous apprend que la sainteté est un don de Dieu : or, ces expressions n'y
correspondent pas.

Que peut-on attendre de l'Opus Dei en pastorale ? Je n'exprimerai ici que mon opinion ou plutôt mes
souhaits. Que les théologiens de cette association religieuse reformulent donc leur ecclésiologie et leur
langage au sujet de l'appel à la sainteté ; que tous ses membres laissent la maîtrise de l'ouvrage (opus)
un peu plus à Dieu. Cela apaisera peut-être les réactions hostiles à leur égard et leur évitera
certainement de devoir trop investir dans la publicité à l'intérieur de I'Eglise.

La Croix - 14 mai 1985

UNE CONTROVERSE SUR L'OPUS


DEI

LA POSITION DU PERE JACQUES TROUSLARD

Ancien vicaire général du diocèse de Soissons, spécialisé depuis plus de dix ans dans la lutte contre les
sectes, le chanoine Jacques Trouslard a fait connaître sa position sur l'Opus Dei par des émissions de
télévision et par des déclarations à des auteurs de livres sur cette oeuvre (Cf 'Le grand décervelage'; de
Bernard Fillaire, Ed. Pion, 1993, chapitre 10, 177-191, "Bénie par Rome l'Opus Dei").

Position ainsi résumée en dix points par Thierry Oberlé dans son livre "L'Opus Dei, Dieu ou César ? ",
p. 51 à 53 (édit. J. C. Lattés, 1993)

1. Le détournement. L`Oeuvre reçoit en son sein des membres qui contractent des voeux de célibat,
d'obéissance et de pauvreté alors qu'ils sont mineurs et souvent à l'insu de leur famille, quitte à utiliser
sur le conseil de leur directeur ecclésiastique ou de leur supérieur laïc le mensonge en cas de questions
des parents.
2. L'endoctrinement. Il est systématiquement accompli à partir d'un régime de prières intensif, de

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retraites, de conférences, de lectures qui proviennent exclusivement de l'Opus Dei et des écrits du
fondateur. Or cette technique s'apparente mutatis mutandis à une coercition, sinon à un lavage de
cerveau. Le procédé mène progressivement à un enfermement à l'intérieur du groupe. Il est encore
aggravé par la confession régulière des membres de l'Opus Dei, numéraires ou surnuméraires, à un
prêtre appartenant au groupe. Les opusiens se confient aussi régulièrement à un directeur de conscience
laïc, toujours membre de l'OEuvre.
3. La rupture ou l'éloignement avec la famille. C'est dans ce domaine que les plaintes sont les plus
nombreuses. Les familles déplorent de ne plus voir leurs enfants. Elles s'étonnent d'autorisations
annuelles réduites à quelques jours de vacances, alors que dans les congrégations les personnes
consacrées ont droit à environ deux semaines par an parmi les leurs et sont autorisées à rendre visite à
leurs parents tout au long de l'année.
4. Le prosélytisme exacerbé. Chaque membre doit recruter des adeptes. Il tente d'influencer ses amis.
Mais, si ces derniers sont allergiques à l'oeuvre, s'ils prennent conscience de la manoeuvre, ils perdent
tout intérêt. On cherchera alors à exercer ailleurs le recrutement en employant une approche souvent
masquée. En France, l'Opus Dei proposait jusqu'en 1992 des activités culturelles ou de loisirs à des
jeunes sans préciser qu'il les patronnait.
5. Les faux laïcs. L'Opus prétend être un institut de laïcs qui partagent pleinement les conditions de la
vie "extérieure". Mais ces laïcs pratiquent en réalité une discipline dont l'austérité surpasse celle des
congrégations contemplatives. Les numéraires passent par ce que l'Opus Dei appelle les trois
engagements : le célibat, l'obéissance et la pauvreté. Ils sont dénommés ainsi pour éviter le terme de
vœux, aux connotations trop religieuses. Leur engagement les sépare inévitablement des conditions
normales de la vie laïque. Les numéraires vivent en communauté retirée.
6. Le cléricalisme. Les laïcs sont assujettis au pouvoir des clercs, car la structure hiérarchique de
l'Opus Dei sur le plan local, régional ou international aboutit toujours à son sommet à un clerc. Par
précaution verbale, l'Opus Dei souligne que les clercs se réservent le domaine spirituel sans interférer
d'aucune manière sur le plan temporel où on laisse les membres libres et indépendants. Ils sont en
réalité dirigés dans tous leurs faits et gestes.
7. Le professionnalisme. L'Opus Dei développe une sorte de surestimation, d'exploitation outrancière
du travail, Le laïc se sanctifie à travers sa profession qui est elle-même sacralisée. Or, la profession ne
définit pas toute la vie d'un individu. Cette exagération pose question. Car pour l'Eglise catholique la
personne humaine ne vaut pas d'abord par ce qu'elle fait, mais par ce qu'elle est.
8. L'aspect financier. Dans le département de l'Aisne où est installé son château, l'Opus Dei n'a pas
craint, au milieu des années 80, de demander des dons de 4- à 5.000 francs à des exploitants agricoles.
Ces derniers ont très mal supporté les requêtes financières qui leur étaient adressées pour construire
l'école hôtelière de Dosnon ou pour rénover le château de Couvrelles. Certaines familles de membres
ont, pour leur part, été très étonnées d'être sollicitées si fréquemment par des enfants qu'elles ne voient
par ailleurs que rarement.
9. L'infiltration. La stratégie de l'Opus Dei vise à transformer la société en essayant de pénétrer tous
les domaines de la vie économique, sociale, familiale et culturelle.
10. Le culte du maître. On retrouve à l'Opus Dei, pourtant fier de se dire un organisme d'Eglise, la
domination d'un maître que, dans d'autres groupes, on appelle un gourou. Elle passe par l'extraordinaire
dévotion de Mgr Escrivà de Balaguer. Des membres de l'oeuvre affichent dans leur chambre de
magnifiques photos du fondateur, à côté d'une modeste image de la Vierge et parfois d'un petit crucifix.
Souvent, l'image du fondateur suffit. C'est devant lui que l'on prie en allumant une petite bougie. Le
maître incontesté est vénéré et craint. Son message est omniprésent.

LA REPLIQUE DE MGR LETOURNEAU, PRETRE DE L'OPUS


DEI

MONSEIGNEUR DOMINIQUE LETOURNEAU


5. RUE DUFRENCY. 75116 PARIS
TEL 45 04 77 12

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Paris, le 21 juin 1993


Monsieur le Chanoine Jacques Trouslard Boîte Postale 95
02203 SOISSONS CEDEX

Monsieur le Chanoine,

Le 7 avril dernier, la RTBF (Radio-Télévision Belge de la Communauté Française) a diffusé un


programme sur la Prélature de l'Opus Dei, comportant certaines déclarations de vous. Peu après, j'ai
pris connaissance du livre de B. Fillaire, Le grand décervelage, et de celui de Thierry Oberlé, L'Opus
Dei. Dieu ou César ? Le premier consacre quelques pages, dont vous constituez l'une des sources
principales, à l'Opus Dei, et le second recueille également nombre de vos déclarations.

Je respecte pleinement votre liberté d'opinion. Je pense, cependant, qu'à l'origine de certains jugements
que vous émettez, il y a une série de données factuelles que vous avez relevées ; et c'est à propos de ces
données que je me vois obligé de vous écrire car, en tant que prêtre de la Prélature de l'Opus Dei, je les
connais bien.

Je me référerai à l'exposé du livre de Thierry Oberlé (spécialement les pages 51-53), qui présente
l'explication la plus complète et la plus systématique, et aussi la plus nuancée, de vos jugements sur
l'Opus Dei. Si ce texte ne reflétait pas bien votre pensée, je vous serais reconnaissant de me le faire
savoir.

1. Vous accusez tout d'abord l'Opus Dei de recevoir en son sein, souvent à l'insu de leurs familles, des
jeunes qui contracteraient des vœux alors qu'ils sont mineurs, et qui useraient du mensonge - suivant les
conseils des directeurs - pour tromper leurs parents.

Dans la réalité, l'Opus Dei ne recrute pas de mineurs, que ce soit avec ou sans le consentement des
parents, car, pour un engagement temporaire, il faut avoir au moins 18 ans, et, pour un engagement
définitif, 23 ans. J'ajoute en outre que cet engagement ne se réalise pas par des voeux, qui n'existent pas
dans l'Opus Dei.

En ce qui concerne l'accusation - très grave - de mentir sur le conseil des directeurs, cela est absolument
contraire à l'esprit et à la praxis de l'Opus Dei, car ce serait tout simplement contrevenir à la morale
chrétienne et même à la morale naturelle. Les quelques témoignages qui vous sont parvenus à ce propos
mériteraient d'être bien vérifiés, ce qui implique d'écouter et de bien soupeser la version de chacune des
parties en présence. Avez-vous agi ainsi ?

2. Accusation d'endoctrinement lectures et formation exclusivement au moyen de textes de source Opus


Dei, qui mène à être enfermé à l'intérieur de l'oeuvre, etc. Je passe sur l' " accusation " ce " régime de
prières intensif " : au cas où vous l'auriez formulée, il doit s'agir d'un lapsus, car notre prière ne doit-
elle pas être intense ?

Savez-vous que les jeunes qui demandent l'admission dans l'Opus Dei continuent de fréquenter le
même milieu familial, éducatif (école, université, etc.) et professionneli qu'avant leur demande ? Et
que, donc, ils sont soumis-si l'on peut s'exprimer ainsi - aux mêmes pressions ambiantes que leurs amis
et collègues ? En outre, la formation spirituelle et doctrinale qu'ils reçoivent en tant que membres de
l'opus Dei s'inscrit dans la doctrine séculaire de l'Église ; le programme d'études de philosophie et de
théologie suivi par tous, et approuvé paie Saint-Siège, repose sur l'étude de la Sainte Ecriture, des Pères
et docteurs de l'Église et d'auteurs - philosophes et théologiens - actuels.

Prétendre que la source de cette formation est constituée exclusivement par les écrits du Fondateur et
d'autres membres de l'Opus Dei est donc une erreur manifeste. La "ratio studiorum" des membres de
l'Opus Dei, documment qui, comme je l'ai dit, a été approuvé par la Congrégation pour l'éducation
Catholique, atteste ce que je viens de vous dire.

3. Accusation d'éloignement et de rupture avec la famille si, devant cette accusation, la défense de
l'opus Dei est qualifiée par vous de non crédible, parce que stéréotypée et habituelle dans toutes les
sectes (cf. Oberlé, nages 55-56), vous devez reconnaître eue votre accusation n'est guère plus
concrète ni précise. Je vous invite à nouveau à citer les cas nommément et, naturellement, à faire

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préalablement une enquête impartiale de chacun d'entre eux, en écoutant les deux parties.

Ce n'est en tout cas pas ce que semble avoir fait Thierry Oberlé pour les cas cités aux nages 19-32, dans
lesquels il tombe dans des contradictions évidentes, comme de dire eue Silvestre entre dans !'Crus Dei à
18 ans, et deux lignes plus loin, d'écrire qu'il s'était en fait engagé bien avant sa majorité (cf. p. 21) :
qu'en est-il finalement ? Je ne m'attarde pas davantage à ces cas, car vous n'êtes pas cité comme source
de ces informations.

4. Accusation de prosélytisme exacerbé : il est difficile e répondre à cette accusation, car elle est aussi
très générale et ne repose sur aucune preuve. Le ton émotionnel avec lequel elle est évoquée ne suffit
pas à masquer la faiblesse des arguments. En outre, ne pourrait-on pas qualifier le même comportement
d'évangélisation audacieuse ou d'apostolat tenace ? Et n'est-elle pas en contradiction avec l'accusation
citée

antérieurement d' " enfermement à l'intérieur du groupe " (cf. P . 512 lignes 18-2220) ? J'ajoute que, si
en France, en 1992, l'Opus Dei organisait des activités sans mentionner leur paternité, alors l'Oeuvre
aurait mal agi. Mais, êtes-vous certain
que c'était l'Opus Dei qui organisait ces activités ? Pourriez-vous m'en donner des exemples, avec des
preuves ?

À cet égard, n'oubliez pas de respecter une distinction fondamentale : une chose est qu'un membre de
l'Opus Dei, dans l'usage de sa liberté personnelle, promeuve une activité, et une autre, très différente,
que l'Opus Dei lui-même le fasse. '.le pas accepter cette distinction équivaut à refuser aux membres de
l'Opus Dei la marge d'autonomie personnelle que les statuts de l'oeuvre - déjà publiés en France - leur
confèrent aux n' 88 § 3, 119 et 120.

5. " Les faux laïcs " : selon l'enseignement de l'Eglise catholique, les laïcs sont les baptisés qui
participent à la .mission de l'Église dans le monde (les activités séculières) au titre exclusif de leur
consécration baptismale (cf. LG, n° 21, AA n° 2, CIC 225, Christifideles laici, n° 9) . Les membres
laïcs de l'Opus Dei répondent parfaitement à ces conditions. leur " engage..-,eut " avec l'Opus Dei - qui,
j'insiste, ne s'inscrit pas dans la ligne du triple voua de pauvreté, chasteté et obéissance - ne les sépare
pas de ces conditions normales de vie. Avez-vous fréquenté personnellement des membres numéraires
de l'opus Dei, ou quelque Centre de la Prélature ?

6. Le cléricalisme : _permettez-moi de vous dire qu'il ne s'agit pas seulement d'une accusation
manifestement fausse, mais d'une superficialité juridique. La Prélature de l'Opus Dei est une institution
de la structure hiérarchique de l'Église. C'est pourquoi le Prélat qui la dirige et ses vicaires ne peuvent
pas ne pas être des -prêtres. C'est comme si vous exigiez que l'Évêque de Soissons et ses vicaires soient
des laïcs.

J'ajoute qu'au niveau local, le Directeur d'en Centre de l'Opus Dei est habituellement un lait.

7. Sur le " professionalisme " : vous pouvez vous référer à ce que j'ai déjà écrit _ ,
..r le " prosélytisme exacerbé ". Il
faudrait se mettre d'accord =-r les mets. En tout cas, il _
d'une opinion qui vous est propre, que je ne partage pas et à laquelle il n me semble pas raisonnable
d'adhérer, car une telle déformation des fins de l'Opus Dei aurait été réprouvée par l'autorité de l'Église.

8. Sir l'aspect financier les membres de l'Opus Dei demandent effectivement de !'aide, aussi de nature
financière, pour les projets apostoliques qu'ils promeuvent tout comme nombre d'institutions et
associations chrétiennes. Cela peut en déranger certains, mais je ne le considère pas comme '..n délit, ni
même comme un motif de critique. Vous avez le droit de condamner cette attitude, mais serais alors
que vous m'en expliquiez les motifs.

9. L'infiltration je suis entièrement d'accord avec


l'explication qui est donnée dans c paragraphe. En effet, les
fidèles de l'Opus Dei sont du nombre de ceux oui veulent changer la société, pour la rendre plus
humaine et plus chrétienne. __ terme " infiltration " est à rejeter, car les membres de l'Opus Dei n'ont
Pas besoin de " s'infiltrer" dans la société : en tant que citoyens courants, ils en font déjà partie

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intégrante.
10. Le " culte du maître " : l'Église a autorisé le culte public du bienheureux Josémaria, et il y a dans
l'Op-us Dei une grande vénération pour le Fondateur.

Je considère cette attitude comte tout à fait logique et respectable. De même je respecte le fait que vous
-'ayez pas de dévotion pour lui. Je ne connais cependant pas les excès mentionnés dans le paragraphe en
question : en avez-vous été témoin ?
En outre, je ne peux ignorer une grave accusation que 3. Fillaire (page 189 de son livre Le grand
décervelage) vous attribue, à savoir : que les fidèles de !'Crus Cet sont obligés de se confesser à un
prêtre de l'opus Dei. Je peux vous assurer ace cela est r- .. La liberté ._ confesser au Prêtre de s= choix
est une liberté de tous les fidèles et donc des fidèles de l'Opus Dei, même s'il leur est effectivement
recommandé de se confesser à un prêtre de la Prélature.

C'est néanmoins un fait - les faits sont têtus - qu'il y a des nombreux membres de l'opus Dei oui, pour
des motifs très divers se confessent à des prêtres qui n'en font pas partie : par exemple, parce qu'ils
habitent là où il n'y a pas de Prêtres de la Prélature, parce qu'ils sont en déplacement professionnel,
parce qu'ils en ont envie...

Avant de conclure, je veux, aussi dire clairement que je ne peux exclure que des . .,.ares de l'Opus Dei
aient commis des erreurs ou des imprudences dans certains cas, puisqu'en ce monde, nous nous
trompons tous. Lais évoquer cette possibilité n'équivaut en rien à affirmer que dans l'Opus Dei on agit
systématiquement mal.

Enfin, je dois vous dire, Monsieur le Chanoine, qu'au-delà des accusations qu'en vous attribue et dont la
plupart me paraissent peu fondées ou objectivement fausses, ce qui m'a vraiment surpris, c'est que vous
affirmez (p. 57) les avoir conçues sans avoir écouté les responsables de l'Opus Dei et sans avoir cherché
à rencontrer les membres de l'ouvre qui sent directement affectés - ces a_.,.. .. : il= justification que
vous donnez de votre attitude dans la même page 57, loin de vous excuser, aggrave votre faute, car si
vous refusez ces rencontres parce que vous pensez que nous allons vois influencer ou vous tromper,
c'est que vous avez déjà arrêté votre jugement sur l'opus Dei, avant même de nous écouter.

En toute sincérité, je dois vous dire que cette manière d'agir enfreint le sens de la justice, qu'elle est peu
sacerdotale, peu chrétienne, et même peu humaine.
Lorsque vous affirmez que vous possédez toutes les preuves de ce eue vous avancez, alors que vous
n'avez même pas parlé avec les intéressés, il semble que vous professez des opinions étroites et faites
preuve d'une certaine intolérance-. Et c'est Précis=ément là qu'on rejoint la définition que donne le .
Robert de la personne sectaire.

En outre, en étalant ces jugements devant l'opinion publique, à la télévision et dans des livres, pense qu'
objectivement - je ne peux pas ni ne veux juger votre conscience - vous tombez dans une grave
calomnie. Co-me prêtre, je ne peux m'exprimer autrement.

Je prie pour vous, Monsieur le Chanoine, et demande au Seigneur que vous continuiez à faire le bien
dans votre ministère sacerdotal. Je lui demande également qu'il vous accorde la grâce d'examiner sans
passion, avec la droiture morale qui - j'en suis certain - vous guide, votre attitude face à l'Opus Dei. Je
garde l'espoir que cette droiture vous conduira un jour prochain à rectifier vos jugements et à tâcher de
réparer le dommage causé.

Si un jour vous changez d'attitude et -manifestez par des faits concrets une volonté de justice, sachez
une de notre côté nous serons toujours disposés à vous rencontrer et à entamer alors un dialogue.
Sachez aussi, Monsieur le Chanoine, que nous vous avons toujours pardonné, d'emblée et de tout coeur.
Veuillez croire, Monsieur le Chanoine, en mon très sincère dévouement en !Notre Seigneur et en Notre
Dame.

P. S. J'envoie copie de cette lettre à Mgr Labille, au P. di Falco et à Mgr Antonetti.

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LA CRITIQUE DE LA RÉPLIQUE PAR UNE ANCIENNE NUMERAIRE DE


L'OPUS DEI

POINT 1

- a) Admission de mineurs à l'OPUS DEI,


- b) Invitation au mensonge de la part des responsables de Centres et de Foyers OPUS DEI

Commentaire

a) Il est vrai que "de jure " c'est-à-dire juridiquement on ne peut entrer dans l'œuvre .
avant 18 ans. Mais ce que Mgr LETOURNEAU omet de dire, c'est que cette admission
officielle",qui se concrétise par la cérémonie de " l'oblation " à 18 ans, au plus tôt, doit
obligatoirement être précédée un an auparavant de la cérémonie de l'Admission qui se fait
donc
à17 ans et que cette cérémonie est en fait la réponse à la demande d'adhésion à l'Oeuvre
que les jeunes ont adressée 6 mois plus tôt au Père Directeur Général à Rome ,
Monseigneur Alvaro del PORTILLO, premier successeur du Fondateur Monseigneur
Escriva de BALAGUER. Donc, des jeunes, par cette lettre de demande, s'engagent de
facto" à l'âge de 16 ans et demi.
( Le fait d'écrire cette lettre s'appelle "siffler " en langage opussien ). Cette lettre de
demande peut concerner les divers états de vie qu'offre l'Oeuvre . Numéraire,
surnuméraire, auxiliaire, etc. Mais il est possible de "siffler " dès l'âge de 14 ans et demi.
On devient alors'" aspirant

et on le reste pendant 2 ans et demi jusqu'à " l'Admission Dès qu'il a sifflé, un jeune ne
cesse plus de s'entendre dire qu'il fait déjà partie de la grande famille de l'opus Dei, même
si " de jure " il n'en est pas encore partie intégrante. Il reçoit déjà tous les cours concernant
" l'esprit de l'Oeuvre "Il pratique même certaines normes, participe aux cercles, aux heures
de formation, aux récollections. On lui parle sans cesse ce sa " vocation " qu'il faut
protéger et défendre à tout prix .

b) Le mensonge - En général, quand les jeunes"sifflent"très tôt, leurs directeurs ne leur


recommandent pas d'en parler à leurs parents. On leur explique qu'ils risqueraient de mettre
en péril " leur vocation"qu'il n'est pas nécessaire que les parents le sachent pour l'instant.
Certains témoignages font même état d'une sorte de chantage aux risques spirituels
auxquels s'exposeraient les parents s'ils étaient amenés, par une révélation trop précoce ou
mal préparée, à s'opposer à la vocation Opus Dei de leur enfant .
C'est souvent au cours du voyage à Rome, organisé par l'Oeuvre, chaque année à Pâques,
que des jeunes peuvent être amenés à siffler, On y emmène évidemment des jeunes qui ont
déjà eu des contacts avec l'Oeuvre et dont on pense qu'ils ont des dispositions pour être
émus, impressionnés par la rencontre du Saint Père, du Père Supérieur de l'Opus Dei, par la
visite du splendide Centre O.D., de la belle crypte de marbre où repose le Fondateur, par la
Ville Eternelle
C'est ainsi que très souvent des jeunes enthousiasmés écrivent leur lettre de demande
d'adhésion à Rome même. La lettre est aussitôt postée, à l'insu des parent, du fait de
l'éloignement, indépendamment de toute autre raison.
Enfin, il existe de .nombreux autres témoignages concernant des conseils de dissimulation,
de la part de directeurs ( trices) si vertueusement niés par Mgr LETOURNEAU Mais dans
sa propre lettre ne "pêche-t-il pas par omission"? car il est impossible qu'il ignore la façon
dont se pratique l' engagement dans l'Oeuvre, pratique parfaitement codifiée : lettre
d'adhésion , cérémonie de l'admission précédant respectivement de 18 mois et un an
l'oblation" c'est-à-dire l'intégration juridique dans l'Oeuvre. Si cette Oblation a lieu à l'âge
de 18 ans, cela veut dire qu'un jeune s'est engagé " de facto;' à l'âge de 16 ans et demi et

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quelques fois dès 14 ans et demi.

Il y a bien d'autres occasions de dissimulation dans l'0-D.. Pour ne prendre qu'un exemple
en ce qui me concerne, je recevais souvent des Vêtements que ma mère me faisait parvenir
au Centre à l'étranger, où je faisais mes études. La directrice me "priait ' de donner ces
vêtements à des compagnes moins gâtées que moiavec la recommandation de ne pas le dire
à mes parents " qui ne comprendraient pas sans doute cette pratique habituelle dans
l'oeuvre. Je recevais effectivement d'autres vêtements si j'en avais besoin.

Un autre exemple beaucoup plus grave : des parents payent la pension de leur fille dans un
foyer d'étudiantes 0,D, dans le pays étranger où elle faisait ses études. Or les normes à
pratiquer. sa participation aux activités et à la marche du Foyer étaient si accaparantes qu'il
ne lui restait plus de temps pour ses études et sa directrice lui disait surtout ne dis pas à tes
parents que tes études n'avancent pas, ils pourraient supprimer ta pension . Que deviendrait
notre Foyer, nous avons tant besoin d'argent . Cette situation a duré quatre ans. Quel
qualificatif mérite ce fait dont j'atteste qu'il est parfaitement exact ? Toutes les numéraires
savent bien que les activités du foyer retardent considérablement l'obtention des diplômes.
Bien sûr, Mgr Le TOURNEAU aimerait vérifier ces témoignages 'mais révéler les noms
reviendrait à mettre bien des personnes dans l'embarras et les tracasseries. Je puis me
porter garante de la véracité de tout ce qui précède... mais que vaut mon témoignage
puisque moi aussi, je désire conserver l'anonymat, ayant déjà eu l'expérience des reproches
des responsables de l'oeuvre adressés tant à moi qu'à ma famille, en plusieurs circonstances.

Voilà donc pour le point 1 de la lettre de Monseigneur Le TOURNEAU, On peut remarquer qu'il
s'abrite derrière les statuts, derrière le fait qu'effectivement, l'entrée dans l'Opus Dei se fait
juridiquement à 18 ans , lors de la cérémonie de l'Oblation.

POINT 2 - Accusation d'endoctrinement .


Commentaire Là encore l'argumentation de Mgr. Le TOURNEAU est ambigüe. Il faut en effet
faire une distinction entre .
a) la formation doctrinale et
b) la formation à " l'esprit de l'Oeuvre'o.

a) la formation doctrinale et spirituelle que reçoivent les jeunes en tant que membres de
l'opus Dei est effectivement conforme à la tradition séculaire ce l'Eglise et approuvée, par
le Saint Siège. Le programme d'études de philosophie
et de théologie repose bien sur l'étude des pères et des docteurs de l'Eglise. L'Opus Dei se
dit d'ailleurs thomiste, mais Klaus STEIGLEDER, ancien numéraire devenu théologien
émet quelques réserves à ce sujet . ( Se reporter à son livre: L'opus Dei vu de l'intérieur ") .
Toutefois, les étudiants membres de l'Oeuvre doivent fournir à leurs directeurs la liste des
ouvrages qu'ils doivent lire et étudier pour la préparation de leurs diplômes. Les directeurs
opèrent un choix parmi ces ouvrages et disent à l'étudiant : ces livres là sont autorisés par
l'Oeuvre, les autres non. C'est particulièrement vrai pour les ouvrages de philosophes et de
théologiens actuels dont parle monseigneur Le TOURNEAU. Les étudiants se trouvent de
cette manière handicapés pour la préparation et la réussite de leurs examens. Je me suis
trouvée moi-même dans ce cas .

b) La formation à l'esprit de l'oeuvre .Monseigneur Le TOURNEAU n'en souffle mot.


Pourtant elle est je pourrais dire prépondérante et constante. Et pour inculquer cet esprit de
l'Oeuvre, on se sert exclusivement d'ouvrages écrits pas le Fondateur ou son successeur et
par d'autres auteurs Opus Dei. On leur répète sans cesse il faut devenir Opus Dei, il faut
être OPUS DEI . Par exemple :
le livre de prière du matin nous assène l'esprit de l'oeuvre.Il nous en abreuve pendant une
demi-heure à notre réveil. Il comporte au moins 6 tomes qui font le tour de l'année
liturgique. Quand Il les a terminés on recommence.

Il y a aussi le " catéchisme de l'Oeuvre " qui est conservé sous clé et qu'on consulte uniquement dans le
centre d'études ( études de 2 ans ) et les centres des cours annuels, en général cours d'été où les
membres passent trois semaines et qui leur tiennent lieu de vacances. Ce catéchisme est composé de

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questions et de réponses à apprendre par coeur. Il passe en revue tous les aspect, et les circonstances de
la vie d'un membre de l'oeuvre et le comportement qu'il faut avoir face à eux il traite aussi quelques
points des statuts, mais uniquement ceuxqui trouvent leur application dans la vie des membres.

Il n'est pas question que ce catéchisme sorte da l'enceinte d'un centre de formation O.D.. Il faut le
rapporter pour le remettra. sous clé dès qu'on e fini de le consulter, au plus quelques heures. Bien
entendu, il y a aussi le livre " Chemin " de Monseigneur Escriva de Balaguer, considéré comme étant ,
la bible de l'OPUS DEI. Enfin, les membres participent, chaque semaine, au Cercle, sorte de conférence
donnée par les responsables qui expliquent , une fois de plus l' esprit de l'Oeuvre ". On y étudie une
norme ou un autre aspect de la vie des membres. La liste des sujets prévus pour cette étude dure
environ 6 omis et ensuite on recommence.

Voilà donc les " outils" pour inculquer l'esprit OPUS DEI que possède l'Oeuvre
il faut souligner que dans un premier temps, cette formation est beaucoup plus poussée que celle de la
philosophie et de la théologie.
Quant au " régime de prière intensif"' dont parle Monsieur le Chanoine TROUSLARD, il est réellement
très chargé - Se reporter au livre de Klaus STEIGLER qui donne la liste des prières et des dévotions,
des lectures et des méditations à faire dans les 24 heures. Mgr Le TOURNEAU déplace le problème
quand il parle de " prière intense"et crée une confusion entre qualité de la prière et la surabondance des
prières et des dévotions

POINT 3 - Eloignement et rupture avec la famille

Commentaire : Mgr. Le TOURNEAU fait remarquer que si la défense de l'Opus Lui n'est, pour l'Abbé
TROUSLARD, pas crédible parce que stéréotypés, il accuse ce dernier de proférer des accusations ni
concrètes, ni crédibles et l'invite à citer des noms. J'ai expliqué plus haut que citer des noms, c'est
exposer des personnes à des interventions pénibles de l'oeuvre, ( nombreux témoignages à ce sujet y
compris le mien ) et enfin, on sait pertinemment qu'une confrontation entre l'oeuvre et un témoin ne
sera en aucun cas éclairante car la réponse des opusiens sera effectivement stéréotypée, les membres
ayant promis l'obéissance aveugle demandée par le Fondateur (( cf. Chemin ) et ayant été, à l'avance,
munis de réponses toutes faites à toutes les critiques possibles. Je le sais de ma propre expérience et de
celle de tous les autres membres. La formation est la même dans tous les centres quel que soit le pays,
nous sommes tous coulés dans le même moule
Mgr. Le Tourneau accuse aussi Thierry OBERLE de " contradiction évidente" quand il cite le cas de
Silvestre entré dans l'Oeuvre à 18 ans et que deux ligne plus loin il écrit que Silvestre s'était fait
engager bien avant sa majorité. Nous retrouvons là l'ambigüité du langage de Mgr. Le TOURNEAU
qui ne tient compte que de l'entrée dans l'Oeuvre " de jure " à 18 ans alors , nous l'avons vu plus haut ,
qu'il passe sous silence la lettre demandant l' adhésion, et la cérémonie de l'Admission qui ont lieu bien
avant la majorité et qui font d'un mineur un membre de l'oeuvre " de facto '. il n'y a donc nulle
contradiction dans ce qu'écrit Thierry OBERLE.

Quant à l'éloignement de la famille, il faut considérer trois situations bien distinctes :

a)-Celle de jeunes qui "sifflent" vers 14 ans et demi ou plus, mais avant le baccalauréat"..
Ceux-là restent bien évidemment dans leur milieu familial et scolaire. Mais, nous l'avons
vu, ils taisent souvent leur demande d'engagement à leurs parents et nombreux sont les
témoignages de familles qui observent un grand changement de comportement de leurs
enfants à leur égard. ils ne se confient plus avec la même spontanéité, beaucoup deviennent
secrets et lointains, l'influence du Club et du "numéraire traitant" attaché à sa conquête, en
s'insinuant dans son intimité, en provoquant ses confidences, remplace peu à peu celle des
parents.
b) Quand le jeune atteint 18, 19 ans, après son baccalauréat et son oblation il quitta alors sa
famille, le centre devient son lieu d'habitation. Cette exigence a souvent créé de vraies
ruptures entre des jeunes et leur famille. Rien que dans mon centre, j'en ai vu deux cas
graves. Les parents ont fini par s'habituer à cette situation et la tension avec leur enfant a
diminué, mais bien sûr ils restent très hostiles à l'oeuvre.
c) Troisième cas. Le jeune vit à l'étranger bien avant son oblation. En général, ses parents
l'avaient inscrit dans un foyer d'étudiants catholique, ignorant peut être qu'il s'agissait d'un

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Foyer O.D. ou même s'ils le savaient, ne se doutant pas à quelle pression psychologique
allait être soumis leur enfant. Bref, sous l'emprise d'un enthousiasme bien facile à
provoquer chez un jeune qui souhaite faire quelque chose de beau de sa vie le jeune signe
sa demande d'admission et avertit ses parents après coup. Ce fut mon propre cas. Aussitôt
commence la formation à l'esprit de l'Oeuvre comme je l'explique plus haut.
Avant l'Oblation, j'ai pu revenir une ou ceux fois en visite chez mes parents non sans m'être
entendu dire par ma directrice" Tu n'as pas besoin d'y rester trop longtemps "
Après l'Oblation, il est très difficile de revenir chez soi car l'emploi du temps est fait de
telle sorte que la future numéraire est surchargée d'obligations, dont celle de se trouver au
foyer pour les grandes fêtes de l'Eglise . Noël, Pâques, etc ... et en plus, pour les
nombreuses fêtes intimes de l'Oeuvre telles que l'anniversaire du Fondateur (et de son
successeur), l'anniversaire de son baptême, de sa première communion etc... elles sont très
nombreuses. Enfin, les grandes vacances d'été sont consacrées au cours annuel de
formation. J' avais dit à mes parents que ce cours: annuel d'été avait lieu pendant la durée
des 5 années de formation, mais j'avais omis de dire, selon le conseil reçu de ma
directrices, qu'il durait toute la vie. Le cycle d'enseignement est de 3 ou 4 années, après
quoi, on le recommence du début. J'avais également omis de leur dire que je n'avais plus le
droit de coucher à la maison. Pour expliquer ce fait, j'avais pris pour prétexte que la messe
très matinale à laquelle je devais assister m'obligeait à un lever eux aurores et que coucher
au centre m'éviterait de la fatigue puisque c'est là que la messe est célébrée. Jeprécise que
cela se passait quand je revins, une fois en deux- ans, au pays de mes parents, où l'on
me conseilla de me rendre pour parler intérêts. Les repas et les nuits que je passais au
Foyer opus Dei, m' étaient facturés comme si j'avais été à l'hôtel. Pour des familles à
revenus modestes, c'est un aspect qui a aussi son importance. Enfin, quand je faisais mes
études dans mon Foyer de l'étranger, j'avais pris l'habitude d'écrire deux fois par semaine à
mes parents. Ma directrice m'avait alors priée de n'écrire qu'une fois par semaine, car disait-
elle, les parents doivent s'habituer à ce que les enfants quittent le nid familial et fassent leur
vie. Quand, dans leurs lettres, mes parents me posaient des questions sur ma vie dans
l'Oeuvre, je devais en parler à ma directrice et elle me disait ce que je devais répondre.
Mon courrier, comme celui de toutes mes compagnes était lu, et une fois, il m'a été
confisqué à mon insu. Il s'agissait d'un résumé avec photos des
nouvelles familiales au moment de Noël. Quant aux lettres que j'écrivais, je devais les
déposer ouvertes sur le bureau de ma directrice. A ce régime, les liens familiaux se
distendent d'autant plus qu'à la fin des études, l'Oeuvre envoie parfois ses numéraires à
l'étranger.

POINT 4 . Accusation de prosélytisme exacerbé.

Commentaire : Mgr. Le TOURNEAU esquive l'accusation sous prétexte qu'elle est très générale, et ne
repose sur aucune preuve.

Une ancienne numéraire ne peut qu'être ulcérée car une telle attitude alors qu'elle a été elle-même,mère
victime de ce prosélytisme pratiqué par les membres de l'Oeuvre qui l'ont fait " siffler " dans une
impulsion d'enthousiasme bien facile à provoquer chez une fille de 18 ans, sans se préoccuper si cet
engagement correspondait à une vocation réelle et durable. Au contraire, il ne se passait pas de jours
sans qu'on ne le dise qu'il fallait à tout prix entretenir et préserver cette grâce insigne de la vocation.
Puis la future numéraire est à son tour initiée à la meilleure manière de gagner des adeptes pour
l'Oeuvre.

Elle doit essayer d'obtenir trois demandes d'admission par année. Le chiffre est bien précis Ce
prosélytisme, terme employé dans l'Oeuvre au même titre que celui d'apostolat, fait l'objet des
conversations biquotidiennes des numéraires lors de leurs réunions ,après les repas, sous la conduite de
la directrice. Chacune doit dire quelle personne, quelle jeune elle a pu contacter, quels sont, parmi ces
personnes ou ces jeunes, ceux qui sont susceptibles de " siffler", que faire pour hâter leur décision... etc.
Après des années de ce genre de conversations biquotidiennes je me sentais excédée, da cette quête
incessante.

Mgr. Le TOURNEAU dit que l'on pourrait qualifier ce comportement d'évangélisation audacieuse ou

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d'apostolat tenace . Certes l'évangélisation est un devoir normal pour tout catholique. Elle a été
pratiquée avec succès par las apôtres et leurs successeurs et par les grands ordres religieux, suscités par
le St Esprit pour répondre aux besoins d'une époque. On peut citer les bénédictins apportant l'évangile à
la faveur de la formation professionnelle, dans l' agriculture surtout, qu'ils prodiguaient aux jeunes
comme aux adultes. Ces couvents ont été des foyers de civilisation et de prospérité dans l'ordre social
chrétien, après l'effondrement de l'ordre romain. C'était des modèles d'évangélisation audacieuse et
réussie. A l'Opus Dei, on ne nous parle pas d'évangélisation, mais d'apostolat, synonyme, le le plus
souvent de prosélytisme à la recherche de nouveaux membres. C'était notre souci constant, obsédant , à
tel point que j'en arrivais a avoir le sentiment qu'il ne s'agissait pas tant de rapprocher les gens de Dieu
que de les attirer dans l'Oeuvre, Dieu devenant alors un prétexte.

Mr. la Chanoine TROUSLARD parle d'une"approche masquée" ( allusion aux membres qui ne révèlent
pas leur appartenance à l'Oeuvre ), Mgr Le Tourneau demande que l'on n'oublie pas da respecter une
distinction fondamentale entre l'activité d'un membre dans le cadre de sa liberté personnelle et les
activités faites par l'Opus Dei lui-même. Or, toutes las activités organisées à l'intérieur comme à
l'extérieur d'un centra O.D. visent toujours à rencontrer plus de personnes pour faire connaître l'Opus
Dei pour étendre son influence, à recruter de nouveaux membres et à récolter des fonds. Peut-on dire
qu'un membre O.D. agit dans le cadre da sa liberté personnelle? Il ne peut agir que sous l'inspiration de
l'Oeuvre
perce qu'il en vit tellement l'esprit qu'il est l'Opus Dei , toute sa formation ayant tendu vers ce but.
Donc, que ce soit un membre qui promeuve une activité personnelle, eu que ce soit l'oeuvre elle-même,
on peut dire que cela revient au même dans la pratique.

POINT 5 . Les faux laïques "


Commentaire Pour Mgr. Le TOURNEAU, les membres laïcs de l'O.D, vivent comme tous les baptisés
qui participent à la mission da l'Eglise.

C'est vrai pour les surnuméraires qui se marient, élèvent une famille, pratiquent librement leur
profession. Ceux-là peuvent être effectivement considérés comme de vrais laïcs, appuyés dans leur
apostolat par les moyens spirituels mis à leur disposition par l'Oeuvre. En compensation les
surnuméraires soutiennent l'Oeuvre en lui consacrant une grande part de leurs temps libres, par leurs
grands efforts pour recruter des membres et par leur soutien financier.

Par contre, il est curieux de constater que Monseigneur Le TOURNEAU demande au Père
TROUSLARD s'il a fréquenté personnellement des membres numéraires de l'Oeuvre afin de constater
que " leur engagement avec l'Opus Dei ne les sépare pas des conditions normales de vie ( Mgr. Le
TOURNEAU n'ajoute pas " de la vie " qui est le terme exact employé par l'abbé TROUSLARD ) et il
précise que cet encagement"'ne s'inscrit pas dans la ligne du triple voeu de pauvreté, chasteté et
obéissance" car les numéraires ont fait la promesse de vivre dans la pauvreté, la chasteté et l'obéissance.
Ils vivent en communauté, ne se marient pas, tous leurs gains et une partie de leurs biens appartiennent
à l'Oeuvre et selon mon ex-directrice, ils vivent des exigences plus grandes encore que celles des ordres
religieux, Où se situe donc la différence entre leur vie et la vie religieuse ? Et Malgré ce qui est
proclamé dans les écrits de l'O.D., ils ne sont pas vraiment libres de pratiquer leur comme ils le
désirent. J'ai bien connu le cas d'un numéraire qui n'a pu prendre un poste de travail qui lui aurait
permis de faire face à "ses nobles engagements d'ordre temporel" pris avant son entrée dans l'Oeuvre et
que le Fondateur dit respecter. On l'a "priée" de faire tout autre chose dans un pays lointain. Ce
manquement à tout ce qui nous est dit et redit dans l'Oeuvre sur la liberté personnelle des membres,
entre autre dans le domaine de la profession m'a contrainte à faire le douloureux constat que je ne vivais
pas en tant que numéraire, l'état de vie laïque que j'avais cru embrasser sur la foi de ce qui est affirmé
avec force par tous les responsables . Cette déception, ajoutée à bien d'autres m'ont décidée à quitter
cette Oeuvre où je ressentais l' ambiguïté d'un langage toujours mi-vrai, ni faux .

POINT 6 : Le cléricalisme

Commentaire La direction ce l'Oeuvre est cléricale, c'est une évidence et Mgr Le TOURNEAU le
confirme .

Monseigneur Escrivà de Balaguer l'a organisée entièrement avec minutie et a donné des directives pour
les moindres détails . Mgr. Le TOURNEAU souligne que les directeurs sur le plan local sont des laïcs.

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Or, ces directeurs sont toujours des numéraires et nous avons vu, au point 5, combien peu différait leur
vie de celle des religieux.
Ces directeurs laïcs sont conseillés pour ne pas dire contrôlés par le " conciliarius" prêtre responsable
des centres de l'oeuvres d'une région O.D. ou d'un pays. Il reçoit lui-même ses directives de la direction
générale de l' oeuvre à Rome, qui est composée de clercs. La distinction que fait l'Opus Dei entre le
pouvoir spirituel des clercs et le pouvoir temporel ces laïcs de l'œuvre se vérifie très peu dans la
pratique.

POINT 7: Le professionnalisme

Commentaire Le Fondateur, par son affirmation écrite et proclamée que l'homme


a été créé pour travailler"va à l'encontre de l'enseignement de l'Eglise qui nous apprend, selon la
définition du catéchisme que ' l'homme a été créé pour connaître Dieu, l'aimer, le servir et mériter ainsi
le bonheur du Ciel ". Jésus lui-même ne nous enseigne-t-il pas que Marie a choisi la meilleure part. qui
ne lui sera pas enlevée, alors que Marthe s'inquiète de beaucoup de choses.(. .)
Le travail est certes une nécessité mais qui doit avoir sa juste place. La position de Monseigneur de
Balaguer n'est pas sans développer dans l'Oeuvre une sorte de mystique du travail. Il est devenu un
instrument de sanctification. Le rythme des activités des numéraires est vraiment épuisant. Le fondateur
a clairement dit:" Les numéraires doivent mourir pressés comme des citrons". Il est certain que nous
n'avons aucun moment de répit et nous ne pouvons plus, la fatigue aidant, prendre le recul nécessaire
pour développer des réflexions ni même des méditations spirituelles personnelles, certains esprits
critiques y ont vu là une intention délibérée.

Nous devons rechercher la perfection en tout, ce qui est très louable si on ne tombe pas dans le travers
de la maniaquerie ou la recherche du rendement à tout prix. Ce souci d'efficacité se retrouve au niveau
de notre apostolat. Les membres deviennent de véritables professionnels pour recruter de nouveaux
adeptes. Les méthodes d'apostolat sont bien mises au point, codifiées et leur sont enseignées sans
relâche. En premier lieu, établir des contacts humains, se rendre sympathique, inspirer l'amitié. On nous
apprend les arguments à utiliser pour éveiller les personnes à un premier niveau de valeurs humaines
pour peu à peu les élever à un niveau spirituel. Cette manière de procéder semble parfaitement
légitime , mais si ces efforts d'attention et d'amitié ne débouchentpras sur un engagement de la personne
contactée dans l'une des possibilités offertes par l'oeuvre, on nous conseille de distendre nos liens et de
les faire cesser, pour tourner nos efforts vers d'autres plus susceptibles de se laisser convaincre. Quelle
charité est-ce là que celle qui opère un tri des personnes à évangéliser par souci d'efficacité? D'autres
moyens " professionnels"sont mis à notre disposition : films de propagande, brochures, clubs dont les
activités culturelles et sportives attirent les jeunes sans compter les invitations à des thés, des
conférences, des excursions, et le fameux voyage à Rome.

Quant aux écoles et aux universités,qu'elles appartiennent à l'oeuvre ou non, ce sont de précieux viviers
où pécher les poissons les plus intéressants. Cet apostolat intéressé m'a toujours laissé un grand malaise.

POINT 8 - L'aspect financier.

Commentaire : Mgr Le Tourneau reconnaît que les membres de l'œuvre sollicitent beaucoup d'aide de
nature financière, comme le font, ajoute-t-il, nombre d'associations et institutions chrétienne. Est-on en
droit de critiquer l'Opus Dei sur ce point? Cependant tous ceux qui ont été sollicités par l'œuvre peuvent
constater le différence des méthodes employées, L'O.D. est beaucoup plus "
agressif "dans sa quête d'argent. Les membres sollicitent des sommes déterminées, souvent élevées. Ma
famille a été sollicitée de la sorte. Des surnuméraires m'ont confié qu'ils sont assaillis de demandes qui
vont jusqu'aux reproches véhéments de ne pas assez donner. Des personnes ayant prêté de l'argent à
l'Oeuvre à sa demande,ont toutes les peines du monde à se faire rembourser. Bien des objets prêtés ne
sont jamais rendus sous divers prétextes.

Il y aurait beaucoup à dire sur les testaments que les numéraires doivent signer, après les cinq ans de
formation, lors de leur engagement définitif , mais aussi bien avant ,sur l'accaparement d'objets de
valeur tels que bijoux, vêtements, appareils de photo, magnétophones;
montres que l'on " prie" les numéraires de donner et comme nous avons promis obéissance et que nous
sommes devenus" Crus Dei" l'idée même de refuser ces Ions est inimaginable. Les gains des

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numéraires reviennent à l'Oeuvre. Ceux-ci prélèvent juste le strict nécessaire pour leurs frais
professionnels et leur entretien personnel, mais ils doivent en rendre des comptes rigoureusement
exacts.Ce côté financier revêt bien d'autres aspect, qu'il serait trop long de commenter ici.

Enfin, il faut constater que, dans l'Oeuvre, tout se paye y compris l'assistance spirituelle. Mgr. Escriva
de Balaguer écrit dans " Chemin "(n°979): Pratique l'apostolat de ne pas donner car ce qui coûte peu
n'est pas apprécié. Les numéraire n'ont pas le droit d'aider leurs parents en cas de besoin. C'est l'oeuvre
qui s'en charge, mais, comme le souligne Maria Augustias Moreno dans son livre (v.ci-après bibliolog)
suite à des enquêtes minutieuses et souvent si humiliantes que bien des parents préfèrent se passer d'une
telle aide. Enfin, il est connu que l'Opus Dei n'a pratiquement pas d'activités caritatives.

POINT 9 - L'infiltration

Commentaire : Mgr. Le TOURNEAU récuse ce terme. Il s'agit dit-il de changer la Société peur la
rendre plus humaine et plus chrétienne comme c'est
le devoir de tout catholique et les membres O.D. n'ont pas besoin de"s'infiltrer " dans la société
puisqu'ils en font partie intégrante en tant que citoyens.

Mais Mgr.Le TOURNEAU ne parle pas du fait que les membres, dans un premier temps, doivent taire
leur appartenance à l'Opus Dei. Cette exigence est justifiée selon Mgr. de BALAGUER par la pratique
de la vertu d'humilité. Il nous dit que notre appartenance à l'Oeuvre est une affaire strictement
personnelle dont nous n'avons pas à parler. Sa divulgation pourrait nous entraîner au péché d'orgueil.
Pourtant cette appartenance nous marque d'un sceau, nous façonne et nous oblige à jouer un rôle très
actif au sein de cette société que nous avons le devoir de rendre plus humaine et plus chrétienne et nous
devons rendre des comptes de cette activité à l'Oeuvre dont nous faisons partie.De par cet engagement,
nous ne sommes pas un citoyen comme les autres. Prenons le cas de l'employeur d'un ou d'une
numéraire. Ce membre là est tenu de dire à son directeur tout ce qui le concerne, y compris sur le plan
professionnel. Un article des statuts l'y oblige. On comprend aisément qu'un tel état de fait peut avoir de
graves conséquences. Il faut remarquer aussi que toutes les entreprises de l'Oeuvre portent des noms "
neutres " et qu'aucun signe extérieur n'indique qu'elles sont dirigées par l'Opus Dei ou par un membre
affilié . On peut donc avoir des contacts avec l'Opus Dei, nouer des relations avec ses membres sans le
savoir. C'est en
ce sens que le terme d'infiltration se justifie.

POINT 10 - Le culte da maître


Commentaire : Une fois de plus Mgr. Le TOURNEAU ignore le fond de la question quand il perle du
culte public du " Bienheureux JOSEMARIA

La béatification qui justifie ce culte du Fondateur de l'opus Dei est très récente. Or, le culte " du Père "
dans l'oeuvre,a débuté dès sa fondation et il est
considérable. (Son successeur a hérité de cette ferveur. J'ai vu beaucoup de mes compagnes s'extasier
sur ses photos, s'installer à ses pieds et le regarder avec adoration lors de ses visites.) Dans l'Oeuvre on
fait des fêtes pour tous les événements de la vie du Fondateur. Il n'avait qu'à exprimer un désir pour qu'
on le satisfasse sur le champ, même au prix de dépenses . M. Augustias Moreno (ref. citée) qui était
numéraire pendant 14 ans et qui a bien connu Monseigneur de BALAGUER, rapporte à ce sujet
beaucoup de faits qui illustrent bien ce culte voué au" Père". Bon nombre de personnes font toucher au
tombeau du Fondateur leurs objets de piété : médailles, chapelets, livres de prière, pour emporter avec
elles un peu de sou "aura" et cela, déjà, bien avant la béatification.," Cela fait plaisir au Père ", il faut
faire plaisir au Père sont des recommandations qui reviennent sans cesse dans la bouche des membres,
à tel point qu'un père demandait à sa fille numéraire :" Mais enfin enfin, faites-vous plaisir au Père eu à
Dieu ? .

Le second alinéa du point 10 a pour objet l'obligation de se confesser à un prêtre de l'Opus Dei " . Il
n'est pas interdit en effet à un membre O.D. de se confesser à un prêtre de l'extérieur, mais le
catéchisme de l'Oeuvre dit formellement que ce serait faire preuve de mauvais esprit, donc ne pas être
Opus Dei,que d'aller se confesser à un prêtre extérieur parce que le prêtre de l'Oeuvre est le pasteur qui
connaît ses brebis, doncc'est auprès de lui que ces brebis retrouveront le réconfort et la paix alors qu'un
berger étranger ne connaîtra pas leur façon de vivre, leurs normes et leurs éventuels problèmes. Bien

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évidemment quand on vit dans l'Oeuvre et qu'on vous inculque sans cesse qu'il faut être OPUS DEI,
aller vers un prêtre extérieur reviendrait à commettre une faute grave que notre propre conscience
interdit.

Si des membres se trouvent ou vivent éloignés d'un centre, ils peuvent naturellement se confesser à un
prêtre étranger, mais en général ce prêtre auré été contacté par l'Opus Dei et lui est favorable. Les
prêtres de l'Oeuvre peuvent en effet faire de l'apostolat auprès d'autres prêtres qui ont la possibilité
d'adhérer à la Société Sacerdotale de la Ste. Croix, non pas en tant que membres effectifs, mais
rattachés selon un statut spécial. Donc, quand un membre pour des raisons d'éloignement ne peut se
confesser à un prêtre O.D., en s'arrange, dans la mesure du possible, pour qu'il s'adresse à un prêtre
favorable à l'Oeuvre.

AVANT DE CONCLURE .
Avant de conclure, Monseigneur Le TOURNEAU reconnaît que des membres de L'Opus Dei ont pu
commettre, comme tout un chacun, des erreurs ou des imprudences , qu'on doit se garder d'imputer aux
directives de l'Oeuvre. Ayant été formée pendant plusieurs années dans un Foyer O.D. et ayant eu
l'occasion d'en connaître d'autres en différents pays, j'ai pu constater que tout ce que l'on nous y
enseigne et la façon dont en y vit, les méthodes que l'on y applique sont rigoureusement identiques
partout. Mgr. Le TOURNEAU ne peut l'ignorer.
Que refletent alors les termes de sa lettre ?
- de l'hypocrisie ? mais pour cacher quoi et dans quel but ? Ce que laisse entrevoir une telle hypothèse,
si elle méritait d'être retenue serait bien inquiétant.
- un refus inconscient de regarder en face des faits trop douloureux qui, s'ils étaient perçus au niveau de
la conscience, obligeraient à des révisions déchirantes ?
- une troisième hypothèse qui approcherait sans doute mieux la vérité serait celle d'un zèle si ardent au
service de Dieu pour lui redonner le monde, qu'il transfigurerait les moyens utilisés pour atteindre ce
but sublime. La désinformation des familles et des futurs numéraires ( pour ne parler que de celle que je
connais ) deviendrait, à la lumière de ce zèle ardent, une méthode pédagogique légitime, afin de ne pas
priver des jeunes de la grâce insigne de la"vocation " Sans cette " prudence les exigences de l'Oeuvre,
exposées sans préparation risqueraient, faute d'être comprises,de rebuter un éventuel postulant qui serait
ainsi privé de la possibilité de découvrir la grandeur de la mission à laquelle on l'appelle.
Pour la réaliser pleinement, il faut envoyer beaucoup d'ouvriers très qualifiés à la moisson, ce qui
justifierait l'apostolat tenace mais qui embauche vraiment ces ouvriers : l'Oeuvre ou le " Maître de la
moisson" ? Pour les membres, comme je l'explique plus loin, il n'y a pas de différence puisque l'Oeuvre
est Oeuvre de Dieu (= OPUS DEI ). La quête agressive de moyens financiers relève de cette même
conviction.
Pourtant, les grandes oeuvres de l'Eglise ont été fondées dans un authentique esprit de pauvreté, dont le
fils de Dieu le premier, nous a donné l'exemple On sait ce qui est arrivé aux Templiers, pour ne prendre
que cet exemple, pour s'être laisser séduire par la richesse et la puissance temporelle. Or, si les
numéraires vivent dans une totale abnégation, l'Oeuvre ne parait pas partager cet esprit de pauvreté
quand on regarde ses installations souvent luxueuses et ses nombreuses réalisations d'ordre temporel.
L'Oeuvre suit-elle fidèlement le chemin du Seigneur, Lui qui s'est proclamé la voie, la vérité et la a
vie ? On est bien obligé de répondre que non
- le recrutement des membres ne se fait pas dans la clarté des enfants de lumière mais apparaît, aux
regards extérieurs, plutôt comme l'habileté des fils des ténébres . L'église n'a jamais varié sur ce point :
la fin ne justifie pas les moyens.
- l'Oeuvre pratique la coercition, que le Fondateur appelle "la sainte coercition " . Or, jésus n'a jamais
forcé la conscience de personne.
- le Christ demande un langage clair : que votre oui soit oui. L'Oeuvre ne publie pas ses statuts ni ses
bilans financiers et conseille aux membres de cacher bien des choses. Le mensonge par omission y
existe.
- Enfin, le Christ a vécu dans une grande simplicité. Il n'a jamais recherché ni la richesse, ni le pouvoir
temporel.
Pourtant, tous les numéraires et autres membres que j'ai connus sont des personnes admirables de foi,
de dévouement, d'oubli total d'elle-même. Elles n'ont pas , pour la plupart, conscience que le chemin de
l'Oeuvre s'écarte de la voie du Christ. Là, sans doute est la faille qui provoque tant d'incompréhension
entre ceux qui vivent à l'extérieur de l'oeuvre et ceux qui vivent à l'intérieur. Je reconnais que moi aussi,
j'ai été aveuglée pendant des années bien que parfois je me sois sentie choquée par certaines pratiques.

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Mais comme on nous persuade


sans cesse que TOUT, DANS L'OEUVRE EST VOULU PAR LE FONDATEUR QUI TIENT SA
MISSION DE DIEU-MEME. ET QUE, PAR CONSEQUENT IL A RECU LA GRACE DE
CONNAITRE LE PLAN DE DIEU POUR SON OEUVRE ET POUR CHACUN DE SES
MEMBRES, ET QUE CETTE MEME GRÂCE EST ETENDUE AUX DIRIGEANTS ET
RESPONSABLES POUR TOUT CE QUI CONCERNE CEUX QUE DIEU CONFIE A LEURS
SOINS, les membres O.D. ne peuvent voir les enseignements et les méthodes de l'Oeuvre que sous
l'angle d'une foi absolue en leur excellence. Dans cette optique, les bavures ne peuvent donc provenir
que de faiblesses et d'erreurs humaines. Cela exclut toute idée de critique ou de réforme .

Il faut souvent un événement fortuit ou une intervention extérieure pour prendre conscience que nous
subissons de graves pressions spirituelles et psychiques, infligées par des supérieurs convaincus de la
sainteté de leur mission et de la légitimité de leurs méthodes. ils sont en quelque sorte éblouis pas
l'Esprit de l'Oeuvre et le culte voué à son Fondateur ce qui provoque comme un enfermement du
groupe, pour reprendre l'expression du Chanoine Trouslard C'est ainsi que nous sommes maintenus
dans un état de vie pour lequel nous n'avons pas la vocation. Certes, il existe parmi nous, des vocations
bien réelles, c'est-à-dire un appel personnel de Dieu, mais pour combien d'autres, appelés par l'Oeuvre,
cette " vocation " dont on cherche à nous persuader à longueur de jours et d'années n'est qu'une lourde
chappe appliquée sur nos épaules sans discernement, et ce qui est plus grave, sans même un souci de
discernement, sous laquelle nous étouffons et qui finit pas nous écraser si nous ne réagissons pas.

Combien de larmes versées en silence, combien de douleurs cachées par nos sourires de nos
manifestations d'amitié car la joie et l'amitié font aussi partie de nos normes. Mais que ces amitiés
soient vraies ou factices et nous savons que nous devrons les rompre au nom de l'efficacité de notre
apostolat. Seuls restent dignes de nos attentions ceux et celles qui pourraient être amenés à s'engager ou
à participer à des activités de l'Oeuvre.

Quand des doutes nous assaillent et que nous les confions à nos supérieurs nous recevons toujours la
réponse . " c'est parce que tu manques de foi et de générosité. Nous nous en persuadons et intensifions
prières et mortifications.

Mgr. Le TOURNEAU reproche enfin au Chanoine TROUSLARD son sectarisme " parce qu'il accuse
et juge l'oeuvre sur des témoignages extérieurs sans avoir écouté les Intéressés. il me semble que la
teneur de la lettre de Mgr. Le TOURNEAU démontre amplement que consulter les intéressés ne
pourrait apporter aucun élément qui puisse modifier les appréciaitons du chanoine Trouslard . J'ai
entendu les arguments qu'utilise Mgr Le Tourneau de la bouche de tous les responsables de l'Oeuvre.

Pourquoi Mgr. Le TOURTEAU n'essaie-t-il pas de s'interroger sur les raisons qui ont amené bien des
numéraires à quitter l'oeuvre ? Pourquoi l'hostilité de tant de familles s'est-elle éveillée ? Pourtant toutes
ces familles, comme la mienne, tous ces jeunes qui se sont engagés comme moi, ont été au début
enthousiasmés pas l'idéal de sainteté dans la vie de tous les jours et la vie professionnelle proposé par
l'Oeuvre, avec tout son appui pour le réaliser quelle merveille! Certes, l'Eglise œuvre précisément dans
ce but là, c'est sa tâche essentielle que de nous amener au salut éternel, destinée de toute vie mais
l'Opus Dei nous est apparu comme l'institution " spécialisée" suscitée par le Saint Esprit pour répondre
au désarroi spirituel de la société moderne, de même qu'étaient apparus les grands ordres religieux aux
époques antérieures pour satisfaire d'autres aspirations.

Depuis le concile surtout, de grands pans de l'Eglise ne parlent plus de la même voix: résistance ouverte
ou larvée à Rome, innovations liturgiques,schisme de certains parmi les plus fidèles alors que des
évêques peuvent se permettre, sans être sanctionnés, des actes et des paroles manifestement hérétiques.

Ces familles, ces jeunes ont vu dans l'oeuvre le lieu privilégié où l'on reçoit un enseignement
catéchétique et théologique enfin digne de ce non et d'où allait partir la nouvelle évangélisation voulue
par le Pape. D'où vient que ces familles et ces jeunes se sont douloureusement éloignés, séparés de
l'Oeuvre ?
Selon l'Esprit opus Dei, tous ceux qui critiquent l'Oeuvre ne peuvent qu'être des ennemis de l'Eglise .
C'est faux, Monseigneur. Tous ces gens aiment l'Eglise et souffrent oh! combien de ne plus trouver en
elle le guide sûr et vigilent qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être. Tous avions la certitude de l'avoir

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retrouvé dans l'Opus Dei, institution d'Église. Comment ces familles, ces jeunes auraient-ils pu ne pas
ressentir une cruelle déception en constatant que la réalité qu'ils ont découverte dans l'oeuvre ne
correspondait pas à ce que ses responsables disent et écrivent d'elle ? Comment ces familles ne
s'indigneraient-elles pas en réalisant que ces jeunes, leurs enfants se sent engagés sans les avoir
consultées ni même averties auparavant, sans avoir eu communication des statuts, sans rien savoir des
obligations qui seraient les leurs, les normes à ment pratiquer ?Comment, dans ces conditions leur
vocation pourrait-elle être réelle alors qu'ils ne l'ont pas acceptée en toute connaissante de cause, mais
seulement à la faveur d'une accoutumance aux étapes savamment codifiées ? Comment ces familles ne
se seraient-elles cas senties déchirées par le changement d'attitude et de langage, par la désaffection et
l'éloignement de leurs enfants qu'elles ne voyaient presque plus ?

Vous demandez des preuves Monseigneur, mais la généralité de ces critiques qui se répètent
inlassablement de la part de gens qui ne se connaissent pas, qui vivent dans des pays différents n'en est-
elle pas une, et la meilleure qui soit?

Vous êtes prêt à pardonner dites-vous.... mais à pardonner quoi ? Que des yeux se soient ouverts alors
que les vôtres restent obstinément fermés ? que des voix s'élèvent pour rétablir la vérité et dénoncer des
agissements qui font beaucoup de tort à l'Eglise ?
Je puis vous dire que ceux qui vous ont quitté, ces jeunes, ces familles sigravement déçus vous
reviendraient avec joie et l'espoir au coeur si l'Opus Dei, par une attitude de parfaite transparence, de
loyauté dans ses méthodes d'apostolat, par sa sincérité dans l'amitié, par la chaleur de sa charité
rétablissait un climat de confiance qui permettrait à tous de ne plus ressentir l'affreuse certitude d'avoir
été piégés.
Je sais très bien que vous nous répondrez qu'on ne peut admettre toutes ces critiques qui flétrissant une
Oeuvre que la hiérarchie de l'Eglise, les derniers Papes ont approuvée.... mais qu'ont-ils approuvé ? Le
visage officiel de l'Opus Dei qui leur est connu, mais certainement pas sa face cachée qu'il est bien
difficile de discerner de l'extérieur puisque vous-même, qui vivez à l'intérieur de cette oeuvre, ne la
voyez pas ou ne voulez pas la voir.
Soyez sûr, Monseigneur, que bien que séparés de l'Oeuvre, nous continuons à prier pour elle afin
qu'elle ne déçoive plus les espoirs peur l'Eglise que tant de personnes sincères, convaincues, généreuses
avaient mis en elle.

Novembre 1993

TEMOIGNAGES

LA CONFESSION DE JEAN-FRANCOIS
MEYER

Le 21 avril 1973, quelques jours avant de fêter mes 16 ans, je rédigeais à Rome ma demande
d'admission comme
" membre numéraire " de l'Opus Dei, au cours de la veillée du Samedi saint dans le centre mondial de
ce mouvement catholique parfois controversé. Je participais depuis plus de deux ans aux activités d'un
club de jeunes patronné par l'Opus Dei. L'atmosphère me plaisait. J'avais une foi religieuse assez
intense : vers l'âge de 13 ans, j'allais assez souvent, de ma propre initiative, assister aux complies dans
un couvent dominicain voisin. La combinaison de l'étude, de loisirs et d'activités religieuses dans le
cadre de ce club avait donc tout pour m'attirer. Quant aux animateurs (membres de l'Opus Dei), ils se
dépensaient sans compter.

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Lorsqu'on nous proposa, à moi et â quelques autres, de nous rendre à Rome pour la Semaine sainte
1973 avec deux universitaires de l'Opus Dei et un prêtre, j'acceptai sans hésiter, et mes parents se firent
un plaisir de m'offrir le voyage. Je ne me doutais pas de ce que cette étape romaine marquerait pour
moi...
La Semaine sainte était l'occasion d'un pèlerinage international de l'Opus Dei. Nous étions logés dans
une institution appartenant au mouvement. Nous fîmes du tourisme, assistâmes aux offices religieux et
à une audience pontificale. Surtout, nous eûmes une rencontre avec le Pére ", c'est-à-dire Mgr
Josemaria Escriva de Balaguer (1902-1975), fondateur de l'Opus Dei eni 1928. On nous parlait
fréquemment de Mgr Escriva avec le plus grand respect, nous lisions son livre Chemin et nous avions
parfois l'occasion d'écouter ses allocutions filmées. Comment aurions-nous pu ne pas voir en lui une
personnalité extraordinaire, une figure majeure du catholicisme contemporain? La salle où il nous reçut
était pleine à craquer. Je n'ai plus le moindre souvenir de ce qu'il nous dit, je sais simplement que j'avais
été très impressionné et ému.

Ce fut peu après cette rencontre qu'un membre de l'Opus Dei me prit à part, pendant un moment libre,
pour bavarder avec moi. La conversation avait un but bien précis : me sonder pour me dire que, si je le
désirais, je pouvais faire ma demande d'adhésion à Oeuvre "...
Nous n'avons jamais parlé de cela entre nous, mais je sais que je ne fus pas le seul, dans ce petit groupe
d'adolescents, à recevoir la proposition. J'étais probablement le plus impulsif. Il ne me fallut pas
longtemps pour me convaincre moi-même, et je répondis positivement. Deux jours plus tard, nous
étions donc réunis pour la veillée du Samedi saint au siège de l'Opus Dei à Rome, et ce fut en ce lieu
même que j'écrivis ma " lettre au père " : il s'agissait, par une lettre manuscrite, de faire part à Mgr
Escriva du désir de devenir membre de l'Oeuvre. On mit à ma disposition une pièce avec une petite
table; une fois la lettre écrite, je sortis et la remis au responsable. J'étais assez excité, ou plus
exactement grisé. Cela ne faisait pas encore de moi un membre de l'Opus Dei, la première année étant
probatoire : la demande d'adhésion donnait la possibilité de se familiariser avec les activités internes,
tout en attendant la réponse donnée par la suite.

Le matin de Pâques, mes camarades allèrent assister à l'audience pontificale sur la place Saint Pierre.
Quant à moi, on me suggéra d'aller plutôt participer à une réunion privée de Mgr Escriva avec des
membres de I'Oeuvre. Et on ne m'encouragea pas outre mesure à parler de ma décision à mes parents,
ce qui s'accordait assez bien avec mon propre sentiment de réserve en ces matières.

Revenu en Suisse, je commençai, dans la mesure du possible, à mener l'existence d'un futur membre de
l'Opus Dei. Je savais, désormais, qui en était et qui n'en était pas. Nous avions une formule de
salutation spéciale à échanger lorsque nous étions entre nous, les Preces (des prières particulières) à
réciter et des réunions. Dans cette maison d'étudiants où je passais pourtant des journées entières, je
n'avais jamais soupçonné qu'il existait une véritable " vie parallèle " réservée aux membres de I'œuvre !
Inutile de dire que cette allure de "secret" (plus exactement de discrétion) était bien de nature à
enthousiasmer un adolescent. Si j'avais persévéré, je crois que j'aurais été l'un des premiers Suisses
romands à devenir " membre numéraire " (catégorie d'adhérents qui demeurent célibataires, sont tenus
d'avoir une formation universitaire poussée, de vivre dans une maison de l'Opus Dei, etc.).

Les deux premiers fois se déroulèrent sans nuage, avec une vie de piété intense. On m'avait expliqué
que, une fois passé mon baccalauréat, il me faudrait si possible aller étudier dans une autre ville afin de
pouvoir vivre dans une maison de l'Opus Dei et non plus dans le cadre familial. Je ne voyais rien à
redire à de tels projets. Dans l'immédiat, les pratiques étaient bien structurées; il y a quelque temps, j'ai
retrouvé fortuitement, perdue dans un livre, une de ces fiches mensuelles aux énigmatiques abréviations
(pour le non-initié) qu'on nous distribuait afin de nous permettre de nous livrer à notre examen de
conscience quotidien : 31 colonnes verticales (une pour chaque jour du mois) et plusieurs lignes
horizontales correspondant chacune aux pratiques, oraisons ou mortifications attendues d'un membre de
l'Oeuvre.

L'été approchait, moment auquel les membres numéraires de l'Opus Dei suivent leur cours de formation
annuel dans un centre du mouvement. J'avais 16 ans, mes parents ignoraient tout de mon engagement,
et il ne pouvait être question, à cet âge, de quitter plusieurs jours ma famille sans dire pourquoi. Les
responsables locaux de l'Opus Dei me soufflèrent la solution : je pourrais aller suivre le cours de

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formation annuel en Allemagne et expliquer chez moi qu'on m'offrait une occasion d'aller perfectionner
mon allemand dans une maison de jeunes. Rien de tel, c'est bien connu, que l'immersion dans un autre
milieu linguistique. Mes parents jugèrent l'idée excellente, et, sans révéler quoi que ce fût, je pus donc
participer au cours de formation annuel.

Mais ce cours marqua pour moi le commencement de la prise de distance. Je crois qu'il y eut plusieurs
raisons, sans être sur de parvenir à les cerner rétrospectivement avec exactitude. Il me semble
cependant qu'un petit fait provoqua psychologiquement le déclic. Recevant durant mon séjour une lettre
de mes parents, elle me parvint ouverte; c'est la règle, le responsable du centre lit au préalable le
courrier reçu par les membres. Mon esprit plutôt indépendant s'accommodait mal de l'idée d'un tel
contrôle. Je souffris à l'idée qu'on avait lu avant moi une lettre de ma mère. Cela fit naître un malaise,
auquel s'ajoutèrent sans doute d'autres facteurs.

De retour chez moi, je commençai à douter de ma vocation au sein de I'Œuvre. Les mois suivants furent
durs. J'étais de plus cri plus troublé, me refusant pourtant à révéler à ma famille moni engagement dans
l'Opus Dei. Quant aux responsables locaux de celle-ci, ils s'efforçaient de me
convaincre de persévérer, de me dire que ma voie était bien là. Lorsque j'eus l'occasion d'aller passer
quelques jours de retraite à la Chartreuse de La Valsainte, ils m'affirmèrent que ce n'était pas fait pour
moi : il fallait que je trouve mon chemin au sein de l'Opus Dei, pas ailleurs. J'avais 16 ans et je devais
faire face seul à un complet désarroi intérieur. Durant l'automne et l'hiver de l'année 1973, l'inquiétude
spirituelle me rendit parfois malade.

Les responsables de l'Opus Dei finirent par se rendre compte qu'il était vain d'essayer de me retenir, je
leur fis part de ma décision de me retirer, je rendis le petit dépliant avec las Preces et les liens se
distendirent progressivement.

JEAN FRANCOIS MAYER confessions d'un chasseur de sectes EDITIONS DU CERF(1990)

QUAND "LE CHEMIN" DE L'OPUS MENE A LA


SEPARATION

Le tribunal de MILAN a pris les mesures provisoires suivantes, suite à la demande en séparation,
introduite par une épouse, mère de sept enfants, membre surnuméraire de l'Opus Dei.

Mesures provisoires du Tribunal de Milan


Le président entend d'abord séparément et ensuite conjointement les époux et en tente la réconciliation,
mais en vain.

Il prend donc les mesures provisoires suivantes :

1. Autorise les époux à vivre séparément avec l'obligation du respect mutuel ;


2. Accorde la garde des enfants mineurs à la mère en donnant acte à ce que celle-ci s'engage
formellement à ne pas faire fréquenter aux enfants les Clubs et toutes les activités ayant un rapport avec
l'Institution dénommée "Opus Dei" sauf avec l'accord express du mari.
Argumentation juridique de la Défense

Le défendeur sait bien que, selon la jurisprudence constante, les Juges de la République ne peuvent
intervenir sur les choix religieux des personnes, celtes-ci étant protégées par le droit à la même liberté.

Toutefois, ce droit doit être confronté avec d'autres droits fondamentaux qui sont plus importants,
comme le droit à la liberté personnelle, ou de même importance, parmi lesquels il y a le droit-devoir,
constitutionnellement garanti (art. 2, 29, l' c. et 30, 1°C. Cost.), du seul parent d'éduquer les enfants:

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avec tous ces droits le premier doit être équilibré et coordonné.

En outre, la liberté religieuse ne peut atteindre son opposé, sous forme de prosélytisme impropre,
pratiques contraignantes et affligeantes et contrôle des consciences et/ou parfois à garder l'adepte
récalcitrant, pratiques qui sont contraires à la dignité de la personne.

A cette conclusion et au devoir qui s'en suit pour le Juge de se prononcer, non pas en général, mais dans
le cas concret et en relation avec le bon sens ou non du seul parent de s'opposer à ou vouloir localiser la
fréquentation d'un enfant mineur ayant des caractéristiques absolutistes et pénétrantes qu'il ne partage
pas, induisent des actes importants: le Rapport provisoire 4 juillet 1956 du Conseil Mondial des
Eglises; la Résolution du Parlement Européen 22 mai 1934; le Document Vatican 7 mai 1986 sur les
"nouveaux" mouvements religieux; les récentes décisions de la Cour Européenne des droits de l'homme
25 mai 1993; Kokkinakis - Grèce, en Droit Fam, 1994, 5 ss., et en particulier p. 20 et 23 juin 1993,
Hoffmann - Autriche, Séries A n. 255 C.

Faire appel (comme l'Institution et/ou ses adhérents le font régulièrement face aux critiques qui arrivent
du monde entier) à la reconnaissance (très contestée) et à l'appui du Pape et/ou à la béatification de son
fondateur (elle aussi très contestée) ne servirait pas à faire passer sous silence le jugement.

Parmi les règles d'un Etat laïque et démocratique elle n'abrite pas le principe d'autorité, donc, malgré
l'ampleur de cette prise de position, celle-ci n'empêche pas la formulation d'un jugement qui concerne
le concret de la chose et non pas la prétendue irrésistibilité d'un blason. En outre il faut souligner qu'il
ne s'agit pas de juger le groupe religieux "Opus Dei", mais, en affrontant le thème proposé par la
demanderesse et en tenant compte des observations de réplique du défendeur, de déterminer si les
mesures relatives à la garde et à l'éducation des enfants que le défendeur demande, et qui motiva en
illustrant nécessairement contenus et pratique codifiée de cette Institution, correspondent ou non à
l'intérêts des six enfants mineurs des époux séparés [ ], comme évalué par le défendeur et par la
demanderesse.

Le défendeur, se réservant de présenter une plus ample documentation et le développement d'une


argumentation diffuse au cours de procès, en sa qualité de père, retient que les pratiques suivantes,
aspects et croyances de l'Institution catholique dont on parle sont contraires à la dignité, liberté,
croissance, équilibre et développement physique et psychique des propres enfants:

- intégrisme: la participation à l'Opus Dei est une "vocation divine totalisante" qui doit
toucher chaque moment de la vie (voir le doc 1 p. 168-170);
- élitarisme et par conséquent impossibilité de communiquer avec d'autres personnes qui
n'en font pas partie: le lampion allumé (=Associé de l'Opus Dei) et le lampion éteint
(chrétien quelconque) dont on parle au doc. 1 p. 180);
- politique de classe: chacun doit rester à "son propre poste" avec des rôles et
responsabilités établis à la naissance et une fois pour toute: voir doc. 9;
- "sanctification" de l'institution et de son fondateur e annulation de la personne: voir doc.
1 p. 139-140 e doc. 10 pp. 16-17;
- exaltation de la virilité "macho" et, par opposition, dégradation du rôle de la femme:
voir les doc. 11 p. 5 et 12;
- dégradation de la corporéité et en conséquence empêchement d'une croissance psycho-
sexuelle équilibrée: voir doc. 11 p. 4 e 18, p. 8-9;
- usage d'instruments violents de mortification corporelle pour les Associés
Numéraires: cilice sur la cuisse deux heures par four et fouet dans le dos le samedi, voir
doc. 13 bis n. 125, nonobstant les acquisitions de la science psycho-analytique sur l'effet-
cause de troubles graves de l'équilibre psycho-sexuel;
- contrôle des consciences à travers l'usage exaspérée de la confession faite exclusivement
par des prêtes de l'Institution et de ladite confidence avec le directeur (en réalité, mise à
disposition complète du propre intime), chaque semaine voir doc. 13, paragraphe "Choix
du confesseur" et doc. 14;
- abus de la confidence et de la naïveté des jeunes aux fins de prosélytisme, voir doc. 3 p.
121-149 et 4 p. 5 ss. et 10 ss.;
- adhésion (nonobstant les démentis officiels qui jouent avec le mot "incorporation": voir

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par exemple doc. 15) à Partir de l'àge de la puberté et encore immature, c'est-à-dire à partir
de 14 ans et demi: voir doc. 13 paragraphe "Intégration" et doc. 4, p. 17;
- non information aux parents voir doc. 3, p, 137 ss. et doc. 4, p. 17-18;
- usurpation du rôle et de l'image de la famille: l'Opus Dei est la famille et son Président/
Prélat est (et est appelé) le "Père" alors que le Fondateur "Notre Père": cfr. doc. 13 bis n.
64, doc. 15 et doc. 16;
- graves limitations à la liberté de la culture, qui, à part toute autre considération, est le
bien primaire protégé par la Constitution (art. 33, 1' c.) et, en même temps, droit inviolable
de l'homme (art. 2 Constitution): cfr. doc. 13 paragraphe : "Censure";
- soumission totale par l'intermédiaire d'une pratique exaspérée de l'obéissance voir doc.
14;
- difficulté de sortir: cfr. doc. 13 paragraphe: "Abandon de l'Opus Dei" et doc. 17, p. 229
ss.;
- double vérité: on aura l'occasion d'illustrer dans la phase contentieuse la séquence
impressionnante des affirmations officielles et des vérités contrastantes "internes" et
secrètes; à ce stade préliminaire il suffit de confronter entre les affirmations sur l'âge
minimum d'entrée contenues dans le doc. 15 (l'auteur est Associé Numéraire de l'Opus
Dei) et le paragraphe "Intégration" du doc. 13 ainsi que de l'histoire dont il s'agit ici et ce
qui est affirmé sur la famille et sur le mariage dans les doc. 15 et
- exaspération du secret: à titre purement exemplaire on peut noter les prescriptions
obsessives dans le doc. 13, paragraphe "Tenue sous clés des documents"; dans l'ensemble:
régression annulation de la personne dans l'institution: cfr. l'essai psyco-analytique de
Wittschier, doc. 18

UNE FAMILLE S'INQUIETE POUR LEUR FILLE ENVOYEE A


L'ETRANGER

Il s'agit de l'expérience d'une famille dont une fille s'est engagée comme "Numéraire" à l'Opus Dei.

Cette jeune fille est partie dans un pays étranger pour faire une licence dans la langue de ce pays. Elle a
pris pension dans un foyer d'étudiantes de l'Opus Dei, une oeuvre d'Eglise dont elle et ses parents
ignoraient tout. Ses études doivent durer un minimum de quatre ans.

Dés le début, cette jeune fille est conquise par le beau cadre de ce foyer, par l'ambiance cultivée qu'elle
y trouve, par la Charité chrétienne authentiquement vécue, par le dévouement des responsables et la
générosité de leur vie entièrement offerte à Dieu, pour l'apostolat de l'Oeuvre.

Après un séjour de trois mois dans le Foyer, la jeune fille annonce à sa famille qu'elle s'est engagée
comme "numéraire". Elle a découvert sa vocation dit-elle. Vocation disent également les responsables
du foyer et le prêtre de l'Opus Dei, son confesseur. Vocation ou séduction, ou contagion se demandent
les parents, qui trouvent extrêmement "léger" de la part des responsables du Foyer et du prêtre de
décider, dans un si court délai, qu'il s'agit bien d'une vocation, qui plus est, chez une fille encore
mineure. Les parents ont été mis devant un fait accompli.

Ces derniers, inquiets, vont trouver la responsable du Foyer de l'Opus Dei le plus proche de leur
domicile qui leur apprend :

- Que la numéraire reste laïque.

- Qu'elle mènera une vie qui ne diffère en rien de celle de tous les laïcs, entièrement libre

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de son travail, et de ses options politiques tant qu'elles ne sont pas contraires à la foi
catholique. Pas de costume imposé, mais au contraire, l'obligation d'être élégante et
soignée (les hommes peuvent fumer).

- Qu'aucune promesse, ou voeu ne lie le ou la numéraire à l'Oeuvre, qu'il s'agit d'un simple
contrat par lequel l'Oeuvre s'engage à fournir aux numéraires l'appui spirituel dont ils ont
besoin, la formation doctrinale, les cours d'entretien, l'appui des prêtres de l'Oeuvre pour
leur vie spirituelle et leur apostolat. Moyennant ce soutien, les numéraires s'engagent à une
vie de célibat, à vivre, si le lieu de leur travail le leur permet, dans un foyer de l'Opus Dei
et à donner tout leur temps libre aux activités d'apostolat de l'Oeuvre.

- Que si la numéraire s'aperçoit qu'elle s'est trompée de vocation, elle peut quitter l'oeuvre
quand elle le désire, sans aucun scrupule de conscience puisqu'il n'y a qu'un contrat laïque
entre l'oeuvre et elle, mais pas de voeux ni de promesse à caractère religieux.

- La responsable a beaucoup insisté sur la grande liberté qui règne dans l'Oeuvre : on y
rentre librement, on consacre librement son temps disponible à l'apostolat et aux activités
de l'Oeuvre et au nom de cette liberté, on ne retient jamais ceux ou celles qui veulent s'en
aller.

- On a le droit de conserver ses biens personnels et on donne de son salaire ou de ses


revenus, ce que dicte aux numéraires leur générosité.

- Enfin, comme la numéraire consacre sa vie à l'Oeuvre, si elle devient malade, elle est
entourée, soignée. Les malades sont, dit la responsable, l'objet d'une attention toute
particulière, d'une "prédilection" de l'Oeuvre ainsi que les numéraires âgées.

- Enfin, l'Oeuvre est prise sous la protection directe du Saint Père.

Les parents furent rassurés par ces affirmations, et comme par ailleurs, ils ne trouvèrent rien qui vienne
les contredire dans les écrits du Fondateur ou d'autres ouvrages écrits par des membres de l'oeuvre, ils
laissèrent leur fille dans le Foyer d'étudiantes, ayant toujours été entendu avec elle, qu'elle ne séjournait
dans ce pays étranger, que jusqu'à l'obtention de son diplôme.

Comme la fin de ses études approchait, les parents écrivirent à leur fille pour lui proposer de l'aider à
commencer des démarches pour trouver une situation dans son pays, car les études faites rendent
difficile l'obtention d'un travail ailleurs. En effet, on leur avait conseillé d'entreprendre ces démarches,
six à huit mois avant la fin des études. Comme les parents ont encore de grosses charges familiales, il
est aussi très important pour eux, que la jeune fille puisse se suffire à elle-même dès la fin de ses
études. La jeune fille répondit que s'étant engagée dans l'Oeuvre. elle considère comme le plan de Dieu
pour elle ce que ses supérieurs décideront sur le lieu ou le pays de son futur travail. Les parents furent
fâcheusement impressionnées de cette atteinte certaine à la liberté du travail proclamée par l'Oeuvre et
à l'entrave que représente le fait, pour leur Fille de n'être pas libre de prendre le travail là où il se
présentera, en un temps où les débouchés sont difficiles et où il faut donc beaucoup de souplesse et de
rapidité de décision pour obtenir un poste.

Inquiets de ce premier manquement à ce qui avait été convenu avec leur fille, les parents décident
d'écrire au responsable de l'Oeuvre à l'échelon national de leur pays, pour lui expliquer la situation de
leur famille, les difficultés pour leur fille de trouver un emploi hors de son pays, et enfin aussi pour une
question de sécurité pour leur fille car la ville où se déroulent ses études présente un danger potentiel
pour elle en cas de conflit international. Enfin, les parents posent en conclusion de cette lettre une
question très précise : Dans quelle région de leur pays l'Oeuvre désire-t-elle que leur fille cherche de
préférence du travail. Après quatre semaines d'attente, la réponse arrive : "Merci de votre confiance, je
ferai tout le possible pour que la chose soit résolu- de la manière la plus satisfaisante pour vous et votre
fille".

Or, cinq jours auparavant, une lettre de la jeune fille informait ses parents que "le Père" de l'Oeuvre
(actuellement Monseigneur Alvaro. successeur du Fondateur) lui demande de partir dans un pays
encore plus lointain, pour y continuer des études supérieures afin de rechristianiser le milieu étudiant

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qui a perdu toute spiritualité. Elle ajoute qu'elle a accepté de faire ce "plaisir au Père" et prie ses parents
d'assumer encore une année d'étude, après quoi elle espère trouver suffisamment de travail sur place
pour assurer sa subsistance.

Or, la jeune fille ne connaît pas un mot de la langue de ce pays. Elle s'est mise à l'apprendre, mais très
peu répandue, cette langue ne lui servira en rien pour sa carrière. De plus, elle ne connaît rien aux lois
ni aux moeurs de ce pays en totale décadence morale, alors qu'elle a, elle-même vécu en milieu très
protégé, dans sa famille d'abord, puis dans son Foyer Opus Dei. Comme les étudiants n'ont pas le droit
au travail, elle ne pourra travailler que clandestinement, avec tous les risques que cela comporte. Au
point de vue santé, elle risque de s'épuiser en étudiant dur pour vaincre l'obstacle de la langue, faire les
difficiles études projetées, tout en travaillant "au noir" et en participant par la force des choses, aux
activités du Foyer Opus Dei implanté dans la capitale. Les parents estiment leur fille en danger : risques
pour sa santé qui a déjà donné des inquiétudes et surtout ils constatent une dépersonnalisation qui a déjà
transformé son caractère et la rend incapable d'opposer la moindre objection à ce projet illogique,
d'autant qu'elle sait que sa famille ne peut plus la soutenir financièrement. Les parents angoissés, se
demandent si cette proposition n'a pas pour but d'éloigner la jeune Fille de sa famille.

Il se trouve qu'à ce moment là, cette famille a eu connaissance de l'étude intitulée "L'Opus Dei expliqué
par ses textes et les documents romains" (dossier n°1 ci-joint), et a reçu communication d'articles des
Constitutions et des Statuts de l'œuvre.

A la lumière de ces documents, ils découvrent que les renseignements donnés par la responsables du
Foyer à laquelle ils s'étaient adressés quand leur fille leur a fait part de son engagement dans l'Oeuvre,
sont en grande partie erronés et ils ont été très fâcheusement impressionnés par cette pratique de
désinformation qui apparaît comme générale, aussi bien dans les propos que dans les écrits des
membres de l'Opus Dei,

S'ils avaient connu à temps la réalité, jamais ils n'auraient laissé leur fille vivre, pendant toute la durée
de ses études, dans ce foyer. Ils estiment avoir été gravement abusés :

- Officiellement la numéraire reste laïque, mais en fait, elle doit prononcer sur l'évangile les trois voeux
religieux de chasteté, pauvreté et obéissance et la direction supérieure de l'Oeuvre et composée de
religieux (voir les Constitutions Ch. IV, p. 41 et suivantes et dossier n° 1).

- Liberté de travail : Le cas de la jeune fille prouve qu'elle n'existe pas en fait (voir aussi Constitution
p.45 n°58 3°).

- Voeux et promesses - (Constitutions p. 43, n°53, 56, qui stipulent que les numéraires ne peuvent être
déliés de leurs voeux que par "le Père" ou le St. Siège).

- Liberté - Bien évidemment les promesses sont faites librement si l'on veut bien faire l'abstraction de
l'endoctrinement qu'a subi la postulant pendant les 5 années précédant les voeux définitifs. En vertu de
ce voeu d'obéissance qui interdit jusqu'aux "murmures" (Constitutions p.45, 58 2°) la numéraire a, de
fait, aliéné totalement sa liberté, jusqu'à sa personnalité. Pour des Laïques, obligées de "se défendre"
dans le monde pour assumer leur profession et leur subsistance, cette promesse est insensée.

- Biens personnels - Les constitutions reconnaissent le droit des numéraires de conserver leurs biens de
patrimoine familial (p. 85 n'162-1 Cons.) mais tous les biens acquis par leur travail appartiennent à
l'Oeuvre, Là encore, les informations données par la responsable sont erronées. Enfin, le numéraire est
tenu de faire un testament avant son engagement définitif pour ses biens présents et futurs
(Constitutions p.45 n°59). Dans la pratique, on lui suggère de rédiger ce testament en faveur de
l'Oeuvre. En vertu du voeu d'obéissance, et souvent pris au dépourvu, le ou la numéraire signe un
formulaire par lequel il abandonne à l'Oeuvre ses biens présents et futurs. C'est ainsi que lors de la mort
des parents, l'Oeuvre peut se substituer au, ou à la numéraire. Selon des témoignages dignes de foi, des
familles ont été ainsi, gravement lésées.

- Quant aux malades, la famille a reçu plusieurs témoignages de numéraires devenus malades, qui ont
été très aimablement mais très fermement priés de quitter l'Oeuvre. Cette famille a aussi été frappée de

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ne pas voir, dans les nombreux foyers de l'Oeuvre qu'elle a visités, de numéraires âgées. Rien que des
jeunes entre 20 et 30 ans, à part quelques responsables dans la quarantaine.

UNE CURIEUSE METHODE DE


RECRUTEMENT DE L'OPUS DEI

Le 28 août 1993, je rencontre pour la première fois "Crépin" (1). en compagnie de sa soeur "Vapék" (I)
et de son ami. "Florentin" (1).

Crépin et moi-même entretenons une correspondance, nous nous rencontrons régulièrement (cinéma,
cadeaux, concert). A la mi-janvier 1994, Crépin m'invite au restaurant. Or, une semaine plus tard notre
relation dégénère. Je le vois, distant et préoccupé. Il contacte son meilleur ami : Florentin pour lui
annoncer que tout compte fait il s'est trompé et qu'il n'a aucun sentiment pour moi. Ce même jour, il
était convenu que nous allions au concert. Bien entendu, je ne voulais plus m'y rendre mais Crépin tient
absolument à ce que nous y allions. Au retour du concert, nous allions dans un café et c'est là qu'il me
tend un petit carton beige : le portrait de Balaguer : fondateur de l'Oeuvre.
Ensuite, nous retournons ensemble quelque fois au cinéma, et Crépin dit vouloir me connaître un peu
plus. Puis. Crépin, avec une amie surnuméraire, Apolline (I) m'invite dans un centre de l'OPUS DEI
pour la projection d'un film relatant la béatification de Balaguer.
Dans la semaine, sur la demande de Crépin, je rencontre l'abbé X..., prêtre de l'OPUS DEI, 36 rue des
Ecoles - Paris 6ème arrondissement. Je rentre dans le confessionnal et à travers la grille il demande si je
suis vierge. Il me tutoie sur le champ. Puis, les reproches pleuvent en cascade : "Tu es allée trop loin
avec Crépin. Vous vous connaissez à peine... Quand on est une jeune femme on n'accepte pas une
invitation au restaurant avec un homme parce qu'après, il est facile de deviner ce que cela peut
engendrer. Tu aurais dû refuser... Qu'avez-vous fait ensemble, t'a-t-il embrassé... a-t-il eu des gestes
d'affection-., où... Les réprimandes terminées, il me conseille de lire "la femme sacerdotale" de Jo
Croissant, et de m'attaquer à la vie de Balaguer. Il me demande de repasser pour qu'on discute.
Je rencontre Crépin, quelque temps après au quartier Latin. Nous prenons un verre et il me demande ce
que je pense de "CHEMIN" (2). Cette liste de maximes m'avait été conseillée par lui. Pressentant dans
ces démarches une curieuse méthode de recrutement de l'OPUS DEI, j'écris une
lettre d'adieu à Crépin. Il semble ne pas comprendre puisqu'il dépose une lettre à ma porte
accompagnée d'une rose : "cela n'empêche pas les sentiments...".
Je contacte le Père Jacques TROUSLARD qui me prédit que si je ne deviens pas surnuméraire al'OPUS
DEI, Crépin ne m'épousera pas.
Appoline et moi-même allons à Fontneuve (3) pour écouter la présentation de la lettre du Pape Jean
Paul Il aux familles, en compagnie de "Roméo", prêtre, responsable de l'OPUS DEI en France.
Cependant, Crépin semble vouloir garder contact et me propose d'aller voir au cinéma "Les vestiges du
jour". Finalement Crépin et moi-même décidons de ne plus nous revoir. Je lui avais écrit une lettre dans
ce sens parce que mes sentiments pour lui étaient trop forts, et que je refusais une simple amitié. Crépin
me propose un rendez-vous pour dans trois mois. Je lui dis qu'après ce laps de temps, je refuserais peut-
être de le revoir.
Je revois l'abbé X, et l'avise de ma rupture d'avec Crépin. Il me dit : "cela est peut-être mieux ainsi, le
jeune homme a peut-être besoin de réfléchir... et s'il revient tu lui ouvriras la porte à nouveau._". Fin
juillet 1994, je rencontre à nouveau Crépin qui me pose la fameuse question . est-ce que vous avez
l'intention d'être surnuméraire T'.
(1) Noms d'emprunt (2) Livre de Mgr BALAGUER contenant les 999 consignes de l' OPUS (3) Club
de l'OPUS DEI à Paris

J'appelle la maman de Crépin qui a entendu parler de moi par l'intermédiaire de son fils. Je lui explique
comment j'ai fait la connaissance de Crépin que notre relation qui était très sympathique au début. s'est
compliquée lorsque j'ai mis les pieds à l'OPUS DEI. Je l'avise des reproches qui m'ont été fait par le
prêtre le l'OPUS DEI. et ceci dans les moindres détails. Florentin m'avait dit que Crépin craignait de
finir numéraire.

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La réaction de la maman fut immédiate: "mais mon fils est dans une secte !" Je lui dis également qu'il
me semble que ma relation avec Crépin ne sera possible que si je deviens moi aussi surnuméraire.

Lorsque je rappelle la maman de Crépin : retournement de situation. Elle me rassure et dit en avoir
parler à son fils.. ajoute que l'OPUS DEI est une Oeuvre reconnue par le Pape, que cela est sérieux. "Ne
vous inquiétez pas, Mademoiselle, me dit-elle. Elle me dit que ses deux autres fils vont à Paris le 26
juillet 1994 et qu'il nous faut nous changer les idées tous les 4...

L'après-midi (de ce 25 juillet 1994), je revois Crépin, qui parait préoccupé. Je lui dit que j'ai pris
contact avec sa mère. Il reste flegmatique._ Nous prenons un verre et là il me dit : "Parlons de choses
sérieuses ; est-ce que vous acceptez que nous sortions ensemble... et après on verra" Je lui demande ce
que " et après, on verra" sous entend. "Est-ce que, cela suppose que je devienne surnuméraire" lui dis-
je. Il rétorque en me disant que je me trompe, que je suis à côté de la plaque mais que ce serait
formidable que je le devienne parce qu'alors l'union du couple est plus forte. Crépin me dit qu'en réalité
cela sous-entendait le mariage. Il me dit qu'il est sûr de ses sentiments et ajoute : "je pèse mes mots et je
prends mes responsabilités et c'est la raison pour laquelle je vous demande si vous acceptez". J'accepte.

N'ayant plus de nouvelles de Crépin, je revois l'abbé X. Il me rassure et me dit, "Tu es sur la voie du
mariage avec Crépin". Je ne peux le croire, bien sûr. Je dis au prêtre : "Crépin m'avait fait la promesse
de ne pas devenir numéraire et s'il le devenait, je vous tordrais le cou mon père..." Le prêtre me dit alors
que je n'aurais pas dû parler à sa maman... que la vocation est un appel de Dieu et que personne ne peut
s'y opposer. L'abbé me dit : "Moi-même, j'ai été fiancé et j'ai rompu mes fiançailles pour ma vocation".
Il ajoute "Il arrive que des fiancés rompent pour devenir chacun des numéraires".

Crépin écrit à Florentin pour l'informer du projet de se marier avec Apolline. Qu'il attend sa réponse et
exige de lui qu'il n'en parle pas.

En fait, Apolline est surnuméraire à l'OPUS DEI. C.Q.F.D.

MISE EN GARDE D'UN GROUPE DE PARENTS

Nous tenons à dire, avec d'autres parents, que nous nous sommes documentés, nous avons rencontré
plusieurs prêtres et nous avons voulu confronter notre expérience à celle d'autres familles également
touchées. souvent beaucoup plus que nous, par l'OPUS DEI.

En quelques mots, nous voulons simplement insister sur les principales caractéristiques de l'oeuvre, qui
sont communes à tous les témoignages directs que nous avons pu recueillir - le secret et la
dissimulation, qui vont jusqu'au au mensonge le plus grave,
- le prosélytisme systématique auprès des jeunes (dont chacun doit rendre compte chaque semaine) et la
coupure progressive d'avec leurs familles,
- une action essentiellement tournée vers les familles catholiques, les jeunes brillants, pris à un moment
ou à un âge où ils sont souvent plus fragiles ou s'interrogent, mais aussi des mineurs et des couples.
- une pratique religieuse très largement en marge de l'Eglise et un discours extrêmement critique sur le
clergé,
- l'altération de la liberté et du libre arbitre de ses membres,
- des intérêts financiers et des objectifs en ce domaine mal connus mais qui ne peuvent jamais être
dissociés des obligations des membres.

S'il existe diverses voies pour vivre sa foi, toutes ne sont pas également légitime, notamment quant aux
méthodes employées, et l'on ne peut pas faire n'importe quoi au nom de Dieu.

Plusieurs membres de nos familles ont été contactés ou sont entrés à l'Opus Dei, qui exerce désormais

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une emprise totale sur leur vie toute entière.

Aussi, voulons-nous vous mettre en garde afin que vous puissiez rester vigilants. Ensuite, chacun peut
choisir sa voie, mais il convient que ce soit en pleine connaissance de cause.

Très concrètement, les membres de l'Opus Dei, en général particulièrement sympathiques et chaleureux
(au point que cela "sonné" souvent assez faux), ont une méthode d'approche fondée sur la séduction et
consistant, dans un premier temps, à valoriser systématiquement les jeunes, qu'ils questionnent
beaucoup, et à se montrer très attentifs à leurs activités, notamment extra-scolaires.

Sans que le nom de l'Opus Dei soit à aucun moment prononcé (ceci pendant des mois), l'essentiel du
"recrutement" s'opère par quatre canaux :
- des clubs d'enfants et des groupes à vocation "culturelle" (activités théâtrales...) ; pour les
adolescents et les jeunes ménages, cela prend notamment la forme de groupes de prières ;
- l'invitation à des séjours aux sports d'hiver ou à des voyages, dont il faut d'autant plus se méfier s'ils
sont gratuits ;
- de prise en charge de la catéchèse dans les écoles privées (jamais dans les paroisses) ;
- des tête-à-tête provoqués avec vos enfants hors de votre présence par des jeunes gens ou des jeunes
filles dont on se méfie d'autant moins qu'ils sont le plus souvent proche de vous (parrain, marraine,
oncles ou tantes...).

Voici, rapidement exprimé, ce qui constitue pour nous un réel motif de préoccupation. Nous ne
désespérons pas de faire sortir de "l'O.D." nos frères et soeurs qui en sont actuellement victimes. Mais
nous voulons par ces lignes faire en sorte qu'il ne soit pas possible qu'ils continuent de pratiquer le
prosélytisme auquel ils sont tenus sans que les parents soient clairement avertis.

GUIDE SUR L'OPUS DEI


A L'USAGE DES
PARENTS par J-J.M.
GARVEY
TABLE DES MATIERES
PARENT'S GUIDE TO
OPUS DEI
par J.J.M. GARVEY
2é édition, 27 juillet 1991
OUR LADY AND ST.
JOSEPH

IN SEARCH OF THE
LOST CHILD.

An Ad Hoc Alliance

tu defend the Fourth


Commandment
New York, Dublin, London,
Montreal, Dallas
C.1989 J. Garvey
SICUT DIXIT PRESS
305 Madison Avenue, Suite
1146

New York, New York


10165'

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INTRODUCTION

PREMIERE PARTIE

Orientations du Vatican : comparaison entre les pratiques de l'Opus Dei et les pratiques des
mouvements religieux destructifs_

1 - Utilisation de la duperie et de l'affection : le processus subtil d'introduction.


2- Utilisation de techniques de domination et "matraquage d'amour (love-bombing", etc..
3 - Réponses toutes faites.
45- Usage de la flatterie; contrôle des membres grâce à la distribution
d'argent, de médicaments
6 - Exigence d'un abandon inconditionnel au fondateur, au leader.
7 - Isolement de la recrue : élimination de l'influence de la famille, des amis
8 - Détournement des recrues de leur vie passée
9- Bombardement intellectuel des recrues; utilisation de clichés inhibant la réflexion.
10- Maintien des recrues dans un état d'occupation continue, en ne leslaissant jamais seules.
11 - Forte concentration sur le leader.

DEUXIEME PARTIE

Organisation de l'Opus Dei ; observation, soutien.

1 - Structure autoritaire, membres.


2- Repenses stéréotypées des pare-parole 3 - Séductions des nouvelles sectes
4- Les signes avant-coureurs de manipulation
5 - Le cliché : "Le pape a donné son approbation".
6- Une pratique qui n'est pas authentiquement catholique.
7- Le désir précoce de servir Dieu.
8- La confusion délibérée entre l'information des parents et leur approbation.
9 - La falsification de l'Écriture Sainte pour tromper.
10- La tradition catholique de l'interprétation des Ecritures.
1 l - Les Pères et les Docteurs de l'Eglise.
12- les enseignements du Magistère sur la famille.
13 - L'obligation qu'ont les parents "d'éduquer" ; ce que cela signifie.
14 - Importance de la famille.
15 - Nos "Premiers Amis".

Sectes et groupes sur le Net francophone


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Opus Dei
Sectes = danger !

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