Nos militants, activistes, syndicalistes, lanceurs d’alerte, agitateurs, artistes, citoyens actifs

,
sont assidûment pressurés par la justice et la police.
Leur crime ? avoir parlé, dénoncé, agi sur la place publique. Et les voilà victimes d’une poursuite-baillon
destinée à les faire taire et les punir de s’être mobiliser dans l’intérêt collectif.
Ou d’une « poursuite stratégique contre la mobilisation publique », appelée SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public
Participation), ou BIPP pour « bâillon imposé à la parole publique »

Mars 2015

Poursuite-Baillon : militant-es-s du DAL

Bordeaux

EXTRAITS DE BLOGS SOUTIEN-M.OVER-BLOG.COM//DAL33.OVER-BLOG.COM

Extraits de blogs compilés par C.L.A.P33 - Collectif contre Les Abus Policiers

Répression sécuritaire contre le D.A.L33
Communiqué – Appel à conférence de presse
Le 21 juillet 2013—Droit Au Logement
Trois articles dans Sud-Ouest, un
nous y avons constaté l’absence
dans le Figaro, TV7, RTL, des dizaines
d’effets personnels et appris que son
de coups de fils et de mails d’insulpropriétaire était domicilié dans une
tes et de menaces essentiellement à
autre ville. Le tout dans un bâtiment
caractère raciste et xénophobe, une
présentant tous les signes de vacanplainte déposée contre X, des élus
ce.
UMP et FN qui demandent notre
La contestation de ces faits n’a été
dissolution : la sphère politicoqu’un choix stratégique visant à
médiatique s’est enflammée en
obtenir une expulsion rapide hors de
apprenant que des familles
la procédure classique. D’ailleurs,
d’origine étrangère avaient
avant la forte médiatisation,
occupé un immeuble apparteles familles avaient reçu l’autonant à une personne âgée de
risation orale de la propriétaire
84 ans à Bordeaux, dans le quarde rester jusqu’en septembre.
tier Saint-Michel, soi-disant « instalAujourd’hui, les familles sont à la
lées par le D.A.L33 » qui aurait «
rue et l’immeuble demeure vide.
fracturé la serrure ».
Les accusations portées sur le
Le ton général de ces
réactions, de la véhémence jusqu’à à la haine, criminalise l’action
du D.A.L33, qui « met des
mamies à la rue », « viole
leur bien » et « fait dormir
des indigènes dans leur lit »
dès qu’elles ont le dos
tourné …
Concrètement, cet immeuble était connu
comme inhabité et ouvert depuis au moins six « Je t'ai bien reconnu, avec ton mode de commois. Après vérifications, munication délicieux et plein de subtilité,... »

Quelle disproportion de moyens pour une
simple suspicion de violation de domicile !
Dans cette course au populisme,
l’autoritarisme s’exerce de manière
décomplexée : « on veut la peau du
D.A.L », c’est ce qui a été dit à un
militant interpellé jeudi 18 juillet.
Ce jour-là, à 7h du matin, à 4
endroits différents de Bordeaux, 25 policiers et 8 voitures de police sont venus réveiller quatre militant.e.s chez eux
et saisir leurs téléphones, ordinateurs, disques durs et documents divers. Ils ont ensuite été
amenés au commissariat et placés
12 heures en garde à vue aux
sorties desquelles aucune char-

ge n'a été retenue contre eux.
Aucune preuve d'une quelconque
violation de domicile ou de dégradation ne leur a été soumis tandis que la
police a conservé la plupart des objets
saisis.
Le même jour, le local du syndicat Solidaires qui héberge gracieusement le D.A.L33 a lui aussi
subi une perquisition, après
avoir vu sa serrure forcée. Les
familles ont elles aussi vécu plusieurs
auditions durant lesquelles elles nous
disent avoir subi des pressions pour
dénoncer le DAL33.
…. »

D..A.L33 sont les conséquences d'un
contexte bien particulier :
- la démission du préfet à son
obligation de loger ces familles,
qui étaient en situation régulière, en
vertu de l’arrêt du conseil d’Etat du 10
février 2012. Ces familles se trouvaient donc dans un état de nécessité
absolue après avoir épuisé toutes les
solutions légales possibles.
le climat politique qui cède un
large espace d'expression aux
idées racistes, nationalistes et
individualistes, ce qui autorise des
élus U.M.P (F. Robert) ou F.N (M. Colombier) à avoir des propos mensongers dans la presse. Tout cela n'est
que l'alibi parfait et attendu du
gouvernement pour s'attaquer
aux initiatives solidaires du
D.A.L de Gironde. Cela lui permet
de réprimer ce genre d’activités grâce
à une sur médiatisation qui révèle la
large place laissée aux réactions
xénophobes, identitaires et nationalistes dans la sphère publique : l’Etat
va exactement dans le même
sens que les idées d’extrême
droite.
Un facebook de soutien à la propriétaire s'est ainsi constitué sans son
accord et on peut y lire des propos
tels que "défonçons à coup de
barre à mine la gueule de ces
tarlouzes."

Dans ce numéro :

Garde à Vue et Perquis.

2

Affaire Planterose
Nouvelle garde à vue

2

Mercredi 9 avril 2014,
Procès

3

14 mai 2014 : délibéré

3

Jeudi 20 nov. 2014,
Procès en Appel

4

18 décembre 2014 : Verdict

4

Page 2

POURSUITE-BAILLON : MILITANT-ES-S DU DAL

Petit mail vite fait pour vous tenir au courant de mes dernières péripéties quant
à mon dossier "répressions et violences policières".
20 Juillet 2013—m. porte-plume et porte voix de L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre (O.P.A) écrit à ses proches…
Lundi je me suis rendue au commissariat central pour une audition libre.
Mercredi, une autre camarade a fait
cette démarche. Mais ils ne veulent pas
lâcher l'affaire et maintenant tout cela
est entre les mains du très droitier Valls.
Jeudi, à 7 heures du matin, 6 policiers ont tambouriné à ma porte
me signifiant dans le même temps que
je me trouvais en cet instant mise
en garde à vue et que mon domicile allait subir une perquisition.
Ils en sont repartis avec :
- mon ordinateur fixe
- mon ordinateur portable
- mes deux disques durs externes
- mes clés USB
- mon téléphone portable
- divers documents
A la même heure, 3 autres militants du
D.A.L étaient perquisitionnés et mis en
garde à vue.
Je fais court et je vous dirais plus quand
on se verra mais en gros, j'ai été conduite au commissariat, puis sortie pour
assister (sans doute parce que je suis le
chef, question posée à un des copains

Vous
criminalisez
la beauté
des
différences
et la
solidarité

lors de son interrogatoire) à la perquisition de notre local, puis ramener au
commissariat pour interrogatoire.
J'en suis sortie aux alentours de
18h et aucun des objets saisis lors
de la perquisition chez moi ne m'a
été rendu.

Pour l'instant donc et pour une
durée indéterminée je suis privée
de tout moyen de communiquer et
de travailler.
Concrètement, le projet théâtre/
Tunisie que nous devions commencer à
répéter en septembre/octobre est suspendu puisque je n'ai plus accès à aucun
de mes fichiers.
J'avais déjà annulé les quelques dates
de soutien cet été n'ayant pas le cœur à
chanter.
Concrètement, les voyages que je
comptais faire sont suspendus.
Concrètement, je n'ai plus aucun
numéro de téléphone.
Merci de m'envoyer par mail vos tels.
Vous pouvez me joindre là : 06 ...
….
Pareil pour les mails.
Je vous écris depuis l'e-book
qu'une gamine de 12 ans a bien
voulu me prêter mais ça ne pourra
durer.
….

Affaire Planterose - Nouvelle garde à vue pour les membres du D.A.L33
Le 29 septembre 2013—Communiqué du collectif de soutien à m. et de l'Orchestre Poétique d'Avant-guerre
Voilà plus de deux mois aujourd'hui que
25 policiers de Bordeaux ont été mobilisés afin de perquisitionner, à 7h du
matin, l'appartement de quatre militante-s du D.A.L (Droit Au Logement) et les
mener en garde à vue dans le cadre
d'une enquête pour "violation de domicile et dégradation".
Pour m., cueillie au pied du lit,
cette perquisition surprise la prive
d'un coup de l'ensemble de ses

outils de création et de communication.
….Après 12h de garde à vue, les quatre
militant-e-s du D.A.L ressortent libres de
l'hôtel de police et le capitaine Merle
qui mène l'enquête promet à m. de
faire au plus vite pour que ses
affaires lui soient rendues la semaine suivante.
Mais l'été se passe et ni m. ni ses camarades ne sont convoqué-e-s afin que

leurs affaires leurs soient restituées.
Le 17 septembre, ils reçoivent bien
cependant une convocation mais il s'agit
de répondre une fois de plus aux enquêteurs. Le 19 septembre, ils sont 5 à
devoir se rendre à l'hôtel de police
à 8h du matin sous peine, leurs dit-on
quand certains essaient de décaler ce
rendez-vous, de se voir immédiatement
placés dans le fichier national des personnes recherchées.

Ils s'y rendent donc, déterminés à ne pas
faire trainer cette audition libre dont la
durée ne peut excéder 4h et qu'ils peuvent quitter à tout moment.
Mais leur détermination ne peut
rien face à la machine répressive
de l'Etat. Sitôt leur arrivée, les
militant-e-s sont de nouveau placés en garde à vue.
Ils apprennent qu'elle est la suite normale de leur première deux mois auparavant. Il faut savoir qu'une garde-à-vue

pour des délits passibles d'au moins un
an de prison (ce qui est le cas
pour la violation de domicile)
peuvent aller jusqu'à 48h et
que les enquêteurs ont tout
le loisir de "saucissonner" la
durée de cette garde-à-vue à
leur convenance.
Voilà donc de nouveau
les militant-e-s emprisonné-e-s pour 10h.
Au moment de leur libération, alors que

la chaine de solidarité mise en place a
bien fonctionné et qu'une
trentaine de personnes sont
venues les attendre, le
capitaine Merle promet
de nouveau à m. que la
semaine suivante toutes
ses affaires lui seront
rendues.
….

BORDEAUX

Page 3

Le mercredi 9 avril 2014, cinq membres du Droit Au Logement de
Gironde (D.A.L33) sont convoqué-e-s au tribunal correctionnel
Le 8 février 2014—Communiqué du Droit Au Logement de Gironde
afin de répondre des faits suivants :
« S’être à Bordeaux, entre le 6 mars
2013 et le 12 juillet 2013, en tout cas
depuis un temps non couvert par la
prescription et sur le territoire national,
introduits ou maintenus dans le domicile
de Odette L. à l’aide de manœuvres,
menace, voies de fait ou de contrainte,
en l’espèce en fracturant la porte d’accès, en effectuant le changement de
serrures de l’appartement, en y pénétrant pour y installer plusieurs familles
étrangères, en imposant la présence des
ces dernières dans le domiciles, sans le
consentement du propriétaire. »
Ce procès fait suite aux
perquisitions et gardes
à vue de l’été dernier
après la plaine contre X
déposée par Mme L.
pour la violation de son
domicile rue Planterose
à Bordeaux.
Pour les faits qui leurs sont
reprochés les membres du
D.A.L33 encourent une

Vous
criminalisez
la parole, la
pensée et la
liberté
d’expression

peine d’un an de prison et 15 000
euros d’amendes.
Alors que des centaines d’individus et de
familles sont à la rue, que la loi de
réquisition n’est toujours pas appliquée
bien que Bordeaux regorge de 10
411 logements vacants (chiffre
INSEE, recensement 2010), alors que des
expulsions ont lieu en plein hiver et que
l’on mure des bâtiments pour que personne ne puisse pas s’y abriter, ces
membres du D.A.L33 , solidaires
des sans abris, sont donc aujourd’hui trainé-e-s devant les tribunaux et risquent de la prison ferme pour s’être mobilisé-e-s pour

l’application du droit de chacun-e à un «
logement convenable, y compris à une
protection légale contre l'expulsion
» (Cf. Déclaration Universelle des droits
de l’Homme).
Le Droit Au Logement vous appelle
à faire preuve de solidarité et
d’indignation.
….
….Ce procès, un de plus, illustre la
systématisation des poursuites pénales
à l'encontre de toute personne qui
exerce sa solidarité à l'égard des précaires et des migrants.
N'importe lequel ou laquelle d'entre
nous pourrait demain être à la place
d'un des cinq prévenus du 9 Avril.
Seule leur relaxe est acceptable.
Vous pouvez leur témoigner vos solidarités en faisant circuler l'appel au rassemblement ou en vous y rendant.
Soyez nombreux ce mercredi 9
Avril 2014 à 13heures, devant le
Tribunal de Grande Instance, Parvis
des Droits de l'Homme, à Bordeaux.
…parce qu'un toit c'est un
droit !
le 6 avril 2014, Le Droit Au Logement 33

Soutien aux cinq prévenu-e-s du Droit Au Logement de Gironde(D.A.L33)
Le 5 avril 2014—Communiqué du collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) et de l'Orchestre Poétique d'Avant-guerre (O.P.A)

….Ce procès est l'aboutissement d'une
répression exacerbée contre les membres de cette association,
répression qui prend racine autour
d’un article de presse à charge lors
de l’occupation d’un immeuble au centreville de Bordeaux en juin dernier.
Perquisitions de leurs appartements,
saisies de leurs affaires personnelles,
deux gardes à vues de 12h, les
militant-e-s auront passé un été mouve-

menté et aujourd’hui, c’est l’inquiétude d’une possible condamnation
qui les taraude.
Devant le zèle immodéré des personnes
chargé-e-s de l'affaire, face à l'opiniâtreté des pouvoirs publics à
sabrer nos forces vives,
le C.L.A.P33 et O.P.A tiennent à
apporter un soutien indéfectible et
inébranlable aux cinq militant-e-s
poursuivi-e-s, qui, par leurs ac-

tions, s'investissent sans compter
auprès des plus défavorisé-e-s.

14 mai 2014 : jour attendu du délibéré.

Justice
Pas de aix
P
Pa s de

Alors que le procès avait duré plus de
4h30, il a suffit de quelques minutes à la
juge chargée d'un dossier vide pour
énoncer la condamnation de m. et de ses
4 camarades du Droit Au Logement.
Coupable d'avoir participé à la
rédaction d'un communiqué, m.
écope - comme les autres - de 3
mois de prison avec un sursis courant sur 5 ans, 90€ de frais de
procédure et 8 000 euros de dommages et intérêts.
Face à cette nouvelle injustice, m. décide
de faire appel.

Transmis par Le D.A.L33
Le 14 mai 2014, cinq membres de l'association Droit Au Logement de Bordeaux
(D.A.L33) ont été condamné-e-s à 3 mois
de prison avec un sursis qui court
sur 5 ans, 90 euros de frais de
procédure et 8 000 euros de dommages et intérêts pour « S'être à

Bordeaux, entre le 6 mars 2013 et le 12
juillet 2013, en tout cas depuis un temps
non couvert par la prescription et sur le
territoire national, introduits ou maintenus dans le domicile de Odette L. à l'aide

de manœuvres, menace, voies de fait ou
de contrainte, en l'espèce en fracturant
la porte d'accès, en effectuant le changement de serrures de l'appartement, en y
pénétrant pour y installer plusieurs
familles étrangères, en imposant la
présence des ces dernières dans le
domiciles, sans le consentement du
propriétaire. »
Ils/elles ont fait appel. Le procès aura
lieu le jeudi 20 novembre à 14h à
Bordeaux

Procès en Appel
Le 20 Novembre 2014—Le comité de soutien aux 5 prévenu-e-s du D.A.L33
Une centaine personnes se sont rendues au rassemblement de soutien aux prévenu-e-s du
Droit Au Logement Gironde (D.A.L33)
Ils/Elles avaient été condamné-e-s le 14 mai dernier à 3 mois de prison avec un sursis qui court sur 5 ans, 90
euros de frais de procédure, 7 000 euros de dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de justice dans
l'affaire dite "Rue Planterose" à Bordeaux.
Ce procès en appel, qu'on nous avait promis plus court, dura lui aussi près de 4h30 dans une configuration cependant différente.
Tout d'abord, les prévenu-e-s n'ont pas eu à rester debout pendant 3h.
Interrogé-e-s ensemble, ils pouvaient répondre sans être interrompu-e-s par un juge qui semblait plus à
l'écoute.
A l'inverse du procureur, qui lors du premier procès s'était montré plutôt agressif, l'Avocat Général
ne posa aucune question.
Pas même aux deux témoins, membres de l'association, venus éclairer le tribunal sur le fonctionnement du
D.A.L et l'accompagnement des familles par l'association durant la période incriminée.
Madame Lagrenaudie, l'usufruitière de l'immeuble rue Planterose et partie civile dans ce dossier, était
absente, de même que ces fils qui lui avaient souffler les réponses face au juge en mai dernier.
A l'issue de ce nouveau procès, l'Avocat Général a requis pour l'ensemble des prévenu-e-s 6
mois de prison avec sursis (toujours sur 5 ans) et une amende au proratat des revenus de
chacun-e.
C'est le double de la peine prononcée en première instance et l'amende est une peine nouvelle.
La partie civile a demandé 10 000 euros de dommages et intérêts.
Tous les avocats de la défense ont plaidé la relaxe.
Le délibéré aura lieu le jeudi 18 décembre 2014 à 14h - Tribunal
d'Appel de Bordeaux - Place de La République
Nous sommes toujours dans l'exigence que la justice soit rendue !
Merci à toutes et tous pour votre mobilisation !
Merci du soutien ! Merci de faire tourner !

Vous
criminalisez
la poésie,
arme
chargée de
futur

Yep la famille !
Le 18 décembre 2014—m. - Porte-voix, porte-plume pour O.P.A
J'aurais aimé ce soir vous annoncer une bonne nouvelle, un
an et demi après le début de cette
sordide affaire dite "Planterose",
affaire qui me voit plongée - avec 4
autres de mes camarades du D.A.L
(Droit Au Logement Gironde) - au
coeur d'une tourmente judiciaire
hallucinante.
Hélas, le verdict du procès en
appel a confirmé aujourd'hui le
premier jugement. Nous avons
été de nouveau condamné-e-s à
3 mois de prison avec sursis,
condamnés à 3 000 euros de
dommages et intérêts pour les
dommages matériels, 2 000
euros de préjudice moral, 1 000
euros pour les frais d'avocat de
la partie civile et 90 euros de
frais de procédure.
Cette décision décuple ma rage
et j'espère que nous serons nombreux, nombreuses à nous indigner
face aux injustices et à la répression
de plus en plus violente des militante-s.

Les policiers tuent et
ne sont jamais condamnés, les politicien-nes
corrompu-e-s
font
carrière, et nous, quand
nous nous entraidons,
quand nous appliquons l'assistance à
personne en danger,
nous sommes arrêté-es, perquisitionné-e-s,
saisi-e-s, mis-es en
garde à vue, condamné-e-s lourdement devant les
tribunaux ! Ya basta !
Face à cette complicité nauséabonde - médias, politique, police,
justice -, sachons nous tenir aux
côtés des un-e-s et des autres
pour faire rempart et soutenir celles
et ceux qui, sur le front de nos luttes, sont les premières cibles d'un
Etat plus qu'autoritaire.
Merci pour tous vos messages de
soutien, pour vos photos, pour vos
bonnes énergies qui rendent moins
difficile ce moment où colère et

abattement se mêlent pour
faire de moi, ce soir, un être
plus révolté que jamais.
Recevez mon Amour comme
gage de mon indéfectible détermination, cet Amour qui nous
guide et nous rapproche, nous nourrit et nous protège, nous donne force
et courage de ne pas baisser les
bras !
Oui, plus que jamais, La Lucha
sigue ! La lutte continue !
A vos côtés, le plus près possible,

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