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CENTRE PRO DEQ Membre de I'Union Internationale, INTERCIP-Lisbonne (Centre d'Information continuant le réseau de Breda-Brussels) . DIINFORNM ATION fee ee ee ero Centres Réqionaux : Québec (Sec. L, Fontaine) ‘Montréal (Sec, B. Baril), Adresser tous payments: CIP—88, Avenue Empress, Ottawi Ottnw 194s. » Lo 29 nover Wibeut Bardi Mert as HISTOIRE DE CIP. Les Centres d'information Pro Deo sont le fruit des Inbeurs commeneés il y a plus de dix ans en Europe. ‘Tandis que les Contres de presse eatholique s'occupaient de nouer des contacts & travers l'Europe, les centres de Breda, Hollands, et de Bruxelles (Belgique) réunirent leurs ressources (mars 1987) et organi- sérent tun service de presse quotidien publié en plusicurs langues, Ce serviee, au moment ot Ia guerre éelata, allait & 1750 journaus et périodiques dans 31 pays, Cresh A ee service que lon doit In diffusion dans le monde centier des rapports les plus dignes de foi (transmis réguligrement, par des voies toutes spéelales) sur tes ma chinations et les perséeutions des Nazis, En Belgique comme en Hollando, les eentres de presse furent. coor donnés aver les Mouvenients Pro Deo fonilés dans ces pays pour faire pénétrer les idées religieuses dans Vopt- rion publique, Ln guerre vint interrompre ces services. A mesure que les Nazis envahissuient un pays, la Gestapo Stempressait de supprimer les nyences de presse catholique. Le Dr Hein Hocben, directeur du bureau de Breda, fub-wrrété par les Nazis et trouve In mort dans Hnfiime prison des $3. Berlin en février 1942, Cina autres dirigennls de CP-Pro Deo subirent le méme sortaus mains des Nasis. Cerlains réussirent. i s'enfuir; autres passdrent dans In clandestinité On est A reprendre contact graduellement avec coux qui ont survéeu fi Ja tourmente, Le directeur du bureau de Bruxelles, le R. P, Félix Morlion, O, P,, se réfugia & Lisbonne ot, 4 Tnide d'autres journalistes, il continua i nouer des contacts clundestins. En juillet: 1940, un nouvel organiame Gluit Gabli A Lisbonne qui stoecupa douvrir de nouvelles voes de transinission de nouvelles. Pour bien mar~ quer In coordination des services d'information avee le mouvement Pro Deo, on a adopté le nom de CENTRE DIINFORMATION PRO DEO (CIP) pour les agences; Pabréviation INTERCLP désigne le contre internatio- nal. Le Centre amérieain a 68 établi i Now-York on juin 141, Son premier service a été CORRESPON- DANUE-CIP — synthtso bi-monsuelle des nouvelles consnerées i In clarification do aspect spirituel des Evénements, Depuis le début dle 1945, ee servies parait chaque semaine. La publieation de FORUM-CIP commenga au début de 1943 ct le Service de Presse CIP date de janvier 1944, Le Centre canadien a 6té fondé A Ottawa en Octobre 1943; cest un organisine lie & but non Jue cratif. Lo Contre eunadien a commengé, en février 1944, In diffusion des services’ CIP en langue anglaise de méme quo In publiention en frangais du Service de Presse quotidien CIP et de Ia CORRESPONDANCE-CIP bimensuelle, qui au début de 1945 est, devenue hebdomadaire, En mai 1944, CLP publiait un Manifeste sur les Principes fondame vcratic. C’taib le fruit des FORUMS-CIP, série d'études consnerées & Vonalyse des traditions démorratiques des principaux pays dn monde et faisint.le bilan des eonstatations du Bureau de recherche INTERCIP ct des discussions publiques tenues sous les nuspices de CLP, Ces discussions se sont poursuivies on 1045 nu Canada et aux Btats-Unis de concert ave le Centre CIP américain, Y ont pris part des personnages bien en vue comme FA. Angers, professeur Wéconoinie politique, & MBeole des Hautes Etudes Gommereiales cle Montréal; Phonorable Adolph A. Berle, ancien Sous-Seerétaire a'Etnt, maintenant ambassadeur am M. Frans van Cauwelacrt, président de In Chambre belge sles députés; M. P. R, Coudert, président de In Sociét8 amérienine du droit international; M. Paul Konlaine, eonseiller juri- dique, winistéxe canadien de ln Justico; M. Phomas Greanwood, professeur des Seienoes politiques, université WOttawa; M. Oscar Halecki, dircetcur de Fnstitut polonais des Arts et des Selences; le R. P. Low's Lachanee, ©. P., professcur do philosophic sociale h YUniversité de Montréul; M, Jacques Maritain, philosophe et am= bussateur frangais aupris du Vatican; 2 P. Moorhouse F. X. Millar, «i. président du département des Seiences politiques, université Fordham; M. Vabbé P. J. Mommersteqy, conseiller ecclésinstique % Vambassade aise; M. B, Mirkine-Cuetzeviteh, viee-président, de I'Beole des Hautes tudes; Sir Bernard Parcs, directeur de Mnslitut des Affaires russes, Univorsité de Londres; lo R. P. Wilfrid Parsons, s.j» professcur de philosophie politique, Université cutholique de Washington; M, Antonio Perrault, Bitonnicr de In province de Québec; M. JF: Poutiol, CR, dfputé de Kamouraska; lek. P.B, de Rooy. O.P., professeur de philosophic politique, eolléxe de TAngelicum, Rome; le comte Sforza ancien ministre italien des Affaires Strangtres; Don Luigi Sturso, fon datour du Parti populaire italien; Vhonorable Robert Fachereau, juge de 1a Cour supreme du Canada; M. Tho- mas F, Woodlock, eollaborateur au "Wall Street Journal”; Mf. Paul van Zeeland, ancien premier ministre belge De ‘bonne houre en 1944, CIP longait un nouveau service, celui de la chronique hebdomadaire “DERRTERT LA SCENB”, En 1943-1944, d'autres contres CLP, se sont fondés i Mexico ct i Montevideo ot les services CIP paraissent en espagnol, En 1945, le (ravail en Europe a été repris par la formation d'un centre CIP italien 4 Rome. On vient également de prendre les dernitxes dispositions pour létablissement & Rome de I'Institut international “Pro Deo” dans le but d'enseigner & de futurs spécialistes lo technique journalistique “Pro Deo", CENTRE D’INFORMATION PRO DEO CENTRE CANADIEN ees Membre de "Union Internationale des Centres 88, AVENUE EMPRESS, OTTAWA, ONT. — TEL: 5-0256 Information Pro Deo CINTERCIP) Lisbonne, ‘ork, Ottawa, Mexico Clty, Montevideo, Rome, Bruxelles, SERVICE D'INFORMATION CIP CENTRE YALIEN § DIRIGEANTS DE 1/OPINION PUBLIQUE Vin Nazionale, 89a Roma SENTRE AMERICAIN 5 Bookman Strect New-York, 7, Ne Ys L'HONORABLE PAUL MARTIN, Seordtaire d'Etab du Canada: “CIP est une agence d'information trés sire el tres exacte, Jat mailrise ef te véatisme que CIP apporte a étude des questions ordre religiens ct moral font opyyrRE PORTUGATE CENTRE, - SUDANERICAIN de ses publications une source d'information inestimable pour les conféronciers, eras gogo Crlsoston ferivaing ot les éducateurs, Je ne comnais pas de meilleur moyen pour tes AMINE DOR SDs Cerrito, 475 les Gerivains ot les éducateurs, de ne counaia pus de , ‘No, 80 = 30 D. 10 Montevideo, Urugay chefs ouvriers de se fenir bien au courant des affaires internationales. Lisbon Les sorviees CIP eontinueront dans Paprés-guerre i présenter aspect spirituel des 6vénements et CENTRE MEXICAIN CENTRES LOCAUX Paima Norte 402-43 exposer les manocuyres (otalitaires, dietatorinles, racistes, ‘CANADIENS poareeaed ‘clarifier Jes moyens & mettre en oeuvre pour que les prineipes fondamen- one ‘taux deviennent finalement une réalité vivante dans Loutes les nations Windsor. Ont. JACQUES MARITALN, philosophe, Ambassadeur auprés du Vatican: “information CIP mo semble particulitrement wlle et intéressante, Elle nous fait connaitre bien des détails et des événemonts particuliers qui sont dune tris gande importance.” WALTER LIPMANN, journaliste: “de suis enchanté de m'abonner a cet excellent bulletin.” PH, A. LAIOIR, rédacteur, L'INDEPENDANT: “Nous eroyons sinétroment que les informations CIP seront d'une valeur consi- dérable pour couse qui tiennent & étayer leur jugemont sur des constatations par- faitement contrélées et sur un point de vue honnéte et désintéressé.” Services CIP & Musage des particuliers CORRESPONDANCE-CIY, rynthise hebdomadaire de I'actualité $ 5.00 par année DOCUMENTATION-CIP, envoi hebdomadaire de bulletins de nouvelles $10.00 par année Abonnement i CORRESPONDANCE et DOCUME NTATION $12.60 par année Abonnement dessai (trois mois) $3.00 des consuerées i Vanalyse des traditions démocatiques iglais seulement) $ 6.00 do 12 paux pays du monde (en Service CIP a usage des publications VICE DE; PRESSE CIP (quotidien), y compris CORRESPONDANCE-CIP Lo tarif dépend CHRONIQUE-CIP “Dertiére In Sede" (hebdomiadaire) du tirage CENTRE D'INFORMATION PRO DEO 88, AVENUE EMPRESS, OTTAWA, ONT, ‘Féléphone: 5-6256 Répacrmus do Service oF Presse “CIP” (Dépéches quotidionn« hebdomadaires, article exclusifs) et de Fonust “CIP” CENTRE DINFORAATION PRO DEO \ Membre de I'Union Intemationale INTERCIP-Lisbonne continuant Je réseau de Broda-Brussols, : Contes Résionenx:, Québac (Sec. 1, Fontaine) Pour faire 2 car tua pease ur faire voir lee aapecis eptituols do Adrosser tous payments: CIP—88, Avenue Empress, Ottav Vol. I, no 6 ~ Série 1943-1040 Copyright par OIP, 1944 IP Préronte UBS PRINCIPES FONDAMENTAUK DB Li DSMOCRATIE Introduetion Quand nous avons comoneé notre FORU-CIP, nous avons dit combion CIP ost con~ vutnon qu'il ost possible, par une analyse opprofondic des conditions nationals of Antornationales ot 1'application d'uno saino philosophic do 1'Etat, a'arrivor b doe conclusions objectives qui pouvent sorvir do guido & uno oouvro communo. 4A nosuro que nous allions do 1'avent nous avene roncontré boaucoup a’oxports qui scent sortis do lour chonin pour nous aidor & aller ou fond dos probldmos rolotife & l'avenir ao | lo démooratio. A mosure quo nous portions nos rogards sur 1'sllonagno, los Etots~ Unig, 1'Italio, le Chino, lo Japon ot 1a Franco, nous nous sormos rondus conpto quo 1a définition somairo du torno "aémoeratio", quo nous avions adoptéo condo normo d'appréciation dos coutunos politiquos d'uno nation, roquérait un énonoé plus con~ préhonsif dos idéos ossontsollos qu’ évoquo lo tormio on quostion. "ost co quo nous avons tonté do fairo dons nos "Princtpos fondanontoux do lo dénocratio", qui coapron= 0 rapportont ou gouvornonont pour lo pouplo, nont douzo pointe groupés solon qu’ ils du pouplo ot per Jo pouplo. Dans 2'énoneé do chaguo principo, nous donnons a'obord 1'ia6o fondomontalo suivio d'uno phraso oxplicativo afin do clarifior co principo ou d'on détorninor 1a portéo. , Hous n'avons cossé de rencttro sur lo métior notro osguissc dos Principos fon= donontoux" pour l'offrir & la critique individuollo ou on faire lo eujot do débats pu- pice. Hous souncttons maintonont 1'osquisso finalo, La clarification dos principos fondanontaux do 1a aémooratio cn uno synthtso cohéronto ost ossontiollonont uno oou- | yro collcctive. Clost pourquot nous prions instaanont nos loctours do so faire nos Ir eonsoillors on répondant aux quostions quo volet: 1, Lo cadre do oot énoneé do princivos ronforno-t-§l toutos los idéos fondazon= talos gu'évoquo lo tormo dénocratio? Plus partiouliSronont, los basos oxtra= politiquos (principos 11 ot 12) sont-ollos vraice ot nécossairos? 24 Quols sont los principos intégralomont appliqués au Conodao? Insuffisamont appliqués? 8. Comont nottro cot énoneé do principos fondarontaux 4 1o portéo do tous? Coment surtout dévoloppor loa principos qui no sont pas assoz connus ot nis on pratiquo au Canada? Dana 1'introduction do nos FORIMS, noue avons prosaé nos loctours do nous foiro parvonir lours eomontutres oar nous savons fort bion qu'on natidre politiquo, cone dans toute couvro humaine, il feut prooédor par tftonnononts pour attoindro b te vérité. Nous ospérons que nos loctoura n'hésitoront pos t nous écrire ot qu! il Poseront mémo cos questions & a'outros jonnes. Nous onvorrons sur donendo un exonplaire do notre osquisso sur los "Prinoipos fondanontaux do 1a aémooratio". Uae fois los principos fondenontoux bion au point, nous nous on sorvirons Pour fairo lo bilen dos progrés accomplis ot & fairo dans lo sons dénooratique chor Jes pays b i'étude. Como nous avons 6tudié do front los outros paye dont los oou= ‘tunes rostont cncore & oxaminor ~ Franco, potitos démocratios do 1'Europo, Buropo centralo, Espogno, Anériquo latino, Russio ot Gonmonvonlth britanniguo - lo rosto do cotte séric devrait porsitre sous pou. Cotto année de rechoroho on matitre do prinoipos fondenontaur a élargi notro horizon ot nous 0 pormis d‘ontroprondre do détorminor jusqu'oh oo pays sont allés dens lo pratiquo do 1a démocratio. CIP lancora bientdt uno sério do volunos sous Jo titro général d!"Aporgu international". Co sora lo fruit do nos études eur lop coutunos ot los progrés politiquos des divors pays sounis bh l'exomen. Cos volumes comprendront boouscup do cormontairos et de misos au point importonts do 1a part do Ros loctours ot do nos collaboratours. Nous oomptons eur les conontairos ot Jos consoils do nos lectours pour cotte cowro do longue haloino. los discussions auxquelles ont pris part los porsonnos dont los nons suivont nous ont été trbe préciousos pour la rédnotion do ootte osquisso sur les prinoipos fondenontaux do lo démocratio. Ms Poul Anderson, 1'hon. Adolph 4, Borlo, M. Louron Carroll, 1'hon. Frans Van II Cauvolsort, K.F.Rs Coudert, le comto Crornin, lo R.P. J.V. ucntillon, O.P., le prof. Mario Einaudi, le prof. Williom Frasca, lo prof. Nox Gottachalk, le ReP. Josoph A. Molan, le prof. Waldemar Gurian, le prof. Oscar Halocki, lo R.P. R.C. Hamnott, Sed, Milo Béatrice Hyslop, Mlle Helen Iowoloki, Ml. Paul Jacob, lo prof. Jacques lc:itain, lo RP. F.X+ Moorhouse Millar, S.J. lo prof. B. liirkino~Guetzevitch, lino Chorlotto Murot, lo RP. Potor Monmorsteog, Sir Bornard Paros, lo R.P. Wilfrid Parsons, S.J-, lo RP. P.E. do Rooy, O.P., Me Oscar Schnabel, lo Dre KsC. Sholdon, lo comto Sforza, don Luigi Sturzo, le prof. N.S. Timashoff, lo prof. Rustom Vanbory, lo prof. Pou) Vignowx, lo prof. Wlliom White, le Dr. Thomas F. Woodlook, lo prof. Paul van Zoolond. Hous somes souls rosponecbles do eos principos fondemontaux ot 1n chose no los ‘ongoge on rion. Nous soumottons oottc csquisso ou Canada frangois dons lo but a! obtonir @outros comentaires do nature b nous aidor & préparor uno action communo fondéo sur wn manifesto qui soura rallicr los yoix sainos do l'opinion publiquo. Nous vous invitons cordialoment & nous communiquer tout commentaire sur lo fond ou lo forme do cotto oaguisso. LBS PRINCIPES FONDAMENTAUX DE La TEMOORATIE Ia dénooratio ost lo ori do rallionent-dos nations qui so sont ongogéos b oxtir= por lo totalitarigme ot & éteblir un ordro intornational sain dont 1'iaéo d'une "fanille mondiolo des nations dénocratiquos" gorait 1a baso. Silo mot "aémoocratio" no doit pas @tro un vain not ou sorvir d'écran h dos tondancos contrairos, 41 faut s'ontondre sur los idéos ossontiollos que co mot évoquo, oxplicitonont, ou implicitonont. Cos notions fondmmentalos n'ont tout leur sons que si on los réunit dans un ondre qui délinite lo but ot 1a source d'un bon gouvornonont ot los rdglos générales quo suppono son fonotion= nonont vériteble. Grice % co cadro i] ost possible do situor los grands probltmos quo posont los cffaires temporolles, do maitre h nottre on évidenco los prinoipos fondanen= toux déjh onrocinés dans los traditions naticnales, ot do manibro h diffusor davantogo ot & appliquer avoo plus de logiquo los principes qui ont partioulibronont bosoin a'étre offornis. Ie Clost dans lo régime démocratique qu'on ¢ 10 plus do garontic quo les prinoipos fon~ Sincgtae a oral but de T'Beat, dnonse dons T"oxproesion STOO ERICRENT FOUR Te OPTS, ont Ia prinaité cur Ios iiologies partiouliros quo dos chofs plitiquos pouvont, chor- ‘hor ie sor tant dean tes droits inaliénablos dont Ic Oréatour o dous Ihouno, ‘Tos Gowornonente n’oxistent que pour protégor ot pronouvoir To bicn connun ot nssuror Fos conditions notériellos ot apirituollos qui pornottont & T"houne do so ‘développor Intgralonen’. 1. L'honme a un droit ineliénable & co quo 1'Etat protdge so vio» Lo sentiment do quiétude noralo (séourité physique do 1! individu ot do lo nation) froodon fron foar) ost pour 1homno la proni’ro condition dc. gon développonont intégral. La protoction contro 1'agrossion ot 1'opprossion, ln tyrannic ot l'osclavage ost im gogo do progrbs normale La orainto calutiireau chitinont, détorminé par 1a lot, pour ceux qui ont trouvés coupables do tronsgrossions ronforco oo sontinont do séou~ rité. 2. lo pouplo a un droit inaliénable 4 co quo lEtat procuro d tous un standard de vio raisonnable. La quiétude matériclle (sécurité ot justice économiques ) (freodon from want) est 1a douxi’me condition natériollo au développenont intégral do 1'honno. wv Bion quo 1'Etat doive fovorisor l'accroisscmont do 1a propriété privéc ot a! épargnos nodéréos, qui etinulont 1'honno & gubvenir hb gos beaoins ot & coux do aa fanillo, cot encouragonont doit tro subordonné hla rochoreho positive du dion commun qui pout go~ rontir un mininua do bions natériols pour tous, L'stat doit promowoir l'oouvre dos organisnos eubsidiairos (associations politiques ot non politiquos, distinotos do 1’ au- torité contrale do 1'Etat) qui travaillont ou bion commun, quitte & intorvonir pour oo~ ordonnor ot, si nécossaire, coupléter cotte oouvre. (a) 3s Io pouple un droit inalignublo 4 co quo 1'Btat favorise 1" égolité dos choncos do réusaito. L'absonca do traitenont préférontiel (justico sociale) ost, dans lo sone précis ai mot, uno condition spirituello autent que matérfolle au aévoloppoment do I homo 4 IL n'apportiont pos b 1'Etat de chercher 4 obolir les différoncos naturelles déoou~ Lont dos qualités ot dos oouvros de chacun, mais il lui inooubo do oherchor & sbolir tou- to inégalité do traitowont fondée cur uno distinction de clesse, do raco ou do eroyanco, 4. Lo pouple a wn droit inalignablo co quo 1'Ztat protdgo sa liberté de parole, de prosso ot do communication. La liborté de parol ost mo condition, d'ordro spirituel autant quo matériel, du dévolopponont intégral do 1'horme. Co droit, copondont, no signifio pas quo 1" individu no soit pos responsable do sos paroles, ot i doit 6tre possible aux organisnes do 1'Etat ainsi qu'oux ase@ciotions ot ‘wx individus de disponor do toyons légaux pour réprimor log abuse de cette Liberté. (an) 5. Lo pouplo a um droit inaliénablo & oo quo 1'Etut protdgo sa liborté d! initictivo, A'ossociation et do cultos Cotte 1iborté d'action cat égalomont uno condition, d'ordro spirituol ot natériol, au dévoloppomont intégral do 1'homo. Co droit ost rosttoint par lo droit qu'a 1'Etat d'ompdchor lo ronversonont i11égal ao sa structure fondmmontalo ot d’ompéchor los ootes préjudicsoblos bux autres individus ot ou bion commun. 6. Lo pouple a un drodt inoliénablo & co quo 1'Etat favorise sa formation intollectucl~ lo ot noralc, nécossairc % la vraio porfoction do 1'hoame, ot gui constituc 1'essontiol Go so dignité ot 1a soureo do son bonhour. Lu oulturo des forcosepirituollos onrooinéos dons 1a tradition ou qui so monifostent dons 1' opinion publique est 1n dornitre condi~ tdon spirituollo du dévolopponont intégral de 1'honme. L'gtat doit voir & 1a formabion intollootuclic ot norale do 1a jounoseo conforménont au désir dos paronts qui b cot égard ont doo droits ontériours b cou de 1'Etate L'Btat. dost stimulor los ootivités oulturollos on vonant on aide aux institutions qui ne pouvent pas donnor lour ploin rendomont par los souls offorts do 1' initiative privéo, ot on ‘fon~ dont leo institutions qui on raison do lour nature oxigont l'aide do 1n collectivité. L'Btat doit protégor los traditions stoulairos ou nouvelles du pouple selon qu’ elles sont bionfcieontos ou non. Ile Ge principo qui vout quo lo pouple soit lo sujot_promior de Mautorité dane un Etat, rincipa tone dene 1 "oxproaston COURIGIENT DU TEU fg “ost Ia oarect@ristiquoepSoi- (quo du régino démoorstiquo. En vortu de "ordination e@érale de lo naturelle, ‘ot do Diou outour de Te nature”, o’ost du oonsentomont mine du pauple que Tos _gowverne~ ihonts tiront lour justo pouvoir do lier los consofonces et do punir los rboale sferonts 7. Le pouple a lo droit avant tout do se prononcer sur dos questions prinordiales, conmo do aésignor cou qu'il faut rovétir do 1'outorité ot de détorminor los grandes Lignos 4 suivro dons 1a rochercho du bion comun. Go droit s'oxorco normalonont par décision nojoriteire du pouplo. Cook a’ oppliquo non souloront & 1'éloction a! individus ou do corps gouvernonontaux ois pout aussi s'appliquor dans cortainos conditions & 1a déposition d'un roi ou outro chef qui gou- vorno on vortu du consontenent implicitonont proLongé du pouplo. Male 1a déoision majoritaire n'est qu'un modo d' adopter oertaine moyens conorots do préférence 4 d'outros, et non pas un oritro do vérité & l'égara dos bute ot do cortains moyons nécossairos a In 200886. suse los lois ot los aécrots des gouvornonts doivont~ils roster subordonnés v oy prdsonto Gans tov oaprs% dzoki, ot m"obLigont pas, par oonsé- ile goat contratrer lo loi nuturolte, cont ile doivent Gére 1! appliontton. pout pas Stre corbedno gu‘ollo appliquo los moyons loa plus propi- , olle dost rospocter uno iigitinc opposition, iso. lo droit de la & te cunts Gorm Le ung con au blon conn minor itd. xine 8. La pouplo a lo devoir do rospootor sor gouvernants ot los lois do 1'Btat, ot doit Lowy obéire Conno ii. 2 Libronent ccnfié Ioxoveice do 1’autorité au gouvorsionent, lo pouplo aos on corvcicnes observer sos cngogonents chvors coux qu’sl_o chargés do la poursuite én hion commu, Il doit obéir & L'avtorité constituée dans la mosuro of collo-ci ros~ Yo dots les bernor de seo pouvoirs at n'ogit pas morifestomont ot obstinément contre le ‘dion commun. La minorité doit so soumettre ou régimo do la mojorité ot n'utdliser quo los moyone 1égeux do porsuasion pour apporter dos ohengononts. Tous doivent sorvir 1tbroaont 10 cous du bion connun lorrgu’il s'ogit do nécossités Gvidontos como Lo tar xebion, lo corvioo militairo, ote. nésida dons loa prinoipos qui garontis- Couple, prinoiper Gonos dais Pegt dow de Tataow Se atte oo im uie-il wotero To peuple on Geeuro do parti- Safes cettvauant ear pouvornbnanl Gar Io aeYou &orpanoe roprosoncatite ot par 1 wecbe, ae Tenge La doe pep eapublag Ger pootes Waoritee Toe EFoupeS ou Ton poupton o better Ghosro mira tu point de vue [or ii ik aah avon an striae f2 Tavotr in aininun fo jonbae ion omonons ov do socsvoir une Grucation qui lour pormettra d‘agsumer aa gov cnedbilieta dang Toe “aii, trate “au dion commun 9. Lo pouple dokt Gero mis b mémo do trocor lui-pfine Ya politique du gouvernement por un bon cyetine de roprésontation qui soit 1'oxprossion yon soulonont des opinions poli- tigues foo in@ividus on por‘iculior mais susai dos intérdta fondanonteux dos groupos orgrniquos do 1a sookété. Cool n'oxclut pas la participation direstc du pouple au gouvernement par dos mosu- roe escurnys Loxoreseo du droit do roforcndwi, d!initiative populaire ot do pétition eur certains probiémes fondementavx, Ceci n‘oxolut pas non plus un plus omple dévelop~ ponent du méconisne démooratigue pormottant uno roprésontation supplénontairo dos grou- pes vonationnols, professionnols ou roligioux oupris dos divors corps administratife. 10. Un oystino do poids ot contro~poids entro les pouvoirs législatif, oxéoutif ot ju- airo doit assuror lo bon fonctionnomont du gouvernomont. Los gouvornants doivont restor en fonction assez longtemps pour leur pornottro de produiro dog résultats d'aprds losquels on rourra los jugers Le pouvoir judieiairo dost Stve 1'intorprdte etoblo, indépondant ot suprdne de toutes les lois et jugor touto mogure politique { a lumidre do la philogophie fondamentale d'une saine constitution naijonalo. Lo pouvoir léginlatét dost Siro basé sur un systtme de partie eapablo do produfro des majorités ctablos. La loi doit onmayer, sf Ja tradition ot 1a coutumo no ont pas déjh fait, lo désintégration do 1a vio politique par suite du fonotionnemont ‘onponsoblo ou do la multipliosié dor partic. imoneGe dons loxprossion PRIMAUIE DU SPI> ianoa ae se dove ata ron régime dénoora= Sout autre roghas. —Si03" {econ tiGie sa Tiborte de oulte, tes ten= iuiquos Pehone & Ta conviction quo soulo la powaieeion vOriteble de I7hon- Tiocror dataictivanony ica pouplon deg songors d’essorvissonont Bun 3 ration do tout bon gouver Sg8e_dong Te rot vi. 11, L'a tat doit réollomont favorisor la roconnaissance do la patornité juste ot aimanto do Diou. Seulo unodémooratio & base do foi pout protégor les vertus qui sont nécossaircs uu gouvornenont par lo pouplo. T out on rospoctant ontidronont la liberté do conscdenec do chague citoyon, ‘un bon gouvernonont doit défondro gos fondations miémos contro les psoudo-credos du rocismo, du nationalism ot do l'athéismo matériclistes 1k ob la tradition r e~ Ligiouso a 6té affaiblio ou fausséo, l'Btat doit fovorisor 1’ cogil sit ion de con viotions religiousos vraios. Dans un poys ott ln tradition religiouso est forte ot bien vivanto, logouvornonont doit proclonor ott appliquer les principes de cotte tradition on natibres a'éducotion, do législation ot d'udministretion. 12 L'Btot doit on pratique oncouragor l'oouvro des corps religioux orgenisés qui sont indépondants do 1'Btat, of vieo vorsa, mais ooo gui 1'Etat doit coopéror « L's tot est 1'ar bitro suprémo ot indépondent dos questions qui ont trait ou bion commun touporo 1 ot, commo tol, no pes 6tro subordonné b 1'Egliso. L's glise , su- préne et indépondonto dons los quostions qui ont trait 2 la vio future, ne pout tro subordonnée b WEtut. Dans los questions mixtes, comme le mariage, 2! éduca~ tion, oto., gui concornont 1'E tat ot 1'B gliso sous dos aspects différonts, lo rospo ot dos droits do 1'E tot ot do .1'Bgliso doit 8 travgaronti au point do no pos aubir 1a réporoussion dos fluctuations politiquoss. EDITEURS de CORRESPONDANCE.CIP ot de FORUM-CIP pour les dirigeants de opinion publique CENTRE DINFORAMATION PRO DEO PONG ee Ve CENTRE INTERNATIONAL transféré de BredaBruxellos é Lisbonne (INTERCIP), Centres régionaux: Québec Sec,, Lucien V. Fontaine Montréal Sec., Benoft Baril Adresser tous paiements: CIP - 88, avenue Empress, Otlawa Cours eur 1a Philosophie de 1'Etat par 10 R.P. Paule-Ee De Rooy, OvPs de institut Papal "Angelioun” de Rome. LA NATURE DD_L'STAT Hous, los réfugiée, nous oonstatons qu'ioi los policiers ot les soldats portent un uniformo différont de celui que portent lcs polioters ot les soldate on Buropos 1" Hymne national ot lo drapeau national différont aussi. Est-ce qu'un Btat ost opnetitué par cos Slénonte? Evidemnont nonl Co no sont quo dos signos oxtériours d'un Btat, ‘ Jo vois quia — 11 ya un grand édifioo of certains hommos so réunissont, par~ ont, font oe guide appolbnt des lois; jo vols que 1a plupart dos hommes dane certeince Lindtes appolécs frontidres oxéoutent cos ofdros, ot quo duns cos limites, 41 y a di out honnos rovétus d'unformos, qui foroont eaux qui refusent d'obéir A oos ordros & ontror dans uno maigon qu'on appelle prison, ou a payer uno sonmo d'argont qui stappolle smonde. fu dold do oos frontitros, le mmo phénonéno so présente, mais oo sont d'autres honmos ~ Léehalatoure ot policiors ~ ot d'autres prisons, d'autres ancnden. Eat~oo quo 11Etat con sisto on ov phénomtno oxtérieur de faire des bis et do foroor a los oxéoutor? Non, 11Etat doit Stro, avant do 1égifsrors oo phénontno ne constitue pas la nature de ltztat, mate on ost un offot. Hn quod dono oonsiete 1a nature do 1'Btatr Ext-oo uno réalité visible d 11oell? Nont om pout voir los signes oxtériours d'un Etat. On pout voir ses effets matéricla: Los collisions ontre 1'Etab allomand ot les All1és sevolont sur los champs do bataillo. On pout Voir aussi los aujots dans lesquele so trouve 1'Etat, I1 xo trouvo dans Ms King, mais al Hi dang tous les oltoyens du Canada. Maia son Otro, son ossonco oat invisible d 2'o0Al Gorporel. Co ntost que Losprit qui pout lo voir. Bt voir pour l'esgrit, e!oat oomprondroy Quiost-oo dono que 1'Etatr ptabord uno romarque: 1a signification dos terme Le nom "Etat" ost GnployS dase t th double sons: I) eignific Lautorité supréuc dans uno sooiéts politique, dont los autres autort~ ‘the adpondont. Dans co sons, Louie XIV dieuit: "L'Btat otest moi". 2u 11 signifio lu sooiété olvile dans sa totulité, Dans oo sons 1'Etat n!ost autre chose qu'une communauté politique parfaite onbrassant loutorité publique ot lo pouplos Cloat Ja "Polis" dos Groos, 1a "Civitas" vos Romains, ot dane co sons nous parlons dea Etats a'guropo, d!Anériques Hous trouvone déja le mot “Etat chor Ulpion, mais toujours opposé 2 un autre nom) par ox. Status roipubligae, Au 163 8. on enplole lo mot, mais toujoura joint au nom d!uno Ville: "Zo stato di Venezia" eto. Au 168 6. l'appellation était presque générales crest dans ce dernier sens, lo sons de communauté politique parfaite, do Polis do Civitas, do sookété olvile, que nous parlons maintenant do l'Rtat. La question oe! dono celle-oi; quello ost la nature, l'essenco de la société publique, do 1'stat? Ie Opinions faussee: I1 y a doauooip dtopinions au sujet do 1s naturo do 1tBtats 1, iathéorie do la lotion: 1'Etat n'ont qutun rion sonore. Clost la théorde de Pollock ‘First Book of Jurteprudonco™ (p.225), do Michel, "Liidbo do lEtat™, LeV, ohe T1le 11 diti RLHidse do 1a sookéts oonsidérée como Stre réul ne résisto pas & 1a oritiquo"s Et Bas~ . dits "Tintat. ofest 1a rrande fiotion a -Re travers laquelle tout le monde stofforos do vivre aux dépons de tout 10 mondo". Pour cow U'Btat ntost dono rien. Zu le Blologique: Spencer, Espinus, Worms, Foutll6, Novikov, Lillionfeld, Schefflo, ‘Ges. Diapréa 06 ctEsure, 1'Btet ont un animl, 4.0. gue le corps sootal ost un orgonisme Physique qui est sounds aux mOnos lots qui régiseont Itanimals nOno différenotation dos Sreonee, idontité dos opérations, mmo Antordépendanoo des aotes, dos orgence ot des par- thos $. Ia troieame opinion congolt 1'Btat commo un homo, ou dy moins comme un corps dans Loguel e!inoarne l'esprit du peuple. Crest une réalité supra-individuelle. Ctost ltopi~ nioh de 1'Beole Historique avoo ses famoux roprésentants: von Savigny) Puohta, Wornkoo~ nig) Stahl, Gogor, Bluntsohli, von Glorke, eto. Crest oh quelque sorte augel L'opinion do 1!Roole Sociologique do Franco: Durkoim, LovynBrohl, Davy, Laplo, Gertz, Bto» von Savigny dit: "L'Btat ost 1a formo oorpovello d'uno communauté spiritueller. Pour Durkeim, 10 vio noolale oonsisto dans un ongonble de ccnoeptions collectives qui ‘ont uno oxistonco autonome aurdessus dos Andividus, ot constituont uno réalité sul gonoris. Le eigno do ootto réalité est lo ootction qu'oxoreont des conceptions sur los consolences Andividuokles. 4, Enfin, uno dornSére opinion & relover iol ost cello do 1'Boole panthéiste Ethico~spi~ rituelle do Fiohte, Schelling, ot surtout Hogol. LtEtat, olost Diow, 42 ost lo tormo de Trévolution do L'Esprit objeotsf, dicu eur torro, qui ost une fin en sot, ct qui ao réalise continuelloment duns lee Anstitutions sociales. I1 a un droit ubsolu sur les oltoyens dont lo dovoir eupr&ms ost alétre de bots mombres de 1tEtate Vous voyor los étapos dant 1*Svolution, non olitonolozkques mals logiquo des"taéeas Liptat n'est rien, un rion sonore; 1'Etat ost un animal, un home, uno consolence oollec~ tives Etat ost un dicu. Remarquer que toutes coe opinion peuvent atro ramenées; au point de vue ontolo~ gigque, & doux gonres suprémes: la prentére, oclle qui prétond que 1'Etat est uno fotion, Eu non-dtre; lee autros, & une réalité absoluo, La doctrine ticndra ~ como toujours + ie juste milieu. Contre lo promiéro, ollo affirme que 1'Etat ost quolque chose, uno réa~ 1th; contro los autros, ello affirmo quo 1'Btat nfost pas uno réalité absolue, mais re~ lative. Ie Ja Notdon Thoniste do 1'Btate “Game Tiiat ost Ia goolStS politique dans sa totalité, notre recheroho go décompose on deux partios: 1) Qu'ost-oo qutuno sootété on général? 2) Qutost-oe qu'uno soot st po~ Litiquer Ay Quiost-oo gutuno sooiété on général? Nous avons commons par étabbir q ulil ost impossivle de voir imo scoiété par los your, Quel sora notre point de départ pour trouvor oo qu'elle ost? Tout le monde parle de Jooists, ct l'on eo oomprond: une s00iété de sports, uno sooiéts dtagrénontt, les trad Imfons, otoss Notro point do départ sora précieéomont 1a conception que le sens commun s¢ fait de 1a sootété, Or 1a promigro choso qui nous frappe dans oo concept, otvst qu'il oxprime alo foiss uno multitude ot une unité: otost os qu'on appollo on logique un concept collectif, com- mo, par exe uno férot, un troupoau do moutons, un ogsain dlaboflles, uno families uno araée. Un soldat no constituo pas unc armée, uno porsonno ne forme pas une famille, uno abeiliv, un mouton, un arbre no donnont pas un ossain, un troupoau, une férot: lo minimum qu'il faut pour un concept collectif ost doux, par ox. la société conjugalos Mais d'autre part, oos deux personnos constituent une sooisté, ccs multiples soldate constituent une arnée, cos noubretix moutons constituent un, troupeotis Tl y a done doux choses: uno multitude ot une untté. Diol premidre oonelusions Cotte réelit6 qui ost uno sooiGté dott tre uno réalité qui a! étond 4 plustours. Dono, corclloiror 1a sooisté ne pout pas tre ni une substance, ni un aooident ab- golu comme 1a quantits ou la qualité, parce que ces trole réalités affeotent ou détormi- nent un supp8t, de tolles fagons qu'olles no s!étondent pas & d'autres. 3p Quolles sont lus réalitée qui s'dtondont a d'autres? Ce spnt le relation) 1'a0~ tion ot 1a passion, Dono la sooiété en général doit 6tre constituée pap une do dee trois. Taquel let Litre de la eooiSté no consiste pas dans 1'action et 1a passion, parce que avant atagir ou do pitir, on dott Gtre: dond 1'aotion ot Ja passion présupposont 1'8tro do lo soolsté oonstitud, ot no le constituent pas, Rosto 1a relation. L'Gtre de la soolétés doit Stro constitus par uno relations Mais 11 y & beaucoup d'espdces de relations: 1. Il y & par ox. la relation de similitude, Dans toute sooiété ot surtout dans 1tBtat, 41 y a une foulo de relations do oimilitude: par oxi les olfoyens sont somblables par la mOmo reco, par 1a méme longue, par la méme fagon de vivre, par lea mémos opinions, oto. Ept-oo yuo cvs rolations de similitude constituont 1'étre do 1a sooié6té? Non. Cos relations font les homos comblables, olles no les font pas monbros, "socii". Ze 11 y @ bused les relations d'ordre dos infériours & 1"égard de ltautorité. Est-ce que Lotre de la soviéts oonsisto dans cos relations do supériorité ot d'infériorité? Non. Cos relations font que ootto multitude soit sous un, non qu'elle sols unos Be En quolle rolution consiste done 1'6tre do 1a société? Exeminons le phénondno de la o~ oété: qutest~oe gui so passe? Je vole quo deux ou trois personnes ou plus réunissont loure efforts pour fuire quelque choso, pour attoindro un but que seul 11s no pouvent pas attein~ dro, Frangoie désire un enfant, Mario aussi. Restant souls, ils no pouvent Ltavoir. Te stuntssont par le mariage on une société afin dtatteindre oo but. Or,, remarquos cools quand doux ou plusiours s!unissont on vuo d'une fn commimo, ils dovionnont un par une re~ lation de conjonction, d'union, de collootion dans la fin qu'iis poursuivonts LtunktS de cette société est 1tindivision do octte multitude (deux ou plus) dans une rolution réollo qui los unit dung unc mime fink Cotte relation «st uno par lfunité do la fing ollo ao multiplic dans los tormos, ise. les individust Exactement comme 1a rola- tion de patornité ost "uno" dans lo pire, mais so multiplicdnsles f4le. Lo Canada compte onviron #2 milions dthabltents. S41 dans 100.ansy 11 on compte 16 millions, ce era tou~ jours lo Canada, Le changemont des citoyons soolix qui naissent ct collx qui mourent ou qui sont naturaliséx - no chango pas ossontiolloment 1a société, paroe quo 1a fin reste la mos Le Canada et los Etats-Unis sont doux sooiétés tras différentes on étendue ot popu- dation, néanmoine,oe sont deux sodidtés ossontiolloment égales parce qu'elles poursuivont los némos fing. péfinition: Toute société est dano unc union de plusieurs personnes qui, per lours offorts vonjugués, poursuivent 1a mmo Tin. wt ooamb octte inton ao fait dine uno Tin, elle sora aussi uno rolation atordre, “ons ordinis", comme l'appolle s+ Thonas, i.0+ uno relation qui inolus une préoédonce ot uno subséquonce par rapport & uno fin (ordo ost relatio scoundum prius ot postorius). Mais romarquoz que si 1a sooiété est unc relation dtordre, toute rolation d'orare n'est pas une soeiété, il faut que oo soit un ordre par rappovt & uno fin collectives Litre de 1a sooléts consiste dans le relation réolle d°untons Mais qutost-oo qui ost uni? 1, Ce sont dus honmos, fornellonont pris, qui sont unis, 440. des hommes on tant gut hon~ mos. La raison cnost parce que 1a soolété ast une union d*homes qui poursiivent onsomblo uno fin, Or seul 1thonme formelienent pris agit & proproment parlor pour une fin ot cholelt Lfbromont les moynns pour Mattoindros l'animal ntagit pas proprement pour uno fin, male ost plutét m@ par l’inatinet vors une fin, "Won agit, sed agitur". Dono une ruche d'a~ oilios n'ost pas uno société, si oo n’ost analogiquement, bien qu'il y ait 12 union do plusicurs pour attoindro uno fin oomnuno, La réalité ossenticlle qui conetitue 1a sowié- 46, a savoir: l!auto-ordination collective vors une fin commune, manquo dans toutos los oollcotivités d'unimaux: les fourmis, los aboillos, cortains ofseuux, oto. Ils présontont low dchors d'une sooiéts, mate 1'fne fait aéfaut, 2. Puiequo olest 1'union dos homnes formellement pris, oe sora 1'unton dos intelligencos ot des volontéa, dono 1'union d'actos spirituels, invisibles, inmanonts. La sooiété et dans chaoun dea asscoids, mais opt invisible. Be Quollo ost la promiére union qui s'impose pour avoir uno s00iét6? La promiére union dott tro 1'unton des intelloigences dans une fin comune, parce quo le point do dépprt de tout mouvement hunain, spirituel ou corporel, vers la fin, est la connaissance du moins