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qwe rtyuiopa s df g hj klz x cvbnmqwe rty

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fghjklzxcvbnmqwe rtyui opa sdfghjklzx
cvbnmqwe r t
yui opa sdf g hj klzxcvbnmq
we rtyuiopa sdf ghj kl zx cvbnmqwe rtyui
opas dfghjkl zx c vbnmqwe r tyuiopa sdfg
hjklzxcvbnmqwe r tyui opa s dfghjklzxc
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Ra
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f
ma
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zx
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cvbnmq
we rtyuiopa lesdf ghj kl
pré-rapport zx cvbnmqwe
LEGER rtyui
opas dfghjkl zx c vbnmqwe r tyuiopa sdfg
Jean-François MORTELETTE
hjklzxcvbn mqwe r tyui opa s dfghjklzxc
vbnmqwe r t yui opa sdf ghj kl zxcvbnmq
we rtyuiopa sdf ghj kl zx cvbnmqwe rtyui
opas dfghjkl zx c vbnmqwe r tyuiopa sdfg
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yuiopa sdfg hj kl z x c vbnmqwe rtyuiopa s
dfghjklzxc vbnmqwe r tyui opa sdfghjklz
xcvbnmqwe rtyui opa s df g hj klzxcvbnm
qwe rtyuiopa s df g hj klz x cvbnmqwe rty
-2-

RAPPORTD’
INFORMATI
ONSURLEPRE-RAPPORT DE LA COMMISSION LEGER

Lec
omi
téder
éfl
exi
onsurl
ajust
icepénal
eadéposésonr
appor
td’
étapesur la phase préparatoire du procès
pénal le 6 mars 2009.

Ce rapport contient 30 pages et 4 annexes.

Il précise, dans son introduction, que le champ de réflexion demandé par Madame le Garde des Sceaux paraît
très vaste, voire trop vaste.

Le comité considère que la réflexion sur la procédure pénale, est prioritaire.

Certaines dispositions du Code de Procédure Pénale sont devenues incohérentes et illisibles, notamment en ce
qui
concer
nel

ins
truc
tionpr
épar
atoi
re.

La priorité étant donnée au Code de Pr


océdur
ePénal
e,l
ecomi
tén’
exc
lutpas
,dansundeuxi
èmet
emps,def
air
e
des propositions pour améliorer la présentation formelle et la lisibilité du Code Pénal, de donner plus de
cohérence au régime des incriminations et des sanctions pénales, et ainsi mieux définir certaines incriminations
insuffisamment précises. Il exclut les problèmes déjà abordés par les commissions COULON, GUINCHARD et
VARINARD ;

Le comité rappelle enfin la transversalité du droit pénal dans notre société ainsi que son caractère transfrontalier
l
i
éàl

évol
uti
ondesnouvel
l
espr
ati
quesdél
i
ctueuses.

Il précise que sa réflexion non seulement technique, prendra en compte aussi les enjeux au regard des exigences
de la vie en société et de la qualité du « pacte social ».

Il pose comme pétition de principe, que la justice et la liberté dépendentmoi


nsdel
adéf
i
nit
i
ond’
i
ncr
imi
nat
i
onque
des aspects de la procédure pénale.

Le plan de ce pré-rapport est le suivant :

Première partie, la procédure pénale,

Chapitre I –La phase préparatoire du procès pénal,

Première proposition :Tr


ansf
ormerl
eJuged’
Inst
ruct
i
onenJ
ugedel

Enquêt
eetdesLi
ber
tés,i
nvest
i
exclusivement de fonctions juridictionnelles.

Deuxième proposition : Simplifier la phase préparatoire du procès pénal en instituantunc


adr
euni
qued’
enquêt
e.

1. UnDi
rect
eurd’
enquêt
e: le Procureur de la République
2. Une autorité de poursuites : le Procureur de la République
3. Quelc
ont
repoi
dsàl

ext
ens
iondespouvoi
rsduPar
quet
-3-

a) Lec
omi
tés
’estt
outd’
abor
dint
err
ogésurl

évent
ual
i
tédesubst
it
ueraus
yst
èmed’
oppor
tuni
t
é
des poursuites un système de légalité des poursuites,
b) Une réflexion a ensuite été conduite concernant le statut de la police judiciaire.
c) Lec
omi
tés
’estenf
ini
nter
rogésurl
anécessi
t
édemodi
f
ierl
est
atutdesmagistrats du Parquet.

Troisième proposition :I
nst
it
uerunJ
ugedel

enquêt
eetdesl
i
ber
tésdi
sposantdepouvoi
rsi
mpor
tant
s.

1. Un juge compétent pour décider des mesures attentatoires aux libertés individuelles,
2. Unj
ugecont
rôl
antl
aloy
aut
édel

enquêt
e,

Quatrième proposition :Gar


ant
iretr
enf
orcert
outaul
ongdel

enquêt
elesdr
oit
sdumi
senc
auseetceuxdel
a
victime.

1. La protection des droits du mis en cause :


a) Deux régimes de droits distincts
b) Desc
asd’
ouver
tur
eaumi
sencausedur
égi
mer
enf
orc
é,
c) La notification des faits reprochés.

2. La protection des droits de la victime

Cinquième proposition : Renforcer le respect des droits et libertés individuelles dans la phase préparatoire au
procès pénal.

1. La garde à vue
a) L’
accr
ois
sementdesdr
oit
sdugar
dé à vue,
b) La restriction des cas de placement en garde à vue,
c) Lacr
éat
i
ond’
uner
etenuej
udi
ci
air
epourl
esmaj
eur
s.

2. La détention provisoire
a) Une modification des critères de la détention provisoire,
b) Des délais butoirs fortement réduits,
c) Des garanties renforcées quant au placement et au maintien en détention provisoire,
d) Un renforcement des droits du détenu provisoire quant aux conditions juridiques de sa
détention.

3. Lemandatd’
amener

Sixième proposition : Simplifier et harmoniser la procédure préparatoire au procès pénal.

1. L’
har
moni
sat
iondesdél
aisdepr
océdur
e,
2. Unification des différents régimes de garde à vue,
-4-

Septième proposition :Réf


ormerl
esecr
etdel

enquêt
e.

Conclusion :

Il apparaît, à la lecture de ce plan que ce pré-rapport constitue la première partie de la réflexion du comité qui a
réparti sa réflexion en trois phases correspondant aux phases du procès pénal, à savoir :

Phasepr
épar
atoi
re(
qui
fai
tl’
obj
etdecepr
é-rapport)
Phase décisoire,
Phase exécutoire,

Ces deux dernières phases feront l



obj
etder
appor
tsc
ompl
ément
air
esv
oir
efi
nal
sdel
acommi
ssi
on.
-5-

Chapitre I –La phase préparatoire du procès pénal

Apr
èsavoi
rrappel
él’
hi
stor
iqueetl
amul
ti
pli
cat
i
ondesr
éfor
mesl
égi
sl
ati
vesenmat
i
èrede procédure pénale, et
constaté que les textes applicables étaient souvent confus et enchevêtrés, le comité a établi 7 propositions qui,
selon lui, tendent à « stabiliser » durablement le droit.

Ces7pr
oposi
t
ionss
ontf
ondées,d’
unepar
t,s
url
espr
inc
ipesdi
rect
eur
sénoncésparl

art
i
clepr
éli
minai
reducode
de procédure pénale qui résulte de la loi du 15 juin 2008, ainsi que sur les volontés suivantes affirmées :

1°) accr
oît
rel
erôl
eduj
ugedanss
afonct
iondecont
rôl
edubondér
oul
ementdel

enquêt
eàl

occasi
ondes
conflits qui surgissent entre les acteurs du procès pénal,

2°) renforcer les droits de la défense des personnes mises en cause et des victimes,

3°) soul
i
gnerquet
outact
ed’
enquêt
eetd’
i
nvest
i
gat
i
onmenéparl
esmagi
str
atsetparl
apolice judiciaire doit être
à charge et à décharge,

4°) simplifier la procédure.

Il convient de noter, à ce stade du commentaire, que le comité, contrairement à ce que nous pensions, a été
extrêmement partagé (référence aux opinions minoritaires et majoritaires)
-6-
Première proposition :Tr
ansf
ormerl
eJuged’ I
nst
ruct
ionenJugedel

Enquêt
eetdes
Libertés, investi exclusivement de fonctions juridictionnelles.

Le pré-rapport fait, sur ce point, un rappel historique, rappelant que le Juged’


i
nst
ruct
ion,l
orsdesonappar
it
ionen
1811,n’
étai
tqu’
unaux
il
iai
reduPar
quet
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aqual
i
téd’
Off
ici
erdePol
i
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ci
air
e.

L’
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nducomi
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ell
equel
eJuged’
i
nst
ruct
i
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sdansl

ambi
guï
tédesa
doublef
onct
i
on,às
avoi
rcel
l
ed’
unJugeetcel
l
ed’
unenquêt
eur
.

Le comité pose comme postulat que : « Lami


seenexer
guedel

ambi
guï
téf
ondament
aleduj
uged’
i
nst
ruct
i
on
mont
requ’
unj
uge,r
esponsabl
ed’
uneenquêt
epénal
e,nepeutagi
ravecunest
ri
cteneut
ral
i
téetn’
estpas
totalement un juge ».

La majorité du comité considère que cette diversité de fonctions crée une confusion à laquelle la co-saisine ne
permet pas de répondre.

Lev
éri
tabl
etr
avai
ld’
équi
penepeutêt
reconst
it
uéqueparl
ePar
quet
,mi
euxadapt
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enquêt
een
équipe.

Las
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esseetl
aréact
i
vit
éamél
i
orer
aient
,sel
oneux,l

eff
i
caci
t
édet
out
esl
esenquêt
es,al
orsquel

int
ervent
i
on
du juge, souvent pour obtenir des mesures privatives de droit, ajoute peu au travail de la police judiciaire.

I
lsaj
out
entquel

int
ervent
i
onduJuged’
i
nst
ruct
ionaccr
oîtl
edél
aipr
éal
abl
eauj
ugementai
nsi
quel
adur
éedel
a
détention provisoire.

La majorité des membres du comité en déduit quel


apr
océdur
ed’
i
nst
ruc
tion« n’
estpl
usadapt
ée à notre temps
encequ’
ell
en’
amél
i
orenil

eff
i
caci
t
édel

enquêt
e,nil
apr
otect
iondesdr
oit
sfondament
auxdesmi
sencauseet
des victimes ».

La minorité des membres a exprimé des variantes et des avis différents.

Cer
tai
nsc
ons
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entqu’
i
ln’
yapasl
i
eudemodi
fi
erl
esr
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stant
es,not
ammentenvuedel

ent
réedel
a
collégialité en 2010.

Pour d’
aut
res,i
ln’
yapasd’
opposi
t
ionent
rel
esf
onc
tionsj
uri
dict
i
onnel
l
esetl
esf
onc
tionsd’
enquêt
eur
.

Un des membres propose que la nomination des j


ugesd’
i
nst
ruct
i
onsoi
tsoumi
seàunedoubl
econdi
ti
ond’
âgeet
d’
expér
ienc
e.

La majorité du comité se prononce pourl


atr
ansf
ormat
i
onduJuged’
i
nst
ruc
tionenJugedel

Enquêt
eetdes
Libertés, que nous appellerons JEL pour la facilité de la rédaction.
-7-
Deuxième proposition : Simplifier la phase préparatoire du procès pénal en instituant
uncadr
euni
qued’
enquêt
e.

1.
2. Undi
rec
teurd’
enquêt
e: le Procureur de la République.

Lec
omi
téaest
i
méquel

exi
st
encededeuxdi
rect
eur
sd’
enquêt
econt
ri
buai
tàunec
onfusion déjà dénoncée dans
le rapport de Madame Delmas-Marty.

Las
uppr
ess
iondel
aphas
ed’
i
nst
ruct
i
onper
metd’
i
nst
aur
erunepr
océdur
euni
queavecuni
nter
locut
euruni
que
pourl
esenquêt
eur
s,t
outaul
ongdel
apr
océdur
e,parl

int
ermédi
air
eduPr
ocur
eurde la République, seul
di
rec
teurd’
enquêt
eetseulàdi
sposerdupouv
oird’
eff
ect
uerdesact
esd’
enquêt
e,oudel
esdél
égueraux
services de police judiciaire.

3. Une autorité de poursuite : le Procureur de la République

Le Procureur de la République devient la seule autorité naturelle de poursuite.

Enmat
ièr
edél
i
ctuel
l
e,l
adéci
si
onder
envoineser
aitsus
cept
i
bled’
aucunr
ecour
s,l
aseul
econt
est
ati
on ayant
lieu devant la juridiction du jugement.

En matière criminelle, une partie du comité a jugé de mai


nteni
r,enmat
i
èrecr
imi
nel
l
e,l
apos
sibi
l
it
éd’
unr
ecour
s
cont
rel
adéci
si
onder
env
oi,c
onsi
dér
antqu’
i
ls’
agi
ssai
td’
unegar
ant
iees
sent
iel
l
e.

Les victimes conserveraient la possibilité de contester la décision de classement sans suite du Parquet par
sai
si
nedugel
auxf
insd’
obt
eni
rdesact
esd’
enquêt
e.

4. Quel
scont
repoi
dsàl

ext
ensi
ondespouvoi
rsduPar
quet?

Le comité a souhaité que soit inscrit ans les textes que le Parquet mène les investigations « à charge et à
décharge ».

Ledébats’
esti
nst
aur
ésurl

évent
ual
i
tédesubst
i
tuerausy
stèmed’
oppor
tuni
t
édespour
sui
t
es,uns
yst
èmede
légalité des poursuites.

I
laét
épr
oposédemai
nteni
rlesy
stèmed’
oppor
tuni
t
édespour
sui
tes.

La réflexion a été ensuite menée sur le statut de la police judiciaire afin de savoir si cette police devait être
r
att
achéeàl

aut
ori
téj
udi
ci
air
e.

Le comité a rejeté cette hypothèse, considérant que le maintien des services de police et de gendarmerie sous
une double autorité, constituait une garantie démocratique ainsi que la faculté de recours à des OPJ civils ou à
des OPJ militaires.
-8-
Lec
omi
téar
ejet
él’
i
déed’
unecompét
encenat
i
onal
edesOf
fi
ci
ersdePol
i
ceJudi
ci
air
eetaest
imé,enr
evanche,
que le Ministère Public, seul directeur de la Police Judiciaire, devait être mieux associé à la définition des
objectifs et des moyens en ce qui concerne les enquêtes.

Lec
omi
tés
’estenf
ini
nter
rogésurl
anécessi
t
édemodi
f
ierl
est
atutdesmagi
str
atsduPar
quet
.

La majorité du comité a souhaité maintenir le statut actuel du magistrat et du Parquet, estimant que le pouvoir
exécutif devait pouvoir définir sa politique pénale.

Lespr
oposi
t
ionsdecont
repoi
dsàl

ext
ensi
ondespouv
oir
sduPar
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es:

-I
nst
aur
ati
ond’
unj
ugedot
édel
argespr
érogat
i
vespouvantai
nsicont
rôl
erl

act
i
ondupar
quet
,
- le renforcement significatif des droits de la défense,
-l

accr
oiss
ementdesdr
oit
sdel
avi
cti
me,
-l
asuppr
essi
ondusecr
etdel

enquêt
e.
-9-
Troisième proposition : I
nst
it
uti
ond’
unJugedel

Enquêt
eetdesLi
ber
tésdi
sposant
de pouvoir importants.

1. Un juge compétent pour décider des mesures attentatoires aux libertés individuelles

Ledébats’
esti
nst
aur
éausei
nduc
omi
tésur la distinction flagrance et préliminaire.

Le comité a consi
dér
équ’
i
lét
aitdi
f
fic
il
edefaire disparaître c
ett
edi
sti
nct
ionpourdesf
aci
l
it
ésd’
enquêt
e,mai
s
aussi pour éviter que des mesures coercitives soient prises en cas de flagrance.

Il est proposé que les actes intrusifs (écoutes téléphoniques, sonorisation ou perquisitions) et les actes coercitifs
(
mandat
sd’
ameneroumandat
sd’
arr
êt,pr
olongat
iondegar
desàvue,c
ont
rôl
esj
udi
ci
air
es)soi
entdel
a
compétence du JEL sur saisine du Parquet, le JEL effectuant un contrôle de proportionnalité.

2. Un juge cont
rôl
antl
aloy
aut
édel

enquêt
e

Le comité propose, afin que le principe du contradictoire soit renforcé, que les parties puissent demander des
actes au JEL.

Il devra enjoindre le Parquet de les accomplir, et pourra autoriser la publicité des débats et ce, af
ind’
évi
t
er
l

iner
ti
eduMi
nist
èrePubl
i
c.

Encequi
concer
nel
erecour
sdel
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ti
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vi
le,encasd’
i
ner
ti
eduPar
quet
,leJELpour
raenj
oindr
elePar
quet
d’
enquêt
er.

LaChambr
edel

Inst
ruct
i
ondevi
entl
aChambr
edel

Enquêt
eetdesLi
ber
téset elle sera compétente pour la
contestation de la légalité des actes réalisés par le Parquet ou la Police Judiciaire.
-10-

Quatrième proposition : Gar


ant
iretr
enf
orcert
outaul
ongdel

enquêt
elesdr
oit
sdu
mis en examen et ceux de la victime.

1. la protection du droit du mis en cause.

Si la phase préparatoire est régie par une enquête unique, le comité propose deux régimes de droits distincts, et
ce dans un souci de maintenir le TTR (traitement en temps réel).

Le premier régime, un régime simple similaire au régime actuel applicable à toute personne mise en cause dans
une enquête préliminaire ou de flagrance.

Un deuxième régime renforcé avecl



ouv
ert
ureaumi
sencausedel

ens
embl
edesdr
oit
sducont
radi
ctoi
re.

Dans ce dernier régime, les mi


sencausedi
sposer
ontdesdr
oit
séqui
val
ent
sàcequ’
i
lsontact
uel
l
ementdansl
e
cadr
ed’
unei
nfor
mat
i
on(
accèsàt
outmomentaudos
sier
,assi
stanced’
unavoc
atl
orsd’
uni
nter
rogat
oir
e,
pos
sibi
l
it
édedemanderetdesai
si
rlac
hambr
ed’
enquêt
edesl
i
bertés pour nullité, information par le Parquet de
l
afi
nd’
i
nvest
i
gat
i
ons)
.

Le comité a proposé que les droits de la défense soient renforcés.

Deux régimes sur deux points :

1/t
out
esper
sonnesent
enduesparl
esser
vicesd’
enquêt
edoi
ventêt
rei
nfor
méesdes faits justifiant leur audition,

2/t
out
eper
sonnepl
acéeengar
deàvuebénéf
i
cier
ad’
undr
oitdel
adéf
enseaccr
u.

Lescasd’
ouv
ert
ureauxmi
sencausedur
égi
mer
enf
orcésontl
ess
uivant
s:

« - demande de bénéfice de ce régime renforcé par le mis en cause, si refus du Parquet saisine du JEL,

- ouverture du régime renforcé pour toute personne mise en cause pour des faits criminels ou f
aisantl

obj
etd’
une
mesure restrictive de liberté. »

Il est enfin proposé que toute personne ayant été entenduedansl


ecadr
ed’
uneenquêt
eouay
antf
aitl

obj
et
d’
unemesur
eint
rus
ive,pui
ssedemanderàdeveni
rpar
ti
eàl
apr
océdur
e(c
’es
tl’
équi
val
entdel

anc
iennequal
i

de témoin assisté).

La notification des faits reprochés :


-11-

Le comité propose la disparition des termes « inculpé » et « mis en examen »af


i
nd’
évi
terl
aqual
i
fi
cat
i
ondepr
é-
condamné.

La notification des faits en matière délictuelle pourra être faite par un OPJ.

En matière criminelle, elle devra être effectuée par un magistrat du Parquet.

3. La protection des droits de la victime ;

Le comité a proposé comme principe cardinal « la possibilité pour toute victime de déclencher une enquête
condui
teparl
epar
quetetd’
avoi
runr
ecour
sencasdedéci
si
ondenonpour
sui
tedupar
quet».

Il est pr
évuquel
esvi
cti
mesc
ont
inuentàex
erc
erl
esmêmesdr
oit
squ’
i
lsexer
centact
uel
l
ementdansl
ecadr
e
d’
unei
nfor
mat
ion,ai
nsiquel
apr
océdur
eact
uel
l
eenc
equic
oncer
nel
espl
aint
esavecc
onst
it
uti
ondepar
ti
e
civile, à savoir :

- plainte déposée entre les mains du Procureur de la République,


- délai de trois mois,
- s’
i
ln’
yapasd’
enquêt
e,l
eJELestsai
sieti
lpour
raor
donneraupar
quetd’
enquêt
er.

Les victimes pourront enfin contester en matière criminelle, la décision de classement sans suite.

En matière délictuelle, la citation directe est maintenue.

Lec
omi
téest
imequel
eJEL,ext
éri
euràl

enquêt
e,pour
ra«statuer de manière sereine quant aux demandes
des parties ».
-12-
Cinquième proposition : Renforcer le respect des droits et libertés individuelles dans
la phase préparatoire au procès pénal.

1. La garde à vue

Le comité a constaté une augmentation des gardes à vue et considéré que la garde à vue actuelle offrait une
place trop réduite aux droits de la défense.

Ils ont considéré et convenu de réformer les gardes à vue selon trois lignes directrices :

1) L’
augment
ati
ondesdr
oit
sdugar
déàvue,

2) Restriction des cas de placement

3) Cr
éat
iond’
unemesur
ecoer
cit
i
ve,d’
unedurée plus limitée que la garde à vue.

a) Accroissement des droits du gardé à vue.

Lamaj
ori
téduc
omi
téaest
i
méi
ndi
spens
abl
eder
enf
orcerl
apr
ésencedel

avocatdur
antl
agar
deàv
ue,af
inde
lui confier un véritable rôle.

Certains ont propos


équel

avocatsoi
tpr
ésentà la première heure, indiquant que cette présence renforçait la
valeur des déclarations.

Tout
efoi
s,l
amaj
ori
t
édesmembr
esaj
ugéqu’
i
lconvenai
tdepr
éser
verl

eff
i
caci
tédel

enquêt
e etr
ejet
erl
a
pr
ésencedel

avocatdèsl
edébutdel
agar
deàvue.

Undébats
’es
tauss
iinst
aur
ésurl

acc
ès au dossier durant la garde à vue, sur les problèmes matériels qui en
résulteraient.

Les propositions du comité sont donc les suivantes :

- mai
nti
endel

int
ervent
iondel

avocatdèsl
edébutdel
ames
urepourunent
ret
i
end’
unedemi
-heure,

- possibili
téd’
unnouvel
ent
ret
i
enav
ecl

avocatàl
adouzi
èmeheur
e,l

avocatayantal
orsaccèsauxpr
ocès-
verbaux des auditions de son client,

- pr
ésencepos
sibl
edel

avocatauxaudi
t
ionss
ilamesur
edegar
deàvuees
tpr
olongée,s
oità l

issuedel
avi
ngt
-
quatrième heure.

En ce qui concerne les régimes dérogatoires (trafic de stupéfiants et terrorisme) ils sont maintenus, l

avoc
at
intervenant en matière de trafic de stupéfiants non à la soixante-douzième heure, mais à la quarante-huitième
heure.
-13-

Enfin, les membr


esduc
omi
téontj
ugépos
iti
fl’
enr
egi
str
ementobl
i
gat
oir
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desàv
ueenmat
ièr
ecr
imi
nel
l
e
etpr
opos
entdel

étendr
eàl

ensembl
edesgar
desàvue.

b) Restriction des cas de placement en garde à vue :

Lec
omi
tépr
oposequ’
i
lsoi
tex
pres
sément rappelé dans la loi « que la garde à vue est une mesure coercitive et
qu’
uneper
sonnenedoi
têt
repl
acéeengar
deàvuequesil
acont
rai
nteestabsol
umentnécessai
re».

Le comité propose, constatant que le recours est certaines fois disproportionné, d’


i
nter
dir
elepl
acementengar
de
àvued’
uneper
sonnesoupçonnéedef
ait
spourl
aquel
l
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ned’
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encourue.

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t
ion,l
ecomi
t
ésouhai
tequesoi
tcr
ééeunenouvel
l
emesur
ecoer
cit
ived’
unedurée
plus limitée que la garde à vue.

c.cr
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Lec
omi
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sonnesoupçonnéed’
unei
nfr
act
i
onpourl
aquel
l
elapei
ned’
empr
isonnementest
inférieure à 5 ans puisse être placée, si la contrainte est nécessaire, en « retenue judiciaire » d’
unedur
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maxi
mal
ede6heur
es,l
aper
sonneayantl
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oitdes
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èreheur
e.

Cet
temesur
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redéci
déequeparl

OPJs
’i
lest
i
mequel
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ed’
enquêt
eàmeneres
tl’
audi
ti
on
du mis en cause.

Transformation de la retenuej
udi
ci
air
eengar
deàvue,s
’i
lapparaît que des investigations plus importantes sont
à réaliser.

2. La détention provisoire

Lec
omi
téc
onsi
dèr
equ’
i
lfautacc
ent
uerl
emouvementr
enf
orçantle caractère exceptionnel de la détention
provisoire, et ce afin de promouvoir la « culture » de la liberté dans la phase préparatoire du procès pénal.
Quatre voies ont été explorées :

- critères de détention,
- délais,
- conditions de placement,
- maintien en détention et régime pénitentiaire du détenu.

- modification des critères de détention provisoire :

Unedi
scuss
ions’
esti
nst
aur
éeaus
einducomi
tésur la nécessité de placer en détention si la peine encourue est
supérieure ou égale à 3 ans.

D’
autres ont fait référence à une peine encourue inférieure à 5 ans.
-14-

Unemaj
ori
t
éducomi
t
écons
idér
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i
ln’
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i
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i
ln’
étai
tpasoppor
tundemodi
fi
erl
esdi
sposi
t
ionsdel

art
icl
e144c
ell
es-ci
étant satisfaisantes.

- délais butoirs fortement réduits

Le comité a constaté que le droit actuel quant aux durées de détention provisoire était complexe et difficilement
lisible et incompréhensible pour les justiciables.

Il propose donc une forte simplification sur les durées de détention provisoire :

o 6 mois si la peine encourue est supérieure ou égale à 3 ans et inférieure ou égale à 5 ans
d’
empr
isonnement
,

o 1 an si la peine encourue est supérieure à 5 ans et infér


ieur
eetégal
eà10ansd’
empr
isonnement
,

o 2 ans en matière criminelle,

o 3 ans pour les faits de terrorisme ou de criminalité organisée.

Undébats
’es
tinst
aur
ésansv
éri
tabl
ementdedéc
isi
onmaj
ori
tai
reducomi
tésurl
esdemandesd’
act
eenf
i
nde
délai ;

- Des garanties renforcées quant au placement et au maintien en détention provisoire

Lec
omi
tépr
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inst
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l
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ali
t
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i
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ent
ion
pr
ovi
soi
re,l
eJuged’
enquêt
eetdesl
i
ber
tését
antmembre de cette collégialité.

La collégialité sera ordonnée sur demande des parties, le JEL reste compétent.

Encequi
concer
nel
emai
nti
enendét
ent
ionpr
ovi
soi
re,l
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tépr
oposed’
i
nnoverpui
squ’
i
labandonnel

idée
actuelle de débat contradictoire pourl
apr
olongat
i
ondedét
ent
ionetpr
éci
sequ’
àtoutmomentdel
apr
océdur
e,l
e
JEL pourra statuer sur une demande de mise en liberté.

I
laj
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equel
ademandedemi
seenl
i
ber
téd’
uneper
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enus.

Enfin, il est prévu unemi


seenl
i
ber
tédedr
oitsiaucunact
ed’
enquêt
en’
aét
éef
fect
uédansundél
aide3moi
s.

Les victimes seront informées de toute décision de placement en détention provisoire et de mise en liberté.

Compte tenu de ces nouvelles règles, les « référé liberté » et « référé détention » sont supprimés.

- Renforcement des droits du détenu provisoire quant aux conditions juridiques de sa détention.
-15-

Le Parquet sera compétent sur les demandes de permis de visite, autorisations de communiquer ou de sortie.

Lesdemandesser
ontencadr
éesdansdesdél
aisaf
i
nd’
évi
terdesabus.

Le Procureur devra statuer dans un délai de 5 jours sur une demande de permis de visite, faute de quoi il saisira
le JEL de la même manière ;i
lestpr
évu,auboutd’
undél
aideunmoi
sdansl
ecadr
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i
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te,etàl

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unedél
aide4moi
s,dansl
ecadr
ed’
unedét
ent
i
on
maxi
mal
ed’
unan.

Enfin, la demande de sortie exceptionnelle sous escorte est encadrée elle aussi dans un délai de 48 heures.

4. Lemandatd’
amener

Lec
omi
tépr
oposequel
adél
i
vranced’
unmandatd’
amenernepui
ssei
nter
veni
rquesi
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ait
srepr
ochésaumi
s
enc
aus
esontpuni
ssabl
esd’
unepei
ned’
empr
isonnement
.
-16-
Sixième proposition : Simplifier et harmoniser la procédure préparatoire au procès
pénal.

1. Harmonisation des délais de procédure

Le comité a constaté la diversité des délais.

I
les
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i
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têt
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ousl
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aisd’
appeletdepour
voi
etqu’
i
lsoi
tmi
sfi
nàl
a
multiplicité des règles en matière de comparution de délais (jours, jours ouvrables ou jours francs).

2. L’
uni
f
icat
iondesdi
ff
érent
srégi
mesdegar
deàvue:

Le comité souhaite que la garde à vue soit traitée dans un chapitre spécifique du code de procédure pénale,
évitant ainsi les recours aux multiples textes.

I
lpr
opos
ed’
har
moni
serl
esdi
f
fér
ent
srégi
mesdegar
deàvueendi
sti
nguantt
roi
sbl
ocs:

 un régime de droit commun unique en matière de flagrance et de préliminaire.

 un régime dérogatoire unique applicable en matière de délinquance organisée et trafic de stupéfiants.

 un régime exceptionnel en matière de terrorisme.


-17-

Septième proposition : Réf


ormerl
esecr
etdel

enquêt
e

Lec
omi
téc
onsi
dèr
equel
esecr
etdel

inst
ruct
ionestun«secret de Polichinelle »,qu’
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enquêt
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ecr
et
pr
ofessi
onneletl
ess
anc
tionsqui
s’yat
tachentàl

égar
ddesper
sonnesquic
oncour
ent à la procédure.

Enf
in,i
ls’
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nter
rogésurl
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stespourr
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inst
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tion.

I
lpr
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examendesdi
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apr
ochai
nement
,de tirer
t
out
esl
esconséquencesdel
asuppr
essi
ondusecr
etdel

ins
truct
i
on.
-18-
Conclusion :

Le comité considère que ces propositions permettront à la phase préparatoire du procès-ver


bald’
êtr
esi
mpl
e,
lisible et respectueuse des droits du mis en cause.

Les
chémapr
oposér
enf
orcel
espos
sibi
l
it
ésd’
accèsauc
ont
radi
ctoi
re.

L’
ensembl
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espour
rai
tconst
i
tuercequ’
i
lappel
l
eun«habeas corpus à la française ».

I
lcons
idèr
equel
espr
oposi
ti
onsper
met
tentl

about
issementd’
uneév
olut
i
onor
igi
nal
edel
apr
océdur
efr
ançai
se
ni accusatoire ni inquisitoire, mais contradictoire.

Lami
seenpl
acedec
espr
éconi
sat
ionspour
rai
têt
reef
fect
i
vesel
onl
ecomi
téqu’
apr
èsundél
aiest
i
méà2ou3
ans.
********************

Réflexions

Cer
appor
td’
étapeuni
quementbas
ésurl
aphasepr
épar
atoi
re,appel
l
edesques
tionsaux
quel
l
esi
lconvi
endr
a
que les barreaux répondent ou fassent des propositions.

Première question : le statut du parquet

Le statut du parquet est maintenu.

La note de Monsieur le Vice-pr


ési
dent
,Al
ainGUI
LLOUXsurl
est
atutdupar
quetes
tencor
epl
usd’
act
ual
i
té.

Lesbar
reauxdevr
ontmenerundébatpr
ofondsurcesuj
etaf
i
nd’
env
isagersi
lespr
opos
iti
onsdel
aCommi
ssi
on
LEGERsontsuf
fi
sant
espourl

équi
libre des droits ou si le maintien du statut actuel du parquet ne renforce pas le
déséquilibre.

Deuxième question : la t
ransf
ormat
ionduJ
uged’
i
nst
ruct
i
onenJELvaent
raî
nerdesconséquenc
essurle
personnel, notamment du greffe et sur le nombre de magistrats du parquet.

I
lconv
iendr
ades’
i
nter
rogers
url
ami
seenpl
acedemoyenspourquel
esJELpui
ssentex
ercercor
rect
ementl
eur
mission.

Troisième question : les propositions faites dans le cadre de la garde à vue sont-elles suffisantes notamment en
cequi
concer
nel
apr
ésencedel

avocatets
url

accèsaudos
sier?

Lacr
éat
i
ond’
une retenue judiciaire.
-19-

Onpeuts’
i
nter
rogersurl
emaintien de trois régimes de garde à vue,surl

absencepourcer
tai
nesi
nfr
act
ions,de
l
apr
ésencedel

avoc
atdèsl
e début de la garde à vue.

Pouvons-nousnoussat
i
sfai
red’
unac
cèsqu’
auxseul
esdécl
arat
ionsdenoscl
i
ent
sà la douzième heure ?

I
les
tenf
i
npr
évuquel

avocatpui
sseêt
repr
ésentl
orsdesaudi
ti
onsàl

issuedel
avi
ngt
-quatrième heure.

Qui
ddel

indemnisation. De cette mesure ?

Quatrième question : sur les enquêtes, il n’


yapasd’
i
ntr
oduc
tiondus
yst
èmeaccusat
oir
eetdes
oncor
oll
air
ede
prises en charge.

La contradiction ne semble pas respectée. Nousser


onsobl
i
gésdedemanderauJELqu’
i
lor
donne à des Officiers
de Police Judiciaire qui ont refusé des actes, de faire ces actes !l
erésul
t
atr
isqued’
êtr
esur
prenant
.

I
ln’
yadoncaucunepr
oposi
ti
ondemi
seenpl
aced’
uns
yst
èmeacc
usat
oir
eetdes
on corollaire de prise en
charge.

Cinquième question :
qui
ddel

indemni
sat
i
ondevantl
eJELetdel
adél
i
vrancedesAFM,

qui
ddel

indemni
sat
i
onpourl
espr
océdur
essanssai
si
neduJEL.

Jean-François MORTELETTE
Président de la Commission Li
ber
téetDr
oit
sdel

Homme-pénal