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SUJET : LES EMPIRES COLONIAUX FRANÇAIS ET BRITANNIQUES DE 1871 À

1939.

Introduction

Fin XIXe, Début XXe siècle, les grandes puissances européennes se livrent une âpre
lutte pour le contrôle de points stratégiques dans le monde. La France et la Grande-Bretagne
semblent être à l’avant pointe de cette course d’influence, avec les possessions coloniales les
plus étendues et les plus lucratives de l’époque.
Pour cette raison, l’ensemble des colonies françaises (ou britanniques) est souvent
qualifié « d’empire colonial ». En effet, le terme d’ « empire » juxtaposé à celui de
« colonial », sous entend une vaste domination géographique, d’une nations sur une ou
plusieurs autres nations. Ces termes expriment également la soumission, parfois même
l’asservissement, de peuples entiers, garantie par les troupes d’une une armée coloniale
importante.
De fait, le prestige non négligeable que donne l’empire à la métropole coloniale sur la
scène internationale, est celui d’une Grande puissance, crainte et enviée pour son potentiel
militaire, industriel, financier et commercial. De quelle façon français et Britanniques ont-ils
pu se rendre maîtres d’aussi gigantesques empires ? Quels moyens ont-ils employé pour
exploiter les richesses des populations soumises et pour quels résultats ? Quels caractères les
deux états ont-ils en commun dans leur politique coloniale ?
Dans notre étude Nous tâchons d’expliquer comment l’implantation et donc la
constitution des deux empires s’est faite, par suite, nous cherchons à mettre en évidence les
procédés privilégiés par chacun des deux états coloniaux afin de gérer leurs colonies.

Plan à détailler

I- la constitution des empires : des origines semblables

A) les motivations

1- économiques
• Débouchés commerciaux, et approvisionnement en matières premières
• Nuance française : vider la métropole pour diminuer sa paupérisation par l’envoi de
colons (colonies de peuplement = l’Algérie !).
• Nuance britannique : dominer les voies maritimes.
2- politiques
• « La course au clocher »
• Nuance française : la France isolée sur le continent européen par le
système bismarckien cherche à retrouver son statut de Grande puissance.
• Nuance britannique : l’Angleterre ne veut pas se faire déborder par
les appétits coloniaux de ses rivaux.
3- idéologiques
• Apporter la civilisation à des nations en retard : Jules Ferry et Kipling.
• Motivation religieuse : missionnaire et de protection des missions jésuites.
• Goût pour la géographie : Brazza au Congo et Livingston en Egypte.
• Le nationalisme : le jingoïsme en Angleterre, exporter la culture française par le
service militaire.
B) Modalités de L’expansion

1- la guerre (la guerre des boers)


2- la Finance : la soumission d’un état endetté, ne pouvant pas rembourser les emprunts
qu’il a souscrit auprès des banques européennes.
3- Les traités : protectorat marocain est fait sur la base d’un traité entre les français et le
sultan du Maroc.

C) les répercussions sur l’ordre international

1- L’Europe régit l’ordre international en 1914. La France malgré sa défaite de 1870 face
à l’Allemagne, a su retrouver son prestige et reprendre du poids sur la scène
internationale, du fait de l’accroissement des terres sous sa domination. Le Royaume Uni
est la première Puissance Mondiale du fait de son empire qui recouvre près d’un quart de
la planète.

2- L’Europe d’avant guerre est divisée en deux camps, les puissances coloniales et
puissances continentales (Allemagne, Empire d’Autriche-Hongrie). Les rivalités entre ces
états européens ont conduit à la première guerre mondiale. Elles sont exacerbées en partie
par la «course au clocher» (crises marocaines).

3- La conjoncture d’entre deux guerres, est marquée par les 14 points de Wilson. L’appel
du président américain à l’autodétermination dans les Balkans sert de caution à un
nationalisme autochtone préexistant d (Tunisie, Egypte). Prémices des mouvements de
« libérations ». L’Angleterre préfère créer le Commonwealth et garder toute son influence
sur ses anciennes colonies

II- La gestion des empires : des divergences

A) la gestion politique et administrative

1- différents statuts, divers degrés d’abandon de la souveraineté


2- système colonial français : sur la doctrine d’assimilation qui se traduit par une
administration directe, rigide hiérarchisée et centralisée.
3- système colonial britannique : basé sur le principe d’association, d’où une
administration indirecte et moins centralisée plus l’existence du self-government.

B) Exploitation économique

1- Sur le plan foncier : cantonnement des autochtones (Algérie, tribus nomades), terres
vacantes, terres appartenant au souverain vaincu, concessionnaires (chartes),
particuliers.
2- Sur le plan commercial :
• Le principe fondamental : l’exclusif
• Remarque, l’Angleterre s’est effectivement enrichie sur l’Inde, mais son premier
partenaire commercial est l’Amérique (USA).
• Jacques Marseille dans le livre Empire colonial français et impérialisme : histoire
d’un divorce, montre que les colonies n’étaient pas rentable pour la France, sauf
pour quelque lobby coloniaux. La France a dépensé plus qu’elle n’a reçu.
C) Impact social de la gestion

1- l’implantation des colons, surtout agricoles apporte de nouvelles méthodes


d’exploitation, et génère les premiers ressentiments à propos de la possession des
terres. Croissance urbaine
2- Accroissement des inégalités, le niveau de vie indigènes régresse, une ségrégation
raciale est instaurée, rendue visible par la relation employeur-employé.

Conclusion

Dans la période qui va de 1871 à 1939, l’Europe atteint son apogée et amorce à partir
de la Grande Guerre le début de son déclin. En 1914, avec 20à 25% de la population
mondiale (la France compte une population égale à l’ensemble de ses colonies
subsahariennes), le « vieux continent » domine 50% de l’économie mondiale portée par une
industrie dynamique et innovante ; aucune armée extra européenne ne peut alors rivaliser.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la création de colonies européennes, principalement
françaises et anglaises, en Afrique et en Asie.
Précisons que la colonisation ne s’est pas seulement réalisée par la force, les
métropoles ont souvent préféré la méthode « douce », correspondant à une introduction
progressive dans une région convoitée grâce au commerce et à la finance. Plusieurs facteurs
expliquent l’étendue des empires coloniaux français et britanniques. Ainsi, entre autres
causes, le désintérêt pour l’outre-mer d’Etats européens tels que l’Allemagne de Bismarck, a
permis à la France et à l’Angleterre de prendre une longueur d’avance notable dans la course
à l’acquisition de zones stratégiques militaires ou commerciales. En outre le Royaume Uni
était le mieux placé pour se constituer un empire vu l’importante flotte militaire et
commerciale dont le pays dispose (première flotte mondiale). Par ailleurs, suite à son
isolement diplomatique organisé par le chancelier Bismarck (realpolitik), pour étouffer toute
tentative de revanche, la France se lance dans une politique coloniale très active, notamment
en Afrique.
Cependant, mis à part la recherche commune de profits, Français et Britanniques ne
partagent pas exactement le même mode de gestion pour leur empire. D’une part parce que les
empires coloniaux ne sont pas homogènes, mais se composent d’un conglomérat de vraies
colonies (Indochine), mandats (Proche Orient), protectorats (Maroc). Cette nuance explique
pourquoi la métropole hexagonale privilégie la doctrine de l’assimilation, c’est-à-dire de
l’administration directe en envoyant ses fonctionnaires dans les colonies, mais préfère exercer
une domination plus ou moins indirecte. Les anglais quant à eux, laissent en apparence plus
de responsabilités aux autochtones en les associant, au plus bas de l’échelle, à leur
administration. Les moyens sont donc différents mais les résultat restent les mêmes : la
totalité du pouvoir est au main de la métropole, une ségrégation raciale est subie par les
indigènes et une augmentation des inégalités se creuse entre exploitants et employés
colonisés.