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http://www.lepoint.fr/reactions/grands-entretiens/commentaires-sur-hagegel-anglais-detruit-notre-pensee-19-01-2012-1423533_326 Propos recueillis par VICTORIA GAIRIN À la une du Point.fr 11 mars 1978. Claude François bricole une dernière fois dans sa baignoire et disjoncte...   Buisson : le dictaphone s'est allumé tout seul Herzog : "Patrick Buisson est un menteur" À ne pas manquer  Municipales - Metz : le maire sortant socialiste donné vainqueur Par Nicolas Bastuck  VIDÉO. Le RéCap #6 : le PSG a-t-il été suffisant contre l'OM ? Par l'équipe des sports du Point.fr  Moi, président des écoutes Par Philippe Tesson  Éric de Montgolfier : "Notre démocratie s'égare" Par Éric de Montgolfier  Claire Gallois : le président de l'échec Par Claire Gallois  Journal d'un prof débutant (épisode 25) : dans la salle des profs Par Louise Cuneo Le Point : Vous affirmez que la propagation d'une langue engendre une pensée unique. Pourquoi ? Claude Hagège : Attention, la propagation d'une langue en général - et ce fut le cas du latin pendant des siècles en Europe et au-delà - n'implique pas de danger d'homogénéisation de la pensée. Elle a, bien au contraire, favorisé sa multiplicité. Mon propos ne concerne pas n'importe quelle langue, mais l'anglais. L'anglais, dont la diffusion mondiale est accompagnée d'une certaine idéologie néolibérale, dont l'ensemble du monde est à la fois l'auteur et la victime. La propagation d'une langue n'est pas nécessairement négative. Elle peut servir les besoins ou les désirs d'une population, comme ce fut le cas des langues véhiculaires de vaste diffusion. N'est-ce pas le cas de l'anglais, justement ? Absolument. À ceci près que les contenus culturels véhiculés par la langue anglaise apportent avec eux une certaine conception du monde, à laquelle on n'est pas obligé d'adhérer. La musique pop, par exemple, ou bien le rock sont à mes yeux un instrument de très forte homogénéisation du monde et de stérilisation de la créativité. N'est-ce pas un peu exagéré ? Pas du tout. Il n'y a qu'à voir la tête de mes étudiants lorsque je leur traduis les chansons à la mode en ce moment ! Il est profondément déculturant d'adhérer à un mode de pensée sans pour autant nécessairement le comprendre. Vos craintes ne sont donc pas spécifiquement liées à l'anglais... Et si des morceaux chinois déferlaient sur nos ondes dans quelques années ? En effet, la pensée unique n'est pas attachée par essence à une langue en particulier. Le chinois est d'ailleurs en passe de devenir une langue à diffusion mondiale, avec ses 1 200 instituts Confucius à travers le monde. À l'avenant de leur montée en puissance économique et politique, les Chinois sont en train de faire tout ce qu'ils peuvent pour répandre leur langue et leur culture. Il s'agit ni plus ni moins d'une attitude d'affrontement contre l'anglais afin d'en offrir une alternative. Le chinois pourrait donc à son tour parfaitement diffuser des contenus qui finiraient par répandre une certaine forme de pensée unique. Est-il idéaliste de croire en une superposition des cultures ? C'est un voeu tout à fait méritoire. Mais en partie illusoire. Les cultures ne se greffent pas les unes aux autres ; elles s'affrontent. Et, au risque de vous décevoir, la coexistence pacifique n'est pas au programme. La Chine conçoit la diffusion de sa culture et de sa langue de manière offensive, et non pas comme un simple effort vers la sinisation du monde, en réponse à l'américanisation. Bien sûr, certains vous diront que l'affrontement des cultures est un enrichissement permanent. Lorsqu'on est adulte, peut-être. Mais les enfants ? Ont-ils les armes de la critique pour faire leurs propres choix ? Je suis contre l'idée d'imposer l'anglais comme langue unique enseignée à l'école primaire. Les enfants devraient, dès l'âge de 5 ans, se familiariser avec plusieurs langues à large diffusion, comme l'italien, l'allemand, le portugais ou l'espagnol. Les enfants de l'Allemagne nazie recevaient l'idéologie à l'école. Justement, la culture soviétique a bien été imposée aux pays de l'ex-URSS... Mais on ne leur imposait pas de parler russe ! C'était certes la langue de l'Union, mais le lituanien, le letton, le roumain, l'ukrainien, le biélorusse étaient-ils pour autant pourchassés ? Aucun effort n'a jamais été fait pour briser l'attachement des peuples à leur langue maternelle. Avec le rejet du communisme et du marxisme, le russe a été boudé quelque temps. Mais, après cette période de désaffection consécutive à la dislocation de l'Union soviétique, il reprend peu à peu sa valeur de langue régionale, qui le caractérisait déjà à l'époque des tsars. Si vous vous rendez aujourd'hui dans les républiques musulmanes d'Asie centrale, vous vous apercevrez que ce ne sont pas forcément des gens de 30 ou 40 ans qui parlent le russe. Les enfants l'apprennent aussi à l'école. De la même manière, en Estonie, on parle, bien sûr, l'estonien, mais le russe est bien plus important en termes de diffusion. Idem au Kazakhstan ou en Ukraine. Les langues nationales ont-elles pour autant disparu ? Elles sont encore très vivaces. Alors, pourquoi le français devrait-il se sentir menacé ? Parce que le russe, même à l'apogée de la puissance soviétique sous Brejnev, n'a jamais eu pour vocation de devenir une langue mondiale. Naturellement, il y a eu une tentative de diffusion de la culture et de la langue russes dans les démocraties populaires, et dans les États satellites - le "glacis de l'URSS" - on enseignait le russe à l'école. Mais, pour autant, on n'a jamais empêché d'apprendre le hongrois à Budapest ou le roumain à Bucarest ! Or, la vocation de l'anglais depuis la victoire de 1945 et jusqu'aux années 80, quand le monde a commencé à remettre en question la domination américaine, était planétaire. Mais aujourd'hui, à l'heure où l'on annonce le déclin américain, à quoi bon s'inquiéter ? En dépit du déclin évident, la force de résurgence reste extrêmement puissante. Regardez le monde dans lequel on vit : nos valeurs, nos comportements, le commerce... J'ai appris récemment que certaines entreprises françaises demandaient à leurs salariés de soumettre leurs requêtes administratives en anglais ! Autrement dit, la propagation ne relève plus des États-Unis eux-mêmes, mais des pays concernés, qui deviennent demandeurs et promoteurs de la pensée unique. Regardez Bruxelles et les institutions européennes : tout s'effectue en anglais. Et les écoles de commerce ? Il s'est passé en France le même phénomène que pour les grandes inventions. On a créé des besoins qui n'existaient pas par les instruments mêmes qui étaient destinés à les combler. La profession de manager ne correspond en rien à une réalité française. N'êtes-vous pas un peu réactionnaire ? C'est incroyable que le fait de promouvoir une identité nationale s'apparente à jouer le jeu des partis de droite ! La défense des identités nationales est une idée républicaine et parfaitement démocratique. Pensez à la Révolution. La langue française n'apparaît-elle pas dans la Déclaration des droits de l'homme comme porteuse de liberté ? C'est le contraire même de la réaction. Dans mon livre, je ne défends pas une langue imposée, mais plutôt la diversité des langues. Diffuser les mots, est-ce nécessairement en partager l'idée ? Je ne fais que reprendre l'idée de Carter ou de Brzezinski : on ne doit pas sous-estimer la lutte idéologique. Ce que les Américains appellent soft power. Un pouvoir non plus fondé sur les armes, mais sur des contenus, dont les Américains se sont aperçus qu'ils étaient bien plus efficaces que l'affrontement physique. Lorsque vous diffusez les mots, vous diffusez les contenus qu'ils véhiculent. Ainsi, je n'emploie jamais les termes de "planning" ou de "timing", qui, même pour un Anglo-Saxon, ne signifient pas "programme". Il vaut mieux dire schedule. De la même façon, un "dancing" n'est pas plus un mot anglais que français pour désigner un endroit pour danser. Il désigne en effet une action, et non un lieu ! Le risque est de perdre les deux langues, sa langue maternelle et celle d'emprunt. Tout cela parce qu'une expression est à la mode. Pardon, je devrais dire "tendance", comme on dit maintenant... Ce mot qu'on croit français, mais qui vient de "tendancy". Même "mode" est démodé, vous imaginez ! Mais quel mot de notre lexique n'emprunte pas à d'autres langues ? N'est-ce pas l'essence même d'une langue d'évoluer ? Vous avez raison. Le français est à 90 % latin. Évidemment, les langues vivent d'emprunts. Mais c'est un phénomène à évaluer en fonction d'un seuil. En deçà de 7 à 10 %, l'emprunt est vivant, alimente et enrichit. De 10 à 15 %, on est sur le chemin de l'indigestion. Au-delà de 25 %, on doit craindre une menace. À partir de 70 %, on parlera davantage de substitution. L'invasion de l'anglais n'est peut-être qu'éphémère... S'il s'agit d'expressions pour désigner certains comportements, oui. Les emprunts d'indices économiques pourraient parfaitement s'évaporer si ces valeurs disparaissaient. Mais, précisément, le néolibéralisme, avec son vocabulaire des affaires, du commerce et son obsession du rendement et de l'argent, s'installe pleinement dans l'histoire. Repères 1955 : Entrée à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. 1958 : Agrégation de lettres classiques. Depuis 1966 : Enquêtes de terrain sur diverses langues des cinq continents. 1968-1972 : Diplômes d'arabe, de chinois, d'hébreu, de japonais, de russe aux Langues orientales. 1985 : L'homme de paroles (Fayard). 1987 : Le français et les siècles (Odile Jacob). Depuis 1988 : Professeur au Collège de France. 1991 : Doctorat d'État en linguistique générale. 1992 : Le souffle de la langue " (Odile Jacob). 1996 : Le français, histoire d'un combat (Odile Jacob). 2000 : Halte à la mort des langues (Odile Jacob). 2006 : Combat pour le français. Au nom de la diversité des langues et des cultures (Odile Jacob). 2009 : Dictionnaire amoureux des langues (Plon/Odile Jacob). Moukamiel 60le 26/02/2012 à 19:13 Signaler un contenu abusif Heavenly father ! Bless us and keep us all alive ! Il fallait penser avant que l'informatique allait être un vecteur formidable de la propagation de l'anglais. Toutes les instructions étant en anglais il est bien difficile d'échapper à la suprématie de cette langue. En son temps, au début de l'informatique, on a préféré créer des taxes pour faire du social. Le résultat a été que nos entreprises qui travaillaient dans le domaine informatique, assommées par ces charges, ont périclité. Tout comme a foutu le camps la télévision couleur dont le procédé a été inventé par Henry De France à La Croix Saint Ouen dans l'Oise. De nos jours on importe ces biens de consommation. Bien entendu les instructions sont en anglais. Peut-être que dans un monde parallèle elles auraient été en Français ? On bouffe de l'Anglais à toutes les sauces ? Ce n'est que justice ! . Bill64le 17/02/2012 à 22:29 Signaler un contenu abusif Mots dits ! Damned ! Mais, la beauté d'une langue, c'est d'abord le son et ensuite l'articulation logique des idées, par l'outil orthographique. Oui à l'emploi du mot juste en français, et inventer des mots pour ne pas subir de fausses traductions. Remarque : L'écrit informatique a la logique du programmeur et son vocabulaire très, très limité. Alors, il faut un mode d'emploi par machine, même pour les téléphones portables. Le français est la langue du Roi de France, qui l'a imposé par conquête. Les régimes centralisateurs l'ont imité. Il est difficile de revenir aux langues des régions, dont au deux langues bretonnes : le celtique et le galo. En Inde, ils ont du adopter l'anglais pour se comprendre. La langue unique au monde est une chimère. Car, la démesure des ensembles empêche la bonne marche d'un système. Tout mathématicien, vous dira qu'il est plus facile d'essayer d'optimiser un ensemble de petits systèmes que de optimiser un gros système les regroupant tous. Il en est de même pour la terre, chaque pays doit veiller à sa bonne gestion selon son mode de pensée (donc surtout pas unique). C'est pour cela que l'Europe trébuche. Souhaiter que tout le monde parle et pense pareil est un objectif déraisonnable, l'uniformité n'est pas une valeur. Pour cela lire le livre « le meilleur des mondes » d'Aldous Huxley. El Clérigole 17/02/2012 à 15:21 Signaler un contenu abusif L'anglais langue du néo-libéralisme Il est bien certain que l'anglais ou plutôt l'américain est la langue véhiculaire du néo-libéralisme. En employant des anglicismes, on met le doigt dans l'engrenage. Le personnel de France- Télécom et de La Poste, en adoptant tout ce jargon, tend les poignets pour se faire enchaîner. Plus de chefs, des managers... Pourtant, ce ne sont pas des boxeurs ! Seulement, voilà, manager, cela fait plus cool, plus lisse que "chef". Or, ces managers sont bien pires que les petits chefs d'antan. Avec un nom étranger, les voici parés de toutes les vertus ! Ne vous suicidez pas, mais refusez toute cette terminologie. Bill64le 16/02/2012 à 21:53 Signaler un contenu abusif L'anglais mondialise l'économie Est ce l'anglais ou l'américain ? Car l'américain s'est diffusé par le commerce mondial. Dans tous les pays, le langage international des affaires est l américain, qui est système néo-liberal. En revanche, les langues des colonisateurs se sont aussi propagées, l'espagnol, le français, le portugais et l'arabe. Mais l'avantage de l'anglais est sa facilité d'apprentissage, vu qu'il n y a pas de déclinaisons, très peu d'accords, et des conjugaisons très simples. La seule difficulté est l'orthographe qu'il faut apprendre par cœur. Le chinois a peu de chance de remplacer l'anglais avec son écriture la plus difficile au monde. Mais, en effet, l'anglais américain véhicule un logique simple de la vie sociétale. « Je produits, je vends, je consomme ». L'être humain est un animal consommateur, ou je pense à ma panse, donc je suis. Il y a même des branches religieuses qui pensent que le pauvre est puni par le ciel. Mais dire vertement que l'égoïsme consumériste insatiable de l'espèce humaine détruit la climat de la planète et la biodiversité, paraitra très condamnable. La musique, quelque soit la langue, est un produit de consommation, ou le rythme et le son est l'essentiel quelque soient les paroles. L'anglais avec des mots essentiellement monosyllabiques permet toute sorte de chants rythmé. Ceci n'est pas le cas pour les airs d'opéras, surtout les français. En Asie, les émigrants chinois sont surtout dans le commerce, aussi une pensée unique chinoise ne peut être que néo-liberale ? Pour surprenant que cela paraisse, les idées des français, Montesquieu et De Tocqueville, ont été mieux assimilées par les dirigeants américains que ceux de France. La simplification de l'orthographe du français lui permettrait de mieux se propager, en profitant de son aura de langue culturelle. Il est exact que les financiers des entreprises pour réduire les couts sont prêts à l'imposition d une langue unique, l'anglais. Oui, la diversité des langues induit une diversité des modes de pensée. L'entrée des mots anglais dans notre langue est souvent dévoyée, car mal traduite : Par exemple : trader, gap, dealer, stock option, bug, scanner, etc. Cette entrée est souvent sans précaution par des personnes dans les médias. Pour finir, on pourrait dire que le risque pour les cultures est, peut-être, celui décrit dans livre « le meilleur des mondes » d'Aldous Huxley. Brutépaissele 12/02/2012 à 18:32 Signaler un contenu abusif Et les Bretons J'adore ce genre d'arguties "molasses" d'intellectuels (sans doute brillantissimes) Pour les amoureux transis de la laïcité et de la langue de Molière, je leur suggère d'en discuter avec les Bretons par exemple, dont on a voulu éradiquer la langue de force. Mieux encore parlons "brutalité" et évoquons les inventaires : lors de la loi de 1905. (à la limite de la guerre civile en France). Pour résumer, si on veut protéger notre culture et notre langue, il faut avoir le courage de ressusciter "un nationalisme vigoureux" et ne pas hésiter à agir avec une grande vigueur, pusillanimes s'abstenir!Alors les larmes de "crocodile" de nos"intellos mielleux" ! atroposle 11/02/2012 à 17:56 Signaler un contenu abusif Le snobisme ambiant Surtout dans les médias et chez les technocrates font qu'ils sautent sur toutes les lubies du moment. Il serait bon que l'on apprît d'abord le français et que l'on développât chez nos petits le goût du mot juste. Nous avons une langue riche et précise. En ce moment, je relève un emploi immodéré du verbe "acter" au lieu de prendre acte ou mettre en acte ainsi que des fautes récurrentes sur l'emploi de lequel, laquelle, auxquels, desquels... Le féminin est employé au lieu du masculin, le singulier en lieu et place du pluriel et viceversa... Liberalexle 11/02/2012 à 17:35 Signaler un contenu abusif Socialo conservatisme en sursis Il y a décidément beaucoup de choses en commun entre le socialisme et le nationalisme. Outre le fait que ces deux plaies de l'histoire sont toutes deux farouchement opposés au libéralisme (et pour cause) et largement prédominantes en France depuis le début du XXème siècle, l’élément le plus marquant qu'elles ont en commun est leur volonté maladive de contrôler le monde. Cela passe comme ici par le contrôle de la langue, mais plus généralement par le contrôle de la culture (via le CSA et diverses subventions), de la morale traditionaliste ou idéaliste, de l'opinion par la propagande populiste et la désignation de bouc-émissaires (ici l'anglais, sinon le riche ou l'étranger, voire le riche étranger anglais), et le contrôle de l’économie par l’impôt, le protectionnisme, les nationalisations et la corruption. Le mieux quand on souhaite tout contrôler, tout régenter, tout diriger, c'est bien sur de conquérir le pouvoir, et de faire en sorte que personne ne puisse venir vous le prendre en instaurant différentes barrières a l’entrée, soi-disant pour garantir la stabilité politique. A terme, cela se termine toujours mal. Au mieux comme en France par de la dette publique après 30 ans de socialo conservatisme bienpensant, au pire par des génocides. Car ces deux idéologies sont farouchement déconnectées du réel, l'une plongée dans un passé révolu, l'autre a la recherche d'un idéal utopique, le retour sur terre ne peut être que douloureux, surtout quand ces deux idéologies se combinent ensemble, comme ici dans un anti-impérialisme hypocrite. Car derrière la prédominance de l'anglais que dénonce l'auteur, c'est surtout l’affaiblissement de l'influence française qu'il déplore, la perte de pouvoir qu'elle représente sur l'opinion française, et la fin programmée d'une oligarchie dépassée. C'est dans cette logique sordide que Mitterrand a soutenu un régime génocidaire au Rwanda pour lutter contre l'influence grandissante des américains dans cette région, provoquant des centaines de milliers de morts. Ce qui menace la diversité, ce n'est pas le commerce, mais cette volonté de contrôler le monde. PESTIFERle 10/02/2012 à 00:09 Signaler un contenu abusif Globish So Chic Je suis outré par l'usage du Global English (sabir improbable d'anglais américain pidgins africain orientaux ad libitum) Livres journaux magazines télévision ne sont que fatras de contre sens faux amis non sens barbarismes mais "SO CHIC" tellement brillant pour un public qui n'entrave que dalle. Syntaxe et grammaire, dans mes rêves ! Anglais et Allemand procédant par adjonction, le français dispose de mots spécifiques : exemple en marine à voile Racine Stay adjonction head back running shroud main Head stay Etai Backstay Pataras Main stay Hauban Shroud stay Galhauban Running Backstay Bastaque Mille exemples dans toutes les disciplines Recul de la langue française et surtout abêtissement des français qui ne maitrisent plus l’emploi du mot juste et jargonnent en pidgin. Des cruels prétendaient que 400 mots suffisaient pour lire l’Humanité. Mépris souverain pour le peuple français. Une chancelière est une double pantoufle fourrée. gillou47le 08/02/2012 à 15:04 Signaler un contenu abusif Numérisation de la pensée Ma seule langue, c'est le langage informatique avec les supports de données associés, qui suffisent à exposer toutes les informations et tous les raisonnements. Signaler un contenu abusif René à Parisle 03/02/2012 à 13:35 Mal Les Français enseignants n'ont pas un bonne relation calme avec leur propre culture, aussi ça commence mal. Jakyburn1le 31/01/2012 à 20:35 Signaler un contenu abusif Le Français en 1re langue ? Beaucoup aimeraient pouvoir parler correctement le français (surtout l'écrire) mais, même parmi nos concitoyens, tous ne sont pas aptes : la démission des enseignants, le "grignotage" du franglais, la mode du verlan... Bref notre belle langue est, allègrement et journellement, massacrée. Cela s'appelle le déclin ! CCourouvele 27/01/2012 à 21:02 Signaler un contenu abusif Formule choc Cette formule choc entre guillemets ne figure pas dans les propos rapportés de Hagège [...] La pauvreté du vocabulaire et le mépris de l'orthographe et des règles de grammaire détruisent eux aussi la pensée, peu importe la langue en cause. jyvaisle 27/01/2012 à 01:05 Signaler un contenu abusif Les amoureux des langues Vous avez tout à fait raison Monsieur Hagège et c'est en s'initiant aux langues que l'on n'accède aux cultures, et que l'on apprend à les respecter et à s'émerveiller de cette diversité, et du génie humain universel. Une langue est aussi une musique, un poème, une chanson, un bonheur