Revue de presse de la semaine

Du Jeudi 6 août au Mercredi 12 août 2015

Jeudi 06.08
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Vendredi 07.08
« Les patrons américains seront forcés de dévoiler l’écart de revenu avec leurs employés » - Le
Temps
En bref : L’Amérique serait-elle tentée de lancer sa propre initiative 1:12 pour limiter les salaires
des patrons? Probablement pas. N’empêche, mercredi soir, le gendarme boursier (SEC) a pris
une décision qui crée la polémique. Désormais, les entreprises devront dévoiler l’écart entre les
salaires des dirigeants et le revenu médian (qui compte autant de salaires supérieurs
qu’inférieurs) des employés. Cette règle ne résulte pas d’une initiative de la SEC. Elle se trouvait
dans le Dodd-Frank Act, la réforme du secteur financier américain lancée à la suite de la crise et
entérinée en 2010. Or, les entreprises ont tout fait pour torpiller la mesure, la considérant
comme une invasion de l’Etat dans des affaires privées. La SEC aurait reçu plus de 287 000
messages d’opposants. Si ces derniers sont parvenus à retarder l’inévitable, la règle entrera
finalement en vigueur en 2017. Cette transparence a pourtant ses limites: les entreprises auront
le choix de la méthodologie qu’elles utiliseront et ne devront pas forcément inclure toutes les
rémunérations variables. C’est moins la divulgation des salaires des grands patrons qui contrarie
le lobby – les sociétés cotées doivent le faire depuis des années selon le règlement de la bourse –

que l’image que la mesure véhiculera dans un contexte où le débat sur les inégalités s’enflamme.
Pour donner une idée de l’écart actuel des salaires, le magazine Quartz cite une étude datant de
juin 2014 de l’Economic Policy Institute à Washington et réputé proche des démocrates
l’évaluant à 1:300. A la fin des années 1980, le ratio était de 1:30.

Lundi 10.08
« L’exigence de la formation pour les banquiers » - Le Temps
En bref : Dès 2018, toutes les places financières se retrouveront sur un pied d’égalité – ou, si l’on
veut, sur la même ligne de départ. L’échange automatique d’informations est donc l’opportunité
pour la place financière suisse de faire renaître le label «Swiss made» de la gestion privée, pour
autant que ses banquiers maintiennent un degré d’expertise supérieur aux autres. En
comparaison à d’autres places financières, la place suisse est déjà en avance sur de nombreux
aspects: elle détient un savoir-faire reconnu en gestion financière internationale, le niveau de
service offert à ses clients est l’un des meilleurs, et l’offre de produits et services proposée est
particulièrement large. Afin de se distinguer davantage et de continuer à gagner des parts de
marché, la formation des banquiers privés suisses sur des sujets plus techniques comme la
fiscalité et l’ingénierie patrimoniale est toutefois plus que jamais essentielle. De nombreux
établissements ont déjà mis en place des cycles de formation interne obligatoires. Néanmoins, si
l’on ambitionne de conserver le rang de place financière internationale incontournable, il serait
temps de prendre exemple sur ceux qui ont une longueur d’avance en ce qui concerne le
perfectionnement professionnel des banquiers – et notamment sur les Etats-Unis, le RoyaumeUni, ou encore Singapour, qui ont instauré des certifications obligatoires. Trois défis majeurs sont
donc à relever dès aujourd’hui: il s’agit de mettre en place un socle de compétences obligatoire,
de prouver que les banquiers peuvent créer de la valeur ajoutée pour leurs clients, et de les
former aux techniques commerciales.
Pour être plus performant que ses pairs, le banquier suisse 2020 devra également apporter une
réelle valeur ajoutée à son client fortuné, surtout comparé aux banques domestiques. En effet,
dans un monde marqué par la transparence et l’échange automatique d’informations, la valeur
ajoutée ne se mesurera plus seulement en absolu, mais plutôt en relatif – c’est-à-dire en
comparaison aux performances réalisées après impôts par les banques domestiques
concurrentes, qui bénéficient de produits souvent plus efficients dans les contextes fiscaux et
réglementaires locaux. La confidentialité et la force de la relation personnelle devront donc être
appuyées par un solide niveau de technicité sur les produits et services proposés, y compris sur la
fiscalité et l’ingénierie patrimoniale internationales, la gestion multidevises et la gestion actifspassifs. Reconnaissant l’importance d’assurer un socle de compétences obligatoire pour
améliorer encore la compétitivité de notre place financière, le Conseil fédéral a statué le 30 juin

dernier au travers de la LSFin et de la LEFin et précisé les règles en matière de formation. Il est
donc désormais de la responsabilité de l’ensemble de la place financière de développer des
standards minimaux de compétences, de celle des établissements bancaires de renforcer le
système de formation de leurs banquiers, et des banquiers eux-mêmes de faire l’effort
d’améliorer leurs performances. La Suisse a, de nouveau, une carte à jouer et une opportunité à
saisir. Elle n’y arrivera toutefois pas sans que s’opère un véritable accompagnement au
changement. Ce n’est qu’en franchissant ce dernier pas que nous serons en mesure d’arriver les
premiers sur la ligne d’arrivée et de rendre à notre place financière ses lettres de noblesse, en
faisant renaître le label «Swiss made» de la gestion privée, reconnu dans le monde entier.

« Le financement participatif cible aussi les PME » - Le Temps
En bref : Obtenir un prêt sans passer par une banque, c’est désormais possible aussi pour les
entreprises. Dernier projet en date, la plateforme de financement participatif Miteinandererfolgreich.ch, lancée fin juillet par la Banque Cantonale de Bâle-Campagne (BLKB), en
collaboration avec Swisscom, cible les PME. Au sein du financement participatif, l’octroi de
crédits à des privés ou à des entreprises («crowdlending») se propose comme une alternative
aux prêts bancaires traditionnels. En contrepartie de l’argent prêté, les investisseurs reçoivent un
intérêt. Aux Etats-Unis, Lending Club, coté en bourse sur le Nasdaq depuis décembre, a été le fer
de lance de cette approche. En Suisse, la société zougoise Cashare propose des crédits aux
particuliers, alors que le site genevois Wecan.fund permet aux particuliers d’octroyer des prêts
aux entreprises. Avec l’entrée en lice de la BLKB et de Swisscom, ce mode de financement aura
l’appui d’acteurs déjà établis. La plateforme, disponible uniquement en allemand jusqu’ici,
permet à des entreprises existant depuis au moins trois ans de soumettre des demandes de
financement allant de 20 000 à 100 000 francs.
Depuis fin juillet, une première demande a été placée sur le site par Bondo Milano, une société
de commerce en ligne basée à Coire, spécialisée dans la vente de produits naturels de haute
qualité, de textiles ou de vêtements pour nourrissons. Elle a fait une demande de financement
de 70 000 francs. 20 000 francs lui ont été proposés par 4 prêteurs pour un intérêt annuel de 7%.
Il lui reste 54 jours pour réunir toute la somme. Le site Miteinander-erfolgreich.ch fonctionne
selon le principe du «tout ou rien», explique Christoph Loeb, porte-parole de la BLKB. «Ce n’est
que quand la somme totale visée a été réunie que le transfert d’argent peut s’effectuer. Ce
principe est appliqué par la plupart des plateformes de crowdfunding», ajoute-t-il. En revanche,
le fait que la somme visée a été atteinte ne met pas fin au processus d’enchère. Dans le cas de
Bondo Milano, de nouveaux investisseurs pourraient proposer des prêts à des taux d’intérêt
inférieurs, à 6 ou 5% par exemple. La BLKB prend soin de préciser qu’elle ne fournit pas de
garantie quant au succès des projets, ni ne vérifie la solvabilité des sociétés

Mardi 11.08
« Une start-up a élaboré un test ADN de personnalité » - Le Temps
En bref : Etes-vous plutôt calme ou nerveux? Introverti ou extraverti? Spontané ou réfléchi? «Les
facteurs génétiques façonnent une part importante de notre personnalité», estiment les
généticiens de Karmagenes, une start-up valaisanne. Ils ont développé un test permettant, à
partir d’un échantillon de salive, de définir différents traits de caractère d’une personne.
Accompagné de six autres généticiens, psychologue et informaticien, Omaya Dudin a cofondé la
start-up Karmagenes en février 2015. Celle-ci vient de s’établir au parc technologique BioArk de
Monthey. La jeune entreprise a démarré la commercialisation de ses kits sur Internet, au prix de
149 francs. Ils permettent de récolter un échantillon d’ADN, à partir d’un peu de salive. Celui-ci
est alors séquencé, en sous-traitance dans un laboratoire suisse. Des dizaines de séquences
génétiques sont analysées. Puis, les algorithmes de Karmagenes entrent en jeu. En fonction des
données obtenues, la start-up envoie un rapport avec des résultats chiffrés sur quatorze traits de
caractère, à l’exemple du niveau de sociabilité, de la capacité à innover, à prendre des décisions
ou à être bon vivant, de la spontanéité, l’optimisme, l’émotivité, la tolérance au stress ou la
confiance en soi. En revanche, la société s’engage à ne donner aucune indication sur la
probabilité de développer ultérieurement une maladie, qu’il s’agisse de cancers, de pathologies
cardiovasculaires ou encore de maladies auto-immunes. Omaya Dudin aime faire référence à la
peinture pour définir son travail. «Le coup de pinceau, c’est l’environnement d’une personne,
son éducation, sa famille ou des événements décisifs qui influent sur le développement de la
personnalité. Nos algorithmes permettent de connaître les couleurs du tableau. En obtenant
cette information, on peut en changer certaines nuances.» Lui-même été surpris d’apprendre
qu’il n’était pas calme – contrairement à ce que montraient les tests psychologiques – aimait
prendre des risques mais que son ADN ne montrait pas des signes de sociabilité. La start-up
s’intéresse particulièrement aux sites de rencontres en Asie et en Inde. La start-up espère vendre
10 000 kits l’année prochaine et 500 000 en 2018. «Nous pensons engager prochainement entre
7 à 20 personnes», prévoit le directeur scientifique. La jeune entreprise prévoit aussi de
développer d’autres tests génétiques, permettant notamment de personnaliser son régime
alimentaire en fonction de son profil génétique.

Mercredi 12.08
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