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République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Université des Sciences et de la Technologie d'Oran - MOHAMED BOUDIAF

Faculté: Génie Mécanique Département: Génie Mécanique

Support de Cours

(3ème Année Licence, 1 ère Année Master)

Electricité Générale

Et

Electrotechnique

Dr : Abdelhakem Koridak .Lahouari

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Sommaire Partie 1 : Electricité Générale Chapitre 1 : Introduction 6

Sommaire

Partie 1 : Electricité Générale

Chapitre 1 : Introduction

6

1.1 Rappels

6

1.2 Les lois de Kirchhoff

6

1.2.1 Lois des nœuds

6

1.2.2 Lois des mailles

7

1.3 Conventions

7

Chapitre 2 : Régime continu

8

2.1 Dipôles

8

2.1.1

Dipôles passifs

8

2.1.2

Dipôles actifs

9

2.2 Théorème de superpositions

9

2.3 Théorème de Thévenin

10

2.4 Théorème de Norton

10

2.5 Théorème de Millman

11

2.6 Théorème de Kennelly

14

Chapitre 3 : Puissance et énergie électrique

14

3.1 Définitions

14

3.2 Expression de la puissance et de l’énergie

14

3.2.1 Puissance active

15

3.2.2 Puissance apparente

15

3.2.3 Facteur de puissance

15

3.2.4 Puissance réactive

15

Chapitre 4 : Régime sinusoïdal

16

4.1 Déphasage

16

4.2 Représentation de Fresnel

16

4.3 Impédance

17

4.1 Déphasage 16 4.2 Représentation de Fresnel 16 4.3 Impédance 17 Dr L. Abdelhakem Koridak Page
4.1 Déphasage 16 4.2 Représentation de Fresnel 16 4.3 Impédance 17 Dr L. Abdelhakem Koridak Page

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 4.4 Groupements d’impédances en sinusoïdal 4.4.1 Groupements en série

4.4 Groupements d’impédances en sinusoïdal

4.4.1 Groupements en série

4.4.2 Groupements en parallèles

4.5 Modèles de Thévenin et Norton

4.6 Puissances

4.6.1 Puissance active

4.6.2 Puissance réactive

4.6.3 Puissance apparente

4.7 Notations complexes

4.8 Facteur de puissance

4.9 Relèvement du facteur de puissance

Partie 2 : Electrotechnique

Chapitre1 : Electromagnétisme

1.1

Grandeurs magnétiques

Chapitre1 : Electromagnétisme 1.1 Grandeurs magnétiques 1.1.1 Le vecteur champ d’induction magnétique : B

1.1.1 Le vecteur champ d’induction magnétique : B

1.1.1 Le vecteur champ d’induction magnétique : B 1.1.2 Le vecteur champ d’excitation magnétique : H

1.1.2 Le vecteur champ d’excitation magnétique : H

1.2

Lois fondamentales du magnétisme

magnétique : H 1.2 Lois fondamentales du magnétisme 1 . 2 . 1 Vecteur normal n
magnétique : H 1.2 Lois fondamentales du magnétisme 1 . 2 . 1 Vecteur normal n

1.2.1 Vecteur normal n - vecteur surface S

1.2.2 Flux d’induction magnétique

1.2.3 Tube d’induction

1.2.4 Loi de Faraday

Les circuits magnétiques linéaires

1.3.1 Linéarisation

1.3.2 Circuit magnétique parfait

1.3.3 Conséquences : relations d’Hopkinson:

1.4

1.3.4 Analogie électrique:

Les circuits magnétiques en régime sinusoïdal : bobine à noyau de fer:

17

17

17

18

18

18

18

19

19

19

19

20

20

20

21

22

22

23

23

23

24

24

24

25

26

26

fer: 17 17 17 18 18 18 18 19 19 19 19 2 0 20 20
fer: 17 17 17 18 18 18 18 19 19 19 19 2 0 20 20

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique   1.4.1 Rappels sur la bobine sans noyau de fer en régime
 

1.4.1 Rappels sur la bobine sans noyau de fer en régime linéaire:

27

1.4.2 Caractérisation de la bobine à noyau de fer en régime linéaire:

27

Chapitre2 : Transformateurs

29

2.1 Transformateurs Monophasés

29

 

2.1.1 Présentation

29

2.1.2 Relations générales d’un transformateur parfait

30

2.2 Transformateur réel

31

 

2.2.1 Transformateur à vide

31

2.2.2 Transformateur en charge

33

2.2.3 Transformateur dans l’hypothèse de Kapp

35

2.3 Exploitations de mesures et essais

37

 

2.3.1 Détermination du modèle : essais

39

2.3.2 Rendement

39

2.4 Les différents types de transformateurs

39

2.5 Refroidissement des transformateurs

40

2.6 Transformateurs Triphasés

41

 

2.6.1

Constitution

41

2.6.2

Plaque signalétique

41

2.6.3

Couplages

41

2.6.4

Modélisation

43

2.6.5

Bilan des puissances

44

2.7 Essais

44

 

2.7.1

Essai à vide sous tension nominale

44

2.7.2

Essai en court circuit à courant nominal sous tension réduite

44

2.7.3

Diagramme de Kapp

45

2.7.4

Rendement

45

Chapitre 3 : Machines à courant continu

46

3.1

Présentation

46

45 Chapitre 3 : Machines à courant continu 4 6 3.1 Présentation 46 Dr L. Abdelhakem
45 Chapitre 3 : Machines à courant continu 4 6 3.1 Présentation 46 Dr L. Abdelhakem

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 3.1.1 Généralités 46 3.1.2 Description 47 3.2 Principe de

3.1.1 Généralités

46

3.1.2 Description

47

3.2 Principe de fonctionnement

48

3.3 Fonctionnement en génératrice

49

3.3.1 Fonctionnement à vide

49

3.3.2 Fonctionnement en charge (charge résistive)

50

3.3.3 Bilan des puissances

53

3.4 Fonctionnement en moteur

56

3.4.1 Fonctionnement en charge

56

3.4.2 Bilan des puissances

58

3.4.3 Les différents types des moteurs à courant continu

62

Chapitre 4 : Machine a courant alternatif

64

4.1 MACHINE SYNCHRONE

64

4.1.1 Principe de l'alternateur

64

4.1.2 La f.é.m. dans un alternateur

65

4.1.3 Modèle équivalent de l'alternateur

68

4.1.4 Bilan des puissances

71

4.2 MACHINE ASYNCHRONE

73

4.2.1 Principe moteur

73

4.2.2 Association entre le rotor et le stator

74

4.2.3 Mesure de la puissance absorbée

77

4.2.4 Le bilan des puissances

79

4.2.5 Essai à vide

83

4.2.6 Essai en charge

86

bilan des puissances 79 4.2.5 Essai à vide 83 4.2.6 Essai en charge 86 Dr L.
bilan des puissances 79 4.2.5 Essai à vide 83 4.2.6 Essai en charge 86 Dr L.

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Chapitre 1 : Introduction 1.1 Rappels - Conducteur : partie du circuit

Chapitre 1 : Introduction

1.1 Rappels

- Conducteur : partie du circuit

- Nœuds : connexion de plusieurs conducteurs

- Circuit : ensemble de conducteurs et de matériels alimentés à partir de la même origine et protégés contre les surintensités par le ou les mêmes dispositifs de protection.

- Masse : partie conductrice d'un matériel électrique susceptible d'être touchée par une personne, qui pas normalement sous tension mais peut le devenir en cas de défaut d'isolement des parties actives de ce matériel"

- Point froid ou potentiel de référence : potentiel par rapport auquel on va mesurer les diverses tensions du circuit.

- Terre : le décret du 14 novembre 1988 indique :" Masse conductrice de la terre, dont le potentiel électrique en chaque point est considéré comme égal à zéro.

Remarque : fréquemment les GBF qui alimentent les montages ont leur point froid relié à la masse elle-même reliée à la terre, d’où les confusions faites sur ces différents termes.

1.2 Les lois de Kirchhoff

1.2.1 Lois des nœuds

Un courant électrique est une circulation de porteurs de charges électriques

L'intensité du courant électrique est la grandeur qui quantifie le

(électrons ou ions)

dq i  débit de charge en un point du circuit. dt v  dt
dq
i 
débit de charge en un point du circuit.
dt
v  dt
e e e dq v e e e
e
e
e
dq
v
e
e
e

La somme de toutes les intensités des courants entrant dans une portion de circuit est nulle.

i

entrant

i

sortant

courants entrant dans une portion de circuit est nulle.  i entrant   i sortant
courants entrant dans une portion de circuit est nulle.  i entrant   i sortant

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 1.2.2 Lois des mailles La somme des tensions effectuée en parcourant une

1.2.2 Lois des mailles

La somme des tensions effectuée en parcourant une maille est nulle.

0

v

 

A

v

A

A

u

AB

v

v

B

u

BC

v

B

v

u

CA

C

0

v

C

v

A

0

1.3 Conventions

u AB A B u CA u BC
u AB
A
B
u CA
u BC

C

On flèche la tension à côté du dipôle et le courant sur le fil le parcourant avec :

la

tension

et

générateur

le

courant

dans

le

même

sens

pour

une

convention

la tension et le courant dans le sens opposés pour une convention récepteur

I U I U
I
U
I
U

Convention

générateur

Convention

récepteur

pour une convention récepteur I U I U Convention générateur Convention récepteur Dr L. Abdelhakem Koridak
pour une convention récepteur I U I U Convention générateur Convention récepteur Dr L. Abdelhakem Koridak

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Chapitre 2 : Régime continu 2.1 Dipôles 2.1.1 Dipôles passifs Dipôle

Chapitre 2 : Régime continu

2.1 Dipôles

2.1.1 Dipôles passifs

Dipôle

Résistance

 

Bobine

Condensateur

 
 
i A u B R
i
A
u
B
R
  i A u B R i A u B L   i C  
i A u B L
i
A
u
B
L
 
i C
i
C
 
   

u

C

Schéma

Le courant suit la forme de la tension

On n’observe jamais de discontinuité de courant aux bornes d’une bobine

On n’observe jamais de discontinuité de tension aux bornes d’un condensateur

Loi d’ohm

u R  R  i

u

R

Ri

 

u

L

L

 

di

 

i

C.

du

C

dt

 

dt

A/série

R

éq

n

i

R

i 1

 

L

éq

n

L

i

i 1

 

1

C

éq

n

i 1

i

1

C

A/parallèle

1

R

éq

n

i 1

R

i

1

 

1

L

éq

n

i 1

i

1

L

 

C

éq

n

i

C

i 1

 

La résistance d'un conducteur homogène non idéal de section s et de longueur

La résistance d'un conducteur homogène non idéal de section s et de longueur
 

2

N S

 

L

 

S

   

C

e

 

Modèle

est R

  
S
S

²

plus

s

 

 
µ

µ

réaliste

S
S
N spires

N spires

e

i C
i
C
i A u B R
i
A
u
B
R

A

i u B L
i
u
B
L
   

u

C

e  i C i A u B R A i u B L    
e  i C i A u B R A i u B L    

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 2.1.2 Dipôles actifs de tension i(t) u(t) la tension est imposée quel

2.1.2 Dipôles actifs

de tension

i(t)
i(t)
Et Electrotechnique 2.1.2 Dipôles actifs de tension i(t) u(t) la tension est imposée quel que soit

u(t)

la tension est imposée quel que soit i

de courant

u(t)

u(t) la tension est imposée quel que soit i de courant u(t) i(t) le courant est

i(t)

le courant est imposé quel que soit u

Source Parfaite

Source dépendante

de tension

que soit u Source Parfaite Source dépendante de tension u(t)=  ×f(t) de courant u(t) i(t)=

u(t)=×f(t)

de courant

u(t)

dépendante de tension u(t)=  ×f(t) de courant u(t) i(t)=  ×g(t) Diviseur De tension R

i(t)=×g(t)

Diviseur

De tension

R

i

U

u i

n

R

i

i 1

R 2 U R 1
R
2
U
R
1
U 2 U 1
U
2
U
1

De courant

G

i

i

G

i

i i

n

i 1

I R 1 I I 1 2
I
R
1
I
I
1
2

R

G = 1/R

2

2.2 Théorème de superpositions

Puisque les circuits étudiés sont linéaires, ils en possèdent les propriétés. Le principal est la superposition qui peut se traduire de la manière suivante : la réponse globale d’un montage soumis à plusieurs stimuli est la somme des réponses partielles correspondant à chaque stimulus.

L’intensité du courant circulant dans une branche (resp. la tension de branche) d’un réseau contenant plusieurs branches est égale à la somme algébrique des intensités (resp. tensions) créées dans cette branche par chaque générateur supposé seul (les autres étant éteints).

Remarque : Il y a autant de cas à superposer que de générateurs intervenant dans
Remarque : Il y a autant de cas à superposer que de générateurs intervenant dans le
réseau.
1
1 2
1
I
I’’
I
r
r
r
’’
U = U’ + U’’
et
I = I’ +I’’
1 1 2 1 I I’’ I r r r ’’ U = U’ + U’’
1 1 2 1 I I’’ I r r r ’’ U = U’ + U’’

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 2.3 Théorème de Thévenin Vu de ces deux points A et B,

2.3 Théorème de Thévenin

Vu de ces deux points A et B, tout générateur (ou plus généralement réseau linéaire actif) peut être remplacé par un générateur décrit dans la méthode par:

la f.é.m. de ce générateur, égale à la tension à vide u AB0 calculée entre les deux

points A et B : E 0 (parfois notée E TH ou U 0 ou

U AB0 ).

la résistance interne r de ce générateur est égale à la résistance équivalente du réseau vue des points A et B calculée en réduisant les électromoteurs à leur seule résistance interne

En remplaçant les générateurs :

* de tension par un court circuit

* de courant par un circuit ouvert

E T r T I N r N A * U AB0 B V Générateur

E T

r T

I N

r N

A * U AB0 B
A
*
U
AB0
B
V
V

Générateur linéaire

r N r T
r
N
r
T
r N r T B A Générateur linéaire
r N r T B A Générateur linéaire

Br N r T A Générateur linéaire

Ar N r T B Générateur linéaire

Générateur linéaire

2.4 Théorème de Norton

Toute portion de circuit comprise entre 2 bornes A et B et qui ne contient que des éléments linéaires peut être modélisée par un unique générateur équivalent de Thévenin ou de Norton.

le générateur de Norton équivalent égal au courant de court circuit calculé entre les deux points A et B :

I CC (parfois notée I 0 ).

la résistance interne r

de ce

générateur est égale à la résistance

équivalente du réseau vue des points A et B (même méthode que précédemment)

I N E T r N r T
I
N
E
T
r
N
r
T
I N E T r N r T CC A B I * A Générateur linéaire
I N E T r N r T CC A B I * A Générateur linéaire
CC A B
CC
A
B

I

* A
*
A

Générateur linéaire

r N r T
r
N
r
T
r N r T B A Générateur linéaire
r N r T B A Générateur linéaire

Br N r T A Générateur linéaire

Ar N r T B Générateur linéaire

Générateur linéaire

* A Générateur linéaire r N r T B A Générateur linéaire Dr L. Abdelhakem Koridak
* A Générateur linéaire r N r T B A Générateur linéaire Dr L. Abdelhakem Koridak

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Conseils pour la recherche d’un modèle :  Il faut dessiner un

Conseils pour la recherche d’un modèle :

Il faut dessiner un schéma pour le calcul de E 0 et un autre pour celui de z

Pour le calcul de E 0 , la charge doit être débranchée (et supprimée du schéma) pour bien mettre en évidence la tension à vide

Pour le calcul de I CC , la charge doit être court-circuitée (et supprimée du schéma) pour bien mettre en évidence le courant de court circuit

Pour le calcul de z, le schéma ne doit comporter aucune source de tension (remplacée par un court-circuit) et aucune source de courant (remplacée par un circuit ouvert)

2.5 Théorème de Millman

Si l’on cherche la tension dans un nœud d’un montage connaissant les tensions « avoisinantes » , le méthode de Millman peut être rapide et efficace mais souffre parfois d’une certaine lourdeur et n’est donc à employer que pour des cas où les classiques lois nœuds, lois des mailles s’avèrent fastidieuses.

V 2

R 2

A R 3

V 1

 
 
 

R

1

   
R 0

R 0

3 V 1     R 1     R 0 V A V 0 =0
3 V 1     R 1     R 0 V A V 0 =0

V A

V 0 =0

V 0 =0

  R 1     R 0 V A V 0 =0 La méthode de Millman

La méthode de Millman démontre que:

n V  k R k  1 k  V A n 1 
n
V
k
R
k  1
k
V A
n
1
R
k  1
k

Ce qui donne dans ce cas particulier

V

A

 

V 1 V

2

R 1 R

2

V

3

R

3

1

1

1

1

R

0

R

1

R

2

R

3

V 3

3 1 1 1 1 R 0  R 1  R 2  R 3
3 1 1 1 1 R 0  R 1  R 2  R 3

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 2.6 Théorème de Kennelly Une maille triangulaire peut se transformer en

2.6 Théorème de Kennelly

Une maille triangulaire peut se transformer en étoile équivalente :

R  R R  ac ab a R  R  R ac ab
R
 R
R
ac
ab
a
R
R
R
ac
ab
bc
R  R R  ab bc b R  R  R ac ab
R
 R
R
ab
bc
b
R
R
R
ac
ab
bc

c R

ac

R

R

R

ab

R

bc

R

ac

bc

A R ac R ab C B R bc
A
R ac
R ab
C
B
R bc
A R a R c R b C B
A
R a
R c
R b
C
B

Une maille en étoile peut se transformer en maille triangle équivalente :

R

bc

R

R

b

R

b

R

c

R

c

R

a

a

R

a

R

ca

R

R

b

R

b

R

c

R

 

R

 

c

a

a

R

b

R ab

R

R

b

R

b

R

R

R

 

a

 

c

c

a

R

c

b  R  R  R   a   c c a R c Dr
b  R  R  R   a   c c a R c Dr

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Chapitre 3 : Puissance et énergie électrique 3.1 Définitions Un dipôle est

Chapitre 3 : Puissance et énergie électrique

3.1 Définitions

Un dipôle est traversé par un courant convention récepteur.

i(t)

et

soumis à

la tension

u(t) notés en

3.2 Expression de la puissance et de l’énergie

Puissance : La puissance électrique instantanée absorbée s’exprime par :

p(t) u(t)i(t)

en Watt (W)

Energie : L’énergie dans le dipôle à l’instant t s’exprime par :

t w t ( )  w (0)   p t dt ( )
t
w t
( )
w
(0)
p t dt
( )
énergie de départ
0

En Joules (J)

Remarques

De par sa définition sous une forme intégrale, l’énergie est une fonction continue du temps.

Une puissance positive signifie que le dipôle « reçoit » de l’énergie car elle augmente (dérivée >0).

En respectant la convention de signe établie :

• L’élément est passif si w(t) est positive ou nulle (dissipation énergétique),

• L’élément est actif sinon (l’énergie provient de sources internes au dipôle).

   

Puissance

   

Energie

 
     

t

Résistance

( )

p t

( )

u t

( )

i t

( )

Ri t

( )

i t

Ri

2

t

( )

( )

w t

R

0

i

2

dt

 

(

)

( )

u t

( )

i t

( )

u t

C

du t

( )

1

C

du

2

t

( )

 

1

Condensateur

p t

dt

2

dt

 

w

(

)

t

2

C u

2 final

u

initial 2

Inductance

(

p t

)

( )

u t

( )

i t

L

di t

( )

dt

( )

i t

1

2

L

di

2

t

( )

dt

 

w

(

)

t

1

2

L i

2 final

i

initial 2

 
( ) t  1 2  L i 2 final  i initial 2 
( ) t  1 2  L i 2 final  i initial 2 

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Pour ces éléments, on remarque que l’énergie est toujours positive. Cette

Pour ces éléments, on remarque que l’énergie est toujours positive. Cette propriété est caractéristique des éléments passifs.

La résistance tient une place particulière car sa puissance est toujours positive, elle ne peut la restituer, on dit que c’est un élément dissipatif (c’est le phénomène irréversible appelé effet Joule).

La puissance dans le condensateur et l’inductance peut être positive ou négative :

ces deux éléments peuvent emmagasiner et restituer de l’énergie. On dit que ces éléments sont réactifs (ils peuvent restituer l’énergie emmagasinée).

3.2.1 Puissance active

Les grandeurs v(t) et i(t) étant périodiques, on les caractérise toujours par leurs valeurs efficaces V et I.

3.2.2 Puissance apparente

On définit alors encore la puissance apparente comme la grandeur nommée S

S

V

eff

.

I

eff

3.2.3 Facteur de puissance

enVA

Il apparaît ainsi toujours une notion de facteur de puissance qui s'écrit :

K

P

S

3.2.4 Puissance réactive

La puissance n’étant définie qu'en régime sinusoïdal, il faut considérer la décomposition en sinusoïdes dites "harmoniques" des grandeurs.

Q

n

1

V I

n

n

sin

n

Si l’une des grandeurs (tension ou intensité) est sinusoïdale alors la puissance réactive n’est due qu’à la fréquence fondamentale (à la fréquence f) du courant ou de la tension:

Q VI

1

sin

fondamentale (à la fréquence f ) du courant ou de la tension: Q  VI 1
fondamentale (à la fréquence f ) du courant ou de la tension: Q  VI 1

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Chapitre 4 : Régime sinusoïdal 4.1 Déphasage: On appelle  le

Chapitre 4 : Régime sinusoïdal

4.1 Déphasage:

On appelle le déphasage de u tensions par rapport à i intensités =u/i =u -i .

intensités  =  u / i =  u -  i . 4.2 Représentation

4.2 Représentation de Fresnel

=  u -  i . 4.2 Représentation de Fresnel v ( t ) 
=  u -  i . 4.2 Représentation de Fresnel v ( t ) 

v(t) V 2 sint u et i(t) I 2 sint i

-V max = V

2 = Û = tension crête.(U tension efficace) et I m a x = I = Û = tension crête.(U tension efficace) et I max = I

2 = Î = intensité crête = Î = intensité crête

Avec

-=2f pulsation en rad.s -1 , f=1/T fréquence en Hertz (Hz), T période en seconde (s)

et t temps en s. u phase à l’origine; i phase à l’origine

 I : I;   i A i (t ) ou u ( t
I : I;
i
A i (t ) ou u ( t ) on associe la représentation de Fresnel :
et V V;u et le
nombre complexe correspondant.
u(t)
U1
1
2
U2
 2
I
 1
t
0
t
temps
angle
T
 2
2
 
t
1
T
t

T

On représente donc chaque sinusoïde de pulsation rad/s par un vecteur de longueur égale à la valeur efficace et décalé par rapport à l’origine de rad

efficace et décalé par rapport à l’origine de  rad I  I Loi des nœuds:

I I

Loi des nœuds: i= i 1 +i 2 +i 3

donc

I U U U U

1

I

2

3

.

2 +i 3 donc  I U  U  U  U 1  I

3

1

2

Loi des branches : u=u 1 +u 2 +u 3 donc

.

Loi des mailles : Le long d’une maille la somme algébrique des tensions est nulle.

Loi des mailles : Le long d’une maille la somme algébrique des tensions est nulle. Dr
Loi des mailles : Le long d’une maille la somme algébrique des tensions est nulle. Dr

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 4.3 Impédance On définit U Z  I Pour un dipôle passif

4.3 Impédance

On définit

U Z  I
U
Z 
I

Pour un dipôle passif linéaire avec

 

Z ;

  

U

  

Z

I

;

u

i

Z impédances en Ohm () ; I en A ; U en V ; u et i en rad.

Figures de Fresnel des dipôles simples:

On trace les figures de FRESNEL correspondant à un résistor, une inductance pure et à un condensateur.

symbole

nom et unité

déphasage

impédance

figure de

Puissance P

Puissance

réactive Q

u/i

Z

Fresnel

(W)

(VAR)

       
        RI 2 =  
        RI 2 =  

RI 2 =

 

résistor de résistance R ()

i

u

 

0

R

  0 R   0
 

0

       

VI=

   
 

bobine parfaite

       

VI=

d’inductance

u i
u i
u
i
 
  pure L en +  /2 rad jL  0 L  I 2 =

pure L

en

+/2 rad

jL

0

LI 2 =

   

Henry (H)

   

V 2 / L

 

condensateur parfait de capacité C en Farad (F)

   
u i
u
i
 

-VI=

  -  /2 rad 1/(jC  ) 0 - C  V 2 =
  -  /2 rad 1/(jC  ) 0 - C  V 2 =
 

-/2 rad

1/(jC)

0

- CV 2 =

 

2

4.4 Groupements d’impédances en sinusoïdal:

4.4.1 Groupements en série :

L’impédance équivalente à plusieurs dipôles en série est donc :

. Z é q = Z 1 + Z 2 + Z 3
. Z é q = Z 1 + Z 2 + Z 3
. Z é q = Z 1 + Z 2 + Z 3
. Z é q = Z 1 + Z 2 + Z 3
. Z é q = Z 1 + Z 2 + Z 3
. Z é q = Z 1 + Z 2 + Z 3

.

Z éq = Z 1 + Z 2 + Z 3

i est commun on prend le courant i comme origine des phases.

4.4.2 Groupements en parallèles:

L’impédance équivalente à plusieurs dipôles en parallèles est donc

1 1 1 1 Z Z Z Z éq 1 2 3
1
1
1
1
Z
Z
Z
Z
éq
1
2
3

en parallèles est donc 1 1 1 1 Z Z Z Z éq 1 2 3
en parallèles est donc 1 1 1 1 Z Z Z Z éq 1 2 3

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 4.5 Modèles de Thévenin et Norton: Les lois du diviseur de courant

4.5 Modèles de Thévenin et Norton:

Les lois du diviseur de courant et du diviseur de tension ainsi que les théorèmes de Thévenin, Norton et Millman peuvent être utilisés en régime sinusoïdal à conditions d'utiliser les nombres complexes images des courants et des tensions ainsi que les impédances complexes.

Le modèle de Thévenin d'un ensemble de dipôles linéaires est constitué d'une source de tension sinusoïdale en série avec une impédance :

Z Th E Th
Z Th
E Th

Le modèle de Norton d'un ensemble de dipôles linéaires est constitué d'une source de courant sinusoïdale en parallèle avec une impédance :

I N

sinusoïdale en parallèle avec une impédance : I N 4.6 Puissances Z Th 4.6.1 Puissance active

4.6 Puissances

Z Th

4.6.1 Puissance active

La puissance active est la valeur moyenne de la puissance instantanée sur une période

P  v(t)i(t) VI cos
P  v(t)i(t) VI cos

Puissance active en Watt (W) et se mesure avec un wattmètre.

4.6.2 Puissance réactive

Q VI sin

Puissance réactive en V.A.R.

wattmètre. 4.6.2 Puissance réactive Q  VI sin  Puissance réactive en V.A.R. Dr L. Abdelhakem
wattmètre. 4.6.2 Puissance réactive Q  VI sin  Puissance réactive en V.A.R. Dr L. Abdelhakem

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 4.6.3 Puissance apparente La puissance apparente est donnée par le produit

4.6.3 Puissance apparente

La puissance apparente est donnée par le produit des valeurs efficaces U, I de u(t) et i(t) :

S VI

4.7 Notations complexes

Puissance apparente en V.A. On trouve parfois la notation complexe.

S V I

* P jQ

Donc

P ReS

et

Q ImS

4.8 Facteur de puissance

f p =cos = P/S

ou P=S cos avec le triangle des puissances

S 2

P

2

Q

2

4.9 Relèvement du facteur de puissance

Un condensateur placé en parallèle sur une installation inductive remonte le facteur de puissance de celle-ci : Q C = -CV 2 . Si l’on veut passer d’une installation ayant un déphasage à .

Le condensateur doit amener la puissance réactive

- Q C = Q - Q’ = P tan - P tan ’ = CV 2

Donc

C

P(tan

tan

')

V

2

Q Q C S S’ Q’  ’
Q
Q C
S
S’
Q’
’
2 Donc C  P (tan   tan  ') V 2  Q Q
2 Donc C  P (tan   tan  ') V 2  Q Q

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Chapitre 1 : Electromagnétisme 1.1 Grandeurs magnétiques 1.1.1 Le vecteur

Chapitre 1 : Electromagnétisme

1.1 Grandeurs magnétiques

Chapitre 1 : Electromagnétisme 1.1 Grandeurs magnétiques 1.1.1 Le vecteur champ d’induction magnétique : B

1.1.1 Le vecteur champ d’induction magnétique : B

Définition

Le champ d’induction magnétique électriques :

Le champ d’induction magnétique électriques : B traduit l’effet du mouvement des charges  v vitesse

B

traduit l’effet du mouvement des charges

 v vitesse de la charge q  qv ^ u  0 PM B
 v
vitesse de la charge
q
qv
^
u
0
PM
B
r
distance de la charge au point d'expression de
B
2
4
r
-7
Perméabilité magnétique du vide = 4
.10
0

C’est une grandeur vectorielle dépendant de l’espace (position) et du temps. L’induction s’exprime en tesla (T). Si les charges parcourent un conducteur électrique, on écrit localement la loi de Biot et Savart.

 I d ^ u  d 0 P PM P   4 
I d
^
u
 d
0
P
PM
P
 
4
2
 r
distance de
d
r PM
P

dB

longueur de circuit portant la charge

q

au point d'expression de

r PM P dB  longueur de circuit portant la charge q au point d'expression de

dB

support du vecteur unitaire

r PM P dB  longueur de circuit portant la charge q au point d'expression de

u

PM

La sommation de cette loi permet d’obtenir l’effet de toutes les charges en un point de l’espace. Si le vecteur champ d’induction est identique en tout point de l’espace, le champ est dit uniforme.

Dans les problèmes technologiques que nous rencontrerons, l’induction magnétique sera une grandeur connue. Elle ne sera pas à déterminer par les relations précédentes.

Ordres de grandeur

20 µT : Champ magnétique terrestre.

quelques 10 mT : Aimants ordinaires.

quelques 100 mT : Aimants de machines tournantes

1 T : Champ produit par les enroulements de machines tournantes, transformateurs.

Limites

40 T : Champ stationnaire produit par plasma, électro aimants supra conducteurs.

700 T : Champs impulsionnels de laboratoire.

électro aimants supra conducteurs.  700 T : Champs impulsionnels de laboratoire. Dr L. Abdelhakem Koridak
électro aimants supra conducteurs.  700 T : Champs impulsionnels de laboratoire. Dr L. Abdelhakem Koridak

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Lignes de champ N I S B  I B  0

Lignes de champ

N I S B  I B  0 Fil parcouru par un courant :
N
I
S
B
I
B
0
Fil parcouru par un courant :
2
r
Aimant droit (du N vers S)
(règle de la main droite ou du tire bouchon)
I
I
B
S
N
B
Pôle SUD
Pôle NORD
0 NI
B
Bobine parcourue par un courant :
Aimant en U (du N vers S)
(règle de la main droite ou du tire bouchon)
(du N vers S) (règle de la main droite ou du tire bouchon) 1.1.2 Le vecteur

1.1.2 Le vecteur champ d’excitation magnétique : H

Définition

Le vecteur H (exprimé en ampères par mètre (A/m)).caractérise le circuit électrique, source de champ magnétique. Il est indépendant du milieu où est placé le circuit électrique. Le vecteur B caractérise le champ magnétique. Il dépend de la source de champ magnétique mais aussi du milieu.

Les deux vecteurs sont reliés par la relation :

B  µH avec µ  µ µ o r

B µH

avec

µ µ µ

o

r

B

est en Tesla

H

en A/m

µ 0 = 4.10 -7 V.s.A -1 .m -1

µ est relatif au matériau qui canalise B, il peut varier avec H ce qui rend souvent cette relation non-linéaire.

qui canalise B, il peut varier avec H ce qui rend souvent cette relation non-linéaire. Dr
qui canalise B, il peut varier avec H ce qui rend souvent cette relation non-linéaire. Dr

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique Théorème d’Ampère La circulation du vecteur champ d’excitation

Théorème d’Ampère

La circulation du vecteur champ d’excitation magnétique H le long d’un contour fermé (C) orienté par sa normale (règle du tire-bouchon) est la somme algébrique des courants traversant la surface s’appuyant sur le contour (C).

traversant la surface s’appuyant sur le contour ( C ). Le théorème d’ampère décrit la force

Le théorème d’ampère décrit la force magnéto motrice f.m.m. E d’un contour fermé

E en A. tr (Ampères Tours)

si dans le sens de n      1 i H en
si
dans le sens de
n
 1
i
H en A/m
E
H d
.
i
j
j
j
j
d
 
 1
si
i
dans le sens inverse de
n
(
C
)
j
j
j
en m

I en A

i dans le sens inverse de n ( C ) j j j en m I

Dans de nombreux cas le choix du contour simplifie le problème. En effet si le

le choix du contour simplifie le problème. En effet si le contour suit les lignes de

contour suit les lignes de champ alors H et d

effet si le contour suit les lignes de champ alors H et d sont colinéaires donc

sont colinéaires donc

 H d . H d . Devient (  ) + + ( C
H d
.
H d
.
Devient (  )
+
+
(
C )
C
n
1.2 Lois fondamentales du magnétisme
n
1.2.1 Vecteur normal n - vecteur surface S
Scos
n
Ils sont définis pour une spire:
S
 S
est un vecteur qui oriente la normale à la spire:
S
n
 1
S
. (Sans unité).
B
n est orienté par la règle de la main droite en utilisant un sens de rotation positif
arbitraire.

(pour simplifier on prend souvent le même sens que le courant i)

simplifier on prend souvent le même sens que le courant i) S  S . n

S S.n

S  S n .  S . n  S
S
S n
.
S .
n
 S
courant i) S  S . n S  S n .  S . n
courant i) S  S . n S  S n .  S . n

S Est colinéaire à n (même direction et même sens).

S n .  S . n  S S Est colinéaire à n (même direction
S n .  S . n  S S Est colinéaire à n (même direction

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 1.2.2 Flux d’induction magnétique Le flux magnétique  surface S du

1.2.2 Flux d’induction magnétique

Le flux magnétique

surface S

du champ magnétique B

au

produit

 surface S du champ magnétique B au produit à travers une spire orientée de des

à travers une spire orientée de

des

vecteurs

B B au produit à travers une spire orientée de des vecteurs et S : est égal

au produit à travers une spire orientée de des vecteurs B et S : est égal

et S :

est

égal

scalaire

de des vecteurs B et S : est égal scalaire   B  S 

B

S

B

S

cos(

B S

,

)

calculé pour une surface quelconque

en Weber (Wb);

pour une surface quelconque    en Weber (Wb); B en T et S en

B

en T et

surface quelconque    en Weber (Wb); B en T et S en m 2

S

en m 2 .



(S)

 en Weber (Wb); B en T et S en m 2 .  ( S

Bn dS

Weber (Wb); B en T et S en m 2 .  ( S ) B

Si on considère un circuit comprenant N spires:

t

N

1.2.3 Tube d’induction

Un tube d’induction est l’ensemble des lignes d’induction s’appuyant sur deux contours fermés (C1) et (C2)

Le flux sortant d’un tube de champ est nul.

Ceci traduit une propriété essentielle du flux, à savoir qu’il est conservatif

essentielle du flux, à savoir qu’il est conservatif 1.2.4 Loi de Faraday: Le phénomène liant la
essentielle du flux, à savoir qu’il est conservatif 1.2.4 Loi de Faraday: Le phénomène liant la

1.2.4 Loi de Faraday:

Le phénomène liant la tension aux bornes d’une spire au flux la baignant est traduit :

sur le plan qualitatif (expression de l’opposition) par la loi de Lenz : Le courant induit, par ses effets, s’oppose à la cause qui lui a donné naissance.

sur le plan quantitatif par la loi de Faraday.

Une spire ouverte baignée par le flux ()t

variable voit apparaître à ses bornes une

force électromotrice (fem) s’exprimant en convention générateur par :

d  ( ) t e t ( )  dt
d
( )
t
e t
( ) 
dt

Le sens de la fém induite ne dépend pas des conventions d’orientations choisies.

dt Le sens de la fém induite ne dépend pas des conventions d’orientations choisies. Dr L.
dt Le sens de la fém induite ne dépend pas des conventions d’orientations choisies. Dr L.

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 1.3 Les circuits magnétiques linéaires : 1.3.1 Linéarisation La courbe

1.3 Les circuits magnétiques linéaires :

1.3.1 Linéarisation

La courbe d’aimantation traduit le comportement non linéaire des matériaux pour lesquels on observe le cycle d’hystérésis.

On peut effectuer des simplifications plus ou moins partielles qui conduisent chacune à leur modèle. Les simplifications sont classées en considérant les grandeurs conservées parmi Br, Hc et Bsat. Dans la dernière modélisation, le matériau est B est totalement linéaire. On a alors :B = µ 0 µ r H , où la perméabilité relative μ r est constante. Si ce coefficient est très grand au point d’être considéré infini, on dit alors que le matériau est idéal.

Cette hypothèse considérant le matériau linéaire est la plus avancée.

considérant le matériau linéaire est la plus avancée. 1.3.2 Circuit magnétique parfait  Pas de lignes

1.3.2 Circuit magnétique parfait

est la plus avancée. 1.3.2 Circuit magnétique parfait  Pas de lignes de fuites : Si
est la plus avancée. 1.3.2 Circuit magnétique parfait  Pas de lignes de fuites : Si

Pas de lignes de fuites : Si tout le champ créé est uniquement destiné au circuit magnétique, on dit qu’il n’y a pas de fuites.

L’induction magnétique est uniforme, constante et orthogonale à chaque section droite du circuit magnétique donc BS

Au niveau de l’entrefer, les lignes de champ se déforment. On suppose donc que le champ reste dans prolongement de l’entrefer, c’est à dire que la section de l’entrefer et du circuit magnétique sont les mêmes.

C’est une autre manière de considérer que les fuites sont nulles au niveau de l’entrefer.

Circuit linéarisé : B = µ 0 µ r H. avec µ constant

l’entrefer.  Circuit linéarisé : B = µ 0 µ r H . avec µ constant
l’entrefer.  Circuit linéarisé : B = µ 0 µ r H . avec µ constant
l’entrefer.  Circuit linéarisé : B = µ 0 µ r H . avec µ constant

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 1.3.3 Conséquences : relations d’Hopkinson Dans le circuit magnétique B

1.3.3 Conséquences : relations d’Hopkinson

1.3.3 Conséquences : relations d’Hopkinson Dans le circuit magnétique B est uniforme, constante sur

Dans le circuit magnétique B est uniforme, constante sur une section droite du circuit magnétique et le long de la ligne de champ moyenne (l).

Comme BS .

Théorème d’Ampère (sur la ligne moyenne) : H   NI E

d’Ampère (sur la ligne moyenne) : H   NI  E On a alors :
d’Ampère (sur la ligne moyenne) : H   NI  E On a alors :

On a alors :

H

B

B

1

µ

µ µ

0

r

µ µ

0

r

S

d’où la relation

E=

H

1   
1

µ µ

0

r

S

Il apparaît donc une relation linéaire entre la force magnétomotrice E (fmm) et le flux , Ceux-ci étant

liés par les paramètres physique du matériaux :µ , et S. On regroupe donc les paramètres physiques

sous un seul terme de reluctance

les paramètres physiques sous un seul terme de reluctance  µS Comme le circuit ne présente
les paramètres physiques sous un seul terme de reluctance  µS Comme le circuit ne présente



µS

physiques sous un seul terme de reluctance  µS Comme le circuit ne présente pas de

Comme le circuit ne présente pas de fuites de flux , on considère donc que le flux est conservatif.

Si plusieurs bobinages coexistent, il faut sommer les

influences des fmm :

coexistent, il faut sommer les influences des fmm : E=   k N i k

E=

k

N i

k

k

k

traduit le sens de la fmm. Il est

Le coefficient

obtenu en appliquant la règle des points homologues :

Des courants entrants par les points homologues de différents bobinages placés sur un circuit magnétique créent des forces magnétomotrices qui s’ajoutent

k

On écrit donc la relation d’Hopkinson :

k

N i

k

k

   

i

  

k

i

k k       i     k i 
k k       i     k i 

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 1.3.4 Analogie électrique Grandeurs magnétiques   Grandeurs

1.3.4 Analogie électrique

Grandeurs magnétiques

 

Grandeurs électriques

 

Force magnétomotrice : E= Ni en A ou A.tr

Force électromotrice : E en Volts (V)

flux d’induction : en Webers (Wb)

Courant électrique : i en Ampères (A)

Réluctance :



Réluctance :    Résistance : R    
 

Résistance : R

 
 
 

µS

S

ddp magnétique : U=

 

ddp électrique : U = R I

 

maille magnétique

U =

m

maille

0

Maille électrique :

U =

m

maille

0

nœud magnétique

m

=

0

nœud électrique :

 

I =

n

0

noeud

noeud

 

Association série

  

éq

1

2

 
Association série    éq 1 2   Association série R éq  R 

Association série

R

éq

R R

1

2

 
R2
R2
 
R1
R1

Association

 
Association   Association    

Association

   

parallèle :

 

parallèle :

   
R 1 R 2
R
1
R
2

1

1

1

1

 

1

1

éq

1

2

R

éq

R

1

R

2

1.4 Les circuits magnétiques en régime sinusoïdal : bobine à noyau de fer

Les circuits magnétiques ont été jusqu’à maintenant étudiés dans le cadre de l’approximation linéaire d’Hopkinson : les circuits magnétiques sont parfaits, c’est à dire linéaires (μr constant) et exempts de fuites magnétiques (tout le flux créé par les enroulements apparaît dans le circuit magnétique).

Dans les applications industrielles, l’approximation linéaire n’est plus de mise car

pas aux inductions L’exploration des

zones saturées permet de décrire plus justement les phénomènes observés.

l’exploitation des matériaux ne se cantonne faibles, là où la linéarité est garantie.

des matériaux ne se cantonne faibles, là où la linéarité est garantie. Dr L. Abdelhakem Koridak
des matériaux ne se cantonne faibles, là où la linéarité est garantie. Dr L. Abdelhakem Koridak
des matériaux ne se cantonne faibles, là où la linéarité est garantie. Dr L. Abdelhakem Koridak

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique 1.4.1 Rappels sur la bobine sans noyau de fer en régime linéaire

1.4.1 Rappels sur la bobine sans noyau de fer en régime linéaire

Relations:

Dans une bobine sans noyau de fer la tension à ses bornes est la somme des

tensions induites sur chacune des spires :

d

dt

.

( )

u t

N

L’écriture de la loi d’Hopkinson dans une bobine sans noyau donne

Avec

 µ S 0

µ S
0
 Ni
 Ni

Donc

( )

u t

N

2 di

dt

L

soit

( )

u t

N

2

µ S di

0

dt
dt

L

où l’on retrouve le coefficient de proportionnalité

L

N

2

µ S

0

le coefficient de proportionnalité L  N 2 µ S 0 inductance de la bobine en

inductance de la bobine en Henry (H) Ce coefficient reste constant car la

perméabilité µ 0 ne change pas.

De même cette proportionnalité est retrouvée entre le flux dans une spire et le courant qui la traverse :

On retrouve

l’inductance vue précédemment.

NLi

est

le

flux vu

par l’ensemble des spires et L

1.4.2 Caractérisation de la bobine à noyau de fer en régime linéaire

Toutes les lignes de champ créées par l’enroulement n’apparaissent pas dans le circuit magnétique. Pour

des raisons essentiellement de fabrication, certaines d’entre-elles se rebouclent dans l’air proche des spires.

On distingue le flux dans le matériau()t

fuite s’en échappant

l’enroulement s’écrit :

du flux de

( t ) t t

t

f

e

( )

( )

f

( )

ainsi le flux embrassé par

et par la loi de

e ( ) ( ) f ( ) ainsi le flux embrassé par et par la

d

e

t

( )

d

t

( )

d

f

t

( )

Faraday la tension est

( )

u t

N

dt

N

dt

N

et comme la loi

dt N 2 L   alors :
dt
N
2
L  
alors :

di t

( )

di t

( )

u t ( )  L  f
u t
( ) 
L
f

dt

dt

d’Hopkinson nous donne Ni si on pose

( )  L  f dt dt d’Hopkinson nous donne Ni   si on
( )  L  f dt dt d’Hopkinson nous donne Ni   si on

Electricité Générale Et Electrotechnique

Electricité Générale Et Electrotechnique ( avec . N 2 f   air mais pour laquelle

(avec .

N

2

f   air
f
 
air

mais pour laquelle air n’est pas physiquement définit car il ne

correspond pas à un parcours précis)

Et comme

Ni

L i

N

alors

NLi

On peut rajouter le caractère résistif du fil ainsi les 3 paramètres suivants caractérisent la bobine :

o

o

o

Résistance : r

caractérisent la bobine : o o o Résistance : r   s Coefficient d’auto induction

s

Coefficient d’auto induction :

L

N

2

di t