Tendances: Canada Goose a migré du Grand Nord jusqu'en ville - News Vivre: Mode

Tendances: Canada Goose a migré du Grand Nord jusqu'en

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L'avenue de la Gare, à Lausanne, n'a rien de la rue de Bourg ni des stations alpines de luxe que sont
Gstaad ou Aspen. Et pourtant, un jour de semaine, en dehors des heures de pointe, on n'y a croisé
pas moins de quatre manteaux Canada Goose (dont le prix moyen est de 1000 francs)! Sur un total
d'une dizaine de doudounes, qui sont forcément de mise quand souffle la bise.
«Quand je suis rentrée du Québec avec ma Canada Goose noire j'étais toute folle, sourit Florence
Stumpe, une Lausannoise bien emmitouflée. Mais maintenant que tout le monde en a une, je suis
presque tentée de découdre l'écusson, pour ne pas faire suiveuse. Pourtant, je me ravise parce que
c'est de la bombe: avec un simple sweat en coton, j'ai bien chaud malgré le vent glacial!»
Plus encore que l'italienne Moncler, sa cousine mode et souvent en tissu brillant, la marque
canadienne a envahi la Suisse romande en commençant, une fois n'est pas coutume, par réchauffer
les hommes.
«Le modèle classique long, comme la parka «Château», est parfait sur un costard. Comme les
manteaux sont légers, ils ne sont pas trop encombrants, explique François Biéler, patron de Trend
Mania à Lausanne, la première boutique à avoir proposé la marque Canada Goose - en 2008 déjà! dans la capitale vaudoise. Aujourd'hui, je dirais que la clientèle est de 50%-50% entre les femmes et
les hommes et qu'elle va de l'adolescent qui fréquente une école privée à une personne de 70 ans et
plus principalement concernée par la peur d'avoir froid.»
Arrivées à Lausanne en 2008
Le jeune homme, qui possède lui-même deux modèles très différents de la marque, avoue qu'au
moment de proposer ses dix premières pièces à ses clients, il pensait s'adresser essentiellement à
des gens à la recherche d'un vêtement bien chaud à porter en montagne après une journée de ski.
«Mais ce sont en fait les citadins qui en achètent. En 2011-2012, elles étaient vraiment à la pointe de
la mode et très recherchées, notamment parce qu'elles étaient rares. Cela fait trois hivers qu'on se
dit que la folie va se calmer, mais la Doudoune Canada Goose Boutique demande est toujours là.
Certains n'arrivent même pas à attendre l'hiver et se mettent à la porter au mois d'août sur un
simple T-shirt, ce qui est en fait complètement ridicule!»»
Baisse de prix la saison prochaine
Mis à part le phénomène de marque et le comportement quelque peu ovin du consommateur, qu'estce qui séduit autant les gens? «La simplicité de la coupe, qui fait que la veste peut durer plusieurs
années sans être démodée ni s'abîmer, la qualité des composants et des finitions, la traçabilité de la
fourrure Doudoune Canada Goose Boutique et du duvet, le fait main et surtout le rapport incroyable
entre sa chaleur et son poids: la plupart des modèles concurrents sont deux fois plus lourds.»
Victime de son succès, Canada Goose a parfois pris du retard au moment d'honorer ses commandes.
«L'an dernier, il a fait froid en novembre et nous n'avions pas encore reçu tous les modèles, regrette
François Biéler. Là, je termine la commande pour l'année prochaine! J'ai des clients qui viennent me
demander un modèle spécifique, pour lequel ils paient un acompte. Il m'arrive aussi qu'on me règle
un manteau en mensualités, mais globalement les Vaudois ont les moyens de s'offrir une Canada

Goose.» Surtout que, grâce au franc fort, elles passeront sous la barre des 1000 francs la saison
prochaine.

Porter une contrefaçon, c'est mettre sa vie en
danger!
Sur son site officiel, Canada Goose informe, sans
prendre de gants, que les acheteurs de pâles copies des manteaux originaux risquent... la mort! Non
pas par injection létale, mais simplement par le froid. «La contrefaçon est non seulement illégale,
mais elle est dangereuse. Après avoir analysé l'intérieur des vestes contrefaites, nous savons que les
faussaires utilisent souvent des plumes, du paillis ou d'autres matières de remplissage. Ces matières
sont fréquemment porteuses de bactéries ou de moisissures qui peuvent engendrer des problèmes
de santé. Par ailleurs, des poils de ratons laveurs, de chiens ou d'autres animaux inconnus peuvent
être utilisés à la place de notre garniture en fourrure de coyote, efficace. Et, plus important encore,
porter une parka Canada Goose authentique peut faire la différence entre la vie et la mort pour une
personne habitant dans une région froide. Sans la protection du vrai duvet et de la fourrure, il y a un
risque réel de gelure.»
Mis à part ces phrases marketing qui font froid dans le dos, la marque donne aussi des conseils
pratiques pour ne pas se faire avoir. Il faut faire attention à la qualité de la fourrure, à l'insigne
souvent mal cousu, aux fautes d'orthographe sur les étiquettes et à l'absence d'hologramme, une
mesure introduite récemment par Canada Goose.
Les sites plus vrais que nature vendant de fausses vestes (le plus souvent fabriquées en Asie à
grande échelle par des professionnels de la contrefaçon) fleurissent, alors même que Canada Goose
ne vend aucun de ses produits en ligne. La prudence est donc de mise. (24 heures)
(Créé: 14.02.2015, 15h34)

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