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L'histoire de l'éducation est un élément important de l'histoire sociale, économique et politique du Canada.

Au
habituellement un processus informel où les compétences et les valeurs se transmettaient d'une génération à l'
ainsi que par les soeurs et frères plus âgés. Trois siècles plus tard, l'apprentissage non structuré est devenu un
d'instruction publique régis par les gouvernements provinciaux.

Mots-clés
Éducation

L'importance que le Canada accorde aux préoccupations collectives de paix, d'ordre et de bon gouvernement
publiques » telles que l'instruction en fonction de leurs incidences globales sur la société. Pour cette raison, le
dépensent plus d'argent en matière d'éducation que tout autre pays. Pour comprendre l'évolution du phénomèn
pencher particulièrement sur les politiques officielles et sur les changements survenus dans la vie des enfants.

Prairies, école des


École de Coldridge, vers 1905 (avec la permission du Saskatchewan Archives Board).

Origines

Au cours du régime français au Canada, le processus d'apprentissage faisait partie intégrante de la vie de tous
français soutenait l'Église catholique dans ses efforts de scolarisation, la FAMILLE demeurait l'unité de base
totalité des apprentissages se faisaient dans cet environnement. Dans le contexte de l'économie de main-d'oeu
familles comptaient sur l'apport économique d'enfants engagés dans des activités productives. Ceux-ci appren
terre avec l'aide d'autres membres de la famille. Les garçons apprenaient divers métiers par le biais du systèm

D'autre part, la population étant peu élevée et dispersée sur le territoire, c'est la famille qui s'occupait de l'éduc
de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Dans certaines régions, les prêtres des paroisses mettaient sur p
enseignaient le catéchisme et d'autres matières. Toutefois, la plupart de la population de la Nouvelle-France, s
ni lire ni écrire.

Enseignement au XVIIe siècle


Dans les villes de la Nouvelle-France, l'éducation formelle prenait plus d'importance pour différentes raisons.
Ursulines, la Congrégation de Notre-Dame et d'autres communautés religieuses offraient une formation éléme
lecture, d'écriture et d'arithmétique. Les garçons qui se destinaient à la prêtrise ou à des professions libérales p
supérieure. Au milieu du XVIIe siècle, on offrait un programme d'études classiques, de grammaire et de théol
fondé en 1635. Au cours des années 1660, Mgr de LAVAL fonde le SÉMINAIRE DE QUÉBEC, qui deviendr
.

L'instruction publique destinée aux femmes était plutôt limitée et ne dépassait pas, en règle générale, l'instruc
compétences comme les travaux d'aiguille. Cependant, les filles qui vivaient à la campagne étaient souvent pl
efforts des soeurs de la Congrégation de Notre-Dame qui ouvraient des écoles dans les campagnes comme da
d'institutrices itinérantes.

Même si une minorité restreinte des habitants de la Nouvelle-France recevaient une instruction dans un cadre
catholiques jouent un rôle important dans le domaine de l'éducation formelle. Les Récollets espéraient affaibl
traditionnelle et des systèmes de valeurs des peuples autochtones en éduquant les jeunes garçons et filles dans
apprenant les coutumes françaises. Les Jésuites, qui se lancent aussi dans un ambitieux programme de francis
lexiques des langues autochtones et ouvrent diverses écoles.

D'autres communautés, telles que les Ursulines, concentrent leurs efforts sur les jeunes filles autochtones. Tou
l'Église catholique ont un succès restreint et leurs initiatives dans le domaine de l'éducation, une influence lim
lesquelles l'apprentissage est perçu comme une partie intégrante des activités quotidiennes. (Voir AUTOCHT

XVIIIe et début du XIXe siècle

Au cours du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, la famille demeure le cadre incontesté de l'éducation et
alors l'Amérique du Nord britannique, reçoivent une instruction officielle assurée par des tuteurs ou dans des
toutefois à changer pendant cette période à mesure que le gouvernement britannique s'intéresse à l'éducation c
favorisant l'identification avec le protestantisme, la langue anglaise et les coutumes britanniques.

Ryerson, Egerton
Egerton Ryerson, à l'origine de l'aménagement des programmes canadiens, fait partie des fondateurs du systèm
d'éducation contrôlé par l'État le principal moyen d'intégrer des « étrangers » (avec la permission des Public A
Dans les années qui suivent la Conquête de 1759-1760, les autorités britanniques sont « obsédées » par la fort
sein de la colonie et tentent à plusieurs reprises d'ouvrir des écoles qui échapperaient au contrôle des autorités
l'Église catholique et, plus encore, par le manque d'intérêt des collectivités locales qui associent davantage l'éd
de cours.

Cependant, l'idée d'instruction se répand parmi les leaders sociaux au début du XIXe siècle. À cette époque, le
éducateurs débattent de la question du financement et du contrôle de l'éducation, ainsi que de la participation
peut facilement constater l'émergence d'un consensus social à l'égard d'une structure de SYSTÈMES SCOLA

La mise sur pied de systèmes scolaires au Canada au cours du XIXe siècle emprunte des voies et un calendrier
ambitions complexes et souvent conflictuelles des éducateurs officiels et des parents. Ces similarités ne doive
différences notables liées à d'importantes distinctions sociales, culturelles et politiques.

Des systèmes scolaires semblables voient le jour au Canada grâce au dynamisme des chefs de file dans le dom
appellent à juste titre « les promoteurs de l'école ») au milieu du XIXe siècle et à la volonté de nombreux pare
leurs enfants à l'école partout où c'est physiquement possible.

La cohérence des vues des chefs de file en matière d'éducation ne surprend pas si l'on tient compte du fait qu'i
uns les autres, mais qu'ils communiquent aussi souvent entre eux. Le chef de file ontarien Egerton RYERSON
Baptiste Meilleur du Québec de même qu'avec John Jessop de la Colombie-Britannique. De plus, ces mêmes
internationale. Par exemple, Egerton Ryerson visite plus de 20 pays en 1844 et en 1845, alors qu'il élabore ses
publiques.

Les promoteurs de l'école ont la conviction profonde que la démocratisation de l'instruction peut être un outil
de pensée et des comportements appropriés aux enfants. Dans leur esprit, l'objectif de l'instruction de masse n
de connaissances théoriques. Les systèmes scolaires sont conçus pour résoudre une vaste gamme de problème
en passant par l'inactivité et le vagabondage.

Les éducateurs relient ces problèmes réels et potentiels à trois causes principales : l'influence d'une immigrati
transition du capitalisme agraire au capitalisme industriel et le processus de formation de l'État, dans lequel le
pouvoir politique. Alors que ces trois causes jouent toutes un rôle important dans l'esprit des promoteurs de l'i
relative que chaque éducateur leur accorde relève du contexte régional et culturel dans lequel les promoteurs r

Milieu du XIXe siècle

Au milieu du XIXe siècle, en Ontario, la présence d'une population concentrée surtout dans les campagnes (et
petites villes industrielles) semble indiquer que les craintes relatives à l'incidence de changements économiqu
connaissance de changements survenus ailleurs, plutôt que sur l'expérience vécue. Toutefois, on peut constate
l'importance de la formation de l'État à l'échelle locale.

Le Canada n'est pas né d'une révolution comme c'est le cas des États-Unis mais, pendant les RÉBELLIONS D
différentes collectivités du centre de l'Amérique du Nord prennent les armes pour faire aboutir des exigences
Les divers soulèvements fournissent des arguments de poids aux chefs de file qui affirment que des écoles son
génération de citoyens.

C'est pourquoi, les promoteurs de l'école en Ontario adoptent souvent une attitude antiaméricaine et antirépub
d'instituteurs ou de livres de classe américains. De leur point de vue, on doit envisager avec circonspection un
mettent plutôt à importer certains éléments des écoles irlandaises, notamment les programmes de lecture irlan
aux besoins d'une population protestante et catholique. Cette stratégie comporte aussi une bonne dose de prag
irlandais sont majoritaires au milieu du XIXe siècle en Ontario.

Au Québec, les rébellions sont encore plus importantes qu'en Ontario; par conséquent, les préoccupations pol
dans l'esprit des promoteurs de l'éducation. Étant donné le rôle directeur assumé par l'Église catholique, la mi
prend du retard pendant que les chefs de file laïques et religieux discutent d'une répartition des pouvoirs et de
acceptables. Au cours des années 1870, la primauté du pouvoir ecclésiastique dans le domaine de l'éducation
60, comme on le verra) et, par la suite, le Québec sera la seule province sans ministre de l'Éducation.

On peut assurément voir des immigrants un peu partout sur les bords du Saint-Laurent à partir du port de Qué
et se dirigent plutôt vers des régions plus à l'ouest sur le continent. Parallèlement, l'économie du Québec subit
n'y a qu'à Montréal que les éducateurs peuvent affirmer de façon réaliste que des écoles étaient nécessaires po
phénomènes tels que la prolétarisation.

Fin du XIXe siècle

Plus tard au cours du siècle, l'importance relative de l'immigration, les changements économiques et la format
dans les projets officiels de construction d'écoles un peu partout au Canada. Sur la côte du Pacifique, par exem
principal caractérisant le mouvement d'instruction de masse, mais les manifestations de ce phénomène sont tr
continent.

Dans le cas de la Colombie-Britannique, la différence essentielle réside dans l'arrivée massive d'Asiatiques, d
les mines de Cariboo, puis à la construction des chemins de fer. Au début du XXe siècle, les immigrants japon
dans le secteur des pêches et, à un moindre degré, dans le commerce et les exploitations agricoles.

Au sein d'une population surtout d'origine britannique, l'importante immigration asiatique alimente les crainte
Britannique comme « province blanche », ainsi qu'à l'égard de la concurrence économique directe. Des émeut
pressions exercées par des groupes tels que l'Asiatic Exclusion League, donnent lieu à partir de 1923 à la prom
l'immigration asiatique (y compris une politique de « porte fermée » à l'égard des Chinois). Au cours de la De
de l'application de mesures nativistes permet de « vider » de leurs occupants des villages côtiers qualifiés de «
sont des citoyens d'ascendance japonaise nés au Canada, et facilite leur internement forcé dans des camps.

XXe siècle

Dans ce contexte, le processus de scolarisation se met en place dans l'Ouest du Canada de façon quelque peu
différence de taille réside dans un goût marqué pour les examens, et surtout pour les premiers « tests d'intellig
siècle. Toutefois, les enseignants de la Colombie-Britannique, s'empressent, un peu plus que leurs collègues d
beaucoup plus que ceux du Québec, à se servir des tests « scientifiques » comme d'un outil approprié de class

Les dirigeants de la Colombie-Britannique accordent beaucoup d'attention aux étudiants asiatiques et étudient
compte de l'ascendance de chaque étudiant. Des résultats consistants, démontrant les très bonnes notes obtenu
étonnent les responsables scolaires et les persuadent non seulement d'élaborer des hypothèses fondées sur la n
mais aussi de poursuivre les tests pour assurer le « progrès » scolaire de la population d'origine britannique de

Même si l'importance relative des motivations respectives des promoteurs de l'instruction publique varie d'un
l'implantation des institutions de scolarisation de masse dépend surtout du soutien des parents et des enfants. L
peut se comprendre si l'on se penche sur les changements en cours à cette époque du point de vue de la procré

L'élément essentiel de la procréation au sein de la famille est l'attitude de celle-ci vis-à-vis de l'avenir, et notam
et au rythme du changement social et économique. Cette angoisse se nourrit d'une crainte de mobilité sociale
intergénérationnelle. Il est évident qu'une telle crainte hante bien des familles avant le XIXe siècle et explique
l'élément central traditionnel de la stabilité matérielle et de la cohésion familiale non seulement en Nouvelle-F
Nord. De plus, au cours du XIXe siècle, la terre continuera d'être perçue comme le fondement le plus solide de

Cependant, le développement du capitalisme agraire, marchand et industriel alimente les impressions d'insécu
conscience que, si l'on peut amasser de grandes fortunes, on peut les perdre aussi très rapidement. L'évidente
emplois pourtant bien rémunérés et à l'égard d'entreprises prospères, finit par envahir de plus en plus l'esprit d
leurs enfants, ainsi que leurs vieux jours, dans un contexte de raréfaction des terres disponibles.

Une réponse à cette situation consiste à avoir moins d'enfants et à investir davantage dans leur éducation. Au
parents canadiens (mais en nombre plus modeste au Québec, pour des raisons exposées plus loin) pratiquent l
descendants moins nombreux une progéniture de meilleure « qualité ».

Les modifications des stratégies parentales expliquent pourquoi les parents envoient un plus grand nombre d'e
périodes plus longues, à mesure que le XIXe siècle avance. Lentement et de façon complexe, l'instruction en v
comme outil essentiel pour les familles qui cherchent à se reproduire matériellement. Lors de l'adoption des lo
provinces canadiennes (sauf au Québec) plus tard au XIXe siècle, la majorité des parents envoyaient déjà leur

Une certaine résistance à l'école se manifeste, particulièrement chez ceux qui n'aiment pas payer des impôts s
n'acceptent pas l'instituteur proposé (local) et chez ceux qui désirent maintenir des liens entre l'enseignement
masse. Dans les villes, des « préfets » de discipline « ramassent » aussi des enfants (surtout les enfants des ou
envoient dans des pensionnats industriels. Toutefois, cette résistance porte surtout sur la forme et les coûts, pl
scolarisation de masse. Des compromis tels que l'autorisation d'écoles paroissiales contribuent donc à résoudr
la plupart des cas, les parents envoient leurs enfants à l'école bien avant que la loi ne les y oblige.

Le prestige attribué à la formation scolaire constitue la principale motivation des parents qui veulent assurer u
Contrairement à l'importance accordée par les promoteurs de l'école à la formation du caractère, à l'acquisitio
principes politiques et sociaux, ainsi qu'à l'apprentissage de comportements appropriés, plusieurs parents sont
veulent que leurs enfants apprennent à lire, à écrire et à compter.

Fait à noter, on accorde à la formation scolaire une valeur diffuse et cette valeur n'est pas nécessairement liée
certains parents envoient leurs enfants à l'école pour qu'ils obtiennent un diplôme, plusieurs ne les y envoient
permettent. Par exemple, la fréquentation de l'école par les garçons baisse dans les collectivités où les débuts
grand nombre d'emplois.

Parallèlement, l'assiduité des élèves varie d'une saison à l'autre, surtout dans les zones rurales où les exigence
familiale sont prioritaires. Dans cette optique, le lien entre l'instruction et le marché du travail est informel et
nette de l'école au marché du travail, à quelque âge que ce soit. Au contraire, plusieurs enfants travaillent et fr
variées pendant l'année, ainsi que d'une année à l'autre, et, dans la plupart des cas, leur départ de l'école n'est p
diplôme.

Le rôle croissant joué par l'école dans le cadre de la perpétuation de la famille est assez diffus en Amérique du
différentes formes, selon les endroits et les groupes. L'importance de l'école varie énormément à cet égard en
des valeurs culturelles.

Par exemple, les Canadiens français du Québec et des autres provinces accordent en règle générale moins d'im
commencent à pratiquer la contraception au milieu du XIXe siècle, cette pratique est beaucoup moins répandu
groupes. Dans le même ordre d'idées, les jeunes francophones se mettent à fréquenter de plus en plus l'école,
marquée que dans d'autres groupes. Les taux d'alphabétisation chez les francophones demeurent très en deçà d
du XXe siècle. Dans l'ensemble, les francophones ne cherchent pas à avoir moins d'enfants pour leur offrir un
la plupart des autres groupes le font entre 1850 et le milieu du XXe siècle.

Les stratégies différentes de renouvellement des générations des francophones résultent sans doute de plusieu
enfants à l'activité économique de la famille demeurant un élément incontournable pendant plusieurs décennie
l'instruction et le marché du travail est particulièrement faible chez les francophones. Dans une plus grande m
francophones continuent à assurer leur survie et leur sécurité matérielles en comptant sur le travail des différe
stratégie n'est pas la norme uniquement dans les zones rurales en expansion (au Québec et en Ontario), mais a
des villages et des municipalités. Une nouvelle jonction entre l'école et la société n'apparaît chez les francoph
mondiale.

Révolution tranquille

Le point de départ d'un changement en profondeur dans le domaine de l'éducation au Québec est la mise sur p
d'enquête au moment de la mise en branle de ce que l'on a appelé par la suite la RÉVOLUTION TRANQUIL
compte des recommandations formulées par cette commission, le gouvernement du Québec modernise le syst
le niveau d'instruction de l'ensemble des francophones et de produire une main-d'oeuvre mieux qualifiée. On
catholique dans le domaine de l'éducation en faveur d'une administration gouvernementale et on accorde des b
commissions scolaires de la province.

Ces changements importants en matière d'éducation sont au coeur de la Révolution tranquille. Malgré certaine
responsables de l'Église catholique, le gouvernement du Québec envisage le progrès en matière d'éducation co
devenir « maîtres chez nous ». Il promeut le concept d'une scolarisation plus institutionnalisée au rang de proj
instruction amènerait un renouveau économique et social, et les francophones du Québec feraient partie d'une

Dans le prolongement des aspirations reliées à la Révolution tranquille, on justifie l'importance de l'instructio
manières. D'abord, les dirigeants insistent sur la nécessité de se débarrasser d'un héritage d'analphabétisme éle
l'on veut atteindre un niveau de modernité sociétale approprié. L'éducation est promue au rang de possession
contexte contemporain. Cette vision des choses fait aussi sienne une conviction profonde qui remonte à l'époq
l'Amérique du Nord britannique, c'est-à-dire que l'instruction peut contribuer à la réalisation des ambitions so

Lois sur la langue française

La stratégie la plus controversée en matière d'éducation est l'adoption de lois linguistiques au cours des année
l'école française aux immigrants. Ces lois veulent renverser le modèle traditionnel d'intégration des immigran
qu'à la population francophone du Québec.

Prairies, salle de classe des (1915)


Salle de classe à Bruderheim, en Alberta. Les écoles des Prairies permettaient l'assimilation des immigrants (a
Glenbow Museum).
L'autre moyen de promouvoir l'importance de la scolarisation est lié à la nécessité d'avoir des compétences sc
vise à contribuer à l'avènement d'une société québécoise moderne par le truchement de la compétitivité écono
supérieures en mathématiques et en sciences fait partie d'une stratégie importante visant à se libérer de l'oppre
remonte à la Conquête de 1763. L'importance historique accordée à la religion et aux humanités dans les écol
sur-le-champ, mais elle faiblit progressivement après le début des années 60.

La restructuration scolaire, promue au rang de chantier national au Québec, recueille un vaste soutien populai
responsables et les parents au Québec appuient le projet d'une instruction de meilleure qualité avec beaucoup
d'impôt considérables nécessaires au financement de ces activités.

Les parents commencent aussi à songer à élever moins d'enfants, qui pourraient bénéficier ainsi d'une meilleu
et au début des années 60, le taux de natalité diminue énormément au Québec, passant de la moyenne traditio
États-Unis à la plus basse. Incidemment, les leaders religieux et laïques du Québec s'opposent à cette tendanc
l'importance de la population francophone. Malgré cette opposition, les parents continuent à limiter le nombre
précédent dans un contexte de changement de comportements en matière de renouvellement des générations.

Des familles moins nombreuses permettent aux parents francophones du Québec de mieux soutenir l'éducatio
60, ils s'intéressent davantage aux affaires scolaires. Le résultat est qu'aujourd'hui, le cadre scolaire au Québec
du reste du Canada.

La mise en place de systèmes scolaires publics au XIXe siècle se caractérisait par l'uniformisation des manuel
l'organisation des lieux d'enseignement et l'élaboration de programmes d'études. On voyait les enfants comme
façons mais, avec les années, on en est venu à les percevoir comme des individus uniques, dotés de capacités
pousses que l'on doit nourrir en respectant les besoins de leurs natures respectives).

Le changement de mentalité à l'égard des enfants alimente la croissance des nouveaux programmes scolaires
pour accommoder les capacités divergentes et le potentiel varié des étudiants. En outre, on élabore des progra
technique pour les étudiants qui s'avèrent inaptes aux études théoriques. Hélas, les critères utilisés pour répart
programmes reflètent davantage des préjugés culturels et sociaux que des évaluations intellectuelles. Des inst
mesure du quotient intellectuel, élaborés au cours des années 20, en disaient involontairement plus sur la men
sur les aptitudes des étudiants, mais on les utilise néanmoins pour répartir les étudiants dans différents progra

Cette approche est constamment modifiée au cours du XXe siècle, surtout après la Deuxième Guerre mondiale
postsecondaires permet d'élaborer de nouvelles méthodes d'orientation des étudiants dans des programmes va
débats en matière d'éducation portent surtout sur le contenu des PROGRAMMES D'ÉTUDES convenant aux
discussions entourant les questions d'administration, de financement, de formation des maîtres, ainsi que d'au
scolaires, suivent une évolution semblable au modèle de fonctionnement général élaboré au cours du XIXe siè

Religion et langue

Une bonne partie des conflits et des controverses en matière d'éducation concernent la religion et la langue. L
pratiques locales à une surveillance officielle et oblige les collectivités à se conformer à des normes d'instruct
correspondent pas toujours aux réalités d'une société diversifiée.

Par exemple, les groupes religieux n'ont pas toujours apprécié l'idée d'un programme d'études laïques et leur o
systèmes scolaires parallèles catholiques et protestants au Québec, la mise sur pied d'ÉCOLES SÉPARÉES d
ainsi qu'un système scolaire entièrement confessionnel à Terre-Neuve. Ces changements font l'objet de garant
1867, qui ne se limite pas à stipuler que la compétence juridique en matière d'éducation revient aux provinces
confessionnelles déjà en place dans les provinces au moment où celles-ci adhérent à la Confédération.

Langue d'enseignement de la minorité

L'histoire de l'éducation au Canada se caractérise par des conflits incessants au sujet de la langue d'enseignem
controverses concernent les francophones hors du Québec mais, récemment, la question linguistique touche a
plus de déborder du côté de l'enseignement des langues d'origine des enfants des immigrants (voir LANGUES
DES). Ces conflits reflètent une situation où, même dans un contexte de mise en place généralisée d'une instru
visions éducatives divergentes ont toujours existé tant chez les concepteurs de projets éducatifs que chez les p

Parallèlement, dans la conception même de l'instruction uniformisée, a toujours existé une distinction très net
publique idéale du milieu du XIXe siècle comprend des entrées, des classes et des lieux séparés pour les garço
redéfinition de la famille comme association fondée sur les liens émotionnels plutôt que comme une unité de
que les filles doivent être éduquées en vue des tâches ménagères et que les garçons devaient être formés à leu

Vers la fin du XIXe siècle, les filles prennent des cours d'ÉCONOMIE DOMESTIQUE pour apprendre à cuis
garçons, surtout ceux de familles ouvrières, apprennent des métiers manuels reliés à la production manufactur
comme mères et épouses, de même que la rareté relative du choix des emplois offerts aux femmes, contribue
enseignant du niveau élémentaire.

Bien que le foyer était considéré comme le lieu par excellence pour les femmes, les jeunes femmes célibataire
aptes à enseigner aux jeunes enfants qui ne peuvent que profiter de leurs présumées qualités innées d'éducatri
dirigées par des responsables masculins qui se perçoivent comme les vrais éducateurs. Même à la fin du XXe
antérieurement subsistent. L'histoire de l'éducation diffère par conséquent pour les filles et les garçons.

L'éducation systématique a aussi des incidences différentes pour les Canadiens d'origine autre qu'européenne.
éducateurs à l'égard des autochtones n'ont pas changé, même après le régime français en Nouvelle-France. Au
pensionnats constituent un outil privilégié pour séparer les enfants autochtones de leurs peuples respectifs, ma
engendrer en eux une confusion culturelle et à les blesser intérieurement.

Récemment, des responsables de l'enseignement ont tenté d'élaborer en collaboration avec les peuples autoch
qui respectent leur identité culturelle mais, jusqu'à maintenant, le contexte politique, social et économique des
AUTOCHTONES ET BLANCS empêche une collaboration efficace.

Parallèlement, l'histoire de l'éducation au Canada inclut aussi la mise en place d'écoles séparées pour les Noir
cours du XIXe siècle, ainsi que l'application de règlements spéciaux pour les Asiatiques en Colombie-Britann
discriminatoires ne constituent plus des politiques officielles au Canada, mais on retrouve encore des allusion
dans certains programmes d'enseignement et certains manuels scolaires.

Conclusion
L'histoire de l'éducation au Canada, comme dans les autres pays occidentaux, est liée à la croissance de l'instr
impôts et supervisée par l'État. Cet accroissement résulte de préoccupations culturelles, morales et politiques
fondée sur le travail salarié, de changements de mentalité à l'égard de l'enfance et de la famille, ainsi que de la
en institutions.

En cette fin de XXe siècle, l'instruction fait partie d'un réseau institutionnel qui comprend les hôpitaux, les ent
sociaux. Divers groupes font l'expérience de cette croissance de bien des manières, que ce soit par des voies o
de compte, il existe plusieurs versions de l'histoire de l'éducation au Canada, et on peut faire d'importantes dis
tendances.

Auteur CHAD GAFFIELD

Liens supplémentaires

L'institutrice rurale