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TEMA 13 TEMARIO 93

Tema 13 La palabra como signo lingüístico. Homonimia. Sinonimia. Antonimia. « Les faux amis ». Creatividad léxica.

INTRODUCTION.

Les langues sont fondées sur une organisation interactive de la forme et du sens. Dans ce sujet nous étudierons le signe linguistique saussurien en général, pour continuer avec les relations que les signes peuvent avoir entre eux, en ce qui concerne le signifié avec les relations de sens comme l’homonymie, la synonymie et l’antonymie. Ensuite, nous aborderons les « faux amis » pour finir avec la création lexicale.

1. LE MOT COMME SIGNE LINGUISTIQUE.

La notion de signe linguistique a été définie par Ferdinand de Saussure dans « Cours de linguistique générale » (1906 1910). Saussure définit le signe linguistique comme l’association d’un concept, appelé signifié, et d’une image acoustique, appelée signifiant. Il distingue quatre caractéristiques du signe linguistique :

1.- L’arbitraire du signe. Le lien entre signifiant et signifié est arbitraire (immotivé) car un même concept peut être associé à des images différentes selon les langues.

2.- Le caractère linéaire du signifiant. Les éléments des signifiants se présentent de manière linéaire, les uns après les autres, formant une chaîne.

3.- L’immutabilité synchronique du signe. Le signifiant est associé a un concept donné qui s’impose à la communication linguistique : un locuteur peut décider de la modifier arbitrairement.

4.- La mutabilité diachronique du signe. Les signes linguistiques peuvent néanmoins être modifiés par le temps, par l’évolution linguistique.

Pour examiner la signification du signe linguistique, il faut prendre en compte son contexte et son référent.

1.1. Le signe linguistique et son contexte.

On appelle contexte l’énoncé dans lequel le signe linguistique est employé. Il y a deux contextes à considérer : le contexte présent et les contextes absents.

a. Le contexte présent, celui qui est effectivement autour du signe. Le signe linguistique acquiert un référent complet quand il est actualisé dans le discours. Dans l’interprétation du sens d’un signe, on doit prendre en compte ses relations avec les signes du contexte qui l’entoure.

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b. Les contextes absents mais possibles, ceux qui auraient pu être à la place du contexte présent. Un signe est toujours choisi parmi d’autres signes. L’énonciateur opère donc une sélection entre des unités substituables dans une situation de communication donnée. Dans l’interprétation du sens d’un signe, il faut donc également prendre en compte ses relations avec les signes qui auraient pu le remplacer.

1.2. Le signe linguistique et son référent.

Entre le signifiant et le signifié le lien est obligatoire, il est impossible de les séparer ou alors le signe se modifie. Entre le signe linguistique et son référent le lien est arbitraire, cela signifie que les mots ne sont pas commandés par leurs référents. Si les mots étaient commandés par leurs référents, il n’y aurait qu’un mot dans toutes les langues pour dire, par exemple, « arbre ».

Puisque le lien entre le signe et le référent est arbitraire, n’importe quel signe peut servir à signifier n’importe quel référent. Par exemple, nous pouvons décider d’appeler « cheval » à « l’eau », mais le signe est inséparable de la communication et on ne pourra pas communiquer avec d’autres personnes qui parlent français.

Le signe est donc arbitraire mais chaque locuteur a appris à se servir des signes d’une manière collective qui constitue une langue vivante et qui ne laisse pas de places aux arbitraires individuels.

Le trajet du signe à son référent est riche de mille détours. Quand le signe est employé dans un discours, il passe d’une référence virtuelle à une référence actualisée. Le lien entre le signe et son référent actualisé est donc toujours inscrit dans une situation de communication précise.

Dans l’interprétation du sens d’un signe, il faut donc prendre en compte sa relation avec le référent actualisé que lui donne le texte.

1.3. Dénotation et connotation.

Tout signe linguistique présente deux valeurs sémantiques pragmatiques :

Dénotation est la capacité du signe de faire référence à une réalité, le lien courant entre le signe et son référent.

Connotation est la capacité du signe d’évoquer avec son signifié spécifique d’autres signifiés adjuvants.

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Autrement dit, par opposition à la dénotation, contenu objectif du message, on appelle connotation ce que l’expression ajoute à ce contenu objectif. Par exemple, des mots comme « nègre » et « noir » en référence à une personne de race noire ont la même dénotation mais différent par la connotation.

2. HOMONYMIE, SONONYMIE ET ANTONYMIE.

Le sens d’un mot est constitué de traits sémantiques qui témoignent de sa ressemblance ou de sa différence avec d’autres mots. Ces traits sémantiques dépendent d’un réseau de corrélation dont les unes sont d’opposition et les autres de combinaison. Nous allons étudier la synonymie et l’antonymie qui appartiennent aux relations d’opposition de l’axe paradigmatique.

2.1. Les relations d’équivalence : la synonymie.

Les synonymes sont des mots qui, appartenant à la même classe grammaticale, ont à peu près la même signification. Le critère qui permet de repérer les synonymes est qu’ils sont substituables dans un même contexte. On distingue deux types :

a) Synonymie absolue ou totale, qui suppose que les synonymes sont substituables dans n’importe quel contexte. Exemple : véhicule voiture automobile.

b) Synonymie approchante ou partielle. Deux mots qui sont substituables seulement dans un contexte précis. Exemple : Remplir et occuper : Remplir un formulaire mais pas occuper, mais remplir une fonction, occuper une fonction.

2.2. Les relations de contraire : l’antonymie.

Les antonymes ou contraires sont des mots qui, appartenant à la même classe grammaticale, sont considérés comme l’opposant l’un de l’autre par le sens. On peut distinguer :

a) Opposition binaire : deux mots sont en opposition binaire lorsqu’ils ont besoin l’un de l’autre pour se constituer sémantiquement. Par exemple : vivant et mort.

b) Opposition sérielle : deux mots sont en opposition sérielle lorsqu’ils s’inscrivent dans une série de plusieurs mots qui ont pour propriété commune d’être sémantiquement inclus dans un mot plus générique qui les rassemble. Exemple : les jours de la semaine, les saisons, les fleurs…

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c) Opposition symétrique : deux mots sont en opposition symétrique lorsqu’ils s’impliquent réciproquement et simultanément. Exemple : père et fils, donner et recevoir.

d) Opposition asymétrique : deux mots sont en opposition asymétrique lorsque l’une présuppose l’existence de l’autre, cette relation n’étant pas réciproque. Exemple :

répondre présuppose l’existence de demander, mais le réciproque n’est pas vrai.

2.3. Les relations entre signifiant et signifié : l’homonymie.

On peut remarquer, en observant le système lexical d’une langue, qu’il est rare qu’à un signifiant d’un signe corresponde un seul sens. Des sens nouveaux sont construits et des signes nouveaux apparaissent selon les besoins. Il existe un principe d’économie linguistique qui régit le phénomène de création des signes. Ce phénomène de diversification du sens sous un même signifiant est un état naturel du langage. Deux grands types de rapports peuvent être définis : le rapport d’homonymie et le rapport de polysémie. Dans l’homonymie il s’agit de relations entre deux termes dont le signifiant est identique et les signifiés radicalement distincts. On appelle homonymes deux mots de même prononciation, mais différant par le sens. On distingue :

Homographes, s’il s’agit de mots avec la même forme écrite, par exemple : page (masculin) et page (féminin). Homophones, s’ils ont seulement la même prononciation. Exemple : raisonner résonner. On distingue aussi les paronymes. Les paronymes sont des mots proches l’un de l’autre par la forme. On ne parle de paronymes que s’il s’agit de mots que les usagers risquent de confondre comme : acceptation acception, allocation allocution, armistice amnistie, etc.

La plupart de mots sont polysémiques, c'est-à-dire pourvus de plusieurs sens, peu de mots sont monosémiques, c'est-à-dire pourvus d’un seul sens. Chacun de ces sens s’appelle acception.

Ce phénomène peut être défini dans un sens large ou un sens étroit. Au sens large, il s’agit du phénomène général de changements de sens d’un signe, qui produit cette multiplicité de rapports entre un signifiant de différents sens. Dans ce cas, la polysémie recouvre l’homonymie qui n’en devient qu’un cas particulier.

Au sens étroit, la polysémie désigne, en synchronie, le fait qu’un même signifiant recouvre des signifiés différents entre lesquels (contrairement à l’homonymie) existe une intersection

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sémantique. Exemple : la couverture de lit, la couverture d’un livre, et la couverture d’une affaire ont en commun la notion de protection.

La polysémie d’un signifiant est déterminée essentiellement par le contexte et les domaines d’expérience qui font que le signe se trouve en relation d’opposition paradigmatique avec des signes spécifiques.

3. LES «FAUX AMIS »

Les « faux amis » sont des mots, dans deux langues différentes, qui ont une grande similarité de forme mais dont les significations sont différentes. Il existe un certain nombre de mots en français et en espagnol très semblables par leur forme et qui ont toutefois un sens différent. Souvent ce sont des homographes, mais jamais des homophones. Exemples :

Anciano (vieillard vieux) Ancien (antiguo)

Entender (comprendre) Entendre (oir)

Bigote (moustache) Bigote (beata)

Repasar (revoir) Repasser (planchar)

4.

LA CRÉATION LEXICALE.

Une communauté sociolinguistique ne cesse pas de faire bouger son lexique. Il s’agit de nommer des nouvelles réalités linguistiques ainsi que de subvenir à des besoins de communication. On peut distinguer trois situations de création lexicale :

1.- La situation de spécialisation : cette situation génère un lexique spécialisé, compris et utilisé par les professionnels d’une matière et qui se développe plus ou moins selon les époques.

2.- la situation de vulgarisation : lexique spécialisé utilisé dans d’autres domaines qui va provoquer ou bien la création d’un lexique parallèle (exemple, globule blanc pour leucocyte) ; ou bien va générer une transformation du sens du mot spécialisé, exemple : le mot « impliquer » utilisé en mathématiques a passé à l’usage quotidien.

3.- La situation de quotidienneté, qui engendre un vocabulaire du quotidien qu’on utilise dans le cercle familial ou vulgaire.

Parmi les méthodes d’enrichissement du lexique, on peut compter la dérivation, la composition, l’emprunt lexical et la néologie.