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Bibliothèque d’exercices Bonus

L1-L2

Exercices d’Avignon

Table des matières

I Analyse (S1 mias 2002-2003) 2


1 Réels 3

2 Limites de suites 4

3 Fonctions : limites et continuité 5

4 Dérivabilité 7

5 Examen : Janvier 2003 8

6 Examen : Septembre 2003 9

II Analyse (S1 mias 2003-2004) 10


7 Réels 10

8 Limites de suites 11

9 Fonctions : limites et continuité 14

10 Dérivabilité 15

11 Examen : Janvier 2004 17

III Algèbre (S1 mias 2003-2004) 19


12 Nombres complexes 19

13 Ensembles 20

14 Groupes, anneaux, corps 21

15 Interrogation 1 21

16 Interrogation 2 22

1
IV Algèbre (S2 sm 2002-2003) 22
17 Espaces et sous-espaces vectoriels, somme, supplémentaire 22

18 Applications linéaires, image et noyau 24

19 Famille libre, génératrice, base, dimension 25

20 Matrices : généralités 27

21 Matrices : rang, changement de base, inversion 29

22 Matrices : résolution de systèmes 31

23 Déterminant et inversion de matrices 32

V Analyse (S4 mias 2003-2004) 33


24 Intégrales impropres 34

25 Intégrales et équivalents 36

26 Normes, continuité des fonctions de plusieurs variables 37

27 Dérivabilité des fonctions de plusieurs variables, dérivées partielles 40

VI Algèbre (S4 sm 2003-2004) 41


28 Formes linéaires, dualité 41

29 Formes quadratiques, espaces euclidiens 43

30 Continuité des fonctions de plusieurs variables 45

31 Dérivées partielles, différentielle, extremums 45

32 Équations différentielles 48

33 Examen : Juin 2004 49

34 Examen : Juin 2004 (bis) 50

2
Première partie
Analyse (S1 mias 2002-2003)
1 Réels

Exercice 1 Soient x et y deux réels tels que 0 < x 6 1 6 y. Classer par ordre croissant : x,

x, x2 , y, y, y 2 , 0 et 1.

Exercice 2 Résoudre dans R



1. 1 + x = 1 − x.
√ √
2. 3x + 1 − x + 1 = 1.

3. 4 − x > x + 5.

Exercice 3 Etablir les inégalités suivantes, où a, b et c sont des réels.


1. 2ab 6 a2 + b2 .
2. ab + bc + ca 6 a2 + b2 + c2 . Dans quel cas y a-t-il égalité ?

Exercice 4 Soient a, b, c ∈ R. Montrer que |a + b| = |a| + |b| si et seulement si a et b sont tous


deux positifs ou tous deux négatifs. En déduire que |a − b| = |a − c| + |b − c| si et seulement si
a 6 c 6 b ou b 6 c 6 a.

Exercice 5 Montrer que :


1. ∀(x, y) ∈ R2 , E(x) + E(y) 6 E(x + y) 6 E(x) + E(y) + 1.
2. ∀x ∈ R, 0 6 E(2x) − 2E(x) 6 1.
3. ∀x ∈ R, −2 6 3E(2x) − 2E(3x) 6 1.

Exercice 6 Soit I un intervalle ouvert non vide de R. En utilisant l’axiome d’Archimède,


montrer que I contient à la fois une infinité de nombres rationnels et une infinité de nombres
irrationnels.

Exercice 7 1. Soit A = [−1, 0[∪]1, 2]. L’ensemble A est-il borné ? Déterminer les bornes
inférieure et supérieure de A si elles existent. A admet-il un plus petit élément, un plus
grand élément ?
2. Mêmes questions pour B =]0, +∞[, C = { n1 ; n ∈ N∗ }, D = { 1+|x|
1
; x ∈ R} et E =
2nπ
{cos 7 ; n ∈ Z}.

Exercice 8 Soient A et B deux parties non vides de R. On définit :

A + B = {x ∈ R; ∃a ∈ A, ∃b ∈ B, x = a + b}.

1. A quoi est égal A + B dans le cas où A = [1, 3] et B = [2, 4[ ? dans le cas où A =] − ∞, 0]
et B = [1, 2] ?
2. On suppose A et B majorés. Montrer que A + B est majoré, et que :

sup(A + B) = sup A + sup B.

3
2 Limites de suites
Exercice 9 Etudier la convergence des suites de terme général un définies ci-dessous.
n2 +5n−7
1. un = 2n2 −3
;
√ √
2. un = n + 2 − n + 1;
p
3. un = n − (n + 1)(n + 2);
n+(−1)n
4. un = n−(−1)n
;

3

3
5. un = n3 + n + 1 − n3 − n + 1;
sin n
6. un = n+1
;
n sin2 n−cos3 n
7. un = n2 +1
;

n
(−1)n 
8. un = E n+1
.

Exercice 10 1. Soit (un ) une suite de nombres réels tels que les suites extraites (u2n ) et
(u2n+1 ) convergent vers une même limite. Montrer que la suite (un ) converge.
2. et prouver un énoncé analogue concernant (u3n ), (u3n+1 ), (u3n+2 ).

Exercice 11 Soit (un ) une suite de nombres réels strictement positifs.


un+1
1. On suppose qu’il existe k ∈]0, 1[ tel que lim = k. Montrer que lim un = 0.
n→∞ un n→∞
un+1
2. On suppose qu’il existe k > 1 tel que lim = k. Montrer que lim un = +∞.
n→∞ un n→∞
n
3. Etudier la convergence des suites de terme général xn , xn! .
un+1
4. Chercher des exemples montrant que si lim = 1, on ne peut pas conclure.
n→∞ un

Exercice 12 On considère la suite (sn )n>1 définie par :


n
X 1
sn = .
k=1
k

1
Montrer que s2n − sn > 2
pour tout n > 1. En déduire que la suite (sn ) est divergente.

Exercice 13 Montrer que la somme d’une suite convergente et d’une suite divergente est
divergente.

Exercice 14 On considère la suite de terme général un = n1 + cos 2nπ



3
. Montrer que c’est une
(−1)n n2 +n
suite divergente. Même question pour vn = 3n2 +1 .

Exercice 15 Soit (un )n∈N une suite vérifiant la relation de récurrence :


1
un+1 = (1 + u2n ).
2
1. Montrer que la suite (un )n∈N est croissante.
2. Si (un )n∈N est convergente, quelle est sa limite ?
3. Montrer que si −1 6 u0 6 1, alors la suite (un )n∈N est convergente.

4
4. Montrer que la suite (un )n∈N est divergente dans les autres cas.

Exercice 16 Pour tout entier n non nul, on pose :


n
X 1 1
un = 2
, vn = u n + .
k=1
k n

Montrer que les suites (un )n>1 et (vn )n>1 sont adjacentes. Que peut-on en déduire ?

Exercice 17 Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites convergentes, de limites respectives `1 et
`2 . On suppose que `1 < `2 . Montrer qu’alors il existe un entier n0 tel que pour tout N > n0 ,
on a : un < vn .

Exercice 18 Soit (un )n∈N une suite réelle. On définit une suite (vn )n∈N par la formule :

vn = un+1 − un .

1. Calculer la somme : n
X
vk .
k=0

n(n+1)(n+2)
2. On pose un = 6
. Calculer vn . En déduire la valeur de la somme :
n
X
k2.
k=0

3. Trouver un polynôme P de degré 4 tel que P (X + 1) − P (X) = X 3 . En déduire la valeur


de la somme : n
X
k3.
k=0

4. Calculer la valeur des sommes :


n   n
X 1 X
ln 1 + et k.k!
k=1
n k=0

Exercice 19 Soit (an )n∈N une suite décroissante qui tend vers 0.
1. Montrer que la suite (an )n∈N est à termes positifs ou nuls.
Xn
2. On définit une suite (bn )n∈N en posant bn = (−1)k ak . Montrer que les suites extraites
k=0
(b2n )n∈N et (b2n+1 )n∈N sont adjacentes. En déduire que la suite (bn )n∈N est convergente.

3 Fonctions : limites et continuité


Exercice 20 Donner des intervalles de R sur lesquels la fonction partie entière est constante.
Donner les plus grands tels intervalles au sens de l’inclusion. La fonction partie entière est-elle
croissante, décroissante ? La représenter graphiquement.

Exercice 21 Calculer les limites suivantes si elles existent :

5
x3 − 3x − 2
1. lim .
x→2 x2 − 4
x2 − x − 6
2. lim cos πx.
x→3 x2 − 9
 
x b
3. lim E où a, b > 0.
x→0 a x
1
4. lim (x + 2x ) x .
x→+∞

Exercice 22 1. Soit f : [0, +∞[→ R une fonction croissante et négative. Montrer que f a
une limite finie ` en +∞ et que ` = sup{f (x); x > 0}.
2. Soit f : R → R un fonction croissante ; montrer qu’elle admet en tout point x ∈ R un
limite à gauche et une limite à droite. Donner un exemple d’une telle fonction n’ayant
pas de limite en 0.

Exercice 23 Pour chacune des fonctions suivantes, donner son ensemble de définition dire si
elle est prolongeable par continuité sur R.
1. f (x) = cos x1 ;


2. f (x) = sin x sin x1 .




Exercice 24 1. Montrer que toute application continue d’un segment dans lui-même admet
un point fixe (i.e. il existe x tel que f (x) = x).
Indication : on utilisera la fonction g = f − Id.
2. Soit f : R → R une fonction continue et bornée. Montrer qu’elle a un point fixe : il existe
x0 ∈ R tel que f (x0 ) = x0 .
3. Soit f : R → R une fonction continue et périodique. Montrer qu’elle est bornée. En
déduire qu’elle admet un point fixe.

Exercice 25 1. Soit f : [0, +∞[→ R une fonction continue qui admet une limite finie ` en
+∞. Montrer que f est bornée sur [0, +∞[.
2. Soit f : R+ → R+ continue telle que la limite de f en +∞ existe et soit nulle ; prouver
que, pour tout a > 0, il existe b > a en lequel f atteint son maximum sur [a, +∞[.

Exercice 26 Soit f : I → R une fonction continue (I intervalle). Que pensez-vous des af-
firmations suivantes (on justifiera avec soin chaque réponse, soit en utilisant des résultats du
cours soit en construisant des contre-exemples) :
1. l’image d’un intervalle est un intervalle ;
2. l’image d’un intervalle ouvert est un intervalle ouvert ;
3. l’image d’un intervalle fermé est un intervalle fermé ;
4. l’image d’un intervalle borné est un intervalle borné ;
5. l’image d’un intervalle fermé borné est un intervalle fermé borné.

Exercice 27 Soit f la fonction définie sur R par : ∀x ∈ R, f (x) = x − E(x).


1. Montrer que : ∀x ∈ R, 0 6 f (x) < 1.
2. Montrer que la fonction f est périodique, donner “sa” période.
3. Faire une représentation graphique de f .

6
Exercice 28 Soit f : R → R une fonction continue. Montrer qu’au moins une des trois
situations suivantes se produit :
(i) f admet un point fixe x ∈ R ;
(ii) lim f (x) = +∞ ;
x→+∞

(iii) lim f (x) = −∞.


x→−∞
Indication : on utilisera la fonction g = f − Id.

Exercice 29 Montrer qu’une fonction périodique de R dans R ayant une limite quand x tend
vers +∞ est constante sur R.

Exercice 30 On considère la fonction g définie sur l’intervalle J1 =] lnπ3 , lnπ2 [ par :


 
sin(x ln 2)
g(x) = ln − .
sin(x ln 3)

Calculer les limites de g aux bornes de J1 , démontrer que l’image de J1 par g est R.

4 Dérivabilité
Exercice 31 Soit α > 0 et fα la fonction définie sur R∗ par : fα (x) = |x|α . Dites à quelle
condition sur α elle se prolonge en une fonction dérivable sur R.

Exercice 32 Dans les cas suivants, donner l’ensemble de définition de la fonction f , l’ensemble
des points où elle est dérivable, et calculer sa dérivée en chacun de ces points :
1. f (x) = ln(1 + x + x2 ) ;
2. f (x) = ln(cos x) ;
 2 
3. f (x) = exp x +3x+2
x+1
.

Exercice 33 Comment construire une boite de volume donné, parallélépipédique rectangle, à


fond carré, sans couvercle, avec la plus grande économie de matériau possible (la boite est donc
“ouverte”, sans couvercle) ?

Exercice 34 Soit P un polynôme à coefficients réels. On veut montrer que l’équation l’équation
P (x) = ex , d’inconnue x ∈ R, n’admet qu’un nombre fini de solutions.
1. Montrer que si n et k > 1 sont deux entiers naturels, si l’équation P (n) (x) = ex a au
moins k solutions, alors l’équation P (n+1) (x) = ex a au moins k − 1 solutions.
2. En déduire que l’équation P (x) = ex a au plus degP + 1 solutions. Conclure.

Exercice 35 1. Déterminer une fonction polynomiale de degré 2, P , telle que, si on définit


sur ] − 1, 1[ une fonction f par : f (x) = ln(1 + x) − P (x), alors f (0) = f 0 (0) = f 00 (0) = 0.
2. (a) Montrer que : ∀x ∈] − 21 , 21 [, |f 0 (x)| 6 2x2 .
(b) En déduire que : ∀x ∈] − 21 , 12 [, | ln(1 + x) − P (x)| 6 2|x|3 .
ln(1 + x) − x
(c) En déduire si elle existe la valeur de : lim .
x→0 x2
Quelle autre méthode (plus rapide) connaissez-vous pour calculer cette limite ?

7
cos x − 1
Exercice 36 1. Chercher lim .
x→0 x2
k
exp x − nk=0 xk!
P
2. Soit n > 1 un entier. Chercher lim .
x→0 xn+1
q
Exercice 37 On pose, pour tout x ∈ R∗ , f (x) = 1 − sinx x .
1. Montrer que f est continue sur R∗ et admet un prolongement par continuité en 0 dont
on justifiera soigneusement l’existence.
2. (a) Montrer que f est dérivable en tout point de R∗ et calculer f 0 en ces points.
(b) Montrer l’existence et déterminer la valeur de lim+ f 0 (x) et en déduire que f est
x→0
dérivable à droite en 0.
(c) Déduire à l’aide d’une propriété de parité sur R∗ que f est dérivable à gauche en 0
sans être dérivable.

Exercice 38 Etudier la dérivabilité des applications suivantes (éventuellement prolongées par


continuité) :
1. f (x) = ln(1 + |x|);
p
2. f (x) = |x|;
x
3. f (x) = ln x
;

Exercice 39 (Théorème des accroissements finis généralisés) On considère deux fonc-


tions, f et g continues sur un segment [a, b] et dérivable sur ]a, b[. Montrer qu’il existe un réel
c de ]a, b[ tel que le déterminant suivant soit nul :

f (b) − f (a) f 0 (c)

g(b) − g(a) g 0 (c)

(On utilisera la fonction h définie sur [a, b] par : h(t) = (f (b) − f (a))g(t) − (g(b) − g(a))f (t))
On donnera une interprétation géométrique de ce théorème en traçant la courbe paramétrée
x → (f (x), g(x)).

5 Examen : Janvier 2003


Exercice 40 On fixe un réel α ∈ [0, 1]. On définit alors deux suites de réels (un ) et (vn ) par :

E(2n α) 1
∀n ∈ N, un = et vn = un + .
2n 2n
1. (a) Montrer que : ∀n ∈ N, un 6 α < vn .
(b) En déduire que : ∀n ∈ N, |un − α| 6 vn − un et |vn − α| 6 vn − un .
(c) La suite de terme général (vn −un ) est-elle convergente ? Conclure en ce qui concerne
la convergence éventuelle de (un ) et (vn ).
2. (a) Soit n ∈ N. Justifier que : 2E(2n α) 6 2n+1 α < 2E(2n α) + 2.
(b) En déduire que si n ∈ N :
1
– soit un+1 = un et vn+1 = vn − 2n+1 ;
1
– soit un+1 = un + 2n+1 et vn+1 = vn .

8
(c) On définit alors pour chaque n ∈ N : an+1 = 2n+1 (un+1 − un ) . Justifier que cette
suite est à valeurs dans {0, 1} et que si on pose a0 = u0 :
a1 an
∀n ∈ N, un = a0 + + ··· + n.
2 2
La suite (an )n∈N s’appelle le développement dyadique de α.
3. Dites si les suites (an ) suivantes sont les développements dyadiques d’un α ∈ [0, 1], et si
oui dites à quoi est égal α.
(a) On suppose que tous les termes de (an ) sont nuls sauf : a1 = a3 = a4 = 1.
(b) a0 = 0 et tous les autres termes de la suite sont égaux à 1.

Exercice 41 On considère la fonction définie sur R∗ par : f (x) = x2 sin x1 .


1. Montrer que f est prolongeable par continuité en 0. Soit g son prolongement.
2. g est-elle dérivable en 0 ?
3. Calculer la dérivée de g sur R∗ .
4. La dérivée de g est-elle continue en 0 ?
x2 −1
Exercice 42 On définit f : R → R par : f (x) = x2 +3
.
1. (a) La fonction f est-elle paire ?
(b) Montrer que f|[0,+∞[ est strictement croissante.
(c) f a-t-elle une limite en +∞ ?
(d) Faire la représentation graphique de f dans un repère orthonormé.
2. f est-elle bornée ? Si oui, donner ses bornes inférieure et supérieure, et s’ils existent son
maximum, minimum.
3. (a) Calculer f 0 .
(b) Montrer que : ∀x ∈ R, 3|x| 6 3 + x2 .
(c) En déduire que : ∀x ∈ R, |f 0 (x)| 6 89 .
(d) Montrer que : ∀x, y ∈ R, |f (x) − f (y)| 6 89 |x − y|.
4. On définit une suite (un ) par : u0 = 0 et : ∀n ∈ N, un+1 = f (un ).
(a) Montrer que f ([−1, 0]) ⊂ [−1, 0]. En déduire que (un ) est à valeurs dans [−1, 0].
(b) Justifier que les suites (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones de sens inverses. Justifier
qu’elles sont convergentes.
2n
(c) En utilisant 3.d, montrer que : ∀n ∈ N, |u2n − u2n+1 | 6 98 .
(d) En déduire que (un ) converge.

6 Examen : Septembre 2003


Exercice 43 Soit f : R −→ R définie par :
• f (x) = ex − x si x < 0 ,
• f (x) = cos2 πx si x ∈ [0, 1] ;
• f (x) = 1 + `nxx
si x > 1 .
Première partie

9
1. Etudier la continuité de la fonction f .
2. Etudier la dérivabilité de la fonction f .
1 1 3
3. Etudier les variations de la fonction f . On précisera ce qui se passe en −∞, 0, 4
, 2
, 4
,
1, e, +∞.
4. Construire (approximativement) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé.
On représentera soigneusement ce qui se passe au voisinage des points 0, 14 , 12 , 43 , 1, e (tracé
de demi-tangentes).
Deuxième partie
1. On rappelle que e > 2, 7. Montrer que f ]1, +∞[) ⊂]1, e[.
2. (a) Montrer que : ∀x > 1, f 0 (x) < 1.
(b) En déduire que : ∀x > 1 , 1 < f (x) < x.
3. On considère une suite (xn )n∈N définie par son premier terme x0 > 1 et qui vérifie :
∀n > 0 xn+1 = f (xn ).
(a) Montrer que (xn )n∈N est décroissante.
(b) Montrer que (xn )n∈N converge vers 1.
4. (a) Soit x 6 0. Justifier que f (x) > 1.
(b) En déduire que toute suite (xn )n∈N définie par : x0 6 0, ∀n > 0 , xn+1 = f (xn )
converge vers 1.
Troisième partie
1. Justifier que f ([0, 1]) ⊂ [0, 1].
2. Calculer la dérivée en 1 de la fonction g définie par : g(x) = cos2 πx.
En utilisant la définition de la dérivée, en déduire qu’il existe ε > 0 tel que :
1
∀x ∈]1 − ε, 1 + ε[ > |g(x) − 1| 6 |x − 1| .
2
3. (a) Montrer que : ∀x ∈]1 − ε, 1] , f (x) ∈ [0, 1] et |f (x) − 1| 6 21 |x − 1|.
(b) En déduire : ∀x ∈]1 − ε, 1] , f (x) ∈]1 − ε, 1].
4. En déduire que toute suite (xn )n∈N définie par : x0 ∈]1 − ε, 1] ;∀n > 0 , xn+1 = f (xn )
converge vers 1.

Deuxième partie
Analyse (S1 mias 2003-2004)
7 Réels
Exercice 44 Soient x et y deux réels.

1. Simplifier x2 .
√ √
2. Supposons 0 < x 6 1 6 y. Classer par ordre croissant : x, x, x2 , y, y, y 2 , 0 et 1.

Exercice
√ 45 Représenter l’allure des graphes des fonctions suivantes : x 7→ x2 , x 7→ x3 , x 7→
x, x 7→ x1 , x 7→ ln x, x 7→ ex , x 7→ |x|, x 7→ E(x).

10
Exercice 46 a et b étant deux réels strictement positifs, montrer qu’on a les inégalités suivantes
entre moyennes harmonique, géométrique et arithmétique :
2 √ a+b
1 1 6 ab 6 .
a
+ b
2
√ √
Exercice 47 (a, b) ∈ N∗2 . A quelle condition a-t-on a+ b ∈ Q?

Exercice 48 Montrer que pour n ∈ N∗ , √ 1√


n2 +4+ n2 +3
6 1
2n
.

Exercice 49 Etablir les inégalités suivantes, où a, b et c sont des réels.


1. 2ab 6 a2 + b2 .
2. ab + bc + ca 6 a2 + b2 + c2 . Dans quel cas y a-t-il égalité ?

Exercice 50 Résoudre dans R :


1. 2 < |x − 1| < 3.
2. |x − 1| < |x − 2|.
3. |x − 1| < x.
4. (x2 − 2x + 1)3 6 1.
1 2 1 2
  1
2
Exercice 51 1. Déterminer E(x) pour x = 1 + 2
+ 3
+ ··· + 2003
2. Soit x ∈ R une solution de l’inégalité E(x)2 − xE(x) + 3 6 0. Montrer que x > 4, 75.

Exercice 52 Soient x ∈ R et p ∈ N∗ . Montrer que :


p−1
E x + pi = E(px).
P 
1.
i=0
E(px) 
2. E p
= E(x).

Exercice 53 Soient (ai )i∈I et (bi )i∈I deux familles de nombres réels. Montrer que :

sup(ai ) − sup(bi ) 6 sup |ai − bi | .
i∈I i∈I i∈I

8 Limites de suites
n
Exercice 54 1. un = n+(−1)
n−(−1)n
;
p
2. un = n − (n + 1)(n + 2) ;
n sin2 n−cos3 n
3. un = n2 +1
;

n
(−1)n 
4. un = E n+1
;
10000n
5. un = n2 +1
;
√3 2
n sin n!
6. un = n+1
;
n+1
7. un = 2 + (−2)n sin(n) ;
     
8. un = cos a2 · cos 2a2 · · · cos 2an ;
n
9. un = 1 + nx (x ∈ R) ;

11
n
Exercice 55 Soit xn = n+1
, n ∈ N. Montrer que lim xn = 1. Pour ε > 0, donner explicite-
n→+∞
ment N (ε) ∈ N tel que : ∀ n ∈ N, n > N (ε) =⇒ |xn − 1| < ε.

Exercice 56 Étudier la convergence de la suite de terme général


1 1 1
xn = 1 + 2
+ 2 + ··· + 2
2 3 n
1 1
(on ne demande pas la limite). On pourra remarquer que pour n > 2, on a n2
< n−1
− n1 .

Exercice 57 En utilisant le critère de Cauchy, montrer que la suite de terme général


1 1 1
xn = 1 + + + ··· +
2 3 n
diverge. (on pourra essayer de minorer x2n − xn )

Exercice 58 Soient deux suites (xn ) et (yn ).


1. On suppose (xn ) convergente et (yn ) divergente. Que pouvez-vous dire sur la convergence
de (xn + yn ) ? Même question pour (xn · yn ). Donner un exemple pour chaque situation
possible.
2. On suppose maintenant (xn ) convergente vers 0 et (yn ) arbitraire. Que peut-on dire de

lim (xn · yn )?
n→+∞

Donner un exemple pour chaque situation possible.

Exercice 59 Montrer que les suites de terme général un définies ci-dessous sont divergentes.
(−1)n
1. un = n
+ cos(nπ) ;
2. un = (−1)n ;
n+(−1)n n2
3. un = 3
;
E n2 + n

4. un = E cos(π(1/4 + n)) .

Exercice 60 1. Soit (un )n>0 une suite dont les deux sous-suites : (u2k )k>0 et (u2k+1 )k>0
convergent vers une même limite. Montrer que la suite (un )n>0 est convergente.
2. On considère une suite (un )n>0 dont les deux sous-suites : (u2k )k>0 et (u3k )k>0 sont conver-
gentes. Prouver que ces deux suites extraites ont la même limite. Peut-on affirmer que la
suite (un )n>0 est convergente ?

Exercice 61 Soit (an )n>0 une suite réelle bornée vérifiant : ∀n ∈ N∗ , 2an 6 an−1 + an+1 .
Montrer que (an ) est convergente.

Exercice 62 Étudier la convergence de la suite de terme général un définie ci-dessous (on ne


demande pas de préciser sa limite, si elle existe) :
 1  1  1
un = 1 − 1− ... 1 − n .
2 4 2

12
Exercice 63 On associe à une suite (un )n>1 la suite (sn )n>1 de terme général :
n
u1 + u2 + · · · + un 1X
sn = = uk .
n n k=1

1. On suppose lim un = 0. Établir que : ∀ε > 0 , ∃N ∈ N tel que ∀n > N , |sn | <
n→+∞
P N
1
uk + 2ε . Que peut-on en conclure ?

n
k=1

2. Prouver que la réciproque est fausse. (On poura considérer la suite (−1)n n>1 )
3. Plus généralement, si lim un = l ∈ R, que peut-on dire de la suite (sn )n>1 ?
n→+∞
4. Si lim un = +∞, que peut-on dire de la suite (sn )n>1 ?
n→+∞

Exercice 64 Soit (un )n>1 la suite définie


r par :
√ √ √
p q
u1 = 2, u2 = 2 + 2, . . ., un = 2 + 2 + · · · + 2.
| {z }
n termes
1. Ecrire la formule de récurrence un+1 = f (un ) définissant (un )n>1 .
2. Etudier la convergence de (un )n>1 et préciser sa limite éventuelle. (Indication : on pourra soit
étudier f sur un intervalle adéquat, soit montrer par récurrence que cette suite est croissante et majorée par 2)

1
Exercice 65 Étudier la suite définie par u0 = 3
et un+1 = (1 − un )2 . On montrera qu’elle est
divergente.
1
Exercice 66 Étudier la suite définie par u0 = 2
et un+1 = un − u2n . Préciser sa limite.
Exercice 67 Montrer qu’une suite (de nombres réels) monotone admettant une sous-suite
convergente est convergente.
un+1
Exercice 68 Soit (un )n∈N une suite réelle à termes strictement positifs telle que : lim =
n→+∞ un
1
2
.
un+1
1. Écrire la définition formelle (ε, n0 ) de la convergence de un
vers 12 .
2. À l’aide d’un choix judicieux du nombre réel ε, montrer que :
∃p ∈ N tel que ∀n ∈ N, n > p =⇒ 14 < uun+1 n
< 34 .
3. En déduire qu’à partir du rang p, (un ) est décroissante. Que peut-on dire au sujet de la
convergence de (un ) ?
4. A l’aide de l’égalité (évidente) : un = u0 · uu01 · uu21 · · · · · uun−1
n−1
· uun−1
n
, montrer que pour n > p,
   n−p
on a un 6 u0 · uu01 · · · · · uup−1
p
· 43 . En déduire lim un .
n→+∞
α
5. Application. On donne la suite (un )n∈N , définie par un = n2n , où α est un entier naturel
donné. Calculer uun+1
n
et montrer que (un ) vérifie les hypothèses de l’exercice.
Exercice 69 Soient x0 et y0 deux réels tels que 0 < x0 < y0 . On définit par récurrence deux

suites (xn )n>0 et (yn )n>0 en posant : ∀ n > 1 , xn+1 = xn +y
2
n
et yn+1 = xn+1 yn .
1. Montrer que les suites (xn )n>0 et (yn )n>0 sont bien définies et sont adjacentes.
2. En posant x0 = y0 cos ϕ avec ϕ ∈ 0; π2 , déterminer la limite commune de ces deux suites.
 
√ √
Exercice 70 1. Montrer que pour n ∈ N, (2 + 2)n + (2 − 2)n ∈ N.
 √ 
2. Déterminer lim sin π(2 + 2)n .
n→+∞

13
9 Fonctions : limites et continuité
Exercice 71 Soit f : R → R telle que ∀(x, y) ∈ R2 , |f (x) − f (y)| = |x − y|. Montrer que f
est continue.

Exercice 72 Déterminer (lorsqu’elles existent) les limites suivantes, sans calculatrice :


1. limx→∞ xa E( xb ), où a, b > 0 ;
2
2. limx→0 (cos x)x ;
x2 −x
3. limx→1 x−1+ln x
;
tan(2x)
4. limx→0 (tan x) ;
1
tan x x
5. limx→+∞ 4 x
.

Exercice 73 La fonction g est définie par

x2 + |x|
g(x) = .
x2 − |x|

Préciser son ensemble de définition. Étudier le comportement de g au voisinage des points −1,
0 et 1. Peut-elle être prolongée par continuité en certains points ?

Exercice 74 Étudier la continuité de f (x) = (E(x) + E(−x)) sin x sur R.


ln(1+x2 ) cos x
Exercice 75 Étudier la continuité de la fonction f définie par x
si x < 0 et par ex
si
x > 0.

Exercice 76 Trouver toutes les fonctions f : R → R continues telles que ∀(x, y) ∈ R2 , f (x +


y) = f (x) + f (y).

Exercice 77 1. Montrer que deux fonctions continues sur R qui coı̈ncident sur Q sont
égales.
2. (a) Soit f : [0 ; +∞[→ R une fonction croissante et négative. Montrer que f a une limite
finie l en +∞ et que l = sup{f (x) ; x > 0}.
(b) Soit f : R → R une fonction croissante ; montrer qu’elle admet en tout point x ∈ R
une limite à gauche et une limite à droite. Donner un exemple d’une telle fonction
n’ayant pas de limite en 0.

Exercice 78 Soit f : R → R continue sur R telle que

lim f (x) et lim f (x)


x→+∞ x→−∞

existent. Montrer que f est bornée sur R. Atteint-elle ses bornes ?

Exercice 79 1. Montrer que toute application continue d’un segment dans lui-même admet
un point fixe (i.e. il existe x tel que f (x) = x). (Indication : on utilisera la fonction
g = f − Id).
2. Soit f : R → R une fonction continue et bornée. Montrer qu’elle a un point fixe.
3. Soit f : R → R une fonction continue et périodique. Montrer qu’elle est bornée. En
déduire qu’elle admet un point fixe.

14
Exercice 80 Soit la fonction f définie par
xx
f (x) = .
(E(x))E(x)

Les suites (un ) et (vn ) sont définies sur N par un = n et vn = n + 12 . Calculer lim f (un ) et
n→∞
lim f (vn ). Que peut-on conclure pour lim f (x) ?
n→∞ x→∞

√ √
Exercice 81 Étudier la continuité de f (x) = x − E( x).

Exercice 82 Montrer qu’une fonction f définie sur un intervalle fermé [a, b] de R, qui est
monotone et prend toutes les valeurs entre f (a) et f (b), est continue sur [a, b].

Exercice 83 Soit f : [0, +∞[→ R définie par



0 si x ∈
/Q
f (x) = 1
p+q
si x = pq ∈ Q (avec p
q
forme irréductible)

En quels points de R f est-elle continue ?

Exercice 84 On considère la fonction g définie sur l’intervalle J =] lnπ3 ; lnπ2 [ par


 
sin(x ln 2)
g(x) = ln .
sin(x ln 3)
Calculer les limites de g aux bornes de J, démontrer que l’image de J par g est R.

10 Dérivabilité
Exercice 85 Parmi les fonctions suivantes, lesquelles sont dérivables en 0 ?
1. f (x) = x ;
2. f (x) = |x| ;

3. f (x) = x ;
4. f (x) = cos x ;
5. f (x) = E(x) ;
sin x
6. f (x) = x
;
7. f (x) = |x − 2| ;

Exercice 86 1. Déterminer tous les couples de réels (a, b) tels que la fonction g définie par

 ax2 − x + 2 si x 6 1
g(x) =
 b si x > 1
x
soit continue en 1 ; dérivable en 1.
2. On pose ici : a = 1 et b = −1. Calculer, si elle existe, la valeur de lim g 0 (x), puis tracer
x→1
Cg , la courbe représentative de g.
3. La fonction g est-elle dérivable en 1 ? Pourquoi ?

15
4. Comment se manifeste graphiquement le résultat obtenu pour la valeur de lim g 0 (x) ?
x→1

f (x+3h)−f (x−h)
Exercice 87 Soit f dérivable en x ∈ R, calculer lim h
.
h→0
√ √
2 2
Exercice 88 Soit f : [−1, 1] → R définie par 1+x −x 1−x si x 6= 0 et f (0) = 0. Étudier la
continuité et la dérivabilité de f sur [−1, 1]. Montrer que f est C 1 sur ] − 1, 1[.

Exercice 89 Démontrer que la dérivée d’une fonction paire est impaire et la dérivée d’une
fonction impaire est paire. Expliquer le sens géometrique de ce fait.

Exercice 90 Déterminer f 0 (a) pour f (x) = (x − a)ϕ(x), où la fonction ϕ est continue en a.
Application : déterminer f 0 (1) pour f (x) = (x − 1)(x − 2) . . . (x − 1000).

Exercice 91 Déterminer les limites suivantes en utilisant la règle de L’Hospital :

x3 − 2x2 − x + 2 1 − cos x (x2 − 1)x x2 + 3x + 2


a) lim ; b) lim ; c) lim ; d) lim ;
x→1 x3 − 4x + 3 x→0 x2 x→1 |x − 1| x→+∞ (x + 2) ln(x + 1)

3 x sin x 1 ln(1 + x)
e) lim (cos 2x) x2 ; f ) lim ; g) lim x sin ; h) lim ;
x→0 x→0 1 − cos x x→+∞ x x→0 x
√  
cos x − 1 1 1
i) lim ; j) lim − .
x→0 x x→0 sin2 (x) x2

Exercice 92 Appliquer la formule des accroissements finis à f (x) = ln(| ln x|) entre k et k + 1
(k ∈ N∗ \ {1}). En déduire que
n
X 1
> ln(ln(n + 1)) − ln(ln 2)),
k=2
k ln k

n
1
P
puis la valeur de lim .
n→+∞ k=2 k ln k

Exercice 93 Soit f une fonction 2 fois dérivable sur [a, b] telle que f (a) = f (b) = 0, et soit
x0 ∈]a, b[.
1. Déterminer le réel K tel que la fonction ϕ, définie sur [a, b] par : ϕ(t) = f (t)−K(t−a)(t−b)
s’annule au point x0 .
2. En appliquant le théorème de Rolle à la fonction ϕ sur [a, x0 ], puis sur [x0 , b] (K ayant la
valeur trouvée au 1.), démontrer qu’il existe un c ∈]a, b[ tel que : f (x0 ) = (x0 −a)(x
2
0 −b) 00
f (c).

Exercice 94 Soit une fonction continue sur [a, b] et n fois dérivable sur ]a, b[. Sachant que
f s’annule en n + 1 valeurs réelles distinctes dans [a, b], montrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que
f (n) (c) = 0 (n ∈ N∗ ).

Exercice 95 Soient f et g deux fonctions de classe C 2 sur [a, b], telles que f (a) = g(a) et
f (b) = g(b) et ∀x ∈ [a, b], f 00 (x) 6 g 00 (x). Démontrer que ∀x ∈ [a, b], g(x) 6 f (x).

Exercice 96 Soit f : [0, 1] → R de classe C 1 telle que ∀x ∈ [0, 1], f 0 (x) > 0.
1. Montrer que ∃λ > 0 tel que ∀x ∈ [0, 1], f 0 (x) > λ.

16
2. Si f (0) = 0, montrer que ∀x ∈ [0, 1], f (x) > λx.
q
∗ sin x
Exercice 97 On pose, pour tout x ∈ R , f (x) = 1 − x
.
1. Montrer que f est continue sur R∗ et admet un prolongement par continuité en 0 dont
on justifiera soigneusement l’existence.
2. (a) Montrer que f est dérivable en tout point de R∗ et calculer f 0 en ces points.
(b) Montrer l’existence et déterminer la valeur de lim f 0 (x) et en déduire que f est
x→0
dérivable à droite en 0.
(c) Déduire à l’aide d’une propriété de parité sur R∗ que f est dérivable à gauche en 0
sans être dérivable.

Exercice 98 1. ln(1 + |x|) ;


p
2. f (x) = |x| ;
x
3. f (x) = ln x
.
1
Exercice 99 Soit f fonction définie sur R par f (x) = e− x si x > 0 et f (x) = 0 si x 6 0.
1. Démontrer que f est dérivable sur R (en particulier en x = 0).
2. Étudier l’existence de f 00 (0).
Pn (x) − 1
3. Démontrer par récurrence sur n que que pour tout x > 0, f (n) (x) = x2n
e x ou Pn est
un polynôme dont on précisera le degré. Donner P1 et P2 .
4. Montrer alors que f est de classe C ∞ sur R.

Exercice 100 Soit P un polynôme à coefficients réels. On veut montrer que l’équation P (x) =
ex , d’inconnue x ∈ R, n’admet qu’un nombre fini de solutions.
1. Soit n un entier naturel. Montrer que si l’équation P (n) (x) = ex a au moins k solutions
(k ∈ N∗ ), alors l’équation P (n+1) (x) = ex a au moins k − 1 solutions.
2. En déduire que l’équation P (x) = ex a au plus deg P + 1 solutions. Conclure.

Exercice 101 Sous quel angle se coupent les courbes y = x2 et x = y 2 ?

11 Examen : Janvier 2004


Exercice 102 Soit (an )n∈N une suite de nombres réels strictement positifs telle que :
√ √ 
(∗) lim an+1 − an = +∞.
n→+∞

√ √
1. (a) Justifier qu’il existe N1 ∈ N tel que : ∀ n > N1 , an+1 − an > 1.
(b) Montrer que : ∀ n > N1 , an > (n − N1 )2 .
a 
n
(c) Quel est le comportement de la suite ?
n n>1
2. Soit (un )n>1 définie par :
n
X 1
∀n > 1, un = 2
.
k=1
k
(a) Vérifier que (un )n>1 est strictement croissante.

17
1 1
(b) Montrer que ∀ n > 2, n2
6 n−1
− n1 .
(c) En déduire un majorant de (un )n>1 puis que (un )n>1 converge.

3. On associe à la suite a = (an )n∈N la suite bn (a) n∈N définie par :
n
X 1
∀ n ∈ N, bn (a) = .
k=0
ak

(a) Justifier que bn (a) n∈N est strictement croissante.
(b) En prenant pour N1 la même notation qu’en question 1), montrer que :

∀n > N1 , bn (a) 6 bN1 (a) + un−N1 .


 
(c) En déduire un majorant de bn (a) n∈N puis que bn (a) n∈N est convergente.
4. (a) Dites si la condition (∗) est vérifiée lorsque :
• an = n!
• an = n2n
(b) Qu’en
 n conclure
 en ce qui concerne les suites :
P 1
• k!
 k=0
n
n∈N
1
P
• k2k
k=1 n∈N∗
5. (a) La suite a = (an )n∈N définie par an = (n + 1)2 vérifie-t-elle (∗) ?

(b) Que dire de la suite bn (a) n∈N qui lui est associée ?

(c) Conclusion : la condition (∗) est-elle équivalente à la convergence de la suite bn (a) n∈N ?

Exercice 103 Soit f : R → R définie par :


 √
 ln(x + 1 + x2 ) si x 6 0
f (x) = x − ln(1 + x)
 2· si x > 0
x
1. f est-elle continue ?
2. f est-elle dérivable ?

3. Calculer lim (x + 1 + x2 ). En déduire lim f .
x→−∞ −∞
4. Calculer lim f .
+∞

5. (a) Calculer pour x > 0 : f 0 (x).


(b) On définit g : R+ → R par : g(x) = (1 + x) ln(1 + x) − x. Vérifier que : ∀ x > 0,
f 0 (x) > 0 ⇐⇒ g(x) > 0.
(c) Montrer que : ∀ x > 0, g 0 (x) > 0.
(d) En déduire que : ∀ x > 0, g(x) > 0 puis que : ∀ x > 0, f 0 (x) > 0.
6. (a) Calculer pour x < 0 : f 0 (x).
(b) Faire le tableau de variation de f .
(c) Tracer la courbe représentative de f .
7. (a) Calculer lim f 0 .
−∞

18
f (x)
(b) En déduire la valeur de lim .
x→−∞ x

Exercice 104 Soit f : R → R telle que : pour toute suite réelle (un )n∈N vérifiant lim un =
 n→+∞
+∞, alors la suite f (un ) n∈N est convergente.

1. Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites tendant vers +∞. Montrer que les suites f (un ) n∈N

et f (vn ) n∈N ont même limite finie.
Indication : on construira une suite (wn )n∈N dont (un )n∈N et (vn )n∈N sont des suites ex-
traites.
Désormais, on note l = lim f (n).
n→+∞
2. Montrer que l = lim f .
+∞
Indication : supposer que ce n’est pas le cas et construire une suite (un )n∈N telle que
lim un = +∞ et telle que f (un ) n∈N ne converge pas vers l.
n→+∞

Troisième partie
Algèbre (S1 mias 2003-2004)
12 Nombres complexes
Exercice 105 1. Simplifier les expressions suivantes et exprimer le résultat sous forme
cartésienne :
4 + 5i π
(2 + 3i)(4 − 5i) + (2 − 3i)(4 + 5i) ; ; eiπ ; e−i 2 .
−2 + i

2. Donner module et argument des nombres suivants :


√ 4


1+i 1−i 3
−3 ; −i ; 1 + i 3; ; .
1−i 1+i

Exercice 106 Simplifier lex expressions suivantes (α ∈ R, n ∈ N∗ ) :

1 + i tan α (1 + 2i)2 − (2 − i)3


; ; (1 + cos α + i sin α)n .
1 − i tan α (1 − i)3 + (2 + i)2
z−3+i
Exercice 107 Pour z 6= 2i, on pose : φ(z) = 2i−z
.
1. Déterminer {z ∈ C | φ(z) ∈ R}.
2. Déterminer {z ∈ C | arg(φ(z)) = − π2 [π]}.
3. Déterminer {z ∈ C | |φ(z)| = 2}.

Exercice 108 1. Donner la liste des racines cubiques de l’unité. Calculer leur somme.
2. Donner la liste des racines huitièmes de l’unité.
3. Soit n ∈ N∗ . Montrer que la somme des racines nièmes de l’unité est nulle.

Exercice 109 Trouver les racines carrées de −4, i, 1 − i et 3 + 4i.

19
n
P
Exercice 110 Soient n ∈ N et x ∈ R. Exprimer sous forme simple : cos(kx).
k=0

π
Exercice 111 Montrer que S = cos 17 + cos 3π
17
+ · · · + cos 15π
17
∈ Q.

Exercice 112 Résoudre dans C les équations suivantes :


1. 2iz = 2z ;
2. z 2 − (3 + 2i)z + 5 + i = 0 ;

3. ez = 1 + i 3.

Exercice 113 Déterminer les lieux de points suivants :

a) |z| < 2 ; b) |z − 1 − i| 6 1 .

Exercice 114 1. ] Soit A et B deux points distincts d’affixes a et b. Donner une CNS
portant sur l’affixe z du point M pour qu’on ait M ∈ (AB).
2. Déterminer les nombres z ∈ C tels que les points d’affixes respectives z,z 2 et z 4 soient
alignés.

Exercice 115 Soient z1 et z2 deux nombres complexes tels que |z1 | < 1 et |z2 | = 1. Montrer
z2 −z1
que 1− z¯1 z2
est de module 1.

Exercice 116 Soient A, B et C trois points d’affixes respectives a, b et c. Montrer que ABC
forme un triangle équilatéral ssi a + jb + j 2 c = 0. (On rappelle que j désigne classiquement la
racine cubique de l’unité de partie imaginaire strictement positive.)

13 Ensembles
Exercice 117 Soient E = {a, b} et F = {1; 2; 3}. Dresser la liste de toutes les applications de
E dans F , puis celles de F dans E. Dire lesquelles sont injectives, ou surjectives, ou bijectives.
Dresser également la liste des éléments de P(E) et P(F ).

Exercice 118 Soit f : E → F , A ⊂ E et B ⊂ F . Montrer que f (A ∩ f −1 (B)) = f (A) ∩ B.

Exercice 119 Soient E et F deux ensembles, card(E) = p, card(F ) = n. Compter :


1. le nombre d’applications de E dans F ;
2. le nombre d’applications injectives de E dans F ;
3. le nombre d’applications strictement croissantes de E dans F (on supposera E et F munis
d’un ordre total).

Exercice 120 À toute partie A de E, on associe l’application ϕA : E → {0 ; 1}, appelée


fonction caractéristique de A, définie par :
∀x ∈ A, ϕA (x) = 1 et ∀x ∈ E \ A, ϕA (x) = 0.
Au moyen de ϕA et ϕB , expliciter les fonctions caractéristiques de {E A, A ∩ B, A ∪ B et A \ B
(si B ⊂ A).

Exercice 121 Soit E un ensemble de cardinal n. Montrer que P(E) a 2n éléments. (Indication :
montrer que A 7→ ϕA est une bijection de P(E) dans A(E, {0 ; 1}), l’ensemble des applications
de E dans {0 ; 1})

20
Exercice 122 Montrer que :
1. (A ∩ B) ∪ C = (A ∪ C) ∩ (B ∪ C) ;
2. {E (A ∪ B) = {E A ∩ {E B ;
3. (A ∪ B) ∩ C = (A ∩ C) ∪ (B ∩ C) ;
4. {E (A ∩ B) = {E A ∪ {E B.

Exercice 123 Montrer par contraposition les assertions suivantes, E étant un ensemble :
1. ∀A, B ∈ P(E), (A ∩ B = A ∪ B) ⇒ A = B ;
2. ∀A, B, C ∈ P(E), (A ∩ B = A ∩ C et A ∪ B = A ∪ C) ⇒ B = C.

Exercice 124 Soit f : N → N définie par f (n) = n si n est pair, f (n) = (n + 1)/2 si n est
impair. Étudier l’injectivité et la surjectivité de f .

Exercice 125 Soit f : E → F une application. Montrer que :


1. f injective ⇐⇒ ∃h : F → E telle que h ◦ f = IdE ;
2. f surjective ⇐⇒ ∃k : F → E telle que f ◦ k = IdF .

14 Groupes, anneaux, corps


Exercice 126 Sur R, on définit la loi ∗ par : a ∗ b = a + b + ab. Montrer que ∗ est une loi
interne, associative, commutative et possédant un élément neutre. Montrer que (R \ {−1}, ∗)
est un groupe. Résoudre l’équation 2 ∗ 3 ∗ x ∗ 5 = 5 ∗ 3.

Exercice 127 Soit f un morphisme de groupes de (G, ◦) dans (G0 , ⊥). On note e0 l’élément
neutre de (G0 , ⊥). Montrer que {x ∈ G | f (x) = e0 } et {f (x) | x ∈ G} sont des groupes. On les
appelle respectivement noyau et image de f , et on les note Ker(f ) et Im(f ).

Exercice 128 Montrer que tout sous-groupe de Z est du type nZ, pour un certain n ∈ N.
(Indication : utiliser la division euclidienne.)

Exercice 129 Soit G un groupe, et H un sous-groupe. On définit sur G une relation Γ ⊂ G×G
en posant :

(x, y) ∈ Γ ⇐⇒ xy −1 ∈ H.
Montrer que c’est une relation d’équivalence, et définir une bijection entre H et la classe
d’équivalence de chaque élément de G. En déduire que le nombre d’éléments de H divise celui
de G.

15 Interrogation 1
Exercice 130 Soit E un ensemble. Montrer que pour toutes parties A, B, C de E, on a :
A ∪ (B − C) = (A ∪ B) − ({E A ∩ C)

Exercice 131 Soit f : R2 → R2 définie par f (x, y) = (2x + y, x + y).


f est-elle injective ? surjective ? bijective ?
Soit A = {(2; 1)} et B = {(x, y) ∈ R2 | y = 0} deux parties de R2 . Déterminer f (B), f −1 (A),
f (R2 ) et f −1 (R2 ).

21
16 Interrogation 2
Exercice 132 Soit E un ensemble. Si A et B sont deux parties de E, montrer que

(A ∪ B) − (A ∩ B) = (A − B) ∪ (B − A) .

Exercice 133 Soit f : E → F une application, et A ⊂ E. Montrer que A ⊂ f −1 (f (A)).


Montrer qu’il y a égalité si f est injective. Donner un contre-exemple à l’égalité lorsque f n’est
pas injective.

Quatrième partie
Algèbre (S2 sm 2002-2003)
17 Espaces et sous-espaces vectoriels, somme, supplémentaire
Exercice 134 1. Montrer que l’ensemble F(R, R) des fonctions de R dans R est un R-espace
vectoriel.
2. Les sous-ensembles suivants de F(R, R) sont-ils des sous-espaces vectoriels ?
(a) L’ensemble des fonctions bornées.
(b) L’ensemble des fonctions non bornées.
(c) L’ensemble des fonctions continues.
(d) L’ensemble des fonctions positives.
(e) L’ensemble des fonctions qui s’annulent en 0.
(f) L’ensemble des fonctions périodiques.
(g) L’ensemble des fonctions qui tendent vers 0 en +∞.
R1
(h) L’ensemble des fonctions f continues telles que 0 f (x)dx = 0.

Exercice 135 On considère RN , l’espace vectoriel (sur R) des suites réelles. Dites lesquels,
parmi les sous-ensembles suivants, sont des sous-espaces vectoriels :
1. {suites réelles bornées}
2. {suites réelles convergentes}
3. {(un ) ∈ RN | u0 = a}, a ∈ R
4. {(un ) ∈ RN | un+1 = 3 un }
5. {(un ) ∈ RN | un+2 = un+1 − un }
e) {(un ) ∈ RN | un+1 = u2n }

Exercice 136 On considère le R-espace vectoriel R[X] des polynômes à coefficients réels.
1. R3 [X] = {P ∈ R[X] | deg(P ) 6 3} est-il un sous-espace vectoriel ?
2. E = {P ∈ R[X] | deg(P ) = 3} est-il un sous-espace vectoriel ?
3. Déterminer le plus petit sous-espace vectoriel de R[X] contenant E.

Exercice 137 Parmi les sous-ensembles suivants, trouver ceux qui sont des sous-espaces vec-
toriels :

22
E1 = {(x, y) ∈ R2 ; x2 + y 2 = 1}
E2 = {(x, y) ∈ R2 ; x + y = 1}
E3 = {(x, y) ∈ R2 ; 2x + y = 0}
E4 = {(x, y, z) ∈ R3 ; x = y = 2z}
E5 = {(x, y, z) ∈ R3 ; x = 0}
E6 = E4 ∪ E5
E7 = E4 ∩ E5
E8 = {(x, y, z, t) ∈ R4 ; x + y − z = 0 et x = t}
E9 = {P ∈ R2 [X] ; P (3) = 0}
E10 = {P ∈ R[X] ; d◦ P > 2}
Exercice 138 Les ensembles suivants, munis de l’addition et de la multiplication par un réel,
sont-ils des espaces vectoriels ?
1. E = {(x, y, z) ∈ R3 | x − y + 2z = 0} ;
2. E = {(x, y, z) ∈ R3 | x − y + 2z = 1} ;

x−y+z =0
3. E = {(x, y, z) ∈ R3 | };
x+y−z =0

3 x−y+z =0
4. E = {(x, y, z) ∈ R | };
x+y−z =1
5. L’ensemble des matrices 2 × 5 à coefficients réels ;
6. R2 [X] l’ensemble des polynômes à coefficients réels de degré au plus 2 ;
7. L’ensemble des polynômes à coefficients réels de degré exactement 2 ;
8. E = {P (X) ∈ R2 [X] | P 0 (1) = 0}.
Exercice 139 Soit E un espace vectoriel, F et G deux sous-espaces vectoriels.
1. Montrer que F + G et F ∩ G sont des espaces vectoriels.
2. F ∪ G est-il un espace vectoriel ?
Exercice 140 1. Soit F(R, R) l’espace vectoriel des fonctions de R dans R. Montrer que
les sous-ensembles Fp (R, R) (fonctions paires) et Fi (R, R) (fonctions impaires) sont des
sous-espaces vectoriels supplémentaires dans F(R, R).
2. Expliciter la décomposition de la fonction exponentielle sous la forme f + g avec f ∈
Fp (R, R) et g ∈ Fi (R, R). Idem avec h(x) = x4 + 2x3 − 1, et k(x) = sin(x2 ) − 2 cos(x3 ).
Exercice 141 Soit F = {(x, y, z) ∈ R3 | x + y + z = 0} et G = {(x, y, z) ∈ R3 | x − y = 0 et z =
0}. Montrer que F et G sont deux sous-espaces vectoriels supplémentaires de R3 .
Exercice 142 Soit F = {(x, y, z) ∈ R3 | x + y + z = 0}, G = {(x, y, z) ∈ R3 | x = y = z}.
1. Montrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels de R3 . Déterminer la dimension de
F et celle de G.
2. Montrer que R3 = F ⊕ G.
3. Montrer que
H = {(x1 , x2 , . . . , xn ) ∈ Rn | x1 + x2 + · · · + xn = 0}
est un sous-espace vectoriel de Rn . Quelle est sa dimension ? Déterminer un supplémentaire
de H dans Rn .
Exercice 143 Soit E1 le sous-espace vectoriel de R4 engendré par (1; 2; 0; 1) et (0; 1; 1; 3). Soit
E2 le sous-espace vectoriel de R4 engendré par (1; 1; 1; 0).
1. Déterminer E1 ∩ E2 .
2. Donner une base de E1 + E2 .

23
18 Applications linéaires, image et noyau
Exercice 144 Parmi les applications suivantes, indiquer lesquelles sont linéaires et lesquelles
ne le sont pas :
f1 : R → R , x 7→ 3x f5 : R2 → R2 , (x, y) 7→ (x + y , xy)
f2 : R → R , x 7→ 3x + 2 f6 : R2 → R3 , (x, y) 7→ (x + y , x − y , 2x)
f3 : R → R , x 7→ ln(x) f7 : R3 → R2 , (x, y, z) 7→ (x + y , z , x + 1)
f4 : R → R , x 7→ |x| f8 : R2 → R , (x, y) 7→ xey

Exercice 145 Soient f :R3 →R3 , (x, y, z)7→(x , y , 0),

g :R2 →R3 , (x, y)7→(x − y , x + y , x + 2y) et h :R3 →R(x, y, z)7→x − 3y + 2z .

1. Montrer que f , g et h sont linéaires.


2. Déterminer noyau et image dans chaque cas.

Exercice 146 Soit (e1 , e2 , e3 , e4 ) la base canonique de R4 et f l’application linéaire de R4 dans


lui-même définie par f (e1 ) = 3e1 + e2 + e3 + e4 , f (e2 ) = e1 + e2 − e3 + e4 , f (e3 ) = e1 − e2 + e3 − e4
et f (e4 ) = e1 + e2 − e3 + e4 .
1. Calculer f (x, y, z, t) pour (x, y, z, t) ∈ R4 .
2. Déterminer Ker(f ).
3. Soit F = Vect(e3 , e4 ). F et Ker(f ) sont-ils supplémentaires ?

Exercice 147 Montrer que les applications usuelles suivantes : symétrie, projection, homothétie,
rotation sont linéaires. Déterminer leur image et noyau.

Exercice 148 Soit E1 la droite de R2 engendrée par (1; 1), E2 celle engendrée par (1; −1).
Exprimer :
1. la projection suivant E1 parallèlement à E2 ;
2. la projection suivant E2 parallèlement à E1 ;
3. la symétrie par rapport à E1 parallèlement à E2 .

Exercice 149 Soient F et G deux sous-espaces vectoriels de E. Montrer que l’application :


s : F ×G → E
(x, y) 7→ x + y
est linéaire. Montrer ensuite que :
1. s est injective ssi F ∩ G = {0} ;
2. s est surjective ssi F + G = E ;
3. s est un isomorphisme ssi F ⊕ G = E.

Exercice 150 Soit E un espace vectoriel, et f un endomorphisme de E.


1. Montrer que Ker(f ) = Ker(f 2 ) ⇔ Ker(f ) ∩ Im(f ) = {0}.
2. Montrer que Im(f ) = Im(f 2 ) ⇔ Ker(f ) + Im(f ) = E.
3. Montrer que si E est de dimension finie, on a

Ker(f ) = Ker(f 2 ) ⇔ Im(f ) = Im(f 2 ) ⇔ Ker(f ) ⊕ Im(f ) = E .

(votre enseignant de TD pourra vous donner des contre-exemples en dimension infinie)

24
Exercice 151 On considère l’équation différentielle

(E) x2 y 00 (x) + 2xy 0 (x) − 12y(x) = 0

et l’application ϕ :R3 [X]→R[X], P (X)7→X 2 P 00 (X) + 2XP 0 (X) − 12P (X)


1. Montrer que ϕ est un endomorphisme de R3 [X]. Calculer les images par ϕ des vecteurs
de la base (1, X, X 2 , X 3 ).
2. Déterminer Ker(ϕ).
3. Donner une solution particulière (non nulle) y0 de E.
4. Résoudre (E) sur ]0; +∞[ (indication : poser y(x) = y0 (x)z(x)).

19 Famille libre, génératrice, base, dimension


Exercice 152 Considérons un espace vectoriel. La famille composée du seul vecteur nul est-elle
libre ?

Exercice 153 Montrer que les vecteurs (1, 1), (−1, 1) et (1, 2) de R2 sont deux à deux indépendants.
Montrer que ces vecteurs sont liés, et trouver une combinaison linéaire nulle non triviale entre
ces vecteurs.

Exercice 154 Donner un exemple d’une famille de 3 vecteurs (u1 , u2 , u3 ) de R3 qui soit liée,
mais telle que u1 ne s’exprime pas comme combinaison linéaire de u2 et u3 .

Exercice 155 On considère les vecteurs u1 = (1, −1, 1), u2 = (0, 1, 1), u3 = (1, 1, 3) et u4 =
(1, 0, 1) de R3 . Montrer que (u1 , u2 , u4 ) forme une base de R3 et déterminer les coordonnées du
vecteur u3 dans cette base.

Exercice 156 Dans l’espace vectoriel R5 , on considère les vecteurs U, V1 , V2 , V3 , V4 , V5 définis


par U = (0; 0; −2; 2; 2), V1 = (1; 0; 1; 1; 0), V2 = (1; 1; 0; 2; 0), V3 = (1; 1; 2; 3; 1), V4 = (1; 1; 3; 0; 2)
et V5 = (0; 1; 0; 0; 3). Existent-ils des réels x1 , x2 , x3 , x4 , x5 tels que

U = x1 V1 + x2 V2 + x3 V3 + x4 V4 + x5 V5 ?

Sont-ils déterminés de manière unique ? Expliquer pourquoi.

Exercice 157 Montrer que R2 [X] admet pour base la famille (1, X, X 2 ). Montrer que la famille
(1, X + 1, X 2 + X + 1) est également une base de R2 [X].

Exercice 158 Donner une base des sous-espaces vectoriels de R3 suivants :


1. E = {(x, y, z) ∈ R3 | x − y + 2z = 0} ;

3 x−y+z =0
2. E = {(x, y, z) ∈ R | }.
x+y−z =0

Exercice 159 Soit F le sous-espace vectoriel de R3 engendré par les vecteurs v1 = (0; 1; 2) et
v2 = (1; 2; 3).
1. Quelle est la dimension de F ?
2. Donner une condition nécessaire et suffisante pour que (x, y, z) soit un élément de F .

25
Exercice 160 1. Montrer que la famille

(1; 1; 1; 0) , (1; 0; 1; 1) , (1; 0; 0; 1)

est libre dans R4 . Est-ce une base ?


2. Soient

B1 = (1; 1; 1), (1; −1; 1), (1; 1; −1)

B2 = (1; 1; 0), (1; 0; 1), (0; 1; 1)

Montrer que B1 et B2 sont des bases de R3 ; exprimer le vecteur X = (x; y; z) dans la base
B1 et dans la base B2 .

Exercice 161 Soit (u, v, w) trois vecteurs d’un K-espace vectoriel E. Si (u, v, w) est libre, que
peut-on dire de : (u, u + v, u + v + w) ; (u + v, v + w, u + w) ; (u − v, v − w, w − u) ? Et si (u, v, w)
est liée ?

Exercice 162 Soit (pour n ∈ N) fn : R → R la fonction définie par fn (x) = enx . Montrer que
pour tout n ∈ N, (f0 , . . . , fn ) est une famille libre dans l’espace vectoriel des fonctions réelles
de la variable réelle.

Exercice 163 Soit n ∈ N et Rn [X] l’espace vectoriel des polynômes de degré 6 n. Soit
(P0 , . . . , Pn ) une famille de (n + 1) polynômes telle que deg(Pi ) = i pour 0 6 i 6 n (donc
P0 est un polynôme constant non nul). Montrer que (P0 , . . . , Pn ) est une base de Rn [X].

Exercice 164 Soient les polynômes de degré 3 suivants : P0 = (X − 1)(X − 2)(X − 3), P1 =
X(X − 2)(X − 3), P2 = X(X − 1)(X − 3), P3 = X(X − 1)(X − 2). Montrer que (P0 , P1 , P2 , P3 )
est une base de R3 [X].

Exercice 165 (Polynômes d’interpolation de Lagrange) Soient (a0 , . . . , an ) ∈ Rn+1 et (l0 , . . . , ln ) ∈


Rn+1 . Introduisons la notation suivante pour 0 6 i 6 n :

\ (X − a0 ) . . . . . . (X − an )
(X − a0 ) . . . (X − ai ) . . . (X − an ) = .
X − ai
Autrement dit, le terme sous le chapeau n’apparaı̂t pas dans la liste. A titre d’exemple, (X −
a0 ) . . . (X\
− a2 ) . . . (X − a4 ) = (X − a0 )(X − a1 )(X − a3 )(X − a4 ). Avec ce même principe de
notation, posons
(X − a0 ) . . . (X \ − ai ) . . . (X − an )
Pi (X) = .
(ai − a0 ) . . . (a\
i − a i ) . . . (a i − a n )
Pn
Finalement, soit P (X) = i=0 li · Pi (X).
1. Calculer P (ai ) (pour 0 6 i 6 n).
2. Montrer que la famille (P0 , . . . , Pn ) est une base de Rn [X].

26
20 Matrices : généralités
 
 1
Exercice 166 On considère les matrices : A = 1 2 1 , B =  −1  ,
0
   
  0 1 −1 1 0  
1 −1 1 1 0
C= , D=  1 1 0 , E=
  0 1  et F = .
0 1 0 1 1
0 1 0 −1 −1

1. Effectuer tous les produits de ces matrices deux à deux lorsqu’ils existent.
2. Calculer si possible A + 2B, 2A + t B , t A +3B, EF C, EF D, F EC, ADB.

Exercice 167 On considère dans Mn (R) les matrices A et B définies par A = (aij )16i,j6n avec
aij = i + j et B = (bij )16i,j6n avec bij = i − j. Calculer le terme général des matrices C = A − B
et D = AB.

Exercice 168 Soit f l’application linéaire de R4 dans R3 définie par : f (x, y, z, t) = (x + t, x +


y + t, y + z + t).
1. Ecrire la matrice A de f relativement aux bases canoniques {e1 , e2 , e3 , e4 } de R4 et
{e01 , e02 , e03 } de R3 .
2. Calculer la matrice B de f dans les bases {u1 , u2 , u3 , u4 } de R4 et {v1 , v2 , v3 } de R3
définies par u1 = e1 + e2 + e3 + e4 ; u2 = e1 + e2 + e3 ; u3 = e1 + e2 ; u4 = e1 ;
v1 = e03 ; v2 = e02 + e03 ; v3 = e01 + e02 + e03 .

Exercice 169 Montrer que les applications suivantes sont linéaires. Déterminer leur noyau et
leur image et écrire dans chaque cas la matrice correspondante rapportée aux bases canoniques.
1. f : R3 → R3 ; (x, y, z) 7→ (x, y, 0)
2. g : R2 → R3 ; (x, y) 7→ (x − y, x + y, x + 2y)
3. h : R3 → R ; (x, y, z) 7→ x − 3y + 2z
4. θ : R3 [X] → R3 [X] ; P 7→ P 0 (polynôme dérivé).

Exercice 170 Soient f , g et h les applications linéaires de R3 dans R2 ou de R2 dans R3


représentées par les matrices respectives, dans les bases canoniques :
 
    2 3
−1 1 0 1 0 1
A= , B= , C =  −1 0  .
1 1 2 2 1 0
1 2

1. Calculer l’image d’un vecteur X = (x, y, z) par les applications suivantes : f ; g ; f + g ;


2g et f + 2g.
2. Ecrire, lorsqu’elles ont un sens, les matrices dans les bases canoniques des applications
suivantes : f + h ; f ◦ g ; f ◦ h ; h ◦ f ; g ◦ h.
 
2 −1 −1
Exercice 171 Soit A = 31  −1 2 −1  considérée comme matrice d’un endomorphisme
−1 −1 2
de K3 . En déterminer l’image et le noyau. Montrer qu’il s’agit d’un projecteur.

27
Exercice 172 Soit E = F ⊕ F 0 , avec F 6= 0 et F 0 6= 0. Prendre une base B de F , une base B 0
de F 0 et notons C la base de E obtenue par ”réunion” de B et B 0 . Notons P le projecteur (de
E) sur F parallèlement à F 0 , et S la symétrie par rapport à F parallèlement à F 0 . Donner les
matrices MC (P ) et MC (S) ainsi que le polynôme caractéristique de P et de S.
Exercice 173 Soit L : R3 → R3 l’application linéaire définie par L(x, y, z) = (x + 2y − z , y +
z , x + y − 2z).
1. Ecrire la matrice associée à L dans la base canonique de R3 .
2. Trouver une base et déterminer la dimension de chacun des sous-espaces vectoriels sui-
vants : Ker(L), Im(L) et Ker(L) ∩ Im(L).
3. Déterminer L ◦ L = L2 et L ◦ L ◦ L = L3 . Quelle est la matrice de L16 dans la base
canonique ?
 
−11 7 0 3
Exercice 174 Soit u : R4 → R3 linéaire, de matrice  0 1 11 2  dans les bases cano-
1 0 7 1
4 3
niques de R et R .
1. Quel est le rang de u ? Donner une base de Im(u).

2. Calculer dim Ker(u) . Donner une base de Ker(u).
Exercice 175 Soit l’application ϕ : R3 [X] → R3 [X] définie par ϕ(P )(X) = P (X + 2) − P (X).
1. Montrer que ϕ est un endomorphisme de R3 [X].
2. Déterminer la matrice de ϕ dans la base canonique de R3 [X].
3. Déterminer Ker(ϕ) et Im(ϕ).
4. Déterminer P ∈ R3 [X] tel que ϕ(P ) = X(X + 1) et P (1) = 0, puis écrire P comme
produit de facteurs du premier degré.
5. Donner une expression condensée de la valeur de la somme
1.2 + 3.4 + 5.6 + . . . + (2n + 1)(2n + 2) .
Exercice 176 Soit E = R4 , f1 = (1, 1, 1, 0), f2 = (0, 0, 0, 1) et E1 le sous-espace vectoriel de
E engendré par f1 et f2 .
1. Donner la matrice (dans la base canonique) de la projection orthogonale sur E1 .
2. Donner la matrice (dans la base canonique) de la symétrie orthogonale par rapport à E1 .
2 2 2
Exercice 177 Soit√ f l’endomorphisme de R (i.e. l’application linéaire de R dans R ) de
1 − 3
matrice √ dans la base canonique B = (i, j) de R2 .
3 1
1. Quel est l’angle entre les vecteurs i et f (i) ?
2. Quel est l’angle entre les vecteurs j et f (j) ?
3. Décrire f comme la composée (commutative) de deux transformations simples.
   
1 0 1 1 1 1
Exercice 178 Soient A =  0 0 0  et B =  1 1 1 . Calculer Ap et B p (p ∈ N).
1 0 1 1 1 1
Exercice 179 Soit E un espace vectoriel sur R de dimension 3. Soit f un endomorphisme de
E tel que f 2 6= 0 et f 3 = 0. Soit x ∈ E n’appartenant pas à Ker(f 2 ).
1. Préciser pourquoi x 6= 0, f (x) 6= 0, f 2 (x) 6= 0, f 3 (x) = 0.
2. Montrer que {x, f (x), f 2 (x)} est une base de E.
3. Quelle est la matrice de f dans la base {x, f (x), f 2 (x)} de E (dans cet ordre) ?

28
21 Matrices : rang, changement de base, inversion
Exercice 180 Déterminer le rang des matrices suivantes :
     
1 2 1 2 0 −1 1 2 1
A =  −1 0 1  , B =  −1 1 2  , C =  1 0 −1  (a ∈ R) .
3 2 2 1 1 1 0 a 1

Exercice 181 Soit l’application linéaire T : R3 → R2 donnée par :

(x, y, z) 7→ (x + 2y + 3z, 4x + y + 2z) .

1. Ecrire la matrice de T dans les bases canoniques E = {e1 , e2 , e3 } et V = {v1 , v2 } de R3 et


R2 .
2. Soit f1 = e1 + e2 , f2 = e1 − e2 , f3 = e3, w1 = v1 − v2 et w2 = 2v1 + v2 .
• Vérifier que F = {f1 , f2 , f3 } et W = {w1 , w2 } sont des bases respectivement de R3
et R2 .
• Ecrire les matrices de passage PEF , PF E , PVW et PWV .
• Donner la matrice de T dans les nouvelles bases F = {f1 , f2 , f3 } et W = {w1 , w2 }.

Exercice 182 Soit L : R3 → R3 l’application linéaire définie par L(x, y, z) = (x+2y +2z , 2x+
y − 2z , 2x − 2y + z).
1. Ecrire la matrice associée à L dans la base canonique B1 = (e1 , e2 , e3 ).
2. Soit B2 = (e1 + e2 , e1 − e2 + 2e3 , e1 − e2 − e3 ) : montrer que B2 est une base de R3 , et
trouver les matrices de passage PB1 ,B2 et PB2 ,B1 .
3. Quelle est la matrice de L dans la base B2 ?

Exercice 183 Soit E = R3 [X] l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels de degré
6 3. Soient B1 = (1, X, X 2 , X 3 ) et B2 = (1 , X − 1 , (X − 1)2 , (X − 1)3 ) deux bases de E.
Ecrire la matrice de passage de B1 à B2 , ainsi que la matrice de passage de B2 à B1 .

Exercice 184 Soit a, b et c trois réels. On considère l’application linéaire f de R3 dans R3 , de


matrice dans la base canonique B = (e1 , e2 , e3 ) de R3 :
 
a b c
A= b c a .
c a b

1. Soit B 0 = (e1 + e2 + e3 , e2 , e3 ) : trouver la matrice de passage de B à B 0 .


 
1
2. Soit u =  −1  (coordonnées dans B) : quelles sont les composantes de u dans la base
4
0
B ?
3. Quelle est la matrice de f dans la base B 0 ?
 
λ1 0
Exercice 185 Soit D = 
 ...  matrice diagonale n × n, avec λi ∈ R. A quelle

0 λn
condition D est-elle inversible ? Calculer alors D−1 .

29
Exercice 186 Inverser, lorsque c’est possible, les matrices suivantes :
 
  1 1 1 1
3 −1 2    
 1 1 −1 −1 
5 4 ch t sh t
A=  1 0 3 , B= , C= et D = 
 1 −1 1 −1  .

6 5 sh t ch t
4 0 2
1 −1 −1 1
 
1 2 0
Exercice 187 Soit A =  0 1 3 .
0 0 1
n
1. Calculer (A − I) pour tout n > 1.
2. En déduire An pour tout n > 1.
3. Montrer que A est inversible et calculer A−1 .
Exercice 188 Soit A une matrice carrée inversible. Montrer que t A est inversible, et exprimer
son inverse en fonction de celui de A.
Exercice 189 Pour tout réel t, on considère la matrice carrée d’ordre quatre suivante :
 t 
e 2tet (t2 − 4t)et 2 + 2(t − 1)et
 0 et tet et − 1 
R(t) =  .
 0 0 et 0 
0 0 0 1
1. Montrer que pour tout réel t et tout réel s, on a R(t)R(s) = R(t + s).
2. Soit t un réel. Montrer que la matrice R(t) est inversible, et calculer son inverse.
 
0 1 1
Exercice 190 Soit A =  1 0 1 .
1 1 0
1. Trouver deux réels α et β tels que A2 = αI3 + βA.
2. En déduire que A est inversible et donner son inverse.
Exercice 191 Soit A une matrice carrée vérifiant la relation 2A5 − A4 + 7A2 − 3A + I = 0, où
I est la matrice identité de même taille que A. Montrer que A est inversible, et exprimer A−1
en fonction de A (et de ses puissances).
Exercice 192 Soient A, B ∈ Mn (K) telles que AB = A + B. Montrer que A et B commutent.
[Indication : Calculer (I − A)(I − B)]
Exercice 193 Soit ϕ l’endomorphisme de R4 déterminé relativement à la base canonique par
la matrice  
2 0 1 −1
 −7 3 1 5 
A=  −4 −6 −11 −1  .

4 −6 −7 −5
Déterminer le noyau de ϕ.
 
1 3 −1 4
 2 5 −1 3 
Exercice 194 Montrer que la matrice M =   est régulière, et calculer
 0 4 −3 1 
−3 1 −5 −2
son inverse.

30
22 Matrices : résolution de systèmes
Exercice 195 Discuter selon m ∈ R la possibilité du système d’inconnues (x, y, z) ∈ R3

 mx + 2my + 2mz = 1
2x + (2 − m)y + 2z = 0
2x + 2y + (2 + m)z = 0

et le résoudre effectivement en cas de possibilité.


Exercice 196 1. Résoudre le système :

 x + 3y − z = 1

x − y + 2z = −2


 2x − 4y + 2z = 1
x + y − 3z = −1

à l’inconnue (x, y, z) ∈ R3 .
2. Discuter, selon (a, b) ∈ R2 la possibilité du nouveau système déduit du précédent en
conservant les premiers membres et en remplaçant les seconds :

1 1

−2 a

1 par
1

−1 b

et le résoudre effectivement dans le cas de possibilité.


Exercice 197 1. Résoudre le système :


 x + 2y + 3z + 4t = 0
2x + 3y + 4z + 5t = 0


 3x + 4y + 5z + 6t = 0
4x + 5y + 6z + 7t = 0

d’inconnues (x, y, z, t) ∈ R4 .
2. Discuter la possibilité de résolution (et résoudre si possible) du système déduit du précédent
en remplaçant le membre de droite :

0 X 1

0 Y a

0 par
Z puis par 2
a
3
0 T a

où (X, Y, Z, T ) ∈ R4 et a ∈ Q.
Exercice 198 Discuter, selon (a, b) ∈ R2 le rang puis discuter selon (a, b, X, Y, Z, T ) ∈ R6 la
possibilité du système :


 2x − 4y + z + at = X
−2x + 7y − 3t = Y


 x − 5y + 4z + 3t = Z
−x + 3y + z + bt = T

à l’inconnue (x, y, z, t) ∈ R4 et le résoudre effectivement dans le cas où le système est possible
mais n’est pas un système de Cramer.

31
23 Déterminant et inversion de matrices
Exercice 199 Calculez le déterminant des matrices suivantes :
     
1 −2 3 0 1 1 2 1 1
A=  3 1 −5  , B=  1 0 1 , C= 1 2 1 ,
−8 3 6 1 1 0 1 1 2
   
  0 1 1 1 1 1 −1
0 −1 1  1 0 1 1   2 0 2 
D=  1 2 −3  , E=
 1
, F =
 3 −2
.
1 0 1  7 
1 1 −2
1 1 1 0 4 5 −6
Avez-vous une remarque à faire ? Précisez les matrices qui sont inversibles.

Exercice 200 Inversez, lorsque c’est possible, les matrices suivantes :


     
  1 1 −3 −3 4 1 −2 1 5
−1 2
A= , B=  2 16 1  , C=  1 2 0 , D= 1 1 4 .
2 1
0 0 4 1 1 3 0 3 3

Exercice 201 Pour chaque affirmation suivante, dites si elle est vraie ou fausse. Dans le cas
où elle est fausse, donnez un contre-exemple et essayez de la corriger si possible.
1. ∀ (A, B) ∈ Mn (R)2 , det(A + B) = det(A) + det(B) ;
2. ∀ (A, B) ∈ Mn (R)2 , det(AB) = det(BA) ;
3. ∀ (A, B) ∈ Mn (R)2 , det(AB) = det(A) × det(B) ;
4. ∀ A ∈ Mn (R), det( t A) = det(A) ;
5. ∀ A ∈ Mn (R), ∀ λ ∈ R, det(λA) = λ.det(A) ;
6. ∀ A ∈ Mn (R), ∀P ∈ Mn (R) inversible, det(P −1 AP ) = det(A).
Recommencez l’exercice en remplaçant le déterminant par la trace.

Exercice 202 Soit n ∈ N∗ un entier impair, et A ∈ Mn (R) une matrice antisymétrique.


Montrez que A n’est pas inversible. Est-ce encore vrai pour n pair ?

Exercice 203 Soit P ∈ Mn (R) telle que t P P = In . Quelles valeurs peut prendre det(P ) ?

Exercice 204 Montrez que les déterminants ci-dessous sont nuls :




1 1 1


1 cos(x) cos(2x)


a b c , cos(x) cos(2x)
cos(3x) .

b+c c+a a+b cos(2x) cos(3x) cos(4x)

Exercice 205 Deux matrices A et B sont telles que :


   
5 11 x 14
AB = et BA = .
11 25 14 y

En utilisant trace et déterminant, trouvez x et y.

32
Exercice 206 Calculez les déterminants suivants :

a b c d a x x b
0

0
a−b−c 2a 2a
−a b c d x a b x
D1 =
; D2 = 2b b−c−a 2b ; D3 = .
−a −b c d00 x b a x
−a −b −c −d
2c 2c c−a−b
b x x a

Exercice 207 Calculez le déterminant suivant d’ordre n + 1.



an an−1 an−2 · · · a1 a0

−1 x 0 ··· ··· 0
..

0 −1 x 0 .


. .. .. ..
.. 0 −1 . . .

. . ... ...
.. ..

0

0 0 0 · · · −1 x

Exercice 208 Soient (xi )i=1,...,n et (yj )j=1,...,n des scalaires. Calculez le déterminant ∆n de la
matrice de terme général 1 + xi yj .

Exercice 209 Développez le déterminant



1 a b ab

1 a0 b a 0 b
D = 0 0
.
1 a0 b0 ab

0 0

1 a b ab

Vous trouverez D = (a0 − a)2 (b0 − b)2 .

Exercice 210 Soient (ai )i=1,...,n des scalaires et Dn le déterminant suivant :



1
· · · 1

a1 · · · an
Dn = .. .. .

. .
n−1 n−1
a1 · · · an

1. Montrez que pour tout polynôme P de la forme P (X) = X n−1 +αn−1 X n−2 +· · ·+α1 X +α0 ,
on a
1
··· 1
a1
··· an
Dn = .. ..
.

n−2 . .
n−2

a1
· · · a n


P (a1 ) · · · P (an )
n−1
Q
2. En déduire, en choisissant P comme il faut, que Dn = (an − ai ) · Dn−1 .
i=1
3. En déduire (par récurrence) Dn .

33
Cinquième partie
Analyse (S4 mias 2003-2004)
24 Intégrales impropres
Exercice 211 Calculer les intégrales ou primitives suivantes :
Z 1 Z 3
2x − 1
Z Z Z
x+1 2 dx
I= dx ; J = ln(x −1)dx ; K = dx ; L= ln(x)dx ; M= .
0 ex 2 x2 + x + 1 sin x
Exercice 212 Soient I, J deux intervalles de R, α, β : I → J deux fonctions dérivables, et
f : J → R continue. On pose
Z β(x)
F (x) = f (t)dt .
α(x)

Montrer que F est dérivable, et calculer sa dérivée.

Exercice 213 Soient f, g : [a, b] → R continues. Montrer l’inégalité de Cauchy-Schwartz :


Z b sZ b s
Z b

f (x)g(x)dx 6
2
f (x)dx g 2 (x)dx .

a a a

Traiter le cas d’égalité.

Exercice 214 Soit f : [a, b] → C continue. Montrer l’inégalité suivante :


Z b Z b


f (x)dx 6
|f (x)|dx .
a a

Traiter le cas d’égalité.

Exercice 215 A l’aide de changements de variables, calculer les intégrales suivantes :



Z 5
1. I1 = 2x − 1 dx ;
1
Z 3
dx
2. I2 = √ ;
0 25 − 3x
Z 2
dx
3. I3 = ;
1 x(1 + ln x)
Z 4
dx
4. I4 = √ ;
0 1+ x
Z 1 √
5. I5 = x2 1 + x3 dx ;
0
ln 8 √
Z
6. I6 = ex + 1 dx.
ln 3

Exercice 216 Etudier la convergence des intégrales suivantes :


Z 1
dx
1. 2
;
−1 x

34
Z 1
ln(1 + x)
2. dx ;
0 x
Z 1
3. xα ln x dx ;
0
Z 1
ln x
4. dx ;
0 1+x
Z 1
dx
5. √ ;
0 1 − x4
Z 1
dx
6. .
0 x − 5x2
3

Z 3π/2
dx
Exercice 217 Calculer . (On prendra garde à être rigoureux dans les calculs)
0 (2 + cos x)2

Exercice 218 Les intégrales suivantes sont-elles convergentes ? Si oui, les calculer.
Z +∞
dx
1. √ ;
1 x 4x2 + x
Z +∞
x2 dx
2. √ ;
0 x5 + 1
Z +∞
dx
3. ;
e x ln x
Z +∞
dx
4. ;
e x(ln x)2
Z +∞
ln x
5. dx (α ∈ R) ;
1 xα
Z +∞
1+x
6. dx.
0 1 + x2

Exercice 219 Etudier la convergence des intégrales suivantes


Z +∞
2
1. e−x dx ;
0
Z +∞
x
2. x
dx ;
0 e −1
Z +∞
dx
3. x −x
;
−∞ (1 + e )(1 + e )
Z +∞
4. xα−1 e−x dx (α ∈ R).
0
R +∞
Exercice 220 Soit f : R → R une fonction continue périodique telle que 0
f (t)dt converge.
Montrer que f est constante.

Exercice 221 Soit f : R → R une fonction continue telle que lim f (x) = l et lim f (x) = l0 .
x→+∞ x→−∞
Z B+1 Z A+1
1. Déterminer lim f (x)dx et lim f (x)dx.
B→+∞ B A→−∞ A

35
Z +∞   Z 0  
2. Montrer que les intégrales f (x + 1) − f (x) dx et f (x + 1) − f (x) dx sont
0 −∞
convergentes.
Z +∞  
3. Montrer que f (x + 1) − f (x) dx = l − l0 .
−∞

Z +∞
Exercice 222 Soit f : R+ → R uniformément continue sur R+ telle que f (x)dx converge.
0
Montrer que lim f (x) = 0.
x→+∞

Exercice 223 Soit f : R+ → R de classe C 1 telle que :


R +∞
1. 0 f (x)dx converge
R x+1
2. x 7→ x f 02 (t) dt soit bornée sur R+ .
Déterminer lim f (x).
x→+∞

Z +∞
dt
Exercice 224 (Intégrales de Bertrand) 1. Montrer que converge ssi α >
2 tα (ln t)β
1 ou (α = 1 et β > 1).
Z 1/2
dt
2. Montrer que converge ssi α < 1 ou (α = 1 et β > 1).
0 t (ln t)β
α

Z π/2
Exercice 225 Convergence et calcul (le cas échéant) de ln(sin x)dx.
0

25 Intégrales et équivalents
Z +∞
n
Exercice 226 On pose, pour n > 1 : In = e−x dx.
1
1. Poser le changement de variable u = xn .
Z A −u A
e−u
Z
e
2. Soit A > 1. Montrer que u1/n du −−−−→ du.
1 u n→+∞ 1 u
3. En déduire un équivalent de In .
+∞
e−αt
Z
Exercice 227 Posons, pour α > 0, f (α) = √ dt.
1 t
−u
e
1. Trouver h :]0; +∞[→ R telle que h0 (u) ∼ √ .
u→+∞ u
2. Donner un équivalent de f (α) quand α → +∞.
R +∞
Exercice 228 Soit une application f : R+ → R continue, décroissante, telle que 0
f (x)dx
converge. Montrer que
+∞
X Z +∞
h · f (nh) −−−→+
f (x)dx .
h→0 0
n=1

36
Z +∞ Z +∞
2
Exercice 229 1. Discuter la convergence des trois intégrales sin(x )dx, sin2 (x)dx
Z +∞ 0 0
2
et eix dx.
0
n
X 1
2. Donner un équivalent de √ quand n → +∞.
k=1
k
Z nπ
| sin u|
3. Donner un équivalent de In = √ du.
π u
Z x
4. Donner un équivalent de | sin(t2 )|dt quand x → +∞.
0

Exercice 230 Soit une application f :]0; +∞[→ R continue. On suppose que lim f (x) = a et
x→0
lim f (x) = b. Montrer que pour α, β > 0, l’intégrale
x→+∞

+∞
f (αt) − f (βt)
Z
J(α, β) = dt
0 t
est convergente, et exprimer sa valeur en fonction de α, β, a et b.

26 Normes, continuité des fonctions de plusieurs variables


Exercice 231 Déterminer toutes les normes sur R.

Exercice 232 Soit E = C 1 ([0; 1], R). On définit, pour f ∈ E :

kf kC 1 = |f (0)| + sup |f 0 (t)| .


t∈[0;1]

Montrer que k · kC 1 est une norme sur E.

Exercice 233 Soit E = C 0 ([0; 1], R). On définit, pour f ∈ E :


Z 1
kf k1 = |f (t)| dt , kf k∞ = sup |f (t)| .
0 t∈[0;1]

1. Montrer que k · k1 et k · k∞ sont des normes sur E.


2. Montrer qu’elles ne sont pas équivalentes.

Exercice 234 Soit E = {f ∈ C 1 ([0; 1], R) | f (0) = 0}. Posons, pour f ∈ E :

N1 (f ) = sup |f (t) + f 0 (t)| , N2 (f ) = kf k∞ + kf 0 k∞ .


t∈[0;1]

Montrer que N1 et N2 sont deux normes équivalentes sur E.

Exercice 235 Soit P ∈ R[X]. Montrer qu’il existe une norme sur R[X] telle que la suite
(X n )n∈N converge vers P .

Exercice 236 1. Donner des exemples d’intervalles de R qui sont ouverts (resp. fermés)
pour la topologie de R.

37
2. Dites si les ensembles suivants sont ouverts ou fermés :
A = {1/n , n ∈ N∗ } B = {z ∈ C | 1 < |z| < 2} C = {(x, sin(1/x)) | x ∈ R∗ }

D = C ∪ {0} × [−1; 1] E = {(x, y) ∈ R2 | y ∈ Z} F = {(x, y) ∈ R2 | y 2 6 |x|}

3. Soit I un intervalle fermé de R et f : I → R une fonction continue. Montrer que


{(x, f (x)) , x ∈ I} est un fermé de R2 .
4. Soit I un intervalle ouvert de R et f : I → R une fonction continue. L’ensemble
{(x, f (x)) , x ∈ I} est-il un ouvert de R2 ?

Exercice 237 Soit A, B deux sous-ensembles non vides de Rn . On définit

A + B = {a + b ; (a, b) ∈ A × B} .

1. Montrer que si A est ouvert ou B est ouvert, alors A + B est ouvert.


2. Montrer que si A et B sont bornés, alors A + B est borné.
3. Montrer que si A est compact et B est fermé, alors A + B est fermé.

Exercice 238 Soit K = R ou C, et k k la norme associée au produit scalaire (ou hermitien)


canonique sur Kn . Pour A ∈ Mn (K), notons

kAxk p
kAks = sup et kAk2 = tr(A∗ A) .
x6=0 , x∈Kn kxk

1. Montrer que k ks est bien définie et est une norme sur Mn (K).
2. Montrer que k k2 est une norme préhilbertienne sur Mn (K).
3. Montrer que kA · Bks 6 kAks · kBks pour tous (A, B) ∈ Mn (K).
4. Montrer que kAks = sup |hx, Ayi|.
kxk=kyk=1

5. Montrer que γ(A) = sup |hx, Axi| est une norme sur Mn (C). Qu’en est-il sur Mn (R) ?
kxk=1

Exercice 239 Soit E = Mn (K) l’espace vectoriel (sur K = R ou C) des matrices carrées
n
P 
d’ordre n à coefficients dans K. Pour toute matrice A ∈ E, on définit : N (A) = max |aij | .
16i6n j=1

1. Montrer que N est une norme sur E.


2. Montrer que N vérifie la propriété : N (A · B) 6 N (A)N (B), ∀ (A, B) ∈ E 2 .
3. En déduire que ∀ A ∈ E, ∀ k ∈ N∗ , N (Ak ) 6 N (A)k .

Exercice 240 Soit N une norme sur Rn et N 0 une norme sur Rp . Une application f : Rn → Rp
est dite lipschitzienne s’il existe k ∈ R+ tel que

∀ (x, y) ∈ Rn × Rn , N 0 (f (y) − f (x)) 6 kN (y − x) .

1. Montrer que si f : Rn → Rp est lipschitzienne, alors f est continue sur Rn .


2. Montrer que cette définition est indépendante du choix des normes N et N 0 .
(On admettra dans cet exercice, si on ne l’a pas encore vu, l’équivalence de toutes les normes en dimension
finie.)

38
Exercice 241 Soit E un espace vectoriel normé, et K un compact de E.
1. Soit F est espace vectoriel normé et f : E → F une application continue. Montrer que
f (K) est compact.
2. Soit f : E → R une application continue. Montrer que f est bornée sur K et atteint ses
bornes.

Exercice 242 Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie, A une partie fermée de E,
et x ∈ E. On pose d(x, A) = inf{kx − ak , a ∈ A}.
1. Montrer que d(x, A) est atteinte : ∃ a ∈ A tel que d(x, A) = kx − ak.
2. Montrer que x 7→ d(x, A) est lipschitzienne. En déduire qu’elle est continue.

Exercice 243 Soit (E, k k) un espace vectoriel normé, et A une partie compacte (non vide) de
E. Soit f : A → A telle que kf (x) − f (y)k < kx − yk ∀ (x, y) ∈ A2 , x 6= y. Montrer que f a un
unique point fixe dans A.
Indication : montrer que x ∈ A 7→ kx − f (x)k admet un minimum sur A.

Exercice 244 1. Soient E, F deux espaces vectoriels normés, f , g : E → F deux applica-


tions continues. Montrer que {x ∈ | f (x) = g(x)} est un fermé de E.
2. Soit E un espace vectoriel normé et soient f , g : E → R continues. Montrer que {x ∈
| f (x) 6 g(x)} est un fermé de E et que {x ∈ | f (x) < g(x)} est un ouvert de E.

Exercice 245 Soit f : R2 → R définie par f (0, 0) = 1 et f (x, y) = (x2 + y 2 )x si (x, y) 6= (0, 0).
Montrer que f est continue sur R2 .
xy
Exercice 246 Soit f : R2 \ {(0, 0)} → R définie par f (x, y) = . Pour λ ∈ R, on pose
x2 + y 2
gλ (x) = f (x, λx). Déterminer lim gλ (x). En déduire que f (x, y) n’a pas de limite en (0, 0).
x→0

Exercice 247 Montrer que l’application f : R2 → R définie par


x2 y 2
f (0, 0) = 0 et f (x, y) = 2 si (x, y) 6= (0, 0)
x + y4
est continue.
R1
Exercice 248 Soit E = C 0 ([0; 1], R), muni des normes Rx N1 (f ) = 0 |f (t)|dt et N∞ (f ) =
supt∈[0;1] |f (t)|. Soit u : E → E définie par u(f )(x) = 0 tf (t)dt.
1. Montrer que u ∈ L(E).
2. Montrer que u : (E, N∞ ) → (E, N1 ) est continue. Déterminer la norme de u associée à
N∞ et N1 .

Exercice 249 Soit E = {f ∈ C 1 ([0; 1], R) | f (1) = 0}, et kf k = supt∈[0;1] |f 0 (t)|. Définissons
R1
u : E → R par u(f ) = 0 f (t)dt.
1. Montrer que k k est une norme sur E.
2. Montrer que u : (E, k k) → R est une forme linéaire continue. Préciser sa norme.
3. Déterminer les éléments de f vérifiant : |u(f )| = kf k/2.
n
P
i
Exercice 250 On munit C[X] de la norme ai X = max |ai |. Soit x0 ∈ C. L’application
i=0 06i6n
ϕx0 : C[X] → C définie par ϕx0 (P ) = P (x0 ) est-elle continue ?

39
27 Dérivabilité des fonctions de plusieurs variables, dérivées
partielles
Exercice 251 1. Soit g : R → R une fonction dérivable. Montrer que f : R2 → R définie
g(xy)
par f (x, y) = admet des dérivées partielles à l’ordre 1. Les calculer en fonction de
1 + y2
g et g 0 .
Z x+y
2
2. Soit ϕ une fonction continue. Montrer que f : R → R définie par f (x, y) = ϕ(t)dt
x−y
admet des dérivées partielles à l’ordre 1 ; les calculer en fonction de ϕ.

Exercice 252 Soit g : R2 → R définie par g(u, v) = 0 si uv = 0 et g(u, v) = 1 si uv 6= 0.


1. Montrer que g admet des dérivées partielles premières en (0, 0) et n’est pas continue en
(0, 0).
2. Montrer que la fonction h : R2 → R définie par h(x, y) = g(x2 + y 2 , x2 + y 2 ) n’admet pas
de dérivées partielles en (0, 0).

Exercice 253 Soit f : R2 → R définie par

x|y|
f (x, y) = p si (x, y) 6= (0, 0) , f (0, 0) = 0 .
x2 + y 2

Montrer que f est continue sur R2 . En quels points f admet-elle une dérivée partielle par
rapport à x ? Même question pour ∂f /∂y.

Exercice 254 On considère les fonctions f et g définies pour x ∈ R par


Z x 2 Z 1 −x2 (1+t2 )
−t2 e
f (x) = e dt ; g(x) = dt .
0 0 1 + t2

1. Montrer que f et g sont de classe C 1 sur R. Donner les expressions de f 0 (x) et g 0 (x).
2. Montrer que l’on a, pour tout x ∈ R, f 0 (x) + g 0 (x) = 0 et déterminer limx→+∞ f (x) + g(x).
En déduire que Z +∞ √
−t2 π
e dt = .
0 2

Exercice 255 Soit ϕ : R2 → R continue.


1. Montrer qu’on peut définir une fonction f : R2 → R par
Z xZ y 
f (x, y) = ϕ(s, t)dt ds .
0 0

2. Montrer que f admet des dérivées partielles d’ordre 1 et les calculer.


3. Montrer que ∂f /∂x admet une dérivée partielle par rapport à la variable y, que ∂f /∂y
admet une dérivée partielle par rapport à la variable x, et que
∂  ∂f  ∂  ∂f 
= = ϕ.
∂y ∂x ∂x ∂y

40
Exercice 256 1. (a) Montrer que la fonction (t 7→ sin t/t) se prolonge sur R tout entier
en une fonction continue g.
(b) Montrer que pour tout y > 0, l’intégrale
Z +∞ Z +∞
−yt sin t
f (y) = e g(t)dt = e−yt dt
0 0 t
est convergente. On définit ainsi une fonction f : [0; +∞[→ R.
(c) Pour n ∈ N∗ , on définit fn : [0; +∞[→ R par
Z n
fn (y) = e−yt g(t)dt .
0

Montrer que fn est continue.


(d) Montrer à l’aidre d’une intégration par parties que
Z +∞
sin t 3
∀ y ∈ [0; +∞[ , ∀ n ∈ N∗ , e−yt

dt 6 .
n t n
En déduire que (fn ) converge uniformément vers f sur l’intervalle [0; +∞[, et que f
est continue.
2. (a) Montrer que fn est de classe C 1 sur [0; +∞[ et exprimer fn0 (y) à l’aide d’une intégrale.
(b) Montrer que pour y > 0, l’intégrale
Z +∞
F (y) = −e−yt sin tdt
0

est convergente. Montrer que pour tout a > 0, (fn0 ) converge uniformément sur
l’intervalle [a; +∞[ vers la fonction f ainsi définie. En déduire que f est dérivable
en tout point de ]0; +∞[, et que f 0 (y) = F (y) pour y > 0.
(c) Calculer F (y). En déduire qu’il existe une constante K telle que
∀ y ∈]0; +∞[ , f (y) = K − arctan y .

(d) Montrer que limy→+∞ f (y) = 0. En déduire la valeur de K.


(e) Déduire de ce qui précède la valeur de l’intégrale
Z +∞
sin t
dt .
0 t

Sixième partie
Algèbre (S4 sm 2003-2004)
28 Formes linéaires, dualité
Exercice 257 Parmi les applications suivantes, indiquer lesquelles sont linéaires. Lorsqu’elles
sont linéaires, déterminer leur noyau.
f1 : R → R , x 7→ −x f5 : R2 → R2 , (x, y) 7→ (x2 y , x − y)
2 3
f2 : R → R , x 7→ 2x √ − 2 f6 : R3 → R2 , (x, y) 7→ (x − y , x , x + 2y)
f3 : R → R , x 7→ x f7 : R → R , (x, y, z) 7→ (x + y + z , x + 1 , x + z)
f4 : R → R , x 7→ |x| f8 : R2 → R , (x, y) 7→ x − y

41
Exercice 258 Soit F = {(x, y, z) ∈ R3 | x + y + z = 0}, G = {(x, y, z) ∈ R3 | x = y = z}.
1. Déterminer les dimensions de F et G.
2. Montrer que R3 = F ⊕ G.

Exercice 259 Soit S = {A ∈ Mn (R) | t A = A} et A = {A ∈ Mn (R) | t A = −A}. Montrer


que S ⊕ A = Mn (R).

Exercice 260 1. Montrer que tr : Mn (R) → R est une forme linéaire.


2. Donner un supplémentaire de Ker(tr).

Exercice 261 Soit (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 et f : R3 → R l’unique application


linéaire telle que f (e1 ) = 2, f (e2 ) = 0 et f (e3 ) = −1. Trouver une base et une équation de
Ker(f ).

Exercice 262 Soit F le sous-espace vectoriel de R3 engendré par les vecteurs u1 = (0; 1; 2) et
u2 = (1; 2; 3).
1. Quelle est la dimension de F ?
2. Donner une équation de F .

Exercice 263 Soit f : R2 → R3 définie par f (x, y) = (x + 2y, 2x − y, y − x).


1. f est-elle linéaire ?
2. Déterminer une base de Im(f ). Quel est le rang de f ?
3. Déterminer une équation de Im(f ).

Exercice 264 Déterminer de deux manières (élémentairement, et en utilisant la formule ma-


tricielle du cours) la base duale de chacune des bases ci-dessous :
1. (u1 , u2 , u3 ) base de R3 , où u1 = (1; 0; 0), u2 = (2; 1; 0) et u3 = (−3; 2; 1).
2. (f1 , f2 ) base de (R2 )∗ , où f1 (x, y) = x + 2y et f2 (x, y) = 2x + 5y.

Exercice 265 Trouver la base duale de chacune des bases suivantes :


1. (u1 , u2 ) base de E, où E = R2 , u1 = (2; 1) et u2 = (1; 1).
2. (f1 , f2 ) base de E ∗ , où E = R2 , f1 (x, y) = 5x − 6y et f2 (x, y) = −4x + 5y.
3. (u1 , u2 , u3 ) base de E, où E = R3 , u1 = e1 , u2 = 2e1 + e2 et u3 = 3e2 + e3 ((e1 , e2 , e3 )
désignant la base canonique de R3 ).
4. (f1 , f2 , f3 ) base de E ∗ , où E = R3 et f1 , f2 , f3 sont les uniques formes linéaires vérifiant :

f1 (e1 ) = 1 , f1 (e2 ) = 1 , f1 (e3 ) = −1 , f2 (e1 ) = −4 , f2 (e2 ) = −5 , f2 (e3 ) = 6 ,


f3 (e1 ) = −3 , f3 (e2 ) = −3 , f3 (e3 ) = 4 .

((e1 , e2 , e3 ) désignant la base canonique de R3 ).


5. (u1 , u2 , u3 , u4 ) base de E, où E = R4 , u1 = (1; 1; 1; 1), u2 = (1; 1; −1; −1), u3 = (1; −1; 1; −1)
et u4 = (1; −1; −1; 1).

Exercice 266 Rappelons que R2 [X] désigne l’espace vectoriel (réel) des polynômes de degré
inférieur ou égal à 2. Considérons P0 (X) = (X − 1)(X − 2), P1 (X) = X(X − 2) et P2 (X) =
X(X − 1). Montrer que (P0 , P1 , P2 ) est une base de R2 [X].
(Indication : Trouver une famille de formes linéaires (f0 , f1 , f2 ) sur R2 [X] telles que fi (Pj ) = δi,j )

42
Exercice 267 Soit H = {(x, y, z) ∈ R3 | x + y − z = 0}, u1 = (2; 1; 0), u2 = (1; 0; 2) et
u3 = (0; 0; 1). Donner une équation de H dans la base (u1 , u2 , u3 ).

Exercice 268 Soit E un espace vectoriel de dimension finie, et p ∈ L(E) tel que p2 = p.
1. Montrer que E = Im(p) ⊕ Ker(p).
2. Montrer
 qu’il existe
 une base B de E dans laquelle p admette pour matrice la matrice par
Ir 0
blocs , où r = rg(p).
0 0
3. En déduire que tr(p) = rg(p).

29 Formes quadratiques, espaces euclidiens


Exercice 269 Soit E un R-espace vectoriel de dimension 5, B une base de E et (x1 , . . . , x5 ) les
coordonnées d’un vecteur dans cette base. Soit Q la forme quadratique définie en coordonnées
par

Q(x) = 2x21 + 2x22 + 2x23 + 4x1 x2 + 5x2 x3 − x2 x4 + 4x1 x3 − x2 x5 + x3 x4 + 2x3 x5 − x4 x5 .

1. Déterminer MB (Q).
2. Déterminer le rang et la signature de Q. Q est-elle dégénérée ?
3. Donner une base Q-orthogonale.

Exercice 270 Déterminer le rang et la signature des formes quadratiques suivantes :


1. E = R3 , Q(x) = 2x2 + 2y 2 − z 2 + zx + zy.
2. E = R2 , Q(x) = x2 + 3xy + y 2 .
3. E = R3 , Q(x) = (x2 − x1 )2 + (x3 − x1 )2 + (x3 − x2 )2 .
4. E = R3 , Q(x) = x2 + y 2 + z 2 − 4(yz + zx + xy).
5. E = R4 , Q(x) = x2 + y 2 − 3t2 + 5xy − 3xt + 2yt − 7zt.
   
1 0 2 x
Exercice 271 Soit M =  0 3 0  ∈ M3 (R) et X =  y  ∈ R3 . On considère la forme
0 0 2 z
t
quadratique Q(X) = X M X.
1. Déterminer la matrice de Q dans la base canonique de R3 .
2. Décomposer Q en somme de carrés et en déduire qu’elle est définie positive.

Exercice 272 (Le déterminant vu comme forme quadratique) 1. Montrer que det :
M2 (R) → R est une forme quadratique.
2. Donner sa matrice dans la base canonique de M2 (R).
3. Déterminer le rang et la signature de det.
4. Déterminer la forme polaire associée au déterminant.

Exercice 273 Soit E un R-espace vectoriel de dimension n, B une base de E et Q une forme
quadratique sur E.
On note A = MB (Q), et pour x ∈ E, on note X = MB (x).
Montrer que x ∈ Ker(Q) ⇐⇒ X ∈ Ker(A).

43
Exercice 274 Décomposer en carrés :
1. Q(x, y, z, t) = xy + yz + zt + tx
2. Q(x, y, z, t) = yz + xz + xy + (x + y + z)t + βt2
3. Q(x, y, z) = 11x2 + 10y 2 + 6z 2 − 8yz + 4xz − 12xy
4. Q(x, y, z, t) = 9x2 − 6y 2 − 8z 2 + 6xy + 18xt + 8yz + 12yt − 4zt
5. Q(x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 + 2yz cos α + 2xz cos β + 2xy cos γ

Exercice 275 Soit E = R2 [X] l’espace vectoriel des polynômes réels de degré inférieur ou égal
à 2. On définit
Q :E→R, aX 2 + bX + c7→∆ = b2 − 4ac .
1. Montrer que Q est une forme quadratique.
2. Exprimer sa forme polaire en coordonnées dans la base canonique Bc .
3. Déterminer MBc (Q). Vérifier que Q est non dégénérée.
4. Appliquer l’algorithme de Gauss à Q et déterminer sa signature.

Exercice 276 Soit A ∈ GLn (R). Montrer que toute forme quadratique représentée par t A ·A
est définie positive.

Exercice 277 Soit Q une forme quadratique positive sur E (espace vectoriel de dimension
finie), et φ sa forme polaire.
p p
1. Démontrer l’inégalité de Cauchy-Schwartz : |φ(x, y)| 6 Q(x) Q(y)
(Indication : développer φ(x + ty, x + ty), t ∈ R).
2. En déduire que si Q(x) = 0, alors x ∈ Ker(Q).
3. Traiter le cas d’égalité dans l’inégalité de Cauchy-Schwartz (question 1).
P
Exercice 278 Rang et signature de Q(x) = ωi,j xi xj ,
16i,j6n
Rb
où ωi,j = a fi (t)fj (t)dt et (fi )16i6n est une famille libre de C 0 ([a, b], R).

Exercice 279 1. Montrer que (A, B) 7→ tr( t A ·B) définit un produit scalaire sur Mn (R).
R1
2. Montrer que (f, g) 7→ 0 f (t)g(t)dt définit un produit scalaire sur C 0 ([0, 1], R).

Exercice 280 Soit (E, h , i) un espace euclidien, et k k la norme associée. Soient (x, y) ∈ E 2 .
Montrer que kx + yk = kxk + kyk ⇔ x = 0 ou ∃ α ∈ R+ tq y = αx.

Exercice 281 Soit (E, h , i) un espace euclidien, et k k la norme associée.


1. Démontrer l’identité du parallélogramme : si (x, y) ∈ E 2 ,

kx + yk2 + kx − yk2 = 2(kxk2 + kyk2 ) .

2. Démontrer l’égalité de la médiane : si (x, a, b) ∈ E 3 ,


2 2

x − a + b = kx − ak + kx − bk − 1 ka − bk2 .

2 2 4

44
30 Continuité des fonctions de plusieurs variables
Exercice 282 Dites si les ensembles suivants sont ouverts, fermés, bornés, compacts :
A = R2 \ {(0, 0)}, B = {(x, y) ∈ R2 | x ∈ Z ou y ∈ Z}, C = { n1 , n ∈ N∗ } ∪ {0}.

Exercice 283 Soit D = {(x, y) ∈ R2 | x = 0 ou y = 0 ou |y| = x2 }. On définit f : R2 → R


par f (x, y) = 1 si (x, y) ∈ D et f (x, y) = 0 si (x, y) ∈
/ D.
1. Faire un dessin et représenter D.
2. Dites en quels points de R2 la fonction f est continue.
xy
Exercice 284 Soit f : R2 \ {(0, 0)} → R définie par f (x, y) = . Pour λ ∈ R, on pose
+ y2x2
gλ (x) = f (x, λx). Déterminer lim gλ (x). En déduire que f (x, y) n’a pas de limite en (0, 0).
x→0

Exercice 285 Etudier la continuité des applications suivantes :

xy xy 3
f1 :R2 →R, (x, y) 6= (0, 0)7→ p , f1 (0, 0) = 0 ; f2 :R2 →R, (x, y) 6= (0, 0)7→ f2 (0
x2 + y 2 x2 + y 2

x2 y 2 xy
f3 :R2 →R, (x, y) 6= (0, 0)7→ f3 (0, 0) = 0 ; f4 :R2 →R, (x, y) 6= (0, 0)7→ f4
x4 + y 2 x2 + 2y 2 − 2xy

Exercice 286 Soit la fonction f : R2 → R définie par


xn − y n
f (0, 0) = 0 et f (x, y) = si (x, y) 6= (0, 0) .
x4 + 3y 4 − 3x2 y 2
Etudier la continuité de f suivant les valeurs de n ∈ N∗ .

Exercice 287 On considère la fonction g : R∗ × R → R définie par g(x, y) = x arctan(y/x).


Montrer que g admet un prolongement continu sur R2 .

et − 1
Exercice 288 1. Montrer que la fonction ϕ : R → R définie par ϕ(t) = si t 6= 0 et
t
ϕ(0) = 1 est continue sur R.
exy − 1
2. En déduire que la fonction f : R∗ × R → R définie par f (x, y) = se prolonge en
x
une fonction continue sur R2 .

31 Dérivées partielles, différentielle, extremums


2 +y 2
Exercice 289 1. Calculer la dérivée de la fonction f (x, y) = ex au point (1, 0) suivant
le vecteur (1, 1).
2. Calculer la dérivée de la fonction f (x, y, z) = x2 − 3yz + 5 au point (1, 2, 1) suivant le
vecteur (1, 1, 1).
3. Calculer la dérivée de la fonction f (x, y, z) = xy + yz + zx au point (1, 2, 3) suivant le
vecteur (3, 4, 12).

Exercice 290 1. Montrer que Rp → R, (x1 , . . . , xp ) 7→ x1 est différentiable sur Rp .

45
2. Montrer que Rp → R, (x1 , . . . , xp ) 7→ ex1 est différentiable sur Rp .
On calculera dans chaque cas la différentielle de l’application.

Exercice 291 Soit f : R2 → R définie par f (x, y) = x2 − yex .


1. Justifier que f est différentiable sur R2 .
2. Calculer les dérivées partielles de f , sa différentielle et sa matrice jacobienne.

Exercice 292 Calculer df (1, 1) si f (x, y) = x/y 2 .

Exercice 293 Soit f : R → R dérivable. Calculer les dérivées partielles de :


g(x, y) = f (x + y) ; h(x, y) = f (x2 + y 2 ) ; k(x, y) = f (xy) .

Exercice 294 Soit f : R → R dérivable en a ∈ R. Montrer que f est différentiable en a, et


exprimer la différentielle df (a) à l’aide de la dérivée f 0 (a).

Exercice 295 Soient f : Rn → R et g : Rn → R deux fonctions différentiables. En utilisant


des propriétés de la différentielle, montrer que ∇(f g) = f · ∇g + g · ∇f .

Exercice 296 Soit f : R2 → R une fonction C 2 . On pose g(x, y) = f (x2 − y 2 , 2xy). Calculer
∆(g) en fonction de ∆(f ).

Exercice 297 Soit f : R2 → R différentiable sur R2 et α ∈ R. On dit que f est homogène de


degré α si ∀ (x, y) ∈ R2 , ∀ r > 0 , f (rx, ry) = rα f (x, y) . Montrer que

∂f ∂f
x (x, y) + y (x, y) = αf (x, y) .
∂x ∂y

Exercice 298 Soit f : R3 → R2 de classe C 1 , et g : R2 → R2 définie par g(u, v) = (cos u +


sin v, sin u + cos v, eu−v ).
1. Montrer que g est de classe C 1 .
 
1 3 4
2. Supposons que Jac(f )(1, 1, 1) = . Déterminer dg au point (π/2, π/2).
2 −1 3

Exercice 299 1. Soit f : R2 → R3 définie par f (x, y) = (cos x+sin y, − sin x+cos y, 2 sin x cos y).
Calculer Jac(f )(x, y).
2. Soit g : R3 → R, g(u, v, w) = u2 + v 2 + w. Calculer Jac(g)(u, v, w).
3. Calculer Jac(g ◦ f )(x, y) de 2 manières : en explicitant g ◦ f et à l’aide d’un produit de
matrices.

Exercice 300 Soit f : R2 → R2 , (r, θ) 7→ (r cos θ, r sin θ) et g : R2 → R, (x, y) 7→ x2 + y 2 + xy.


∂g◦f ∂g◦f ∂g ∂g
1. Exprimer ∂r
et ∂θ
à l’aide de ∂x
et ∂y
, r et θ.
∂g◦f ∂g◦f
2. Calculer explicitement ∂r
et ∂θ
.
3. Retrouver le résultat à l’aide des matrices jacobiennes.

Exercice 301 Soit f (x, y) = (x2 + y 2 )x pour (x, y) 6= (0, 0) et f (0, 0) = 1. Montrer que f
est continue sur R2 . Calculez les dérivées partielles et la différentielle de f , aux points où elles
existent.

46
x4 +y 3
Exercice 302 Soit f : R2 → R définie par f (0, 0) = 0 et f (x, y) = x2 +y 2
. f est-elle différentiable
en (0, 0) ? (On pourra calculer la dérivée de f suivant un vecteur (α, β))
−y 3 3
Exercice 303 On définit la fonction f : R2 → R par f (x, y) = xx2 +y 2 si (x, y) 6= (0, 0) et
∂f ∂f 2
f (0, 0) = 0. Montrer que ∂x (x, y) et ∂y (x, y) existent en tout point de R et que f est continue
mais pas différentiable en (0, 0).
2 2
Exercice 304 Soit f : R2 → R définie par f (x, y) = xxy+xy2 +y 2 si (x, y) 6= (0, 0) et f (0, 0) = 0.
Montrer que f est continue en (0, 0) et admet des dérivées partielles dans toutes les directions,
mais n’y est pas différentiable.

Exercice 305 Soit la fonction f : R2 → R définie par


xn − y n
f (0, 0) = 0 et f (x, y) = si (x, y) 6= (0, 0) .
x4 + 3y 4 − 3x2 y 2
Etudier la continuité et la différentiabilité de f suivant les valeurs de n ∈ N∗ .

Exercice 306 Soient U = {(x, y) ∈ R2 | x > 0} et V =]0; +∞[×] − π/2; π/2[. On définit la
fonction
Ψ : V → R2 , (r, θ) 7→ (r cos θ, r sin θ) .
1. Montrer que U et V sont deux ouverts de R2 .
2. Montrer que Ψ est de classe C 1 et bijective de V sur U . Déterminer Ψ−1 .
3. Soit f : U → R de classe C 1 sur U . On pose F (r, θ) = f ◦ Ψ(r, θ) = f (r cos θ, r sin θ).
Montrer que F est de classe C 1 sur U et calculer ∂F
∂r
et ∂F
∂θ
en fonction de ∂f
∂x
et ∂f
∂y
.

Exercice 307 Soit f la fonction définie sur R2 par f (x, y) = x2 − xy 2 . Montrer que (0, 0) est
le seul point critique de f , et qu’il n’est pas un extremum local.

Exercice 308 Déterminer les points critiques et la nature des points critiques de l’application
suivante :
f : R2 → R2 , f (x, y) = x3 + 3xy 2 − 15x − 12y .
f admet-elle un extremum global ?

Exercice 309 Trouvez les points critiques des fonctions suivantes et déterminez si ce sont des
minima locaux, des maxima locaux ou des points selle.
1. f (x, y) = x3 + 6x2 + 3y 2 − 12xy + 9x ;
2. f (x, y) = sin x + y 2 − 2y + 1 ;
3. f (x, y, z) = cos 2x · sin y + z 2 ;
4. f (x, y, z) = (x + y + z)2 .

Exercice 310 Calculer les extrema sur R2 des fonctions suivantes :

f (x, y) = x4 + y 4 − 4xy ; g(x, y) = x3 + y 3 ; h(x, y) = ex sin y .

Exercice 311 Ecrire la formule de Taylor d’ordre 2 pour chacune des fonctions suivantes au
point (x0 , y0 ) donné :
1. f (x, y) = sin(x + 2y), (x0 , y0 ) = (0, 0) ;

47
2 −y 2
2. f (x, y) = e−x cos(xy), (x0 , y0 ) = (0, 0) ;
(x−1)2
3. f (x, y) = e cos y, (x0 , y0 ) = (1, 0).

Exercice 312 Soit f : R2 → R la fonction définie par f (x, y) = x3 − 3x(1 + y 2 ).


1. Etudier les extrema locaux de f .
2. Soit D = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 6 1}. Montrer que f a un maximum M et un minimum
m sur D.
3. Soit (x, y) ∈ D. Montrer que si f (x, y) = M ou f (x, y) = m, alors x2 + y 2 = 1.
4. Etudier la fonction t 7→ f (cos t, sin t). En déduire les valeurs de M et m.

Exercice 313 Etudier localement en (2, 1, 1) la fonction f (x, y, z) = x + y 2 + 21 z 4 − xyz + 43 (x −


2)2 .
(Indication : on pourra faire un changement de variables pour se ramener en (0, 0, 0).)

Exercice 314 Soit ϕ : R2 → R2 définie par ϕ(r, θ) = (r cos θ, r sin θ). Soit U un ouvert de
2 2
R2 \ {(0, 0)} et f : U → R de classe C 2 . Posons g = f ◦ ϕ et ∆f = ∂∂xf2 + ∂∂yf2 . Exprimer (∆f ) ◦ ϕ
en fonction de g et de ses dérivées partielles d’ordre 6 2.

32 Équations différentielles
Exercice 315 Résoudre les équations suivantes (sur K = R) :
1. y 0 = y + x avec y(0) = 1 ;
2. y 0 − 3y = x2 ;
3. y 0 = cos x + y ;
4. (1 + x2 )y 0 + xy + x = 0 ;

Exercice 316 Chercher des solutions (réelles) sur le plus grand intervalle possible de
y
1. y 0 = x
+ x arctan x ;
2. t2 x0 + x = 1 ;
3. tx0 − αx = 0 (α ∈ R).

Exercice 317 Résoudre les systèmes différentiels suivant :


 0
x = x+y
1. avec x(0) = 2 et y(0) = −2, sur K = R ou C.
y0 = 3x − y
 0
x = −y + t
2. , sur K = R.
y0 = x + 2t
 
1 2 5
3. X 0 = AX, où A =  −1 0 1 , sur K = R ou C..
1 1 0
 0
 x = 2x + 2y + 2z
4. y 0 = x + 3y + 2z avec x(0) = 1, y(0) = 2 et z(0) = −1, sur K = R.
 0
z = −x − y − z
 0
 x1 = 2x1 − x2 − 4e−t + 2et
5. x0 = x1 + x3 + 3et , sur K = R.
 20
x3 = −x1 + x2 + x3 + 2e−t − et

48
 0
 x1 = −x1
6. x0 = x1 − x2 + x3 , sur K = R ou C.
 02
x3 = x1 − 2x2 + 2x3
 0
 x = 4x + 6y
7. y0 = −3x − 5y , sur K = R ou C.
 0
z = −3x − 6y − 5z

Exercice 318 Résoudre les équations suivantes :


1. y 00 + 4y 0 + 3y = 0 ;
2. y 00 − y = x3 + x2 ;
3. y 00 − 2y 0 + y = ex ;
4. y 00 + 2y 0 + y = 2x2 sh x ;
1 00
5. 2
x + 2x = tan t, sur I =] − π/2; π/2[ et K = R ;
6. x − 2x0 + 5x = 16t ch t sin 2t.
00

Exercice 319 Résoudre, sur K = R ou C : x(4) − x(3) − x0 + x = 0.

Exercice 320 Rechercher des solutions développables en séries entières en 0 des équations
suivantes :
1. tx00 + 3x0 − 4t3 x = 0 ;
2. t2 x00 − (4t + t3 )x0 + 6x = 0.

Exercice 321 Résoudre, à l’aide d’un changement de variable : tx00 + 21 x0 + x = 0.

Exercice 322 Résoudre dans K = R l’équation tx00 + 2x0 + tx = 0, en posant y = tx.

Exercice 323 Considérons, sur ]0; +∞[, l’équation (E) : x2 y 00 +xy 0 −4y = 4x2 , et soit y = f (x)
une solution de (E). Pour x > 0, on pose le changement de variable x = et . On pose F (t) = f (et ).
1. Montrer que F est solution de (E 0 ) : F 00 − 4F = 4e2t .
2. Intégrer (E 0 ). En déduire f .

Exercice 324 On considère l’équation d’Euler (E) : ax2 y 00 + bxy 0 + cy = 0, où (a, b, c) ∈ R3 .
1. Que devient (E) par le changement de variable t = ln |x| ?
2. Chercher si (E) admet des solutions de la forme xr .
3. Intégrer x2 y 00 + 3xy 0 + y = 1 + x2 .
4. Intégrer x2 y 00 + xy 0 − 4y = 4x2 .

33 Examen : Juin 2004


Exercice 325 On considère, sur R3 , la forme quadratique q(x1 , x2 , x3 ) = x21 + 2x1 x2 + 4x1 x3 −
2x2 x3 .
1. Donner la matrice de q dans la base canonique.
2. Effectuer la décomposition en carrés de Gauss.
3. Donner rang et signature de q.
4. Trouver une base q-orthogonale. On notera (u1 , u2 , u3 ) cette base.

49
5. Donner Mat(u1 ,u2 ,u3 ) (q).

Exercice 326 Résoudre sur R le système différentiel


 0
x = 2x + y + 4et
(E)
y 0 = −(3x + 2y) + 4
2 +y 2 )
Exercice 327 Soit f : R2 → R définie par f (x, y) = xy e−(x .
1. De quelle classe f est-elle ?
2. Calculer df (1, 1) · (h, k) (pour (h, k) ∈ R2 quelconque) et Jac(f )(1, 1).
3. Déterminer les points critiques de f .
4. f admet-elle des extrema locaux ?
5. Etudier la fonction t 7→ te−t sur [0; +∞[ (variations et limite en +∞).
6. En déduire que f est bornée sur R2 .
7. Déterminer minimum et maximum de f sur R2 .

34 Examen : Juin 2004 (bis)


Exercice 328 Soit α ∈ R. Considérons la forme quadratique

q(x1 , x2 , x3 ) = x21 + 5x22 + αx23 − 2x1 x2 + 8x2 x3 .

1. Effectuer la décomposition en carrés de Gauss.


2. Pour quelles valeurs de α la forme quadratique q est-elle un produit scalaire ?

Exercice 329 Résoudre l’équation différentielle

(E) y 00 − 2y 0 + y = 6xex

Exercice 330 Soit f : R2 → R une fonction différentiable sur R2 . On pose, pour t ∈ R :

g(t) = f (cos t, sin t) .

∂f ∂f
1. Calculer g 0 (t) en fonction de t, et .
∂x ∂y

Dans la suite du problème, on prendra f (x, y) = x2 + 3y 2 − 2xy − 1.

2. De quelle classe f est-elle ?


3. Déterminer les points critiques de f .
4. Etudier les extrema locaux de f .
5. On considére la forme quadratique Q(x, y) = x2 +3y 2 −2xy. Lui appliquer la décomposition
en carrés de Gauss.
6) En déduire le minimum de f sur R2 . f admet-elle un maximum sur R2 ?

50
Bibliothèque d’exercices Corrections
L1-L2

Exercices d’Avignon

Correction 2 1.
√ √
2. Solution de l’équation 3x + 1 − x + 1 = 1. Le domaine de définition :

3x + 1 > 0
x+1>0

√ √
3x + 1 − x + 1 = 1 ⇐⇒
√ √
3x + 1 = x + 1 + 1 =⇒

3x + 1 = x + 1 + 2 x + 1 + 1 ⇐⇒

2x − 1 = 2 x + 1 =⇒
On élève les deux parties au carré en rajoutant dans le domaine de définition la condition
2x − 1 > 0
4x2 − 4x + 1 = 4x + 4 ⇐⇒
4x2 − 8x − 3 = 0

7
x1,2 = 1 ±
2
le domaine de définition : 
 3x + 1 > 0
1
x + 1 > 0 ⇐⇒ x > 2
2x − 1 > 0

√ √
Comme x1 = 1 − 27 < 12 √et x2 = 1 + 2
7
> 12 , on obtient
La réponse est : x = 1 + 27 .
3. Le domaine de définition : 4 − x > 0.
On sépare 2 cas : x + 5 < 0 et x + 5 > 0.

(a) Si x + 5 < 0, on a 4 − x > 0 > x + 5 et donc l’inégalité est toujours vraie pour les
x vérifiant 
 4−x>0
⇐⇒ x < −5
x+5<0

Donc, I1 =] − ∞; −5[.
(b) Si x + 5 > 0, √
4−x>x+5 =⇒
4 − x > x2 + 10x + 25 ⇐⇒
x2 + 11x + 21 < 0 ⇐⇒

1
√ √
−11− 37
< x < −11+2
2
37
2
(le coefficient de x étant égal à 1, donc est positif).
Donc, les solutions seront les x vérifiant
 √ √
x ∈] −11−2 37 ; −11+2 37 [
x+5>0
√ √ √ √
Comme −11− 37
< −5 < −11+2 37 , on obtient I2 =] −11−2 37 ; −11+2 37
T
√ 2
[ [−5; +∞[=
[−5; −11+2 37 [.
√ √
Réponse : x ∈ I1 I2 =] − ∞; −5[ [−5; −11+2 37 [=] − ∞; −11+2 37 [.
S S

Correction 5 La troisième question : Par définition de la partie entière, on a ∀x ∈ R

2x − 1 < E(2x) 6 2x ⇐⇒ 6x − 3 < 3E(2x) 6 6x

3x − 1 < E(3x) 6 3x ⇐⇒ 6x − 2 < 2E(3x) 6 6x ⇐⇒ −6x 6 −2E(3x) < −6x + 2


En faisant la somme des dernières inégalités de chaque ligne, on obtient

−3 < 3E(2x) − 2E(3x) < 2.

Comme 3E(2x) − 2E(3x) est un entier, on conclut que

−2 6 3E(2x) − 2E(3x) 6 1.

Correction 6 Il suffit de considérer le cas I est fermé. Soit I = [a; b]. Montrons que la question
peut être ramenée à trouver de tels nombres sur un intervalle [0, c], c ∈ R+ . Remarquons d’abord
que
(un nombre rationnel)+(un nombre rationnel)=(un nombre rationnel)
et
(un nombre irrationnel)+(un nombre rationnel)=(un nombre irrationnel).
C’est-à-dire, en ajoutant un nombre rationnel, on ne change pas la rationalité ou l’irrationalité
(trouvez vous-même des exemples montrant que ce n’est pas le cas pour les irrationnels : en
ajoutant deux nombres irrationnels on peut obtenir un nombre rationnel comme un nombre
irrationnel).
Soit a ∈ Q. Si on a trouvé une suite de nombres rationnels (q1 , q2 , . . . , qk , . . . ) ⊂ [0, b − a] et
une suites de nombres irrationnels (r1 , r2 , . . . , rk , . . . ) ⊂ [0, b − a], alors les suites (q1 + a, q2 +
a, . . . , qk + a, . . . ) ⊂ [a, b] et (r1 + a, r2 + a, . . . , rk + a, . . . ) ⊂ [a, b] ; en plus, qi 6= qj ⇔ qi + a 6=
qj + a, et de même pour ri . Cela veut dire qu’une fois qu’on a trouvé des suites recherchées sur
l’intervalle [0, b − a], on peut les “transporter” sur l’intervalle [a, b] parce que a ∈ Q.
Si a ∈ / Q, il suffit de trouver un nombre rationnel d ∈]a; b[ (ce qui est toujours possible car les
nombres rationnels découpent R en segments de longueurs aussi petites qu’on veut) et refaire
les raisonnements précédents pour l’intervalle [d; b] ⊂ [a; b].
Donc, il reste à montrer comment trouver des suites (q1 , q2 , . . . , qk , . . . ), qi ∈ Q et (r1 , r2 , . . . , rk , . . . ), r
Q sur un intervalle [0; c]. Par l’axiome d’Archimède, ∃n0 ∈ N tel que n10 < c. Donc, ∀n >
n0 , n1 < n10 < c. Donc, la suite infinie des nombres rationnels sur l’intervalle [0; c] est donnée
par exemple par ( n10 , n01+1 , n01+2 , . . . ). De même, par l’axiome d’Archimède, ∃m0 ∈ N tel que
√ √ √ √
2
m0
< c. Donc, ∀m > m0 , m
2
< 2
m0
< c. Comme ∀m ∈ Z∗ , 2
m √

/ Q, la suite infinie des
√ √
2 2 2
nombres irrationnels sur l’intervalle [0; c] est donnée par ( m0 , m0 +1 , m0 +2 , . . . ).

2
Correction 8 A ⊂ R est majorée ⇐⇒ ∃a0 ∈ R tel que a 6 a0 ∀a ∈ A. De même, B ⊂ R
est majorée ⇐⇒ ∃b0 ∈ R tel que b 6 b0 ∀b ∈ B. On a alors ∀x ∈ A + B : x = a + b 6
a0 + b0 =⇒ A + B est majorée par a0 + b0 .
Pour montrer que Sup (A + B) = Sup A + Sup B, on va montrer 2 inégalités : Sup (A + B) 6
Sup A + Sup B et Sup (A + B) > Sup A + Sup B.
Sup (A + B) 6 Sup A + Sup B. Sup A + Sup B est un majorant de A + B. Par définition
Sup (A + B) est le plus petit de tous les majorants, donc Sup (A + B) 6 Sup A + Sup B.
Sup (A + B) > Sup A + Sup B. On va utiliser la propriété caractéristique de Sup X :
∀ε > 0 ∃x ∈ X tel que Sup X − ε < x 6 Sup X.
On fixe un ε > 0 et on écrit cette propriété pour Sup A et 2ε , ensuite pour Sup B et 2ε :
ε
∃a ∈ A tel que Sup A − < a 6 Sup A.
2
ε
∃b ∈ B tel que Sup B − < b 6 Sup B.
2
En ajoutant les parties gauches de ces inégalités, on obtient Sup A + Sup B − ε < a + b, et
comme A + B est majoré par Sup (A + B), on a a + b 6 Sup (A + B). On a donc
Sup A + Sup B − ε < a + b 6 Sup (A + B),
c’est-à-dire, ∀ε > 0
Sup A + Sup B − ε < Sup (A + B).
Montrons que cela implique Sup A + Sup B 6 Sup (A + B), en raisonnant par l’absurde. Sup-
posons que
Sup A + Sup B > Sup (A + B).
Posons ε0 = Sup A + Sup B − Sup (A + B) > 0 et écrivons la propriété caractéristique de
Sup (A + B) pour ce ε0 : ∃x ∈ A + B tel que
Sup A + Sup B − ε0 < x 6 Sup (A + B) ⇐⇒
Sup A + Sup B − (Sup A + Sup B − Sup (A + B)) < x 6 Sup (A + B) ⇐⇒
Sup (A + B) < x 6 Sup (A + B) =⇒
Sup (A + B) < Sup (A + B)
ce qui un absurde, donc on a bien
Sup A + Sup B 6 Sup (A + B).
Correction 15 1. Il faut montrer que un+1 − un > 0 ∀n ∈ N. On a
1 u2n 1 1
un+1 − un = + − un = (u2n − 2un + 1) = (un − 1)2 > 0.
2 2 2 2
2. En supposant (un )n∈N convergente, posons
lim un = lim un+1 = l.
n→+∞ n→+∞

Alors
lim u2n = lim un · lim un = l2 .
n→+∞ n→+∞ n→+∞
1 1 1 1 1
un+1 = (1 + u2n ) =⇒ lim un+1 = lim ( + u2n ) = + lim u2
2 n→+∞ n→+∞ 2 2 2 2 n→+∞ n
1 1 2 1
l= + l ⇐⇒ (l − 1)2 = 0 ⇐⇒ l = 1.
2 2 2

3
3. Il suffit de montrer que (un )n∈N est bornée. Rémarquons que un > 0 ∀n > 1. Montrons
par récurrence que un 6 1 ∀n ∈ N.
1 1 1 1 1 1
−1 6 u0 6 1 ⇐⇒ 0 6 u20 6 1 =⇒ 6 + u20 6 + =⇒ 6 u1 6 1
2 2 2 2 2 2
donc l’hypothèse est vraie au rang 1. Supposons qu’elle est vrai au rang n : un 6 1.
Alors un+1 = 12 (1 + u2n ) 6 12 (1 + 1) = 1, c’est-à-dire, l’hypothèse est vraie au rang n + 1,
d’où elle est vraie ∀n ∈ N.
4. Raisonnons par l’absurde : supposons qu’il existe un u0 tel que |u0 | > 1 la suite (un )n∈N
est convergente. Comme u1 = 12 (1+u20 ) = 12 (1+|u0 |2 ) > 21 + 12 = 1 et la suite est croissante,
on a un > 1 ∀n > 1. Posons ε = u1 − 1 > 0. Pour cet ε, par définition de la limite,
∃n0 ∈ N tel que ∀n > n0
|un − lim un | < ε = u1 − 1.
n→+∞

Comme 7.2 =⇒ lim un = 1, on a |un − 1| < u1 − 1


n→+∞

et comme un > 1 on a,
un − 1 < u 1 − 1
d’ou un < u1 ∀n > n0 , ce qui contredit le fait que la suite est croissante.

Correction 16 1. Montrons que (un )n>1 est croissante :


n+1 n
X 1 X 1 1
un+1 − un = 2
− 2
= 2
> 0.
k=1
k k=1
k (n + 1)

Montrons que (vn )n>1 est décroissante :


1 1 1 1 1 1 1 1
vn+1 −vn = un+1 + −un − = (un+1 −un )+ − = 2
− = −
n+1 n n+1 n (n + 1) n(n + 1) n+1 n+1

2.
1  1
lim (un − vn ) = lim un − (un + ) = − lim = 0.
n→+∞ n→+∞ n n→+∞ n

3. Bilan : les suites (un )n>1 et (vn )n>1 sont adjacentes, donc, convergent vers une même
limite.
l2 −l1
Correction 17 Fixons un ε > 0 tel que l1 + ε < l2 − ε. Comme l1 + ε < l2 − ε ⇐⇒ ε < 2
et l2 − l1 > 0, un tel ε existe (on peut prendre, par exemple, ε = l2 −l
4
1
. Alors, pour cet ε,

∃n1 ∈ N tel que ∀n > n1 |un −l1 | < ε ⇐⇒ l1 −ε < un < l1 +ε

∃n2 ∈ N tel que ∀n > n2 |vn −l2 | < ε ⇐⇒ l2 −ε < vn < l2 +ε


Alors ∀n > n0 := max (n1 , n2 ), on a

un < l1 + ε < l2 − ε < vn .

4
Correction 18 1.
Xn
vk = (u1 − u0 ) + (u2 − u1 ) + · · · + (un − un−1 ) + (un+1 − un ) = un+1 − u0 .
k=0

2.
(n + 1)(n + 2)(2(n + 1) + 1) n(n + 1)(2n + 1) n+1
vn = un+1 −un = − = (n+2)(2n+3)−n(2n+1
6 6 6
n+1  n+1
2n2 + 3n + 4n + 6 − 2n2 − n = 6n + 6 = (n + 1)2

6 6
d’où
n n n
X
2
X
2
X n(n + 1)(2n + 1) 0 n(n + 1)(2n + 1)
k = k = vk−1 = un − u0 = − = .
k=0 k=1 k=1
6 6 6

3. Posons P (x) = ax4 + bx3 + cx2 + dx + e et trouvons ses coefficients en utilisant


P (x + 1) − P (x) = x3 . On a
a(x + 1)4 + b(x + 1)3 + c(x + 1)2 + d(x + 1) + e − (ax4 + bx3 + cx2 + dx + e) = x3
(a−a)x4 +(4a+b−b)x3 +(6a+3b+c−c)x2 +(4a+3b+2c+d−d)x+(a+b+c+d+e−e) = x3
Deux polynômes sont égaux si et seulement si leurs coefficients sont égaux, d’où les
équations sur a, b, c, d : 

 4a = 1
6a + 3b = 0


 4a + 3b + 2c = 0
a+b+c+d=0

Remarquons qu’il n’y a pas de conditions sur e ce qui est logique car e disparaı̂t dans
P (x + 1) − P (x). Cela veut dire qu’on peut prendre e quelconque, par exemple, e = 0.


 a = 41
b = − 12


 c = 14
d=0

Donc,
1 1 1 1 x(x − 1) 2
P (x) = x4 − x3 + x2 = x2 x2 − 2x + 1 =

4 2 4 4 2
et
P (x + 1) − P (x) = x3 ,
d’où
n n
X X n2 (n + 1)2
k3 =

P (k + 1) − P (k) = P (n + 1) − P (0) = P (n + 1) = .
k=0 k=0
4
4.
n n n
X 1 X k+1 X
ln(1 + ) = ln( )= (ln(k + 1) − ln k) = ln(n + 1) − ln 1 = ln(n + 1).
k=1
k k=1
k k=1

n
X n
X n
X n
X
k · k! = (k + 1 − 1)k! = ((k + 1)k! − k!) = ((k + 1)! − k!) = (n + 1)!.
k=0 k=0 k=0 k=0

5
Correction 19 1. Raisonnons pas absurde : supposons qu’il existe un ak < 0. Alors, ∀n > k
on a an 6 ak < 0. Posons ε = −ak > 0. Comme

lim an = 0,
n→+∞

pour cet ε ∃n0 ∈ N tel que ∀n > n0 on a |an | < ε = −ak . Posons n1 = max (n0 ; k). Alors
∀n > n1 > k on a |an | = −an < −ak = ε ⇐⇒ an > ak ce qui contredit le fait que la
suite est décroissante.
2. Comme la suite (an )n∈N est décroissante, ap − ap−1 6 0 ∀p ∈ N. Donc
2n+2
X 2n
X
k
b2n+2 − b2n = (−1) ak − (−1)k ak = a2n+2 − a2n+1 6 0
k=0 k=0

ce qui veut dire que la suite (b2n )n∈N est décroissante.

b2n+3 − b2n+1 = (b2n+2 − a2n+3 ) − (b2n − a2n+1 ) = (b2n+2 − b2n ) − a2n+3 + a2n+1 =

a2n+2 − a2n+1 − a2n+3 + a2n+1 = a2n+2 − a2n+3 > 0


donc la suite (b2n+1 )n∈N est croissante.
Ensuite,
lim (b2n+2 − b2n+1 ) = lim an = 0
n→+∞ n→+∞

donc les suites extraites (b2n )n∈N et (b2n+1 )n∈N sont bien adjacentes, donc, convergent vers
une même limite. On peut en conclure que la suite (bn )n∈N converge vers la même limite.

Correction 28 Supposons que f n’admette pas de point fixe x ∈ R, c’est-à-dire @x0 tel que
g(x0 ) = 0.
Alors @(x1 ; x2 ) ∈ R2 tels que g(x1 ) 6 0 et g(x2 ) > 0.
(En effet, supposons le contraire : ∃(x1 ; x2 ) ∈ R2 tels que g(x1 ) 6 0 et g(x2 ) > 0 ;
on peut supposer x1 < x2 . Alors la fonction g est continue sur [x1 ; x2 ] et 0 ∈
[g(x1 ), g(x2 )]. Comme l’image continue d’un intervalle est un intervalle, g(x1 ) ∈
Im g, g(x2 ) ∈ Im g =⇒ [g(x1 ), g(x2 )] ⊂ Im g =⇒ 0 ∈ Im g. Donc, par le
théorème des valeurs intérmediaires, ∃x0 ∈ R tel que g(x0 ) = 0, ce qui contredit la
supposition que @x0 tel que g(x0 ) = 0).
Cela veut dire que ∀x ∈ R,
soit g(x) > 0 ⇐⇒ f (x) > x =⇒ lim f (x) > lim x = +∞ =⇒ lim f (x) = +∞,
x→+∞ x→+∞ x→+∞
soit g(x) 6 0 ⇐⇒ f (x) 6 x =⇒ lim f (x) 6 lim x = −∞ =⇒ lim f (x) = −∞.
x→−∞ x→−∞ x→−∞

Correction 29 Raisonnons par l’absurde. Soit p la période de f . Supposons ∃x1 , x2 ∈ R tel


que f (x1 ) 6= f (x2 ) (supposons par exemple f (x1 ) > f (x2 )). Posons ε = f (x1 ) − f (x2 ) > 0.
Comme lim f (x) = l, pour cet ε
x→+∞

ε
∃x0 ∈ R tel que ∀x > x0 on a |f (x) − l| < .
2
Par l’axiome d’Archimède, ∃n1 , n2 ∈ N tels que x1 + n1 p > x0 et x2 + n2 p > x0 . On a alors
ε ε
|f (x1 ) − l| = |f (x1 + n1 p) − l| < et |f (x2 ) − l| = |f (x2 + n2 p) − l| < ,
2 2
6
d’où

ε = f (x1 )−f (x2 ) = |f (x1 )−f (x2 )| = |f (x1 )− l+l−f (x2 )| 6 |f (x1 )− l|+|l−f (x2 )| = |f (x1 )− l|+|f (x2 )−l

on a obtenu ε < ε ce qui est une contradiction.


1 π π
Correction 30 ln 3 > 1 > ln 2 > 2
=⇒ ln 3
< π < ln 2
< 2π. Donc, ∀x tel que
π
ln 3
< x < lnπ2 on a
π π
0< ln 2 < x ln 2 < ln 2 = π =⇒ sin(x ln 2) > 0 et
ln 3 ln 2
π π
π= ln 3 < x ln 3 < ln 3 < 2π =⇒ sin(x ln 3) < 0
ln 3 ln 2
(on a utilisé ln 3
ln 2
< 2 parce que ln 3 < ln 4 = 2 ln 2.) Donc, f (x) := − sin(xsin(x
ln 2)
ln 3)
> 0 pour
π π π π

ln 3
< x < ln 2 , donc g(x) = ln f (x) est définie correctement pour x ∈] ln 3 ; ln 2 [.
La fonction g(x) est continue sur ] lnπ3 ; lnπ2 [ parce que le dénominateur sin(x ln 3) 6= 0 sur
] lnπ3 ; lnπ2 [. Ensuite, comme

lim f (x) = 0 et lim f (x) = +∞


x→ lnπ3 + x→ lnπ2 −

on a

lim g(x) = lim ln(f (x)) = −∞ et lim g(x) = lim


π −
ln(f (x)) = +∞.
x→ lnπ3 + π +
x→ ln 3 x→ lnπ3 + x→ ln 2

Donc le théorème des valeurs intérmediaires implique que l’image de ] lnπ3 ; lnπ2 [ par g est ln ]0; +∞[ =


R.

Correction 34 1. Il suffit de montrer qu’entre deux racines de P (n) (x) − ex = 0 il existe


toujours une racine de P (n+1) (x) − ex = 0. Soient x1 < x2 < · · · < xk des racines
de P (n) (x) − ex = 0. Posons f (x) = P (x) − ex et considérons la restriction de f (x)
au segment [x1 ; x2 ]. C’est une fonction continue et f (x1 ) = f (x2 ) = 0. Donc, par le
théorème des accroissements finis, il existe un y ∈]x1 ; x2 [ tel que f 0 (y) = 0. Comme
f 0 (x) = P (n+1) (x) − ex , on voit que y est racine de P (n+1) (x) − ex = 0. En faisant le même
raisonnement pour les segments [x2 ; x3 ], [x3 ; x4 ], . . . , [xk−1 ; xk ], on va trouver (k − 1)
(autant que des segments) racines de P (n+1) (x) − ex = 0.
2. Dérivons deg P fois l’équation P (x) = ex , on va se retrouver avec l’equation const = ex .
Comme ex est une bijection entre R et ]0; +∞[, cette équation admet au plus une solution.
En remontant par le 1), on conclut que P (deg P −1) (x) = ex admet au plus deux solutions,
P (deg P −2) (x) = ex admet au plus trois solutions, etc. Donc, P (x) = ex admet au plus
(deg P + 1) solutions, donc, un nombre fini.

Correction 35 1. Cherchons P (x) sous la forme P (x) = ax2 + bx + c. On a

f (x) = ln(1 + x) − ax2 − bx − c =⇒ f (0) = − c et comme f (0) = 0 =⇒ c=0


1
f 0 (x) = − 2ax − b =⇒ f 0 (0) = 1 − b et comme f 0 (0) = 0 =⇒ b = 1
1+x
1 1
f 00 (x) = − 2
−2a =⇒ f 00 (0) = −1−2a et comme f 00 (0) = 0 =⇒ a = − .
(1 + x) 2
2
Donc P (x) = − x2 + x.

7
2. (a) Comme − 12 < x < 21 =⇒ 23 < x+1 1
< 2, alors
1 + x2 − 1 x2

0 1 1 1 2 1
2
1 + x +2· − 2 x−1 = 1 + x +x−1 = 1 + x = x + 1 = x 1 + x < 2x .
f (x) =

(b) Appliquons le théorème de Rolle à la fonction f (x) = ln(1 + x) − P (x) sur le segment
[0; x] avec 0 < x < 12 : il existe un point ξ ∈]0; x[ tel que

f (x) − f (0) = f 0 (ξ)(x − 0) ⇐⇒ f (x) = f 0 (ξ)x.

Donc, 2.a =⇒ | ln(1 + x) − P (x)| = |f (x)| = |f 0 (ξ)x| 6 2x2 |x| = 2|x|2 |x| = 2|x|3 .
x2 x2 x2
(c) Comme ln(1 + x) − x = ln(1 + x) − 2
+ 2
− x = ln(1 + x) − P (x) − 2
, on a
x2
ln(1 + x) − P (x) −
 
ln(1 + x) − x 2 ln(1 + x) − P (x) 1 1 ln(
lim 2
= lim = lim − = − +lim
x→0 x x→0 x2 x→0 x2 2 2 x→0

ln(1 + x) − P (x)
Pour calculer lim , on utilisera le “théorème des gendarmes” : | ln(1+
x→0 x2
3
x) − P (x)| 6 2|x| =⇒

|x|3 |x|3 ln(1 + x) − P (x) |x|3 |x|3


−2|x| = −2 = −2 6 6 2 = 2 = 2|x|.
|x|2 x2 x2 x2 |x|2

ln(1 + x) − x 1
Comme lim − 2|x| = 0 = lim 2|x|, on conclut que lim 2
= − . Une
x→0 x→0 x→0 x 2
méthode plus rapide serait d’appliquer deux fois la règle de l’Hôspital :
1 1
ln(1 + x) − x 1+x
−1 − (1+x) 2 1
lim = lim = lim =− .
x→0 x2 x→0 2x x→0 2 2

Correction 37 1. La fonction x → sinx x est bien définie sur R+ , continue étant le quo-
tientrde deux fonctions continues. Pour la prolonger par continuité en x = 0, calculons
sinx √
lim 1 − = 1 − 1 = 0. Donc, la fonction F (x) définie par
x→0 x
 q
f (x) = 1 − sinx , si x ∈ R∗
F (x) = x
0, si x = 0

est continue sur R.



2. (a) ∀x ∈ R+ , les fonctions x → x1 , x → sin x et x → x sont dérivables et 1 − sinx x > 0,
q
donc, la fonction x → 1 − sinx x
est dérivable sur ce domaine étant la composé de
fonctions dérivables.
sin x − x cos x
f 0 (x) = q
2x2 1 − sinx x

(b) Pour calculer lim+ f 0 (x), réécrivons (pour x > 0)


x→0

sin x − x cos x 1 sin x − x cos x 1 1 sin x − x cos x 1


f 0 (x) = q = q = q
2x2 1 − sinx x 2 x3 1
1− sin x 2 x3 x−sin x
x x x3

8
En appliquant la règle de l’Hôspital dans une demi-voisinage de 0 à droite, on a

sin x − x cos x cos x − (cos x − x sin x) x sin x 1 sin x 1


lim+ = lim = lim = lim =
x→0 x3 x→0+ 3x2 x→0+ 3x2 3 x→0+ x 3
et
x − sin x 1 − cos x sin x 1
lim+ 3
= lim+ 2
= lim+ =
x→0 x x→0 3x x→0 6x 6
d’où
1 1 1 1
lim+ f 0 (x) = · ·q =√
x→0 2 3 1 6
6

(on a utilisé le fait que les trois limites existent).


Donc, la limite lim+ f 0 (x) existe. Alors, d’après un théorème du cours, la fonction f
x→0
est dérivable en droite en 0 et cette limite donne la dérivée à droite de la fonction
f (x) en 0 :
f+0 (0) = lim+ f 0 (x)
x→0

(c) Comme
sin(−x) sin x
0
− cos(−x)
−x − cos x
f (−x) = q = − xq = −f 0 (x)
−2x 1 − sin(−x)
−x
2x 1 − sinx x
on voit que
f−0 (0) = lim− f 0 (x) = − lim+ f 0 (x) = −f+0 (0)
x→0 x→0
1 1
et comme √ 6= − √ , on conclut que f+0 (0) 6= f−0 (0), donc, la fonction f n’est pas
6 6
dérivable en 0.
Correction 38 1. La fonction x → 1 + |x| est continue, ∀x ∈ R 1 + |x| > 1 > 0 donc la
fonction f (x) = ln(1 + |x|) est bien définie et continue sur R.
∀x > 0, ln(1 + |x|) = ln(1 + x) est dérivable sur R+ , étant la composée de fonctions
derivables. De même, ∀x < 0, ln(1 + |x|) = ln(1 − x) est dérivable sur R− .
En x = 0 on a
ln(1 + |0 + a|) − ln(1 + 0) ln(1 + |a|) ln(1 + a) 1
f+0 (0) = lim+ = lim+ = lim+ = ln0 (1) = = 1
a→0 a a→0 a a→0 a 1
De même
ln(1 + |a|) ln(1 + (−a)) ln(1 + b)
f−0 (0) = lim−

= lim + − = posons b = −a = − lim+ = −1
a→0 a −a→0 −a b→0 b
On a donc f+0 (0) 6= f−0 (0), donc, f (x) = ln(1 + |x|) n’est pas dérivable en 0.
p
2. ∀x ∈ R |x| > 0, donc, la fonction f (x) = |x| est bien définie sur R et continue sur R.
p √ p √
∀x > 0, f (x) = |x| = x et ∀x < 0, f (x) = |x| = −x sont dérivables étant les
composées de fonctions dérivables.
En x = 0 on a
p p √
0 |0 + a| − |0| a 1
f+ (0) = lim+ = lim+ = lim+ √ = +∞
a→0 a a→0 a a→0 a
p
donc, f (x) = |x| n’est pas dérivable en 0.

9
x
3. f (x) = est définie pour x ∈]0; 1[∪]1; +∞[ ; dans ce domaine elle est dérivable (étant le
ln x
quotient de fonctions dérivables). Voyons si on peut la prolonger par continuité en x = 1.
On a
1+h 1
lim f (x) = posons x = 1 + h = lim = ,
x→1 h→0 ln(1 + h) +∞
donc on ne peut pas la prolonger par continuité en x = 1.
Par contre, en x = 0, en appliquant la règle de l’Hôspital dans une demi-voisinage de 0
on a
x 1
lim+ f (x) = lim+ = lim+ 1 = 0,
x→0 x→0 ln x x→0
x
donc f est prolongeable par continuité en x = 0 ; et comme
f (x) − f (0) f (x) 1
lim+ f (x) = = lim+ = lim+ = 0,
x→0 x−0 x→0 x x→0 ln x
donc le prolongement est dérivable à droite en 0.
Correction 39 Séparons deux cas : g 0 s’annule ou ne s’annule pas sur [a; b].
Si g 0 ne s’annule pas sur [a; b], alors, par le théorème de Rolle g(b) 6= g(b). Considérons la
fonction
ϕ(x) := f (x) − B g(x)
ou B ∈ R est une constante. Alors, ∀B ∈ R, la fonction ϕ(x) qui lui correspond est continue
sur [a; b] et dérivable sur ]a; b[ (parce que f (x) et g(x) les sont). Choisissons un B de telle façon
que la fonction ϕ vérifie la condition ϕ(a) = ϕ(b) du théorème de Rolle. On a alors
f (b) − f (a)
f (a) − B g(a) = f (b) − B g(b) ⇐⇒ B = .
g(b) − g(a)
Appliquons le théorème de Rolle : ∃c ∈]a; b[ tel que ϕ0 (c) = 0. On a alors
f (b) − f (a) 0 f (b) − f (a) f 0 (c)
ϕ0 (c) = f 0 (c) − B g 0 (c) = f 0 (c) − g (c) = 0 ⇐⇒ = 0 .
g(b) − g(a) g(b) − g(a) g (c)
Si g 0 s’annule sur ]a; b[, c’est-à-dire ∃c ∈]a; b[ tel que g 0 (c) = 0, on a soit g(b) − g(a) = 0 (et
dans ce cas l’affirmation est évidente), soit g(b) − g(a) 6= 0, et à ce moment on peut procéder
comme avant (trouver une constante B etc).
Rémarque. Cette téchnique de démonstration est classique et peut s’adapter à nombre d’autres
exercices. C’est pour cela que je l’ai utilisée. Pour établir la démonstration suggérée par l’énoncé
(cf. feuille 4), vérifier simplement que h(a) = h(b) et appliquer le théorème de Rolle à h sur
[a; b].
Signification géometrique : Si la courbe parametrée x → (f (x); g(x)) joint deux points
A = (f (xA ); g(xA )) et B = (f (xB ); g(xB )) du plan (supposons par exemple xA < xB ), alors il
existe un point C de la courbe (correspondant au paramètre xC ∈]xA ; xB [ ) en lequel la tangente
est colinéaire au vecteur AB.
Correction 130 Rappelons que pour toutes parties A, B et C de E, on a {E {E A = A et
A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C). On obtient alors :
(A ∪ B) − ({E A ∩ C) = (A ∪ B) ∩ {E ({E A ∩ C)
= (A ∪ B) ∩ ({E {E A ∪ {E C)
= (A ∪ B) ∩ (A ∪ {E C)
= A ∪ (B ∩ {E C)
= A ∪ (B − C)

10
Correction 131 Soit (u, v) ∈ R2 : alors
 
2x + y = u x = u−v
f (x, y) = (u, v) ⇔ ⇔
x+y = v y = 2v − u

Donc pour tout (u, v) ∈ R2 , il EXISTE un UNIQUE couple (x, y) ∈ R2 tel que f (x, y) = (u, v).
Cela signifie à la fois que f est injective ET surjective. Donc f est bijective. Donc on peut
immédiatement dire que f (R2 ) = R2 (c’est la surjectivité) et f −1 (R2 ) = R2 (ce qui est toujours
vrai pour une application quelconque !
On a vu que f est bijective, et sa réciproque, notons-la f −1 , est donnée par f (x, y) = (x −
y, 2y − x). De sorte que f −1 (A) = {f −1 (2; 1)} = {(2 − 1; 2 − 2)} est le singleton (1; 0).
B = {(x, 0) | x ∈ R}, donc f (B) = {f (x, 0) | x ∈ R} = {(2x, x) | x ∈ R} = {(x, y) ∈ R2 | y =
x/2 : c’est la droite d’équation x − 2y = 0.

Correction 132 ⊂ Soit x ∈ (A ∪ B) − (A ∩ B), i.e. x ∈ A ∪ B et x ∈/ A ∩ B.


Si x ∈ A, alors x ∈
/ B, car x ∈ B ⇒ x ∈ A ∩ B : contradiction. Donc x ∈ A − B, donc
x ∈ (A − B) ∪ (B − A).
De même, si x ∈ B, alors x ∈
/ A, car x ∈ A ⇒ x ∈ A ∩ B : contradiction. Donc x ∈ B − A,
donc x ∈ (A − B) ∪ (B − A).
⊃ Si x ∈ A − B, alors x ∈ A ⇒ x ∈ A ∪ B, et x ∈
/B⇒x∈ / A ∩ B (car x ∈ A ∩ B ⇒ x ∈ B).
Donc x ∈ (A ∪ B) − (A ∩ B). D’où A − B ⊂ (A ∪ B) − (A ∩ B).
On a de la même manière B −A ⊂ (A∪B)−(A∩B). Donc la réunion (A−B)∪(B −A) ⊂
(A ∪ B) − (A ∩ B).

Correction 133 Soit x ∈ A : alors f (x) ∈ f (A), donc x ∈ f −1 (f (A)). Ainsi on a A ⊂


f −1 (f (A)).
Supposons f injective, et soit x ∈ f −1 (f (A)). Alors f (x) ∈ f (A), donc ∃ a ∈ A tel que f (x) =
f (a). Mais f est injective, donc x = a, donc x ∈ A. D’où f −1 (f (A)) ⊂ A. Il y a donc égalité.
Considérons f : R → R définie par f (x) = x2 et soit A = [0; 1] : f (A) = [0; 1] et f −1 (f (A)) =
f −1 ([0; 1]) = [−1; 1], donc A 6= f −1 (f (A)).

Correction
 325 1. Notons (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 . Alors Mat(e1 ,e2 ,e3 ) (q) =
1 1 2
 1 0 −1 .
2 −1 0
 
2. x21 + 2x1 x2 + 4x1 x3 − 2x2 x3 = x21 + 2x1 x2 + 4x1 x3 − 2x2 x3
 
= (x1 + x2 + 2x3 )2 − (x2 + 2x3 )2 − 2x2 x3
= (x1 + x2 + 2x3 )2 − x22 − 4x23 − 4x2 x3 − 2x2 2x3
 
= (x1 + x2 + 2x3 )2 − x22 + 6x2 x3 − 4x23
 
= (x1 + x2 + 2x3 )2 − (x2 + 3x3 )2 − 9x23 − 4x23
= (x1 + x2 + 2x3 )2 − (x2 + 3x3 )2 + 5x23
Donc q = ϕ21 − ϕ22 + 5ϕ23 .

3. signature = (2, 1) et rang = 3.

4. L’algorithme de Gauss assure que les formes linéaires (ϕ1 , ϕ2 , ϕ3 ) sont indépendantes.
Elles forment donc une base de l’espace dual (R3 )∗ . Soit (u1 , u2 , u3 ) la base duale de

11
(ϕ1 , ϕ2 , ϕ3 ).
t
Notons P = Mat(e1 ,e2 ,e3 ) (u1 , u2 , u3 ) et Q = Mat(e1 ∗,e2 ∗,e3 ∗) (ϕ1 , ϕ2 , ϕ3 ). On a P = Q−1
(formule du cours).  
1 0 0
D’après la question 2), on a Q =  1 1 0 . Calculons son inverse :
2 3 1
   0   
= x0  x = x0
 0  
x x  x x
Q· y  =  y 0  ⇔ x+y = y0 ⇔ y = −x0 + y 0 ⇔ Q−1 · y 0  = 
z z0 2x + 3y + z = z 0 z = x0 − 3y 0 + z 0 z0
 
   
1 0 0 1 −1 1
On en déduit que Q−1 =  −1 1 0 , d’où P =  0 1 −3 .
   1 −3 1   0 0 1
1 −1 1
Donc u1 =  0  , u2 =  1  et u3 =  −3 .
0 0 1
 
1 0 0
5. Il vient immédiatement que Mat(u1 ,u2 ,u3 ) (q) =  0 −1 0 .
0 0 5
Correction 326 Il s’agit d’un système différentiel linéaire d’ordre 1 à coefficients constants :
   t 
0 2 1 4e
X = AX + B(t) avec A = et B(t) = .
−3 −2 4
1. Résolvons l’équation homogène X 0 = AX.

2−λ 1
det(A − λI2 ) = = (2 − λ)((−2 − λ) + 3 = λ2 − 1 = (λ − 1)(λ + 1)
−3 −2 − λ
A admet 2 valeurs propres distinces : 1 et −1. Elle est donc diagonalisable. Cherchons
une base de vecteurs propres.
        
x x 2x + y = x x 1
A = ⇔ ⇔ y = −x ⇔ =x
 y y
  −3x
 − 2y = y y   −1 
x x 2x + y = −x x 1
A =− ⇔ ⇔ y = −3x ⇔ =x
y y −3x − 2y = −y y −3
   
1 1
Si on appelle u = et v = , alors Au = u et Av = −v. Posons ϕ1 (t) = et u
−1 −3
et ϕ2 (t) = e−t v.
D’après un résultat du cours, on a SH = Vect(ϕ1 , ϕ2 ).

2. Cherchons une solution particulière de X 0 = AX+B(t) sous la forme ϕ0 (t) = α1 (t)ϕ1 (t)+
α2 (t)ϕ2 (t),
avec α1 et α2 dérivables.
ϕ00 (t) = Aϕ0 (t) + B(t) ⇔ α10 (t)ϕ1 (t) + α20 ϕ2 (t) = B(t)
( (
α10 et + α20 e−t = 4et 2α10 et = 12et + 4
⇔ ⇔
−α10 et − 3α20 e−t = 4 −2α20 e−t = 4(et + 1)
( (
α10 (t) = 6 + 2e−t α1 (t) = 6t − 2e−t
⇔ ⇐
α20 (t) = −2et − 2e2t α2 (t) = −2et − e2t

12
Donc ϕ0 (t) = (6tet − 2)u − (2 + et )v est une solution particulière.

3. On en déduit l’ensemble des solutions de (E) :


   
n
t t 1 t −t 1 2
o
S = ϕ0 +SH = t ∈ R 7→ (6te −2+λe ) −(2+e +µe ) , (λ, µ) ∈ R
−1 −3
Correction 327 1. Les applications (x, y) 7→ x2 + y 2 , (x, y) 7→ xy et u 7→ e−u sont C ∞ ,
donc f est C ∞ .
2 2 2 2 2 2
2. ∂f (x, y) = ye−(x +y ) + xy(−2x)e−(x +y ) = y − 2x2 y e−(x +y ) ⇒ ∂f (1, 1) = −e−2

∂x ∂x
∂f −(x2 +y 2 ) −(x2 +y 2 ) 2 −(x2 +y 2 )
⇒ ∂f (1, 1) = −e−2

∂y
(x, y) = xe + xy(−2y)e = x − 2xy e ∂x

Donc df (1, 1) · (h, k) = −e−2 (h + k) = − h+k et Jac(f )(1,1) = −e−2 −e−2 .



e2

   
 y 6= 0  
 ∂f (x, y) = 0  y = 2x2 y  y = 0 
  x = 0 
∂x
3. ⇔ ⇔ ou y = 2x y 2 ⇔ ou
 ∂f (x, y) = 0  x = 2xy 2  x = 0   y = 0 
∂y

 x = 2xy 2

       
Il y a donc 5 points critiques : (0, 0), √12 , √12 , √12 , − √12 , − √12 , √12 , − √12 , − √12 .
4. Calculons les dérivées partielles secondes :
∂2f 2 2  2 2 
(x, y) = e−(x +y ) − 4xy − 2x(y − 2x2 y) = 2xy e−(x +y ) − 3 + 2x2
 
∂x2
∂2f 2 2  2 2 
(x, y) = e−(x +y ) 1 − 2x2 − 2y(y − 2x2 y) = e−(x +y ) 1 − 2(x2 + y 2 ) + 4x2 y 2 =
 
∂x∂y
2 2
e−(x +y ) (1 − 2x2 )(1 − 2y 2 )
∂2f 2 2  2 2 
(x, y) = e−(x +y ) − 4xy − 2y(x − 2xy 2 ) = 2xy e−(x +y ) − 3 + 2y 2
 
∂x2
Les 5 hessiennes sont donc respectivement :
       
0 1 −2/e 0 2/e 0 2/e 0
H1 = , H2 = , H3 = , H4 = et
 1 0  0 −2/e 0 2/e 0 2/e
−2/e 0
H5 = .
0 −2/e

det(H1 ) < 0, donc (0, 0) n’est pasun extremum


 local.
1 1
det(H2 ) > 0 et tr(H2 ) < 0, donc √2 , √2 est un maximum local.
 
det(H3 ) > 0 et tr(H3 ) > 0, donc √12 , − √12 est un minimum local.
 
1 √1
det(H4 ) > 0 et tr(H4 ) > 0, donc − 2 , 2 est un minimum local.

 
det(H5 ) > 0 et tr(H5 ) < 0, donc − √12 , − √12 est un maximum local.
Un extremum local étant un point critique, f n’admet pas d’autres extrema locaux.

5. g(t) = te−t est C ∞ sur R t 0 1 +∞


g 0 (t) = e−t (1 − t) > 0 ⇔ t < 1 0
g (t) + 0 -
g(0) = 0, g(1) = 1/e et lim te−t = 0 1/e
t→+∞
D’où le tableau de variations ci-contre : g(t) % &
0 0
6. Rappelons que (|x| − |y|)2 = x2 + y 2 − 2|xy| > 0, donc |xy| 6 (x2 + y 2 )/2.
2 2
D’où |f (x, y)| 6 21 (x2 + y 2 )e−(x +y ) .

13
Or d’après la question 5), ∀ t > 0, te−t 6 1/e.
Donc ∀ (x, y) ∈ R2 , |f (x, y)| 6 12 1e = 1/(2e) : f est bornée sur R2 . On a : ∀ (x, y) ∈ R2 ,
−1/(2e) 6 f (x, y) 6 1/(2e).
7. Le maximum global de f sur R2 est en particulier un maximum local, donc un extremum
local, donc une valeur critique.
     
1 √1 1 1 1 1 1 √1 1
Or f (0, 0) = 0, f 2 , 2 = 2e , f 2 , − 2 = − 2e , f − 2 , 2 = − 2e , f −
√ √ √ √

√1 , − √1 1
= 2e .
2 2
1  
Donc le maximum global de f sur R2 vaut max (f ) = et est atteint en √1 , √1 et en
R2 2e 2 2
 
− √12 , − √12 .
1  
De même, le minimum global de f sur R2 vaut min (f ) = − et est atteint en √1 , − √1
R2 2e 2 2
 
1 1
et en − √2 , √2 .

14